Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
  • Contact

De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

Recherche

24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 07:00

Algérie - Séisme de M’sila (5,0 sur l’échelle de Richter ) - Une réplique fait 30 blessés

seisme beni ilmane

 

Une secousse tellurique a ébranlé hier, à 14h28, la région de Beni Ilmane, dans la wilaya de M’sila. Cette nouvelle réplique a été fortement ressentie par tous les habitants de M’sila.
Un bilan provisoire: 17 blessés, sérieusement touchés et 14 autres légèrement atteints ont été recensés, de même que 65 personnes ont été commotionnées selon les témoignages recueillis. Les mêmes sources ajoutent que les blessés issus des communes d’Ouanougha et Beni Ilmane, les plus touchées par le séisme, ont été pris en charge par le poste de secours de la Protection civile installé depuis le 14 mai dernier après le séisme de magnitude de 5,2 sur l’échelle de Richter qui a frappé cette localité.
Quelques habitations dont le centre culturel de la localité de Beni Ilmane se sont également effondrés. Cette troisième réplique en l’espace d’un peu plus d’une semaine n’a pas manqué de provoquer un mouvement de panique parmi la population, rapportent les mêmes témoignages. Une pluie torrentielle, due à un orage a suivi le tremblement, ont rapporté ces mêmes sources.
Ce phénomène de secousses suivi de pluie ramène au souvenir des vieilles personnes, le séisme de 1965 qui a ravagé la région. Cette nouvelle réplique est évaluée à 5,0 sur l’échelle de Richter par le Craag, qui situe l’épicentre à 10 km au nord de la commune de Beni Ilmane. Selon des informations recueillies auprès de la wilaya, il s’agit d’une réplique au séisme de magnitude 5,2 sur l’échelle ouverte de Richter qui avait frappé cette localité, le 14 mai.
Un tremblement de terre suivi, rappelle-t-on, d’une forte réplique de magnitude 5,1, sur la même échelle ayant notamment touché, le 16 mai, la commune voisine de Ouanougha. Par ailleurs, 7 écoles primaires et 2 collèges d’enseignement moyen, soit 9 établissements scolaires, au niveau des communes de Beni Ilmane et Ouanougha, ont été sérieusement endommagés par le séisme et la réplique d’hier. Il ressort également que 261 habitations ont été classées «rouge», tandis que 600 unités ont été cataloguées dans la catégorie «orange». 2381 bâtis restent classés «vert».
En matière d’octroi de tentes, il a été distribué à ce jour, selon le rapport établi par la wilaya, 600 unités à Ouanougha et 631 à Beni Ilmane.

Source L’Expression Mohamed Boufatah

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 06:51

Algérie - Après le secteur de l’éducation, le régime indemnitaire des corps communs approuvé - 580 000 fonctionnaires concernés

corps-commun-algerie.gif

 

Après les fonctionnaires du secteur de l’éducation, c’est au tour des corps communs, des ouvriers professionnels, des agents contractuels et des conducteurs d’automobile de bénéficier d’un nouveau régime indemnitaire. Les décrets exécutifs de cette catégorie de travailleurs ont été adoptés le 15 mai dernier par le gouvernement. Les augmentations salariales avec effet rétroactif à compter du 1er janvier 2008 varieront entre 25% et 40%.

- Après une longue attente, 580 000 fonctionnaires et agents contractuels, soit le tiers des effectifs de la Fonction publique, verront leurs salaires revalorisés d’une manière substantielle. La décision a été prise le 15 mai dernier par le gouvernement, et ce «conformément au cadre global de la mise en œuvre du statut général de la Fonction publique adopté en juillet 2006». L’information nous a été communiquée hier par le directeur général de la Fonction publique, Kharchi Djamel, qui précise que «les régimes indemnitaires une fois adoptés ont un effet rétroactif à compter du 1er janvier 2008, et ce quelle que soit la date de leur adoption ». En d’autres termes, la revalorisation salariale interviendra une fois lesdits décrets publiés sur le Journal officiel, soit dans moins d’un mois, alors que la manne financière dégagée à cet effet est de l’ordre de 140 milliards de dinars. Ainsi, la révision du régime indemnitaire des corps communs comprend notamment les corps des administrateurs, des traducteurs- interprètes, des documentalistes archivistes, des statisticiens et des ingénieurs informaticiens. Ce nouveau régime «a été renforcé par la création d’une nouvelle indemnité en plus de la prime de rendement». Il s’agit de l’«indemnité de services administratifs communs» instituée au profit des fonctionnaires d’administration générale, de documentation et archives, de traduction-interprétariat et des analystes de l’économie dont le taux varie entre 25% et 40% du nouveau traitement.
Des augmentations de 3 268 DA à 13 302 DA
Dans un document qui nous a été remis par la Direction générale de la Fonction publique, il est indiqué qu’«outre les gains résultant de la nouvelle indemnité, les fonctionnaires continueront de bénéficier de la prime de rendement à un taux de 30% qui sera désormais calculée sur le nouveau traitement». Ainsi, les gains nets résultant du régime indemnitaire au 6e échelon sont de l’ordre de 5 324 DA pour un agent de bureau, de 5 998 DA pour le secrétaire, de 6 942 DA pour un attaché d’administration, de 7 135 DA pour un attaché principal d’administration, de 11 769 DA pour un administrateur, de 13 300 DA pour un administrateur principal, de 11 577 DA pour un documentaliste archiviste et de 11 577 DA pour un traducteur- interprète». Cette augmentation touchera également la filière informatique. Pour cette catégorie de fonctionnaires, la nouvelle indemnité intitulée «indemnité des services techniques communs», dont le taux varie également entre 25 et 40%, concerne les informaticiens, les statisticiens et les personnels de laboratoire et maintenance. En termes de salaires, cela donne, à titre d’exemple, une augmentation nette de 13 302 DA pour un ingénieur principal en informatique, 6 441 DA pour un technicien en informatique, 12 426 DA pour un ingénieur d’Etat en informatique ou encore 5 089 DA pour un agent technique en informatique. Il est à noter que les fonctionnaires de la filière technique «continueront de bénéficier de la prime de rendement à un taux de 30%, qui sera calculée sur la base du nouveau traitement».
Des rappels jusqu’à 400 000 DA
Sur un autre plan, il est important de noter que cette revalorisation salariale interviendra avec effet rétroactif à compter de janvier 2008. Ainsi, l’ingénieur principal bénéficiera d’un rappel de 399 060 DA, le traducteurinterprète de 347 310 DA, alors que respectivement l’appariteur et l’ouvrier professionnel de 1re catégorie bénéficieront d’une augmentation de 3 268 DA et 4 973 DA et d’un rappel respectif de 9 840 DA et 149 190 DA. Il est à préciser à ce sujet que les ouvriers professionnels, les conducteurs d’automobile et les appariteurs ont bénéficié d’une augmentation d’indemnité de 25%, tout en sachant que cette catégorie de fonctionnaires «continueront de bénéficier de la prime de rendement à un taux de 30%, qui sera désormais calculée sur le nouveau traitement ». «Il a été décidé d’allouer aux agents de prévention une indemnité de risque et d’astreinte au taux de 25% du nouveau régime et que la prime de rendement des agents contractuels a été portée de 25% à 30% du nouveau traitement», apprend-on. Pour la Direction générale de la Fonction publique, «les gains cumulés entre les augmentations résultant de la mise en œuvre de la nouvelle grille des traitements en janvier 2008 et de la révision du régime indemnitaire ont atteint jusqu’à 80% pour les personnels de l’éducation nationale et des corps communs». Pour le directeur général de la Direction générale de la Fonction publique, «il n’y a jamais eu dans le secteur de la Fonction publique des augmentations de cette ampleur et dans de telles proportions ». «C’est une réhabilitation légitime de la Fonction publique», dira M. Kharchi, qui ajoute que «la réalisation des deux premières phases du processus de mise en œuvre du statut général de la Fonction publique s’est effectuée en un temps record, puisque depuis son adoption à ce jour, soit en l’espace de trois années et demi, une cinquantaine de décrets ont été adoptés dans ce cadre». Cela dit, il est à signaler que «le point indiciaire a été fixé à une valeur unique de 45 DA, alors qu’auparavant, il y avait 78 valeurs du point indiciaire et qu’un nouveau système de rémunération des postes supérieurs a vu le jour et que la nouvelle grille indiciaire de rémunération des fonctionnaires a consacré 17 catégories et sept subdivisions hors catégorie».
Les augmentations par les chiffres

CORPS COMMUNS :
Agent de bureau : 5 324 DA
Secrétaire : 5 998 DA
Attaché d’administration : 6 942 DA
Attaché principal d’administration : 7 135 DA
Administrateur : 11 769 DA
Administrateur principal : 13 302 DA
Documentaliste archiviste : 11 577 DA
Traducteur-interprète : 11 577 DA
FILIÈRE TECHNIQUE DES CORPS COMMUNS :
Agent technique en informatique : 5 089 DA
Technicien en informatique : 6 441 DA
Technicien supérieur en informatique : 7 339 DA
Ingénieur d’Etat en informatique : 12 426 DA
Ingénieur d’Etat en statistique : 12 426 DA
Ingénieur d’Etat principal en informatique : 13 302 DA
OUVRIERS PROFESSIONNELS
Appariteur : 3 268 DA
Appariteur principal : 3 641 DA
Conducteur d’automobile 2e catégorie : 3 277 DA
Ouvrier professionnel de 1re catégorie : 4 973 DA
Ouvrier professionnel de 2e catégorie : 3 776 DA
Ouvrier professionnel hors catégorie : 5 682 DA
AGENTS CONTRACTUELS
Agent de service de niveau 1 : 2 341 DA
Agent de service de niveau 2 : 3 479 DA
Agent de service de niveau 3 : 4 258 DA
Agent de prévention de niveau 2 : 4 088 DA
Agent de prévention de niveau 4 : 4 790 DA
Ouvrier professionnel de niveau 1 : 2 341 DA
Ouvrier professionnel de niveau 2 : 3479 DA
Ouvrier professionnel de niveau : 4 790 DA

Source Le Soir d’Algérie - Abder Bettache

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
23 mai 2010 7 23 /05 /mai /2010 23:44

Humour – appel d’offres et devis marseillais !

vue_marseille.jpg

 

Un maire décide de faire repeindre la façade de la mairie. Il lance un appel d'offres.

On lui présente 3 devis : un Breton, un Basque et un Marseillais.

Le devis du Breton s'élève à 3 millions d'Euros.

celui du Basque à 6 millions.

celui du Marseillais à 9 millions.

Devant de telles différences, il convoque les trois entrepreneurs séparément, pour qu'ils détaillent leurs estimations !

 - Le Breton dit qu'il utilise de la peinture acrylique pour extérieurs en deux couches pour 1 million, pour les échafaudages, les brosses, équipements divers et assurances : 1 million, et le million restant c'est la main d'œuvre.

- Le Basque justifie son devis en disant qu'il est meilleur peintre, qu'il utilise des peintures de polyuréthane en trois couches, dont le coût s'élève à 3 millions. Les échafaudages et autres matériels, équipements et assurances coûtent 2 millions, et le million restant c'est la main d'œuvre.

le Marseillais est celui qui gagne !

le Maire estime qu'il présente le devis le mieux justifié.

il le lui a présenté comme suit :

Monsieur le Maire : 3 millions pour vous, 3 pour nous et , les 3 restants, nous les donnons au Breton pour qu'il nous repeigne la façade. !!!

Toute ressemblance avec la vie politique provençale est pure coïncidence ! ! !

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
23 mai 2010 7 23 /05 /mai /2010 23:11

Sud algérien - Laghouat - Sites touristiques en quête d’une mise en valeurlaghouat.jpg

 

Le secteur du tourisme dans le sud du pays, laissera place sans doute à l’après-pétrole. Pour ce faire, les nombreuses potentialités touristiques liées à l’existence de sites naturels et monuments historiques ne demandent qu’à être mises en valeur.

À Laghouat plus précisément, cette région n’a cessé d’attirer les nostalgiques et les curieux, provenant de toutes les régions du pays et même de l’étranger et parmi ces derniers des anciens enseignants et fonctionnaires et ceux qui ont effectués leur service militaire qui sont venus pratiquement en visite de pèlerinage dans la région qu’ils ont connue dans leur jeune âge.
Mais ces visites touristiques demeurent néanmoins sporadiques s’effectuant, hélas, d’une manière irrégulière. Le directeur du tourisme, M. Dahou Tahar, au cours d’une entrevue avec le journal, a cherché mettre l’accent sur le rôle quasi primordial des offices communaux du tourisme, qui auront pour mission de promouvoir les activités touristiques de la commune, d’aider et d’assister les touristes et d’informer ces derniers sur les possibilités d’hébergement et de séjour.
Elles auront également pour mission de mettre à la disposition des visiteurs des guides touristiques agréés par la direction du tourisme. Ces offices communaux se regroupent autour d’une fédération de wilaya qui elle-même est sous contrôle de la Fédération nationale des offices du tourisme
Celle-ci aura pour but de contrôler tous ces offices touristiques, de leur fournir des directives et de se charger de la subvention de ces offices.
Parmi les potentialités touristiques existantes, M. Dahou évoquera l’existence de sites historiques, à savoir les gravures rupestres qui ne cessent d’attirer de nombreux touristes chaque année, les ksours qui entourent Laghouat, le cratère météoritique de Madna découvert en 1928,  le deuxième au monde, et qui mérite plus d’attention en vue d’une valorisation scientifique et touristique de la région. Nous remarquerons en fait l’existence également de deux repères historiques majeurs marquant la prise de Laghouat qui sont le fort Bouscaren et le fort Morand situés sur les sommets des deux principaux rochers de Laghouat, et demeurent, hélas, en voie de dégradation avancée sans qu’aucune solution n’ai pu être prise jusqu’à présent afin qu’ils soient restaurés et mis en valeur. Signalons par ailleurs que la zaouïa Tidjania dont le siège se situe d’Aïn Madhi continue à recevoir de nombreux fidèles et sympathisants.
La richesse dans le domaine de l’artisanat et la tradition culinaire propre à la région demeurent incontestablement des facteurs importants dans l’attraction touristique et le fait de promouvoir ces domaines donnera sans doute un nouveau souffle dans le secteur touristique, nous précisera le responsable du tourisme à Laghouat, et ce, pour finalement conclure que le tourisme n’est pas seulement une affaire de la direction du tourisme seule, mais que d’autres secteurs doivent s’y impliquer.

Source Liberté Rachid Kada

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
23 mai 2010 7 23 /05 /mai /2010 11:15

Algérie – Football et Retransmission télévisée - Télépiratage, cartes officielles, démos...Le Mondial coûte que coûte !

algerie CAN 2010

 

 

 

A quelques jours du début du rendez-vous planétaire, la fièvre du Mondial monte parmi les férus de la balle ronde. La priorité pour les inconditionnels du sport roi est de regarder l'intégralité des matchs de la Coupe du monde 2010 au moindre coût. Une mission impossible.

Tout comme ART, dans un passé récent, les cheikhs de la chaîne satellitaire d'Al Jazeera, à la tête de moyens financiers colossaux, se sont assurés l'exclusivité de la retransmission de tous les matchs de cette compétition. Les fans de la balle ronde devront revivre ainsi le cauchemar du Mondial 2006 où le cheikh Salah Kamel avait placé la barre très haut pour tirer le maximum de profits de l'acquisition des droits de retransmission. Le patron de la chaîne ART s'était offert les droits de retransmission des Coupes du monde, 2006, 2010 et 2014 pour un montant exorbitant de 210 millions de dollars. Les Algériens, qui avaient misé dans un premier temps, en 2006, sur les chaînes suisses et le piratage, déchantent vite. Les férus de la balle ronde s'étaient résignés à contrecœur à voir les images de la Coupe du monde sur les chaînes allemandes en clair (ZDF, SDF, ORF
…). Le gouvernement était finalement intervenu pour acheter des cartes ART avant de les revendre au public à un prix «soutenu» de 3.000 dinars. La chaîne qatarie Al Jazeera, consciente de l'ampleur de ce marché juteux, a lancé une stratégie agressive pour affaiblir ART Sport avant de la racheter en novembre 2009 pour une somme mirobolante de trois (3) milliards de dollars. Depuis, la chaîne qatarie a mobilisé tous ses moyens pour avoir un retour d'investissement. La chaîne, qui détient l'exclusivité, ne négocie plus la vente des droits de retransmission. Les acheteurs sont dans un rapport de force largement désavantageux. L'ENTV a acheté 22 des 64 matchs de la Coupe du monde 2010, prévue du 11 juin au 11 juillet prochain en Afrique du Sud, pour la coquette somme de 14 millions de dollars, selon des sources bien informées. Les Algériens pourront voir, en direct, les 22 matchs mais uniquement sur la chaîne terrestre. L'ENTV a choisi 15 matchs pour le premier tour, alors que pour les autres tours, ce serait deux matchs d'assurés jusqu'à la finale. C'est-à-dire deux matchs au choix des huitièmes de finale, deux des quarts, les demi-finales et enfin la finale. Les férus de la balle ronde, qui veulent voir l'intégralité du Mondial, doivent mettre la main dans la poche pour se procurer une carte officielle de la chaîne satellitaire Al Jazeera Sport. L'offre commerciale d'Al Jazeera Sport est désormais la plus chère du marché algérien avec une carte cédée à 17.000 dinars pour un abonnement d'une année ou 13.000 DA TTC pour 6 mois. Les abonnés des cartes spéciales Al Jazeera pourront choisir en option d'étoffer leur bouquet par cinq autres chaînes (ESPN, ESPN classic, ESPN America, NBA TV et Sport 7) en payant un complément de 1.500 DA. Les anciennes cartes Al Jazeera donnant accès à 8 chaînes pour 7.200 dinars sont encore vendues dans les magasins spécialisés mais sans garantie. Les détenteurs de ces cartes ne pourront pas regarder le Mondial puisque les chaînes +9, +10 HD et JSC WC ne sont pas proposées dans l'ancienne offre, à moins de débourser 10.000 dinars pour un rechargement. L'autre option est la carte Canal+ Maghreb cédée à 15.000 dinars pour une année d'abonnement. L'offre officielle la moins chère sur le marché est cependant la carte Bis proposée à 9.000 dinars. Le bouquet Bis donne accès à l'ensemble des bouquets de la TNT française (TF1, M6, Orange Sport, France 2…). Pour les adeptes des cartes pirates «Oumnia» ou «Abracadabra», ils risquent de ne pas être de la partie dans ce Mondial 2010, puisque les bouquets Al Jazeera et Canal + sont en train de migrer vers le Viaccess 4.0, inviolable même avec la nouvelle «Omnia Premium». Le distributeur officiel des cartes du bouquet payant Al Jazeera Sport en Algérie a d'ailleurs entamé une large opération d'échange des anciennes cartes pour fournir aux abonnés du bouquet de nouvelles cartes compatibles avec la nouvelle norme de cryptage. Al Jazeera Sport a aussi fait une extension jusqu'à Canal +18 et + 19 dans le but d'empêcher tout décryptage de ses programmes. Cette offensive des bouquets payants a eu comme conséquence la chute des prix des cartes pirates. Le prix de la carte «Oumnia» est ainsi passé de 8.000 dinars fin 2009 à seulement 3.500 dinars aujourd'hui, à cause de l'absence de garantie. De nombreux responsables de magasins spécialisés dans le numérique refusent même de vendre cette carte pirate. La fin de la guerre entre les bouquets payants et les pirates n'est toutefois pas pour demain. Les sites pirates préparent une contre-attaque pour décrypter le Viaccess 4.0. Les pirates travaillent jour et nuit pour trouver les failles techniques de ce système de cryptage. Une nouvelle carte évolutive capable de déchiffrer le nouveau système de cryptage sera prochainement commercialisée sur le marché algérien, annonce-t-on dans les sites spécialisés dans le piratage.

Source Le Quotidien d’Oran Sofiane M.

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
23 mai 2010 7 23 /05 /mai /2010 11:02

Cannes: La presse française soutient Rachid Bouchareb, mais pas son film

yaphotog.gif

 

 

 

 

 

 

Si près des étoiles, la nuit s'écoulait belle et douce dans la sublime terrasse de l'hôtel de luxe où se déroulait la fête du film «Hors-la-loi» de Rachid Bouchareb. Les polémiques et les tensions sont déjà oubliées, le film a été applaudi à sa présentation officielle et les messages qui arrivent à Mme Zehira Yahi, chef de cabinet du ministère de la Culture - à la tête de la délégation algérienne venue à Cannes défendre le film - sont tous rassurants : la projection du film à Alger, le même jour à El-Mouggar, a eu lieu dans de bonnes conditions et les journalistes sont ressortis du film satisfaits.
Place à la fête donc : la baie de Cannes à nos pieds, l'Algérie dans notre cœur et le champagne à notre portée, on pouvait chanter «Douce France, cher pays de nos souffrances» en déambulant parmi les convives. Jamel Debbouze n'est pas venu, Roschdy Zem et Sami Bouadjila ont fait acte de présence avant de s'éclipser vers d'autres fêtes, mais Rachid Bouchareb, accompagné de sa maman «enfoularée», est resté tard, et ne parlait déjà plus que de son prochain film, une comédie qui sera tournée à Hollywood. De nouveaux visages algériens illuminaient cette fête, des jeunes qui veulent faire du cinéma, certains pétillant de malice et d'intelligence. Cela nous change des vieux fonctionnaires du défunt cinéma gouvernemental qui reviennent toujours à Cannes avec femmes et enfants, mais toujours sans film et sans honte.
A propos du film de Rachid Bouchareb, même si les avis divergent, tout le monde se retrouve pour dire que la polémique déclenchée par les nostalgiques de l'Algérie coloniale a eu quelques heureuses conséquences. En effet, sans cette polémique, nul doute que «Hors-la-loi» aurait sans doute eu quelques problèmes en Algérie. Il y a quelques scènes qui montrent la violence des militants du FLN qui, sans la polémique française, auraient eu sans doute beaucoup de mal à passer chez nos gardiens de l'Histoire officielle.
Le quotidien Le Monde, à travers un article de Jean-Luc Douin, a raison à cet effet de rappeler que c'est au «goût du cinoche populaire, cette dévotion à une mythologie du flingue et des cabarets louches qu'il faut juger «hors la loi», avant de préciser le refus du film de faire la moindre concession au terrorisme, y compris celui des nationalistes du FLN.
«Personnage central, le dogmatique Abdelkader est montré comme un homme dont l'humanité et le sens de la justice sont dépassés par une radicalité sauvage et glaçante. La manière dont il liquide un Algérien préférant le combat démocratique est de nature à dissiper le doute sur le militantisme de Bouchareb. Comme ces pleurs de Messaoud, dont les mains tremblent d'avoir tant tué, «y compris des compatriotes», note le critique du quotidien Libération. Le quotidien de gauche libérale consacre sa une et ses pages d'ouverture à la polémique autour du film. Dans son éditorial, le directeur Laurent Joffrin fustige les nostalgiques de «l'Algérie de Papa» qui contestent encore aujourd'hui que «la colonisation de l'Algérie par la violence ne reposait sur aucune légitimité». Dans un entretien avec le quotidien, l'historien Benjamin Stora parle de «régression mémorielle», rappelant qu'en 1975, «Chronique des années de braise» avait obtenu une palme d'or sans susciter aucune protestation. Ce qui n'empêche pas par ailleurs le chef du service cinéma de Libération, Didier Péron, d'être extrêmement sévère avec le film. Sous le titre «Une saga sans souffle», le critique écrit : «Si l'on aime un tant soit peu le cinéma dans ce qu'il a de vivant et d'énigmatique, il est difficile d'adhérer aux 2h11 d'académisme vernissé du «Hors-la-loi» de Bouchareb.
Pour Jean-Luc Wachtausen du Figaro, Rachid Bouchareb ne donne pas les éclairages historiques nécessaires à la compréhension des événements relatés dans le scénario. C'est un film «bancal et manichéen», tranche le quotidien de droite.
Le quotidien populaire Le Parisien note qu'en matière de fresque, Rachid Bouchareb possède un savoir-faire indéniable. «Mais ce formatage façon Hollywood a son revers, car si on ne s'ennuie pas à ce «Hors-la-loi», on n'est jamais franchement emporté non plus».
Pour le reste et pour aller très vite, l'Humanité, organe du Parti communiste français, a adoré le film, mais pas La Croix, pas les Cahiers du cinéma, pas le Nouvel Observateur.
Sauf surprise de magnitude 8 à l'échelle de Richter, «Hors-la-loi», hormis la palme du buzz, ne devrait recevoir aucun des prix qui seront décernés ce soir par le jury présidé par Tim Burton avant la clôture de la 63e édition de Festival de Cannes.
On termine donc par la figure imposée des pronostics...
Notre Palme d'or va à l'émouvant «Another Year» du Britannique Mike Leigh, qui l'avait déjà décrochée pour «Secrets et mensonges» en 1996. Mike Leigh réinvente le cinéma social, sans excès ni fioriture, mais avec poésie. Dans de film, il décrit le quotidien d'individus de la classe moyenne qui, à l'orée de la vieillesse, affrontent la solitude et l'approche de la mort. 
Notre grand prix du Festival a deux films qui secouent les conformismes : le très habité «Des Hommes et des Dieux» de Xavier Beauvois, qui redonne vie aux moines de Thibirine assassinés, et le très déroutant «Biutiful» du Mexicain Alejandro Gonzales Inarritu, brûlot social tourné dans les bas-fonds de Barcelone où vient s'échouer la misère du tiers-monde. 
Meilleur acteur : Javier Bardem dans «Biutiful» justement. 
Meilleure actrice : Imelda Staunton, grande fig
ure du cinéma britannique, très grande comédienne dans «Another Year» de Mike Leigh. 
Prix de la mise en scène, de la poésie et du cœur : «Un homme qui crie», du Tchadien Mahamat-Saleh Haroun, qui marque cette année à Cannes le retour symbolique d'un continent à la dérive.

Source Le Quotidien d’Oran Tewfik Hakem

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
23 mai 2010 7 23 /05 /mai /2010 10:53

Algérie - Blocage du projet PNUD -  Le RCD dénonce un «anti-kabylisme outrancier»

Said Sadi

Le blocage par le gouvernement algérien, via son ministre des Affaires étrangères, du financement par le PNUD du projet d’aide à l’environnement dans la wilaya de Tizi-Ouzou, provoque une polémique et soulève l’ire des responsables du RCD qui ont déclenché leur stratégie de communication afin de dénoncer devant la population de la région, ce qu’ils considèrent comme un «anti-kabylisme outrancier» qui intervient dans une conjoncture pas innocente du tout, estime le RCD.
Le sénateur Mohand Ikhervane et le Dr Hadj Saïd élu APW de Tizi-Ouzou qui ont animé hier à Azazga une conférence-débat avec la population sont longuement revenus sur la genèse de ce projet et mis la lumière sur les dessous d’une affaire qui réveille les vieux démons du régionalisme. Les intervenants ont expliqué comment les élus de Tizi- Ouzou, après avoir inscrit la question de l’environnement dans l’ordre de priorité de leur programme pour cette région, véritable décharge à ciel ouvert dont l’air, la terre et l’eau sont pollués, ont initié dans ce cadre des démarches auprès du ministère de l’Aménagement du territoire, de l’Environnement et du Tourisme mais devant son aveu d’impuissance à régler ce problème, ils ont fait appel à des financements extérieurs, en l’occurrence les instances internationales via le PNUD, partenaire de l’Etat algérien qui met ses moyens au service des pays émergents. Mais une fois arrivé à maturation, notamment le déplacement des partenaires onusiens et du groupe français Isonot pour des diagnostics, le projet se heurte, selon les conférenciers, à l’hostilité du ministère des Affaires étrangères qui a bloqué le financement. Tizi-Ouzou accepte alors de partager le projet, avec la ville de Boughezoul en tant que future capitale, représentée à la réunion d’Alger par un simple fonctionnaire et une première tranche d’un million de dollars a été débloquée. Cette option a été rejetée par les pouvoirs publics qui se sont confinés dans un silence radio et en dépit de la saisine du ministre des Affaires étrangères par le P/APW de Tizi-Ouzou Mahfoud Belabbès. Le RCD qui estime que c’est là un droit acquis de haute lutte, a résolu, à travers des rencontres de proximité, d’alerter l’opinion publique nationale et internationale sur les blocages politiques, stigmatisant au passage l’attitude du ministère des Affaires étrangères qui conditionne son accord par le versement intégral du financement, arraché au gouvernement du Québec par les élus de Tizi-Ouzou, à la seule ville de Boughezoul alors que le dossier a été défendu crânement par les élus de Tizi-Ouzou avec des arguments scientifiques et au terme de démarches ayant eu l’aval des autorités algériennes au niveau régional et national. Ce qui n’a pas empêché, selon l’orateur, l’intégration de la ville de Boughezoul, région située en dehors de la Kabylie, au projet initié par Tizi-Ouzou, dans un souci d’ordre nationaliste. Disposé à aller jusqu’au bout de sa requête, le RCD envisage des rassemblements pacifiques devant la wilaya pour «mettre l’Etat devant ses responsabilités», cela en associant toutes les couches de la société «le problème de l’environnement n’ayant pas de couleur politique».
Source Le Soir d’Algérie S. Hammoum

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
23 mai 2010 7 23 /05 /mai /2010 10:33

Algérie- Une loi pour réprimer la hausse

 

des prix devrait être

 

prochainement adoptée par le parlementfruits-legumes.jpg

La hausse des prix, ce cauchemar national qui éclabousse les petites bourses et qui a quasiment enrayé la classe moyenne en Algérie, est-elle une fatalité ?
Depuis que le pays a opté pour «l’économie de marché», à la fin des années 80, c’est devenu une vraie constante nationale : en période de pénurie ou d’abondance, les prix évoluent immanquablement en hausse. Toujours. Et quelles que soient les mesures prises par le gouvernement, le rituel est immuable : les prix flamberont quand même à l’approche des grandes occasions, comme la rentrée sociale, le Ramadhan ou les fêtes de l’Aïd. Le ministère du Commerce, censé réguler le marché, trouve, toutefois, refuge derrière ce confortable prétexte : le marché étant libre, l’État ne peut intervenir sur les prix. Un argument qui avait fini par excéder Bouteflika qui malmènera bruyamment son ministre du Commerce, Hachemi Djaâboub, en plein Conseil des ministres, en août 2009. «Mais arrête donc de me raconter cette histoire à chaque fois ! Je ne veux plus entendre cette histoire.» Il le charge alors de préparer une loi qui permettra à l’État d’intervenir directement dans la régulation du marché, via les prix. C’est «la loi modifiant et complétant l’ordonnance n° 03-03 du 19 juillet 2003 relative à la concurrence », dont l’avant-projet a été approuvé en Conseil des ministres le 11 mai dernier et dont nous avons pu obtenir une copie. Dans l’exposé même des motifs de cet avant-projet, le coup de gueule de Bouteflika précédemment cité a été repris ! Certes de manière édulcorée. «J’entends qu’aucune règle de liberté du commerce ne soit invoquée à l’avenir pour justifier la limitation des capacités de l’État à imposer des pratiques commerciales loyales et à réprimer les spéculations qui nuisent aux citoyens.» C’est ce que permet désormais la loi modifiée. Celle-ci annonce, en effet, dès son article 2 que «les dispositions de la présente ordonnance s’appliquent (...) aux activités de production, y compris agricoles et d’élevage, de distribution dont celles réalisées par les importateurs de biens pour la revente en l’état, les mandataires, les maquignons et chevillards, de services, d’artisanat et de la pêche, ainsi que celles qui sont le fait de personnes morales publiques, d’associations et de corporations professionnelles, quels que soient leur statut, leur forme et leur objet, (ainsi que) aux marchés publics, à partir de la publication de l’avis d’appel d’offres jusqu’à l’attribution définitive du marché ». D’emblée donc, l’État étend, à travers cette loi, son domaine d’intervention à tous les segments du marché et de l’activité économique et commerciale.

Une libre concurrence sous haute surveillance !

Un autre article est ajouté à l’ordonnance sur la concurrence qui s’attaque carrément à un sujet «tabou» dans la sphère économique : l’intervention directe de l’État dans la fixation des prix. Ainsi, l’article 4 de cette nouvelle loi stipule expressément que «les prix des biens et services sont librement déterminés par le jeu de la libre concurrence». Mais précise tout de suite après : «La liberté des prix s’entend dans le respect des dispositions de la législation et de la réglementation en vigueur ainsi que des règles d’équité et de transparence concernant notamment : la structure des prix des activités de production, de distribution, de prestation de services et d’importation de biens pour la revente en l’état, les marges bénéficiaires pour la production et la distribution des biens ou la prestation de services, la transparence dans les pratiques commerciales.» Ce texte ira plus loin dans son article 5 lorsqu’il prévient : «Il peut être procédé par voie réglementaire à la fixation, au plafonnement ou à l’homologation des marges et des prix de biens ou services ou de familles homogènes de biens et services. Les mesures de fixation, de plafonnement ou d’homologation des marges et des prix des biens et services sont prises sur la base des marges et des prix proposés par les secteurs concernés et pour les principaux motifs suivants : la stabilisation des niveaux des prix des biens et services de première nécessité ou de large consommation, en cas de perturbation sensible du marché ; la lutte contre la spéculation sous toutes ses formes». À bien lire ce qui est prévu par ce dispositif législatif, il est aisé de conclure que la préoccupation première de ses «rédacteurs» reste, bien évidemment, l’anticipation sur toute éventuelle grogne sociale. Car le même article 5 poursuit comme suit : «Peuvent être également prises, dans les mêmes formes, des mesures temporaires de fixation ou de plafonnement des marges et des prix des biens et services, en cas de hausses excessives et injustifiées des prix, provoquées notamment par une grave perturbation du marché, une calamité, des difficultés durables d’approvisionnement dans un secteur d’activité donné ou une zone géographique déterminée ou par des situations de monopoles naturels. » Manifestement, rien n’est laissé au hasard et tous les cas de figure sont pris en considération pour endiguer les flambées répétitives des prix des produits et des biens. Et même qu’il y est introduit un article 66 bis, qui stipule que les dispositions de la présente ordonnance sont précisées, en tant que de besoin, par voie réglementaire ». Hachemi Djaâboub disposera, dès lors que cette loi sera adoptée par le Parlement, de tous les instruments nécessaires pour servir. Et il est fort à parier que les milieux islamistes dont il est issu en seront les plus grands perdants...
Source Le Soir d’Algérie Kamel Amarni

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
23 mai 2010 7 23 /05 /mai /2010 10:13

Algérie - En prévision du remaniement ministériel et des législatives de 2012, les partis politiques s’affolent

algerie - conseil des ministres

 

Si les ténors de la politique veulent élargir leur carré, les autres aspirent à casser le monopole et décrocher au moins un poste ministériel.

Les partis politiques gesticulent dans tous les sens. Le spectre de l’abstention recensée lors des législatives de 2007 les affole. Pour éviter un tel scénario, soldé par moins de 35% de participation, les partis affûtent leurs armes 24 mois avant le jour «J». Après avoir disparu de la circulation, ils prennent d’assaut le terrain. Qu’ils soient petits ou grands, partisans de la coalition ou de l’opposition, les partis réinvestissent la scène politique. Ils font feu de tout bois: meetings, réunions, séminaires et conférences de presse sont, d’ailleurs, au menu de ce week-end politique. Ces activités ne se limitent pas uniquement à la capitale.
Les partis élargissent leur champ de bataille à l’échelle nationale pour mieux convaincre. Le Parti des travailleurs était hier en force à Ghardaïa. La secrétaire générale du PT, Louisa Hanoune s’est déplacée dans la capitale du M’zab où elle a animé un meeting populaire. Le parti AHD 54 est également sorti sur le terrain. Son président Fawzi Rebaïne a choisi la wilaya de Saïda. Le Front national algérien (FNA) n’est pas en reste. Le parti de Moussa Touati a sacrifié le week-end pour mettre de l’ordre dans sa maison. Il a tenu la 5e session ordinaire du conseil national à Tipasa pour la restructuration de son parti. «Nous abordons le travail dans la sérénité puisque le parti a réussi son opération de restructuration de ses instances de base et qu’il faut maintenant aller de l’avant en passant de l’action politique à l’activité partisane»,a-t-il affirmé lors de l’ouverture des travaux. Le Mouvement de la société pour la paix (MSP) fait son entrée en force. Il a multiplié ses sorties médiatiques en organisant trois événements consécutifs. Vendredi, il a tenu un séminaire à El Kala (El Tarf), consacré à l’enseignement et au système éducatif auquel a assisté son président Bouguerra Soltani. Le FLN, de son côté, ne se contente pas uniquement du week-end pour s’afficher. Le secrétaire général. Abdelaziz Belkhadem se consacre davantage à son parti et ses militants. Il a organisé deux rencontres régionales et plusieurs réunions au niveau de la capitale. Son allié, le RND, en fait de même. Par le biais de son porte- parole, Miloud Chorfi, M.Ouyahia tente d’injecter du sang neuf dans son parti. Une série de régionales sont tenues chaque semaine. Pourquoi les partis s’investissent-ils à fond et maintenant? A première vue, aucun événement phare ne l’impose. Ces sorties ne sont même pas axées sur l’actualité et le quotidien du citoyen marqué par une ébullition du front social. Cette valse obéit à des calculs et des enjeux purement politiques.
A l’instar de l’échéance de 2012, le remaniement ministériel attendu prochainement fait courir les partis. L’enjeu en vaut bien la chandelle! En prévision de cette échéance, les partis politiques tentent au mieux de se repositionner sur l’échiquier politique. Avec le changement du gouvernement qui ne saurait tarder, les partis s’affolent et s’agitent.
En effet, le FLN, le RND et le MSP veulent élargir leur carré au sein du gouvernement. Le patron du MSP, qui avait démissionné du gouvernement, veut carrément les rênes de l’Exécutif, chasse gardée du FLN et du RND. Les petits partis, quant à eux, veulent à tout prix casser le monopole et décrocher un poste ministériel. Ainsi, à travers leurs activités, les partis font d’une pierre deux coups. Tout en se préparant pour la bataille des législatives 2012, ils ratissent large pour s’imposer comme acteurs importants sur la scène politique nationale.

Source L’Expression Nadia Benakli

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
23 mai 2010 7 23 /05 /mai /2010 09:29

Wassyla Tamzali à “ Liberté” - Le voile en Algérie est un réflexe à la violence de l’espace public”+

Wassyla Tamzali

 

Dans cet entretien, la féministe algérienne revient sur des dossiers très sensibles de la place de la femme dans une société à culture musulmane qui, de surcroît, a vécu les pires formes de terrorisme islamiste.

Liberté : Mme Tamzali, vous êtes auteure d’un nouveau livre, Une Femme en colère…, pourquoi cette colère maintenant et pourquoi cette “lettre” aux Européens seulement que vous qualifiez de désabusés ?
Mme Wassyla Tamzali : Le titre d’un livre ne révèle pas tout, mais c’est vrai qu’il a mis le doigt sur un élément très important, celui de l’analyse et du discours développés aujourd’hui en Europe sur des questions qui touchent à l’islam. C’est une question fondamentale, pas seulement pour les Européens, mais également pour nous, parce qu’elle conditionne le dialogue Nord- Sud. Ce livre interroge en fait le rapport entre l’Occident et nous, aujourd’hui. Mon lectorat le plus important sera sans doute le Maghreb et une catégorie d’Européens. C’est un livre qui prend la peine d’expliquer le féminisme maghrébin, la manière dont il s’est développé… Il donne des clefs pour comprendre peut-être les difficultés que nous avons à faire avancer la question des femmes à l’intérieur d’un certain nombre de démarches, qui sont amalgamées. Aujourd’hui, on considère qu’on peut être féministe islamique, ce qui me paraît un oxymore.

C’est-à-dire… ?
Le mouvement des féministes islamiques est né d’abord à Barcelone, en Europe. Il a été lancé par des converties qui trouvent des financements inhabituels ou qui ne sont pas à la mesure des financements que le mouvement féministe trouve. Ça, c’est la première question qu’on peut se poser. L’autre question de fond concerne la théorie développée par les féministes islamiques. Celles-ci pensent qu’on peut trouver des droits des femmes à l’intérieur de la légalité coranique. Jusque-là, je suis d’accord. Pour beaucoup de femmes, la lecture du Coran leur a donné plus de droits que dans la vie réelle. Elles y trouvent le respect, des incitations morales… comme dans toutes les religions d’ailleurs. Mais le problème est de passer de l’incitation morale à une obligation juridique. Or, quand on passe à la partie juridique, on se rend compte qu’il y a des inégalités.  Pour ce qui est du mouvement féministe, c’est un mouvement moderne, qui a été posé à l’intérieur d’un mouvement beaucoup plus grand, lequel interroge toute la société, l’humain, la vie… Qu’est-ce qu’une femme ? Qu’est-ce qu’un homme ? Le mouvement féministe pose une vraie question philosophique, énigmatique et fondamentale, qui est de savoir qui sont les femmes en dehors des constructions imposées. Les femmes sont des mères, elles sont des épouses, elles sont des sœurs, mais qu’est-ce qu’elles veulent être ? Le mouvement des féministes islamiques ne se pose pas cette question fondamentale. Il trouve la réponse à l’intérieur du Coran, c’est-à-dire que la femme est un être complémentaire et soumis, dans la plupart de ses décisions de vie et de travail, à l’obéissance de son père, de son frère et de son mari. Cette image que l’on donne n’est pas une image féministe. La question existentielle est au cœur même du féminisme.
Justement, qu’est-ce qu’une femme en Algérie ?
Quand vous lisez les livres d’Assia Djebar  vous trouvez des réponses. Quand vous regardez aujourd’hui la peinture des jeunes femmes peintres, vous voyez des réponses, c’est-à-dire qu’il y a une vraie recherche existentielle chez toutes ces femmes, qui cherchent à exprimer le cœur de leur personnalité et de leur liberté.
Tout cela est important, parce qu’on ne peut pas construire un pays sans avoir sur la table ce qu’il y a de mieux chez les hommes et chez les femmes. 

Le foulard est-il compatible avec l’émancipation de la femme ?
Pour 90% des cas, le voile en Algérie est un réflexe à la violence de l’espace public. Après, il peut y avoir des expériences de spiritualité. Le rôle social du voile dans la société est, cependant, de mettre les hommes et les femmes dans des rôles séparés. Aujourd’hui, je vois avec tristesse s’installer en Algérie la culture du harem que je croyais détruite, c’est-à-dire la culture basée sur la ségrégation des sexes, sur la séparation des hommes et des femmes. La culture du harem est dans la rue, à l’université et dans les entreprises…

Dans votre dernier livre, vous estimez que l’islamisme politique n’a pas triomphé, mais vous soutenez également que l’islamisation des sociétés du sud de la Méditerranée est en train d’avancer. N’y a-t-il pas là contradiction ?
Vous qui vivez en Algérie, pratiquement 12 mois dans l’année, vous me posez la question ? Franchement, vous croyez que c’est une question ?

Oui, j’insiste…
L’islamisme politique, comme force ou comme danger politique, pris au sens de prise de pouvoir, par rapport à d’autres forces politiques du pays, n’existe plus… à mon avis. Par contre, l’islamisation du pays a été complètement victorieuse. Aujourd’hui, il y a très peu d’endroits, dans l’espace public, où les femmes surtout… et même les hommes peuvent exprimer une autre manière de vivre, avec une autre approche de l’islam. J’ai été élevée dans une famille musulmane, où les hommes et les femmes obéissaient à certaines règles. Mais l’obéissance était tendue par un questionnement perpétuel. On est aujourd’hui dans une obéissance mortifère. La religion doit rester vivante, perpétuellement capable de répondre aux questions de société, mais pas par des interdits et des refus.
La religion doit donc avoir cette capacité de répondre et d’apporter un message à une conscience qui pose des questions. Je pense qu’aujourd’hui, les jeunes croyants sont dans un grand désarroi…

N’êtes-vous pas en train de poser le problème des sociétés musulmanes qui n’ont pas encore fait leur mue pour entrer de plain-pied dans la modernité ?
Je ne dirai pas des sociétés musulmanes, mais des sociétés qui sont figées dans une conception très autoritaire de la religion, qui est en train de dériver, en même temps, vers un comportementalisme plutôt qu’une religion. Comme je l’ai déjà dit.

Dans votre livre, vous revenez souvent à la laïcité ; vous estimez qu’elle constitue une des clefs pour l’émergence d’une conscience musulmane. Pourriez-vous nous en dire plus ?
Le fondement éthique de la laïcité est la liberté de conscience. Dans le livre, je parlais de la laïcité en Europe, qui a oublié aujourd’hui les fondements et qui est devenue une promotion de toutes les religions. On ne s’interroge plus sur le contenu des religions, on laisse, si vous voulez, se développer toutes les religions.
Pour l’Algérie, je dirai que la laïcité n’a pas d’histoire ni de traditions. D’ailleurs, très peu de gens parlent de laïcité au sein des partis politiques, au niveau de la société civile. Je pense que la grande question aujourd’hui est de savoir si l’on peut être musulman croyant et avoir une conscience moderne.
Ce n’est pas à moi de répondre, c’est à l’histoire de nous répondre, parce que la modernité, ce n’est pas le téléphone mobile, ce n’est pas la voiture ni les usines… c’est vraiment la liberté individuelle, cette liberté existentielle. C’est dans ce processus de liberté qu’on reconstruit une conscience moderne de croyant. Les expériences existent ailleurs. Je pense qu’il faut libérer le savoir, tous les instruments de la connaissance.
Il faut libérer les hommes et les femmes, les libérer déjà politiquement, et puis, la liberté de conscience est quelque chose qui s’acquiert.

Source Liberté Hafida Ameyar

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0