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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 08:45

Passeport biométrique : trop de documents, trop de questions !

passeport-biometrique.jpg

 

Les questions contenues dans le formulaire de demande du passeport biométrique ainsi que les pièces à fournir ont créé la surprise de par leur lourdeur, leur nombre et leur caractère fastidieux. La procédure d’obtention du document de voyage a été compliquée, alors qu’elle devait être allégée.
L’opération de délivrance des passeports biométriques a été officiellement lancée, dimanche, au niveau de 64 daïras et 4 consulats sélectionnés par le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales.
S’inscrivant dans le cadre de la modernisation des pièces d'identité, leur sécurisation contre la fraude, l'usurpation d'identité, le terrorisme et le crime organisé, elle répond aux normes de l'Organisation mondiale de l'aviation civile (OACI) et de l’Union européenne (UE) qui exigent l’introduction des empreintes digitales et des photos d’identité numérisées dans les documents de voyage.
Il s’agit là aussi d’un premier pas vers «l'introduction à l'administration électronique », a déclaré le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Noureddine Yazid Zerhouni, non sans faire remarquer que l’introduction du passeport biométrique «protégera le citoyen de la falsification, de l’imitation et de l’usurpation d’identité» et «rendra l’escroquerie tout à fait impossible». Mais quelles sont les caractéristiques du nouveau passeport ?
Il est difficilement falsifiable ou imitable, pour ne pas dire infalsifiable car doté d’une puce «inviolable» contenant la photographie, l'identité, la nationalité, les caractéristiques physiques et l'adresse du titulaire.
Il contient également les empreintes digitales du détenteur. Grâce à ces fonctionnalités, on peut facilement identifier une personne.
Pour les besoins de l’opération, la Gendarmerie nationale a mis à la disposition des daïras-pilotes son matériel permettant le traitement et l’enregistrement des empreintes digitales en attendant que le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales acquière quelque 800 appareils dans les prochaines semaines.
Selon M. Zerhouni, la saisie des données se fera avec le maximum de sécurité. Toutes les informations qui seront recueillies sur les demandeurs de passeports seront intégrées dans une banque centralisée que les différents services de sécurité pourront consulter à tout moment. Cela étant, il est question de délivrer 5 millions de passeports biométriques dans les cinq prochaines années, à raison d’un million par an.
Les passeports sous leur forme actuelle, continueront à être délivrés jusqu’au 24 novembre prochain. A partir du 25 novembre 2010, toutes les daïras ainsi que les consulats d’Algérie, qui seront dotés entre-temps d’appareils de traitement d’empreintes digitales, délivreront exclusivement des passeports biométriques.

Photos sans voile ni barbe : la polémique enfle
L’obligation de se prendre en photo la tête nue et sans barbe, instituée à l’occasion du lancement de l’opération de délivrance du passeport biométrique, continue de susciter des réactions hostiles au sein de la population, mais aussi et surtout au sein de la classe politique. Dernière réaction en date, celle du Front des forces socialistes (FFS). Pour le parti de Hocine Aït Ahmed, cette décision est tout simplement insensée. Cette position a conforté la mouvance islamiste dans son rejet de l’obligation instituée par le département de Noureddine Yazid Zerhouni. Ceci a amené le ministre des Affaires religieuses, Bouaâbdellah Ghlamellah, à sortir de son silence pour inviter les Algériennes à respecter la loi.

Les pièces à fournir

Nouveauté n L’extrait d’acte de naissance spécial numéro 12-S, qui a été spécialement conçu pour l’établissement du passeport et de la carte d’identité nationale biométriques, est un nouveau document imprimé sur papier spécial.


La liste des pièces exigées pour la délivrance du nouveau passeport comprend un formulaire contenant tous les renseignements sur le demandeur, un extrait d’acte de naissance spécial numéro 12-S de l’intéressé, des extraits d’acte de naissance du père et de la mère, des certificats de nationalité algérienne et de résidence datant de moins de trois mois, une fiche individuelle d’état civil ou familiale pour les mariés, une attestation de travail ou certificat de scolarité pour les étudiants, quatre photos d’identité en couleur, numériques et récentes, une quittance fiscale de 2 000 dinars, l’autorisation du représentant légal pour les demandeurs sous tutelle, une copie de la carte du groupe sanguin, le passeport parvenu à expiration ou la déclaration de perte ou de vol. Il y a lieu de signaler que l’extrait d’acte de naissance spécial numéro 12-S a été spécialement conçu pour l’établissement du passeport et de la carte d’identité nationale biométriques.
Il s’agit d’un nouveau document imprimé sur papier spécial, portant le Numéro identifiant national (NIN) qui pourra être délivré par n’importe quelle commune.
Complètement différent de l’extrait d’acte de naissance délivré actuellement, il devra être impérativement signé par le président de l’Assemblée populaire communale (APC). Pour ce qui est de la photo d’identité, elle doit être prise «dans un parfait éclairage et conforme au standard international», a affirmé le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, précisant que des fonctionnaires femmes ont été désignées pour que la femme voilée «ne ressente aucune gêne lorsqu'elle sera invitée à ôter le voile pour la prise de la photo».
Pour éviter les longues files d’attente devant les structures chargées de la délivrance du nouveau document de voyage, le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales invite les citoyens à prendre rendez-vous à l’avance en prenant attache avec les daïras-pilotes via les numéros de téléphone de leurs serveurs vocaux.
De même, il les
informe que les nouveaux formulaires sont disponibles
sur son site Internet : ‘’www.interieur.gov.dz’’
www.interieur.gov.dz.

Les précisions du ministère de l’Intérieur
Dans un communiqué publié hier soir, le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales a souligné que l’OACI «a défini les spécifications techniques de la photographie d'identité qui doit figurer sur le passeport comme image interopérable mondialement et exploitable par les systèmes électroniques de reconnaissance faciale». Et de préciser que les formalités au niveau des aéroports internationaux «s'orientent vers la généralisation de l'identification biométrique des voyageurs par des systèmes de reconnaissance automatiques, des photographies et des empreintes digitales». Par la même occasion, le département de Noureddine Yazid Zerhouni a déploré qu'une chaîne de télévision satellitaire ait «délibérément» dénaturé les propos du ministre lors des rencontres régionales organisées dans le cadre du lancement de l'opération de délivrance du passeport biométrique.

L’opération sur le terrain

«Même pour les dossiers de logement, on ne demande pas autant de documents, c’est vraiment aberrant», commente une dame d’une quarantaine d’années qui venait de récupérer le formulaire de demande du nouveau passeport.

Daïra de Hussein-Dey, il est presque 9 heures. Il n’y a pas beaucoup de monde à l’entrée de cette circonscription administrative sélectionnée par les services du ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales parmi les daïras-pilotes de la wilaya d’Alger pour les besoins de l’opération de délivrance des passeports biométriques. «Que désirez-vous ?», demande à chaque fois un agent de sécurité à ceux qui franchissent la porte d’entrée. «Mon passeport va expirer en juin et je veux le renouveler, comment faire ?», l’interroge un jeune homme d’une trentaine d’années visiblement pressé d’entrer. «Vous avez votre passeport sur vous ?», lui demande l’agent de sécurité. «Non», lui répond le jeune homme. «Attendez un peu alors.» Sur ce, un homme, la cinquantaine environ, une «montagne» de documents entre les mains, quitte l’un des deux guichets installés à l’entrée de la daïra. Sans doute contrarié, il n’arrive pas à cacher sa colère. «C’est quoi ce pays ? On est fatigué, y en a marre», lance-t-il. Renseignements pris, c’est la liste des pièces exigées pour la délivrance du passeport biométrique qui a mis ce quinquagénaire hors de lui. A vrai dire, il n’est pas le seul. «Même pour les dossiers de logement, on ne demande pas autant de documents, c’est vraiment aberrant», commente une dame d’une quarantaine d’années qui venait de récupérer le formulaire de demande du nouveau passeport. Et d’ajouter : «J’aurais dû renouveler mon passeport avant». Au fil des minutes, une file d’attente se forme à l’entrée de la daïra. Pour autant, les préposés aux deux guichets arrivent à faire face aux flux. L’un d’eux, emmitouflé dans un costume gris, prend même la peine d’expliquer longuement aux citoyens la procédure de délivrance du nouveau passeport. «Vous devez ramener votre passeport pour qu’on puisse vous remettre le formulaire de demande du passeport biométrique. Vous avez le droit de renouveler votre passeport six mois avant que sa durée de validité n’arrive à expiration», dit-il au jeune homme de trente ans. «Vous ne pouvez pas me remettre le formulaire maintenant ?» «Non, désolé, vous devez ramener votre passeport». «Ok, merci.» Pour le moment, l’opération lancée par le ministère de l’Intérieur et des Collectivités se limite presque à la distribution des formulaires. Pour le dépôt des dossiers, il faudra attendre que les demandeurs établissent toutes les pièces exigées. Cela prendra plusieurs jours probablement…

Un calendrier à respecter
Les documents de voyage utilisés jusque-là continueront à être délivrés par les daïras qui ne disposent pas encore des appareils permettant le traitement et l’enregistrement des empreintes digitales.

L’introduction des passeports biométriques dans notre pays ne veut pas dire que les documents de voyage utilisés jusque-là ne sont plus valables. Ceux-ci pourront toujours être utilisés pour peu qu’ils soient en cours de validité. Leurs détenteurs pourront même prolonger leur durée de validité.
Mieux encore, ils continueront à être délivrés par les daïras qui ne disposent pas encore des appareils permettant le traitement et l’enregistrement des empreintes digitales et ce, jusqu’au 24 novembre prochain. Après cette date, «aucun passeport de la forme actuelle ne sera délivré», a indiqué récemment le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales. Autrement dit, à partir du 25 novembre 2010, tous les passeports qui seront délivrés seront biométriques.
Durant la phase transitoire, «la priorité sera strictement réservée à la saisie des empreintes digitales, de la photo et de la signature biométriques, car nous sommes tenus par la date butoir du 24 novembre 2010», a souligné M. Zerhouni. Pour autant, la «durée de vie» des documents de voyage «ordinaires» s’étalera jusqu’au 24 novembre 2015. Passée cette date, seuls les passeports biométriques seront valables. Il y a lieu de rappeler que le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales a invité, le mois dernier, les citoyens dont le passeport expire aux mois d’avril, mai ou juin 2010, à déposer le dossier de renouvellement ou de prorogation à l’avance et avant le 31 mars 2010 «compte tenu de la surcharge des tâches attendues durant la période transitoire au niveau des services des passeports des daïras et services consulaires à l’étranger». Toujours est-il que certaines daïras et consulats ont enregistré un rush dès le lancement de l’opération de délivrance des passeports biométriques. Les citoyens ont été nombreux, en effet, à se rendre aux structures désignées par le département de Noureddine Yazid Zerhouni pour retirer le formulaire à joindre au dossier. Pourtant, celui-ci est disponible sur le site du ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales et peut être téléchargé à tout moment.

Cela se passe ailleurs
Le dossier de demande du passeport biométrique en France contient un formulaire complété et signé, un extrait de l’acte de naissance du demandeur comportant l’indication de la filiation, ou à défaut, la copie intégrale de son acte de mariage, un timbre fiscal de 86 euros, une photographie d’identité récente, parfaitement ressemblante, de face, tête nue, de format 35 x 45 mm, un justificatif de domicile parmi les documents suivants : titre de propriété ou bail de location, quittance de loyer, de gaz ou d’électricité, attestation d’assurance du logement ou titre de séjour ou d’identité délivré par les autorités locales, un justificatif d’identité et de nationalité parmi les documents suivants : carte nationale d’identité en cours de validité, passeport en cours de validité ou périmé depuis moins de deux ans. En Suisse, les données personnelles indispensables pour enregistrer sa demande de passeport biométrique sont le nom et prénom, la date et lieu de naissance, la taille, l’origine, le nom et prénom du père et de la mère, ainsi que l’adresse de livraison.

Un formulaire et des interrogations

En tout, le demandeur du nouveau passeport doit remplir 12 pages s’il est marié et 10 s’il ne l’est pas et ce, dans les deux langues, arabe et français.

A peine dévoilé, le formulaire de demande du passeport biométrique fait déjà l’unanimité contre lui. La raison ? Il comporte des questions très personnelles. D’aucuns se demandent pourquoi les autorités cherchent à savoir quels étaient les camarades des requérants lorsque ceux-ci étaient au lycée, à l’université et…dans les rangs de l’armée !
«Ils feront quoi avec toutes ces informations ? S’agit-il d’un recensement qui ne dit pas son nom ou d’un interrogatoire destiné à élaborer un fichier ? Est-ce vraiment nécessaire pour l’administration de connaître le numéro de téléphone, l’adresse électronique et le cursus scolaire du demandeur de passeport ? », s’interroge Yacine, 38 ans, journaliste de profession. De son avis, le formulaire tel qu’il a été élaboré poussera de nombreux citoyens à s’abstenir de demander le nouveau passeport, tant la démarche est fastidieuse : «Personnellement, je préfère rester sans passeport plutôt que de répondre à toutes les interrogations contenues dans ce formulaire.» Outre les questions relatives au demandeur du document de voyage (nom, prénom, date et lieu de naissance, taille, couleur des cheveux, nationalité actuelle et d’origine, adresse actuelle et ancienne, profession, employeur, numéro de téléphone, adresse électronique, permis de conduire), le formulaire interroge le requérant sur son conjoint s’il est marié et sur ses enfants s’il en a, sur ses parents (leur nom et prénom, leur date et lieu de naissance, leur profession), sur son cursus scolaire et universitaire, et sa situation vis-à-vis du service national. De même, il l’oblige à fournir le nom, le prénom, la date et le lieu de naissance, l’adresse et le numéro de la pièce d’identité d’une personne qui le connaît depuis au moins deux ans afin de confirmer son identité. En tout, il doit remplir 12 pages s’il est marié et 10 s’il ne l’est pas et ce, dans les deux langues, arabe et français. Alors qu’auparavant, il n’avait à remplir qu’une seule et unique fiche. Toute fausse déclaration de sa part l’expose «aux sanctions prévues par les articles 222 et 223 du Code pénal», est-il mentionné en bas de chaque page. Outre ce formulaire complété et signé, le dossier de demande du nouveau passeport comprend une dizaine de pièces, des photos d’identité en couleur, numériques et récentes et une quittance fiscale de 2 000 dinars. A-t-on vraiment allégé la procédure de délivrance du passeport avec tout cela ? Telle est la question qui mérite vraiment d’être posée…

La carte d’identité juste après
Après le passeport, ce sera au tour de la carte d’identité nationale d’être remplacée par un nouveau document biométrique. Il est ainsi question de délivrer quelque 25 millions de cartes d’identité dans les cinq prochaines années. «La première carte nationale d'identité biométrique et électronique sera délivrée dès l'année prochaine et sa validité sera de dix ans», a indiqué récemment le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales.

Les avantages du NIN
Le Numéro identifiant national (NIN) qui sera porté sur l’extrait d’acte de naissance spécial numéro 12-S exigé pour l’établissement du passeport biométrique permet d’accéder à toutes les données relatives à son titulaire.
L’un de ses grands avantages est qu’il évite toute confusion, même en cas d’homonymie parfaite ou de concordance des dates de naissance.

Vers l’augmentation du prix du timbre fiscal
Le prix du timbre fiscal exigé pour le passeport reste inchangé : 2 000 DA. Cependant, les pouvoirs publics ont l’intention de le revoir à la hausse dans les prochains mois sachant que le passeport biométrique est beaucoup plus coûteux que celui qui était délivré jusqu’ici. A titre indicatif, le prix du timbre fiscal exigé pour le passeport biométrique en France est de 86 euros.

Les visas biométriques pour bientôt
Dans le cadre de la généralisation de la biométrie, nos consulats délivreront bientôt des visas biométriques. «Un procédé d’établissement de visas biométriques est en cours d’élaboration au niveau des consulats », a affirmé à ce sujet Noureddine Yazid Zerhouni, sans fournir plus de détails.

Les mineurs doivent avoir leur propre document de voyage
Avec l’introduction du passeport biométrique, il ne sera plus possible pour un mineur d’être inscrit sur les documents de voyage de ses parents. Il devra avoir son propre passeport pour pouvoir voyager.

Source Infosoir Kamel Imarazène

Le Pèlerin

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8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 08:34

Baptême de l'air réussi pour l'avion solaire

avion-solaire.jpg

Solar Impulse, le prototype d'avion solaire de Bertrand Piccard, lors de son baptême de l'air, le 7 avril 2010, en Suisse

 

 

AERONAUTIQUE - Prochaine étape pour Solar Impulse, d'ici trois ans: le tour du monde...

Il a pris son envol. Pas pour un saut de puce de 350 mètres comme en 2009, mais pour un vol complet de 87 minutes dans le ciel de Payerne, en Suisse. Presque sans un bruit et après avoir seulement parcouru une centaine de mètres, le prototype imaginé par l'explorateur helvète Bertrand Piccard s'est très lentement élevé en l'air, disparaissant doucement dans le ciel bleu devant une foule de curieux et une cinquantaine de journalistes.

Propulsé par ses quatre moteurs électriques d'une puissance de 10 chevaux chacun, Solar Impulse a ensuite évolué pendant près d'une heure trente avec à ses commandes l'Allemand Markus Scherdel.

Comme seule source d'énergie, l'appareil a utilisé les quelque 12.000 cellules photo-voltaïques recouvrant ses ailes et qui alimentent en énergie les moteurs électriques. Elles permettent aussi de recharger ses batteries lithium-polymère de 400 kg, afin de lui permettre de voler la nuit.

70 km/h

Ce premier vol, qui avait été repoussé à plusieurs reprises en raison de conditions météorologiques défavorables, intervient après un premier «bond» de quelques mètres de hauteur en décembre 2009.

«Jamais un avion de ce type n'a volé dans le passé», a estimé Bertrand Piccard, qui avait été le premier a effectué un tour du monde en ballon sans escale en 1999.

Le faire décoller «était un immense point d'interrogation», a-t-il rappelé, ajoutant que ce premier vol «a donné la confiance nécessaire pour le prochain vol et les prochaines missions». Pour André Borschberg, le co-fondateur du projet, «la première question était de savoir si nous avions suffisamment de puissance pour décoller et ensuite si nous pouvions faire atterrir cet avion».

Après ce premier vol, l'équipe de quelque 70 personnes qui a travaillé pendant sept ans sur le projet compte effectuer d'autres essais pour calibrer la machine et finalement construire un deuxième exemplaire qui fera le tour du monde en cinq étapes d'ici 2013, et non plus 2012 comme annoncé précédemment par les organisateurs.

En vol, le Solar Impulse atteint une vitesse de 70 km/h. Il lui faudrait donc près de 24 jours pour faire le tour de la Terre au niveau de l'équateur.

Source 20minutes.fr

Le Pèlerin

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8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 05:53

Le groupe minier canadien Rio Tinto Alcan est intéressé par le marché algérien.

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Rio Tinto - Talcs de Luzenac en Ariège

« Nous explorons la possibilité de réaliser une usine pour l’exploitation de l’aluminium en Algérie », a affirmé, hier, Amir Mirchi, vice-président de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord du groupe. S’exprimant en marge de la tenue d’un séminaire portant sur la responsabilité sociale des entreprises, organisé au siège de l’ambassade du Canada en Algérie, M. Mirchi a souligné que Rio Tinto Alcan affiche l’ambition franche d’investir en Algérie dans une usine d’aluminium, dépassant même les capacités de l’usine réalisée avec Sohar Aluminium au sultanat d’Oman. Les partenaires de Rio Tinto Alcan dans le projet Sohar Aluminium sont Oman Oil Company SAOC et Abu Dhabi Water and Electricity Authority. Cette usine d’électrolyse, nouvellement inaugurée, a une capacité de production initiale de 360 000 t par an. « Nous sommes disposés à faire dans la transformation locale. » Ce responsable n’a pas toutefois fourni plus de détails. Pour M. Mirchi, ce projet permettra à l’Algérie de diversifier ses ressources. « L’économie de l’Algérie est basée essentiellement sur une industrie gazière. Tous les pays du Moyen-Orient, comme l’Algérie, ont besoin de diversifier leurs ressources.

Ce projet aura des répercussions en matière de transformation de cette énergie, créer des postes d’emploi et des infrastructures », explique-t-il, non sans dire que la place géographique de l’Algérie, proche de l’Europe, pourrait lui permettre d’exporter une partie de ce minerai vers le vieux contient. « L’Algérie est très bien placée. Il faut que ce pays arrive à se positionner, d’autant plus que la production d’aluminium en Europe devra connaître des baisses sensibles », souligne-t-il encore. Amir Mirchi a rappelé que son groupe est le leader de l’aluminium dans le monde. Rio Tinto est un important groupe minier international dont le siège social se trouve au Royaume-Uni, regroupant Rio Tinto plc (société inscrite aux Bourses de Londres et de New York) et Rio Tinto Limited (inscrite à la Bourse d’Australie). Rio Tinto s’occupe de prospection, d’exploitation et de traitement de ressources minérales. Il produit principalement de l’aluminium, du cuivre, des diamants, de l’énergie (charbon et uranium), de l’or et des minéraux industriels (borax, dioxyde de titane, sel et talc) et du minerai de fer. Bien que ses activités soient d’envergure mondiale, Rio Tinto est solidement implanté en Australie et en Amérique du Nord et possède d’importantes entreprises en Amérique du Sud, en Asie, en Europe et en Afrique australe.

Source El Watan H.L.

Le Pèlerin

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8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 05:45

Algérie - Pont culturel méditerranéen franco-algérien : Trait... d’union sacrée

choregraphie-franco-algerienne.jpg

 

La compagnie chorégraphique La Baraka-Abou Lagraâ, le Ballet national algérien, l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel, et la Fondation BNP Paribas ont présenté, mardi soir, le projet baptisé « Pont culturel méditerranéen franco-algérien ».

 Projet soutenu par le ministère de la Culture, Le Pont culturel méditerranéen franco-algérien est un projet de la compagnie La Baraka, conçu comme un programme de coopération artistique entre les deux pays à travers la danse. Les actions 2010, prévues dans ce cadre, ont débuté en janvier avec l’audition de 300 danseurs algériens. Après plusieurs sélection, 13 danseurs issus du milieu du hip-hop ou celui de la capoera, âgés de 19 à 36 ans, ont été choisis pour former la « dream team ». Ainsi, ces jeunes ont intégré la cellule contemporaine du Ballet national algérien. Une cellule dont Abou et Nawal Lagraâ assurent le programme de formation et de création qui a débuté en février dernier, et ce autour d’une création, un spectacle intitulé Nya, (la foi, exprimant le fait de faire confiance à la vie en arabe), une œuvre, une vision plus juste de la jeunesse algérienne d’aujourd’hui, hétérogène, curieuse, insolite, talentueuse et prometteuse, signée par Abou Lagraâ. « Je suis heureux comme un enfant de revenir en Algérie. En tant que créateur chorégraphe, je ne viens pas pour montrer mais pour partager l’art », confiera-t-il.

Mécénat agissant

Il s’agit d’un univers musical et représentatif de la mémoire collective française et algérienne et permet le voyage entre les deux rives de ce Pont culturel méditerranéen. Un compromis chorégraphique contemporain unissant le Boléro de Ravel et le chant berbère de Houria Aïchi. En fait, Nya est une création pour les danseurs de la cellule du Ballet national algérien. La première mondiale est prévue en septembre 2010, au Théâtre national algérien, à Alger, celle européenne en octobre, dans le cadre de la Biennale de la Danse 2010, avec en prime une vaste tournée française.

Porté par le désir profond de partager l’expérience et la passion d’Abou Lagraâ (création) et de sa femme Nawal (formation), pour l’Algérie, ce Pont est conçu comme un programme triennal de coopération entre les deux pays en faveur de l’art chorégraphique et trois années d’échanges, de formation, de création et de rencontres. Au fondement de ce projet, il y a la conviction que l’intensification des échanges culturels contribue à la compréhension réciproque et au resserrement des liens entre la France et l’Algérie. Dès lors, cette détermination d’apporter un appui au développement de l’expression chorégraphique va bien au-delà de l’aspect artistique et s’inscrit dans le respect d’une histoire commune, qui est au cœur de la relation franco-algérienne.

Placée sous l’égide de la Fondation de France, la Fondation BNP Paribas favorise le dialogue entre le monde bancaire et son environnement culturel ou social. Carrefour d’échanges et de découvertes, elle exprime sur un autre registre les valeurs de BNP Paribas : l’ambition, l’engagement, la créativité et la réactivité. A travers les programmes qu’elle conduit, la Fondation BNP Paribas s’attache à préserver et faire connaître les richesses des musées, à encourager des créateurs et interprètes, à aider la recherche médicale dans des secteurs de pointe et à soutenir des projets en faveur de l’éducation, de l’insertion et du handicap

Source El Watan R.C.

Le Pèlerin

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8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 05:31

Algérie - Enquête de L’inspection générale des finances (IGF) : Les œuvres sociales de l’UGTA dans le collimateur

IGF-UGTA.jpg

 

Irrégularités, dépassements dans la passation des marchés, dans la gestion des ressources humaines et dans l’attribution de logements par le Fonds national de péréquation des œuvres sociales (FNPOS). Des conclusions parmi d’autres, auxquelles est arrivée l’Inspection générale des finances (IGF) après son enquête sur les malversations dans la réalisation des logements sociaux et leur affectation douteuse. Plus d’une cinquantaine de pages, le rapport en question fait état de nombreux griefs dans la gestion du Fonds et ce, depuis 2006, une « année caractérisée par plusieurs irrégularités et dépassements ».

D’abord dans la gestion de la ressource humaine, laquelle a connu une « forte mobilité (…) du fait de l’abus de pouvoir exercé » par les dirigeants. Il est reproché à ces derniers « d’avoir transgressé » la procédure légale de sélection dans les affectations de logements, en faisant « bénéficier » des personnes n’y ouvrant pas droit. Le rapport fait état de « retards considérables » en matière de distribution de logements « réceptionnés depuis plusieurs années », induisant « des surcoûts » générés par les travaux de réhabilitation des sites et leur gardiennage. Des « transgressions caractérisées des procédures en vigueur et un favoritisme au profit de certaines entreprises, particulièrement L’ETB Benkadour et l’EPB Mezouani » ont été également constatées.

En fait, il ne s’agit là que de la conclusion générale du rapport remis au Premier ministre, Ahmed Ouyahia, initiateur de l’enquête. Les détails de cette conclusion sont éloquents, notamment en ce qui concerne les marchés octroyés aux deux entreprises privées. L’IGF a commencé par passer au peigne fin les 15 marchés attribués à Benkadour Lazreg. Le premier concerne la réalisation du « reste à réaliser » d’un lot de menuiserie (bois) de 50 logements de type locatif socio-participatif (LSP) à Djediouia, wilaya de Relizane, pour un montant de 4 208 727 DA. « La direction régionale, à travers la commission des offres, a anormalement écarté l’entreprise Mazari Adda, dont l’offre est la moins disante, et exigé le lancement d’un appel d’offres. Suite à cette annulation, la direction a procédé au lancement d’une consultation au lieu d’un appel, en dépit de l’avis contraire de la commission d’évaluation et décidé d’attribuer le marché à l’ETB Benkadour. Une décision prise sur instruction du directeur général, consistant à déclarer infructueuse la première consultation et une autre, restreinte par site, pour ne pas aboutir à un marché. »

Le deuxième marché concerne la réalisation d’un poste transformateur (génie civil) pour le même projet de Djedioua. L’IGF a relevé plusieurs irrégularités, tout comme pour le marché de réhabilitation (pose de peinture) de 70 logements à Relizane. L’IGF a constaté que le paiement de cette prestation a été effectué sans que les réserves sur les quantités de peinture (supérieures à celles figurant sur les marchés initiaux), dépassant de loin celles utilisées dans le cadre de cinq marchés similaires, ne soient levées. Elle a également relevé que les travaux relatifs à la pose et à la fourniture de verre simple, hublots, lampes et robinets, entrant dans le cadre de l’avenant de clôture, sont indûment supportés par le FNPOS et que des travaux supplémentaires entrepris hors convention ont été exécutés et réceptionnés avant même que les prix unitaires ne soient arrêtés.

L’autre marché concerne la réalisation de VRD de ce même site, attribué à la même entreprise et qui a accusé un grand retard sans qu’aucune mise en demeure ne lui ait été notifiée. Pour ce qui est de la convention pour la réhabilitation de 150 logements à Akid Othmane, à Oran, les travaux ont été attribués directement à l’entreprise privée sur la base d’une lettre de commande, sans passer par un avis d’appel d’offres ou consultation sous prétexte de l’urgence en raison d’une visite du Président – qui n’a jamais eu lieu... Des travaux qui font paraître une surestimation des quantités de peinture. Le marché de réhabilitation de 60 logements à Sidi Ben Adda (Aïn Témouchent) est marqué par une quantité supérieure à celles des marchés initiaux, dépassant la somme de un million de dinars.

L’exécution des travaux restant à réaliser des 40 logements LSP à Sig (Mascara) a été attribuée à l’unique soumissionnaire, la société Benkadour, dont le pli n’a pas été retrouvé par les inspecteurs de l’IGF à la direction régionale d’Oran. L’IGF a aussi cité le marché de réalisation de 100 logements LSP à Saïda, pour un montant de 186 965 068 DA, attribué à Benkadour, au « détriment » de l’ETB Barka, « injustement » écarté. Pour ce qui est des travaux de ravalement des façades et de la réfection (intérieur et extérieur) de 100 logements à Mostaganem, en prévision de la visite du Président, ce marché a été attribué « directement » à Benkadour par lettre de demande avec « des prix négociés onze jours après la réception des travaux », alors que dans le marché de réhabilitation de 60 logements à Mascara, la même entreprise a bénéficié, dans le cadre d’un avenant de clôture, de l’attribution des travaux de nettoyage et de pose de l’appareillage sanitaire pour un montant représentant 47% du marché, ce qui a engendré un surcoût de 54% par rapport à la somme arrêtée et un retard de 35 jours sans qu’il y ait de pénalités.

D’autres anomalies sont relevées par l’IGF dans le marché des travaux de VRD de 264 logements à Kharrouba, à Mostaganem. Selon le rapport, la commission d’évaluation des offres n’a pas pris en considération, dans son classement, le rapport d’analyse des offres du bureau d’études selon lequel les trois soumissionnaires ont obtenu 60 points, en retenant uniquement l’offre de Benkadour, précisant que 9 ordres de service et de reprise des travaux ont été établis afin d’éviter à l’entreprise en question des pénalités de retard de 217 jours. Les mêmes irrégularités sont relevées par l’IGF en examinant le marché de réhabilitation de 98 logements à Saïda. Les travaux ont été attribués à l’ETB Benkadour avant même le lancement de la consultation, alors que le montant de l’avenant représente 104% du montant de la convention. Le rapport a souligné que les travaux supplémentaires ont été engagés avant même la signature de l’avenant.

Des irrégularités similaires ont été constatées dans les procédures d’octroi de huit marchés à l’entreprise privée Mezouani, citant par exemple des montants d’avenant qui dépassent de 70% ceux des marchés pour ce qui est de 40 logements à Aïn Oussera et de 94% pour des cités de 34 et 36 logements à Djelfa.

Source El Watan Salima Tlemcani

Le Pèlerin

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7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 23:53

Humour – Droit de réponse pour une Blonde

blague coquine

 

Puis, d'une grosse voix  profonde, la femme assise près de l'aveugle s'adresse à  lui et dit :
- Petit monsieur, avant que tu t'y mettes, laisse-moi t'apprendre quelque chose :
1 - la serveuse est blonde,
2 - la danseuse est blonde,
3 - je mesure 1m80, pèse 85 kg , je suis ceinture noire de karaté ... et blonde,
4 - la femme assise à côté de moi est blonde aussi et c'est une pro de la  lutte,
5 - la femme de l'autre  côté du bar est une blonde championne de poids et  haltères.
Maintenant, penses-y sérieusement, Monsieur. Veux-tu toujours raconter ta  blague ?
Alors, l'aveugle répond : " Naaan ... pas  si je dois l'expliquer cinq fois  !!! "

Le Pèlerin

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7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 23:50

Algérie - La femme et les droits de l’homme en droit algérien (1ere partie)
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« A celle qui vécut privée des délices de l’amour de la science et de la liberté ; à la femme algérienne, je dédie ce livre en hommage et compassion ». C’est ainsi qu’un grand penseur algérien, Ahmed Redha Houhou, dédicaçait son livre Maâ Himar El Hakim dans lequel, sous une forme de dialogue avec un âne, il abordait des problèmes de société où la femme se retrouve toujours au centre du sujet. En dépit du temps passé et l’indépendance acquise, la condition de la femme algérienne mérite toujours cette dédicace.
Les conventions internationales : Les ratifications sélectives
L’Algérie a ratifié la quasi-totalité des instruments internationaux des droits de l’homme, mais n’a ratifié aucun instrument relatif à la reconnaissance et protection des droits de la femme, à savoir :
1- la convention sur les droits politiques de la femme (Nations unies, 1954) ;
2- la convention sur la nationalité de la femme mariée (Nations unies, 1954) ;
3- la convention sur le consentement au mariage, l’âge minimum du mariage (Nations unies, 1962) ;
4- la convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (Nations unies, 1979). (Ratification tardive 1994). Elle a par contre ratifié les autres conventions contre les discriminations, notamment celles basées sur la race, celle contre l’apartheid dans les sports. Elle a toutefois ratifié, il faut le dire, la convention de l’OIT concernant l’égalité de rémunérations entre la main d’œuvre masculine, la main d’œuvre féminine, pour un travail de valeur égale. C’est la seule convention protectrice des droits des femmes que l’Algérie ait ratifiée. Elle a finalement, et à une date relativement récente, (1994) ratifié la convention pour l’élimination de toutes formes de discriminations à l’égard des femmes.
Cependant, cette ratification est révélatrice et insignifiante pour deux raisons:
révélatrice en raison du retard avec lequel elle est survenue, et les circonstances politiques qui l’ont entourée.
Insignifiante en raison d’une réserve dont elle est assortie et qui permet le maintien du code de la famille, réceptacle infâme et ignoble de toutes les inégalités des sexes en droit algérien. La ratification d’une convention par un Etat n’est pas en soi une preuve du respect effectif des droits qui y sont reconnus et consacrés ; les multiples procès intentés devant la Cour européenne des droits de l’homme, ainsi que les multiples plaintes portées devant d’autres institutions telles que le comité des (droits de l’homme) des Nations unies, sont une preuve de l’écart, hélas parfois très grand, entre la ratification qui n’est qu’un engagement à tenir ou à renier sans le savoir ou en le sachant, et la situation effective et réelle des droits reconnus. Mais si la ratification n’est pas une preuve de respect effectif, la non-ratification est par contre un refus express de reconnaissance et donc la non-protection et le non-respect des droits contenus dans les conventions.
Il est vrai que certaines recherches et enquêtes menées auprès du ministère des Affaires étrangères ont révélé que certaines absences de ratifications ne sont en fait que des omissions commises par les services concernés qui se ravisent le moment venu et mettent en œuvre la procédure et les formalités nécessaires. Mais cette hypothèse est difficilement défendable en l’occurrence, car l’Algérie a ratifié toutes les conventions relatives aux discriminations, sauf celle basée sur le sexe. Cette abstention semble découler d’une démarche logique et délibérée. Elle corrobore et parachève, semble-t-il, le refus de ratifier toutes les autres conventions protectrices des droits de la femme. La position semble trop cohérente pour être le fait d’une simple négligence ou du hasard. Pour une meilleure évaluation et appréciation, scrutons le droit interne pour avoir une idée sur sa conformité avec les principes et règles contenus dans ces conventions.
Le code de la famille de 1984
Ce texte, adopté en 1984, est une sorte de réceptacle où se réunissent les plus grandes inégalités et les plus manifestes discriminations subies par la femme dans le droit algérien. La première inégalité commence lors et dès la conclusion du mariage, tandis que l’époux peut conclure lui-même son mariage et sans personne interposée, la femme ne peut le conclure que par l’intermédiaire de son tuteur qui peut être soit son père soit l’un de ses proches parents ou le juge pour la femme qui n’a ni père, ni proche parent, ni tuteur. Afin de pondérer la dépendance de la femme de la volonté, potentiellement arbitraire ou abusive de son tuteur, le code de la famille interdit à ce dernier de s’opposer au mariage de la personne placée sous sa tutelle « si elle le désire et si celui-ci lui est profitable ».
Mais qui peut apprécier le profit que peut tirer une fille d’un mariage donné ? Mais précisons qu’il s’agit d’une faculté donnée au juge s’il estime que le mariage est profitable à la fille. L’homme, quant à lui, se marie et conclut seul et directement son mariage, rien ni personne ne peut l’obliger à conclure un mariage qui lui est profitable. Notons que les usages, qui n’ont pas de valeur juridique contraignante, font que l’homme est aussi représenté par son tuteur dans la cérémonie de la Fatiha. La fille dépend donc de son tuteur ou du juge pour contracter un mariage juridiquement valable. Les mœurs et les règles de la sociologie étant ce qu’elles sont, c’est une grande infamie pour une fille de se marier contre la volonté de sa famille et grâce à la caution du juge qui, somme toute, est une tierce personne.
L’homme par contre ne connaît pas ce genre de tracas, le tuteur matrimonial n’étant pas un intermédiaire nécessaire et indispensable. Toutefois, précise le code de la famille, le père peut s’opposer au mariage de sa fille mineure, et là aussi, le problème ne se pose pas pour l’homme qui, premièrement, n’est pas cité dans le texte, et deuxièmement ne devient nubile (21 ans) qu’après sa majorité (20 ans). Tandis que la fille est nubile a 18 ans, plus tôt que le garçon, avant d’être majeure, ce qui la met dans l’intervalle de deux ans entre la nubilité et la majorité dans une totale dépendance de la volonté de son père (et/ou) de son tuteur. Curieuse contradiction de la législation algérienne qui considère que la fille est plus précoce que le garçon pour le mariage, mais ne peut jouir des mêmes droits pendant toute sa vie.
Les prérogatives et attributions du tuteur lui donnent une nature mitigée et ambiguë, il est plus qu’un mandataire, puisqu’il peut, dans certains cas, s’opposer au mariage et donc est doté d’une volonté autonome qui s’oppose à celle de l’intéressée (minorité). La pratique révèle aussi que la Fatiha, cérémonie au cours de laquelle l’accord de volontés est conclu entre le tuteur de l’épouse et l’époux ou son tuteur se déroule en l’absence de la femme. Ainsi, l’expression et le respect de sa volonté est tributaire de la bonne foi de son tuteur. L’absence du tuteur matrimonial est une cause de nullité du mariage, mais il est permis de dire que le consentement de l’épouse est un élément qui peut être contourné, car rien n’oblige l’imam (autorité religieuse sous l’égide de qui la Fatiha se déroule) de s’assurer du consentement de l’épouse.
Ainsi, on peut déduire que peu, ou pas de garanties sont données pour la protection et l’assurance effective du consentement de la fille qu’on marie. Il faut signaler qu’après la Fatiha, les époux doivent signer l’acte de mariage à l’état civil et la présence de l’épouse et sa signature (et aussi celle de son tuteur) est requise ; mais cet acte n’est pas une condition de validité du mariage, il n’est qu’un moyen de preuve. Ainsi, en pratique, un mariage conclu grâce à la seule déclaration de volonté du tuteur sans assurance du consentement de la mariée est un mariage valable et complet. Les mariages conclus par la seule Fatiha (qu’on appelle coutumiers) sont validés par des jugements qui constatent l’accomplissement des rites, et le juge peut constater et valider le mariage non signé et non enregistré à l’état civil par la seule réunion de ses éléments constitutifs.
En Algérie, beaucoup de mariages coutumiers (sans acte d’état civil) et donc en possible violation de la volonté de la fille, ont été validés par les tribunaux. Il faut dire aussi que pour ces validations judiciaires, les juges peuvent s’enquérir et requérir la volonté de l’épouse, mais ces validations ne sont souvent demandées que plusieurs années après le mariage (en général pour la scolarisation des enfants à qui est demandé un acte de naissance), et il est pratiquement inconcevable pour la femme de demander l’annulation d’un mariage avec une nombreuse progéniture comme tel est souvent le cas.
La polygamie : Le droit à la jalousie
La licité ou plutôt la légalité de la polygamie frustre la femme du droit fondamental à la jalousie, tandis que certains courants doctrinaux de la chariaâ (législation islamique) subordonnent le droit de l’époux à la polygamie à certaines conditions, notamment la stérilité de l’épouse ou sa maladie et aussi le consentement de celle-ci, le code de la famille algérien en fait un droit incontrôlé sous la simple réserve de conditions et intentions d’équité qui ne peuvent en pratique être contrôlées qu’a posteriori et non préalablement au mariage. Par ailleurs, il n’est requis de l’époux qu’une formalité préalable consistant en une simple « information » de la ou des premières épouse(s). Au cas où elle(s) ne consentirai(en)t pas à cette rivalité, elles n’aurai(en)t que la possibilité de demander le divorce.

Il est vrai que la polygamie est parfois une meilleure alternative pour l’épouse que le divorce ou la séparation, le problème est que le texte algérien en fait un droit sans limites. L’épouse bafouée n’aura qu’à consentir et se soumettre ou partir séduite et abandonnée parfois, avec à sa charge une lourde progéniture. La légalité de la polygamie a fait dire à certains juristes que le droit musulman fait de la fidélité une obligation exclusivement féminine. Par ailleurs, le choix qu’on donne à l’épouse d’entériner et d’accepter une vie avec une ou d’autres co-épouses n’est parfois que chimérique en raison notamment des conditions économiques et des conséquences matérielles du divorce. En outre, si elle refuse cette cohabitation, l’époux aura l’issue facile dans une rupture du mariage, remède parfois aussi douloureux que le mal.

Le divorce : L’inégalité devant la quête de liberté

Cet épisode ou incident de parcours conjugal est aussi une opportunité où la femme va être confrontée à une inégalité manifeste et expresse.

A l’instar de la conclusion du mariage, l’époux et l’épouse se retrouveront à l’occasion de sa rupture dans un statut fondamentalement inégal, déséquilibré et inéquitable.
L’époux peut divorcer pour toute raison ou même sans raison et ce, en exerçant son droit au divorce par volonté unilatérale, euphémisme de la répudiation. L’épouse, quant à elle, ne peut demander le divorce que dans cinq cas limitativement énumérés :
1)- défaut de paiement de la pension alimentaire prononcée par jugement, à moins que l’épouse eut connu l’indigence de son époux au moment du mariage ;
2)- pour infirmité empêchant la réalisation du but visé par le mariage ;
3)- pour refus de l’époux de partager la couche de l’épouse pendant plus de quatre mois ;
4)- condamnation du mari à une peine infamante ;
5)- absence de plus d’un an sans excuse valable ou sans pension d’entretien ;
6)- préjudice légalement reconnu ;
7)- faute immorale gravement répréhensible établie.
L’analyse de ces motifs laisse apparaître certaines zones d’ombre et certaines ambiguïtés (exemple : quelle est la faute immorale gravement répréhensible ?), et là, une grande marge d’appréciation est laissée au magistrat saisi pour décider si le motif invoqué par l’épouse est acceptable et ouvre droit au divorce, tel est aussi le cas par exemple de « l’excuse valable » pour une absence qui dépasse une année. En somme, tandis que le mari peut se séparer d’un lien conjugal sans citer de motif à étudier par le juge, le rôle de ce dernier se limitant à un simple enregistrement et à une fixation des réparations conséquentes, l’épouse qui veut se libérer d’un lien conjugal sans motif légal à invoquer ne dispose que d’un moyen : le « khôl’ » qui consiste en un versement par l’épouse d’une somme d’argent équivalente à la valeur de la dot de parité, rançon à payer en contrepartie de sa libération, c’est en quelque sorte le « prix de l’affranchissement ».
L’époux, qui divorce sans torts de l’épouse et sans motif légal ou valable, ne sera condamné qu’à lui payer des réparations qui, en pratique, sont nettement inférieures à la dot de parité qu’aurait payée la femme si la situation s’inversait. En plus des inégalités subies lors de la conclusion du mariage durant le mariage et à l’occasion de sa rupture, la femme va connaître d’autres préjudices et d’autres infériorités quant aux conséquences du divorce.

Le droit de garde et ses limites
Le code algéri octroie le droit ou plutôt le devoir de garde des enfants par priorité à la mère ; cependant, certaines inconséquences de ces textes comportent des restrictions aux prérogatives qui accompagnent en principe ce droit ainsi qu’une limitation des attributions qui sont nécessaires à son exercice. La garde ne comprend pas la tutelle, c’est-à-dire l’exercice de prérogatives juridiques concernant l’enfant qui demeurent l’apanage du père. Les prérogatives de la femme titulaire du droit de garde des enfants se limitent à leur entretien (logement, nourriture, soins), tout autre engagement ou prise de décision les concernant reste l’apanage du père. Le juge peut seulement, dans deux cas précis — abandon de famille par le père ou disparition de celui-ci —, autoriser la mère à signer certains documents à caractère scolaire ou social.
Ainsi, une mère ne peut prendre des engagements et des décisions concernant ses enfants dont elle a la garde qu’avec une autorisation du juge. Il faut ajouter à cela que cette autorisation ne peut être donnée que pour les décisions relatives à la situation de l’enfant sur le territoire national, en aucun cas, la mère n’est habilitée à signer quelque chose concernant les enfants pour leurs déplacements en dehors du pays. En aucun cas aussi elle ne peut emmener ses enfants en voyage en dehors du pays sauf autorisation expresse de leur père ou du juge ou une autre autorité judiciaire. Le père, au cas où il est titulaire du droit de garde, ne connaît pas ce genre de restrictions.
Le domicile conjugal ou le droit à l’errance
L’épouse titulaire du droit de garde des enfants ne bénéficie pas automatiquement du domicile conjugal dont l’attribution à l’épouse est subordonnée à des conditions restrictives, notamment la possession de l’époux de plus d’un logement et l’absence pour l’épouse d’un parent capable et disposé à l’héberger. La crise du logement en Algérie fait que ces deux conditions ne se réunissent qu’exceptionnellement ; par ailleurs, une règle jurisprudentielle ajoute une autre condition d’un nombre minimal de deux enfants à garde. L’exigence combinée de ces conditions engendre le fait que dans la quasi-totalité des cas, la femme perd le droit au domicile conjugal et même son droit au maintien dans les lieux (en cas de location).
Les enfants subissent souvent avec leur mère le destin des sans-logis décent ou des sans domicile fixe. Il faut toutefois signaler qu’un effort d’interprétation, ici et là, a conduit certains tribunaux à obliger le père à s’acquitter des frais de loyer du domicile habité par son ex-épouse et ses enfants, mais cette règle n’est pas automatiquement appliquée par tous les tribunaux et ce, en l’absence (à notre connaissance) d’un arrêt de principe de la Cour suprême. La question connaîtra une évolution notable et louable dans la réforme de 2005. (Nous y reviendrons).
Le cas des mariages mixtes
Le problème des restrictions des prérogatives des mères qui gardent les enfants se pose avec une particulière acuité pour les couples mixtes au cas où la mère de nationalité non algérienne et résidant à l’étranger voudrait, pour une raison ou pour une autre, se déplacer avec ses enfants dans son pays. Il semble que cela soit impossible sans une autorisation et peu probable du reste par le père. Il y a quelques années, des citoyennes françaises mariées à des Algériens ont été confrontées à un problème de ce genre et ont observé un sit-in devant l’ambassade de France afin que celle-ci intervienne auprès des autorités algériennes pour débloquer leurs situations. Leurs époux refusaient d’autoriser leurs enfants venus en Algérie dans le cadre du droit de visite, à retourner en France.
L’intervention des autorités judiciaires algériennes était très difficile à obtenir en raison des règles « impératives d’ordre public » contenues dans le code de la famille. La crise a eu, on s’en souvient, une solution beaucoup plus diplomatique que juridique. Doit-on déduire que l’étrangère mariée à un Algérien est obligée de vivre en Algérie pour exercer son droit de garde et vivre avec ses enfants. La prééminence du droit du père se manifestera encore quand il s’agira du droit d’éducation. N.- E. L. : Avocat
A suivre
Source El Watan Nasr-Eddine Lezzar
Le Pèlerin

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7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 23:39

Au niveau du parc archéologique de  

 Tipasa

Enfouies sous terre de  

 fabuleuses mosaïques dans un état  

 intact et n’ayant rien perdu de l’éclat  

 de leurs couleurs.

 tipasa la corniche

 

Les visiteurs qui se promènent à l’intérieur de ce parc archéologique ne se rendent même pas compte de l’existence de ce trésor très bien dissimulé par « la nature ». Au cours de sa dernière visite du site, Khalida Toumi a préféré que ces mosaïques soient préservées ainsi de manière à ne pas les laisser à la portée « des braconniers ». Les archéologues qui avaient effectué les fouilles au sein-même de ce parc archéologique de Tipasa savent où sont enterrées ces mosaïques. L’autre trésor encore caché se trouve en revanche au fond de la mer dans la commune de Cherchell, il s’agit de 24 canons orientés vers le nord et disposés d’une manière éparse sur une superficie de 210 m2. Il existe 3 types de canons selon leurs longueurs, 2,70 m ; 1,80 m et un seul canon en bronze qui mesure 1 m. Cette génération de canons date de la période allant du XVIe au XVIIe siècles.

Certains passages des récits historiques font part qu’en 1665, le duc de Beaufort, arrivé à Cherchell, a coulé 2 navires de corsaires et pris 3 autres. En 1682, l’amiral Duquesne avait noyé le littoral de Cherchell par un bombardement intense, causé des dégâts énormes pour conquérir cette ville stratégique côtière, que Charles Quint, voulant s’attaquer à Alger, s’est assuré de l’occupation d’un lieu de débarquement qui se trouvait à proximité d’Alger, et qui n’est autre que celui de Cherchell. Lors des travaux de dragage effectués au port de Cherchell en 2008, des canons d’une longueur de 2 mètres ont pu être « pêchés ».

Néanmoins, les 24 canons de Cherchell sont toujours immergés à une profondeur qui ne dépasse pas 7 mètres, tandis que les mosaïques sont enterrées à quelques centimètres du sol au parc de Tipasa. Deux trésors qui demeurent précieusement protégés grâce à la nature. En attendant la prise en charge de ces trésors encore dissimulés et, éventuellement, leur exploitation scientifique et historique utile pour les générations futures, d’une part, et avant qu’ils ne soient transférés dans des musées appropriés, d’autre part, la ministre de la Culture aura donc préféré cette préservation « gracieuse » qui ne coûte aucun sou à l’Etat.

Néanmoins, la question mérite d’être posée : la situation actuelle et les perspectives d’avenir de ces trésors « enfouis » ont-elles été prises en considération dans le cadre des études des projets de préservation et de mise en valeur des sites et monuments archéologiques de Cherchell et de Tipasa adoptées par la wilaya ?

Source El Watan M’hamed H.

Le Pèlerin

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7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 23:25

Qui dit la vérité ?

jeunesse kabyle

 L'inactivité mère de tous les vices

 

«L’année 2009 s’est achevée sur une bonne nouvelle : selon l’Office national des statistiques (ONS), le chômage a reculé par rapport à 2008 se situant à 10,2% contre 11,3%, soit un gain appréciable de 1,1%», commente El Moudjahid dans l’une de ses éditions parues suite à l’annonce, le 6 janvier dernier, des résultats d’une enquête menée par l’ONS sur le taux de chômage en Algérie. Cette réaction est tout à fait normale. Cependant, l’annonce de ces résultats n’est pas accueillie de la même manière par tout le monde. Certains hommes politiques, pas nécessairement dans l’opposition, des économistes, des observateurs de la situation socioéconomique, de simples citoyens n’ont pas hésité à critiquer les résultats de cette enquête qui, à leurs yeux, est loin d’être fiable et crédible. Chacun a ses arguments. L’ONS qui déclare que le taux de chômage a baissé à 10,2% pendant le dernier trimestre de l’année 2009, affirme qu’il a répondu aux critères scientifiques dans la récolte et le traitement des statistiques durant son étude. Mais pour ceux qui ne croient même pas à la crédibilité de cet organisme chargé des statistiques, ces chiffres sont loin de refléter la réalité. «Certes, le taux de chômage a baissé, mais qu’on nous dise qu’il est à 10%, cela relèverait du miracle !»

10,2%, est-il un chiffre fiable ?

D’après une enquête menée durant le dernier trimestre 2009, le taux de chômage en Algérie est de 10,2%.

Le 6 janvier 2010, le directeur général de l’Office national des statistiques (ONS), Mounir Khaled Berrah, a communiqué les résultats préliminaires d’une enquête nationale effectuée auprès des ménages sur la base des critères du Bureau international du travail (BIT).
Ainsi, et selon cet organisme, la population active du moment (âgée de plus de 15 ans et en mesure d’exercer une activité) est estimée à 10 544 000 personnes. Là, on ne sait déjà pas pourquoi l’ONS prend en compte les personnes de plus de 15 ans, car, comme on le sait, l’âge de travail exigé par la loi est plus de 16 ans, mais pas plus de 15. Plus de 6 millions de personnes travaillent dans le privé. Ce qui veut dire que moins de 50% de la population active travaille dans le secteur public.
On sait bien que beaucoup préfèrent travailler dans le secteur public, non parce que les salaires sont supérieurs, mais parce qu’il y a plus de stabilité et de sécurité. On sait bien que dans le secteur privé, de grands problèmes persistent encore comme le travail au noir et l’exploitation. Ainsi, la population active occupée du moment (exerçant un travail d’une durée d’une heure au moins) a atteint 9 472 000 personnes, dont 84,7% sont des hommes et 15,3% des femmes. L’ONS note également que les deux tiers de la population occupée totale sont des salariés soit permanents (33,1%), soit non permanents et apprentis (32,5%), alors que 29,2% de la main-d’œuvre totale est constituée d’employeurs et d’indépendants, et 5 % sont des aides familiaux. Ces chiffres démontrent clairement que le nombre des travailleurs permanents est presque le même que celui des travailleurs non permanents. Ce qui veut dire qu’il y a un problème. Selon la même enquête, le secteur tertiaire occupe plus de la moitié de la main-d’œuvre totale (56,1%), suivi par le BTP (18,1%), l’agriculture (13,1%) et l’industrie(12,6%). Ce qui veut dire qu’il existe un grand déséquilibre entre ces secteurs. En moyenne, deux occupés sur trois travaillent dans le secteur privé ou mixte, soit un total de 6 236 000 personnes. Cette part atteint 68,1% chez les hommes mais ne constitue que 49,5% chez les femmes. 18,1% des chômeurs sont des femmes.
Quant au chômage, en se référant au même BIT, l’ONS constate que la population en âge de travailler (entre 15 et 59 ans), qui est sans travail est disponible, à la recherche d’un travail, est estimée à 1 072 000 personnes, soit un taux de chômage de 10,2% par rapport à la population active. A la satisfaction du directeur général de l’ONS, ce taux a baissé de 27% en 2001 à 11,3% en 2008 et atteint, pour la dernière semaine d’octobre 2009, le taux de 10,2%.
Il existe, cependant, de grandes disparités entre les deux sexes puisque le taux de chômage masculin n’est que de 8,6% alors que chez les femmes, il est de 18,1%.
Le chômage touche, par ailleurs beaucoup plus la frange juvénile.
21,3% des chômeurs ont moins de 25 ans, près de trois chômeurs sur quatre (73,4%) sont âgés de moins de 30 ans et 86,7% ne dépassent pas 35 ans. Loin des discours satisfaisants, une réalité saute aux yeux : le chômage en Algérie touche la frange de la société la plus importante qui est la jeunesse !

Les citoyens n’y croient pas

«L’Office national des statistiques est-il crédible ?», s’interrogent certains citoyens rencontrés au hasard.

«D’abord avant que l’ONS ne procède à annoncer les résultats de son enquête, on aimerait savoir comment il a procédé dans le choix de l’échantillon touché par cette enquête. L’échantillon est-il représentatif ? le nombre de 15 000 ménages que compte cet échantillon représente-t-il vraiment toute la population du pays ? A ma connaissance cela n’est pas le cas, car en tant qu’étudiant en sciences sociales, je sais bien que si l’échantillon n’est pas représentatif de la population étudiée, les résultats ne seront sûrement pas fiables et je crois que c’est le cas pour cette enquête menée par l’ONS», dira un étudiant. «Je ne sais pas qui pourrait-on croire aujourd’hui. Qu’on arrête de prendre les gens pour des imbéciles. Certes, je n’ai pas fait d’études approfondies pour bien comprendre ce que vient d’annoncer l’ONS, mais malgré cela, je ne peux pas croire à ce chiffre de 10% de chômage dans notre pays, car cela ne tient pas la route. On invite les initiateurs de cette enquête à se rendre dans les régions enclavées et marginalisées pour faire de vraies enquêtes !», propose un sexagénaire, retraité qui affirme qu’aucun de ses enfants, au nombre de trois, ne dispose d’un d’emploi stable.
«Incroyable ! alors quand on entend ces chiffres annoncés par l’ONS, on pense que nous, citoyens algériens, ne vivons pas en Algérie, mais sur une autre planète ou bien ce sont les ‘’spécialistes’’ qui ont fait cette enquête, qui ne vivent pas en Algérie !», déplore un groupe de jeunes rencontré dans un café au centre d’Alger.
«Et pourtant la réalité est connue par tout le monde. Alors on invite les réalisateurs de cette étude, si on peut les appeler ainsi, à effectuer des enquêtes sur le nombre d’Algériens qui reçoivent des salaires minables et pourquoi pas procéder à une enquête sur les prix insupportables des produits alimentaires», remarquent-ils. Tous ceux ce que nous avons interrogés affirment qu’ils ne croient plus à ces chiffres annoncés par l’ONS, mais aussi tous ceux annoncés en grandes pompes par les pouvoirs publics.

Critiques et scepticisme

Certains spécialistes n’ont pas hésité à critiquer ouvertement l’ONS sur les statistiques sur le chômage durant l’année 2009.

Les deux experts Abderrahmane Mebtoul et Nacer Djabi estiment que le taux annoncé au début de l’année en cours par l’ONS, concernant le chômage et le travail dans notre pays, sont loin d’être réels. M. Mebtoul, économiste, a affirmé que 10,2% est un taux qui ne répond pas du tout à la réalité et qu’il s’agit d’un chiffre «inventé».
Selon lui, l’Etat ne dispose d’aucune politique salariale pouvant assurer une baisse réelle du taux de chômage. Il a ajouté que le procédé par lequel l’ONS a récolté les données auprès de 15 000 familles qui forment l’échantillon de l’enquête n’est pas fiable.
Car le choix de cet échantillon est loin d’être représentatif et objectif. M. Mebtoul estime que les chiffres sur le chômage sont liés aux chiffres de croissance économique du pays. D’après lui, les analystes qui se penchent sur la croissance et le développement économiques sont unanimes sur le fait que le taux de croissance réalisé par des entreprises créatrices de richesses activant en dehors des hydrocarbures, ne dépassait pas 2% durant les cinq dernières années. Puisqu’on a enregistré une baisse de 40% des exportations en dehors des hydrocarbures. Selon lui, ces entreprises sont les créatrices de véritables postes d’emploi et ce sont elles qui peuvent vraiment faire baisser le taux de chômage.
Il juge qu’il est impossible avec le faible taux de croissance de ramener le taux de chômage à 10,2%. De son côté, le sociologue Nacer Djabi trouve que les statistiques avancées concernant le taux de chômage ne sont pas crédibles. Il estime que les organismes chargés de faire des statistiques ne sont pas encore adaptés aux mutations qu’a connues l’Algérie ces dernières années.
A titre illustratif, il donne l’exemple des inspections du travail qui n’arrivent pas à maîtriser et contrôler les dossiers des travailleurs dans le secteur privé qui compte un nombre important de travailleurs dans le marché de travail parallèle, c’est-à-dire qui ne sont pas déclarés à la sécurité sociale. En outre, l’Union générale des travailleurs algériens ne s’est pas ancrée dans les entreprises privées et sa représentation reste presque limitée au niveau de secteur public.
Ce qui rend difficile une bonne récolte des données et leur traitement. Pour cela il estime que la baisse de taux de chômage de 27% en 2001 à 10,2% en 2009 si le chiffre est réellement crédible pourrait être considérée comme étant un miracle. Cependant, il s’interroge, lui aussi : qu’est-ce qui a été réalisé entre les deux périodes pour que le taux de chômage baisse ainsi ? Hormis l’investissement dans le secteur de l’énergie et des hydrocarbures, dont on connaît les limites quant à la création des postes de travail, l’Algérie n’a pas enregistré vraiment de grands investissements pouvant absorber le taux de chômage et le ramener à 10,2%.

Louiza Hanoune : «C’est une provocation !»

La secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT) n’a pas attendu longtemps pour réagir et commenter les chiffres communiqués par l’Office national des statistiques concernant le taux de chômage. Lors d’une rencontre tenue au début avec ses militants dans la wilaya d’Alger, elle a affirmé qu’elle ne pouvait pas croire ces chiffres de l’ONS. Pour elle, seul un organisme indépendant pourra avancer des statistiques réelles sur la situation socioéconomique du pays. A ce titre, elle a qualifié d’«incompréhensibles» les statistiques relatives au taux de chômage, avancées par l’ONS. Pour elle, les chiffres du chômage rendus publics sont loin de la réalité. Au contraire, elle déclare que cela constitue une véritable «provocation». «Qu’on arrête de se moquer de nous», s’est-elle indignée.

Spéculation tous azimuts

 En Algérie et comme l’a fait remarquer M. Mebtoul, la spéculation ne touche pas seulement les chiffres concernant le chômage et l’emploi car on a déjà eu des chiffres «fictifs» annoncés auparavant, liés au niveau de croissance économique.Il s’interroge d’ailleurs sur les déclarations de certains responsables du gouvernement qui ont avancé un taux de 5% de croissance dans les secteurs hors hydrocarbures durant les cinq premiers mois de l’année 2009 pour annoncer un taux de 10% en fin de la même d’année, réalisé dans ces secteurs.

Source Infosoir Mohammed Fawzi

Le Pèlerin

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7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 07:17

Algérie - Pour protester contre les prix élevés : Une journée sans achat

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Les prix vertigineux des produits alimentaires n’ont pas laissé indifférent un groupe d’intellectuels et d’universitaires.

Estimant qu’ils ont atteint des seuils intolérables, ils ont décidé de lancer l’initiative « journée sans achat » pour aujourd’hui, mercredi 7 avril, de 6h à 18h, afin de protester contre la cherté de la vie. Tout a commencé sur le réseau social facebook. Zoubir Fadhel, journaliste au quotidien El Khabar, a eu l’idée de créer un groupe où il appelle les adhérents à boycotter les marchés pour marquer leur désapprobation face à l’augmentation irrationnelle des prix. Le concept séduit de nombreux intellectuels et universitaires, qui optent pour un appel à une « journée sans achats ». Leur action, qu’ils veulent pacifique, vise à sensibiliser les citoyens pour qu’ils n’entrent pas dans le jeu des spéculateurs. Les initiateurs de cet appel ont constaté que 14 catégories de produits sont concernées par une hausse importante de leurs prix. « C’est une hausse injustifiée. Quand il s’agit de produits dont la valeur se décide sur les marchés boursiers, ça peut passer, mais on ne comprend pas pourquoi des produits locaux, souvent de première nécessité, sont aussi chers. Nous appelons les citoyens à ne pas acheter les produits dont les prix sont exagérément élevés », a souligné M. Fadhel.

Celui-ci a animé une conférence à la maison de la presse Tahar Djaout, en plein air, la direction générale ayant refusé de lui accorder l’autorisation la occuper la salle de réunion. Cette journée de protestation, la première du genre en Algérie, dérange. M. Fadhel avait été arrêté par la police jeudi dernier à Ben Aknoun (Alger) alors qu’il collait une affiche. « Les pouvoirs publics doivent encourager ce type d’initiative. Au lieu de cela, nous sommes réprimés », a regretté le journaliste. « Pourtant, notre action n’a rien de politique. C’est un geste citoyen. Nous n’appelons pas le peuple à la désobéissance civile », a-t-il ironisé.

Il a également déploré l’inertie de la cinquantaine d’associations de protection des consommateurs qui ne s’impliquent pas assez dans leur mission essentielle. « Certaines d’entre elles essayent de s’approprier cette initiative, alors qu’elles n’ont jamais tenté quoi que ce soit pour défendre les droits des consommateurs », a-t-il signifié. Le groupe a également lancé une pétition qu’il compte envoyer à la Présidence, au gouvernement ainsi qu’aux ministères de l’Agriculture et du Commerce. Il prévoit d’ores et déjà d’appeler à d’autres journées sans achat mais aussi à des initiatives pour contester d’autres pratiques dont sont victimes les consommateurs dans d’autres secteurs que le commerce. « Nous voulons inculquer une nouvelle culture aux citoyens pour qu’ils ne restent plus les bras croisés devant les dérapages qu’ils subissent », note M. Fadhel. Il a indiqué que les syndicats de la santé et de l’éducation ont contribué à la médiatisation de cette opération. La Fédération des associations de protection des consommateurs a, elle aussi, exprimé son soutien à cette démarche.

 Source El Watan Nora Boudedja

Le Pèlerin

 

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