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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 07:54

Le calendrier de la CAN 2010
algerie CAN 2010

Le calendrier de la CAN 2010, coupe d’Afrique des Nations en Angola. La CAN 2010 se déroulera du 10 au 21 janvier 2010 en Angola et verra la participations des meilleures équipes du continent Africain.
Découvrez le calendrier de la prochaine coupe d’Afrique des Nations, la composition des groupes et l’heure des prochains matches.
Les groupes
Groupe A (Luanda)
10 janvier : Angola-Mali (16h00)
11 janvier : Algérie-Malawi (13h45)
14 janvier : Algérie - Mali (16h00) Angola - Malawi (18h30)
18 janvier : Angola - Algérie (16h00) Malawi - Mali (16h00 à Cabin
Groupe B (Cabinda)
11 janvier
Burkina Faso - Côte d’Ivoire (16h00) ; Ghana - Togo (18h30 TU)
15 janvier
Burkina Faso - Togo (16h00) ; Ghana - Côte d’Ivoire (18h30)
19 janvier
Côte d’Ivoire - Togo (16h00) ; Burkina - Ghana (16h00 à Luanda)
Group C (Benguela)
12 janvier
Egypte - Nigeria (16h00) ; Bénin - Mozambique (18h30)
16 janvier
Bénin - Nigeria (16h00) ; Egypte - Mozambique (18h30)
20 janvier
Bénin - Egypte (16h00) ; Mozambique - Nigeria (16h00 à Lubango)
Group D (Lubango)
13 janvier
Cameroun - Gabon (16h00) ; Tunisie - Zambie (18h30)
17 janvier
Gabon - Tunisie (16h00) ; Cameroun - Zambie (18h30)
21 janvier
Cameroun - Tunisie (16h00) ; Gabon - Zambie (16h00 à Benguela)
Second Tour, le tableau finale de la CAN 2010 :
Quarts de finale
24 janvier
1. A Luanda : 1er Gr A - 2e Gr B (16h00)
2. A Cabinda : 1er Gr B - 2e Gr A (19h30)
25 janvier
3. A Benguela : 1er Gr C - 2e Gr D (16h00)
4. A Lubango : 1er Gr D - 2e Gr C (19h30)
Demi-finales
28 janvier A Luanda : Vainqueur 1 - Vainqueur 2 (16h00)
A Benguela : Vainqueur 3 - Vainqueur 4 (19h30)
30 janvier Troisième à Benguela ( 16h00)
Finale : 31 janvier à Luanda à 16h00
Source Algerie-Dz
Le Pèlerin

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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 07:44

Algérie - Le sélectionneur sort de sa réserve

Saâdane contre-attaque
algerie CAN 2010

Intervenant sur les ondes de la radio Chaîne I, le premier responsable technique des Verts a tenu à démentir les informations concernant un quelconque malaise au sein de la sélection qui le pousserait à partir. «J’ai une mission qui se termine après la coupe du monde, comment pourrais-je partir ? Certains oublient que c’est une lourde mission nationale que je porte sur mes épaules et je me dois de me sacrifier pour en être à la hauteur» a, entre autres, déclaré Rabah Saâdane, avant d’ajouter que tout cela «n’est qu’affabulation d’une partie qui n’apprécie pas la réussite actuelle de l’équipe nationale».
Saâdane n’est pas allé de main morte lors de son intervention, en chargeant certains journaux, sans les citer, tout en les accusant «d’être des menteurs en inventant de faux problèmes dans le seul but de déstabiliser la sérénité du groupe», avant de se demander comment peut-il être qualifié «d’incompétent alors que je sors d’une campagne de qualification victorieuse avec un retour sur la scène mondiale». L’autre point important abordé par le coach est la réunion qui a regroupé le président de la Fédération algérienne de football, M. Mohamed Raouraoua et les internationaux et «qui s’est très bien déroulée. La preuve en est qu’elle n’a duré qu’une petite demi-heure». Une réunion qui devenait urgente après les informations faisant état de mécontentements de certains éléments concernant le nouveau règlement intérieur, surtout le point sur le droit d’image des joueurs. Un détail qui sera discuté après la coupe d’Afrique des nations, évitant ainsi à la sélection un faux problème à quelques encablures de la compétition continentale.
Sur un registre purement sportif, le sélectionneur national a déclaré, lors de la même intervention, que Saïfi «se portait mieux mais qu’il ne pouvait s’entraîner qu’au sein de l’hôtel pour éviter une rechute, tandis que la blessure de Meghni est moins grave que prévu et qu’il est en train de revenir doucement avant d’intégrer, dans les prochains jours, le travail en groupe». Concernant le défenseur de Bochum, Anther Yahia, son passage devant le médecin de la FIFA «fut positif et de bonne nouvelle pour la sélection avec l’autorisation de retrouver les entraînements. Il sera incorporé au sein de l’équipe dès qu’il sera prêt». Interrogé sur les objectifs de l’équipe dans le rendez-vous africain, le sélectionneur algérien s’est montré confiant, en affirmant que l’Algérie doit «aller le plus loin possible, selon les capacités de l’équipe bien sûr, et arriver en finale serait une bonne chose pour nous», rapporte le site de la FAF.
Lors des deux galops d’entraînement de mardi, une bonne ambiance animait les joueurs qui travaillaient avec sérieux et application, sous l’œil vigilant de Saâdane et des membres du staff technique et médical. Il faut dire, en effet, que la sélection bénéficie de tous les moyens nécessaires et jouit d’une grande attention de la part de l’ensemble des responsables de la délégation algérienne.
Source Le Jeune indépendant Khaled A
Le Pèlerin

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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 07:29

Administration - Le citoyen et ses institutions : des relations crispées
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Les interminables files d'attente

«L’administration est au service du citoyen.» Combien de fois des hauts fonctionnaires de l’Etat ont eu à ressasser cette affirmation qui, au fil des années, est devenue une sorte de slogan sans consistance.
S’il est vrai qu’à un niveau élevé des institutions de la République, l’on ait, à un moment, décidé d’améliorer les relations entre les organismes publics et leurs administrés, on ne peut dire objectivement que les choses ont fondamentalement évolué depuis.
Pour détendre ces relations, l’on a pensé, au niveau des ministères, des agences Cnas et jusque dans les commissariats, à aménager des salles de réception plus accueillantes pour le public. Des chaises y ont été installées et les lieux ont été agrémentés de plantes vertes, mais pour autant, la mine renfrognée et le regard fermé ou inquisiteur qu’arborent souvent les préposés, n’ont pas changé par rapport aux visiteurs.
A travers les nombreuses situations qu’il est loisible d’observer quotidiennement, dans les mairies, les agences postales ou bien celles du paiement des redevances d’eau ou de gaz et d’électricité, on découvre que la notion de service public est une donnée qui est rudement mise à mal quand elle n’est pas tout simplement ignorée, ce qui a contribué à entretenir des relations crispées entre le citoyen et les services publics censés être à son service. Que l’on vienne solliciter la délivrance d’un quelconque document, demander le dépannage d’un téléphone ou bien payer ses factures d’électricité, on a la nette impression que l’on vient demander l’aumône quand on s’aperçoit que l’agent auquel on s’adresse, entend faire savoir qu’il est là pour «rendre service» et non pour s’acquitter du service sollicité, ce qui représente une sacrée différence.
Ce sont là des comportements qui sont comme une sorte de seconde nature, ou tout sentiment de courtoisie est exclu, une situation que l’on retrouve aussi au niveau des prestataires privés dont les transports d’usagers sont parmi les exemples les plus significatifs.
Se voir prié de revenir au prétexte que «ce n’est pas un jour de réception du public», ou bien parce que le document réclamé n’est pas encore prêt, sont quelques-unes des mauvaises surprises que l’on peut avoir même si pour cela on a été contraint de faire un déplacement de plusieurs centaines de kilomètres.
Ce qui est encore plus étonnant, lorsqu’on se rend dans un quelconque organisme, c’est de découvrir parfois et à sa grande surprise, que certains préposés ne sont pas encore arrivés pour occuper leur poste de travail, ou bien alors de s’entendre dire qu’il faudra revenir parce que l’agent chargé de gérer un service déterminé est «en congé de maladie», à croire qu’il est irremplaçable.
«Il faut revenir», «il faut revenir», c’est une sorte de litanie que prononcent souvent des agents censés être à votre écoute et régler vos problèmes d’administrés. Et qu’importent alors votre lassitude et vos désagréments, des situations dont personne ne semble s’émouvoir outre mesure.
Des carences dans la communication
Parmi les tares dont l’administration algérienne n’arrive apparemment pas à se débarrasser, c’est cette propension à ne pouvoir communiquer avec ses nationaux ou bien à le faire très mal.
Récemment, les médias avaient rapporté l’exemple de ce citoyen qui avait adressé des correspondances à plusieurs institutions publiques sans qu’aucune ne daigne donner de réponse à ses doléances.
Excédé, il avait alors décidé d’en appeler, toujours par courrier, aux services de la présidence, mais apparemment avec des termes discourtois. A ce moment, on a alors répondu à sa demande et il s’est finalement retrouvé devant la justice. C’est faire preuve de grande naïveté que d’attendre une réponse à une lettre adressée à l’administration.
Combien sont-elles les personnes qui ont adressé des lettres à l’administration pour des questions diverses, mais sans pour autant recevoir une réponse en retour ? Difficile de le dire. Il semble à ce titre, que certains organismes ne disposeraient même pas de services spécialisés chargés de répondre au courrier des particuliers comme ils ne disposent pas non plus d’une structure de communication externe à l’intention de leurs utilisateurs.
C’est d’ailleurs ce déficit de communication, entre le citoyen et son administration, qui contraint souvent celui-ci à tenter de trouver des moyens détournés pour régler ses problèmes. Certains administrés pensent à utiliser les rubriques des lecteurs animées par certains quotidiens pour tenter de trouver une solution à leur problème.
C’est aussi cette impossibilité de pouvoir communiquer directement avec les organismes dont on réclame les services qui, semble-t-il, sont à l’origine de la naissance et du développement ce que d’aucuns ont désigné comme un «système des passerelles». Confrontés à une sorte de mur infranchissable, des citoyens ont, en effet, pris l’habitude de se mettre aussitôt à la recherche de «connaissances» ou bien de personnes travaillant à l’intérieur même des administrations dont ils ont été refoulés, quitte à monnayer leur contribution pour qu’elles facilitent l’accès à un service ou donnent un coup de pouce au rapide règlement d’un dossier.
Déjà frappée par le mal d’une bureaucratie tatillonne et omnipotente, l’administration souffre, par ailleurs, du phénomène de la corruption.
Des relations inciviles et tumultueuses
Le moins que l’on puisse relever c’est que les relations du citoyen algérien avec son administration sont loin d’être paisibles. Peu importe l’organisme, il est courant d’assister à des accrochages verbaux opposant des usagers aux préposés.
Lorsqu’ils se voient rabroués, certains citoyens préfèrent faire le dos rond afin d’éviter, pensent-ils, de se voir refuser le service demandé lorsqu’ils se présenteraient à nouveau. Il y en a, au contraire, qui ne s’en laissent pas conter et qui protestent avec véhémence lorsqu’ils estiment que leur patience a été mise à rude épreuve et que leurs droits ont été bafoués. S’ensuivent alors des échanges de propos peu amènes de part et d’autre des guichets.
Salah C. est un enseignant à la retraite.
Il explique qu’il s’est rendu, il y a quelques semaines, à la recette postale de la place des Martyrs à Alger, pour adresser un télégramme de condoléances à la famille d’un proche décédé à El-Kala. «Lorsque je me suis adressé à la préposée chargée de ce service, elle m’a répondu que l’appareil ne fonctionnait pas. Un collègue lui a aussitôt indiqué un autre opérationnel. Je proteste afin qu’elle accomplisse son travail. Elle refuse. Je me mets à crier. Le receveur arrive pour calmer les choses. Elle décide finalement d’accepter le texte de mon télégramme non sans ajouter avec une colère mal contenue : «S’il n’arrive pas à destination, ce ne sera pas de ma faute.» N’y tenant plus, je me mets à lui crier après. S’ensuit une violente altercation verbale que des témoins éprouvent du mal à calmer.»
Hocine C. est commerçant.
Pour le règlement d’un litige foncier avec un voisin, il dit avoir déposé, il y a plusieurs mois de cela, un dossier au niveau de la wilaya d’Alger. «Lorsque je suis allé aux nouvelles, on m’a fait savoir que mon dossier ci a été égaré.
On m’a invité à en constituer un second. C’est ce que j’ai fait en prenant la précaution cette fois de le faire enregistrer au bureau d’ordre. Lorsque je me suis présenté à nouveau, on m’a déclaré que le dossier avait «disparu». Préférant garder mon sang-froid, j’ai fait une autre copie. Je suis revenu pour m’entendre répondre que celui-ci s’était également «volatilisé». Je me suis maîtrisé tant bien que mal et j’ai introduit alors une demande d’audience pour rencontrer le secrétaire général de la wilaya.
Las d’attendre une réponse, je me suis rendu à la wilaya pour m’entendre dire qu’il n’y a nulle trace de ma correspondance. J’ai décidé de faire parvenir un nouveau dossier à la wilaya, mais cette fois, par le biais d’un huissier et il ne serait pas étonnant qu’il connaisse le même sort. Vous trouvez normal vous, que des dossiers disparaissent comme par enchantement dans nos administrations sans que l’on s’en inquiète ?», déclare-t-il dépité.
Un accueil et des services contestables
Pour se faire une idée, même approximative, de la nature des liens que les nationaux entretiennent avec les structures publiques de service les plus souvent sollicitées, (agences Cnas, services postaux, Sonelgaz…), il faut consulter les livrets de réclamations désignés comme des «livrets de doléances» ou de «suggestions».
Ils sont on ne peut plus révélateurs de la façon dont certains citoyens perçoivent les organismes censés être à leur écoute et dont les agents feignent souvent d’ignorer qu’ils sont rétribués grâce aux deniers de la collectivité nationale. Le plus souvent c’est le mauvais accueil des préposés qui est mis en avant.
Un usager de la recette postale de Bab El-Oued déclare ainsi être déçu «que l’on soit obligé de prendre un ticket pour se faire servir.» «Cette décision, écrit-il, a fichu la pagaille. Pour l’envoi d’une lettre ou le paiement d’un mandat, c’est l’anarchie totale.» Au niveau de l’agence commerciale d’Algérie Poste dans ce même quartier, un abonné au téléphone estime «regrettable d’arriver à 16h 20 et de ne trouver personne pour régler son problème». «Les guichets des agences d’Algérie Télécom ferment habituellement à 18 heures, (ndlr).»
Un autre abonné s’insurge : «Il est honteux d’attendre 3 heures pour payer une facture d’Adsl. Rien ne vous empêche d’ouvrir une autre antenne.» «Il est malhonnête de ne pas déduire des factures de téléphone les journées durant lesquelles celui-ci est en panne», renchérit un autre abonné qui considère que «la notion de service est étrangère aux algériens».
Un assuré social de l’agence Cnas de Bab El-Oued propose d’améliorer la qualité de service en choisissant «des médecins éduqués». Et d’ajouter : «Tous les assurés sociaux ne son pas des escrocs.» Sur le livret de cette même agence, il est aussi mentionné qu’une dame âgée de 82 ans attend ses frais de remboursement par mandat depuis plus de trois mois. Un abonné de la Sonelgaz auprès de l’agence de la Casbah réagit avec virulence aux mauvaises conditions d’accueil dont il a été l’objet, écrit-il, de la part des agents : «grande entreprise, petits cerveaux.» Un second dénonce l’«incompétence des responsables» et sa difficulté à trouver face à lui des «interlocuteurs fiables pour répondre aux questions». Un autre encore dénonce le «manque de sérieux flagrant d’agents.» «Ne nous prenez pas, déclare-t-il, pour ce que nous ne sommes pas. Des fils électriques sont tombés à terre depuis plusieurs jours et personne n’est venu les réparer». «Nous sommes arnaqués», observe un autre client de Sonelgaz.
Et d’expliquer : «alors que les primes ne sont pas soumises à la TVA comme indiqué au verso des factures, nous avons constaté que nous payons 7% de TVA sur chaque facture.» Un assuré de l’agence Cnas située à proximité de la place Port-Saïd moins loquace dénonce, pour sa part, une «organisation inopérante, un travail au ralenti et trop de parasites».
En bref
A quoi servent les plantons ?
Dans toutes les administrations, sans distinction aucune, il existe une pléthore de plantons. Il y en a dans les halls d’accueil, mais aussi deux, trois, voire quatre par étage. Ils sont là en principe pour accueillir et renseigner les visiteurs, mais constituent, en réalité, autant d’obstacles à franchir pour rencontrer la personne désirée. Chaque chef de service, en plus de disposer d’une secrétaire, possède «son» planton attitré. L’un et l’autre jouent, à quelques différences près, la même fonction. Ils sont chargés de surveiller les approches de leur «chef» et de «filtrer les importuns». Au préalable il faut subir un questionnaire : «Vous voulez voir le directeur ? C’est à quel sujet ? Je vais voir s’il est là. Ah, désolé, il est en réunion de travail» ou bien encore : «Il est en mission». Très au fait de ces situations, certains malins prennent la précaution d’enfiler un costume et d’arborer une mallette diplomatique pour en imposer à ces cerbères implacables. L’astuce peut parfois s’avérer payante.
A propos des jours de réception
Certains organismes ont deux jours de réception par semaine. Pourquoi les uns le font le dimanche et le mercredi et d’autres le dimanche et le mardi ? Nous sommes en droit aussi de nous demander à quel travail sont attelés les fonctionnaires durant les autres jours ouvrables. Il faut aussi s’interroger pourquoi des formulaires particuliers, à l’exemple de ceux destinés à l’obtention d’un passeport, soient difficiles à se procurer au niveau de certaines daïras alors qu’on peut les trouver chez un proche buraliste contre paiement. Pourquoi est-il quasi impossible de trouver au niveau de la poste certains timbres fiscaux pour cartes grises ou autres documents administratifs ?
Carte d’électeur contre CNI
Non, la réclamation par certains organismes publics d’une carte de vote en échange de la délivrance de certains documents n’a rien d’une assertion malintentionnée. Il y a moins d’un mois, il a en effet été demandé à l’auteur de ces lignes de présenter au préalable sa carte d’électeur pour prétendre obtenir en échange sa carte nationale d’identité alors que cette première n’est pas mentionnée parmi les pièces à fournir pour le dossier constitutif de ce document.
La poste mise à l’index
Courrier égaré, timbres étrangers décollés des enveloppes, revues détournées, colis débarrassés d’une partie de leur contenu, comptes chèques-postaux siphonnés à l’insu de leurs titulaires… Les services de la Poste ont, à maintes reprises, été mis à l’index sans résultat. Un responsable du service des colis postaux à Alger a admis, sous le sceau de la confidence, qu’il avait été mis la main sur plusieurs agents indélicats mais, poursuit-il, «on n’est pas encore arrivés à mettre un terme aux nombreux vols constatés».
Source Infosoir A.M.
Le Pèlerin

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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 07:18

Algérie - Les Verts à J-3 de la CAN
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Saâdane : «Des gens voulaient casser la machine»
Le sélectionneur national a déclaré que des gens jaloux de la réussite de l’EN ont tout fait pour la déstabiliser, mais malheureusement pour eux, ils n’ont pas réussi dans leur sale besogne. Après avoir surmonté ces dernières perturbations, les Verts, armés d’un moral d’acier, d’un esprit de solidarité exemplaire et forgés à toute épreuve, feront face aux aléas de la compétition continentale. Au menu des Verts : des adversaires redoutables, mais aussi des conditions climatiques difficilement supportables. Néanmoins, l’espoir de ne pas revenir bredouilles est de mise chez Saâdane et ses capés.
C’est ce qu’a affirmé le coach national Rabah Saâdane, ce matin sur les ondes de la chaîne 3 de la radio nationale. «Je vous le redis en toute sincérité, et c’est pour cela que j’insiste beaucoup, car c’est de la désinformation et de la pure manipulation pour déstabiliser ce groupe parce que ça dérange que l’Equipe nationale fonctionne, dans un mode de professionnels et surtout de solidarité. On voulait casser la machine mais, malheureusement pour ces gens, ça n’a pas marché», a-t-il précisé.
En outre, le sélectionneur national a indiqué que le stage des Verts au Castelet s’est déroulé dans de très bonnes conditions. «Le stage s’est bien déroulé, et tout s’est bien passé. Nous avons réalisé tout ce qui était prévu dans notre programme de préparation», a-t-il déclaré à notre confrère d’El Watan. Une excellente ambiance règne au sein du groupe, selon Rabah Saâdane. «Nous formons un ensemble solidaire, volontaire et combatif», a-t-il indiqué. Pour l’entraîneur national, les motifs de satisfaction sont nombreux à savoir la qualité de la préparation dans un site adapté, un climat méditerranéen et tous les moyens mobilisés. Sur un autre plan, le coach national a affirmé que le groupe est au complet, car la dernière séance s’est déroulée avec la participation des trois blessés à savoir Meghni, Saïfi et Antar Yahia, même si ce dernier s’exerce toujours en solo. Meghni s’est entraîné avec le groupe, tandis que Saïfi et Yahia étaient soumis à des exercices avec ballon, ce qui explique le retour en forme de ces deux joueurs.
Le coach national a tenu également à rassurer les supporters des Verts en déclarant que tous les joueurs seront prêts pour le rendez-vous. S’agissant du climat qui est extrêmement chaud en Angola ou le thermomètre atteindrait les 31° avec un fort taux d’humidité, Saâdane tient à ne pas dramatiser la situation. Il a expliqué que les joueurs sont prêts pour cela. «Lunda c’est autre chose, il y a la chaleur et l’humidité, il faudra bien se préparer pour s’y acclimater. Même les joueurs évoluant à l’étranger sont prêts pour cela», a-t-il déclaré. Le sélectionneur national a également affiché un grand optimisme quant aux chances de ses capés dans cette compétition continentale, en soulignant qu’ils ne se contenteront pas de participer, mais qu’ils veulent aller le plus loin possible. «Je suis optimiste car j’ai un groupe qui a démontré tout le bien qu’on pense de lui. Un groupe capable de relever les défis et qui a déjà réalisé un excellent parcours depuis deux années. Il ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Je suis aussi optimiste quant à l’avenir de cette équipe et ses objectifs immédiats. Je le répète l’EN a les moyens et les capacités de faire de bonnes choses en Angola», a-t-il conclu.
Source Infosoir Brahim M.
Acclimatation et préparation de l’équipe type l À partir de demain, les joueurs seront déjà dans leur match de lundi, alors que le staff technique planchera sérieusement sur l’équipe type qui débutera la compétition en fonction d’autres données comme le climat, dont Saâdane a évoqué l’importance il y a quelques jours. La remarque à faire, à ce sujet, c’est que lors des dernières séances d’entraînement (que ce soit au Castelet, à Aubagne ou à Toulon), Saâdane a axé son travail sur la cohésion de l’équipe et sur la recherche des solutions en attaque, car c’est le maillon le plus faible de l’équipe. Car outre l’envie de vouloir réaliser une grande CAN, les Verts visent à approfondir et à donner de la consistance à leur fond de jeu en perspective d’un Mondial qui s’annonce très relevé.
Djiar à Luanda dès aujourd’hui l Par ailleurs, il est à souligner que le ministre de la Jeunesse et des Sports, Hachemi Djiar, toujours fidèle à sa démarche d’être derrière la sélection, sera, dès aujourd’hui, à Luanda où il accueillera l’Equipe nationale, tout comme les représentants de notre ambassade et de Djahid Zefzef, l’intendant de la sélection, qui, lui, est déjà sur place depuis quelques jours. Pour leur part, les supporters des Verts ne se bousculent pas à l’aéroport Houari-Boumediene pour faire le voyage de Luanda en raison du coût excessif pour les bourses des citoyens, notamment ceux qui, exceptionnellement, ont fait le déplacement de Khartoum en novembre dernier. D’ailleurs, la compagnie Air Algérie a dû réduire le nombre de vols à destination de la capitale angolaise faute de voyageurs. Mais l’essentiel, c’est que la fièvre a commencé a monté dans les chaumières et les Algériens s’apprêtent à vivre d’autres joies et fêtes que seuls les Verts savent leur procurer. Alors bonne chance et Source Infosoir Maâk Yal Khadra.
Le compte à rebours a débuté pour les Verts
Fini le stage de préparation au Castelet, les Verts seront, ce soir, à Luanda où ils aborderont la dernière ligne droite qui les sépare de leur premier match de la CAN, ce lundi, face au Malawi.
Hier après-midi, c’était la dernière séance d’entraînement pour les coéquipiers de Rafik Saïfi et de Mourad Meghni, qui ont réintégré le groupe à la grande satisfaction de leurs camarades et surtout du staff technique national, après avoir passé la majorité du séjour au Castelet à trotter et à se soigner. Le premier a chopé une grippe qui l’a cloué au lit, alors que le second traînait une blessure au genou. Pour sa part, Antar Yahia ne s’est toujours pas entraîné avec le groupe, mais il a commencé à taper dans la balle lors d’une séance de tennis-ballon, quant à Djamel Abdoun, qui attend avec impatience cette CAN-2010 pour faire ses premiers débuts avec la sélection nationale, a fait l’impasse sur la séance d’hier en raison d’un petit bobo à l’orteil.
Enfin, le gardien Fawzi Chaouchi, que l’on annonce comme le gardien titulaire (déclaration de Saâdane dans une chaîne satellitaire), a vite repris les entraînements après s’être légèrement tordu la jambe.
En gros, les Verts auront passé une dizaine de jours dans le sud de la France où la température n’a pas été clémente puisqu’il a souvent fait un froid de canard, ce qui leur a permis de se dépenser à fond, sans compter les trois jours de quartier libre à l’occasion des fêtes de fin d’année.
Sur un autre plan, le stage du Castelet s’est déroulé dans une ambiance très sereine, même si à un moment donné les informations émanant de l’hôtel du Grand Circuit n’étaient pas rassurantes à cause de toutes ses histoires de primes, de règlement intérieur ou de droits publicitaires qui, en fin de compte, ont été aplanis après l’intervention du président Mohamed Raouraoua, président de la Fédération algérienne de football. Aujourd’hui, c’est une équipe sereine, soudée, solidaire et ambitieuse, pour reprendre tous les termes utilisés par le sélectionneur national et les joueurs, qui débarquera à Luanda avec comme objectif d’aller le plus loin possible, et pourquoi pas en finale. À la veille de leur départ pour l’Angola, qui constituera également un bon tournoi de rodage pour la coupe du Monde en juin prochain en Afrique du Sud, les Verts ont fini par afficher de réelles ambitions, ce qui a rendu le sourire à leurs supporters qui avaient un peu douté à la suite des déclarations un peu trop prudentes de Rabah Saâdane, notamment lors de la conférence de presse qu’il a organisée à Alger avant le départ en stage.
Le séjour Ils seront logés au Continental
Dès leur arrivée à Luanda, les Verts seront conduits à l’hôtel Le Continental où ils éliront domicile durant tout le premier tour, voire après, s’ils terminent premiers de leur groupe. Une équipe est d’ailleurs déjà sur place pour préparer l’arrivée des Fennecs, et à sa tête Djahid Zefzef, l’intendant de la sélection en plus des deux cuisiniers et autres membres de notre représentation diplomatique en Angola qui s’affairent à rendre le séjour de l’équipe nationale des plus agréables. Au niveau de l’hôtel, qui n’est distant que de 5 km de l’aéroport du 24-Février, tout est fin prêt pour accueillir les coéquipiers de Saïfi. Le Continental, qui dispose de 71 chambres, est retiré du centre ville et de son brouhaha et offre donc un calme absolu aux joueurs qui auront besoin de concentration. Toutes les commodités sont présentes (Wifi, télés dans les chambres pourvues de chaînes satellitaires, deux salles de sport, lignes téléphoniques…). C’est dire que les Verts ne manqueront de rien et leur seule préoccupation ne sera que de réaliser une excellente performance.
Source Infosoir A.S-B
Portsmouth devrait régulariser ses joueurs aujourd’hui
Belhadj et Yebda soulagés l Prévu initialement pour mardi dernier, le club de Portsmouth assure que les salaires de ses joueurs seront payés aujourd’hui jeudi. «Tout est en place à 100% et prêt pour demain matin (ndlr, aujourd’hui). Les paiements sont déjà en route», a confirmé, hier, le directeur exécutif du club, Mark Jacob sur Sky Sports News. Ainsi, suite à ce dénouement heureux, les deux internationaux algériens de Pompey sont soulagés. C’est un réconfort moral qui ne fera que les rendre encore plus fort mentalement en prévision de la phase finale de la CAN qui débutera lundi prochain pour les Verts à l’occasion du match face au Malawi.
Source Infosoir K. H.
Le Pèlerin

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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 00:42

Culture - Le sursaut de dignité des Berbères romanisés ou les relations ambivalentes avec l’empire romain
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Les Berbères en Algérie

Le sursaut de dignité des Berbères romanisés, leurs rapports ambivalents avec Rome, d’un côté, et les tribus insoumises des montagnes, de l’autre, le goût du pouvoir et les intrigues autour de celui-ci, c’est ce qui caractérise le roman historique de Younès Adli dédié à la famille princière des Nubel, des Berbères romanisés de la région de Thenia qui régnaient au IVe siècle de l’ère chrétienne sur quelques provinces de l’empire romain d’Afrique, gouverné par Romanus, comte d’Afrique, sous le règne de Valentinien 1er.
Tout allait bien entre les Nubel et les Romains jusqu’à ce que le comte d’Afrique eut l’idée de substituer son propre frère à Flavius Nubel, vieillissant. Les premiers contrôlant pour le compte des seconds, toutes les plaines en contre-bas du Djurdjura, la vallée de la Soummam, l’Ouarsenis et le Dahra mais pas les montagnes toujours rebelles à l’occupation étrangère. Rome leur concédait une partie des pouvoirs locaux contre son approvisionnement régulier et suffisant en blé et huile d’olive. Ils devaient également repousser, en collaboration avec les vétérans de l’empire installés en Afrique césarienne, les incessants assauts «des peuples des montagnes ». A l’instar des caïd, des bachagha, des gros propriétaires et fortunés de l’occupation française, les Nubel entretenaient des relations ambivalentes avec les occupants et avec les autochtones. Ils sont à la fois associés et concurrents avec les deux parties en conflit permanent. Leur place dans la hiérarchie sociale et leurs prérogatives constituaient à la fois le lien et le point de rupture avec l’empire romain selon l’indulgence ou l’hostilité de ce dernier. Projetées par le machiavélique comte d’Afrique, la destitution de Flavius Nubel et la neutralisation de ses enfants qu’il pensait obtenir en jouant les uns contre les autres heurteront la dignité de ses héritiers, de Firmus et Cyria, en premier lieu, et déclencheront une série d’évènements violents déstabilisateurs de l’empire romain d’Afrique. Ce fut l’occasion pour Firmus et Cyria de mettre en pratique leur sympathie envers les tribus berbères demeurées hostiles à l’occupant, de fédérer leurs forces pour porter la guerre sur les territoires directement gouvernés par le comte d’Afrique, dictateur honni par ses sujets. La fuite de Romanus, chassé des villes sous sa tutelle directe, scandalise l’empereur Valentinien 1er qui décide l’envoi de 5 000 hommes commandés par le meilleur général romain, Flavius Théodosius, pour rétablir l’ordre impérial en Afrique. Sous le commandement de ce dernier, les intrigues et la corruption s’accélèrent pour disperser les forces rebelles réunies autour de Firmus et de sa sœur Cyria. Les batailles, les victoires et les défaites se succèdent au rythme des stratégies mises en place, des forces en présence et des trahisons suscitées par l’avarice et le règlement de comptes. On ignore quelle est la part de vérité historique et quelle est celle de la fiction dans ce romain des Editions franco-berbères mais l’auteur fait vivre à ses lecteurs un des épisodes dramatiques de la lutte armée des Berbères contre l’empire romain d’Afrique. Le lecteur pénètre dans l’intimité des Nubel au palais de Soumaâ, fait le tour des tribus hostiles à la présence romaine, prend connaissance de leurs forces respectives et de leurs motivations. L’auteur a, par ailleurs, passé en revue les rôles des 5 frères Nubel et de leur sœur Cyria dans la conduite de la guerre contre les Romains ou avec ces derniers. La similitude des stratégies romaines et française saute aux yeux du lecteur un tant soit peu informé sur les insurrections qui ont jalonné l’occupation française et la guerre de libération nationale. Ce livre est captivant, d’une lecture facile, on peut le parcourir d’un seul trait de la première à la dernière page, le lecteur est pris aux triples à partir de la 30e page.
Source Le Soir d’Algérie B.T.
Le Pèlerin

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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 00:40

Algérie – La désespérance des Jeunes
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Pars

Ce message est-il adressé par un ascendant à son rejeton, habitants une de nos localités Algériennes ? Exceptionnellement cette fois-ci: que Non !
Eh bien ce sont là, quelques passages de la lettre qu'a écrite Pier Luigi Celli, directeur général de la LUISS (une grande université privée de Rome spécialisée des études sociales) et néanmoins ex-directeur de la RAI (télévision publique italienne) à son fils qui vient juste de terminer ses études supérieures dans le pays. Cette lettre ouverte, dont le titre est «Mon fils, quittes ce pays ! », a suscité un véritable cri de détresse au sein de la communauté scientifique. Elle a été publiée le 30 Novembre dernier dans les colonnes du célèbre quotidien romain « la Repubblica » très connu des initiés du pays transalpin. Une sensation de taille venant de la cité romaine, nous surprend à plus d'un titre surtout émanant de l'un des principaux leaders de la zone Euro en compagnie de l'Allemagne et la France.
Un pays qui ne s'occupe pas de ses jeunes est un pays en déclin
Contacté par le correspond à Rome du journal parisien « Le Monde», M. Celli explique qu' «Aujourd'hui, en Italie, en raison de la crise, une génération entière de jeunes diplômés va être sacrifiée. Un pays qui ne s'occupe pas de ses jeunes est un pays en déclin. Les recommandations, les combines, les pistons sont un folklore dont nous devons nous débarrasser.». Et vlan ! Des mots crus, qui nous sont familiers, sont lancés en pleine figure dans la cité romaine. Cet ancien dirigeant de grandes entreprises fait son mea culpa, signe d'une profonde déception, en reconnaissant lui-même sa part de responsabilité en tant que directeur de son université grandie sous l'aile de la « Confindustria », l'équivalent italien du Medef (Mouvement des entreprises de France). «Une personne seule ne peut pas tout changer.», ajoute-t-il l'air impuissant.
Par ailleurs, cette missive a suscité une quantité non négligeable de commentaires en ligne sur le site du journal de la capitale italienne provenant d'intervenants dont la plupart approuvaient la démarche de M. Celli en arguant, au passage, la faute au « système ». Encore, un langage qui nous est particulier.
C'est donc un appel à une « Harga » typique à l'italienne mais sans visa. Pas un aller sans détour en larguant les papiers à la mer mais un aller avec un possible retour au bercail. Une nouvelle fois, on se croirait dans les pays sudistes. Il n'y a que la façon qui diffère.
Quand la demande dépasse l'offre et vice-versa
C'est incroyable mais vrai. Le pays de Galilée, Fermi et Léonard de Vinci, l'un des plus grands industrialisés du monde, qui contribue avec un taux à hauteur de 4% du PIB mondial et membre du Groupe des 8 (G-8), est esquivé par ses diplômés comme dans une région tiers-mondiste !
Comparativement à notre pays, l'Italie est saturée de chercheurs mais dont la moyenne d'âge dépasse le seuil requis. La sénilité ronge le pays. C'est donc un problème de renouvellement de générations qui se pose de manière accrue. La production élevée de chercheurs de haut niveau y est aussi pour quelque chose.
Si l'Italie avait besoin de chercheurs autant que l'Algérie, il y a longtemps qu'elle aurait changé de cap et de politique. Dans la péninsule italienne, il semble que c'est la demande qui dépasse l'offre. Cette situation peut expliquer les bas salaires proposés en début de carrière pour les jeunes chercheurs. Tandis qu'en Algérie, non seulement, l'offre existe mais avec des salaires et des conditions dérisoires très en deçà de ceux offerts en Europe ou en Amérique du nord. Les deux cas mènent au même effet mais les causes sont complètement distinctes. L'Italie se retrouve avec un plein de vieux chercheurs chevronnés, le notre est à sec avec un manque flagrant de chercheurs de qualité.
Dépenser sans compter et cueillir sans limite
Le peu d'enseignants chercheurs algériens qui sont restés au pays font de la recherche sans aucune âme à cause des innombrables problèmes socioprofessionnels. L'état va doubler le budget de la recherche pour le prochain plan quinquennal (2010-2014) par rapport à l'enveloppe financière allouée au programme 2005-2009 comme le souligne le chef de l'état lors de l'ouverture de la présente année universitaire. Il est à craindre que cet argent frais va être encore une fois jeté par les fenêtres, car les acteurs que sont les enseignants chercheurs sont sous évalués, non seulement par rapport à leurs collègues du nord mais relativement à leurs voisins immédiats marocains et tunisiens.
Si les joueurs, l'encadrement technique et administratif de l'équipe nationale de football n'avaient pas été récompensés à leur juste valeur à coup de milliards en plus des moyens de Pros mis à leur disposition, jamais nous aurions rêvé atteindre les résultats escomptés. Il faut se poser des questions sur les différences astronomiques entre les indemnités d'un médecin de l'équipe nationale et celles de son pauvre confrère de la santé publique exerçant dans un coin reculé du pays sans aucun avantage particulier et dans les conditions les plus pénibles. L'état a dépensé sans compter pour l'équipe nationale et il a récolté de beaux fruits mûrs en abondance et sans les peser. Un gracieux investissement mène toujours à de grosses perspectives.
Le copier-coller technologique
Chaque année, comme le rapporte le journal le monde dans la même édition, selon l'italien Sergio Nava auteur d'un livre sur la question et intitulé: « La fuite des talents », ce sont 110 000 (Cent dix milles !) diplômés d'université qui quittent chaque année l'Italie. Un milliard d'euros est ainsi dépensé par an pour la formation des exilés scientifiques.
Chez nous, aucun chiffre officiel n'est avancé sur la question de ce qu'on appelle impudiquement la fuite des cerveaux. En Italie, le diagnostic est sanglant pour ce phénomène qui est qualifié de véritable exode dont les causes nous rappellent celles de notre pays: bas salaires, gérontocratie, hiérarchies immobiles, faible mobilité sociale, système universitaire souvent gangrené par les passe-droits, etc...
Plus grave et inquiétant, c'est lorsque le piston bat son plein chez nos voisins nord- méditerranéens. En effet, une enquête italienne de cette année révèle que la moitié des professeurs de la faculté de médecine de l'université sicilienne de Messine ont un lien de parenté avec le restant de leurs collègues. Une parfaite histoire de familles qui possèdent désormais beaucoup de cousins par alliance en Algérie. Du copié-collé technologique translaté avec une réussite admirable du Sud vers le Nord.
Une semence récoltée ailleurs
Toujours selon le quotidien «Le Monde», le professeur Marc Lazar de Sciences Po de Paris et spécialiste de l'Italie mentionne que» l'Italie est au bord d'un clash de générations». «La frustration de la jeunesse est immense, explique-t-il, et ne trouve aucun débouché. L'Italie a manqué son rendez-vous avec la société de la connaissance alors que la France, l'Allemagne ou l'Angleterre en ont fait une question centrale. Toutefois, des îlots d'excellence demeurent et malgré ces défauts, ce système archaïque produit des talents extraordinaires qui, malheureusement, vont s'exprimer ailleurs.».
A titre d'exemple, le CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique) Français a recruté, en 2007, 30 % de candidats italiens. Une vraie aubaine pour la recherche de l'hexagone comme elle l'est pour de nombreux compatriotes scientifiques. Ces enrôlements me rappellent le discours du président de la République lors de cette fameuse cérémonie d'ouverture du 12 Novembre dernier à Sétif. Il a annoncé, ce jour, devant un parterre d'enseignants chercheurs médusés : «tout ce que nous semons, est récolté par les autres.». Une phrase lourde de sens dont les conséquences ont été et le sont toujours graves et menaçants pour l'avenir du pays. Une véritable révolution s'impose pour mettre à l'abri d'abord le pays en conservant ses meilleurs atouts scientifiques.
Pour garder sa place au sein de l'Europe et de l'industrie mondiale, le gouvernement italien va présenter une réforme de l'université, qui sera discutée en février 2010 au Sénat. Cette réforme tiendra compte des critiques sur la fuite des compétences et sur le choix de recrutement des jeunes chercheurs. Le projet de loi prévoit que les futurs chercheurs» seront choisis selon des procédures publiques».
Juste après la lettre ouverte citée plus haut, une quinzaine de jeunes diplômés transalpins, travaillant sous d'autres cieux avec un attrayant salaire au départ, saisissaient, le 3 décembre dernier, le vieux président de la république italienne, Giorgio Napolitano pour accuser l'Italie d'être »le pays le plus immobile d'Europe». La réponse du président est venue rapidement le 22 Décembre passé en écrivant aux révoltés : « Je comprends vos raisons, Mais j'espère que dans un futur assez proche les conditions seront réunies pour votre retour.».
C’est pour quand la fin de la fuite des cerveaux ?
Quant à la réalité de notre pays, je vous cite un passage du discours présidentiel dans la capitale des hauts plateaux où le Président Abdelaziz Bouteflika annonçait solennellement que: « L'Etat poursuivra son effort en matière de promotion de l'enseignement supérieur et de développement des ressources humaines dans les domaines de la recherche scientifique sans occulter la nécessité de réunir tous les moyens indispensables à l'amélioration de la qualité et de l'encadrement, et de créer un climat socioprofessionnel aux enseignants-chercheurs qui leur permet d'accomplir leur mission dans de bonnes conditions. Il convient aussi d'adopter des systèmes compensatoires plus attractifs et plus incitatifs dans le but de renforcer les capacités scientifiques et techniques nationales et d'éviter le phénomène de la fuite des cerveaux et des compétences.».
Les enseignants-chercheurs attendent avec une grande impatience la traduction de ce discours politique et sa concrétisation sur le terrain de la réalité. Est-ce que ce discours sera un prélude annonciateur d'un régime indemnitaire conséquent et des conditions de travail socioprofessionnelles attractives faisant bouger les « Einstein » Algériens de l'ère 2010 ? Surtout après cette fameuse grille nationale des salaires, décevante sur tous les plans et où l'échelle des valeurs n'a plus aucune valeur.
Après que la grille nationale des salaires ait été très décevante sur tous les plans et où l'échelle des valeurs n'a aucune valeur. Il n'y a que le miracle de la matière grise qui ne tarira jamais contrairement à la matière noire, symbole des hydrocarbures, qui s'amenuise par malheur d'année en année. A quand le réveil salutaire tant proclamé ? La balle est toujours dans le camp des pouvoirs publics.
(*) Universitaire et syndicaliste du CNES.
Références :
- http://www.repubblica.it/2009/11/sezioni/scuola_e_universita/servizi/celli-lettera/celli-lettera/celli-lettera.html
- http://www.lemonde.fr/europe/article/2009/12/24/l-italie-voit-un-signe-de-declin-dans-l-expatriation-de-ses-jeunes-diplomes_1284583_3214.html#xtor= RSS-3208
Source Le Quotidien d’Oran Mohammed Beghdad*
Le Pèlerin

« Mon cher fils, tu es sur le point de terminer l'université (...). C'est pour cela que je te parle avec amertume, pensant à l'avenir qui t'attend. Ce pays, ton pays, n'est plus un endroit où il est possible de vivre avec fierté (...). Dans ce pays, si tout va bien, tu commenceras par gagner un dixième du salaire de n'importe quel porte-serviettes, le centième de ce que gagne une starlette de la télévision. Pars. Prends le chemin de l'étranger, choisis d'aller là où la loyauté, le respect et la reconnaissance du mérite et des résultats ont encore de la valeur. ».
Ces mots, troublants, désespérants et pleins d'angoisses, émanent-ils d'un père à son fils, ressortissants d'un pays du tiers-monde, lui prônant de fuir le pays en proie à de continuelles difficultés d'un pays sous-développé ? Non.
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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 00:36

Humour – Marquage à la culotte
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Après le mariage et la réception, le couple pénètre dans la chambre d'hôtel. Le mari, un type très
costaud, se déshabille et dit à sa femme d'en faire autant.
Puis, il lui demande d'enfiler ses pantalons.
- Mais ils sont trop grands!
- Enfile, j'te dis.
Elle enfile les pantalons où elle disparaît presque entièrement tant ils sont grands.
- Tu vois bien que je ne peux pas porter ça!
- Exact. C'est pour te montrer que c'est moi qui porte les pantalons ici.
- Ok! Ok! dit-elle, mais moi je te demande d'enfiler mon slip.
Le gars enfile le slip minuscule mais il bloque à la mi-cuisse.
- Tu vois bien que je ne peux pas entrer dans tes culottes dit-il en rageant.
- Mon gars... si tu veux entrer dans mes culottes t'es mieux de changer d'attitude!
Le Pèlerin

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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 20:56

Neige: Poids lourds et transports scolaires interdits en Ariège
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L’alerte météorologique de vigilance orange pour neige et verglas du 7 janvier 2010 est maintenue jusqu’au 8 janvier après-midi. L’épisode neigeux qui a débuté sur l’ensemble du département va donc se prolonger dans la nuit du 7 au 8 janvier 2010 et rendre délicate la circulation sur les axes routiers.
En conséquence, le Préfet de l’Ariège a pris un arrêté portant interdiction de la circulation des transports en commun et des véhicules de transport d’enfants sur l’ensemble du réseau routier départemental à partir du 7 janvier 2010 à 20 heures, jusqu’à l’amélioration des conditions de circulation.
Le préfet a également pris un arrêté d’interdiction de la circulation des poids lourds de plus de 19 tonnes sur la RN 20 en direction d’Andorre à partir de Tarascon-sur-Ariège. Une aire de stockage a été mise en place à Montgailhard.
Ces mesures seront levées par un arrêté spécifique dès que les axes seront à nouveau praticables. Il est recommandé aux automobilistes et aux conducteurs de poids lourds la plus grande prudence et de ne prendre la route qu’en cas de nécessité, en utilisant les équipements spéciaux. La situation météorologique actuelle a aussi conduit le préfet à activer le niveau 3 du Plan Hiver en faveur des personnes en situation de précarité.
Un dispositif de veille opérationnelle est activé en Préfecture
Source Gazette Ariégeoise
Le Pèlerin

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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 12:19

L'état accepte d'étendre la taxe carbone aux gros pollueurs
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La taxe carbone avait été censurée par le Conseil constitutionnel en décembre, celui-ci estimant qu'elle rompait le principe d'égalité devant l'impôt en exemptant les industriels, également gros émetteurs de gaz à effet de serre.
IMPOTS - Le dispositif entrera en vigueur avec six mois de retard, le 1er juillet...
L'année a commencé avec six mois d'économies d'impôt pour les Français. La taxe carbone, qui aurait dû s'appliquer aux énergies à compter du 1er janvier (5 centimes par litre de fioul ou de carburant et 3,14 euros par mégawattheure (MWh) de gaz), pour inciter les ménages et les entreprises à consommer moins, entrera en vigueur à partir du 1er juillet, a annoncé hier le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel. Retour sur un dossier chaud.
A quoi servira la taxe carbone?
Oublié depuis le Grenelle de l'environnement en 2007, ce nouvel impôt est devenu la marotte de Nicolas Sarkozy après le succès des Verts aux élections européennes, au printemps 2009. Mais la réforme, comparée à l'abolition de la peine de mort par le président de la République, a vite suscité la cacophonie à droite comme à gauche. Faiblesse du montant (17 euros la tonne contre 109 euros en Suède), objectif flou (baisse d'impôt ou pollueur-payeur), hypocrisie (exonération de l'électricité) ou encore inégalités (notamment pour les salariés dépendants de la voiture) : chaque volet a fait l'objet de violentes controverses, rythmées par des prises de bec et des rétropédalages. A deux jours du Nouvel An, l'invention du gouvernement a subi un ultime camouflet en se voyant annulée par le Conseil constitutionnel.
Qu'est-ce qui n'était pas constitutionnel?
Le Conseil a finalement donné raison à la formule consacrée par le Parti socialiste: «un impôt inefficace et injuste». Les sages ont jugé que le prélèvement ne permettrait pas de diminuer les émissions françaises de gaz à effet de serre, puisque 93% des émissions d'origine industrielle n'étaient pas concernées par la taxe.
Par ailleurs, les juges ont sanctionné la rupture du principe d'égalité devant l'impôt, du fait que ceux qui polluent le plus (centrales thermiques, raffineries, cimenteries, cokeries, transports aérien et routier, agriculteurs, etc.) auraient bénéficié de nombreuses exemptions.
Que va changer le gouvernement?
«Nous ne pouvons pas prendre le risque d'une nouvelle censure»: la prochaine mouture, qui sera présentée en Conseil des ministres le 20 janvier, se conformera à la décision du juge constitutionnel, a assuré hier la ministre de l'Economie au quotidien économique Les Echos. Toutefois, le gouvernement a précisé qu'il conservera les tarifs réduits pour «les professionnels les plus exposés», comme les pêcheurs.
Concernant les autres entreprises, et notamment l'industrie lourde, Bercy a promis qu'elles ne seraient pas désavantagées par rapport à d'autres pays. Le nouveau système pourrait même favoriser celles qui investissent pour réduire leurs émissions. De quoi rendre encore plus complexe un impôt déjà accusé d'être illisible.
Le gouvernement a en effet suscité la perplexité, à la rentrée, en décidant de rendre aux ménages les 2,2 milliards d'euros de taxe payés pour rouler, se chauffer et cuisiner. Cette «redistribution» prendra la forme d'un forfait de 46 euros par adulte (augmenté pour les familles et les périurbains).
A cause du Conseil constitutionnel, l'Etat risque encore de devoir renoncer à une bonne partie des 2 milliards d'euros de recettes restantes, qui étaient pourtant censées compenser en partie la suppression de la taxe professionnelle.
Source 20minutes.fr Angeline Benoit
Le Pèlerin

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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 11:53

Grands scandales financiers et généralisation de la corruption
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Le phénomène de la corruption et les grands scandales financiers intéressent enfin les députés de l’opposition.

Intrigué par la passivité de la justice face à ce grand mal dont la presse nationale fait ses choux gras ces derniers mois, le RCD décide d’interpeller le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Tayeb Belaïz. En effet, le député de Tizi Ouzou, Hakim Sahab, a adressé, lundi dernier, une question orale au premier responsable de la justice lui demandant de rendre public le bilan des scandales financiers ayant touché les grands projets lancés ces dernières années dans le pays. « Les citoyens s’interrogent sur les raisons du silence de la justice face à la généralisation de la corruption qui siphonne les budgets colossaux consacrés à la réalisation des grands projets. Ils se demandent également pourquoi il n’y pas eu d’enquêtes sérieuses et approfondies pour déterminer les vrais responsables sur cette situation et quelles sont les raisons qui font que la corruption touche à tous les projets et avec beaucoup de facilité », souligne l’élu du RCD dans l’introduction de sa question, élaborée conformément à l’article 134 de la Constitution et les articles 68, 69, 70 et 71 de la loi organique relative au fonctionnement de l’APN et sa relation avec le gouvernement.
La question de Hakim Sahab porte en particulier sur l’indifférence de la justice face à des crimes financiers qui défrayent la chronique. « Pourquoi le procureur de la République ne s’autosaisit-il pas automatiquement, comme le stipule la loi, pour ouvrir des enquêtes sur les grands scandales ? », demande-t-il. Poursuivant, M. Sahab se demande si les autorités, en particulier le ministère de la Justice, n’auraient pas instruit les juges de ne pas intervenir devant cette situation. « Le ministère de la Justice a-t-il demandé aux juges de n’entreprendre aucune poursuite judiciaire sans l’aval de la tutelle ? », s’interroge-t-il. En posant cette question, Hakim Sahab relève également les défaillances dans les enquêtes judiciaires lancées. Des procédures judiciaires à l’issue desquelles « seuls des subalternes sont condamnés ». De nombreuses affaires de corruption évoquées par la presse nationale, tel le scandale de la Générale des concessions agricoles (GCA) et, plus récemment, celui de l’autoroute Est-Ouest, sont restées sans suite. Les parlementaires, habilités par la loi à demander l’ouverture des enquêtes sérieuses sur la question, n’ont pas encore réagi.
Ils se sont contentés de simples dénonciations qui ne sont pas en mesure de gêner les corrompus et les corrupteurs. La question de Hakim Sahab pourrait donner l’occasion au ministre de la Justice d’informer l’opinion publique nationale sur ces questions et de révéler les résultats des enquêtes lancées. Toutefois, on ne sait s’il y aura réponse et quand. Car cette question devra d’abord suivre tout un processus avant d’atterrir sur le bureau de Tayeb Belaïz. Elle devra être, en premier lieu, examinée par le bureau de l’APN qui doit juger si elle est recevable dans la forme. De plus, la réponse risque d’être retardée puisqu’elle est tributaire de l’agenda du ministre : la programmation des réponses des membres du gouvernement aux questions des députés se fait toujours en fonction de leur disponibilité. Hakim Sahab interpelle également le ministre de la Justice sur un deuxième sujet relatif à la publication des décisions de la Cour suprême et du Haut-Conseil d’Etat. Des décisions qui, selon lui, ne sont pas accessibles à tout le monde.
Source El Watan Madjid Makedhi
Le Pèlerin

 

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