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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 00:41

 Algérie - Tipasa / Environnement - Cap sur «Dar Dounya»
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La wilaya sera prochainement dotée d’une maison de l’environnement «Dar Dounya» qui sera implantée à l’intérieur de la forêt récréative, située à la sortie est du chef- lieu de wilaya.Cette nouvelle infrastructure, qui occupera une superficie de 400 m2 au niveau de la placette de la forêt qui surplombe la mer, sera réalisée dans le prolongement du Centre national de formation à l’environnement (Cnfe), destiné à l’éducation environnementale au profit du grand public.
Elle comprendra notamment un espace pour l’accueil du public, un aquarium, une cafétéria, une médiathèque, une bibliothèque, une aire d’exposition et un espace interactif pour les enfants ainsi qu'une terrasse verte qui sera éclairée à l’énergie solaire.
Véritable centre de ressources sur l’environnement, l’énergie et le développement durable, cette maison sera dédiée aux amis de la nature, selon le directeur de l’environnement, Bentahar Redouane, qui précise que celle-ci organisera des activités de sensibilisation en direction du grand public et surtout des enfants et des écoliers.
Outre sa vocation de lieu ludique, convivial et d’échanges, le programme de «Dar Dounya» aura pour mission principale le développement de la culture scientifique et technique à travers des conférences débats, des randonnées pédestres à la découverte de la faune et de la flore, des ateliers pédagogiques et autres activités de sensibilisation et de formation aux métiers de l’environnement.
Cette structure sera également un espace de lecture où l’on trouvera plus particulièrement des ouvrages sur les questions de l’environnement et du développement durable de manière générale. La maison de l’environnement, «Dar Dounya», fera également partie du parcours touristique en cours de réalisation avec l’aménagement de la zone protégée de Kouali qui va du Mausolée royal de Maurétanie (Sidi Rached) aux parcs marins et du mont Chenoua en cours de classement en aire protégée, en passant par le port de la ville en extension pour aboutir au site de l’ex-usine à chaux d’El-Beldj.
Il sera procédé également, selon M. Bentahar, à la réalisation d’un centre d’accueil au niveau d’Ouzakou, un site qui surplombe les communes de Tipasa et de Nador. Le secteur de l’environnement, dans la wilaya de Tipasa, a connu ces dernières années un bond qualitatif, avec l’ouverture de la première antenne en Algérie du Commissariat national du littoral (CNL), sur les 14 prévues.
D’autres réalisations sont également attendues, dont le musée marin qui a bénéficié d’une importante assiette foncière, à proximité de la station de traitement et d’épuration des eaux usées du Chenoua.
Source Infosoir R.L. / APS
Le Pèlerin
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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 00:41

Humour – au restaurant à Jérusalem
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Un curé dit à son ami rabbin :
- J'ai un truc pour manger à l'œil.
- Super, tu fais comment ?
- Je vais au restaurant assez tard, je commande une entrée, un  plat, je prends mon temps pour le café, le cognac, un bon cigare et  j'attends la fermeture. Comme je ne bouge pas, quand ils rangent toutes les tables et mettent les chaises dessus pour pouvoir  fermer, le garçon vient pour me demander de payer. Je lui dis que  j'ai déjà payé son collègue, qui est parti. Simple, non ?
- Génial fait le rabbin ; si on essayait demain ?
- D'accord je réserve.
Le soir suivant, ils vont au restaurant, commandent de nombreux plats.
A la fin de la soirée, le garçon arrive et leur demande de payer.
Le curé lui répond : " Mais c'est déjà fait, à votre collègue qui est parti "
Le rabbin ajoute alors : "… Et ça fait un moment qu'on attend la monnaie.
Le Pèlerin

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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 00:30

Sud algérien - Tamanrasset - L’Assihar entre civilisation et coutumes
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Les produits artisanaux étalés dans les kheimas dressées à l’occasion de l’Assihar, ont fait montre d’une richesse culturelle non négligeable, notamment les objets sur lesquels sont gravés les symboles ancestraux expliquant l’harmonieuse vie des gens de cette ville aux 40 nationalités.
La grande foire commerciale de l’Assihar (réunion des Touaregs), qui en est à sa 31e édition, s’est ouverte jeudi dernier à Tamanrasset. Sous le haut patronage du ministre du Commerce, la manifestation, qui durera jusqu’au 31 du mois en cours, revêt un cachet particulier et met en exergue les traditions cosmopolites de cette ville. Des exposants venus du Mali et du Niger et plusieurs associations culturelles de la wilaya y ont pris part, notamment les associations Mohagh, Teneri, Assel N’toumast et Tihoussan, spécialisées dans la fabrication des objets artisanaux ainsi que les instruments de musique les plus réputés dans le patrimoine culturel des touaregs, à l’instar du tindi, instrument fabriqué à base d’un mortier de bois, couvert d’une peau de chèvre bien tannée et de l’imzad, un instrument exclusivement joué par les femmes et localement appelé imouhagh. Traditionnellement, nous dit une exposante, membre de l’association Assel N’toumast, le tindi est utilisé par deux femmes qui tapent dessus avec la paume des mains en chantant en compagnie d’une chorale de femmes assises en cercle. Quant à l’imzad, ajoute-t-elle, c’est un instrument joué également par les femmes qui sont, comme à l’accoutumée accompagnées d’hommes qui, aux inflexions douces de leur voix, chantent des poèmes flattant les Touaregs.
Ce violon monocorde, aux fils en crin de cheval, est fabriqué à base d’une grosse courge évidée sur laquelle on tend une peau de chèvre dont les bords sont attachés par des cordelettes, confine, selon notre interlocutrice, les us des aïeux. Sur l’arc dudit instrument, sont inscrits, outre le nom de la propriétaire, plusieurs fragments de poésies de kel Ahaggar (l’homme bleu). Certains visiteurs, les touristes étrangers en particulier, ont cheminé plusieurs kilomètres pour entendre des morceaux musicaux de l’imzad entonnés à la manière de la célèbre joueuse Khoulène. La journée d’ouverture a été marquée par une série de danses ayant drainé une foule remarquable en commençant par les danses tazangharat et issouate, pratiquées par les hommes accompagnés de chants rythmés de femmes et terminés par la danse du guerrier à l’épée, takouba, qui symbolise la paix et qui réunit en amicales agapes les hommes disséminés dans un territoire fait de milliers de kilomètres carrés de plaine de sable, de rocaille et de montagnes.
Les gestes précis et l’allure des costumes noirs et bleu indigo, auxquels s’ajoutent les impressionnants motifs sculptés sur les épées, d’où relève le mystérieux caractère des danseurs, en ont émerveillé plus d’un. Il est à noter par ailleurs que les produits artisanaux étalés dans les kheimas dressées à l’occasion ont fait montre d’une richesse culturelle non négligeable notamment les objets sur lesquels sont gravés les symboles ancestraux expliquant l’harmonieuse vie des gens de cette ville aux 40 nationalités. Non loin de ces tentes, dans les stands maliens et nigériens foulés par les visiteurs, une myriade de produits est aussi exposée.
On y trouve des bijoux, des tapis, des sculptures et des ensembles tunique-pantalon à des prix abordables. Mieux encore, ces prix sont toujours négociables. C’est dire qu’on peut avoir un produit à un prix trois fois moins cher que celui proposé dans les boutiques du centre-ville. Cependant, l’incivisme traduit par l’entassement des emballages vides risque de galvauder l’image du secteur.
Source Liberté Arezki K.
Le Pèlerin

 

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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 00:06

Algérie - Tipasa : réalisation d’une station d’épuration
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En 2009 il a été procédé à travers la wilaya de Tipasa à la réception de 25 projets entrant dans le cadre de l’assainissement.

Dans le volet assainissement, le secteur de l’hydraulique dans la wilaya de Tipasa a bénéficié, cette année, de pas moins de six opérations touchant entre autres le traitement des eaux usées, le drainage des eaux pluviales ainsi que le réseau d’assainissement.
Parmi les projets inscrits dans ce registre, la Direction de l’hydraulique compte lancer les travaux de réalisation d’un réseau de traitement des eaux usées à Bou Ismail, dont le coût est estimé à deux milliards de dinars. Une fois opérationnel, celui-ci permettra d’enrailler  définitivement le déversement des eaux usées sans aucun traitement préalable via des points de rejets dans la baie de Bou Ismail qui s’étend, rappelons le, sur toute la côte- est de Tipasa, de Douaouda jusqu’à Bouharoun en passant par Fouka, Bou Ismail et Khmisti.
Ainsi, cet équipement d’envergure qui acheminera les eaux usées dans des collecteurs jusqu’à la station d’épuration des eaux usées prévue à Bou Ismail permettra de mettre fin en principe à la pollution agressant la faune et la flore marines dans l’une des plus belles baie de la région du centre. Outre ce projet, il est également prévu dans le programme 2010 de lancer des opérations de réalisation de réseaux de protection contre les inondations à travers la wilaya. Pour ce faire, un budget de 15 milliards de centimes a été débloqué par les pouvoirs publics. A cela s’ajoute une autre enveloppe financière de 8 milliards de centimes qui sera consacrée à la réparation des dégâts causés par les aléas climatiques. Dans le même volet, des travaux de réalisation d’avaloirs, des caniveaux ainsi que des conduits de drainage des eaux pluviales seront également lancés durant 2010 afin de renforcer le réseau déjà existant. Cette dernière opération nécessitera pour sa concrétisation 100 millions de dinars.
Concernant les projets  qui seront livrés au cours de cette année, il est prévu notamment dans la wilaya l’achèvement des opérations de la pose de 1780 mètres linéaires de conduite d’assainissement et 1464 ML de caniveaux de drainage des eaux pluviales.
Cela étant dit, en 2009 il a été procédé à travers la wilaya de Tipasa à la réception de 25 projets entrant dans le cadre de l’assainissement qui ont consisté en la pose de 19.476 mètres linéaires de conduites tous volumes et diamètres confondus ainsi que la livraison d’une station de relevage d’une capacité de 250 m3/s. Le programme en question a ciblé, en plus des deux sites des pôles universitaires de la wilaya, l’un situé au chef-lieu et l’autre à Koléa, une population de 100.000 habitants à travers sept communes, à savoir, Gouraya, Ahmeur El Aïn, Bourkika, Sidi Rached, Tipasa et Koléa
Source Horizons
Amirouche Lebbal.
Le Pèlerin

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13 mars 2010 6 13 /03 /mars /2010 22:09

Algérie - Être fellah à Tissemssilt : «chants» de blé et colères paysannes

Ammar Lachemate est un fellah en colère. Nous l’avons rencontré dans la campagne de Ammari et ses magnifiques champs de blé. La daïra de Ammari, dont le chef-lieu est à une quinzaine de kilomètres au sud de Tissemssilt, est le fleuron de l’agriculture céréalière dans les piémonts de l’Ouarsenis.
Les terres y sont fertiles, et le blé, d’une excellente qualité, assurent ses habitants. A 61 ans, M. Lachemate est un peu la mémoire paysanne de la région, au même titre que les vieux fellahs du coin qui ont son capital expérience. Emmitouflé dans une kechabia grise, il se prémunit passablement contre le vent glacial qui souffle sur les collines environnantes, dont certaines sont encore recouvertes de neige. Abderrahmane, l’un de ses cinq enfants, est perché sur le toit de la maison à soigner des tuiles décollées. La petite ferme est située en bord de route, à la lisière d’une plaine aux hameaux éparpillés. Le paysage est tout simplement édénique. « Mais la beauté de la nature ne nourrit pas son homme », philosophe un habitant du coin.
«L’agriculture est entre les mains des spéculateurs!»
Ammar Lachemate le dit sans ambages : « L’Etat a lâché les petits agriculteurs au profit des ‘‘beznassia’’. ‘‘El fellaha fi yed essmasria’’, (l’agriculture est entre les mains des spéculateurs) », résume ce fellah, qui soutient n’avoir jamais bénéficié d’aucun sou du fameux FNRDA (Fonds national de régulation et de développement agricole). A l’en croire, seuls les gros propriétaires terriens et les grandes exploitations agricoles jouissent réellement des largesses du dispositif de soutien aux agriculteurs. Lequel dispositif s’appuie dans une large mesure sur le PNDA, le Programme national de développement agricole, colossal et ambitieux plan de relance de l’agriculture concocté sous Saïd Barkat, et qui est aujourd’hui sévèrement décrié par les professionnels du secteur. « Ceux qui, comme nous, ont des parcelles de 10 ou 20 hectares sont exclus du ‘‘dâam’’ de l’Etat », affirme-t-il. M. Lachemate partage avec ses frères une superficie de 40 hectares qui sont dans l’indivision. Et c’est précisément parce qu’il ne dispose pas d’un acte de propriété à son nom qu’il s’est vu exclure du dispositif PNDA, nous explique-t-il.
Des bottes d’avoine, recouvertes d’une bâche, gisent à proximité de la maison. Un bulldozer et d’autres engins agricoles « métallisent » le paysage. « Ce matériel ne m’appartient pas », s’empresse de préciser Si Ammar, avant d’ajouter : « J’en assure juste le gardiennage. Pour les campagnes de labours-semailles et de moissons, nous devons à chaque fois louer les machines à un prix exorbitant. » Et de détailler : « Un tracteur est loué à 700 DA de l’heure, la machine de labours-semailles à 3000 DA/H, de même que la moissonneuse-batteuse. Sans compter le coût des semences et des engrais. Ce métier ne nous vaut que des dépenses, et nous ne sommes jamais sûrs du résultat. Miîchate el miziria ! (C’est une vie de misère !) ».
Seul motif de satisfaction : la pluviométrie. « La campagne de l’an dernier a été florissante grâce à de bonnes précipitations. Il faut espérer que les pluies du printemps soient au rendez-vous pour assurer une bonne récolte », souhaite notre interlocuteur. La région a eu à pâtir de longues années de sécheresse, souligne le vieux Ammar. L’approvisionnement en eau potable demeure toujours un casse-tête pour cet agriculteur et les siens. D’ailleurs, des jerricans d’eau qu’il est allé remplir en ville sont entassés dans le coffre de sa vieille guimbarde, confie-t-il.
La sempiternelle angoisse des vaches maigres
M. Lachemate revient à la charge pour défendre la cause des paysans précaires : « L’Etat doit aider en priorité les petits fellahs. Celui qui a 200 ou 300 hectares a déjà les moyens, tandis que le petit fellah est défavorisé. Il n’y en a que pour les gros entrepreneurs et les riches maquignons ! », insiste-t-il. Il convient de citer, en l’occurrence, le cas du frère d’un ministre dont on nous a beaucoup parlé ici à Tissemssilt, et qui jouirait de moult privilèges. Ammi Ammar reprend : « Nous sommes cultivateurs depuis 1924, l’année où mon grand-père avait acquis des terres ici, et nous sommes toujours pauvres. » Aussi, ce père de cinq enfants ne souhaite guère voir sa progéniture perpétuer un métier jugé fondamentalement ingrat : « On vit éternellement avec l’angoisse de la mauvaise saison. L’agriculture demande beaucoup de moyens. Il faut donner sans cesse, sans d’autre garantie que la volonté de Dieu », fait-il remarquer, amer. « J’aurais trouvé un travail salarié, même avec une faible rémunération, je l’aurais pris sans la moindre hésitation.
Mais il n’y a pas de travail dans la région. » Son fils, Abderrahmane, abonde dans le même sens : « Si je trouve un travail honnête et régulier, je plaquerai la vie paysanne. J’ai arrêté mes études en 1re AS pour aider mon père. Les conditions ne permettaient pas d’aller loin dans les études. Je n’ai pas de qualification pour aspirer à une meilleure carrière », dit-il, d’un ton résigné. Le père, dépité, renoue avec sa litanie en fustigeant, cette fois, les crédits bancaires. « La bureaucratie a tué l’agriculture », peste-t-il : « Il faut mille paperasses pour obtenir un crédit dérisoire. J’ai conçu le projet d’acquérir quelques têtes de bétail et un peu de matériel, mais la bureaucratie nous a brisés. Si on avait un peu de soutien, on aurait pu faire de l’apiculture, constituer un petit cheptel, un poulailler, pour parer aux caprices du temps et aux aléas de l’activité agricole ». Et de renchérir : « Les ‘‘smasria’’ nous ont ruinés ! Aux spéculateurs, on donne des milliards, et les vrais fellahs, on leur jette des miettes. C’est injuste ! »
Quand le blé va, tout va
Dans la foulée, Ammar Lachemate évoque l’affaire de l’effacement des dettes des fellahs sur ordre du président de la République. Une mesure qui ne peut qu’apporter de l’eau à son moulin : « Dire que beaucoup de ces imposteurs ont même bénéficié de l’effacement de leurs dettes », fulmine-t-il. « Ces profiteurs ont non seulement obtenu des crédits colossaux, qu’ils n’ont jamais justifiés, mais, en plus, on a épongé leurs dettes ! On a vu des gens prendre l’argent et se fondre dans la nature. Les prêts n’ont jamais été investis dans l’agriculture. Certains ont acheté des tracteurs et les ont revendus ». Résultat des courses : la pomme de terre se négocie à 40 DA, la tomate à 100 DA, et les fruits sont hors de prix, ceci dans une région éminemment agricole. Sans parler de l’indigence des autres services. Ainsi, le transport manque cruellement à Ammari. Un clandestin qui nous emmène à Tissemssilt pour 300 DA raconte : « On manque de tout ici, à commencer par le travail. Tout le monde ici vit de la terre, que ce soit d’une façon directe ou indirecte. Les plus démunis se nourrissent des dons des fellahs qui font offrande d’une partie de leur récolte à la saison des moissons. »
Dans un hameau appelé «Douar Ettouila», les habitants font fructifier leur arpent de terre au petit bonheur la chance. « Quand le blé va, tout va » eût pu être la devise de ce jeune fellah qui ne jure que par « el gamh ». D’ailleurs, ici, le cycle du blé scande toute la vie du douar, à telle enseigne que les gens lui ont même dédié une fête : la « fête du blé ». Et les « chants » du blé de rythmer la vie des champs…Dans le même douar, nous rencontrons un vieux fellah : Bouzerd Abdelkader. A 72 ans, il aura vécu toutes les péripéties de notre agriculture « expérimentale ». « Nous avons bénéficié de la ‘‘haykala’’ », témoigne-t-il, ‘‘haykala’’ faisant ici allusion à la restructuration des terres agricoles à la faveur de la loi de 1987 qui a permis la création des EAC et des EAI (exploitations agricoles individuelles et collectives).
«Nous sommes dix dans une EAC de 260 hectares. L’exploitation se porte bien, hamdoullah.» Le vieux Abdelkader a une seule doléance : l’habitat rural. «Nous sommes 17 personnes à la maison réparties sur trois chambres. Je voulais construire dans le cadre de l’aide à l’habitat rural, mais mon dossier a été refusé. J’habite à Ammari-ville, alors que ma vocation de fellah aurait voulu que je m’établisse dans la campagne. Cela m’aurait permis de vivre en harmonie avec la terre, de faire un peu d’élevage, d’entretenir un jardin potager… ». Et de nous faire ce témoignage : « Nous avons connu des moments extrêmement difficiles, pas en raison du terrorisme, mais à cause de la sécheresse. Nous avons eu des années de vaches maigres particulièrement difficiles. Nous n’avions même pas de quoi manger, et nous avons été contraints de sortir nos enfants de l’école. Nous n’avions pas de quoi leur assurer les affaires scolaires. »
Enfin un fellah heureux!
Djelloul Bendjara, 36 ans, est, de son propre aveu, un fellah heureux. Ce jeune agriculteur qui se dit vraiment comblé est de cette génération qui croit résolument au « salut agraire ». Djelloul ne tarit pas de mots de reconnaissance envers « Edawla », l’Etat, pour ses libéralités à profusion en vue d’encourager les agriculteurs. A notre passage devant sa petite ferme, notre hôte vaquait à l’élévation d’une bâtisse en briques avec l’aide de quelques copains. « J’ai bénéficié pour cette carcasse des 70 millions de l’aide à l’habitat rural », dit Djelloul. « Nous avons une exploitation familiale de 7 hectares. La moitié seulement est plantée, l’autre est laissée en jachère. C’est la règle chez nous. Nous cultivons essentiellement du blé et de l’orge », indique-t-il. « Pour l’heure, tout va bien. Edoula mat’halia (l’Etat est aux soins). Nous avons perçu une subvention de 200 millions de centimes. Il y en a même qui ont touché 600 millions pour réaliser un forage. »
Djelloul ajoute que même la semence est assurée par les services agricoles. « Pour 4 hectares, nous avons récolté cette année quelque 100 quintaux », pavoise-t-il. Le jeune paysan se félicite par ailleurs que sa production trouve vite acquéreur, là aussi auprès de l’Etat, à raison de 4500 DA le quintal, « alors que le privé n’offre pas plus de 3000 DA. » On l’aura compris, Djelloul n’est pas près de changer de métier. « Ici, tout le monde vit de la terre, même un prof’ ou un cadre se frotte au travail de la terre », souligne-t-il, avant de conclure : « Dans la famille, nous sommes fellahs de père en fils. Et mon fils sera fellah aussi. Bien sûr qu’il fera de grandes études. Il est important que nos enfants aillent à l’école. Mais même s’il devient haut fonctionnaire, mon fils restera avant tout un fellah ! »
Source El Watan
Mustapha Benfodil
Le Pèlerin

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13 mars 2010 6 13 /03 /mars /2010 21:16

Le chanteur français Jean Ferrat est mort à 79 ans.
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Jean Ferrat était mon chanteur préféré, surtout lorsque je regardais mes chères Pyrénées....

C’était le chanteur le plus sollicité dans mes blogs…depuis que j’y inclus de la musique…..Mes Pyrénées n’auront plus la même saveur sans lui….
J’éprouve une immense tristesse en vous écrivant ces quelques mots
En plus de ses chansons merveilleuses, il incarnait l'humanisme et il était de tous les combats pour la défense du genre humain
Ses combats pour la défense de la dignité de l’homme, celle de la femme, la défense de l’opprimé, ses combats pour la fraternité dans le respect des traditions font de lui un homme que je respecterai à jamais, au-delà de  sa mort…La montagne ne sera plus jamais aussi belle.
Jean Ferrat, décédé samedi à 79 ans étais donc un artiste engagé, il était également un poète fou d'Aragon, qu'il a interprété avec talent. Il était l'auteur-interprète et compositeur de quelques 200 chansons.
Aide-chimiste jusqu’en 1954
Né le 26 décembre 1930 à Vaucresson (Hauts-de-Seine), Jean Ferrat, né Jean Tenenbaum, a 11 ans lorsque son père, juif émigré de Russie, est déporté. L'enfant est sauvé grâce à des militants communistes, ce qu'il n'oubliera jamais. A la Libération, il quitte le lycée pour aider sa famille, et devient aide-chimiste jusqu'en 1954. Il décide alors de passer ses premières auditions dans des cabarets parisiens.
Après avoir écrit la musique des «Yeux d'Elsa» (1956) pour André Claveau, il chante régulièrement à «La Colombe», puis fait sa première grande scène à l'Alhambra en 1961 où il triomphe avec «Ma môme», et «Deux enfants au soleil».
Engagement politique marqué à gauche
Rapidement, Jean Ferrat choisit d'interpréter des textes plus engagés, comme «Nuit et Brouillard» (1963), non diffusée par les radios, puis «Potemkine» (1965), interdite d'antenne. Compagnon de route du PCF, sans jamais en avoir été membre, il affirme haut et fort ne pas être un «béni-oui-oui» du parti. Ainsi ses chansons «Camarade» qui dénonce l'invasion russe de Prague en 1968, ou «Bilan» (1980) qui fustige la déclaration de Georges Marchais sur le «bilan globalement positif» des pays de l'Est.
En 2007, Jean Ferrat s'était prononcé en faveur d'une candidature de l'altermondialiste José Bové comme représentant d'une gauche antilibérale pour l'élection présidentielle. Son dernier engagement politique était dans le cadre de la campagne des élections régionales le soutien de la liste du Front de Gauche en Ardèche.
Réticent à passer à la télévision
A la scène, qu'il quitte après un passage au Palais des sports en 1972, il préfère son Ardèche d'adoption, qui lui inspire «La Montagne», l'un de ses plus grands succès. En 1974 et 1995, Jean Ferrat consacre avec succès deux albums à Louis Aragon dont il met les textes en musique («Que serais-je sans toi?», «Heureux celui qui meurt d'aimer»).
Réticent à passer à la télévision, le chanteur sort d'un long silence en 2003, pour l'émission «Vivement Dimanche» de Michel Drucker. Il y défend ses deux passions, la chanson et la politique, s'insurgeant notamment contre la grande industrie du disque qu'il estime dangereuse pour la liberté de création.
Jean Ferrat, qui a été marié à la chanteuse Christine Sèvre, décédée en 1981, avait reçu le prix de l'académie Charles Cros (1963) et le grand prix de la chanson de la SACEM (1994).
Pour en savoir plus sur la biographie de jean Ferrat cliquez ici 
Le Pèlerin

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13 mars 2010 6 13 /03 /mars /2010 08:25

Première campagne à Toulouse pour l'Airbus Militaire
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Le nouvel Airbus a touché le tarmac de l'aéroport Toulouse-Blagnac

En dépit de sa tenue de camouflage, il n'est pas passé inaperçu. L'A400M a fait sa première incursion en territoire français, hier après-midi, en se posant sur le tarmac de l'aéroport Toulouse-Blagnac. L'appareil en provenance de Séville est le premier avion d'essais du programme. Il doit poursuivre des tests à Toulouse. L'Airbus de transport militaire, pour lequel les pays clients viennent d'accorder une rallonge de 3,5 milliards d'euros, devrait être mis en service en 2013. L'avionneur a aussi annoncé hier une augmentation de la cadence de production des monocouloirs A320. Elle passera en décembre de trente-quatre à trente-six appareils par mois. Par ailleurs, Airbus prévoit toujours pour 2012 le premier vol de l'A350 qui sera assemblé à Toulouse

En savoir plus sur l’A 400 M
Un peu d’histoire
Le programme A400M a débuté en septembre 1997 par une demande (Request for Proposal, RFP) de 8 forces aériennes européennes adressée à la future société Airbus Military.
En juin 2001 a été signé un MOU (Memorandum of Understanding), mais l’Italie (gouvernement Berlusconi) s’est désengagée ultérieurement au profit d’appareils C-130J et du plus léger Alenia C-27J Spartan .
Le 31 mai 2003, les 7 pays se sont engagés pour les futurs achats et le programme a été officiellement lancé.
Comme pour les autres Airbus, les pièces de l’appareil seront fabriquées par plusieurs pays.
Mais le programme A400M est géré par l’Organisation conjointe de coopération en matière d’armement. Ce programme est le plus important en volume financier pour l’OCCAr, et certainement l’un des plus gros programmes d’armement des 20 ou 30 prochaines années, qui représente un poids de 20 milliards d’€.
L’A400M représente la solution la plus moderne et la plus compétitive pour répondre aux besoins européens en matière de transport tactique, logistique, aide humanitaire et maintien de la paix. Cet appareil est destiné à remplacer les actuels C-130 Hercules et C-160 Transall .
Il est conçu pour offrir un maximum d’efficacité pour les missions stratégiques tout en répondant aux besoins des missions tactiques
Performances de vitesse et d’altitude
L’A400M est doté de quatre turbopropulseurs TP400-D6 contrarotatifs entraînant des hélices à huit pales.
Le turbopropulseur TP400-D6, développé par le consortium européen Europrop regroupant le français Snecma (Safran) , le britannique Rolls-Royce , l’ allemand MTU et l’ espagnol ITP , est le turbopropulseur le plus puissant du monde occidental. Il autorise une vitesse de croisière proche de celle des jets.
Grâce à sa conception aérodynamique avancée l’A400M peut atteindre des vitesses de croisière allant jusqu’à Mach 0,72 (≈780km/h) à une altitude de 37.000 pieds (≈11.300m)
Bénéficiant des synergies de la gamme d’Airbus, l’A400M est construit en grande partie avec des matériaux composites qui présentent de nombreux avantages, notamment en matière de furtivité radar.
Sens de rotation des hélices
Les hélices FH386 Ratier-Figeac d’un Ø de 5,33 m ont les 8 pales en matériaux composites, avec un longeron en fibres de carbone et une coque en composite de type « Kevlar » et sont protégées contre l’érosion et les impacts par un revêtement en polyuréthanne. Un dispositif de dégivrage électrique est mis en place le long du bord d’attaque inférieur, la partie supérieure du bord d’attaque ayant une protection anti-impacts en nickel. La commande de l’hélice est intégrée au système de régulation électronique du moteur (FADEC), pour une meilleure ergonomie du poste de pilotage.
Ce système FADEC, par action sur le pas des pales, est programmé de façon à sélectionner et à maintenir constante la vitesse de rotation de l’hélice à son point de rendement maximal aux conditions de vol choisies.
Le système de régulation est également doté d’une capacité de mise en drapeau automatique des hélices en cas de détection de la panne d’un des moteurs, en particulier lors de la phase critique de décollage. Lors de l’atterrissage, le régulateur peut commander l’inversion de la poussée des hélices pour freiner l’avion de façon plus efficace.
Un détail a beaucoup d’importance : le concept DBE (Down Between Engines), c’est-à-dire "pales descendantes entre les moteurs".
Le sens de rotation des hélices des moteurs internes et externes est symétrique sur les deux ailes, le mouvement descendant des pales se produisant entre les moteurs environ au milieu de l’aile, de sorte que l’écoulement du souffle des pales est concentré.
Ceci a de nombreuses implications : efforts moindres sur la voilure, donc allègement possible de la structure, ce qui permet d’augmenter la portance. De plus, la taille de la dérive a pu être réduite, ce qui offre une plus grande distance franchissable ou l’emport d’une charge utile plus lourde pour une même quantité de carburant.
Performance opérationnelle
L’A400M est souvent comparé et mis en concurrence avec le Lockheed C-130 Hercules . En réalité, il est beaucoup plus grand, se situant plus près du Lockheed C-141 Starlifter .
Il peut se classer comme transporteur stratégique et aura même une utilité en tant qu’Avion ravitailleur , sans toutefois remplacer un avion spécialisé dans ce domaine.
Un concurrent potentiellement redoutable est l’ Antonov An-70 que la Russie a d’ailleurs essayé de vendre à l’Europe avant que le programme A400M ne soit lancé.
Système de gestion de la soute
L’A400M peut emporter en soute des chargements de tous types pour ses missions militaires ou civiles : véhicules de combat blindés et artillerie, hélicoptères d’attaque et utilitaires, pelleteuses ou camions-bennes. Les dimensions de la soute sont optimisées pour le transport de véhicules lourds et/ou de palettes et la soute peut être facilement configurée pour le transport de soldats, parachutistes ou les missions Evasan. _ Le système de gestion de la soute est conçu pour qu’un servant seul puisse charger et décharger tous types de palettes et de conteneurs, sans avoir besoin d’équipement de servitude au sol. Un pont roulant de 5 tonnes peut être installé en option à l’arrière du fuselage afin de charger et de décharger les palettes militaires chargées.
La soute est assez spacieuse pour accueillir neuf palettes militaires standard (223 x 274 cm), dont deux chargées sur la zone de la rampe. Les palettes civiles (larges de 317 cm) peuvent également être chargées grâce à un système optionnel d’arrimage. 54 hommes de troupe peuvent prendre place sur les sièges fixés le long des parois de l’appareil. Un système de galets de roulement et d’anneaux de fixation peut s’escamoter pour former une surface plane lors des chargements de véhicules à chenilles ou à roues.
La soute peut accueillir 116 hommes de troupe ou parachutistes avec leur équipement, assis sur quatre rangées de sièges disposées en long. Les parachutistes peuvent être largués par les portes arrière ou par la rampe. La soute peut également être convertie pour les missions d’évacuation sanitaire (EVASAN) et accueillir 66 civières et une équipe médicale de 25 personnes.
La conception de l’avion fait appel aux technologies les plus récentes :
Système de commandes de vol électriques (Fly-by-wire) avec poste de pilotage équipé de mini-manches.
Système de protection et d’alerte de dépassement des limites du domaine de vol, déjà adopté avec succès sur la plupart des Airbus commerciaux.
Conception de la structure avancée faisant largement appel aux matériaux composites.
Turbopropulseurs très performants lui permettant de voler dans un environnement de contrôle du trafic aérien civil.
Train d’atterrissage équipé de pneus basse pression pour des opérations sur pistes courtes et sommaires.
Guide de reconnaissance
Ailes hautes et en flèche ; Empennage en flèche et en T ; 4 turbopropulseurs TP400-D6 montés sur les ailes ; hélices 8 pales en matériaux composites ; Train d’atterrissage bas et caréné au niveau du fuselage.
Principales Caractéristiques 

Type

A400M

1er Vol

11/12/2009

Mise En Service

-/-

Envergure (m)

42,40

Longueur (m)

45,10

Hauteur (m)

14,70

Surface alaire(m²)

221,5

Masse max. au décollage MTOW (tonne)

136,5

Masse max. à l’attérissage (tonne)

120,0

Masse max. utile (tonne)

37,0

Masse totale de carburant embarquable (tonne)

47,7

Dimensions de la soute 

 

Longueur hors rampe (m)

17,71

Longueur de la rampe (m)

5,40

Largeur (m)

4,00

Hauteur courante (m)

3,85

Dégagement maxi en arrière de la voilure (m)

4,00

Principales Caractéristiques d’Exploitation

 

Type

A400M

Motorisation 4x

turbopropulseur TP400-D6

Hélice 8 pales en matériaux composites 4x

Ratier-Figeac FH386 à pas variable et capable d’un fonctionnement en « inversion de poussée »

Kérosène max.(tonne)

47,7

Ravitaillement en vol

oui

Vitesse max. (km/h)

780

Altitude initiale de croisière au MTOW

8.857

Plafond maxi – En conditions normales (m)

11.300

Plafond maxi – En conditions particulières (m)

12.216

Autonomie avec charge utile maxi. * (km)

3.147

Autonomie une charge utile de 30 tonnes * (km)

4.500

Autonomie une charge utile de 20 tonnes * (km)

6.600

Rayon d’action en convoyage * (km)

8.792

Distance de décollage tactique (m) **

1.150

Distance d’atterrissage tactique (m) **

680

Equipage

2 pilotes, 1 chef de soute, 1 optionnel

* : Masse de l’avion 110 t, tous moteurs en fonctionnement, ISA+15, niveau de la mer, piste sommaire Vitesse de croisière long rayon d’action ; réserves conformes à MIL-C-5011B.
** Conditions /sèche ;
Distance de décollage (franchissement d’un obstacle de 50 pieds) ;
Distance d’atterrissage : distance de roulage + 500 pieds.
Sources : 20minutesfr et Wikipédia, Airbus
Images : Airbus & divers
Le Pèlerin
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13 mars 2010 6 13 /03 /mars /2010 06:54

CHAN 2011. Algérie - Libye aujourd’hui (16 h) à Koléa - Faire le plein avant le match retour
les verts entrainementA l'entrainement

La sélection algérienne A’ de football affrontera, cet après-midi (16 heures) au stade de Koléa, la Libye dans le cadre du match aller des éliminatoires du Championnat d’Afrique des nations (CHAN) 2011.
Les Verts sont tenus de réaliser un résultat sécurisant qui préserverait leurs chances de qualification à la phase finale du CHAN programmée l’année prochaine au Soudan. Rappelons que l’Algérie n’avait pas participé à la première édition du CHAN en 2009 en Côte d’Ivoire après son élimination par les Lions de l’Atlas marocain. Les Verts veulent éviter ce scénario et s’inscrire ainsi dans la même dynamique de victoires du football algérien. La mission ne sera pas facile, mais les hommes de Abdelhak Benchikha ont le potentiel de passer avec succès l’écueil libyen. Et cela passe inéluctablement par une victoire aujourd’hui, avec une différence de buts confortable pour appréhender en toute sérénité la manche retour, le 17 novembre prochain, au stade du 11 Juin de Tripoli. En homme averti, le sélectionneur Abdelhak Benchikha reconnaît la difficulté de la mission : « L’équipe libyenne est redoutable. Notre tâche sera difficile. La Libye est un adversaire d’un autre calibre, cela n’a rien à voir avec le Liechtenstein.
Nous devons prendre les choses très au sérieux. Une victoire s’arrache sur le terrain. Les joueurs le savent et sont animés d’une forte volonté de gagner à Koléa», dira l’ancien coach du Club Africain (Tunisie), avant de préciser: « C’est une belle occasion pour les joueurs de prouver de quoi ils sont capables. » Même son de cloche chez les joueurs. Le milieu de terrain, Hocine Metref, et le défenseur axial, Adel Maïza, traduisent parfaitement la volonté de leurs coéquipiers de se transcender. Selon Metref, « Tous les joueurs sont motivés et bien armés pour cette rencontre. Nous sommes décidés à faire un grand match pour prouver que nous méritons bien la confiance placée en nous. » Maïza lui emboîtera le pas en estimant que : « Nous voulons montrer que les locaux sont à la hauteur du prestige du football algérien. Nous allons le montrer sur le terrain. » L’absence de Youcef Saïbi et Ahmed Gasmi (blessés) ne devrait pas altérer la détermination des Verts qui, soutenus par leurs supporters, sauront relever le défi.
Source El Watan: K.Y.
Le Pèlerin

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13 mars 2010 6 13 /03 /mars /2010 05:33

Elections régionales - Le scrutin, mode d'emploi
Elections-regionales.jpg

Deux tours valent mieux qu'un. Depuis mars 2004, les élections régionales visant à désigner les nouveaux 1 880 conseillers régionaux pour les quatre années à venir se déroulent sur deux tours. Explications.
Il s'agit d'un scrutin de liste proportionnel, avec prime majoritaire, qualifié de scrutin mixte, comme pour les élections municipales. Les listes comprennent une tête de liste régionale et des sections départementales.
La loi oblige désormais chaque liste à comporter autant de femmes que d'hommes. Des candidats qui doivent justifier de trois critères : avoir plus de 18 ans, être de nationalité française et être inscrit sur la liste électorale de la région ou y payer des impôts pour au moins la cinquième année consécutive. Chaque candidat ne peut figurer que sur une seule liste.
Seules les listes ayant obtenu au moins 10 % des suffrages exprimés au premier tour peuvent se maintenir au second. Quant aux listes n'ayant pas franchi ce seuil, elles conservent la possibilité de fusionner avec celles qualifiées pour le second, à condition d'avoir obtenu 5 % des suffrages exprimés.
A l'issue du second tour, la répartition des sièges s'effectue au niveau régional. La liste arrivée en tête se voit automatiquement attribuer 25 % des sièges à pourvoir au conseil régional. Les 75 % restants sont ensuite répartis, selon la règle de la proportionnelle, entre les listes présentes au second tour. Ensuite, c'est à chaque liste d'effectuer une répartition des sièges entre chacune de ses sections départementales. De cette façon, la représentation de chaque département au sein de l'assemblée régionale peut évoluer entre chaque élection.
Source 20minutes.fr
Le Pèlerin

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13 mars 2010 6 13 /03 /mars /2010 00:56

Algérie - Le système politique algérien dans l’impasse - Que sont nos valeurs d’antan devenues ?
Algerie-attentat.jpg

Un système politique qui ne sait plus faire respecter les valeurs morales et sociales qui ont pétri l’histoire du pays ne se condamne-t-il pas à disparaître, comme un arbre coupé de ses racines ? Après avoir fait du sacrifice des martyrs de la guerre de Libération une source de légitimité pour diriger le pays, le Pouvoir semble, aujourd’hui, incapable de défendre les symboles de la Révolution et les valeurs qui ont façonné l’Histoire de l’Algérie.
Le mois de novembre de l’année écoulée, a, en effet, été marqué par les atteintes des Égyptiens à notre drapeau national qu’ils ont brûlé et à la mémoire de nos martyrs et de nos ancêtres, qu’ils ont insultée, et ce, à l’occasion du match de Coupe du monde de football opposant les équipes des deux pays. Le silence observé par les autorités, même s’il était calculé et que le but recherché était l’apaisement, il ne sied pas dans de telles circonstances de ne pas réagir, étant donné que ces actes n’étaient pas le fait de simples hooligans, mais de responsables à différents niveaux de la société égyptienne. Sans déterrer la hache de guerre, une protestation officielle, énergique, s’imposait néanmoins. Pour moins que cela, des pays ont rompu leurs relations diplomatiques !
Combien de fois du reste le drapeau national a-t-il été exhibé dans un piteux état, sur les frontons de certaines administrations, et combien de fois il a été utilisé dans des placards publicitaires par certaines sociétés sans que ces mêmes autorités interviennent. 
Le mois de novembre dernier a été également marqué par les aveux faits par notre héroïne nationale, Djamila Bouhired, sur les difficultés matérielles qu’elle vit, une situation qui ne lui permet pas de faire face à des soins lourds, et les tentatives de l’humilier et ce, au moment où de nombreux autres anciens moudjahidine au sein ou proches du sérail, réalisent de juteuses affaires. D’autres femmes, des anonymes, des veuves ou des filles de chahid, vivent également dans la difficulté et sont humiliées et expulsées de leur logement pour se retrouver dans la rue en plein hiver, comme cela a été rapporté par la presse en ce début de mois de février ! Au moment où des députés du parti FLN veulent déposer à l’Assemblée populaire nationale un projet de loi de criminalisation du colonialisme.
Mais préserver la mémoire des martyrs de la guerre de Libération, n’est-ce pas surtout réaliser et défendre les objectifs de liberté et de justice pour lesquels ils ont fait le sacrifice ultime ?
Si le système politique algérien, qui a fait des principes de Novembre 1954 un des fondements — dont il a toujours tiré gloire et profit — ne sait plus en protéger les symboles, qu’il les marchande au gré de la conjoncture, cela signifie que ce système se condamne lui-même à la disparition. C’est comme s’il coupait la branche sur laquelle il est assis.
Mais le respect de ces principes qui ont toujours constitué un des référents communs aux Algériens n’est, malheureusement, pas la seule valeur à subir une corrosion dans la société de nos jours et à être livrée aux marchandages. Ainsi, l’amour du travail, du savoir, de la justice, le respect de la dignité humaine, la tolérance, le respect d’autrui et de la collectivité, l’entraide, ou encore les qualités comme l’honnêteté, la modestie, la bravoure, ont été remplacés par des comportements contraires à nos traditions, notre religion et à la civilisation universelle. Tout se passe comme si le système mis en place depuis la période Chadli Bendjedid dans les années 1980, dominé par les couches de la bourgeoisie compradore et bureaucratique, basé sur l’économie de bazar, — une sorte de sous-libéralisme dominé par le commerce informel, le gain facile, la corruption —, a donné naissance à de nouvelles mentalités, engendrées par une éducation et une culture (même religieuse) au rabais, de type néo-colonial, privant de repères les générations 1990- 2000 qui sont ainsi socialement et psychologiquement déstructurées (terrorisme, harga, chômage, drogue, suicide).
Toutes les activités sont devenues mercantiles et toutes les institutions relevant du domaine public sont devenues des lieux où le népotisme règne en maître et où glisser un bakchich est devenu monnaie courante (école, université, hôpital,  banque, entreprise, administration etc.). Dans une société où des diplômes de médecine ou de droit sont vendus à des “trafiquants” qui n’ont d’étudiants que le nom, c’est qu’il y a péril en la demeure car c’est le signe d’un système malade qui met en danger toute la société ! Au moment où de grands scandales financiers éclatent au grand jour, comme celui de Sonatrach, des ministres n’hésitent pas à justifier de tels crimes en affirmant que la corruption existe dans tous les pays et de tout temps. En Algérie en tout cas, on se souvient de ces moussebeline de l’OCFLN qui transportaient des sommes colossales d’argent, qu’ils cachaient sous leur manteau, destinées aux besoins de la lutte de Libération sans jamais y toucher alors qu’ils étaient souvent dans le besoin et parfois dans le dénuement. Leur probité et leur patriotisme les prémunissaient contre de tels actes. Certes, cette époque aussi a eu ses traîtres, comme ceux qui ont détourné l’argent du FLN, mais ils étaient très rares.
Il en était de même durant les années 1960-1970, où des cadres de grande valeur ont eu à gérer des entreprises importantes sans jamais verser dans les malversations, ceux qui le faisaient se comptaient sur les doigts d’une seule main. Le phénomène a enregistré une hausse dans les années 1980-1990 avant de se généraliser dans les années 2000. Ainsi, ce qui était une exception est devenu la règle et les dirigeants honnêtes se comptent sur les doigts d’une seule main et ils étaient même devenus la panacée et la risée de ceux qui ont “fait leur beurre”, leur reprochant leur honnêteté comme une tare ! C’est le système économique, politique, social et culturel qui a été mis en place, depuis la période Chadli, et qui s’est accentué dans la période Bouteflika, qui a favorisé ce renversement de valeurs et  causé la hausse de ce phénomène. Les valeurs morales ont été vidées de leur signification et altérées par l’appât du gain facile devenu le leitmotiv pour réussir. Au lieu et place d’une véritable économie de marché, laquelle va de pair avec la démocratie libérale qui a ses principes et fondements moraux, on nous a servi une sorte de sous-libéralisme sans foi ni loi qui nous a appauvris sur tous les plans, tout comme si en tant que sous-développés, on ne peut mériter mieux.
L’absence de démocratie et de transparence, l’absence de justice, l’usage généralisé de la méthode de cooptation dans la désignation des responsables à tous les niveaux où les relations personnelles et tribales ont pris le dessus sur les critères de compétence et sur les qualités morales intrinsèques, ont poussé à l’exil, à la dépression, des milliers de cadres honnêtes et compétents rongés par le stress et désorientés par une société dans laquelle ils ne se reconnaissent plus. 
Quand à la place d’un État de droit promis depuis de longues années et que l’on se retrouve face à un État rentier, prédateur, il faut vite changer de système, c’est une question de survie ! Mais ce changement doit être pacifique car les Algériens ont subi trop de souffrances et leur sang a trop coulé.
Source Liberté
Houria Aït Kaci
Le Pèlerin

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