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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 08:20

Inépuisable thème « La laïcité à l’épreuve de l’Islam ». Un sujet d’actualité qui déchaîne les passions en Europe, soulève des controverses.

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Opposer l’Islam à la laïcité, un exercice récurrent. Les débats autour de l’interdiction de la burqa, du voile, ne sont pas toujours exempts de relents d’islamphobie. Côté rive sud de la Méditerranée, le conservatisme religieux, l’Islam « religion d’Etat » laissent peu de place à la laïcité, parent pauvre du débat public. Le concept est au cœur d’une équation insoluble. Les Débats d’El Watan de ce vendredi accueilleront deux grands universitaires français, spécialistes du monde arabo-musulman, auteurs de nombreux ouvrages sur la question. Il s’agit de Cécile Laborde, politologue, professeur de théorie politique à l’université de Londres, et de Pierre-Jean Luizard, sociologue, directeur de recherche au CNRS. La rencontre-débat – modérée par le politologue Mohamed Hachemaoui – aura lieu à hôtel Es Safir (Alger), à partir 14h30. Le public est cordialement invité.

Source El Watan

Le Pèlerin

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27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 07:18

Algérie - Etre femme divorcée

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Voilà une tranche de vie de Sâadia, une vie qu'elle n'a pas vécue, qu'on lui a imposée depuis l'âge de la puberté. Il ne s'agit, hélas, pas de fiction. Ce qu'elle m'a alors dit, votre serviteur le rapporte en substance. Fidèlement.

Je suis née en France où mes parents résidèrent longtemps. Ils décidèrent de rentrer en Algérie parce que ma- mère avait peur pour notre éducation. Drogue et débauche à éviter. Entendre prostitution.     J'avais sept ans. J'ai des parents très conservateurs. Mais malgré ce qu'ils m'ont fait, je les aime beaucoup. Surtout ma mère. Et puis, je ne suis pas rancunière. Depuis mon tout jeune âge et pour l'honneur de ma famille, je dois plaire à mon entourage même si cela me contrarie. Elevée dans la soumission totale, j'ai pris le pli d'agir toujours selon les commandements de ma famille

Ayant atteint l'âge de l'adolescence, je n'avais nullement le droit d'agir comme font les filles de cet âge. D'ailleurs, tous les refoulements de cette période délicate sont restés en moi, me tiraillant jusqu'à présent et se transformant par la suite en crainte, en non confiance en moi.

Mes parents m'obligèrent à rompre mes études de peur que je ne fasse une bêtise ! Non pas parce qu'ils n'avaient pas confiance en moi, mais ils avaient peur pour moi par les temps qui courent, disaient-ils, car je suis très naïve et large d'esprit. J'ai sombré par la suite dans une attitude maladive à voir tous mes rêves mourir sous mes yeux et mon désir de devenir médecin s'envoler à jamais. Je devais être avant tout une femme au foyer, une bonne épouse, une bonne mère pour mes futurs enfants et un… cordon bleu. Et j'ai réussi à l'être grâce à ma mère. Mon apprentissage a duré près de cinq ans. J'ai même appris la couture et la broderie pour terminer mon stage de femme au foyer ! J'ai dû porter ma douleur durant des années silencieusement et sagement comme le veut l'honneur de la famille même si je voulais terminer mes études avant tout et profiter de la vie. Je n'ai jamais eu de premier amour comme les autres jeunes filles alors que je suis sentimentale et romantique. Mais comment aimer puisque je devais suivre une trajectoire déjà tracée par mon entourage ? Mes frères et sœurs ne pouvaient rien faire pour moi.

Je me retrouvais toute seule à la maison, à faire le ménage et la cuisine. Ma mère m'aidait de son mieux. J'étais jalouse de mes sœurs, mais je leur ai toujours souhaité de réussir car je ne veux pas qu'on leur fasse comme moi.

Le cauchemar arriva lorsque mes parents décidèrent de me marier. Moi qui voulais faire un mariage d'amour, c'était raté.

Je n'ai même pas eu le droit à des fiançailles. J'étais malheureuse. Je n'avais jamais vu mon futur mari. Je ne savais rien de lui, ni même du mariage. Pour ma belle-mère, il suffisait de savoir faire la cuisine et le ménage et être en très bonne santé. Pour ma famille, c'était le paradis sur terre. Pour elle, je serais heureuse, j'allais faire des voyages, j'allais voir la vie en rose. C'était plutôt en noir que j'ai vu la vie.         Je ne pouvais pas dire non à ma famille car j'avais très peur.     Je dus accepter car je savais que je n'avais pas le choix. C'était la meilleure solution pour moi puisque je ne pouvais choisir l'homme qui m'épouserait. Je me suis mariée les larmes aux yeux, le coeur déchiré, l'âme meurtrie, avec un homme que je n'ai ni aimé, ni désiré, ni choisi, ni connu… J'ai vécu le calvaire. J'avais une belle-mère méchante ; elle passait son temps à donner des ordres, matins et soirs. Je faisais le ménage comme une esclave tandis que ma belle-famille se payait des voyages et la belle vie. Pis encore, je n'avais pas le droit de regarder la télévision, ni même d'écouter de la musique. Ni même de rentrer dans le salon ou de discuter avec mes beaux-parents car ils étaient des bigots hors pair. Je ne pouvais même pas manger sur la table ; je prenais mes repas dans un coin par terre.

Il m'était interdit de me faire belle. Et même de téléphoner à ma famille. Quand mon beau-père apparaissait, il fallait que je me cache. C'était affreux. C'était le moyen-âge. Je devais appeler ma belle-mère Lalla et mon beau-père Sidi. Mon ex-mari était un fils à maman. Il était téléguidé par sa mère. Il faisait tout de qu'elle lui disait malgré la trentaine passée. Il ne me parlait jamais. J'étais pour lui celle qui lui lavait son linge et lui préparait à manger. Il ne m'a jamais fait sortir pendant tout le temps où je fus mariée à lui. Je devais aussi lui préparer tous les jours une bassine d'eau chaude pour lui laver les pieds ! Avec tout cela, je n'avais pas le droit d'aller voir mes parents, sauf à de rares occasions. Je faisais tout de ce qu'il m'ordonnait de faire. Sans rien dire, étant de nature calme. Il est vrai aussi que j'avais très peur. Il n'était même pas doux avec moi. Alors que je suis affectueuse et sensible. Je ne suis pas arrivée à l'aimer. Il y a de quoi. Je n'ai pas connu le vrai amour. Je passais mon temps à pleurer. Je me souhaitais la mort pour être soulagée de cette souffrance. J'étais très malade. Moralement surtout. Je ne savais plus quoi faire. Personne pour m'aider, ma famille n'étant pas au courant de mes problèmes. Quand ils venaient, il fallait faire semblant d'être heureuse. J'avais des belles-sœurs jalouses et mauvaises avec moi. Elles disaient que j'étais moche ; elles rentraient toutes dans ma chambre et prenaient tout ce qui leur plaisait sans demander ma permission. Ce n'était pas une chambre, c'était un souk

J'étais enceinte de deux mois quand j'ai eu des envies de manger ce que je voulais. J'avais peur de leur demander de m'acheter ce que je désirais. Un jour, mon ex-mari frappa ses sœurs. J'étais contente car elles le méritaient. Une fois celui-ci au travail, la belle-mère me roua de coups, en me tirant par les cheveux. Elle me disait que j'avais monté la tête de son fils contre ses sœurs. J'eus beau crier mon innocence. Ce n'était pas la première fois qu'elle le faisait sans raison. Pour le plaisir de me dire qu'elle est la maîtresse de la maison. J'étais toujours pâle, le moral à zéro. Je ne pouvais plus supporter cette vie.

J'avais décidé de me suicider mais je n'ai pas eu le courage. Et puis, je portais un bébé en moi. Il avait droit à la vie.

Un jour, j'étais très malade. Je ne pouvais rien faire. Ma belle-mère m'ordonna de m'occuper du parterre de la grande cour. Je devais le faire à la main. Ce jour-là, j'ai éclaté. C'était un raz-de-marée qui venait tout emporter sur son passage. Tous ces mois de refoulement, d'obéissance et de soumission avaient crié NON, NON et NON, je ne suis pas une esclave. Elle me traita de tous les noms et me dit qu'elle allait en informer son fils. Arrivé, ce dernier me frappa violemment. J'ai cru que j'allais mourir. J'étais alors enceinte de quatre mois. Malgré mes douleurs, je fis le parterre de la cour ; après, je me suis enfermée dans ma chambre. Mon ex-mari m'ordonna de préparer mes affaires pour me déposer chez mes parents. On lui rapporta que j'avais insulté son père. C'était hors de ma portée, non seulement mon éducation me l'interdisait, mais également j'avais très peur de lui. Je me suis retrouvée à l'hôpital où je dus demander des certificats médicaux pour les coups et blessures subis. Que croyez-vous qu'il lui arriva ? Rien. Il était riche.

Ainsi, après une année de mariage forcé, je divorçais. Enfin. Après tout ce temps de misère et de souffrance. J'ai eu un petit garçon. Adorable. Je voulais le donner à son père, mais mes parents ont refusé. Ils ont préféré que je le garde. Je l'aime beaucoup, même s'il me rappelle involontairement ma souffrance. Maintenant, je me retrouve de nouveau enfermée entre quatre murs. Mon destin ? Je voulais terminer mes études. Hélas, il n'en fut rien car il était trop tard pour moi.

Je me sens souvent très seule. Pour une femme divorcée, dans la ville où je vis, ce n'est pas du tout facile. C'est pourquoi mes parents refusent de me laisser sortir. Et encore moins de travailler. Alors, je fais de la couture. Pourtant j'ai beaucoup de volonté et d'amour à donner. Je sais qu'il faut me battre pour avoir le droit à la vie. Je ne peux hélas rien faire contre mes parents. Si d'aventure, je leur rappelle que je suis majeure, je me retrouve sans toit. Et qui dit rue dit débauche. Ce chemin-là ne mène à rien. Je ne sais plus quoi faire. J'ai peur de l'avenir. Je souhaite vivre et trouver le minimum de respect dont j'ai besoin. Je veux être heureuse.

On dit souvent après la pluie, le beau temps. Alors j'attends. Mes parents ne me laissent pas sortir de peur que je ne sois la proie des mauvaises langues. Nous les divorcées, nous sommes rejetées de partout. La société ne cesse de briser nos rêves. De nous rendre la vie insupportable. Il paraît que nous représentons la honte pour nos familles. Et malgré mes qualités morales, je resterai aux yeux de beaucoup de gens entourée de doute. Une femme à ne pas fréquenter. A ne pas approcher si ce n'est par les jeunes célibataires en quête de plaisir. Chez nous, on prend son plaisir avec la divorcée et on se marie avec la pucelle. Cela me donne envie de mourir. De vomir cette mentalité et la société qui l'a secrétée. Je ne sors donc pas pour éviter d'avoir une déception. Remarquez, je comprends mes parents, mais je veux tant être heureuse comme tout le monde

Etre femme divorcée, n'est-ce pas là la pire des injustices ? Je demande qu'on nous foute la paix. Qu'on nous laisse réaliser nos rêves ! Est-il d'assassiner et d'enterrer ce qu'il y a de plus merveilleux en nous ? Certes, ce n'est pas un drame en soi d'être divorcée. Mais pour les autres, c'est un crime. Un péché. Je ne dis pas que tout le monde raisonne ainsi. Il y a heureusement des hommes et femmes intelligentes dans notre pays. Je suis triste car finalement je ne connais rien à la vie. J'ai passé toute mon existence entre quatre murs à rêver tout éveillée d'un bonheur avec celui qui saura m'écouter, me comprendre, me rendre la considération que je mérite. Je sais que les rêves ne se réalisent que rarement, mais je garde courage car tant qu'il y a de la vie il y a de l'espoir. Comme on dit.

Voilà, j'ai tout dit sur ma vie. Je crois que je vais apprendre à m'accepter car, à vrai dire, je ne m'aimais pas. Je croyais être finie. Et là je me confie en donnant libre cours à mes pensées qui ont toujours été une torture infinie pour moi. Je me suis délivrée au fur et à mesure de ce fardeau qui me pliait l'échine, me fendait l'âme et l'esprit. Il fallait que je vide mon cœur et me soulager. La ville où je vis actuellement est très belle. Il y a la mer. Il y a même la montagne. C'est très calme, sauf l'été avec l'arrivée des estivants. Il y a souvent de très beaux couchers de soleil. Je m'y plais beaucoup. Même si je ne sors toujours pas

Source El Watan - Ammar Koroghli Avocat Algérien

Le Pèlerin

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27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 06:59

Les Algériens suivront une partie de la Coupe du monde 2010. En effet, la Télévision algérienne a acquis les droits pour 22 des 64 rencontres du Mondial sud-africain.

algerie CAN 2010 

A chaque fois, ce sera le direct. Bien sûr, les trois rendez-vous des Verts face à la Slovénie (13 juin à Polokwane), Angleterre (18 juin à Cape Town) et USA (23 juin à Prétoria) seront retransmis en direct et à partir des stades. Il est souvent arrivé par le passé que la couverture en live soit assurée à partir d’un studio sur place. En contrepartie des 22 matches qui seront retransmis sur la chaîne terrestre (une exigence du détenteur des droits, à savoir Al Jazeera), la Télévision algérienne a payé 14 millions de dollars.

« La somme initiale demandée (19 millions de dollars) a été réduite de plus de 20% en raison de la participation de l’Algérie à la Coupe du monde 2010 », a indiqué une source proche de la direction du boulevard des Martyrs. La chaîne satellitaire arabe basée à Doha (Qatar), qui a racheté en cours d’année et pour plus de 3 milliards de dollars les droits de la Coupe du monde 2010 et de celle de 2014 qui étaient détenus par Art de cheikh Salah, n’a fait aucun cadeau à la partie algérienne. Cette dernière a arraché la possibilité de rediffuser quelques rencontres. « Le contrat signé ne veut pas dire acquisition de tous les droits. La rediffusion fait partie des largesses que la télévision algérienne a obtenues après d’âpres négociations », souligne un responsable de l’Unique. Même les horaires de rediffusion ont fait l’objet d’un engagement strict de la partie algérienne pour que la rencontre rediffusée le soit au cours d’un laps de temps limité et de préférence en fin de soirée.

Sur leur petit écran, les Algériens suivront 15 matches (en direct) du premier tour. En dehors des matches de l’équipe d’Algérie qui seront retransmis systématiquement, les autres affiches seront choisies en fonction de trois paramètres. Il sera tenu compte de l’affiche d’abord. Ensuite, elle se fixera sur les matches des équipes du groupe de l’Algérie. Et enfin, par rapport au dispositif mis en place et particulièrement la proximité avec l’équipe de la Télévision algérienne. Si elle est du côté de Cape Town, par exemple, elle ne traversera pas tout le vaste territoire de l’Afrique du Sud pour aller couvrir un match à Polokwane à la frontière du Zimbabwe.

Pour la couverture de la première Coupe du monde organisée sur le continent africain, la Télévision algérienne dépêchera une équipe de 21 membres. Une fois de plus, Al Jazeera a « serré la vis ». Elle n’a cédé sur ce nombre qu’après d’âpres négociations avec son partenaire algérien. Huit journalistes commenteront l’événement à partir des stades et villes sud-africaines. C’est peu par rapport aux grandes chaînes mondiales, mais ce n’est pas rien si l’on compare ce chiffre avec les autres télévisions africaines. Dans la perspective du Mondial 2010, l’ENTV a procédé à un essai dans les conditions réelles d’un match. Cela s’est passé à Marseille au début du mois de mai à l’occasion du match de championnat de France, Marseille-Lille.

Les responsables de la télévision l’ont qualifiée « d’opération commando exécutée dans la même situation à laquelle seront confrontés nos journalistes en Afrique du Sud ». Il y a quelques semaines, des experts de CFI sont venus prodiguer une formation accélérée aux journalistes et autres membres qui feront le voyage au pays de Nelson Mandela. Les concernés ont été initiés à la fabrication des sujets, la production d’un plateau... Pendant la Coupe du monde 2010, l’ENTV adaptera l’ensemble de ses programmes à l’événement planétaire qui retiendra l’attention durant un mois (11 juin-12 juillet). Il est prévu la diffusion, quotidiennement, d’une émission « Le journal du Mondial » de 10 minutes environ. Les téléspectateurs auront droit, chaque jour, à un résumé de 30 minutes des faits saillants de la journée. Des plateaux seront organisés à Alger avec de nombreux invités (entraîneurs, joueurs, journalistes...).

Comme toujours, les téléspectateurs, d’ici et d’ailleurs, tenteront de voir le maximum de rencontres. La FIFA et les détenteurs de droits ne dorment pas face à ce danger. Pour se protéger contre tous ceux qui chercheront à voir le Mondial sans débourser de l’argent pour acheter des cartes officielles (type Al Jazeera et autres), la FIFA a réactivé la commission de surveillance chargée exclusivement de traquer ceux qui tenteront de suivre le Mondial... à l’œil. Chaque acquéreur de droit de retransmission est tenu, par un engagement écrit, de crypter l’image et de s’abstenir « d’arroser d’images » en dehors de ses frontières. Ce n’est pas nouveau, puisque le même système a été mis en place en 2006 à l’occasion de la Coupe du monde en Allemagne. Par exemple, les chaînes françaises captées en Algérie avaient verrouillé leurs espaces.

Source El Watan Yazid Ouahib

Le Pèlerin

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26 mai 2010 3 26 /05 /mai /2010 23:59

Algérie: Quel système économique adopté?

 richesses algeriennes richesses algériennes

 

 

Et revoilà qu'il est à nouveau question de savoir si le gouvernement algérien ne commet pas une grave erreur en revenant à une économie étatisée.

 

Mais peut-il se permettre une autre voie comme nombreux autres nations en voie de développement, notamment en Amérique du Sud ou les nationalisations font florès. Encore le 1er mai, le Bolivien Moralès a nationalisé 3 firmes étrangères.
Le libéralisme (à l’algérienne) a vécu. A sa place un nouveau discours économique louant les vertus du « tout Etat » est servi dans une sauce populiste à une population choquée il est vrai par les images transmises par les chaines satellitaires sur les dégâts causés par la crise financière internationale sur les petites bourses en Occident.

 

La loi de finances complémentaire 2009 a confirmé le changement de cap du gouvernement en matière économique, et ce ne sont pas les propos de Djaaboub sur l’OMC qui y changeront quelque chose. Afficher des convictions libérales est devenue aujourd’hui pratiquement tabou en Algérie. Reda Hamiani, le patron des patrons a reçu un carton jaune cette semaine en perdant une bonne quinzaine des membres du FCE, tous dirigeants de groupes publics. Le carton rouge -ou redressement ?- pourrait ne pas tarder.

 

Louisa Hanoune, la dirigeante du Parti des travailleurs (PT), confortée dans ses convictions trotskistes a tiré à boulets rouges sur les « libéraux » algériens en qualifiant Chakib Khelil et Hamid Temmar de « coopérants techniques ». Mais est-ce vraiment des libéraux ? S’ils l’étaient vraiment, n’auraient-ils pas dû quitter le pouvoir plutôt que se résigner à appliquer sans conviction le dirigisme économique.

 

La responsable du PT savourant l’échec du capitalisme est même allée jusqu'à inviter ses compatriotes à relire le Capital de Karl Marx. Mais la relecture de Marx permettra-t-elle de mettre sur pied une économie alternative à celle du pétrole en Algérie ?

 

Au lieu de relire Marx, ne faudrait-il pas plutôt relire la mise en garde de Nouredine Yazid Zerhouni, ministre de l'Intérieur, qui a annoncé récemment à la télévision algérienne l’imminence du tarissement de notre source nourricière : le pétrole. Selon lui, « le pic pétrolier algérien a été dépassé dans la production de brut ». Avant de poser non sans raison la seule question qui vaille : que deviendrons-nous après 2050 ?

 

A cette question le gouvernement actuel n’apporte pas de réponse. Ou plutôt si. Le président Abdelaziz Bouteflika avait affirmé lors d’un discours mémorable que sa génération avait échoué à mettre sur pied une économie alternative à celle des hydrocarbures.

 

Source Extraits: TSA

 

Le Pèlerin

 

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26 mai 2010 3 26 /05 /mai /2010 08:53

Algérie – Remaniement gouvernemental

 

ce jeudi

 

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Abdelaziz Bouteflika annoncerait, ce week-end, très fort probablement demain jeudi, un remaniement gouvernemental assez significatif, avons-nous appris de source très bien informée.
Notre source nous confie quelques changements dont le plus important serait la désignation du tout-puissant Yazid Zerhouni, l’actuel ministre de l’Intérieur, à la tête du ministère de l’Énergie et des Mines en remplacement du très controversé Chakib Khelil. Tandis que Zerhouni, lui, céderait le ministère de l’Intérieur à Abdelmalek Sellal ou alors à Dahou Ould Kablia. Boubekeur Benbouzid serait, lui, pressenti au ministère de la Jeunesse et des Sports. Et si l’on ignore encore le devenir de Chakib Khelil et de Hachemi Djiar, notre source parle, en revanche, du départ de Hamid Bessalah, ainsi que de quelques permutations de certains ministres du gouvernement qui sera toujours conduit, toutefois, par Ahmed Ouyahia.

Source Le Soir d’Algérie Kamel Amarni

 

Le Pèlerin

 

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26 mai 2010 3 26 /05 /mai /2010 08:46

Algérie-Maroc: sur la frontière de l’absurde

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Marsat Ben M’hidi, septembre 2002 - Le gendarme transpire au soleil: «vous pouvez y aller, mais faites vite.» Le dernier tronçon de la gigantesque plage de Marsat Ben M’hidi est une zone dont l’accès est réglementé. Au fond, le long d’une digue de roches, débouche l’oued Kiss. C’est la frontière entre l’Algérie et le Maroc. Les baigneurs marocains sont là-bas, à 300 mètres. Les mettre en arrière plan sur une photo est devenu le «truc branché» des vacanciers algériens venus de Tlemcen, d’Oran, d’Alger ou - très nombreux cette année - de France.
À 7 km en amont, l’oued Kiss déboule dans un canyon: l’occasion d’une nouvelle halte touristique pour voir passer sur l’autre berge, à 20 mètres, les voitures marocaines, sous la lointaine surveillance d’une guérite perchée sur la falaise. Sur un kilomètre, les deux routes serpentent vers la mer de part et d’autre d’un mur virtuel. «Au début de la révolution c’était un gué de l’ALN (Armée de libération nationale) pour le passage des armes en Algérie», se souvient Tayeb, un ancien maquisard de la région. Depuis huit années que la frontière est à nouveau fermée entre les deux pays, les deux stations balnéaires de Marsat Ben M’hidi, côté algérien, et de Saïdia, côté marocain, se regardent en chiens de faïence. En apparence. «Tout le monde sait comment passer cet oued sans attirer les regards. Il y a peu de choses qui ne circulent pas entre les deux rives.»
Smaïl, lui, tient une salle de jeux électroniques pendant la saison estivale à Marsat Ben M’hidi: «il y a quinze jours j’ai reçu de la ville de Nador un circuit de rechange pour un de mes appareils.» L’hypocrisie qui entoure la frontière terrestre avec le Maroc a enflé au fil des ans. Officiellement elle est fermée. Dans les faits, tout se passe comme si elle était ouverte.
Le voyageur qui s’approche de la ville frontalière de Maghnia, venant d’Oran, à 150 km à l’est, a tout le loisir de prendre la mesure de la situation. Le premier barrage des douanes est dressé près d’Ain Témouchent, à 90 km de la frontière, d’autres suivent tous les 25 kilomètres. Bus, taxis, fourgons: les inspections sont fréquentes. Au carrefour de la route de Ghazaouet, port de la wilaya de Tlemcen, la fouille matinale des douaniers a mis les jeunes passagers d’un monospace de luxe au soleil.
«C’est comme ça toute l’année», témoigne Zoubir, qui habite Béni Saf, à une cinquantaine de kilomètres de là, où il consomme une anisette très recherchée. «Elle vient du Maroc, à dos d’âne.» Elle se vend sous le manteau, comme le cannabis qui est la grande affaire du «trabendo», la contrebande, dans le sens Maroc-Algérie. Mais tout ce qui vient du Maroc ne se cache pas. Zouia est un village à 15 km au sud de Maghnia. C’est, depuis quatre ou cinq ans, la nouvelle porte d’entrée des produits marocains. Tout y est étalé, la journée entière, à même le sol. Salim, un jeune diplômé d’anglais originaire de Sidi Bel Abbès, est accompagné de sa cousine, qui a le coup d’œil professionnel: «je suis venu acheter des djellabas et de la broderie marocaine pour la saison des mariages.»
«Ça vient du Maroc, Madame !»
Maghnia, avec ses 50 000 habitants et son urbanisme difforme, n’est pas tout à fait tombée en disgrâce. Son immense souk couvert a un pur parfum marocain. Les senteurs des épices sont prisonnières de l’air: safran, ras el Hanout (un mélange d’épices très utilisé dans les plats algériens), cumin, carvi, poivre noir, gingembre: la provenance clandestine est ici un argument de vente.«Ça vient du Maroc, Madame», lance à voix haute un commerçant, décidé à conclure. Plus loin, il faut se faufiler entre les sacs d’amandes, les sacs de pruneaux, les bacs de raisins secs, d’abricots séchés ou de cacahuètes. La marchandise provient à 90 % de l’autre côté la frontière, pourtant fermée.
À l’extérieur, du tissu d’ameublement, de l’or, des caftans et bien d’autres produits affichent clairement leur provenance. Pourtant, de Zouia, au sud, à Marsat Ben M’hidi, sur le littoral, personne ne se réjouit de ce gag d’une frontière passoire. Kader tient des douches publiques, à Maghnia: «En 1994, avant la fermeture de la frontière en août, je finissais la construction d’un petit hôtel à la sortie de la ville. Il y avait une forte demande, et les touristes affluaient. Tout s’est brusquement arrêté, du jour au lendemain. J’ai laissé le chantier en friche. Comme beaucoup d’autres qui ont investi dans l’accueil des voyageurs qui se dirigent vers le Maroc».
Aujourd’hui encore, les bâtiments inachevés marquent la sortie ouest de la ville. Quant à la contrebande, elle fonctionne toujours dans le sens Algérie-Maroc. «Les produits comme la semoule ou l’huile restent encore meilleur marché en Algérie » raconte Kader. Ces produits sont revendus à Oujda, la ville marocaine la plus proche de l’autre côté de la frontière. Le produit le plus recherché reste le carburant. Le nord de la wilaya de Tlemcen est la région d’Algérie où la densité des stations d’essence en milieu rural est la plus forte en Algérie. Ce qui ne l’empêche pas d’être aussi celle où le carburant est le plus rare!
À Bab el Assa (littéralement, la porte du guet), à mi-chemin entre Maghnia et la mer, deux jeunes beurs piégés dans un rutilant cabriolet Mercedes pestent contre leur sort, à la sortie d’une station-service. «Il n’y a pas d’essence, on en cherche depuis ce matin.» À la tombée de la nuit les files d’attente sont encore longues dans les banlieues de Maghnia. «Il y a plein de voitures qui ont des doubles réservoirs, c’est pour cela que les stations sont tout le temps vidées», explique Zoubir. Destination du surplus: le Maroc, par les nombreuses pistes de la vaste plaine qui sépare Maghnia d’Oujda.
Des pistes qu’empruntent aussi les «harragas», les nombreux candidats à l’exil en Europe, via l’enclave espagnole de Melilia, toute proche. Ce matin, à Maghnia, au café du marché, tout le monde parle de cette affaire rapportée par les journaux: des passagers clandestins algériens jetés par-dessus bord par un commandant Philippin.
«Il y a de plus en plus de noirs africains qui préférent prolonger leur séjour à Maghnia et attendre des jours meilleurs avant de tenter la traversée vers l’Europe par le Maroc.» Les «clandos» d’Afrique subsaharienne se font moins discrets dans la ville. Ce qui lui redonne l’illusion d’une ville ouverte, à côté d’une frontière fermée.
21 ans de fermeture depuis1962
«On parle beaucoup chez nous des difficultés des habitants de l’est marocain, depuis que la frontière est fermée. Certes, la contrebande ne profite pas à tous. Mais on oublie de dire que les Algériens aussi souffrent de cette fermeture», explique Smaïl. «Il y a 14 km de côte touristique à Saïdia, avec des complexes plein d’étrangers. Si la frontière était ouverte, Marsat Ben M’hidi pourrait en profiter un peu.»
Même le risque terroriste n’est plus ce qu’il était, sur cette large façade méditerranéenne de l’Oranie. La nuit tombée, des voitures quittent encore en nombre Maghnia pour Oran et Tlemcen-

Source Algérie-Dz.com

Le Pèlerin

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26 mai 2010 3 26 /05 /mai /2010 08:41

Le Fonds monétaire international a relevé des perspectives d'une «nette embellie» par rapport à 2009.

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La dernière édition de Perspectives économiques régionales pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord (MENA) publiée aujourd’hui mardi, par le FMI, a noté qu'«avec ses ressources financières dont celles provenant du Fonds de régulation des recettes (FRR), le pays a pu continuer son programme d'investissements publics», ajoutant que «les dépenses publiques ont augmenté à un rythme de 10% annuellement entre 2007 et 2009».
Le rapport de cette institution signale aussi que la croissance des crédits en Algérie a augmenté de 20% annuellement. Concernant les perspectives économiques en chiffres, le Fonds indique que l'Algérie devra enregistrer un PIB nominal de 156,8 milliards de dollars en 2010 et de 167 milliards de dollars en 2011 contre 140 milliards de dollars en 2009. Avec une croissance de +4,6% en 2010 et de +4,1% en 2011, l'Algérie est classée 7e sur les 12 pays pétroliers de la région MENA, selon les prévisions du FMI.
Quant aux exportations, elles devront augmenter à 58,1 milliards de dollars en 2010 et à 61,1 milliards de dollars en 2011 contre 48 milliards de dollars en 2009, prévoit le Fonds. En outre, le FMI signale la hausse du niveau des réserves de change de l'Algérie qui devront atteindre 150 milliards de dollars en 2010, 158 milliards de dollars en 2011 (contre 147,2 milliards de dollars en 2009). Abordant d’une façon plus générale, le cas des pays exportateurs de pétrole de la région (MENAP - Algérie, Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis, Iran, Irak, Koweït, Libye, Oman, Qatar, Soudan et Yémen), cette institution financière internationale a indiqué que «la mise en œuvre de vastes mesures de relance a contribué à atténuer l'impact de la crise, et l'activité hors pétrole a tout de même progressé de 3,6 % en 2009».
«Afin de faire face aux chocs induits par la crise financière internationale, plusieurs pays de la région ont poursuivi de vigoureuses politiques macroéconomiques contre-cycliques», observe-t-elle. Le rapport ajoute que grâce à une dette faible et de grandes réserves de change accumulées durant ces dernières années, les pays du MENAP ont pu engager de vastes programmes concentrés sur les investissements d'infrastructures.
Revenant sur l'économie globale de la région MENAP, le rapport table pour 2011 sur «une forte reprise alimentée par l'intensification des entrées de capitaux et la poussée des cours du baril, précisant que l'augmentation de la production pétrolière et des prix du brut devrait faire remonter l'excédent des transactions courantes à 140 milliards de dollars et la croissance du PIB pétrolier à 4,3 %». L'activité hors pétrole, accompagnée par une relance budgétaire soutenue dans certains pays, devrait également afficher un taux de croissance de 4,1%, prévoit le FMI.
Source Horizons R.N. / APS

Le Pèlerin

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26 mai 2010 3 26 /05 /mai /2010 08:35

Algérie  Energies renouvelables au Maghreb : Le solaire, une option trop coûteuse ?

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L’Algérie optera-t-elle pour l’énergie éolienne au lieu du solaire ? C’est en tout cas ce qu’a suggéré hier Mostefa Kara, directeur général de l’Agence nationale des changements climatiques (ANCC), au cours d’un séminaire international organisé par l’agence britannique « Green Power Conferences » sur « le développement des marchés solaires au Maghreb » à Alger.
«Il est préférable pour le Maghreb d’opter pour le choix de la technologie «tour aérienne» que d’utiliser les photovoltaïques et miroirs», a-t-il indiqué avant d’expliquer que cette option est due au fait que «les technologies photovoltaïques et miroirs nécessitent plus d’entretien en termes de nettoyage des poussières et du sable et plus d’eau pour faire refroidir les machines» dans des régions souvent désertiques. C’est la pauvreté du continent qui fait penser à M. Kara, la nécessité de poser la question de la rentabilité de la «troisième voie» à savoir, les tours aériennes qui fonctionnent, contrairement aux deux autres technologies, à moindre coût et le jour et la nuit même si entre-temps le prix des panneaux photovoltaïques sont passés certes de 2 000 à 500 euros.
Le représentant de l’AFREC d’Alger, Hussein Elhag, est allé dans le même sens pour exprimer les besoins du continent en énergie solaire à moindre coût. C’est la raison pour laquelle il a insisté aussi sur les contraintes naturelles que posent ces régions désertiques où doivent être installées les centrales solaires, notamment le manque d’eau qui nécessite d’autres investissements. N’empêche, lors du sommet de l’Union africaine tenu en février 2010, il a été décidé du basculement de l’Afrique vers l’énergie solaire. Ainsi, une production de 100 000 mégawatts est envisagée en  Afrique subsaharienne d’ici 2030-2040. Car «l’option du nucléaire est totalement exclue en Afrique», a indiqué M. Elhag.
De nombreux experts internationaux en énergie renouvelable sont également intervenus pour apporter des éclaircissements sur les technologies vertes. Winfried Hoffman, directeur de la technologie CSI en Allemagne, a mis en relief la croissance de l’utilisation de l’énergie photovoltaïque au niveau du marché mondial en précisant que «l’objectif à atteindre consiste notamment à relier l’Afrique du nord à l’Europe (plus tard l’Asie, l’Australie et les Etats-Unis d’Amérique) et résoudre le problème mondial d’alimentation en électricité. Pour sa part, Michael Geyer, directeur de développement des affaires internationales à Abengoa Solar (Espagne) a insisté sur la nécessité de développer cette technologie photovoltaïque en Algérie où plusieurs projets ont été entamés avec le concept d’améliorer davantage l’utilisation en prenant comme exemple le complexe de l’Andalousie qui est le plus important dans le monde. «Il existe une concurrence entre l’Algérie et le Maroc pour l’usage et le développement de l’énergie photovoltaïque sachant qu’en Algérie, il y a un projet de promouvoir cette technologie avec la Sonatrach pour la construction d’une centrale hors d’Europe.

Source Horizons Meziane Atmani

Le Pèlerin

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26 mai 2010 3 26 /05 /mai /2010 08:16

Algérie - Les aides sont mal distribuées près de deux semaines après le séisme seisme beni ilmane

 

 

A 63 ans, Mabrouk Hebbara est visiblement un homme brisé par la vie. Au milieu des décombres de ce qui était un jour sa maison, il tient des propos mesurés, mais qui trahissent cette résignation qui caractérise les gens qui viennent d’échapper à une mort certaine : « Je ne demande pas de la nourriture, mais de l’eau.

Qu’ils nous dépannent avec une citerne ! Pour la nourriture, même s’ils me donnaient du miel, je ne le mangerais pas, je n’ai pas le cœur à ça ! Je n’ai aucun appétit après ce que j’ai enduré », dit-il. Le 14 mai, jour du séisme qui a secoué son village, Beni Ilmane, ammi Mabrouk et cinq membres de sa famille ont été retirés des décombres de leur maison par leurs voisins. Depuis, ammi Mabrouk tente de se raccrocher à l’essentiel. Au salut des siens qui sont tous réunis autour de lui et à ce besoin urgent d’une eau synonyme de vie, dans la grande tente qui abrite désormais sa famille, tout le monde est au chevet de sa fille qui vient tout juste de sortir de l’hôpital. Pourtant elle est loin d’être guérie. « Ils nous l’ont renvoyée. Vous savez, ils font ce qu’ils veulent », poursuit-il en réitérant encore une fois ce besoin urgent d’eau. Nous ne verrons pas sa fille. Elle est bien trop mal en point pour témoigner. L’histoire de ammi Mabrouk illustre parfaitement le dur quotidien des habitants de Beni Ilmane et Ouanougha qui essaient tant bien que mal de reprendre le cours d’une vie brutalement interrompu par un séisme ravageur. Un quotidien fait de manque, de privation, de peur, d’espoir et d’habitudes durablement chamboulées.  

C’est la première chose que capte l’œil du visiteur qui arrive à Ouanougha ou Beni Ilmane, ces deux localités du nord de M’sila, qui viennent de connaître une série de séismes assez destructeurs. Ces taches rouges, qui sont autant de tentes où s’abritent les habitants qui ont perdu leurs demeures, donnent une idée assez précise sur l’ampleur des dégâts. Les deux villes ont été durement touchées. Elles étaient déjà ravagées par le chômage et la malvie. Devant le siège de l’APC de Ouanougha, des grappes humaines attendent ce matin de mardi devant les grilles non encore ouvertes. Pour parler de cette ville où ne poussent que des maisons, son premier responsable communal que nous rencontrons quelques instants plus tard dira d’elle que c’est un dortoir. « Les gens partent travailler à M’sila, à Alger ou en Kabylie et ils ne rentrent ici que pour y dormir », ajoute M. Saker, le P/APC de Ouanougha. Par ailleurs, sur les 14 370 habitants que compte la commune, 4200 travaillent à M’sila. Les autres louent leurs bras là où ils trouvent preneur. Beaucoup ont été choqués par le tremblement de terre, ce phénomène naturel que la majorité des habitants n’a pas connu. Et pour cause, ils sont trop jeunes pour avoir connu le séisme qui a frappé leur région le 14 mai 1959. A chaque réplique, ils fuient dans la panique générale.

Peur et privations

 

Nacer, habitant de Beni Ilmane, a sa petite astuce pour prévoir les répliques. Il surveille les vaches de ses voisins. Si elles s’agitent tout à coup, cela veut dire que la réplique est proche. Beaucoup de familles sinistrées ont reçu des tentes. Une grande tente pour deux à quatre familles. En général, ce sont les femmes qui y dorment. Les hommes, eux, se débrouillent comme ils peuvent, qui dans une voiture, qui à la belle étoile. Ceux dont les maisons sont fissurées préfèrent également passer la nuit dehors de peur qu’une réplique trop forte ne fasse écrouler le toit sur leur tête. Des familles n’ayant pas bénéficié de tentes ont confectionné un abri précaire avec des couvertures et des bâches. D’autres essaient vaille que vaille de maintenir un peu d’intimité à l’aide de cloisons de fortune pour s’abriter du regard des autres. Au niveau du stade communal de Beni Ilmane, une grande foule s’est agglutinée au portail. Renseignement pris, la nourriture est distribuée au niveau des stades communaux par des équipes du Croissant-Rouge et des autorités communales. Au quartier de Haï El Djabel, toujours à Beni Ilmane, plusieurs habitants tiennent à témoigner qu’ils n’ont rien reçu depuis trois jours. « Un sachet de lait, une boîte de yaourt et du pain, voilà tout ce que nous recevons chaque jour », témoigne un vieil homme, visiblement excédé. « Nous avons besoin de psychologues, les enfants sont traumatisés », soutient un autre habitant. « Il faut un nouveau recensement des habitations sinistrées », précisera un troisième. « Les dernières répliques ont causé beaucoup de dégâts dans les maisons fragilisées par la première secousse », précise-t-il. « L’essentiel pour nous, ce sont les tentes. Quatre familles dans une seule tente, c’est trop, c’est beaucoup trop », ajoute pour sa part Brahim Zaâbache, 38 ans.

Quatre familles dans une tente

Cette cacophonie et cette désorganisation apparente dans la distribution des premières nécessités, Ali Djaâdjaâ, ex-P/APC, les impute au manque de coordination entre les associations de quartier avec les membres des Assemblées populaires communales. « L’Etat a bien fait son travail, mais n’a pas les moyens d’aller vers tout le monde. Les citoyens doivent venir réclamer et demander ce qui leur manque », affirme-t-il. Pour preuve que l’Etat a bien rempli son rôle d’assister les populations en détresse, le P/APC de Ouanougha soutient que six ministres sont venus en visite dans la région depuis le drame du 14. La région a également bénéficié d’un grand élan de solidarité venu de toutes régions du pays et de citoyens algériens anonymes. L’inévitable Djamel Ould Abbès a offert trois bus. Le ministre de l’Education a promis une enveloppe spéciale pour les écoles de la région qui ont toutes été touchées à des degrés divers. Celui de l’Habitat a parlé d’un « programme spécial séisme », mais il faut d’abord recenser les dégâts avec plus ou moins d’exactitude. « Nous faisons appel au ministre de la Santé. Nous avons vraiment besoin de lui en ce moment », dira Saker, le P/APC de Ouanougha. Les maigres infrastructures de la région comme les polycliniques ont été durement touchées par le séisme. Au niveau de la localité de Beni Ilmane, nous n’avons pas pu rencontrer le P/APC.  

Le malheureux édile se trouve actuellement à l’hôpital. En essayant de sauver un malheureux père de famille, qui tentait de s’immoler par le feu pour attirer l’attention des autorités sur son sort, le brave maire s’est brûlé assez sérieusement. Cependant, une colère sourde semble couver à Beni Ilmane. Certains citoyens du village la laissent éclater librement. « Le drame s’est joué principalement ici à Beni Ilmane, mais on ne parle que de Ouanougha », atteste Abdenour Abdi, 32 ans. La vieille rivalité qui oppose les deux localités n’est jamais loin, mais il n’est pas difficile de constater qu’ étant plus proche de l’épicentre, Beni Ilmane a été beaucoup plus touchée que sa voisine. « C’est comme en 1957, les martyrs ce sont nous, mais on ne parle que de Ouanougha », précise un autre. D’après son premier magistrat, la commune de Ouanougha a été rebaptisée de ce nom à partir de mars 1963. Auparavant, elle s’appelait Melouza. Un nom gommé par décret, car sans doute, trop lourd à porter, au regard du poids de l’histoire. Dans le drame commun qui les frappe de plein fouet, les deux communes tentent d’apprendre à survivre ensemble et à s’entraider. Il est vrai que c’est toujours dans les moments difficiles que naissent les meilleurs élans d’entraide et de solidarité.

Source El Watan Djamel Alilat

 

Le Pèlerin

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26 mai 2010 3 26 /05 /mai /2010 08:08

Algérie - 130 milliards de dollars pour achever les projets entamés : Quand le gouvernement dissimule les tares du système

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La décision prise, lundi, par le Conseil des ministres, de consacrer un budget de 130 milliards de dollars au parachèvement des grands projets donne a posteriori raison aux économistes qui avaient émis, il y a peu, de sérieux doutes quant à la capacité de l’Etat d’achever, dans les délais, les nombreux chantiers d’infrastructures économiques lancés ces dix dernières années en raison, notamment, de ses carences en matière de management.

Le manque de maturation des projets additionné à une très faible maîtrise des coûts par les pouvoirs publics et aux dégâts causés par la corruption ont, pour ainsi dire, transformé certains chantiers en véritables gouffres financiers. C’est le cas, entre autres, des projets de l’autoroute Est-Ouest et du métro d’Alger dont les montants sont passés du simple au double en l’espace de quelques années. L’autoroute Est-Ouest et le métro d’Alger ne sont pas des cas isolés, puisque le gros des chantiers inscrits au titre des deux premiers programmes de relance de la croissance économique accusent non seulement d’importants retards dans la réalisation, mais continuent également à engloutir d’importantes sommes d’argent.

Il n’est certainement pas faux de dire que l’importante rallonge que l’Etat se voit aujourd’hui contraint de débloquer pour achever les chantiers de vieux projets est la conséquence directe d’une gestion à la petite semaine. Ce constat alarmant avait d’ailleurs contraint, au mois de janvier dernier, le gouvernement à prendre, dans l’urgence, une série de mesures « pour accroître l’efficience de la dépense publique ». C’est ainsi qu’il fut décidé, pour arrêter l’hémorragie, de déclarer ouvertement la guerre à la corruption et de lancer un guide de management des grands projets d’infrastructures économiques et sociales. Ce manuel, dont la conception a été confiée à la Caisse nationale d’équipement pour le développement (CNED), avait pour objectif prioritaire d’aider les maîtres d’ouvrage à mieux conduire les études de maturation et la réalisation des grands projets dont ils ont la charge.

Tout le monde l’aura compris, l’arrière-pensée à l’origine de l’élaboration de ce guide de management des grands projets d’infrastructures repose sur une certaine volonté de moraliser la vie publique. Autrement dit, tenter de couper les vivres aux innombrables réseaux de corruption qui continuent à se nourrir des nombreux chantiers publics. Même si elle n’en est qu’à ses débuts, l’enquête ouverte par les services de sécurité sur les conditions dans lesquelles s’est déroulé l’octroi du marché de l’autoroute Est-Ouest confirme, si besoin est, l’ampleur du phénomène de la corruption en Algérie. Sceptiques quant à l’efficacité d’une telle mesure, les observateurs avaient alors souligné la nécessité de mettre en place des mécanismes capables de garantir surtout la transparence dans la conduite des grands projets et d’offrir la possibilité aux parlementaires de demander des comptes à chaque fois que cela est nécessaire. « Cette idée de guide ne marchera pas, parce que tout simplement on ne forme plus de bons managers. C’est comme qui dirait essayer de soigner un cancer en phase terminale avec un cachet d’aspirine », avait déclaré un spécialiste en management des entreprises au lendemain de la décision du gouvernement.

Plutôt que de s’atteler à attaquer l’origine du mal, de dresser un bilan des programmes économiques passés ou de faire leur autocritique, les pouvoirs publics prouvent aujourd’hui qu’ils préfèrent dissimuler les tares du système. Comment ? Et bien tout simplement en injectant, à l’emporte-pièce, plusieurs centaines de milliards de dollars dans l’économie. C’est, d’ailleurs, l’une des raisons pour laquelle le pays n’arrive toujours pas à décoller, malgré le fait qu’il a bénéficié d’au moins l’équivalent de dix plans Marshall... soit de quoi sauver la Grèce, le Porturgal et l’Espagne réunis.

Source El Watan Zine Cherfaoui

Le Pèlerin

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