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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 08:16

Europe - La Grèce soulagée par le plan d'aide, mais sonnée par les sacrifices

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La Grèce, soulagée par le plan de sauvetage sans précédent de 110 milliards d'euros déclenché par ses partenaires, a promis lundi de "protéger" les plus faibles face au "grand sacrifice" qui attend les Grecs, à deux jours d'une nouvelle grève générale.

Le gouvernement allemand, qui a longtemps traîné les pieds, a adopté lundi le texte permettant le déblocage des prêts à la Grèce, qui devrait être voté dans la semaine par le Parlement. Berlin, premier contributeur, s'y est résolu car "c'est le seul moyen de garantir la stabilité de l'euro", comme l'a affirmé dimanche la chancelière Angela Merkel.

La décision historique prise dimanche à Bruxelles par la zone euro d'activer cette aide a une première conséquence concrète: l'Etat grec, confronté à une dette gigantesque de 300 milliards d'euros, pourra continuer à rembourser ses créanciers.

La Grèce doit rembourser près de 9 milliards d'euros d'obligations le 19 mai. "Ils arriveront à temps", a assuré lundi un responsable grec.

C'est un soulagement pour Athènes, qui avait dramatisé ces derniers jours les enjeux sur le risque de "faillite", martelant que les taux "prohibitifs" imposés par les marchés, autour de 9% sur dix ans, ne lui permettaient plus d'emprunter de l'argent frais.

Le plan d'aide prévoit 80 milliards d'euros de prêts des pays de la zone euro sur trois ans et 30 milliards du Fonds monétaire international (FMI) sur la même période. Soit un total de 110 milliards d'euros.

"J'ai convaincu les Européens qu'il fallait cet effort massif pour éviter à la Grèce d'avoir recours au marché pendant 18 mois", a déclaré le directeur général du FMI Dominique Strauss-Kahn.

Selon les économistes, les besoins de financement grecs sont désormais couverts, au moins pour la première année, et la Grèce assure qu'elle retournera se financer sur les marchés dès qu'ils auront allégé leur pression.

La zone euro, où un débat sur le renforcement du pacte de stabilité est lancé, a déclenché dimanche l'aide en contrepartie d'un plan de rigueur, lui aussi sans précédent, dévoilé quelques heures plus tôt à Athènes.

Cette cure d'austérité vise à réduire le déficit public grec de 30 milliards d'euros supplémentaires sur trois ans pour le ramener fin 2014 dans les limites européennes, en dessous de 3% du produit intérieur brut (PIB). Le déficit a touché le fond l'an dernier, autour de 14% du PIB.

Le Parlement grec doit voter à la fin de la semaine le plan d'austérité.

Pour les Grecs, ce plan est surtout synonyme d'efforts douloureux. Et les syndicats ont aussitôt appelé à "faire barrage" à ces mesures "antisociales", dès la troisième grève générale en moins de trois mois, prévue mercredi.

Fonctionnaires et enseignants sont appelés à la grève dès mardi.

Mercredi, l'activité devrait être en grande partie paralysée, notamment dans les transports. Les syndicats, qui peinent à mobiliser au-delà de leur public traditionnel, espèrent réussir à engager l'epreuve de force avec le gouvernement maintenant que la douloureuse est connue.

Le gouvernement "va protéger les groupes sociaux faibles en établissant un filet de sécurité", a promis lundi le Premier ministre Georges Papandréou, faisant écho à Dominique Strauss-Kahn qui assure que les mesures ont été élaborées de manière à préserver "les plus vulnérables".

Mais la presse grecque retenait surtout lundi "le grand sacrifice" imposé aux Grecs et prédisait des années d'"asphyxie".

La Bourse d'Athènes a d'ailleurs perdu 0,88% lundi, refroidie par une récession qui, sous le coup de ces mesures drastiques, s'annonce cette année deux fois plus grave que prévu (-4%).

L'humeur était mitigée sur les autres grandes places et sur le front des changes. Mais les taux des obligations grecques se sont nettement détendus, tout comme ceux des obligations portugaises.

En Espagne comme au Portugal, deux autres pays très endettés de la zone euro, on veut croire que le risque de contagion de la crise grecque est écarté - même si les avis des économistes divergent sur la question

Source L’internaute

Le Pèlerin

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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 07:09

Humour – Poker perdantje vous aime

 

Le mari rentre chez lui à 3 heures du matin, va directement à la chambre, secoue sa femme pour la réveiller :

« Allez, lève-toi vite, tu pars chez mon pote Gérard, je t'ai jouée au poker et je t'ai perdue ! »

Sa femme, éberluée :

« Mais comment t'as pu faire ça ? »

« J'ai triché ! »

Le Pèlerin

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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 06:50

Algérie - Sports : Entente Sportive Sétifienne - Un club, une histoire

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L’Entente… Ce qu’elle a nourri de légendes cette équipe aux couleurs mythiques : noir et blanc. Ces tons opposés mais unis dans la même équipe ont fait vivre et donné du sens à plusieurs générations de Sétifiens.

Et pas seulement : à une certaine époque, celle des Aribi et des Kermali, celle des Kharchi, Koussim, Ferchichi, Mattem et Salhi, celle du second souffle et du beau jeu, tout l’Est algérien portait le noir et blanc. Elle était le fleuron d’une région, mais en fait elle appartenait à toute l’Algérie parce qu’on ne peut pas enfermer un mythe dans un espace réduit. Le mythe est comme le mercure : il vous coule entre les doigts. Justement, les joueurs de l’Entente étaient «mercuriens» : clairs dans leur jeu et insaisissables dans leurs mouvements.
Ali «Layass», le père fondateur
En 1956, à Sétif, comme ailleurs, aux quatre coins du pays, un vent de malaise souffla chez les jeunes et les moins jeunes. Désabusés et désorientés, ils se livrèrent à des pratiques que la morale réprouve. Mais, Dieu merci, à cette époque, un homme âgé de 35 ans environ, déjà connu dans les milieux sportifs de la ville de Sétif pour avoir drivé avant la guerre de Libération l’équipe de l’USFMS (l’Union sportive francomusulmane sétifienne, actuellement l’USMS) juniors et qui, en même temps, occupa le poste de gardien du stade municipal Eugène-Girod (Mohamed- Guessab actuellement), émergea de l’ombre pour sauver cette jeunesse. Cet homme, dont la prévoyance n’eut d’égal que sa perspicacité, et soucieux du sort de ces centaines de jeunes, s’engagea courageusement dans leur prise en charge afin de séparer le bon grain de l’ivraie et de récupérer les meilleurs d’entre eux. Pour ce faire, il prit soin d’en rassembler un maximum au stade. Il s’agit de Ali Benaouda, dit Layass. Dès lors, l’unique stade de la ville de Sétif devint alors le lieu privilégié de beaucoup de jeunes issus des différents quartiers, ceux des équipes de l’USFMS et du SAS (Stade Africain Sétifien), ainsi que les joueurs sétifiens évoluant dans les équipes françaises tels que le SSS et la JSS. Lors des séances de défoulement, il y avait plus de 150 jeunes occupant la totalité du terrain. La ribambelle de gamins jouait, touchait le ballon, se défoulait. Les plus âgés ressentaient une joie immense, même si parfois Ali, en bon maître qu’il était, ne se gênait guère à user de certaines méthodes peu ordinaires pour gérer à sa guise la situation, vu et le grand nombre et le comportement de certains récalcitrants. Les jeunes savaient bien qu’ils n’étaient jamais à l’abri d’un coup de sifflet sur la tête ou d’une poignée de cailloux quand on osait se montrer têtu. D’ailleurs, c’est à cause de son comportement vis-àvis de ses protégés qu’il a été définitivement surnommé Layass. Comme Ali utilisait des cailloux pour punir ses poulains, ceux-ci n’ont pas trouvé mieux pour le taquiner que de l’appeler au début Caillasse, mais pour atténuer l’effet du sobriquet qu’ils avaient inventé, ils ont remplacé le C par le L, ce qui donna alors le fameux Layass, une façon à eux de lui rendre la monnaie de sa pièce.
La naissance d’un mythe
Les jeunes continuaient à se rendre au stade de plus en plus nombreux pour jouer en s’amusant et s’amuser en jouant, deux à trois fois par semaine. Au fil des jours, ils s’avéraient très doués, tellement doués que les militaires de la CRAAT Aïn Arnat, qui s’entraînaient au stade, restaient ébahis et admiratifs devant les potentialités de ces jeunes. Layass lui-même, connu pour avoir un flair unique dans la prospection et le choix des joueurs, n’en croyait pas ses yeux, et pour avoir le cœur net sur les capacités de ses marmots, il n’a pas hésité à répondre favorablement aux sollicitations des militaires français, avec bien sûr la bénédiction du FLN, pour des rencontres de football. En fin technicien et tacticien, maîtrisant ce sport, Layass avait évidemment compris qu’il était en face d’un groupe de jeunes aux capacités énormes, une équipe qui pouvait faire mal et tenir la dragée haute aux équipes de la région. Les rencontres qui opposaient les Belebcir, Oucissa, Zellagui, Mekkidèche, Abaoub, Khababa, Kemicha… aux équipes militaires françaises se terminaient invariablement en faveur des Sétifiens. Les militaires faisaient pâle figure devant la classe de ces jeunes joueurs et avaient beau faire en renforçant leurs rangs par les meilleurs joueurs français, mais les «indigènes» réussissaient quand même à les humilier, à leur damer le pion chaque fois qu’ils voulaient leur tenir tête.
L’Entente au service de la Révolution
Sans répit, l’intrépide Ali multipliait les efforts et enchaînait les rencontres, et de jour en jour, le cercle de sa bande s’élargissait. Cela ne pouvait que le ravir, car, plus que jamais, il réalisait que le groupe qu’il dirigeait était bien soudé, uni, et qu’une ambiance bon enfant régnait entre ces joueurs venus de toutes parts. une véritable entente commençait à se tisser, et qui lui donnait pleine satisfaction. Lui, qui n’avait pas eu l’occasion de monter au djebel, réalisait qu’il était aussi utile là où il se trouvait, d’autant plus que, grâce à lui, de nouvelles têtes aux objectifs autres que le football faisaient leur apparition au sein du groupe, se servant bien sûr du stade et de ses vestiaires comme refuge et couverture pour s’adonner aux pratiques extrasportives. Ces nouveaux venus étaient évidemment attirés par l’avantage des contacts avec les militaires, des contacts qui s’avéraient utiles et fructueux, facilitant les opérations, passant du vol d’armes et de treillis militaires à l’achat des fournitures plus ou moins nécessaires pour mener à bien le combat quotidien contre la France. La présence de toute cette panoplie de joueurs surdoués aux qualités footballistiques extraordinaires et de fidayin au sein de l’équipe donna, évidemment, des idées aux dirigeants du FLN de la région, à leur tête Si El Hachemi, activiste de renom dans la ville, et El Fodhil Tergou, commissaire politique de la Wilaya I, qui pensèrent que cela ne pouvait que procurer un appui de plus à la résistance algérienne. Ils prirent alors contact avec Layass pour lui demander d’entreprendre les premières démarches et engager le club officiellement dans les compétitions. Peu de temps après, Layass, entouré de quelques amis dynamiques, tels Laïb Lakhdar dit le «Gros», Dekoumi Brahim, Hammadi Nefir et Bessou Youcef, prirent les choses en main et déposèrent, au début de l’année 1960, le dossier d’engagement du club au niveau de la préfecture. Au départ, l’autorité coloniale signifia un niet catégorique, et pour cause, l’existence de certains éléments au comportement douteux et subversif dans le groupe. Cette première démarche n’ayant pas abouti, Layass et ses compagnons durent patienter pratiquement une année et demie pour obtenir satisfaction. Persévérants et impénitents dans leur initiative, ils réussirent à atteindre le but fixé et engager le club.
Début de l’aventure
Le club est donc officiellement né en 1961, sous le nom de ESS «Entente Sportive Sétifienne». Le nom ESS tire ses origines du fait que la majorité des éléments composant le groupe venaient de toutes les régions, et, au fil du temps, il s’est avéré qu’entre tous ces jeunes qui ont rejoint le club, des relations fraternelles se sont créées et développées, c'est-à-dire la parfaite entente. Cette fraternité a été relevée et mise à profit par Layass et ses compagnons et leur donna l’idée d’appeler le club Entente, suivie des initiales SS «Sportive Sétifienne». Pour l’anecdote, certains racontent que le sigle ESS signifiait Elément Secret Sétifien, une manière de dire que le club regorgeait de fidayin et de moussebiline. L’équipe, en plus de la richesse de son effectif, recrutait un nombre important d’éléments secrets : Hafsi Tahar, qui, après maintes opérations de sabotage, s’est fait piéger et fut exécuté, Keddad et Mohamed Guessab dit «Kraïbia», spécialistes dans la pose des bombes, Bessou et Kharchi, deux éléments de la résistance qui ont été capturés et emprisonnés, Zaï, le pharmacien, fournisseur en médicaments, etc. Toutes ces personnes représentaient un apport appréciable dans la lutte pour l’indépendance de notre pays : les laissez-passer collectifs délivrés par l’occupant au club pour ses déplacements tant à l’intérieur de la région qu’à l’extérieur, facilitaient à certains résistants recrutés par l’Entente l’accomplissement de leurs missions et leur prise de contact avec les moudjahidine. Avant l’engagement officiel du club, les joueurs arboraient parfois des tenues rouge et blanc récupérées chez l’USFMS et, de temps à autre, du vert et blanc jusqu’à ce que les poulains de Layass optent définitivement pour les couleurs noir et blanc, une tenue découverte sur les étals d’un magasin d’habillement sportif appelé Chkambri, et qui séduisit les garçons. L’Entente devait alors évoluer en première division. Le 17 septembre 1961, l’équipe entrait dans la compétition avec son premier match officiel en coupe de France, face au RC Saint-Arnaud (El- Eulma), qu’elle écrasa sur le score de 9-0. La même leçon fut donnée quelques jours après à l’OSEI d’El- Kseur sur le terrain de Béjaïa (Bougie), sur un score sans appel de 10-0. Du coup, l’Entente était, désormais, présentée par les journaux de l’époque comme une équipe solide. Elle ne laissait aucune chance à ses adversaires. Match après match, le groupe se forgeait une renommée extraordinaire et chaque dimanche réussissait d’impressionnants cartons. A telle enseigne que les Français eux-mêmes finirent par reconnaître que cette équipe était vraiment apte à faire du chemin. L’indépendance fut proclamée, et le peuple, qui a bouté hors de ses frontières l’armée française, recouvrait sa liberté le 5 juillet 1962. Un mois plus tard, plus exactement le 5 août 1962, l’Entente réapparaissait dans l’arène et reprenait ses entraînements sur le turf du stade municipal pour prendre part à son premier championnat national. Et dès lors, débuta la grande saga de l’Entente. Depuis sa création et jusqu’à ce jour, l’Entente n’a cessé de faire vibrer, battre les cœurs et chavirer ses milliers de fans. Et l’histoire de l’Entente ne fait que commencer.
Source Le Soir d’Algérie - Imed Sellami

Le Pèlerin

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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 06:35

Bouteflika boude-t-il le gouvernement ?

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Le gouvernement, coordonné par le Premier ministre Ahmed Ouyahia, serait-il devenu encombrant pour le président Bouteflika qui, samedi, à l’occasion de la finale de la Coupe d’Algérie de football, a préféré plutôt se distinguer dans une proximité exclusive avec l’armée ?
Alger (Le Soir) - À ce niveau de responsabilité politique, le geste et le comportement, nécessairement éloignés de l’attitude dilettante, sont forcément significatifs. Accomplis publiquement et face aux caméras, ils se veulent messages. À décoder, bien entendu. Alors quel message le président Bouteflika a-t-il voulu délivrer ce samedi, depuis l’arène olympique du 5-Juillet où les préposés à l’accueil, à son arrivée, étaient les hauts galonnés de l’Armée nationale populaire, à l’exclusion des membres du gouvernement ? À l’évidence, le président Bouteflika, de moins en moins visible publiquement, voudrait attester que, contrairement à ce que la vox populi a dû colporter, sa présidence ne souffre aucune mésentente avec l’institution militaire. Soit, mais pourquoi ce rappel, s’il en est, de ce que les amours avec l’armée n’ont pas subi d’altération au fil des onze années de règne se trouvet- il accompagné d’une démarcation, au demeurant fortement suggérée, du staff gouvernemental ? Car, il faut le dire, le président Bouteflika a, ce samedi, tordu le coup à la tradition. Des us, disons protocolaires, qui veulent qu’à l’occasion, le ministre à charge du secteur des sports ou, à tout le moins, le président de la fédération, soit aux côtés du président à qui échoit l’honneur de remettre le trophée à l’équipe victorieuse. Or, ni Hachemi Djiar, ni Mohamed Raouraoua, respectivement ministre de la Jeunesse et des Sports et président de la Fédération nationale de football (FAF), n’ont joui samedi de l’insigne honneur de se tenir aux côtés du président Bouteflika. Le reste du gouvernement, à sa tête le Premier ministre Ahmed Ouyahia, a été pareillement tenu à bonne distance du président. Pour d’aucuns, le protocole ainsi marqué souligne une bouderie présidentielle à l’endroit du gouvernement. En droite ligne de cette assertion intervient, on l’aura deviné, cette extrapolation qui propose un remaniement gouvernemental auquel Bouteflika réfléchirait très sérieusement. Les mémoires retiennent encore que le président Bouteflika avait déjà eu par le passé à adopter un comportement similaire à l’encontre de l’exécutif. Un comportement qui devait se solder, on se rappelle, par le débarquement d’Ahmed Ouyahia alors chef du gouvernement et la promotion de Abdelaziz Belkhadem. Le Premier ministre ou, à tout le moins, certains ministres, doivent-ils déjà préparer leurs valises ? On ne saurait s’autoriser une quelconque affirmation, même si la rumeur à propos de remaniement ministériel s’est déjà fait vieille. Depuis quasiment décembre 2009, période à la quelle le président Bouteflika présidait le dernier conseil des ministres. Bientôt un semestre que ce conclave au sommet ne s’est pas tenu, et cela, inéluctablement, n’est pas resté sans susciter le commentaire et la conjecture. La plus répandue des supputations a consisté à convaincre de ce que le président Bouteflika, faute de pouvoir agir, étant donné des rapports de force qui lui étaient défavorables, s’obligeait à garder le gouvernement. Mais, ce samedi, le président Bouteflika a travaillé à donner un coup de balai à ces supputations. Nulle partie, a-t-il voulu montrer, n’entravait son action. Autrement dit, c’est un acte délibéré que d’avoir gardé le gouvernement inchangé. Auquel cas, on serait tenté de comprendre qu’il tenait la perspective éloignée en raison des séparations douloureuses que cela supposait. À prendre en compte ce que l’actualité consigne comme scandales économiques et affaires scabreuses, ce seraient des ministres se recrutant dans le cercle de ses amis proches qui feraient les frais du remaniement gouvernemental. Cependant, en différant sa décision, le président accumule le temps perdu. Une année après sa réélection pour un troisième mandat consécutif, le président Bouteflika reste toujours peu entreprenant, laissant grossir l’image d’un pays à l’arrêt.
Source Le Soir d’Algérie - Sofiane Aït-Iflis

Le Pèlerin

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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 06:25

L’égyptien Orascom fait son beurre sur le dos de l’Algérie

Orascom

Djezzy fait l’objet de nombreux commentaires car le bouclage de l’opération de vente à MTN est imminent, une répétition de ce qu’on a déjà vu avec Lafarge. On commence à comprendre aujourd’hui que l’objectif de ce pseudo investisseur égyptien est de transformer les avantages accordés en gré à gré par l’Etat algérien en plus-values financières à travers une succession de montages habilement construits.

Ainsi, avec l’argent de Lafarge, OCI (Orascom Construction Industries) achète des usines d’engrais à Dubaï et en Egypte et acquiert du jour au lendemain un statut d’industriel dans le secteur des engrais. En fait, ce nouveau statut et ses relations privilégiées avec le Président vont lui permettre d’obtenir de l’agence ANDI et de l’Etat des avantages incroyables avec le projet d’engrais d’Arzew. Rappelons que cette usine en construction à Arzew est contrôlée à 51% par Orascom alors que l’Etat à travers ses Banques publiques et Sonatrach finance 85% du projet! Il n’est pas le seul. Une autre usine d’engrais, aussi en construction à Arzew, a été généreusement attribuée en gré à gré à la société privée omanaise Bahwan dans des conditions similaires (pour ne pas faire de jaloux ?).

Le CPA, la BEA, la BNA, la BDL et la CNEP ont été instruits par le Président pour financer ces 2 projets à hauteur de 75% du coût global.

Dans le cas du projet de Suhail Bahwan, le financement public s’élève exactement à 2,06 milliards de dollars sur un coût global estimé à 2,7 milliards de dollars. Ces deux usines orientées vers l’exportation ne sont pas rentables et termineront probablement à la ferraille car la surcapacité ne pourra jamais être absorbée par le marché national.

En gros, on parle ici d’une arnaque de 400 milliards de DA jetés par la fenêtre par des banques publiques pour le volet investissement (sur lesquels on peut être sûr qu’Orascom et Bahwan qui contrôlent les sociétés vont engranger des profits) et un cadeau de 5000 milliards de DA pour la fourniture de gaz détourné de l’exportation !! Bref, on a détourné de l’argent public qui aurait du aller aux écoles, hôpitaux, médicaments, logements sociaux.. qu’on a généreusement donné à des pseudo actionnaires privés, amis du Président !!
Ce que recherche Orascom, c’est vendre ses actifs en Algérie et engranger une autre manne (après le ciment et Djezzy) de plusieurs milliards de dollars associé à la «plus-value » du contrat de fourniture de gaz sur 20 ans (35 milliards de m3) vendu à un prix symbolique par rapport au prix de marché (prix d’exportation). Rendons hommage au Vice – Président Aval de Sonatrach, qui a signé tous ces contrats et qui a demandé à Orascom de construire un Centre de recherche à Oran... et félicitons le car il a été promu au poste de PDG par intérim par Chakib Khelil.

Rendons hommage aux PDG des banques qui ont financé ces deux projets de détournement de rente sans oublier bien sûr les responsables de la fameuse Agence ANDI, pierre angulaire de tous ces montages dignes de Fantômas qui vont engendrer un préjudice de plusieurs dizaines de milliards de dollars et fumons du thé pour rester éveillés. Ennahar : Ouyahia : « le contrat entre Djezzy et MTN est nul » 27 April, 2010 01:26:00 le Premier Ministre a informé « MTN » que le contrat de Nadjib Sawris était nul Le gouvernement algérien a officiellement convoqué les responsables du groupe industriel sud africain « MTN » pour leur notifier officiellement que le contrat passé avec le groupe Orascom Telecom, actionnaire principal de « Djezzy » en Algérie est un contrat nul du point de vu légal.

L'arnaque des engrais

Le conglomérat égyptien Orascom Construction Industries (OCI) va acheter la division engrais d'Abraaj Capital, une société de Dubaï, pour 2,7 milliards de dollars. Fort d'une abondante trésorerie après la vente de son activité ciment au français Lafarge, pour 12,9 milliards de dollars, le groupe de Nassef Sawiris compte réaliser d'autres acquisitions dans ce secteur. L'opération lui apporte le contrôle d'Egyptian Fertilizers Company, elle-même détenant 20 % de Notore Chemical au Nigeria. OCI est déjà impliqué dans le développement du complexe d'Arzew, à l'ouest de l'Algérie. Développé avec Sonatrach, Arzew est destiné à devenir la plus grande usine d'ammoniac d'Afrique du Nord en 2010 EL WATAN [El Watan] Sonatrach et la société mixte Sorfert (joint venture entre Sonatrach et Orascom Construction Industries) ont signé hier un contrat de vente et d’achat de gaz naturel pour approvisionner le complexe d’ammoniac et d’urée qui sera implanté à Arzew et dont l’entrée en production est programmée pour le milieu de l’année 2011. Le contrat, qui porte sur un volume annuel de 1,75 milliard de mètres cubes de gaz naturel durant 20 ans, a été signé par Chawki Rahal (vice-président commercialisation de Sonatrach) et Osama Bishai (PDG de Sorfert), en présence du ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil, du PDG de Sonatrach, Mohamed Meziane, et de l’ambassadeur d’Egypte en Algérie. Le complexe pétrochimique aura une capacité de 4400 t/j d’ammoniac et 3450 t/j d’urée granulée.

Des sources proches de l’enquête menée sur les marchés passés par la direction générale de Sonatrach et ses différentes filiales, dont G.C.B. qui est spécialisée dans le bâtiment et le génie civil, celle des travaux pétroliers G.T.P., ainsi que les centaines de contrats signés avec les sociétés de la protection et de la sécurité et des sous-traitants, ont indiqué que les enquêteurs sont parvenus à des détails précis au sujet de graves dépassements dans la passation de marchés et la signature de contrats avec des sociétés étrangères spécialisées dans les prestations pétrolières et parapétrolières. Dans une tentative pour convaincre l’Algérie de ne pas dilapider son gaz, le russe Gazprom, lors de la visite du patron du groupe en Algérie, a proposé la construction d’usines de production pétrochimique financées par le groupe russe et d’acheter le gaz au prix international. Gazprom n’a reçu aucun écho de la part de Sonatrach qui a préféré traiter avec les Sawiris qui n’ont rien à voir avec le domaine de la pétrochimie, contrairement à l’expérience de Sonatrach et du géant russe

Les investigations menées ont révélé que de nombreux contrats dont certains s’étalent sur 25 ans, ont été passés suivant la formule de gré à gré qui a cours depuis le départ d’Abdelhak Bouhafs, l’ex P-DG du groupe après les pressions exercées sur lui par le ministre de l’énergie et des mines qui bataillait pour l’amendement de la loi sur les hydrocarbures. Parmi les gros marchés, celui relatif à l’approvisionnement en gaz naturel de la société Orascom Industrie et construction, au prix modique du marché local pour 25 années, afin d’en fournir ses unités d’engrais dans la wilaya d’Oran bien qu’elle ne dispose pas de la technologie et des connaissances nécessaires pour investir le secteur des engrais et de la pétrochimie.

Des sources proches du dossier ont aussi dévoilé qu’Orascom Industrie et Construction a, dès son obtention du marché de la société Sonatrach, sollicité une société allemande spécialisée dans la construction des usines d’engrais, à qui elle confiera le projet.

Cette démarche a suscité l’intérêt des enquêteurs. Le gouvernement algérien et le groupe Sonatrach sont-ils incapables de faire appel directement à cette société allemande ? Ont-ils besoin des services de Sawiris pour qu’il serve d’intermédiaire auprès des allemands afin de construire des usines d’engrais à des coûts surestimés, pour détourner les deniers publics algériens récoltés grâce aux facilitations fiscales octroyées à la famille Sawiris par l’Agence Nationale de Promotion de l’investissement durant la réalisation de ses chantiers en Algérie dans les domaines du ciment, des communication et de la pétrochimie ? Ceci mènera à la mise à l’écart du directeur de l’Agence qui avait refusé d’apposer sa signature.

Contrat douteux

Sawaris s’attèle à faire la promotion de l’usine à l’étranger en faisant croire aux investisseurs que le chantier a atteint un taux d’avancement de 80% afin d’obtenir des parts à la bourse, alors qu’en réalité, le taux de réalisation du projet n’a pas franchi les 15%.
Le contrat passé avec Orascom Industrie dans le cadre de la création de la société Sorfert, prévoit l’approvisionnement de la société égyptienne en gaz naturel, avec un volume annuel d’un milliard de mètres cubes durant 25 ans au prix du marché local, sans altération tout au long de la durée du contrat. Ce point est d’ailleurs critiqué par l’OMC qui demande depuis des années à l’Algérie de réajuster les prix du gaz qu’elle vend aux sociétés étrangères qui exportent leurs produits.

Ce gaz est destiné à approvisionner l’usine de production Ammoniac-Urée qui dispose d’une capacité de production de 1,3 million de tonne et de 800 mille tonnes d’urée en Algérie. Orascom Construction détient 51% du capital de la société tandis que Sonatrach s’adjuge le reste; 49%. Orascom a préparé toutes les études du projet et les a remises à Sonatrach et les autorités compétentes avec l’apport de la banque Société Générale en matière d’études financières, le bureau de consultation juridique White Index. Le financement nécessaire pour le projet a été obtenu de la Banque d’Algérie après des pressions sur ses responsables.

Un contrat a été passé avec la société allemande UHDE, spécialisée dans les technologies de production d’urée, pour la conception et la réalisation de l’usine dans la zone industrielle d’Arzew, ce qui indique clairement qu’Orascom n’a rien à voir avec l’industrie pétrochimique et qu’elle ne fait que spéculer pour saisir des opportunités de vente et d’achat des actifs des sociétés. Ceci montre que les conditions dans lesquelles Orascom a obtenu ce marché, n’étaient pas claires, car son entrée dans ce domaine sensible et complexe est intervenue après qu’elle ait acheté la société égyptienne des engrais détenue par Fort Capital, pour un montant de 59,1 milliards de dollars.

Le coût du projet, prévu près du port d’Arzew, s’élève à 746 millions de dollars ( beaucoup plus ???), dont une (très grande !!) partie (75%)qui sera financée par des crédits à long terme, des banques algériennes. Il a été convenu avec Sonatrach un approvisionnement en gaz naturel à des prix très bas, n’excédant pas les 4 dollars le million d’unités calorifiques alors que le prix d’un million d’unités calorifiques sur le marché mondial atteint les 14 dollars. Le ministère de l’énergie et des mines a donc offert un cadeau d’un milliard de dollars annuel à l’égyptien Orascom qui lui vendra l’urée et l’ammoniac au prix international, qui pour l’urée, tourne autour des 320 dollars la tonne.

Les sociétés mondiales n’ont rien compris à cette attitude algérienne qu’elles désapprouvent, et l’Organisation Mondiale du Commerce a demandé à l’Algérie d’ajuster les tarifs du gaz naturel sur le marché interne aux tarifs appliqués sur les marchés internationaux pour ne pas imposer des clauses antidumping sur les exportations algériennes d’engrais et d’autres produits où le gaz entre dans la production.

Source Le Matin Abdelwahab B./Zineb A

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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 06:01

Algérie - Saadane, Madjer, Boudjedra et ….Amirouche.

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Comme tout Algérien qui se respecte je suis passionne par le football. Notre équipe nationale s`étant qualifiée pour la coupe du monde, je rate rarement les interviews de ses dirigeants et en particulier de son coach, Rabah Saadane.

Non, je ne vais pas disserter sur sa capacité à prendre ses compatriotes pour des imbéciles en inventant à chaque fois des excuses quand l`équipe nationale se fait humilier et à s`attribuer le mérite tactique quand elle gagne.. Scotche pendant 90mn à son banc, intériorisant d`emblée la défaite, et regardant passivement ses guerriers de joueurs se battre dans l`enfer du  stade du Caire? C`est la faute à ... son dos ! Une humiliation de 3-0 face au modeste Malawi ? C`est la faute à la chaleur. Comme si les joueurs adverses portaient des maillots … climatises ! Un autre humiliation de 4-0 face à l`Egypte ? C`est la faute à l`arbitre. La Serbie vient très simplement mettre un 3-0 à Alger? C`est la faute au public algérien qui met la pression sur lui (sic !).

J`ai dis que je ne voulais pas disserter sur tout cela  car le point qui m`intéresse ici sont les interviews donnes par notre coach national. Que ce soit sur Al Jazeera, sur Al Arabiya (ou peut être ailleurs) Saadane laisse systématiquement dire que c`est LUI qui a qualifie l`Algérie aux trois phases de coupe du monde. Bigre, me dis-je, je vieillis, ma mémoire est donc si défaillante ? Je sors vite mes vieilles cassettes de tous les matches de notre équipe nationale de 1980 a 1982. Mais voila, de la fabuleuse victoire contre la Juventus de Turin de Platini jusqu`en Espagne, le coach en chef s`appelle plutôt Mahieddine Khalef ! Je consulte le journal El Hadef de l`époque et tombe sur l`interview de celui que l`on considère à juste titre comme l`un des meilleurs joueurs algériens de tous les temps, Lakhdar Belloumi. Il ne tarit pas d`éloge sur son entraîneur … Khalef ! Notre équipe nationale était bel et bien entraînée par Mahieddine Khalef. Combien même Saadane aurait fait partie du staff technique.
Mais c`est comme ça me dis-je, en Algérie la barre pour accéder aux hauts postes de responsabilités est tellement basse que les hordes de médiocres la traversent si facilement et éliminent du même coup les meilleurs.
Ce qui est s'est averee vrai en politique ou dans la culture apparaît maintenant dans le football.

Je m`en serai tenu a cette observation si la semaine passée je n`ai vu sur Al Jazeera Sport un long reportage sur la carrière de Rabah Madjer. La aussi, je ne vais pas m`attarder sur sa personnalité qui aura sûrement déçu beaucoup de ses admirateurs, dont votre serviteur: de la prétention à en revendre et surtout une réelle … mauvaise foi. Ce grand joueur n`avait franchement pas besoin de nous tartiner a chaque phrase `dkhoult fa atarikh` à cause d`une talonnade réussie! Passons…
Par contre, je fus surpris de l`entendre encenser celui qui d`après lui a qualifie l`Algérie pour la coupe du monde 1982, à savoir ….. le mythique Rachid Makhloufi.
Et peu importe que El Jazeera incrusta brièvement lors d`une phase de jeu a Gigon une image de Khalef avec la mention `algerian coach`.
A l`instar de Saadane, lui aussi laissa dire mais non sans avoir l`air un brin gêné car ce Monsieur est à lui seul une définition du football.

Résumons : ils sont donc 2 entraîneurs à prétendre ou à faire dire qu`ils ont fait qualifier notre équipe nationale en 1982. On a bien compris qu`ils sont plus obsédés par 1982 que par 1986. En 1982 un entraîneur et un staff compétents avaient construit avec peu de moyens une équipe de champions qui réussit l`exploit de battre l`Allemagne, vainqueur de cette même coupe du monde.
Aucun entraîneur n`a fait mieux depuis et surtout pas Saadane qui s`est vu offrir comme un cadeau cette équipe et en a fait en 1986 une équipe cultivant les défaites comme le fit remarquer le même Madjer lors de cette émission.

Pourquoi était-il important de s`attarder sur cet état d`esprit et que faut-il en retenir ?

Très succinctement, en sport comme en politique, une génération d`imposteurs sévit dans notre pays et se permet avec arrogance et outrecuidance de réécrire l`histoire en imposant des contre-vérités.
C`est cette avarie dans les principes de vie qui fait que l`Algérie se retrouve dépecée, en particulier sous l`ère Bouteflika, comme un vulgaire cadavre par ses propres enfants alliés en la circonstance à des étrangers venus de tous les ailleurs.
C`est aussi cette avarie dans la morale qui permet à Rachid Boudjedra de troquer avec aplomb l`habit d`historien pour juger comme un criminel un des monuments de la révolution algérienne, le colonel Amirouche.
De l`aplomb il en a toujours fait preuve.
N`est-il pas le premier auteur algérien post-indépendance qui mensongèrement décrira pour le lectorat français, à la fin des années 1970 (!), les supposées violences sociétales et psychologiques que subit la femme dans la société algérienne qui était selon lui sclérosée. 
Rien ne peut mieux plaire aux français que de voir ses anciens colonises venir se plaindre, de leurs gueux de compatriotes.
Très reconnaissante, la France lui octroya le Prix Femina, comme elle sut récompenser plus tard d`autres algérien(ne)s qui suivirent son sillon.
Mais Boudjedra sait aussi se faire inviter pour manger la bonne soupe algérienne lorsqu`il s`aperçoit qu`il ne fait plus recette de l`autre coté de la Mediterannee et qu`en France on aime bien changer de selles.
Ainsi, l`a-t-on pas vu avec Ali Haroun, qui est l`homonyme indigne de l`auteur de la 7e wilaya, s`essayer avec peine à trouver des mots pour répondre à la place du général Khaled Nezzar, à  un journaliste de France 2 qui lui demandait, lors de la fameuse conférence de ce dernier au CCA de Paris, comment de sous-officier dans l`armée française il en vint à devenir le tout-puissant patron de l`ANP ?
Boudjedra dit qu`il tient ses dires sur Amirouche d`un témoin : Bentobal. D`après ce dernier, Abane Ramdane fut livre à Boussouf par Krim Belkacem. Histoire de dire que cet assassinat est une affaire kabylo-kabyle. Boussouf dans cette histoire n`aura rien fait d`autre que prêter ses mains assassines pour étrangler sans pitié l`homme qui avec Ben Mhidi a fait que la révolution algérienne sorte de son bricolage et s`élève au rang d`une insurrection armée basée sur une redoutable stratégie qui terrassa tout le génie militaire et politique des Saint Cyriens dépêchés en masse dans les Aurès et le Djurjura.
Hélas il semblerait aujourd’hui que M. Bentobal se trouve dans un état comateux et les digressions fournies a Boudjedra sont une façon sournoise pour échapper a ses contradicteurs. Silencieux depuis 1962, Bentobal symbolise parfaitement les méthodes cyniques des certains sanguinaires qu`a enfante la révolution algérienne: le crime au nom de cette même révolution et pour finir la délation veule, si possible au crépuscule de sa vie.
Bentobal comme d`autres seront jugés par Dieu et les hommes de ce pays, le moment venu.

Le lien entre le football et la politique est donc clair.
On efface sciemment ceux qui ont fait la gloire de notre football en 1982 pour leur substituer sans vergogne des imposteurs qui vont même jusqu`a exercer un véritable terrorisme intellectuel sur ceux qui osent évoquer leur incompétence.

La révolution algérienne a été comme le disait feu Ferhat Abbas confisquée par ceux la même qui n`avaient à leur actif aucun fait d`arme sinon celui de poser pour des photos.  Frustres dans un pays peuplé de héros, ils liquidèrent aussi bien physiquement que politiquement tous  ceux qui avaient été les véritables artisans de l`épopée de ce peuple.

C`est pour cela que l`histoire de Amirouche ne saurait en aucun cas être écrite par des plumitifs de service comme Boudjedra, ni même par des opportunistes sans âme comme Said Saadi.

L`histoire de la dénonciation, par ses `frères`, de Amirouche et Si Haoues (susurrée déjà par Bourguiba, faut-il le rappeler) et de Ben Boulaid aux militaires français, des assassinats suspects  de Benyahia, de Medeghri, de Boumedienne, de Tahar Djaout et de bien d`autres héros et bâtisseurs pré et post-indépendance doit être le devoir des générations d`historiens à venir. Pas celles d`aujourd’hui.

A moins qu`il soit dans les objectifs d`esprits criminels qui détestent ce pays, ce peuple, et son histoire plusieurs fois millénaire de sous-traiter en sous-main à des plumes corrompues, assoiffées de haine et d`aigreur, le soin de réveiller les démons de la discorde séparatiste pour faire oublier au peuple que ses dirigeants actuels font la Une des quotidiens algériens non pour les bienfaits qu`ils apportent à `leur` pays mais pour les milliards de dollars qu`ils volent impunément à ce peuple, tout en restant encore en poste.

Source Le Matin Sofiane

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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 06:00

Le lobbysme forge les esprits de tous côtésgouvernement--3.jpg

Le pouvoir algérien a trouvé son loto : le projet de "loi" sur la criminalisation du colonialisme. C'est pas cher, c'est pratique et ça peut rapporter gros. C'est pas cher car ce ne sont que des mots et cela ne restera que des mots. Le gouvernement algérien n'a aucune intention de promulguer une telle "loi" qui le couperait de l'Elysée et qui ouvrirait les boîtes de Pandore redoutables : les archives sur les responsabilités de certains de nos dirigeants dans les actes inavouables durant la guerre de libération.
D'ailleurs  le texte a été adressé par l’Assemblée au gouvernement pour « avis » et le gouvernement, qui dispose de deux mois pour faire connaître sa réponse, devrait répondre dans le courant de la semaine par la négative.
Mais alors pourquoi avoir agité l'épouvantail ? Parce que, comme le loto, ça peut rapporter gros : un nouveau soutien extérieur à Bouteflika. Devenu infréquentable pour la France (et donc pour l'Europe), en disgrâce depuis l'annulation par Sarkozy de la visite de juin dernier, Bouteflika a besoin de regagner les faveurs de l'Elysée. La "loi" sur la criminalisation du colonialisme est d'abord un chantage à l'adresse de la France : "Aime-moi de nouveau ou je balance tout ! " Abdelaziz Ziari, le président de l’APN l'avait confirmé il y a quelques semaines en déclarant que « l’adoption du projet dépendra de la circonstance et de la conjoncture dans lesquelles nous serons à ce moment là. Le gouvernement dispose de deux mois pour répondre positivement ou négativement (…) sa marge d’appréciation est importante ».
Autrement dit : " On attendra la raction de l'Elysée."
On le croit volontiers.
En mai 2009, le même Abdelaziz Ziari, envoyé à Paris pour préparer la visite (qui sera annulée) de Bouteflika, affirmait que la repentance “n’est pas à l’ordre du jour”. Il n'était alors pas question de "loi" sur la criminalisation du colonialisme, mais de faire bien recevoir Bouteflika qui se savait devenu infréquentable depuis son coup de force constitutionnel.
M. Kheireddine Boukherissa,  le président de la Fondation du 8-Mai-45, avait alors réagi en solo : " M. Ziari était-il délégué par le président de la République pour tenir ce discours? Si oui, nous sommes en mesure de demander des explications au président de la République..." Mais, plus loin, ayant réfléchi : " M.Ziari persiste à dire qu’il a parlé en France au nom de l’Algérie officielle. Sur ce point, j’ai beaucoup de doutes. Je comprend bien que le président de l’APN ait reçu des orientations de la part de M.Abdelaziz Bouteflika avant son déplacement. Je ne pense pas qu’il lui ait demandé de reléguer la question de la repentance au dernier rang. Nous suivons les discours des uns et des autres. Nous ne pensons pas que le président de la République ait changé de position."
L'avantage de la mémoire courte, c'est qu'il vous assure une belle carrière politique!
Mais bien sûr, M. Boukherissa, que Abdelaziz Bouteflika a demandé à Ziaride reléguer la question de la repentance au dernier rang.
Et aujourd'hui, n'ayant pas reçu de signes de Sarkozy, Bouteflika relance le chantage autour de la "loi".
Aussi, assiste-t-on depuis quelques jours, aux tartarinades colériques et tout à fait superficielles des dirigeants algériens.
Le secrétaire général du FLN, Abdelaziz Belkhadem, a ainsi affirmé, lundi 26 avril à Alger, que le dit projet de loi portant criminalisation du colonialisme « suit son cours ». « Le texte suit son cours normal avant d’être soumis à adoption », a-t-il cru utile de préciser.
Mais oui, mais oui...

Source Le Matin L.M.

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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 05:44

Cherchell: Le nouveau marché boudé !

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Devenu opérationnel au mois de mars 2009, ce nouveau marché des fruits et légumes a été attribué aux commerçants issus de la récente délocalisation des étals du marché central vers les 70 locaux commerciaux implantés sur le site de l'ex-Souk El Fellah, à proximité du marché hebdomadaire «Souk El Khemis». Ce nouveau marché de la ville de Cherchell est actuellement déserté excepté les quelques magasins situés sur la devanture du marché, qui aujourd'hui restent ouverts.

L'aménagement de cette ex-cave coopérative, en nouveau marché couvert a coûté la bagatelle de près de quatre milliards de centimes. Rappelons à ce sujet que la configuration initiale avait été rejetée par la wilaya et a nécessité une enveloppe financière supplémentaire pour en faire de spacieux et élégants magasins.

Malgré ces dépenses faramineuses, ce nouveau marché reste boudé, tant par les citoyens que par les commerçants eux-mêmes, qui ont préféré retourner vers l'ancien marché couvert de Cherchell.
Cette situation qui dure depuis plus d'une année, a inquiété les élus locaux, qui projettent de réaménager ce nouveau marché pour la 3ème fois.
Pourquoi cette situation? D'une part, les propriétaires des magasins unanimes, ont présenté ce marché comme étant «enclavé, non commercial et surtout placé en concurrence déloyale avec les marchés hebdomadaires du jeudi et du dimanche, qui brassent quant à eux des milliers de visiteurs». ,
D'autre part, la délocalisation forcée de l'ancien marché, n'a pas été du goût des commerçants qui y exerçaient. En effet l'opération coup-de-poing qui avait été menée sous les auspices de la daïra et de l'APC de Cherchell ayant permis de procéder à la démolition de plusieurs dizaines d'étals de fruits et légumes implantés illicitement au sein du marché central de la ville de Cherchell, n'a été ni acceptée, ni appréciée par ces commerçants. La raison de ce mécontentement est due au fait que le marché central, est accessible, tant par les citoyens, que par les gros tonnages. Il n'est pas enclavé et se trouve fréquenté par la quasi majorité des résidents de la ville.
Cette affluence au sein du marché central est due surtout à la présence de plusieurs vendeurs à la sauvette qui se sont établis sur le site, vivement encouragés par l'absence de contrôle, mais aussi, par la légalisation de l'implantation d'un mini marché de gros, par l'APC. Cela fut favorisé aussi par l'affluence des fellahs locaux des fruits et légumes au niveau de ce marché central.
Malgré que la réalisation de ce nouveau marché de fruits et légumes constitue une initiative louable pour un assainissement du marché central, cela n'a pas été du goût des commerçants délocalisés, du fait que plusieurs d'entre eux figuraient toujours sur la liste d'attente. L'APC réplique qu'il s'agit de commerçants illicites.

Source Le Quotidien d’Oran Larbi Houari

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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 05:42

Union pour la Méditerranée: Palestine et Sahara Occidental au sommet de Barcelone

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A l'approche du 2e Sommet de l'UPM, prévu le 7 juin à Barcelone, les députés européens viennent rappeler que la paix et la prospérité en Méditerranée sont tributaires de la résolution du conflit israélo-palestinien, de ceux du Sahara Occidental et de Chypre.
Les questions palestinienne et sahraouie ont fini par émerger à la surface des flots de la Méditerranée, cette mer commune à l'Europe et à l'Afrique du Nord d'Ouest en Est. L'Union pour la Méditerranée (UPM), bâtie sur le constat de l'échec du processus de Barcelone lancé en novembre 1995, s'est voulue plus pragmatique en privilégiant à sa naissance, à Paris en juillet 2008, une stratégie de partenariat économique ciblé, reléguant au second plan les urgences politiques qui piègent la construction d'une paix durable, particulièrement au sud de la Méditerranée. Malheureusement, la réalité des faits n'arrête pas d'interpeller l'Europe sur l'absurdité à vouloir construire avec ses partenaires du sud une vaste zone de paix et de partage basée sur des injustices présentes et historiques, qui condamnent des peuples de cet espace méditerranéen à la domination coloniale, voire à terme à leur disparition.
 «Il ne pourra y avoir de succès plein et entier de l'UPM sans la résolution des différent conflits régionaux», ont déclaré, mercredi soir, les députés de la Commission des Affaires étrangères du Parlement européen (PE) par la diffusion d'une déclaration adoptée à la quasi-majorité de ses membres. Les députés citent clairement ces conflits : «Les députés soulignent que les conflits régionaux, et notamment le conflit israélo-palestinien, mais aussi ceux de Chypre et du Sahara Occidental, ne doivent pas freiner la possibilité d'avancer concrètement vers des coopérations sectorielles et multilatérales.»
 Ainsi, à l'approche du 2e Sommet de l'UPM, prévu pour le 7 juin prochain à Barcelone, les élus européens marquent leurs inquiétudes sur son issue dans le cas d'une impasse du sommet sur les questions vitales de la Palestine, du Sahara Occidental et de Chypre. La déclaration de la Commission des Affaires étrangères a reçu l'appui, il faut le noter, de l'ensemble des groupes politiques du PE. Précisons que cette déclaration a été prise sur proposition du député socialiste français Vincent Peillon, au nom du groupe des socialistes, et a été soutenue par le groupe des démocrates.
 Par ailleurs, la déclaration critique, avec un style indirect (diplomatie oblige), le mode de coopération adopté, au nom de l'UPM, par certains partenaires et qui brouille la démarche et les objectifs du projet euro-méditerranéen.
 «En privilégiant les relations bilatérales au détriment d'une approche globale, cette politique n'a pas permis de contribuer à un processus d'intégration et de réformes significatives dans la région en termes d'avancées démocratiques». C'est une référence claire aux coopérations bilatérales faites au nom de «l'intérêt économique» au détriment des injustices contre les peuples, y compris par les gouvernants antidémocratiques, et il y en a, des pays du Sud méditerranéen.
 Cette «sortie» exceptionnelle des élus européens coïncide avec une série d'activités ayant pour thème la tenue du Sommet de Barcelone. C'est ainsi que le Comité des régions de l'UE, le Conseil économique et social européen (CESE), l'Assemblée parlementaire euro-méditerranéenne (APEM), des représentant de la Commission européenne, etc. sont invités le 12 mai au Parlement européen par l'Institut Thomas More et la fondation Confrontation Europe, deux associations paneuropéennes, à un séminaire sur l'UPM avec l'intitulé : Quelle relance après le Sommet de Barcelone ?
Juste avant, soit le 3 mai, une pléiade d'hommes politiques et d'intellectuels européens, y compris proches d'Israël, vont débattre, au sein du Parlement européen, avec d'autres politiques, journalistes et citoyens du conflit israélo-palestinien. On note la présence du député d'Europe Ecologie, Daniel Cohn-Bendit, de l'ancien ambassadeur d'Israël en France, Elie Bernavi, de David Chemla, de Bernard-Henri Lévi ainsi que du nouveau lobby américain «pour Israël et pour la paix», etc. Ces personnes ont déjà lancé une pétition internationale, en particulier vers les citoyens européens, pour faire pression sur Israël pour l'arrêt des colonies en Palestine, particulièrement dans Jérusalem-Est. On note dans le texte soumis à la signature que «l'implantation des colonies dans Jérusalem-Est est une erreur politique et une faute morale».
 Ou encore «L'alignement systématique sur la politique du gouvernement israélien est dangereux, car il va à l'encontre des intérêts véritables de l'Etat d'Israël». Enfin, les initiateurs de cette campagne clament haut et fort leur devise de «deux Etats et deux peuples» vivant côte à côte dans la paix et le respect.
 Le propos ici n'est pas de préjuger des intentions intimes des uns et des autres, mais de noter cette «agitation» fébrile à moins de six semaines du 2e Sommet de l'UPM. Quelle que soit la tournure que prendront les choses dans les jours à venir, et quels que soient les discours des premiers responsables politiques européens sur l'avenir commun euro-méditerranéen, il est clair que la paix, la prospérité et l'échange partagé ne peuvent être, un jour, une réalité sans que les peuples palestinien et sahraoui ne jouissent de leurs droits, de leur liberté et de leur Etat. C'est l'examen principal, au coefficient politique exponentiel, qu'auront à affronter les chefs d'Etat et de gouvernement des 44 pays de l'UPM, le 7 juin à Barcelone.

Source Le Quotidien d’Oran M'hammedi Bouzina Med

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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 23:31

La Mitidja se meurt avec la complicité des pouvoirs publics en Algérie.

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Malheureusement il y a encore souvent des terres en friches

 

Des milliers de logements poussent sur cette plaine fertile naguère grenier de toute l’Algérie. Des logements sociaux, des cités AADL sont en chantier sans qu’on se préoccupe de la perte de ces terres agricoles qui sont pleurées par les agriculteurs de la région.

«Le pays est vaste et immense. Pourquoi fallait-il donc détourner les terres de la Mitidja de leur vocation pour servir d’assiettes foncières aux programmes de logements ?» se demandent de nombreux agriculteurs de la région.

«Tout a disparu. A Birtouta, Tessala El Merdja, Ouled Chebel, Boufarik et ailleurs, les vergers et les champs rivalisaient par leur lustre et leur charme. Aujourd’hui, le béton est partout. Et après on vient nous demander pourquoi le prix du kilogramme d’oranges atteint 150 DA. Croyez-moi, au rythme où va la bétonisation, dans quelque temps, il n’y aura plus d’agriculture sur cette plaine qui a fait le bonheur des colons avant l’indépendance», témoignent-ils encore.

Il faut dire que le diagnostic de ces agriculteurs n’est guère exagéré au vu de ce qui se passe sur le terrain. Chaque mois, des exploitations agricoles collectives (EAC) et des exploitations agricoles individuelles (EAI) sont récupérées par les autorités locales et reconverties en chantiers pour des programmes de logements.

Mêmes les propriétaires sont dépossédés de leurs terres au nom du sacro-saint principe de l’intérêt public. Du coup, les terrains de pâturage se rétrécissent comme peau de chagrin.

L’élevage et l’agriculture sont dès lors frappés de plein fouet.

Officiellement, l’urbanisation massive de la Mitidja inquiète les autorités en Algérie. Ces dernières se sont dotées récemment de nouveaux mécanismes pour réhabiliter cette plaine.

Rongée par le béton, sous l’effet de l’urbanisation, de la croissance démographique et de l’exode rural, la Mitidja paie le prix fort du lancement des futurs projets sur le territoire de la wilaya.

Pour sauver ce qui reste des terres cultivables, la direction de l’agriculture de la wilaya de Blida a établi récemment un inventaire du foncier agricole intégré dans les plans d’aménagement urbanistiques.

Cette opération est basée sur la classification des terres selon leur nature et leurs caractéristiques en vue d’orienter toute requête pour abriter un quelconque projet.

Cette procédure s’inscrit, en fait, dans la logique de lutte contre le détournement et la dilapidation du foncier agricole qui sont aujourd’hui à l’origine du rétrécissement des terres agricoles comme peau de chagrin alors qu’elles étaient considérées, autrefois, comme la fierté de la Mitidja. C’est ainsi que, conformément à cette nouvelle procédure, seules les terres jugées non cultivables serviront désormais à accueillir des projets.

Toutes les demandes faites dans ce sens seront soumises à une commission qui se chargera de l’étude des caractéristiques et de la qualité de la parcelle devant abriter le projet en question qui se prononcera sur le dossier, après examen de celle-ci.

Dans le cas où il s’avérait que ledit terrain est arable, un dossier sera transmis au ministère de l’Agriculture, avec une fiche technique du projet et un P-V de réunion de la commission de la wilaya.

En vertu de cette même mesure, la tutelle est habilitée à procéder à une visite d’inspection du terrain. Il faut dire que la loi d’orientation agricole promulguée en 2008 a fixé des mesures sévères en termes d’intégration des terres agricoles dans les plans d’aménagement urbanistique intervient pour freiner l’exploitation anarchique du foncier agricole qui subit des atteintes répétées par les coopératives immobilières qui érigent des bâtisses sur des terres très fertiles.

Aujourd’hui, le foncier agricole a subi un grand préjudice, du fait du détournement de milliers d’hectares de leur vocation et les spécialistes annoncent une disparition de près de 5 000 ha d’ici 2015 si des mesures draconiennes ne sont pas prises pour sauver le patrimoine agricole, confronté également à d’autres aléas qui accélèrent sa dégradation, à l’instar de la désertification et l’érosion.

Cependant, force est de constater que ces nouvelles réglementations n’ont en rien empêché l’extension urbaine et la création de nouvelles villes au niveau de la périphérie d’Alger encouragées par ces mêmes autorités désireuses soi-disant de sauver la Mitidja.

Cette situation n’a fait d’ailleurs qu’aggraver le détournement des terres agricoles, devenue un casse-tête pour les pouvoirs publics, de par l’ampleur du phénomène.

L’enquête réalisée par les services de la Gendarmerie nationale jusqu’à l’année 2007 a abouti à la mise en examen de plus de 16 000 personnes, accusées de dilapidation de 6 366 ha de terres du foncier agricole au niveau de la wilaya d’Alger. Aujourd’hui, les estimations font état de la perte de prés de 150 000 ha de terres agricoles publiques et privées depuis 1962.

Source La Tribune

Le Pèlerin

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