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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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6 juillet 2010 2 06 /07 /juillet /2010 23:11

Algérie - Wilaya de Bouïra: Patrimoine archéologique à l’abandon

environs-de-bouira.jpg

 

 

Le riche patrimoine matériel dont dispose la wilaya de Bouira, notamment celui ayant trait à l’antiquité, aurait connu un bien meilleur sort depuis longtemps tant on l’aurait soustrait de l’oubli.

Mais, la réalité des faits est tout autre car des parties entières du passé lointain de la région sont effacées alors que d’autres risquent de l’être si la passivité et l’inertie de ceux qui sont censés « sauver les meubles » persistent. Pour preuve, le mausolée d’El Hakimia, dans la daïra de Sour El Ghozlane, est, comme tant d’autres, dans un état de dégradation avancé. Ce monument funéraire, datant de l’époque numide peut être préservé et restauré car l’intérêt que suscite ce tombeau est d’autant plus important qu’il constitue une énigme quant à l’origine de cet édifice. Dans la même région, une autre trace de notre riche patrimoine est en voie de disparition : l’Aqueduc de Sour El Ghozlane, qui est situé à environ 2 km à l’ouest de la ville.

Ce canal, lui aussi, est dans un état lamentable. Il serait composé de 7 arcs qui traversaient l’oued de la région d’El Aqouas et l’eau qui y est acheminée, du fait de son abondance, aurait servi à la consommation domestique et à l’irrigation. Le Mur de la ville de Sour El-Ghozlane, ville intra-muros, est l’un, pour ne pas dire le seul site archéologique qui a résisté au temps et à la main destructrice de l’homme dans son désir fou de pillage et mais aussi d’agrandissement de la cité. D’autres traces telles que les stèles et autres inscriptions épigraphiques des ères romaine et numide ainsi que des ouvrages de décoration (mosaïque) ont pu être récupérées, dans un état de dégradation avancé, et sont, pour l’instant, posées à l’entrée de la ville de Sour El-Ghozlane, dans la pépinière et dans le jardin situé face au siège de la daïra. Et dire que ces « tranches » de notre culture sont classées patrimoine national depuis 1967 ! Non loin de cette ville, une autre localité porte le témoignage ancestral. Il s’agit d’El Hachimia où plusieurs ruines datant de l’époque romaine ont été découvertes, notamment du côté de Aïn Hazem.

Un peu plus bas, plus précisément à Oued El Berdi, les restes d’un barrage antique en maçonnerie ont été également trouvés au lieudit Oued Tessafine. Cet édifice devait servir pour l’irrigation des terres situées sur la rive gauche de la région. A l’est de Bouira, d’autres vestiges, restes d’une enceinte et des puits datant de l’invasion romaine, jonchent encore le sol de Thachachith dans la commune d’El Adjiba. Selon le directeur de la culture de Bouira, une enveloppe de 1,5 milliard de centimes a été allouée pour le lancement d’une étude pour le site en question. A Bouira, chef-lieu de la wilaya, l’exemple le plus frappant en matière de laisser-aller dans tout ce qui concerne la civilisation et le passé culturel est le Fort turc, appelé également Bordj Hamza, datant de l’époque de l’empire ottoman, situé à Draâ El Bordj. Cet édifice, dont un pan subsiste encore, avait été squatté par des citoyens, des années durant, pour en faire leur lieu de résidence. Le nouvel intérêt, quoique tardif, accordé à ce site historique a fait que les pouvoirs publics avaient évacué manu militari les occupants et clôturé l’enceinte. Mais, les dégâts et le gâchis sont là et il faudra une bonne dose de volonté pour le restaurer. Tout compte fait, même si au niveau de la direction de la culture, l’optimisme, quant à la rénovation et à la restauration des sites archéologiques, est de mise, force est de constater que leur préservation et leur prise en charge d’une manière sérieuse tarde à se matérialiser d’une manière efficiente. Le même responsable a évoqué le manque criard des bureaux d’études spécialisés. Selon lui, l’étude faite pour le Fort turc a duré plus de deux ans.Notons, que seulement 63 bureaux d’études spécialisés dans la restauration des sites historiques existent en Algérie. A force de dédaigner et de tourner le dos à tous ces vestiges témoins, on finira par se rendre compte que la plupart des repères, qui font la fierté de l’histoire et de l’authenticité d’une nation, se sont effacés. Et ce sera vraiment dommage.

Source El Watan B.M.

Le Pèlerin

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6 juillet 2010 2 06 /07 /juillet /2010 23:06

Votre pénis a-t-il une taille normale ?

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Votre pénis a-t-il une taille normale ? Rassurez-vous, messieurs, les médecins effectuent des mesures très sérieuses ! Tous les chiffres avec, cerise sur le gâteau, un classement par nationalités !

1. La taille du pénis en Corée

6,9 cm au repos et 9,6 cm en érection !

Même avec des mensurations relativement humbles, la moyenne coréenne reste suffisante pour honorer toutes les femmes ! Le point G par exemple, se trouve à 8 cm de l’entrée vaginale ! Rassuré ? 2. La taille du pénis en Inde

10,2 cm en érection !

10,2 cm en érection, c’est pas mal, et surtout ça ne gâche rien ! N’oublions pas que l’Inde est le berceau du tantrisme, cette discipline issue de l’hindouisme qui vise en partie à combler sexuellement la femme…

3. La taille du pénis en Grèce

10,48 cm à 13,88 cm… au repos !

Est-ce parce que dans la Grèce antique, un homme viril devait être doté d’un petit sexe (pour Aristote, un organe trop long était même synonyme de stérilité) ? En tout cas, nous ne disposons à l’heure actuelle d’aucune mesure de pénis grec en érection ! On sait seulement qu’au repos, il mesure entre 10,48 cm et 13,88 cm !

4. La taille du pénis en Arabie Saoudite

10,8 cm à 14 cm en érection !

A la différence des Grecs, il semble que les médecins saoudiens ne tiennent compte que des mensurations en action ! Qu’ils se rassurent ! Si malgré ce subterfuge, ils sont loin du centimètrage affiché par certains acteurs de films X (parfois plus de 30 cm !), il n’y a pas de quoi de s’inquiéter ! Les mensurations de ces comédiens sont hors norme !

5. La taille du pénis au Venezuela

9,5 cm au repos et 12,7 cm en érection !

Les Vénézuéliens sont les moins bien placés du classement en Amérique du Sud… Et pourtant, pas de quoi s’inquiéter là encore ! Non seulement ces mensurations suffisent largement à stimuler n’importe quel point G, mais la plupart des femmes accordent une très grande importance aux préliminaires…

 

6. La taille du pénis aux Etats-Unis

8,8 cm au repos et 12,9 cm en érection !

Les Américains l’emportent sur les Vénézuéliens d’une très courte tête ! Et ce ne sont pas les travaux qui manquent pour le démontrer !

7. La taille du pénis au Japon

8 cm au repos et 13 cm en érection !

Treize centimètres en érection, ça commence à faire ! Les Japonais ont donc des mensurations légèrement supérieures aux autres Asiatiques du classement, les Coréens… Ceci dit, nos chiffres ne prennent pas en compte la circonférence qui, elle aussi, a son importance !

8. La taille du pénis en Espagne

13,58 cm en érection !

Comme les Saoudiens, les Espagnols ne s’intéressent pas aux mensurations du pénis moyen hispanique au repos ! Ce biais statistique ne leur permet cependant pas d’égaler le centimètrage français !

Suspens…

9. La taille du pénis en Colombie

8,95 cm au repos et 13,9 cm en érection !

Aux yeux de beaucoup d’hommes, évidemment, près de 14 cm, c’est déjà pas mal ! Pourtant, aujourd’hui encore, chez les Indiens colombiens, seuls les hommes dont le sexe a "la taille d’un colibri" jouissent d’un statut socialement valorisant…

10. La taille du pénis au Chili

14 cm en érection !

Les médecins chiliens ne s’intéressent qu’aux mensurations en érection… Ils n’ont peut-être pas tort… La taille au repos n’a aucun rapport avec celle en action et ne laisse présager d’aucune performance !

11. La taille du pénis en Allemagne

14, 48 cm en érection !

Même si cette taille peut paraître très respectable, voire enviable pour bien des hommes, et même si les Allemands sont en général plutôt grands... n’allez surtout pas en tirer de conclusion hâtive. Il n’existe aucune corrélation entre les mensurations péniennes et celles du reste du corps !

12. La taille du pénis au Brésil

14,5 cm en érection !

Les Brésiliens sont largement au-dessus de la moyenne des participants de ce classement ! Elle se situe à 12,8 cm. Ils ont donc 1,7 cm de bonus !

13. La taille du pénis au Mexique

14,9 cm en érection !

Bien placés les Mexicains ! Loin devant les Américains… mais leurs mensurations sont quand même inférieures à celles des Italiens !

14. La taille du pénis en Italie

10 cm au repos et 15 cm en érection !

Leur réputation de latin lover serait-elle fondée ?! Avec 15 cm en érection, les Italiens atteignent le sommet du classement… Juste en-dessous des Français !

15. La taille du pénis en France

12 cm au repos et 16 cm en érection !

Et non, vous ne rêvez pas, les Français sont les mieux placés du classement ! Encore une fois, ces mensurations avantageuses ne font pas la qualité des amants… mais qu’importe, si cela peut vous permettre de prendre ou de garder confiance en vous, messieurs !

 

Source medisite

Le Pèlerin

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6 juillet 2010 2 06 /07 /juillet /2010 17:51

Equipe de France: Laurent Blanc, la rupture est en marche laurent-blanc.jpg

 

 

 

 

Ci dessus Laurent Blanc, ci-dessous son palmarès,

 

 

Laurent-blanc-palmares.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

Laurent Blanc a exposé mardi les grandes lignes de son programme pour l'équipe de France, souhaitant marquer une rupture avec son prédécesseur Raymond Domenech (jeu, staff, communication) tout en se voulant souple sur le sort des leaders discrédités par le fiasco du Mondial.

 

Quatre jours après l'officialisation de sa nomination à la tête des Bleus, le "Président" a pu mesurer l'attente et les espoirs que son arrivée suscite au sein d'un football français encore sous le choc après la désastreuse campagne sud-africaine de sa sélection.

 

 

Une centaine de journalistes, des employés ou dirigeants de la Fédération, ou les deux patrons du football professionnel (Frédéric Thiriez) et amateur (Fernand Duchaussoy) avaient ainsi pris place dans l'auditorium de la FFF pour écouter les premiers mots de Laurent Blanc sélectionneur.

 

 

D'emblée, l'ancien entraîneur de Bordeaux (2007-2010) est revenu sur l'épisode le plus marquant de la Coupe de monde côté français: la grève de l'entraînement, le 20 juin, et ses éventuelles conséquences.

 

 

"Je ne peux pas faire comme s'il ne s'était rien passé, a-t-il déclaré. J'ai été déçu par le bilan sportif mais j'ai été surtout indigné par certains comportements. J'intégrerai ces éléments dans mes analyses et réflexions."

 

 

Une chose est sûre: Blanc n'est visiblement pas prêt à se montrer aussi radical que son ex-coéquipier Lilian Thuram, qui avait affirmé vendredi que Patrice Evra, capitaine des Bleus au Mondial, ne devait plus jamais porter le maillot de l'équipe de France.

 

 

"Les joueurs ont leur part de responsabilité mais ce n'est pas à moi de dire s'il y aura des sanctions, a-t-il souligné. Je ne suis pas devenu sélectionneur pour être le Père Fouettard de l'équipe de France. Mon problème, c'est de faire la meilleure équipe avec les meilleurs joueurs possibles et d'essayer de leur inculquer le meilleur état d'esprit."

 

 

Evra ou Ribéry et Abidal, les autres meneurs, peuvent donc théoriquement se rassurer, même si Blanc pourrait fort bien sacrifier l'un ou des membres de ce trio sur la seule foi de "sanctions sportives".

 

 

"Peut-être que des joueurs présents en Afrique du Sud ne seront pas dans ma liste (pour le premier match amical en Norvège, le 11 août), parce que ce ne seront pas les meilleurs à leur poste", a-t-il expliqué. D'ailleurs, il a avoué n'avoir encore aucune idée de l'identité de son futur capitaine. Evra appréciera.

 

 

Blanc, s'il se refuse à faire "table rase du passé" en ce qui concerne les joueurs, a en revanche bien l'intention de changer en profondeur le mode de fonctionnement de la sélection.

 

 

Certes, le patron des Bleus, qui sera assisté de son fidèle adjoint Jean-Louis Gasset, doit encore peaufiner la composition de son staff technique et médical. Mais avec les retours de Henri Emile (coordinateur sportif) et de Philippe Tournon (chef de presse) ou le maintien d'Alain Boghossian (entraîneur adjoint), Blanc affiche clairement sa filiation avec la génération 98, celle que Domenech avait voulu écarter de l'équipe de France en 2004.

 

 

Marino Faccioli, ancien directeur général de Lyon, sera "directeur administratif" et aura donc un rôle de manageur général, à l'image de ce qui se pratique en sélection allemande avec Oliver Bierhoff.

 

 

Pour ce qui est du jeu, Blanc a dit vouloir rester fidèle à ce qu'il avait mis en place à Bordeaux, avec une équipe "qui maîtrisera le plus possible ses matches et imposera sa façon de jouer à l'adversaire". Une véritable révolution par rapport à l'ère Domenech.

 

 

Il lui faudra aussi restaurer une image délabrée et en finir avec une équipe de France "vivant en vase clos, coupée du monde extérieur". Vaste chantier.

 

 

Source L’internaute Actualités

 

 

Le Pèlerin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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6 juillet 2010 2 06 /07 /juillet /2010 15:25

Egypte - Visite de Moubarak à Alger: La presse égyptienne n'a pas oublié «sa défaite»

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La visite «amicale et de courtoisie» du président Moubarek, hier à Alger, fait les choux gras de tous les titres de la presse du Caire. On y souligne que Hosni Moubarek est venu présenter ses condoléances au président Bouteflika et que c'est le premier déplacement depuis «la crise footballistique» de novembre dernier.

La presse cairote se demande si cela va dégeler les relations bilatérales et elle revient longuement sur la «crise footballistique», souvent en soufflant sur la braise. El Masri El Youm choisit de prendre l'angle des «frères Bouteflika» pour traiter la visite de Moubarek à Alger. Pour ce quotidien, «Saïd a mené la campagne d'escalade contre l'Egypte… et le décès de Mustapha contribue à apaiser l'atmosphère». «C'est le décès du docteur Mustapha Bouteflika, vendredi dernier, qui est venu imposer une nouvelle réalité moins crispée dans les relations égypto-algériennes après le déplacement du président Hosni Moubarek pour présenter ses condoléances à son homologue, à l'occasion de la première visite en Algérie depuis la crise politique de novembre dernier», écrit El Masri El Youm.

«El Masri El Youm» poursuit sa guerre

Il attribue cette crise «à des accusations mutuelles d'agressions des deux équipes par les publics des deux pays» lors des éliminatoires de la Coupe d'Afrique et du monde 2010. Ce journal, représentatif d'une presse égyptienne présumée «people» affirme que l'une des causes de cette situation est «l'autre frère du président, Saïd». El Masri El Youm ravive la tension en affirmant qu'il aurait contribué à «l'escalade des agressions contre les intérêts et les ressortissants égyptiens en Algérie, ainsi que contre les supporters qui ont accompagné l'équipe égyptienne à Oum Doumrane». C'est trop pour un seul homme, serait-on tenté de dire.

El Masri El Youm en rajoute une louche en affirmant que le bras médiatique de Saïd Bouteflika «est le journal Echorouk El Yaoumi… dont il est un des financiers» (sic). Ce support papier du bord du Nil revient sur les péripéties de la fin de l'année dernière en concluant que le 25 novembre dernier un certain Djamel Abou Daïf, spécialiste en droit pénal, a saisi un procureur général nommé Abdelhamid Mahmoud contre Saïd Bouteflka, l'accusant d'être «responsable de tous les évènements de destruction et de violence dont a été victime le public égyptien après la rencontre de Khartoum».

«L'Egypte ne se rabaisse pas»

Ce n'est pas du côté de El Masri El Youm qu'il faut chercher un discours d'apaisement. D'ailleurs, d'autres articles soulignent que «les partis et les forces politiques divergent sur le sens à accorder à la visite de Moubarek en Algérie». Il se fait l'écho des «têtes dures» égyptiennes, tel que le conseiller du parti gouvernemental Wafd Mustafa Taouil, qui estiment en substance que l'Egypte n'est pas responsable de ce qui est arrivé en novembre dernier et que «l'Egypte est un grand pays qui ne se rabaisse pas».

Le quotidien Al Shaab, par contre, positive la visite à Alger du Raïs égyptien. Il met en valeur le fait que les presses égyptienne et algérienne se soient retrouvées côte à côte. En même temps, il cite l'ex-ambassadeur d'Egypte à Alger, Abdellah El Achghal, qui affirme que «cette visite montre que l'Egypte est soucieuse de la restauration des relations entre les deux pays», tout en estimant «que la partie algérienne doit accomplir un pas similaire».

L'institutionnel Al Ahram, de son côté, n'a pas versé dans le «peoplisme» d'El Masri El Youm. Le doyen de la presse égyptienne, qui se fait l'écho de la position étatique, a centré sa Une sur l'accueil favorable réservé par la presse algérienne à la visite du président Moubarak. A l'évidence, on retrouve - comme le Quotidien d'Oran le signalait hier - une perception étatique soft des relations entre les deux pays, somme toute naturelle. Les Etats peuvent s'arranger mais pas forcément les opinions qui n'oublient pas ce qui s'est passé. Il est vrai, comme en est encore l'expression concrète aujourd'hui El Masri El Youm, qu'une presse de caniveau a contribué à creuser un fossé entre les peuples algérien et égyptien et qu'il faudra beaucoup de temps pour le combler. Une visite «d'amitié et de courtoisie», seule, ne suffira pas.

Source Le Quotidien d’Oran Oualid Ammar

Le Pèlerin

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6 juillet 2010 2 06 /07 /juillet /2010 15:22

Algérie - Commentant la visite de Moubarak à Alger - La presse et les politiques égyptiens sobres

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Ils étaient unanimes à dire que l’objectif de ce voyage à Alger dépasse de très loin celui annoncé par la présidence égyptienne.

La visite effectuée avant-hier en Algérie par le président égyptien, Hosni Moubarak, a suscité des réactions diverses dans les milieux égyptiens. Le motif de la visite a fait l’objet de lectures différentes. La presse égyptienne et les acteurs politiques de ce pays étaient unanimes à dire que les raisons de ce périple d’Alger dépasse de très loin l’objectif annoncé par la présidence égyptienne, à savoir «présenter les condoléances» au Président Abdelaziz Bouteflika à la suite du décès de son frère, feu le Dr Mustapha Bouteflika. Les plumes égyptiennes estiment que «le geste» du raïs contribuera à l’apaisement des relations tenues entre les deux pays, au lendemain des événements du Caire, le 14 novembre de l’année dernière, lorsque les joueurs algériens de football ont été agressés par les supporters égyptiens. Pour la presse du côté du Nil, l’occasion s’est présentée pour l’Algérie et l’Egypte d’enterrer la hache de guerre et réchauffer les relations entre les deux pays. «Moubarak en Algérie pour présenter ses condoléances à Bouteflika dans le but de dégeler les relations entre les deux pays», a titré à la Une, le journal arabophone Al Masry. Ce journal a tenu à mettre en exergue que l’Egypte veut, à travers la visite de son président, prendre l’initiative de mettre fin au gel qui caractérise les relations algéro- égyptiennes. De son côté, le journal al Shaâb, a qualifié cette visite de symbolique dans la mesure, écrit-il, où elle est la première du genre depuis le conflit de l’année dernière. Ce même titre est revenu sur la dernière rencontre de Nice, lors du Sommet France-Afrique, entre les deux présidents. Al Gomhuria est revenu, quant à lui, sur les dossiers «d’intérêt commun» abordés par les deux présidents et relatifs au «questions arabes et africaines».
«Le président Moubarak a approfondi ses discussions avec son homologue algérien sur les questions arabes, africaines ainsi que sur l’élargissement du Conseil de sécurité et les questions d’intérêt commun entre les deux pays.» Idem pour le journal El Ahram qui s’est uniquement contenté de rapporter le déplacement du président égyptien en Algérie. «Moubarak en Algérie pour présenter ses condoléances au Président Bouteflika», a titré le journal à grand tirage. D’autres journaux sont allés «sonder» les lectures des partis politiques égyptiens sur cette visite «inattendue». Certains leaders politiques ont dénoncé cette visite en expliquant qu’à travers ce déplacement du raïs à Alger, l’Egypte tente de satisfaire l’Algérie. «Si le président Moubarak tente à travers cette visite de satisfaire l’Algérie, ça serait une grosse erreur, car nous, Egyptiens, sommes une grande nation», a commenté Mustapha Touil, président d’honneur du parti Elwafed, dont les propos ont été rapportés par le quotidien Al Masry. Pour le porte-parole du Parti du rassemblement, Nabil Zaki, cette visite se veut comme un signe fort de la part du président égyptien qui souhaite dépasser le contentieux entre les deux pays et renforcer les relations bilatérales.
Ossama Ghezzali, président du Front démocratique, estime, de son côté, que le président essaie de calmer les esprits et effacer les séquelles laissées par la dernière crise entre les deux pays. Quant au président du parti nasseriste, il estime cette visite très tardive, car, explique-t-il encore, le président égyptien aurait dû faire ce déplacement depuis bien longtemps afin de prouver qu’il ne s’agit que «d’une tempête d’été» déjà dépassée.
Dans l’ensemble, la presse et les hommes politiques égyptiens inscrivent cette visite dans le cadre de la diplomatie à travers laquelle Hosni Moubarak a pris une initiative louable en essayant «de panser les blessures». Dans un autre sillage, les médias du Nil ont salué la réaction de la presse algérienne à ce geste. De nombreux titres ont repris les articles de presse publiés dans les quotidiens nationaux parus hier.

Source L’Expression Tahar Fattani

Le Pèlerin

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6 juillet 2010 2 06 /07 /juillet /2010 15:07

Algérie - Equipe nationale : L’Italie, l’Angleterre et le Japon au menu ?

algerie CAN 2010

 

Depuis son parcours honorable effectué lors du Mondial sud-africain et compte tenu également des énormes progrès réalisés ces deux dernières saisons, la cote des Verts ne cesse de grimper.

La qualité de l’effectif et la rigueur tactique des Fennecs ont surpris plus d’un à tel point que de nombreuses équipes et non des moindres veulent se frotter avec les Ziani and co.

Selon une source proche de la FAF, cette dernière aurait reçu dernièrement trois invitations émanant des fédérations italienne, anglaise et japonaise de football pour solliciter un match amical de leurs sélections nationales respectives face à l’Algérie.

La Squadra Azzurra par le biais de la FIGC (Fédération Italiana di Gioco Calcio) aurait même proposé selon la même source d’organiser une rencontre en Italie tout en s’occupant de la prise en charge totale de l’équipe algérienne pendant son séjour en terre italienne. Cependant, du côté de Dély Ibrahim, on ne s’est pas encore prononcé.

On attend sans doute que les choses soient claires au niveau de la barre technique des Verts, autrement dit, la nomination d’un nouvel entraîneur ou la reconduction de Saâdane pour étudier soigneusement toutes ces propositions et prendre une décision à ce sujet.

En tout cas, une chose est sûre : se mesurer à de tels sparrings-partners ferait beaucoup de bien à notre EN.

Source Horizons Mehdi F.

Le Pèlerin

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6 juillet 2010 2 06 /07 /juillet /2010 15:00

Algérie - 5 juillet : fête ou commémoration ?

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La commémoration de la date de l’indépendance commence à se résumer à une cérémonie de remises de grades et de distinctions aux officiers de l’ANP.

Çà et là, des communes s’imposent un cross pour les jeunes, histoire de respecter la proclamation du 5 juillet “fête de la jeunesse” et des subdivisions de partis politiques et d’associations se plient au devoir de commémoration de la lutte d’indépendance par une séance de recueillement sur le Carré local des martyrs.

Mais de fête, point. Il faut dire qu’il n’y pas de quoi pavoiser. Un demi-siècle après, notre indépendance n’est encore synonyme ni de paix ni de prospérité, ni de liberté. La mort de onze gendarmes, exécutés par les terroristes dans la semaine qui précède la fête de l’indépendance, devrait altérer les promotions proclamées à cette occasion par quelque dose d’amertume.

Au cours de la dernière cérémonie de sortie de promotion de l’Académie interarmes, juste avant les deux attentats, le chef d’état-major de l’armée insistait sur le fait que les militaires sont “fermement décidés et déterminés à mobiliser tous les moyens légaux pour détruire les groupuscules terroristes et purifier cette terre sacrée”. Mais, comme si aucun serment engageant dans la lutte contre le terrorisme ne devait être prononcé sans qu’il soit vite pondéré par un soutien à “la réconciliation nationale”, le général Gaïd Salah rappelle immédiatement aux terroristes que le choix de l’impunité ne leur est tout de même pas fermé. Que peuvent les “nouveaux moyens” tactiques promis par le chef opérationnel de l’ANP s’ils continuent à être contredits par le recul stratégique imposé par la réconciliation nationale ?

Pour couvrir une situation sécuritaire politiquement poussée au pourrissement, il ne suffira pas toujours de s’exercer à l’incantation réconciliatrice.
Si la paix n’est pas là, la prospérité non plus. Et ce n’est pas une autoroute livrée en fragments, sans même des stations-service ou un métro de Sisyphe, qui peut contredire le constat de carence en matière de développement. Et puisque le 5 juillet est aussi la fête de la jeunesse, il suffit de rappeler les vagues renouvelées de harragas pour constater que nous n’avons même pas pu entretenir l’illusion d’une issue aux plus jeunes. N’y a-t-il pas quelque malaise à fêter l’indépendance d’un pays que ses enfants fuient ?

Même le cache-misère de l’équipe nationale de football s’est évanoui. L’argent, qui a coulé autour de sa qualification, contraste avec la rigueur opposée aux revendications syndicales. Mais malgré la visite… du directeur général de Nedjma, sponsor financier et apparemment moral de l’équipe, l’aventure s’est terminée sur un de ces exploits seyants aux fausses réputations : un faux héros giflant une vraie citoyenne.

Un demi-siècle après l’indépendance, la répression et la fraude protègent encore les positions usurpées, les fortunes détournées et les faux moudjahidine. Sans paix, sans prospérité, mais aussi sans liberté : c’est peut-être pour cela que notre indépendance se commémore sans la fête.

Source Liberté Mustapha Hammouche

Le Pèlerin

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6 juillet 2010 2 06 /07 /juillet /2010 05:52

Investissement étranger en Algérie

Le 51-49% serait révisé dans la loi de finances complémentaire 2010

 

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Il y aurait une légère révision de la loi dite de 51-49% sur l’investissement étranger, incluse, rappelons-le, dans les dispositions de la loi de finances complémentaire 2009. La nouvelle loi de finances complémentaire 2010, dont la mouture finale est en préparation, apporterait un correctif à la LFC 2009, exceptionnellement dans sa mesure liée à l’investissement étranger.

Cette mesure a provoqué une espèce de décroissance sèche des investissements étrangers en Algérie, passant, d’après les dernières statistiques de l’Agence nationale de développement de l’investissement (ANDI), de 102 projets déclarés par des étrangers en 2008 à seulement 4 projets d’IDE recensés à la fin de l’année écoulée. Selon une source du ministère des Finances, il semblerait que des correctifs seront apportés à cette loi qui impose aux investisseurs étrangers de fusionner à hauteur de 51-49% avec des opérateurs nationaux.

Selon les termes de cette révision, le gouvernement « se contenterait de contrôler le budget devises des investisseurs étrangers afin qu’il soit positif, c’est-à-dire que les entrées en devises doivent être supérieures aux transferts ». L’Etat veut orienter aussi les investissements étrangers vers les secteurs productifs afin d’obliger les opérateurs à se tourner vers l’exportation. Ce sont les deux correctifs essentiels qu’introduirait le gouvernement dans la loi de finances complémentaire 2010, sous réserve que son intention de remédier à une situation « préjudiciable » soit revue à la dernière minute, dira notre source. Quoi qu’il en soit, « il y a déjà cette intention de corriger un pas de danse raté en s’appuyant sur les deux correctifs cités, mais la décision finale est négociée entre le Premier ministre et le Chef de l’Etat », nous explique notre source. Techniquement, les experts estiment aussi que la mesure concernant les participations majoritaires de l’Etat et/ou d’un partenaire national (51-49%) dans les IDE dans lesquels il offre des avantages comparatifs, à titre d’exemple, « n’aurait pas dû être incluse dans les dispositions de la LFC 2009 », car le plus important est d’avoir un budget devises positif. La raréfaction des projets d’investissement étrangers en Algérie durant l’année écoulée ne peut être donc justifiée par le recul des IDE à travers le monde.

Un recul lié aux effets d’une crise financière internationale qui a fait trembler les Etats les plus puissants, économiquement, de la planète. En Tunisie, à titre indicatif, le volume global des investissements étrangers a atteint un niveau record de 2.1 milliards de dinars tunisiens en 2009 et ce, malgré les retombées négatives de la crise financière mondiale. Au Maroc, en dépit d’un léger décroissement des investissements étrangers, le pays enregistre néanmoins une moyenne appréciable des flux de capitaux. Les IDE au Maroc en 2009 se sont élevés à quelque 20 milliards de dirhams, soit 1,8 milliard d’euros. L’Algérie, elle, n’a recensé que 4 projets en 2009 auprès de l’ANDI.

La mesure concernant la participation majoritaire de l’Etat et/ou d’un partenaire national (51-49%) dans les projets d’investissements a été évoquée lors du 5e Conseil d’association algéro-européen, tenu le 15 juin dernier à Luxembourg, ajoute notre source, précisant que l’Algérie avait laissé entendre à l’Union européenne que des mesures incitatives seront prises au profit des investisseurs étrangers. Ces nouvelles mesures auront pour but de promouvoir les exportations hors hydrocarbures de l’Algérie. C’est, en quelque sorte, le modèle tunisien qui ouvre la porte aux investisseurs étrangers, tout en leur imposant l’objectif de s’orienter vers l’exportation d’une partie de leurs produits. C’est l’assouplissement qui pourrait être donc introduit dans la loi de finances complémentaire 2010, si l’on tient compte des éléments d’information qui nous ont été fournis.

Source El Watan Ali Titouche

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6 juillet 2010 2 06 /07 /juillet /2010 05:44

Mondial 2010 - Demi-finales du Mondial 2010 : Uruguay et Pays-Bas veulent réécrire l’histoire

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Aujourd’hui et demain, tous les regards seront figés sur les demi-finales de la Coupe du Monde 2010 qui offre un plateau royal entre quatre équipes au rêve illimité.

La première demi-finale aura lieu ce soir (à 19h30) au Cap entre les Pays-Bas et l’Uruguay. Deux équipes au football diamétralement opposé, ce qui donnera du grand suspense. D’un côté la Hollande, qui a enregistré cinq victoires d’affilée en autant de matches depuis le début de la compétition, compte bien conserver son invincibilité et aller en finale après 32 ans de disette. Les partenaires de Robben ont prouvé qu’ils ont les moyens d’exaucer ce rêve, après avoir écarté le Brésil au tour précédent. Leur force réside dans leur compartiment offensif – avec le quatuor magique Van der Vaart - Sneijder - Robben - Van Persie – pour espérer faire sauter la défense uruguayenne.

La Celeste, de l’autre côté, qui atteint ce stade de la compétition quarante ans après, ne manque pas d’ambition. Son entraîneur, Oscar Tabarez, s’est montré optimiste : « Cela fait 40 ans que nous n’étions pas arrivés en demi-finale. Et il y a des gens en Uruguay, des enfants, des jeunes, qui n’avaient jamais vu une chose pareille. Ailleurs, personne ne croyait que ça pouvait arriver. Ce Mondial, c’était comme une fête à laquelle nous n’étions pas invités, mais maintenant, pour avoir le droit d’y rester, ça dépend de nous. » L’absence de Suarez en attaque pourrait peser sur le rendement de l’équipe, mais la Celeste a des atouts à faire valoir avec Diego Forlan et Sebastian Abreu. Invité comme outsider, l’Uruguay peut disputer sa troisième finale après celles de 1930 et 1950. L’autre demi-finale aura lieu demain à Durban entre l’Espagne, championne d’Europe en 2008, et l’Allemagne trois fois vainqueur du Mondial (1954, 1974 et 1990), dans un classique de l’Europe.

Source El Watan S.M.

Le Pèlerin

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6 juillet 2010 2 06 /07 /juillet /2010 05:37

Algérie - Recrudescence des attentats terroristes : Les Algériens de plus en plus inquiets

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Finie l’euphorie de la Coupe du monde, les Algériens replongent dans leur réalité quotidienne de plus en plus sanglante et douloureuse. Les attentats terroristes se multiplient, causant la mort de dizaines de personnes. Une boucherie à Tébessa et un guet-apens à Tinzaouatine en moins d’une semaine. Par leurs derniers actes meurtriers, les groupuscules terroristes montrent leur capacité de frapper fort dans les quatre coins du pays. De l’est à l’ouest, du nord au sud, ils assurent par leur barbarie une présence macabre sur l’ensemble du territoire national. Après avoir transformé un mariage en un carnage, ils tendent un piège à des gardes-frontières les cueillant à froid sur la bande frontalière avec le Mali. Cinq morts dans l’attentat de Tébessa et onze dans l’embuscade de Tinzaouatine (Tamanrasset), suivie d’un accrochage qui n’a pas permis l’élimination des assaillants qui se sont évanouis dans la nature.

Les terroristes ont même pu emporter avec eux des armes, des munitions et un matériel de transmissions avant de mettre le feu aux deux véhicules des GGF. Un coup dur pour le moral des troupes. Si ces deux attentats ont été largement médiatisés, d’autres moins spectaculaires n’ont en revanche pas bénéficié du même traitement. Le 10 juin, un attentat kamikaze a été commis à Ammal, près de Boumerdès, faisant 4 morts et 20 blessés. Dans la même région, un camion de marque Hyundai chargé d’explosifs avait ciblé un cantonnement de la Gendarmerie nationale, ôtant la vie à deux gendarmes et deux civils. Le 21 juin, une bombe artisanale ciblant un convoi de patriotes explose sur la route de Bouira.

Interrogations

Fort heureusement, elle n’a fait aucune victimes. Deux jours plus tard, le 23 juin, un colonel et un sous-lieutenant de l’ANP tombent dans un guet-apens, cette fois, dans la wilaya de Aïn Defla, au lieudit Kharbouch qui relève de la commune de Bordj Emir Khaled. Une bombe artisanale avait soufflé leur véhicule, blessant grièvement les deux officiers. Le lendemain, à savoir le 24 juin, un capitaine et un adjudant meurent dans un attentat à l’explosif à Boumerdès qui reste la région la plus chaude du centre du pays. Cette recrudescence des actes terroristes devient de plus en plus inquiétante et soulève des questions légitimes sur les capacités de notre pays à se défendre et à se protéger contre l’hydre terroriste. Le 29 juin, à l’Académie militaire de Cherchell, le chef de l’état-major de l’armée, Gaïd Salah, a assuré que tous les moyens ont été mis en œuvre pour éradiquer les dernières poches du terrorisme, appelant par là même ceux qui sont encore au maquis à se rendre et profiter des dispositions de la réconciliation nationale. Le message de Gaïd Salah, adressé aux terroristes, ne souffre aucune ambiguïté : se rendre ou mourir. La réponse de ces derniers semble aussi claire et surtout rapide : deux attentats des plus meurtriers ont été perpétrés après cet appel à la repentance lancé par Gaïd Salah.

Des failles dans le dispositif

En guerre contre le terrorisme depuis près de 20 ans, les services de sécurité, tous corps confondus, continuent à être surpris dans leur propre camp par des attentats des plus ordinaires. Si l’Etat a bien mis les moyens matériels et humains pour nettoyer le maquis des « restes » du terrorisme, pourquoi tombe-t-on encore dans des traquenards comme celui tendu à nos vigiles des frontières sud ? Où est la faille ? Depuis des années, au nom de la lutte antiterroriste, les services de sécurité multiplient les points de contrôle et les barrages sur les routes qui provoquent de forts désagréments pour les automobilistes qui passent des heures dans d’interminables embouteillages. Ces dispositifs préventifs n’avaient pu déjouer ni l’attentat kamikaze contre le palais du gouvernement en avril 2007 ni ceux qui ont ciblé le Conseil constitutionnel et le bureau de l’ONU à Alger en décembre 2007. Sommes-nous en sécurité ? Une question qui ne cesse d’alimenter l’inquiétude des Algériens, tant le terrain dément à chaque fois les certitudes officielles sur la fin du terrorisme. Après ces attentats, la peur et le sentiment d’insécurité regagnent bien nos villes et villages. L’été risque d’être plus chaud...

Source El Watan M.A.O.

Le Pèlerin

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