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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 08:54

Algérie – Football - Un Match de Gala pour rendre Hommage à l’Algérie - Zizou, Figo, Del Piero, Eusebio et Milla seront de la fête

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Après vingt-quatre années d’absence, revoilà l’Algérie sur la scène mondiale. Les protégés de Saâdane seront la nouvelle génération d’après celle de 1982 qui a battu l’Allemagne fédérale au Mondial espagnol. Une génération composée de joueurs qui côtoient, chaque week-end, les meilleurs footballeurs du monde dans les différents championnats européens.
De Meghni, Bouguerra, Matmour, Ziani en passant par Belhadj, Djebbour et Antar yahia pour ne citer que ceux-là. S’ajoutant à cette ossature, les meilleurs joueurs locaux, à savoir Chaouchi, Gaouaoui, Zemamouche et Laïfaoui, même si d’autres bons joueurs à l’image de Djabou et Hadj-Aïssa ne sont pas retenus, ainsi que les nouvelles têtes comme Medjani, Boudebouz, Guedioura ou encore Mbolhi qui sera probablement le futur gardien de but du grand Manchester United la saison prochaine. Une équipe capable de créer l’exploit, capable d’honorer le pays. Pour rendre hommage à cette jeune équipe qui a défrayé la chronique durant le dernier trimestre de l’année 2009, un grand gala footballistique sera organisé le 27 mai 2010 à Alger, à la veille du match amical que jouera l’Algérie face à l’Eire à Dublin. Pour un grand hommage aussi au pays de Nelson Mandela qui organise, pour la première fois, le plus grand rendez-vous planétaire. On parle déjà de Zizou, d’Eusebio, des Brésiliens Romario et Roberto José, de Platini et d’Olivier Kahn. Du côté de la sélection africaine, il y aura également du beau monde à l’image du Libérien George Weah, du Camerounais Milla, de l’Algérien Dahleb, du Marocain Naybet et beaucoup d’autres stars de la balle ronde. Nous y reviendrons.

Source Le Soir d’Algérie

Le Pèlerin

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8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 08:49

Polémique en présence d’ambassadeurs européens : Si Affif censure des députés RCD

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Gravissime ! Le mot est moins fort pour qualifier l’attitude du président de la commission des affaires étrangères de l’APN et député du FLN, Abdelhamid Si Affif.

En organisant, jeudi dernier, une rencontre-débat sur « Les relations entre l’Algérie et l’Union européenne » qui se voulait, comme il l’a affirmé, « un espace de libre débat », l’élu du FLN défraye la chronique en transformant la conférence en « un espace de débat orienté ». Pis encore, M. Si Affif s’érige en « censeur ». Et la censure est dirigée contre les députés du RCD qui sont parmi les rares élus à faire de l’opposition dans l’Assemblée dominée par « la pensée unique ».

Comment ? M. Si Affif, qui présidait la conférence, n’a pas apprécié les interventions des députés du RCD qui ont posé, devant l’ambassadeur d’Espagne en Algérie, Gabriel Busquets (dont le pays assure la présidence de l’UE) et l’ambassadrice de l’Union européenne en Algérie, Laura Baeza, des questions sur les droits de l’homme et le rapport du régime algérien avec les Occidentaux. Le premier à avoir pris la parole a été Mohamed Khendak. Après avoir relevé l’énigmatique quota de 19 députés réservé au RCD et la consécration de la présidence à vie à travers l’amendement de la Constitution, M. Khendak revient sur le blocage de l’aide du PNUD accordée à la wilaya de Tizi Ouzou. Le tout pour démontrer aux représentants de l’UE la vraie nature du régime avec qui ils entretiennent des relations. Cette première intervention n’est pas du goût du député FLN, qui tente une première mise en garde sous forme d’un commentaire sur l’intervention de M. Khendak. Il demande à l’assistance de ne pas sortir du sujet. Il est aidé dans sa tentative par le député RND, Sedik Chihab. Ignorant même la provenance de l’aide financière dont parle son collègue du RCD, M. Chihab s’est senti obligé d’intervenir pour « dénoncer une ingérence étrangère ». « Mon ami Khendak m’a mis la puce à l’oreille.

L’aide financière de l’Union européenne (« du PNUD », lui corrige le député du RCD) est une ingérence dans les affaires internes du pays », lance-t-il. Les débats se poursuivent. Les intervenants parlent de tout, sauf du sujet, qui est la relation entre l’Algérie et l’UE. Beaucoup de questions relatives à l’Accord d’association, à la circulation des personnes et à l’UPM pouvaient constituer des sujets importants à débattre par les députés, qui se sont focalisés uniquement sur la question du Proche-Orient et le conflit du Sahara occidental. Là, Si Affif ne bronche pas. Mais quand le tour de Hakim Saheb (député RCD) arrive, il réagit vivement, sortant de ses gonds sous les regards médusés des invités. Alors que M. Saheb parle « des entraves à la constitution de groupements régionaux, telles que la fermeture des frontières algéro-marocaines », M. Si Affif intervient pour lui couper la parole. « Vous êtes déjà cinq députés du RCD à intervenir. On a compris le manège. Vous êtes directement en contact avec les ambassadeurs », lance-t-il. La censure a concerné même le chef du groupe parlementaire du RCD, Boubekeur Derguini, qui n’a même pas eu l’occasion de parler. Drôle de libre débat !

*Titre personnel

Source El Watan Madjid Makedhi

Le Pèlerin

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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 23:46

Santé - Pour maigrir, manger une pomme avant chaque repas4371386270_7e893fdee5.jpg

 

Pour perdre du poids, la meilleure solution est de réduire son apport en calories, tout en augmentant la sensation de satiété. Car la faim est la pire ennemie du régime.
Et de nombreuses études montrent que les aliments solides sont plus "satiétogènes" que les liquides.
Consommés entiers, les fruits réduisent donc plus la faim qu'une quantité équivalente sous forme de jus.
C'est ce qu'explique le Dr Thierry Gibault, endocrinologue et nutritionniste à Paris, dans "Équation nutrition" (la lettre de l' agence pour la recherche et l'information sur les fruits et légumes frais ). Ce médecin y détaille notamment les résultats d'un travail anglais récemment réalisé pour déterminer si les formes sous lesquelles les aliments sont consommés affectent l'appétit et si la consommation d'un fruit en début de repas peut aider à moins manger.
Une soixantaine de jeunes, en bonne santé et ne suivant pas de régime, ont été sélectionnées dans une communauté universitaire, par une équipe de l'université de Cambridge. Pendant 5 semaines, ils ont pris un petit-déjeuner standard. Le déjeuner était programmé 3 heures plus tard. Quinze minutes avant de passer à table, il recevaient soit une pomme en quartiers épluchés, soit une compote de pomme, soit un jus de pomme avec ou sans fibres. Puis ils étaient nourris à volonté (tortellinis au fromage et à la sauce tomate). Résultats : ceux qui avaient reçu les quartiers de fruit ont moins mangé que les autres, notamment ceux qui ont reçu les jus (et globalement 15 % de moins que les témoins).
Cette étude montre bien que la consommation d'un fruit en début de repas peut avoir une influence significative sur le niveau de satiété et la consommation calorique, conclut le Dr Gibault.
De plus, l'effet du fruit sur la prise calorique totale est indépendante de son contenu en fibres : il n'y a pas eu de différence de satiété entre ceux qui ont bu du jus de pomme avec ou sans fibres ajoutées.
Manger un fruit en début de repas serait donc aussi efficace que de consommer une soupe ou une salade.
Voici donc un moyen simple et naturel pour celles et ceux qui désirent perdre quelques kilos avant l'été.

Source L’Express

Le Pèlerin

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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 23:27

Humour - Un petit bijou ce texte ! Bonne lecture !!!confession-copie-1

 

Au Père Spicace,

Un grand malheur est arrivé à l'abbaye et j'ai la pénible mission de vous en faire part.

Mardi soir, pendant que l'abbé Nédictine donnait les dernières grâces, l'abbé Quille perdit l'équilibre dans l'escalier et tomba inanimé dans les bras du Père Iscope.

Les révérends pères, en perdant l'abbé Quille, perdaient leur seul soutien.

Un seul restait joyeux : le père Fide. Quant à l'abbé Tise, il n'y comprenait rien.

Il aurait bien voulu que le saint Plet l'aide à comprendre ce qui s'était passé mais rien n'y fit.

Après l'accident de l'abbé Quille, on alla chercher le Père Manganate et le Père Itoine, les deux médecins de l'abbaye.

Ils pensaient ranimer le malheureux mais leurs efforts furent vains et celui-ci décéda peu après.

Le lendemain fut donc célébré son enterrement, chacun fut appelé à l'abbaye par les célèbres cloches du Père Sonnage.

La messe fut dite sur une musique de l'abbé Thoven, le père Ocquet fut chargé du sermon et comme il n'y avait pas de chaire, il monta sur les épaules du Père Choir.

A la fin de l'homélie, le Père Cepteur fit la quête et remit les dons ainsi recueillis à notre frère africain, l'abbé N'Pé, après la messe, une grande discussion s'engagea pour le transport de la bière : l'abbé Canne et l'abbé Trave voulaient passer par les champs.

Le Père Clus s'y opposa, l'abbé Casse en fut enchanté, le Père San avec sa tête de turc ne voulait rien entendre, le Père Vers et le Père Nicieux semaient le doute dans les esprits.

Finalement on décida que, comme à l'accoutumée, l'abbé Taillière serait chargé du transport du corps du défunt, devant la tombe creusée par le Père Forateur et en l'absence du Père Missionnaire, l'abbé Nédiction donna l'absolution, le Père Venche et l'abbé Gonia avaient joliment fleuri la tombe.

 Celle-ci fut recouverte d'une belle pierre tombale préparée par l'abbé Tonneuse. Sur le chemin du retour, le spectacle fut déchirant.

Le Père Pendiculaire était plié en deux de douleur et de chagrin, l'abbé Vitré était lui aussi plein de larmes, la Mère Cédès, invitée pour l'occasion, fermait la marche en compagnie du frère du Père Igord.

A l'arrivée, le Père Sil et l'abbé Chamelle préparèrent le repas tout en consultant les livres culinaires du saint Doux, le Père Nod et le Père Collateur servirent à boire et chacun put se remettre de ses émotions.

Signé : L'abbé Bici

Le Pèlerin

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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 23:24

Algérie - Politique économique nationale - L’éternel recommencement

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A quoi serviront les 400 milliards de dollars injectés dans les structures économiques dans un pays où le taux d’efficacité marginal de l’investissement est l’un des plus faibles au monde.

De plus en plus, il apparaît que notre pays ne s’est pas encore résolument engagé dans la voie de la diversification de son économie. Au-delà de chiffres qui justifient l’émoi de l’ensemble des observateurs, à quelque école de pensée qu’ils se rattachent, tel le montant des exportations hors hydrocarbures qui stagne à 800 millions de dollars, alors que celui des importations a atteint 40 milliards de dollars en 2008 et 2009, il est urgentissime de prendre acte des retards que ne cesse d’accumuler notre pays par rapport aux Etats de la région méditerranéenne et du Maghreb dans le domaine industriel, celui des services, des Ntic et plus fondamentalement celui de l’éducation et de la formation. Le plan complémentaire de soutien à la croissance (2005-2009) et le plan quinquennal (2010-2014) n’ont qu’une vertu: édifier des infrastructures indispensables au démarrage d’une nouvelle croissance dont l’objectif est la création de plusieurs millions d’emplois, de plusieurs dizaines de milliers de PME/PMI et par voie de conséquence la substitution aux importations, conformément à la feuille de route que constitue désormais la loi de finances complémentaire pour 2009. Mais dans un pays où le taux d’efficacité marginal de l’investissement est un des plus faibles au monde, il ne faudra pas s’attendre à ce que les 400 milliards de dollars injectés dans les structures économiques et sociales non totalement assainies, puissent générer d’ici 2014 le développement autocentré que beaucoup d’esprits appellent de leurs voeux. A cet égard, aucun expert attentif à la politique économique algérienne n’a encore compris pour quelles raisons nous en étions encore en 2010 à dresser l’état des lieux du secteur industriel et à en évaluer les potentialités pour décider, in fine, de quelle stratégie industrielle l’Algérie devra se doter: celle qui privilégie le secteur public, celle destinée à associer les secteurs privé et public dans un partenariat intelligent et pragmatique, celle qui continuera d’attirer les IDE susceptibles d’augmenter nos capacités de production, etc. Dès 1995, au moment où sont promulguées les ordonnances sur la privatisation et sur les capitaux marchands de l’Etat, les dysfonctionnements de notre secteur public économique étaient largement identifiés. En 2001, alors qu’aucun bilan n’est fait de l’action des holdings publics, on se résout à les remplacer par des SGP dont on ignore toujours, en 2010, pour quelles rasions elles n’ont pas été en mesure d’empêcher la quasi-totalité des entreprises publiques d’être à la charge du Trésor public pour des montants astronomiques, venus creuser des déficits publics et léguer par conséquent aux générations futures un héritage perclus de dettes.
En 2002, l’Algérie conclut un accord de libre-échange avec l’UE (entré en vigueur en 2005) en parfaite connaissance de l’impact que son application aura sur la production nationale et sur les opportunités d’exportation de nos entreprises en direction de l’UE. Sa renégociation est désormais envisagée, mais à quoi servira-telle si les entreprises algériennes peinent à se mettre à niveau (quoiqu’ait pu en dire l’ambassadrice de l’UE à Alger in L’Expression du avril 2010) et se trouveront dans l’incapacité de se développer à l’international. Quant aux avantages fiscaux et sociaux généreusement consentis aux entreprises privées par les lois de finances pour 2009 et 2010, il serait illusoire de penser qu’à eux seuls, ils amélioreront la situation de l’emploi (qui reste dégradée) ou encore encourageront les chefs d’entreprise à augmenter les salaires directs de leurs employés, alors que toute l’Algérie laborieuse est confrontée depuis 1984 au phénomène de la pauvreté salariale. Là aussi, en attendant la mise en place du Conseil national des impôts, il est indispensable d’élaborer une batterie de critères pour déterminer l’impact des niches fiscales et sociales (a priori trop nombreuses, au point d’écorner le principe constitutionnel de l’égalité de tous devant les charges publiques) sur les niveaux de l’emploi et la qualité de la croissance, dans un contexte, certes de diminution du volume des importations, mais néanmoins d’ouverture commerciale sur l’Europe et les pays arabes. Reste à déterminer la nature de la croissance économique et son champ spatial d’application. Il faut savoir qu’aussi bien les économies des pays industriels que celles des pays émergents sont irréversiblement engagées dans une croissance verte, respectueuse de l’environnement et du développement durable, alors que notre pays n’en a pas encore conçu les premiers linéaments. Quant au développement de certains segments industriels dans lesquels l’Algérie ne dispose pas d’avantages comparatifs (industrie automobile, industrie chimique, industrie sidérurgique, etc.), leur valorisation n’a pas grand sens si l’offre doit s’adresser au seul marché national.

Source Liberté Ali Mebroukine

Le Pèlerin

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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 23:05

Grâce au progrès technologique et à son génie, l’homme a fini par croire qu’il ne pouvait être que le maîtres incontesté de son univers.volcan islandais 3

Il aura suffi de quelques cendres

Ils ont détourné des fleuves, apprivoisé leur débit, ils ont creusé des montagnes, créé des canaux gigantesques pour relier des mers, ils ont dompté le ciel d’abord pour le privatiser ensuite pour le pourrir de toutes sortes de déchets toxiques, l’essentiel étant que leurs cheminées d’usine tournent à plein régime, ils ont pelé des forêts, abattu des millions d’arbres et vidé enfin leur sous-sol des dernières ressources qui leur restaient encore.
Ils s’aperçoivent aujourd’hui avec stupéfaction que non seulement ils sont les premiers prédateurs d’une terre qui les nourrit mais que cette terre précisément peut se rebeller et se révolter, gronder, frapper et semer la mort et la désolation quand et où elle le décide.
Nous venons d’en avoir la preuve irréfutable par le biais d’un tout petit volcan en Islande et dont le nom est quasiment imprononçable.
Les cendres volcaniques dégagées par le cratère en éruption, un panaché noir et blanc de plusieurs kilomètres de hauteur, ont tout simplement paralysé l’Europe et son industrie dévorante.
Une simple fumée sortie des entrailles de la terre a donc bloqué les rouages les plus complexes du vieux continent et grippé ses ressorts économiques. Des avions, tous tonnages confondus, ont été cloués au sol et des centaines de milliers de voyageurs ont passé des nuits entières dans les aérogares à même le sol.
Dans cette affaire, des milliers d’euros — on parle de 200 millions — ont été perdus par les compagnies aériennes, les voyagistes et les tour-opérateurs.
Des gouvernements ont même ouvert des cellules de crise au niveau des ministères, des Etats ont affrété des navires de guerre, comme la Grande-Bretagne, pour amener de l’étranger les sujets de sa gracieuse majesté restés en rade un peu partout à travers le monde.
Des capitales ont sérieusement envisagé de mettre à la disposition de leurs touristes un couloir aérien particulier qui éviterait les zones de grandes turbulences pour les rapatrier à bon port.
L’usine Nissan a mis ses employés en chômage partiel et technique parce qu’un certain nombre de pièces fabriquées par Renault étaient dans l’impossibilité d’arriver.
Que ce soit le marché de Rungis à Paris, la Maison Daimler ou BMW en Allemagne, que ce soit les laboratoires pharmaceutiques, les convoyeurs de courrier, l’enlèvement des fleurs et des tulipes au Nigeria ou à Amsterdam, les hommes d’affaires ou les conférences internationales programmées depuis longtemps telles que le forum du GNL à Oran, tous, partout dans le monde ont été paralysés par quelques cendres… tombées d’une simple fumée de volcan.

L’Amérique désarmée

Si nous voulons avoir une idée de la force de la nature, il nous suffit de prendre le territoire des Etats-Unis comme exemple, du moins certaines parties.

C’est là en effet, au niveau de certains Etats, qu’ont lieu les typhons les plus extraordinaires de la planète. Quant aux tornades, elles sont à l’évidence les plus meurtrières du globe.
Ironie du sort ou impuissance manifeste de la technologie américaine, le pays le plus avancé de l’univers est incapable non seulement de prévoir de telles dérives climatiques mais même de les juguler.
Que peuvent faire les armes scientifiques les plus sophistiquées contre un typhon qui soulève des voitures, arrache les toitures, immobilise des voitures, casse et fait plier tout ce qui se trouve sur son itinéraire ?
Strictement rien et encore moins contre les tornades qui font chaque année au pays de l’oncle Sam des centaines de victimes et des milliers de dollars de dégâts. C’est vrai que dans ces cas précis, la main de l’homme n’est absolument pour rien dans le déchaînement des forces de la nature mais ils renseignent au moins sur son incapacité à lui tenir tête.
Un seul ouragan Katrina a failli rayer de la carte, il y a quelques années, plusieurs villes de Louisiane inondée par des trombes d’eau d’une hauteur jamais atteinte. Même des digues sur le Mississippi ont cédé sous la furie des vents et des eaux.
L’ampleur de la catastrophe a été telle que le président Bush n’a pu que constater les dégâts par hélicoptère, dans l’impossibilité qu’il était de joindre directement les sinistrés.
Il n’en fallait pas plus pour le faire chuter dans les sondages à un moment où sa cote de popularité face à la guerre d’Irak était déjà au plus bas.
Les téléspectateurs du monde entier ont été choqués de voir sur leur petit écran des milliers de réfugiés et de victimes errer dans les rues de leur ville, hagards, sans eau, sans nourriture et sans même l’espoir d’être secourus… exactement comme une population du tiers-monde livrée à la misère et à la rapine, attendant une hypothétique aide internationale.
Ces images qui ont bouleversé le monde entier ont apporté une fois de plus la démonstration de la puissance de la nature et fait la preuve de la fragilité des hommes.

Images de l’apocalypse

Des dizaines de milliers de touristes insouciants se dorent au soleil, un peu partout le long des plages de Thaïlande et d’Indonésie.

Depuis ces cinquante dernières années, les hommes se rendent compte avec effroi et de plus en plus de surprise qu’ils n’ont pas le dernier mot sur la Planète et même qu’ils ne l’ont jamais eu.
Météorologues, spécialistes des volcans et autres observateurs des divers changements climatiques, tous constatent avec des sueurs froides dans le dos, que la nature se rebiffe actuellement et qu’elle est en train carrément d’entrer en fronde.
Comme si elle se réveillait brutalement d’un long sommeil qui fait croire un moment qu’elle était soumise, et même consentante.
Grossière erreur s’il en fut. Car la force des éléments se situe sur une autre échelle qui n’a aucune commune mesure avec celle que nous connaissons habituellement. L’humanité n’en a pris conscience en réalité qu’il y a quelques années seulement.
Tout le monde a en tête ces images d’apocalypse que les chaînes de télévision ont relayées en boucle pendant plusieurs semaines à travers la terre entière. Souvenez-vous. Des dizaines de milliers de touristes insouciants se dorant au soleil, un peu partout le long des plages de Thaïlande et d’Indonésie.
En short ou en bermuda, ils n’avaient d’autres soucis pendant leurs vacances que de mordre à pleines dents dans une vie de quiétude, de farniente et de bonheur des sens.
En quelques heures, alors que tout était calme et que rien ne présageait le pire, la mer brusquement se déchaîne.
Les vagues enflent, les flots montent. Ils atteignent avant de frapper les berges avec trois et même quatre mètres de hauteur, certaines ont la taille d’un immeuble, du jamais vu.
Tétanisés par le spectacle d’un enfer qui se rapproche, de nombreux estivants rejoignent leurs hôtels et quelques-uns grimpent sur les terrasses. Beaucoup parmi eux n’ont d’autre alternative que de fuir pour se réfugier à l’intérieur des terres.
Le deuxième tsunami du siècle détruit tout sur son passage, sur des milliers de kilomètres d’amplitude. Des complexes seront rasés, des villages seront rayés de la carte.
Même le Sri Lanka n’échappe pas au rouleau compresseur d’une nature instable et qui ne tient pas en place. Tout est balayé, emporté, déchiqueté, cassé, broyé.
Les morts se comptent par centaines de milliers sans compter les disparus, les blessés et bien sûr les sans-abri.
D’un autre côté, il aura fallu que des plaques tectoniques se déplacent de quelques mètres seulement et sur lesquelles les hommes n’ont évidemment aucune prise pour qu’une île entière, celle de Haïti notamment soit quasiment détruite en l’espace de quarante-huit heures.
Plus de 70 milliards de dollars seront nécessaires, selon les pays donateurs pour reconstruire et viabiliser un pays aujourd’hui presque rasé.

L’Homme si fort et si impuissant

Il n’y a plus ou presque plus de neige depuis quelques années au sommet du Kilimandjaro.

De toutes les calamités que nous venons de voir et qui ont frappé des centaines de milliers d’habitants et dont le coût des dégâts n’a jamais été dressé – il avoisinerait les dizaines de milliards d’euros, peut-être davantage –, une chose incontournable se dégage : face à l’extraordinaire force des éléments de la nature surtout lorsqu’ils se déchaînent sans crier gare et sans la moindre possibilité de les prévenir, l’homme n’est finalement qu’un fétu de paille, souvent inconscient car, vulnérable et incapable de colmater la moindre brèche qu’il a lui même causée à son environnement.

Avec toutes les technologies de pointe et l’arsenal d’inventions qu’il a engrangés au cours des âges, il reste néanmoins sans ressources devant les maux qui rongent la Planète et dont il est le premier prédateur. Est-il seulement en mesure d’arrêter la fonte inéluctable des calottes glaciaires qui menacent à moyen terme le niveau des mers et des océans ? Des pans entiers d’icebergs se détachent tous les jours pour fondre comme du sucre dans l’eau. Impuissant à résoudre quoi que que ce soit, il comptabilise, à son corps défendant, toutes les blessures qu’il a causées directement et indirectement à cette nature qui désormais lui échappe et lui rend coup sur coup.

Des espèces dans l’Antarctique sont menacées de disparition irrémédiable, des eaux ont envahi dans certains pays comme le Sri Lanka l’intérieur des terres, balayant tout sur leur passage. On parle même, au niveau de certaines ONG, d’émigration climatique aux contours mondiaux.
Il n’y a plus ou presque plus de neige depuis quelques années au sommet du Kilimandjaro. Des lacs ont complètement disparu en Afrique et le sinistre ne fait que commencer, concrètement, tous les jours.

Les digues ne suffisent plus pour stopper la furie des fleuves pourtant apprivoisés et toujours tranquilles en Europe au point que les dernières inondations en France ont fait plus de 50 morts sans compter les chalets et les maisons détruites et à l’intérieur desquels l’eau est montée jusqu’à 2,5 mètres.

Mais si l’homme est toujours désarmé pour se battre contre la force de la nature qui est d’une toute autre échelle, il l’est tout autant pour se battre contre l’infiniment petit, une autre force de la nature : le microbe et le virus contre lesquels il ne peut souvent rien malgré des millions de dollars investis et les centaines de laboratoires sophistiqués de recherche qui emploient les meilleures matières grises du monde.

Sauvage et capricieuse

On ne peut pas nier aujourd’hui que les progrès de la science sont considérables. Ils touchent à tout sauf aux caprices de la nature. Elle est si indépendante et si sauvage qu’il est impossible actuellement aux chercheurs de faire la moindre prévision la concernant. La terre tremble au moment où elle veut, le tsunami frappe là où il veut, les typhons et les ouragans ne sont décelés qu'au moment où ils se forment. Mieux, il est impossible même aux meilleurs météorologues du monde de dire le temps qu’il fera dans les dix jours et ce, malgré la batterie d’ordinateurs qu’ils ont entre les mains. Nous sommes loin de dompter Dame Nature.

Source El Watan Imaad Zoheir

Le Pèlerin

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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 07:14

Algérie - Gosto : De la neige à Chréa !

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Difficile d’en croire ses yeux ! En ce début de mois de mai, les sommets du massif de Chréa sont… tapissés de neige.

D’après les habitants de la région, il faudrait remonter à « 1973 pour retrouver juste avant l’été des chutes de neige sur les crêtes de l’Atlas blidéen. Pendant plus d’une semaine, on a eu froid comme au mois de décembre et les nuages n’ont pas quitté le ciel ! » Un ex-enseignant de la maison de l’orphelinat, détaché dans la région de Benhicao (à 25 km à vol d’oiseau de Chréa) se souvient qu’« en 1960, il a neigé en plein mois de juillet ! » Un autre témoin, originaire des montagnes d’Ouzera (à 10 km au sud de Médéa), confirme : « Nous avons découvert nos champs jaunis par le soleil étrangement blanchis.

Pour ramasser les gerbes de blé déjà fauchées, il fallait fouiller sous la neige ! » Pour Djamel Boucherf, directeur du Centre climatologique national, « un tel épisode reste exceptionnel pour un mois de mai. Néanmoins, il est encore trop tôt de lier cela au phénomène des changements climatiques. Il serait plus prudent de parler de variabilité climatique liée à un événement qui peut être décennal, centennal… On ne sait pas trop d’autant plus que le nord de l’Algérie connaît actuellement un léger réchauffement de l’ordre de 0.5 à 0.6 0 C ».

Source El Watan Mohamed Abdelli

Le Pèlerin

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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 07:12

Algérie – Economie - Pourquoi les Emiratis  Algérie – Economie - Pourquoi les Emiratis se replient sur l’énergie

baie-alger-2011.jpg Les Emiratis ont des projets partout - Adieu l'environnement et la douceur de vivre

 

Surprise ! Nacer Ben Ahmed Al Souidi, ministre du Développement économique du gouvernement d’Abou Dhabi, en visite cette semaine à Alger, a déclaré hier que son gouvernement était « prêt pour un partenariat dans le domaine de l’énergie ».

Alors même que l’on croyait les Emiratis en train de plier discrètement bagage… Derniers coups médiatiques en date : EIIC (Dubaï) projetant d’abandonner le projet du parc Dounia, d’une usine de ciment et de fer à Oran, d’une plus grande ferme laitière d’Afrique et d’hôtels à Moretti et à Bab Ezzouar, soit près de 20 milliards de dollars d’investissements. Mohamed Ali Al Abbar, président du conseil d’administration de Dubaï Emaar, qui annonçait fin 2009 son retrait de plusieurs projets : création d’une zone de promotion et de développement à Sidi Abdellah, d’une ville de santé et d’une cité diplomatique à Staouéli et de développement de la zone touristique Colonel Abbas, le tout pour plus de 40 milliards de dollars.

Le seul à sembler montrer un réel intérêt pour l’Algérie restait finalement Nacer Ben Ahmed Al Souidi. Cette semaine, il avait évoqué l’intérêt des investisseurs de son pays pour construire et gérer des ports et des aéroports en Algérie. Qu’en est-il réellement ? « Les Emiratis l’ont bien compris : aucun investissement hors hydrocarbures n’est possible », explique un haut cadre du ministère de la Promotion des investissements. Pourtant, les autorités algériennes avaient, depuis 1999, bâti « leur stratégie économique sur les investissements directs étrangers ! A l’époque, l’Algérie n’a pas lésiné sur les moyens pour les attirer », confie un diplomate européen. L’Algérie était devenue une destination d’attractivité des IDE et a drainé d’importants volumes d’investissements comparés aux autres pays du Maghreb. Mais cet attrait est à nuancer puisqu’il s’agit essentiellement d’IDE orientées vers l’exploitation des hydrocarbures. « Les Emiratis étaient alors sollicités pour aider les Algériens dans la relance de leur économie », révèle de son côté un diplomate arabe. Des intentions d’investissement à coups de milliards de dollars sont annoncées pour des projets de construction de grandes agglomérations urbaines, d’usines géantes dans le raffinage, le ciment. Qui se souvient encore de la déclaration du directeur de l’EIIC ? « Les décisions d’investissement d’EIIC sont basées sur une longue observation du marché et visent des projets structurants pour l’économie locale. » Près de deux ans après, ce qui était perçu comme un signal lumineux de la part des Emiratis et un engagement précieux pour Abdelaziz Bouteflika, s’est éteint dans la nuit du protectionnisme et du manque de vision. « Les Emiratis avaient pourtant répondu favorablement et avaient même suscité la colère de quelques pays arabes », confirme le diplomate arabe. « L’Algérie nous a tourné le dos, se souvient un diplomate français. Mais aujourd’hui, ils se plaignent de la faiblesse des investissements européens… »

Même si officiellement, ces groupes ont motivé leur retrait du marché algérien par la crise qui affecte la sphère des investissements, les vraies raisons n’ont jamais été annoncées. « La déception des Emiratis est grande. Après l’affaire Orascom, ils ont compris qu’investir en Algérie était considérablement risqué. Si l’Algérie n’arrive pas à se stabiliser économiquement, elle n’y parvient pas non plus politiquement », avoue le diplomate arabe. Ajoutées à la bureaucratie et à l’archaïsme du système bancaire, les pénuries répétées de matériaux de construction et l’indisponibilité de la main d’œuvre qualifiée ont naturellement « fait fuir les investisseurs ». Seul domaine épargné : l’énergie. Le ministre du Développement économique du gouvernement d’Abou Dhabi, Nacer Ben Ahmed Al Souidi, l’a bien compris et ne cache pas ses intentions dans le secteur. A en croire un diplomate arabe : « Ce qui les intéresse, c’est la guerre non annoncée pour l’exploitation des gisements algériens. Les groupes étrangers et spécialement français n’ont cessé ces derniers temps de rafler de gros contrats, les Emiratis ne peuvent rester les bras croisés. » Allusion faite aux contrats remportés par Total en janvier dernier de plus d’un milliard d’euros et tout récemment par le groupe GDF Suez. En attendant une stratégie économique annoncée à maintes reprises, les hydrocarbures restent les mamelles les plus rentables de l’Algérie. Faciles à traire.

Source El Watan Zouheir Aït Mouhoub

Le Pèlerin

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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 06:38

Ahmed Bedjaoui. Universitaire et critique de cinéma : Les relations algéro-françaises méritent mieux que ce débat biaisé

Ahmed-Bedjaoui.jpg

 

Vous soulevez ici le problème du traitement de faits historiques par la fiction, qu’elle soit littéraire ou cinématographique.

La lecture d’un livre est avant tout un acte individuel et revient à une relation d’éthique entre l’auteur et le lecteur. Un film risque de toucher beaucoup plus de monde et de manière collective, ce qui contribue à accroître les réactions émotives. Dans le cas de Hors-la-loi, le film a été sélectionné pour sa valeur artistique qui dépasse de loin le niveau moyen des productions actuelles. Nous sommes là en face d’une tentative d’exploitation (après tant d’autres) de l’Histoire par une minorité de politiques qui n’ont rien d’autre à offrir à leurs électeurs que la haine et la nostalgie coloniale au lieu de contribuer à bâtir un avenir dédramatisé des relations algéro-françaises. Je dois dire toutefois que cette tentative d’instrumentalisation de l’Histoire par le politique n’est pas le monopole de l’extrême droite française. Nous avons également assisté chez nous à des réactions négatives au film de Gianni Amélio sous le prétexte que le projet traitait de l’enfance de Camus. L’Algérie n’a exercé de censure ni sur Bouchareb ni sur Amélio. Qui aujourd’hui veut limiter la liberté d’expression ? Il est important de rappeler que l’auteur d’une œuvre de fiction, qu’elle soit littéraire ou cinématographique) n’est pas un historien. Je suis partisan de privilégier une approche « fictionnelle » de l’œuvre, en ne citant pas les noms exacts des personnages afin de ne pas froisser les personnes encore vivantes ou les descendants. Les historiens contrôleront les faits, ce qui permettra plus tard d’aborder les choses différemment.

Spéculation

Mais il faut laisser le temps au temps. L’Histoire est avant tout l’affaire des historiens. Or, de part et d’autre de la Méditerranée, des historiens sérieux se sont penchés sur le 8 Mai 45 en procédant à des recherches sérieuses et documentées qui ne relèvent pas de la spéculation ou de l’approximation. Redouane Tabet-Ainad a publié de nombreux ouvrages sur la question de savoir si oui ou non, la répression menée en 1945 par l’armée française et les miliciens européens, méritait la qualification de « massacres ». De nombreux historiens français dont Pascal Blanchard, Benjamin Stora ou encore Jean-Pierre Peyroulou ont confirmé cette qualification en se basant sur des sources françaises, algériennes et anglo-saxonnes. J’ajouterai qu’au cours de ces deux dernières années, des chaînes françaises de télévision ont diffusé des documentaires comme celui de Yasmina Adi, L’autre 8 Mai 45, dans lequel elle dévoile en particulier le rôle du gouvernement du général de Gaulle dans la répression contre des manifestants qui ne réclamaient que la liberté, l’égalité et la fraternité, qui sont après tout les symboles par lesquels la Révolution française a suscité l’espoir des peuples opprimés. Il faut également lire le témoignage poignant écrit en 1945 par Marcel Reggui, un enfant de notables de Guelma converti au christianisme et naturalisé français. Cet homme qui avait pourtant cru en l’intégration était revenu à Guelma pour apprendre que sa sœur et son frère avaient été assassinés par les milices pétainistes de la ville. Dans un ouvrage qui n’a été publié qu’après sa mort, il décrit des scènes d’horreur et de désolation.

Destins contraires

Ceci étant, il faudrait revenir au film Hors-la-loi dans lequel Rachid Bouchareb et son scénariste Olivier Lorelle ont tenu à raconter, à la suite d’Indigènes, l’histoire de ces appelés maghrébins qui ont participé à la libération de la France contre les forces fascistes et qui, fêtant la libération en réclamant la leur, se retrouvent à un autre genre de milices fascistes. En insistant sur l’introduction du film, on occulte le propos central des auteurs qui consiste simplement à raconter l’histoire d’une famille dépossédée, humiliée, réprimée et qui comme la majorité des Algériens ont retenu des massacres perpétrés à Sétif et ailleurs dans le pays, que la lutte armée était devenue la seule voie que leur laissait un système colonial autiste. Hors-la-loi est un film de fiction, pas une œuvre historique. Les cinéastes américains ont largement traité de la guerre du Viet-Nam et ont copieusement dénoncé les exactions de leur armée, tant en Corée, qu’au Viet-Nam ou plus récemment en Irak. Nul n’a songé à demander à Walsh, Cimino, Coppola ou Matt Damon de s’expliquer sur les faits historiques : ils racontent l’histoire d’êtres humains pris dans les mailles de destins contraires. Lorsqu’on voit le peu de films qui en France ont traité de la guerre d’Algérie depuis 50 ans, on ne s’étonne plus de cette frilosité devant la reconnaissance de faits historiques avérés. Je pense qu’il est inutile aujourd’hui de jeter de l’huile sur le feu. Il serait plus utile de dépassionner la question historique et de regarder le film de Bouchareb comme une œuvre d’art majeure qui contribuera à déclencher un dialogue capable de conduire à un travail de mémoire indispensable au dépassement des crispations actuelles. Les relations algéro-françaises méritent mieux que ce débat biaisé.

Source El Watan Ahmed Bedjaoui

Le Pèlerin

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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 03:45

Algérie - Passeport biométrique: De nouvelles mesures pour alléger les procédures

passeport biometrique

Des instructions ont été données pour délivrer les actes de naissance 12S sur place pour les personnes qui ne résident pas dans la commune mère et viennent de loin pour se faire délivrer ce document. Une série de nouvelles mesures vient d’être mise en branle par le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales pour alléger les procédures de délivrance et d’obtention du passeport biométrique.

Pour expliquer ces nouvelles mesures, deux émissaires du ministère ont séjourné en fin de semaine écoulée à Oran. Selon des sources proches de la daïra d’Oran, ces mesures vont toucher les procédures d’obtention de l’extrait de naissance 12S ainsi que les documents constituant le dossier de demande d’établissement du passeport biométrique. Pour l’obtention de l’extrait de naissance 12S pour les personnes qui ne peuvent pas se déplacer vers les guichets des services de l’Etat civil, notamment les personnes malades et les handicapés, une décision est en cours d’étude : les agents de l’Etat civil se déplaceront chez ces personnes.

Des instructions ont également été données pour délivrer les 12S sur place pour les personnes qui ne résident pas dans la commune mère et viennent de loin pour se faire délivrer ce document exigé dans la constitution du dossier des documents biométriques électroniques dont le passeport. Les maires ont été instruits pour accorder une dérogation et désigner un adjoint pour signer ces actes de naissance dans le cas où il lui est impossible de le faire. En outre, les représentants du ministère de l’Intérieur ont également affirmé que le dossier sera allégé et quelques documents seront supprimés à l’instar des extraits de naissance du père et de la mère.

Source El Watan B.M.A.

Le Pèlerin

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