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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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26 mai 2010 3 26 /05 /mai /2010 08:02

Algérie - Ces chantiers aspirateurs de financements géants : Des surcoûts intolérables !

autoroute-est-ouest-copie-1.jpg

 

L’Algérie ressemble depuis quelques années à un énorme chantier dont les travaux ne trouvent pas de fin. Des projets lancés en grande pompe et dotés de sommes colossales demeurent en chantiers et suscitent moult interrogations, notamment sur les coûts qu’ils aspirent. De réévaluation en réévaluation, les grands projets d’infrastructures ressemblent à des éponges qu’on arrose d’argent sans en étancher la soif. Une rallonge de 130 milliards de dollars est d’ailleurs accordée à ces projets dans le cadre de ce nouveau plan de relance qui prouve, par sa simple existence, que l’échec des premiers plans de relance économique est patent.

Trois secteurs vont donc bénéficier de cette très généreuse manne financière en ces temps où le prix du baril de pétrole tangue entre faiblesse et nervosité. Les travaux publics, le transport et 

  l’hydraulique, sont les secteurs concernés par la charitable rallonge pour parachever des projets qui pourtant ont déjà englouti des sommes astronosmiques. Casser la tirelire du Trésor public pour injecter davantage d’argent dans un grand projet comme l’autoroute Est-Ouest peut sembler farfelu en raison de la très importante enveloppe déjà consommée par ce monstre des travaux publics au cœur même d’un énorme scandale de corruption. Prévu au départ pour un montant de 4 puis 7, puis 12 milliards de dollars, le projet a atteint, selon des sources crédibles, l’effarante somme de 17 milliards de dollars pour un tracé de 927 km à la faveur du plan quinquennal 2004-2009, d’une valeur globale de 150 milliards de dollars.

Non seulement le retard dans la livraison du projet n’est plus à démontrer, mais l’enveloppe qui lui a été allouée s’allonge au fil du temps. Quelles en sont les raisons ? Elles sont multiples, dont le manque de transparence dans la gestion financière de ce grand projet et la corruption qui mine l’octroi des marchés. En sus du libre arbitre laissé aux bureaux d’études et autres opérateurs étrangers qui valident à leur guise des rallonges financières difficiles à définir. Des spécialistes ont d’ailleurs dénoncé la concomitance de l’étude topographique avec le lancement des travaux qui est un élément d’engloutissement occulte d’argent en l’absence bien sûr d’un contrôle rigoureux de la part des autorités publiques. Le scandale sur la corruption en est d’ailleurs la preuve palpable d’un laisser faire de l’Etat inacceptable. Le grand projet de transfert d’eau d’In Salah à Tamanrasset, d’un montant qui devait coûter 120 milliards de dinars, coûtera 190 MDS de dinars. Une rallonge justifiée par le ministre du secteur par la réalisation d’une station de déminéralisation.

Devant voir le jour à la fin de l’année, ce projet a laissé mettre en évidence la tendance des entreprises chinoises retenues à vouloir imposer des surcoûts. « Nous sommes obligés de contrôler entreprises et bureaux d’études pour éviter des rallonges inutiles », soulignent des cadres algériens en charge du projet. Le métro d’Alger, dont le lancement des travaux plonge ses racines dans l’histoire, est passé de 350 millions d’euros à 900 millions d’euros et il n’est toujours pas arrivé à sa fin. Alger est transformée en gruyère du fait de ce projet et ne voit pas sortir du tunnel l’ombre d’un train. L’heure est à l’évaluation de ce qui a été fait et non à dépenser sans compter.

Source El Watan Nadjia Bouaricha

Le Pèlerin

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26 mai 2010 3 26 /05 /mai /2010 07:47

 Economie - €uro : l’hypothèse du pirecrise.jpg

La crise budgétaire grecque, devenue crise de l’euro, n’est pas la conséquence fatale d’une autorégulation des marchés, mais d’une attaque délibérée. Pour Jean-Michel Vernochet, elle participe d’une guerre économique conduite, depuis Washington et Londres, selon les mêmes principes que les guerres militaires actuelles : recours à la théorie des jeux et stratégie du chaos constructeur. L’enjeu final est de contraindre les Européens à s’intégrer dans un Bloc atlantique, c’est-à-dire dans un Empire où ils payeront automatiquement le déficit budgétaire anglo-saxon par le biais d’un euro dollarisé. Un premier pas a déjà été franchi avec l’accord conclu entre l’Union européenne et le FMI, accordant au Fonds une tutelle partielle sur la politique économique de l’Union.
L’attaque financière lancée contre la Grèce en raison de sa dette souveraine et de son insolvabilité potentielle, s’est vite révélée être en fait une offensive contre l’Euro et n’avoir qu’un rapport lointain avec les tares et déficits structuraux de l’économie hellénique elle-même. Des « vices » au demeurant largement partagés par la plupart des pays post industriels qui ont pris la très mauvaise habitude de vivre au-dessus de leurs moyens et à crédit ; d’où une inflation galopante de la dette, une « bulle » comme une autre vouée in fine à l’éclatement.
Or tout semble indiquer que derrière la brutalité de l’attaque et qu’au-delà d’une simple ruée au pillage des économies européennes, se profilent d’autres objectifs, d’ordre géopolitique notamment, et ceux-là mûrement réfléchis. Car, en aucun cas, les appétits, aussi aiguisés soient-ils, de prédateurs financiers anonymes ne peuvent expliquer l’intensité dans la durée d’une offensive qui, à court terme, menace de faire voler en éclat la zone euro, l’Union des vingt-sept, voire bien au-delà…
La multiplication des crises ces deux dernières décennies aidant, une lecture rapide du déplacement des pions sur le Grand échiquier eurasiatique laisse à penser que l’Europe est actuellement le théâtre d’une bataille dans le cadre d’une guerre géoéconomique (guerre au sens propre et entier), une bataille qu’elle a d’ailleurs déjà potentiellement perdue.
En effet, l’adoption d’un plan européen — sur les instances pressantes de la Maison-Blanche — pour le renflouement de la dette publique des Etats membres de l’Union ne constitue non seulement pas une panacée, un remède durable à la crise budgétaire structurelle qui affecte désormais « tous » les États occidentaux, mais va dans le sens désiré par le mentor états-unien d’une intégration rapide de l’Union européenne, préalable obligé à la constitution d’un bloc occidental soudé.
Un plan européen qui répond à une crise de confiance, de solvabilité (largement artificielle au départ, mais devenue contagieuse et faisant boule de neige), par la recapitalisation des États comme s’il s’agissait d’une simple crise de liquidités. Un plan européen de 750 milliards d’euros supérieur au plan Paulson d’un montant de 700 milliards de dollars destiné, après la débâcle des établissements financiers américains de septembre 2008, à les renflouer sur fonds publics. Une solution dont on voit les effets à présent en ce que la recapitalisation du secteur privé financier a eu pour conséquence aberrante d’accroître lourdement la dette des États des deux côtés de l’Atlantique.
Ainsi, la crise financière née aux États-unis, après avoir déclenché la récession c’est-à-dire désamorcé la pompe économique, a depuis, par voie de conséquence, tari les ressources fiscales des États rendant plus difficile encore le service d’une dette de plus en plus considérable. Or l’Union européenne vient d’ajouter de la dette à la dette avec ces quelque 750 milliards d’euros qui vont grever plus encore ses budgets nationaux (le taux moyen d’endettement de la zone euro étant actuellement de 78 %), ceci en vue d’hypothétiquement « rétablir la confiance des marchés »…
Pour ce faire l’UE vient — volontairement — de se placer sous la coupe du Fonds monétaire international qui va lui consentir des prêts à hauteur de 250 milliards d’euros. FMI qui avait jusqu’à présent plutôt vocation à soutenir les économies chancelantes du Tiers-Monde à grands coups de matraque assénés au moyen de ses plans dits d’ajustement structurel. C’est donc une entité supranationale à vocation « mondialiste » qui va en quelque sorte chapeauter, voire superviser plus ou moins directement les structures de gouvernance économique dont l’UE va assurément se doter si la zone euro ne se disloque pas spontanément entre temps.
Des structures intégratives réclamées à cor et à cri par Paul Volcker, directeur à la Maison-Blanche du Conseil pour la reprise économique (aux Etats-Unis), qui depuis Londres tance vertement les dirigeants européens exigeant la relance de l’euro dont Etats-uniens et Britanniques ont un besoin essentiel pour maintenir leur économie à flot.
Notons au passage que c’est vraisemblablement la mort dans l’âme que la chancelière allemande s’est résignée à souscrire à ce plan pharamineux de soutien aux pays défaillants de la zone euro alors que son homologue français — d’après une rumeur persistante — la menaçait de revenir au Franc si elle n’obtempérait pas. Mais s’il est vrai que « la fourmi n’est pas prêteuse », le retour au Deutsch Mark équivaudrait à signer l’arrêt de mort de l’économie allemande dont la monnaie trop forte ne lui permettrait plus alors d’exporter sa production industrielle, fondement de son économie. Un levier de chantage suffisant pour obliger Berlin d’accepter volens nolens, contrainte et forcée, de passer sous les fourches caudines dressées par l’administration Obama.
Oukases états-uniennes qui conduisent à un piège grand ouvert : les capitaux empruntés sur le marché ou prêtés par le FMI pour le sauvetage des « PIIGS » [1] menacés de cessation de paiement, doivent s’appuyer sur des structures garantissant la solvabilité à terme de l’euro ! Monnaie dont la solidité ne pourra être assurée que par ces institutions fédérales dont Jacques Attali se fait l’inlassable promoteur dans nos médias en réclamant « la création d’une Agence européenne du Trésor, immédiatement autorisée à emprunter au nom de l’Union, et d’un Fond budgétaire européen, immédiatement mandaté pour contrôler les dépenses budgétaires des pays dont la dette dépasse les 80 % du PIB ».
Il s’agit en fin de compte, ni plus ni moins, d’imposer la mise sous tutelle économique des États sous couvert de sauver la zone euro condamnée — paraît-il — à une inéluctable faillite… puisque l’abandon de la monnaie unique est un tabou intransgressible auquel nul ne songe apparemment à toucher.
Certains projets vont plus loin qui prévoient déjà que les budgets des Etats de la zone euro soient entièrement contrôlés et décidés par un triumvirat composé de la Commission de Bruxelles, de la Banque Centrale Européenne et de l’Eurogroupe. À ce stade quid de la volonté populaire et du Parlement de Strasbourg ?
Or nul ne se soucie de dénoncer le sophisme ou le paralogisme que constitue cette mise en équation de l’intégration économique et du retour à la confiance des marchés. D’abord pourquoi les marchés imposeraient-il leurs lois, eux et eux seuls ? En outre, ne serait-il pas temps de remettre en question le capitalisme actionnarial, anonyme et versatile, capable de ruiner les nations selon son bon plaisir ou ses calculs ?
La gouvernance économique européenne n’est à ce titre pas plus la panacée que l’inondation de liquidités n’est la solution à la crise actuelle. Le surendettement induit par le « plan » est à n’en pas douter une fausse solution imposée de l’extérieur avec pour finalité de nous enchaîner toujours davantage, nous autres Européens, aux marchés des capitaux et à leur dictature indicible.
L’idée de la gouvernance économique procède de la même démarche car elle est à proprement parler un non-sens en ce qu’elle ignore tous les différentiels sociétaux intervenant à tous les étages de la construction européenne : types ou modèles de croissance, régimes fiscaux et sociaux, et cætera. Une « idée » qui n’en est pas une, et parce qu’elle est de nature foncièrement idéologique… un projet derrière lequel se tiennent en embuscade nombre d’arrière-pensées tout à fait étrangères à la prospérité économique et au bien-être des peuples de l’Union.
D’aucuns ont bien vu que la crise n’était que le moyen et le prétexte de précipiter l’instauration d’un système fédéral dur pour les Vingt-sept en dépit et au mépris des volontés populaires auxquelles le Traité de Lisbonne a été imposé de la plus sournoise façon. Une crise qui est et demeure — gardons ce fait capital présent à l’esprit — artificielle, fabriquée, en un mot le contraire d’une « fatalité » inhérente à ce qui serait une vie autonome et désincarnée des marchés dirigés par une « main invisible ». Un processus réputé « machinal » mais qui pour être anonyme n’est pourtant pas moins constitué de la chair et des os de ces grands manieurs d’argent et autres donneurs d’ordre qui font la pluie et le beau temps sur les Bourses.
C’est pour cette raison que les Etats-Unis parlent un double langage par le truchement d’une double voix. Celle des « marchés » et celle de son président qui intervient pour tancer les Européens et les presser impérativement de stabiliser leur monnaie, autrement dit les politiques économiques européennes indissociables de la santé, bonne ou mauvaise, de leur monnaie. Cependant n’allez pas imaginer un seul instant que cela ressemble de près ou de loin à de l’ingérence dans les affaires de l’Europe continentale. Représentez-vous Mme Merkel et M. Sarkozy enjoignant la Maison-Blanche de faire le ménage à Manhattan ?
L’autre voix appartient à ceux qui font la pluie et le beau temps sur les marchés… bref, les donneurs d’ordre anonymes, inidentifiables pour les gouvernements eux-mêmes comme l’a piteusement avoué le ministre français des Finances, Mme Lagarde. Ceux qui jouent au yoyo avec les Bourses comme le chat joue avec la souris, anticipant les baisses et les hausses qu’ils suscitent de toutes pièces.
Ces oligarques se recrutent en premier lieu parmi les représentants de la haute finance, des complexes militaro-industriels, des méga groupes du pétrole et la chimie ou du génie génétique, mais également parmi les idéologues et théoriciens attachés à la légitimation du « système », les nouveaux clercs (prêtres) de la religion du profit comme nouveau monothéisme, celui du marché. Or ces gens-là ont un tout autre discours en acte.
Car comment expliquer l’évidente contradiction existant entre les inquiétudes exprimées par le président Obama — légitimes au demeurant, car les É-U ont besoin d’un euro fort pénalisant les exportations européennes, mais avantageant de cette manière les industries américaines ; un bonus utile au regard de déficits abyssaux (1400 milliards de dollars) et surtout nécessaire pour soutenir l’effort des guerres en cours, Irak, Afghanistan et Pakistan — et la poursuite de la déstabilisation en profondeur des économies occidentales par des attaques réitérées des marchés contre l’euro ?
Aussi voraces, inconséquents voire irrationnels soient-ils, les « opérateurs » sont conscients que la poursuite de l’offensive contre l’euro met en péril le système dans son ensemble et risque de précipiter l’économie mondiale dans une nouvelle phase de chaos. Alors pourquoi cette danse au bord de l’abîme ? Nul ne nous fera croire à cette billevesée selon laquelle les marchés vivent de leur vie propre, qu’ils sont incontrôlables et que tout cela ne serait dû qu’à un emballement de la machine économique… Bref, que tout cela serait « la faute à personne » , mais la simple conséquence d’une impossibilité à gérer les acteurs et les dérapages irrationnels des marchés ?
Alors disons-le tout net, le risque d’effondrement systémique est au cœur même de la partie qui se joue actuellement. Les grands joueurs, froids calculateurs, sont des adeptes manifestes de la « théorie des jeux » (de Neumann et Morgenstern), construction probabiliste à la base de ce qui fut la doctrine de la dissuasion nucléaire… Celui qui gagne est celui qui va le plus loin dans la surenchère létale. Un cas de figure qui correspond trait pour tait à ce que nous vivons actuellement : une déstabilisation croissante des économies européennes, avec des incidences non négligeables outre-Atlantique.
Ajoutons que le chaos financier, monétaire et économique, des deux côtés de l’Atlantique est une indéniable aubaine, pour ceux, répétons-le, qui prospèrent dans le ressac des cours de Bourse, provoquant et anticipant les mouvements de panique et d’euphorie pour jouer indifféremment les courants ascendants et descendants sur des marchés rendus hystériquement erratiques.
Au début du XXe siècle, l’économiste Werner Zombart théorisait pour sa part la « destruction créatrice » (reprise ensuite par Joseph Schumpeter). Depuis cette idée a fait son chemin via, entre autres, la théorie mathématique du Français René Thom (théorie dite des « catastrophes »). Revue et corrigée par Benoît Mandelbrot, celle-ci s’appliquera via la géométrie des fractales à la vie des marchés dès lors perçus comme relevant d’une théorie du chaos, décidément très à la mode.
Entre-temps l’économiste Friedrich Von Hayek, l’un des théoriciens du néolibéralisme, prétendit hisser l’économie libérale au statut de science exacte. Ainsi, selon son hagiographe Guy Sorman « le libéralisme converge avec les théories physiques, chimiques et biologiques les plus récentes, en particulier la science du chaos formalisée par Ilya Prigogine. Dans l’économie de marché comme dans la Nature, l’ordre naît du chaos : l’agencement spontané de millions de décisions et d’informations conduit non au désordre, mais à un ordre supérieur »… On ne saurait mieux dire, car a priori nous détenons là la clef d’interprétation de la crise.
À la fin des années 90, les néoconservateurs adeptes de Léo Strauss vont porter à son paroxysme logique le nouveau dogme du désordre supérieur en se faisant les chantres du chaos constreur comme légitimation a priori de toutes les guerres de conquête du XXIe siècle. De ce point de vue, chacun peut voir le chaos à l’œuvre dans le Greater Middle East comme il peut le voir à l’œuvre aujourd’hui en Europe.
Gageons que le nouvel ordre régional que les grands agenceurs de chaos entendent faire sortir de la crise actuelle, sera une Europe unifiée, centralisée et fédérative, placée sous la coupe directe des États-unis par le truchement de la Réserve fédérale américaine dont la Banque centrale européenne ne sera plus qu’une succursale, et sous le regard vigilant du FMI, représentant ou émanation d’un pouvoir mondial émergent, aussi déterritorialisé que tentaculaire.
On comprend assez vite que la déification du marché associée à l’idée d’un « chaos constructeur » lui-même complétée par un usage intensif de la théorie des jeux maniée par des adeptes de la démolition, constitue un mélange assez détonnant en passe de nous sauter au visage. Un constat s’impose ici : à savoir que le « chaos » (intentionnel) est à ce jour un mode de gouvernement, de transformation sociétale et de conquête sans coup férir. Une version dure du divide et impera (diviser pour régner) dussent les Nations périr et les peuples avec.
Car le jeu en vaut la chandelle si à l’arrivée l’Europe se trouve mise à genoux. La Grèce — certes l’un des ventres mous de la zone euro mais pas tellement plus que l’Italie, l’Espagne, l’Irlande, le Portugal — a été jusqu’ici une sorte d’électron libre contrariant une pleine intégration des Balkans dans le maillage géostratégique états-unien.
En guise de conclusion provisoire, si l’Union européenne, à l’occasion de la crise, avance à marche forcée vers une gouvernance économique fédérative, une étape sera franchie conduisant vers l’attribution d’un pouvoir quasi discrétionnaire à la Commission européenne pour l’essentiel composée de technocrates non élus et recrutés pour une allégeance atlantiste inoxydable. En clair, cela signifiera l’effacement des États-nations européens.
De facto plus rien ne s’opposera plus à l’intégration de l’Europe au sein d’un Bloc transatlantique. À terme la fusion de l’euro et du dollar scellera la réunion de l’Ancien monde et Nouveau monde. Il ne s’agit évidemment pas de pures spéculations mais d’une simple projection des tendances architectoniques visiblement à l’œuvre dans le cadre un d’un processus de redistribution ou de recomposition géopolitique, de la carte mondiale. Autant dire que si la zone euro n’éclate pas, le sort des peuples européens semble définitivement scellé, c’est-à-dire enchaîné pour le meilleur et pour le pire à la « Destinée manifeste » des Etats-Unis. Cela indépendamment d’une réforme du système économique mondial. Les financiers y laisseront peut-être également des plumes si la Communauté internationale s’entend pour brider leurs appétits en réglementant les marchés, il n’en reste pas moins que les promoteurs du chaos constructeur auront partie gagnée en créant les conditions de nouveaux embrasements.
Car le « pire », souvent évoqué en France par des hommes d’influence tels Bernard Kouchner et Jacques Attali, est ce qu’il y de moins improbable lorsque les gouvernements, le dos au mur, se voient réduits à la fuite en avant. Au Koweït en 1991, en Irak en 2003 parmi les buts de guerre à peine voilés se trouvaient en bonne place la relance du moteur économique par les chantiers prévus de reconstruction… Ceci pour ne pas mentionner d’autres intérêts plus évidents et plus immédiats tels les énergies fossiles, les ventes d’armes et tous les marchés qui en sont dérivés.
Quels que soient les accords sur l’enrichissement d’uranium à usage médical passés entre la Turquie et l’Iran, quels que soient les contrariétés diplomatiques que ces rapprochements entre alliés et ennemis des États-unis procurent au Département d’État, il suffit de relire le fabuliste Jean de La Fontaine pour savoir que la rhétorique du loup l’emporte toujours sur celle de l’agneau ! Attendons-nous, dans le contexte actuel d’extrême fragilité de l’économie mondiale, à une sortie de crise par la douloureuse porte du chaos constructeur.
Par Jean-Michel Vernochet : Ancien journaliste au Figaro Magazine et professeur à l’École supérieure de journalisme (ESJ-Paris). Dernier ouvrage paru : Europe, chronique d’une mort annoncée (Éditions de l’Infini, 2009).
Source : voltairenet.org

Le Pèlerin

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25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 23:32

Algérie - Eclairage - Boumediène et l’économie de bazar

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A en croire l’éminent universitaire et chercheur algérien, le Pr Boualem Aliouat, l’Algérie des années 1960 et 70 n’a pas connu le socialisme tel qu’il a été théorisé par Marx et ses épigones, ainsi que d’autres écoles de pensée, mais seulement un capitalisme d’Etat paternaliste. Cette forme de capitalisme a fait bon marché autant de la rationalité économique que des valeurs socioculturelles du peuple algérien.
Sur le plan idéologique et politique, les choix de H. Boumediène étaient des choix contraints. Il se devait en effet de demeurer fidèle à la Proclamation du 1er Novembre 1954 et au Programme de Tripoli de juin 1962 qui enjoignaient tous deux aux responsables politiques de l’Algérie indépendante, d’instaurer la justice sociale et de rompre avec les rapports de domination capitaliste qui avaient désarticulé la formation historique algérienne en la dualisant entre société traditionnelle et société moderne.
Sur le plan doctrinal, le président Boumediène n’étant ni expert lui-même ni omniscient, a été amené à se référer à un corps de doctrine, sans quoi la gestion du pays aurait épousé les seules aspérités du terrain et relevé du pilotage à vue le plus fruste.
Contrairement à ce que laisse entendre le Pr Aliouat, H. Boumediène n’a guère prêté d’oreille attentive aux théoriciens de l’économie étatiste soviétique ni du reste, aux thuriféraires du socialisme autogestionnaire avec lequel il avait rompu définitivement en 1967. Il a, plutôt, puisé son inspiration dans les travaux des plus éminents économistes français de l’époque, F.Perroux et G.Destanes de Bernis, notamment en ce qui concerne les industries industrialisantes et les stratégies de développement agricole. Au surplus, tout ce que l’Algérie comptait d’experts, d’universitaires, de chercheurs et de managers dans les années 1960 et 1970, plaidait fortement en faveur du choix de la voie de développement non capitaliste, la seule, à leurs yeux, à permettre à notre pays de se moderniser, de s’industrialiser et de rompre avec toutes les formes de dépendance. Il ne s’agissait pas d’instaurer quelque capitalisme d’Etat que ce soit, mais d’affirmer le rôle de la puissance publique, l’Etat ayant vocation à s’ériger en principal agent d’accumulation du capital, dans une phase transitoire, tout au moins. Ce n’est nullement par inclination idéologique ou propension à instaurer une sorte de paternalisme d’Etat ou encore de mise sous tutelle de la société (dont les élites intellectuelles ont été fortement sollicitées pour contribuer au succès de sa politique) que H. Boumediène dédaigne le concours du secteur privé (au demeurant inexistant du fait même du legs colonial), mais par nécessité logique, dès lors que, de toutes parts, trois impératifs sont mis en avant pas les tenants de la voie de développement non capitaliste: (1) seul le développement des industries lourdes, de la chimie et de l’énergie confère au développement son caractère «industrialisant»; (2) il faudra accorder la priorité à la satisfaction des besoins du marché intérieur; (3) seul l’Etat dispose de la capacité de mobilisation de capitaux importants pour engager des opérations dont la rentabilité ne peut être immédiate. Il est cependant exact que l’ensemble des régimes du Maghreb, depuis l’accession de nos Etats à l’indépendance, sont perçus, dans une vision maxwébérienne, comme des régimes néopatrimoniaux caractérisés par un faible degré d’autonomie des institutions sociales au profit de l’appareil d’Etat, une appropriation privée de ce même Etat par les élites gouvernementales, une clientélisation de la société et des relations gouvernants/gouvernés qui ne sont pas totalement exempts d’un certain paternalisme. Outre qu’il faudrait manier avec beaucoup de prudence ce type de schéma, on ne saurait sans le caricaturer, présenter le régime de H. Boumediène sous cette forme. Si la stratégie des industries industrialisantes avait été une réussite et si la révolution agraire avait suscité une plus grande adhésion des fellahs (car il n’existait pas de fatalité de l’échec pour l’une comme pour l’autre), nul doute qu’elles auraient profondément induit de nouvelles contradictions sociales, culturelles et politiques que nul ne peut se hasarder à imaginer. C’est dire qu’un modèle relevant a priori de cette catégorie commode qu’est le «capitalisme d’Etat paternaliste» peut générer des mutations insoupçonnées.

Ceci dit, il est difficile de soutenir que le peuple algérien était réfractaire au socialisme, dès l’instant que le socialisme algérien n’était pas réductible à celui des pays de l’Europe de l’Est. Mais il semble aujourd’hui que les autorités de l’Etat peinent à imposer les règles minimales de l’économie de marché, au point d’avoir recentralisé un certain nombre de procédures et généralisé les contrôles a priori. En revanche, l’engouement pour l’économie de bazar s’alimente à des sources historiques profondes que la persistance du modèle rentier ne fait qu’entretenir. Et sur ce point, nous sommes très loin du capitalisme d’Etat paternaliste.

Source L’Expression Ali Mebroukine

Le Pèlerin

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25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 23:09

Santé - La pratique sportive prévient les troubles de l'érection

excuses.jpg

Selon le journal santé.com, la pratique sportive prévient les troubles de l'érection.

Les hommes qui font régulièrement du sport ont moins de troubles de l'érection que les sédentaires, quel que soit leur âge.

Selon une étude américaine menée sur plus de 30.000 hommes, la pratique régulière d'une activité physique est un moyen efficace de prévenir l'impuissance.

Depuis 1986, les scientifiques de l'université Harvard (Boston, Massachusetts) suivent 31.742 hommes âgés de 53 à 90 ans qui ont régulièrement rempli des questionnaires sur leur hygiène de vie et leur état de santé. En 2000, les participants ont renseigné les chercheurs sur leur sexualité, leurs pratiques sportives, leur consommation de tabac et de médicaments.

Première constatation : 33% des hommes, tous âges confondus, ont connu des troubles érectiles au cours des trois derniers mois.

Seconde constatation, en forme de confirmation : les troubles de l'érection augmentent avec l'âge. Après 50 ans, l'impuissance touche 26% des hommes, puis 40% après 60 ans et 61% après 70 ans.

Troisième constat, en forme de bonne nouvelle cette fois : la pratique du sport diminue le risque d'impuissance. Les hommes qui font de la course à pied 3 heures par semaine diminuent de 30% leur risque d'impuissance par rapport aux hommes sédentaires. La pratique sportive retarde d'environ 10 ans l'apparition des premiers signes d'impuissance.

Parallèlement, le tabagisme, la consommation excessive d'alcool et la sédentarité (regarder la télévision plus de 20 heures par semaine) augmentent le risque d'impuissance.

Enfin, les chercheurs ont également confirmé que les hommes qui sont en surpoids ont plus de risque de souffrir d'impuissance que les hommes les plus minces.

Source La Dépêche du midi

Le Pèlerin

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25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 23:06

Humour – C’est le temps des économies - Il fallait y penser

chere-essence.jpg

 

En temps de crise, y'en a qu'on pas de mazout mais ils ont des idées!!

Deux copains discutent dans un bar :

- "J'en ai marre, ça fait la deuxième fois qu'on me pompe ma cuve à mazout en deux ans; pourtant la bouche de remplissage est cachée sous une vasque de fleurs !"

- "Moi j'ai résolu le problème, j'ai acheté un gros bouchon rouge avec mazout marqué dessus en blanc."

- "T'es fou, ils n'ont même plus à chercher."

- "Astuce..... ! Le tuyau n'est pas relié à ma cuve à mazout mais à ma fosse septique, ça fait trois fois qu'on me la vide, gratos, en six mois!"

Le Pèlerin 

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25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 09:58

France - Retraites: la réforme s'appliquera dès 2011 "de manière progressive", affirme Woerth

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Eric Woerth

 

Le ministre du Travail, Eric Woerth, a indiqué dimanche sur BFM-TV que la réforme des retraites s'appliquerait dès 2011, tout en insistant sur le caractère progressif des mesures qui seront prises sans "aucun tabou".

Il y aura "une application dès 2011 de manière progressive", a dit le ministre, assurant que le gouvernement n'avait pas encore finalisé son projet de réforme qui doit être présenté à la mi-juin.

"Les gens qui ont aujourd'hui par exemple 61 ans, et qui ont décidé de continuer à travailler pour plein de raisons, ils ne seront pas touchés par la réforme", a-t-il ajouté.

"Ceux qui ont aujourd'hui 57, 58 ans, ils ne sont pas loin de l'âge de la retraite, je rappelle qu'une réforme est progressive, et douce et lente", a-t-il insisté.

"Nous allons demander aux Français d'avoir une vie professionnelle plus longue, par l'âge, par les cotisations, nous allons encore en discuter, nous verrons ça au mois de juin", a dit M. Woerth.

Pressé de questions sur un éventuel recul de l'âge légal fixé à 60 ans, le ministre a répondu qu'"il n'y a aucun tabou nulle part", mais sans dire si le gouvernement privilégiait cette mesure.

"Le seul dogme sur les retraites qu'il faut avoir, c'est celui du sauvetage du régime par répartition", a-t-il ajouté.

Abordant la question de recettes nouvelles pour le système de retraites, M. Woerth a jugé qu'elles étaient "indispensables", mais exclu une hausse générale des prélèvements.

"Il y aura des mesures concernant les particuliers, on a parlé des hauts revenus, il y aura des mesures concernant les entreprises", a-t-il poursuivi, ajoutant qu'il pouvait "y avoir aussi des transferts" de ressources.

Quant au Fonds de réserve des retraites (FRR), instauré en 1999 par le gouvernement socialiste de Lionel Jospin, "nous verrons si nous devons ou pas l'utiliser", a indiqué le ministre.

Le FRR, dont la valeur a atteint une trentaine de milliards d'euros, ne doit en principe pas être utilisé avant 2020, et le PS accuse le gouvernement de vouloir l'utiliser pour financer les déficits actuels.

"La question n'est pas une question politique, c'est une question technique", a jugé M. Woerth, qui s'en est ensuite pris à la patronne du PS, Martine Aubry, en faisant référence à l'époque où elle était ministre des Affaires sociales sous Jospin.

"La première qui a tapé dans le FRR, c'est Mme Aubry, elle a pris 4 milliards pour financer les 35 heures qu'elle venait de créer", a-t-il ajouté.

Le ministre a par ailleurs indiqué que la question d'une éventuelle TVA sociale pour financer les retraites "n'est pas une idée qui est à l'ordre du jour", jugeant qu'elle pénaliserait la consommation et donc la relance économique

Source L’internaute Actualités

Le Pèlerin

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25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 09:51

Algérie - Le docteur H. Djellit, directeur de recherche au CRAAG -  «Nous avons finalisé la première carte sismique du nord de l’Algérie»seisme-algerie.jpg

L’activité sismique ressentie ces derniers jours par la population relance le débat sur les risques majeurs et les prévisions en sismologie. Les habitants du nord du pays notamment, traumatisés par le tremblement de terre qui a secoué le Centre le 21 mai 2003, ont exprimé leur préoccupation devant un phénomène naturel particulièrement redouté. Les séismes de Beni Ilmène à M’sila et de Koléa, dans la wilaya de Tipasa, ont ravivé les appréhensions et suscité moult interrogations. Toutefois, les spécialistes du Centre de recherche et d’astronomie astrophysique et de géophysique (Craag) ont déclaré que les deux secousses sont des événements sismologiques indépendants. Le docteur Hammou Djellit, directeur de recherche et chef de département études et surveillance sismique au Craag, rappelle dans un entretien qu’il nous a accordé que les secousses et répliques font partie de l’activité sismique normale et régulière active au nord de l’Algérie. Il a aussi annoncé que le Craag vient de finaliser la réalisation de la première carte sismique du nord de l’Algérie.

Une réplique de 5,2 sur l’échelle de Richter a été ressentie ce dimanche dans la région de Mellouza. L’intensité de la secousse a été presque égale à celle du séisme lui-même. Comment expliquez-vous cet événement sismologique ?

Le docteur Djellit : En général, les répliques sont moins fortes que le séisme initial, cela dépend de la taille de la faille. Ceci alors que la séquence de la réplique va en s’atténuant en général. Mais de temps en temps, il y a des pics intenses et il y a des cas, très rares, un ou deux dans le monde, où les répliques dépassent l’intensité du séisme comme cela a été le cas en Turquie. Il existe ainsi une loi d’atténuation, mais cela n’empêche pas qu’il y ait une évolution décroissante avec une réplique importante.

Deux tremblements de terre fortement ressentis par la population en l’espace d’une semaine, comment expliquez-vous cela ?

Les deux événements ne sont pas liés, c’est une simple coïncidence ; la région de M’sila et la structure active du bassin de la Mitidja relative à la région algéroise sont différentes. Il faut savoir qu’entre temps, l’activité sismique se poursuit. Il y a eu notamment trois secousses à Jijel hier, et à Seddouk. En moyenne, il y a 60 secousses par mois, c’est un rythme régulier. A titre d’exemple, après le tremblement de terre de Béni Ilmène, il y a eu 200 répliques.

Le nord de l’Algérie est une zone sismique active, et cette activité nécessite des études affinées. Quelles sont les activités sur lesquelles s’est concentré le Craag depuis le séisme de 2003 notamment en vue de mieux identifier les failles existantes ?

Depuis l’année 2004, les autorités concernées et les équipes du Craag ont mis en place trois réseaux totalement numérisés avec un logiciel de dernière génération. Il gère de façon automatique les signaux émis par les stations. Une fois les données arrivées en temps réel, nous sommes avertis de toute activité sismologique en Algérie, mais aussi au niveau mondial. Le système fonctionne en outre par le biais du Dsat et transite par une bande passante sécurisée. Nous sommes de ce fait indépendants et nous nous passons actuellement de l’aide d’autres pays. Nous avons aussi installé un réseau de GPS de précision ; des stations d’accéléromètres sont ainsi en voie de réalisation sur le terrain. Le Craag assure aussi des publications scientifiques. Cependant, il est à noter que le risque sismique ne peut être géré que par une interdisciplinarité. Il s’agit notamment des géosciences telles que la géologie, la géophysique, le génie civil et les réseaux. Pour ce faire, les infrastructures de base existent au niveau des universités. Il s’agit des facultés des sciences de la terre de Bab- Ezzouar, de Jijel et de Boumerdès, avec lesquelles le Craag développe la géophysique. Nous avons signé trois conventions pour l’ouverture de magister en matière de géoscience avec les Universités de Tlemcen, Sétif et Jijel. Ces conventions ont été matérialisées sur le terrain par des post-graduations, comme nous essayons de lancer aussi de nouvelles spécialités qui n’existent pas en Algérie. Développer notamment la géochronologie pour la datation des failles. Le Craag a aussi réalisé la carte sismique du nord de l’Algérie, qui est soumise à publication et d’ici deux années, nous serons à même de fournir un document plus élaboré.

Qu’apportera de plus la carte sismique dans le cadre de la prise en charge du risque sismique ?

La carte sismique visualise et situe de façon précise les sources sismogènes en Algérie ; elle peut être un document de base dans le secteur de l’aménagement du territoire et permet d’affiner et de mieux définir le règlement parasismique algérien, notre but étant d’œuvrer pour l’alerte sismique et de diffuser nos données.

Source Le Soir d’Algérie F. -Zohra B.

Le Pèlerin

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25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 09:44

Ils n'ont pas boudé leur plaisir. Victorieux pour la quatrième fois, samedi

capitole Stade champion europe

 

De la finale de la Coupe d'Europe, les joueurs du Stade Toulousain ont goutté dimanche en fin de journée au plaisir du bain de foule. Arrivé sur une remorque tiré par un tracteur, l'ensemble de l'équipe a été acclamé par près de 15000 supporters présents sous les fenêtres du Capitole. Avec une mention spéciale pour Jean-Baptiste Elissade, le demi de mêlée qui prend sa retraite.

Le doublé est devenu une chimère

Le Stade n'a réussi qu'une fois à s'installer sur les trônes national et continental la même année. C'était en 1996. La Heineken Cup fêtait alors sa première édition, sans les Anglais. Puis il a frôlé l'exploit en 2008, avec un 17e Bouclier de Brennus – encore un record – et une finale européenne. « Année après année, le championnat s'est durci, constate Novès. C'est très dur de jouer sur les trois tableaux : championnat, coupe d'Europe et matches internationaux. » Avec une dizaine de joueurs mobilisés en moyenne, Toulouse paie un lourd tribut aux sélections, notamment au XV de France. Cela ne s'arrangera pas la saison prochaine, à l'orée de la Coupe du monde 2011 en Nouvelle-Zélande

Source 20minutes.fr

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25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 09:34

La carte Chifa passe à la vitesse supérieure

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Bientôt en Algérie, chaque assuré social aura sa carte Chifa, avec les ayants droit. Il aura la possibilité de l’utiliser dans n’importe quelle wilaya. C’est un gros travail qu’accomplissent toutes les agences Cnas du pays et dont l’objectif final est de taille : l’assuré n’aura plus à courir pour un quelconque document, les circuits internes de l’ensemble du système Chifa (Cnas, Casnos, CNR, etc.) sont contenus dans une carte à puce pas plus grande qu’un portable…

Dans les trois à quatre prochaines années, 2013/2014, le système algérien devrait finir par basculer vers de nouvelles procédures totalement tournées vers la modernisation et son corollaire, désormais indispensable aujourd’hui, l’informatique.

Un travail gigantesque est en train de s’effectuer depuis trois ans dans tous les centres de la Caisse nationale d’assurances sociales du pays (Cnas), afin que l’ancienne et archaïque Sécurité sociale, avec ses vieux fichiers à tiroirs et ses armoires qui ne ferment pas, soit définitivement convertie. L’État algérien a mis le paquet. Un certain nombre d’assurés sociaux utilisent aujourd’hui le livret du tiers payant, un outil qui leur sert principalement à se procurer les médicaments en pharmacie sans trop débourser ou sans du tout payer. Dans un peu moins d’une année, au rythme où vont les choses, ce livret ne devrait être plus qu’un souvenir.

Les textes législatifs ont fixé à janvier 2011 la généralisation du processus de modernisation et d’informatisation. À cette date, la carte Chifa sera obligatoire et disponible pour l’ensemble des assurés à partir du moment où ils auront fourni le dossier demandé. De même, à partir de cette échéance de janvier prochain, les prestataires (pharmaciens, et progressivement les hôpitaux, médecins, etc.) devront s’attendre à ce qu’un jour ou l’autre, s’ils veulent une partie de la clientèle assez considérable des assurés sociaux, il faudra qu’ils passent par la carte Chifa. Le processus est en marche. Il est incontournable.

La généralisation de cette carte va concerner, au final, 8 millions d’assurés, soit en réalité plus de 20 millions d’Algériens bénéficiaires de la sécurité sociale entre assurés et leurs ayants droit. La notion d’ayants droit, en Algérie, s’élargit en outre pour toucher quelquefois les ascendants des assurés, tous les chômeurs en allocation chômage, tous les handicapés même s’ils ne travaillent pas ; le terme d’ayant droit demeure variable en évoluant avec la conjoncture sociale et d’autres facteurs socio-familiaux.

En matière de protection sociale, la législation en vigueur établit d’ailleurs une règle capitale, selon laquelle il y a assujettissement à la sécurité sociale quelle que soit la relation de travail. Autrement dit, il doit impérativement exister une protection sociale, dès lors qu’il y a une relation de travail de quelque nature et de quelque durée que ce soit. Dans les bureaux de la sécurité sociale, on ne lésine pas sur la chose ; même le gardien de parking devrait être concerné, nous cite-t-on comme exemple.

Les quarante-huit wilayas sont par conséquent enrôlées dans ce nouveau processus de prestations, par le moyen du tiers payant. Certaines sont bien avancées par rapport à d’autres pour diverses raisons. Le centre de personnalisation de la carte Chifa, situé à Ben Aknoun, sur les hauteurs de la capitale, fonctionne six jours par semaine à raison de onze heures par jour, en plus de deux nuits de 20h à 7h.
L’on veille de près à ce qu’une bonne cadence soit maintenue, afin de mettre à la disposition des centres de la Cnas de tout le pays, la carte Chifa. Cette carte devrait constituer, à moyen terme, le sésame qui va définitivement éviter à l’assuré toutes sortes de formalités. Très pratique, dotée d’une puce où sont contenues toutes les données, avec photo numérisée, elle sera son seul laissez-passer pour avoir accès aux soins.

Le centre  de personnalisation  de la carte Chifa

L’année 2010 constitue, de ce fait, une année charnière. Après trois ans, cette fois le système en constitution passe, en effet, à la vitesse supérieure afin que toutes les échéances soient respectées d’ici à 2014, une étape enclenchant rapidement sur l’autre : distribution généralisée aux 8 millions d’assurés de la carte, conventionnement avec les médecins généralistes et spécialistes ainsi que les chirurgiens dentistes, conventionnement avec les hôpitaux et autres structures de soins publiques et privées.

À l’heure actuelle, chacune des agences de la Cnas à travers le territoire national œuvre en étroite collaboration avec le centre de personnalisation de la carte Chifa de Ben Aknoun, en utilisant l’intranet (réseau informatique à l'intérieur de l’entreprise) pour la transmission des données de ses assurés ; à l’aide du transport par route ou par voie aérienne, elle achemine ensuite sur fiche individuelle pour chaque assuré les éléments d’information plus complets, notamment la photo.

Tous les jours, toutes les heures, des véhicules provenant des quatre coins du pays déposent au centre de Ben Aknoun des dizaines de cartons où sont rangées ces fiches, qui sont immédiatement exploitées pour compléter les données reçues via intranet. Une fois ce travail effectué, les cartes Chifa munies de leurs puces sortent des machines. Après avoir été vérifiées et revérifiées, elles sont soigneusement et hermétiquement emballées dans des bacs et renvoyées aux centres expéditeurs. 500 cartes par heure sont ainsi produites dans ce centre nouvellement installé et placé sous haute surveillance, informations confidentielles obligent. N’entre pas qui veut par ses portes à ouvertures codées.

Une vingtaine d’ingénieurs et une trentaine de techniciens supérieurs travaillent sans relâche le long du circuit de production : réception, vérification et finalisation des données concernant l’assuré, numérisation et traitement des photos, confection des cartes, revérification, emballage, expédition. Une carte est destinée à l’assuré, une autre au professionnel de santé. Le nouveau processus est basé sur une complémentarité des données entre l’assuré et le professionnel de santé (pharmacien, médecin, chirurgien de santé, structure de santé). L’exploitation du système Chifa nécessite la présence simultanée de ces cartes (assuré) et professionnels.

Elles seront utilisées — une fois tout le processus finalisé — chez le pharmacien, en même temps que chez le médecin, le chirurgien-dentiste et dans une structure de santé. Evidemment, le professionnel de santé visé par l’assuré doit être au préalable conventionné avec la Cnas, quel que soit par ailleurs son statut : public ou privé. Le système permet alors de générer un fichier de factures électroniques à télétransmettre aux structures de la Cnas, pour traitement. En résumé, la dynamique de la carte à puce (carte Chifa) s’articule autour d’une carte pour l’assuré, d’une clé (USB) pour chaque professionnel de santé (pharmacien, médecin, chirurgien de santé, structure de santé) lui permettant de se servir du système, et de lecteurs de carte. La carte Chifa est dotée d’un microprocesseur d’une durée de vie minimum de cinq ans. Elle a une mémoire de 32 ko qui permet de stocker une quantité importante d’informations.

Source Liberté Zoubir Ferroukhi

Le Pèlerin

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25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 09:28

La révision des instruments d’urbanisme a permis de dégager plusieurs programmes dont des projets de logements.

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C’est ce qui s’est dégagé samedi, d’une journée d’étude et de vulgarisation sur les mécanismes et instruments d’urbanisation, organisée par la direction de l’urbanisme et de la construction de la wilaya au niveau du siège de l’APW avec la participation de bureaux d’études et du Cneru.«La wilaya a fini par la

révision de tous les Plans directeurs d’aménagement et d’urbanisme (Pdau) et les Plans d’occupation du sol (POS). Ils ont leur réglementation spécifique opposable au tiers après leur approbation en matière de réglementation de toute urbanisation», a rappelé le wali.

«La révision de ces instruments a permis de dégager plusieurs programmes dont la réalisation de logements, de doubler les projets et de travailler avec une aisance particulière à l’échéance 2010-2014» s’est félicité l’orateur qui a rappelé que des zones industrielles ou de services ont pu être injectées dans tous les Pdau que compte la wilaya qui a l’avantage d’avoir eu l’accord d’inscrire autant qu’elle veut de POS. Pour sa part, Mme Naïma Rachdi, la directrice de l’urbanisme de la wilaya nouvellement installée, s’est réjouie de constater que la wilaya de Tipasa est «planifiée d’une manière stratégique». «Le fait que les Pdau soient approuvés dans un temps record, nous aide à la préservation et à l’orientation du foncier et éviter ainsi toute dilapidation ou autre orientation non réglementée.

Un foncier qui est déjà rare suite à l’existence de montagnes et de terres agricoles et de sites archéologiques», nous a-t-elle déclaré en marge de cette journée et de renchérir : «L’essentiel est que nous avons un instrument juridique opposable au tiers avec lequel nous pouvons travailler en tant que commune par exemple ou comme direction d’urbanisme.» Notre interlocutrice nous a rappelé que 28 plans d’orientation pour l’aménagement et l’urbanisme ont été approuvés dans le cadre du développement durable et 275 Plans d’occupation des sols ont été engagés dont 125 plans inscrits pour étude. S’agissant du foncier, près de 2 600 ha ont été consacrés comme espaces fonciers qualifiés pour abriter des projets de développement de la wilaya (projets de logements, infrastructures publiques) dont 1 800 ha pour l’urbanisation.
Ces plans sont répartis à l’Est au niveau de Koléa, Bou Ismaïl et Fouka, au Centre au niveau de Tipasa et Hadjout et à l’Ouest à Cherchell, Damous, Hadjret-Ennous, Menaceur et Sidi Semiane.

Au menu de la journée d’étude, quatre points ont été discutés dont l’évolution et les effets des instruments d’urbanisme et leur mise en œuvre dans la wilaya de Tipasa en plus du cadre juridique et législatif pour l’intégration des instruments d’urbanisme dans les schémas d’aménagement du territoire.

Source Infosoir Souad Labri

Le Pèlerin

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