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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 08:20

Algérie - En cas de persistance de la crise en Europe - Risques sur les exportations algériennes

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La crise grecque à peine calmée, la crainte d’une contagion au reste de l’Europe, tout particulièrement à l’Espagne, fait rechuter l’euro et toutes les Bourses européennes. Des rumeurs selon lesquelles des agences de notation vont dégrader la note de l’Espagne, et que Madrid pourrait demander une aide financière colossale au FMI font plonger les places boursières. Paris, Londres, Francfort avaient été ébranlées vendredi, suscitant la crainte que la crise grecque ne provoque un effet domino sur une économie européenne convalescente. Devant l’urgence, les chefs d’État et de gouvernement de l’Union monétaire ont posé les bases d’un fonds inédit d’assistance financière pour éviter la contagion de la crise grecque en direction de l’Espagne et du Portugal, voire de l’Italie.

Signe de la gravité de la situation, le président américain Barack Obama s’est dit “très préoccupé” par la crise budgétaire grecque et son impact sur les économies européenne et américaine. Mais quel impact pourrait avoir cette crise sur notre pays qui entretient des relations commerciales approfondies avec cette zone. L’Union européenne est le premier partenaire de l’Algérie.

Les pays de l’Union européenne sont toujours les principaux partenaires de l’Algérie, avec les proportions respectives de 52,86% des importations et de 51,30% des exportations. À l’intérieur de cette région économique, on peut relever que notre principal client est l’Italie qui absorbe plus de 12,62% de nos ventes à l’étranger, suivie de l’Espagne de 11,95% et la France de 9,79%.

Pour les principaux fournisseurs, la France occupe toujours le premier rang avec 15,68%, suivie par l’Italie et l’Espagne avec les proportions respectives de 9,40% et 7,56% dans les importations de l’Algérie au courant de l’année 2009. Du coup, la crise économique qui sévit dans beaucoup de pays européens aura inévitablement des répercussions sur notre pays. Sur le plan strictement des parités des monnaies, la faiblesse de l’euro est profitable à l’Algérie. Ces deux dernières semaines, l’euro a chuté d’environ 5% face au billet vert, “bien que cela se soit fait dans des conditions de marché normales. Cette baisse reflète simplement les données macroéconomiques en Europe et les dettes gouvernementales phénoménales des pays de la zone euro”, d’après les économistes de Morgan-Stanley, qui estiment que la faiblesse de l’euro devrait se poursuivre pour les prochains mois, voire même les prochaines années.

Il semble qu’elles suivent les marchés et vendent leurs euros, apparemment depuis décembre dernier, pour acheter des dollars à la place. “En regardant vers l’avenir, il semble que ce processus va se poursuivre et que les banques centrales vont continuer à vendre leurs euros, de manière tout à fait progressive”, estiment certains experts. Au niveau des importations, la baisse du cours de l’euro peut faire l’affaire de nos importateurs au niveau des coûts à l’importation.

Par ailleurs, le renforcement du dollar par rapport à l’euro renforce le pouvoir d’achat des réserves de changes de l’Algérie. Le risque pour notre pays est de voir ses exportations se contracter, pour une année supplémentaire. Pour rappel, en 2009 en raison de la chute du prix du pétrole, conjuguée à une faible demande mondiale, les exportations de l’Algérie ont baissé de moitié.

Les exportations des hydrocarbures qui continuent à représenter l’essentiel de nos ventes à l’étranger durant l’année 2009 avec une part de 97,6% du volume global des exportations, ont enregistré une diminution de près de 43% par rapport à l’année 2008. Les exportations hors hydrocarbures, qui demeurent toujours marginales, avec seulement 2,36% du volume global des exportations soit l’équivalent de 1,07 milliard de dollars, ont régressé de 45% par rapport à l’année 2008. La baisse de la demande dans la zone euro peut s’accompagner d’une baisse de nos exportations vers cette zone. Même avec la Grèce, les échanges avec ce pays n’ont pas une grande importance.

Source Liberté Watan Meziane Rabhi

Le Pèlerin

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10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 07:43

Algérie - Ils exigent leur intégration dans les conventions de branches : Les cheminots en grève illimitée

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Vent de colère chez les cheminots. Le mouvement de protestation, spontanément initié par la base syndicale, a engendré hier d’importantes perturbations dans le transport des voyageurs et de marchandises sur le territoire national. Dans la capitale, la majorité des trains de banlieue n’a pas quitté le quai. Même le service minimum n’a pas été assuré. Par conséquent, de nombreux usagers, désirant rejoindre Alger, sa banlieue ou d’autres wilayas du pays, n’ont pas pu le faire.

Les citoyens devaient se rabattre sur d’autres moyens de locomotion. D’aucuns n’ont pas manqué de pester contre ces intempestifs tracas. « C’est surprenant cette grève ! Je n’ai pas eu vent d’une telle action. Sinon, j’aurais pris mes précautions », susurre un étudiant. Au niveau de la gare Agha, le silence régnait dans les quais. Bras croisés, des préposés au guichet ne savaient pas quoi faire. Pas très loin, un groupuscule de cheminots-syndicalistes tenait des conciliabules. Le ras-le-bol est à son acmé. « Nous avons déclenché ce mouvement de grève illimitée parce que nous avons été exclus des rémunérations salariales. Ceci alors que d’autres secteurs d’activité sont concernés par les conventions de branches », tonne un syndicaliste, affilié à une section syndicale de la région d’Alger. Quid du préavis de grève ? « On n’a pas besoin de le donner. Cette grève est l’expression d’un grand malaise au sein de notre corporation. Nous touchons des salaires de misère. On ne peut plus continuer de vivre comme ça, d’autant plus qu’on vient de nous signifier que nous ne sommes pas concernés par les conventions de branches », tempête-t-il, estimant que les grévistes sont convaincus de la justesse de leur revendication. Pris de court et accusée par sa base de « trahison et de complicité avec l’administration », la Fédération nationale des cheminots, affiliée à l’UGTA, observe de loin le remue-ménage.

« Notre syndicat a tourné le dos à nos doléances », déplore notre interlocuteur. Les sections syndicales de la région d’Alger ont déjà saisi le bureau fédéral de leur syndicat et la direction générale de la SNTF, les interpellant sur leur situation sociale « intenable » et afin de satisfaire leurs « droits inaliénables ». « Nous avons consenti des sacrifices durant la décennie noire. Et aujourd’hui, on nous refuse injustement une augmentation des salaires dans le cadre des négociations sur les conventions de branches. Nous ne demandons que notre droit à un salaire décent. Nous ne demandons pas la lune », réclame un autre syndicaliste, rencontré au siège de la direction régionale de la SNTF, à Alger. Ils sont nombreux, d’ailleurs, à observer un pied de grue afin d’exprimer leur colère. « Le cheminot est devenu presque un mendiant. J’ai trente ans de carrière. Et mon salaire de base ne dépasse pas 19 000 DA. C’est injuste », raconte, amer, un vieux cadre de la société, en indiquant que bon nombre de cheminots, loin de joindre les deux bouts, traînent fatalement des maladies chroniques. Par ailleurs, ils rejettent avec véhémence l’argument de l’administration selon lequel la SNTF n’est pas en mesure de consentir de nouvelles augmentations salariales. « Ce n’est pas de notre faute si cette entreprises est en crise. C’est leur responsabilité de redresser la barre. Après tout, c’est à eux d’assumer la situation catastrophique dans laquelle elle se trouve. Ce n’est pas à nous de payer les pots cassés », affirment-ils à l’unanimité.

« Grève illicite »

Si ce mouvement de grève, de l’avis des syndicalistes, a enregistré une large adhésion, la SNTF tente de minimiser son ampleur. « Ce mouvement est illicite et ne répond pas aux procédures légales », soutient Dakhli Noureddine, directeur des ressources humaines à la direction générale de la SNTF, lors d’un point de pressé improvisé dans l’après-midi d’hier. « Le taux de suivi national est de moins de 40% et a touché particulièrement les wilayas de Annaba, Constantine, Alger et Oran », ajoute-t-il. Selon lui, 20% des trains de la banlieue algéroise n’ont pas suivi le mot d’ordre de grève. Idem pour les trains des grandes lignes qui ont circulé à hauteur de 50% à l’Est et 33 % à l’Ouest. Interrogé sur les motifs du refus à la SNTF d’accorder des augmentations salariales, celui-ci a rétorqué que l’entreprise n’est pas, financièrement, en mesure de le faire. « Notre société connaît une situation de déficit. Nous ne pouvons pas nous permettre une augmentation aussi conséquente », indique-t-il, en rappelant que la SNTF a consenti, par le passé, des efforts « importants » en matière salariale en direction des travailleurs du chemin de fer. Entre autres « gestes » brandis comme un trophée de guerre, par l’orateur, l’augmentation des salaires liée au régime indemnitaire depuis mars 2008, la mise en place depuis septembre 2009 d’une grille des salaires et d’une autre nouvelle grille indiciaire avec une majoration de 20% du SNMG, d’ici novembre 2010. Même s’il ne brandit pas clairement la menace de poursuivre en justice les grévistes, M. Dahkli souligne que « la loi nous confère la responsabilité d’appliquer certaines mesures », notamment la ponction sur salaires.

Source El Watan Hocine Lamriben

Le Pèlerin

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10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 07:36

Algérie - Le remaniement interviendra après le conseil des ministres de ce mardi

algerie - conseil des ministres

 

Pour certains ministres, qui ont déjà fait leurs valises, ce sera la dernière réunion qu’ils tiennent avec le président de la République.

Le président de la République réunira le Conseil des ministres ce mardi. Informée hier, l’équipe Ouyahia prépare, dès à présent, ses dossiers pour ce rendez-vous. «Nous avons reçu une note précisant la tenue du Conseil des ministres le 11 mai en cours», a confié à L’Expression un membre du staff gouvernemental. Ce conseil est loin d’être similaire aux précédents.
La mission sera difficile pour le gouvernement qui n’a pas pris le chemin d’El Mouradia depuis quatre mois. Il y a lieu de rappeler que le Conseil des ministres ne s’est pas réuni depuis le 30 décembre dernier. Le gouvernement aura des dossiers lourds en main. Le plan du programme quinquennal 2010/2014 sera au centre de ce conclave.

L’équipe Ouyahia aura pour tâche de présenter un exposé détaillé des grands projets prévus dans le programme quinquennal. Ainsi, elle justifiera l’estimation financière du plan qui est de l’ordre de 300 milliards de dollars dont le programme en cours (PEC). Ce programme cher au Président aura la part du lion dans ce premier conseil pour l’année 2010.

Le chef de l’Etat va certainement interpeller le gouvernement sur plusieurs aspects, notamment la gestion des deniers publics.
Le premier magistrat du pays passera au crible le plan quinquennal doté d’un énorme budget. En plus du plan quinquennal, plusieurs ordonnances et projets de lois seront présentés pour validation. Par ailleurs, ce conseil promet d’être un élément catalyseur du mystère qui entoure le remaniement ministériel. Il sera, probablement, le dernier rendez-vous pour certains ministres.

Les observateurs de la scène politique voient en cette réunion de mardi comme un signe avant-coureur de ce qui se prépare au niveau supérieur du pouvoir. Annoncée puis reportée à plusieurs reprises, la nouvelle configuration de l’Exécutif serait bientôt annoncée. De plus, la réunion de mardi prochain balisera la voie aux grandes décisions. Une fois le plan quinquennal mis en route, le chef de l’Etat va remercier l’équipe de l’Exécutif.
«Le Président attend juste que le plan quinquennal soit mis en route pour procéder au changement», affirme une source proche du pouvoir. Celle-ci appuie ses propos en précisant qu’un consensus a été dégagé entre les parties au pouvoir. Ce qui laisse penser que le remaniement n’est juste qu’une question de quelques semaines, voire de quelques jours.

«Qui sera appelé à plier bagage? Peut-on s’attendre à un changement profond?» Ces questions ont usé les esprits des ministres en place et de la classe politique. Actuellement, beaucoup de bruits circulent dans les coulisses, mais aucune fuite n’a filtré sur les noms des responsables qui seront aux commandes de l’Exécutif.

Notre source avance que le ministre de l’Energie et des Mines sera, sans doute, parmi les sortants et que ce changement devait être dévoilé le 3 mai dernier.

Le chef de l’Etat entend, semble-t-il, accorder une dernière rencontre au gouvernement avant d’opérer ce lifting. En prévision de ce mouvement, le chef de l’Etat a préféré laisser quelques postes vacants dans le carré présidentiel du Sénat.

Source L’Expression Nadia Benakli

Le Pèlerin

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10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 07:30

Hadopi revoit sa communication et tente de ménager la chèvre et le chou

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Analyse - Après l’urgence et l’envoi massif d’avertissements, le discours change pour tenter de faire cohabiter deux valeurs : protection et innovation. Le traitement automatique enfin devient une procédure manuelle et un arbitrage par les 3 magistrats de la Commission de la protection des droits. Décryptage.

Entre l'examen de la loi Création et Internet au Parlement et la mise en place effective de la Haute autorité (la Hadopi), et jusqu'à la conférence de presse du 3 mai, le discours officiel paraît avoir été remanié en profondeur.

La dramatisation des débuts (pertes d'emplois, chute de 50% en 5 ans du marché de la musique, 400.000 à 500.000 films piratés chaque jour) a peu à peu été évacuée de la communication officielle.

En février 2009, l'industrie était sinistrée à cause du piratage

L'objectif était alors clair, s'adresser à l'industrie de la musique (et exclusivement à cette dernière), quitte à stigmatiser l'internaute français, pirate devant l'éternel. Et face à l'urgence (justifiée par des chiffres fournis par le secteur de la musique et du cinéma), Christine Albanel, alors ministre de la culture, voyait les choses en grand, en très grand même.

En février 2009, il y a donc désormais plus d'un an, elle annonçait l'envoi par la Hadopi de 10.000 emails d'avertissements par jour, 3.000 lettres recommandées et 1.000 décisions (suspension d'accès par exemple) quotidiennes.

La censure du texte par le Conseil constitutionnel ne viendra pas totalement à bout de la volonté du gouvernement d'afficher ses muscles. Le ministère de la Culture tente de masquer un échec et annonce que neuf tribunaux de grande instance en région, spécialisés dans les dossiers de téléchargement, seront créés.

De 1000 suspensions d'accès on passe à une dizaine

Dans le même temps, les objectifs chiffrés fondent. Une dizaine de coupures par jour sont désormais visés (50.000 dossiers par an est un chiffre également cité). Quant au dispositif de riposte graduée, présenté jusqu'alors seulement sous un angle répressif, il s'orne dans la communication officielle de vertus pédagogiques.

Après l'introduction d'une infraction pour négligence caractérisée passible d'une amende, voire d'une coupure de l'accès à Internet, les qualités pédagogiques d'Hadopi ne convainquent pas vraiment.

Le 3 mai, à l'occasion d'un point d'étape organisé dans les locaux de la nouvelle autorité administrative, la volonté était d'arrondir encore mieux les angles et de véhiculer des valeurs plus positives.

Sans juger de sa sincérité, il est clair que le discours a changé. Mais on pourrait alors reprocher à la Hadopi de vouloir ménager la chèvre et le chou en se disant prête à sanctionner les téléchargements illégaux partout (aussi bien sur le P2P que le streaming et les autres médias) tout en se voulant rassurante en garantissant que les avertissements feront l'objet d'un examen attentif par la commission de protection des droits.

La Hadopi se veut un organe de dialogue et d'ouverture

Avant de démarrer ses missions, la Hadopi tente de se racheter une image, notamment auprès de la presse à qui elle semble reprocher de ne véhiculer que des messages négatifs la concernant. « Hadopi se veut, elle est, elle se doit être bien autre chose que l'image qu'un peu rapidement à mon sens vous tentez de donner d'elle » a annoncé la présidente, Marie-Françoise Marais.

« Quand on parle Hadopi, cela veut dire sanction, flicage, liberticide [...] Je pense que ce n'est pas tout à fait cela. Certains ont même dit que j'étais la mère fouettard du Net » a-t-elle défendu, elle qui s'est volontiers présentée comme une « bouillonnante sexagénaire » conviant les médias à une « conversation avec mamie au coin du feu. »

Evacué donc le répressif, la Hadopi devient pour sa présidente « une autorité de régulation indépendante qui est capable de veiller, explorer, orienter, mais également de dialoguer, de rassembler, et pour se faire de devenir une force de proposition ». Et ce, en se donnant deux valeurs maîtresses : la protection et l'innovation.

Hadopi devient « une troisième voie » avec deux missions, « protéger et promouvoir » a expliqué le secrétaire général de la Hadopi. Une main de fer dans un gant de velours ? Texte sous les yeux, s'efforçant de ne pas donner l'impression de lire le discours bien officiel, Eric Walter formule les commandements d'Hadopi.

« Défendre efficacement et sans faiblesse les droits de propriété intellectuelle, tout en conduisant, oui, une politique active et durable d'explication et de pédagogie sur ce que sont nos convictions et les fondamentaux de la loi. »

Trois magistrats pour plancher sur les signalements : l'envoi massif est enterré

Le nouveau visage de la Hadopi est ainsi celui de l'écoute et de l'ouverture, qui se caractériseront par l'organisation de Labs (six au total), en fait des ateliers d'observation et de discussion. Ces Labs seront animés par un intervenant extérieur, appuyé par un membre de l'autorité administrative.

Si Eric Walter assure que ces ateliers alimenteront la réflexion et le travail du collège de la Hadopi, et iront même jusqu'à influer sur ses actions, cela reste une déclaration d'intention. Rien ne permet de jurer pour le moment que ces Labs déboucheront sur des actions concrètes, ou auront simplement une influence quelconque.

Mais là où le discours a donné le sentiment d'avoir le plus évolué, c'est bien dans la procédure d'avertissement. Plus question ainsi d'expédier de manière automatique des avertissements. Ce travail devient le fruit d'un examen, au cas par cas, par la commission de la protection des droits. La procédure devient dès lors plus humaine en apparence.

La commission est « chargée de recevoir les plaintes des victimes, d'examiner ces plaintes et à tous les stades de la procédure de décider de ce qu'elle va faire. Le traitement n'est pas automatique. A chaque moment, la Commission peut faire ou ne pas faire : envoyer le premier mail, le deuxième, transmettre au Parquet. Au vu de ce que diront les destinataires des premiers ou deuxièmes mails, la commission appréciera » a décrit sa présidente, Mireille Imbert Quaretta.

« C'est une loi d'incitation, de pédagogie, et d'une certaine façon de liberté. La Hadopi va recommander des moyens de sécurisation qui seront appréciés par la commission de protection des droits. La commission, à tous les stades appréciera. Il n'y a rien d'automatique » a-t-elle ajoutée.

Toutefois, cet hypothétique revirement pourrait être un moyen de sauver la face alors que la fiabilité de l'adresse IP comme unique élément d'identification du pirate présumé est largement contestée. En effet, l'IP ne suffira pas. La présidente de la commission insiste. Elle appréciera « selon les circonstances que les gens feront valoir. »

Source ZdNet.fr

Le Pèlerin

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10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 05:10

Economie - Crise financière européenne : Une faiblesse durable de l’euro est profitable pour l’Algérie

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L’euro s’est déprécié cette semaine par rapport au dollar ; il est légèrement remonté vendredi après avoir touché son plus bas niveau depuis mars 2009.

 Il valait 1,2737 dollar après avoir plongé, jeudi, sous les 1,26 dollar. Il reste cependant tributaire de l’évolution de la situation dans la zone euro où les dirigeants essayent tant bien que mal de maintenir une fragile union monétaire. L’Algérie pourrait profiter de cette crise qui secoue l’Europe. L’expert en finances Mourad Goumiri, joint hier par téléphone, estime cependant qu’il ne faut pas pour autant se réjouir trop vite car il faudra attendre au moins un mois pour constater l’impact de cette nouvelle donne. « Il y aura des pertes d’un côté et des gains de l’autre. Mais il faudra attendre au moins un mois pour voir les répercussions venir », note-t-il d’emblée. D’après lui, le renforcement du dollar sera bénéfique pour l’Algérie dès lors qu’il va consolider les réserves de change, confortant ainsi la politique de la Banque d’Algérie. « Une grande partie de nos réserves de change sont placées en bons du Trésor américain. Il faut faire un arbitrage entre la sécurité et la rentabilité.

Or, ce n’est pas demain la veille que les Etats-Unis d’Amérique vont tomber. La garantie du Trésor américain est absolue. On voit mal la Banque d’Algérie faire des placements plus rémunérés mais à risque », fait valoir M. Goumiri. La hausse de la valeur du dollar avantagera l’Algérie davantage si elle s’accompagne d’une augmentation du prix du baril de pétrole, relève encore l’expert. La faiblesse de l’euro pourrait être une bénédiction pour l’économie algérienne, notamment pour le commerce extérieur si elle perdure, signale-t-il. Près de 56% des importations de l’Algérie sont en provenance de la zone euro, donc libellées en euros, alors que les exportations, constituées à plus de 95% d’hydrocarbures, le sont en dollars. Dans ce cas de figure, les produits importés seront moins chers mais il n’est pas sûr que les importateurs, les commerçants et les opérateurs économiques répercutent cette baisse dans le circuit local, souligne M. Goumiri. Seules les entreprises publiques pourraient le faire, ajoute-t-il. « Il n’y a pas de transparence dans le marché local. Ça ne fera que renforcer les rentes des monopoles. Le commerce interne est complètement opaque », dit-il à ce propos.

Il en est de même pour le taux de change. Ainsi, si la Banque d’Algérie tient compte des variations de la valeur du dollar et de l’euro pour le calcul du taux de change, les acteurs du marché parallèle de la devise se gardent d’apporter le moindre changement, observe notre interlocuteur. Mais ces conséquences ne seront palpables qu’à long terme, insiste-t-il. « Si demain la Banque centrale européenne prend des mesures structurelles, les choses vont revenir à leur place », avertit-il. « Si la Grèce tombe, il y aura une sorte d’effet domino qui va s’enclencher », indique l’expert en rappelant que seule l’Allemagne s’en sort avec un déficit « dans les marges », tandis que les autres pays européens tels que le Portugal, l’Espagne et, à un degré moindre, la France, l’Italie et la Grande-Bretagne, sont dans la zone rouge. « Les Européens vont tout faire pour éviter cet enchaînement », notamment à travers la mise en place d’un fonds de soutien pour les membres de la zone euro en difficulté financière, fait remarquer M. Goumiri.

Source El Watan Nora Boudedja

Le Pèlerin

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10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 04:57

Algérie - La moitié des jeunes couples divorcent : Ces femmes qui rachètent leur liberté

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 Juste après le mariage...

Ils se marièrent et eurent beaucoup de problèmes. » C’est ainsi que l’histoire se termine pour beaucoup de couples algériens. A voir les affaires de divorce qui défilent devant les tribunaux algériens, l’on pourrait presque penser que le mariage a perdu de son prestige. Ce sont surtout les jeunes couples qui se retrouvent devant le juge. Des paillettes de fête plein les cheveux, les jeunes mariées tombent brusquement de leur nuage et se heurtent à la dure réalité. Les chiffres communiqués par le ministère de la Justice sont effarants : pas moins de 41 549 divorces en 2009, en augmentation de près de 7% par an. « Cela concerne, en majorité, de jeunes couples qui n’ont pas dépassé 5 ans de vie commune », souligne Salah Ali, directeur des affaires civiles au ministère de la Justice.

Y a-t-il véritablement un « malaise » dans les relations hommes-femmes ? « Il existe aujourd’hui deux formes de familles : les couples qui fondent un foyer mononucléaire et ceux de la famille étendue. Dans les deux cas, la situation va mal », diagnostique Lahcène Boudjenah, conseiller matrimonial spécialiste en « réconciliation des époux » et en coaching conjugal. Costume et barbe bien taillée, il fonde sa thérapie sur ce qu’il appelle « les références arabo-berbéro-musulmanes » des couples algériens et affirme que de hautes personnalités politiques ont eu à consulter dans sa clinique.

Dans une société qui balance entre traditionalisme et modernisme, les divorces sont vécus de manière différente. Au tribunal Abane Ramdane, les ruptures définitives des jeunes couples se suivent en un déconcertant désordre routinier. Fait inédit : les femmes s’accommodent plus facilement de leur statut de divorcées. Nadia, 26 ans, employée dans une entreprise privée, paraît souriante, au tribunal Abane Ramdane. « Nous nous sommes connus, nous nous sommes aimés passionnément pendant plusieurs années. Dès que nous nous sommes mariés, notre vie s’est changée enfer. Nous nous disputions du matin et soir, le plus souvent pour des futilités. On en venait parfois aux mains, je n’en peux plus de cette situation, c’est devenu insupportable. Les blessures ne prennent pas le temps de cicatriser que d’autres plaies apparaissent. Je suis fatiguée, ça n’en finira jamais. Je n’arrive pas à m’adapter à lui. Ce n’est pas le genre d’homme que je voulais pour moi », confie-t-elle. Après un an de mariage, elle affronte son divorce avec hardiesse. « Heureusement que je suis indépendante financièrement. Je peux endosser la responsabilité d’un divorce sans problème », clame-t-elle. Pour la sociologue et militante du réseau Wassila, Fatima Oussedik, il n’y a pas lieu de s’effrayer du nombre de divorces. « Le divorce a toujours existé en Algérie. Heureusement que cela est permis. Ça éviterait à beaucoup de personnes de s’entretuer », glisse Mme Fatima Oussedik. A l’ère du « divorce par sms », les clashs sont généralement liés au travail de la femme, à une belle- famille omniprésente ou à un mari violent. « Dans la famille mononucléaire, les clashs sont souvent liés au travail de la femme. Le problème tient souvent au fait que le mari espère toucher à l’argent de sa femme. De l’autre côté, l’avidité dans la famille étendue est parfois plus grande. Le mari qui habite dans la maison parentale est contraint de dépenser pour les deux foyers et cela ne plaît pas à la dame », explique M. Boudjenah. Et d’asséner : « Les gens croient avoir dépassé les tabous, mais il n’en est rien. » Dans une société de plus en plus conservatrice, l’impératif du port du voile représente également, selon M. Boudjenah, un motif de divorce.

« On se marie pour une chimère »

Certains avocats s’insurgent contre le manque de maturité des couples qui attachent de l’importance à des fadaises. « Aujourd’hui, plus de 50% des jeunes couples divorcent. On ne se marie plus sur des bases solides, on s’unit sur une chimère. On pense faire comme dans les feuilletons télévisés et on se heurte à la dure réalité. Les filles veulent aujourd’hui un homme riche et beau. On se souvient de l’influence qu’avaient exercé les feuilletons turcs sur les filles », s’indigne maître Fatima Benbraham. Elle reproche surtout aux femmes de vouloir se marier à tout prix sans jamais en mesurer les responsabilités et les conséquences. En clair, les femmes célibataires ne rêvent que de mariage alors que certaines femmes mariées n’aspirent qu’au divorce. « Il y a des femmes qui aspirent à se caser parce qu’elles ont fait une erreur. Les hommes veulent vivre comme dans les films. Ils confondent la réalité et la fiction », observe M. Boudjenah. Le fait est, selon lui, qu’il n’y a plus, dans la société algérienne, un modèle identitaire crédible. « Le mariage se fait avec des connaissances rudimentaires faites de "on-dit" et de tabous », soutient-il. Il reste que la répudiation de la femme, sans justification, est la forme la plus répandue du divorce en Algérie. « Les violences conjugales sont un problème récurrent. Cela touche toutes les couches de la société. Cela va de la femme de ménage au médecin spécialiste », rappelle Kahina Merzekad, avocate et membre du Ciddef.

Fatima Benbraham, elle, accuse l’appareil judiciaire de « booster » les divorces. Le fait est que l’appareil judiciaire contraint les magistrats à remettre les jugements des statuts personnels dans un délai qui ne saurait dépasser les trois mois. « On ne peut traiter de la vie de personnes en quelques mois. On fait surtout de la quantité. Trois mois c’est le minimum pour un couple de se réveiller de sa dispute. Cela ne leur laisse pas le temps de revenir à de meilleurs sentiments », plaide Me Benbraham, soulignant que « les divorces sont un levain des maux sociaux ». « La rupture de la cellule familiale entraîne la destruction du tissu social. On ne peut dissoudre comme cela le mariage sans prendre en considération les effets sur la société », clame-t-elle encore. Le fait est que s’il peut y avoir maldonne sur les divorces, les malentendus commencent dès le mariage, souvent étouffés par les youyous stridents et les emballements de la zorna et du bendir.

Source El Watan Amel Blidi

Le Pèlerin

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10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 04:50

Le nuage de cendres s'étend dans le sud de l'Europe Le nuage de cendres atteint le Portugal, la France menacée

volcan islandais 2

 

A l'aéroport de Bilbao. Dix-neuf aéroports ont été fermés samedi dans le nord de l'Espagne, dont celui de Barcelone, à cause du nuage de cendres dû à l'éruption du volcan islandais

Madrid/Bruxelles/Paris - Dix-neuf aéroports ont été fermés samedi dans le nord de l'Espagne, dont celui de Barcelone, à cause du nuage de cendres dû à l'éruption du volcan islandais Eyjafjöll.

Le sud de la France pourrait être également menacé, mais pas avant lundi, selon un porte-parole de l'aviation civile française.

Le gouvernement espagnol a précisé que plus de 400 vols avaient dû être annulés, affectant près de 40.000 passagers.

Le trafic aérien devrait être perturbé jusqu'à 02h00 locales dimanche (00h00 GMT), puis les vols devraient reprendre progressivement. Mais il est possible que le nuage fasse encore parler de lui la semaine prochaine.

"Nous ne l'excluons pas et nous allons prendre nos précautions en mobilisant des moyens ferroviaires, routiers et maritimes supplémentaires", a dit le ministre espagnol des Transports, José Blanco, lors d'une conférence de presse.

Selon Aéroports de Paris (ADP), une dizaine de vols vers l'Espagne et le Portugal ont été annulés samedi et la durée des vols transatlantiques est rallongée à cause du nuage volcanique.

Plans de vol modifiés au-dessus de l'Atlantique

"Les vols ne peuvent pas emprunter le couloir aérien classique qui longe la Grande-Bretagne pour rejoindre l'Amérique, ils doivent passer plus au sud", a dit une porte-parole.

La Direction générale de l'aviation civile (DGAC) française a toutefois estimé que le trafic aérien ne serait pas perturbé sur le sud du pays au moins jusqu'à lundi midi.

"Le trafic aérien ne sera pas perturbé sur le sud de la France. Logiquement, on est épargné jusqu'à lundi midi selon les prévisions", a dit un porte-parole de la DGAC.

L'agence européenne du trafic aérien Eurocontrol a comptabilisé quelque 25.000 vols prévus sur la journée en Europe, au lieu des 30.342 devant décoller en principe.

En France, la concentration de particules dans le ciel hexagonal a entraîné la mise en place d'une "zone de précaution" mais elle est jugée suffisamment faible pour permettre la circulation aérienne, a dit la DGAC.

Air France doit néanmoins effectuer un vol-test samedi après-midi, procédure qui consiste à faire voler un appareil sans passagers afin de s'assurer de la sécurité de la zone.

A Marseille, une quinzaine de vols ont été annulés. Il s'agit de tous ceux à destination de Lisbonne ainsi que de l'ensemble des vols la compagnie Ryanair, a-t-on appris à l'aéroport de Marignane.

D'autres installations ont été fermées dans le nord du Portugal, selon Eurocontrol.

"Les éruptions de cendres continuent et la zone de contamination potentielle s'étend, particulièrement entre le sol et une altitude de 20.000 pieds", a dit Eurocontrol.

 Source RMC.fr Teresa Larraz, Thierry Lévêque et Guy Kerivel

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10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 04:42

Algérie - Koléa / Ecole supérieure des transmissions - Un enseignement de haut niveau

5 kolea aerien

 

Les élèves officiers suivent aussi un enseignement assisté par ordinateur ainsi que l'apprentissage de la langue anglaise dans un laboratoire de langues.

Dans le sillage de la stratégie de communication adoptée par les établissements militaires de la défense nationale qui s'ouvrent et se rapprochent du grand public, notamment les jeunes, une visite guidée, destinée à la presse nationale, a été organisée jeudi à l'Ecole supérieure des transmissions de Koléa (Tipaza).

Cette école est sous la double tutelle de la défense nationale pour le volet militaire et celle de l’enseignement supérieur pour le volet pédagogique. Elle recrute «l'élite» : des bacheliers ayant obtenu 15 de moyenne et plus, dans les filières techniques pour suivre un cursus licence, mastère, doctorat (LMD), passant par le perfectionnement et allant même au plus haut diplôme délivré par l'école «le diplôme de maîtrise militaire».

Les élèves de l'école sont formés dans la maîtrise du matériel des transmissions destinée aux unités de combats, des équipements de communication radio avec ses différents types (filaire et télégraphie).

Ils passent durant leur cursus, après la première étape passée à l'Académie militaire de Cherchell, par des formations précises à travers plusieurs laboratoires à savoir, l'électronique générale, antennes et propagation des ondes, la radio (faisceaux hertziens (Hf) ou pour véhicule (VHf) et le laboratoire de mesures. Les élèves officiers suivent aussi un enseignement assisté par ordinateur ainsi que l'apprentissage de la langue anglaise dans un laboratoire de langues équipé. Ils sont tous hébergés au sein de l'école, qu'ils soient officiers stagiaires ou élèves officiers de carrière.

L’école ouvrira ses portes aux jeunes bacheliers au mois de juillet prochain, selon l'officier Chekiken Djillali, chargé de l'orientation, la communication et l'information au niveau de l'école.

Il sera procédé à la réception des candidatures pour recruter, selon les besoins de l'école, le mois d'après, à savoir en août, les futurs élèves selon des critères bien définis dont la moyenne de 12 et plus et un bac technique. Ces élèves débuteront officiellement leur formation au mois de septembre.

Il est à signaler que dans le cadre de l'échange et de la coopération étrangère, l'Ecole nationale des transmissions reçoit des visites de délégations étrangères tout au long de l'année, selon le chargé de communication de l'école. La prochaine délégation sera jordanienne. Pour rappel, l’école existe depuis 1956. Elle a été créée aux frontières de l'Ouest pour la formation de 26 cadres de communication et délocalisée à plusieurs reprises pour s'installer définitivement en 1986 à Koléa.

La visite guidée a été organisée par le haut commandement de la région militaire et la Direction centrale de l'information, de communication et d'orientation (DCI).

Source Le Soir d’Algérie Souad Labri

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10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 04:21

Algérie - Y a-t-il un État dans ce pays ?

violences conjuguales

 

Le pouvoir algérien – de haut en bas – a la fâcheuse habitude de parler quand ce n’est pas nécessaire et quand il n’y a rien à dire, et de se taire quand il faut parler. Prendre position. Faire son boulot de pouvoir. Accomplir ce pour quoi ces messieurs- dames sont payés. Deux situations, au moins, dans lesquelles il devrait intervenir au lieu de se murer dans le silence indifférent, voire méprisant, viennent confirmer l’usage qu’il fait de la parole, au mieux névrotique, manipulatoire dans le pire des cas.

L’affaire de Hassi-Messaoud en est une. De cette base pétrolière nous viennent deux types de bruit et un silence, léger, flasque, lâche même, un peu comme un ventre mou. Le silence, d’abord : celui des autorités devant l’agression innommable de femmes seules par des hommes en bandes. Le renversement de la morale ancestrale et de l’éthique sociale qui préconisent la protection des femmes ne turlupine personne dans les hauteurs du pouvoir. On se bouche les oreilles, c’est d’un commode ! Les bruits, maintenant. D’un côté, l’ahan acrimonieux, vindicatif, hystérique, de bandes de mecs bavant de haine, faisant preuve d’un héroïsme qu’ils croient sublime en s’attaquant, armés, nuitamment, à des femmes seules et sans défense. L’autre bruit, ce sont les pleurs de ces femmes livrées à elles-mêmes, sans pouvoir compter sur l’État algérien. Les faits : on les ignore ? Vraiment ? Une chasse aux femmes est organisée à Hassi-Messaoud. Employées par les sociétés multinationales, elles travaillent dans la ville pétrolière où elles vivent, seules, en provenance de tous les coins d’Algérie. Parce que ce sont des femmes seules et qu’elles travaillent, des hommes, armés de gourdins, haches, couteaux, certains cagoulés, viennent la nuit saccager leur maison. Les cris de détresse qu’elles poussent ne dérangent pas le voisinage, pas plus que les policiers du commissariat n’enregistrent leurs plaintes. Le lynchage du 11 avril 2010 n’est pas nouveau. Il a un fâcheux précédent qui date du 13 juillet 2001, lorsque plus d’une centaine de femmes furent violées et torturées (dont une enterrée vivante) par cinq cents hommes chauffés à blanc par un imam, arrêté puis relâché par un «coup de fil d’en haut». Seuls vingt-neuf hommes ont été accusés et, sur ce nombre, trois seulement ont purgé leur peine. Un climat général de déliquescence rend possible ce type de massacre. Le code de la famille décrétant la femme mineure à vie prépare le terrain qu’occupent aujourd’hui les intégristes qui vocifèrent un discours empli de haine désignant les femmes comme responsables de tous les maux. Jusqu’au séisme du 21 mai 2003 que des prêcheurs bien en chaire ont attribué à haute et intelligible voix au fait que les femmes ne portent pas le hidjab ! Au lieu de laisser faire ce face-à-face inégal entre des femmes seules et des hommes en surnombre et en armes, l’État algérien a le devoir d’arrêter le lynchage et de traduire devant les tribunaux ceux qui se rendent coupables d’atteintes aussi graves au droit de ces femmes à la vie et à la protection. Car c’est de cela qu’il s’agit : une affaire de droits humains ! Voilà l’occasion en or pour nos hauts responsables de prendre la parole pour dire que nul citoyen n’a le droit d’agresser un autre, au nez et à la barbe de l’État. Pour réaffirmer que la justice en Algérie punit les agresseurs et non les victimes. Mais non, c’est le silence. C’est le laissez-faire ! C’est le qui-ne-dit-mot-consent. C’est la silencieuse et honteuse approbation de pogrom qui ne va pas tarder à entacher d’indignité les institutions de l’État. L’autre silence, c’est celui des mêmes, ceux de là-haut, et il concerne la polémique suscitée par le film de Rachid Bouchareb sur le 8 Mai 1945. Pour avoir tenté de restituer le grand choc des manifestations pacifiques réprimées violemment par l’armée coloniale et par le colonat lui-même, le cinéaste essuie des salves révisionnistes nourries provenant de groupes de mémoire encore algérie-française et qui recyclent leur colonialisme tardif dans des enjeux politiques actuels. Certes, ce n’est pas le rôle des États de s’immiscer dans l’écriture de l’histoire, pas plus que d’en triturer abusivement les symboles. Mais connaissant le zèle patriotard dont nos gars font preuve lorsqu’il n’y a pas de bataille, on ne peut que raisonnablement noter cette démission pour une fois que le silence n’est pas d’or. Les producteurs des logorrhées zélées d’anticolonialisme détaxé, lorsque le débat est en rase campagne, où sont-ils aujourd’hui ? Où sont les députés «présidentiels» qui voulaient naguère criminaliser la colonisation ? Personne parmi eux n’a assez de détermination en lui pour se lever et dire, sans que l’ordre lui vienne d’en haut, que le 8 Mai 1945, les Algériens étaient massacrés par l’armée coloniale et les colons eux-mêmes pour avoir simplement revendiqué la liberté qu’ils venaient d’arracher au profit des alliés. Dire simplement ça…

Source Le Soir d’Algérie Arezki Metref

arezkimetref@free.fr

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10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 04:08

Société - Défense de la femme - Rassemblement aujourd’hui à Paris en solidarité avec les femmes de Hassi-Messaoud

lynchage femmes algerie

 

La barbarie que continuent de subir les femmes travailleuses de Hassi-Messaoud, comme en Algérie, suscite de très nombreuses indignations et réactions en France. À l’appel d’associations, de partis politiques et d’ONG, un rassemblement sera organisé aujourd’hui 10 mai à partir de 18h devant l’ambassade d’Algérie en France.

De notre bureau de Paris, Khedidja Baba-Ahmed Dans leur appel unitaire, les organisateurs invitent à ce rassemblement pour «exiger que l’État algérien, qui sait assurer la sécurité des compagnies pétrolières de Hassi-Messaoud, assure aussi, par la loi, la sécurité des femmes qui y travaillent et le droit qu’elles ont à y vivre et gagner leur vie». Rappelant que déjà en juillet 2001 «une horde de 300 hommes armés a fait subir les pires atrocités», lynchages, viols individuels et collectifs, maisons brûlées… aux travailleuses de cette cité pétrolière, les organisateurs de cette manifestation expliquent que si ces actes ont été reproduits une deuxième fois et toujours sur des femmes, cela n’est pas fortuit et fait suite à la parodie de procès qui a vu l’impunité des criminels et relégué ces actes faits «de violence systématisée, structurelle, orchestrée… » au rang de vulgaire faits divers. Ces actes qui visent à «dissuader toutes les femmes d’exercer librement leur droit au travail ou de les punir parce qu’elles vivent seules», dit encore l’appel «rappellent étrangement, hélas, les viols collectifs des femmes par les terroristes, ce crime contre l’humanité, tache noire qui a mis en péril notre avenir et celui de toute la société». Le rassemblement de ce lundi devant l’ambassade verra la participation de la Ligue des droits de l’homme, la Marche mondiale des femmes, l’Association de culture berbère, ACB, Le Manifeste des libertés, Plurielles Algérie, la Fédération des associations de solidarité avec les travailleurs immigrés, Fasti, les Verts, le PCF, le Réseau féministe ruptures et beaucoup d’autres associations, ONG ou collectifs pour les libertés et la défense des droits de la personne humaine.

Source Le Soir d’Algérie Khedidja Baba-Ahmed

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