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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 10:14

Xavier Driencourt, ambassadeur de France en Algérie, à Liberté

“L’histoire doit servir à éclairer l’avenir”

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Désigné pour succéder à Bajolet sur fond de prometteuses perspectives dans un terrain déjà déblayé, Xavier Driencourt s’est retrouvé cependant dans un terrain métamorphosé par des tensions, des débats passionnés où les contentieux sont remontés à la surface pour déteindre sur les relations entre Paris et Alger. Alger et Paris se regardent mais ne se parlent pas. Les dossiers litigieux, parfois déterrés, sont brandis des deux côtés de la Méditerranée pour suppléer au déficit de dialogue et de communication officielle. En marge de sa visite de courtoisie à Liberté, Xavier Driencourt a accepté d’aborder toutes les questions et de répondre aux nôtres.

Liberté : Vous êtes l’ambassadeur de France en Algérie le moins gâté par la conjoncture. Comment vivez-vous cette situation ?

Xavier Driencourt : C’est simple. On ne choisit pas le contexte dans lequel on va travailler. Quand on m’a proposé de venir travailler en Algérie, on m'a dit que les relations étaient exceptionnelles. En 2008, il y a eu 13 visites ministérielles, en juillet, le Premier ministre Fillon est venu à Alger et il y avait beaucoup de projets. On compte sur toi pour travailler exceptionnellement. Quand je suis arrivé, il y a eu le reflux. Il fallait compter sans doute sur mes qualités qui me permettent de m'adapter à cette nouvelle période. J’essaie de faire en sorte d’occuper le terrain autrement. Les relations des deux pays ne se résument pas uniquement à ces moments difficiles. Nous avons des activités, des projets, nous allons organiser une grande exposition de peinture française… c’est le football, la peinture, les arts, les relations entre journalistes, les universitaires, les différentes sphères de la population. On ne choisit pas sa période. Sinon, autant ne pas faire ce métier.

Les relations politiques entre l’Algérie et la France ne sont pas denses. Qu’en est-il des relations économiques ?

Je pense que les relations entre les deux pays, c’est un tout. Les relations politiques sont moins denses pour des raisons que vous connaissez. Il y a des difficultés, des contentieux, peut-être, mais il ne faut pas généraliser. J’étais au Sud, j’ai découvert une entreprise française, Cieptal, filiale algérienne de CIS qui emploie 3 500 personnes. C’est énorme. C’est une PME de Marseille, une “success story” dont on ne parle pas. La Sodexo, qui a fait le super potager, dont vous avez parlé la semaine dernière,  opère aussi dans le “catering” et emploie 2 500 personnes. Ces deux entreprises, comme d'autres, sont créatrices d'emplois pour les Algériens. Il y a aussi Total, Renault, GDF, Michelin… les sociétés d’assurance, Axa, Macif. Le dossier d’Axa avance. Pour Renault, c’est  plus compliqué. Sans oublier que la crise économique est passée par-là aussi. Ce n’est pas facile et il y a un certain nombre de difficultés. Cela dit, il y a beaucoup d’atouts en Algérie. Il faut vraiment regarder le verre à moitié plein et non à moitié vide.

L’affaire du diplomate Hasseni n’est toujours pas close malgré toutes les preuves de son innocence, qu’est-ce qui bloque ?

C’est une procédure judiciaire. C’est au juge de décider. Le juge l’a fait passer du statut de mis en examen à celui de témoin assisté, ce qui est une amélioration du dispositif.

Il y a quand même lourdeur dans cette procédure ?

Je ne me prononce pas. Parce que je connais mal la procédure judiciaire. L’affaire n’est pas terminée tant qu’il n’y a pas de prononcé de non-lieu. En l’état actuel, le juge ne peut pas se prononcer sur le fond.

Quelle visibilité y a-t-il dans les relations entre Alger et Paris ? Dossiers, calendrier… en perspective...

Pour l’instant, il n’y a pas autant de visibilité qu’on l’aurait souhaitée. Il faut peut-être vider un certain nombre de difficultés, des dossiers auxquels tiennent les autorités algériennes. Mais chaque chose en son temps. C’est ce que j’ai compris.

L’Algérie est invitée au sommet Afrique-France, a-t-elle confirmé sa participation ?

Il n’y a pas de réponse des autorités algériennes. Beaucoup de pays vont participer. Il y aura une trentaine de chefs d’État.

L’histoire constitue le blocage majeur dans les relations entre les deux pays. Est-ce à cause de l’histoire en elle-même ou du regard qui est porté sur cette histoire ?

L’histoire est au cœur de la vie de la nation algérienne. Il suffit de voir la presse de tous les jours pour s’en rendre compte. C’est un jeune État, 48 ans de vie et l’histoire font partie de sa vie de sa culture, de son environnement. On ne peut pas rayer l'histoire de la mentalité même si on le voulait. C’est inévitable. Quand on parle de France, c’est le mot histoire qui revient. Mais l'histoire doit servir à éclairer l’avenir. Elle n'est pas seulement comme vous le dites un “blocage”. Les évènements du 8 Mai 1945 sont une tragédie inexcusable, irréparable, comme l’ont bien dit avant moi mes deux prédécesseurs. Le président de la République a eu des mots forts, il a condamné le système colonial et ses injustices. Peut-être ira-t-on un jour plus loin dans cette reconnaissance.   L’histoire donc fait partie des relations entre les deux pays. 99% des relations sont fondées sur l’histoire. Il faut assumer “ce fardeau”.Quel est votre commentaire sur la loi sur la criminalisation de la colonisation ?

Il n’y a pas eu de réaction officielle française. Il y a eu des déclarations de parlementaires, de politiques. Cela dit, si la loi aboutit, ce ne sera pas un signal positif. Mais on ne fera pas de commentaire. C’est une initiative de parlementaires algériens. Si la procédure est abandonnée, on ne fera pas de commentaire non plus.  Nous observons à ce stade, prudemment, la procédure législative.

Quelle est votre position dans la polémique autour du film de Bouchareb Hors-la-loi ?

Ce n’est qu’un film de fiction, et non une œuvre historique et qui est d'ailleurs financé à 58% par la France. On n’a qu’à s’autoflageller si on le voulait. Et personne ne l’a encore vu. Il sera montré dans quelques jours à Cannes et en septembre dans les salles en France. Pour l’instant, les gens en parlent en se basant sur un des scénarios alors que sa sortie en salle est prévue pour septembre prochain.

Pour finir, quelque chose de positif ?

Il y a beaucoup de potentiel et de potentialités en Algérie, s’il y a une volonté de part et d’autre, on peut faire beaucoup de choses ensemble dans le domaine culturel, le cinéma, le sport, l’économie. Il y a une vraie demande dans tous les domaines. Tous les gens que je rencontre dans mes visites me disent : il faudrait que vous nous aidiez. Dans l’éducation, j’ai rencontré à deux reprises le ministre de l’Éducation et je lui ai proposé des projets. Des moyens financiers ont été dégagés. Et nous pouvons travailler concrètement ensemble. J'ai confiance si l'on veut, ensemble, on peut.

Source Liberté Djilali Benyoub

Le Pèlerin

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20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 09:56

Algérie - Salaires des travailleurs de la SNTF - Revalorisation à compter de ce mois

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9 200 cheminots sont concernés par une augmentation salariale effective, à compter de ce mois, ainsi que la revalorisation des primes et indemnités. C’est ce qu’a déclaré hier, Nouredine Dakhli, directeur des ressources humaines, lors d’une conférence de presse au siège de son département. M. Dakhli a expliqué que l’article 52 de la convention de branches qui sera appliqué ce mois-ci aura un effet rétroactif à compter du 1er janvier 2010. Par conséquent, les rappels de quatre mois seront étalés durant l’année en cours et seront octroyés à raison d’un sur trois mois ou alors d’un sur deux mois. «Nous sommes en train de faire des calculs pour chaque cheminot», a-t-il précisé, rappelant : «Nous sommes arrivés, lundi dernier en fin d’après-midi, à un accord collectif entre la direction de la SNTF et la FNC. Le ministre des Transports a appelé au dialogue à propos de l’application de l’article 52 de la convention de branches en vertu duquel aucun salaire ne peut être inférieur au Snmg. Cet appel a été paraphé par la direction de la SNTF mais conditionné par une reprise effective des travailleurs de la SNTF dès dimanche 17 mai». Outre l'application de l'article 52 de la convention collective, le directeur des ressources humaines a fait savoir que l'accord entre les deux parties mentionne la revalorisation du régime indemnitaire, notamment tout ce qui a trait aux primes de transport, salaire unique et rendement kilométrique. En outre, la gratification de fin de carrière connaîtra une augmentation passant de 15 à 18 mois. M. Dakhli a assuré que «tous les cheminots vont bénéficier de ces augmentations, les pouvoirs publics et la direction générale de la SNTF ont été contraints de débloquer plus de 800 millions de dinars pour assurer une revalorisation de salaire passant de 12 480 à 15 000 DA ». «Le partenaire social a présenté une plateforme consistante pour engager énormément de masse financière utile pour l’augmentation des indemnités et primes en faveur des employés», a-t-il précisé

Source Infosoir Samia Lounes

Le Pèlerin

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20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 09:40

Algérie - Tipasa : Marché de gros des fruits et

 

légumes de Damous : Pour assurer l'aval de

 

l'agriculturefruits-legumes.jpg

 

Offrir des débouchés économiques prometteurs dans l'optique de relancer le secteur de l'agriculture classé, à juste titre, comme l'une des vocations premières de la wilaya Tipasa, tel est le défi que les autorités locales veulent relever.

Cette stratégie repose sur un ensemble de projets, dont l'ambition est d'élargir la sphère des activités agricoles à même d'assurer en aval un environnement propice pour développer, notamment les outils d'une industrie de transformation agroalimentaire.
Ainsi donc, outre le volet économique qui garantira à l'agriculture locale une valeur ajoutée, dont les retombées s'inscriront dans la durée avec tout ce que cela suppose aussi comme création de nouveaux postes d'emploi, il est également préconisé de renforcer le segment commercial avec d'une part, l'ouverture d'un deuxième marché de gros des légumes et fruits produits localement et de l'autre la consolidation des marchés de détail qu'ils soient communaux ou de proximité.
En effet, l'un des projets importants lancés en ce sens est le marché de gros de Damous à l'extrême-ouest de la wilaya, dont les travaux de réalisation sont en voie d'achèvement. Doté d'une enveloppe financière de l'ordre de 7,7 milliards de centimes, le projet est composé d'une chambre froide totalement équipée, d'un pont bascule de 45 tonnes et de 6 hangars dont quatre sont actuellement construits entièrement. S’ajoutent à ces infrastructures un bloc administratif et un espace sanitaire.
L'opportunité de son implantation à Damous est présidée par des facteurs et paramètres objectifs, tant d'ordre économique que géographique. A ce propos, il faut savoir que le seul marché de gros de la wilaya en exercice est ce lui de Attatba situé à plus de 100 kilomètres de Damous. Donc, outre le fait que cette future infrastructure garantira un équilibre sur le plan commercial entre les deux parties de la wilaya, il faut aussi souligner que la région ouest de Tipasa où est implanté le projet en question est renommée pour être une zone agricole potentielle, spécialisée notamment dans les maraîchages et la culture sous serre.
Cela dit, l'essor de l'agriculture enregistré à Damous et devant les contraintes rencontrées par les exploitants pour écouler leurs marchandises, particulièrement celles ayant trait aux frais de transport de la marchandise a favorisé l'apparition d'un marché informel implanté sur les berges de l’oued Harbil de la localité.
En plus du manque à gagner pour le Trésor public, puisque la place de négoce improvisée à Oued Harbil échappe à tout contrôle, un risque énorme guette ceux qui fréquentent le marché informel en question en cas de crue ou de débordement de la rivière. En somme, le projet du marché de gros de Damous est en quelque manière la solution, non seulement aux contraintes rencontrées par les intervenants du secteur agricole local, mais surtout il deviendra une fois opérationnel un rempart performant contre la spéculation.
L'autre projet d'envergure implanté à Tipasa et qui va relancer le segment de la transformation est la zone agroalimentaire de Sidi Amar. Située dans la daïra en question, plus exactement au lieu-dit Bekhdiche, la future zone d’activité agroalimentaire, dont l'assiette foncière est estimée à 50 hectares, a été entièrement viabilisée pour une enveloppe budgétaire à concurrence de 73 millions de dinars.
Les travaux ont porté, en effet, sur l’ouverture des voies d’accès, la pose sur site d’un réseau d’assainissement ainsi qu’une conduite AEP.
Ce projet qui entre dans le cadre du développement local est un investissement qui, une fois réalisé, permettra de contribuer grandement à réduire le déficit qu’accuse la wilaya en matière d’industrie de transformation de produits agroalimentaires et de conditionnement en froid.
A noter que l’un des avantages de la zone de Bekhdiche est son emplacement à proximité de deux grands axes routiers. Le premier est la RN42 et le deuxième est la future voie express Bou Ismaïl-Cherchell.

Source Horizons Amirouche Lebbal.

Le Pèlerin

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20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 08:38

Algérie - Festival Dimajazz de Constantine : Cette perpétuelle quête de liberté…

 

Constantine

 

 

 

Alain Caron n’est jamais venu en Afrique. Constantine est la première ville du continent qu’il visite.

 

Son émotion était apparente, mardi soir au Théâtre régional de Constantine(TRC) où se déroule le festival Dimajazz, lors d’un concert mené de main de maître. Ce jazzman canadien, qui fait presque parler sa basse à six cordes, semblait heureux devant un public acquis. « J’ai aimé les sourires sur les visages qui étaient en face », nous a-t-il confié après le spectacle. Il a, dès le départ, offert aux présents un extrait de son nouvel album, qui ne porte pas encore de titre, et dont la sortie est prévue pour l’automne prochain. Ce sera le septième album solo de ce grand spécialiste du jazz-fusion. Il a pendant longtemps travaillé aux côtés de Michel Cusson avec le groupe Uzeb de Montréal. Accompagné de John Roney au clavier, de Simon Langlois à la batterie et Pierre Cote à la guitare, Alain Caron a joué mardi soir du jazz speed et frais.

 

Ce jazz électrique qui fait appel aux sonorités rock à l’image de ce morceau au titre éloquent Pole position. Alain Caron, en quête perpétuelle de la perfection acoustique, a également interprété Grand café où les influences sud-américaines sont fort présentes, comme l’odeur de l’arabica dans une maison de campagne ! « Je continue toujours à chercher de nouvelles choses, de nouvelles influences », a confié Alain Caron. La rencontre avec des batteurs cubains a convaincu ce grand joueur de basse fretless à puiser dans les trésors mélodiques latins. Cet habitué des scènes mondiales, grâce notamment aux tournées avec Leni Stern Band, et sa présence remarquée au célèbre festival du jazz de Montréal, Alain Caron a reconnu publiquement que le voyage de Constantine valait le coup.

 

Et, il a promis de faire davantage de recherche sur la musique algérienne pour des créations futures. Sur un autre registre, les Français Philippe Petrucciani et Nathalie Sylvie Blanc, qui avaient commencé la soirée, ont eux mis en valeur du jazz à l’ancienne. Tea for two (un thé pour deux) était la première chanson interprétée par Nathalie Sylvie Blanc et arrangée par Philippe Petrucciani. La voix de la chanteuse communiquait à merveille avec les notes de la guitare basse de Dominique Di Piazza. Ce Sicilien de naissance est également une célébrité dans le jazz land. Inspiré, autant que Alain Caron d’ailleurs, par le bassiste américain Jaco Pastorius, le maître du son fretless, Dominique Di Piazza a développé le jeu à la main droite qui fait sa particularité. En 2008, après une tournée en Inde, Dominique Di Piazza a publié un nouvel album, Princess Sita avec le guitariste brésilien Nelson Veras et le batteur français Manu (Emmanuel) Roche. Manu Roche, très connu dans la scène du jazz européen, était présent au concert du Dimajazz. Son jeu a beaucoup plu aux jeunes du TRC. Autant que les chants en anglais, en espagnol et en français de Nathalie Sylvie Blanc qui, ce soir-là, n’a pas joué au clavier.

 

L’artiste associait les variations de la voix à la gestuelle, soulignant une certaine sincérité dans son interprétation. Les clins d’œil au blues étaient évidement visibles. Le souci de la liberté était également présent dans le chant aérien et quelque peu lyrique de Nathalie Blanc, même lorsqu’elle était en duo avec son époux Philippe Petrucciani à la guitare. La musique chez les Petrucciani est une affaire de famille. Les frères Tony, Michel et Philippe avaient été longtemps guidés par leur père Tony, un guitariste. Ils étaient inspirés par Bill Evans et Tal Farlow. Hier soir, l’Indien Lakshminarayana Subramaniam a animé un concert-événement au Dimajazz. Nous y reviendrons.

 

Source El Watan Fayçal Métaoui

 

Le Pèlerin

 

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20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 08:21

Tremblement de terre à Béni Ilmane et Ouanougha (M’Sila) : Benbouzid annule les compositionsbeni-illmane-ecole-sous-la-tente.jpg

 

La visite de Boubekeur Benbouzid, ministre de l’Education nationale, hier dans la zone sinistrée de Ouanougha et Beni Ilmane, wilaya de M’sila, a été un véritable cauchemar pour les élèves des établissements de ces deux communes, notamment le CEM El Jadida de Ouanougha, où le ministre a fait une halte et s’est enquis de l’état des lieux.

Plus de 200 élèves sur les 346 que compte l’établissement, ayant répondu à la convocation du CEM, se sont présentés, mais ont refusé de rentrer dans les classes pour les besoins de la visite ministérielle, en dépit des pressions récurrentes de la direction. Choqués par la tournure des événements et profondément affectés psychologiquement, les élèves ont refusé d’être utilisés comme un faire-valoir pour le ministre de l’Education nationale. « Nous sommes terrifiés à l’idée de pénétrer à l’intérieur d’un bâti, depuis le tremblement de terre du vendredi 14 mai, nous ne sommes pas rentrés chez nous, surtout que les répliques n’en finissent pas », a déclaré Marwa, collégienne de 16 ans au CEM El Jadida. « Ils veulent nous faire entrer de force pour faire plaisir au ministre », a-t-elle ajouté. « A ce jour, aucune assistance psychologique ne nous a été dispensée ». « On a peur, a enchaîné Hicham 16 ans, on ne mange même pas. Comment voulez-vous vous concentrer pour étudier ? » « Depuis le début de la catastrophe, a-t-il regretté, on ne mange pas à notre faim. » Il est déplorable que des responsables, n’agissant que pour les besoins de leur carrière, ne s’embarrassent pas, en se ridiculisant, obligeant des collégiens, sous l’effet d’un choc psychologique, d’agir et de faire comme si de rien n’était.

En pénétrant dans cet établissement, le ministre a saisi au vol le fait que les élèves étaient sous le choc et a fustigé les responsables, en charge de l’éducation, d’organiser les compositions pour des élèves qui n’ont bénéficié d’aucune assistance psychologique. Il a aussitôt pris la décision d’annuler toutes les compositions du dernier trimestre pour tous les paliers et a donné la possibilité aux élèves de terminale qui échoueraient au bac de refaire l’année, quel que soit l’âge du candidat. M. Benbouzid a visité les tentes-classes dressées la veille par les éléments de l’ANP. L’annulation de toutes les épreuves du dernier trimestre de l’année scolaire 2009-2010 pour les établissements des deux communes sinistrées rend caduque l’initiative de la substitution des classes endommagées par des tentes. 

Source El Watan S.Ghellab

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20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 07:51

Algérie - Sonatrach, l’effet Cherouati - Le nouveau PDG rassure et cherche à réhabiliter l’entreprisesonatrach

C’est la seule déclaration que les journalistes ont réussi à arracher au nouveau PDG de la compagnie nationale des hydrocarbures hier à l’hôtel El Aurassi. Le nouveau PDG de Sonatrach, qui faisait sa première sortie publique depuis sa nomination le 3 mai, assistait à l’ouverture des travaux du séminaire sur la pollution marine par les hydrocarbures. Même s’il a commenté indirectement l’affaire Sonatrach en rappelant que beaucoup de compagnies ont connu ce genre de problèmes et que trop d’argent sur la table peut faire naître des tentations, il a néanmoins tenu à rappeler que Sonatrach faisait vivre le pays et qu’il fallait la protéger.

Quinze jours après la nomination d’une nouvelle direction officiellement, l’ancienne avait été installée par intérim, nous avons demandé à plusieurs cadres de la compagnie ainsi qu’à un représentant d’un grand groupe pétrolier partenaire de Sonatrach de nous donner leur point de vue et les effets de cette nomination. Un point commun à toutes ces personnes, elles ont exigé de s’exprimer dans l’anonymat. Pour le représentant du groupe pétrolier partenaire de Sonatrach, « c’est une bonne chose », a-t-il estimé après cette nomination. « C’est bien, c’est la stabilité et c’est officiel », a-t-il indiqué en qualifiant l’installation de la nouvelle direction.

Il faut rappeler que les partenaires de Sonatrach se sont retrouvés dans l’expectative dès le 15 janvier avec une nouvelle direction dont les responsables assuraient l’intérim et on ne savait pas trop s’ils étaient qualifiés pour prendre des décisions dans la mesure où ils pouvaient être changés à tout moment. Il faut rappeler qu’en même temps que la nomination de Nordine Cherouati en tant que PDG de Sonatrach, quatre vice-présidents ont aussi été nommés officiellement. Il s’agit de Yamina Hamdi en qualité de vice-présidente de l’activité commercialisation et qui était anciennement directrice de la division du marché national, Saïd Sahnoun en tant que vice-président de l’activité amont et qui était directeur de la division associations, Allaoua Saïdani en tant que vice-président de l’activité transport et qui était PDG de la Société algérienne de gestion du réseau de transport du gaz (Grtg) et Abdelkader Benchouia comme vice-président de l’activité aval et qui était directeur de la division raffinage.

Selon un cadre à la direction générale de Sonatrach à qui nous avons demandé de commenter le climat qui règne au sein de la compagnie après ces nominations, le ton est à l’optimisme. « Le climat est serein, les gens connaissent le nouveau PDG, c’est un ancien de la boîte », nous a-t-il indiqué.« Les gens sont sereins et ils voient d’un bon œil l’arrivée d’un enfant de la boîte. » « C’est sans protocole qu’il a fait la tournée des bureaux juste après sa nomination et il a l’avantage de connaître tout le monde. » « De plus il a une référence, il n’est pas intérimaire », a-t-il ajouté.« Par sa présence, les gens étaient rassurés, ça fait 40 ans qu’il est dans la boîte et les gens connaissent son franc-parler », selon ce cadre. Dès sa nomination, le nouveau PDG est descendu à Hassi Messaoud où il a pris contact avec ceux qui gèrent le principal gisement de pétrole de l’Algérie, selon ce même cadre.

Pour un autre cadre : « La nouvelle nomination signifie qu’il y a plus de stabilité et il faut que les gens se remettent à travailler. Il faut revenir vers le groupe et au sentiment d’appartenance au groupe. » « Ce qu’on a vécu, ce n’est pas rien du tout... Aussi, il faut plus de rigueur dans les marchés », a-t-il ajouté. « Même les intérimaires n’étaient pas tranquilles, ils ne pouvaient prendre de décisions. » Concernant le nouveau PDG, ce cadre considère que « c’est un responsable communicatif, convivial et rigoureux dans le travail. Aussi, les gens sont plus rassurés ». En conclusion, il estime que « les gens ne demandent qu’à se remettre au travail et être remotivés » après les épreuves vécues dans le scandale.

Source El Watan Liès Sahar

Le Pèlerin

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20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 05:20

Algérie - L’ancien chef du gouvernement livre sa vision de la crise politico-économique

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L’ancien chef du gouvernement a souligné l’urgence d’une meilleure gestion du secteur pour dépasser l’impasse dans laquelle s’est engouffrée l’économie nationale.

L’économie algérienne est l’archétype de la malédiction des ressources à savoir une économie qui dispose d’un secteur de ressources naturelles (hydrocarbures) tourné vers l’exportation (98% de recettes en devises en Algérie) qui génère de substantielles recettes publiques (75% des recettes en dinars pour le budget) mais qui, paradoxalement, engendre une stagnation économique et une instabilité politique. C’est un pays riche en ressources, mais qui s’appauvrit chaque année malgré cette abondance. C’est ce qu’a relevé le Dr Ahmed Benbitour, ancien chef du gouvernement, lors d’une conférence sur le secteur des hydrocarbures organisée à l’invitation de la fondation Slimane-Amirat. M. Benbitour a souligné l’urgence d’une meilleure gestion du secteur, pour dépasser l’impasse dans laquelle s’est engouffrée l’économie nationale. Très pédagogique, l’ancien chef du gouvernement a expliqué les caractéristiques de l’économie algérienne fragilisée par “la malédiction des ressources”. Selon lui, le chemin vers la stagnation économique, l’instabilité politique et l’appauvrissement se caractérise par au moins cinq éléments. M. Benbitour indique que l’abondance des ressources accroît les anticipations et l’appétit des dépenses. “Les autorités lancent des projets grandioses. Rappelez-vous, nous avons commencé avec un programme de relance de 7,5 milliards dollars. Tout de suite, on a dit qu’il faut un autre programme de soutien de 60 milliards de dollars. D’où les réactions des individus qui veulent des bénéfices sans tarder.” Dans ce contexte, les attentes de la population poussent les pouvoirs publics vers des réponses rapides. Il s’ensuit “des décisions hâtives, inappropriées et mal coordonnées”. L’accroissement des moyens financier fait diminuer la prudence et la vigilance. Par ailleurs, la pression sur l’augmentation à la fois des dépenses et des transferts va augmenter les attentes des gens.
M. Benbitour explique que le défi est de répondre en même temps à la nécessité d’interventions publiques face aux urgences sociales pour le maintien de l’ordre public et la stabilité politique, ainsi que la nécessité de construire des institutions fortes pour la pérennité de la stabilité politique. La première nécessité fait appel au pompier, la deuxième nécessité fait appel à l’architecte. “D’où l’exigence d’un autre niveau de gouvernance et les gouvernants doivent être à la fois pompiers et architectes. C’est loin d’être le cas lorsque vous considérez le profit de nos gouvernants aujourd’hui.” L’ex-chef du gouvernement indique qu’à la fin de la décennie noire, la population avait besoin de deux éléments importants : une politique d’insertion et de participation et la construction d’institutions fortes. “Qu’est-ce qui s’est passé ? Il y a eu un discours populiste”, a-t-il affirmé. “Concernant les institutions, on a fait le contraire. Le parlement, on l’a cassé par les ordonnances. Le Conseil constitutionnel est devenu une institution pour justifier l’injustifiable”, a précisé M. Benbitour, ajoutant que la centralisation et partant de la concentration des moyens budgétaires a induit “des investissements excessifs et imprudents et donc la porte ouverte à la corruption”. Benbitour, cite le cas, du projet de transfert d’eau vers Tamanrasset, sur plus de 740 km en pente, “inimaginable”. C’est aussi le cas de la ville de Hassi Messaoud. Et le dernier : l’organisation du GNL 16. “On a organisé une grande rencontre au moment où le produit connaît de très sérieux problèmes de marché”, regrette-t-il.
L’abondance de ressources encourage la concentration des pouvoirs au sommet
L’ancien chef du gouvernement indique que l’abondance de ressources encourage la concentration des pouvoirs au sommet. “L’accès au pouvoir signifie l’accès à la richesse et la garantie d’une richesse ultérieure. Le soutien politique se construit essentiellement sur le clientélisme autour de réseaux régionaux ou économiques ou d’intérêts particuliers”, a expliqué
M. Benbitour. “C’est alors l’installation des institutions favorables aux profiteurs. D’où l’existence de conflits causés par le sentiment d’injustice qui s’accompagne par la violence sociale des émeutiers, surtout chez les jeunes, et aussi, l’avidité que peuvent susciter les rentes massives et qui se manifeste par la violence terroriste, les rapts, les gangs et les vols”, argumente l’ancien chef du gouvernement. Par ailleurs, les recettes venant de la fiscalité sur l’exportation des ressources naturelles, vont rompre les liens importants entre les citoyens et l’État, du fait de l’absence de la fiscalité directe. “Les gens ne se sentent pas impliqués par ce que fait l’État. Parce que l’État n’a pas besoin d’eux”, estime M. Benbitour, relevant que la dimension politique de la rente se manifeste par une prédisposition, pas nécessairement, à l’autoritarisme. “Le gouvernement utilise les revenus des hydrocarbures pour alléger les pressions sociales qui autrement mèneraient vers des demandes plus importantes d’imputabilité”, explique M. Benbitour. Pour autant, pour M. Benbitour “la malédiction des ressources” n’est pas une fatalité. “Qui dit hydrocarbures, ne dit pas nécessairement malédiction de ressources”, a-t-il affirmé, prenant l’exemple de la Norvège, riche en pétrole, mais qui occupe la première place mondiale dans l’Indice de développement humain (IDH). “C’est parce qu’on a une mauvaise gouvernance des hydrocarbures qu’on va vers la malédiction”, souligne M. Benbitour qui indique que la fin du pétrole, au rythme actuel de production, pourrait intervenir entre 2026 (pour les réserves prouvées) et 2035 pour les réserves probables. “Si on monte 2 millions de barils par jour, la fin du pétrole interviendrait entre 2022 et 2027”, avertit l’ancien chef du gouvernement.

Source Liberté Meziane Rabhi

Le Pèlerin

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20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 05:00

Retour sur Beni Ilmane - Quand le séisme révèle la précarité sociale

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Désemparées, ne sachant plus à quel saint se vouer, tant les aides tardent à leur parvenir et les autorités locales semblent dépassées, des centaines de familles de Beni Ilmane, dans la wilaya de M'sila

Sérieusement secouée et partiellement «détruite» par le tremblement de terre d'une magnitude assez forte de 5,2 survenu lundi, continuent de passer la nuit à la belle étoile, dans le froid connu des Hauts Plateaux et sous une pluie au rendez-vous, comme pour accentuer les peines de ces familles, démunies pour la plupart. 

En attendant que «les choses redeviennent comme avant», la maîtrise de la situation est loin d'être assurée, contrairement à ce qu'affirment les responsables locaux dont on ne peut nier l'engagement et la volonté, ce sont l'impatience, la colère, la peur, les pleurs et, par-dessus tout, l'anarchie qui s'installent. Constat. A notre arrivée sur les lieux du drame qui a causé la mort de deux personnes et des blessures à 25 autres, selon le bilan officiel, samedi après-midi, le constat est saisissant. L'électricité est dans l'air.

La colère est à son paroxysme. Environ 2000 personnes assiègent le stade communal, où est installée la base logistique chargée d'organiser les secours et de distribuer les tentes, les couvertures et les autres dons en natures, parvenus au village. Une anarchie indescriptible y règne. Les deux portails du «centre logistique» étaient fermés.

Les citoyens eux, excédés, se sentant lésés, crient à la hogra. Certains d'entre eux jettent des pierre en direction du stade, d'autres escaladent les murs, vocifèrent et profèrent parfois des obscénités envers les responsables et les services de sécurité, cloîtrés à l'intérieur. Renseignement pris, des tentes allaient être distribuées, mais rien ne fut.

La colère est d'autant plus grande que le nombre de tentes à distribuer est en deçà des attentes. Une centaine seulement ont été distribuées, «en cachette», affirment les citoyens, et 150 autres attendent d'être livrées pour une population dépassant les 10 000 habitants, avons-nous appris auprès du poste de commandement de la Protection civile, installé à côté de la polyclinique sérieusement touchée par le séisme.

«Depuis vendredi, toutes les familles de Beni Ilmane passent leurs nuits dehors, alors que les quelques tentes distribuées ne l'ont pas été pour les nécessiteux», jure un citoyen, les larmes aux yeux, qui a tenu à nous faire visiter le quartier Mohamed Boudiaf, l'un des plus touchés par la secousse. Il dira qu'aucune tente n'est installée dans son quartier, affirmant que c'est la nuit que les autorités locales, absentes sur les lieux à notre arrivée, procédaient à la distribution des tentes et des couvertures. «Et l'on affirme, toute honte bue, que la situation est maîtrisée», se désole un autre citoyen.

«On veut des tentes»

Ce qui ajoute à la détresse et à la peur des populations, qui refusent de rejoindre leurs domiciles, fera remarquer le commandant de la Protection civile, ce sont surtout les répliques, au nombre de 22, affirme-t-il, dont une a atteint près de 4 degrés. «On veut des tentes. On n'a plus où loger», criera un autre jeune.

La visite dans la matinée du ministre de la Solidarité nationale, Djamal Ould Abbas et du ministre délégué chargé des Collectivités locales, Daho Ould Kablia, n'a fait, tout compte fait, qu'exacerber  la situation. «C'est honteux, au lieu d'une caravane, nos ministres se sont déplacés les mains vides», peste cet autre villageois, qui exhibe sa carte nationale d'identité en faisant semblant de la déchirer. «On ne nous considère plus algériens, on va brûler nos cartes d'identité», ajoute-t-il avec dépit, appelant les autres citoyens qui nous ont entourés entre temps à quitter les lieux.

On n'a pas besoin de leur aide», leur dit-il, se désolant que l'on fasse face à la colère justifiée des citoyens par des brigades anti-émeute. En plus, ils nous considèrent désormais comme des sauvages», ironise-t-il. «C'est grâce à l'aide des populations voisines du village Ouanougha notamment que nous avons pu survivre», raconte ce jeune père de famille, qui affirme qu'aucune aide en nature n'est parvenue à la population.

Mort d'un bébé de 6 mois transi de froid

Un autre citoyen révèle en criant : «Ya Rebbi (mon Dieu), il y aura encore des morts. Ce matin, un bébé de 6 mois a trouvé la mort dans les bras de sa mère, transi de froid.» C'est à ce moment là, dans un climat d'inquiétude, mêlé de colère des citoyens, qui risquait de se transformer en émeute, que nous avons décidé de faire une virée dans les quartiers sévèrement touchés, Haï Boudiaf notamment, avant que la nuit ne tombe. Des tentes de fortune sont installées ici et là, devant les bâtisses encore solides, des murs lézardés, d'autres écroulés, les stigmates du séisme sont encore vivaces. Un père de famille s'apprêtait à aménager une benne d'un tracteur pour la nuit.

«C'est pour la vieille et les enfants», di-t-il d'une voix presque sourde. Tout autre matériel ou engin,  voiture, «bulldozer» et autre susceptible d'être transformé en abri est exploité. La population est désorientée. Déprimée. Les autorités locales ainsi que la cellule de crise installée le jour même du séisme n'ont pourtant pas lésiné sur les moyens, d'après les renseignements recueillis auprès de la Protection civile, actrice à sa façon dans le dispositif mis en place.

«La prise en charge des blessés, comme vous le constatez, est permanente», nous raconte le commandant de la Protection civile que nous avons rencontré à l'intérieur du poste de commandement opérationnel. Pour lui, l'intervention s'est faite dès les premières heures avec l'implication de toutes les autorités locales, le wali en tête. Les blessés ont tous été transférés vers d'autres structures de soins dotées de matériel, à Sidi Aïssa et à M'sila, a-t-il confirmé, avant de révéler qu'ils sont tous rentrés chez eux.

S'agissant de l'anarchie qui règne au niveau du stade, notre interlocuteur demeure confiant. «La base logistique est chargée de désigner les quartiers destinataires des tentes, couvertures et autres dons en nature», dit-il, affirmant que le travail qui se fait aussi bien par le module de recasement, composé des élus locaux, du Croissant-Rouge algérien et des Scouts musulmans algériens (SMA), agit de façon méthodique.

Il avoue toutefois que les opérations nécessiteront du temps. «Le citoyen s'impatiente», fait-il remarquer non sans indiquer qu'il appartient aux services du CTC, déjà sur le terrain, de définir et de recenser les bâtisses touchées. Beaucoup de maisons sont en effet inhabitables, d'autres sérieusement endommagées.

Le bilan officiel contesté

Alors que le bilan fait état de 200 habitations, la population parle du double. «Ils se trompent dans leurs calculs», affirme cet autre citoyen visiblement au fait de la détresse dont il est lui-même victime. «Ils auraient dû d'abord distribuer des tentes et la population se calmera de fait», dit-il, avant d'ajouter : «Ils auront toute la latitude après de faire le reste du travail dans de bonnes conditions et bénéficieront même de la confiance du citoyen.»

Dans la commune de Ouannougha, moins touchée mais qui a enregistré une vingtaine de maisons inhabitables tout de même et d'importants dégâts matériels, c'est aussi le désarroi. Alors que le P/APC, Saker Mohamed Saïd, affirme qu'il y a un suivi permanent à travers la cellule de crise qui fait des inspections sur le terrain et les services de l'APC qui ont enregistré 1010 déclarations de citoyens affirmant être victime du séisme.

Ces derniers dont nous avons rencontré quelques-uns sont sceptiques. «Jusqu'à présent, aucun responsable ne nous a rendu visite», affirme le président de l'association pour la promotion rurale du douar Sidi Aïssa. Il faut dire aussi que la majeure partie des maisons touchées sont celles classées habitat précaire. Le P/APC de Ouannougha nous a confié par ailleurs que Ould Abbas a promis un quota à toute la région dans le cadre du programme présidentiel de la résorption de l'habitat précaire (RPH). En attendant, le calme n'est pas encore revenu.

Source Le Temps Saïd Mekla

Le Pèlerin

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19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 23:58

Humour - Dieu que la femme est rosse… !!!

verite-femme-diction.jpg 

Quand Dieu a créé Adam et Ève, il leur aurait dit :

Il me reste seulement deux cadeaux :

Un est l’art de pisser debout

Alors, Adam s'est empressé de crier :

Moi !!!! Moi !!!!!!!, Moi !!!!! Seigneur, je le veux!!!!

S’il te plaît Seigneuuuuur !!!!!!!!!!!!!

Tu sais Seigneur, un tel cadeau changerait ma vie substantiellement !!!

Ève aurait acquiescé en disant que pour elle ceci n’était pas très important à ses yeux.

Alors, Dieu aurait donné à Adam le cadeau.

Sans tarder Adam s’est mis à crier de joie

Il courait dans le jardin dÉden, il faisait pipi sur tous les arbres et arbustes ; courait sur la plage en faisant des dessins avec son pipi...enfin, il n'a pas arrêté de montrer sa jouissance

Dieu et Ève contemplaient l’homme fou de joie.

Puis Ève aurait demandé à Dieu :

Seigneur, c’est quoi le deuxième cadeau?

Le Seigneur a répondu : Le cerveau, Ève! Le cerveau!

Et il est tout à toi!!

Le Pèlerin

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19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 23:30

Algérie - Le sexe et la Politique  argument-temps.jpg

 

Les pannes sexuelles masculines sont-elles liées à l’inertie politique ? Ce n’est pas le thème d’un débat, mais une hypothèse qui permettrait de voir plus clairement l’incroyable asthénie politique et économique du régime. Jeudi dernier s’est tenue une rencontre sur « la santé et le bien-être sexuel » à l’hôtel Hilton, où bien sûr, il n’a pas été question de politique mais de l’impact de la satisfaction sexuelle sur la vie quotidienne. Cette dernière étant catastrophique, en d’autres termes, les pays développés sont-ils ceux où les dirigeants et les dirigés sont épanouis sexuellement ?

La question vaut son pesant de Viagra et on peut le voir comme ça, l’Algérie est gouvernée par des grincheux et aigris, qui du fait de ne pas avoir de sexualité accomplie, peuvent rendre leur vie, et donc la nôtre, désagréable. Un psychanalyste affilié au FFS aurait fait remarquer que c’est la société toute entière qui est une victime sexuelle fantasmatique d’un acte manqué plus haut, qui se transforme en viol virtuel quotidien. Tout cela est compliqué bien sûr, d’autant que la sexualité des hommes et des femmes répond souvent à des impératifs liés au subconscient et à l’enfance. Mais la question mérite d’être posée, la démocratie est-elle une sorte d’orgasme pour tous, à l’inverse de la dictature, harem où le mâle dominant concentre tous les pouvoirs ? Bien sûr, c’est le laboratoire Pfizer qui a organisé ce colloque, celui-là même qui a inventé le Viagra et du coup, rendu la vie heureuse à des millions d’hommes.

Installé en Algérie, le laboratoire s’attelle à étudier le comportement sexuel local. Composé à 35 millions d’êtres humains, dont la moitié sont des femmes qui attendent que l’autre moitié les aime, le pays est en panne. Comment ? C’est l’objet d’une prochaine rencontre qui vient, nous venons de l’apprendre à l’instant, d’être interdite par le wali d’Alger.

Source El Watan Chawki Amari

Le Pèlerin

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