Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
  • Contact

De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

Recherche

23 mai 2010 7 23 /05 /mai /2010 09:16

Les maris algériens sont-ils violents ?

violences-envers-les-femmes.jpg

 

Le bilan du 1er trimestre 2010 fait ressortir des chiffres inquiétants sur le phénomène de la violence contre les femmes. La violence conjugale prend une ampleur inquiétante, alors que la grande criminalité touche de plus en plus l’enfance.

Près de 2 000 femmes victimes de violence ont été recensées durant le 1er trimestre de l’année 2010 au niveau national, alors que 1 746 enfants ont été victimes de toutes sortes de violences durant les 4 premiers mois de cette année, selon un rapport de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN). Ces chiffres sont malheureusement encore loin de la réalité, puisque les cas portés à la connaissance des services concernés sont ceux liés uniquement aux dépôts de plainte, alors que de nombreuses victimes souffrent dans le silence de crainte de représailles familiales et hésitent par conséquent à déposer plainte contre leurs agresseurs. Dans la plupart des cas des violences contre la femme recensés par les services de sécurité, l’auteur de l’agression qui vient en tête de classement est le mari, suivi du frère, du fiancé et du fils envers sa mère.
Ces agressions se caractérisent dans plus de 60% des cas par des coups et blessures volontaires. Mme Kheira Messaoudène, commissaire divisionnaire et chef du bureau de la protection contre la délinquance juvénile et la violence contre la femme, nous a indiqué que “1 987 femmes victimes de violence ont été recensées par les services de police durant le 1er trimestre de l’année en cours au niveau national, notamment parmi la tranche d’âge allant de 25 à 35 ans”. La violence physique est en tête avec 64% des cas. Les chiffres enregistrés révèlent que “1 332 femmes étaient victimes de violence physique et 72 autres de violence sexuelle. 46% des cas de violence contre les femmes sont commis dans leur milieu familial et 73% en dehors du cadre familial.

Les femmes mariées et les chômeuses plus exposées à la violence
Dans son classement des types de violences dont les femmes ont été la cible, le rapport fait état aussi de quelque 547 plaintes déposées par des femmes qui déclarent avoir été maltraitées et de 32 cas ayant subi un harcèlement sexuel. Le même rapport relève, par ailleurs, un autre aspect de la violence que subit la gent féminine en précisant que dans 46% des cas de violence, l’agresseur est étranger à la famille. Il est soit un voisin, un collègue ou autres.
Dans ces cas de figure, la police a procédé à l’arrestation de 950 personnes coupables de violence. Les conjoints sont des agresseurs dans 22% des cas enregistrés, soit 454 époux coupables, alors que 4,68% des cas d’agression sont le fait d’amants ou de fiancés.
Les frères arrivent en cinquième position des agresseurs avec 5% des cas, soit 106 frères. Il faut également savoir que 2,9% des cas de violence contre les femmes sont le fait de descendants soit 140 fils, auteurs de violence. Les statistiques soulignent que les tranches d’âge varient de 18 à 75 ans et même plus !
Même les femmes âgées ne sont pas épargnées par la violence, selon le rapport de la Sûreté nationale. Ce sont 38 femmes âgées de plus de 75 ans victimes de violence physique durant les trois mois de cette année, alors que 48 autres sont âgées entre 66 et 75 ans (soit 2%) et 130 victimes recensées sont âgées entre 56 et 65 ans .
Pour la commissaire Messaoudène, “il n’y a pas de profil type de l’agresseur, il peut être cadre supérieur ou chômeur, de même pour les victimes, elles peuvent être des femmes au foyer ou des cadres”. Un constat que corrobore le rapport qui indique que 2% des victimes ont un niveau universitaire, 20% un niveau secondaire, alors que 22% des victimes sont sans niveau et 8% de niveau primaire.
Les femmes chômeuses, par contre, sont les plus exposées à la violence, selon ce rapport qui fournit des détails assez intéressants. 64% des victimes sont sans profession suivies des employées avec 17%, les cadres moyens avec 3%, les cadres supérieurs 1%, les étudiantes 7%, les commerçantes 0,6%, les retraitées 0,5% et les professions libérales avec 1,25%.
Les femmes mariées viennent en tête de liste avec 51% suivies des célibataires avec 30%, les veuves avec 5% et les fiancées avec un taux de 0,5%.
La maison n’est plus un espace d’épanouissement de la famille. Malheureusement, cet endroit vient en tête des lieux des agressions avec 46% des cas, alors que 30% des victimes soit 615 ont été agressées dans la rue et 13% dans des quartiers et 2% dans des lieux isolés et 1% au sein de l’université.
Reste le mobile ? Pour 49% des cas, les agressions sont généralement dues aux problèmes conjugaux et familiaux, selon l’analyse du rapport. Par ailleurs, 38% des cas sont liés à la violence dans les lieux publics, 5% liés aux problèmes d’argent et 7% aux agressions sexuelles.

75 enfants enlevés en 4 mois et 3 tabassés à mort
S’agissant de la violence contre les enfants, plus de 1 746 enfants ont fait l’objet de violence durant les 4 premiers mois de cette année. “942 enfants ont été victimes de violences physiques”, nous a encore indiqué la commissaire divisionnaire Mme Kheira Messaoudène. S’agissant des violences sexuelles, la même responsable a ajouté que “535 enfants ont été agressés sexuellement dont 259 filles, alors que 187 enfants ont été victimes de maltraitance, 75 autres ont fait l’objet de détournement et 3 autres ont été victimes de coups et blessures qui ont entraîné la mort”. Concernant les tranches d’âge, Mme Messaoudène a précisé que les mineurs victimes de violences, âgés de 16 à 18 ans, viennent en première position avec 357 victimes, suivis de la tranche d’âge de 13 à 16 ans avec 261 cas. Pour la tranche d’âge de 10 à 13 ans, les services de police ont enregistré quelque 102 cas de violences et pour les enfants de moins de 10 ans, 142 cas, pour les mois de mars et avril seulement.
Concernant les kidnappings des enfants, la responsable préfère à ce mot “le détournement”. Pour elle, la raison principale de ces enlèvements est généralement d’ordre sexuel. Elle nous a fait aussi remarquer que des cas de fugue sont enregistrés durant la période de fins d’examen. “Des enfants préfèrent fuguer de la maison par peur de punition mais les parents croient à un kidnapping”, a-t-elle ajouté.
Il faut rappeler que les services de police ont enregistré 5 565 mineurs victimes de toute forme de violence dont 1 968 filles durant l’année 2009 dont 18 cas ont trouvé la mort.

Source Liberté Neïla B.

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
23 mai 2010 7 23 /05 /mai /2010 09:09

Algérie - Séisme de magnitude 3,8 dans la wilaya de Tipaza

carte-sismique-algerie.jpg

 

Un tremblement de terre de magnitude 3,8 sur l’échelle ouverte de Richter s’est produit jeudi dans la wilaya de Tipaza, indique le Centre de recherche en astronomie, astrophysique et géophysique (CRAAG).
L’épicentre du tremblement de terre qui s’est produit à 14h01, a été localisé à 12 km à l’est de la ville de Koléa dans la même wilaya.

Source Horizons

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
23 mai 2010 7 23 /05 /mai /2010 08:02

Cinéma. Festival de Cannes 2010 : Hors-la-loi, Frères d’armeshors-la-loi-de-rachid-bouchareb

 

Rachid Bouchareb, le souffre-douleur de l’extrême-droite en France, a présenté Hors-la-loi, vendredi, au 63e Festival de Cannes l

 La Croisette, était vendredi sous haute tension, avec CRS et gendarmes en tenue de combat à tous les carrefours. A la projection de presse du matin, Hors-la-loi a été très longuement applaudi et la salle de conférences de presse vite remplie de journalistes et de cameramen de télévision. très émouvante, superbe, Chafia Boudraâ a créé une énorme sympathie parmi les envoyés spéciaux du monde entier en parlant de son rôle de mère dans le film : « Je suis la mère du monde entier, votre mère aussi... », a-t-elle déclaré sous des applaudissements nourris. Hors-la-loi est un film riche en rebondissements, avec des situations très fortes menées jusqu’au bout. C’est une œuvre de colère, de révolte et de larmes. C’est aussi une histoire d’amour de trois fils pour leur mère.

La monstrueuse répression de Sétif de mai 1945 s’est passée le jour de la libération de Paris. Le film commence par des photos d’archives de Paris en liesse. Il se termine par les images d’Alger en juillet 1962 et la fête d’Indépendance. Après la mort du père à Sétif, la mère, modèle de bonté et d’endurance, a quitté le pays pour un bidonville de Nanterre. Les trois frères ont grandi. Messaoud (Roshdy Zem) s’est engagé en Indochine, Abdelkader (Sami Bouadjila) est devenu le chef d’une cellule FLN, Saïd (Jamel Debbouze) a préféré les sordides bas-fonds de Pigalle et le monde compromettant de la boxe. Tous les trois sont restés profondément liés à leur mère. Le début du film fait songer à Chroniques des années de braise de Mohamed Lakhdar Hamina.

Notre mère, la terre

La famille de paysans est expropriée de sa terre par un ordre outrancier du régime colonial. moment extrêmement émouvant du film quand l’image enregistre la détresse de toute l’Algérie dépossédée. On admire là la performance d’acteurs d’Ahmed Ben Aïssa, le père, et déjà celle de la mère, Chafia Boudraâ. Un tableau de l’occupation coloniale d’une extrême noirceur et la violence de la répression qui a poussé tant d’Algériens à l’émigration. Se posait alors la question de l’organisation de la lutte sur le territoire même de la France. Des cellules de résistance sont mises en place avec l’aide discrète, mais fort courageuse d’hommes et de femmes français au mépris de leur vie.

Bouchareb illustre dans son film, de façon dramatique, la lutte FLN-MNA avec des règlements de comptes terrifiants, qui balayent la croyance naïve que le combat nationaliste était mené dans l’union sacrée. Hors-la-loi a fait une grande impression encore une fois à Cannes. Depuis des jours, toute la presse mondiale attendait la projection. Rachid Bouchareb a affronté sereinement tous les détracteurs de son travail sans l’avoir vu. Hors-la-loi est un film, ce n’est pas un champ de bataille, répétait-il lors de sa conférence de presse. C’est une œuvre qui vise à l’apaisement des relations franco-algériennes, et non le contraire. L’abcès du passé colonial est maintenant percé, tout le monde va pouvoir s’exprimer.

Le public comme les historiens. « De quoi faut-il avoir peur ?, demande le cinéaste. Les Algériens, les Français, les Maghrébins, les Africains, surtout les nouvelles générations, ont besoin de connaître le passé colonial. C’est aussi le rôle du cinéma. »

La presse française souligne l’événement Hors-la-loi

La presse française a souligné, samedi, l’événement qu’a constitué la projection, la veille, du film de Rachid Bouchareb, en compétition officielle à la 63e édition du Festival international du cinéma de Cannes.

Avec une grande photo à la « une » représentant Chafia Boudraâ, souriante, aux côtés d’une partie du casting du film de Bouchareb, le Journal du dimanche, souligne que le réalisateur du film, qui a fait l’objet d’une virulente campagne, « réclame un débat dans la sérénité ». Hors-la-loi s’impose comme une fresque romanesque, sur la forme, dans la veine d’Indigènes. Sur le fond, on peut dire que Bouchareb a osé parler de choses jusqu’alors enfouies comme la « Main rouge », les porteurs de valises. C’est le croisement de la petite et de la grande histoires qui donnent au film son ampleur.

A travers l’ascension des trois frères, Bouchareb signe un film plus politique qu’il ne l’avoue lui-même. Il le fait avec le regard d’un « père qui veut pouvoir raconter son histoire à ses enfants », écrit JDD. Le Parisien souligne les chances de ce film représentant l’Algérie au Festival de Cannes de figurer dimanche au palmarès. Hors-la-loi est « une fresque qui raconte une histoire dans l’histoire », écrit le quotidien, estimant que « Rachid Bouchareb possède un savoir-faire indéniable et il est incontestable que le réalisateur ne reparte de Cannes bredouille ». Sous le titre « D’une libération à une autre », le journal L’Humanité souligne que « Rachid Bouchareb a livré un grand film politique sur le combat des Algériens pour l’indépendance de leur pays ».

L’Humanité s’est, par ailleurs, interrogé, dans un autre article, « Pourquoi le beau film politique de Rachid Bouchareb dérange ? ». S’intéressant au « rassemblement » organisé, jeudi à Cannes par les détracteurs du film, le journal a relevé que « plusieurs députés UMP ont défilé sur des mots d’ordre xénophobes ».

Source El Watan

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
22 mai 2010 6 22 /05 /mai /2010 23:03

Culture – Cinéma - Rachid Bouchareb à Horizons : «Je

 

m’exprime comme un cinéaste d’origine algérienne qui

 

a grandi en France»hors-la-loi-de-rachid-bouchareb.jpg

Vingt-quatre heures après la double projection de «Hors la loi», qui a été accueilli avec une standing-ovation le soir du 21 mai à la Croisette, Rachid Bouchareb avait rendez-vous avec la presse algérienne pour discuter de son film et de la polémique qu’il avait sucitée et de son cinéma référence.

M. Bouchareb, est-ce que vous espérez décrocher un prix lors de ce festival ?

Non, je ne suis pas venu à Cannes pour chercher un prix, l’essentiel pour moi est que je suis là et que le film a été projeté à la grande satisfaction des spectateurs, malgré les nombreux appels de protestation de la part des pieds noirs et des harkis. Même si je suis surpris par cette mobilisation contre le film, je dirais que chacun est libre de ses opinions. Ne pensez-vous pas que cette polémique dérange et pourrait influer sur le verdict du palmarès ?

Je m’en f…, on a gagné ! Tout ce qui a été dit pour que le film soit interdit est tombé à l’eau. Mais les Français ne sont pas idiots et le monde entier n’est pas naïf. Tout le monde a compris autour de quoi ça tournait. Ça y est, c’est passé. Maintenant le film doit faire son voyage à travers le monde entier et que le film soit vu partout. La polémique est derrière. On ne rentra plus dedans, d’abord on n’est jamais rentré dedans. Djamel est parti sur l’émission la matinale avec un extincteur pour éteindre l’incendie. Il a été éteint hier soir.

Dans le film, vous vous référez beaucoup plus à Coppola, Sergio Leone et Scorsese qu’au cinéma français. Pourquoi ?

Parce que j’aime bien ces cinéastes, donc c’est une façon pour moi de leur rendre hommage. De plus les comédiens depuis «Indigènes», se sont toujours imprégnés des personnages des cinéastes Ridley Scott, Tim Burton, Coppola qui sont formidables. Et puis notre envie c’est de faire du cinéma, du cinéma et du cinéma. Alors on a cette culture cinématographique et le principe c’est aller vers l’art. Notre passion c’est faire des films et les acteurs ont leurs discussions. Sami et Djamel, quand ils lisent le scénario, ils disent des choses. C’est vrai que ce n’est pas commun dans le cinéma français. Parce que ce sont des comédiens spéciaux. Quand ils jouent les soldats de la Seconde Guerre mondiale, ils sont identiques à Tom Hanks ou Mel Gibson, je ne sais pas pourquoi. Un jour on va se libérer de cette culture cinématographique pour inventer ensemble notre création, notre film, notre cinéma.

Justement, pourquoi vos films ne se rapprochent-ils pas de ceux de Lakhdar Hamina ?

Lakhdar Hamina est un grand cinéaste, vraiment ! J’ai revu il n’y a pas longtemps Chroniques des années de braise. Il y a des scènes formidables. C’est «Laurence d’Arabie» ! Il faut reconnaître ça. Et je le dis sincèrement, Lakhdar a fait de grandes scènes du cinéma algérien… Il y a des scènes grandioses. L’arrivée de l’eau… c’est grand, mais moi, de par mon histoire, je suis dans l’histoire, je ne peux pas dire que je peux m’exprimer comme un cinéaste algérien qui est né en Algérie, je m’exprime comme un cinéaste d’origine algérienne qui a grandi en France. C’est le parcours dans sa vie qui détermine la sensibilité qu’on a dans ses œuvres.

Source Horizons Riad Amine

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
22 mai 2010 6 22 /05 /mai /2010 10:40

Algérie - Production céréalière 2009-2010 à Béjaïa  - Quelque 110 000 quintaux attendus

moisson 

Si les chiffres venaient à être vérifiés,  la production serait quasiment la même que celle réalisée durant la campagne précédente, à savoir 112 000 quintaux sur une superficie de 7 000 hectares.

à Béjaïa, les prévisions de l’Union des coopératives agricoles (UCA) sont estimées à quelque 110 000 quintaux, toutes céréales confondues (blé dur, blé tendre, orge et avoine).

Quant aux prévisions de collecte, le directeur, M. Ahcène Oumammar, a indiqué qu’elles sont de 25 000 quintaux. Si les chiffres venaient à être vérifiés, la production serait quasiment la même que celle réalisée durant la campagne précédente, à savoir 112 000 quintaux sur une superficie de 7 000 hectares.
Le directeur souligne, par ailleurs, que la wilaya de Béjaïa réalise chaque année des programmes de multiplication des semences sur une superficie de 150 hectares.

Les prévisions de production sont estimées à 3 800 quintaux. Il s’agit, poursuit-il, de semences certifiées, nécessaires pour les campagnes à venir. Et c’est avec de tels programmes que l’Algérie a réussi à s’autosuffire en matière de blé dur et d’orge. D’ailleurs, avec l’excédent réalisé durant la campagne précédente, en matière de production d’orge, l’Algérie a opéré un retour sur le marché international après plus de 40 ans d’absence.
Il faut dire que les mesures agricoles, initiées par le département de Rachid Benaïssa, “docteur vétérinaire et cadre de la maison”, aime-t-on à rappeler, ont suscité des dynamiques certaines dans plusieurs secteurs dont celui de la céréaliculture. Le directeur de l’UCA en a énuméré quelques-unes. 1. Les subventions des engrais. Une mesure qui se traduit par une réduction de 20% sur les prix, de quoi alléger l’agriculteur. 2.
La suppression de la TVA, 17%. Le crédit Rfig qu’accorde la Badr en amont. Un crédit à taux bonifié et remboursable à la fin de la campagne. Et en aval, le prêt à la production, accordé depuis 2008. L’État achète le blé dur à 4 500 DA le quintal, le blé tendre à 3 500 et l’orge à 2 500. Des mesures et des prix incitatifs qui n’ont pas manqué de booster le secteur céréalier. Par ailleurs, le ministère de l’Agriculture et du Développement rural a doté les Coopératives des céréales et des légumes secs (CCLS) et les UCA d’équipements et de matériels agricoles, à l’instar de moissonneuses-batteuses, de tracteurs, d’épandeurs, etc.

Ces équipements et matériels seront mis à la disposition des agriculteurs à des prix défiant toute concurrence.

Source Liberté – Moussa Ouyougoute

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
22 mai 2010 6 22 /05 /mai /2010 10:37

Humour – Chasse à la française

chasse-a-francaise.jpg

 

Jacques participe à une partie de chasse en Belgique avec son ami Josephke. Une fois dans la forêt, il se rend compte qu'il est seul à porter un fusil. Intrigué, il demande à son ami : "Mais vous êtes fous ?" "Non, dit Josephke, tu vas voir comment on chasse chez nous".
En arpentant la forêt, ils voient une grotte à lièvre, l'un des chasseurs s'approche et crie "coucou". Le lièvre sort et, d'un coup de marteau, le chasseur l'assomme. Hop, dans le sac, et ainsi de suite pour le reste des grottes à lièvres.

En rentrant en France, Jacques attend avec impatience le week-end pour emmener ses camarades à la chasse. Une fois sur place, ils constatent que Jacques a pris son marteau au lieu de prendre son fusil, et se mettent à se moquer de lui : "Eh bien Jacques il ne faudrait pas aller souvent en Belgique !" "Attendez, je vais vous montrer comment ils chassent au nord". Quelques minutes plus tard, ils se retrouvent à proximité d'une grotte et tous pointent leurs fusils pour tirer.

"Un instant, laissez-moi faire". Il crie "coucou", un lièvre sort. D'un coup de marteau il l'assomme et hop dans le sac. "Eh bien alors ! Allez remet ça un peu va". Jacques fait la démonstration quatre fois encore.

A un moment, ils se retrouvent devant une grande grotte. Jacques dit alors : "Ça doit être un immense lièvre celui-là". Il s'approche, crie "coucou", mais rien ne se passe. Il dit alors à ses camarades : "Il doit être sourd celui-là, crions ensemble. Coucouuuuuuu..."

Le lendemain, dans tous les quotidiens de France ainsi qu'en Suisse et en Belgique, on pouvait lire ceci : "Huit Français écrasés par un train à la sortie d'un tunnel".

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
22 mai 2010 6 22 /05 /mai /2010 10:05

Santé - Pour obtenir une amélioration

 

du cholestérol: Manger des amandes,

 

noix ou noisettes

noix-noisettes.jpg 

La consommation de noix, d’amandes et de noisettes est liée à une amélioration des taux de cholestérol, selon une analyse des résultats préliminaires de 25 essais cliniques.

Ces fruits à coque sont riches en protéines végétales, surtout en acides gras non saturés, en fibres, en minéraux, vitamines et autres composants comme les antioxydants, soulignent les auteurs de cette communication parue dans les Archives of Internal Medicine datées du 10 mai. « Dernièrement, la consommation de ces fruits a fait l’objet d’un ensemble de recherches en raison de leurs capacités à faire baisser le cholestérol sanguin, et réduire, ainsi, le risque de maladies cardiovasculaires », est-il expliqué. Une analyse sur les données de ces 25 essais cliniques de consommation de ces aliments a été menée dans sept pays auxquels ont participé 583 hommes et femmes ayant des taux élevés ou bas de cholestérol. Ces études ont comparé un groupe de contrôle de participants à un autre ayant consommé certaines quantités de noix, amandes et autres produits équivalents.

Aucun des sujets de ces études ne prenait de médicaments anticholestérol, comme par exemple des statines. Les participants ont consommé en moyenne 67 grammes d’amandes, de noix ou autres fruits à coque similaires par jour, ce qui a été lié à une réduction de 5,1% en moyenne du taux total de cholestérol. Leur taux de cholestérol LDL (lipoprotéines de faible densité), aussi appelé « mauvais cholestérol », a diminué de 7,4% en moyenne, tandis que la teneur en bon cholestérol ou HDL (lipoprotéines de haute densité) a augmenté de 8,3%. Les triglycérides, les graisses circulant dans le sang, provenant surtout de l’assimilation des corps gras, des sucres et de l’alcool, ont diminué de 10,2% parmi les sujets qui en présentaient des niveaux très élevés (au moins 150 milligrammes/décilitre), mais moins chez ceux avec des teneurs plus basses.

Source El Watan

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 23:48

Football - Histoire et histoires des Coupes du monde

afrique-du-sud-2010.jpg

 

La sélection qui a ouvert le score a perdu six fois lors des neuf premières finales de Coupe du monde entre 1930 et 1970, dominées par le Brésil (trois titres), l'Uruguay et l'Italie (deux) puis l'Allemagne (de l'Ouest) et l'Angleterre, un titre chacune.

Uruguay 1930 L'Uruguay premier sacré

Pour sa première édition, la Coupe du monde n'est encore qu'un tournoi confidentiel, sur invitation, disputé à l'autre bout du monde pour les équipes européennes, après une longue traversée en bateau en guise de stage de préparation. Mais l'Uruguay s'impose à domicile en finale contre l'Argentine (4-2) dans un Centenario de Montevideo comble (80.000 spectateurs officiellement, sans doute plus), un grand spectacle qui fera beaucoup pour le succès des éditions suivantes. L'Argentin Guillermo Stabile (8 buts) survole le tournoi. Les Etats-Unis atteignent les demi-finales pour la première et dernière fois.

France 1938 L'Italie prolonge son règne

Dans un contexte géopolitique crépusculaire (guerre civile espagnole, Anschluss...), la troisième Coupe du monde couronne encore l'Italie, qui succède à l'Uruguay comme épouvantail du football mondial. Victor Pozzo est à ce jour le seul sélectionneur deux fois champion du monde. Cette fois, la «Nazionale» a survolé tous les obstacles, battant l'une des meilleures équipes d'Europe, la Hongrie (4-2), dont les clubs dominaient la Mitropa Cup, un des ancêtres des Coupes d'Europe, avant d'éliminer le pays organisateur (la France) en quart de finale (3-1), puis l'un des grands favoris (le Brésil, 2-1) en demi-finale. Lors de ce match, l'Italie a bénéficié de l'incroyable péché d'orgueil du sélectionneur brésilien, Adhemar Pimenta, qui s'est privé de son meilleur joueur, Leonidas, expliquant qu'il le laissait «se reposer pour la finale». Sans son «Diamant noir», qui a fini nu-pieds le match contre la Pologne (6-5, quadruplé de Leonidas), la Seleçao s'est inclinée...

Italie 1934 La Squadra Azzura devant Mussolini

La «Nazionale» s'impose à domicile, comme l'Uruguay quatre ans plus tôt, sous les yeux de Benito Mussolini, qui fait la propagande de la «race italienne» à travers ce succès. Le parcours est pourtant très difficile : match d'appui contre l'Espagne en quart de finale (1-1, puis 1-0) et victoire à l'arraché en demi-finale contre la grande Autriche de Matthias Sindelar (1-0). A chaque fois, le buteur est Giuseppe Meazza. En finale face à la Tchécoslovaquie, l'Italie est d'abord menée dans le silence désolé de Rome, mais elle égalise puis Meazza, pourtant blessé, offre à Schiavio le but vainqueur (2-1). Le succès commence à poindre pour le grand tournoi de la Fifa, auquel 32 équipes ont voulu participer. Il a fallu organiser des qualifications.

Brésil 1950 La tragédie du Maracana

Après la Seconde Guerre mondiale, la Coupe du monde reprend. Tout était prêt au pays du football roi : 200 000 spectateurs survoltés au Maracaña, une différence de but qui permettait à la Seleçao de se contenter d'un nul (une poule finale de quatre couronnait le vainqueur), une équipe qui venait de marquer 21 buts en 4 matches... Le Brésil allait enfin être champion du monde, à domicile. La Seleçao a même ouvert la marque en finale par Friacca. Las, les Uruguayens ont égalisé par Juan Schiaffino avant qu'Alcides Ghiggia ne glace le Maracaña à 11 minutes de la fin. Barbosa, le gardien brésilien qui a laissé passer le but, en a entendu parler jusqu'à sa mort... La défaite a été vécue comme un drame national, au point que les responsables brésiliens ont oublié de remettre la coupe au capitaine uruguayen. Jules Rimet, président de la Fifa, a dû s'en charger. L'autre surprise de cette Coupe du monde est la victoire des amateurs américains contre l'Angleterre (1-0), qui participait pour la première fois.

Suisse 1954 Le miracle de Berne

Un immense favori débarque en Suisse pour la cinquième Coupe du monde: la Hongrie. L'équipe magique de Ferenc Puskas, Sandor Kocsis, Zoltan Czibor ou Nador Hidegkuti, une des plus belles de l'histoire du jeu, a frappé un très grand coup en humiliant l'Angleterre à Wembley en novembre 1953. Les Magyars survolent la compétition, marquant 25 buts en quatre matches pour arriver en finale face à l'Allemagne de l'Ouest. Mais au Wankhdorf de Berne, le ciel leur tombe sur la tête... Ils mènent 2-0 contre une équipe qu'ils ont étrillée (8-3) en poules, avant de se laisser remonter et dépasser par un doublé d'Helmut Rahn (2-3). Ce succès sportif aide l'Allemagne de l'Ouest à réintégrer le concert des nations moins de 10 ans après la fin de la guerre. Avec 5,4 buts de moyenne par match, cette Coupe du monde reste la plus prolifique de l'histoire.

Suède 1958 Enfin le Brésil

Après cinq tentatives malheureuses, le pays où le foot est une religion remporte le tournoi suprême, le premier télévisé. Cette consécration attendue s'accompagne de l'éclosion d'un prodigieux joueur de 17 ans, Pelé, qui marque 6 buts, dont un triplé contre la France en demi-finale et un doublé en finale. Il finit le tournoi en larmes en soulevant le trophée. La Seleçao est à ce jour la seule sélection américaine à s'être imposée en Europe, tandis que les Européens n'ont jamais gagné de Mondial hors de leur continent. La Suède atteint la finale, qu'elle croira gagner en ouvrant le score avant de s'effondrer (5-2 pour le Brésil), et la France se distingue en terminant troisième grâce aux 13 buts de Just Fontaine, un record qui semble imbattable.

Chili 1962 Encore le Brésil

Le Brésil prolonge son règne. Il remporte sa deuxième Coupe du monde d'affilée, emmené cette fois par Vava et Garrincha. Pelé, blessé, n'a joué que les deux premiers matches. La Seleçao se hisse en finale en dominant l'Angleterre en quart, l'hôte chilien en demi-finale et la Tchécoslovaquie (3-1) en finale. Josef Masopust ouvre pourtant le score à la 15e minute, mais deux minutes plus tard Amarildo égalise puis Zito et Vava donnent la victoire au Brésil, et infligent à la Tchécoslovaquie, sa deuxième défaite en finale après 1934. La surprise de ce Mondial a été le parcours héroïque du Chili, sublimé à domicile et demi-finaliste pour la seule fois de son histoire. En quart de finale, les Chiliens ont éliminé le champion d'Europe, l'URSS de Lev Yachine, le meilleur gardien du monde. Après avoir marqué le but vainqueur, Eladio Rojas salue obséquieusement «l'Araignée noire» en geste de fair-play.

Angleterre 1966 England rules the world !

Un siècle après avoir inventé ce jeu, l'Angleterre remporte enfin le tournoi mondial, à domicile. Dans son temple de Wembley, elle bat l'Allemagne de l'Ouest en finale, après une prolongation, un triplé (de Geoff Hurst) et un but accordé alors que le ballon n'a peut-être pas totalement franchi la ligne (4-2 a.p.). Nobby Stiles et ses dents de devant manquantes, les frères Jack et Bobby Charlton, Bobby Moore ou le gardien Gordon Banks sont les premiers hôtes à s'imposer depuis l'Italie en 1934. Les autres héros de cette Coupe du monde sont le Portugais Eusebio, meilleur buteur (8 buts), et les Nord-Coréens, quart de finalistes battus par le Portugal (5-3, quadruplé d'Eusebio), qui ont éliminé l'Italie en poules (1-0), un des plus gros coups de tonnerre de l'histoire de la compétition.

Mexique 1970 Le chef-d’œuvre de Pelé

De nombreux observateurs disent qu'il s'agit de la plus belle : des matches spectaculaires, dont la demi-finale Italie-RFA (4-3 a.p.), élue plus beau match de l'histoire des Coupes du monde, des enceintes en feu, en particulier le mythique Stade Aztèque, un Pelé au sommet de son art, une finale étourdissante entre les deux pays les plus titrés (Brésil-Italie: 4-1)... Sans oublier les nombreuses images d'anthologie : la tentative de lob de 50 m contre la Tchécoslovaquie ou la feinte géniale sur le goal uruguayen de Pelé, Beckenbauer le bras en écharpe, l'arrêt de Gordon Banks sur une tête de Pelé («Aujourd'hui j'ai marqué un but, mais Banks l'a arrêté»)... L'image devient de plus en plus importante, le Mondial mexicain donne un grand rôle à la télévision. Certains coups d'envoi sont avancés pour jouer aux heures de grande écoute en Europe, malgré la chaleur. Dernières révolutions du Mundial-1970 : l'autorisation des remplacements en cours de partie et l'apparition des cartons jaunes et rouges.

Allemagne 1974 - L'Allemagne mate Cruyff

En 1974, l'équipe qui fait rêver le monde entier, c'est l'armée orange des Pays-Bas, promoteur du «football total» de l'Ajax Amsterdam, conduite par Johan Cruyff, idole des romantiques du football et icône cheveux longs-pattes d'éph'. La Fifa a innové en organisant deux poules pour le deuxième tour, et les Pays-Bas survolent la leur, passant un 4-0 à l'Argentine et un 2-0 au Brésil. Ils retrouvent en finale l'Allemagne de l'Ouest, le pays organisateur, qui a peiné pour en arriver là. Il a fallu subir l'humiliation d'une défaite au premier tour contre le voisin, la RDA (0-1), et en passer par des disputes internes entre partisans d'Overath (Möchengladbach) et ceux de Beckenbauer (Bayern), les leaders des deux grands rivaux de l'époque en Bundesliga. Mais les Orange, qui ont ouvert la marque dès la première minute de la finale sur penalty, perdent finalement 2-1. Dans ce tournoi, la plaisante équipe de Pologne, emmenée par Gzregorz Lato, meilleur buteur du tournoi (7 buts), termine 3e, et le Zaïre bon dernier avec trois raclées (2-0, 9-0 et 3-0).

Argentine 1978 L'Argentine, malgré le bruit de bottes

L'Argentine du dictateur Videla organise sa première Coupe du monde, malgré les demandes de boycottage venues du monde entier... et la remporte pour la première fois, sous un déluge de papelitos descendu des tribunes. Mario Kempès, double buteur pendant la finale remportée contre les Pays-Bas (3-1 a.p.), est le héros des Argentins. Il termine même meilleur buteur (6 buts), après un début de tournoi au ralenti. Les Néerlandais perdent une seconde finale de rang, cette fois sans Johan Cruyff, resté à la maison : il est fâché avec d'autres cadres de la sélection mais prétend qu'il boycotte le Mondial de la dictature. L'Argentine est un beau champion, mais son succès 6-1 (alors qu'il fallait quatre buts d'écart) contre le Pérou en poule d'accès à la finale fait jaser.

Espagne 1982 La révolte de Paolo Rossi

Le grand favori du Mundial est - comme souvent - le Brésil, emmené par les géniaux Socrates et Zico et dirigés par l'esthète Tele Santana. C'est pourtant l'Italie qui va s'imposer, après s'être qualifiée en ne devançant qu'à la différence de but le novice Cameroun. Au deuxième tour, l'Italie bat l'Argentine (2-1) puis surprend le Brésil (3-2), dominateur mais trop peu réaliste, grâce à un triplé de Paolo Rossi. Galvanisée par ce succès, l'Italie ne lâche plus. Elle achève en finale une RFA épuisée par sa demi-finale contre la France (3-3, 4-3 aux t.a.b.), pour la première séance de tirs au but de l'histoire de la Coupe du monde. Le Mundial a aussi été marqué par le brillant parcours de l'Algérie (l'Afrique avait deux représentants pour la première fois), éliminée sur un «arrangement» entre l'Autriche et l'Allemagne qui se qualifient toutes deux après une victoire nécessaire et suffisante de la RFA (1-0) lors du dernier match de poule. Et par le piètre résultat de l'hôte espagnol, qui ne gagne qu'un match sur cinq et n'atteint pas le dernier carré.

Mexique 1986 Le jour où Maradona a ri

Jamais sans doute un joueur n'a à ce point survolé seul une Coupe du monde. Diego Maradona, touché par la grâce, emmène l'Argentine à sa deuxième victoire finale. Il a tout fait : au premier tour, il ronronne mais réussit un premier but contre l'Italie, en 8e de finale, il résiste à la défense la plus rugueuse de 1986, l'Uruguay, et en quart de finale, personne n'a oublié ses deux buts face à l'Angleterre... Le premier volé, de la «main de Dieu», et le second génial, tout en dribbles au milieu de la défense anglaise. En demi-finale, il bat la surprenante Belgique (2-0) d'un nouveau doublé et en finale, surveillé comme l'ennemi public numéro 1 par la charnière Brehme-Foerster, il ne parvient à s'échapper qu'une fois... pour offrir le but de la victoire (3-2 contre l'Allemagne) à Burruchaga. Il a tout réussi, et éclipsé le magnifique France-Brésil (1-1, 4 t.a.b à 3) en quart de finale.

Italie 1990 Le jour où Maradona a pleuré

Moins d'un an après la chute du Mur, c'est une Allemagne unifiée qui se présente en Italie et décroche, enfin, après deux finales perdues en 1982 et 1986, une troisième Coupe du monde. Elle prend sa revanche sur l'Argentine (1-0) dans la première finale de l'histoire où l'une des deux équipes ne marque pas. Symbole d'un Mondial où le foot défensif s'est imposé. Maradona, en pleurs après la finale, n'est pas passé loin d'une deuxième couronne. Mais l'autre héros est le Cameroun, première équipe africaine à atteindre les quarts de finale, emmenée par son increvable buteur de 38 ans, Roger Milla (4 buts). Battus par l'Angleterre (2-3 a.p.), les Lions Indomptables quittent la Coupe du monde après un tour d'honneur.

USA 1994 Le Brésil au bout de l'ennui

La Coupe du monde découvre les Etats-Unis, mais ce voyage au pays du soccer n'est pas vraiment fructueux. Seuls les matches Roumanie-Argentine (8e de finale, 3-2) et Roumanie-Suède (quarts de finale, 2-2 a.p., 5-4 aux t.a.b.) ont été vraiment spectaculaires. La finale Brésil-Italie fut triste, à l'image de ce Mondial, (0-0) jouée aux tirs au but, lorsque Roberto Baggio, l'homme au catogan, envoie sa tentative dans les nuages. Son talent avait pourtant conduit l'Italie jusqu'au dernier match... On peut aussi retenir le choc Eire-Italie (1-0) à New-York, devant les milliers d'immigrés venus des deux pays dans la Grosse Pomme depuis le milieu du XIXe siècle, ou le parcours de la Bulgarie, demi-finaliste pour la première fois de son histoire avec la génération Stoitchkov-Letchi-Ivanov, ou encore le dernier but de Millau en Coupe du monde, à 42 ans ! Grosse ombre au tableau: le contrôle antidopage positif (éphédrine) subi par Diego Maradona, en fin de carrière et embarqué sur une très mauvaise pente.

France 1998 Les Français : «Merci Zizou»

La France finit par remporter le trophée suprême, après trois échecs en demi-finale (1958, 1982, 1986). L'équipe de Zinédine Zidane termine en apothéose en écrasant (3-0) en finale le maître de ce jeu, le Brésil, sur un doublé de la tête de son numéro 10. La France a vaincu de toutes les manières possibles pour arriver jusqu'à la finale, passant du but en or contre le Paraguay en 8e de finale (1-0 b.e.o.), les tirs au but contre l'Italie (0-0, 4-3) en quart et gagnant sa demi-finale contre la Croatie grâce à un doublé de son défenseur Lilian Thuram, ses deux seuls buts en... 142 sélections. La Croatie, indépendante depuis 1991 et qui participait à sa première Coupe du monde, est la grande surprise du premier Mondial à 32 équipes, qu'elle termine à la 3e place avec le meilleur buteur du tournoi, Davor Suker (6 buts).

Japon-Corée du Sud 2002 - Et de cinq pour la Seleçao

Guidée par Ronaldo, intenable avec ses huit buts (meilleur buteur), la Seleçao décroche la «penta» (la cinquième) tant attendue. Les Brésiliens n'ont pas survolé le premier Mondial organisé conjointement par deux pays, comme la grande équipe de 1970, mais n'ont pas tremblé non plus. Avec Rivaldo, le capitaine Cafu ou Roberto Carlos, le Brésil du «Fénomeno» gagne ses sept matches dans le temps réglementaire, se faisant un peu peur contre la Belgique, dominatrice en 8e avant de craquer (2-0). Les Brésiliens ont gagné (2-0) contre l'Allemagne la finale entre les deux nations les plus titrées. La grande surprise du Mondial est la Corée du Sud, premier pays asiatique à atteindre les demi-finales. L'arbitrage en 8e contre l'Italie (2-1 b.e.o.) et l'Espagne en quarts (0-0, 5-3 aux t.a.b.) a prêté le flanc à la critique, mais le succès populaire des Diables Rouges a dynamisé le tournoi. Les Japonais, eux, n'ont fini que 8e de finaliste.

Allemagne 2006 L'Italie est éternelle

L'Italie a remporté sa quatrième Coupe du monde en Allemagne, se vengeant de sa séance de tirs au but maudite de la finale de 1994 en infligeant le même sort à la France (1-1, 5 t.a.b. à 3). Le match a été marqué par le coup de tête de Zidane à Materazzi, qui a fait plusieurs fois le tour du monde et alimenté les débats pendant de longs mois. Pour en arriver là, l'Italie a dominé l'Allemagne (2-0 a.p.) dans une nouvelle demi-finale d'anthologie entre les deux pays, comme en 1970 (4-3 a.p. pour l'Italie). Le tournoi est aussi marqué par le parcours du Portugal de Cristiano Ronaldo, demi-finaliste pour la seconde fois après 1966, et par le match quasi parfait de Zidane en quart de finale contre le Brésil (victoire de la France 1-0), véritable Nijinski au milieu de la défense des champions du monde

Mondial 2010 6 Le maudit Ghiggia, celui qui a fait pleurer le Brésil

«Trois personnes ont fait taire le Maracana : le pape, Frank Sinatra et moi», s'amuse l'Uruguayen Alcides Ghiggia, auteur du deuxième but qui a offert la Coupe du monde 1950 à la Celeste face au Brésil dans le mythique stade de Rio. Ce petit homme, âgé de 83 ans, est le seul survivant des 11 auteurs du plus grand exploit sportif de ce petit pays de 3,4 millions d'habitants, déjà champion du monde en 1930. Même s'il préfère ne pas trop en parler – «par respect pour mes camarades qui ne sont plus là» - il se souvient parfaitement de ce match disputé le 16 juillet 1950 devant 174.000 spectateurs (certains parlent de 200.000) venus en pensant assister au premier titre mondial du Brésil. La Seleçao n'avait besoin que d'un nul pour être sacrée et la presse locale titrait déjà «le Brésil champion». Même les dirigeants uruguayens partaient battus avant ce dernier match du tour final. «La veille, trois ou quatre dirigeants ont parlé aux joueurs les plus expérimentés et leur ont dit que nous avions déjà atteint notre objectif, qu'il fallait essayer de sortir la tête haute, en n'encaissant pas plus de quatre buts», se souvient-il. En guise de motivation, «le capitaine Obdulio Varela nous a raconté cette histoire quand nous sommes entrés dans le tunnel d'accès au terrain», ajoute-t-il. Le public a d'abord vibré avec l'ouverture du score de Friaca pour le Brésil (47’), puis a tremblé après l'égalisation de Schiaffino (66’). Puis est resté sans voix lorsque Ghiggia a doublé la mise pour la Celeste (79’). «Ce but ressemble un peu au premier. Le gardien m'a ouvert un petit espace en pensant que j'allais centrer, j'ai eu de la chance avec le poteau et j'ai marqué. Ils ont tenu le gardien brésilien pour unique responsable de la défaite», raconte l'ailier de poche.
«Au Brésil, la peine maximum est de 30 ans. Moi, voilà 43 ans que je paye pour un crime que je n'ai pas commis», déclara le pauvre Moacyr Barbosa avant de mourir dans l'oubli en 2000. Ghiggia se souvient aussi de l'ambiance surréaliste à la fin du match. «Ce fut un bonheur énorme, mais en voyant les gens pleurer dans les tribunes, cela te remplissait aussi de tristesse», témoigne-t-il. Ce succès lui a permis de signer à la Roma puis à l'AC Milan et il a même porté le maillot italien à une époque où un joueur pouvait changer de sélection. De retour au pays, il a joué jusqu'à 42 ans. Il a ensuite travaillé dans un casino, puis monté son école de conduite avant de profiter de sa pension spéciale de champion du monde. Soixante ans après son exploit, jeunes et moins jeunes s'arrachent toujours ses autographes. La Fédération internationale (Fifa) l'a encore invité au Mondial en Afrique du Sud. «Je crois que je vais recevoir un hommage lors de la cérémonie d'ouverture. Je ne sais rien de plus», dit-il. Les Brésiliens non plus ne l'ont pas oublié. L'un d'eux, coincé avec lui lors d'une visite au musée du football de Montevideo, s'est écrié en riant : «Ne nous laissez pas enfermés avec le bourreau des Brésiliens !»

Le miraculé - Marquez, international par erreur

Rafael Marquez, 31 ans, champion d'Espagne et d'Europe avec Barcelone, champion de France avec Monaco et pilier défensif de la sélection mexicaine depuis 13 ans, aussi élégant sur le terrain que dans les spots publicitaires, est devenu international par erreur. C'était au début de 1997 et le jeune Rafael Marquez Alvarez jouait à 17 ans sa première saison professionnelle avec l'Atlas, quand il a été appelé en équipe nationale par le sélectionneur de l'époque, le Serbe Bora Milutinovic. Milutinovic croyait en fait avoir sélectionné Cesar Marquez, milieu de terrain de l'Atlas, et Rafa doit à cette erreur d'avoir connu la première de ses 88 sélections le 5 février 1997 contre l'Equateur en amical (succès 3-1). Il a cependant vite progressé au point d'être l'un des joueurs les plus en vue du Mondial des moins de 20 ans en 1999 au Nigeria, avec l'Espagnol Xavi Hernandez, devenu son équipier au Barça, l'Uruguayen Diego Forlan et le Brésilien Ronaldinho. C'est la même année que les recruteurs de Monaco le remarquent lors de la Copa America au Paraguay. Il passera quatre saisons dans la Principauté, accrochant à son palmarès un titre national (2000) dès son arrivée, puis une Coupe de la Ligue avant son départ pour Barcelone. Un transfert historique : il est le premier Mexicain à porter le maillot blaugrana. Avec Barcelone, Rafa a gagné deux fois la Ligue des champions (2006 et 2009), qui s'est toujours refusée à l'autre grand du football mexicain, Hugo Sanchez, buteur du Real Madrid à la fin des années 1980. Il a remporté aussi une Supercoupe d'Europe et un Mondial des clubs en 2009, et a fêté le week-end dernier son quatrième titre de champion d'Espagne, même s'il a peu joué cette saison, en raison de blessures et surtout de la concurrence de Puyol et Piqué. En Afrique du Sud, il disputera sa troisième Coupe du Monde en espérant dépasser les huitièmes de finale où le Mexique s'était arrêté en 2002 et en 2006.

France 1938 - Un penalty avec une main tenant le short

Demi-finale de la Coupe du Monde 1938 disputé à Marseille. L'Italie est opposée au Brésil et mène déjà par un but à zéro. Tout le monde retient son souffle quand la Squadra Azzura, tenante du titre, obtient un penalty. Rompu à ce genre d'exercice, Guiseppe Meazza (qui donnera plus tard son nom au stade de Milan) se prépare à exécuter la sentence quand l'élastique de son short lâche. Nullement paniqué pour autant, le joueur azzuri s'élance en tenant son short de la main gauche et place le cuir hors de portée du gardien brésilien.
Un but déterminant puisque le match s'est finalement terminé sur le score de 2 buts à 1 pour l'Italie, qui ira jusqu'à la victoire finale à Colombes (4-2 face à la Hongrie).

Espagne 1982 - La décision du «Cheikh» koweïtien

Pour ce premier tour de la Coupe du monde espagnole, les Bleus sont opposés au petit poucet de la compétition : le Koweït. Dans cette rencontre, ce qui se passe sur le terrain relève de l'ordre de l'anecdote. La France gère son match jusqu'à la 80e minute (3-1), moment que choisit Alain Giresse, lancé par Michel Platini pour inscrire un quatrième but. C'est là que survient l'événement qui fit de ce match quelque peu banal un instant mémorable. Giresse n'a même pas le temps de manifester sa joie de buteur, que les joueurs koweïtiens se précipitent vers l'arbitre pour protester. Le but ne serait pas valide sous prétexte qu'un coup de sifflet aurait retenti des tribunes et les aurait contraint à s'arrêter de jouer à l'instant fatidique. Friction entre les deux camps, le président de la fédération du Koweït, le cheikh Fahid Al-Ahmad, qui a déjà intimé à ses joueurs l'ordre de quitter le terrain, descend sur la pelouse, discute avec l'arbitre et lui demande d'annuler le but. Ce que l'homme en noir fait après consultation de son arbitre de touche. Michel Hidalgo, sur le banc des tricolores, fulmine. Le match reprend dans la confusion par un entre-deux, avec un score inchangé. Maxime Bossis rendra finalement justice à son équipe en inscrivant ce fameux quatrième but, à la 89’, à la validité incontestable.

Mexique 1986 - Un carton rouge après 45 secondes seulement

A l'époque où l'Equipe de France avait toutes les peines du Monde à remporter un titre, il fallait bien, en cette édition 1986 qu'un Tricolore fasse parler de lui. Mais qui donc ? Non, ce n'est pas Michel Platini, ni Dominique Rocheteau, ni même Marius Trésor ou Joël Bats. Ce Français rentré dans les annales du foot n'est autre que Joël Quiniou, arbitre officiant durant le tournoi mexicain. La raison de cette gloire subite ? Avoir sorti le carton rouge le plus rapide de l'histoire de la Coupe du Monde. L'heureux destinataire de la sanction est José Batista, un joueur uruguayen, exclu du terrain seulement 45 secondes après son entrée pour un tacle par derrière sur l'Ecossais Gordon Strachan.

Source Infosoir

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 05:24

Dattes : une richesse peu valorisée

deglet nour

La Deglet Nour

 

2% de la production exportée
Malgré une production de 600 000 tonnes de dattes en 2009, notre pays n’en a exporté que 2% soit environ 12 000 tonnes.

 «Il est anormal qu’un pays qui génère 600 000 tonnes d’un produit très demandé dans le monde, ne puisse en exporter que 10 000 à 12 000 tonnes », a regretté le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Rachid Benaïssa, lors d’une récente réunion qui a regroupé les différents acteurs de la filière. Si notre pays arrive en 2e position – après l’Irak – des pays producteurs de dattes, il n’occupe que la 28e place dans le classement des pays exportateurs.
C’est dire que malgré sa qualité, la datte algérienne peine à se tailler une place dans le marché international. Tandis que 80 à 85% de la production totale tunisienne, soit 145 000 tonnes, arrivent sur les étalages de 56 pays.
En 2007, les quantités exportées étaient estimées à 12 956 571 kg pour une valeur de 1 568 406 921 DA (22 613 570 dollars), selon des chiffres communiqués par le département de Rachid Benaïssa. La plupart de ces quantités ont été destinées au marché européen, notamment la Pologne, l’Espagne, la Suisse, la France et la Belgique. Des quantités ont été également exportées vers le Canada, la Malaisie et la Mauritanie. Il faut dire que les chiffres enregistrés ces quatre dernières années sont en légère hausse. Durant les années 2005 et 2006, les exportations étaient estimées à 10 863 041 kg pour une valeur financière de 1 356 578 858 DA soit 18 492 747 dollars.
Pour encourager l’exportation de ce produit, une série de mesures a été prise notamment celle relative à l’élargissement du crédit Rfig aux exportateurs de dattes et ce, à partir de cette année. Cette mesure a été proposée par des professionnels de la filière suite à la présentation du rapport d’un groupe de travail représenté par un responsable de la Banque de l'agriculture et du développement rural (Badr). Ainsi, pour bénéficier de ce crédit, les exportateurs de dattes devront augmenter, de 20% les quantités exportables en 2010.
En outre, le ministre de l’Agriculture et du Développement rural a indiqué, dans une récente déclaration à la presse, que le comité d’évaluation de la filière datte, regroupant les professionnels de la filière (producteurs et même des scientifiques), devrait publier fin juin des recommandations en vue d’améliorer l’exportation de ce produit.
Par ailleurs, un programme d’intensification de la production a été mis en place dans le cadre de la politique du renouveau de l’économie agricole. Grâce à ce programme, l’Algérie ambitionne d’exporter 60 000 tonnes à l’horizon 2013.
Selon ce programme spécifique, il est prévu pour la période 2009-2013, d’atteindre des objectifs concernant la production et l’exportation des dattes. Ainsi, la production devrait passer de 5,954 millions de quintaux en 2009 à 8,285 millions de quintaux en 2013.
Dans le cadre de ce programme, il est également prévu la plantation de pas moins de 10.00 hectares de palmiers en Algérie entre 2009 et 2013. Ce programme d’intensification définit un ensemble d’actions prioritaires qui concourent à l’atteinte de ces objectifs et qui seront soutenues financièrement et accompagnées techniquement.
Beaucoup de contraintes
Selon les professionnels de la filière, l’un des principaux problèmes qui entravent l’exportation de la prestigieuse datte algérienne, est le financement.

A ce propos, le président de l’Association des exportateurs, Ghemri Youcef, estime que les exportateurs ont besoin de crédits pour la mise à niveau de la plupart des installations des unités de conditionnement car les marchés extérieurs sont devenus très exigeants, non seulement sur la question du conditionnement, la fabrication, les machines, la certification, mais aussi les laboratoires de contrôle.
«Cette mise à niveau nécessite des crédits et un accompagnement des pouvoirs publics si l’on veut gagner et conserver des parts de marché, quelle que soit la qualité intrinsèque de nos produits. Nous avons besoin de crédits bonifiés ou sans intérêt pour maintenir à flot la filière face à une concurrence de plus en plus féroce», souligne M. Ghemri.
De son côté, Lakhdar Rezzag Bara, le président-directeur général de l’entreprise Souf-dattes spécialisée dans le conditionnement et l’exportation de dattes, estime qu’il y a des difficultés qui pèsent en amont et en aval de la filière. Dans un récent entretien qu’il accordé à notre confrère El Watan, M. Rezzag Bara explique que «des périmètres irrigués, relativement modernes, ont pu voir le jour depuis une dizaine d’années, mais leurs promoteurs restent à court de maîtrises techniques et d’expériences notamment pour la production de dattes de qualités exportable. Certains intrants utilisés demeurent non conformes à la qualité requise par la réglementation des pays importateurs».
En outre, il estime que la filière dattes «ne dispose d’aucune organisation professionnelle» qui serait en mesure de permettre toute forme de relance ou de redynamisation du secteur. Il a affirmé qu’à ce jour, il n’existe aucun réseau de collecte structuré sous forme de centre de collecte de proximité, unique moyen, selon lui, pour pallier les problèmes induits par la dispersion géographique des palmeraies et les distances importantes entre les différents bassins de production. M. Rezzag Bara évoque également des difficultés qui pèsent en aval, à savoir la capacité de volume de froid actuelle qui n’est pas suffisante et qui doit être développée et mise aux normes du marché de l’export notamment en matière de dispositif de traçabilité.
Il a tenu à souligner que les exportateurs se sont lancés sur fonds propres par le développement de leurs portefeuilles clients sans aucune opportunité de participation à des manifestations commerciales internationales.
«Est-il possible de continuer ainsi alors que toute démarche d’export devrait s’inscrire dans un calendrier national soutenu par les services publics en vue de participer aux principaux salons professionnels concernés ? Comment de telles entreprises pourraient-elles participer à un salon international de l’agroalimentaire avec toutes les lourdes charges induites (location de stand, rendez-vous d’affaires, transport des produits…)», s’interroge-t-il.

Un label détourné
La Deglet nour algérienne, produite dans la région de Tolga à Biskra, est vendue aux quatre coins du globe, sous un label tunisien.
Selon des producteurs biskris, les Tunisiens seraient en train de tenter de déposer l’appellation Deglet nour, auprès des instances internationales de certification, afin qu’elle devienne leur propriété exclusive, une sorte d’appellation contrôlée.
Des exportateurs tunisiens achètent directement et parfois clandestinement d’importantes quantités de la meilleure datte algérienne, à savoir Deglet nour, et se contentent uniquement de l’emballer et de la conditionner pour la vendre ensuite sous un label tunisien sur le marché international, notamment européen. Tout cela est dû au fait que les exportateurs algériens, qui manquent de savoir-faire en la matière, ne parviennent pas à placer ce produit sur le marché mondial.
C’est pourquoi ils se contentent de le vendre par des intermédiaires tunisiens et français qui sont mieux préparés pour approvisionner le marché européen. La vente frauduleuse de la datte algérienne à travers nos frontières Est et Ouest, constitue un véritable pillage de cette ressource qui génère des milliers d’emplois et d’énormes recettes en devises. Selon des chiffres avancés par l’ancien ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Saïd Barkat, 40 000 tonnes de dattes ont été saisies en 2005. Toujours dans ce même contexte, le président de la République a, dans une intervention publique, interpellé les producteurs mais aussi les exportateurs algériens sur leur manque d’audace et d’agressivité au niveau des marchés extérieurs.
Par ailleurs, il faut rappeler que la Deglet nour de Tolga a désormais son indication géographique car le ministère de l’Agriculture a validé, en janvier dernier, une demande d’attribution d’indication géographique au profit de l’Association des producteurs de dattes de dix communes de la wilaya de Biskra.
Selon le département de Benaïssa, cette dénomination permettra de «valoriser et d’exploiter la notoriété, les caractéristiques ou les qualités particulières d’un produit liées à son origine géographique et de faire la distinction entre les produits.
En outre, cette dénomination permettra à la Deglet nour de Tolga de se distinguer sur les marchés locaux et internationaux, mais aussi d’être protégée contre toute utilisation abusive et d’éviter que des «faux exportateurs» puissent usurper la réputation de cette datte considérée comme la meilleure au monde.
Toujours à propos de la labellisation, le groupe de travail installé par le ministère de l’Agriculture et chargé de cet aspect, a enregistré 242 demandes d’inscription de produits pour qu’ils soient labellisés et protégés.

Deux cents variétés
Il existe des dizaines de variétés de dattes, certains parlent même de cent ou deux cents espèces. Mais la plus recherchée est justement la Deglet nour, et le risque est grand de voir péricliter, puis disparaître d’antiques espèces abandonnées ou victimes de l’offre et de la demande. Selon M. Benbouzid, secrétaire général de la Chambre d’agriculture de Biskra, «incontestablement, la Deglet nour est n°1 pour la culture de la datte. Même si de nombreuses autres variétés continuent d’être cultivées pour divers usages. On parle des Mech degla et assimilés (la non-degla) ; il s’agit de dattes sèches, de degla beïda, datte sèche destinée aux fêtes (circoncision notamment) mélangée aux bonbons et autres friandises, dragées, cacahuètes et amandes, que l’on distribue aux gamins. Cette datte est très appréciée dans les pays du Sahel. Il y a aussi le ghars et autres dattes molles destinées à la confection des gâteaux orientaux. Pour la consommation, on peut citer les dattes à moitié mûres récoltées début août

Un produit inaccessible
Dans un pays qui produit une moyenne de 500 000 à 600 000 tonnes de dattes par an, le prix du kilogramme de ce produit est souvent affiché entre 250 et 400 DA.
Et, bien sûr, le prix est beaucoup plus élevé durant les périodes exceptionnelles telles que le ramadan où il dépasse parfois cette fourchette. Avec ces prix élevés, les bourses moyennes ne peuvent pas se permettre une Deglet nour de manière régulière. Il faut dire que les spéculateurs avides de gains rapides, qui achètent et stockent d’énormes quantités de dattes pour les ressortir et les écouler lors d’événements tels que le ramadan, constituent la principale raison de la cherté de ce produit. Durant le ramadan, ce produit est cédé à environ 300 DA à Biskra, qui assure pourtant 60% de la production nationale de la Deglet nour. Le prix de gros de ce produit au début de la campagne de cueillette qui commence généralement à la fin aoctobre, se situe entre 140 et 190 DA/kg, pour la Deglet nour de Tolga, au niveau de la palmeraie et sur pied. La datte de Chettma coûte 80 DA/kg, et celle d’El-Mghaier (El-Oued) environ 70 à 80 DA/kg.
Mais il faut dire que la meilleure datte se trouve à Tolga et les 4 villages qui l’entourent : Foughala, Bordj Ben Azzouz, Leghrous et Doucen.

Biocarburant : un projet abandonné
Le projet de production de biocarburants à partir de la datte, initié par une société privée algérienne, n’est pas encouragé par les pouvoirs publics. Le promoteur est actuellement courtisé par les Émirats arabes unis qui offrent un meilleur climat aux recherches dans le domaine des technologies vertes. Ces biocarburants sont, rappelons-le, préparés à base de variétés dites communes et qui ne trouvent pas de débouchés commerciaux. Un responsable de cette entreprise avait souligné qu’une tonne de dattes fournirait 280 litres de bioéthanol, le maïs 300 litres, la betterave 116 litres et la canne à sucre 75 litres. Ce projet aurait permis à l’Algérie d’absorber tout l’excédent de production de dattes communes.

Source Infosoir Brahim Mahdid

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 05:14

Algérie - Portes ouvertes sur la Casbah : Renouer avec la mémoire

casbah-alger.jpg

Lors de la dernière journée du Mois du patrimoine, des portes ouvertes sur le patrimoine de La Casbah d’El Djazaïr ont été organisées par l’Association des amis de la rampe Louni Arezki (ex-rampe Valée), à l’endroit des enfants.

L’initiative est louable à plus d’un titre, a fortiori lorsqu’il s’agit de « reconstituer la mémoire à travers une visite guidée destinée à faire découvrir à une centaine de lycéens et d’écoliers le riche patrimoine et les repères de l’histoire de la cité millénaire », dira le président de l’association, Lounès Aït Aoudia. Ainsi, un riche programme a été mis en place, mardi dernier, par l’association, en direction des élèves de sept écoles implantées dans La Casbah et des lycées Emir Abdelkader et Okba, qui ont observé des haltes dans des sites historiques, musées, medersas et autres mausolées enfouis dans le dédale des quartiers de l’antique Casbah. Une rencontre « intergénération » s’est donnée donc rendez-vous, l’espace d’un après-midi, pour « discuter du patrimoine matériel et immatériel et s’enquérir sur l’état des lieux des joyaux architecturaux qui s’effilochent au fil du temps », confie M. Aït Aoudia, regrettant, par ailleurs, que la nouvelle génération, issue de la médina, méconnaisse l’histoire qui a traversé les âges dans cette cité d’Ibn Mezeghenna, inscrite dans le patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1992.

« Je me fais un devoir de faire ramener les jeunes au cœur de leur patrimoine », tient-il à souligner. Et c’est dans la perspective de renouer avec la mémoire de la médina d’El Djazaïr que la génération la plus âgée dissertait avec celle plus jeune sur les splendeurs des foyers culturels, qui rayonnaient jadis dans ces lieux avec leurs hauts faits d’armes durant la guerre de Libération nationale. A travers le parcours, les élèves étanchaient leur curiosité sur les différents sites, à l’image de l’école Sarrouy, l’école Ecchabiba, lieux de savoir où ont enseigné dans les années trente du siècle dernier, le grand poète Mohamed Al Khalifa, Abderrahmane El Djillali et Ahmed Djellouli, entre autres.

Le groupe fait ensuite une escale dans le mausolée du saint patron d’Alger, Sidi Abderrahmane Etthaâlibi, avant une brève virée dans la medersa Etthaâlibiya qui a vu défiler aussi d’illustres savants comme Mohamed Bencheneb, Abdelhalim Bensmaïa et autres professeurs émérites, tels Mohamed Saïd et Ahmed Ibn Zekri (père et fils), Mustapha Lacheraf et l’éminent historien, Hadj Moulay Belhamissi, pour ne citer que ces personnalités. Le musée des arts et traditions populaires et celui de la miniature, de l’enluminure et de la calligraphie a été au programme des visites. Le circuit a été ponctué par une communication, suivie d’une projection documentaire dans le palais El Menzah autour du site archéologique à la place des Martyrs où un sondage-fouille stratigraphique sur une profondeur de 7 mètres a mis au jour, en août 2009, grâce à une équipe d’archéologues algériens et de l’Inrap (France), des vestiges datant de l’époque ottomane (atelier de ferronnerie) et romaine (basilique paléochrétienne).

Cette opération qui, rappelons-le, entre dans le cadre du plan permanent de sauvegarde de La Casbah, vise la réorientation de la future station du métro de la place des Martyrs, selon l’intervention (dans le film documentaire) du directeur du patrimoine au niveau du ministère de la Culture, Mourad Bouteflika. Plus, il est question de muséaliser la station, à l’instar des stations de métro à Athènes ou Rome dont les usagers joignent l’utile à l’agréable.

Source El Watan M. Tchoubane

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0