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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 12:19

L'état accepte d'étendre la taxe carbone aux gros pollueurs
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La taxe carbone avait été censurée par le Conseil constitutionnel en décembre, celui-ci estimant qu'elle rompait le principe d'égalité devant l'impôt en exemptant les industriels, également gros émetteurs de gaz à effet de serre.
IMPOTS - Le dispositif entrera en vigueur avec six mois de retard, le 1er juillet...
L'année a commencé avec six mois d'économies d'impôt pour les Français. La taxe carbone, qui aurait dû s'appliquer aux énergies à compter du 1er janvier (5 centimes par litre de fioul ou de carburant et 3,14 euros par mégawattheure (MWh) de gaz), pour inciter les ménages et les entreprises à consommer moins, entrera en vigueur à partir du 1er juillet, a annoncé hier le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel. Retour sur un dossier chaud.
A quoi servira la taxe carbone?
Oublié depuis le Grenelle de l'environnement en 2007, ce nouvel impôt est devenu la marotte de Nicolas Sarkozy après le succès des Verts aux élections européennes, au printemps 2009. Mais la réforme, comparée à l'abolition de la peine de mort par le président de la République, a vite suscité la cacophonie à droite comme à gauche. Faiblesse du montant (17 euros la tonne contre 109 euros en Suède), objectif flou (baisse d'impôt ou pollueur-payeur), hypocrisie (exonération de l'électricité) ou encore inégalités (notamment pour les salariés dépendants de la voiture) : chaque volet a fait l'objet de violentes controverses, rythmées par des prises de bec et des rétropédalages. A deux jours du Nouvel An, l'invention du gouvernement a subi un ultime camouflet en se voyant annulée par le Conseil constitutionnel.
Qu'est-ce qui n'était pas constitutionnel?
Le Conseil a finalement donné raison à la formule consacrée par le Parti socialiste: «un impôt inefficace et injuste». Les sages ont jugé que le prélèvement ne permettrait pas de diminuer les émissions françaises de gaz à effet de serre, puisque 93% des émissions d'origine industrielle n'étaient pas concernées par la taxe.
Par ailleurs, les juges ont sanctionné la rupture du principe d'égalité devant l'impôt, du fait que ceux qui polluent le plus (centrales thermiques, raffineries, cimenteries, cokeries, transports aérien et routier, agriculteurs, etc.) auraient bénéficié de nombreuses exemptions.
Que va changer le gouvernement?
«Nous ne pouvons pas prendre le risque d'une nouvelle censure»: la prochaine mouture, qui sera présentée en Conseil des ministres le 20 janvier, se conformera à la décision du juge constitutionnel, a assuré hier la ministre de l'Economie au quotidien économique Les Echos. Toutefois, le gouvernement a précisé qu'il conservera les tarifs réduits pour «les professionnels les plus exposés», comme les pêcheurs.
Concernant les autres entreprises, et notamment l'industrie lourde, Bercy a promis qu'elles ne seraient pas désavantagées par rapport à d'autres pays. Le nouveau système pourrait même favoriser celles qui investissent pour réduire leurs émissions. De quoi rendre encore plus complexe un impôt déjà accusé d'être illisible.
Le gouvernement a en effet suscité la perplexité, à la rentrée, en décidant de rendre aux ménages les 2,2 milliards d'euros de taxe payés pour rouler, se chauffer et cuisiner. Cette «redistribution» prendra la forme d'un forfait de 46 euros par adulte (augmenté pour les familles et les périurbains).
A cause du Conseil constitutionnel, l'Etat risque encore de devoir renoncer à une bonne partie des 2 milliards d'euros de recettes restantes, qui étaient pourtant censées compenser en partie la suppression de la taxe professionnelle.
Source 20minutes.fr Angeline Benoit
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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 11:53

Grands scandales financiers et généralisation de la corruption
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Le phénomène de la corruption et les grands scandales financiers intéressent enfin les députés de l’opposition.

Intrigué par la passivité de la justice face à ce grand mal dont la presse nationale fait ses choux gras ces derniers mois, le RCD décide d’interpeller le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Tayeb Belaïz. En effet, le député de Tizi Ouzou, Hakim Sahab, a adressé, lundi dernier, une question orale au premier responsable de la justice lui demandant de rendre public le bilan des scandales financiers ayant touché les grands projets lancés ces dernières années dans le pays. « Les citoyens s’interrogent sur les raisons du silence de la justice face à la généralisation de la corruption qui siphonne les budgets colossaux consacrés à la réalisation des grands projets. Ils se demandent également pourquoi il n’y pas eu d’enquêtes sérieuses et approfondies pour déterminer les vrais responsables sur cette situation et quelles sont les raisons qui font que la corruption touche à tous les projets et avec beaucoup de facilité », souligne l’élu du RCD dans l’introduction de sa question, élaborée conformément à l’article 134 de la Constitution et les articles 68, 69, 70 et 71 de la loi organique relative au fonctionnement de l’APN et sa relation avec le gouvernement.
La question de Hakim Sahab porte en particulier sur l’indifférence de la justice face à des crimes financiers qui défrayent la chronique. « Pourquoi le procureur de la République ne s’autosaisit-il pas automatiquement, comme le stipule la loi, pour ouvrir des enquêtes sur les grands scandales ? », demande-t-il. Poursuivant, M. Sahab se demande si les autorités, en particulier le ministère de la Justice, n’auraient pas instruit les juges de ne pas intervenir devant cette situation. « Le ministère de la Justice a-t-il demandé aux juges de n’entreprendre aucune poursuite judiciaire sans l’aval de la tutelle ? », s’interroge-t-il. En posant cette question, Hakim Sahab relève également les défaillances dans les enquêtes judiciaires lancées. Des procédures judiciaires à l’issue desquelles « seuls des subalternes sont condamnés ». De nombreuses affaires de corruption évoquées par la presse nationale, tel le scandale de la Générale des concessions agricoles (GCA) et, plus récemment, celui de l’autoroute Est-Ouest, sont restées sans suite. Les parlementaires, habilités par la loi à demander l’ouverture des enquêtes sérieuses sur la question, n’ont pas encore réagi.
Ils se sont contentés de simples dénonciations qui ne sont pas en mesure de gêner les corrompus et les corrupteurs. La question de Hakim Sahab pourrait donner l’occasion au ministre de la Justice d’informer l’opinion publique nationale sur ces questions et de révéler les résultats des enquêtes lancées. Toutefois, on ne sait s’il y aura réponse et quand. Car cette question devra d’abord suivre tout un processus avant d’atterrir sur le bureau de Tayeb Belaïz. Elle devra être, en premier lieu, examinée par le bureau de l’APN qui doit juger si elle est recevable dans la forme. De plus, la réponse risque d’être retardée puisqu’elle est tributaire de l’agenda du ministre : la programmation des réponses des membres du gouvernement aux questions des députés se fait toujours en fonction de leur disponibilité. Hakim Sahab interpelle également le ministre de la Justice sur un deuxième sujet relatif à la publication des décisions de la Cour suprême et du Haut-Conseil d’Etat. Des décisions qui, selon lui, ne sont pas accessibles à tout le monde.
Source El Watan Madjid Makedhi
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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 11:47

La contestation gagne la zone industrielle
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La tension monte et la protestation fait tache d’huile dans la zone industrielle de Rouiba : quelque 2000 travailleurs de la SNVI et de plusieurs autres unités de ladite zone ont marché hier matin sur la ville. Ils ont été bloqués à l’entrée de Rouiba, juste devant l’usine de Coca-Cola, où a été dressé un insurmontable mur des forces antiémeute. Bouclier et matraque à la main, les policiers restaient impassibles sur la limite faite à la foule des manifestants. Le premier choc entre la foule et les forces de l’ordre a fait 3 blessés légers parmi les travailleurs. L’un d’eux a été évacué à l’hôpital de la ville suite à des blessures à la jambe.
Excepté cet incident, la manifestation s’est déroulée dans le calme et les travailleurs dénoncent « une tentative de manipulation de quelques voyous qui ont essayé de s’infiltrer parmi nous pour dévier notre action ». Dissuadés de marcher plus loin dans la ville, les manifestants se sont arrêtés à ce niveau, préférant ne pas laisser faire déborder leur action. « Nous ferons tout pour continuer à manifester dans le calme, même si nous sommes malmenés. Notre mouvement est juste, il se doit d’être pacifique », nous lance-t-on dès notre premier contact avec les manifestants. Ceci en guise de réponse à l’impressionnant dispositif de sécurité déployé sur la route empruntée par les marcheurs. Car pas moins d’une quarantaine de véhicules de police, dont des fourgons de transport des forces antiémeute, étaient stationnés le long de cet axe. Un syndicaliste rencontré sur place nous a déclaré que l’effet boule de neige ne s’est pas limité à la zone industrielle de Rouiba, mais s’est « étendu à d’autres régions du pays avec l’adhésion des travailleurs des autres unités de la SNVI dans diverses localités comme Hussein Dey, Sidi Moussa, Annaba et Tiaret ». Pour empêcher le mouvement de prendre plus d’ampleur, les forces de sécurité ont dressé un barrage à Reghaïa et dissuadé les travailleurs de Anabib qui voulaient rejoindre la manifestation. « Les forces de l’ordre les ont bloqués juste devant leur usine. Ils adhèrent eux aussi au mouvement, ils n’ont malheureusement pas pu être parmi nous aujourd’hui. Mais ça viendra », ajoute notre interlocuteur. Dans les alentours de l’endroit où était cernée la foule, un impressionnant dispositif de sécurité a été déployé. Sur les banderoles, on pouvait lire, entre autres slogans : « Halte au sabotage de la SNVI », « Où va la SNVI ? » et « La vie est chère, non aux salaires de misère ». Les manifestants scandaient des slogans hostiles aux pouvoirs publics et à la centrale syndicale qu’ils accusent de les avoirs livrés au diktat du gouvernement. Ils ont agrémenté leur action de chants patriotiques et de l’hymne national pour dire tout leur « souci de préserver le pays de toute décision ou action nuisible ». Mais c’est surtout « El Djeich, Echaâb maâk ya SNVI » (le peuple et l’armée sont aux côtés de la SNVI) et « Oulach smah oulach » (pas de pardon - qui est un slogan hérité de la révolte de Kabylie de 2001) qui revenaient plus souvent.
Hier, les syndicalistes locaux de l’UGTA étaient aux côtés des travailleurs dans la rue. Ce sont eux qu’on a vus aux premiers rangs et dans la foule parlant aux manifestants. Les freins que leur avaient mis leurs chefs dans l’organisation de Sidi Saïd les empêchaient d’accompagner le mouvement dès le début ou de l’initier. Ils ont même été instruits d’œuvrer de sorte à contenir la foule. Ce qu’ils ont fait durant les trois premiers jours en invitant les travailleurs à reprendre l’activité et en leur promettant de régler leurs problèmes. Mais avec l’ampleur qu’a prise la protestation, ils n’avaient plus qu’à suivre s’ils ne voulaient pas perdre totalement ce qui leur restait de crédibilité. « Nous ne voulons pas de Sidi Saïd ici, il lui suffit de nous avoir vendus », nous disaient des travailleurs très en colère contre le patron de l’UGTA. Un manifestant ajoute ironiquement : « Voilà la ‘victoire des travailleurs’ pour reprendre les propos qu’il ont tenus à l’issue de la dernière tripartite » pour qualifier les accords passés avec le gouvernement en désignant la foule qui criait sa colère. « Nous ne sommes pas dupes. Nous savons que sa citation dans l’affaire Khalifa suite au dépôt de l’argent du syndicat dans ses banques pèse beaucoup dans ses prises de décision. Les décideurs le tiennent et le font chanter ; le monde du travail et l’opinion publique en général l’ont définitivement classé », déclare un autre. Son camarade atténue un peu ses déclarations en concédant : « S’il vient ici, ce doit être pour nous présenter des excuses. » Un autre rappelle : « Nous avons commencé par un rassemblement des cadres syndicaux devant le siège de l’union locale de Rouiba. Nous devions ensuite aller nous rassembler devant le siège de la centrale syndicale à Alger, mais Sidi Saïd nous a carrément interdit d’organiser cette manifestation prévue pour le 20 décembre dernier. En réaction à cela, nous avons décidé d’agir à notre niveau de manière graduelle : grève, rassemblement devant la SNVI, blocage de la RN5 et marche sur Rouiba successivement en quatre jours. La prochaine action sera plus radicale. »
Dans la foule, nous avons vu des travailleurs de Mobsco aux côtés de ceux de la SNVI, et des syndicalistes nous ont cité Cammo, Tameg, Baticim, Hydroaménagement, ENAD et MAGI entres autres entreprises dont les travailleurs ont rejoint les rangs de la contestation. « Toutes les entreprises publiques de cette zone adhèrent à la grève. Il y a des travailleurs qui ont pu sortir manifester et il y en a qui n’ont pas pu le faire. Soit par peur, soit ils sont intimidés. Nous-mêmes avons été destinataires de questionnaires de la part de la direction sur ces journées de grève. Notre action est assimilée à un abandon de poste, mais cela ne nous impressionne pas », nous disent les travailleurs de la SNVI. Tous les manifestants avec qui nous avons discuté sont unanimes à dénoncer l’insuffisance de leurs salaires et la nouvelle loi de départ à la retraite. « Nous considérons les décisions prises lors de la dernière tripartite comme étant nulles et non avenues. Nous réclamons une augmentation conséquente des salaires et le droit de partir à la retraite quand nous sentons que nos forces sont sérieusement réduites. Nous travaillons dans des conditions qui ne nous permettent pas de tenir jusqu’à 60 ans. A moins que le gouvernement aimerait nous emmener d’ici tout droit au cimetière », exprime un animateur du mouvement. Un avis que partagent les responsables du syndicat d’entreprise, comme Zetoutou et Messaoudi, pour qui toute revalorisation des salaires passe inévitablement par l’abrogation de l’article 87 bis du code du travail qui rend ineffectives les augmentations. Vers 14h, les manifestants se sont dispersés dans le calme en se donnant rendez-vous pour aujourd’hui. « Nous allons poursuivre la grève et tout faire pour amplifier le mouvement jusqu’à ce que le gouvernement réponde positivement à nos revendications », nous dit-on.
Source El Watan Kamel Omar
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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 11:37

Algérie - Tramway et métro d'Alger: Ce n'est pas encore le bout du tunnel
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Depuis quelques années, le gouvernement a lancé ou envisage de lancer nombre de lignes de tramways dans les plus grandes villes du pays, mais aussi à travers d'autres qui connaissent un développement fulgurant à la faveur du programme quinquennal du président de la République.
De prime abord, l'objectif avéré des autorités est d'atténuer la crise de transport : des milliers de bus assurent tant bien que mal et souvent dans l'anarchie la plus totale, la tâche de transporter des citoyens d'un lieu à un autre. Ce n'est bien évidemment pas la seule raison. Rattraper le temps perdu dans un secteur aussi stratégique a été l'une des priorités tracées dans le programme présidentiel de relance économique. Le monde avait changé et notre pays, qui luttait pour sa survie durant les années de terrorisme, a accusé un retard très handicapant. Le lancement du projet de réalisation du métro d'Alger et du tramway dans les centres urbains s'avérait une nécessité pour l'image de l'Algérie devenue « fréquentable » en lançant des projets de plusieurs milliards de dollars.
Le défunt ministre des Transports, Mohamed Maghlaoui, a travaillé sans relâche durant des années de suite pour mettre sur les rails tous ses projets auxquels le chef de l'Etat accordait une importance particulière. Son successeur, Amar Tou, qui était à la tête du département de la Santé, héritera ainsi de cette tâche qui consiste à poursuivre les travaux pour concrétiser des projets considérés parmi les plus importants du pays. Le métro et le tramway représentent un signe de modernité, diront tous les spécialistes.
Amar Tou avait annoncé dernièrement devant l'Assemblée populaire nationale (APN) que le secteur réceptionnera 6.561 km de nouvelles lignes d'ici l'année 2014. Outre le projet de réalisation d'une ligne à grande vitesse et de l'extension du métro d'Alger, le ministre des Transports évoque le projet de création du réseau du tramway, dont l'extension des lignes est prévue dans les « prochaines années » à Alger, Oran et Constantine.
Amar Tou a également cité devant les parlementaires les études relatives à la réalisation d'autres lignes de tramways dans six autres wilayas dans le cadre du quinquennat 2010-2014. En fait, c'est une véritable dynamique qui s'installe dans le secteur avec l'injection de milliards de dollars pour faire vite et surtout bien.
Mais en parallèle, le lancement de tous ces projets d'une manière quasi simultanée a provoqué sans exagération une véritable « clochardisation » de nos cités. Partout où les travaux du tramway sont lancés, on assiste, impuissants, à la transformation de nos centres urbains, défigurés, où l'asphalte se mêle à la boue et où le piéton se dispute le peu d'espace qui reste encore avec l'automobiliste. Cela dure depuis l'année 2006, date du lancement des travaux.
A Bab Ezzouar, à l'Est d'Alger, à titre d'exemple, les travaux d'extension de la ligne du tramway s'éternisent et les citoyens commencent à s'impatienter. Les automobilistes doivent circuler sur les trottoirs pour éviter les grillages qui séparent des lignes du tramway. Située au coeur de l'une des principales artères de Bab Ezzouar, cette ligne d'extension a complètement déformé l'image d'une ville qui ressemble désormais à un «douar» oublié.
Très souvent, le chantier, dont les travaux sont confiés à une entreprise française, s'arrête subitement. Les ouvriers ne donnent pas signe de vie parfois durant plusieurs jours, sans raison apparente, ce qui renseigne sur la « cadence » des travaux de ce chantier qui commence à peser sur les habitants. On ne peut plus parler de cadre de vie tellement il n'existe plus. Au niveau de Mohammedia (ex-Cinq Maisons), des dizaines de commerçants ont fermé boutique à cause des travaux. Il y a quelque années pourtant, l'endroit, réputé pour ses restaurants, était la destination favorite des familles algéroises, mais aussi de voyageurs qui n'hésitaient pas à s'arrêter pour déguster du poulet sur la braise, une spécialité dont se targuaient les restaurateurs de ce côté de l'Algérois.
Aujourd'hui, toute la région est tellement hideuse que personne ne passe par là. D'ailleurs, dans certains endroits, entre les lignes de tramway et les habitations, à peine un mètre de distance séparent les deux. Certains habitants ne cachent pas leurs inquiétudes devant cette «proximité», une fois le tramway mis en service.
En allant plus loin vers Bordj El-Kiffan, c'est le même spectacle. La cité est « éventrée » par les travaux du tramway. Station balnéaire, fréquentée par des dizaines de milliers de touristes chaque année, Bordj El-Kiffan ne respire plus et constitue une véritable « plaie béante ». L'animation qui caractérisait cette station balnéaire a complètement disparu.
Quant au métro d'Alger qui a englouti des milliards, la date de sa réception n'est pas encore arrêtée. Pourtant, des promesses ont été faites sur « l'inauguration imminente » de ce métro, le premier dans notre pays. Son inauguration avait pourtant été promise pour l'été 2009 par le ministre des Transports Amar Tou à l'occasion de la réception en octobre 2008 de la première rame du métro d'Alger. Même le directeur du projet du métro d'Alger, Philippe Sauvard, avait avancé les mêmes assurances sur la mise en service de ce métro pour l'année 2009. En fait, chaque année, des dates sont avancées par les responsables en charge du secteur sur la réception du métro et du tramway, qui constitue pourtant l'une des priorités du gouvernement, mais cela s'apparente malheureusement à un voeu pieux. Rien ne filtre du côté du ministère des Transports sur les raisons de ces retards qu'accusent ces deux projets.
Pourquoi tant de retards inexpliqués ? Les cahiers des charges ont-ils été respectés ? Ce sont là quelques questions qui ne trouvent pas réponse pour l'heure. Nous avons sollicité le ministère des Transports pour avoir des explications, mais en vain.
Source Le Quotidien d’Oran Z. Mehdaoui
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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 11:30

Economie - Méditerranée : La France veut sauver l’UPM
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La France qui a perdu son rang de partenaire incontournable au Sud et l’Egypte tentent de «réveiller» l’Union pour la Méditerranée (UPM).
Un projet en  panne depuis l’intervention militaire israélienne à Ghaza fin 2008-début 2009. Faute de pouvoir organiser une réunion entre tous les membres de l’Union, Bernard Kouchner qui a reçu à Paris le 29 novembre 2009 ses homologues égyptiens et espagnols, était hier au Caire pour rencontrer ces derniers et les ministres tunisien et jordanien des Affaires étrangères. Même si ce faible nombre de participants vaut constat : sur les 43 présents au sommet fondateur de Paris, 5 seulement semblent motivés pour donner un second souffle à ce projet qui promet de «transformer la Méditerranée en un espace de paix, de démocratie, de coopération et de prospérité», Nicolas Sarkozy ne désespère pas de réunir pendant la présidence espagnole de l’Union européenne un sommet en juin 2010 à Barcelone et d’installer le secrétariat général dans la capitale catalane.
Même si un consensus se serait dégagé au Caire sur le Jordanien Ahmed Massadeh comme SG de l’UPM en attendant une confirmation lors d’une réunion prévue à Bruxelles le 12 janvier prochain, l’UPM aura du mal à démarrer pour «les problématiques politiques» du Moyen-Orient. «Tant que le conflit israélo-palestinien ne sera pas réglé, l’UPM ne peut pas avoir son plein élan, notamment sur les plans politique et sécuritaire», reconnaît Nasser Ahmed Kamel, l’ambassadeur d’Egypte en France. «Il reste de petits problèmes entre certains ministres des Affaires étrangères», déclare Kouchner convaincu que l’UPM est «une grande idée». Sur le terrain, l’arrivée d’un ministre israélien des Affaires étrangères ultranationaliste, Avigdor Lieberman, continue de servir de repoussoir à «ses» homologues arabes qui refusent de s’asseoir à la même table que lui, - une réunion des chefs de la diplomatie des pays de l’UPM prévue en novembre a dû être reportée sine die en raison de ce différend- et la Turquie soupçonne toujours la France d’avoir un «agenda caché» pour la tenir en marge de l’Union européenne.
Source Horizons Djamel B.
Le Pèlerin

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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 10:39

«L’étranger» au calvaire colonial des Algériens
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« (...) Car il y a seulement de la malchance à n’être pas aimé: il y a du malheur à ne point aimer. Nous tous, aujourd’hui, mourons de ce malheur. C’est le sang, les haines décharnent le cœur lui-même; la longue revendication de la justice épuise l’amour qui pourtant lui a donné naissance...» Albert Camus
On a souvent parlé de Camus comme d’un Français contre l’indépendance de l’Algérie et pendant des années, il était tabou. Les rares intellectuels algériens qui en parlent le font avec des précautions oratoires pour ne pas s’attirer les foudres du consensus révolutionnaire ambiant. Souvenons-nous de la phrase: «Entre ma mère et la justice, je choisirai ma mère.» S’il est vrai que la phrase qui fait débat est souvent citée hors de son contexte, s’il est vrai aussi que comme tout «méditerranéen», Camus aimait beaucoup sa mère, il est possible que Camus, dans le contexte difficile de la guerre, eut à faire un choix douloureux qui lui fait préférer la France à la justice à rendre à ceux qui la réclament. Avec le temps et l’apaisement des douleurs, voici le temps de l’anamnèse. On commence à trouver à Camus quelques talents et même certains s’en réclament voire à tort se l’approprient. Camus l’Algérien! L’était-il ?
Nous allons tracer le parcours atypique d ’Albert Camus qui eut deux vies, celle vécue dans sa terre natale l’Algérie et celle en «Métropole» où il sera amené à prendre faits et causes pour la France coloniale. Le 7 novembre 1913 naissait Albert Camus à Mondovi, petit village près de Annaba. Albert Camus, élevé par sa mère mais surtout par une grand-mère autoritaire, «apprend la misère» dans le quartier populaire de Belcourt, à Alger où ils ont émigré: «La misère m’empêcha de croire que tout est bien sous le soleil et dans l’histoire; le soleil m’apprit que l’histoire n’est pas tout.» Sa mère, Catherine Sintès, d’origine espagnole, fait des ménages pour nourrir ses deux fils. Camus éprouve pour elle une affection sans bornes. Camus entre au lycée Bugeaud d’Alger en 1924. En 1930 il passe son baccalauréat. Premières atteintes de la tuberculose, maladie. En 1934 il adhère au parti communiste. En 1937 il doit rompre avec le parti communiste qui le somme de réviser ses convictions, favorables aux revendications musulmanes.
Un parcours atypique
Camus fonde, avec Pascal Pia qui en est l’instigateur, le journal Alger républicain qui, aussitôt, tranche avec le silence complice des autres quotidiens. Camus fait scandale par ses prises de position contre l’oppression coloniale, contre une tutelle qui maintient dans la misère et l’asservissement le peuple musulman, il publie, dans les colonnes d’Alger républicain, puis de Soir républicain, organe du Front populaire, plus de cent articles: politique locale ou nationale, chroniques judiciaires et littéraires, reportages, dont l’important Misère de la Kabylie. (1)
Si les écrits de Camus sur la misère sont indéniablement accablants, on ne connaît pas dans le fond la position de Camus concernant la tentative de génocide de 1945. Albert Camus est mort en janvier 1960, au moment où l’option de la négociation avec le FLN pour préparer l’indépendance de l’Algérie commençait à être envisagée par le général de Gaulle. On ne sait pas comment il aurait réagi s’il avait vécu en 1960, 1961 et 1962, à un moment où chacun a eu à choisir entre cette acceptation de l’indépendance et l’option du putsch et de l’OAS. Quoi qu’il en soit, les textes qu’il a écrits en mai 1945 pour le journal Combat montrent son estime et sa grande attention aux populations arabes déshéritées, ainsi que sa conviction qu’il s’agit «de faire jouer à leur propos les principes démocratiques que nous réclamons pour nous-mêmes.» Voici des extraits de ces textes: «[...] Sur le plan politique, je voudrais rappeler aussi que le peuple arabe existe. Je veux dire par là qu’il n’est pas cette foule anonyme et misérable où l’Occident ne voit rien à respecter ni à défendre. Il s’agit au contraire d’un peuple de grandes traditions et dont les vertus, pour peu qu’on veuille l’approcher sans préjugés, sont parmi les premières Ce peuple n’est pas inférieur, sinon par la condition de vie où il se trouve, et nous avons des leçons à prendre chez lui, dans la mesure même où il peut en prendre chez nous. Trop de Français, en Algérie ou ailleurs, l’imaginent par exemple comme une masse amorphe que rien n’intéresse. (...) Tout ceci, en tout cas, doit nous apprendre à ne rien préjuger en ce qui concerne l’Algérie et à nous garder des formules toutes faites. (...)»(1)
Pour Camus les massacres de 1945 sont un simple ras-le-bol social et économique et il apporte ce faisant, des remèdes superficiels: «L’Algérie de 1945 est plongée dans une crise économique et politique qu’elle a toujours connue, mais qui n’avait jamais atteint ce degré d’acuité. Dans cet admirable pays qu’un printemps sans égal couvre en ce moment de ses fleurs et de sa lumière, des hommes souffrent de faim et demandent la justice. Ce sont des souffrances qui ne peuvent nous laisser indifférents, puisque nous les avons connues. Au lieu d’y répondre par des condamnations, essayons plutôt d’en comprendre les raisons et de faire jouer à leur propos les principes démocratiques que nous réclamons pour nous-mêmes. (..)Un peuple qui ne marchande pas son sang dans les circonstances actuelles est fondé à penser qu’on ne doit pas lui marchander son pain. [...] Les massacres de Guelma et de Sétif ont provoqué chez les Français d’Algérie un ressentiment profond et indigné. La répression qui a suivi a développé dans les masses arabes un sentiment de crainte et d’hostilité. (...) Tout ce que nous pouvons faire pour la vérité, française et humaine, nous avons à le faire contre la haine. A tout prix, il faut apaiser ces peuples déchirés et tourmentés par de trop longues souffrances. Pour nous, du moins, tâchons de ne rien ajouter aux rancœurs algériennes.»(1)
L’écrivain américain Edward Saïd va à contresens de la doxa laudative concernant Camus. Il décèle dans son oeuvre un plaidoyer sincère pour la colonisation européenne à l’instar de Joseph Conrad ou de Rudyard Kipling. Ecoutons-le: Albert Camus est le seul auteur de l’Algérie française qui peut, avec quelque justification, être considéré comme d’envergure mondiale. (...) Camus joue un rôle particulièrement important dans les sinistres sursauts colonialistes qui accompagnent l’enfantement douloureux de la décolonisation française du XXe siècle.
C’est une figure impérialiste très tardive: non seulement il a survécu à l’apogée de l’empire, mais il survit comme auteur «universaliste», qui plonge ses racines dans un colonialisme à présent oublié. (...)(2)
O’Brien, dans un livre qui ressemble beaucoup à l’étude de Raymond Williams sur Orwell, écrit: Il est probable qu’aucun auteur européen de son temps n’a si profondément marqué (...) De plus, Joseph Conrad et Camus ne sont pas les représentants d’une réalité aussi impondérable que la «conscience occidentale», mais bien de la domination occidentale sur le monde non européen. Conrad exprime cette abstraction avec une force qui ne trompe pas, dans son essai Geography and Some Explorers. Il y célèbre l’exploration de l’Arctique par les Britanniques puis conclut sur un exemple de sa propre «géographie militante»: J’ai posé le doigt au beau milieu de la tache, alors toute blanche, qu’était l’Afrique, et j’ai déclaré: «Un jour j’irai là-bas.» Il y est allé, bien sûr, et il reprend le geste dans Au cœur des ténèbres.(2)
Le colonialisme occidental, qu’O’Brien et Conrad se donnent tant de mal pour décrire, est, premièrement, une pénétration hors des frontières européennes et dans une autre entité géographique. Deuxièmement, il ne renvoie nullement à une «conscience occidentale» anhistorique «à l’égard du monde non occidental»: l’écrasante majorité des indigènes africains et Indiens ne rapportaient pas leurs malheurs à la «conscience occidentale», mais à des pratiques coloniales très précises comme l’esclavage, l’expropriation, la violence des armes. C’est une relation laborieusement construite où la France et la Grande-Bretagne s’autoproclamaient l’«Occident» face aux peuples inférieurs et soumis du «non-Occident», pour l’essentiel inerte et sous-développé. (...) Car, si regrettable qu’ait été le comportement collectif des colons français en Algérie, il n’y a aucune raison d’en accabler Camus. (...)(2)
Allant plus loin que la plupart des critiques, O’Brien observe que le choix n’est pas innocent: bien des éléments de ces récits (par exemple le procès de Meursault [dans L’Etranger]) constituent une justification furtive ou inconsciente de la domination française, ou une tentative idéologique de l’enjoliver....) Lorsque son œuvre évoque en clair l’Algérie contemporaine, Camus s’intéresse en général aux relations franco-algériennes telles qu’elles sont, et non aux vicissitudes historiques spectaculaires qui constituent leur destin dans la durée. (...) Il faut donc comparer les assertions et présupposés de Camus sur l’histoire algérienne avec les histoires écrites par des Algériens après l’Indépendance, afin d’appréhender pleinement la controverse entre le nationalisme algérien et le colonialisme français. (...) L’écriture de Camus est animée par une sensibilité coloniale extraordinairement tardive et en fait sans force, qui refait le geste impérial en usant d’un genre, le roman réaliste, dont la grande période en Europe est depuis longtemps passée. (...)(2)
Même si, selon tous ses biographes, Camus a grandi en Algérie en jeune Français, il a toujours été environné des signes de la lutte franco-algérienne. Il semble en général les avoir esquivés (..). Quand, dans les dernières années de sa vie, Camus s’oppose publiquement, et même violemment, à la revendication nationaliste d’indépendance algérienne, il le fait dans le droit-fil de la représentation qu’il a donnée de l’Algérie depuis le début de sa carrière littéraire, même si ses propos font alors tristement écho à la rhétorique officielle anglo-française de Suez. Ses commentaires sur le «colonel Nasser», sur l’impérialisme arabe et musulman, nous sont familiers, mais le seul énoncé politique, d’une intransigeance totale, qu’il consacre à l’Algérie dans ce texte apparaît comme un résumé sans nuance de tout ce qu’il a écrit antérieurement: «En ce qui concerne l’Algérie, l’indépendance nationale est une formule purement passionnelle. Il n’y a jamais eu encore de nation algérienne. Les juifs, les Turcs, les Grecs, les Italiens, les Berbères auraient autant de droit à réclamer la direction de cette nation virtuelle. Actuellement, les Arabes ne forment pas à eux seuls toute l’Algérie. L’importance et l’ancienneté du peuplement français en particulier suffisent à créer un problème qui ne peut se comparer à rien dans l’histoire. Les Français d’Algérie sont eux aussi et au sens fort du terme des indigènes. Il faut ajouter qu’une Algérie purement arabe ne pourrait accéder à l’indépendance économique sans laquelle l’indépendance politique n’est qu’un leurre. (...)»(2)
Quelle différence, conclut Saïd, d’attitude et de ton dans le livre de Pierre Bourdieu, Sociologie de l’Algérie publié, comme L’Exil et Le Royaume, en 1958: ses analyses réfutent les formules à l’emporte-pièce de Camus et présentent franchement la guerre coloniale comme l’effet d’un conflit entre deux sociétés. (...) Camus confirme donc et raffermit la priorité française, il ne condamne pas la guerre pour la souveraineté livrée aux musulmans algériens depuis plus d’un siècle, il ne s’en désolidarise pas. Au centre de l’affrontement, il y a la lutte armée, dont les premiers grands protagonistes sont le maréchal Théodore Bugeaud et l’émir Abd El-Kader. (...) «Il faut empêcher les Arabes de semer, de récolter, de pâturer», avait ordonné Bugeaud. (...) Le général Changarnier décrit l’agréable distraction qu’il octroie à ses soldats en les laissant razzier de paisibles villages; ce type d’activité est enseigné par les Ecritures, dit-il, Josué et d’autres grands chefs dirigeaient «de bien terribles razzias» et étaient bénis par Dieu.(...)(2) Que ces messieurs du Nobel aient cru bon de «couronner» l’immense talent littéraire d’Albert Camus, ne doit pas nous interdire de porter un jugement de valeur sur le combat politique de l’homme. Camus n’a pas compris ou a refusé de comprendre que l’indépendance des colonies était inéluctable; il avait pourtant l’exemple de l’Inde, du Maroc et de la Tunisie. Pour lui l’Algérie devait demeurer française, il disait, qu’il faut se poser la question à partir de quelle conquête une terre vous appartient mais que des «aménagements» devraient y être permis aux indigènes pour que tout reste comme avant. Il est à craindre que les articles de Camus pendant sa période à Alger Républicain sur la misère noire en Kabylie ne soient, en fait, que des appels à la charité et non pas des appels à la liberté, à l’égalité et la fraternité...
L’Algérie aseptisée
Les exégèses de Camus s’évertuent à décortiquer le sens profond de telle ou telle phrase. Pour nous, Camus a raté le train de la décolonisation en s’accrochant à une vision passéiste du monde. Cela n’enlève rien à son immense talent, à ses beaux textes sur l’Algérie de Tipaza la Romaine, de Salsa la Berbère, bref, une Algérie aseptisée, avec les monuments sans arabe, sans culture autochtone si ce n’est celle de Meursaut...le personnage central de l’Etranger Pour sa position ambiguë sur l’Algérie, au contraire de celle de Jean-Paul Sartre qui refusa, lui, le prix Nobel en écrivant au Comité Nobel une lettre magnifique: «(...)Pendant la guerre d’Algérie alors que nous avions signé le Manifeste des 121, j’aurais accepté le prix avec reconnaissance, parce qu’il n’aurait pas honoré que moi mais aussi la liberté pour laquelle nous luttions. Mais cela n’a pas eu lieu et ce n’est qu’à la fin des combats que l’on me décerne le prix.»

Il n’est pas sûr que Camus aurait aussi, s’il avait vécu, signé le fameux «Manifeste des 121» dont la conclusion est sans appel avec trois propositions finales: «Nous respectons et jugeons justifié le refus de prendre les armes contre le peuple algérien. Nous respectons et jugeons justifiée la conduite des Français qui estiment de leur devoir d’apporter aide et protection aux Algériens opprimés au nom du peuple français. La cause du peuple algérien, qui contribue de façon décisive à ruiner le système colonial, est la cause de tous les hommes libres.» Camus restera encore une énigme controversée et il serait malvenu aux Algériens de «se l’approprier», car il a vécu dans une Algérie à des années-lumière d’une autre Algérie, celle des damnés de la Terre dont parle si justement Frantz Fanon, un autre géant qui, lui, s’impliqua à en mourir pour la liberté de l’Algérie.
*) Ecole nationale polytechnique
(*) enp-edu.dz
1.Albert Camus: L’Algérie en mai 1945 Revue les deux rives de la Méditerranée 29 10 2007
2.Edward Saïd: Albert Camus, ou l’inconscient colonial.Le Monde Diplomatique 11/ 2000
Source L’Expression Pr Chems Eddine Chitour (*)
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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 10:33

Algérie - CAN 2010 : Le match contre le Malawi a déjà commencé
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Les Verts, après un stage de dix jours au centre sportif du Castelet, sont aujourd’hui en plein vol vers la capitale angolaise, Luanda, qu’ils rallieront au bout d’une dizaine, voire plus, d’heures de survol de l’Afrique. Dès ce soir, le groupe Algérie est déjà dans le match contre le Malawi. De la recharge des accus au complexe sportif à Toulon vers la mise en pratique d’une énergie qui devra rester intacte au fil de la compétition, surtout que l’objectif des Verts s’inscrit dans le carré d’as.
Le président de la FAF Raouraoua et le coach national Saâdane estiment que le coup est jouable même pour l’arrivée en finale. Vaut mieux être optimiste, surtout que les joueurs auraient compris, après les signes de malaises, le message de Raouraoua lors d’une réunion de remise des pendules à l’heure. Car à présent, les difficultés vont surgir sur le terrain de la compétition.
En phase finale, tous les adversaires joueront «match par match» comme en coupe où l’élimination est directe après 90 minutes. C’est dire que lors des deux premiers matches, il n’y a qu’un seul calcul, celui de gagner avant de penser le «reste» à grignoter pour passer le tour. Et dans ce décor, l’Algérie connaît le degré de la difficulté de la besogne.
Le Malawi, que l’opinion sportive a considéré comme quantité négligeable, s’est avéré, lors de ses dernières productions amicales, un ensemble bien soudé qui a réalisé deux nuls contre l’Egypte et le Ghana. D’ailleurs, les spécialistes pensent que c’est l’Angola qui reste prenable et non le Malawi. Bref, cette affaire relève des prérogatives de Saâdane. Aujourd’hui, à Luanda, l’équipe aura surtout besoin de concentration, de préservation de son volume psychologique et physique.
A trois jours du coup d’envoi, l’équipe algérienne, qui s’est requinquée après quelques jours de «suspicion» et autres «susceptibilités», présente belle allure pour une bonne entame. Ce sera le meilleur gage pour avancer, encore une fois, dans cette aventure finale.
Source Horizons Mokrane H.
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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 10:24

Les prix du pétrole ont ouvert la nouvelle année 2010 au dessus du seuil des 80 dollars le baril.
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Après un long week-end dû à la fête de fin d’année, les cours du pétrole ont gagné plus de 2 dollars par rapport à la clôture du 31 décembre. La vague de froid qui a déferlé sur l’Europe et les Etats-Unis, y compris sur l’Asie, a fortement soutenu les cours dès l’ouverture des marchés le 4 janvier. La vague de froid devrait entraîner une plus grande consommation des produits pétroliers et avoir aussi une incidence sur les stocks. Selon des prévisions, cette vague de froid va se poursuivre encore durant une semaine. Dans la journée de lundi, le light sweet crude a terminé à 81,51 dollars le baril, soit 2,15 dollars de plus que pour la cotation du 31 décembre. Le brent à Londres n’a pas été en reste puisque le baril de brent a atteint les 80,12 dollars, soit 2,19 dollars de plus que la cotation de jeudi dernier. Les prévisions d’une vague de froid très forte aux Etats-Unis devraient encore soutenir les cours du pétrole.
Des chiffres sur l’économie américaine, l’économie en Europe et l’économie chinoise ont poussé les cours du pétrole vers le haut, alimentant les espoirs d’une reprise économique. L’indice sur l’activité dans le secteur manufacturier en Europe a connu une progression en décembre par rapport au mois de novembre. Le même indice a connu aussi une progression aux Etats-Unis. Les nouvelles inscriptions au chômage ont baissé aux Etats-Unis vers la fin de l’année 2009. Le taux de chômage serait passé de 10,2% en octobre à 10% en novembre. En Chine aussi, la production manufacturière a connu une progression au mois de décembre. La progression de consommation de pétrole brut dans ce dernier pays qui est devenu le deuxième plus grand consommateur de pétrole brut au monde après les Etats-Unis influe beaucoup sur le marché pétrolier. Les bourses, qui ont connu une hausse et le recul du dollar par rapport à l’euro, ont contribué aussi à cette remontée des cours au-dessus des 80 dollars le baril. Hier et vers 17h GMT à New York, le light sweet crude était à 81,53 dollars le baril. Tandis que le brent était à 80,12 dollars le baril.
Source El Watan Par Liès Sahar
Le Pèlerin

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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 08:47

France - Philippe Seguin est mort
philippe seguin

Philippe Séguin, président de la Cour des comptes et de la commission «Grand stade Euro 2016»

C’est avec une tristesse certaine que j’annonce cette nouvelle. Je ne partageais pas toujours toutes ses idées mais je salue en lui, un homme intègre qui n’a pas eu la réussite que l’on pouvait attendre de lui tant il est intègre.
A une époque où l’on ne parle que de magouille, de lobbysme, de mafia, de corruption, son intégrité caractérisée, tant vis-à-vis des autres que de lui-même,  ne pouvait que le conduire à la « Cour des comptes »…Ses rappels à l’ordre étaient-ils suivis d’effets …j’en doute….
DECES - L'homme politique a succombé à une crise cardiaque à l'âge de 66 ans...
Philippe Seguin est décédé. Selon RTL, il est mort la nuit dernière à son domicile des suites d'une crise cardiaque. Celui qui était premier président de la Cour des comptes depuis le 21 juillet 2004 avait 66 ans. L'UMP a confirmé l'information.
Actuel premier président de la Cour des comptes depuis le 21 juillet 2004, l'homme politique est décédé avant la fin de son mandat.
Philippe Seguin a été ministre des Affaires sociales et de l'Emploi, président de l'Assemblée nationale française de 1993 à 1997 et président du Rassemblement pour la République de 1997 à 1999.
Si vous désirez en savoir plus sur sa biographie Cliquez ici 
Source RTL
Le Pèlerin

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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 06:21

Algérie - Primes, droits d’image, règlement intérieur et objectifs - Problèmes aplanis, la sérénité revient parmi les Verts
algerie CAN 2010

Le stage de l’équipe nationale à Toulon (sud de la France) touche à sa fin. Force est de constater que les Verts n’ont pas effectué leur regroupement pré-CAN dans la sérénité voulue. Beaucoup de perturbations ont marqué la préparation des hommes de Rabah Saâdane. Le grand fossé communicationnel existant entre ces derniers et les médias a accentué les… malentendus. Le président de la Fédération algérienne de football (FAF), Mohamed Raouraoua, a dû intervenir pour rétablir le calme dont a besoin l’EN. A son arrivée à Toulon, lundi dernier, le président de la FAF a réuni les joueurs et le staff technique à l’hôtel Grand Prix, le quartier général des Verts.
Plusieurs point ont été passés en revue, notamment les primes, le règlement intérieur et le droit d’image. Les joueurs sont tenus de respecter les engagements de la FAF avec ses partenaires. C’est dire que les internationaux n’auront pas le droit de négocier des contrats individuels avec des entreprises rivales avec celles ayant déjà signé avec la fédération. Le règlement intérieur obligera désormais nos internationaux à faire preuve de retenue en ne polémiquant pas sur des sujets ne relevant pas de leurs prérogatives. Pour ce qui est des primes, la FAF n’a pas communiqué de chiffres, mais elles seront motivantes pour les Ziani et consorts.« Tout a été tiré au clair », assure M. Raouraoua, avant de renchérir : « Tous les malentendus ont été levés à ce propos. L’ensemble du groupe adhère pleinement au règlement intérieur qui préserve l’intérêt du groupe sur tous les plans. » Le président de la FAF estime aussi que la préparation se déroule dans les meilleures conditions pour une participation positive à la Coupe d’Afrique qui débutera dimanche prochain. « L’ambiance est bonne, les joueurs travaillent dans des conditions parfaites, sous la direction du sélectionneur Rabah Saâdane. Celui-ci est animé d’une nette volonté de réaliser les objectifs assignés », positive encore M. Raouraoua.
Selon ce dernier, l’Algérie ne se contentera pas, en Angola, de jouer les figurants ; les objectifs assignés sont bien supérieurs. Il exprime ses ambitions : « Nous allons à cette CAN avec comme objectif d’aller le plus loin possible et, pourquoi pas, participer à la finale. » Surtout que, poursuit-il, « les joueurs et l’entraîneur adhèrent aux objectifs assignés ». Rabah Saâdane s’inscrit sur la même ligne : « Aller loin en Angola et arriver en finale serait une excellente performance. » On en saura plus, en tout cas, sur les aptitudes des coéquipiers de Ziani dès le premier match, lundi prochain, contre les Flammes du Malawi (groupe A). Un match qui ne se présente cependant pas sous de meilleurs auspices. Saâdane risque de se passer du pilier défensif, Antar Yahia. Souffrant d’une inflammation à un os, les chances du pensionnaire de Bochum d’affronter le Malawi sont minimes. Le doute persiste également sur la participation de Meghni et Saïfi à cette rencontre. Le staff médical, lui, s’efforce de les remettre sur pied. Quant à Fawzi Chaouchi pressenti au poste de titulaire ce lundi, il va désormais mieux. Contraint d’interrompre l’entraînement lundi dernier, après avoir contracté une entorse, le gardien sétifien s’est entraîné normalement hier. Un gage d’assurance pour Saâdane qui a affirmé, hier, être décidé à aller au bout de sa mission. « Ne m’a effleuré à aucun moment l’esprit l’idée de me retirer. D’autant qu’il n’y a pas d’embûches capables de m’empêcher de poursuivre ma mission », réagit le sélectionneur des Verts. « Je suis déterminé de mener à terme ma mission à la tête de l’équipe nationale », tranche-t-il. De quoi rassurer les supporters de l’EN. En attendant la dure réalité du terrain.
Source El Watan Kamel Yamine
Le Pèlerin

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