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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 13:38

Ligue des champions: Ribéry suspendu pour la finale, l'énième désillusion

ribery franck

L'arbitre Roberto Rosetti donne un carton rouge à Franck Ribéry lors du match contre Lyon

La saison 2009-10 est décidément maudite pour Franck Ribéry: après une longue blessure, après son audition dans une affaire de proxénétisme, le Français sera privé de la finale de la Ligue des champions après avoir écopé de trois matches de suspension mercredi.

Venu au Bayern en 2007 pour se faire un nom en Europe, Ribéry n'a jamais été aussi prêt de son objectif, mais le 22 mai, il sera au mieux spectateur dans les tribunes du stade Santiago-Bernabeu pendant que ses coéquipiers affronteront l'Inter Milan ou le FC Barcelone.

La commission de discipline de l'UEFA lui a infligé une suspension de trois matches après son exclusion de la demi-finale aller contre Lyon (1-0) pour un tacle dangereux sur l'Argentin Lisandro.

Déjà privé de la demi-finale retour à Lyon (3-0) qu'il a suivie de Munich, Ribéry n'a bénéficié d'aucune clémence comme l'espéraient ses dirigeants qui avait trouvé ce carton rouge "très dur".

Pour sa première finale européenne depuis 2001 et son quatrième sacre en C1, le Bayern sera privé d'un des joueurs qui lui a permis de retrouver sa place dans le gotha européen.

Le club le plus titré du football allemand a rapidement réagi en annonçant qu'il allait faire appel et étudier tous les recours possibles, mais Ribéry doit se demander où s'arrêtera sa descente aux enfers débutée en juillet.

Il y a d'abord eu ses envies de départ vers le Real Madrid contrariées par ses dirigeants, puis quelques difficultés à s'adapter au régime instauré par son nouvel entraîneur Louis van Gaal et des bobos qui ont perturbé sa préparation estivale.

Alors qu'il commençait à retrouver ses marques et le plaisir de jouer avec l'arrivée d'Arjen Robben, Ribéry, élu meilleur joueur de Bundesliga dès sa première saison en Bavière, a rejoint l'infirmerie début octobre.

Sa tendinite rotulienne du genou gauche devait le priver de compétition pendant plus de trois mois. Début 2010, le milieu offensif retrouvait enfin le terrain, mais pas la sérénité et l'insouciance des saisons précédentes.

Entre contrariétés sur son positionnement en équipe de France, nouveau coup d'arrêt sur blessure, incertitudes sur son avenir et statistiques faméliques (4 buts en 17 matches de Bundesliga), "Francky" se rendait à l'évidence: "Cette saison est la plus dure de ma carrière".

Il ne croyait pas si bien dire: mi-avril, "Kaiser Franck", déjà détrôné dans le coeur des supporteurs bavarois par Robben, défraie la chronique judiciaire lorsqu'il est auditionné dans une affaire de proxénétisme pour avoir sollicité les services d'une prostituée, dont, assure-t-il, il ignorait qu'elle était mineure.

Alors que l'intérêt du Real Madrid se serait refroidi, le Bayern Munich lui assure un soutien sans failles même si l'équipe s'accomode plutôt bien de ses nombreuses absences.

Il lui reste maintenant trois matches (2 en Championnat et la finale de la Coupe d'Allemagne) pour compléter son palmarès et tenter d'oublier les derniers mois, avant la Coupe du monde en Afrique du Sud où avec l'équipe de France, il n'est peut-être au bout de son supplice

Source L’Internaute

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29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 12:57

Algérie - Vers le désenclavement de la Kabylie qui sera Desservie Par Plusieurs Voies Express

autoroute-est-ouest-copie-1.jpg

 

Les villes de Tizi-Ouzou et Béjaïa seront reliées à l’autoroute Est-Ouest et aux rocades projetées dans le nord du pays par des voies express en projet.

Selon le ministre des Travaux publics, Amar Ghoul, qui a inspecté, hier, l’avancement du projet de la seconde rocade d’Alger, les études pour la réalisation de ces autoroutes, étalées sur 200 kilomètres, sont en voie de finalisation. Les travaux devraient commencer dès l’année prochaine et permettre, ainsi, de désenclaver la Kabylie. Cette région sera ainsi reliée à Boumerdès et Alger mais aussi aux autres rocades en projet devant relier Tipasa à Boumerdès via la wilaya de Blida, ainsi que Khemis-Miliana à Bordj- Bou-Arréridj, ce qui permettra de fluidifier la desserte du Centre du pays. Quant à la deuxième rocade sud, reliant Zéralda à Boudouaou (wilaya de Boumerdès) sur 200 kilomètres, Amar Ghoul s’est montré satisfait quant à la livraison, au courant de l’année 2010, de ce projet structurant et réalisé par le groupement Goteira-ENGOA et l’ETRHB. Le tronçon Zéralda-Douéra est quasiment achevé, ainsi que l’échangeur de Kheraïcia et le tunnel de Benchaoua, malgré certaines contraintes techniques. Comme l’est le tronçon Birtouta-Meftah avec la mise en service d’un axe routier de plus de 10 kilomètres, reliant Meftah à Khemis El- Khechna. Même le projet de double viaduc – échangeur de Berrahmoune (près de Boudouaou)—, qui a connu des retards, semble en bonne voie d’achèvement à la grande satisfaction du ministre des Travaux publics. A charge cependant, selon Amar Ghoul, de profiter de la période estivale pour terminer les travaux, optimiser la livraison par partie, assurer la sécurisation, la signalisation routière adéquate et une gestion optimale du flux routier dans les communes limitrophes. Concernant le projet de l’autoroute Est-Ouest il ne reste, selon Amar Ghoul, qu’une centaine de kilomètres de route à terminer entre Skikda et Constantine et à Tarf. Alors que la partie ouest (Alger-Oran) sera complètement ouverte à la circulation aujourd’hui

Source Le Soir d’Algérie Chérif Bennaceur

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29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 11:24

Football – Liverpool - Benitez veut Bougherra à Liverpool

 

bougherra

 

 

 

C’est David Mc Carthy qui le rapportait hier dans un article sur le Daily Record. « Liverpool sollicitera Madjid Bougherra cet été si Benitez reste à Anfield » assène le journaliste écossais qui rappelle également ce qui est de notoriété publique depuis quelques jours, c'est-à-dire que l’Algérien est déjà sur le calepin des Grecs du Panathinaïkos et des Turcs de Fenerbahçe.
Mais, c’est apparemment Liverpool qui tient la corde si l’on doit se fier au journal écossais qui précise qu’au départ - et c’est toujours le cas - c’est Danny Wilson, le coéquipier de notre Magic Boughy national, qui a capté l’intérêt des Reds. Maintenant, tout reste lié au départ ou non de Rafa Benitez, dont plusieurs sources italiennes annoncent son départ imminent à la Juventus alors que l’intéressé, à travers son agent, n’en finit pas de démentir. Si le transfert de Bougherra à Liverpool est acquis, il devra être conclu pour un montant de 4 millions de Livres, soit 4,5 millions d’euros, alors que Walter Smith, le manager des Rangers, aimerait engranger 2 millions d’euros de plus de ce transfert.
M. Azedine

 

Source Le Soir d’Algérie

 

Le Pèlerin                     

 

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29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 11:18

Que valent les 150 milliards de dollars engrangés grâce au pétrole si l’on n’a pu les traduire en transferts de technologie et en savoir-faire...

economie-algerie.jpg

 

 

La manne financière historique engrangée grâce, essentiellement, aux revenus pétroliers a été ternie par les scandales financiers, la corruption...et la flambée des prix. De toute évidence, nos ministres n’ont pas pu ou su capitaliser, une conjoncture économique des plus favorables, unique dans les annales de la jeune histoire de l’Algérie indépendante. La déclaration du ministre de l’Industrie et de la Promotion des investissements sonne à elle seule comme un aveu d’impuissance. Un cri de détresse. «Nous n’avons pas besoin de votre argent mais de votre savoir-faire», a déclaré à la mi-avril, lors d’une rencontre à Londres, Abdelhamid Temmar aux hommes d’affaires britanniques. L’Algérie ne produit pas suffisamment. Elle importe de tout: céréales, médicaments, poudre de lait, fruits et légumes, viandes, électro-ménager, voitures...Il est vrai cependant que dans l’état actuel de la conjoncture économique mondiale et essentiellement celui dans lequel se trouve le secteur du marché pétrolier, l’Algérie ne doit pas faire la fine bouche. Mais la réalité l’interpelle et peut même la rattraper. A y voir de plus près, les choses ne sont pas aussi roses qu’on veut nous le faire croire. Les recettes engrangées grâce aux exportations en hydrocarbures flirtent avec les 150 milliards de dollars, certes. Elles sont en nette augmentation par rapport à l’année 2007 où elles se trouvaient à 110,18 milliards de dollars. Avec 30 milliards de dollars de plus, en 2008, cette fabuleuse manne financière pouvait assurer un taux de couverture des importations de 36 mois alors qu’en 2007 il était estimé à 40 mois. La raison: l’Algérie importe de tout et en masse. Les importations des besoins en biens et services ont explosé en 2009 pour se hisser au niveau record des 40 milliards de dollars. Soit une augmentation de 42% par rapport à 2007.
La guerre des chiffres s’est taillé une place de choix dans notre pays, particulièrement en ce qui concerne ceux du chômage. Qu’en est-il de ceux des investissements directs étrangers? Selon le rapport rendu public à la fin du mois d’avril 2009 par l’Observatoire des projets d’investissements en Méditerranée, l’Algérie n’aurait bénéficié que de 1,98 milliards d’euros d’IDE en 2008. Quant aux flux en provenance de l’Union européenne, ils auraient connu un net fléchissement, de l’ordre de 50%. La polémique, si elle devait avoir lieu, serait bien inutile car c’est dans le fond qu’il faut engager le débat. Que s’est-il passé pour que le marché algérien, jugé propice aux investissements, n’ait pas répondu aux attentes de l’économie nationale? «Ce coup de froid peut s’expliquer par un certain flou, sur les nouvelles conditions légales en matière d’investissements, pour les groupes étrangers en Algérie», tente d’expliquer le rapport du Mipo.
Le manque de lisibilité des nouveaux textes et les contraintes administratives ont certainement contribué à nuire au climat d’affaires. Le ministre des Finances s’était pourtant voulu rassurant au sujet des dernières mesures prises par le Premier ministre Ahmed Ouyahia, qui conditionnent tout nouveau projet d’investissement. «L’obligation faite aux sociétés étrangères d’importations nouvellement créées de réserver 30% de leur capital à un partenaire algérien n’a pas d’effet rétroactif», avait tenu à préciser Karim Djoudi. Une information vite démentie par la Banque d’Algérie. Les nouveaux textes stipulent que les devises générées au titre des avantages accordés par l’Etat, à tout projet investi en Algérie, doivent demeurer sur le territoire national.
Autre obstacle de taille: la crise financière internationale a plombé des financements qui deviennent de plus en plus difficiles à obtenir par les investisseurs alors que le marché local les oblige à s’autofinancer à hauteur de 70% du coût de leur projet. Ce qui a pour conséquence de les voir peu nombreux à frapper à la porte. Force est de constater tout de même que l’on est resté accroché à ce «mercantilisme primaire» qui consiste à voir s’allonger des zéros. Que valent des dizaines de milliards d’euros ou de dollars si l’on n’a pas su profiter du transfert de technologie et du savoir-faire pour créer de la croissance et par conséquent, des conditions d’emploi pérennes.
La question reste posée. Aujourd’hui plus que jamais l’Algérie ne peut assurer que difficilement les besoins d’une population de 35 millions d’habitants. Comment expliquer la flambée des prix des produits de consommation de base, des fruits et légumes, des viandes et du poisson...des crises récurrentes que les pouvoirs publics n’arrivent pas à juguler. Dans deux décennies nous serons 50 millions. Juste au moment où la mamelle de l’économie algérienne, le pétrole, commencera à se tarir...

Source Liberté Mohamed Touati

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29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 11:03

Le gouvernement l’a officiellement affirmé hier - L’Algérie s’oppose à la vente de Djezzy à MTN

Orascom.jpg

 

L’affaire de la vente de Djezzy au groupe sud-africain MTN a alimenté la chronique économique cette semaine. Le gouvernement algérien, qui a laissé dire dans un premier temps, a réagi hier en coupant court à toutes les spéculations et en réaffirmant le droit de préemption de l’état algérien. Le gouvernement s’oppose au projet de transaction entre MTN et Orascom, en ce qui concerne la société OTA, et s’oppose ainsi à tout transfert total ou partiel de propriété de cette entreprise d’Orascom vers MTN. Toute transaction concernant donc OTA sera nulle et non avenue, et pourrait aboutir au retrait de la licence de téléphonie concédée à cette entreprise de droit algérien.
Dans le communiqué du ministère de la poste et des technologies de l’information, il est encore clairement dit que “dans le cas où Orascom entend se désengager d’OTA, il lui reviendra d’en discuter les termes, selon les règles universelles, avec l’État algérien qui a décidé d’exercer son droit de préemption sur la totalité du capital de cette entreprise. Toute tentative de contourner cette décision pourrait conduire, le cas échéant, à la mise en œuvre de la procédure d’expropriation des actionnaires actuels d’OTA, conformément aux dispositions légales pertinentes”. Le ministre des postes, faisant référence à une récente décision prise à l’encontre de Djezzy, soulignera que toutes les opérations de transfert  de capitaux par OTA vers l’étranger demeureront gelées jusqu’à assainissement de la situation fiscale de cette entreprise pour le transfert de ses dividendes, conformément à la loi, mais aussi jusqu’à clarification du futur d’OTA avec ses actionnaires actuels. En conséquence, le ministère des postes estime qu’“il revient aux actionnaires actuels d’OTA de prendre enfin attache avec les autorités algériennes compétentes pour traiter avec elles du devenir de cette entreprise, dans le respect de la législation nationale qui s’applique à cette société de droit algérien”. De son côté, le ministre du commerce, qui était ce matin à l’APN, insistera pour dire que l’état algérien entend faire valoir ses droits. “Toute transaction qui sera opérée sur des actifs en Algérie, dans le cas d’un non-résident, donnerait lieu à une plus-value de 20%.”
Ces précisions sont faites au moment où des informations font état de la présence, en Algérie, d’une importante délégation du groupe sud-Africain MTN qui aurait eu des discussions avec le Premier ministre.

Source Rédaction de Liberté

Le Pèlerin

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29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 10:50

Revalorisation salariale: Les réserves des patrons

Ouvriers-algeriens.jpgSalariés algériens

 

 La hausse estimée entre 10 et 20% des salaires des travailleurs du secteur privé, dans le cadre des conventions de branches, ne fait pas l'unanimité au sein des patrons.

La revalorisation salariale décidée, à l'issue de la tripartite, fait déjà grincer des dents, certains patrons d'entreprises, même s'ils affirment qu'ils ne sont pas contre le principe d'augmenter les salaires de leurs employés. Le président de la Confédération des industriels et producteurs algériens (CIPA), Aziz M'henni, s'est montré, hier, très «sceptique», soulignant cependant qu'il respecterait cet accord. Les arguments du président de cette organisation, conviée régulièrement aux différentes tripartites, sont d'ordre économique. Les entreprises ne pourront pas, toutes, faire face à cette augmentation des salaires, nous confiera-t-il. Aziz M'henni souligne que nombre d'entreprises ont des difficultés de trésorerie immenses et certaines PME, ajoute-t-il encore, disparaissent en silence et les pouvoirs publics ne semblent pas s'en rendre compte. A l'origine de cette situation, poursuit notre interlocuteur, une «pléthore de lois» qui menacent jusqu'à l'existence de ces entreprises. Encore une fois c'est le Credoc et les lettres de crédit qui sont pointés du doigt. Le président de la CIPA évoque même des «actes contre nature» en matière de législation qui hypothèque jusqu'à la survie des entreprises qui fonctionnent encore, dira-t-il, tant bien que mal.

Le secrétaire général de l'Association générale des entrepreneurs algériens (AGEA) Belkacem Meziane, ira encore plus loin dans le pessimisme. «Nous vivons une véritable catastrophe et non seulement nous ne pouvons pas encore augmenter les salaires mais on pense même licencier notre personnel», nous a t-il déclaré. Il souligne lui aussi que le Credoc et plus récemment l'autorisation globale d'importation (AGI), imposés par les pouvoirs publics, sont venus à bout des entreprises les plus téméraires. «Nos ateliers sont à l'arrêt et nous ne produisons plus », a déclaré le SG de l'AGEA qui soutient qu' «on a verrouillé l'investisseur et l'outil de production». Il devient ainsi, estime-t-il encore, «impossible d'augmenter les salariés, alors que la production est à l'arrêt, faute de matières premières dont l'acheminement vers l'Algérie est devenu un vrai parcours du combattant du fait de la nouvelle réglementation ». Belkacem Meziane conseille de libérer le marché et «de cesser de mettre les bâtons dans les roues des entrepreneurs honnêtes» pour penser à l'augmentation des salaires. La situation économique actuelle, conclut-il, ne présage rien de bon et risque même de dégénérer avec la fermeture de plus d'entreprises. Le président de la Confédération algérienne du Patronat (CAP), Boualem M'Rakech ne partage pas, tout à fait, cet avis même s'il reconnaît les difficultés auxquelles sont confrontées les entreprises. Il souligne que la décision d'augmenter les salaires a été prise, lors de la dernière tripartite qui a eu lieu les 2 et 3 décembre 2009. Il s'agit, pour lui, d'un engagement qui a été pris avec les partenaires sociaux et qu'il faut respecter. Boualem M'Rakech dira qu'en plus de la hausse des salaires, la décision a été prise lors de cette tripartite, d'installer quatre commissions de travail qui ont planché sur quatre dossiers importants à savoir: «le Credoc et le financement des entreprisse», «les allocations familiales», «la mutuelle» et «la retraite». Il fera savoir que son organisation a présenté des dossiers au sein des commissions dont le travail est en cours de finalisation, a-t-il précisé. Le président de la CAP a indiqué que les rapports, une fois finalisés, seront présentés, dans un proche avenir, au Premier ministre Ahmed Ouyahia. «Aujourd'hui, nous constatons un début de consensus qui est en train d'être dégagé», s'est félicité Boualem M'Rakech qui a mis en exergue «une volonté d'aller en avant malgré une situation difficile».

A noter que cette «revalorisation salariale» sera signée le 1er mai prochain, au ministère du Travail et de la Sécurité sociale, en présence des responsables des organisations patronales et du patron de la centrale syndicale Abdelmadjid Sidi Saïd. Ce dernier, avons-nous appris de sources concordantes, aurait demandé une augmentation des salaires de l'ordre de 35% au profit des travailleurs.

Source Le Quotidien d’Oran  Z. Mehdaoui

Le Pèlerin

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29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 10:39

Economie - Questions sur l’eurocrise.jpgAvec les déboires de la Grèce, plusieurs questions se posent quant à l’avenir de la zone euro. En effet, la faillite potentielle - même si elle reste peu probable - de l’Etat grec est un événement de taille qui pourrait provoquer l’implosion de l’Union monétaire européenne (UME) ou, du moins, une grave crise de confiance sur les marchés financiers vis-à-vis de la monnaie unique. Plus de dix ans après sa création, l’euro traverse donc sa plus grande épreuve. Un test majeur dont l’issue est loin d’être évidente.

Que va faire l’Allemagne ?

La première question concerne le maintien ou non de la Grèce au sein de la zone euro. Officiellement, il n’existe pas de procédure visant à exclure un pays de l’Union monétaire européenne. C’est là, l’un des meilleurs exemples du volontarisme qui caractérise la construction. Pour les rédacteurs du Traité de Maastricht qui a jeté les bases de cette union, l’échec - dans le cas présent, il s’agit d’une sortie d’un pays de l’UME - ne pouvait être une option. Il fallait donc le considérer comme une impossibilité et ne rien prévoir le concernant. Problème : dans les circonstances actuelles et après la falsification de ses comptes publics par le gouvernement grec, une exclusion, même temporaire, de la Grèce de la zone euro ferait sens. Comment, sinon, redonner de la crédibilité à la devise européenne ?
 Cela étant, il est peu probable que l’on en arrive à une telle extrémité. Sur le plan politique, les pays européens ne peuvent se permettre d’exclure l’un des leurs dans une conjoncture mondiale marquée par la montée en puissance des pays émergents et par le basculement du centre de gravité de la planète vers l’Asie. La Grèce a donc de fortes chances de rester dans la zone euro mais ses difficultés budgétaires représentent tout de même un facteur d’incertitude qu’il ne faut pas négliger. Que se passera-t-il si, d’aventure, Athènes décide de geler le remboursement de sa dette publique ? Nul n’est capable de prévoir les conséquences d’une telle décision qui reste du domaine du possible.
 La seconde question concerne l’Allemagne. On sait que le gouvernement d’Angela Merkel, attentif à l’opinion publique allemande et aux enjeux électoraux, ne compte pas faire preuve de compréhension, d’aucuns diront de solidarité, avec la Grèce. Mais l’affaire ne s’arrête pas là. Avec la crise grecque, Berlin est surtout en train de s’interroger sur la pertinence de la zone euro. Les dirigeants allemands se demandent ainsi quel est l’intérêt, pour leur pays, de rester dans une union monétaire qui comporte plusieurs maillons faibles lesquels n’ont pas l’air de vouloir s’amender. Depuis quelques semaines, plusieurs scénarios imaginés par des économistes de banques d’affaires évaluent même les possibilités de sortie de l’Allemagne de la zone euro. Scénario inimaginable ? Pas si sûr…

Cette sortie de l’Allemagne de la zone euro lui permettrait d’abord de se dégager de la contrainte qui la lie aux pays qu’elle accuse de ne pas faire preuve de sérieux sur le plan budgétaire (Grèce mais aussi Espagne, Portugal et même Italie). Ensuite, cela ouvrirait à Berlin une nouvelle voie en matière d’union monétaire restreinte avec des pays plus disciplinés (et plus riches) comme le Luxembourg ou les Pays-Bas. L’Europe compterait alors plusieurs coopérations monétaires et l’on retrouverait le schéma défendu dans les années 1990 par des économistes qui estimaient impossible la convergence entre les économies du Nord et du Sud de l’Europe.

Doutes pour les pays candidats

Une troisième question concerne enfin les pays membres de l’Union européenne qui n’ont pas encore adopté la monnaie unique. Parmi eux, on compte notamment l’Estonie qui devrait devenir le 17ème pays à accueillir l’euro le 1er janvier 2011, la Pologne (2015) ou la Hongrie (2015). Ce qui arrive à la Grèce va immanquablement faire réfléchir ces pays quant à l’opportunité d’une adhésion trop rapide à l’UME. Et même s’ils maintiennent leur volonté de remplacer leurs devises actuelles par l’euro, rien ne dit que les autres membres, Allemagne en tête, sans oublier la Banque centrale européenne (BCE) ne vont pas les en dissuader ou tout simplement se montrer plus tatillons et exigeants qu’ils ne l’ont été avec la Grèce.

Source Le Quotidien d’Oran Akram Belkaid

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29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 10:28

Algérie - Une extradition qui vient à point nommé

khalifa-2.jpg

 L'ex-golden boy Rafik Khalifa sera extradé vers l'Algérie. C'est une certitude après l'accord à cette mesure donné hier par le ministre de l'Intérieur britannique Alan Johnson. Même si les avocats londoniens ont décidé de faire appel contre la décision, il est en effet extrêmement improbable que les autorités britanniques fassent marche arrière.  

 

 

Ce dénouement, peu d'Algériens l'ont cru possible. Les uns parce que convaincus que Londres n'y consentirait pas car ne faisant pas foi en les garanties diplomatiques données par les autorités algériennes quant à la sécurité de Rafik Khalifa, une fois renvoyé dans son pays, et sur le procès équitable qu'elles ont promis d'instruire contre lui. D'autres, les plus nombreux, au motif que ces mêmes autorités algériennes n'y tenaient pas pour la raison qu'un nouveau procès sur l'affaire Khalifa provoquerait un scabreux et déstabilisant déballage.

 

En apparence, l'extradition annoncée de Rafik Khalifa tombe bien pour les autorités algériennes, qui affichent une volonté déterminée de lutte contre la corruption et la dilapidation du bien public. L'occasion leur sera ainsi donnée d'en administrer la preuve par le biais du procès qui s'en suivra. Lequel doit lever les zones d'ombre que le premier procès de l'affaire Khalifa a laissé subsister en l'absence du premier concerné. Ce qui devrait être la raison première de ce nouveau procès, du moment que l'examen des cas de hautes personnalités du régime et de l'Etat, soupçonnées d'être impliquées sous une forme ou une autre dans le scandale de la banque Khalifa, a été différé, semble-t-il, jusqu'à l'extradition de l'ex-golden boy.

 

Le procès pourrait être donc une opportunité de convaincre les Algériens qu'il n'y a pas d'impunité pour ceux qui sont impliqués dans des affaires de corruption ou de concussion, fussent-ils des personnalités nationales de premier plan. Ceci d'autant que la cascade de scandales dont prennent connaissance les citoyens au fur et à mesure des révélations qui filtrent des enquêtes diligentées depuis quelques mois, annonce des procès où vont être forcément mêlés des personnages jouissant de ce statut. Ce n'est pas sans raison que l'opinion publique a vu dans la conclusion judiciaire du premier procès Khalifa l'encouragement qu'en aurait tiré une partie de la caste dirigeante à s'adonner, avec la voracité que l'on sait, à la captation de l'argent destiné au développement du pays.

 

En attendant de vérifier si les autorités sont réellement animées de l'intention de mettre le holà à la prédation que subissent les finances publiques, l'on doit tout de même mettre à leur crédit la ténacité dont elles ont fait montre dans la gestion du dossier d'extradition de Rafik Khalifa. Même si, par moments, cette ténacité a semblé vaine au regard de l'apparent manque de maîtrise par la justice algérienne des subtilités de celle des Britanniques.  

Source Le Quotidien d’Oran Kharroubi Habib

 

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29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 10:13

Algérie - le Marathon d’Alger gagne en notoriété

1er-maraton-Alger.jpg

 

En prévision du 2e marathon international d’Alger, qui aura lieu le vendredi 4 juin, Abdelmadjid Rezkane, manager général de Sport Events International, a animé une conférence de presse, mardi, à Dély Ibrahim, en présence du P/Apc de la localité et des représentants des ministères du Tourisme, de la Santé, de la Protection civile ainsi que des sponsors Air Algérie, Nestlé, Mobilis, SAA, Vita jus.

A l’occasion de cette rencontre, Abdelmadjid Rezkane a indiqué : « A l’instar des autres grandes capitales du monde, la ville d’Alger n’avait pas encore, à ce jour, son propre marathon international. Pour rester dans la dynamique de 2009 en améliorant le chiffre des concurrents (hommes et dames), nous allons organiser cette 2e édition du marathon international d’Alger à l’occasion des Journées mondiales de l’enfance et de l’environnement, avec un parcours identique à 95% à celui de l’an dernier, à travers les onze communes de la capitale, avec le soutien habituel des scouts. Le seul point en suspens demeure le lieu de départ à déterminer. Il sera donné à partir du parking de l’OCO ou du parc Dounia dans la commune de Dély Ibrahim. »

Les inscriptions et les dossards seront retirés sur présentation de l’accusé de réception, du 1er au 3 juin, au siège du marathon d’Alger à Dély Ibrahim (www.marathondalger.com ; e-mail : sports.events.int@gmail.com ; mobile : 0661 55 96 46). L’arrivée est prévue à la Grande-Poste, au cœur d’Alger-Centre, où sera installé du 1er au 4 juin, le Village Expo. Les visiteurs pourront y découvrir des stands de promotion de courses pédestres et des stands de vente de produits sportifs. De nombreuses animations sont également prévues. En ce qui concerne la participation internationale, l’organisateur affirme que des concurrents à titre individuel viendront de France, d’Autriche, de Corée, de Grande-Bretagne, du Maroc, de Tunisie, d’Ethiopie, du Kenya...

Source El Watan Nacer Mustapha

Le Pèlerin

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29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 10:07

Feu vert de Londres à l’extradition de Khalifa vers l’AlgérieKhalifa-2.jpg

 

Après de nombreux reports, le ministère britannique de l’Intérieur a fait connaître, hier, sa décision d’autoriser l’extradition vers l’Algérie de l’ancien homme d’affaires Abdelmoumen Khalifa, condamné par contumace à la perpétuité par le tribunal criminel de Blida, en mars 2007, pour plusieurs « crimes » en relation avec la gestion de la caisse principale d’El Khalifa Bank. « Le ministre de l’Intérieur a décidé, mercredi, d’ordonner l’extradition de Abdelmoumen Khalifa », a indiqué la porte-parole du Home Office britannique, précisant qu’une lettre expliquant les raisons de cette décision a été envoyée aux avocats de Khalifa.

La lettre du Home Office, dont une copie a été obtenue par l’AFP, précise que le ministre de l’Intérieur, Alan Johnson, « a conclu que rien ne l’empêchait d’ordonner l’extradition de M. Khalifa » en vertu de la loi sur l’extradition de 2003, après avoir « examiné avec soin » toutes les requêtes. Le ministère y souligne avoir reçu des « garanties » du gouvernement algérien, en particulier au sujet de la peine maximale encourue par M. Khalifa, à savoir la prison à vie. « La peine de mort pour des infractions économiques a été abolie en novembre 2001. Il ne risque par conséquent pas la peine capitale », est-il relevé dans la lettre, où il est précisé qu’aucune condamnation à mort n’a été appliquée en Algérie depuis 1993. « Etant donné les faits, les circonstances et l’exposition du dossier, le ministre pense que les autorités algériennes sont parfaitement conscientes (du fait) que l’affaire de M. Khalifa sera suivie de près en contrepartie », préviennent les auteurs du courrier. La justice britannique avait, rappelle-t-on, autorisé le 25 juin 2009 l’extradition de l’ancien golden boy algérien. Il appartenait donc au ministre britannique de l’Intérieur de valider cette décision. Initialement, ce dernier devait rendre sa décision avant le 24 octobre 2009, mais il avait obtenu un report à quatre reprises.

Toutefois, l’extradition de l’ancien patron de l’empire Khalifa ne devrait pas intervenir dans l’immédiat dans la mesure où il a encore la possibilité de faire appel de la décision du ministère britannique de l’Intérieur. Pour cela, il dispose d’un délai de 14 jours pour engager une procédure dans ce sens. A ce propos, l’avocate de M. Khalifa, Anita Vasisht, a annoncé hier son intention de faire appel. Une initiative qui aura pour effet de suspendre la procédure d’extradition de son client. « Nous allons faire appel », a-t-elle déclaré à la presse. Selon elle, le ministre de l’Intérieur britannique, Alan Johnson, a « accepté les garantie diplomatiques » de l’Algérie concernant la sécurité de son client dans son pays. Le juge Timothy Workman (tribunal de Westminster à Londres), qui s’est prononcé favorablement sur la demande d’extradition introduite par la justice algérienne auprès des autorités britanniques, avait lui aussi estimé, en juin 2009, que l’extradition de Abdelmoumen Khalifa « ne contrevenait pas à la Convention internationale des droits de l’homme ».

L’affaire de M. Khalifa sera suivie de près par les Britanniques

Le ministère britannique de la Justice avait précisé notamment, dans un communiqué publié à l’issue du verdict du juge Workman, que la décision d’extradition « a été prise suite à une série de procédures qui ont abouti à l’annonce de l’acceptation de la demande algérienne en la forme et à l’examen, ensuite, de l’objet de la demande, la vérification des pièces à conviction, en s’assurant que les conditions qui garantissent un jugement équitable du concerné devant les tribunaux algériens sont réunies et ce, au cours de nombreuses séances d’audition de témoins, d’experts et des plaidoiries des avocats ». Lors d’une déclaration faite à la presse durant la même période, le ministre de la Justice, Tayeb Belaïz, avait précisé que la demande formulée par son département pour l’extradition de Abdelmoumen Khalifa était notamment basée sur des documents relatifs à la falsification de l’hypothèque de la villa familiale et d’un local commercial jusqu’à la constitution du groupe Khalifa. Parmi les autres chefs d’inculpation retenus contre Khalifa figurent également les cas de vols survenus au niveau des différentes agences d’El Khalifa Bank sur ordre de l’accusé lui-même, la gestion anarchique et la négligence ayant marqué les transferts de devises sous le couvert de diverses transactions qui étaient, selon la liste des chefs d’accusation, des détournements organisés.

Si le feu vert donné, hier, par le Home Office britannique pour l’extradition de Abdelmoumen Khalifa a pour effet immédiat de battre sérieusement en brèche les arguments soutenus, à Alger, par de nombreux observateurs – connus pourtant pour être très avertis – ayant maintes fois misé sur le fait que « Londres ne remettra jamais Khalifa au pouvoir algérien », il est certain aussi que la nouvelle annoncée par le département dirigé par Alan Johnson n’ira probablement pas sans provoquer un véritable séisme dans les différents cercles des hautes personnalités qui ont longtemps gravité autour de l’empire Khalifa. Epargnées par la justice lors du premier procès Khalifa, ces mêmes personnalités pourraient effectivement se voir inquiétées dans l’hypothèse où, réellement, Abdelmoumen Khalifa sera extradé et rejugé à Blida. Au plan politique, il est certain que les décideurs ne se priveront pas d’essayer de rentabiliser au maximum l’affaire Khalifa et, pourquoi pas, d’en faire un exemple. L’exercice pourrait être très lucratif, surtout dans le contexte actuel marqué par une lutte sans pitié contre la corruption. Mais en attendant que les choses se confirment, il est certain que beaucoup se tiennent le ventre et ont déjà commencé à sombrer dans une terrible angoisse.

 Le ministère s’est refusé à tout autre commentaire. "Nous allons faire appel", a déclaré dans la foulée à l’AFP Anita Vasisht, avocate de M. Khalifa. Selon elle, M. Johnson a "accepté les garanties diplomatiques" de l’Algérie concernant la sécurité de son client dans son pays. Le délai pour déposer un appel est de 14 jours, a-t-elle précisé. La justice britannique a autorisé en juin 2009 l’extradition vers son pays de M. Khalifa, condamné par défaut en mars 2007 à la réclusion à perpétuité notamment pour faillite frauduleuse. Il appartenait au ministre britannique de l’Intérieur de valider la décision. Ce dernier devait initialement rendre sa décision avant le 24 octobre 2009. Mais il avait obtenu un report à quatre reprises, en incluant celui qui avait porté la nouvelle date butoir au 30 avril. M. Khalifa a été reconnu coupable en Algérie d’"association de malfaiteurs, vol qualifié, détournement de fonds, faux et usage de faux". Il s’est réfugié à Londres en 2003 lorsque a éclaté le scandale financier de la Khalifa Bank et de plusieurs entreprises de son empire. Il a été arrêté le 27 mars 2007 sur le territoire britannique dans le cadre d’un mandat d’arrêt européen délivré par le tribunal de grande instance de Nanterre, près de Paris. La France a également déposé une demande d’extradition auprès de Londres mais son examen a été gelé, dans l’attente d’une décision définitive sur la demande algérienne qui prévaut sur celle de Paris.

Source El Watan  Zine Cherfaoui

Le Pèlerin

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