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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 23:48

Humour - L'père Victor est allé en ville voir l'Docteur

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L' père Victor est allé en ville voir l' Docteur

- Voilà docteur, chuis ben embêté, dit-il , à mon âge y en a beaucoup qui vous demand'rais du Viagra.

Moi j'en ai point b'soin, j'ai la zigounette encore ben vaillante, seulement voilà, à chaque foisqu'elle s' met au garde à vous, chuis dans les champs, l' temps de r' tourner à la ferme voilà quelle r' garde à nouveau mes bottes.

Le médecin hoche la tête d'un air grave.

- Vous n'auriez pas des fois un truc pour z' y maintenir la tête haute j'usqu'a la ferme ? lui demande Victor.

-  j'ai bien une idée, dit le toubib, lorsque vous irez aux champs, emportez votre fusil et dites à votre femme que lorsqu'elle entendra tirer en l'air qu'elle court vous rejoindre.

- Tirer en l'air pour tirer un coup ? En v'la une idée qu'elle est pas mauvaise !

Quelque temps plus tard v' la t'y pas que l' Victor débarque dans le cabinet du docteur.

- J'viens vous voir , rapport au fusil !

- Pourquoi ça ne marche pas ?

- Oh ! ça eu marché, fait l' Victor, mais ça n' marche plus.  Pendant tout l'été j' tirais en l'air la Sylvette rappliquait en courant et hop! j' la  bouriaudais dans les broussailles !

- Eh ben ! c'est formidable non ?

- Oui mais depuis l'ouverture d' la chasse , j' la vois plus !

Le Pèlerin

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9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 23:44

Santé - Minceur: 6 repas par jour pour perdre du poids

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Beaucoup de régimes sont voués à l’échec car la limitation à trois prises alimentaires par jour décourage les grignoteuses. Bonne nouvelle, il est possible de perdre du poids en faisant six repas légers par jour.

Supprimez 500 calories

Comment maigrir en faisant six repas par jour ? Tout simplement en limitant les calories. En effet, pour 3500 calories non brûlées, on gagne 500 grammes sur la balance. Qui ont la fâcheuse habitude de venir se loger sur nos hanches et nos cuisses. En toute logique, pour perdre 500 grammes, il faut donc baisser l’ingestion calorique de 3500 calories. Pas par jour évidemment !

Dans la semaine, c’est tout à fait jouable. Essayer d’aller plus vite est dangereux, car l’organisme a vite fait de se faire un film : la famine guette, réduisons la vitesse du métabolisme et stockons des réserves. On supprime donc 500 calories de la prise quotidienne recommandée, on perd gentiment 500 grammes par semaine, mais dans le gras, pas dans le muscle !

Calculez vos besoins journaliers

Pour calculer les besoins énergétiques dont on a besoin chaque jour, il faut multiplier son poids par 21,6 et on trouve son taux métabolique de base. Par exemple, si on pèse 77 kilos, on doit absorber 1663,200 calories. A condition de ne rien faire de la journée.

Pour tenir compte des besoins générés par notre activité, on multiplie le résultat obtenu par 1,3 si on est sédentaire (travail de bureau, par exemple), par 1,4 si notre activité professionnelle nous amène à nous dépenser un peu (vendeuse…), par 1,5 si l’activité est assez soutenue (aide-soignante, infirmière, serveuse…) ou par 1,7 si elle est très soutenue (professeur de gym…).

Si on entre dans la catégorie 1,4 par exemple, on devra donc consommer 2328,48 calories moins 500 calories soit 1828,48 calories pour espérer perdre 500 grammes par semaine.

Planifiez 6 repas par jour

Comme beaucoup de rondes, on fait sûrement partie des grignoteuses, qui mangent peu à la fois mais souvent. Résultat, si les prises alimentaires ne sont pas planifiées, on court deux risques mortels pour la ligne : l’augmentation des calories au-delà de notre taux métabolique et le déséquilibre nutritionnel, car sans planning précis, on grignote rarement des aliments bons pour la ligne. Alors que fractionner ses repas en prises alimentaires plus nombreuses est plutôt bon pour la ligne !

En effet, manger plus souvent stimule la perte de poids car chaque fois que l’on ingère des aliments, on doit brûler des calories pour les digérer. Qui plus est, diminuer les portions de trois repas principaux peut induire une fringale psychologique, plus facile à leurrer en planifiant trois repas, deux collations et un en-cas. Pour les programmer, on établit les trois menus principaux à 70% de la ration calorique totale, les deux collations à 25% et l’encas à 5%. Soit, si la ration quotidienne est à 2330 calories, trois repas à 430 calories environ, deux collations à 230 calories environ et un encas à 100 calories. Si le repas est plus riche, on diminue d’autant le poids calorique de la collation.

Trompez l'envie de manger

Un repas à 430 calories, c’est vite atteint ! La solution pour ne pas avoir l’air de faire disette, c’est de jouer sur l’effet poids plume des crudités et des légumes. Riches en fibres, ils sont très rassasiants. L’effet croquant des crudités (céleri, concombre, radis…) comble le besoin de mastication, générateur de satiété. Les légumes, cuits vapeur et sans beurre, pour ne pas alourdir l’addition calorique, ont le génie de bien remplir l’estomac. En dessert, des lamelles de fruits avec une boule de sorbet n’alourdissent pas l’addition calorique tout en proposant une alternative gourmande.

En collation : une galette de son d’avoine (1 cuillère de son d’avoine, une cuillère de son de blé, 1 blanc d’œuf et une cuillère de fromage blanc à 0%, le tout cuit à la poêle anti-adhésive), accompagnée de quartiers de pomme ou de poire ou de crudités croquants ; deux biscuits à la farine complète et un carreau de chocolat noir ; une crêpe au jus de citron ou avec un soupçon de confiture ; une salade de fruits et 100g de fromage blanc.

Faites appel aux aide-minceur naturels

En dehors des six prises alimentaires, il ne faut pas s’autoriser le moindre grignotage. En cas de pulsions provoquées par de la fatigue, du stress ou toute autre émotion, on peut utiliser des leurre tirés de l’aromathérapie. Huile essentielle de vanille, de citron vert, de citron et de pamplemousse ou de lavande, à humer à chaque fois qu’une envie subite nous envahit.

Des plantes et des oligo-éléments anti-stress sont aussi des outils indispensables (chrome, rhodiola).

Sans oublier les tisanes drainantes ou relaxantes à boire sans sucre aussi souvent que nécessaire.
Source topsanté.fr

Le Pèlerin

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9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 23:23

Algérie - Post colonialisme : Le choc des mémoires

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Un colloque sur le thème « Les traces postcoloniales en France. Négation coloniale, trous de mémoire ou trop de mémoire ? » se déroulera les 28 et 29 mai à la Sorbonne. Il est organisé par le Groupe d’études transversales sur les mémoires (GETM) du Centre Alberto-Benveniste dans le cadre de l’édition 2010 du Pari(s) du Vivre-Ensemble.

Esther Benbassa est du genre tenace et décidée. Elle vient de publier avec Jean-Christophe Attias aux, éditions Larousse, un formidable travail de recension sous le titre, Dictionnaire des racismes, de l’exclusion et des discriminations. L’épais ouvrage ne compte pas moins de 500 entrées, compulsées et mises en forme par un panel d’une quarantaine de spécialistes. Ce dictionnaire, destiné à un large public, est une première en France. Parmi les questions posées : « peut-on dire que la France est une société postcoloniale ? » « Comment peut-on être musulman en France ? » « La guerre des mémoires aura-t-elle lieu ? » « Existe-t-il une éducation contre le racisme ? » Sans rapport direct avec cet ouvrage, mais dans la même lignée de recherche universitaire, des réponses à ces interrogations seront apportées, les 28 et 29 mai, à la Sorbonne, au cours d’un judicieux colloque intitulé : « Les traces postcoloniales en France. Négation coloniale, trous de mémoire ou trop de mémoire ? », qu’elle coordonne avec Jean-Christophe Attias.

Les thèmes abordés traiteront de :

« Les mémoires politiques du fait colonial. Examen clinique d’une controverse »,

« La race, une catégorie d’entendement impensé en politique ? »

« Culture raciale et culture coloniale ».

Un thème d’actualité avec une intervention : « La mission parlementaire sur le voile intégral : débats internes et déclarations publiques des membres ». La deuxième thématique apportera des éclairages : « les émeutes urbaines sont-elles porteuses d’une mémoire postcoloniale ? », en posant la question sur : « Les identités recomposées : Noirs, Arabes, Blancs lors des émeutes de novembre 2005 ».

Le thème du lendemain, samedi 29 mai, sera consacré d’abord aux

« Passeurs potentiels de mémoires postcoloniales »,

en se demandant comment se fait l’apport de la littérature postcoloniale à la mémoire et, dans ce même domaine, qu’en est-il du post colonialisme et des écrivains issus de l’immigration maghrébine ?

L’Afrique du Nord, et la décolonisation de l’Algérie particulièrement, sera au centre d’une contribution assez inédite sur le thème :

" Mémoire retrouvée pour histoire oubliée"

Littérature juive d’expression française écrite par des juifs d’Afrique du Nord dans le contexte postcolonial ». On parlera de fiction postcoloniale au cinéma et dans la musique (« la diffusion des stigmates ethnoraciaux »). Enfin, le thème de la dernière table ronde sera :

« L’histoire et la mémoire nationales : quelle place pour les mémoires postcoloniales ? ».

Avec, notamment, des contributions qui traiteront directement de :Du fait algérien avec Pascal Blanchard :

« La France et le regard postcolonial : l’histoire d’une incompréhension » et Jean-Luc Einaudi :

« Conflits et places dans les mémoires collectives autour du 17 octobre 1961 et de Charonne (8 février 1962) ».

Gilbert Meynier (professeur émérite à l’Université de Nancy 2) et Tahar Khalfoune (IUT Lumières de l’Université Lyon 2) aborderont :

« Histoire de l’Autre, d’Israël-Palestine à Algérie-France : vers une histoire franco-algérienne ? ».

Seront proposées aussi les pistes de réflexion sur le thème :

« L’itinéraire du colonial à l’école (1881-2010) ».

Source El Watan Walid Mebarek

Le Pèlerin

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9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 07:30

Algérie – Alger - Place des martyrs - Les dessous d’une fouille archéologique

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Tout a commencé avec la décision prise par le ministère des Transports d’entamer, à la place des Martyrs, les travaux de réalisation de la gare principale du métro d’Alger, ignorant ainsi les contraintes liées au patrimoine que le ministère de la Culture avait posées. Il a fallu, donc, l’intervention de l’Unesco pour que le département de Amar Tou fasse marche arrière. Finalement, les deux parties sont arrivées à trouver un compromis. Entamer un sondage pour évaluer ce qu’il y a sur place comme potentiel archéologique. Des archéologues algériens avaient préparé le projet (administrativement et techniquement), pour être, quelque temps après, mis à l’écart. Il sera finalement cédé à l’Institut français de recherche en archéologie préventive (INRAP). C’est là justement, que l’histoire, toujours ignorée de la Place et où sont passées toutes les civilisations de l’Algérie, remonte à la surface !

Avant le commencement du sondage archéologique pour lequel les Français ont été sollicités malgré l’insistance des spécialistes algériens de prendre en charge ce chantier, qui est d’une importance capitale pour l’histoire algérienne, il y a eu un sondage d’estimation dirigé par les archéologues de la Direction de la culture de la wilaya d’Alger. Ces derniers, affirment certains spécialistes du secteur, n’ont jamais eu l’occasion de prendre en charge une fouille archéologique, du moins de cette envergure. Cette équipe a été grassement payée par la société du métro d’Alger. Mme Sator, docteur en médecine de formation mais aussi directrice de la culture de la wilaya d’Alger et directrice par intérim de la cinémathèque d’Alger, dirigeait scientifiquement les travaux. Ainsi, d’après ce sondage d’estimation, les vestiges de la place des Martyrs s’arrêtent à sept mètres de profondeur. D’abord, cette équipe a découvert les soubassements de l’hôtel de la Régence construit par les Français quelques années après la colonisation de l’Algérie et qui, dit-on, a pris la place de la fameuse mosquée «Sayeda», que les colons avaient entièrement rasée. Mais au fur et à mesure que les fouilles avançaient, les archéologues sont tombés sur les soubassements de la mosquée Sayeda ! Cette dernière a été reconnue grâce à des textes historiques qui décrivent son décor. Il reste encore de ce monument historique quelques murs ornés de Zelidj marocain, une décoration très rare en Algérie et que les spécialistes algériens disent n’avoir vu qu’à Alger. Il se peut que la thèse que la mosquée Sayeda a été détruite par les Français pour la construction sur son site, de l’hôtel de la Régence soit entièrement ou partiellement fausse et qu’une grande partie de cette mosquée qui, dit-on, date de l’époque ottomane ou d’un peu avant — tant que des recherches sérieuses n’ont pas été entamées — demeure toujours enfouie sous terre». De toute manière, il est impossible d’avoir une réponse à toutes ces interrogations, car les archéologues ont démoli les soubassements de l’hôtel de la Régence, de la mosquée Sayeda, d’une couche d’Alger datant des Turcs, Beni Mezghana, Hammadites, Byzantins, Vandales, Romains, Numides et Puniques, sans avoir pris le soin d’inventorier, étudier et classer dans leur contexte les céramiques et les matériaux archéologiques découverts qui, rappelons- le, constituent une batterie d’informations historiques d’une grande importance pour la ville d’Alger. Ainsi, les fouilles ont été menées sans aucune méthodologie scientifique. Les céramiques ont été évaluées au… kilogramme (400 kg de différentes céramiques, qui ont été déposés pêle-mêle dans des casiers destinés au lait berlingot, dans les caves du Centre national de recherche en archéologie (CNRA). Qui dit mieux !

Pourquoi l’Unesco est-elle intervenue et imposé l’INRAP ?

La Casbah d’Alger est classée patrimoine mondial depuis 1982. Si elle est considérée comme tel, ce n’est pas pour les vestiges de la Basse-Casbah qui demeurent au sous-sol de la Place des Martyrs, mais plutôt pour les constructions et monuments visibles ou encore debout, qui sont d’un caractère architectural exceptionnel, telles les mosquées Ali Betchine, Ketchaoua, Sidi Abdallah ou encore Dar Aziza, Dar El Hamra. Elle a également été classée patrimoine mondial pour son histoire médiévale (du XIe au XVe siècle) et moderne (son rôle pendant la guerre de Libération nationale). Pourquoi l’Unesco n’est pas intervenue, si La Casbah d’Alger subit une dégradation des plus avancées depuis plusieurs années et ne s’est manifestée qu’en 2009 pour s’inquiéter de vestiges dont l’existence n’était pas encore avérée ? Car on supposait que les Français, après la prise d’Alger, ont tout démoli.

D’après des sources proches du dossier, le ministère des Transports voulait inciter le département de Khalida Toumi, qui était encore réticent, à ouvrir un projet de fouilles à travers sa décision d’entamer les travaux à son insu, étant donné que le métro d’Alger n’était plus en mesure d’attendre. Comble de l’ironie, ce n’est pas cette institution censée représenter la culture algérienne qui a réagi, mais l’Unesco après avoir été contacté par des Algériens. Le département de Amar Tou a obtenu ce qu’il désirait, l’Unesco a servi d’intermédiaire entre lui et le ministère de la Culture. Un sondage d’estimation, financé par l’Entreprise du métro d’Alger, a été entamé dans un premier temps, et l’Unesco a suggéré — pour ne pas dire imposé —, par la suite l’Institut français de recherche en archéologie préventive (INRAP) pour la réalisation d’un diagnostic archéologique. Des archéologues du Centre algérien de recherche en archéologie (CNRA) avaient, entre-temps, préparé un projet pour la prise en charge de cette fouille. Mais le ministère de la Culture l’a refusé, et l’Unesco voulait absolument imposer l’INRAP. Pour le département de Khalida Toumi, ce choix s’explique par le fait que les archéologues algériens ne sont pas assez compétents pour cette tâche, alors qu’en ce qui concerne l’Unesco, affirment certains spécialistes algériens bien au fait du dossier, les raisons sont beaucoup plus obscures ! Une certaine Mounira Baccar, de la division patrimoine mondial de l’Unesco, Tunisienne et très proche du directeur régional de l’institut français, dit François Souq qui a été nommé chef du projet de la fouille de la Place des Martyrs, a vivement recommandé l’INRAP. Pour l’institut français, il s’agit d’une grande opportunité, car il n’avait jamais opéré hors de France. D’ailleurs, pour la réalisation de l’autoroute qui traverse le site de Douga en Tunisie (classé patrimoine mondial), l’Unesco n’a pas entrepris les mêmes démarches, et ce sont des archéologues tunisiens qui ont pris en charge le chantier. Pourquoi l’Algérie et non pas la Tunisie ou plutôt le contraire et pourquoi Mounira Baccar n’a-t-elle pas suggéré l’INRAP à son pays ? L’Algérie a-t-elle plus d’argent à dépenser que d’autres pays ?
Un projet de 1,7 milliard… et 505 millions pour les Français
Le ministère de la Culture algérien, après la signature d’une convention avec l’INRAP, a débloqué au profit de l’Office national de gestion et d’exploitation des biens culturels (OGBC), un budget de 1 milliard et 750 millions de centimes pour le financement de la fouille. 505 millions de centimes (hors taxes) ont été versés au compte des Français. 225 millions de centimes devaient êtres versés à l’équipe d’archéologues algérienne composée d’une trentaine de personnes, dont un chef de projet, des responsables de secteur et des archéologues qui, d’ailleurs, n’ont pas été payés à ce jour. Alors que le reste du budget (1 milliard et 20 millions de centimes) a été consacré à l’achat d’équipements et surtout à la prise en charge (billets d’avion, hébergement, restauration, transport…) des Français. D’abord, en écartant les Algériens qui avaient au départ tracé les grandes lignes du projet, les spécialistes du secteur ont commencé à se poser beaucoup de questions, mais après la non-rémunération de ceux qui étaient désignés pour représenter la partie algérienne et prendre part à la fouille menée par les Français, la situation s’est davantage compliquée. D’ailleurs, plus d’un s’est demandé comment un ministère a pu signer une convention avec un institut. La logique veut que la convention soit signée par le Centre algérien de recherches en archéologie et non par le ministère, qui représente la souveraineté de l’Etat.
Les fouilles…
Les Français ont entamé l’opération de fouilles au début du mois de juillet 2009 et il est stipulé dans la convention que les travaux s’étaleraient sur 40 jours et que le rapport final des fouilles sera rendu à l’Algérie au bout de huit semaines afin de permettre à l’Entreprise du métro d’Alger d’ouvrir au plus vite son chantier de la place des Martyrs. Une situation d’urgence ! Les fouilles réalisées en un temps record, vu l’importance du site, ont révélé différentes couches archéologiques très riches. Cela va de l’époque du règne de Juba II sur la Maurétanie (1er siècle av. J.-C.) aux périodes ottomane et coloniale. À l’occasion du mois du patrimoine, le CNRA avait organisé, le 25 avril dernier, une journée d’étude pour présenter les synthèses des travaux de recherches qui ont été réalisés durant l’année 2009. Le chef du projet «place des Martyrs» côté algérien (désigné par la ministre en personne pour suivre les travaux aux côtés des Français), Kamel Stiti, archéologue, a présenté les premiers résultats des fouilles qui se présentent comme suit : «Deux sondages ont été ouverts aux extrémités nord et sud du projet d’aménagement sur une surface d’environ 400 m2, ce qui a permis de reconnaître les niveaux archéologiques jusqu’au rocher situé à 7m de profondeur. La zone concernée par le sondage n° 1 est située au sud du projet le sondage n° 2 a été implanté à 60 m au nord du premier. Ils ont tous les deux recoupé un ancien vallon orienté nord-sud, entre La Casbah et le quartier de la Marine. Ledit vallon recueille les eaux de surface et les évacue au sud vers la mer. La première occupation de ce secteur remonte à la période augustéenne, qui correspond au règne de Juba II sur la Maurétanie. Rapidement, le thalweg, qui fonctionne probablement comme un oued, va se combler durant le même siècle, la ville d’Icosium s’étend et des constructions sont édifiées dans ce vallon : un quartier d’habitation au nord, un bâtiment de grande taille au sud, qui sera recouvert lors de l’édification d’une basilique. L’occupation urbaine se maintient jusqu’à la fin du Ve siècle de notre ère. Par la suite, une nécropole s’installe dans les ruines du quartier, sans qu’il soit encore possible de la dater précisément. L’époque médiévale voit émerger de nouvelles constructions qu’il est difficile de situer clairement (entre le XIe et le XIIIIe siècles). Notons que les espaces situés au sud ont servi de dépotoir pour les ateliers de potiers aux XIe et XIIe siècles. Les vestiges de la période ottomane sont bien représentés : habitats au nord, quartier artisanal au sud. Enfin, la période coloniale a laissé son empreinte lors de la transformation des maisons préexistantes et la construction de l’hôtel de la Régence. Ces deux sondages ont permis la mise au jour d’un matériel archéologique important, qui se répartit entre ossements issus des tombes fouillées, pièces de monnaie, éléments architectoniques et panneaux de mosaïques, est-t-il mentionné dans un document rendu public par le CNRA lors de cette rencontre. Alors que sur le site Internet de l’institut français (INRAP), figure une présentation des fouilles de la Place des Martyrs où est surtout mise en exergue la basilique chrétienne et la période romaine. On trouve très peu d’informations sur les périodes musulmane et turque. Lors de cette journée d’étude, un débat entre les spécialistes algériens a suivi la présentation de Kamel Stiti (chef du projet Place des martyrs, partie algérienne). Le débat a surtout tourné autour de l’identification d’un bâtiment et les datations. M. Stiti, qui s’est référé à l’interprétation des Français qui ont reconnu le bâtiment comme basilique «chrétienne » à partir de la datation de la mosaïque trouvée, a été réfuté par deux spécialistes algériennes de la mosaïque et de la période romaine, en l’occurrence la Dr Ferdi Sabah et Dr Aïcha Malek, qui sont aussi membres du conseil scientifique du CNRA. Selon ces dernières, il est fort probable que les Français se sont trompés, car il y a une énorme différence entre la mosaïque romaine d’Occident et celle typiquement africaine. D’autant plus, ont-elles souligné, que les archéologues français sont des spécialistes de la mosaïque gauloise et non pas de celle africaine. D’ailleurs, Kamel Stiti est un spécialiste de la période préhistorique et non de celles antique et médiévale. Interrogé en marge de cette rencontre, Sabah Ferdi a expliqué qu’on ne peut définir le bâtiment découvert comme basilique chrétienne de par son plan (absyde, nef centrale et nef latérale) ou par rapport à sa mosaïque qui, dit-on, date de l’antiquité tardive (VIe et Ve siècles av. J-C). C'est-à-dire qu’il peut s’agir d’un bâtiment qui a eu une autre fonction, car une basilique chrétienne a ses propres spécificités. Entre autres, les dessins et les espaces religieux de culte, espaces réservés à la liturgie religieuse tel le chœur, situé en avant de l’absyde où chantent les enfants, l’autel contenant les reliques des saints à côté duquel le prêtre dit la prière, les tombes des saints situées sous la mosaïque et sur lesquels les fidèles marchent, ainsi que les débris de croix. D’ailleurs, lors de la présentation des fouilles, Kamel Stiti a argumenté la définition du bâtiment comme basilique chrétienne par le fait que des croix figurent sur la mosaïque retrouvée. Par contre, Sabah Ferdi et Aïcha Malek ont prouvé à l’assistance, à travers une photo de la mosaïque du bâtiment comportant des dessins et exposée au public, qu’il s’agit d’une fleurette décorative et non pas d’une croix. Devant l’insistance de ces deux spécialistes, Stiti a fini par céder, se déclarant finalement non spécialiste en la matière. Voyant le malaise qui régnait dans la salle, le directeur du patrimoine au niveau du ministère de la Culture, Mourad Bouteflika, présent lors de cette rencontre, a pris la parole et clairement signifié au chef du projet Kamel Stiti qu’il fallait faire appel aux spécialistes. «Voilà un travail qui convoque la concertation de tous les spécialistes des différentes périodes. Il y a beaucoup de gens que l’on charge d’une responsabilité et qui, au lieu de faire appel à plus compétent pour faire un bon travail, préfèrent se renfermer sur euxmêmes et faire les choses individuellement. Il faut savoir que ce n’est qu’à travers la concertation qu’on peut arriver à un travail sérieux et des résultats probants », a-t-il indiqué. De son côté, le directeur du CGRAG, Abdelkrim Yelles, qui était également présent lors de cette journée d’étude, a fait à son tour quelques remarques à Kamel Stiti. Trouvant et les fouilles et leurs résultats très limitées, Abdelkrim Yelles s’est interrogé devant l’assistance pourquoi n’a-t-on pas poussé les recherches un peu plus loin, se limitant à des conclusions peu significatives et pourquoi n’a-t-on pas fouillé dans la partie est et ouest de la place des Martyrs, se limitant aux 400 m2 des deux parties sud et nord, pour voir s’il n’y a pas d’autres vestiges afin que les choses soient plus claires. Sur ce, Mourad Bouteflika a réagi en expliquant que «vu le caractère urgent de l’opération, il fallait faire vite et se limiter à un sondage archéologique pour évaluer ce qu’il y a sur place comme potentiel archéologique, afin de permettre à l’Entreprise du métro d’Alger de commencer ses travaux ». Pour lui, le fait qu’ils aient pu réaliser ce sondage et convaincu le ministère des Transports de patienter et construire la gare au sous-sol, c’est déjà une grande victoire. D’autant plus que tout le monde pensait que les Français avaient tout détruit durant la période coloniale et qu’il ne restait pas grand-chose sous la place des Martyrs. Selon lui, le conflit entre le ministère de la Culture et celui des Transports sur la place des Martyrs ne date pas d’aujourd’hui. Il a cité comme exemple, une correspondance adressée au département de Khalida Toumi il y a quelques années par un ex-ministre des Transports, dans laquelle il donne un délai d’un mois pour lever les contraintes liées au patrimoine, sinon il sera obligé de ramener ses bulldozers et détruire tous les vestiges se trouvant dans le sous-sol. Par contre, s’est-t-il félicité, «aujourd’hui, nous avons l’opportunité d’avoir le projet du métro d’un côté et le patrimoine de l’autre. Une délégation du ministère de la Culture et de la Direction de la culture de la wilaya d’Alger s’est rendue avant le commencement de la fouille à Rome et à Athènes pour voir s’il est possible d’avoir à la place des Martyrs, le même modèle de gares de métro qu’on trouve dans ces deux villes européennes. Il s’agit de gares construites au sous-sol et le métro passe au milieu des vestiges préservés dans des sortes d’aquariums et exposés aux passagers. Ces responsables de la culture algérienne ont finalement constaté qu’il était possible d’avoir cet échantillon à Alger.» Ainsi, selon Mourad Bouteflika, dans quelques années, les Algériens et les touristes pourront prendre le métro et voyager tout en appréciant les vestiges préservées sous-terre. Interrogé à ce sujet, le Dr Mahfoud Feroukhi, qui a présidé cette journée d’étude et qui est notamment membre du conseil scientifique du CNRA et chercheur à l’INRAP, a appuyé les dires du directeur du patrimoine en indiquant qu’un tel projet «est très envisageable à la place des Martyrs, d’autant plus que l’Algérie a aujourd’hui les moyens».
Incompréhensible… !
En attendant, les archéologues algériens, soucieux de l’écriture de l’histoire de leur pays, se posent beaucoup de questions. Pour eux, cette opportunité aurait pu énormément contribuer à réunir une batterie d’informations sur l’histoire de la ville d’Alger. Comment a été constituée la ville de Beni Mezghana et a-t-elle réellement existé ? Est-ce que les ancêtres de la population habitant aujourd’hui la commune de Beni Mezghana, située dans la wilaya de Médéa, étaient à une certaine époque les véritables autochtones de la ville et qu’ils ont été chassés par la suite pour s’installer dans la région de Médéa ? Ou plutôt une portion de cette tribu avait conquis dans le temps la ville d’Alger ? Durant la période coloniale, les Français ont trouvé à Alger, de la céramique provenant de Grèce. Ce type de céramique qu’on trouve seulement dans les colonies grecques de la Méditerranée occidentale n’existe nullement dans les villes côtières de l’Afrique du Nord dites puniques ou numides. Même pas à Carthage qui fut l’une des villes les plus connues pour sa vocation commerciale. Peut-t-on supposer à travers cette découverte de céramique grecque (rare), qu’Alger fut à une certaine époque une colonie grecque ? Les textes historiques parlent de la suprématie des Carthaginois sur les côtes du Maghreb, c'est-à-dire que les Grecques ne se sont jamais installés dans les villes maghrébines… Comment était la ville sous le royaume numide, à l’époque de Massinissa et Jugurtha ? Pourquoi ce dernier a choisi la ville de Cherchell comme capitale de son royaume et non pas Icosium (Alger) qui est plus riche d’un point de vue économique, grâce à son mouillage et ses terres fertiles, alors que Cherchell se situe sur une colline abrupte ? Selon les spécialistes, toutes ces questions auraient pu trouver des réponses, du moins partiellement dans un premier temps, si l’on avait pris le soin et le temps d’effectuer une fouille minutieuse. D’autant plus que la place des Martyrs est située sur un terrain ou un espace dégagé, contrairement aux autres villes ou sites bâtis. C'est-à-dire que les contraintes de destruction de maisons, déménagement et recasement des habitants ne se posent pas. Il suffit donc juste de creuser et d’entamer les fouilles. «La place des Martyrs était le centre urbain de toutes les civilisations qui ont traversé l’Algérie. Nous n’avons rien contre l’institut français, mais il s’agit là d’une fouille d’une importance capitale pour nous en tant qu’Algériens. Nous connaissons notre histoire et les spécificités de nos monuments et vestiges archéologiques beaucoup mieux que les Français, d’autant plus que nous avons des compétences de renommée mondiale, et les responsables de la culture les connaissent une par une. On aurait pu avoir beaucoup d’informations sur l’histoire de la ville, mettre en place un véritable chantier d’école, former les étudiants qui pouvaient faire des travaux dirigés (TD) sur place. On pouvait également profiter de l’occasion pour effectuer des mémoires de fin d’études (licence, master, magister et doctorat). On aurait pu aussi nettoyer, étudier et dater les matériaux archéologiques trouvés et les mettre en lieu sûr au lieu de les déposer pêle-mêle dans des casiers au sous-sol du CNRA…», dira un archéologue proche du dossier qui a préféré garder l’anonymat. Interrogé sur l’ensemble de ces points, le directeur du patrimoine, Mourad Bouteflika, a expliqué d’abord qu’il fallait faire appel aux Français qui sont spécialistes dans la prévention, car les Algériens ne sont pas assez compétents pour ce type d’opération. «Les archéologues algériens, au même titre que le Centre national de recherche en archéologie, s’y connaissent dans les projets de recherche à long terme, alors que dans ce cas, il s’agit de la prévention et il fallait surtout faire vite», a-t-il précisé. Et d’ajouter : «Cette fouille a été avant tout entamée pour permettre au métro d’Alger d’opérer au plus vite, il n’y avait pas donc beaucoup de temps à perdre pour réaliser une fouille minutieuse.» Interrogé également sur la divergence des avis concernant les datations des différents monuments et vestiges découverts, Mourad Bouteflika a tenu à préciser qu’il n’est pas archéologue mais architecte, donc pas spécialiste en la matière. Mais il a tout de même signifié qu’il ne sert à rien d’anticiper les choses ou de polémiquer, car les Français n’ont toujours pas rendu le rapport final de la fouille ! Il est à rappeler que l’INRAP a été sollicité pour justement faire vite, conformément à la convention qui limite les travaux de recherche à 40 jours et l’établissement du rapport final, huit semaine après. Aujourd’hui, plus de huit mois sont passés après la fin des fouilles, et c’est ce même responsable qui affirme que les Français n’ont pas encore rendu le rapport final
Dans ce cas-là, s’interrogent les spécialistes du secteur, pourquoi a-t-on prétexté qu’il fallait faire appel à eux pour faire vite s’ils ont accusé tout ce retard ? Enfin, ces mêmes spécialistes affirment qu’en l’espace de huit mois et avec très peu de moyens, ils auraient pu donner l’opportunité aux Algériens de connaître, du moins, une bonne partie de leur histoire et faire les choses dans les règles de l’art. Affaire à suivre…

Source Le Soir d’Algérie Enquête réalisée par Mehdi Mehenni

Le Pèlerin

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9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 05:57

Le pétrole chute de 10 dollars - La crise grecque menace l’Algérie

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Quelles seront les conséquences sur les cours de l’or noir et les recettes engrangées par l’Algérie grâce à ses exportations pétrolières? Les pronostics sont ouverts.

On a beau crier sur tous les toits que le système bancaire algérien est déconnecté du système financier international, cela est incontestable. Une situation qui aurait comme vertu de la mettre à l’abri des turbulences que vivent actuellement les places boursières mondiales. La réalité est cependant tout autre. L’onde de choc subie par les marchés financiers internationaux a eu des effets extrêmement marqués qui ont sérieusement affecté les cours de l’or noir. Les prix du pétrole libellés en dollar baissent dès que la devise américaine reprend le dessus sur la monnaie unique européenne. L’euro s’est échangé en cette fin de semaine à 1,26 dollar. Un niveau qu’il n’avait pas enregistré depuis plus d’une année, conséquence de la crise budgétaire grecque et sur fond de craintes que cette dernière ne face tache d’huile au niveau d’autres pays européens. «C’est toujours la même histoire: l’euro reste sous pression, et le renforcement du dollar met les cours de l’énergie sous pression», a expliqué l’analyste de Round Earth Capital. Les prix du pétrole ont effectivement très sévèrement chuté. Le baril qui pointait à plus de 86 dollars, à New York, en fin de semaine dernière, a clôturé à 75,11 dollars vendredi. Sur le Newyork Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «Light Sweet Crude» a reculé durant quatre séances consécutives perdant près de 13% de sa valeur, soit 11,08 dollars en l’espace d’une semaine. Si cette hémorragie venait à se prolonger, cela pourrait mettre en sérieuse difficulté l’économie algérienne qui dépend à plus de 98% de ses exportations en hydrocarbures. Elle risque même d’en payer le prix fort si un certain seuil estimé critique venait à être franchi. «A partir de 55 dollars cela croît mal, à moins 50 dollars cela croît très mal», avait déclaré le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, lorsque les prix du brut se sont effondrés en 2008. La marge, même si elle demeure importante encore, peut fondre comme neige au soleil. Le syndrome du second semestre de l’année 2008 est encore présent dans les mémoires. Les prix du pétrole qui avaient atteint le record historique de 147 dollars au mois de juillet 2008, ont perdu en l’espace d’à peine 5 mois pas moins de 115 dollars pour afficher 32,40 dollars au mois de décembre 2008.
Ce qui n’a pas empêché cette année-là l’Algérie d’engranger une manne financière de 78 milliards de dollars. Ce fut une toute autre histoire en 2009 où les revenus pétroliers n’ont atteint que 44,3 milliards de dollars, soit une chute de 42% par rapport à l’année précédente. En ce qui concerne l’année 2010, l’Algérie table sur des revenus qui oscilleraient autour des 50 milliards de dollars. Un objectif qui devrait être largement atteint si les cours de l’or noir se maintenaient dans une fourchette comprise entre 70 et 75 dollars. Des prix estimés «satisfaisants» par les pays membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, (Opep). La crise budgétaire grecque qui a affecté les places boursières européennes risque de se répercuter aussi sur la demande pétrolière.
«Le gouvernement (grec) va réduire ses dépenses et augmenter les taxes, cela fait autant d’argent en moins dans la poche du consommateur, et réduit donc la demande pour les produits pétroliers», a estimé Andy Lipow, de Lipow Oil Associates.
Quelle va être la conséquence sur les cours de l’or noir et les recettes engrangées par l’Algérie grâce à ses exportations pétrolières? Les pronostics sont ouverts.

Source L’Expression Mohamed Touati

Le Pèlerin

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9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 05:35

Algérie – Economie - En raison de la crise que vit la Grèce : Légère baisse de l’euro au square Port-Saïd

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La crise économique que vit depuis quelques semaines la Grèce n’a pas seulement affecté ce pays, désormais soumis à une austérité extrême. Cette situation semble se répercuter, et d’une manière négative, sur le marché de change des devises dans notre pays. C’est en tous les cas ce qu’il nous a été permis de constater, lors d’une virée sur la place Port-Saïd, où le change de devises « connaît une certaine stagnation depuis le début de la crise que vit la Grèce ».

D’habitude bondée de vendeurs et d’acheteurs, la place Port-Saïd montre plutôt un visage calme. Sur les trottoirs d’habitude bondés de clients, seuls les revendeurs proposent leurs services aux éventuels clients qui se font rares, alors que généralement, on écoule la « marchandise » sans coup férir. Sur place, on a constaté que la vente d’un euro est de 120,65 dinars, tandis qu’à l’achat sa valeur se situe aux alentours de 120,75 dinars. Cette baisse a affecté sensiblement les revendeurs qui voient ainsi réduire comme peau de chagrin la marge de bénéfices. « Je ne suis pas spécialiste en économie, mais il me semble que c’est la crise qui affecte ces jours-ci la Grèce et certains pays de l’Union européenne, que d’aucuns qualifient de maillons faibles de la chaîne, qui est à l’origine de la baisse de l’euro », affirme un revendeur, avant d’ajouter que « nos recettes ont baissé considérablement». Si la valeur de l’euro a baissé, il n’en est pas de même pour le dollar. Et pour cause, contrairement à la monnaie de l’Union européenne, le dollar a grimpé sensiblement ces derniers jours.

En effet, un dollar, au change est cédé à 70,60 dinars, alors qu’à l’achat il est de 70,75 dinars. Par ailleurs, en ce qui concerne d’éventuelles hausses des devises dans les prochains jours, la majorité des revendeurs affirment qu’à l’approche de l’été, les devises connaissent régulièrement une baisse en raison notamment des sommes d’argent introduites sur le marché par les ressortissants algériens établis à l’étranger qui rentrent au bercail passer leurs vacances.

Dans ce cadre, Saïd, revendeur, souligne que « cela fait plus d’une dizaine d’années que j’achète et revends les devises ici, je n’ai pas souvenance qu’elles ont connu une hausse en été ».

Source Horizons Djamel O.

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9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 05:33

 

Elle remplacera Isabelle Adjani dans le film parfums d’Alger - Monica Bellucci à Bouzaréah

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Le tournage du film a commencé il y a une semaine sur les hauteurs d’Alger, plus précisément au quartier le Puits des Zouaves.

Quelle mouche a donc piqué l’actrice française d’origine algérienne, Isabelle Adjani, pour quitter le tournage du film Parfums d’Alger, réalisé par Rachid Benhadj et cela après seulement quatre jours de tournage? Elle part sans aviser le réalisateur qui a dû, la mort dans l’âme, suspendre provisoirement le tournage.

M.Benhadj a fait appel à un huissier de justice pour constater l’absence de la star française qui a perçu entre-temps 40% de son cachet de 3 millions d’euros pour ce film. Il faut dire qu’Isabelle Adjani est connue en France pour ses caprices de star, ce qui l’a éloigné des plateaux de cinéma. Ce n’est donc pas la première fois qu’elle donne libre cours à son impulsion sans se soucier des barrières qu’imposent les réalités d’un contrat ou d’une conférence...
On se souvient déjà en mai 1983, quand l’actrice française Adjani avait boudé la conférence de presse et la séance de photo call de la présentation du film de Jean Becker, L’Eté meurtrier, pour lequel elle remporte son second César de la meilleure actrice.

En signe de protestation face à l’attitude capricieuse d’Isabelle Adjani, les paparazzis et les cameramen déposent leurs «armes» à leurs pieds sur le tapis rouge. L’information de son départ précipité du tournage à Alger a été annoncée en bribes par le quotidien Liberté, qui n’a pas détaillé les raisons de cette fugue artistique.

L’information de ce départ inexpliqué a eu l’effet d’une bombe dans le cercle des artistes algériens.

Mais, selon certaines indiscrétions, un désaccord a éclaté avec le réalisateur qui aurait refusé de se plier aux caprices «un peu trop exagérés» de la star et qu’elle aurait souhaité faire ce film seule avec Tarek Ben Ammar en Tunisie, coproducteur du projet. Le réalisateur avait entamé, il y a une semaine à Alger, le tournage de Parfums d’Alger avec Isabelle Adjani et l’acteur italien Alessio Boni. Ce septième long métrage du cinéaste met en scène une photographe à Paris qui doit se résoudre à rentrer au pays, au chevet d’un père mourant qu’elle avait dû fuir pour vivre sa vie. Ce retour parmi les siens, va réveiller de vieux souvenirs et l’amener à renouer les fils de son histoire.

La photographie est signée Vittorio Storaro, le célèbre directeur photo du Dernier Empereur de Bernardo Bertolucci. Le tournage du film a commencé il y a une semaine à Bouzaréah, plus précisément au quartier le Puits des Zouaves. Tourné entre Paris et Alger, le film est coproduit par le Tunisien Tarak Ben Ammar et par le ministère de la Culture via le Fdatic.

Si Isabelle Adjani ne revient pas à la raison, le producteur algérien Madani Merabai de Net Diffusion devra faire appel à une autre star internationale. Des sources proches du producteur avancent un nom du cinéma prestigieux pour remplacer Adjani. Ces sources parlent déjà de l’arrivée de Monica Bellucci qui aurait donné son accord pour suppléer à la défection inattendue de la star capricieuse. D’autres comédiens algériens devront faire partie du casting comme Biyouna et Ahmed Benaïssa.

Source L’Expression Adel Mehdi

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9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 05:27

En l’absence d’un Conseil des ministres, des dizaines de décrets s’entassent au niveau du gouvernement en attente d’être validés.

algerie - conseil des ministres

 

Les dossiers s’entassent sur la table du gouvernement. Des décrets et des projets de loi sont ajournés en attendant d’être validés. «Plusieurs décisions sont prévues mais elles dépendent de la promulgation des décrets et des projets de loi», affirme une source proche du gouvernement.
Ces dossiers, explique notre source, doivent automatiquement passer par le Conseil des ministres pour validation avant la mise en application, comme le stipule la Constitution.

Le prochain Conseil des ministres s’annonce très chargé. Rappelons que le gouvernement n’a pas été convoqué par le président de la République depuis le 30 décembre dernier, date de la signature de la loi de finances 2010. L’équipe Ouyahia aura plusieurs dossiers en main. Celle-ci a tenu plus de quinze réunions (ex-conseil du gouvernement Ndlr) depuis le début de l’année en cours. «Nous avons étudié plusieurs projets de loi et nous attendons de les exposer en Conseil des ministres», affirme notre source. «Quand se tiendra le prochain Conseil des ministres? Aucune date n’est fixée pour le moment. Nous n’avons pas encore été informés», confie la même source avançant cependant que ce conseil se tiendra probablement au courant de cette semaine. «Comme nous n’avons pas été convoqués à la réunion hebdomadaire du mardi, il est fort probable que le Conseil des ministres se réunisse cette semaine», déduit notre source.

Enchaîné par ce rendez-vous, le gouvernement se retrouve presque paralysé. L’activité ministérielle se limite juste à des rencontres informelles et des visites sur terrain. Obéissant à la tradition, le Premier ministre convoque une réunion hebdomadaire chaque mardi pour faire le point de la situation. Alors que l’étude et le montage financier ont été finalisés depuis plus de deux mois, le plan quinquennal tarde à se matérialiser sur le terrain. «Tout est fin prêt, nous attendons juste la réunion du Conseil des ministres pour passer à l’action», affirme un autre membre du gouvernement. Selon lui, il reste juste à mettre sur rail le plan dont le coût s’élève à 300 milliards de dollars, y compris le programme en cours (PEC). Le plan quinquennal devait faire l’objet d’une conférence des cadres que devait présider le chef de l’Etat, mais cette rencontre a été elle aussi reportée. Coincée par ce rendez-vous et angoissée par le remaniement, l’équipe Ouyahia est dans l’expectative. En conséquence de cet immobilisme de l’Exécutif, le Parlement, avec ses deux chambres, se retrouve à moitié gelé. L’activité législative tourne en rond. Seuls deux projets de loi sont soumis à examen depuis plus de deux mois.

Il s’agit du projet de loi portant sur la profession de commissaire aux comptes et le projet portant sur l’aménagement du territoire et de l’environnement. Actuellement, l’Assemblée nationale ne dispose d’aucun projet de loi en réserve. «Nous attendons que le gouvernement transmette ses projets», affirme un responsable au sein de l’APN. Même le projet de loi criminalisant le colonialisme, proposé par le FLN et qui a été transmis au gouvernement depuis plus de deux mois, est resté sans écho. En panne de matière, l’APN tente de meubler son agenda par les questions orales et des journées parlementaires. Ouverte le 2 mars dernier, la session parlementaire, qui promet pourtant d’être chargée, clôturera avec un faible bilan. Les deux projets de loi portant sur les Codes communal et de wilaya, programmés pour cette session, ne seront pas au menu.

«Je doute fort qu’ils soient programmés avant la fin de cette session», assure un sénateur FLN. Pour lui, il ne reste pas suffisamment de temps pour l’examen de ces projets. Pourquoi? Il explique tout simplement que l’événement de la Coupe du Monde qui s’annonce, va complément éclipser les travaux du Parlement.

Outre l’événement sportif, la période des vacances et le mois sacré du Ramadhan sont des raisons suffisantes pour que le Parlement ferme ses portes bien avant le 2 août prochain, comme le prévoient les délais constitutionnels. Il faut rappeler que lors de l’ouverture de la session de printemps, le gouvernement a inscrit pas moins de 11 projets de loi. Si la session d’automne a été maigre en termes de bilan, celle de printemps ne promet guère mieux.

Plus grave encore, cette morosité se répercute directement sur le terrain et c’est toute l’activité économique qui en pâtit: des projets sur le terrain, des directeurs qui n’arrivent pas à prendre des décisions, etc. Les institutions observent une pause en attendant le changement de gouvernement qui s’annonce mais qui n’arrive pas...«Le remaniement allait être dévoilé officiellement le 3 mai», soutient-on, mais il a été reporté en dernière instance. En attendant...tout le monde attend.

Source L’Expression Nadia Benakli

Le Pèlerin

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9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 05:16

Risque d’explosion démographique en 2015

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En 2008, plus de 817 000 nouveau-nés ont été inscrits à l’état civil, contre 144 000 décès durant la même année. Selon les prévisions du ministère de tutelle, le pays dépasse le seuil de un million de naissances en 2015.
L’espérance de vie a aussi évolué pour atteindre 75,7 ans. Ce qui sous-entend que la population, estimée actuellement à près de 35 millions de personnes, augmentera sensiblement dans les prochaines années.

De “un enfant quand je veux” à “un enfant quand je peux”, se résume la problématique de la contraception et de la stérilité, développée lors du XVIIe congrès de la Société algérienne de la fertilité et de la contraception, qui a eu lieu les 7 et 8 mai derniers à l’hôtel Sheraton d’Alger. Beaucoup de spécialistes, majoritairement des professeurs en gynécologie-obstétrique venus d’Europe, des pays du Maghreb et de l’intérieur de l’Algérie, se sont relayés au pupitre pour faire partager leurs expériences sur l’infertilité des couples et des méthodes existantes pour la contourner, dont l’insémination artificielle et surtout la procréation médicalement assistée ou PMA. Plus d’une dizaine de cliniques privées pratiquent la PMA, avec un taux de réussite appréciable, tandis que l’opération tarde à voir le jour dans le secteur public. Pourtant les travaux d’aménagement d’un centre de PMA au service gynécologie obstétrique de l’hôpital Parnet sont en cours depuis des années.
Plusieurs communications sont axées sur les causes de la stérilité comme les anomalies de l’organe de reproduction féminin ou masculin, l’endométriose et aussi sur l’infertilité inexpliquée, c’est-à-dire qui n’a pas de raison d’être au plan physiologique dans le couple.
Des professionnels de la santé ont fait, en outre, un tour d’horizon de la contraception. Il s’est avéré que la pilule vient en pole position des méthodes contraceptives, avec plus de 65% d’utilisatrices en Algérie. Justement, deux gynécologues ont fait la promotion de marques de pilules, fabriquées par des laboratoires concurrents. Le Dr. Bettahar, gynécologue exerçant à Strasbourg, a vanté les mérites de Mercilon et Cerazette d’Organon, tandis que le Dr. David Serfaty a présenté la pilule Jasmine, qui sera commercialisée ces jours-ci dans le pays.
La Safec a créé, cette année, la Société algérienne de l’HPV, qui a organisé sa première journée scientifique à l’ouverture du congrès de la Société savante mère. L’objectif étant de sensibiliser davantage les autorités compétentes à l’introduction, en Algérie du vaccin contre le human papillomavirus ou HPV, responsable du cancer du col de l’utérus, même si le professeur Bouzekrini M’hamed, président de la Société algérienne de fertilité et contraception (Safec) nous a assuré qu’il n’était nullement dans les velléités des promoteurs de la création de cet organisme de s’en servir comme moyen de pression. Il s’agit surtout de trouver des voies à l’éradication d’une maladie, qui est découverte annuellement chez 3 000 femmes algériennes, qui se croyaient jusqu’alors en bonne santé. “Le cancer du col de l’utérus arrive en deuxième position après celui du sein”, a-t-il été déclaré. “Ce cancer est difficilement traitable puisque 50% des femmes décèdent dans les cinq années qui suivent le traitement.” La raison étant essentiellement le diagnostic établi tardivement. Un véritable malheur pour les femmes atteintes, puisque le cancer utérin évolue très lentement et donc peut être facilement guéri, voire évité par une bonne politique de prévention. “Au début, cette maladie est silencieuse, puisqu’elle ne peut être détectée qu’à travers un diagnostic précoce, et ses symptômes n’apparaissent que tardivement. La vaccination reste la seule protection pouvant immuniser la femme contre les virus à l’origine du cancer du col de l’utérus”, a poursuivi le Pr. Bouzekrini.
Ce vaccin quadrivalent, c’est-à-dire qui traite les HPV 16 et 18 responsables de plus de 70% des cancers du col de l’utérus et les HPV 6 et 11 provoquant les condylomes de la région anogénitale prévient également les cancers de la vulve et du vagin qui représentent 6% des cancers féminins. Selon les statistiques de l’OMS, 470 000 cas de cancers du col de l’utérus sont recensés chaque année, dont 90% dans les pays en voie de développement, causant le décès de 230 000 femmes chaque année dans le monde.
Le sous-directeur de la population au ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière a fait un exposé sur la dynamique démographique actuelle en Algérie. Ainsi, il a indiqué qu’un phénomène est en pleine explosion dans le pays, il s’agit du boom des naissances.
En 2008, les états civils des APC ont enregistré plus de 817 000 nouveau-nés, contre 144 000 décès durant la même année. Ce qui sous-entend que la population, estimée actuellement à près de 35 millions de personnes, augmentera sensiblement dans les prochaines années.
D’autant que selon le cadre du ministère, il est prévu que le pays dépasse le seuil de un million de naissances en 2015. L’espérance de vie a aussi évolué pour atteindre 75,7 ans en 2008, alors qu’elle était de l’ordre de 57,4 au milieu des années 80.
Le nombre des femmes en âge de procréation a aussi progressé de 29,2% entre 1998 et 2008.
Le nombre des mariages aussi. Pourtant l’âge moyen de la nuptialité a nettement reculé, pour se situer à 33 ans pour les hommes et 29,3 pour les femmes. Paradoxalement, l’indice synthétique de fécondation se stabilise autour de 2,2. En clair, il y a plus de couples qui font des enfants, mais leur nombre par ménage est limité à deux voire trois au maximum.

Source Liberté Souhila Hammadi

Le Pèlerin

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9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 05:10

Algérie - On pensait en avoir fini avec - Revoilà les pénuries !

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Les Algériens doivent être nombreux à garder en mémoire les images de files d’attente qui se formaient régulièrement devant les Galeries algériennes et autres aswak el-fellah.Il était une fois…

C’était l’époque du «tout manque» et l’âge d’or des pénuries ! En raison de l’économie dirigée appliquée à l’époque, les produits de première nécessité étaient une denrée rare.

En l’absence d’une production nationale à même de satisfaire la demande, l’Etat se retrouvait dans l’obligation de recourir à l’importation. Mais comme ses caisses n’étaient pas suffisamment remplies pour importer en grandes quantités, la demande dépassait de loin l’offre. Le marché était, de fait, très mal approvisionné au grand dam de la population qui était suspendue aux annonces d’arrivage de tel ou tel produit.
«Ces arrivages étaient vécus comme de grands événements tant tout manquait, des œufs aux pommes de terre en passant par l’huile de table et le café», se souviennent encore ceux qui ont vécu dans les années 1970 et 1980. Toujours est-il que la situation a changé dans les années 1990 avec l’instauration de l’économie de marché qui a permis à de nombreux privés de se lancer dans le commerce extérieur. Ainsi, le problème de la disponibilité des produits de première nécessité a été résolu.

Certes, des tensions sur certaines denrées étaient enregistrées de temps à autre. Mais globalement, le marché était plus ou moins bien «alimenté». Qu’en est-il à présent ? S’il est vrai que les denrées alimentaires sont pour la plupart disponibles, il n’en demeure pas moins que leurs prix ne sont pas à la portée de tous.

Aussi, certaines régions connaissent parfois des perturbations liées, le plus souvent, à des dysfonctionnements au niveau de la chaîne de distribution. Mais si la pomme de terre, l’huile de table, le sucre ou le café sont sur tous les étals, il n’en est pas de même pour certains médicaments, les couches pour adultes, la pièce de rechange, le ciment et même le …lait pasteurisé.

En effet, ces produits sont devenus introuvables un peu partout à travers le pays pour des considérations que l’on n’arrive pas toujours à comprendre. Et pour cause : la production nationale de ciment, par exemple, a les moyens de satisfaire allègrement les besoins locaux de l’avis même des professionnels du secteur du bâtiment et des travaux publics.

N’empêche, ce matériau de construction se raréfie à certaines périodes de l’année. Pour ce qui est des produits importés, d’aucuns se posent la question pour savoir pourquoi certains médicaments ne sont pas disponibles au niveau des officines alors que les plus grands laboratoires internationaux sont directement ou indirectement présents en Algérie. Qu’ils soient fabriqués localement ou importés, certains produits demeurent touchés par le phénomène des pénuries. Pourquoi ? Voici quelques éléments de réponse.

Le médicament «malade» de sa disponibilité !

La plupart des grands laboratoires pharmaceutiques mondiaux sont présents en Algérie. Pourtant, beaucoup de médicaments ne sont pas disponibles sur le marché.

Les patients, notamment ceux souffrant de maladies chroniques, sont nombreux à se plaindre de la pénurie de tel ou tel médicament. «Il faut plutôt parler de perturbations et non de pénuries», relèvent les distributeurs. Pour eux, un médicament qui n’est pas disponible au niveau des officines pendant 24 ou 48 heures «est une situation tout à fait normale».

Le problème est que cette situation dure des semaines, voire des mois et revient cycliquement. De plus, les médicaments qui manquent se comptent parmi les plus vitaux. Les traitements pour cancéreux sont, par exemple, indisponibles au niveau de nombreuses pharmacies. Idem pour certains sirops, pommades et antibiotiques.

En tout, 150 médicaments étaient en rupture de stock à fin mars dernier. Interrogés, des pharmaciens affirment que le problème les dépasse : «Nous mettons sur les étals tout ce qu’on nous distribue, nous ne pouvons rien faire d’autre.» «Faux.», rétorquent des malades chroniques qui accusent certaines officines de s’adonner à des pratiques illégales : «Elles font dans le stockage pour éviter les ruptures de stock et ne distribuent les médicaments qui connaissent des pénuries qu’à leurs seuls clients.»

«Ce sont plutôt les patients qui achètent les médicaments en grandes quantités pour ne pas tomber en panne», répondent les pharmaciens qui reconnaissent néanmoins privilégier leurs clients, «ce qui est légitime et normal», disent-ils.
Pour eux, les causes des pénuries sont à chercher plutôt au niveau des circuits de distribution. Sur ce registre, des témoignages font état d’un «chantage» exercé par certains distributeurs sur les pharmaciens : «Ils vous obligent à acheter des produits qui ne sont pas du tout demandés pour pouvoir bénéficier des médicaments qui manquent sur le marché.

Si vous refusez cette vente concomitante, vous risquez de vous retrouver en rupture de stock, ce qui est souvent le cas.» De leur côté, les producteurs nationaux relèvent que le problème n’est pas au niveau des chaînes de production : «Notre production n’a pas connu de perturbations.» De leur avis, les pénuries de médicaments sont dues en grande partie aux quotas d’importation et de production «qui sont mal élaborés à chaque fois». «Il y a une surproduction pour certains médicaments alors que pour d’autres, il y a une sous-production», expliquent-ils.

Quand les couches pour adultes manquent…

De nombreuses familles éprouvent, depuis plusieurs semaines, toutes les peines du monde à se procurer les couches pour adultes nécessaires à la prise en charge de leurs malades souffrant de certaines affections.

La raison ? Cet accessoire qui ne diffère pas beaucoup des couches pour bébés, s’est raréfié sur le marché. Dans certaines régions du pays, il est quasiment introuvable. Même lorsqu’il est disponible, il n’est pas toujours accessible. Il faut dire que son prix a été sensiblement revu à la hausse.

Alors que le paquet de 15 couches était commercialisé entre 550 et 750 DA il y a encore quelques semaines, il est désormais proposé à partir de 900 DA. Un prix plus qu’élevé sachant que certains malades «consomment» jusqu’à 4 ou 5 couches par jour. Toujours est-il que les familles des malades se disent prêtes à acheter ces couches «même à ce prix-là, car nous n’avons pas vraiment le choix».

Seulement voilà, «elles ne sont pas disponibles et c’est là où réside le problème», poursuivent-elles. La plupart d’entre elles ont fait le tour de toutes les officines de leur région dans l’espoir de se procurer ce précieux accessoire, en vain. Mieux encore, certaines sont allées jusqu’à publier des annonces dans la presse nationale, sans résultat là encore. C’est dire combien la pénurie est aiguë. Mais à quoi est-elle due ? A en croire les importateurs de ces couches, la faute incombe à la Loi de finances complémentaire de 2009 (LFC-2009) «qui a compliqué la procédure d’importation en instaurant le crédit documentaire», et à l'autorisation d'importation instituée depuis octobre dernier pour les produits d’hygiène corporelle. Selon eux, d’importantes quantités de couches se sont retrouvées bloquées au niveau des ports du pays, ces derniers mois.

Pire encore, des opérateurs se sont retrouvés dans l’obligation de renvoyer la marchandise vers le pays d’où elle a été importée car n’ayant pas réussi à se mettre à temps en conformité avec la nouvelle réglementation. Aussi surprenant que cela puisse paraître, il n’existe pas de producteurs locaux de couches pour adultes. Celles-ci ne diffèrent pas tellement pourtant des couches pour bébés qui sont fabriquées localement.

Pourquoi il n’y a pas eu d’investissements dans ce créneau ? La question reste posée. En attendant une réponse, les pouvoirs publics auraient dû accorder des facilités aux importateurs pour assurer la disponibilité de cet accessoire indispensable sur le marché.

C’est bien de chercher à réduire les importations, mais c’est encore mieux de le faire en tenant compte de la réalité du terrain. Tout compte fait, ce sont les patients et leurs familles qui ont le plus pâti de la décision de soumettre l’importation des produits d’hygiène corporelle à de nouvelles règles.

Le lait encore et toujours

Une pénurie de lait pasteurisé a été enregistrée, à la fin du mois de mars dernier, dans la wilaya de Tizi Ouzou. Comme c’est souvent le cas dans ce genre de situations, le prix du sachet de lait a augmenté, passant de 25 à 27, voire à 29 DA.

S’il est vrai que le sucre, le café, l’huile de table et les œufs sont disponibles un peu partout, il arrive que le lait pasteurisé disparaisse des étals. C’est ce qui s’est passé récemment au niveau de quelques wilayas du Centre. Pour expliquer cette pénurie, le directeur général de l'Office national interprofessionnel du lait (Onil), Abdelhafid Djellouli, a évoqué dans un entretien accordé à la Chaîne III de la Radio nationale, «une défaillance de stockage» au niveau de l’unité privée de Boudouaou, dans la wilaya de Boumerdès.

Plus explicite, M. Djellouli a indiqué que l’Onil a signé des conventions avec 90 laiteries publiques et privées «et l'unité de Boudouaou figure parmi les 25 laiteries privées de la région Centre». Elle répond à «10% des besoins du marché national» et la «défaillance de stockage» qu’elle a connue, s’est répercutée négativement sur l’approvisionnement du marché, a-t-il poursuivi, non sans préciser qu’il s’agit «d'un problème de coordination entre l'unité de Boudouaou et nos services de Blida et de Baba-Ali».

Interrogé sur l’éventualité de voir le marché connaître de nouvelles perturbations qui pourraient déboucher sur des pénuries, le premier responsable de l’Onil a répondu en affirmant que des mesures seront prises pour éviter que de telles situations se reproduisent à l’avenir : «D'ici à juin 2010, nous aurons un stock stratégique permanent de trois mois pour sécuriser le marché national». Toujours est-il qu’une pénurie de lait pasteurisé a été enregistrée depuis dans la wilaya de Tizi Ouzou. Comme c’est souvent le cas dans ce genre de situations, le prix du sachet a été revu à la hausse, passant de 25 à 27, voire à 29 DA. Interrogés par l’Agence presse service (APS), des commerçants de la région ont imputé cette pénurie au «système de quotas» appliqué pour leur approvisionnement. Pour leur part, les services de la Direction du commerce et des prix (DCP) ont montré du doigt les transformateurs qui préféreraient consacrer d’importantes quantités de lait à la fabrication des yaourts et des fromages «au détriment du produit de base qu’est le lait».

Ciment et pièce de rechange se font rares

Décidément, la crise du ciment ne sera pas résolue de sitôt. Malgré la décision prise par les pouvoirs publics d’importer d’importantes quantités de ce matériau de construction, la pénurie et la flambée des prix demeurent la règle.
Pis encore, la situation risque de s’aggraver dans les prochains mois sachant que la période s’étalant d’avril à novembre connaît le lancement de nombreux chantiers à la faveur du retour du beau temps. Mais déjà au cours des derniers mois, ce matériau était peu disponible. Cette pénurie dure depuis plusieurs mois déjà sans que des solutions efficaces soient apportées. Sur un autre plan, la décision prise par le ministère du Commerce d’interdire l’importation de la pièce de rechange contrefaite s’est répercutée négativement sur la disponibilité des pièces détachées automobile. Il faut dire que le marché était jusque-là inondé par les produits de contrefaçon. Une fois interdits d’importation, de nombreux vendeurs se sont retrouvés en rupture de stock. Les concessionnaires automobiles installés dans notre pays refusent certes de parler de pénurie, mais les automobilistes sont nombreux à se plaindre de ne pas trouver les pièces dont ils ont besoin, notamment dans les wilayas de l’intérieur du pays.
Même quand ils les trouvent, ils n’ont pas toujours les moyens de les acheter tellement elles sont chères. A ce propos, l’on rapporte que les prix ont augmenté de 20% environ «depuis l’instauration du crédit documentaire».

Conséquence : et les prix s’envolent…

Les pénuries enregistrées sur le marché débouchent le plus souvent sur une augmentation des prix. Au nom de la loi de l’offre et de la demande, les commerçants revoient systématiquement à la hausse les tarifs. C’est pourquoi d’aucuns pensent que la plupart des pénuries sont «provoquées». «Le résultat est toujours le même : les prix flambent, c’est certainement l’objectif recherché.» Ceci étant, les pénuries commencent toujours par des tensions sur certains produits. Au bout de quelques jours, l’information se propage et les spéculateurs entrent en scène.

Source Infosoir Kamel Imarazène

Le Pèlerin

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