Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
  • Contact

De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

Recherche

14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 09:31

Algérie - Tout le Maghreb est concerné:

 disparition annoncée des chaînes

 françaises

 ecran-plat.jpg

 

Les chaînes françaises inaccessibles fin 2011 ? Certains doutent qu'elles puissent disparaître définitivement des écrans maghrébins, d'autres soulignent que leur pénétration s'est considérablement réduite ces dernières années et que leur disparition risque de passer inaperçue. Actuellement, les chaînes françaises publiques et la chaîne franco-allemande Arte sont accessibles sur le satellite AtlanticBird3 (AB3) - qui se situe à 5 degrés ouest, ce qui le fait confondre par beaucoup avec le NileSat (7 degrés ouest). Depuis le cryptage hermétique de Canal+ et TPS, les téléspectateurs maghrébins, encore attachés aux chaînes françaises, se sont rabattus sur cette solution qui se trouve juste «à côté de NileSat». Si les chaînes françaises en question qui ne sont pas cryptées - leur réception ne pose donc pas de problème de légalité - quittent définitivement le satellite AB3 en 2011, elles perdront une catégorie minoritaire de téléspectateurs, très francophiles, qui répugnaient encore à basculer vers les offres multiples venant des cieux arabes. 
Ces chaînes arabes favorisent une diffusion de la langue anglaise puisqu'elles offrent des films - souvent récents - en VO sous-titrés en langue arabe. Les téléspectateurs qui «résistent» à la pénétration sont le dernier carré d'un auditoire des télévisions françaises qui, de position dominante dans les années 80 avec l'extension de la parabole, n'ont plus aujourd'hui qu'une pénétration très minoritaire. 
La disparition éventuelle des chaînes de télévision françaises de l'espace maghrébin soulèvera sans doute davantage de questions en France sur le registre de «l'affaiblissement» du rayonnement culturel français que dans les pays du Maghreb où la «réorientation» vers les offres satellitaires arabes s'est largement opérée. Que ce soit pour le cinéma ou le football, les chaînes arabes font des offres - gratuites ou payantes - qui les ont installées en position dominante. Pour de nombreux Algériens, la «disparition» éventuelle des chaînes françaises laisse froid.  
Tout dans la Dream Box !
Les discussions se focalisent actuellement sur la décision d'Al Jazeera d'imposer à ceux qui ont déjà un abonnement chez elle d'acheter des cartes spéciales Coupe du monde. De nombreux détenteurs de cartes n'ont pas apprécié qu'ils soient obligés d'acheter de nouvelles cartes. «Al Jazeera était assurée de vendre de nombreuses cartes à ceux qui ne sont pas abonnés et qui feront tout pour suivre les matchs. Elle n'avait pas besoin de faire payer ceux qui détenaient déjà des cartes, elle pouvait donner une prime à la fidélité», explique un spécialiste. Apparemment Al Jazeera a fait des calculs différents : elle est sûre de vendre. Même les grincheux y mettront le prix

Si d'ici 2011, l'Etat français n'a pas pris des dispositions pour veiller à la présence des TV françaises chez la petite minorité de Maghrébins qui n'a pas encore basculé vers les cieux arabes, les solutions pirates restent toujours ouvertes. La plus intéressante actuellement sur le marché suppose la détention de l'ADSL. Si cette condition est réunie, vous pouvez acheter la Dream Box pour 16.000 dinars, soit le coût du démodulateur et six mois d'abonnements. Branchez le tout sur les satellites Astra, HotBird et NileSat et vous avez tous les bouquets cryptés à disposition : Canal+, la vraie pas la faisandée officielle pou l'Afrique du Nord, Al Jazeera, Art, Sky, Showtime
Films, foot, docu L'offre est imbattable. Le seul risque avec cette solution pirate est une addiction qui empêcherait les mordus d'aller travailler 
 

Source Le Quotidien d’Oran M. Saadoune 

Le Pèlerin

 

Partager cet article
Repost0
13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 23:42

Le Saint Suaire de Turin présenté au public pour la 1ère fois depuis dix ans

saint-suaire.jpg 

Le Saint Suaire de Turin, un linceul qui aurait enveloppé le corps du Christ au moment de sa mise au tombeau, est exceptionnellement présenté au public à partir de samedi dans la cathédrale de la capitale du Piémont, et ce pour la première fois depuis dix ans.

Plus de deux millions de visiteurs sont attendus jusqu'au 23 mai à la chapelle royale de la cathédrale Saint-Jean-Baptiste de Turin (nord) pour l'exposition de ce morceau de tissu objet de controverses sans fin.

 Des barrières ont été installées dans une large zone autour de la cathédrale afin de contenir le flot des visiteurs, et de nombreux volontaires ainsi que des antennes médicales mobiles ont été mobilisés pour encadrer la foule.

En outre, plusieurs parkings ont été spécialement aménagés pour accueillir les cars des pèlerins, attendus en masse pour entrevoir entre trois et cinq minutes chacun l'une des reliques les plus précieuses de la Chrétienté.

Une grande tente a aussi été installée pour offrir aux touristes des glaces ainsi que des spécialités gastronomiques du Piémont.

Photo non datée du saint suaire, linceul qui aurait, selon la tradition, enveloppé le corps du Christ.

Le Saint Suaire de Turin, une pièce de lin de 4,36 m sur 1,10 m sur laquelle, selon la tradition, se serait imprimée l'empreinte du corps du Christ supplicié et en particulier son visage, a été découvert au milieu du XIVe siècle dans la collégiale Notre-Dame à Lirey, près de Troyes (France).

Le tissu est depuis toujours l'objet d'une bataille entre les scientifiques qui croient à son authenticité et ceux qui en doutent. Des historiens, s'appuyant notamment sur une datation au carbone 14 réalisée en 1988, ont établi que la fabrication de ce linceul remontait au Moyen-Age, entre 1260 et 1390, mais cette datation est elle-même contestée.

En 2005, le magazine français Science et Vie avait fait réaliser un "vrai faux" linceul avec les techniques du Moyen-Age.

Malgré ces controverses, la relique exerce toujours une grande fascination sur les fidèles. Le président de la commission de l'archevêché de Turin pour le Saint Suaire, Giuseppe Ghiberti, n'a d'ailleurs pas hésité à le qualifier d'"instrument d'évanglisation".

Le Vatican ne s'est toutefois jamais prononcé sur l'authenticité du Saint Suaire, même si le pape Benoît XVI l'honorera lui-même d'une visite le 2 mai.

En annonçant en juin 2008 cette nouvelle exposition du Saint Suaire, le pape avait déclaré qu'elle constituerait "une occasion propice de contempler ce visage mystérieux qui parle silencieusement au coeur des hommes, les invitant à reconnaître le visage de Dieu".

La dernière exposition du Saint Suaire remonte à l'an 2000. Le pape Jean Paul II avait souhaité qu'il soit présenté à la vénération des fidèles, à Turin, à l'occasion des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) organisées cette année-là à Rome.

Source L’Internaute

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 23:41

Montpellier : ville préférée des Français……d’un poil devant Toulouse

Montpellier.jpg

-Montpellier - Place de la Comédie

Notre capitale régionale arrive devant Toulouse, Bordeaux et Nice. Que des villes du sud de la France.

Montpellier arrive en tête du classement, Ipsos, où les Français préfèreraient vivre. Premièrement, pour son climat ensoleillé mais aussi pour la qualité de l'environnement et l'absence de pollution ainsi que l'ambiance et la convivialité de ses habitants, fortement étudiants. Bref, le paradis !

Le palmarès des grandes villes françaises où il fait bon vivre place Montpellier en tête, immédiatement suivi par Toulouse.

En fait, à la question "quelles sont les trois villes où vous préféreriez vivre", 43% des personnes interrogées ont placé Montpellier en première position et 42% ont choisi Toulouse. Globalement, le sud s'en sort mieux que le nord (34% pour Bordeaux, 33% pour Nice et 25% pour Paris ou 17% pour Strasbourg). Ce qui laisse entendre que les Français ont une bonne image de nos villes. Seule exception Marseille, sans doute victime de sa mauvaise réputation. La cité phocéenne n'arrive qu'en queue de peloton avec un petit 17%.
D'après cette enquête, le principal atout de Montpellier, c'est le climat (pour 45% des personnes sondées). Toulouse se classe, dans ce domaine en quatrième position (30%) derrière Nice (première avec 57%) et Marseille (troisième avec 42%).

Autres points forts de Montpellier, la qualité de l'environnement et l'absence de pollution (28% et deuxième position contre 22% et une cinquième place pour Toulouse) et l'"ambiance et la convivialité" (24%, troisième place).

La ville rose, quant à elle, tire son épingle du jeu dans cette dernière catégorie "ambiance et convivialité" où elle se place en deuxième position (33%) derrière Lille. Autre point fort de Toulouse, l'architecture et l'urbanisme (troisième position derrière Paris et Strasbourg). 

En fait, nos grandes métropoles du Sud jouissent d'une image conviviale et sympathique mais obtiennent de plus mauvais résultats dans les domaines de dynamisme économique, d'emploi et de facilité de déplacement, Paris et Lyon raflant les premières places dans ces domaines-là.

Quant à l'attrait touristique, il n'est pas encore évident. Bizarrement, Toulouse se place à la sixième place devant Montpellier (septième). 

Voici les villes, dans l'ordre de préférence :

Montpellier (43%), Toulouse (42%), Bordeaux (34%), Nice (33%), Nantes (26%), Paris (25%), Lyon (22%), Strasbourg (17%), Marseille (17%), Lille (13%).

(Sondage Ipsos pour France-Soir auprès d'un "échantillon représentatif de la population française" âgée de 16 à 64 ans de 1 008 personnes entre le 25 et le 30 mars dernier).

Source FR2.fr Fabrice Dubault  

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 23:27

Algérie - Unités de dessalement, transfert d’eau du Sud, barrages de stockagedessalement

Unité de dessalementbarrages-eau-a-gogo.jpgSource Horizons Watan Kaddour D.
Le Pèlerin

Barrages - de l'eau à gogo

L’année internationale de l’eau que nous célébrons chaque 22 mars marque la conscience de la rareté de l’eau pour les populations et son impact sur le développement.
L’insuffisance de l’eau,  par rapport aux besoins des populations, fait planer des risques de  conflits quant à l’accaparement de cette denrée rare. Les pays africains sont les plus touchés, selon des données officielles par la pénurie d’eau aggravée par une sécheresse persistante et une gestion non rationnelle  dans les diverses utilisations  aussi bien l’irrigation que la consommation.
Le manque de l’eau, dans les différentes régions du  continent est source de tensions, de retard de développement, de malnutrition conjuguée à diverses maladies d’origine hydrique comme le choléra, le malaria …..
En Algérie, les pénuries d’eau ont obligé les pouvoirs publics à mettre en place un plan de sauvetage qui privilégie la mobilisation des ressources en eau et leur gestion rationnelle dont  la  distribution  confiée à des sociétés spécialisées, française à Alger et Constantine,   Espagnole, à Oran, allemande à Annaba.
C’est en 2001 que l’idée de se lancer dans le dessalement comme alternative a été arrêtée.
Selon des données de la Banque mondiale, on observe des tensions sur la ressource « en dessous d’une dotation de 1 600 m3/h/an, des situations de stress en dessous de 1000 m3 et des situations de crise en dessous de 500 m3/h/an ».
Pour l’Algérie,  on avance un ratio de 683 m3 / an par habitant. Treize (13) usines de dessalement d’eau de mer  ont été retenues, certaines ont déjà été réceptionnées et mises en fonction  pour  produire 2,35 millions de mètres cubes/jour d’eau de mer en 2010. Ce potentiel devra doubler d’ici 2020. Ce sont en tout 43 stations qui devront voir le jour d’ici 2019, selon le programme du gouvernement.  Si ces installations devront être érigées dans les grandes villes du nord du pays, le Sud, lui, bénéficiera d’un projet de transfert monumental (736 km) pour approvisionner la ville de Tamanrasset à partir des eaux souterraines de In Salah. L’eau du Sud  devra  toucher y compris certaines  wilayas des Hauts Plateaux comme Tiaret, Djelfa, Msila.
En outre, un programme de barrages comme celui de Beni Haroun  et  de Taksebt ou Koudiat Acerdoune a été lancé, soit un chiffre de 72 barrages qui devront être enregistrés cette année. De plus, le programme présidentiel 2010-2014 en prévoit 19 autres  et ce pour  assurer  une capacité globale de stockage estimée à 9,1 milliards de mètres cubes (contre 4,2 mds de m/3 en 2000)  pour  «assurer un approvisionnement total des citoyens». Au fur et à mesure que les nouvelles infrastructures sont réceptionnées, l’Algérie fait un  grand pas de sortie  du spectre de la crise.

Partager cet article
Repost0
13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 23:05

Humour - Sherlock Holmes au camping

tente-camping.jpg

 

Au camping Sherlock Holmes et le Dr Watson sont au camping. Après un bon repas et une bonne bouteille de vin, ils gagnent leur sac de couchage dans la tente et s'endorment.

Quelques heures plus tard, Holmes se réveille et aussitôt secoue son compagnon :

- Watson, regardez le ciel et dites-moi ce que vous voyez.

- Je vois des millions et des millions d'étoiles.

- Et qu'est-ce que vous en concluez ?

- Du point de vue astronomique, répond Watson, cela me dit qu'il y a des millions de galaxies et potentiellement des milliards de planètes.

Du point de vue astrologique, j'observe que Saturne est en Lion.

Du point de vue chronologique, j'en déduis qu'il est environ 3 heures 15.

Du point de vue théologique, je vois que Dieu est tout-puissant et que nous sommes petits et insignifiants.

Du point de vue météorologique, je pense que nous aurons une belle journée demain.

- Et vous, Holmes ?

Sherlock Holmes reste pensif une minute, puis déclare :

- Watson, vous êtes un âne. On nous a fauché la tente.

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 06:10

Algérie – Il y a toujours du nouveau sur la wilaya de Tipasa / Tipaza.

ruines romaines tipasa

 

Algérie - Tipasa : Les travaux du barrage Kef Eddir à l’arrêt

Les travaux du barrage Kef Eddir, à Damous, dans la wilaya de Tipasa, sont à l’arrêt depuis trois semaines des suites d’une décision prise par la société italienne engagée sur le projet. 

L’entreprise Pizzarotti Todini exige un paiement rapide de ses factures auprès de l’Agence nationale des barrages (ANBT), qui invoque des lourdeurs procédurales pour justifier les retards de paiement. L’ouvrage, d’une capacité de 125 millions de mètres cubes, est implanté à l’extrême sud-ouest de la wilaya de Tipasa. Pizzarotti Todini a réussi à décrocher ce marché, d’un montant de 7,52 milliards de dinars, pour le livrer théoriquement 31 mois après la date de l’ordre de service, signé le 5 juin 2006. Le représentant de l’ANBT a reconnu que ce projet accuse déjà un grand retard. Sur un autre plan et pour ne pas frustrer les populations rurales qui vivent à proximité du douar, la wilaya de Tipasa vient de décider d’allouer 5000 ha à l’ANBT afin que cette dernière puisse construire une école primaire, un centre de santé et 25 habitations en dédommagement des équipements qui seront engloutis par le site de l’ouvrage

Source El Watan M’Hamed

Algérie - Damous (Tipasa) : Délogement de 25 familles résidant sur un site de barrage

Photo : Un terrain de 5000 mètres carrés a été dégagé dans la daïra de Damous, située à l’extrême ouest de la wilaya de Tipasa pour servir d’assiette à la construction de logements devant accueillir vingt cinq familles appelées à être relogées, ainsi  qu’un centre de soins.  Lors de sa visite d’inspection effectuée, hier, où il a inspecté les différents projets en cours de réalisation, Mohamed Ouchen, le wali de Tipasa, en se rendant sur le site du chantier du grand barrage de Kef Eddir à Damous a pris la décision, séance tenante, de dégager cette assiette de terrain. En effet, le site actuel où résident les familles en question, de par sa proximité avec le chantier, sera affecté comme espace de servitudes au futur barrage dont le taux d’avancement des travaux dépasse les 60%.
Cependant, en attendant le recasement définitif de la population concernée par l’opération, il est prévu de les reloger provisoirement dans des appartements loués à Damous
.

Source Horizons Amirouche Lebbal.

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 06:04

Le gouvernement maintient le cap pour cette année en faisant de la réduction et de la maîtrise des importations une priorité, si ce n’est la principale.

algerie-import-export.jpg

Après la loi de finances complémentaire 2009 avec sa panoplie de mesures, dont la plus «impopulaire» chez les opérateurs est la lettre de crédit documentaire (Credoc), ou encore celle relative au transfert de devises vers l’étranger qui devra être effectué trois cent soixante jours après la date de dédouanement pour les biens et la date de facturation pour les services, l’Exécutif vient de renforcer son arsenal juridique en instaurant la demande de franchise des droits de douane comme préalable à toute opération d’importation.

Signé le 10 mars dernier par le Premier ministre Ahmed Ouyahia, le «décret exécutif fixant les modalités de suivi des importations sous franchise des droits de douane dans le cadre des accords de libre-échange» vise, en premier, une meilleure visibilité dans le commerce extérieur.

Ce que prévoit le nouveau décret

Les termes de ce texte sont très clairs, notamment son deuxième article qui stipule que «toute personne morale exerçant une activité de production et/ou commerciale, conformément à la législation et à la réglementation en vigueur, doit, avant toute opération d’importation, formuler une demande de franchise des droits de douane», à adresser à la direction du commerce de wilaya.

Et ce n’est pas tout, puisque le même document, et même s’il ne le dit pas explicitement, tend à mettre en place la traçabilité du produit importé, qui a toujours constitué le point faible des services concernés. Ces derniers éprouvent d’énormes difficultés à remonter toute la chaîne, de l’unité de production à la société d’importation. Les pièces à formuler sont peut-être, aux yeux des rédacteurs du décret, un moyen d’y parvenir.

Le dossier doit contenir, entre autres, la facture proforma en trois exemplaires, des copies légalisées du registre du commerce, de l’identifiant fiscal, des statuts de la société, de l’attestation de dépôt des comptes sociaux auprès du Centre national du registre du commerce, un extrait de rôles apuré et une copie légalisée de l’attestation de mise à jour vis-à-vis de la CNAS et/ou de la CASNOS.

Autant de documents qui pourraient aider les services des douanes à mettre un nom sur la provenance du produit et l’identité de l’importateur.
Pour certains experts, il s’agit également d’une déclaration de guerre contre les fraudeurs qui avaient réussi à créer des sociétés écrans en recourant à de fausses identités.

Faire face à la fuite des devises

Le transfert illégal des devises vers l’étranger s’est accentué et même pris de l’ampleur depuis que l’économie nationale a consacré le libéralisme comme mode de gestion. L’arrivée d’opérateurs privés dans le commerce extérieur a fait le reste.

Ces derniers ont trouvé un moyen ingénieux de placer des sommes importantes dans des comptes bancaires à l’étranger. Une véritable saignée pour l’économie nationale. Ces pratiques souvent décriées par les services des douanes se sont amplifiées ces dernières années à cause, d’un côté, du nombre important d’importateurs et, il faut le dire, de certaines complicités de fournisseurs.

D’ailleurs, depuis l’application du Credoc et la mise en place de la carte magnétique du numéro d’identification fiscale (NIF), plusieurs importateurs ont préféré mettre la clé sous le paillasson car ne pouvant plus échapper aux maillons des filets des services de lutte contre la fraude.

En 2009, le nombre d’importateurs a baissé de 11%, selon les données du Centre national des statistiques (CNIS). Il faut savoir que rien que pour la dernière décennie, l’Algérie comptait déjà quelque 45 mille importateurs, soit le nombre le plus élevé de la région du Maghreb.

En mars dernier, le ministre du Commerce avait annoncé que 66 mille importateurs véreux sont coupables de fraudes et leurs dossiers sont au niveau des tribunaux. Du coup, ils sont tout simplement «interdits de toute forme de commerce avec l’étranger». Mais ce sont les accords de libre échange, comme souligné dans le décret, qui sont pointés du doigt.
Parmi ces accords, celui de la zone de libre-échange arabe (ZALE).
Depuis son application en janvier 2009, les cas de majoration de valeur de marchandises importées sont en hausse, ce qui n’est pas sans conséquences sur les réserves de change. A décoder, cette pratique consiste à «grossir» le montant des factures des produits importés et ce, dans le but évident de transférer le différentiel entre le prix déclaré «erroné» et le prix réel des marchandises.

De telles opérations ont été l’apanage d’opérateurs algériens qui importaient de Chine avant de se tourner vers la ZALE qui offre des exemptions de taxes, ce qui facilite le transfert illicite de devises. Pour certains experts, la situation urge car l’Algérie fait face à une «hémorragie de transfert illégal de ses devises vers l’étranger». Des études menées ces dernières années montrent, en effet, que l’économie nationale et les réserves de change subissent un coup dur.

La Global Financial Integrity, un organisme créé à but non lucratif, a réalisé une étude sur ce phénomène dans plusieurs pays africains intitulé «Les flux financiers illicites en provenance d’Afrique : ressource cachée pour le développement ». Les conclusions de cette récente étude classent l’Algérie à la troisième place au niveau africain des pays ayant un fort taux de sortie «financière illégale».

Les rédacteurs de cette étude ont concentré leurs efforts sur un seul axe : «la mauvaise évaluation des prix du commerce». Le résultat est sans appel, le préjudice causé aux réserves de change est estimé à «25,7 milliards de dollars entre 1970 et 2008».

Ce à quoi s’attelle, depuis quelques mois, la Banque d’Algérie à combattre en optant pour une politique de durcissement des conditions de transfert des devises vers l’étranger. Les entreprises désirant effectuer de telle opération sont désormais sommées de présenter «les attestations de leurs prestataires et fournisseurs à l’étranger».
Cette disposition, qui vient compléter celles déjà mises en application, est un signal fort de l’engagement des pouvoirs publics à vouloir instaurer des garde-fous dans le commerce extérieur.

La réaction de la Banque d’Algérie vient suite au constat qu’elle a établi sur la multiplication de fraude en matière de transferts illégaux. En 2009, le scandale des transferts illicites de devises (en espèce) des ports et aéroports algériens vers l’Espagne a défrayé la chronique. A l’époque, c’étaient les douanes algériennes qui avaient découvert le pot aux roses.

Ces mêmes services ont décidé tout récemment, en collaboration avec la Direction générale des impôts, de créer une «base de données sur les transactions extérieures». Il s’agit pour les responsables de ces deux directions de combler un déficit en information, car c’est de là que commence réellement la lutte contre les transferts illicites de devises vers l’étranger.

Source Midi libre

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 05:59

Affaire Algérie- Egypte : Panique au Caire avant le 15 avril

Rafik-Saif-blesse.jpg

 

La commission de discipline de la Fifa attend de pied ferme Zaher et sa délégation pour une seconde audience, ce 15 avril, sur la lâche agression qu’avait subie la sélection algérienne au Caire, le 12 novembre dernier. «Assurés», tous les Egyptiens le savent, qu’une sanction contre le football égyptien est inévitable, la presse, encore elle, poussée et instrumentée par les officiels restés «embusqués» monte au créneau et rouvre le dossier, comme toujours, à sa convenance. La presse, en un seul titre, s’acharne sur Raouraoua le désignant manipulateur de la…Fifa. Un «scoop» pour les Algériens de découvrir que Raouraoua a autant de poids. Tant mieux si la presse cairote dit vrai ! Et tant pis pour pour le président Samir Zaher qui s’était montré, pourtant, très prétentieux avant que le dossier de cette affaire n’atterrisse sur la table des juges de la Fifa et non de la Caf. Raouraoua et ses amis de la Fifa ont comploté contre l’Egypte estime-t-on sur les bords du Nil alors que ce sont les Egyptiens qui ont fait pression sur Blatter pour traîner la plainte algérienne depuis novembre pour un problème qui nécessitait une solution d’urgence. Les relais médiatiques de Zaher et ses sponsors officiels reviennent à la charge et ne s’en cachent pas. «Toute la nation égyptienne est fière du triomphe de l’équipe de Shehata, du sacre en Can et, surtout de la sévère défaite infligée
(4-0) aux Algériens mais quand on se rappelle que ce sont «eux» (pour ne pas nommer les Algériens) qui joueront le Mondial (sans rappel du but de Antar qui les hante), notre joie et notre bonheur
restent …tristes. La presse cairote panique. S’affole. Sinon, comment expliquer ces retournements de style passant de l’accusation à l’appel à l’arrangement du contentieux entre Raouraoua et Zaher avant le verdict du 15 avril. Un art égyptien, celui de nager dans les eaux troubles et sentir «bon» avec la vase sur la peau. Une publication est allée jusqu’à plagier une maxime algérienne (il m’a frappé, il a pleuré et m’a précédé pour la plainte  chez le juge). L’aphorisme sonne faux dans sa prononciation «Nilique». La presse égyptienne aux ordres s’étonne que la Fifa n’ait pris en compte que l’agression du Caire et refusé le «dossier» de Zaher sur les troubles du match d’Oumdourman. Un sac de bluff aussi gros que Zaher et cette élimination consommée contre les Algériens que les officiels égyptiens veulent faire passer dans la boîte à lettres de la Fifa qui refuse le trop d’indulgence pour son protégé de  l’Afrique. Le grotesque avait déjà été atteint par l’instance de Blatter en «calmant» l’affaire du Caire. Mais ce qui dérange et ébranle carrément les porte-voix de Zaher, c’est cet homme au nom de Raouraoua qu’ils accusent de vouloir les punir parce qu’il dispose de tous les soutiens des autorités politiques, particulièrement le Président Bouteflika. Les Algériens tout comme la presse n’ont jamais contesté le ou les soutiens des ministres de Moubarak ou du «Raïs» lui-même pour son président de fédération, le sulfureux Zaher qui doit vivre l’angoisse de son parcours à la veille du rendez-vous de Zurich. Les «décideurs» de la presse cairote, pour contrer la plainte de l’Algérie déposée par Raouraoua en appellent solennellement le gouvernement égyptien à agir très vite. «L’Egypte politique devra intervenir énergiquement et soutenir
Zaher !»scandent les éditorialistes sportifs et toutes  les têtes téléguidées des écrans sur «Nilsat». A Alger, les bonnes nouvelles sur la santé de nos mondialistes se confirment de jour en jour. Dans deux mois, Raouraoua et sa délégation seront en Afrique du Sud. Ce 15 avril, les pleurnicheuses professionnelles seront à Zurich …devant le conseil de discipline.

Zaher a un dossier vide
Devant être auditionné demain par la FIFA (deuxième audition) dans l’affaire de l’agression de l’équipe nationale, le président de la FEF, Samir Zaher est attendu aujourd’hui à Zurich.Zaher sera accompagné par la responsable des relations extérieures, Mme Sihr El Houari et le responsable marketing,Amrou Ouahbi.La délégation égyptienne sera accueillie par son avocat italien chargé de l’affaire. La partie égyptienne, avec un dossier vide, ira à Zurich pou limiter les dégâts à moins d’accepter la condition posée par Raouraoua à savoir le pardon officiel au peuple algérien.  

Source Horizons Mokrane Harhad.

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 05:50

Algérie - Le football algérien se prépare au passage au professionnalisme : Le cahier des charges est prêt

equipe-Alg-rie.jpg

 

L’instauration du professionnalisme est au centre des préoccupations de la fédération algérienne de football (FAF) et du ministère de la jeunesse et des sports (MJS).

Une commission interministérielle, composée de représentants du ministère de l’intérieur et des collectivités locales, du ministère des finances, du ministère du commerce, du MJS et de la FAF, a été mise sur pied à l’effet de faire avancer le dossier. Elle est à pied d’œuvre depuis une semaine. La concrétisation de ce projet passe par une étroite collaboration entre le MJS et la FAF. Chacun doit présenter les documents afférents à ce chapitre. Le professionnalisme est un passage obligé, imposé par la FIFA et la confédération africaine de football (CAF). A partir de 2011, tout club (algérien ou africain) qui n’aura pas une licence CAF (professionnelle) ne sera pas autorisé à participer à une compétition internationale inter-clubs. Une épée de Damoclès suspendue au-dessus de la tête des clubs algériens. Pour éviter cette situation pénalisante, la FAF s’est déjà lancée dans un vaste programme d’explication et de sensibilisation en direction des clubs. La FIFA a fixé, préalablement, les exigences pour l’obtention de la (fameuse) licence. Elles sont de l’ordre de cinq, (sportive, administrative, juridique, financière, infrastructurelle et de personnel). La tâche ne s’annonce pas de tout repos. Structurellement, le football algérien souffre beaucoup de la faiblesse des infrastructures au niveau de quelques pôles de développement (Alger, Oran, Constantine), là où il y a une grande concentration de clubs de « l’élite ». Le doyen des clubs algériens et actuel leader du championnat de DI (MC Alger) n’a pas de domiciliation fixe. Le professionnalisme s’instaurera-t-il sans ce grand club ? Le quotidien des clubs est fait de problèmes et de tracas en tout genre. Ils naviguent à vue, leur assise juridique est en totale inadéquation avec l’objectif visé, l’infrastructure est obsolète à part quelques « îlots », la relation club-entraîneurs-joueurs ne respire pas la transparence en matière de contrats et de leur respect (surtout). Nos voisins tunisiens ont été les premiers en Afrique à emprunter la voie du professionnalisme, bien avant que la FIFA n’impose cette orientation (2000-2001), suite à l’arrêté Bosman, rendu par le Tribunal européen. La Tunisie s’est lancée dans le professionnalisme en 1996. Le projet a mûri pendant plus de 3 ans. Cette période a été mise à profit pour entamer une profonde réflexion sur le devenir du football de ce pays à la lumière des changements inéluctables qui allaient survenir vers la fin des années 1990. La fédération tunisienne a senti venir le coup. Des symposiums, réunions, débats et études se sont étalés sur 2 ans. Conclusion de ce travail colossal : comment faire pour surmonter le handicap (majeur) à l’époque, celui de la circulation de l’argent entre les différents acteurs du football (les faux amateurs et le professionnalisme marron).

La FIFA impose le changement de cap

L’Algérie est dans la situation de la Tunisie avant 1996. L’argent circule, mais le football n’avance plus. L’Algérie ne produit presque pas ou plus de talents, à l’instar des générations 1980 et 1990. Le contrôle de l’argent (subventions) sera réglementé. La FIFA en a fait un principe cardinal de sa stratégie dans ce domaine. Les clubs doivent présenter « un jeu complet d’états financiers établis à la date de clôture statutaire comprenant, en règle générale, un bilan, un compte de résultat, un tableau des flux de trésorerie, ainsi que des notes annexes et d’autres états et textes explicatifs qui font partie intégrante des états financiers. La fédération ou la ligue professionnelle est définie comme « bailleur de licence » par la FIFA qui impose ses « conditions contraignantes » à côté d’autres « facultatives ». Le cahier des charges varie en fonction des pays et de leur degré de développement. Le cahier des charges minimum préconise qu’un club doit disposer d’un terrain. En Algérie, aucun club ne possède sa propre infrastructure. Il faut donc présenter un document (contrat) qui atteste que le club a un contrat avec l’autorité communale pour l’utilisation du stade. La capacité d’accueil doit être d’au moins 8000 spectateurs. Le club doit (obligatoirement) engager des équipes de 12, 13, 14, 15, 16, 17 ans, juniors et espoirs. Chaque jeune joueur qui passera pro signera un (premier) contrat de 5 ans. Disposer d’un entraîneur (sous contrat ferme) de haut niveau et d’un médecin permanent. Le club doit avoir, au minimum, 20 joueurs sous contrat, tous assurés à hauteur d’une valeur de 50 000 dollars. Il peut faire signer, autant qu’il le veut, des joueurs de 18 ans. Par ailleurs, la loi qui régit la pratique du football doit être adaptée au nouveau contexte. L’Etat s’engage à accompagner le professionnalisme. La licence CAF sera délivrée en fonction des critères susdits. Dans le souci de garantir la présence de nombreux spectateurs, la FIFA et la CAF imposent certains critères que le club doit satisfaire. Exemple, le stade doit disposer de sanitaires propres, bien éclairés, comporter des lavabos avec, au moins, eau froide, serviettes, sèche-mains, sièges individuels séparés les uns des autres, confortables, numérotés, un espace réservé aux supporters du club visiteur, bonnes installations pour les médias... Tout cela ne pourra se faire sans un changement radical de la nature juridique du club. Celui-ci ne peut évoluer dans le cadre professionnel s’il demeure collé à son statut actuel.

Source El Watan Yazid Ouabib

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 05:44

Les Algériens écrasés par la bureaucratie

passeport biometrique

 

Ils s’attendaient à un assouplissement des procédures, les Algériens sont surpris par une nouvelle dose de complication administrative. Avoir affaire à l’état civil devient aujourd’hui une hantise pour les citoyens. Le lancement du passeport et de la carte d’identité biométriques et l’exigence de lourds dossiers pour prétendre avoir ces deux documents ne facilitent pas pour autant la vie de l’Algérien. Il s’agit pourtant de documents importants qui sont nécessaires à chacun afin de prouver sa nationalité et de circuler « librement » dans le pays. La bureaucratie est confortée encore davantage. Alors que le ministre de l’Intérieur, Noureddine Yazid Zerhouni, parle de facilités administratives et de modernisation de l’administration, les citoyens ne constatent que des écueils à chaque fois qu’ils ont affaire à cette dernière

 Pour les nouveaux documents (passeport et carte d’identité biométriques), la tâche est déjà trop compliquée : il faut constituer un dossier de 12 pièces plus difficiles à obtenir les unes que les autres. Il s’agit d’abord d’un extrait de naissance n°12 S, un document unique qui devrait être signé par le premier magistrat de la commune en personne. Quel est le secret de ce nouveau document ? Les Algériens sont toujours intrigués. « A mon avis, l’acte de naissance n°12 suffit largement pour identifier son titulaire. Il est établi selon les informations enregistrées sur le registre de l’état civil. Donc il est fiable », soutient une sexagénaire que nous avons rencontré, hier à l’APC de Sidi M’hamed, à Alger. Dans cette commune, un guichet spécial (au 1er étage) est consacré à l’établissement de l’extrait de naissance n°12 S. Pour notre interlocutrice, « la création de ce nouveau document ne vise en réalité qu’à compliquer la vie du citoyen ». Au 12 S, il faut ajouter les extraits de naissance n°12 du père et de la mère du prétendant au passeport qu’il faut retirer de la commune de naissance de chacun d’entre eux. Rien que pour ces trois documents, le demandeur de passeport biométrique devra prendre un congé d’une semaine au minimum.

Soupçons sur l’identité de 36 millions d’Algériens ?

« Si les parents sont issus de deux wilayas différentes, la tâche devient encore plus compliquée. C’est mon cas. Je dois me rendre au moins trois ou quatre fois à Médéa et à Blida pour obtenir les actes de naissance de mon père et de ma mère. Si j’ai de la chance, je ne tomberai pas dans une période où il y a pénurie d’imprimés. C’est ma hantise. J’en ai déjà fait l’expérience par le passé », nous raconte Nabil, qui s’apprête à établir son passeport pour la première fois. « Une fois, j’ai dû attendre 15 jours pour avoir deux exemplaires de l’extrait de naissance de mon père », ajoute-t-il. Ici à Alger, le problème des imprimés de l’acte de naissance n°12 ne se pose pas de la même manière. Du moins ces derniers jours. Pour les Algérois, c’est la durée nécessaire pour l’établissement d’un acte de naissance qui pose problème. « Tu dois formuler ta demande selon ta date de naissance et le document sera prêt dans une heure environ », explique un agent de l’APC d’Alger-Centre. La salle d’attente du service de l’état civil de cette dernière est pleine comme un œuf. Tout le monde, ou la majorité des personnes présentes veulent demander un extrait de naissance. Leur attente risque d’être longue. « J’était ici à 8h. Il est 9h, je n’ai pas encore eu ce que je voulais : un acte de naissance », affirme Ahmed, la trentaine. Il a pris ses précautions. « Je savais que ça prendrait beaucoup du temps, j’ai décidé alors de ne pas aller au boulot aujourd’hui. Je me suis libéré pour toute la journée », soutient-il. La situation est la même dans plusieurs communes du pays. Pour établir un petit dossier constitué d’un acte de naissance, d’un certificat de résidence, d’une fiche familiale ou d’une fiche individuelle, il faut une, voire deux ou trois journées. Beaucoup reste à faire pour réaliser la modernisation de l’état civil… De combien de jours a-t-on besoin pour constituer un dossier de 12 pièces pour le passeport biométrique ? En plus des commentaires sur la surcharge du dossier, les citoyens s’interrogent même sur la finalité de toutes ses nouvelles procédures. « Il paraît que Zerhouni doute de notre algérianité », ironise un quinquagénaire. Les responsables de l’administration communale, eux, prennent la question très au sérieux. « Exiger un nouvel extrait de naissance et un témoin pour établir un passeport est lourd de sens. Cela veut dire que le ministère remet en cause tout le travail accompli par l’administration, depuis l’indépendance à nos jours. Si les autorités doutaient du travail de l’administration, pourquoi ont-elles attendu jusqu’à aujourd’hui pour tenter de rectifier le tir ? », relève un agent qui a requis l’anonymat.

« Le ministère a mis en œuvre son propre projet »

Outre le côté bureaucratique du projet, les critiques concernent aussi l’atteinte à la vie privée des Algériens. En effet, les demandeurs de passeport et de carte d’identité biométriques doivent fournir des informations plus intimes, qui concernent notamment leurs fréquentations. « C’est un véritable fichage des Algériens », dénoncent des militants des droits de l’homme. Mais il paraît que le ministère de l’Intérieur n’a pas pris en considération les recommandations de la commission chargée de préparer le projet du nouveau passeport. « La commission a travaillé sur le projet pendant une année et demie. Toutefois, aucune de ses recommandations n’a été prise en considération. Le ministère a mis en œuvre son propre projet », déplore un chef de daïra à Alger.

 

Source El Watan Madjid Makedhi

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0