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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 06:05

Algérie 1 Mali 0 - Victoire précieuse de l’Algérie
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Lors de la seconde journée du Groupe A de la CAN 2010 Angola, l'Algérie a battu le Mali 1-0 et se relance pour le prochain tour.
La réaction des Algériens était guettée après le couac de lundi contre le Malawi (3-0), les forfaits de Yahia et Meghni (blessés) puis de Lemmouchia, parti officiellement "pour raisons familiales", officieusement parce qu'il ne supportait pas sa condition de remplaçant.
Rafik Halliche a offert la victoire aux fennecs à la 43e minute. Idéalement placé, Halliche réceptionne parfaitement de la tête un coup franc tiré par Ziani.
Le Mali n'aura rien montré durant cette rencontre. On comprend mieux les quatre buts infligés par l'Angola dans la première rencontre.
De son côté, l'Algérie a fait le service minimum en montrant toutefois plus de maitrise du ballon que son adversaire du jour.
L’Algérie peut espérer désormais se qualifier pour le prochain tour. Les fennecs ont désormais effacé en grande partie le mauvais résultat face au Malawi.
Il faudra tout de même aux algériens hausser leur niveau de jeu pour espérer remporter cette Coupe d'Afrique des Nations 2010 en Angola.
Rabah Saâdane (sélectionneur de l'Algérie):
« Cette victoire est méritée. Devant un adversaire de qualité, on a pu glaner trois points précieux. Ce succès est une réponse à ceux qui ont remis en cause notre préparation au Castellet. Lors du dernier match, avec la chaleur, c’était pratiquement impossible de gagner. Face au Mali à 17h00, mes joueurs ont affiché une meilleure fraîcheur. »
Le Pèlerin

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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 03:33

Histoire vraie.  - «Transcrite du London Times»
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Près du England 's Bristol Zoo existe un parc de stationnement pour 150 voitures et 8 autocars. Pendant 25 ans, l’encaissement des stationnements du parking était effectué à un sympathique monsieur.
Les prix étaient de 1.40 € pour les voitures et de 7.00 € pour les autocars.
Un jour, après 25 ans de bons et loyaux services, sans défection, le petit monsieur n'est pas venu.
L'administration du Zoo, a donc appelé la mairie et a demandé qu'elle envoie un autre employé.
La mairie a effectué une petite enquête et a déclaré que le stationnement était à la charge du Zoo.
A quoi le Zoo a rétorqué que le quidam était un employé municipal.
La mairie a affirmé qu'il s'agissait d'une erreur car cette personne n'a jamais fait partie de son personnel et qu'elle ne lui versait aucun salaire.
Pendant ce temps, quelque part au soleil, dans sa belle villa, il y a un homme qui, apparemment, avait installé son propre dispositif de paiement de parking et s'est pointé tous les jours, pendant 25 ans, pour percevoir le prix des stationnements des visiteurs du Zoo...I
l a travaillé 7 jours par semaine et a ramassé la coquette somme de 560 € par jour... ce qui, au bout de 25 ans, lui a assuré environ 7 millions d'Euros pour sa retraite personnelle.
Et personne ne connaît son nom !
Source London Times
Le Pèlerin

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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 00:49

Tout comme Daru, son héros de «L’Hôte», «dans ce vaste pays qu’il avait tant aimé, Camus était seul».
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Au risque de paraître prétentieux pour certains, je dois me libérer d’une dette morale, dominée par le souvenir et la gratitude. Albert Camus avait lu le manuscrit de ma première œuvre de jeunesse La Dévoilée que lui avait envoyé mon professeur de français au début du printemps 1955. Il m’avait écrit, entre autres, des mots d’encouragement. Ces mots, mon éditeur les reproduisait, quatre ans plus tard, avec l’autorisation de Camus qui était occupé à monter sa pièce de théâtre adaptée du roman Les Possédés de Fédor Dostoïevski: «´´La Dévoilée´´ apporte des promesses qui ne sont pas négligeables. Elle évoque un problème douloureux et le rend sensible à plusieurs reprises au lecteur.»
Sans doute, était-ce là seulement un mot gentil que le futur Prix Nobel 1957 avait voulu m’adresser. Mais comment le jeune homme que je fus ne se serait-il pas imaginé des ailes pour s’envoler follement vers le soleil brillant au zénith? Et d’autant que j’apprenais que le célèbre auteur des Hauteurs de la ville et de Montserrat, Emmanuel Roblès rédigerait une préface chaleureuse à La Dévoilée qui serait éditée chez Subervie au cours du 3e trimestre de 1959 à Rodez!...
Puis, après la parution de La Dévoilée, quelques mois plus tard, le 4 janvier, tombait la funèbre nouvelle qui consterna le Monde des Lettres: Albert Camus est mort dans un accident de voiture. Là, l’exil est atroce, définitif, - à quel royaume mène-t-il? «L’homme, exilé de son pays, s’exile du ciel», écrivait le regretté Jean Pélégri à son sujet lorsque, rappelait-il encore, un certain soir de janvier 1956, Camus, qui «était venu inviter les hommes de son pays à une trêve civile, pour épargner les victimes innocentes - et à cause de cela, sa vie était menacée», fut chassé d’Algérie par les «ultras», «ses frères de race»...
Une déclaration ambiguë
Le regretté Emmanuel Roblès me demandait par une lettre datée du 7 mai 1960 de m’associer à l’hommage que Simoun (une revue littéraire paraissant à Oran) rendait à Camus mort. Il m’écrivait: «Cher ami...Acceptez-vous (et je le souhaite vivement!) de vous joindre à cet hommage auquel vont participer Audisio, Feraoun, Moussy, Pierre Blanchar, etc.? Quelques pages montrant l’influence, le rayonnement d’Albert Camus sur votre jeunesse, conviendraient. Voyez.»
Hélas! Tout est dérisoire et désespoir, et complexe aussi: de la vie à la mort. Car, bien avant que Camus - par réaction à la résistance urbaine algéroise, ne déclarât à la presse: «En ce moment, on lance des bombes dans les tramways d’Alger. Ma mère peut se trouver dans un de ces tramways. Si c’est cela la justice, je préfère ma mère» -, c’est-à-dire au temps de notre jeunesse au Lycée Bugeaud, avant ce grave événement qui nous révéla subitement la complexité de sa vie, nous lisions Les Mains sales de Sartre avec la passion de jeunes élèves de philosophie. Mais pour l’auteur des «Justes» nous avions une admiration plus singulière: il aimait notre pays, il était donc l’un des nôtres. Ne parlait-il pas de nous, peut-être, quand il faisait dire à Kaliayev: «Oui! Mais moi j’aime ceux qui vivent aujourd’hui sur la même terre que moi, et c’est eux que je salue. [...] et pour une cité lointaine, dont je ne suis pas sûr, je n’irai pas frapper le visage de mes frères. Je n’irai pas ajouter à l’injustice vivante pour une justice morte.» (Acte II).
S’agissant pour lui de prendre position dans la guerre d’Algérie qui s’éternisait, sa déclaration devint affreusement ambiguë, et pour les nationalistes algériens et pour les partisans de l’Algérie française. Bien qu’il se fît une haute et claire idée de son art et de son rôle d’écrivain, il avait fini par se soumettre à la communauté à laquelle il n’avait pu s’arracher. Ce à quoi, il avait succombé, solitairement, solidairement, à l’appel du cœur.
Et nous vîmes mieux, tout à coup, dans la plupart de ses ouvrages, ce que beaucoup avaient vu avant nous: l’Arabe porteur de couteau (L’Étranger), l’Arabe violent et revanchard (dans L’Hôte, Daru découvre sur le tableau noir l’inscription anonyme: «Tu as livré notre frère, tu paieras.»),...Au fond, Camus aimait l’Algérie avec la crainte obsessionnelle de perdre ce qu’il s’appliquait inlassablement à conserver avec sa foi d’artiste méditerranéen.
Mais on ne peut tout détruire du monde absurde ni refaire le monde qui se défait. L’œuvre d’Albert Camus témoigne de la liberté d’un homme qui avait essayé de circonscrire la vérité mystérieuse que cachaient les siècles d’histoire de malheur et de joie, de justice et d’injustice. L’art de Camus avait sauvé en partie ce bonheur d’appartenir à une terre qui justement est notre patrie, mais au fond, tout au fond, lui, dans le silence de la solitude ou de l’illusion philosophique, et nous, dans la certitude de la conviction nationale qui renaissait de son long combat contre le désastre de la conquête coloniale, nous ne regardions pas dans la même direction: la terre natale éveillait deux destins différents.
Néanmoins, Dieu, auquel Camus n’avait jamais cru, sait combien nous l’avions admiré, combien nous l’admirons à jamais. Il était entier, à sa façon, sincère avec amour et intelligence, tout comme ses deux amis Roblès et Pélégri avec lesquels, il partageait le sel et le pain de leur terre natale. Il était surtout à l’opposé de certains écrivains pieds-noirs qui, eux, pour avoir si fort chanté l’Algérie, s’offraient, en retour, des privilèges et qui, pleins de gloriole et de fourberie sournoise, dévorés par l’ambition de paraître «ultra indigènes» et grands promoteurs de la culture algérienne, n’ont pas hésité à former dans l’ombre leurs coteries, à semer durablement le trouble, l’esprit de dénigrement, la méfiance et la zizanie chez nos jeunes plumes.
Ah! Si l’on savait combien sont persistants les effets de leur comportement ignoble, que de statues, trop vite élevées, décevraient beaucoup! Mais, comme dit le bon sens paysan: «Laissons le puits de son couvercle fermé.»
Par contre, l’œuvre de Camus compte en totalité encore aujourd’hui des admirateurs et des émules parmi nos anciens, parmi nos jeunes, parmi nos chercheurs, parmi nos hommes de culture. L’absurde se présente alors comme un challenge: notre saine volonté doit retrouver nos vraies valeurs d’unité nationale, d’authenticité, de tolérance, de générosité; il ne faut pas nous séparer de ce qui fait la grandeur de l’âme algérienne: son histoire riche et complexe.
Quant à moi, je me sens heureux de me souvenir de ce qui m’avait ému dans l’œuvre de Camus, dans son geste d’artiste généreux et dans son amour de construire sans regret une intelligence libre et fertile. La bonne conscience est de rester fidèle à la personne humaine. C’est pourquoi, je ne résisterai pas à user de cette immense et émouvante fortune de reproduire in extenso, mon hommage d’il y a cinquante ans, publié dans la revue Simoun, pp. 52-53 (Les noms des autres participants figurent sur la couverture de cette revue).
«La grande colère de l’absurde»
Ici, on ne peut - à mon avis - continuer sans lui. Il était, et demeure, bien entendu, pour les jeunes de mon âge, «Le Maître», l’un des rares écrivains que nous ne pouvions citer sans faire précéder le nom de cette distinction. Et pourtant, avec quelle liberté nous l’abordions dans les salles d’études, au collège, au lycée, hier encore!
Mais notre Maître Albert Camus est toujours parmi nous, malgré l’ordre inhumain des choses, cette mort au bout du couloir. Car enfin, il n’est pas «mort tout entier» et son exécution par l’absurde, contrairement à ce que dit Meursault, n’a pas été accueillie «avec des cris de haine». Quoi qu’il eût pu expliquer, Camus eût réécrit: «Est-ce qu’on peut faire le parti de ceux qui ne sont pas sûrs d’avoir raison? Ce serait le mien.» Pourquoi continue-t-il d’être? Pourquoi continuons-nous d’être avec lui, devrais-je dire? Qui ose le nier? C’est ce Maître qui nous a réappris le jeu terrible de Sisyphe et nous le jouons à notre gré, chacun pour son compte, faisant et refaisant le bilan d’un lourd héritage, disposant presque de son destin si cela ne nous saisissait pas quand nous sommes encore des enfants sans conscience.
Camus savait que les Algériens sont adultes de bonne heure puisqu’il le fut lui-même. Sa douloureuse découverte - l’absurde - nous effrayait, mais nous séduisait, nous fascinait, nous touchait parce que chacun de nous, ayant trouvé déjà ce qu’il y a d’insupportable dans l’expérience de la vie, avait goûté, quelque part en lui, cette dose d’amertume, et plus que tous autres, nous enfants de cette terre.
Comment parler de notre Maître A. Camus quand son œuvre est là, incomplète mais totale, comme une déchirante preuve de l’existence de l’absurde et d’un certain point de vue de l’inexistence de notre nature? L’on demeure confondu devant ce miracle; l’on se demande ce que vaut, tout compte fait, la durée d’un homme, son passage ici-bas, par rapport à l’éternel. Cela est un autre problème, certes. Mais il s’inscrit bien dans la pensée du Maître et pourrait expliquer le drame algérien.
Alors il faut bien se décider à croire que le Maître n’est plus et que son œuvre est finie. Sa voix parviendra à qui éprouve encore un scrupule: «J’ai parlé, faites ce que vous voulez de mes paroles, je me tais maintenant.»
Ce que nous voulons, nous, c’est précisément rendre hommage à cet être, d’ailleurs si exceptionnel qu’il nous est presque impossible de ne pas paraître insuffisants en l’évoquant. Or, l’aimer ou le combattre, de toute façon, c’est se hisser à son niveau. Rappelons donc que «le temps des artistes irresponsables est passé» et que le silence même est quelquefois une manière de s’exprimer. Dans le silence, il y a un enseignement et l’homme de bonne foi trouve toujours son frère.
Beaucoup n’ont pas aperçu son courage, noyé dans sa passion de justice, ce courage de ne prêcher ni la vertu ni la révolte: ne heurter personne, être solitaire pour être solidaire. C’est bien la nostalgie du bonheur, le désir d’être parmi les hommes silencieux, son véritable peuple (méprisé et sans doute haï) qui l’a exilé de notre monde où la liberté de chacun est la gale pour l’autre.
d’un homme, ni même la mort d’une vertu ou la mort d’un silence, mais la GRANDE COLÈRE DE L’ABSURDE, c’est-à-dire la MORT tout court.
(*) Simoun Numéro spécial 31, Revue littéraire bimestrielle, Oran, 1960, 8e année, 74 pages.
Source L’Expression Kaddour M´Hamsadji
Le Pèlerin

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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 00:31

Algérie - Métro d’Alger - Histoire d’un projet pas comme les autres
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Les travaux de réalisation du métro d’Alger n’ont véritablement commencé qu’en 1990. Le projet a été fortement ralenti et a failli même ne jamais aboutir, du fait de l’instabilité politique et de difficultés de financement qui s’ajoutent au manque d’expérience des entreprises nationales qui ont la charge de mener les travaux.
Avec le temps, sa construction est devenue l’un des grands défis d’infrastructure pour l’Etat avec la nouvelle aérogare ainsi que le tramway. Pourtant, le commun des Algériens affirmera que ce projet remonte au début des années 1980. Les ingénieurs, qui ont vu germer l’idée de la construction du métro d’Alger et suivi les différentes étapes de son évolution, retiennent plusieurs dates « phares ». L’idée de doter la capitale de ce nouveau système de transport, long de 64 km, a été déjà prise vers la fin des années 1970, à l’époque du défunt président Houari Boumediène. « En 1983, le président Chadli Bendjedid inaugure le lancement des travaux d’un puits et d’une galerie de reconnaissance, le sous-sol d’Alger étant méconnu. C’est le premier chantier qui va de la Grande-Poste jusqu’à la place du 1er Mai. Ce marché servait à reconnaître le terrain, à faire des essais géotechniques pour pouvoir avoir des dossiers d’appels d’offres », affirme M. Hadibi, directeur des infrastructures au sein de l’Entreprise du métro d’Alger (EMA). M. Hadibi dit avoir accompagné le projet depuis sa « naissance ». Des appels d’offres ont été lancés à la faveur desquels des Japonais et des Allemands ont été engagés pour la réalisation des travaux. « En novembre 1985, les prix du baril du pétrole chutent à 10 dollars », au point de compromettre le projet. « Après, les pouvoirs publics ont essayé d’inclure le projet du métro dans le cadre de l’aménagement ferreux et que le métro remplace le chemin de fer », ajoutera M. Hadibi. En 1989, l’Assemblée nationale a décidé de revenir au tracé initial. La SNTF s’est opposée au projet de remplacement. Les premiers contrats de réalisation ont été alors confiés à des entreprises nationales au courant de l’année 1990. Ils portent sur la réalisation du tunnel de la place Emir Abdelkader jusqu’à Khelifa Boukhalfa. La réalisation des tunnels a été confiée à Cosider et les stations à Géni-Sider. Dans les années 1990, indique-t-on, l’entreprise du métro avait reçu des « instructions » l’obligeant à ne faire appel qu’aux entreprises nationales. Faute d’expérience dans le domaine, Cosider a demandé une assistance technique polonaise. Mais les techniciens polonais ont vite quitté le pays, suite à la détérioration de la situation sécuritaire, se rappelle-t-il. Les entreprises publiques ont dû donc relever le défi et poursuivre seules la réalisation du métro. Deux ans après, des lots supplémentaires du projet ont été dégagés. Le tunnel sous l’hôpital Mustapha vers El Hamma a été confié à Cosider et celui du boulevard Aïssat Idir à Géni-Sider. En 1994, selon M. Hadibi, les pouvoirs publics ont signifié l’interdiction de l’usage d’explosifs dans le creusement des tunnels. Une mesure qui n’a pas empêché, cependant, Cosider d’achever les travaux du tronçon, allant de la place Emir Abdelkader à la Grande-Poste, long de 450 m. Un autre tronçon de 650 m (Grande-Poste-Khelifa Boukhalfa), a été également achevé durant la même année par la même entreprise. Mais la jonction entre l’hôpital Mustapha et Khelifa Boukhalfa n’a été réalisée qu’en 1996.
Relance du chantier
« La nécessité de diversifier les sources de financement, notamment par le recours aux institutions internationales dans un cadre de partenariat, reste une démarche incontournable pour l’achèvement du projet », avait déclaré le directeur général de l’entreprise du métro à El Watan le 11 novembre 1999. Il devient clair que l’entreprise fait face à des difficultés dans le financement des différents travaux. Le chantier a été finalement relancé durant l’été 2003. Un marché portant réalisation en lot unique de 4,5 km de tunnel (jardin d’Essais jusqu’à Haï El Badr) a été confié à Gaama, un groupement algéro-allemand (Cosider, Dywidag International et Infrafer) pour un délai de réalisation de 30 mois. La relance a été marquée par la visite du président de la République sur le chantier en décembre de la même année. « Je ne peux pas attendre 10 ans. Ou je suis décidé à faire le métro ou je ne le suis pas et je ferme boutique », assène-t-il à l’adresse des responsables du projet. Deux ans plus tard, l’on est à 75% dans le taux de réalisation des travaux de génie civil. L’EMA s’est engagée à achever les travaux au plus tard en juillet prochain. Un contrat d’un montant de 35 milliards de dinars et de 300 millions d’euros, portant sur les équipements du métro et leur installation, a été signé, en janvier dernier, avec Siemens France, Vinci et CAF. La pose des rails est prévue pour novembre prochain et la première voiture roulante arrivera à Alger en décembre 2007. Le métro d’Alger sera mis en service au courant de l’année 2008.
Source El Watan Djamel Chafa
Le Pèlerin

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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 06:23

Séisme en Haïti: deuxième nuit d'angoisse pour 3 millions de sinistrés
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Violent séisme en Haïti

AMERIQUES - Pas de bilan officiel. Mais selon le Premier ministre haïtien, il «pourrait largement dépasser les 100.000 morts»...
2h45: la nuit est tombée pour 3 millions de sinistrés
Le chiffre est avancé par le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki Moon, qui se rendra sur place «dès que possible».
01h04: seize employés de l'ONU décédés
Son secrétaire général Ban Ki-moon a confirmé le bilan, auquel s'ajoutent 56 blessés.
0h45: Hillary Clinton annule sa tournée et revient à Washington
Elle avait démarré lundi un voyage dans le pacifique mais a décidé de revenir aux Etats-Unis pour superviser la crise en Haïti. Le bilan du séisme qui a frappé l'île sera «l'un des plus élevés de ces dernières années en termes de pertes en vies humaines», a-t-elle estimé
0h05: Objectif 10 millions de dollars pour la Croix rouge
«Les fonds recueillis par l’appel permettront de mener des activités vitales pour les sinistrés, en particulier dans les domaines de l’hébergement temporaire, de l’approvisionnement en eau et de l’assainissement, des soins médicaux et du soutien psychologique», a précisé le coordinateur des opérations de la Fédération internationale à Panama, Mauricio Bustamante cité dans un communiqué.
00h00: Succès pour les dons par SMS
Alors que le processus de la Croix rouge française requiert de remplir de nombreux champs en ligne, il suffit d'un simple SMS aux Etats-Unis pour donner 10 dollars. Et ça marche: le million de dollars devrait être dépassé dans la nuit. Twitter se mobilise largement pour donner à Zele, l'association du chanteur Wyclef Jean, à coup de micro-dons de 5 dollars.
Source 20minutes.fr
Le Pèlerin

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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 06:16

Retransmission des matchs de la CAN -  Al Jazeera arnaque l’Algérie
coupe du monde

Seule l’ENTV a payé rubis sur l’ongle 10 millions de dollars pour la retransmission des matchs de l’Equipe nationale.
Les téléspectateurs algériens ont été surpris de constater que le match Egypte-Nigeria a été diffusé en clair sur le canal 2 d’Al Jazeera Sport, alors que le match de l’Algérie était diffusé en crypté sur Al Jazeera+9. Pourquoi cette formule du deux poids, deux mesures de la part de la télévision qatarie? Pourtant, il y a quelques jours, les Égyptiens étaient certains que le match de leur équipe ne pouvait pas être diffusé sur une télévision égyptienne puisque l’Ertu (l’union égyptienne des radios et télévisions) n’a pas pu acheter les droits de retransmission des matchs de leur équipe nationale. Dans un premier temps, Al Jazeera Sport par le biais de son président Nacer Ben Ghanem Khelifi, avait fait une offre à l’Egypte pour l’achat des droits de l’équipe des Pharaons pour la CAN. L’Ertu avait au départ, accepté avant de se rétracter sous prétexte qu’elle n’a pas obtenu la somme demandée par Al Jazeera Sport. La chaine qatarie a alors baissé son offre dans l’espoir que l’Egypte trouve la somme auprès des annonceurs ou des télévisions privées et publiques égyptiennes.
L’Union égyptienne des radios et télévisions a une nouvelle fois donné son accord de principe avant de se rétracter une nouvelle fois et d’afficher son incapacité à trouver l’argent. Aucune des chaînes égyptiennes, qui ont mené la guerre médiatique contre l’Algérie, à l’image de Masrya (ESC), Dream, Nile Sport ou encore Modern Sport, n’étaient capable de payer les droits de transmission de leur équipe chérie....
En revanche, l’Algérie par le biais de sa télévision publique l’Entv, a payé 10 millions de dollars pour la retransmission des matchs de son équipe seulement...sur la chaine terrestre, sanctionnant ainsi notre communauté algérienne vivant à l’étranger, qui n’a pas le droit de voir le match de son équipe sur Canal Algérie ou A3.
Sur son site, la télévision qatarie explique que la CAF a autorisé Al Jazeera Sport à diffuser gratuitement et en clair les matchs Egypte-Nigeria et Tunisie-Zambie. Mais pourquoi alors Al Jazeera Sport a diffusé ces matchs sur satellite alors qu’elle pouvait offrir les droits sur le canal terrestre de ces pays?
Pis encore. Dans son communiqué, Al Jazeera Sport a expliqué son geste pour faire plaisir au public arabe qui suit l’Egypte et la Tunisie. Et l’Algérie?
Visiblement, la télévision qatarie a subi d’énormes pressions politiques de la part de l’Egypte pour la pousser à diffuser les matchs de son équipe en clair.
D’ailleurs, les journalistes et les membres de la délégation égyptienne se sont exprimés sur la télévision qatarie et ont salué le geste d’Al Jazeera Sport, qui était salutaire après la victoire de l’Egypte contre le Nigeria 3 à 1.
Quant au match de la Tunisie, c’est purement un cadeau de JCS (Jazeera Channel Sport) pour les Tunisiens, pour équilibrer et surtout ne pas afficher son favoritisme envers l’Egypte. Car les Tunisiens n’étaient pas demandeurs. Seul Nessma TV, qui fait un plateau quotidien sur la CAN 2010, n’a pas obtenu le droit de diffuser des images des matchs de la CAN. Comme pour ART, les Égyptiens, incapables d’acheter un match, ont fait dans le lobbying sportif et politique.
Le perdant dans cette affaire est l’Algérie qui a payé rubis sur l’ongle les droits de retransmission des matchs de son équipe et s’est même empressée d’acheter les droits d’image des matchs pour la Coupe du monde, qui s’élèvent à 16 millions de dollars. Contrairement à ce qui s’est passé avec ART, l’Entv n’a pas négocié ferme. Les rapports entre Al Jazeera et l’Algérie étant ce qu’ils sont, la nouvelle direction de la télévision n’a pas trop discuté avec la chaine qatarie et acheté ferme les droits des matchs de l’Équipe nationale à la CAN et en Coupe du Monde.
En 2006, l’Entv avait refusé d’acheter à coup de millions de dollars, les droits du Mondial auprès du groupe saoudien ART.
La crise était telle que le Président Bouteflika est intervenu en personne pour donner instruction afin de subventionner les cartes ART et les vendre dans les bureaux de poste. Mais à l’époque, HHC avait une bonne excuse: l’Algérie n’était pas au Mondial. Cette fois, le DG de L’Entv, M.Leulmi, n’a pas voulu faire la même erreur et acheter rapidement les droits, alors que les Egyptiens ont préféré temporiser pour trouver des solutions intermédiaires. C’est vrai que l’Algérie est riche avec son pétrole mais visiblement faible en marchandage et en lobbying.
L’Algérie a finalement payé pour que les matchs de l’Egypte et la Tunisie soient retransmis gratuitement. Voyant que les deux autres pays arabes participant à la CAN avec l’Algérie n’ont pas les moyens de payer ces droits, Al Jazeera Sport a tout simplement cédé ces droits gratuitement à Tunis et au Caire, puisque l’Algérie a déjà payé une partie des droits. Le reste sera rentabilisé par la vente des cartes d’abonnement.
Al Jazeera Sport a attendu 24h après le début de la CAN pour annoncer la diffusion des matchs de l’Egypte et la Tunisie en clair. Entre-temps, le public égyptien et tunisien et bien sûr algérien ont acheté en masse les cartes d’abonnement d’Al Jazeera Sport. Celle-ci n’a pas indiqué si elle diffusera tous les matches d’Egypte et de Tunisie gratuitement. Mais voilà, le mal est fait. L’Algérie paie le prix de ses erreurs de management commercial. Comment va réagir maintenant l’Entv à cette arnaque?
L’Entv va-t-elle diffuser les matchs de l’Algérie sur Canal Algérie et A3, surtout qu’Al Jazeera Sport a annoncé que le match d’aujourd’hui contre le Mali sera retransmis crypté sur Al Jazeera+9? Pauvre Unique!
Source L’Expression Adel Mehdi
Le Pèlerin

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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 06:12

Algérie – Mali aujourd’hui, à 17h, face à la redoutable équipe malienne Les verts jouent leur va-tout
algerie CAN 2010

Ça passe ou ça casse. L’aventure des Fennecs, lors de cette 27e édition de la CAN, se décidera cet après-midi à Luanda. Les Verts sont condamnés à battre le Mali pour espérer arracher un billet qualificatif au prochain tour.
C’est aujourd’hui ou jamais pour les hommes de Rabah Saâdane s’ils veulent réellement effacer la débâcle de lundi passé face au Malawi (3-0). D’ailleurs, un autre résultat que la victoire sera synonyme d’élimination même s’il reste encore un troisième match à jouer face à l’Angola qui ne sera pas une mince affaire. A entendre les dires de l’ensemble des joueurs, la victoire sera en vert et blanc et ce, quoi qu’il arrive. «Contre le Mali, ce sera une autre histoire et vous allez voir une autre équipe. La défaite du Malawi devra nous servir de bonne leçon et les joueurs sont bien décidés à réagir par la meilleure des façons», nous dira Samir Zaoui. Même son de cloche chez les autres joueurs qui affichent une détermination hors normes. Toutefois, le plus dur reste à faire sur le terrain face à une équipe malienne qui revient de très loin et qui vise exactement le même objectif, à savoir, la victoire. Mais comme on dit souvent, quand il faut y aller, il faut y aller et c’est le cas des hommes de Saâdane qui n’ont désormais, plus le droit à l’erreur et ils le savent très bien. Ceci étant, les Verts doivent impérativement sortir le grand jeu en mettant aussi, un peu plus de conviction dans leur jeu car face au Malawi, il n’y avait aucune trace d’une équipe sur le terrain.
S’il est vrai que certaines conditions climatiques (chaleur intense et taux élevé d’humidité), ont complètement pénalisé le rendement des joueurs algériens visiblement fatigués et même dépassés par les événements, cette fois-ci, aucun prétexte ne sera toléré et c’est tout à fait légitime du moment que l’Algérie figure sur la liste des 32 prochains mondialistes qui passeront à l’acte dès le mois de juin en Afrique du Sud.
L’entraîneur Rabah Saâdane, de son côté, se doit de préparer la meilleure formule possible qui permettra aux Verts de franchir l’obstacle malien avec les trois points du gain. Une éventuelle victoire qui permettra à l’Algérie de garder ses chances intactes quant à la qualification pour les quarts de finale. En fait, l’erreur est strictement interdite et ce sera vraiment malheureux de quitter la scène prématurément au moment où tout le monde, en particulier le public algérien, s’attendait à une bien meilleure CAN. Rendez-vous donc, aujourd’hui en fin d’après-midi à partir de 17h pour suivre de très près cette deuxième sortie africaine des Verts. Une sortie qui sera suivie avec beaucoup d’intérêt par tous les amoureux de cette Equipe nationale qui continue de faire l’événement et ce, malgré le fameux 3 à 0 concédé lundi dernier face au Malawi.
Source L’Expression
Le Pèlerin

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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 00:45

Algérie - Réalisation des grands projets d’infrastructures - La fuite en avant des pouvoirs publics
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Le ministre des Finances, Karim Djoudi, a présidé, avant-hier à Alger, une cérémonie consacrée au lancement de la mise en œuvre du guide de management des grands projets d’infrastructures économiques et sociales conçu par la Caisse nationale d’équipement pour le développement (CNED).
Le département dirigé par Karim Djoudi a expliqué, dans un communiqué rendu public le même jour, que ce manuel a pour objectif notamment d’aider les maîtres d’ouvrage à mieux structurer, préparer et conduire les études de maturation et la réalisation des grands projets dont ils ont la charge. Ce guide, précise-t-on, s’inscrit dans le cadre de la politique générale du gouvernement visant à accroître l’efficience de la dépense publique. Même si le gouvernement ne le dit pas explicitement, il est toutefois facile de deviner pourquoi il a décidé de prendre une telle initiative. Les décideurs du pays laissent transparaître, du moins en apparence, une certaine volonté d’éviter de reproduire, à l’avenir, les mêmes erreurs que celles commises durant la réalisation de ce qui est maintenant appelé communément les grands chantiers du Président.
Les arrière-pensées du ministère des Finances
Des projets qui, d’ailleurs, tardent encore à voir le jour malgré les dizaines de milliards de dollars mobilisés pour leur construction. C’est le cas particulièrement du métro d’Alger, des projets de tramway dont devaient bénéficier les grandes villes du pays et, enfin, de la fameuse autoroute Est-Ouest que les responsables des travaux publics avaient promis de livrer en 2009. L’opinion attend aussi que le gouvernement tienne sa promesse faite en 2004 de mettre sur le marché un million de nouveaux logements avant 2010. Tout le monde l’aura compris et signalé, le principale enjeu pour l’Etat consiste à contraindre les maîtres d’ouvrage à respecter autant les coûts que les délais de réalisation des projets initiés sous sa coupe. Comme les pouvoirs publics ne reconnaissent que très rarement leurs erreurs et leurs échecs, il n’est pas interdit de supposer aussi que l’arrière-pensée à l’origine de l’élaboration de ce guide de management des grands projets d’infrastructures repose aussi sur une certaine volonté de moraliser davantage la gestion des affaires publiques. Autrement dit, cela signifie tenter de couper les vivres aux innombrables réseaux de corruption qui se nourrissent des nombreux chantiers publics lancés ces dix dernières années. Même si elle n’en est qu’à ses débuts, l’enquête ouverte par les services de sécurité sur les conditions dans lesquelles s’est déroulé l’octroi du marché de l’autoroute Est-Ouest confirme, si besoin est, l’ampleur du phénomène de la corruption en Algérie. Et ce n’est sans doute là que la face apparente de l’iceberg. De nombreuses sources assurent que d’autres affaires toutes aussi scabreuses et impliquant d’autres responsables de l’Etat vont bientôt éclater au grand jour.
Au-delà du vœu pieux qui consiste à essayer de mettre l’ordre dans le secteur des travaux publics dont la gestion a été jusque-là caractérisée par une totale opacité, faut-il maintenant vraiment croire que les problèmes rencontrés dans le management et à la réalisation des grands projets vont être réglés grâce à la publication d’un simple manuel ? Inutile de dire qu’il est difficile de dénicher un expert capable de se hasarder à répondre par l’affirmative. Incongrue. C’est sans doute la seule manière qu’il y a de qualifier la trouvaille de la Caisse nationale d’équipement pour le développement. En se lançant tête baissée dans la promotion d’une telle chimère, le gouvernement tente, lui aussi, de faire accréditer l’idée que le gros des problèmes du pays tient au fait qu’il n’y a pas de managers capables de gérer correctement un projet. Ce qui est bien entendu un argument irrecevable. Mais plutôt que de susciter de la déception, cette attitude fournit surtout la preuve qu’il n’y a aucune volonté politique de lutter contre la corruption et d’imprimer à la gestion des affaires publiques davantage de transparence. L’initiative aurait été peut-être acceptée si la mesure annoncée en grande pompe par le ministère des Finances avait été accompagnée par la réactivation de tous les organismes chargés de lutte contre la corruption, la mise en place de lois claires concernant l’octroi des marchés publics et l’adoption des critères universels en matière de réalisation des projets devant bénéficier à la collectivité. Mais ce n’est présentement pas le cas. C’est la raison pour laquelle il est difficile de voir le guide de la CNED autrement que comme de la poudre aux yeux.
Source El Watan Zine Cherfaoui
Le Pèlerin

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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 10:55

Les «cancans» de l’escale - Saâdane a mené l’Algérie trois fois au mondial ! …et vous, qu’avez-vous fait ?
saadane a coeur ouvert

La versatilité d’une partie de la presse algérienne n’est pas une nouveauté mais là, franchement, c’est du tragicomique : des quotidiens qui prédisaient la victoire en Coupe d’Afrique et qui avaient porté Rabah Saâdane au rang de héros national retournent subitement leurs vestes et nous inondent de critiques, parfois au vitriol, sur tout ce qu’ils avaient encensé auparavant : le coach, Raouraoua, les joueurs… C’est incroyable ! Nous avons encore tous en mémoire ces titres dithyrambiques, ces superlatifs élogieux et ces commentaires apologiques qui accueillaient l’équipe nationale à son arrivée à Alger. Et quel accueil ! Même une formation ayant remporté la Coupe du monde n’aurait pas eu droit à un tel traitement de la part de certains journaux !
Nous avons parcouru les «unes» d’il y a moins d’un mois, c’est à croire que ces rédactions ont été changées du tout au tout… Si nous respectons les points de vue de certains titres prestigieux qui ont fait un choix anti-Saâdane très clair dès le départ et qui trouvent dans cette lourde défaite matière à rappeler leurs positions antérieures, nous sommes absolument scandalisés par la volte-face de certains journaux à grand tirage, passés maîtres dans l’art de la manipulation. A l’origine, le manque flagrant de professionnalisme : ces pseudo-journalistes n’ayant aucune formation spécifique, incapables de faire une analyse technico-tactique ou de citer quelques règlements essentiels du jeu à onze, se mettent à écrire n’importe quoi. D’abord, ils réagissent comme n’importe quel supporter passionné : l’équipe gagne et elle devient la meilleure du monde ; elle perd, et c’est la colère aveugle. Ensuite, leur incapacité à faire du journalisme sportif (qu’ils relisent El Moudjahid d’antan, El Hadef ou Ech Chaâb !) les détourne de la vocation première d’une rubrique sportive où ne doivent activer que les journalistes spécialisés en la matière : commenter, analyser, éduquer, perpétuer les valeurs essentielles du sport… Le champ est alors ouvert aux potins, rumeurs et autres médisances… Les Verts ont perdu et cela n’est pas la surprise du siècle ! La veille du match fatidique, nous écrivions qu’il était «difficile de faire un quelconque pronostic car, à ce stade de la compétition, tous les qualifiés se valent…» ajoutant : «L’Algérie a toujours éprouvé de grandes difficultés à venir à bout des équipes qui ne sont pas dotées d’un palmarès huppé.» Par contre, ce qui était peut-être inattendu est la lourdeur de la défaite. On ne peut pas annoncer une consécration en Coupe d’Afrique et je ne sais quoi en Coupe du monde la veille et tirer à boulets rouges sur l’équipe le lendemain. Le professionnalisme, — heureusement qu’il existe chez certains titres ayant vainement appelé les responsables de l’équipe nationale à revoir leur plan de campagne —, c’était de dire avant cette CAN : on ne prépare pas une compétition se déroulant sous des latitudes tropicales à moins zéro de température ! On doit obligatoirement, nécessairement, impérativement jouer des matchs de préparation ! Ce n’est pas une lubie de journaliste opposé au staff technique, mais une condition sine qua non pour tester les joueurs, assurer la cohésion de l’équipe et rôder les automatismes. Enfin, il semble difficile pour des joueurs promus soudainement au rang de stars et engagés dans des discussions avec des clubs européens huppés de se concentrer sur une compétition africaine que l’on a tendance à mépriser tant les milliards peuvent tourner certaines têtes. Pour avoir alerté l’opinion publique, certaines réactions ont été presque traitées de «haute trahison» ! Je ne peux concevoir que l’on puisse critiquer le président de la République et épargner le patron de la FAF ou l’entraîneur national et s’il y a eu de fausses informations sur le stage de France ou une quelconque diffamation, les tribunaux sont là pour accueillir les plaintes. D’ailleurs, certains manipulateurs cachés dans nos rangs et ayant inventé l’histoire des supporters algériens morts en Egypte auraient dû être inquiétés. Au lieu de cela, les autorités, par la voix du ministre délégué à la Communication, n’interviennent que pour nous rappeler notre devoir de solidarité vis-à-vis des Verts ! Si ces derniers gagnent leur prochain match, nous allons assister à un autre retournement de vestes tout aussi spectaculaire alors qu’un succès face au Mali n’assure pas automatiquement une qualification au second tour. Quelle que soit l’issue de ce tournoi — nous nous interdisons tout pronostic —, il serait sage de reconnaître les faiblesses criantes de cette équipe nationale, momentanément cachés par la corrida face aux Pharaons, et de s’atteler à les corriger avant le grand rendez-vous sud-africain ! Chacun est libre de ses choix. Cependant, ceux qui demandent le changement de Saâdane semblent oublier que cet homme a mené l’Algérie trois fois au Mondial ! Qu’ils nous présentent un meilleur palmarès pour nous convaincre ! Nous aussi, nous sommes libres de nos choix : un soutien inconditionnel à Saâdane pour qu’il puisse continuer sa mission. Une élimination en Coupe d’Afrique n’est pas la fin du monde. Par deux fois, en 2006 et en 2008, nous n’y sommes même pas allés : peut-être qu’à ces moments-là, la Fédération suivait les conseils de certains journalistes… Merci, Rabah, de nous avoir qualifiés à la CAN ! Quant au Mondial, c’est «ta» spécialité…
Source Le Soir d’Algérie Maâmar Farah
Le Pèlerin

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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 10:40

Algérie - Les Algériens abasourdis par le cuisant échec de l’en devant le Malawi - Toute la vérité sur la débâcle
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L’affaire de Mehdi Lahcen, la prime de la CAN, le choix du lieu du stage, la révolte des joueurs et le choix tactique de Rabah Saâdane sont autant de facteurs qui ont contribué à la sévère défaite des Verts.
La débâcle de l’Algérie face au Malawi est-elle réellement une surprise? Ne s’agit-il pas d’une défaite qui a mis à nu les lacunes des Verts camouflées par l’euphorique qualification au Mondial de l’Afrique du Sud 2010? Il ne faut pas être un grand consultant en football pour énumérer les raisons de «la douche froide» de lundi dernier. Il en ressort, notamment, la gestion du groupe et l’aspect technique. Pour le premier point, d’abord: le malaise a bien commencé quelques jours après la victoire de l’Algérie face à l’Egypte, 1 à 0, à Khartoum. Comment? Depuis cette victoire, l’entraîneur Saâdane a perdu la maîtrise de son groupe. Les «histoires» ont commencé par la convocation de Mehdi Lahcen. Cette polémique a fait trop de bruit dans les couloirs de la Fédération algérienne de football. Elle a même occupé la «une» de la presse nationale durant une bonne dizaine de jours. Les soi-disant, anciens joueurs, ont imposé leur «veto» quant à la venue du milieu de terrain du club espagnol de Santander. Les joueurs ont commencé, donc, à imposer leurs opinions au sélectionneur. La convocation d’un joueur est une prérogative de l’entraîneur et non des joueurs. L’autre histoire qui a déstabilisé le groupe est celle liée au règlement intérieur imposé par la FAF. Les joueurs ont refusé de signer un tel règlement qui oblige les joueurs à passer par la FAF avant de signer un contrat de sponsoring avec les annonceurs.
Puis, les joueurs ont repris «les négociations» sur les primes de la Coupe d’Afrique. On commençait à sentir l’odeur du fric. En plein stage de préparation dans le sud de la France, ces problèmes ont suscité des réactions diverses. C’est ce qui a provoqué un climat malsain au sein de la sélection nationale. Pour les fêtes du Nouvel An, les joueurs ont quitté les lieux du stage 24 heures avant pour aller passer le réveillon en famille ou entre amis (es). Cette attitude n’a pas été du goût du sélectionneur national. Ces événements se sont produits en pleine période de préparation qui nécessite une grande concentration. Sur l’autre volet, le choix du lieu du stage a fait réagir de nombreux techniciens algériens qui ne comprenaient pas les raisons d’une telle option. La sélection s’est entraînée sous une température de -5° pour aller jouer dans un pays où la température est de 30° avec un taux d’humidité qui dépassait 75% le jour du match face au Malawi. Toutes les sélections qualifiées à cette 27e édition ont préféré se préparer dans les pays chauds, à l’exception de l’Angola qui a effectué son stage au Portugal. Mais, cette équipe est habituée au climat de son pays, contrairement à nos joueurs qui évoluent souvent dans les pays européens connus par leur froid glacial. Pour preuve, l’entraîneur Rabah Saâdane a justifié la débâcle face au Malawi par les conditions climatiques. «On n’était pas présents dans le match parce que les joueurs n’arrivaient pas à réagir sur le terrain à cause de la chaleur et du taux très élevé d’humidité qui nous ont énormément gênés», a justifié le coach juste après la fin du match. C’est le même argument avancé par les joueurs à l’image de Madjid Bougherra, Zaoui Samir et autres. «C’était très difficile pour nous, joueurs qui évoluons en Europe, de jouer dans un climat très chaud et un taux d’humidité très élevé», s’est innocenté Bougherra. «Il faut reconnaître qu’on a joué sans conviction en raison des conditions climatiques défavorables.» En ce qui concerne le choix tactique de Rabah Saâdane, il a suscité à son tour plusieurs interrogations que seul l’entraîneur pourrait y répondre cet après-midi, lors de sa conférence de presse. La titularisation de Rafik Saïfi ne trouve aucune explication.
Le joueur revient d’une blessure et souffre d’un déficit flagrant sur le plan physique. Le joueur d’El-Khor du Qatar était, de l’avis de tous les observateurs, complètement out. Le changement du coach est venu un peu tardif. 24 heures avant le match, Saïfi et Zaoui étaient en dehors du schéma tactique arrêté par le sélectionneur Rabah Saâdane. C’est ce qu’a avancé ce dernier à la presse nationale. Il n’a changé sa tactique qu’à la veille du match. Quelles sont les raisons d’un tel changement? Rafik Saïfi «possède beaucoup d’expérience en Afrique», a répondu l’entraîneur adjoint, Zoheir Djelloul. Certes, l’expérience est un facteur important dans ce genre de compétitions, mais pour bien se servir et non pas pour se desservir. Car, l’incorporation de Saïfi n’a pas été bénéfique, pour ne pas dire plus, pour l’équipe. A tout cela s’ajoutent les déclarations désespérantes de Rabah Saâdane à Alger la veille du stage de préparation.
L’entraîneur a averti qu’il ne «faut pas s’attendre à un miracle lors de la CAN». Rabah Saâdane était-il en train de préparer les Algériens à une sortie humiliante dès le premier tour? Vu le résultat du premier match, la réponse ne peut être qu’affirmative. A la lumière de toutes ces données, on ne peut s’attendre à un miracle lors des deux prochains matchs des Fennecs face au Mali et à l’Angola. Il est temps de tirer les leçons de toutes ces vérités et de se ressaisir pour l’avenir.
Source L’Expression Tahar Fattani
Le Pèlerin

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