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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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6 août 2010 5 06 /08 /août /2010 14:21

À Marciac, JIM fait plus que du jazz

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Diana Krall, en 2008, sous le chapiteau de Jazz in Marciac. La chanteuse et pianiste canadienne ouvre demain vendredi 30 juillet la 33e édition de JIM

Seize soirées, trente-quatre concerts, des stars et des monstres sacrés en veux-tu en voilà, Jazz in Marciac - JIM pour les intimes - est un des plus gros festivals de l'été, une machinerie bien huilée qui draine bon an mal an ses 200 000 visiteurs. Vendredi sera donné le coup d'envoi de la 33e édition. Michel Mercier, le ministre de l'Espace rural et de l'Aménagement du territoire, est de la partie. Car cette année, JIM gonfle ses pectoraux et prend son élan pour entraîner dans son sillage le développement de tout un territoire. Cela fait longtemps déjà que le festival a commencé à sortir de ses limites estivales pour faire vibrer Marciac en hiver. Pendant la saison d'hiver, JIM assure ses deux concerts par mois pour un public d'acharnés n'hésitant pas à braver la froidure pour assouvir sa passion.

Devenir un pole culturel

Mais la construction d'une salle de spectacle de 500 places dont le chantier a commencé va changer la donne dès 2011. En pleine pampa gersoise, Marciac a l'ambition de devenir un pôle culturel générant de l'activité économique et faisant bouger les lignes démographiques. Pour donner un avant-goût de ce que pourrait être une programmation élargie, les arènes accueillent, du 6 au 13 août, une sélection de spectacles échappant au strict registre du sacro-saint jazz (lire encadré). Il y aura de la danse et du rock, du cirque, du théâtre et de la danse encore, et tout de même un peu de jazz aussi, parce que bon, hein, on est un peu à Marciac tout de même ! Vendredi, la programmation officielle donne d'entrée dans le poids lourd avec la star canadienne Diana Krall. Suivront Marcus Miller, Wynton Marsalis, Chick Corea, Gilberto Gil, Ahmad Jamal (ne ratez pas Hiromi Uehara en première partie), Wynton Marsalis encore, Paco de Lucia, et Galliano, et Didier Lockwood, et Kenny Barron, et… la liste est encore longue de ces grands ducs inscrits à l'affiche du festival. JIM revient plus en forme que jamais. Le mieux, c'est encore d'y aller et de se faire plaisir sur place.

Et aux arènes...

Aux frontières du jazz, JIM présentera aux arènes de Marciac: « Lévitation Azmari Dancing in your head » (le 6), « Le Poids de la peau » par Lonely Circus et « Chansons et histoires du grand cirque » par Rue de la Muette (le 7 et le 8), « L'Esprit du jazz » par la Compagnie de la Rose (le 9 et le 10), « Chandelle » par la Compagnie Vieussens (le 11), « Paroles de pieds, paroles de corps » (le 12 et le 13). Tout sur www.jazzinmarciac.com

Source La Dépêche du Midi

Le Pèlerin

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6 août 2010 5 06 /08 /août /2010 13:32

Algérie - Cherchell: Les artistes peintres exposent

cherchell animation culturelle

Cette exposition, organisée dans la ville de Cherchell par l'Union nationale des arts et de la culture (UNAC) de la wilaya de Tipasa, a ouvert ses portes le 4 juillet 2010, pour prendre fin le 31 août 2010.

C'est sous l'impulsion de son président, M. Laroussi, que l'UNAC s'est attelée à organiser une exposition d'envergure nationale intitulée «10e rencontre des artistes peintres», où se côtoient de prestigieux tableaux provenant d'artistes algériens de renom, à l'instar de l'artiste peintre Benbouta Sid Ali, un expert d'œuvres picturales à base de céramique alliant les arts berbère et arabo-islamique.

D'autres artistes peintres se sont distingués lors de cette 10e rencontre, à l'instar de Bourdine Moussa, de l'école de Maghnia, de Azzoune de l'Ecole des beaux-arts de Paris, de Ali El Hadj Tahar, journaliste et artiste peintre. L'école picturale de Souk Ahras a été présente avec des œuvres artistiques de Noui. L'aquarelle et la gouache furent présentes en force à travers les œuvres de Faïza Dilmi, qui représente Hadjout et ses artistes.

Mais ce fut Adane Mustapha qui avait investi sûrement cette 10e rencontre avec ses œuvres dédiées à la cause palestinienne, et en mettant en évidence les massacres perpétrés sur la population de Ghaza. M. Laroussi, le président de l'UNAC, s'est également distingué avec ses œuvres dédiées à la cause palestinienne.

Mais la palme est revenue incontestablement à l'artiste peintre Abderahmane Bakhti, qui a exposé plusieurs œuvres, notamment ses célèbres toiles intitulées «Portraits de jeunes filles», «Solitude», «Marasme», «Poupée méchante». Rappelons que ces œuvres retracent une forme de défoulement de l'artiste qui relate ses ressentiments, sans artifice. La misère humaine et la déliquescence de l'état d'âme sont mises en exergue, au risque d'affecter les sensibilités religieuses et sociales de notre contrée.

A l'instar de cette importante manifestation, plusieurs conférences furent animées par les écrivains Mohamed Sari et Kamal Bouchama.

Source Le Quotidien d’Oran Larbi Houari

Le Pèlerin

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6 août 2010 5 06 /08 /août /2010 13:09

Algérie - Le «bizness» sacré du Ramadhan

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Le mois de Ramadhan approche ostensiblement. A une semaine du début du mois sacré, les Algériens rivalisent d'ardeur pour faire leurs emplettes. Qui pour le renouvellement de la vaisselle, qui pour les victuailles, et qui, enfin, pour stocker des denrées alimentaires devant être consommées durant ce mois d'abstinence, et faire, semble-t-il des économies. Il est vrai que la période est propice à l'envolée des prix, à la folie des prix, à la démence saisonnière qui s'empare de la mercuriale des principaux produits agricoles. Est-ce raisonnable de réfléchir à la manière d'aborder ce mois béni par la porte du porte- monnaie que plutôt par celle de la pondération, de la dévotion et de l'amour et l'assistance en ces temps difficiles à son prochain, son voisin ? En vérité, les Algériens sont pris, depuis maintenant plus de 40 ans, depuis le fameux PAP, dans une paranoïa de stockage de denrées alimentaires à l'approche du mois de Ramadhan que tous les indicateurs économiques s'affolent. Et, à juste raison. D'abord, la consommation des ménages explose et fait grimper l'indice de consommation à des niveaux jamais atteints. Ensuite, le commerce de détail des produits agroalimentaires et agricoles frais atteint des «pics» qui feraient rougir les économistes des pays développés. Et, last but not least, il y a une telle circulation d'argent dans le circuit commercial que l'Algérie ressemblerait au pays de l'Oncle Sam. Tous les indices économiques passent résolument au vert : l'argent coule à flots, la demande sur les produits agro-industriels et agricoles explose, les marchés des fruits et légumes fonctionnent à plein régime, les agriculteurs font des heures «sup» pour approvisionner les marchés de gros, les limonadiers font du «stakhanovisme» pour abreuver de leurs sodas les 35 millions et plus d'Algériens. Tout le monde aura le temps de faire ses affaires durant ce mois sacré. Les industriels de l'agroalimentaire feront de bons chiffres d'affaires, les marchands de légumes, de Zalabias également, les épiciers et autres patrons de superettes auront le sourire large, et les algériens ne rouspèteront que la première semaine de Ramadhan, comme de coutume contre les prix exagérés des denrées alimentaires. Seuls les éleveurs de « Ghelmi » sont cette année menacés de ne pas faire de bonnes affaires, ainsi que leurs collègues spécialistes du bovin. Car cette année, et pour la première fois, il y aura, après la viande surgelée ou congelée, c'est selon, du Brésil, de l'Uruguay, du pays de Messi et même de celui de Ribéry et Malouda, de la viande d'Inde. Dans cette affaire, la question tourne, bien sûr, autour du prix de la viande rouge, qu'elle soit ovine ou bovine. Mais, il semblerait que les données de léconomie nationale s'obstinent à fonctionner toujours dans le sens contraire de la simple logique microéconomique. Pourquoi dépenser des centaines de millions de dollars pour chercher «far, far away» ce qu'on a chez nous d'excellente qualité et à des prix que l'on devrait maîtriser. De prime abord, les bouchers et les marchands de poulets ne devront pas faire de bonnes affaires durant ce Ramadhan. De prime abord car, en réalité, tous les moutons et toutes les vaches des Etats indiens réunis ne parviendront pas à égratigner le moindre centime de bénéfice que gagnent les professionnels de la filière des viandes rouges. Et particulièrement celui de la viande ovine, même si l'Etat ira les chercher au prix fort, au détriment d'autres produits névralgiques comme les médicaments, en Chine. Le «bizness» du Ramadhan, c'est également une affaire sacrée. Depuis que le Ramadhan existe. C'est aussi son charme, et c'est cela sa véritable «saveur». Le reste, tout le reste ne sera qu'un lointain souvenir à la fin.

Source Le Quotidien d’Oran Yazid Alilat

Le Pèlerin

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6 août 2010 5 06 /08 /août /2010 12:57

Nouvelles commandes Pour Airbus / EADS

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EADS : Cathay Pacific va acquérir 30 A350-900

Cathay Pacific Airways a signé avec Airbus une lettre d'intention portant sur l'acquisition de 30 A 350 XWB (Xtra Wide-Body). La compagnie aérienne, basée à Hong Kong, a sélectionné la version A350-900, dotée d'une autonomie de 15 000 km, qui permettra à la compagnie d'exploiter ces appareils sur l'ensemble de ses lignes, notamment celles sans escale à destination de l'Europe et de l'Amérique du Nord.

La famille A350 XWB peut accueillir de 270 à 350 passagers. La famille A350 XWB, dont la mise en ligne est prévue en 2013, totalise à ce jour 535 commandes fermes émanant de 33 clients dans le monde.

EADS : beau contrat californien pour Eurocopter

Le département du Sheriff du Comté de Los Angeles a commandé 12 hélicoptères AS350 B2 à American Eurocopter, la filiale du spécialiste européen au sein du groupe EADS. Deux options ont également été posées. L'appareil, baptisé "AStar" aux Etats-Unis, correspond au best-seller "Ecureuil" européen.

Source Yahoo Finance

Le Pèlerin

 

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6 août 2010 5 06 /08 /août /2010 08:13

Perturbations et pénuries

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A une semaine du ramadan, le marché connaît des perturbations dans l’approvisionnement du lait en sachet et du pain, deux aliments essentiels pour les Algériens. Trouver du pain et du lait dans certaines villes et certains villages à certaines heures de la journée, et même la matinée pour le lait, relève du miracle. Ceux qui n’ont pas le temps d’en acheter pendant la journée, sont ainsi obligés de se déplacer loin de chez eux pour chercher du pain. Et souvent ils reviennent bredouilles. Certes, les Algériens sont de grands consommateurs de lait et de pain, mais cela ne peut expliquer ces pénuries cycliques. En tout cas et quoi qu’on dise, une chose est sûre : ces produits font l’objet de beaucoup de spéculations. Il y a aussi l’anarchie, surtout en ce qui concerne la production et la vente du pain. Sinon comment expliquer que le pain, introuvable dans des boulangeries, soit, au même moment, vendu sur les trottoirs sans aucun respect des conditions d’hygiène, exposé à la poussière et à la crasse qui caractérisent nos rues, et à proximité des pots d’échappement des voitures ? Certes il y a des vendeurs informels notamment ceux qui vendent le pain traditionnel , mais il faut aussi savoir que le pain fait l’objet de spéculation aussi bien par des boulangers réglementés que par ceux travaillant clandestinement dans des garages ou autres hangars, dans des conditions d’hygiène des plus catastrophiques.

Forte demande

Selon certains observateurs la consommation moyenne quotidienne nationale de pain dépasse 500 grammes par jour et par habitant. La production arrive-t-elle à satisfaire la demande ?

La consommation du pain par les Algériens est de plus en plus importante. Mais le problème qui se pose aujourd’hui est lié au déséquilibre entre l’offre et la demande en ce qui concerne ce produit vital. Des 17 000 boulangers exerçant à l’échelle nationale en 2000, il n’en reste aujourd’hui que près de 15 000, soit une baisse de plus de 2 000 boulangers. Ceux-ci, pour différentes raisons, ont mis la clé sous le paillasson. Les besoins de notre pays en blé tendre représentent, quant à eux, un peu plus de 5 millions de tonnes par an. D’après certains professionnels, notre pays n’a pas d’importants stocks de blé. En cas de crise, l’Algérie serait dans une situation difficile. Pour mieux affronter la crise du blé, certains estiment d’ailleurs qu’au lieu de continuer d’importer le blé à des sommes faramineuses on devrait doubler la mise des fellahs pour qu’ils puissent travailler plus. La défaillance viendrait, selon eux, d’un manque d’anticipation. Sur un autre plan, il faut savoir que l’Algérien ne consomme pas le bon pain. Il est en effet habitué à la consommation du pain blanc, un pain fabriqué à partir d’une farine de type 55, une farine, selon certains boulangers, pauvre en vitamines, sels minéraux et fibres. Ces pains sont subventionnés par l’Etat qui fixe leur prix à 8 DA la baguette. Un prix qui arrange le consommateur qui, bien entendu, n’ira pas demander les pains spéciaux dont le prix va de 20 à 50 DA et plus. En dépit du soutien de l'État aux prix des farines de panification, la fixation des prix du pain ordinaire à un niveau «excessivement bas» n’a pas permis de contrebalancer la tendance à la hausse de certains postes de la structure du coût de production du pain (charges salariales, prix des consommations intermédiaires et de l’énergie). Et ce sont surtout les boulangers artisans qui ont le plus souffert, d’abord de la décennie noire, puis de la hausse des coûts des matières premières et, enfin, de la répression des services de contrôle. Il y a aussi le problème d’approvisionnement. Les minoteries – il en existe 3 000 à travers le territoire national – qui approvisionnent les boulangers en matières premières sont elles également approvisionnées par l’OAIC qui s’occupe du stockage et de la distribution des céréales. Pour pallier les insuffisances de la production des céréales en Algérie, on a généralement recours à l’importation. Cependant et d’après plusieurs professionnels du secteur, il serait préférable d’encourager la production des différentes céréales algériennes qui conviennent parfaitement à la panification des pains ordinaire, amélioré ou spécial.

A l’Est aussi

A Constantine, on signale également une grande tension sur le pain. En trouver dans certains quartiers de la capitale de l’est du pays à partir de 12h, relève parfois de l’impossible. Les retardataires et ceux qui n’ont pas eu le temps de faire la chaîne à l’entrée des quelques boulangeries sont obligés d’aller chercher le pain vendu dans les rues qui est plus cher et qui représente des dangers réels pour la santé. «C’est incroyable, je travaille à Constantine et l’après-midi quand je sors pour acheter le pain, c’est un vrai casse-tête puisqu’il est introuvable dans les boulangeries de centre ville», affirme un père de famille qui fait la navette quotidienne entre Skikda où il habite et son lieu de travail à Constantine. Et le problème n’est pas lié au nombre de boulangers puisque la wilaya de Constantine en compte environ 400, dont 300 à peu près au chef-lieu communal. Ce qui est normalement suffisant. A l’Est toujours et dans la petite ville côtière de Collo (Skikda) on signale également des perturbations en matière de livraison et d’approvisionnement concernant ce produit. Cette région qui compte quelques boulangers vit, depuis le début de la saison estivale, au rythme de ces pénuries et les boulangeries qui semblent dépassées pour répondre aux besoins de la population locale sont prises d’assaut dès les premières heures de la journée. A midi, les boulangers écoulent leur pain. Après cette heure, les «retardataires» sont obligés de chercher ailleurs. En vain. Dans la plupart des cas, c’est le même problème : les boulangeries de cette ville balnéaire. Ce qui pousse les citoyens à chercher un peu plus loin, dans les villages environnants, pour trouver du pain.

Deux poids deux mesures

Si dans les grandes villes les boulangers, en produisant de la pâtisserie, peuvent compenser le manque à gagner sur la baguette de pain, il n’en est pas de même pour ceux de l’intérieur du pays. Et puis à Alger, comme dans les autres grandes villes, la baguette de pain n’est pas vendue au prix fixé par l’Etat (7,50DA), mais généralement à 10 DA. En dehors d’Alger, le prix de la baguette est sévèrement contrôlé. Tout boulanger ayant augmenté le prix de quelques centimes est sévèrement sanctionné. La loi prévoit des amendes pouvant atteindre 30 millions, voire des peines de prison.

Le précieux sachet se fait rare

La livraison de lait a diminué ces dernières semaines, au point que, dès 9 h du matin, le sachet est introuvable chez les épiciers.

A Alger, à Constantine, à Tizi Ouzou ou dans plusieurs régions du pays les clients n'ont d’autre choix que de se rabattre sur le lait en poudre ou le lait conditionné dans des packs qui reviennent plus cher. Il est à noter que l’ouest du pays a connu la même pénurie au mois de mai dernier. On incombe ces pénuries à la mauvaise répartition par région de la poudre de lait. Entre l'Ouest, le Centre et l'Est, il existe un écart des quotas.

Selon certains observateurs, la rareté du lait en sachet sur le marché est le résultat de la crise qui dure depuis des mois entre l'Office national interprofessionnel du lait (Onil), qui relève du ministère de l'Agriculture, et du Conseil interprofessionnel du lait (CIL), composé de 50 opérateurs entre éleveurs, collecteurs et transformateurs de lait. Les deux parties n'ont pas trouvé un terrain d'entente sur les quotas de lait attribués à chaque opérateur.

Ce n'est que dernièrement que la situation a connu un dénouement. pL'Onil et le CIL ont pu, lors d'une réunion, arrêter les quotas à attribuer à chaque transformateur et c'est à partir de ce mois d’août que les professionnels recevront la matière première selon la région que chacun couvre. Les quotas ont été réajustés après un travail démographique qui a été élaboré, déterminant la capacité de transformation et de couverture des différentes laiteries du pays.

Cet accord conclu entre l'Onil et le CIL interviendra pour éviter une pénurie de lait en sachet durant le ramadan, où la demande augmente considérablement par rapport aux autres mois de l'année. Même après le mois sacré, les deux parties sont appelées à se réunir de nouveau pour étudier la situation et revoir les quotas. Le conflit entre l'Onil et le CIL n’explique pas tout. Le prix de la poudre de lait qui a augmenté sur le marché international, le retard accusé dans les avis d'appel d'offres et de consultation des offres, et aussi au travail des laboratoires d'analyse, le détournement de la poudre de lait pour la fabrication des autres dérivés (fromage, yaourt, crème) ou vendue en l'état sur le marché informel sont aussi d’autres causes expliquant cette crise.

Une anarchie pénalisante

Sans se soucier d’avertir leurs clients, plusieurs boulangers ont baissé rideau depuis quelques jours et ce, jusqu’à une date qui n’a pas été, pour la plupart d’entre eux, déterminée. A Alger par exemple, de nombreux clients ont été étonnés de constater que ni le boulanger du coin ni celui des quartiers environnants n’étaient fonctionnels, alors que sur certains rideaux un laconique bout de papier annonce la fermeture pour congé annuel. De ce fait, plusieurs quartiers sont privés de pain et il faut s’attendre à des chaînes interminables au niveau des quelques boulangeries restées ouvertes. Les structures chargées du bon fonctionnement de ces commerces n’ont pas réagi à cette anarchie qui pénalise la population.

Vers la suppression de la TVA

A partir du mois de juillet prochain, les boulangers ne payeront plus de TVA sur les factures d’achat de la matière première, entrant dans la fabrication du pain. La décision a été prise lors d’une réunion tenue récemment par les représentants de l’Union nationale des boulangers et les responsables de la direction des impôts. Un motif de soulagement pour les boulangers qui, pour rappel, ne cessent de revendiquer l’augmentation des prix du pain en raison d’une hausse vertigineuse des coûts de fabrication de la baguette dont le prix est administré depuis 1996. Car d’après plusieurs boulangers les paramètres qui étaient en vigueur en 1996 ne sont plus les mêmes et ils sont dépassés aujourd’hui. Le problème des prix a été à l’origine de la baisse de la rentabilité de la boulangerie et de l'abandon des petits métiers de la boulangerie artisanale dans notre pays. La suppression de la TVA sur les factures d’achat de matière première entrant dans la fabrication du pain est considérée comme une victoire. L’Union nationale des boulangers demande, aussi, que les boulangers artisans, qui ont la carte d’artisan et qui dépendent donc du ministère de la Petite et Moyenne Entreprise, ne payent que 5% du chiffre d’affaires sur le pain au lieu des 12% qu’ils payent actuellement. Le gouvernement avait révisé à la baisse l'Impôt forfaitaire unique (IFU), le ramenant de 12% à 5% seulement. Cette mesure, qui ne concernait que les artisans au chiffre d'affaires supérieur à 3 millions de dinars, a été élargie pour toucher même ceux qui réalisent un chiffre d'affaires de plus de 5 millions de dinars. Cependant, les boulangers artisans n’ont pas bénéficié de cette mesure. Mais, au-delà de ces mesures, l’Union nationale des boulangers propose au ministère du Commerce la mise en place d’une commission d’expertise pour assister, sur place, les boulangers dans le processus de fabrication du pain, du début jusqu’à la fin, et dégager une marge bénéficiaire.

Source Infosoir Mohamed Fawzi

Le Pèlerin

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6 août 2010 5 06 /08 /août /2010 08:05

Alger, Bouira, Tizi Ouzou, Oran. Partout la campagne de solidarité a commencé à l’approche du Ramadhan.

couffin-ramadan.jpg

 

La solidarité du peuple algérien envers les familles les plus démunies n’est plus à démontrer. Elle se vérifie encore une fois sur le terrain, notamment pour préparer le mois sacré du Ramadhan, en s’organisant depuis déjà quelque temps à travers tout le pays.
Ainsi, de nombreuses associations caritatives s’activent autour des préparatifs de ce vaste mouvement de charité. Les pouvoirs publics, de leur côté, ne sont pas en reste. La wilaya d’Oran a consacré une enveloppe financière de l’ordre de 35 millions de dinars pour l’opération du couffin du Ramadhan en solidarité avec les familles nécessiteuses, a annoncé le wali lors d’une rencontre organisée au siège de la wilaya d’Oran. Quelque 10.000 familles nécessiteuses bénéficieront de la subvention financière en plus des budgets alloués par les 26 communes d’Oran pour l’acquisition du couffin de Ramadhan. A cet effort, il faut ajouter la contribution du groupe Sonatrach avec pas moins de 800 couffins, a indiqué le chef de l’exécutif de la wilaya d’Oran, en annonçant que la livraison de ces couffins aux communes sera lancée dès jeudi prochain, soit le 4 août. Parallèlement, les services du commerce ont pris les devants en prenant des mesures pour le contrôle de la qualité des produits mis en vente et la mise en pratique réelle des règles commerciales. L’hygiène n’est pas en reste pour les quelque 50 équipes mobilisées pour effectuer des contrôles même nocturnes, a indiqué le représentant du secteur du commerce de la wilaya.

La nécessité de renforcer les équipes de contrôle a été soulignée car, comme à travers tout le pays, ces services manquent drastiquement de personnel qualifié pour cette tâche.

A Bouira, les actions de solidarité envers les catégories nécessiteuses de la wilaya connaîtront une extension durant le mois de Ramadhan, a-t-on assuré à la direction de l’Action sociale de la wilaya (DAS). Plus de 28.000 couffins du Ramadhan à travers les 45 communes de la wilaya seront incessamment distribués. Une enveloppe confortable de 23 millions de DA a été retenue sur le budget de la wilaya en prévision de la mise en oeuvre de ces actions, selon les prévisions du responsable de la DAS. Ce même responsable a fait part d’une autre dotation équivalante à près de 65 millions de DA destinée à ces opérations de solidarité pilotées par les communes de la wilaya. Cette enveloppe financière s’ajoute à une autre totalisant plus de 3 millions de DA. Celle-ci représente une subvention du ministère de la Solidarité nationale. Alors qu’une autre contribution de près de 4 millions de DA constitue des dons de bienfaiteurs de la région. A ces diverses actions louables, l’on signale l’ouverture imminente de neuf restaurants de la Rahma à travers les grandes villes de la wilaya avec la contribution des communes et du mouvement associatif. La distribution de près de 30.000 repas chauds/jour et de 30.000 autres plats à emporter au profit des jeûneurs, est prévue par les organisateurs.

La DAS prévoit, en outre, l’organisation d’une opération de circoncision au profit d’un millier d’enfants de la wilaya, en plus de la distribution de 3000 aides d’un montant global estimé à plus de 9 millions de DA à des familles nécessiteuses, a-t-on ajouté. Ailleurs, le même engouement de solidarité s’empare des âmes charitables. En effet, on signale également dans la wilaya de Tizi Ouzou une opération de solidarité qui concernera plus de 18.000 familles nécessiteuses durant l’action de solidarité pendant le Ramadhan dans cette wilaya. 80 millions de DA, ont été mobilisés pour le succès de ces opérations, a annoncé la Direction de l’action sociale (DAS) au niveau de la wilaya.

Le nombre de bénéficiaires de cette action de solidarité a cependant diminué d’environ 2000 familles par rapport à celui enregistré durant le Ramadhan précédent. D’autres villes, à l’instar d’Alger, ont suivi l’exemple de Bouira, Tizi Ouzou et Oran. Partout, la campagne de solidarité a commencé à l’approche du Ramadan. En somme, les restaurants de la Rahma et les couffins du Ramadhan sont censés contourner la flambée des prix.

Source L’Expression Abdelkrim Amarni

Le Pèlerin

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6 août 2010 5 06 /08 /août /2010 08:00

Dacia Duster - Un succès planétaire

Dacia Duster 03

 

 

Depuis son lancement, le Dacia Duster s'impose comme un succès des ventes. Une réussite qui ne se dément pas sur les autres marchés européens avec l'Allemagne entre autres où il faut maintenant compter 6 mois d'attente.

Tout comme la Logan lors de son lancement, le Dacia Duster ne cesse de repousser les prévisions des ventes. On le voit en France où les délais ont atteint les six mois. De fait, les clients français qui achètent leur Duster aujourd'hui ne le recevront pas avant la fin de l'année. En Allemagne, le scénario est le même. Il faut dire que depuis le début de l'année, le constructeur a produit 17 300 véhicules. Une production qui ne suffit pas à satisfaire la demande actuelle en constante augmentation. Il faut dire que le Duster propose une alternative à tous ceux qui sont attirés par le segment des SUV sans pour autant avoir envie de dépenser une petite fortune. Malgré l'arrêt de la campagne publicitaire, le petit dernier de chez Dacia n’a pas de mal à trouver son public. Avec un tel rapport qualité/prix, le Duster n’a pas de réelle concurrence sur le segment des SUV low-cost et peut aisément se passer de publicité.

Source Le Quotidien d’Oran A.Z.

Le Pèlerin

 

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6 août 2010 5 06 /08 /août /2010 00:16

Ariège – Pyrénées – Le sel des Andalouses -

Signature de livres par Maurice Calmein, le 

 mardi 17 août 2010
 

 

Maurice Calmein, Ariégeois né en Algérie et ancien maire de Caussou, dédicacera son livre « Le sel des Andalouses », un roman émouvant sur l’Algérie d’hier et d’aujourd’hui, le mardi 17 août de 15h à 18h30 dans le cadre des Mardis du Musée paysan de Niaux (Haute Ariège).

Préfacé par l’écrivain algérien Boualem Sansal, ce roman met en scène le parcours initiatique d’un homme ordinaire que le destin va extraire de sa morne existence parisienne de journaliste politiquement correct pour le conduire de l’autre côté de la mer, et notamment à Oran, à la rencontre de ses origines. Plongé au cœur d’événements qui secouent la Kabylie, Marc, fils de Pied Noir, tombe amoureux de Myriam la Kabyle et leurs destins s’en trouveront bouleversés.

Un livre sur l’Algérie enfin libéré des tentations idéologiques, qui offre une approche originale, non conventionnelle, mais aussi de nombreuses références historiques, et qui devrait faire réfléchir des deux côtés de la Méditerranée.

« Le sel des Andalouses », 215 pages, Ed. Atlantis, 20 €.

Le Pèlerin

 

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5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 23:17

Algérie - Les droits de la femme entre théorie et pratique

salon beauté

 

A l'occasion de la journée mondiale des droits de l'homme, le conseil scientifique des services de l'enseignement du Coran, dépendant de la direction des affaires religieuses de la wilaya de Constantine, a organisé à Dar El Imam, et pour la première fois, un séminaire en direction des femmes sur «la femme, ses droits et ses devoirs dans l'islam». Le séminaire a été animé par des enseignants conférenciers des deux universités (Emir Abdelkader et Mentouri) ainsi que par des mourchidates.

Selon l'organisatrice dudit séminaire, «celui-ci s'est déroulé un peu avant la journée mondiale des droits de l'homme, fêtée le 5 août de chaque année, en raison du fait qu'il s'inscrit dans un cycle de rencontres traitant du même thème. En effet, depuis le début du mois en cours, des halaqat ont lieu au niveau de plusieurs mosquées de la wilaya, autour des questions des droits et des devoirs de la femme dans l'islam». Et notre interlocutrice d'indiquer que «ces regroupements de femmes autour de leurs droits, qui ne manquent pas dans l'islam, mais dont cependant dans la pratique de tous les jours, elles s'en trouvent privées, se poursuivront jusqu'à la date de célébration de la journée des doits de l'homme du 5 août».

Ainsi, si toutes les interventions du séminaire ont relevé la consécration des droits à la femme par la sainte religion, il n'en reste pas moins qu'elles ont en même temps insisté pour montrer que les privations en la matière touchent aussi bien la femme au foyer que la femme qui travaille. En effet, selon une enseignante, «il s'agit surtout de bannir tout manichéisme dans ce domaine». Et celle-ci d'expliquer que «contrairement à certaines idées reçues, la femme qui travaille par rapport à celle dite au foyer n'est forcément pas à l'abri de privation de ses droits.

Nous recevons beaucoup de plaintes de femmes, qui si elles ont de la chance, disent-elles, d'avoir un boulot et de pouvoir ainsi sortir et s'épanouir, il n'en demeure pas moins que par ailleurs elles souffrent de restrictions à leurs droits en général et à ce droit de travailler aussi».

Ces restrictions et atteintes sont le fait de l'employeur, du frère ou du mari. Par exemple, pour ce qui concerne ce dernier, il accepte que son épouse travaille, mais lui confisque tout son salaire. D'autres violations de droits d'égale importance sont le fait de l'employeur ou des membres de la famille. Ce que nous essayons d'apporter comme conseil, «c'est la bonne conduite malgré tout, avec respect des canons de la morale et des préceptes de la religion, qui ne peuvent être que des atouts dans ces situations», conclut notre vis-à-vis.

Source Le Quotidien d’Oran A.E.A.

Le Pèlerin

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5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 23:02

Algérie – Cherchell - De l'antique Césarée à Bilad Eshâm

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La randonnée a conduit, en ce dimanche estival, le quatuor d'amis sur la côte cherchelloise à Messelmoun. A quelques encablures de la hideuse centrale électrique du même nom, qui rogne le rivage, on bifurque à droite. Une piste chaotique, mène sur quelques dizaines de mètres vers le repaire de D. Abdelkader. Le mot n'est pas fort, s'agissant d'un ancien marin qui connaît aussi bien le détroit du Bosphore que la Baltique ou la mer du Nord. Il a «galéré» par tous les temps sur son patrouilleur. A la retraite, il s'est trouvé un gite pour monter pierre par pierre ce mas, véritable coin de paradis. Le lieu que ceint une basse clôture en pierre de taille, n'est pas ouvert aux quatre vents ; une grande grille en contrôle l'accès. Une aire de stationnement, dans laquelle étaient parqués plusieurs véhicules, annonce déjà l'espace privé. A gauche, se trouve le bâtiment à deux niveaux, apparemment, en voie de finition. Le maitre des lieux en tenue de travail, se présente à nous, affable, il tend la main en guise de bienvenue et nous guide vers une table de jardin, flanquée de bancs en céramique. Plusieurs tables disposant chacune d'un barbecue, sont placées ça et là, au gré de l'ombrage d'acacias. Elles offrent chacune, un coin de convivialité aux visiteurs pour dresser leur propre table. La restauration collective qui prévoit déjà 150 places, sera incessamment inaugurée. Selon Kader, le patron, le gite prévoit douze chambres avec les commodités d'usage. Fier de son fief, cet ancien officier de la marine nationale, a jeté son dévolu sur cet endroit inculte et balayé par les vents pour en faire une station balnéaire à dimension humaine. Il opte plus sur les atours naturels que sur les équipements hôteliers. Chahuté, le terrain de moins d'un hectare dévale en pente jusqu'à la mer. La vue sur 180° est saisissante, la Grande Bleue ce jour là, était dans son sublime azur. La roche polie par le ressac, offre plusieurs options, soit pour piquer d'une tête soit s'immerger partiellement comme dans une «guelta» champêtre.

Là, le fond émeraude est visible et l'écume blanche des vagues invite au contact. Après avoir raconté sa galère maritime, Kader raconte le «Veau marin» ainsi a-t-il dénommé son domaine ; il a choisi la proximité de la mer pour ne pas perdre, probablement, le pied marin. Enfant de Sidi Ghilès, Novi pour les anciens, il a eu toutes les peines du monde dit-il pour «s'incruster» à cet antique rocher. Il le rappelle d'ailleurs, par le placement judicieux de quelques pierres lapidaires d'une vielle bâtisse romaine ou phénicienne. Respectueux de la nature, il creuse dans la roche une fosse septique de 45 m3 . L'alimentation en eau est assurée par un fonçage de puits de 9 mètres de profondeur. Son eau claire, proviendrait d'une source locale appelée «Thala Ouzers», la «fontaine d'argent» en tamazigh. Son jardin comporte plusieurs essences végétales, du rustique olivier au figuier à vingt variétés de figues au palmier et au cognassier. Il a réussi le défi de planter une vingtaine de majestueux bel ombra, qui se trouve sur la place publique de Cherchell. L'énergie électrique fournie par l'entreprise nationale, connaît un premier flop. Le transformateur acquis pour 250.000 Da est grillé dès sa mise en service. Il en fera seul les frais. Sa deuxième tentative au prix de 600.000 Da est, enfin fructueuse. Il rappelle, non sans fierté, qu'il avait décliné l'offre de Georges Pernoud de la célébrissime émission télévisuelle «Thalassa» qui lui avait rendu visite en 2009. Celui-ci, lui proposait un peu plus tard, l'organisation d'une souscription pour lui acheter un nouvel équipement électrique de substitution. Le «nif» national, lui interdisait cette aimable offrande. Dans le registre des visites qu'il reçoit, il déroule un riche palmarès. En plus des membres de chancelleries installées à Alger, des délégations de plasticiens français, des étudiants africains et gâteau sur la cerise, une princesse saoudienne ont déjà visité son havre. Sa parfaite maitrise du russe, lui attire nombreux visiteurs d'origine slave. Désabusé et éreinté par la machine bureaucratique, Kader, tels les anciens navigateurs, lutte contre les vents contraires, mais dit aimer son récif. Chapeau bas, mon commandant !

Les sens gorgés d'effluves marins, nous quittons non sans regret, les lieux pour nous diriger vers l'ancienne Césarée. La cité antique, rendue grouillante par le béton envahissant des HLM et par la période estivale, tente d'avoir la tête hors de l'eau. L'arc romain de la porte de Ténès, semble geindre sous le poids des siècles et des agressions environnementales du flux routier. L'ancienne cathédrale ( mosquée actuelle) qui a conservé son style impérial, a toutefois, perdu la pureté de ses lignes par l'adjonction incongrue, d'un minaret en arrière plan ; ce qui n'ajoute rien à la sacralité des lieux.

La place des bels ombras, comporte quelques scories dans son dallage originel. La cité devrait étendre la plantation de tels arbres ornementaux, car ils tendent à l'inexorable extinction. Césarée, l'austère capitale mauritanienne connue par le «fauve» de sa pierre ou le blanc de son marbre, ne peut s'y faire avec le vert pistache ou le bleu azuré. Un peu plus d'effort d'imagination, ne nuirait nullement à la conservation de l'histoire commune. Ne prêtons pas le flanc à ceux qui nous avilissent, au rang de primitifs incultes. La délectation d'un créponné au citron de la crémerie «Brahem» est un rite citadin de Cherchell ; notre cicérone nous y invite aimablement. Notre destination finale sera évidemment la bibliothèque municipale, où nous y étions invités, pour une séance de vente dédicace organisée par Kamel Bouchama pour son dernier-né : les Algériens de Bilad Ec Sham. M. Bakhti , directeur de la bibliothèque municipale refaite à neuf, reçoit ses hôtes avec un large sourire et leur fait visiter d'abord son «antre». Il ne manquera pas de rappeler que ces lieux avaient abrité, pendant longtemps, le tribunal de la ville. De configuration quadrilatérale, l'actuelle bibliothèque qui devait être une ancienne maison de maitre, est centrée par un large patio entouré de colonnades à arceaux. La tuilerie déclive vers l'intérieur, ne peut être que d'inspiration architecturale arabo andalouse. La Reconquista a jeté beaucoup de transfuges sur les côtes algériennes, dont celle de Cherchell notamment. Le prélude musical à la guitare de quelque «rasd» exécutés par Yacine, mettait les convives dans le bain culturel.

Après quelques phrases introductives, le conférencier entrait de plain-pied dans le vif du sujet. Le geste déclamatoire et le ton clair de la voix, donneront pendant près de 90 minutes un moment de réel plaisir à l'ouïe attentive. Parmi l'auditoire, se trouvaient le Chef de daira et le maire de la cité ; ils se confondaient avec le public. De Sidi Boumédiene à l'Emir Abdelkader, le survol de l'histoire nationale semblait trop court.

Les jeunes, notamment les étudiantes, étaient comme «momifier» par le verbe qui virevoltait entre la syntaxe d' El Maari et celle de Flaubert. Cette nation dira-t-il, a engendré des hommes et des femmes dont beaucoup de pays ne peuvent se targuer d'avoir engendré. Sidi Boumédiene, enfant de Séville et Tlemcénien d'adoption était un monument de l'érudition religieuse soufie. Illustre enseignant à l'académie médiévale de Bejaia, il aura consacré sa vie durant à la cause de l'Islam, mis en danger par les croisades. Il répondra à l'appel de Salah Eddine El Ayoubi en 1187. Il perdra le bras gauche lors de la 3è Croisade menée par Richard 1 er d'Angleterre dit «Cœur de lion». La colonie algérienne sera constituée d'hommes de foi, de lettres, de paysans et d'artisans. Le point de départ, en sera cette expédition. Elle occupera à El Qods, «Bab El Maghariba» où Salah Eddine leur offrira un bien «habous» constitué d'une maison et de 5 échoppes. Depuis lors, les Algériens ont érigé une vingtaine de villes et de villages en Galilée, à Tibériade et au Golan. Au nombre de près de 1 million d'âmes, ils seraient de 600.000 pour la seule Halab «Alep».

Ils ont conservé leurs attaches culturelle et linguistique. Ceux de descendance amazighe, ont conservé la langue classique, c'est-à-dire, celle qui ne comporte aucune intrusion linguistique étrangère. Faisant appel à des références documentées, l'orateur ne laissera aucun répit à l'auditoire, en l'inondant d'informations aussi surprenantes, les unes que les autres.

A sa libération de la forteresse d'Ambroise, l'Emir Abdelkader avait opté de séjourner en Turquie. Il y séjournera pendant deux ans pour jeter son dévolu en définitive, pour ce qui est connu aujourd'hui comme la Syrie. Reçu par la foule comme un véritable héros national, il marquera de son empreinte la vie de tout le Moyen Orient arabe. Ses discours religieux, étaient suivis par les exégètes affirmés. Le Khedive d'Egypte, lui-même, l'aurait consulté avant le creusement du Canal de Suez. C'est dire toute la considération vouée à cet illustre combattant doublé d'un érudit. Il a été tout aussi grand dans sa longue lutte que dans son abdication. En abdiquant, il faisait un acte de foi en épargnant «l'holocauste» à son peuple, écrasé par une machine de guerre disproportionnée en nombre et en outils de guerre. Humaniste et tolérant, il fit tout de même reculer l'occupation armée de la Syrie de 60 ans. A l'approche des 97 navires de guerre français dans la rade de débarquement en 1860, il se présentera à la capitainerie pour lancer un ultimatum aux forces coloniales, soit pour se retirer soit pour périr. Il leur signifiait, qu'il disposait présentement d'une armée aguerrie, pour détruire toute leur belliciste armada. Et ce n'est qu'en 1920 que l'occupation fut effective, bien après la disparition de l'Emir.

L'orateur, parlera abondamment de la descendance d'Abdelkader Ibn Mohieddine El Hassani El Djazairi. Elevée spirituellement dans l'honneur et le bon droit, ces fils firent de la cause arabe, leur propre cause. L'histoire de l'Insurrection de 1971 de Cheikh El Haddad et d'El Mokrani, élude celle de l'Emir El Mohieddine qui soutenu par Bennacer Benchohra levait une armée au Souf livrant bataille aux forces coloniales à Tebessa, Chrèa et Meskiana. L'Emir Ali, bien avant Omar El Mokhtar, menait bataille contre les Italiens en Tripolitaine. L'Emir Abdelmalek menait sous la bannière ottomane sa bataille du Rif bien avant EL Khatabi. L'Emir El Hachemi quant à lui, préféra à la fin de sa vie se retirait à Bou Saâda où il y est enterré. Son fils Khaled sera l'un des précurseurs de la lutte politique en initiant la création de l'Etoile nord africaine (ENA). Il pensait déjà à une action commune maghrébine dans la lutte anticoloniale. L'Emir Said constituait en 1918, le premier gouvernement syrien. Emaillé d'anecdotes, le récit se déroulait comme un conte ; l'auditeur en «lévitation» était comme sustenté sur quelques 6è siècles de son histoire qu'il découvrait soudain. Il est certain que l'orateur avait et l'art et la manière pour rendre l'histoire, généralement rébarbative, une Iliade homérique. La descendance féminine de l'Emir, n'en était pas moins engagée dans le sillage du patriarche. La princesse Amal, sa petite fille, étudiante studieuse à Cambridge et camarade d'Indira Gandhi fit preuve d'audace en abordant le président Nehru en visite d'Etat en Syrie. Elle demandait ni plus ni moins de soutenir le peuple algérien dans sa lutte contre l'occupant. L'affaire était conclue au moment du toast présidentiel. Mohamed Tajeddine El Hassani, issu de la communauté algérienne, a été président de la République syrienne entre 1941 et 1944. Il détenait ainsi le record de longévité présidentielle quand les mandats étaient écourtés à 6 mois. De grands noms dans le monde des sciences marquèrent durablement l'histoire du Ec Shâm, Jaoudat Mohieddine fut cet émérite mathématicien qui de retour de la Sorbonne revivifia, les mathématiques arabes pour les inscrire dans la modernité. Le plus grand lycée de Damas, porte jusqu'à ce jour son nom. Merci Si Kamel pour ce trophée de voyage, vous auriez pu vous contenter du douillet de la chancellerie et des apparats du titre.

Source Le Quotidien d’Oran Farouk Zahi

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