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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 00:33

Le Château de Montségur, ce qu’il en reste, ce qu’il était…  undefined

Le château fut remis à Guy de Lévis, seigneur de Mirepoix. Celui-ci y établit un poste d'hom­mes d'armes qui fut maintenu jusqu'au XVIème siècle et qui con­serva ce qui demeure du château.

On avance que ce serait dans les salles romanes de Montségur, aujourd'hui enfouies sous les débris des murailles, qu’auraient été composées les premières pages de « L'imitation de Jésus-Christ », ouvrage écrit par Joan de Cabanac, au dire de Renan.
Château de Montségur a été classé monument historique en 1862. II y a quelques années, il a  fait  l'objet de réparations sérieuses, car les intempéries et les arbustes qui s'accrochaient dans les murailles, menaçaient de détruire à jamais ces restes imposants qui évoquent les plus tragiques souvenirs.
Jeté à 1207 m d’altitude au sommet de son roc colossal, le château n'est guère accessible que du coté sud.  Le sentier qui conduit à la porte d’entrée grimpe d'abord à travers les éboulis et les buissons revêches, surplombe un moment le précipice vers le levant, se redresse ensuite vers le nord et, taillé à même les rochers, franchit un passage diffi­cile en décrivant des zigzags. C'est là qu'on voit encore les vestiges de la barbacane. Le sentier débouche bientôt dans une petite esplanade doucement inclinée qu'ombragent des noisetiers, et aboutit à la porte d'entrée. Celle-ci était fort endommagée avant les récentes restaurations : les pieds-droits étaient démolis et portaient les traces du feu. Elle est bâtie en arc surbaissé et mesure 4 m de haut et 2 m de large. A 4 m au-dessus de l’arc on voit 5 corbeaux qui dépassent et qui étaient destinés à recevoir les jambages des hourds. On voit aussi deux coulisses carrées qui recevaient les barres de consolidation des battants qui se fermaient du dedans, et le montant de droite a porté longtemps les traces de gonds arrachés.

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L'intérieur de la forteresse n'est plus qu'un amas de ruines étouffées par la végétation. Le plan ressemble vaguement à une sorte de crosse de fusil dont la plaque de couche se trouve à l'est. Les murailles suivent l'arête du rocher dont elles épousent la crête, sauf une plate-forme, vers le nord-est, qui s'avance d'une trentaine de mètres au-delà des murailles, comme il a été déjà expliqué. A leur pied, les murailles ont environ deux mètres d'épaisseur. Elles sont bâties en assises régulières avec des pierres de moyen appareil, arrachées, travaillées et façonnées sur place. Le talus de la pente monte régulièrement depuis le pied jusqu'à la quatorzième assise.

Les pierres s'enfoncent profondément, ce qui donne à la cons truction une grande solidité. Les assises sont en plein cintre comme les fondations antiques.
La forteresse n'est plus aujourd'hui qu'un squelette. Il serait aujourd’hui malaisé de se faire une idée de ce qu'elle était d'après son état actuel. On voit encore, à l'intérieur, les traces des escaliers qui flanquaient les murailles pour le service des chemins de ronde et des courtines, les trous de boulins qui soutenaient les planchers, et aussi les fondements d'un couloir qui allait de la porte du sud à celle du nord et qui sépa­rait, sans doute, les logements. Le tas de pierres qui se voyait vers le centre semblait indiquer l'emplacement des bâtiments qu'habitaient les maîtres du château et leurs serviteurs. Aux deux extrémités on voyait encore, au siècle dernier, deux tours carrées sans fenêtres, et décapitées.
Vers l'ouest, l'extrémité de la forteresse était occupée par le donjon qui abritait, au ras du sol, la citerne et la chambre aux provisions, voûtée. Sur la muraille qui regarde à l'ouest se voit encore la trace d'une toiture à double pente dont le pied rejoignait, au moyen d'une noue, une autre pente qui recouvrait le chemin de ronde de la courtine. Cette noue re­cueillait l'eau de pluie et la conduisait dans la citerne. Cette même muraille est percée de deux ouvertures : l'une, un peu au-dessus de la toiture, faisait communiquer l'étage supérieur du donjon avec le chemin de ronde; l'autre, au niveau actuel des débris du donjon, est une meurtrière; agrandie et en partie éboulée naguère. Au-dessous de cette meurtrière on voit, en dehors, une gargouille à double chenal qui faisait communiquer la salle du donjon, qui se trouvait au ras du sol, avec la cour du château.

Le donjon se composait de deux pièces séparées par un mur qui s'est écroulé. La première était la chambre aux provisions. La voûte, construite en berceau à arc brisé, n'est effondrée il y a peu de temps; on peut voir encore, sur les murailles, les traces bien apparentes de cette voûte. La salle, carrée, mesure 6 m de côté. Sur les deux façades qui regardent le nord et le midi, se présentent deux archères ébrasées qui mesurent 1,45m de haut et 80 cm de profondeur; le plafond en est soutenu sous une corniche à profil perdu. Dans un angle de cette salle se voient encore les ruines d'un élégant escalier à vis qui conduisait aux salles supérieures du donjon. C'est ce qui reste de mieux conservé dans l'architecture du monument. Trois petites ouvertures, l'une au-dessus de l'au­tre, sont demeurées intactes dans la tour de l'escalier. Le premier étage du donjon était éclairé au moyen de deux fe­nêtres qui se voient encore au-dessus des traces de la voûte effondrée.

La seconde salle, où était la citerne, occupait la partir lu donjon qui regarde le couchant. Les quatre murailles du donjon s'élèvent  de   plusieurs  mètres  au-dessus  des  autres murailles de la forteresse.
Sur la façade sud, la muraille avait été démolie en deux endroits, au ras du sol, comme si on avait arraché les pierres. Ceci devait être le point où la barbacane venait se souder à la forteresse. Quelques pierres façonnées qui dépassent laissent supposer qu'un escalier, construit en dehors, faisait communiquer la barbacane avec le chemin de ronde.
À suivre
Source : l’Ariège et ses Châteaux féodaux (éditions Résonances)
Suite : L’environnement du Château de Montségur
Le Pèlerin

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10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 00:07

Humour – Le racisme ne passera pas… !!!

Le jeune Mohammed va trouver son patron et lui dit :

 - Je ne peux plus travailler chez vous.

   Tous vos employés sont racistes !

 - Quoi ?! Qu'est ce que vous racontez ?

   Qu'il y en ait un ou deux, je veux bien, mais pas tous.

 - Si. Je vous dis qu'ils sont tous racistes !

   D'ailleurs, j'ai fait un test :

   Je leur ai tous pose la même question, et tous m'ont donne la même réponse.

   Ils sont tous racistes et xénophobes, je vous dis.

- Mais, quelle est cette question ?

- Je leur ai demande ce qu'ils penseraient si on exterminait tous les arabes et tous les coiffeurs...

 - Les coiffeurs ?...  Pourquoi les coiffeurs ?...

 - Ah, vous voyez... Vous aussi !!!

Le Pèlerin

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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 09:20

Ariège – Pyrénées - Il neige sur Vèbre en ariège
1 Vebre sous la neige janvier 2010 (27)

Depuis que le climat se réchauffe les hivers sont de plus en plus rigoureux à Vèbre en Ariège
Sans réfuter les thèses de nos scientifiques, voilà deux ans que nous vivons des hivers rigoureux en Ariège
Le mois dernier j’ai pris quelques photos autour de chez moi
Vous jugerez vous-même…Oh certes il y a plus rigoureux dans le passé…Mais nous sommes loin des chaleurs torrides qui nous étaient prédites
Pour accéder à l’album, cliquez ici : 
Cordialement,
Le Pèlerin

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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 08:41

Algérie - Le dossier examiné aujourd’hui - La corruption réunit les ministres
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De nouveaux mécanismes seront introduits au niveau des ministères et des banques pour mieux surveiller les transactions financières.
La loi sur la corruption sera amendée. Le gouvernement va revoir, lors de sa réunion hebdomadaire d’aujourd’hui, le cadre réglementaire régissant la lutte contre la corruption. «Le gouvernement va examiner l’amendement de la loi sur la corruption», a indiqué une source proche du dossier. En quoi consiste cet amendement? Sans aller dans le fond, notre source se contente de préciser qu’il vise à renforcer les mécanismes de contrôle des deniers publics et durcir les sanctions contre les corrupteurs. Ebranlé par les scandales qui éclaboussent des départements ministériels, le gouvernement tente de sévir. Après un lourd silence, l’Exécutif va briser le tabou pour parler ouvertement de ce phénomène qui gangrène, à grands coups, les institutions de l’Etat. Les travaux publics, l’énergie, les transports et la pêche sont les différents départements affectés et la liste risque de s’allonger. Devant cet état de fait, le gouvernement va serrer davantage l’étau autour de lui.
Lors de la conférence de presse qu’il a animée récemment, le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, a dévoilé quelques éléments du puzzle. Il a annoncé publiquement que les ministres seront mis sous l’oeil de la justice. «Chaque ministre sera entouré d’un juge», a-t-il affirmé. Voulant aiguiser l’offensive du gouvernement M.Ouyahia a même fait part de la mise en place d’une nouvelle commission de lutte contre la corruption qui sera composée de conseillers juridiques (magistrats). Placés au niveau de certains ministères et institutions économiques, leur principale mission, explique M.Ouyahia, est de garantir que l’octroi des marchés publics se déroule dans le strict respect de la loi. Même si la loi relative à la lutte contre la corruption, adoptée en février 2006, comporte une batterie de mesures, il n’en demeure pas moins que le phénomène a pris de l’ampleur ces dernières années. Preuve en est que de hauts responsables sont impliqués dans ces affaires. Le gouvernement va tenter de durcir l’arsenal juridique pour sauver sa peau. Nul n’ignore que les dossiers révélés sur les détournements et les dépassements enregistrés dans le projet de l’autoroute Est-Ouest et de la Sonatrach donnent réellement le tournis.
L’opinion publique est toujours sous le choc. Des marchés évalués à des milliards de dinars pour ne pas dire de dollars, ont été conclus sous le manteau.
L’amendement de la loi sur la corruption va donc accentuer beaucoup plus le contrôle sur l’action des départements et la gestion des deniers publics.
De nouveaux mécanismes seront introduits au niveau des ministères et des banques pour mieux surveiller les transactions financières. La déclaration des biens pourrait également refaire surface. Pour assainir la situation au niveau de la justice, la procédure a été lancée récemment. Il y a lieu de rappeler que la loi de 2006 a ouvert la voie aux enquêtes concernant «l’enrichissement illicite» d’agents de banque et trace les contours des opérations d’octroi et de remboursement de crédits.
Au sens de cette loi «les agents de la banque sont considérés comme des agents publics directement concernés puisqu’ils sont investis d’une fonction dans une entreprise publique». Concernant «l’enrichissement illicite», cette loi stipule que «tout agent de la banque qui ne peut raisonnablement justifier une augmentation substantielle de son patrimoine par rapport à ses revenus légitimes s’expose à des sanctions pénales sévères». Cette législation interdit à tout agent de la banque d’accepter d’une personne, un cadeau ou tout avantage indu, susceptible de pouvoir influencer le traitement d’une procédure ou d’une transaction liées à ses fonctions.
En cas d’abus de fonction, l’actuelle loi promet de fortes sanctions. Pour ce qui est de la passation de contrats de la banque, cette loi stipule que «tous les intervenants à la passation d’un contrat ou avenant de la banque dans le cadre de la préparation, négociation, conclusion ou exécution, doivent respecter les textes internes la concernant».
Source L’Expression  Nadia Benakli
Le Pèlerin

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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 08:33

Algérie - Ces fleaux qui minent le developpement en Algerie
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Le déballage en grande pompe de l’affaire des dirigeants de Sonatrach et l’emballement socio-médiatique qui s’en est suivi font presque croire que l’Algérie est le seul pays au monde à faire face au phénomène de la corruption et de son corollaire incontournable les dessous-de-table.

Il est vrai que l’indice de Transparency International, une organisation non gouvernementale internationale d'origine allemande à laquelle se réfèrent souvent les journaux, place l’Algérie dans une très mauvaise position. Tous les pays du Maghreb sont, cependant, mal logés dans le classement. En Afrique, des pays comme l’Égypte, le Soudan, la Guinée et la République Démocratique du Congo, ou le Cameroun, sont encore plus mal placés. Quant à cet indice de Transparency International – organisation aux objectifs pas aussi vertueux qu’elle le laisse entendre —, il n’est pas à l’abri des reproches. Selon des experts, une partie des critiques dont il fait l’objet porte sur la méthodologie d’enquête, voire même cet indice serait faussé du fait du dimensionnement inégal des enquêtes dans les différents pays et de sa non-fiabilité puisqu’il repose sur des perceptions et non sur des données réelles constatées.
Ce qui ne justifie en rien, bien sûr, la corruption qui gangrène au demeurant depuis très longtemps le pays. Elle fait partie des grandes menaces qui pèsent sur l’Algérie et minent son développement. La lutte multidimensionnelle contre le terrorisme, d’une part, le banditisme dont celui lié au terrorisme et la corruption, d’autre part, ainsi que, dans une moindre mesure, le trafic de drogue, sont devenus une réalité à laquelle est quotidiennement confronté le gouvernement algérien. Ce qui explique un peu la réaction du Premier ministre Ahmed Ouyahia dans sa conférence de presse de mercredi dernier après le sommet de l’Alliance présidentielle : “Le sujet n’est pas nouveau, il est récurrent”, a-t-il dit. Avant d’ajouter : “Nous devons vivre la lutte contre la corruption en toute sérénité.”
En revanche, le phénomène nouveau serait qu’aujourd’hui, bien avant d’en arriver à l’affaire Sonatrach, celle de BRC ou les multiples mandats de dépôts contre des cadres et des élus locaux, il faudrait, en effet, parler aussi de corruption sans oublier d’évoquer le terrorisme, quand on se met à cibler les principaux fléaux qui affaiblissent l’Algérie. Et on s’interroge si terrorisme et corruption ne sont pas finalement liés plus que jamais auparavant, comme sont liés la mauvaise gestion et la corruption, l’appât du gain facile et la corruption, le marché informel et la corruption, etc. La lutte contre la corruption devient ainsi elle-même un combat à plusieurs facettes, sinon aux multiples directions. Des cercles occultes de l’informel seraient impliqués dans le financement du terrorisme dont l’existence leur sert de paravent. C’est là une forme de corruption avérée. Mais, à présent, le basculement vers le grand banditisme est sans doute la nouvelle donne à prendre en compte concernant des groupes terroristes réfractaires à la loi sur la concorde civile, qui se voient de plus en plus précipités dans cette voie à cause, notamment de l’élimination notable par l’armée de responsables du GSPC et la neutralisation par les services de sécurité des réseaux de soutien.
Des responsables au-dessus de tout soupçon
Symbole de richesse, Sonatrach, propriété de l’État algérien, douzième rang dans l’industrie pétrolière mondiale, second fournisseur de gaz naturel de l’Europe derrière la Russie, second fournisseur en gaz liquéfié GNL aux États-Unis, exportateur en dehors du brut de produits tels que le condensat, le GPL, les produits raffinés et de pétrochimie, est devenue au fil des ans ce gros mastodonte international et donc un enjeu majeur… Déstabiliser Sonatrach qui renfloue en très grande partie le compte courant du Trésor public à la Banque centrale (au moins 42 milliards de dollars de recettes d'exportation des hydrocarbures prévues pour l'année 2009), c’est déstabiliser l’Algérie. C’est plus que toutes les autres affaires de corruption et de rapine.
En attendant ce que révélera la justice à ce sujet, l’on cherchera en vain comment et par quels couloirs étroits la corruption en Algérie peut se fixer, et parfois se stabiliser pour le temps qu’il lui faudra, dans des secteurs publics aussi stratégiques que Sonatrach, les banques, les APC, les marchés publics, etc., pour, en fin de compte, profiter aux agents de l’État, c’est-à-dire ceux-là mêmes qui sont censés veiller à la probité financière du secteur public. Et au centre de la plupart de ces affaires de corruption, des responsables que l’on croyait au-dessus de tout soupçon ! Affaire du “projet du siècle” de l’autoroute Est-Ouest où est impliqué le secrétaire général du ministère des Travaux publics, affaire OAIC où est jugé le directeur général de l’Office algérien interprofessionnel des céréales pour passation de contrats injustifiés dans les marchés publics avec l’entreprise privée SIM, affaire des thoniers turcs pêchant en infraction dans les eaux territoriales de l’Algérie où est impliqué le secrétaire général du ministère de la Pêche et des Ressources halieutiques… Scandales financiers à répétition, qui font dire au président de la République, lors d’un discours prononcé au siège de la Cour suprême, à Alger, à l’occasion de l’ouverture de l’année judiciaire 2009-2010 en octobre dernier, sa détermination à lutter contre la corruption sous toutes ses formes et ses manifestations, et annoncer sa décision d’installer prochainement “une commission nationale ad hoc pour renforcer” les mécanismes législatifs et réglementaires déjà existants. L’Agence nationale de lutte contre la corruption, pourtant prévue par la loi 06/01 du 20 février 2006 relative à la prévention et à la lutte contre la corruption, demeure encore inopérante.
En marge de cette manifestation de l’ouverture de l’année judiciaire, le directeur des affaires pénales au ministère de la Justice signalait, dans une déclaration à la presse, que pour l’année 2008 uniquement, 807 infractions liées à la corruption ont été enregistrées. “Ce phénomène touchait à la transparence de la vie économique et à l’intégrité des agents publics”, précisait-il. Et d’enchaîner sur le cas de criminalité organisée, en soulignant que cette dernière comprenait une criminalité impliquant des groupes organisés qui se répartissent les rôles et se déploient au niveau transnational (trafiquants de stupéfiants, contrebande de diverses marchandises, trafic de migrants).
Le grand banditisme
Le responsable du ministère de la Justice relevait que la criminalité organisée évoluait, notamment dans les zones frontalières et, en particulier, dans les régions de Tlemcen, Béchar, Tamanrasset et Tébessa, avant d’insister sur l’importance de la conjugaison des efforts aux plans régional et international pour son éradication. Dans tous les cas, l’on retiendra que les instruments juridiques adoptés pour faire face à l’évolution de la criminalité ont permis de “renforcer la capacité de dissuasion de la justice et ont eu pour effet de réduire, de 2006 à 2008, le taux de criminalité de 5,53%”.
Quant à l’éradication du terrorisme, dans sa forme politique pour la destruction par la violence de la République, elle est effectivement en phase terminale, pour reprendre les termes d’une déclaration du patron de la DGSN, Ali Tounsi, lors d’une tournée il y a quelques mois dans la région de Boumerdès, région largement ciblée par le GSPC, et considérée aussi par les médias comme l’une des plus importantes zones indicatrices sur la situation sécuritaire nationale.
Mais, en même temps, il apparaît que les citoyens, notamment en Kabylie au relief boisé et difficile, sont pour le moins inquiets de la recrudescence d’un autre type de violence intimement liée au terrorisme, qui consiste en un racket systématique sur les chemins austères interwilayas qui demeurent ainsi toujours aussi périlleux. Ce genre de rapine s’élargit aujourd’hui à d’autres formes de banditisme parmi lesquelles on peut notamment citer les enlèvements pour le prélèvement de rançons qui se chiffrent, rapporte-t-on, parfois à des milliards de centimes et constituent une contribution devenue essentielle du financement du GSPC. En une seule année, 375 cas de kidnapping ont été enregistrés en Algérie, selon le bilan dressé par le ministre de l’Intérieur, selon lequel 260 cas relevaient du droit commun alors que 115 cas de kidnapping avaient une relation avec le terrorisme. Le ministre avait indiqué que des sommes atteignant 600 milliards de centimes ont été exigées (par les terroristes), précisant que 120 milliards de centimes ont été payés par les parents des victimes. Le kidnapping des enfants n’est plus un incident rarissime et marginal en Algérie, puisque chaque année, il vient alourdir les statistiques de manière alarmante. Le nombre d’enfants enlevés en Algérie depuis 2001 s’élève à 830 selon les dernières statistiques des services de sécurité tous corps confondus. L’âge des enfants touchés par ce phénomène varie entre 4 et 15 ans. La plupart de ces kidnappings peuvent être attribués à des groupes terroristes en quête d’argent, selon des sources sécuritaires.
Le risque reste élevé
Dans une mise à jour très récente (fin janvier 2010), on signalera que les services du ministère français des Affaires étrangères s’appliquent à prévenir de nouveau que les menaces renouvelées d’Al-Qaïda au Maghreb, la persistance d’attaques menées par les groupes terroristes et la dangerosité accrue de la zone sahélienne, limitrophe de l’Algérie, aboutissent à ce que le risque terroriste reste élevé en Algérie. Toutefois, ce risque concerne également le Sud du pays selon ces instances diplomatiques françaises, qui laissent entendre que le danger vient également de la proximité des pays du Sahel (Mali, Mauritanie, Niger) où des enlèvements d’Occidentaux ont pu être constatés et peuvent se produire de nouveau, notamment pendant la saison touristique (octobre-avril). La connexion entre le terrorisme et les réseaux de trafic et de contrebande en Afrique du Nord et ses “manifestations métastatiques” dans la région du Sahel ont été relevées par des responsables africains lors d'un séminaire à Alger  organisé par le Centre africain d'études et de recherche sur le terrorisme qui est un organe rattaché à l'Union africaine (Caert).   La menace du terrorisme est, par conséquent, globale sur le continent et elle s'appuie sur toutes les formes de crimes transfrontaliers.
 “En règle générale, pour tout déplacement dans le Sud algérien, il est obligatoire d’utiliser exclusivement des agences de tourisme agréés par les autorités algériennes, de prêter une attention forte aux consignes de sécurité données sur place par les forces de sécurité algériennes, de ne surtout pas chercher à se soustraire à ces consignes et d’adopter en général un comportement aussi discret que possible”, insiste la note du ministère français, qui recommande par ailleurs d’éviter, pour le nord du pays, les axes secondaires et non surveillés et de ne pas circuler de nuit, en particulier en Kabylie où le risque d’action terroriste est le plus élevé. Banditisme, trafic de drogue, corruption, contrebande, enlèvements, tout cela fait bon ménage et constitue le crime organisé. Il est en phase de constitution, par ailleurs, sous la couverture de l’islamisme politique violent, notent les observateurs. Il ne concerne pas uniquement l’Algérie. Mais on sait ce qu’attire comme convoitises l’Algérie aujourd’hui. Il semble utile de le relever.
Source Horizons  Zoubir Ferroukhi
Le Pèlerin

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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 08:25

Ils ont bénéficié d’une formation spécialisée - 600 policiers pour sécuriser le futur métro d’Alger
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Le tout nouveau patron de la PJ d’Alger, Boualem Belassel, a déclaré que “la capitale, au vu des infractions qu’on enregistre au quotidien, est hautement sécurisée”. La petite et moyenne criminalité a sensiblement baissé par rapport à l’année précédente.
Le fonctionnement du métro d’Alger sera placé sous haute surveillance une fois que ce moyen de locomotion tant attendu par les Algérois voie le jour. Pas moins de 600 policiers, dont 400 ont déjà reçu une formation spécialisée, seront déployés pour sécuriser les bouches, les vastes allées souterraines et les rails du métro, afin que son exploitation maximale soit mise au même niveau que la prestation que prévoient les pouvoirs publics. Ben Aïni Mustapha, l’adjoint du chef de sûreté de la wilaya d’Alger, a affirmé, hier lors d’un point de presse animé à l’état-major de Bab-Ezzouar, que “ces policiers ont tous bénéficié d’une formation spécialisée. Il faut savoir que nos policiers n’ont jamais reçu de formation pour encadrer des infrastructures aussi lourdes dans les souterrains de nos villes. Du coup, ils seront appelés à faire face à des tâches dont les spécificités et la culture diffèrent totalement du travail en surface”. La sécurisation du métro d’Alger par la Sûreté nationale se fera également avec l’étroite collaboration de la direction du métro d’Alger, de la Protection civile et d’autres autorités compétentes dans la gestion du transport urbain. Toutefois, ce chiffre sera revu à la hausse dès que le métro d’Alger sera, une fois opérationnel, submergé de monde. Il faudra retenir qu’une dizaine de femmes font partie de cet effectif formé. Ce qui suggère une présence dissuasive et renforcée des policiers sous la houlette de la Police judiciaire (PJ) d’Alger que dirige Boualem Belassel, récemment installé à la tête de cette division. Celui-ci précisera d’ailleurs que la capitale va bien et rassure les Algérois quant à l’amélioration du climat sécuritaire dans le Grand-Alger. “La capitale, au vu des infractions qu’on enregistre au quotidien, est hautement sécurisée. Il m’arrive de constater de simples délits qui relèvent de faits anodins. Pour une capitale, c’est très important. Le déploiement et la bonne répartition de nos policiers sur le terrain ont donné des résultats positifs”, dira-t-il. En ce sens, la sûreté de wilaya a ouvert, en 2009, sept nouvelles sûretés urbaines de proximité pour sécuriser les nouveaux quartiers à forte densité populaire, comme à Sebala (El-Achour) ou encore à la cité Mokhtar-Zerhouni (ex-Les Bananiers).
Le travail de fond étant assuré, le mouvement associatif a également été mis à contribution afin d’apporter des solutions adéquates aux problèmes des jeunes dans les quartiers sensibles et difficiles de la capitale. En effet, 107 associations, en sus des comités de quartier et de cité, ont été sollicitées en 2009 par la police afin de se rapprocher de la jeunesse, les écouter et les orienter. Un travail de prévention qui a nécessité le déploiement de nouvelles cellules au niveau de certains commissariats de police afin de conjuguer les efforts avec le partenaire social.
Une prise en charge pas du tout évidente au vu de l’extension que connaît la capitale sur le double plan humain et croissance du parc automobile, ce qui rend parfois difficile la tâche des services de sécurité. Dans d’autres cas de figure, ce sont les citoyens qui ont saisi la sûreté de wilaya d’Alger afin d’ériger des commissariats de proximité, surtout à proximité des nouveaux sites de l’AADL réceptionnés. Les cadres de la sûreté de wilaya se réjouissent d’ailleurs de cette stratégie, notamment en ce qu’elle a apporté dans la lutte contre la consommation de stupéfiants et de psychotropes. Un bilan probant appuyé par les chiffres de l’année 2009 sachant que la police, en plus du travail de routine, a assuré 45 292 couvertures sécuritaires (matches, regroupements, marathons, manifestations culturelles, escortes, etc.).
La tendance de la petite et moyenne criminalité étant à la baisse, par rapport à l’année précédente, pas moins de 14 206 personnes ont été arrêtées et présentées devant la justice dans 39 412 affaires constatées en 2009 par la sûreté de wilaya d’Alger. Les coups et blessures volontaires (5 389 cas) et le vol à la roulotte (accessoires de voitures,  4 934 cas) prédominent dans ce bilan, suivis de menaces verbales, écrites ou à coups de communications téléphoniques et insultes et injures (près de 5 000 cas). Sur un autre chapitre, sur 799 véhicules volés, 427 ont été récupérés et restitués à leur propriétaire alors que 25 réseaux de malfaiteurs, sur les 26 qui ont sévi en 2009 à Alger, ont été démantelés. Idem concernant le vol de téléphones portables où la police a résolu 585 cas sur les 3 052 appareils volés, en sus de 701 individus qui ont été mis en cause. Enfin, au registre du trafic de drogue, les cadres de la sûreté de wilaya d’Alger estiment que les cas traités ont tous trait à la consommation avec 2 970 personnes arrêtées dans 1 338 affaires traitées et élucidées.
Source Liberté  Farid Belgacem
Le Pèlerin

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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 08:06

Algérie - Augmentation de salaires dans le secteur privé : « Éviter le mécontentement social »
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En s’engageant à mettre en application les recommandations de la tripartite tenue des 2 et 3 décembre 2009, concernant le renouvellement des conventions collectives « cadre » dans le secteur privé, les patrons entendent prendre en charge une des préoccupations majeures de leurs salariés dont les revenus ne sont plus en adéquation avec la cherté de la vie.
Contacté hier, à propos de ces changements à venir, Lahbib Yousfi, président de la Confédération générale des entreprises algériennes (CGEA), a estimé que « le comité de branches pour le secteur privé, installé dimanche dernier, devrait commencer à travailler incessamment pour rendre au mois de mai des propositions satisfaisantes pour les travailleurs ». Pour M. Yousfi, « il est important d’aller très vite vers la stabilisation sociale et éviter à tout prix le mécontentement social ». Il lie par ailleurs les prochaines négociations autour de la question des salaires avec « la finalisation prochaine du code du travail qui aidera, selon lui, les différents partenaires à mettre en place la convention cadre dans chaque secteur d’activité selon les engagements de la tripartite ». Le président de la CGEA relève aussi que « la convention de 2006 n’est plus valable, voire incompatible avec les principes de l’économie de marché et il est important d’effectuer les changements nécessaires par le biais des prochaines négociations ».
A propos de l’augmentation des salaires dans le secteur économique privé, le président de la CAP, Boualem M’rakech, a estimé pour sa part, à l’issue de l’installation du comité de branches, que la question des salaires est « la préoccupation de tous ». « Il faut trouver une voie et une démarche pour la protection de l’entreprise économique privée et de sa production », a affirmé encore M. M’rakech. Pour sa part, le patron de la CNPA, M. Naït Abdelaziz, a appelé ses pairs à « serrer les rangs et à remettre sur les rails l’économie nationale », se félicitant que le dialogue soit « amorcé dans le bon sens ». Il a relevé, toutefois, « l’importance de trouver des mécanismes pour ne pas bloquer l’entreprise ». De son côté, le président de la CIPA, Abdelaziz M’henni, a mis l’accent sur l’importance de sauvegarder l’emploi. Il a noté, dans ce contexte, que le chiffre actuel de 330 000 PME en Algérie est en deçà des possibilités existantes, estimant que l’on peut atteindre le chiffre d’un million d’entreprises.
Source El Watan Z.H.
Le Pèlerin

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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 07:57

Algérie - Tétanisée et sans direction opérationnelle : Sonatrach au ralenti
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Si Sonatrach n’est pas affectée dans ce qu’elle a d’essentiel, son fonctionnement est néanmoins perturbé. Seules les affaires courantes sont expédiées. Personne ne veut se risquer à prendre des initiatives. Les partenaires étrangers peinent à obtenir la moindre information et ne savent, la plupart du temps, pas à qui s’adresser. Cela fait bientôt un mois que le top management de la puissante compagnie pétrolière nationale, Sonatrach, a été décimé. Ebranlée par un « séisme » de corruption sans précédent, suivi de répliques qui ont secoué jusqu’au sommet de l’Etat, la compagnie traverse ainsi une « zone de turbulences » qui rend son pilotage incertain. Ce que vient de subir « l’Etat-Sonatrach » n’est pas sans conséquence sur son fonctionnement. A l’intérieur même de l’entreprise comme dans ses rapports avec ses partenaires nationaux et étrangers, la situation évolue au ralenti, de l’aveu même des concernés et d’observateurs avertis.
Selon un ancien cadre dirigeant de la compagnie, « le moral des troupes est au plus bas. Un climat de peur s’est installé parmi le personnel de l’entreprise ». Un état d’esprit qui risque de paralyser l’activité de la compagnie. Un ex-manager de Sonatrach assure : « Il faut dire que les responsables qui gèrent les affaires de Sonatrach vivent avec la peur au ventre. Depuis la décapitation du top management, personne ne veut prendre le risque de signer ou d’entreprendre une quelconque initiative. » Ce dernier souligne que « le management de l’entreprise est fait de sorte à terroriser les cadres ».
Il va sans dire que la phase très instable que traverse l’entreprise risque de lui porter un coup dur. Un coût aussi ? Notre interlocuteur est catégorique : « Tous les contrats où plane le moindre doute sont suspendus. » La situation est d’autant plus inquiétante pour les partenaires de la compagnie. Pour cet ancien dirigeant de Sonatrach, « les partenaires étrangers n’arrivent pas à obtenir la moindre information. Pis, ils ne savent même pas à qui s’adresser. Personne ne répond aux nombreuses sollicitations des partenaires de la compagnie. Nous sommes en période de flottement ». Un point de vue conforté par un autre spécialiste de la maison Sonatrach. S’exprimant sous le sceau de l’anonymat, celui-ci affirme que « les étrangers n’arrivent pas à obtenir de rendez-vous, les avis d’appel d’offres sont reportés. Idem pour la prospection. Abdelhafidh Feghouli, qui assure l’intérim, se contente d’expédier les affaires courantes ».
Cet état de fait n’est pas sans entamer l’image de marque de la compagnie. Pis, il fera perdre à l’entreprise des contrats faramineux si l’intérim devait perdurer. Certains vont même jusqu’à se demander : « qui gouverne le vaisseau Sonatrach ? » Il faut dire que depuis l’éclatement de ce scandale, certains pensent que ce n’est pas l’intérimaire qui se charge des dossiers lourds de la compagnie. « Tous les dossiers importants remontent au Premier ministre. Ouyahia s’en charge, on va vers plus de centralisation », croit savoir un spécialiste de l’entreprise. Alors, Sonatrach en « léthargie » ? Peut-être bien. Mais les rumeurs vont bon train sur la nomination d’un nouveau PDG. Va-t-on confirmer Abdelhafidh Feghouli dans ce poste ? Selon un connaisseur de Sonatrach, A. Feghouli « fera de son mieux pour arracher la confirmation. Il a déjà commencé à s’émanciper de son ministre.
Le ton a été donné lorsque Feghouli a décidé, contre la volonté de Chakib Khelil, de retirer les avocats de Sonatrach et de laisser les incriminés à leur sort ». Le PDG par intérim, qui était directeur des études à l’Institut algérien du pétrole de Boumerdès (IAP) jusqu’en 1996, date à laquelle il a rejoint la compagnie pétrolière en tant que responsable du département stratégie et planification, peut compter sur la conjoncture actuelle pour être confirmé. « Il n’est pas facile de trouver quelqu’un qui accepte de diriger la compagnie dans un tel contexte », a estimé un ancien PDG de Sonatrach. Un élément qui n’échappe pas à M. Feghouli. A un niveau plus haut, la gestion récente de Sonatrach suscite nombre de remarques au plan politique. Un observateur attentif de la scène politique et économique fait observer le nouveau rôle du Premier ministre dans la gestion de cette affaire. « Le ministre de l’Energie est étouffé par un Premier ministre qui lui reprend tous ses pouvoirs et la direction de Sonatrach qui tente de prendre ses distances vis-à-vis du ministre », croit-il savoir.
Chakib Khelil cartonne en matière « d’affaires » : BRC, la loi sur les hydrocarbures, les erreurs dans les choix stratégiques et le dernier scandale de corruption qui a ébranlé Sonatrach sont autant d’éléments qui provoqueraient sa chute. Dans cet embrouillamini où personne ne semble pouvoir donner d’orientation, le chef de l’Etat est fortement attendu. Certaines indiscrétions annoncent sa visite à Oran pour le 24 février prochain, qui coïncide avec la célébration du 39e anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures. Sa réponse sera-t-elle à la hauteur de cette symbolique ?
Source El Watan Hacen Ouali
Le Pèlerin

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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 00:28

7 La destruction du Catharisme et des Cathares 

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Le patriarche Bertrand Martin, après avoir donné sa béné­diction à tout son entourage, se mit à la disposition du Senéchal en prenant la tête du cortège. Le musée de Foix possède une sculpture qui montre, croit-on, la prise de Montségur ; on voit, devant les murailles qu’un ouvrier démolit avec un pic, un évêque mitré, la corde au cou, les mains liées, entre deux soldats.
Bertrand Martin de Catabelle et Raymond Agulier, évêques; Guillaume Jouanis et Martin Routlan, prêcheurs bien estimés; Mauran de Toulouse; Raymonde, femme du chevalier de Cuc, et aussi des diacres, sous-diacres, parfaits, etc., furent livrés à l’archevêque de Narbonne, Amélius. Au nombre de deux cent cinq, ils furent entassés sur le plateau où campait l’armée catholique, au col du Tremblement. L’archevêque leur demanda d’abandonner leurs croyances et de reconnaître le Pape et le Roi comme leurs seuls maîtres. Pas un n’eut la faiblesse de s’incliner, malgré les apprêts du supplice. Ils furent alors groupés dans un pré entouré de piquets et rempli de fagots auxquels on mit le feu. La tradition rapporte que presque tous se jetèrent dans les flammes volontairement. Ce grand brasier brûla jusqu’au soir, au milieu des gémissements des mourants. L’endroit où se consomma cet acte porterait le nom de Prat dfls Cremats (Pré des Brûlés).
Les seigneurs. leurs familles et tous les autres Cathares furent enchaînés, remis au sénéchal et conduits à Carcassonne où ils furent jugés et condamnés à la prison perpétuelle. Les notables de ces prison niers étaient Raymond de Péreilhe ; Jordan, son fils; Philippa. Alpaïs et Braïda, ses filles ; Guiraud de Rabat, son gendre; Bertrand de Péreilhe, son frère, et leurs serviteurs ; Béranger d’Avelanet ; Arnaud-Olivier, son fils Lombarde et Bcrnarde, .ses filles : Imbert de Salles, son gendre ; Guillaume de Bouan, d’Avelanet ; Arnaud Roger de Bqellissen, frère de Pierre Roger ; Cécile de Montserrat, sa femme ; Braïda, sa fille ; Aladaïs, sa< sœur ; Alzieu, Faïs et Othon de Massabrac, ses fils ; Guillaume d’Arvigna.
Les petits-fils de Raymond de Péreilhe échappèrent à la prison, car quelqu’un les emporta vers Foix, puis vers Usson, près de Quérigut.
Les murailles du Château de Montségur furent démolies jusqu’à la moitié de leur hauteur et la barbacane jusqu’au ras du sol. A peine si, aujourd’hui, on peut deviner l’emplacement de cette dernière.
Source : l’Ariège et ses Châteaux féodaux (éditions Résonances)
Suite : La destruction du Catharisme et des Cathares
Le Pèlerin
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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 00:07

Culture : Alger, un lieu, une histoire – Notre Dame d’Afrique - La Vierge noire
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La basilique Notre-Dame d’Afrique se dresse sur une esplanade dominant Bologhine (ex-Saint-Eugène) et toute la baie d’Alger. Sur cette placette trône la statue en bronze du cardinal Lavigerie (œuvre de J. Vezien) érigée en 1925, à l’occasion du centenaire de sa naissance.
Une croix de quatre tonnes
La construction de Notre Dame d’Afrique décidée par Mgr Pavy (vicaire lyonnais promu évêque d’Alger) dura de 1858 à 1872, sous la direction de l’architecte diocésain Jean-Eugène Fromageay. Ce dernier l’a conçu dans un style néobyzantin et néomauresque. Agrémentée d’un dôme culminant à 48 m de hauteur et surmonté d’une croix de quatre tonnes, Notre Dame d’Afrique fut consacrée par le cardinal Lavigerie, alors archevêque d’Alger, le 2 juillet 1872.
Ex-Voto
Dans l’enceinte de cette basilique, des centaines de plaques  d’ex-Voto son visibles sur les parois. Parmi elles, celle de l’astronaute américain Frank Borman qui visita ce monument en 1970.
La Vierge noire
Au centre du chœur trône la statue de la Vierge Marie drapée dans une tenue traditionnelle algérienne. Cette statue est désignée également par la Vierge noire à cause de la couleur sombre du bronze qui a noirci sous l’effet du temps. La Vierge noire fut offerte en mai 1840 par les Dames du Sacré- Cœur de Lyon à Mgr Dupuch, premier évêque d’Alger. Des dalles funéraires dont celles du cardinal Etienne Duval et de Mgr Pavy sont disposées autour du chœur.
Source Le Soir s’Algérie Sabrinal
sabrinal_lesoir@alger.fr
Le Pèlerin

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