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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 23:09

Algérie - Dossier de la vente de Djezzy : Le gouvernement appelle Orascom à clarifier sa position

Orascom

 

Orascom serait-il toujours en train de négocier en sous main avec le groupe sud-africain MTN la cession de sa filiale de téléphonie mobile Djezzy tout en gardant l’espoir qu’il parviendra à faire plier les autorités algériennes ou aurait-il tout simplement décidé de ne plus vendre ?

Difficile à dire tant la gestion du dossier lié à la vente de Djezzy est entourée d’un épais secret. Une chose paraît néanmoins certaine, les tergiversations du groupe égyptien commencent à porter sur les nerfs du ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication, Hamid Bessalah. Dans une nouvelle sortie publique, la deuxième en deux jours, M. Bessalah a appelé les propriétaires d’OTA à annoncer « clairement » qu’ils ne sont plus en négociation avec d’autres opérateurs afin de pouvoir discuter avec la partie algérienne. « Ce qui est attendu aujourd’hui, c’est que les propriétaires d’OTA annoncent d’abord et clairement qu’ils ne sont plus en négociation avec d’autres opérateurs étrangers parce que ce sont les lois et réglementations algériennes qui le commandent », a-t-il soutenu lors d’une conférence de presse animée en marge d’une cérémonie organisée à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale des télécommunications à Sidi Abdallah.

Le ministre a ajouté, selon l’APS qui a rapporté l’information, que les dirigeants d’Orascom « doivent exprimer leur intention de céder OTA et le préciser auprès des autorités algériennes ». La veille, le même ministre avait pourtant fait état de l’existence de négociations entre les autorités algériennes et le propriétaire d’Orascom Telecom Algérie (OTA) pour le rachat, par l’Etat, de Djezzy. Cela laissait d’ailleurs supposer que tous les aspects sur lesquels a insisté hier Hamid Bessalah étaient pris en charge. Que s’est-il passé entre temps ? Selon toute vraisemblance, M. Bessalah a dû certainement dire dimanche plus qu’il n’en fallait, cela contrairement sans doute au ministre des Finances, Karim Djoudi, qui s’est juste contenté de souligner la décision des autorités de racheter l’intégralité du capital de Djezzy. C’est d’ailleurs son département qui gère pour le compte du gouvernement le dossier de Djezzy. Sur ce point, tout le monde aura remarqué que les déclarations des deux ministres s’étaient contredites sur plusieurs points.

Bessalah va plus vite que la musique

Cela n’est pas allé sans créer une certaine confusion que beaucoup d’observateurs n’ont d’ailleurs pas hésité à relever. Et il apparaît aujourd’hui que le ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication devait tout dire sauf révéler l’existence de négociations entre le gouvernement et la direction d’Orascom. En clair, M. Bessalah est allé plus vite que la musique. L’hypothèse est plausible dans la mesure où rien n’avait effectivement laissé présager jusque-là que les deux parties étaient en négociations. Inutile de dire que ce genre de déclarations peut coûter très cher en affaires. Aussi, il n’est pas faux de penser que la sortie d’hier – même si elle a rajouté quelque peu à la confusion – était destinée justement à rattraper la bourde de dimanche et surtout à insister sur l’idée que le gouvernement ne fera aucune entorse à la loi dans le cas précisément de la vente de Djezzy.

« La démarche aurait dû être celle-ci dès le départ et les propriétaires d’OTA auraient dû se rapprocher des autorités algériennes afin d’exprimer leur intention de céder Djezzy car en faisant cela les autorités algériennes aurait réagi et fait des propositions sur la base des dispositions de la licence et de la loi de finances complémentaire, en particulier le droit de préemption », a soutenu à l’occasion M. Bessalah. Quid de l’avenir de Djezzy lorsque l’Etat en sera le propriétaire ? A cette question, le ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication a répondu de manière claire : « Nous avons une conception, une méthode et un plan que nous dévoilerons au moment opportun. » Une manière de dire, sans doute, que l’Etat algérien est prêt à reprendre sans délais la filiale de téléphonie mobile du groupe Orascom. A rappeler que le gouvernement s’oppose fermement au projet de transaction entre MTN et Orascom, concernant la société OTA, et s’oppose ainsi à tout transfert total ou partiel de propriété de cette entreprise d’Orascom vers MTN.

Source El Watan Zine Cherfaoui

Le Pèlerin

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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 23:07

Selon les autorités irakiennes, un Algérien figure parmi les «concepteurs» de cet attentat.

ben laden 

La menace de Ben Laden plane toujours. Al Qaîda veut frapper de nouveau! Le groupe terroriste a, en effet, menacé de commettre des actes de terrorisme pendant la Coupe du Monde en Afrique du Sud. A ce sujet, les autorités irakiennes ont annoncé, hier, l’arrestation de deux membres importants d’Al Qaîda en Mésopotamie.

Il s’agit d’un Saoudien, responsable d’Al Qaîda, et d’un Algérien, membre de la nébuleuse terroriste. Ils seraient impliqués dans la préparation d’un attentat en Afrique du Sud lors du Mondial (11 juin-11 juillet).
Le Saoudien, Abdallah Azzam Saleh Misfar al-Qahtani, 31 ans, était chef de la sécurité pour Al Qaîda à Baghdad et «a participé à la planification d’un acte terroriste en Afrique du Sud en prévision de la Coupe du Monde», a affirmé, lors d’une conférence de presse, le général Qassem Atta, porte-parole du commandement militaire de Baghdad.

Qahtani était chargé par Ayman al-Zawahiri, numéro deux du réseau dirigé par Oussama Ben Laden, de préparer le plan fomenté par Al Qaîda. Quant à l’Algérien, il s’agit d’un certain Tarek Hassel Abdelkader, chef militaire d’Al Qaîda pour al-Karkh, la partie occidentale de Baghdad.

Réagissant à cette annonce, la police sud-africaine a, de son côté, indiqué qu’elle se renseignait sur l’éventuelle planification d’un attentat de l’organisation Al Qaîda durant le Mondial. «Je ne sais rien à ce sujet. Nous n’avons pas été consultés ou informés», a précisé à l’AFP un porte-parole de la police, Vish Naidoo.

Mais la menace est prise au sérieux.

D’autant que cette annonce intervient alors que la police sud-africaine et l’armée ont organisé hier, justement, un exercice de simulation à Johannesburg afin de jauger l’état de préparation des forces de sécurité durant la compétition.
«Ce qui nous rend encore plus vigilants pour notre plan de sécurité, c’est que l’Afrique du Sud va accueillir le monde entier. En conséquence, nous ne prendrons aucun risque, sachant que les terroristes sont par nature très enclins à mener leurs actions violentes durant des événements internationaux», a déclaré Bheki Cele, chef de la police sud-africaine. Pour l’organisation terroriste, le Mondial de football représente une occasion inespérée de frapper un grand coup médiatique.

Au mois d’avril dernier, Al Qaïda avait déjà menacé de perpétrer des attentats lors de la rencontre devant opposer les Etats-Unis à l’Angleterre prévue le 12 juin prochain à Rustemburg.

«Le match Etats-Unis-Angleterre pourrait être formidable, diffusé en direct depuis un stade rempli de spectateurs quand le son d’une explosion parcourra les tribunes, semant le trouble dans le stade jonché de douzaines, de centaines de cadavres, si Dieu le veut», selon le site jihadiste Mushtaqun qui diffusait le communiqué d’Al Qaïda.

«Si Al Qaïda, qui a réussi à livrer 50 grammes d’explosifs dans un avion à Detroit, après le passage de dizaines de barrières de sécurité, si nous avons réussi à humilier le monde du renseignement, la CIA et même les renseignements jordaniens, si Allah le veut, nous le pourrons», ajoutait le texte
Une menace à prendre au sérieux par les autorités sud-africaines. Le groupe expliquait qu’il est quasiment «impossible de détecter leurs bombes à temps» avant d’apostropher directement le président de la Fifa, Sepp Blatter: «Pensez-vous être prêt pour quelque chose comme ça, Monsieur Blatter?»
Les Etats-Unis et l’Angleterre ne sont pas les seuls pays visés: la France, l’Allemagne et l’Italie sont également des cibles potentielles: «Tous ces pays font partie de la campagne sionistes-croisés contre l’Islam».

Source L’Expression Smail Rouha

Le Pèlerin

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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 15:07

Tipasa: Les locaux pour jeunes non

 

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Sur les 2.800 locaux en chantier ou réceptionnés dans les dix daïrate de la wilaya de Tipasa, plusieurs élus locaux disent ne pas procéder à leur distribution immédiate pour des raisons diverses. Ces motifs sont à l'origine d'un ras-le-bol citoyen exprimé soit par des critiques acerbes à l'adresse de leurs élus, soit souvent par un mécontentement porté quelquefois sur la place publique.

Dans la commune de Nadhor, située à six kilomètres du chef-lieu de wilaya, plusieurs locaux, finalisés, demeurent étrangement fermés. Les citoyens s'interrogent. Pourquoi leur distribution n'a-t-elle pas eu lieu ? Sidi Moussa, une autre commune rattachée à la daïra de Sidi Amar, située à 70 kilomètres d'Alger, dispose de quelques locaux professionnels, répartis dans deux de ses agglomérations secondaires. Ces locaux, très coquets d'apparence, sont soumis aux dégradations naturelles et humaines. Ils font quand même la fierté des résidents qui espèrent vainement. Dada Ali, un septuagénaire de Sour El-Roumane, une agglomération dépendant de Sidi Moussa, est confiant: «Ils ont promis à mes deux enfants chômeurs qu'ils bénéficieront des locaux fermés, que vous voyez là-bas», nous confie-t-il.

Cherchell, un autre chef-lieu de daïra, dispose en effet de son quota de 100 locaux professionnels. Mais les 54 locaux du lotissement Kaïd Youcef de Cherchell, bien que finalisés, décorés, restent toujours fermés, malgré que le wali de Tipasa ait constaté leur finalisation depuis plus de six mois.

Mais combien de ces 2.800 locaux professionnels ont-ils fait l'objet d'affectation durant le dernier mandat des élus locaux. Très peu, selon l'avis des citoyens. Cette situation se constate de visu, en apercevant les rideaux baissés ou les portes fermées de ces locaux. Les citoyens et les jeunes Cherchellois, interrogés, diront que ces locaux fermés vieillissent et se dégradent à vue d'œil malgré l'insistance et les recommandations du wali de Tipasa pour procéder à leur distribution.

Le même handicap se pose pour la ville de Tipasa, qui avait lancé la réalisation au centre-ville de 22 locaux à usage professionnel construits sur une surface bâtie de 384 mètres carrés avec un rez-de-chaussée et un 1er étage de 16 locaux, tandis que sur l'autre aile, on y retrouve 6 locaux. L'ensemble a nécessité une enveloppe qui avoisine près de deux milliards de centimes. Le démarrage des travaux qui a eu lieu en octobre 2007 devait permettre la réception de ces locaux dans les dix-huit mois suivants. Ce qui n'a pas été le cas. La situation reste toujours en stand-by. Ainsi, malgré une application, effective dans la wilaya de Tipasa, de l'instruction du président de la République, en vue de réaliser les 100 locaux professionnels par commune, et malgré les efforts importants consentis par l'exécutif de la wilaya dans ce domaine, cette instruction reste toujours à l'état de travaux inachevés ou de locaux fermés.

Source Le Quotidien d’Oran Larbi Houari

Le Pèlerin

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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 08:59

Algérie - Mondial-2010 - Allocation de change de 234 000 DA pour les supporters algériens

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La Banque d’Algérie a annoncé hier que dans le cadre de la participation de l’Algérie à la Coupe du monde 2010, un droit de change spécifique pour une valeur de 234 000 DA est mis en place au profit des nationaux résidant en Algérie, désireux de se rendre en Afrique du Sud.
La mise en place de ce droit de change spécifique Coupe du monde 2010 entre “dans le cadre des mesures de facilitation et d’accompagnement décidées par les pouvoirs publics à l’effet de permettre le déplacement et le séjour des nationaux résidents dans de bonnes conditions”, a indiqué la Banque centrale dans un communiqué. “Le montant de cette allocation de change spécifique, qui sera allouée exclusivement pendant la période allant du 20 mai 2010 au 30 juin 2010, est fixé à la contre-valeur en devise de 234 000 DA”, précise-t-elle. Cette allocation de change spécifique “est délivrée par les guichets des banques, intermédiaires agréés, sur présentation par le demandeur bénéficiaire, des documents justificatifs : le passeport en cours de validé, établi ou prorogé en Algérie, et le titre de voyage à destination de l’Afrique du Sud, avec une réservation confirmée, délivrée par la compagnie Air Algérie. Cette allocation de change est délivrée au bénéficiaire une fois portée sur son passeport la mention “allocation de change spécifique Coupe du monde 2010”. “Tout allocataire, ayant perçu l’allocation de change spécifique et qui, pour quelque raison, n’aura pu effectuer le déplacement en Afrique du Sud, est dans l’obligation de rétrocéder son allocation spécifique Coupe du monde 2010, auprès du guichet de banque, qui lui a délivré cette allocation’’, note-t-elle. La mention d’annulation de l’allocation de change spécifique est portée sur le passeport du remettant. Le non-respect des dispositions réglementaires relatives à cette allocation, “constitue une infraction à la réglementation des changes et expose son auteur aux sanctions prévues par la loi’’, ajoute la Banque d’Algérie.

Source Liberté

Le Pèlerin

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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 08:47

Se nourrissant de la crédulité des gens -Le charlatanisme fait des ravages

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Des mentalités à changer

La maladie, la pauvreté et l’ignorance sont autant de facteurs dont profitent les charlatans pour se vanter de l’étendue de leurs pouvoirs.

Tout le monde entend parler d’eux et beaucoup n’hésitent pas à les consulter à la moindre petite souffrance tournant volontairement le dos à la science. Le charlatanisme, bien qu’il n’acquière pas l’adhésion de toute la société, n’en n’est pas moins présent, imposant et visible.
Une pérennité qui tient son pouvoir de la crédulité d’une partie de la population. A ceux qui ont fait du charlatanisme leur métier, on reconnaît une facilité déconcertante de discours et des facéties attirant la sympathie des plus avertis. Des qualités vendues au prix d’une dépendance dont ils profitent sans état d’âme ni remords. Qu’on les appelle, «chouafatte», «guezenate» ou «taleb», ces voyants ou ces pseudo- guérisseurs font de la souffrance et de l’ignorance des citoyens un fonds de commerce très lucratif.

Ils vivent aux dépens de tous ces désespérés qui croient au miracle pour trouver un travail, se marier, faire un enfant, avoir de la chance et se protéger contre le mauvais œil. Pis encore, ils ne jurent que par les bienfaits de leurs compositions mystérieuses.
Elles sont censées guérir un nombre incommensurable de maladies, selon eux. Il s’agit entre autres, de la stérilité, de la migraine, de la jaunisse, de l’ulcère et la liste est encore très longue.
Echappant à tout contrôle, ces soi-disant guérisseurs n’ont d’autre savoir que la sorcellerie. Elle est à la base de toutes leurs thérapies. Ce marché a pris aujourd’hui une telle ampleur que n’importe qui peut se déclarer guérisseur ou «raqi».
Une réalité qui trouve son origine dans l’ignorance conjuguée au désespoir qui sévit dans la société algérienne. Le manque de sensibilisation et d’information sur la vraie «roqia» et les pratiques douteuses de ceux qui se revendiquent guérisseurs a largement joué en faveur de ce phénomène social.
Pourtant, si la «roqia» en tant que médication est recommandée par la religion, elle ne peut, en aucun cas, détrôner la prise en charge médicale. «Les personnes qui vont voir un «raqi» croient en des forces de guérison à travers le Coran ou à travers des forces mystiques. Dans la quête de guérison, le malade perd ses capacités rationnelles et retombe dans la pensée magique, l'enfance et l'archaïque. Ces personnes cherchent la magie par le texte religieux», explique Mme Mouna Boudjemaâ, psychiatre.
La faiblesse et la souffrance, dont parle notre psychologue, sont devenues, ainsi, une source d’enrichissement pour des personnes sans aucun scrupule.
Pourtant, les lois réprimant ces agissements existent bel et bien. Ces gens sont passibles d’une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à cinq ans, selon l’article 372 du code pénal. La loi prévoit également dans ses articles 8 et 14, dans le cas d’un grave préjudice, la perte des droits civiques et politiques. Mais faudrait-il d’abord oser dénoncer ces agissements si profondément ancrés dans la culture et les traditions de tous les algériens.
Pour preuve, il n’existe pas une ville, voire un village ou un douar, où il n’y a pas une personne qui s’adonne au charlatanisme au vu et au su aussi bien de la population que des autorités. Une adhésion consciente ou inconsciente qui encourage et perpétue l’ignorance au détriment de la science.

Ce que dit l’islam

Le devoir des hommes de religion est de mettre en garde la société contre le charlatanisme. Leur rôle dans la sensibilisation contre ce fléau est essentiel.

Ils sont les seuls à pouvoir influer positivement sur ces milliers d’Algériens et d’Algériennes qui, par ignorance, demeurent attachés aux pratiques de ces imposteurs qui prétendent détenir le pouvoir de guérison et la science de l’avenir (ghayb).
Pourtant, le Coran ne pouvait être plus clair sur cette question largement traitée dans la (sourate an-Naml, verset 65) : «Ne sait les choses de l'avenir et ce qui est caché dans les cieux et la terre qu’Allah».
Poussant l’outrecuidance plus loin encore, beaucoup de charlatans n’hésitent pas, pour plus d’emprise et d’influence, à réciter, lors de leurs séances d’imposture, des versets coraniques afin de mettre leurs clients en confiance et accentuer leur confusion. Mais le Coran ne peut se conjuguer à la magie. «Celui qui vient auprès d'un devin ou d'un charlatan et a cru en ce qu'il dit, sera devenu mécréant en ce qui a été révélé à Mohammed», a dit le prophète. En effet, il aura cru ainsi que ce charlatan à la connaissance des choses cachées. Le danger de ces gens n’est plus à démontrer. Leurs préparations «magiques» censées guérir toutes les maladies ou porter chance aux personnes désespérées n’est qu’illusoire. Outre le préjudice financier, moral et physique, ces charlatans abusent de la naïveté des citoyens en les entraînant dans les grands péchés. Sur la magie et le charlatanisme, Allah dit : «Craignez un jour dans lequel vous reviendrez pour le Jugement d’Allah, ensuite chaque âme recevra la rétribution de ce qu'elle aura acquis et nul ne subira d'injustice».

La «guérisseuse», tortionnaire de bébés

Horrifiée par les scènes auxquelles elle a assisté, Nassima n’a eu d’autre choix que de rendre public ce qu’elle a découvert chez une pseudo-guérisseuse à Djenan El-Mebrouk dans le quartier de Bachdjerah.

En se rendant chez cette guérisseuse qui a la réputation de soigner les enfants, Nassima était loin d’imaginer qu’elle allait être témoin de scènes dignes d’un film d’horreur.
Une fois sur les lieux, elle est est étonnée de voir autant de femmes avec des enfants, voire des nourrissons, dont l’âge ne dépasse pas les huit mois. L’une d’elles tenait un bébé âgé à peine de six mois resplendissant de santé et de beauté. A la question de savoir pourquoi est-elle venue voir cette femme, la mère lui répond : «C’est pour soigner mon fils. Il ne dort pas la nuit à cause du mauvais œil.»
Quelques instants plus tard, la «guérisseuse» arrive. «Le visage dur et livide, elle était vêtue d’une djebba crasseuse à tel point qu’on pouvait à peine distinguer sa silhouette», dit Nassima. La «guérisseuse» s’assoit à même le sol, elle allume un réchaud et demande à l’une des femmes présentes de lui remettre son fils. Et c’est le début de l’horreur où une séance de torture des plus barbares a eu lieu. «Elle pose l’enfant sur ses genoux tout dénudé. Elle prend 4 roseaux attachés avec une ficelle et fouette l’innocent de la tête aux pieds.
Le pauvre enfant n’arrête pas de se débattre hurlant de toutes ses forces sous le regard d’une mère indigne de ce nom», raconte Nassima avec beaucoup d’émotion. Et d’ajouter : «La mère ne voyait pas de raison de réagir puisqu’il s’agissait, après tout, d’une sorte de thérapie.»
Pire encore, cette attitude qui relève de l’ignorance et de la naïveté est adoptée par toute l’assistance. «J’ai eu beau leur faire entendre raison, en vain», raconte notre témoin. Et de poursuivre : «La peau du pauvre innocent, si blanche à l’origine, s’est transformée en lacérations rouges. Une fois cette épreuve terminée, un autre calvaire attend le petit bout de chou. La femme introduit un coton imbibé d’huile dans la bouche de sa victime jusqu'à la suffocation. Le bébé pouvait à peine se débattre entre les mains de son bourreau qui, poussée par sa folie, est allée jusqu’à introduire ses deux doigts dans la gorge de ce pauvre enfant. Il se tordait de douleur et criait à mort de souffrance».
Pour couronner le tout, «elle lui assène des coups, toujours avec ses roseaux, sur son petit crâne et termine sa séance de géhenne avec un massage à l’huile si brusque et si fort qu’on le comparerait à un gommage», témoigne notre interlocutrice. La victime est enfin remise à la «maman» dans un état pitoyable, «la morve coulait de son nez et les pleurs ont laissé place à des sanglots étouffés», affirme Nassima.
Un enfer qui a coûté à la mère pas moins de 1 400 DA. Notre témoin sort en laissant derrière elle, une autre victime âgée de cinq mois. Après une semaine à l’hôpital suite à une infection urinaire et une déshydratation, sa grand-mère a jugé que seule cette «tortionnaire» pouvait la guérir.

Nacera Merah* à InfoSoir - «C’est une affaire de mœurs»

«Il faut dire qu’en justice, ceux qui traitent les dossiers sont, parfois, eux-mêmes influencés par ces pratiques et croyances.»

InfoSoir : Pourquoi certaines mères continuent-elles de s’adresser à des guérisseurs, les plaçant au-dessus de la médecine et de la science ?
Mme Nacera Merah : Il faut commencer par préciser que ceci n’est pas spécifique aux mères. Les pères le font aussi. Il faut sortir des stéréotypes attribuant le mysticisme exclusivement aux femmes. On s’adresse aux guérisseurs lorsqu’on considère que la maladie n’est pas d’origine «scientifique» et dans ce cas, on se remet au divin. On se met entre les mains de Dieu qui est au-dessus de tout et de tous. Si Dieu ne guérit pas, ce n’est pas un humain qui le ferait. En outre, l’ordonnance est parfois plus coûteuse que l’offrande au guérisseur. D’autres se tournent vers les guérisseurs après les tentatives infructueuses auprès de la médecine classique.

Un témoignage bouleversant nous est parvenu sur l’existence d’une guérisseuse qui bat les nourrissons pour soi- disant les guérir du mauvais œil. Comment peut-on interpréter cette pratique du point de vue sociologique ?
L’exorcisme sous toutes ses formes a toujours existé.
Le diable et le mauvais œil étant considérés comme malfaisants, il faut les faire sortir avec tous les moyens et toutes les pratiques jugés utiles. Les gens sont éduqués et influencés par ces croyances et pratiques depuis toujours. La société ne fait que perpétuer cet état de fait. Il est constaté un encouragement même de ces comportements par les bénéficiaires. Il s’agit notamment de ceux auxquels cela rapporte ainsi que ceux qui veulent maintenir la société dans une dépendance culturelle. De toute évidence, l’objectif est de les éloigner de toute forme de critique ou de réflexion positive.

Peut-on changer ces esprits restés hermétiques à la science privilégiant ces actes sataniques ? Si oui, comment ?
Bien sûr que les esprits peuvent changer. Il suffit de leur faire prendre conscience que la science n’est pas satanique et qu’une maladie est étudiée et que les soins appropriés sont analysés en adéquation avec elle. Une maladie doit être soignée et ne peut être guérie par miracle. Mais qui a envie de faire sortir la société de l’obscurantisme où on l’a volontairement enfoncée ?

Quels sont les facteurs qui concourent à la pérennité de ce genre de pratique dans notre société ?
Je crois que ce point est traité dans les points précédents, le désespoir y est cependant pour beaucoup. Lorsque la société perd ses repères, elle se tourne vers la force qu’elle considère au-dessus de tout. Même les pratiques païennes sont ressorties pour la circonstance.

Les nouvelles générations sont-elles, à votre avis, prêtes à se détacher de ce charlatanisme ?
Elles suivront les précédentes, si on ne fait rien pour les faire sortir de ce marasme.

Les pouvoirs publics restent indifférents. La pseudo-guérisseuse a pourtant été bel et bien signalée aux services de sécurité.
Les pouvoirs publics ne restent pas indifférents. Ils ont pris une position incompréhensible et déplorable. Pour preuve, je citerai le cas d’une journaliste qui a été condamnée pour avoir dénoncé, preuves à l’appui, quelqu’un qui «guérissait» au nom de la médecine. Lorsqu'ils sont dénoncés, ils se défendent et crient à la diffamation qui n'est pas définie clairement. En utilisant la religion, ils deviennent intouchables et les dénigrer serait une atteinte au religieux.
Il faut dire qu’en justice, ceux qui traitent les dossiers sont, parfois, eux-mêmes influencés par ces pratiques et croyances. Qui oserait remettre en question une «roqia» après la condamnation de la journaliste ?

Source Horizons Assia Boucetta  Sociologue et chercheuse

Le Pèlerin

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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 08:41

Algérie -  Séisme de M’sila : L’aide s’organise, la solidarité agit et les habitants retrouvent peu à peu leurs esprits

msila

 

Les secours s’organisent et les aides se mettent progressivement en place dans les communes de Beni Ilmème et de Ouennougha (M’sila), ébranlées vendredi et dimanche par un tremblement de terre puis par une réplique de magnitudes 5,2 et 5,0 sur l’échelle de Richter, faisant 579 sinistrés.

Ce dernier chiffre, communiqué hier par le wali, pourrait même évoluer, les équipes d’ingénieurs du CTC (Contrôle technique des constructions), chargées d’expertiser toutes les constructions dans les deux communes concernées, étant sur le terrain jusqu’à la fin de la semaine en cours.
Malgré tout, l’organisation des secours, résolument prise en charge par le gouvernement qui a dépêché sur les lieux, samedi et dimanche, trois ministres de la République, ainsi que par les autorités locales, gagne indéniablement en efficacité à la faveur de la mise en place d’un vaste dispositif destiné à assister la population tant sur les plans médical, matériel et psychologique qu’en ce qui concerne l’hébergement provisoire.
La présence sur le terrain d’une vingtaine de brigades d’experts du CTC, le déploiement de cinq équipes médicales constituées chacune d’un médecin et de plusieurs infirmiers, pourvues des équipements nécessaires pour les premières urgences, l’installation d’un centre opérationnel de campagne de la Protection civile, doté de médecins et d’une dizaines d’ambulances médicalisées, la distribution d’un millier de tentes dans les deux communes, la remise de vivres par le Croissant-Rouge algérien et l’activité déployée par les cellules de proximité de la direction de l’Action sociale, semblent avoir fini par convaincre la population de Beni Ilmène et de Ouennougha de la détermination de l’Etat à leur venir en aide et reconstruire ce qui a été détruit.
Le problème le plus épineux qui se pose dans les deux communes affectées, selon ce que l’on a pu constater sur place et de l’avis des élus, des parents d’élèves et des représentants de la société civile, reste celui de la scolarisation dans les trois paliers de l’enseignement.

Source Horizons

Le Pèlerin

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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 08:33

Tourisme mondiale : La destination Algérie est prometteusealgerie hoggar tin hinan

 

Les travaux de la 50e réunion de la commission de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) pour l’Afrique, qui ont débuté hier au Sheraton Club des pins (Alger), se veulent un rendez-vous important pour étudier les performances touristiques dans le monde et en Afrique, l’impact de la crise et les perspectives d’avenir.

Taleb El Rifaï, secrétaire général de l’Organisation, a adressé un message aux Algériens : « L’Algérie est un pays prometteur qui peut devenir une grande destination touristique. Le tourisme, c’est le vrai pétrole de l’Algérie de demain, une ressource inépuisable, d’autant plus que vous avez un pays riche par son patrimoine et ses paysages ». Un discours qui a apporté de l’eau au moulin de Cherif Rahmani, ministre de l’Aménagement du territoire, de l’Environnement et du Tourisme, qui souligne dans son allocution que le gouvernement algérien s’est engagé concrètement à soutenir le plan de développement du secteur. « L’exécution de cette stratégie enregistre ses premiers résultats illustrés à titre d’exemple par le lancement de la réalisation de 46 000 nouveaux lits dans le cadre du partenariat entre les autorités publiques et le secteur privé et la programmation de 20 villages touristiques d’excellence. Cette nouvelle dynamique a été accompagnée par une augmentation du nombre de touristes visitant l’Algérie de 1 600 000 en 2008 à environ 2 000 000 en 2009. »

Au chapitre des bonnes nouvelles, il faut savoir que les résultats de 2009 indiquent que la croissance a été négative dans toutes les régions du monde sauf pour l’Afrique, qui n’a pas suivi la tendance générale. Le continent a affiché une bonne santé avec plus de 5% et des destinations subsahariennes particulièrement en pointe. La Tunisie a connu une année en demi-teinte pour ce qui est des chiffres mensuels tout en restant plus performante que la plupart de ses concurrents de la Méditerranée. Le Maroc a poursuivi sur l’élan et compte au rang des champions de 2009 grâce à ses produits très bien pensés et à un travail de promotion aussi dynamique qu’imaginatif. La destination Afrique compte beaucoup sur l’effet Coupe du monde de football en Afrique du Sud pour améliorer son image et dérouler le tapis rouge à tous ceux qui veulent découvrir ses potentialités.

« L’Afrique va vivre en communion avec les autres continents à travers l’un des plus prestigieux mégaévénements sportifs de notre planète. Cet événement nous rappelle opportunément le thème de la 25 Journée mondiale du tourisme célébrée en 2004 à savoir, sport et tourisme : deux forces vives au service de la compréhension mutuelle, de la culture et du développement des sociétés », relève El Hadj Baba Hamadou, président de la commission de l’Organisation mondiale du tourisme pour l’Afrique et ministre du Tourisme du Cameroun. En fait, l’Afrique a un immense avantage, elle se trouve à proximité du plus grand marché émetteur au monde, en l’occurrence l’Europe, avec une forte progression pour les courts séjours à l’étranger et la quasi- absence de décalage horaire qui est en plus très appréciable !

D’autres arguments ont leur importance : les touristes sont de plus en plus sensibles au contact avec la nature et l’environnement à tel point que c’est devenu une demande en termes de marché. Cherif Rahmani a mis en garde cependant contre « l’imitation non objective de certaines expériences touristiques internationales qui pousse l’Afrique à s’écarter d’elle-même et en fait devenir une destination sans âme et sans goût, ce qui réduit son attractivité basée essentiellement sur son originalité ». La première journée a été riche en mesures concrètes. Un réseau africain d’instituts de formation dans le domaine du tourisme sera implanté en Algérie, a annoncé Taleb El Rifaï. Il permettra de dispenser aux étudiants africains une formation adaptée aux normes mondiales dans le domaine du tourisme. Un programme de coopération pour la période 2010-2015 a été signé entre l’Algérie et l’OMT.

Ce programme porte sur trois axes « essentiels », à savoir le marketing et la promotion, le perfectionnement des capacités et des moyens de l’Algérie pour se hisser à un pôle touristique important ainsi que la formation.

Source El Watan Kamel Benelkadj

Le Pèlerin

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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 08:22

Agriculture - Les agriculteurs et les distributeurs sont satisfaits…

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Cageots de fruits et légumes au départ de Rungis

Des légumes et des fruits moins chers sans que les agriculteurs ne soient lésés. C’est ce à quoi devrait aboutir le plan signé lundi soir par la grande distribution, qui s’est engagée à modérer ses marges dans le secteur, sous la pression de l’Elysée. «Quand il y a une crise, il faut qu'il y ait un accord de modération de marges pour que le producteur voit son prix augmenter et que le consommateur ne soit pas pénalisé», a justifié Nicolas Sarkozy à l'issue de la réunion qui s’est tenue à l’Elysée. Or, en moyenne, les agriculteurs ont enregistré une baisse moyenne de 34% de leurs revenus en 2009.

«Le président de la République donne le coup d'envoi d'une nouvelle façon de travailler entre distributeurs et producteurs», s'est félicité Angélique Delahaye, présidente des Légumes de France, une branche de la FNSEA, principal syndicat agricole français. Elle s'est dite «confiante» tout en voulant rester «vigilante». En revanche, les syndicats minoritaires agricoles étaient critiques: «accord imparfait» ou «inutile», selon la Coordination Rurale.
Chantage de l'Elysée

Du côté des distributeurs, l’heure était à la satisfaction. «Cette réunion est un coup d'envoi d'une nouvelle façon de travailler. Elle est utile et symbolique», a réagi Serge Papin, président du groupe Système U. Arnaud Mulliez, président d'Auchan France, s'est «réjoui des décisions qui ont été prises pour aider l'agriculture française».

C’est que les grands distributeurs n’avaient pas vraiment le choix. Nicolas Sarkozy les a menacé, comme en avril dernier: «Si dans l'avenir des accords de modération de marge n'étaient pas signés» alors sera voté le principe d'une taxe additionnelle sur les surfaces commerciales.

Selon l'Elysée, la possibilité de conclure ce type d'accords sera formellement introduite cette semaine sous la forme d'un amendement du gouvernement dans le projet de loi de modernisation de l'agriculture et de la Pêche (LMAP) qui doit être examiné à partir de mardi devant le Sénat.

Source 20minutes.fr

Le Pèlerin

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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 08:10

Algérie - Les étrangers sous surveillance: un nouveau cycle de paranoïa en Algériela grande poste 2.jpg

 

Se rencontrer. Un génial chroniqueur collègue a bien exprimé hier ce vœu politique absolu du Pouvoir : faire en sorte que les Algériens ne se rencontrent jamais. Que chacun se lève seul, prenne son café seul, rentre seul vers sa solitude binaire du couple, marche seul, proteste seul, vote seul et ne se rassemble jamais qu'après la mort. Cette hantise de la « rencontre » comme preuve d'un début de révolte ne touche pas, aux yeux borgnes du régime, les seuls autochtones nucléarisés. Depuis un mois presque, tous les ambassadeurs étrangers, surtout de l'Occident, ont été sommés de limiter strictement leurs déplacements, sinon de les annuler, de signaler leurs rencontres avec les Algériens de tout bords et de ne rencontrer aucun officiel, à quelque niveau que ce soit, sans autorisation délivrée par le centre même du pouvoir. Beaucoup d'ONG et de missions de coopération de proximité se plaignent déjà de cette obligation de passer par Alger pour rencontrer un simple sous-directeur à Tébessa. Le Régime, dans une sorte d'excès de gel et de peur dû à une menace interne, ne veut pas que les Algériens se rencontrent et ne veut plus que les étrangers rencontrent les Algériens. Un Algérien doit vivre seul mais sans que cette solitude lui soit prétexte de rencontrer un étranger dans une sorte de rendez-vous solitaire. La nouvelle mesure est même transmise sur le mode de la menace directe et de l'interdiction nord-coréenne. Pour le bla-bla, on peut continuer à parler d'investisseurs étrangers et d'encouragement de la création de l'emploi par le tourisme (deux flics par touriste et un BRQ par réservation d'hôte), mais dans le réel, on ne veut plus. De quoi a peur le Pouvoir au point d'interdire aussi ridiculement ? Si deux Algériens se rencontrent, on peut prévoir soit une amitié, soit un mariage soit une cellule d'opposition clandestine ; mais en quoi la rencontre d'un Algérien avec un étranger est-elle une menace ? C'est une menace magique : le Pouvoir sait que les deux vont, automatiquement, parler de lui et il n'aime pas avoir mauvaise réputation quand il va à l'étranger. Ensuite, les étrangers, surtout occidentaux, vont apprendre à l'Algérien comment se regrouper et donc ils vont « lui ouvrir les yeux » (traduire en algérien c'est plus croustillant comme formule). Bien sûr à l'époque de Google Earth, l'Occidental terrible n'a pas besoin des secrets de Ain Oussara, ni des photos paysages des casernes les plus proches, ni des secrets d'Etat. Ce qui fait peur, c'est l'image. Le pouvoir veut être le mâle dominant, l'unique à parler à l'Occident, le seul interlocuteur. C'est un truc de psychologie de la domination car c'est la seule explication de l'irrationnel : que veut-on cacher lorsqu'on interdit aux diplomates de se déplacer et aux coopérants et Occidentaux de parler aux habitants de ce pays ? Soi-même. On ne veut cacher que ce qui crève les yeux : ce pays est prisonnier, interdit de parole et de son par l'ENTV, interdit de toucher par le conservatisme, interdit de voyager par la mer et le désert, interdit de rêver sauf avec la télécommande ou une collection de hadith sur le paradis. Tous les étrangers savent comment ce régime exerce son Pouvoir et connaissent le pays par l'image qu'ils lisent sur nos visages, et ce genre d'alerte n'est donc qu'une maladie de l'âme morte, une bêtise de plus, une crispation de la peur. Le régime a-t-il donc si peur qu'il tombe dans l'absurde des âges séniles ? Oui, disent les oracles. Le régime a peur et quand il a peur, il tombe dans le recyclage de sa jeunesse : décoloniser, chasser l'étranger, haïr l'extérieur, surveiller les visiteurs, séparer le peuple, surveiller les dos et les faces et placer les téléphones des journalistes sous écoute. Le régime sait qu'il va être lâché. Sous peu et dans les gestes d'au revoir, il voit à l'infini la fameuse main de l'étranger.

Source Le Quotidien d’Oran Kamel Daoud

Le Pèlerin

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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 08:01

L’Algérie boycotte une importante rencontre de l’Union pour la Méditerranée (UPM)

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A moins de trois semaines du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres de l’Union pour la Méditerranée (UPM) prévu le 7 juin prochain à Barcelone (Espagne), l’Algérie continue de bouder les rencontres de cette instance. Le 27 mai se tiendra à Marseille un forum sur l’investissement et le financement des projets en Méditerranée dans le cadre de l’UPM. La quasi-totalité des pays marquera sa présence sauf l’Algérie.

Des figures importantes du monde politico-diplomatique euro-méditerranéen prendront part à la rencontre. « De nombreuses personnalités sont attendues à ce forum, parmi lesquelles Christine Lagarde, Ministre française de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi, Rachid Mohamed Rachedi, ministre Egyptien du Commerce et de l’Industrie, Stéfan Fule, Commissaire européen à l’Elargissement et à la politique de voisinage, Anne-Marie Idrac, Secrétaire d’Etat français au commerce extérieur, Stefania Gabrielle Anastasia Craxi, Secrétaire d’Etat italien aux affaires étrangères, Ahmad Masadeh, secrétaire général de l’UPM, Lino Cardarelli, secrétaire général adjoint aux financements de projet de l’UPM, Henri Guaino, Conseiller spécial du président de la République Française, chef de la mission interministérielle de l’UPM », selon un communiqué rendu public aujourd’hui.

De la rive sud de la Méditerranée, des pays comme le Maroc, la Jordanie, la Tunisie, le Liban, compteront des représentants de haut niveau notamment des établissements bancaires et financiers ayant des potentialités pour financer des projets de l’UPM. L’Egypte, qui assure avec la France la coprésidence de l’UPM, sera représentée au niveau ministériel.

 

Axé sur le financement des projets d’investissement dans l’espace méditerranéen, le forum de Marseille sera également marqué par la présence de nombreux établissements financiers des pays arabes comme la banque marocaine Attijariwafa, la société financière libanaise Kafalat et la société émiratie de capital investissement Abraaj. Mais aucun organisme financier ni algérien ne sera présent.

 

Pourtant, tenant compte de l’aisance financière du pays dans la conjoncture actuelle (plus de 140 milliards de dollars de réserves de change), l’Algérie est bien placée dans la région pour s’impliquer dans le financement des projets de l’UPM.

 

Source TSA  Mourad Allal

 

Le Pèlerin

 

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