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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 23:28

Des algériens de Grande-Bretagne en parlent

Les ratés des mariages mixtesmariage-mixte.jpg

 

Les enfants sont souvent les victimes collatérales de ces unions hybrides où les deux conjoints se résolvent rarement à un compromis dans l’éducation de leur progéniture. Les différences culturelles consument l’entente dans le couple et font du divorce une issue inéluctable. Quelquefois, les séparations se déroulent avec fracas. Les deux parties
se disputent la garde de leurs petits en employant les moyens les plus vils. Des anonymes et des professionnels
de l’action sociale à Londres expliquent pourquoi à lui seul l’amour n’est pas la clé du bonheur dans le mariage mixte.

Helen et Rabah viennent tout juste de convoler en justes noces. Il est Algérien sans papiers. Elle est Irlandaise, convertie à l’islam. En attendant de régulariser sa situation administrative et de passer devant l’officier d’état civil, l’heureux élu a conduit sa fiancée chez l’imam d’une mosquée pour officialiser le mariage. C’est à ce moment-là qu’Helen a renoncé à sa foi chrétienne et a décidé de porter le voile. Par amour pour son Roméo. “Il est important que nous puissions partager les mêmes valeurs. Quand nous aurons des enfants, le problème de la double culture ne se posera pas”, explique Rabah. Tout autour de lui, il cite des exemples de mariages mixtes qui ont échoué, parce que les deux conjoints ne se sont pas entendus sur l’éducation de leur progéniture.
“Au début, tout est rose. Mais dès que le premier bébé arrive, l’harmonie dans le couple se consume pour laisser place à des disputes continuelles, à commencer par le prénom du petit”, explique Fatima, une conseillère familiale d’origine marocaine. Travaillant à son compte, elle est sollicitée souvent par les services sociaux londoniens pour arbitrer des conflits conjugaux impliquant des enfants dans les communautés maghrébines. “Au sein des couples mixtes, il est rarement facile d’arriver à un compromis car chaque partie se mure dans ses propres convictions et s’érige en donneuse de leçons sur ce qui est bien ou n’est pas bien pour l’enfant”, relate Fatima. Selon elle, les hommes, qu’ils soient Algériens ou Marocains, ont peur de sacrifier le dernier pan de leur identité en acceptant que leur progéniture soit élevée à la mode occidentale. Ils considèrent avoir fait suffisamment de concessions à leur épouse. “Ils ont accepté bon gré mal gré d’entrer dans le moule. Mais une fois qu’ils ont des enfants, leurs frustrations se muent en révolte”, précise l’assistante sociale. Il lui est arrivé d’intervenir dans des situations extrêmes ou  les époux, en phase de divorce, se sont accusés des pires atrocités pour faire valoir leur droit de garde. Dans un cas, une Anglaise a dénoncé son mari d’origine algérienne à la police, affirmant qu’il a abusé de leurs enfants (un garçon et une fille en bas âge). Après l’emprisonnement de celui-ci, il s’est avéré que son accusatrice avait menti. Dans une affaire similaire, le mari — un Algérien — a voulu obtenir la garde de son enfant en jurant que sa femme, de nationalité italienne, est une droguée.
“Dans les situations les plus désespérées, les conjoints sont prêts à faire n’importe quoi”, déplore Mohamed Nacer, président de Arab Advice Bureau, une association d’aide juridique aux émigrés algériens. Dans son bureau se succèdent des parents en quête de conseils légaux. La plupart sont des hommes qui ont testé à leurs dépens les péripéties du mariage mixte. Leurs femmes ne comptent pas uniquement parmi les autochtones. Elles sont à la fois anglaises, espagnoles, françaises, somaliennes, soudanaises, égyptiennes, indiennes, pakistanaises… Nacer raconte l’histoire d’un compatriote marié à une femme d’origine érythréenne. A priori, rien ne le distingue de sa femme. Tous les deux sont musulmans. Mais ils ne s’entendent pas du tout. Avec leurs trois enfants, ils ne parlent pas la même langue, au sens propre et figuré. Le papa entend qu’ils apprennent l’arabe et les initie aux us de son propre pays. Son épouse s’y oppose et fait valoir sa propre façon de vivre. Après le divorce, elle obtient tout naturellement la garde des petits. Mais elle a du mal à subvenir à leurs besoins, les maltraite et les délaisse. Après l’intervention des agents des services sociaux, le père réussit à les récupérer et à les élever. “Les mariages irréfléchis sont souvent à l’origine de ce genre de problème”, commente le président d’AAB. Ce constat s’applique aux jeunes Algériens sans papiers qui s’engouffrent dans le mariage avec des étrangères dans l’intention de régulariser leur situation. “Ils sont pressés de se faire passer la bague au doigt sans penser aux conséquences”, remarque notre interlocuteur. Sa mémoire et ses fichiers sont encombrés par des affaires de disputes conjugales, ou les enfants sont pris en otage, ballottés entre deux parents et deux cultures.
Saïd a épousé une Écossaise à son arrivée au Royaume-Uni dans les années 1990. “Je ne me suis pas marié avec elle uniquement dans l’intention d’avoir des papiers. Elle m’avait charmé et j’en suis tombé amoureux”, raconte-t-il. Comme la vie n’est jamais un long fleuve tranquille, les problèmes commencent à la naissance du premier enfant. Il veut l’appeler Nassim. Mais sous la pression de sa femme, il cède et prénomme le bébé Sam. Deux ans plus tard, une petite fille voit le jour. Cette fois, Saïd laisse sa femme choisir un prénom. Ce sera Sophie. À contre-cœur, il doit aussi renoncer à partir en famille en Algérie pour les vacances, car son épouse ne veut pas. Peu à peu, Saïd devient un intrus dans sa propre maison. Il n’a plus aucune autorité sur Sam et Sophie. Ses nerfs lâchent. Le divorce est prononcé. “J’ai un droit de visite. Mais quand je rencontre mes enfants,j’ai l’impression d’être avec des étrangers”, dit-il. Sans doute pour éviter ce genre de désillusions, Rabah a tenu à ce qu’Helen se convertisse à l’islam. En guise de précautions supplémentaires, il l’a persuadée de se muer en femme au foyer. “Elle n’a pas beaucoup d’instruction. Qu’est-ce qu’elle va faire comme boulot. Je n’ai pas envie qu’elle travaille derrière un bar”, confie le jeune marié. Pour familiariser sa femme avec sa culture, il l’a envoyé passer quelques jours chez ses parents en Algérie. Mais Helen est revenue avec un sentiment mitigé. “J’étais comme au milieu de nulle part”, commente-elle, pas très sûre de renouveler l’expérience.

Source Liberté Samia Lokmane-Khelil

Le Pèlerin

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19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 09:24

Algérie - Tipasa - Les villageois du douar Tamedlest demandent leur part de développement

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Tous près du lac Sidi Amar

 

Les habitants du douar Tamedlest souffrent de l’état lamentable dans lequel se trouve leur localité. Une accumulation de problèmes et de difficultés qui leur rend la vie très difficile et les pousse à quitter leurs terres.

Le douar est situé au niveau du village Tamlloul, à quelques 15 km du chef-lieu de la commune de Menasseur, dans la wilaya de Tipasa. Bien que celui-ci est à moins de deux kilomètres du village, la route y menant est pratiquement inexistante, seule une piste y a été bricolée «par les villageois qui se plaignent de l’isolement dont ils souffrent : «Mes enfants arrivent à l’école perturbés à cause de l’état de cette piste qui se transforme en bourbier après chaque averse empêchant toute circulation de véhicules et de piétons», nous dira l’un des habitants du douar qui, comme tout le monde, s’inquiète quant à la scolarité de ses enfants, puisque leurs résultats laissent à désirer compte tenu de cette situation alarmante.

Source Le Soir d’Algérie  Karim Ouali

Le Pèlerin

 

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19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 09:19

Avec les chiffonniers de la décharge de Oued Smar

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Pour parvenir jusqu’aux chiffonniers de la décharge publique de Oued Smar, il faut d’abord dompter l’odeur nauséabonde, puis tenir tête aux premières rafales de poussière qui balayent l’entrée de l’immense dépotoir. Il faut enfin ignorer la boue fétide qui souille à chaque pas les chaussures. Après plusieurs minutes de marche, au creux d’une vallée de détritus, on découvre l’invraisemblable : un petit village niché entre les montagnes d’immondices avec ses bicoques, sa gargote pompeusement baptisée « restaurant ». Les baraquements dans lesquels vivent des centaines de chiffonniers à l’affût de pièces de plastique ou de métal ont leurs propres règles et leurs conventions.

Dès lors qu’on sait s’y prendre, les chiffonniers, naufragés volontaires de Oued Smar, peuvent vous raconter de surprenantes anecdotes et d’abominables histoires. Nassim dit avoir 14 ans, mais en paraît à peine 10 ou 12 ans. S’il prête volontiers ses mimiques à l’objectif de notre photographe, le gamin ne se montre pas très loquace. Il répond par bribes, lâchant des bouts de phrases entrecoupées de longs silences : « Oui, j’ai quitté l’école en 6e année primaire… Les conditions sont difficiles… J’étais obligé… » A qui vend-il les déchets récupérés ? Pour toute réponse, Nassim affiche un large sourire. Puis continue de traîner un sac de jute trop lourd pour lui. Au-dessus des ordures, des mouettes rôdent à la recherche d’une pitance. Tandis que sous leurs ailes, les enfants errent en quête d’une belle pièce. A priori, il n’y a pas de liens entre les jeunes chiffonniers et les réseaux de négoce des déchets ferreux et non ferreux. Les moissons des travailleurs d’El Samar semblent trop maigres pour une mafia aussi bien organisée. En revanche, certaines sociétés et quelques ateliers, légalement établis, n’hésitent pas à traiter avec les adolescents d’El Samar. Les gavroches de la décharge revendent ainsi le métal à 6 DA le kilo et le plastique à 5 DA. Les « denrées » les plus prisées ? Le cuivre et l’aluminium cédés à 20 DA le kilo. Si les affaires marchent moins bien cette année, nul ici n’en saisit vraiment la raison. Tout juste a-t-on entendu parler d’une « crise économique » qui sévirait dans le monde, mettant à genoux les entreprises.

Trash is money

Abdennour porte un chapeau noir poussiéreux. Il arbore un sourire édenté et articule avec l’accent chantonnant du terroir : « En une année, nos revenus sont passés de 400 DA/jour à 250 DA. On ne sait pas trop ce qui se passe. » Lui dit « séjourner » de 15 à 20 jours sur la décharge avant de rentrer dans son village de Aïn Boucif (près de Médéa). « Je suis le seul à subvenir aux besoins d’une famille de 14 personnes. Si on avait trouvé du travail, vous pensez bien qu’on fourrerait le nez dans les ordures. Si on est là, c’est parce qu’on a rien trouvé à manger. Que voulez-vous qu’on fasse, qu’on tende la main ? Nous sommes peut-être trop fiers et pas assez désespérés pour en arriver à ce point », explique celui qu’on surnomme dans la décharge « l’inspecteur Tahar ». Son « apprenti » ajoute : « Nous avons essayé de nous débrouiller autrement, d’installer des tables pour vendre des cigarettes et des bonbons, mais ça n’a pas été possible. On ne nous laisse pas faire notre business. En Algérie, le seul job qui rapporte est le vol. Nous avons préféré rester honnêtes. » A en croire les gestionnaires de la décharge, les revenus de l’inspecteur et des siens (les chiffonniers) seraient bien supérieurs à ceux qu’ils affichent. « En l’absence de politique de recyclage, il y a des milliards à récupérer dans la décharge à Oued Smar. Les chiffonniers gagnent entre 3000 et 15 000 DA par jour. Dans leur douar, ils ont tous leurs villas et leurs magasins. Ceux des années 1990 étaient les otages de la misère. Dans les années 2000, les choses ont bien changé », nous explique un fin connaisseur des lieux. Il faut dire que certains pensionnaires de la décharge géante gagnent bien leur vie et ne s’en cachent pas.

Mais tous n’appartiennent pas à cette élite. Quelques adultes disposent de leurs propres camions et font travailler, à l’occasion, les enfants de la décharge. Hamid, la quarantaine bedonnante, nous confie qu’il gagne près de 120 000 DA par mois. Et il arrive même que les employés de la société de nettoyage Netcom cèdent à la tentation de faire dans la récupération pour arrondir leurs fins de mois. « Oui, nous avons eu certains cas. Les agents ont été sanctionnés », confirme M. Benzine, responsable du département de Oued Samar de l’entreprise. En tout et pour tout, près de 450 chiffonniers venus de Médéa, M’sila ou Bou Saâda travaillent dans ce royaume des rebuts urbains, entre poussière et fumée, débris et sacs en plastique. Aux temps « héroïques », lorsque les fumerolles parvenaient jusqu’aux communes limitrophes et que tout conducteur longeant Oued Smar fermait ses vitres par réflexe, près d’un millier de récupérateurs opéraient sur les lieux. « Le 5 janvier dernier, date à laquelle nous avons décidé de fermer la décharge, le nombre de chiffonniers est passé de 1200 à 150. Maintenant que l’exploitation a repris, nous en comptons presque 450 », souligne M. Benzine. Pour devenir chiffonnier, il est primordial d’avoir ses contacts et de savoir se glisser dans l’un des réseaux. A ce propos, « l’inspecteur Tahar » explique volontiers que les ados sont parrainés par des récupérateurs ayant déjà plusieurs années d’expérience.

N’est pas chiffonnier qui veut !

Pour autant, assure-t-il, les chiffonniers n’ont ni chef ni de baron. « Moi-même, concède-t-il, je donne ce tuyau à des gens qui ont besoin de travailler. Je gagne ainsi une récompense auprès de l’Eternel. » « Le travail dans la décharge n’est pas donné au premier venu, précise en écho un initié. En général, il y a des familles. Chacune a sa spécialité : certains ne ramassent que du carton, d’autres font commerce du plastique et un autre groupe ne fait que la ferraille ou le cuivre. » A Oued Smar, il n’y a ni école ni infirmerie. Mais cela n’empêche pas certains parents d’y expédier leurs enfants, quitte à les déscolariser ou à les exposer aux pires infections. Les agents de Netcom, qui, eux, sont vaccinés, s’étonnent de voir les enfants manier des déchets toxiques provenant des hôpitaux ; il leur arrive par exemple d’extraire le sang des cathéters et autres tuyaux à perfusion voués au recyclage. « On dirait qu’ils sont immunisés, s’étonne ainsi Youssef de l’entreprise Netcom. Aucun de ces gamins n’est tombé malade. Cela tient au du miracle. » Mais cette étrange médaille a son revers. Les plus jeunes, qui slaloment entre les ordures comme on galope sur un vaste terrain de jeu, sont parfois les témoins d’atrocités inhumaines. Mourad, 17 ans, assure en pointant son crochet vers le ciel, avoir exhumé sept bébés dans des poubelles d’ Oued Smar Selon les cadres de l’entreprise Netcom, les jeunes chiffonniers ont été d’un grand secours pour élucider plus d’une affaire criminelle. Certains auraient ainsi déniché des cadavres, des armes à feu et même des talkies-walkies appartenant, selon toute vraisemblance, à la police. « Chaque fois qu’on nous fait part d’une étrange découverte, souligne M. Benzine, nous travaillons en étroite collaboration avec la Gendarmerie nationale. »

Serait-ce la fin d’une époque ? Pour la décharge de Oued Smar, c’est déjà le début de la fin. Les travaux de reconversion de cet amas d’ordures en un jardin public ont commencé en juillet 2009. « L’entreprise turque Sistem Yapi a entrepris un programme de réhabilitation progressive. Une partie du site a d’ores et déjà été cédée à l’entreprise. On est en train d’exploiter la décharge au maximum avant sa fermeture définitive », soutient M. Benzine. Que deviendront les chiffonniers après la fermeture du monument le plus repoussant d’Alger ? Les adolescents rechignent à se projeter dans l’avenir. Ils racontent l’histoire de l’un de leurs amis qui, désespéré par la réduction du volume des déchets en janvier dernier, s’était juré de passer l’hiver en prison. Il y coule encore des jours paisibles. « Après la fermeture, ils continueront à faire dans la récupération à travers le porte-à-porte. On verra alors de plus en plus de jeunes transportant des charrettes de bric-à-brac », prédit l’un des agents de Netcom. Et à l’un des gestionnaires de la décharge de souligner. « Nous avons voulu amorcer, en collaboration avec les services de la wilaya, une réflexion pour trouver une solution durable pour ces jeunes, mais eux ne semblent pas intéressés par des stages non rémunérés. Ils sont désormais habitués au gain facile. » Au milieu de baraques, soigneusement décorées avec des calendriers datant de 2005 et quelques fleurs en plastique, les chiffonniers ont installé une petite table entourée de quelques bidons faisant office de tabourets. Khaled, grand amateur à l’en croire de « chanson sentimentale » aime organiser des soirées à écouter Cheb Hasni. Dans un décor de désolation, quelques jeunes réfugiés sur une colline d’immondices chantent : « Ma tabkiche, ô mon cœur, ne pleure pas, dis-toi que c’est ton destin et que l’injustice est terrible. »

Source El Watan Amel Blidi

Le Pèlerin

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19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 09:13

Football - Egypte – Algérie - L’affaire du caillassage du bus des verts : Timides sanctions contre l’Égypte

Rafik-Saif-blesse.jpg

 

Après six mois d’attente, la FIFA vient d’annoncer les sanctions contre l’Egypte suite à l’agression perpétrée contre les Verts le 12 novembre 2009, soit deux jours avant la rencontre de qualification au Mondial 2010 qui a eu lieu au Caire.

L’instance internationale a pris des sanctions qui ne reflètent nullement la violence de l’agression qui a coûté plusieurs blessures aux joueurs algériens et des séquelles psychologiques à l’ensemble de la délégation. Deux matches en dehors du Stadium national du Caire assortis d’une amende de 100 000 francs suisses (71 000 euros) telle est la sanction prononcée par la commission de discipline de la FIFA qui estime que « la Fédération égyptienne n’a pas pris toutes les mesures de sécurité nécessaires pour assurer la sécurité de la délégation algérienne ainsi que la sécurité et l’ordre dans le stade international du Caire ». Apparemment, le caillassage du bus de la délégation algérienne qui a choqué le monde entier n’a pas pesé lourd dans le dossier étudié par l’instance de Blatter qui s’est contentée d’une sanction qui n’en est pas une en fait, dans la mesure où faire évoluer une formation nationale en dehors de la capitale où de son stade habituel n’est pas en soi une mesure disciplinaire qui puisse déranger outre mesure la Fédération égyptienne.

L’instance de Blatter a annoncé en outre que le dossier est clos pour ne laisser place à aucune interprétation à ces décisions. Les faits survenus au Caire étaient considérés comme banals du côté de Zurich où d’autres dossiers beaucoup moins brûlants ont nécessité une meilleure étude et des sanctions beaucoup plus sévères afin d’endiguer la récidive. Reste maintenant de savoir si notre Fédération a défendu comme il se doit un dossier qui, malheureusement, est clos.

Source El Watan A. Hammou

Le Pèlerin

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19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 06:51

Parallèlement à sa présentation au festival de Cannes, le film Hors-la-loi sera projeté vendredi à Alger rachid bouchareb

 

Le film Hors-la-loi du réalisateur Rachid Bouchareb sera projeté en avant-première pour la presse vendredi 21 mai 2010 à 9h à la salle El Mougar. C'est ce qu'a annoncé le ministère de la Culture, organisateur de cet évènement. Le choix de cette date n'est pas fortuit, puisqu'au même moment ce film sera projeté à Cannes pour la presse internationale.

Cette décision de la ministre de la Culture, Khalida Toumi, permet en sorte aux journalistes algériens d'éclairer les lecteurs sur ce film tant attendu. Pour rappel, avant que le film Hors-la-loi de Rachid Bouchareb ne soit projeté devant le public, des voix se sont élevées pour mener une campagne de dénigrement et à sa tête le député UMP des Alpes-Maritimes, Lionel Luca, qui accuse le film, sans l'avoir vu, de falsifier l'histoire.

Mais ce film dérange, parce qu'il revient sur les événements du 8 mai 1945, au lendemain de la victoire des Alliés sur l'Allemagne nazie et la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe. Durant ce conflit, beaucoup d'Algériens ayant contribué à la libération de la France occupée ont manifesté dans l'esprit du combat qui s'est déroulé en Europe pour la liberté et la libération. Et ils voient comme récompense une répression hallucinante et sanglante s'abattre sur les populations de Sétif, Guelma et Kherrata. Les massacres ont causé la mort de 45 000 Algériens, tous des civils.

Le film Hors-la-loi de Bouchareb dérange parce qu'il met le doigt sur cette page sombre, un massacre d'une violence rare contre des civils et qui a tous les ingrédients d'un génocide. Mais la polémique sur tout ce qui a trait à la guerre d'Algérie date depuis longtemps. La bataille d'Alger (référence de l'indépendance algérienne), Lion d'or au Festival de Venise en 1966 et nominé aux Oscars, fut très longtemps interdit en France. Indigènes de Rachid Bouchareb, sorti en 2006, avait fait couler beaucoup d'encre au Festival de Cannes. Ces détracteurs ont également peur de l'impact que représente Cannes, plus grande messe du cinéma mondial, et une éventuelle distinction pour Hors-la-loi.                            

Source Le Temps Belkacem Rouache

Le Pèlerin

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19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 06:21

Algérie - Djezzy, la bonne affaire

djezzy

 

C’est avec Djezzy que le téléphone portable se popularisa en Algérie, l’opérateur venant, début des années 2000, mettre fin à une situation ubuesque où il fallait débourser 50 000 DA pour acquérir — avec un gros piston — une ligne GSM accompagnée d’un énorme appareil qui ne servit en fin de compte qu’à frimer puisque pratiquement inutilisable sur le réseau public d’alors, extrêmement réduit. Avec 14 millions d’abonnés en une décennie, l’opérateur égyptien, épaulé par un personnel de qualité et motivé, rafla la mise. Celle-ci se chiffra en un demi-milliard de dollars de bénéfices annuellement, ce qui fit de Djezzy la pépite du groupe international OTH dirigé par le magnat égyptien Sawaris qui s’en servit pour renflouer les caisses de filiales battant de l’aile.

Djezzy n’est pas venu par hasard en Algérie, il bénéficia d’un sacré coup de pouce à un plus haut niveau des officiels algériens. Mais ceux-ci ruèrent dans les brancards lorsque Sawaris décida de doubler l’Etat algérien en vendant la cimenterie de M’sila au groupe français Lafarge. Ils actionnèrent le fisc qui, en jetant un coup d’œil dans la comptabilité de Djezzy, découvrit des irrégularités qui lui valurent une amende équivalente à une année de bénéfices. Dès qu’ils eurent vent de la décision de vente de Djezzy, comme ils ne voulurent pas que se réédite l’affaire de la cimenterie de M’sila et parce que l’affaire est juteuse, les pouvoirs publics mirent en avant leur droit de préemption.

Ils prononcèrent la sentence : publics, privés ou un mix des deux, les nouveaux propriétaires ne pourront qu’être Algériens. Un plan de négociations fut proposé à la société OTA, gérant Djezzy, qui face, à cette détermination, n’aura pas d’autre solution que de se plier aux exigences algériennes. Il lui reste toutefois une bonne marge de manœuvre lorsque sera abordé le coût de l’opération de vente. Reste l’utilisateur algérien du réseau Djezzy. S’il n’a pas droit au chapitre dans les tractations, il reste cependant le maître du jeu : si le label professionnel de Djezzy en arrive à péricliter à la faveur du transfert de propriété, l’usager, devenu exigeant, passera sans état d’âme chez les concurrents, Nedjma et Mobilis, opérateurs qui gagnent en puissance, imposant de plus en plus leur label dans le pays. Le grand défi pour les nouveaux patrons algériens de Djezzy se jouera immanquablement sur le terrain redoutable du management de pointe.

Source El Watan Ali Bahmane

Le Pèlerin

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19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 06:14

Algérie - Suppression de la retraite anticipée - L'Etat met fin au préjudice financier

retraites-algeriens.jpg

 

La décision de suppression du dispositif de retraite anticipée prise dans le cadre de la tripartite renferme en réalité un changement important dans le système national de retraite et de sécurité sociale.

Pour les connaisseurs dans le domaine, la retraite anticipée a eu comme conséquence des effets négatifs sur le marché de l'emploi et les recettes des caisses d'assurances. Les pouvoirs publics font état d'une perte annuelle estimée à 1,5 milliard de dinars au titre des cotisations à la sécurité sociale.  

Parmi les effets engendrés par la mise en place du dispositif de retraite anticipée, on peut citer, entre autres, la réintégration des bénéficiaires de cette retraite dans le marché du travail, aussi bien dans le secteur public que dans le secteur privé.
Dans le domaine public, certaines compétences qui ont pris leurs retraites ont été rappelées par l'Etat pour occuper les mêmes fonctions, mais à travers des contrats à durée déterminée en qualité de consultants. Les honoraires de ces contractuels sont parfois plus élevés que les salaires versés aux cadres permanents.

De même, certaines personnes retraitées ont dû chercher des emplois dans le secteur privé afin d'arrondir leurs fins de mois, en raison de la cherté de la vie et de nouvelles habitudes de consommation.  Les caisses de la sécurité sociale vont subir de manière directe cette mutation en constatant que les cotisations, donc les ressources financières, stagnent ou sont en diminution.

Ce qui a été souligné,  chiffres à l'appui par le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité Sociale lors d'une conférence de presse vendredi. Il a indiqué que la perte est de 1,5 milliard de dinars. La Caisse nationale de retraite (CNR) est également concernée par ce phénomène, étant donné que les départs dus à la retraire anticipée sont de plus en plus importants.

Le Premier ministre Ahmed Ouyahia avait donné le chiffre de 400 000 bénéficiaires de ce dispositif. Les spécialistes des assurances sociales et du système de retraite savent bien la pertinence de ce chiffre, eux qui recommandent 7 cotisants pour un retraité.  
S'agissant du marché de l'emploi, les jeunes nouveaux demandeurs ont moins de possibilités de décrocher un poste face à l'existence d'une main-d'œuvre dite de «seniors», ayant l'expérience et la compétence requise, et dont le coût est moindre pour les employeurs.

Les fonctions de directeurs et de hauts responsables dans le privé sont souvent occupées par des retraités et des anciens du secteur public.

Ces phénomènes ont été souvent étalés dans le cadre de rencontres et de conférences-débats, dont la plus récente s'est tenue à Béjaïa et durant laquelle des intervenants ont relevé les cumuls de fonctions et l'exercice d'activité rémunératrice par des retraités.

Un impact financier conséquent

Les pouvoirs publics et leurs partenaires sociaux ont expliqué dans ce contexte que la suppression du dispositif de départ à la retraite de manière anticipée s'impose. L'impact financier de ce système adopté en 1997 a été estimé à 360 milliards de dinars. En moyenne, 20 milliards de dinars sont dépensés annuellement au profit des personnes qui ont bénéficié de la retraite anticipée. Les autorités publiques veulent à travers la révision du système de retraite assurer l'équilibre financier de la CNR et permettre

à la CNAS de disposer de recettes supplémentaires indispensables pour la pérennité du dispositif national de la sécurité sociale. Pour rappel, le dispositif de retraite anticipée est né dans une conjoncture particulière. Les réformes entreprises en Algérie, durant les années 90, ont imposé aux pouvoirs publics la mise en place, entre autres, d'un système de protection sociale en faveur des travailleurs ayant perdu leur emploi de façon involontaire, suite à une compression d'effectifs ou de dissolution de leur entreprise.

Sur le plan réglementaire, la retraite anticipée stipule que l'intéressé doit avoir au minimum 50 ans d'âge (45 ans pour les femmes) et réunir un minimum de 20 ans d'activité. Il est exigé également que le concerné doit avoir exercé pendant 3 ans au sein de l'entreprise avant la mise à la retraite, sans discontinuité, durant les 10 dernières années.  De ce système, il ne reste rien aujourd'hui, les travailleurs devront atteindre l'âge légal pour prétendre à une retraite, à savoir 60 ans pour les hommes et 55 ans pour les femmes.

Source Le Temps F.B.

Le Pèlerin

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19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 05:55

Algérie - Logement/ Crédits à taux bonifiés - Quel apport dans la résorption de la crise ?

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Dans sa politique visant l’éradication de la crise du logement qui persiste dans notre pays et ce malgré la multitude de formules mises en place, l’Etat a élaboré un texte portant sur la facilitation des modalités d’achat et/ou de construction de logement pour répondre notamment aux aspirations des ménages à faible et moyen revenus à acquérir enfin un toit. «Tous les Algériens qui remplissent les conditions de revenus sont éligibles à ce crédit bonifié. Les salariés des secteurs public et privé, y compris ceux d’entreprises étrangères présentes sur le territoire national, sont concernés par ces nouvelles mesures», a déclaré récemment sur les ondes de la radio de la Chaîne III, le délégué général de l’Association des banques et des établissements financiers (ABEF), Abderrahmane Benkhalfa.
Conformément donc, aux dispositions de la loi de finances complémentaire 2009 et de la loi de finances 2010 dans le cadre du dispositif d'aide à l'acquisition d’un logement, les textes de lois relatifs aux niveaux et modalités d'octroi de la bonification du taux d'intérêt des prêts accordés par les banques et les établissements financiers pour l'acquisition d'un logement collectif et la construction d'un logement rural, sont fixés par un décret exécutif publié au Journal Officiel n°17 du 14 mars dernier. Dans le cadre de la nouvelle formule baptisée «Logement promotionnel aidé» (LPA), un mixage entre la location-vente et le LSP, les souscripteurs pour l’acquisition, la construction ou l’extension d’un logement supportent un taux d’intérêt allant de 1 à 3% par an suivant leurs revenus.
Plus précis, le texte explique que dans le cas où les salaires seraient inférieurs ou égaux à six fois le Snmg et de 3% par an lorsque ses revenus sont situés entre six fois et douze fois le Snmg. Ainsi, le bénéficiaire supporte un taux d’intérêt de 1% par an lorsque ses revenus sont supérieurs à une fois le Snmg (15 000 DA) et inférieurs ou égaux à six fois le Snmg et supporte un taux d’intérêt de 3% par an lorsque ses revenus sont supérieurs à six fois le Snmg et inférieurs ou égaux à douze fois le Snmg.
Par ailleurs, ce texte souligne que le taux de bonification à la charge du Trésor résulte du différentiel entre le taux d’intérêt applicable par les banques et les établissements financiers et le taux d’intérêt à la charge du bénéficiaire et ce, selon le type de logement et les tranches de revenus. De ce fait, il a été décidé d'accorder une aide financière de 400 000 DA aux citoyens dont le revenu mensuel dépasse de quatre à six fois le Salaire national minimum garanti (Snmg) et de 700 000 DA à ceux dont le salaire mensuel dépasse de un à quatre fois le Snmg.
Les citoyens dont le salaire mensuel dépasse de six à douze fois le Snmg, quant à eux, ne bénéficient pas d'une aide financière de la part de l’Etat. Toutefois, la durée du remboursement ne doit pas dépasser 30 ans dans tous les cas.

Les «Smasra» pointés du doigt

Les abattements sur les prix du foncier, tels que décidés par l’Etat, seront d’un grand apport dans la politique visant la réduction des prix de l’immobilier.

Fixés à 80% au Nord, 90% dans les Hauts Plateaux et 95% dans le Sud, «ces abattements sur les prix du foncier et le dispositif fiscal mis en place pour le secteur de l'habitat, sont des instruments qui doivent contribuer à la réduction du coût du logement pour en faciliter l'accès», a indiqué lors d’une table ronde organisée par le Forum El Moudjahid, le directeur de la promotion immobilière auprès du ministère de l’Habitat, M. Ferroukhi.
Ces avantages octroyés aux promoteurs immobiliers, tendent à les encourager à investir davantage dans la réalisation des logements destinés aux ménages à revenus moyens.
Ce responsable a souligné que les promoteurs bénéficient, entre autres, d'une exonération de l'IRG durant la phase étude de projet. Ceci, d’autant plus que la méthode retenue en matière de fiscalité, à savoir «la méthode à l'avancement», permet aux promoteurs immobiliers de payer les impôts au fur et à mesure de l'avancement des travaux de leurs projets en construction.
Toutefois, cette méthode a été décriée par les promoteurs immobiliers, considérant qu'il est «illogique» de payer des impôts avant l'achèvement des travaux. Ceux-ci estiment qu’il serait «plus raisonnable de laisser le payement des charges à la réception du projet».
Cela dit, les nouvelles mesures ne sont pas à même de tout régler, puisque les agents immobiliers aussi crient leur désarroi, estimant qu’à travers l'article 40 du décret exécutif régissant l'activité des agences immobilières, l’Etat veut en finir avec les agences immobilières. Ainsi, ont-ils fait observer, l’Etat leur met des barrières au lieu de s’attaquer à la source de cette flambée des prix de l’immobilier, à savoir les «smasra».
Dans une déclaration à un quotidien national, le vice-président de la Fédération nationale des agences immobilières (Fnai), Abdelhakim Aouidet, déplore que 75% du marché de l’immobilier en Algérie soit détenu par les «smasra», «ce qui fait que la majorité des transactions immobilières se fait de particulier à particulier». «Une situation qui favorise le blanchiment d’argent et, par ricochet, l’envolée des prix», nous a expliqué un gérant d’une agence immobilière à Alger. Ce dernier estime qu’un baromètre des prix doit être instauré par les pouvoirs publics parce que les prix appliqués actuellement par les privés ne répondent à aucune logique.
Ainsi pour endiguer, un tant soit peu, cette guerre des prix, ces agents immobiliers pensent que toute démarche de l’Etat, allant dans le sens de la réduction des prix de l’immobilier, doit passer par la baisse de la fiscalité entre 20 et 25%, afin que les transactions immobilières transitent par les agences. Une démarche qui «permettra d’écarter le cafouillage régnant sur le marché de l’immobilier en offrant un moyen de traçabilité des transactions et des repères selon lesquels on pourra calculer les prix des biens immobiliers».

L’offre et la demande : le déséquilibre

Les pouvoirs publics estiment que ces nouvelles mesures vont contribuer efficacement à la lutte contre la crise du logement et faciliter l’accès à ce produit qui, jusqu’ici, est une source d’instabilité sociale.

Outre les mesures citées au préalable, les autorités publiques ont mis en place une autre «mesure phare : celle des avantages accordés aux promoteurs immobiliers quand il s'agit de projets de réalisation de Logements promotionnels aidés (LPA), notamment les abattements sur le prix du foncier que l'Etat met à la disposition des promoteurs dans le but de baisser le coût des logements (80% au Nord, 90% dans les Hauts Plateaux et 95% dans le Sud)», a déclaré dans ses récentes sorties médiatiques, le directeur de la promotion immobilière auprès du ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme, Lyes Ferroukhi.
Une politique qui vise à mettre un terme au problème du logement et où «les institutions financières sont appelées à adhérer efficacement pour permettre son application dans les meilleures conditions», estime le ministre de l’Habitat Noureddine Moussa. Toutefois, ces assurances ne semblent pas convaincre experts et citoyens. A leurs yeux, ces nouvelles mesures introduites par la loi de finances complémentaire qui a révisé les conditions d’accès au crédit immobilier de manière à y orienter les fonctionnaires, ne représentent pas pour les Algériens une solution magique capable de faciliter l’accès au logement et ne changera pas grand-chose à la situation. «La cherté de la vie et la dégradation du pouvoir d’achat des fonctionnaires de ma catégorie ne me laissent pas espérer l’achat d’un logement même avec un crédit. Les prix très élevés des logements ne me laissent aucune chance de les approcher», regrette Amrane un employé d’une entreprise publique.

Certains experts considèrent que le déséquilibre flagrant entre l’offre et la demande ne fait que décourager les ménages pour lesquels l’accès à un logement demeure un luxe même avec un crédit immobilier. «Il existe un grand décalage entre les prix des biens immobiliers et les revenus des citoyens», observent-ils. Ainsi, pour acheter un F3 ou un F4 dans la banlieue proche de la capitale, qui est en moyenne à 1 milliard de centimes, il faut avoir un revenu mensuel de 10 à 30 millions de centimes par mois pour accéder facilement au crédit immobilier et acheter ce logement sur la base d’une durée de remboursement de 15 à 20 ans.

Par ailleurs, certains ont fait observer que l’Etat dope la demande, mais pas l’offre. «L’Etat devra doper les deux car il y a un déséquilibre entre l’offre et la demande. Je n’ai rien compris», a déclaré récemment, le président de l’Union nationale des promoteurs immobiliers (Unpi), Larbi Chemmam.

Se déclarant complètement d’accord avec les nouvelles mesures portant sur le crédit immobilier à taux bonifiés, celui-ci a souhaité, toutefois, qu’«il y ait plus de mesures pour booster l’offre», précisant que «plus l’offre sera importante, plus les prix des logements seront accessibles».

La grande pagaille

Les responsables du cabinet Lefèvre-Pelletier, chargés d’établir une étude sur le marché de l’immobilier en Algérie par la Société de garantie du crédit immobilier (Sgci) n’ont pas caché leur effarement. «L’absence de réelle transparence du marché de la location, rend difficile l’évaluation des biens par l’application d’une méthode d’expertise par le revenu», ont-ils écrit dans leur rapport.
Ces experts ont relevé l’absence de repères dans le calcul des prix des biens immobiliers. «De sérieuses incertitudes demeurent quant à l’identification des propriétés, rendant parfois impossible toute prise d’hypothèques par les banques et établissements financiers», peut-on lire dans le document en question.
Le rapport du cabinet Lefèvre-Pelletier ajoute : «On est passé, en peu de temps, d’un marché administré à un marché libre sans que la fiabilité des données immobilières ait été préalablement assurée, et sachant que subsistent encore des pratiques dirigistes, pour des considérations souvent sociales.
La valeur vénale, si elle doit aujourd’hui correspondre à la valeur réelle de marché, relève d’un concept qui demeure encore difficile à appréhender.» Les experts du cabinet français s’étonnent du fait que chaque segment (banques, impôts, experts géomètres…) ait son propre barème de prix.
Autre élément qui perturbe le marché, les fausses déclarations sur les contrats de transactions immobilières. «Les déclarations sous-évaluées et, semble-t-il, rarement redressées, traduisent surtout la peur de l’impôt qui nous a été décrite par la plupart des interlocuteurs rencontrés comme largement partagée et de nature à alimenter les comportements déviants ci-dessus relevés», souligne le rapport du cabinet Lefèvre-Pelletier sur l’évaluation. Le cabinet Lefèvre-Pelletier a recommandé notamment la création d’un «observatoire des prix» pour suivre le marché de près.

L’opération déjà en cours

L’opération de dépôt de dossiers pour l’obtention du crédit a commencé depuis presque un mois, après que les banques publiques ont été saisies par la tutelle. La banque CPA a été la première à avoir enclenché l’opération à la fin du mois d’avril. Le CPA a organisé à l’occasion une rencontre régionale avec les promoteurs immobiliers et les intervenants dans le secteur de l’habitat à l’exemple du CNL pour «vulgariser les textes d’application de ce nouveau produit mis en œuvre pour faciliter le financement de l’acquisition du logement aux citoyens et booster le programme du million de logements inscrit au titre du programme quinquennal 2010-2014». Les banques étrangères intéressées par la mesure ont également commencé l’opération par la réception des dossiers. Reste néanmoins à conclure un accord avec le Trésor public pour compenser les banques à travers le fonds spécial affecté à l’opération. Un arrêté devra voir le jour dans les jours qui suivent pour déterminer la nomenclature des recettes et des dépenses. Pour rappel, l’opération de la réception des dossiers a enregistré un retard de plus d’un mois suite aux réserves émises par les banques qui ont refusé de s’engager au sujet des prêts immobiliers à taux bonifiés proposés par l’Etat, arguant que la formule actuelle n’est pas claire.

Source Infosoir Mohamed Mahdjane

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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 23:20

Humour – Modernité sans limites - Trois filles modernes

blagues coquines

 

Trois filles, une brune, une noire et blonde, sont attablées dans un grand restaurant.

Tout à coup, la brune se lève...

- Mon mobile vient de sonner. Je dois donner un coup de fil.

Un peu plus tard, le cellulaire de la noire sonne...

- Je dois m'éloigner car c'est un appel confidentiel.

Quelques instants plus tard, la blonde, qui n'a ni mobile ni cellulaire, mais qui veut épater ses copines quand même, se rend aux toilettes. Elle laisse volontairement dépasser une longueur de papier de toilette de sa jupe pour ensuite revenir à la table. L'une d'elles se penche vers la blonde et l'informe que du papier de toilette dépasse de sa jupe.

Tout de go la blonde répond:

- Oh, j'ai reçu un fax.

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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 23:17

L’Algérie et son football - Des signes qui ne trompent point !

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«Aujourd'hui, je le dis : je suis le seul responsable. Ce sont mes choix! Donc, j'ai choisi et j'assume», avait conclu Rabah Saâdane, lors de sa dernière conférence de presse, en se référant, au passage, au légendaire Hollandais volant, le footballeur Johan Cruyff, célèbre pour son dicton : «Mieux vaut mourir avec ses idées et ses choix qu'avec les choix des autres.». Sans commentaires. Point barre à la ligne !

En véritable maître à bord, voilà un homme qui n'a pas peur de peser ses mots en affichant pleinement ses réelles intentions. Ça passe ou ça casse. Une semaine après, la sortie médiatique fracassante du sélectionneur national, n'arrête pas de faire couler beaucoup d'encre au sein de la presse généralisée et spécialisée. Elle continue de soulever de multiples interrogations au sein des clubs sportifs qui ne veulent pas reconnaître la débâcle interne du sport roi. Elle a aussi apporté de l'eau aux moulins de nombreux amateurs de la balle ronde.

L'amer constat de Saâdane

Ainsi, en dévoilant, le 4 mai dernier, la liste des 25 joueurs présélectionnés pour aller défendre les couleurs de l'Algérie, dans un peu moins d'un mois du début du prochain mondial, l'entraîneur national Rabah Saâdane n'est pas allé par des chemins tortueux pour crier ses quatre vérités sur les toits du football local. Il a touché du doigt là où il le fallait. Par ailleurs, il a parfaitement abordé, sans aucun détour, le problème de la formation des joueurs locaux qui ne peuvent, aucunement, prétendre à aller jouer en Coupe du monde, au vu et au su de leur faible niveau actuel. C'est un premier signe qui ne trompe pas ! Presque pas de joueurs de champs présélectionnés, juste un maigre défenseur et 3 gardiens de but dont un nom va sauter de la liste finale, le 31 mai prochain, à l'issue du stage préparatoire après avoir salivé la rivalité avec l'appel en renfort du goal Wahab Raïs M'bolhi, qui ne va rien lâcher en arrivant à bon port, lui qui a fait montre de ses ambitions en faisant dernièrement un essai au sein du prestigieux club de Manchester United. Qu'on ne soit pas surpris si les futurs joueurs titulaires de l'EN soient tous des pros. Et c'est un autre signe qui ne trompe pas !

Depuis le début des qualifications, le boss Saâdane a misé énormément sur la sélection des joueurs professionnels pour ne pas perdre son temps, s'exclamait-il, à apprendre aux locaux les rudimentaires ABC du foot. Il veut, sans doute, insinuer que le niveau d'instruction de certains ne leur permet pas l'assimilation des schémas tactiques. Encore que quelques-uns ont un comportement de gamins gâtés. Il ne gérera pas des situations inextricables. Une fois de plus, c'est un signe qui ne trompe point ! Ce que beaucoup de présidents de clubs ou entraîneurs n'osent pas l'avouer publiquement. Ils ne veulent surtout pas faire leur mea culpa, puisqu'ils sont partie prenante de la formation actuelle, en excluant quelques très rares satisfactions. Ils demeurent scotchés à leur fauteuil en profitant au maximum de la belle situation, sans apporter une quelconque amélioration.

Une formation horrible

En étayant les dires de Saâdane, le technicien Ahmed Slimani a jeté l'éponge en démissionnant de l'équipe de Chlef, au cours de cette semaine, avouant son impuissance en claquant la porte du club. La cause? Ses ex-joueurs rechignent devant l'effort aux entraînements. C'est un indice supplémentaire qui signifie beaucoup de choses !

Une autre preuve, chaque semaine les arbitres éprouvent des grosses difficultés à diriger une partie de foot, compte tenu de l'ignorance par les acteurs des 17 lois de l'international Board, les règles régissant une rencontre du ballon rond.

Donc, le maestro Saâdane ne s'en cache pas la face, en le clamant haut et fort, devant la presse nationale et internationale, sans aucune honte ni une quelconque dérobade, ni une furtive esquive. De plus, il enfonce durement le clou en encensant l'apport des joueurs professionnels.

«Jamais l'Algérie ne se serait qualifiée pour l'Afrique du Sud, sans leur concours exceptionnel », lançait-il courageusement. Et vlan ! Une claque de plus à ces messieurs. C'est un signal fort qui ne trompe plus ! La vérité blessera certains de nos soi-disant dirigeants de clubs de foot mais elle est plus que nécessaire pour mettre les pendules à l'heure et les remettre à leur véritable place. Mais ces revanchards l'attendront au tournant au moindre couac.

Le mérite d'aller en CM, rajouta-t-il, c'est autant grâce au président de la FAF qui a convaincu les joueurs expatriés, les plus réticents à venir jouer en équipe nationale. Il ne s'arrêtait, en sa compagnie, de faire des incessants allers-retours, afin d'arracher leur participation en EN. Les indices financiers et de confiance sont indubitablement pour beaucoup de choses.

Une Équipe A' loin du diapason de l'Équipe A

Et puis Saâdane, comme il l'accentue davantage et sans ménagement, n'a pas du tout apprécié les sorties de l'équipe A', composée des joueurs du cru, lors de ses deux dernières confrontations contre la Libye. L'équipe n'a dû son salut qu'au but inscrit, en réduisant la marque durant les toutes dernières minutes, contre une équipe qui est loin d'être un foudre de guerre. C'est clair, net et précis de la part du coach national qui n'a pas versé, comme le font certains, hypocritement, dans la langue de bois. Ça vient du fond de son cœur et de sa pensée. Il ne tombe point dans la démagogie. Chapeau à vous Mister Saâdane.

Saâdane, un exemple à méditer ?

Dommage que les responsables, exerçant dans toutes les autres activités publiques du pays, ne prennent pas comme modèles les propos du cheikh. Ce qu'on apprécie chez Rabah Saâdane, c'est cette franchise qu'il répand sans arrière-pensées. Il ne souhaite pas susciter de faux espoirs en s'aventurant à s'encombrer de nos joueurs locaux. Il est pragmatique. Il veut tabler sur les meilleurs atouts. Il préfère et de très loin, avoir sous sa coupe un joueur qui n'est point titulaire dans une équipe de seconde zone en Europe que d'être titulaire en 1ère Division de notre piteux championnat local qui, chaque week-end, apporte son lot de scandales à répétitions. Et puis, depuis que l'EN s'est qualifiée en CM, le championnat est, de plus en plus, délaissé, abandonné par les adeptes du ballon rond qui ne vivent et ne jurent que par les exploits de la bande à Saâdane.

Mais dommage que Saâdane n'est pas allé assez loin dans sa logique. En tous les cas, il a posé un problème comme aucun politique n'oserait le faire. Son discours est simple, direct et sans ambages.

La formation, le dernier maillon

Le mal qu'il suscite est donc celui de la formation en particulier des footballeurs et sous-entendu celle des cadres et sous cadres, en général. Du plombier jusqu'au professeur d'université. Que ce soit au foot ou ailleurs, la formation nécessite un redressement salvateur. M. Saâdane ne nous a pas dit davantage. A juste titre, ce n'est pas son rôle. Son objectif est d'avoir à sa disposition des joueurs performants pour monter une équipe qui gagne, qui ne soit pas ridicule en Afrique du Sud. «Faîtes-nous confiance» comme il l'a si bien dit, à la fin de sa rencontre avec la presse.

Pourquoi l'on est arrivé à cette situation ? Saâdane n'est pas un politique mais il a posé le problème mieux que quiconque. C'est un constat déplorable de l'actuelle situation. Les solutions le dépassent, elles ne sont pas entre ses mains, elles sont ailleurs. Lorsque vous lisez les titres de la presse sportive ou vous entendez, à gauche et à droite, ce qui se trame dans les derniers matchs des différents championnats, les calculs occultes des uns et des autres pour une probable descente ou une possible montée, vous vous dîtes que l’on n’est pas encore sorti de l'auberge, malgré une qualification en CM. On ne peut pas faire du neuf avec un vieux système.

Source Le Quotidien d’Oran Mohammed Beghdad

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