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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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7 août 2010 6 07 /08 /août /2010 23:16

Midi-Pyrénées - Frelons asiatiques : l'invasion de frelons asiatiques

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Les nids de frelons asiatiques deviennent très visibles dès que les feuilles des arbres commencent à tomber

Tarn, Gers, Lot, Lot-et-Garonne… et, maintenant les villes, notamment Toulouse et sa périphérie, tous les départements de Midi-Pyrénées sont touchés par le frelon asiatique. La bestiole circule le long des cours d'eau et prolifère. Massivement.

L'ampleur du phénomène est telle que l'association des apiculteurs de Midi Pyrénées, sollicitée sur le sujet dans nos colonnes, a dû passer sur répondeur. « Nous nous déplaçons toujours gratuitement pour un essaim d'abeilles, explique Guy Pluta son président. Malheureusement, les gens ne savent pas faire la différence entre un frelon, une abeille ou une guêpe et nous sommes fréquemment confrontés aux nids de l'Asiatique. Nous les enlevons pour ne laisser personne dans l'embarras. Mais ce n'est pas notre travail. Il faut des combinaisons plus épaisses que les nôtres et des perches de 10 à 15 mètres. »

100 à 120 € l'intervention

Les appels sont donc renvoyés vers la Fédération régionale de défense contre les organismes nuisibles (Fredec/05 62 19 22 30). La question est ici prise très au sérieux. Cette année, un recensement des nids a été lancé, de même qu'a été ouverte une formation spécifique au « 3D » (désinsectiseur-dératiseur-désouriseur) avec charte de bonne conduite à la clé : « Pour expliquer la biologie particulière du Vespa velutina et éviter ainsi toute propagation », explique-t-on au Fredec. L'enlèvement des nids doit impérativement se faire « avant le lever du jour », armé de l'insecticide qui convient et bien protégé, car les frelons attaquent systématiquement tout intrus se trouvant à moins de 5 mètres du nid.

« L'intervention n'est pas gratuite », soupire fatiguée cette Toulousaine de 81 ans face au « gros ballon » de frelons perché dans son chêne. « J'aurai préféré me payer un bon repas, déplore plus souriant un septuagénaire à Tournefeuille. L'éradication des frelons asiatiques leur a coûté 100 et 120 €. Il est loin le temps où les pompiers intervenaient gracieusement dans les jardins ou sous les toits.

Source La Dépêche du Midi

Le Pèlerin

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7 août 2010 6 07 /08 /août /2010 23:03

Algérie - Tournoi de football à Hussein Dey: Une réussite totale

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La commune d’Hussein Dey a vécu pendant un mois, durant cette période estivale, des moments inoubliables grâce à un tournoi de football qui a réuni une trentaine d’équipes venues des différents quartiers de la commune et d’autres communes comme El Harrach et Kouba.

Le tournoi s’est déroulé au complexe du NA Hussein Dey avec la formule d’un mini-championnat (entre plusieurs groupes). Chaque équipe est composée de huit joueurs et deux remplaçants. Après le premier tour, les qualifiés sont passés à l’élimination directe pour élire les deux finalistes. L’équipe de Brossette s’est adjugé le trophée face à celle de la rue Narbonne. Ce tournoi a vu la participation de plusieurs anciens joueurs de l’élite et d’autres jeunes qui ont attiré l’attention des recruteurs.

D’ailleurs, on apprend que le deuxième club de la commune d’Hussein Dey, l’IRHD, s’intéresse à cinq joueurs qui ont été convoqués pour des essais en vue de les recruter. Le tournoi organisé par Samir Djarba a été, selon les participants, une réussite totale qui va sans doute l’encourager à rééditer l’expérience soit au mois de Ramadhan, soit l’année prochaine.

Source El Watan K.G.

Le Pèlerin

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7 août 2010 6 07 /08 /août /2010 23:00

Ils font certes partie de l’Algérie une et indivisible, mais force est de constater que, malheureusement, ils fonctionnent comme un Etat dans l’Etat.

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Magtaâ Kheïra est le haut lieu de l’abattage clandestin, il se fait au vu et au su de tout le monde. Au nez et à la barbe des policiers et des gendarmes. C’est un marché à ciel ouvert où le prix du kilogramme de dinde défie toute concurrence. Il est cédé à 250 dinars lorsqu’il est proposé officiellement à près de 500DA. C’est le marché où le prix de la viande ovine est imbattable.

Cela dit, Magtaâ Kheïra est aussi l’endroit où l’informel prend le pas sur le légal, où l’insalubrité ne dissuade pas les clients d’acheter, où des enfants font «leur baptême du feu» en égorgeant des dindes, où la viande incontrôlée se vend au bord des routes, sous un soleil de plomb» écrivait dans ses colonnes L’Expression, au mois d’août 2009, il y a donc tout juste une année.

Informel, travail des enfants, odeurs nauséabondes et insalubrité...tous les ingrédients qui font la part belle à l’anarchie qui règne en maître, sont réunis. Un problème de santé publique sur lequel on ferme pourtant les yeux. Comme on les ferme au sujet de ces parkings sauvages où opèrent et officient en toute impunité des bandes organisées qui ont accaparé des trottoirs entiers qui sont devenus des territoires «annexés» et «occupés». Des espaces publics censés être gérés par des APC.

La République est mise à mal sans que ses représentants, toutes catégories de sa hiérarchie confondues, ne réagissent. Des «maquereaux» qui prélèvent leur dîme quotidienne sous la menace de gourdins. Et gare aux automobilistes récalcitrants qui refuseraient de s’acquitter de ce «droit» de stationnement! Et que dire de cette bourse de change parallèle où des «gambistes» brandissant des liasses de billets de mille dinars proposent de les échanger contre essentiellement des euros et ce, à quelques mètres de l’enceinte du tribunal d’Alger sous le regard indifférent de représentants de l’ordre? Le square Port-Saïd est devenu la plaque tournante du marché parallèle de la devise: «On peut librement y acheter ou vendre des devises. Emigrés et retraités affiliés aux Caisses de retraite françaises alimentent régulièrement le marché.

A chaque fin de mois, les pensions en devises sont retirées des comptes bancaires pour alimenter aussitôt les circuits parallèles.

Ce marché brasse ainsi des capitaux colossaux en monnaies fortes», révèle une enquête récente réalisée par L’Expression le mois dernier. Les pouvoirs publics sont-ils à ce point impuissants devant de tels phénomènes qui vont jusqu’à remettre en cause leur propre crédibilité et battre en brèche les fondements des institutions étatiques qui symbolisent la Loi et dont la mission première est de faire régner l’ordre. Sur le terrain c’est le contraire qui peut être constaté, quand il n’est pas tout simplement vécu. L’anarchie est omniprésente! Aucun secteur n’est épargné. Cela dérange qui? Tout le monde et personne. A partir du moment où cela fonctionne même mal, ça passe. On ferme les yeux. L’Exécutif et les élus du peuple sont les premiers à s’en réjouir. Et c’est presque tout à fait naturellement, que dès l’approche de l’été, le gouvernement prend son congé comme l’aurait fait n’importe quel fonctionnaire; il revient presque sur la pointe des pieds, sans tambour ni trompette pour «gérer» la sempiternelle flambée des prix et tenter de contenir un tant soit peu l’assaut que s’apprêtent à donner ces spéculateurs sans visage, faute de n’avoir pu être identifiés. Sont-ils à ce point puissants pour n’être pratiquement jamais inquiétés ou bien sont-ils assez protégés au point de ne pas avoir peur de défier la République? Cette conjoncture qui ressemble fort à un cercle vicieux sciemment entretenu mine le quotidien des citoyens d’une part et jette le discrédit sur les départements ministériels chargés de faire respecter la législation et le droit.

A quand la fin du règne de l’impunité et de l’anarchie? La balle est dans le camp des pouvoirs et de la force publique.

Source L’Expression Mohamed Touati

Le Pèlerin

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7 août 2010 6 07 /08 /août /2010 09:00

Sud algérien - « Chômeurs-suicidaires » de Ouargla : Un profond malaise social

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Une dizaine de jeunes chômeurs ont tenté un suicide collectif la semaine dernière à Ouargla (Sud). Tailladés de coups de couteaux, le teint brûlé par un soleil de plomb, ils présentent le nouveau visage de la protestation des jeunes contre une gestion par à-coups du dossier de l’emploi. Des jeunes issus de milieux très défavorisés, pères de famille pour la plupart, sans bagage scolaire, et portant les stigmates d’une vie qui ne leur a pas fait de cadeau. Ils veulent tout simplement travailler même dans les conditions les plus rudes, de simples manœuvres : ils ne demandent pas plus pour tenter de s’en sortir eux et leurs familles délaissés par la société, oubliés par la solidarité et accusés de simuler la pauvreté. El Watan Week-end a rencontré deux des « chômeurs-suicidaires ».

Ghribi Omar, 32 ans, ferrailleur : Le suicide est devenu ma seule façon de m’exprimer

« Je ne sais pas parler, je sais travailler. On m’impose une situation intenable. Personne ne veut nous écouter, tout le monde nous rejette. J’ai deux filles, un garçon et une famille de 11 personnes à ma charge. Je suis l’aîné. Mon père, un retraité vaguemestre de Sonelgaz touche 11 000 DA. Alors le suicide est devenu ma seule façon de m’exprimer. Je suis ferrailleur professionnel, j’ai fait une bonne prestation à Dywidag, la société allemande. J’estime être apte à travailler dans n’importe quel chantier, je suis prêt à tout faire. Mes déboires sont similaires à mes amis : des affectations sans lendemain, à chaque fois, nous sommes renvoyés par le poste de police, le bulletin avec le cachet de l’Alem ne vaut rien, on nous dit à chaque fois qu’aucune offre n’a été déposée chez eux. Pourtant, nous sommes officiellement orientés pour effectuer des tests. Personnellement, j’ai été renvoyé sans suite de l’Energa Hassi Messaoud, l’Enageo GTP Hassi R’mel qui m’ont demandé une expérience de 5 ans certifiés, alors que je ne travaille que chez des privés. Nos entrepreneurs exigent 3000 DA pour remettre un certificat de travail. Je n’ai jamais travaillé 5 ans de suite dans un même poste. J’adhère à ce mouvement de protestation et je ne me tairai plus, je frapperai à toutes les portes, car je suis persuadé que la mort vaut mieux qu’une vie misérable. Mes enfants vont bientôt être scolarisés, ils méritent une vie meilleure. »

Ghobchi Madani, 26 ans, manœuvre de sonde : La mort vaut mieux que cette vie indigne

« Ce sont les fausses promesses qui m’ont conduit à ce geste désespéré. Les mensonges, mon chômage chronique, la misère de ma famille me poussent vers tous les extrêmes. Je ne veux plus me taire, ni habiter dans un trou à rat, ni voir les miens mourir de faim, ne pas pouvoir soigner mes vieux parents, ne pas pouvoir acheter de jouets à mon petit frère handicapé… Depuis la fin de ma scolarité au CEM, en 1998, je travaille pour subvenir à mes besoins et ceux de ma famille. Mille métiers, mille misères, car avec un tel niveau scolaire, on ne peut pas aller loin. Nous sommes une famille de huit personnes, aucun salarié, nous habitons à Saïd Otba-Ouest dans un deux pièces, notre cuisine fait office de salle d’eau et je squatte depuis trois ans un des locaux octroyés pour les jeunes commerçants par le président de la République et qui sont fermés depuis des années pour laisser mes sœurs dormir entre elles. Hier, j’ai trouvé un scorpion sous mon oreiller.

« Je me suis poignardé »

Je vais tous les soirs au marché de légumes pour demander les fonds de cageots. La tante maternelle du directeur de l’Alem (agence locale de l’emploi) est notre voisine, elle est venue nous voir et a dit à son neveu que notre situation ferait « pleurer les pierres (nbekkou lahdjar) ». Vous ne pensez pas que la mort vaut mieux que cette vie indigne ? Je suis manœuvre de sonde, j’ai une attestation de travail le certifiant. Le problème est que des gens sont embauchés s’inscrire à l’Agence de l’emploi. Ce n’est jamais notre tour. J’allais chaque semaine à l’agence, ils savent tout sur ma situation sociale difficile. En avril, j’ai fait un sit-in, j’ai exigé un travail, ils m’ont ramené les forces de l’ordre, je me suis poignardé, quand ils ont vu le sang, ils ont paniqué et m’ont promis un poste. Ils m’ont envoyé à l’Enageo comme manœuvre pour un contrat de 3 mois, quand le médecin de l’entreprise m’a ausculté, il m’a refusé l’entrée, car les câbles sont trop lourds à porter et mes plaies étaient encore béantes. Deux mois après, on m’a affecté au Sahara comme manœuvre, le recruteur qui m’a reçu m’a fait un test en langue française, il fallait que je lui décrive les pièces d’une machine que je n’avais jamais vue. Résultat : faible, donc non embauché. Après, ils m’ont envoyé comme jardinier à Weatherford, d’emblée ils m’ont affecté au service de sécurité, j’avais beau leur dire que je n’avais pas fait mon service militaire, ils ne voulaient rien entendre. De retour à Ouargla, j’ai pris une bouteille d’essence et je suis monté sur le toit de l’agence de l’emploi, j’ai exigé une solution à mon problème. Abdelhamid Boutebba, directeur de l’Alem, m’a refait un bulletin comme jardinier, mais ils ont refusé de m’embaucher entre temps.

« La justice tranchera »

Je ne veux plus aller chez les petits privés et les sociétés qui nous renvoient. J’ai assez trimé pour vouloir mieux. Et encore une fois, après les fausses promesses des responsables qui nous ont promis une régularisation le jour de notre tentative de suicide, j’ai compris que mon problème est celui de beaucoup d’autres jeunes, nous ne sommes pas minoritaires et ne demandons pas l’impossible. Il faut une équité dans les affectations, nous refusons que les postes intéressants et bien rémunérés profitent aux mêmes, aux enfants des quelques uns. Eux, ils sont manœuvres de sonde pour 10 millions de centimes et plus à Andarko et Weatherford et pour les pauvres que nous sommes, l’orientation va directement vers des postes à 15 000 DA. En tout cas, nous ne nous tairons plus, les vacances en Tunisie ce n’est pas pour nous. Nous avons constitué un fonds documentaire, un dossier bien fourni et des recours ont été envoyés à qui de droit, au wali aussi qui dit que nous sommes des chômeurs de luxe voulant troubler l’ordre public avec des photos des trous à rat ou nous habitons, au président de la Ligue des droits de l’homme et même au président de la République. Et ce dimanche, nous déposerons une plainte contre les responsables de l’Alem. La justice tranchera. »

Lakhdar Mokrani. Ex-membre de l’Association nationale de défense et de promotion du droit au travail : Le chômeur n’a aucun interlocuteur valable

Le discours officiel tend à valoriser les acquis du secteur de l’emploi, quelle est votre évaluation de la situation à Ouargla ?

En vérité, il y a une amélioration de la situation depuis 2004, la protestation à l’époque a eu pour fruit une prise de conscience de la part des pouvoirs publics, la réglementation a changé et l’instruction du chef de gouvernement de l’époque ordonnait de donner la priorité aux jeunes de la région dans l’embauche. L’autre point positif est l’obligation faite aux entreprises de déposer leurs offres d’emploi auprès de l’Agence nationale de l’emploi. En tant qu’observateurs externes, nous avons constaté que ces six dernières années ont vu l’augmentation sensible des offres et le passage régulier par l’ANEM qui affiche les postes. Cette même agence a amélioré son staff et ses équipements, elle compte plusieurs consultants et cadres à présent. Malgré la stabilité, la protestation persiste certes, ça vient des jeunes qui n’ont pas de qualification et dont le seul recours ne peut être que le bureau de main-d’œuvre. Pour cette frange de demandeurs d’emploi, car je précise qu’il faut faire la distinction entre chômeurs et demandeurs d’emploi, le seul dispositif ouvert tant pour l’âge qui est de 18 ans jusqu’à la retraite que pour le niveau scolaire qui commence très bas est justement l’ANEM d’où la pression quotidienne sur ses guichets. Or, le marché de l’emploi a évolué et les données économiques aussi. Les multinationales activant à Hassi Messaoud exigent des pré-requis, une formation solide, une culture générale, une façon d’être qui ne sont pas toujours au rendez-vous. Ces entreprises viennent pour de gros enjeux économiques et non pas pour faire du social et personne ne peut leur imposer quoi que ce soit.

Vous qualifiez donc les protestataires de demandeurs d’emploi et non pas de chômeurs, sans niveau, sans qualification et exigeant des contrats à durée indéterminée fortement rémunérés ?

C’est la masse des non qualifiés qui verse dans l’émeute. Ils demandent des postes précis, des sociétés précises et non pas des postes. Ils préfèrent les grandes entreprises nationales pour avoir des contrats ouverts et un bon salaire en tant que manœuvres en général. Ils disent que les conditions sont rédhibitoires. Pour moi, c’est du nivellement par le bas, car les exigences du marché de l’emploi doivent inciter nos jeunes à se former et à s’améliorer. Par ailleurs, nous sommes dans une zone spécifique où les offres de formation professionnelles sont inadaptées au marché de l’emploi. Il faut une coordination entre les entreprises et les centres de formation pour former des jeunes à la carte et permettre une embauche directe.

Vous pensez donc que les pré-requis sont acceptables, y compris la maîtrise des langues étrangères pour de simples manœuvres quand les plus hautes instances du pays admettent le déficit dans l’enseignement des langues vivantes dans le sud ?

Ce sont surtout les multinationales qui l’exigent et c’est normal. Il faut un minimum de conversation basique dans une autre langue que l’arabe quand on veut travailler dans une entreprise étrangère. Je n’ai rencontré ce problème qu’une seule fois, avec la BJSP, qui exigeait un niveau élémentaire en langue française et en outil informatique pour des chauffeurs. Nous avons accompagné la protestation des jeunes orientés à ces postes et la société a revu ses conditions à la baisse.

L’évolution est positive, pourquoi la protestation persiste selon vous ?

J’ai constaté que les dispositions prises par le wali tant dans la mise à contribution de notre association dans les rencontres d’évaluation, le suivi des offres, des orientations et des tests d’embauche ont donné de bons résultats. Nous sommes allés jusqu’à ester l’ancien directeur de l’agence en justice suite à ses dépassements et à cause de son rapport qui a induit la présidence de la République en erreur concernant l’existence de 3000 jeunes chômeurs refusant des postes à 18 000 DA. La justice a tranché en notre faveur. C’est vous dire que la voie légale est longue, mais elle paie à long terme, seulement il n’y a pas eu de relève. Les commissions sont inefficaces, le suivi est négligé en dehors des périodes de crise, le chômeur n’a aucun interlocuteur valable. Les pressions devenaient trop fortes, la crise de représentativité a eu raison de notre volonté de bien faire et la désorganisation sociale est telle que nous n’avons pas pu continuer au-delà de 2007. Les jeunes sont à présent livrés à eux-mêmes d’où l’existence de cas extrêmes.

Source El Watan Houria Alioua

Le Pèlerin

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7 août 2010 6 07 /08 /août /2010 08:52

Algérie - Ces ministres ont menti aux Algériens  L’un a géré la santé, l’autre dirige les transports

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Ils ne sont tenus ni par la responsabilité morale ni par la responsabilité politique, plusieurs membres de l’Exécutif déforment la réalité et contre vents et marées, multiplient les contradictions graves et parfois inutiles.

Pourquoi nos ministres se sentent-ils obligés de mentir au peuple? Une question qui taraude les Algériens, lesquels observent impuissants, les responsables de plusieurs secteurs multipliant les contradictions touchant des domaines aussi sensibles que ceux ayant trait à la santé publique ou encore au transport. Les ministres sont en congé mais certains font parler d’eux ces jours-ci. Deux d’entre eux principalement. Il s’agit de MM.Saïd Barkat et Amar Tou, respectivement ministres de la Solidarité et des Transports. Le premier est mis en cause dans la gestion du secteur de la santé qu’il avait pour mission de gérer pendant plusieurs années avant son affectation à la Solidarité. Et c’est, comme par hasard, son collègue dans le gouvernement et dans le parti, M.Djamel Ould Abbès qui, sciemment ou inconsciemment, participe à cette polémique.

En effet, le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, a présidé jeudi à l’Institut Pasteur d’Alger, le lancement d’une opération de distribution de consommables au profit des CHU et hôpitaux répartis à travers le territoire national, a tenu des propos le moins que l’on puisse dire, «fracassants» qui enfoncent directement Barkat. Ould Abbès a annoncé en effet que les 54 médicaments indispensables aux malades chroniques vont être réceptionnés. Très prochainement. «La Banque d’Algérie a donné aujourd’hui (Ndlr jeudi) son accord pour débloquer l’enveloppe nécessaire pour l’importation des médicaments qui manquent.» L’enveloppe financière est estimée à 10 milliards de dinars. Sur sa lancée et devant les caméras de la télévision nationale, le ministre annonce que la pénurie des médicaments a atteint pour certains traitements les 100%. Un aveu qui ne sera pas du goût de son prédécesseur. Alors que les associations des malades chroniques ou encore les simples citoyens ont tiré la sonnette d’alarme face à l’absence dans les pharmacies de plusieurs médicaments vitaux, notamment pour les cancéreux. Saïd Barkat niait en bloc ce constat. Un simple rappel de ses sorties médiatiques nous renseigne sur la gravité de la chose. Octobre 2009. l’ex-ministre de la Santé déclarait ceci aux députés: «Je le dis et le répète: il n’y a pas un seul médicament qui manque, vous pouvez dès à présent vous adresser à la Pharmacie centrale des hôpitaux (PCH), et vous verrez que toutes les maladies chroniques ont leurs traitements pour plusieurs mois». Le ministre de la Santé et de la Réforme hospitalière qui se voulait à la fois sévère et rassurant, a nié l’existence d’une quelconque pénurie de médicaments destinés au traitement du cancer ou des maladies chroniques. Pis encore, pour lui, la pénurie est une pure affabulation de la presse. Il renvoie la balle au médecin puisqu’il ne s’agit pas, pour lui, de mauvaise gestion mais de mauvaise perception et, parfois, de mauvaise volonté des prescripteurs et même de ceux qui orientent. «Il faut orienter vers les produits qui ne coûtent pas cher, qui sont efficaces et bons pour le malade et l’économie nationale», a-t-il dit.

Le ministre aura donc menti aux Algériens. Pourtant, même si pénurie il y a, elle ne dépend pas toujours de la gestion du ministre. Selon le président de l’Union nationale des opérateurs en pharmacie (Unop), Amar Ziad, la décision prise en 2009 d’instaurer le crédit documentaire (Credoc) comme unique moyen de paiement des importations, est en grande partie à l’origine des pénuries.

«Les opérateurs n’ont pas les moyens financiers pour importer et répondre à la demande à cause de cette mesure. Ils importent en fonction de leurs disponibilités financières»,a-t-il souligné lors d’une récente sortie.

Le métro d’Alger: le grand mensonge

La santé en Algérie est malade, et le transport aussi. L’on apprend, impuissants toujours, que l’ exploitation commerciale du Métro d’Alger ne pourra intervenir avant 2012. Amar Tou, le ministre des Transports, avait pourtant promis aux Algériens d’y voir le bout du tunnel en 2010. On fera l’impasse sur les prévisions de son prédécesseur, le défunt Mohamed Maghlaoui, qui situait la livraison fin 2009. Des informations concordantes citées par la presse, se référant à de sources crédibles évoquent de nouveaux blocages pour le métro d’Alger. Les travaux de réalisation de la première ligne de 9 km entre la Grande Poste (centre-ville) et Haï El Badr (est d’Alger) sont quasiment à l’arrêt depuis la mi-juin 2010, rapporte TSA de source sûre. Le groupement d’entreprises chargé de la réalisation du projet a confirmé, mercredi 4 août, que «les travaux sont fortement ralentis. Les essais dynamiques sont à l’arrêt», a expliqué un responsable du groupement chargé de la réalisation.

La raison tourne autour d’un désaccord financier entre l’EMA (Entreprise du métro d’Alger) et les sociétés (réalisatrices. L’Algérie ne veut pas payer le surcoût dû au retard du projet. Pour mesurer un peu l’impact de ce retard, l’on mettra en exergue le fait que l’Algérie était incapable de réaliser 9 km en 23 ans. Nous avons avancé au rythme des tortues et parfois nous étions plus longs. Les statistique font ressortir que nous étions incapables de dépasser la barre des 5 cm par jour. Cette lenteur a ouvert les portes aux rumeurs. L’on dit aussi que les études de sol ont été mal faites au départ, qu’il serait impératif de les revoir. Le ministre récuse tout cela. Peut-on le croire?

La situation du tramway d’Alger n’est pas plus reluisante; d’une longueur de 23 km, sa réception est elle aussi repoussée à 2012. En effet, la livraison de cette première partie, entre Bordj El Kiffan, à l’est d’Alger, et le quartier du Ruisseau, enregistre un retard considérable et ce, en raison de l’insuffisance de l’étude. «L’ingénierie du projet a été mal faite. Il y a beaucoup de contraintes techniques qui n’ont pas été prises en compte dans l’étude», explique une source proche du dossier. Au-delà des contraintes liées aux études d’ingénierie ou à des questions financières, des voix commencent à s’élever pour attester que l’Algérie aurait mal négocié ses contrats. Plusieurs interrogations sont suscitées dont celles de savoir si les négociateurs de ces contrats et autres conventions sont des experts. Alors que les multinationales débarquent avec une armada d’experts juridiques qui veillent à la protection de leurs intérêts et qui évaluent la moindre faille dans les clauses du contrat «en gage de protection» dans le cas où les Algériens se rendent compte tardivement et souvent passivement qu’ils n’ont pas fait les choses correctement. Le pays ne dispose-t-il pas d’experts qualifiés? La réponse est non. Plusieurs experts algériens travaillent pour le compte d’organismes financiers internationaux de grande réputation, comme le FMI, la Banque mondiale et autres. Pourquoi ne pas les associer dans ce cas-là pour éviter des situations de blocage inutiles et pour l’économie du pays et pour l’investissement? Pourquoi mettre le pays dans une situation inconfortable lorsque il y a une possibilité de faire mieux, L’exemple de l’Accord d’association avec l’Union européenne est illustratif.

Source L’Expression Achira Mammeri

Le Pèlerin

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7 août 2010 6 07 /08 /août /2010 08:44

Algérie - Cherchell. Association Errachidia : Farid Khodja, le chantre de la musique andalouse

kolea - Festival de musique andalouse 

Dans la nuit de jeudi à vendredi, l’association Errachidia de Cherchell a programmé un plateau musical qui a enregistré une affluence record, composée essentiellement de familles venues avec leurs enfants.

D’ailleurs la cour du CEM Yamina Oudaï s’est avérée trop étroite pour abriter l’événement. Cette manifestation culturelle intitulée « Les Nuits andalouses » qui en est à sa 6e édition, demeure l’unique « échappatoire » pour les mélomanes locaux, y compris ceux qui sont en vacances, en quête d’une plongée dans le monde musical andalou et hawzi. La brise qui soufflait offrait de la fraîcheur au public. Les élèves de l’association Al Andalibia de Miliana entraient en scène. Ils venaient de participer à la clôture du Festival de musique andalouse à Ténès (Chlef). Ils ont interprété, à l’occasion de cette édition, une nouba medjenba complète, sous la houlette de Benbliblidia Sadek. Les élèves artistes se sont montrés studieux sur la scène. Tels des rossignols au milieu d’un espace de détente, Benali Abdellah Meriem, Zaoui Amel et Benrabah Amira, vêtues de tenues purement traditionnelles et violons à la main, se sont relayées pour chanter tour à tour, révélant ainsi la qualité de leurs voix.

Benblidia Yasmine concentrée sur son piano électrique imposait le tempo de la nouba, sous le regard du maestro Sadek Benblidia. Il est 23h20, le chantre de la musique andalouse fait son apparition sur scène, tenant à la main, le rebab. Applaudissements et youyous fusent de la cour archicomble, et accompagnent l’artiste dans ses premiers pas, avant de s’installer sur la scène pour entamer son récital. Coincé entre cheikh Annabi M’Hamed, Kamel (guitare) et Sebbagh Kamel (violon) et accompagné par une brochette des meilleurs élèves de l’association Errachidia, l’ancien élève de Mohamed Toubal et de l’association Al Andaloussia d’Alger a séduit les spectateurs par ses qualités vocales en interprétant les mode zidane (nouba), djerka (haouaza), sahli (haouaza), zidane (haouaza) et allaoui. Les musiciens Hafidh au piano, Mohamed Seghir en alternance avec sa derbouka et son bendir, ainsi que le flûtiste ont fait chavirer l’assistance où étaient présents le chef de l’exécutif de la wilaya de Tipasa et les autorités locales. Farid Khodja, très décontracté et très à l’aise sur scène, se permettait de parler aux familles. Des femmes répétaient en chœur certains refrains de son récital.

60 minutes de bonheur

La communion entre l’artiste et le public durera un peu plus de 60 minutes. Le chanteur a tenu un léger briefing avec son orchestre quelques moments avant la soirée. Il avait affiché sa satisfaction sur la prestation des virtuoses de l’association Errachidia présidée par Sid-Ahmed Korchi, un élève de l’association. Dès l’entame du tour de chant de Farid Khodja, l’animateur a tenu à rendre hommage au chanteur Abdelkader Guessoum qui vient de disparaître tragiquement, un artiste qui venait très souvent animer des fêtes de mariage à Cherchell. « Ce sont de bons moments que je viens de passer avec les familles présentes, une affluence comme celle de cette soirée, je veux bien m’y produire devant elle à chaque instant, c’était fusionnel, nous a déclaré Farid Khodja à l’issue de sa performance sur scène, cette musique est un art racé plusieurs fois centenaire, sur scène les musiciens d e l’association et moi-même étions au diapason pour être à la hauteur de l’attente des nombreuses familles ; c’est le public qui est le garant de la pérennité de la musique arabo-andalouse, moi-même je n’ai fait que prêter ma voix pour interpréter les chansons. Il faut avant tout rendre hommage aux auteurs, compositeurs des chansons, aux organisateurs de ces rendez-vous musicaux et enfin au public, qui se sont consacrés à la préservation de ce précieux patrimoine musical », conclut-il.

Source El Watan M’Hamed

Le Pèlerin

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6 août 2010 5 06 /08 /août /2010 23:56

Le stade d'Hussein-Dey - L'OHD et le NAHD

 d'hussein-Dey nombre d'entre vous qui sont allés voir l'OHD ou le NAHD jouer, les photos qui suivent vont leur rappeler quelques souvenirs.

2 photos montrent le terrain avec une piste en tartan vert qui a été installée aprés 1962, et telle que j'ai pu photographier le tout en avril 2005.

Peut être l'avez vous vu également ainsi.

Le terrain assez agréable surtout en comparaison du "tuff" que nous avions à l'époque me semblait agréable à regarder.

En fait l'on me fit remarquer qu'il y avait de nombreuses bosses et que le terrain devait être refait.

Alors ce que peu d'entre vous ont vu cest le terrain pendant les travaux...2 photos le représentent ...Vous ne le reverrez plus jamais ainsi

Je ne sais pas si les travaux sont terminés et je me demande où joue le NAHD actuellement?

Si certains le savent...

  

Oui le terrain a été refait...il a fait l'objet d'un autre blog...

L'OHD a disparu

le NAHD est descendu en 2010 en seconde division

Peut être connaitra-t-il un second soufle avec l'avènement du professionnalisme dès cette saison.......!!!

Qui vivra verra...Le Pèlerin

 

 

 

 

 

 

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6 août 2010 5 06 /08 /août /2010 23:52

Algérie - Djezzy : L’appel de détresse de Sawiris à Ouyahia

Djezzy.jpg

 

C’est un vrai cri de détresse que lance le big boss d’Orascom, l’Egyptien Naguib Sawiris. Hier, le site d’information Tout sur l’Algérie a rendu publique une lettre adressée par Sawiris, datée du 21 juillet dernier, au Premier ministre, Ahmed Ouyahia.

Dans cette lettre, Naguib Sawiris exprime ses craintes quant au sort de sa filiale algérienne, Djezzy, suite aux multiples difficultés que connaît actuellement OTA pour opérer en Algérie : « Tout retard dans la conclusion de la vente de Djezzy, dans les conditions d’exploitation actuelles, pourrait avoir des conséquences très préjudiciables pour OTH et ses investisseurs. » Depuis le 15 avril dernier, la Banque centrale d’Algérie a bloqué toutes les transactions internationales de l’entreprise, l’empêchant ainsi de payer ses fournisseurs ou de rapatrier ses dividendes. « Depuis avril 2010, Djezzy n’a pu remplir ses obligations de paiement aux fournisseurs pour un montant de plus de 1,524 milliard de dinars (…). Les fournisseurs de Djezzy (…) ont menacé de suspendre leurs services et même d’intenter des actions en justice pour non-paiement », écrit le PDG d’Orascom.

« Cela expose Djezzy à des ruptures de stock et pénurie de pièces de rechange, ajoute Sawiris. Djezzy va de plus en plus subir des pannes d’équipement irréparables, qui auront un impact sévère sur la qualité de son réseau. » Le PDG d’Orascom demande au Premier ministre, Ahmed Ouyahia, de débloquer la situation, notamment en entamant les négociations annoncées depuis avril dernier et toujours au point mort. « Djezzy, OTH et leurs investisseurs espèrent très sincèrement (…) que vous engagerez des actions rapides afin soit de conduire le gouvernement algérien à entamer des négociations avec nous, menant à la conclusion de la cession de nos actifs en Algérie (…), soit de nous permettre de poursuivre notre exploitation en Algérie sans faire face aux difficultés extrêmes actuellement rencontrées. » Mais, comme le souligne TSA, « le gouvernement semble pour l’instant jouer la carte de la montre dans ce dossier en faisant durer l’évaluation financière d’OTA ». Le 22 juillet dernier, le ministre de la Poste et des TIC, Moussa Benhammadi, et le ministre des Finances, Karim Djoudi, avaient laconiquement déclaré que les négociations commenceraient « bientôt ».

Source El Watan Adlène Meddi

Le Pèlerin

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6 août 2010 5 06 /08 /août /2010 23:46

Algérie - La professionnalisation du foot face à la réalité du terrain

ballon-de-football.jpg

Un de plus. Après la JSK, le MCO, l’USM Annaba, hier le MCA a donné naissance à sa Société par actions le Doyen Mouloudia Club d’Alger. Et la semaine prochaine, on connaîtra les clubs sélectionnés pour devenir professionnels. Un passage obligé pour 2011, date à laquelle aucun club algérien ne pourra s’engager dans la compétition internationale ou régionale sans licence de club professionnel. Mais le projet ne fait pas l’unanimité… Voilà les questions qui font débat.

Où les clubs vont-ils trouver l’argent pour tourner ?

« Le fond du problème de la professionnalisation, c’est l’argent. Pour l’instant, l’Etat donne des subventions mais il ne pourra pas le faire indéfiniment. Alors après, où va-t-on trouver l’argent ? », s’interroge un président de club. « A l’exception des grands clubs qui pourront vivre de leur image, pourquoi les entreprises privées investiraient de l’argent si elles ne réalisent pas de bénéfices ? », analyse un journaliste sportif. « Prenons la principale source de revenus d’un club dans les autres pays : les droits de retransmission télé. Aujourd’hui, ils ne représentent quasiment rien, car l’ENTV a le monopole sur le championnat national. » Autre source d’argent : les supporters, s’ils sont très nombreux, ne consomment pas « football ». C’est-à-dire abonnements, maillots et autres produits dérivés. « Sur un marché inondé par la contrefaçon, quel équipementier se risquerait de toute façon à les fabriquer ? », poursuit le journaliste. Enfin, les clubs ont besoin de s’endetter. « En Espagne, par exemple, c’est permis. Mais en Algérie, où le système bancaire est défaillant et miné par la bureaucratie, quel établissement va accorder un prêt à un club pour construire un stade ? » Pour un consultant, qui soutient le projet, il n’y a pas d’autre issue. « Aujourd’hui, 99,99% des clubs vivent des subventions de l’Etat, ça ne peut plus durer, on ne peut plus continuer à gaspiller l’argent de la sorte. Le serpent doit changer de peau. Dans un an à un an et demi, les dirigeants à vie, comme on en connaît aujourd’hui, n’existeront plus. Bien sûr, le changement gêne mais il ne gêne que ceux qui se servent dans la caisse. » La solution ? « Il faudrait mettre en place, au niveau de la FAF, une véritable politique incitative pour que les clubs se restructurent, propose Kheireddine Zetchi, président du Paradou AC. Au même titre que les aides à la création d’entreprise, on doit aussi aider les clubs sportifs, en particulier pour les clubs formateurs, avec des réductions fiscales et un arsenal juridique qui les protège. Parce qu’aujourd’hui, nous ne sommes pas protégés ! Nous n’avons pas d’arsenal juridique pour signer des contrats avec les différentes tranches d’âge avant 18 ans. Quand on investit sur un gamin, on n’a aucune protection. Bref, qu’on n’aide pas seulement les clubs qui achètent des joueurs. Avec une politique adéquate, l’Algérie devrait, d’ici dix à quinze ans, être le premier exportateur de footballeurs en Afrique. »

L’état va-t-il lâcher le football, enjeu politique, au secteur privé ?

« Professionnaliser le football signifie rendre les clubs autonomes de leur gestion, et donc, pour l’Etat, leur donner davantage de liberté. Mais comment cela est-il possible ? s’interroge Youcef Fates, politologue et auteur de Sport et politique en Algérie, Les privés veulent entrer dans la course aux profits mais l’Etat, lui, n’entend pas se délester de son pouvoir public. Et le football représente un tel enjeu que l’Etat n’est pas près de le laisser aux mains de privés. Comment va-t-il gérer le fait que le président de la Fédération devienne plus puissant –on le voit déjà- que le ministre de la Jeunesse et des Sports ? Je ne crois pas que la professionnalisation obéisse à un objectif de bonne gouvernance… » Une réalité que nuance un journaliste sportif : « Il est clair que l’Etat ne va pas lâcher le foot comme ça. N’oublions pas qu’avec le parcours des Verts, le pouvoir a eu une année plutôt tranquille. Et puis ne nous leurrons pas : s’il accorde des prêts à taux bonifiés, ce n’est pas pour les beaux yeux des clubs. S’il voulait, il pourrait mettre une bonne partie des dirigeants en prison. Mais je crois que progressivement, l’Etat va lâcher du lest. Sinon il ne s’impliquerait pas dans la réalisation d’infrastructures pour les clubs. » Pour Youcef Fates, organiser des états généraux du football en invitant les partenaires –présidents de club, supporters, techniciens…- aurait été une façon de rompre avec « la gouvernabilité autoritaire » et de laisser la place à l’humain, délaissé. « Le foot a besoin d’une enquête sérieuse. Aujourd’hui, on ne s’interroge pas sur la mentalité des jeunes dont l’algérianité s’exprime à travers le ‘‘One, two, three, viva l’Algérie’’ et les couleurs de l’équipe nationale. Pourtant, il serait utile d’analyser cet imaginaire… »

Comment transformer les stades en lieux sûrs ?

Flashback. En mars dernier, deux experts britanniques sont venus en Algérie pour présenter leur modèle de sécurité. Après les drames de Bradford, Midllesbrough et Heysel, ayant causé des centaines de morts, le gouvernement britannique avait adopté 76 recommandations imposant aux 96 clubs professionnels anglais de rénover leurs stades, d’offrir les meilleures conditions d’accueil aux supporters, de prendre en charge leur confort dans l’enceinte, grâce à l’instauration de places numérotées, de restaurants, de loges, parfois d’hôtels au sein du stade, d’accès et sorties sécurisés, de parkings aménagés, de caméras de surveillance dans tous les stades, d’un Monsieur sécurité au sein de chaque club. Bref, impossible pour un supporter de passer aux travers des mailles. « Mais installer un tel système de sécurité en Algérie va coûter cher et va prendre du temps. Car aujourd’hui, les questions de sécurité relèvent des prérogatives de l’Etat, souligne un journaliste sportif. Et puis les stades ne sont pas équipés pour être aménagés avec une grande salle de contrôle, des caméras partout… Quand on sait que la plupart des éclairages des stades ne fonctionnent pas ! » La technologie seule n’est en tout cas pas la solution à la violence dans les stades. « La question de la sécurité ne se pose pas uniquement en termes techniques, car ce n’est pas en multipliant les caméras que l’on régulera la violence dans les stades, mais en inculquant de nouveaux comportements, soulignent plusieurs journalistes sportifs. Ni même en augmentant la présence policière. Aujourd’hui, s’il y a un problème dans les gradins, un policier ne peut pas y accéder, il est obligé d’attendre la mi-temps pour arrêter les fautifs… » Plus tard, l’amélioration de la sécurité passera aussi par la suppression des grillages et de tous les obstacles qui séparent les tribunes du terrain. « Aujourd’hui, en cas de problème, les supporters ne peuvent pas s’échapper vers le terrain, ils sont pris au piège dans les tribunes. Ce n’est pas une solution, ajoute le journaliste. Mais il faut pouvoir empêcher les gens de débarquer sur le terrain. Comment ? En légiférant et en avertissant les gens : celui qui pose un pied sur le terrain est passible de cinq ans de prison, et de dix à quinze ans d’interdiction de stade ! »

A-t-on la patience d’attendre la formation de jeunes talents ?

« Obliger les clubs à ouvrir un centre de formation n’est pas un gage de réussite. On demande à tous les clubs d’avoir le leur alors qu’une quinzaine dans le pays suffiraient Oui, on peut créer des structures, mais elles n’auront d’écoles que le nom s’il n’y a pas derrière une véritable volonté politique, avance Kheireddine Zetchi, président du Paradou AC dont l’école –la seule en Algérie- accueille 27 jeunes de 11 à 16 ans. L’Etat montre qu’il a la volonté de relancer le foot en donnant aux clubs des conditions favorables pour se structurer. Mais est-ce que les clubs sont en train de répondre par des politiques responsables ? Non. La preuve : on a aujourd’hui une pénurie de sportifs de haut niveau. Regardez l’équipe nationale : on se réjouit d’avoir des binationaux, mais ils viennent tous de l’étranger. Pour mener une véritable politique de formation, il faut de la patience, admettre qu’un gamin qui entre dans une école à 10 ans n’en ressortira pro qu’à 20 ou 21 ans. Parce qu’un cycle de formation dure dix ans. » L’émergence de nouveaux talents dépendra aussi de la qualité des formateurs recrutés. Car les jeunes qui entrent dans une telle école ne doivent pas seulement devenir d’excellents footballeurs mais aussi des citoyens éduqués. « Il faut trouver de bons formateurs, qui soient aussi des pédagogues, car on n’entraîne pas des enfants comme une équipe première, poursuit Kheireddine Zetchi. Le tout n’est pas de mettre un enfant dans un centre, lui donner à manger, le faire dormir et lui apprendre le foot. Ces jeunes doivent avoir un bagage, des connaissances pour se réinsérer dans la société une fois leur carrière finie ou avoir le choix de partir dans une autre direction. »

Source El Watan Mélanie Matarese

Le Pèlerin

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6 août 2010 5 06 /08 /août /2010 23:11

Toulouse Plage : 71000 visiteurs en juillet

toulouse-plage-copie-1.jpg

 

Le mois dernier, malgré une météo plutôt maussade, beaucoup de touristes se sont pressés à Toulouse Plage

Depuis son ouverture le 10 juillet, l'opération Toulouse Plage a accueilli 71 000 visiteurs. François Briançon, adjoint aux Sports, estime que la formule familiale proposée sur la Prairie des filtres a trouvé son public.

En dépit d'une météo défavorable pendant quelques jours, l'opération Toulouse Plage 2 010 a déjà accueilli 71 000 visiteurs, soit une fréquentation globalement stable par rapport à l'édition de l'été précédent. Adjoint aux sports PS, François Briançon considère, à mi-parcours, que les objectifs poursuivis par la mairie de Toulouse sont atteints.

À fin juillet, la fréquentation de l'opération Toulouse Plage s'établit à 71 000 visiteurs. C'est un bon bilan ?

En 2010, Toulouse Plage a fait aussi bien qu'en 2009, en dépit d'une météo maussade pendant sept ou huit jours. Si le ciel avait été moins capricieux, je pense que nous aurions approché, voire franchi, le cap des 100 000 personnes. La nouvelle formule de Toulouse Plage a incontestablement trouvé son public.

En quoi l'opération se distingue-t-elle du concept imaginé par la précédente municipalité ?

Le changement est double. Dès l'an dernier, nous avons transféré Toulouse Plage de l'île du Ramier à la Prairie des filtres, mais nous avons surtout ciblé un public plus large, ce qui nous a permis de tripler la fréquentation entre 2008 et 2009.

Qui sont, alors, les visiteurs du site cet été ?

Le public est celui que nous voulions toucher, c'est-à-dire des familles de touristes de passage dans la Ville rose, mais également de Toulousains qui ne sont pas partis. Les enfants sont évidemment très nombreux, en particulier le matin, lorsque le site est fréquenté par les centres de loisirs de la ville.

Quelles sont les animations privilégiées par le public ?

Les installations sportives (ping-pong, volley, badminton) sont à l'évidence très appréciées par les adolescents. Nous constatons aussi que l'espace réservé aux moins de 6 ans ne désemplit pas. C'est une nouveauté que nous proposons cette année, en réponse aux suggestions des visiteurs de l'été dernier. De la même façon, nous avons repoussé l'heure de fermeture du site à 21 h 30, contre 20 heures en 2009.

Savez-vous déjà comment Toulouse Plage évoluera en 2011 ?

Il est encore trop tôt pour le dire. Mi-août, nous déclencherons une enquête auprès des usagers pour mesurer l'indice de satisfaction et recueillir les souhaits du public.

Trois sites à découvrir

Cette année, l'opération Toulouse Plage qui s'achèvera le 17 août se déploie sur trois sites. La Prairie des filtres, le Quai de la Daurade (sport et cours de gym pour les seniors organisés du lundi au vendredi de 10 h 30 à 11 h 30, concerts à partir de 18 h 30, expositions, spectacles jeune public le mercredi) et, c'est nouveau, le Port Viguerie, où est installée la Grande Roue.

Le site est ouvert tous les jours de 11heures à minuit du 10 juillet au 29 août. Ce lieu est plus particulièrement dédié à la culture avec une exposition « jardin éolien ». Sculptures et cerfs volants à découvrir.

Source La Dépêche du Midi

Le Pèlerin

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