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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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20 mars 2009 5 20 /03 /mars /2009 15:56

Algérie - 19 Mars: Pourquoi a t-on exagéré autant le nombre de martyrs?

 

"Effectivement, le chiffre, un million et demi de martyrs, n’est pas réel" déclare Mohamed Harbi il y a quelques jours dans une conférence donnée à Constantine. La révélation a tout son poids lorsqu'elle vient de l'illustre historien et acteur du combat pour l'indépendance du pays. Une autre personnalité du combat libérateur, en l'occurrence Mohamed Teguia dans son excellent ouvrage (une thèse de doctorat si je m'abuse) très documenté et très chiffré, "L'Algérie en Guerre" estime ce chiffre si ma mémoire est bonne entre 400 et 600 mille victimes.
La requête d'un député de l'opposition (RCD) demandant la divulgation des chiffres réels concernant le nombre de victimes de la guerre de libération continue à susciter le débat.
Il s'agit plus de savoir pourquoi une telle exagération? Y a t il volonté de la part de ceux qui se sont accaparé le pouvoir en 1962 de se réserver une clientèle confortable et corruptible pour asseoir leur domination sur le pays? Ou s'agit t-il simplement d'un procédé quoique douteux de glorification de la lutte d'indépendance?

Effectivement, le chiffre, un million et demi de martyrs, n’est pas réel, mais quand on aborde le sujet, il faut bien expliquer aux gens le fondement d’une telle révélation. Il s’agit d’un mythe et ce n’est quand même pas sérieux de le discuter de manière si simple. Dans ce cas, on cherche plutôt à nourrir la polémique politique que de faire comprendre aux gens les vrais problèmes. » Voici la réponse donnée par l’historien Mohammed Harbi, en marge de son intervention, mardi dernier, au centre culturel français de Constantine, sur le rapport entre la mémoire et l’histoire, à propos des déclarations faites au sein du Parlement par un député RCD. L’historien, qui a promis d’aborder prochainement cette question, a néanmoins évoqué, dans sa conférence, les problèmes posés au présent, en se basant uniquement sur la mémoire dans l’écriture de l’Histoire. La définition de ces deux concepts, utilisés à tort de manière interchangeable, était, en effet, le point de départ de l’analyse de l’historien qui précise que la mémoire présuppose l’oubli et que le chercheur, dans ce domaine des sciences sociales, doit impérativement croiser les témoignages, puiser dans le maximum de sources, ne négliger aucune donnée et, surtout, placer les événements dans leur contexte. Autrement dit, exploiter les instruments de vérification propres à la science pour bien se servir de la mémoire de ces témoins. Des outils qui peuvent éventuellement conduire le chercheur à une autre conclusion...»

Source Le Soir d'Algérie

Le Pèlerin

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20 mars 2009 5 20 /03 /mars /2009 09:19

Zidane passe à l'attaque

Récemment égratigné dans plusieurs ouvrages, dont ceux d'Emmanuel Petit et de Jérôme Rothen, Zinédine Zidane a profité d'un passage à Paris en fin de semaine pour lancer une grande contre-attaque médiatique, via une interview dans L'Equipe et un Face aux lecteurs dans Le Parisien. Les deux anciens Monégasques en prennent pour leur grade, Rothen étant accusé de "manipulation", tandis que Petit se voit reprocher son "manque total de respect". Morceaux choisis...

ci dessous, Zidane, lors du Masters Series de Madrid avec un de ses fils, ne mâche pas ses mots...

La réponse du berger à la bergère ! Depuis les sorties de Vous n'allez pas me croire de Jérome Rothen et de A fleur de peau, signé Emmanuel Petit, deux ouvrages dans lesquels les deux anciens Monégasques avaient écorné son image, Zinédine Zidane s'était fait plutôt discret, refusant d'entrer dans le jeu de la polémique. Tout juste avait-il déclaré sur son site officiel il y a un mois, à propos du gaucher parisien qui, dans son livre, l'accuse de l'avoir traité de "fils de p..." lors d'un match de Ligue des champions entre lereal de madrid et l'ASM: "Il va dire que je l'ai insulté, moi que je ne l'ai pas fait. Ce qui est embêtant avec Rothen, c'est que j'ai essayé de l'avoir au téléphone. Pas pour lui mettre de la pression car il n'y a pas de "clan Zidane" comme j'ai pu le lire. Il n'y a aucune menace dans tout ça. Quand je prends mon téléphone, c'est simplement pour m'expliquer. Mais là, avec Rothen, pas de réponse", expliquait-il, avant de s'occuper du «cas Petit»: "Il voulait faire de la publicité pour son livre en lançant qu'on avait rien à se dire lui et moi. C'est quelqu'un que j'avais toujours respecté jusque-là. Maintenant, c'est différent."
Un mois plus tard, le ton se fait plus véhément, puisque dans un long entretien accordé à L'Equipe daté de ce vendredi 5 décembre, mais également un Face aux lecteurs du Parisien du même jour, l'ancien capitaine des Bleus se lance dans une contre-attaque médiatique de grande ampleur. "Quand les choses sont fausses ou malhonnêtes, je le dis", attaque-t-il dans le quotidien sportif, en évoquant "ces bouquins qui sortent, celui de Petit, celui de Rothen", mais aussi de "cette dame", en référence à la biographie, non autorisée, signée Besma Lahouri, dont la sortie a fait beaucoup de bruit, surtout parce que, à deux reprises, les manuscrits en ont été dérobés.
A propos de Jérôme Rothen, le discours reste identique:
"Quand Rothen dit que je l'ai insulté, c'est sa version, pas la mienne. Je sais d'où je viens, je pense que j'ai dit pas mal de bêtises dans ma vie, mais ce jour-là je n'ai pas tenu ces propos. Ce qui me dérange, c'est que cela sorte dans un livre alors que je l'ai croisé cinq six fois. Moi, quand j'ai quelque chose à dire aux gens, je ne le fais pas à travers les médias. Je prends mon téléphone et je parle avec le gars. Quand son livre a été publié, j'ai appelé et je lui ai laissé un message. Et puis plus rien... Après je l'entends dire que tout est réglé. En fait, tout est faux", affirme Zidane dans Le Parisien, avant d'ajouter dans L'Equipe: "Il m'avait promis de m'envoyer son livre en me disant que verrais que rien de méchant n'était écrit. J'attends toujours. Trois semaines après, j'ai vu que le bouquin sortait. Le voir dans une émission télé affirmer: «J'ai eu Zidane au téléphone, c'est réglé.» Je ne peux pas cautionner. Je ne l'ai pas eu au téléphone, rien n'est réglé (...) Il essaie encore de faire croire des choses fausses (...) Ce qui me dérange, c'est la manipulation, la malhonnêteté, le mensonge."

"Petit, je ne veux plus le voir"
Une fois évacué le cas Rothen, rhabillé pour l'hiver, et qui, n'en doutons pas, ne devrait pas rester silencieux après cette contre-attaque, Zidane passe à Emmanuel Petit avec visiblement davantage d'acrimonie. "Pour Emmanuel Petit, c'est le même procédé, en pire parce que lui, je le connais encore mieux", confirme «Zizou» qui ajoute, en référence à une interview de l'ancien gaucher d'arsenal dans laquelle ce dernier lui reprochait ses accointances avec des grands patrons: "J'ai horreur qu'on soit malhonnête, qu'on ne dise pas la vérité. Petit me critique alors qu'il fait la même chose que. Quand je le regarde, je me dis: «Mais tais-toi !» Il y a des choses difficiles à entendre. Je fais ce que je veux de ma vie."
Et «ZZ» d'aller plus loin dans L'Equipe: "Je ne veux plus le voir. Je l'ai croisé, déjà. Je lui ai dit ce que j'avais à lui dire. J'ai vu l'article dans Le Parisien. Il débinait sur moi, sur mes relations avec les grands patrons. Il fait quoi, lui, aujourd'hui, Petit ? Il se moque de qui ? On le voit partout. Il ne faut pas prendre les gens pour des idiots. (...) Ce qui m'énerve, c'est que j'ai croisé ces gens-là plusieurs fois et qu'ils ne m'ont rien dit. Et après, ils balancent ! Je dis non."
L'ancien joueur du Real, qui réside toujours à Madrid, reproche également à son ex-coéquipier en bleu de s'en prendre constamment à l'association France 98, qui réunit (presque) tous les champions du monde de 1998: "Petit, s'il n'est pas d'accord avec France 98, pourquoi ne s'exprime-t-il pas lors des réunions ? C'est un manque de respect envers tous les joueurs et tous ceux qui aiment France 98. Ça va même plus loin : le fait de ne pas venir pour l'anniversaire des dix ans (le 12 juillet 2008, ndlr), c'est un manque de respect total."

"Ribéry est sublime"

Les cas personnels réglés, Zidane revient ensuite à un discours plus convenu, évoquant justement ses relations avec les grands patrons, notamment Franck Riboud, celui de Danone ("Ce sont des gens intelligents qui ont fait des études, qui ont des boîtes, qui sont humains avant tout et qui me font voir ce qu'est un petit peu la vie") ou les sifflets à l'encontre de la Marseillaise lors du dernier France-Tunisie: "C'est comme le racisme dans les stades, c'est une minorité qui fait mal. 400 ou 500 personnes qui sifflent la Marseillaise, c'est horrible. Ça tue l'ambiance", commente-t-il dans Le Parisien, tout en se montrant fermement opposé à la proposition de Bernard Laporte d'arrêter le match si de tels incidents devaient se reproduire: "C'est n'importe quoi. Il faut surtout arrêter de dire ça. Comme il faut arrêter les sifflets."
Dans un tour d'actualité, Zinédine Zidane parle également des nouvelles stars du ballon rond, comme Franck Ribéry - "Il est sublime. Il est généreux et ça se voit" - ou Yoann Gourcuff, en qui beaucoup voient son successeur - "C'est surtout le maillot. Il est numéro 10, il fait jouer l'équipe. Après, les comparaisons, c'est pour les journalistes" -, de son intérêt pour le Vendée Globe, lui qui, même sponsor oblige, est le parrain du Generali de Yann Eliès avec lequel il a déjà navigué (heureux hasard, ce dernier a pris la tête de la course le matin même de la parution de l'interview), mais aussi pour le tennis ("C'est génial et c'est dur"). Il se prononce même, en réponse à une question d'un lecteur du Parisien sur l'élection de Barack Obama à la présidence des Etats-Unis: "En France, les gens ne sont pas prêts à élire un président noir. Quand on est issu de l'immigration, c'est plus facile de réussir en étant joueur ou rappeur... Ce que je retiens de cette élection, c'est qu'il y a aujourd'hui un Noir à la Maison-Blanche. C'est la chose la plus extraordinaire. Après, il aura les mêmes difficultés que ses prédécesseurs et ce sera compliqué pour lui."
Pour finir, «Zizou», qui s'énerve lorsqu'un lecteur lui parle d'"entreprise Zidane", y voyant une connotation de "clan" qu'il réfute, évoque son avenir, à la fois proche et loin du foot: "Il y a plein de choses qui pourraient se faire dans le foot. De quelle manière ? Je ne sais pas encore. Peut-être que dans dix ans, je vous dirai: j'ai envie d'être entraîneur. Aujourd'hui, ce n'est pas le cas", explique-t-il dans le quotidien francilien, avant d'ajouter dans L'Equipe: "Ce qui est sûr, c'est que je reviendrai dans le foot. C'est ce que j'ai appris à faire, c'est ce que je connais le mieux." Fin de l'interview, la mise au point est faite.

 

Source Le Parisien

 

Le Pèlerin


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20 mars 2009 5 20 /03 /mars /2009 00:57

Humour - Préliminaires – Chatte mouillée

C'est une chenille qui se ballade sur une branche.
Au bout de celle-ci se trouve un bourgeon.
La chenille, s'apprêtant à le manger, regarde le ciel menaçant et se dit :
"S'il pleut, le bourgeon va grossir, donc je vais avoir plus à manger."
Donc elle attend.
Au dessus, un oiseau survole l'arbre sur lequel se ballade la chenille.
Il s'apprête à manger la chenille quand soudain il regarde le ciel et se dit :
"S'il pleut, le bourgeon va grossir, la chenille également, donc je vais avoir plus à manger."
Donc il attend ...
A côté de l'arbre se trouve une chatte sur une palissade; elle regarde la scène et se dit :
"S'il pleut, le bourgeon va grossir, la chenille aussi, l'oiseau aussi, donc je vais avoir plus à manger." Et elle attend.
Le miracle de la nature s'accomplit : il pleut.

Le bourgeon grossit, la chenille aussi, l'oiseau aussi, la chatte s'élance mais comme la palissade est trempée par la pluie, elle glisse et tombe
lamentablement dans une flaque d'eau.

MORALITÉ : Plus les préliminaires sont longs, plus la chatte est mouillée

De la part d’un Correspondant

Le Pèlerin

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20 mars 2009 5 20 /03 /mars /2009 00:56

L’Eden au Sahara

Une maison d’hôte de charme dans le désert de la Mauritanie ? C’est à Chinguetti que Mahmoud et Djamila ont ouvert sept chambres dans leur belle maison. Un endroit confortable et chaleureux où se poser pour explorer la ville des livres et aller jusqu’à Ouadane, sur les pas de Théodore Monod.

Parfois, alors qu'il n'espère plus rien du paysage inhumain où il trace lentement sa route, le voyageur aperçoit, posée comme un bijou sur la nudité vertigineuse du Sahara, une de ces roses de sable faites de silice blonde, nées du désert et de la caresse du vent", écrivait Odette du Puigaudeau, exploratrice française qui arpenta la Mauritanie dans les années trente…

Ainsi, la ville rose de Chinguetti surgit du plateau nu de l'Adrar, sur le fond des dunes molles de l'Erg Ouarane, rosies par la lumière du soir. C'est l'une des sept villes saintes de l'Islam, gardienne de bibliothèques anciennes, inattendues ici, au cœur du désert !

Et encore plus inattendue, la maison merveilleuse que Mahmoud a construite à l'orée de la ville, au calme ! Car, autant les endroits cosy et même luxueux, lodges et autres "camps" hauts de gamme abondent en Afrique anglophone, autant il était rare de trouver l'équivalent, en Afrique francophone, nettement moins sybarite. entre acacia et le baobab… Chinguetti

Un nouveau T.O. français a relevé le défi, sous un nom emblématique : Acabao. Ce mot réunit l'acacia et le baobab, deux arbres qui s'épanouissent même sur des terres peu propices... Et dans cette extraordinaire ville lettrée de Mauritanie connue pour ses bibliothèques, Frédérique Ribeaucourt, la fondatrice, a utilisé la formule du micro crédit pour encourager Mahmoud et Jamila ("jolie", en arabe), sa jeune femme, à créer la première maison d'hôtes du pays.

À l'écart de la ville, au-delà de l'oued, un porche s'ouvre dans un beau mur de pierres, construit suivant le style traditionnel, d'où débordent déjà les plantes et les arbres du jardin.

Mahmoud a la main verte ! On entre par une porte turquoise, entrouverte sur ce beau jardin qui promet la fraîcheur. On passe le porche pour entrer dans une première cour. Les chambres, suivant le plan arabe traditionnel, donnent sur la seconde, plus intime. Le charme est dans l'accueil et la cuisine de Jamila, dans la simplicité et le raffinement de la décoration, et dans un confort (plusieurs grandes salles de douche, eau chaude, espace, propreté) qui, ici, semble plus que luxueux. Des livres dans chaque chambre, une jolie véranda salon aérée pour les heures chaudes, une terrasse sur le toit pour le coucher du soleil… L'endroit porte bien son nom : l'Eden !

Infos pratiques : Acabao, le spécialiste de l’aventure douce en Afrique.0 820 82 55 24.

L'Eden, à Chinguetti.

Source Seniorplanet

Le Pèlerin

 

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20 mars 2009 5 20 /03 /mars /2009 00:37

Météo. Ces trois derniers mois, le thermomètre s'est situé à 1,2 degré de moins par rapport aux normales.

C'était bien parti, croyions-nous, persuadés que le soleil de ces derniers jours annonçait prématurément le printemps. Mais le retour du froid et du crachin nous ramène à plus de raison, dans les contradictions d'un hiver 2007-2008 décidément très dérangé. Ces trois derniers mois, la météo n'a cessé de prendre modèle sur la Bourse avec son très déconcertant effet de yo-yo.
Météo France s'est penché sur ces trois mois écoulés et a constaté que la température avait chuté de 1,2 ° en dessous de la normale. Paraitrait-elle infime, cette baisse de température n'en constitue pas moins un phénomène remarquable pour les climatologues. Il s'agit bien de l'hiver le plus froid enregistré depuis 20 ans avec les années 1990-1991 et 2005-2006. Mais avec une particularité supplémentaire: cette période hivernale a réuni tous les ingrédients de ce qui fait un hiver détestable inscrit désormais dans les mémoires. La vague de froid a touché l'ensemble du pays. Le Sud-est a connu un épisode neigeux rarement vu, mais aussi d'incessantes pluies avec des cumuls une fois et demie supérieurs à la normale, qui ont gonflé les cours d'eau et rempli les barrages après des années de sécheresse. Compte tenu de la baisse du thermomètre, ces précipitations se sont souvent produites sous forme de neige en plaine. En montagne, l'enneigement a été excellent et, précise Météo France, on n'avait pas observé de telles conditions dans les Alpes et les Pyrénées au cours des trente dernières années. Le mois de janvier surtout restera dans les annales de la météo avec une température inférieur de presque 2° aux normales saisonnières. C'est bien le mois le plus froid depuis 1989. On a enregistré jusqu'à -20 dans le Nord de la France.
Et puis surtout, cet hiver a été marqué, à l'égal de 1999, par le passage de Klaus, le 24 janvier. Une tempête d'une intensité jamais vue avec des vents jusqu'à 180 km/h, notamment dans l'Aude. Un hiver totalement déréglé marqué par une autre tempête d'intensité moindre, mais beaucoup plus étendue, qui a soufflé dans le nord de la France, les 9 et 10 février. Ça fait beaucoup.

Jacques Cartiaux, ancien directeur de Météo France à Albi : « Il n'a jamais autant plu »
Ce météorologue a passé vingt-deux ans à scruter le temps en Midi-Pyrénées et a accumulé au total quarante ans de carrière dans la météorologie. Son expérience permet de prendre du recul sur le climat régional même si le scientifique assure que s'il a observé des changements climatiques dans la région, il ne peut « pas en tirer de conclusions ». Dont acte. Néanmoins, Jacques Cartiaux assure que la saison que nous vivons actuellement est « un vrai hiver ». « On avait un peu perdu l'habitude d'avoir froid depuis le début des années 2000, confirme-t-il. Ce n'est pas un hiver très rigoureux mais peut-être un peu plus froid que la moyenne.
Mais sur les trente dernières années, les cinq les plus chaudes se recensent depuis les années 2000. ». Il faut donc s'attendre à des épisodes caniculaires plus fréquents surtout dans le sud du pays mais aussi à des pluies plus fortes mais « pas forcément plus fréquentes ».
Une chose est sûre pour cet hiver 2008-2009 : « Voilà longtemps qu'il n'avait pas autant plu » se félicite Jacques Cartiaux.
Fouillant dans sa mémoire, le météorologue se souvient qu'il faut remonter aux années 1995-1996 pour retrouver un hiver aussi pluvieux. Cette pluviométrie est plutôt une bonne nouvelle pour nos agriculteurs car les précipitations ont permis de reconstituer les nappes phréatiques. « Les puits sont enfin au niveau dans la campagne tarnaise et globalement dans la région » assure-t-il.

A quand le beau temps?

Les météorologues sont désemparés. Impossible selon eux de décrire le temps de ces prochaines semaines. « Compte tenu des divergences entre les différents modèles de prévision saisonnière, aucun scénario n'est privilégié concernant le printemps à venir », indique Météo France.
Il faut dire que la forte animation dans le ciel hivernal a bouleversé les prévisions. « Ces dernières années, il y avait une certaine récurrence des phénomènes. C'était facile d'en tirer des conclusions. Mais, cet hiver-là a chamboulé la circulation générale dans l'hémisphère -nord avec des records de froid aux USA, en Russie », rappelle Louis Bodin, météorologiste sur différents médias dont RTL.
La seule prévision est finalement d'ordre statistique. Où on peut observer qu'après des situations hivernales très tranchées, les mois qui suivent se révèlent plus chauds… Alors ?

Paradoxe - Vous avez dit réchauffement ?

À l'heure du bilan, ce constat d'un hiver froid contredit tout ce qu'on entend sur le réchauffement climatique. Prendre du recul est indispensable, répond Michel Schneider climatologue à Météo France (photo) : « « Effectivement, cet hiver a été plus froid que la moyenne. Sur le seul mois de janvier, on a même enregistré 1,7 ° de moins. Mais, le réchauffement est là : dans l'ensemble de l'hémisphère Nord, sur la même période, on a constaté le phénomène inverse avec, cette fois, une température en hausse de + 1°. On est même au 9e rang des mois de janvier les plus chauds sur la période qui s'étend de 1880 à 2009, et même au 6e rang si on englobe tout l'hémisphère, terre et océan compris. Autrement dit, ne faisons donc pas de la France une généralité », ajoute l'ingénieur. Ce qui est sûr, c'est qu'un petit degré de plus sur le thermomètre est la confirmation d'une forte évolution climatique. Il faut savoir, par exemple, que la température moyenne de la France a gagné 1 ° depuis 1860 du fait de l'augmentation des gaz à effet de serre.
Ces prochaines années, il faut s'attendre à des hivers plus chauds dans le sud de la France et à des pluies plus fréquentes dans le nord.

Le temps est venu de soigner son jardin

Même après la tempête et ses rafales de vent à plus de 130 km/heure, même après les abondantes chutes de neige, rien à craindre pour ceux qui ont la main verte. «Le grand froid, c'est même bien pour la faune et la flore», répond d'emblée Jamie Wagstass, paysagiste et gérant de Design nature, une petite entreprise toulousaine. D'ailleurs, la baisse des températures est une bête noire pour les parasites qui ne peuvent s'épanouir et donc a des vertus écologiques. Car moins de parasites égale moins de produits phytosanitaires.
Préparer son jardin. Un jardin d'hiver, ça se prépare. Ce n'est pas vraiment la période idéale pour les semences. On se contente en général de désherber, de labourer. On se concentre sur l'élagage et aux différentes coupes, à l'arrosage et aux apports en engrais organiques puis éventuellement à une nouvelle plantation. Mis à part les conifères et certains végétaux qui leur sont similaires, la majorité des plantes supportent mal le froid. En effet, la capacité des végétaux à pouvoir survivre durant la période de basse température de l'année est caractérisée par ce que l'on appelle leur rusticité, c'est-à-dire leur naturelle aptitude à s'adapter aux dures conditions climatiques, en particulier celles de l'hiver : vent froid, neige, gelée.
Arrosage. L'arrosage est une étape tout aussi délicate que les autres : il doit être régulier et bien dosé. Il ne doit pas être arrêté en aucun cas durant l'automne mais doit seulement avoir un peu d'ajustage lors des périodes de pluies, étant donné que s'il s'avère être trop abondant, il pourrait avoir un effet nocif aux végétaux en étouffant leur racine.
Quelques végétaux à planter. En cette période d'hiver, on peut mettre en terre quelques végétaux, sur les conseils de Jamie Wagstass : Viburnum, rhododendron, azalées, rosiers, capucines grimpantes, stipa, camélias, Kniphofia, vivaces et bulbes...

Source la Dépêche du Midi

Le Pèlerin

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20 mars 2009 5 20 /03 /mars /2009 00:08

Histoire de l'Algérie - La préhistoire

L'Algérie a été peuplée, dès l'aube des temps. Les vestiges de la présence humaine en Algérie remontent à 400000 ans, âge attribué aux restes de "l'Atlanthrope", découverts dans les sédiments du lac préhistorique Ternifine, en Oranie.

L'Atlanthrope était un contemporain, et un parent, du Simanthrope et du Pithécanthrope de Java. Des ossements ont été retrouvés au milieu des outils de pierre taillée qu'il fabriquait. Des outils du même type ont été retrouvés sur d'autres sites attestant la présence de l'homme primitif.

A cette époque, l'Algérie était peuplée d'éléphants dont certaines espèces se maintiendront jusqu'à l'époque historique, mais aussi des rhinocéros, de phaccochères, d'hippopotames, de girafes, de bubales... "Ce sont les rives du Tchad et du Zambèze, transportées dans le Maghreb et au cœur du Sahara, c'est un paysage de savanes tropicales, d'oueds pérennes, de lacs et de marais dans lesquels se déroulent les civilisations du paléolithique inférieur".

La civilisation Atérienne, dont le centre d'épanouissement est le site de Bir-El-Ater, au sud de Tébessa, constitue une autre civilisation reliée à l'ensemble moustérien (paléolithique moyen). La civilisation Capsienne se situe aux environs du VIIème millénaire avant notre ère. Les capsiens sont les premiers hommes de notre espèce qui se soient manifestés an Afrique du Nord.

Ce type d'Homo-Sapiens vivait dans des campements faits de huttes et de branchages. Partis du sud constantinois, les Capsiens, suivent la ligne des chotts, et se répandent dans l'ensemble du Maghreb. Ils peuvent être considérés comme les ancêtres des Numides, mais ils ne franchiront pas l'Atlas Tellien.

La côte était occupée à cette époque par des Ibéromaurissiens, apparentés au type Cro-Magnon. Malgré leur faible niveau de culture, ils s'adaptèrent à la civilisation néolithique comme les Capsiens. Progressivement refoulés, ils se maintiennent pourtant jusqu'à l'époque historique. Les Capsiens, eux, adoptent les industries néolithiques et gardent leur forme de vie.

En Algérie, on assiste, d'une façon frappante, au voisinage immédiat de l'histoire et de la préhistoire. Hérodote et Salluste portent témoignage sur les formes maghrébines de la civilisation néolithique. Il faut souligner, que c'est au Sahara, que la civilisation néolithique devait connaître ses plus belles réussites.

Qu'il s'agisse de peintures du Tassili-N'Ajjers, et du Tassili du Hoggar, qu'il s'agisse de pierres taillées et polies, comme on peut en voir dans la magnifique collection du musée du Bardo, on découvre des oeuvres achevées d'une étonnante perfection technique.

Et les fresques si importantes sur le plan documentaire, témoignent du goût artistique des Sahariens de la Préhistoire. Certaines pierres sculptées et lissées, qui représentent des animaux, bovidés ou gazelles, ont une puissance d'évocation étonnante.

 

Source Algérie-monde.com

 

Le Pèlerin

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20 mars 2009 5 20 /03 /mars /2009 00:08

Après l'effort sur les pistes, le

 réconfort
Les Campels

L'hiver, ses premières chutes de neige et son froid sont là et augurent d’une belle saison. Les stations ariégeoises de la vallée d’Ax sont ouvertes! Afin de parfaire le plaisir de retrouver les pistes, la Résidence de Tourisme «Le Grand Tétras***», située au cœur de la station Pyrénéenne, propose un univers de détente et de relaxation, idéal pour éviter crampes et courbatures après une journée sportive.
Exceptionnellement riches, naturellement très chaudes, les eaux d’Ax effacent les douleurs et les contractures.
La détente est plus intense et la récupération d’énergie plus rapide.
«Le Grand Tétras» comprend 53 studios ou appartements, spacieux et confortables, d’où le skieur ou le randonneur, revêtu de son peignoir, peut rejoindre directement l’Espace Forme, situé au dernier étage de la résidence.
Entièrement dédié au bien-être, l’Espace comprend, hammam, jacuzzis, salle de renforcement musculaire, massages, piscine, sauna, cours d’aquagym ou de stretching... ainsi qu’une large gamme de soins et de modelages du corps.
Deux nouveautés cet hiver:
-le modelage du corps «Ayurveda» visant à rééquilibrer et faciliter la circulation de l’énergie,
-le modelage «Détente du pied» particulièrement relaxant après la marche ou le ski.
Rappel: Le Grand Tétras suggère également, loin du stress urbain, différentes formules destinées à retrouver énergie et vitalité: une «Etape Forme tonique» de 7 jours comprenant 5 jours de bains et modelages aux huiles essentielles, des douches aux jets tonifiants, hammam naturel ainsi qu’un accès quotidien à l’Espace Forme.

Cette formule est déclinée en «Etape Revitalisation» pour un séjour de 3 jours et en «Etape Découverte-Ariège» programmée pour 2 jours.

Renseignements:
Résidence Le Grand Tétras
Promenade Paul Salette - 09110 Ax-les-Thermes
Tél: 05 61 65 86 00- Fax: 05 61 65 86 59

Le Pèlerin

 

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19 mars 2009 4 19 /03 /mars /2009 21:03

 «Le pétrole c’est de la politique 90%»
Henri Simmonet, commissaire européen

 

Dans un article précédent et que j’avais intitulé «A quoi sert l’OPEP?» j’avais pointé du doigt le fonctionnement erratique de cette institution qui a eu ses heures de gloire dans les années 70 avec des ministres de la trempe de Zaki Yamani ou encore Belaïd Abdesslam. Souvenons-nous au plus fort de la guerre de Ramadhan de 1973 (Kippour dans la vulgate occidentale) ces deux ministres, l’un représentant les réserves les plus importantes au monde, l’autre un pays pionnier de la reprise en main des richesses pétrolières avec le fameux «Kararna t’emime el Mahroukate» qui continue encore à résonner dans les oreilles de certains «nostalgériques».(1)
Comment se présente la situation actuelle? Dimanche dernier, pour rappel, certains opérateurs tablaient sur une nouvelle réduction de la production de l’OPEP à l’occasion de la réunion du cartel du 15 mars à Vienne. Même le marché avait anticipé par ailleurs une diminution des stocks hebdomadaires aux Etats-Unis, le consensus établi par Reuters prévoyant une baisse de 400.000 barils des réserves de brut et de 800.000 unités de celles d’essence. Les prix actuels du pétrole ne sont pas «rentables et justes» pour les Etats producteurs et les membres de l’Organisation des pays exportateurs (OPEP) veulent «les augmenter», avait déclaré le ministre irakien du Pétrole, Hussain al-Shahristani.
Dans le cadre du G20 un signe: le Premier ministre britannique, Gordon Brown, a déjà exprimé son souhait de se réunir avec les pays exportateurs de pétrole pour trouver des solutions à cette situation de crise. Ce signe en direction de l’Opep, est plus particulièrement adressé à l’Arabie Saoudite admise au G20 pour ses centaines de milliards de dollars sollicités par les Etats-Unis mais aussi pour sa capacité à imposer les décisions «modérées», comprenons celles qui ne perturbent pas les Etats-Unis et les pays industrialisés.
«Spirale descendante»
L’Agence internationale de l’énergie (AIE) agence qui défend avec force et intelligence les intérêts des pays industrialisés, a de nouveau rabaissé ses estimations de la demande pour 2009 à 84,4 millions de barils par jour dans son rapport mensuel publié vendredi 13 mars la veille de la réunion de Vienne forçant aussi la main à l’OPEP. Mieux, elle affirme que l’OPEP met totalement en œuvre les baisses déjà annoncées, l’OPEP aurait appliqué jusqu’à présent à 80% son engagement de réduction. «Cela va commencer à tendre l’approvisionnement du marché à partir du second trimestre», et donc à apporter un soutien supplémentaire aux prix que l’OPEP souhaite voir remonter vers 75 dollars le baril, remarque David Fyfe. Une baisse de plus «risque donc d’aller trop loin» et «d’entraîner une envolée des prix du brut» à la fin de l’année, ce qui est «la dernière chose dont l’économie mondiale a besoin en ce moment», avertit l’analyste. Si la demande de pétrole venait à s’accroître dans le courant de 2009, l’OPEP serait en mesure de dominer le marché, avertit l’Agence internationale de l’énergie. «Il semblerait que nous soyons dans une spirale descendante sans être en mesure de s’en échapper», souligne David Fyfe, le rédacteur du rapport de l’AIE. «Tant que nous ne verrons pas de stabilité sur les plans financier et économique, la faiblesse prévaudra dans le secteur de l’énergie», a-t-il ajouté. La production des pays producteurs hors OPEP n’a progressé que de 200.000 barils par jour, alors que du côté de l’OPEP, les baisses annoncées se sont établies à 4,2 millions de barils par jour. Elles ont été suivies à 80%.
L’OPEP est donc tenue en tenaille d’un côté par l’AIE qui publie avec le DOEA des prévisions alarmistes et de l’autre par le G20 qui, dans l’ensemble, à l’exception notable de l’Arabie Saoudite, est composé de pays demandeurs de pétrole. De ce fait, ce dernier pays qui fait partie du G20 de par sa position au sein de l’OPEP a reçu instruction de «calmer le jeu» et de discipliner les récalcitrants. L’OPEP a renoncé à une nouvelle réduction de sa production. En excluant dimanche 15 mars de réduire à nouveau sa production, l’OPEP n’a pas seulement aidé à une future reprise économique mais aussi contribuera sans doute à réchauffer les relations avec les Etats-Unis. Rien n’est donc réglé. L’OPEP a décidé de ne rien changer...jusqu’à sa réunion de mai qui tiendra compte du sommet du G20 qui aura lieu le 2 avril prochain; au lendemain du 1er avril! Une nouvelle réunion devrait se tenir à Vienne le 28 mai pour refaire le point sur la situation du marché, notamment après le sommet du G20, à Londres, le 2 avril, a expliqué le ministre du Pétrole du Qatar, Abdallah al-Attiyah. «Je pense que c’est une décision responsable, laquelle permet aussi de donner au G20 la chance de faire son travail le 2 avril», souligne de son côté le ministre algérien du Pétrole, Chakib Khelil.
En un mot comme en mille: tout est lié aux Etats-Unis et à une moindre mesure au G20. «La décision, écrit Barbara Lewis, du cartel de se conformer à des objectifs de production déjà fixés lors des réunions précédentes survient deux jours à peine après un coup de fil passé par le président américain Barack Obama au roi Abdallah d’Arabie Saoudite. L’OPEP a indiqué dimanche dernier que la détérioration de l’économie mondiale, dont la reprise passe entre autres par un pétrole au prix raisonnable, avait été déterminante dans sa prise de décision. Il s’agit également d’un cadeau de bienvenue à l’égard de la nouvelle administration américaine. La décision de l’OPEP de ne pas réduire ses objectifs de production a été saluée par le secrétaire américain à l’Energie, Steven Chu, même s’il s’est empressé de rappeler que les Etats-Unis comptaient toujours réduire leur dépendance énergétique. Les analystes estiment également que les pressions modérées de Barack Obama, pour autant qu’il y en ait eues, ont sans doute été moins mal perçues que celles de son prédécesseur George Bush, et qu’elles ont grandement facilité les débats et l’atteinte d’un consensus.»
La tenue du sommet du G20 à Londres, début avril et auquel Riyad est invité, aurait également pesé dans la balance, estiment de nombreux observateurs qui pensent que cet élément a sans doute été évoqué dans la conversation entre Obama et le souverain saoudien. Dans son communiqué final, l’OPEP souligne qu’elle «espère que les décisions qui seront prises lors de la réunion d’avril 2009 du G20 pourront contribuer à une amélioration sensible de l’économie mondiale». Al-Naïmi a précisément dit qu’à 40 dollars le baril, le pétrole était trop bon marché pour garantir de nouveaux investissements dans la production, pour lesquels il faudrait qu’il évolue autour de 60 à 75 dollars.(2) Les pays rentiers sont tenus responsables de la crise et laissent une mauvaise impression de gaspillage pendant que le monde industrialisé traverse une zone de turbulence financière unique dans l’histoire Pour rappel, grâce à la hausse des cours, les grandes compagnies pétrolières mondiales ont enregistré de nouveaux bénéfices record en 2006. Chevron enregistre une hausse de 22%. Le brésilien Petrobras annonce le profit le plus élevé de son histoire, à 11,8 milliards de dollars, en hausse de 9%. Le bénéfice de Total, cinquième mondial est proche de 12,5 milliards d’euros. Le n°1 mondial, l’américain ExxonMobil, a, par exemple, 45 milliards de dollars sur l’année 2008 pour environ 100.000 travailleurs, sans drapeau, sans territoire, sans armée, mais avec des concessions, de l’intelligence et plusieurs centres de recherche qui regroupent un millier de docteurs.

Des profits record

Leurs profits atteignent, écrit Etienne Gernelle, des records en 2007: 40 milliards de dollars pour Exxon, 27 pour Shell, 19 pour Chevron et 16 milliards environ pour Total. Mais, au robinet, le débit faiblit. Devant cette impasse, deux stratégies: d’un côté, Exxon, qui laisse venir, affectant à peine la moitié de ses bénéfices à l’investissement. De l’autre, Shell ou Total, qui y consacrent l’équivalent de leurs profits. Mais où? Dans ce qui reste: les bruts lourds, l’offshore profond, le pétrole de l’impossible...«Nous devons nous concentrer sur ce qu’il y a de plus difficile. Si nous sommes bons là-dedans, nous ferons beaucoup d’argent», estime Jeroen van der Veer, le patron de Shell. Et puis, il y a les énergies alternatives. BP et Shell s’y sont lancées à fond. Cette dernière espère même produire du diesel à partir d’algues...Total mise sur le nucléaire. «Je n’ai jamais vu autant d’accent mis sur l’innovation», a noté récemment Daniel Yergin, historien et «oracle» de l’or noir. Faute de pétrole, les majors cherchent des idées.(3)
Les compagnies ne s’arrêtent donc, pas d’innover contrairement à l’OPEP et aux pays qui la composent, à titre d’exemple, les changements climatiques ne semblent pas inquiéter les pays rentiers qui ne veulent pas prendre leur part du fardeau de la réduction des gaz à effet de serre en appelant à consommer moins, à consommer mieux et à développer des énergies alternatives en y investissant dans les grandes compagnies des énergies renouvelables des pays occidentaux. Au contraire, en rentiers frileux sans aucun cap, ils placent leurs excédents qu’ils n’ont pas gaspillés dans des comptes des pays occidentaux et naturellement ils font tourner ces économies. La seule initiative qui serait viable si ce n’était pas une utopie est celle de créer une ville sans CO2 en plein désert dans les Emirats. Naturellement, elle a les faveurs de la presse et des Occidentaux qui y voient là une excellente façon de satisfaire des lubies sans lendemain pour la planète, de princes des Mille et Une Nuits contre devises sonnantes et trébuchantes.
On se souvient du forcing américain pour inonder le marché. En juin 2008, les deux injonctions de Bush ont amené l’Arabie Saoudite, contre la volonté de l’OPEP, à inonder le marché donnant le signal de la débâcle des prix du pétrole. Malgré cela, le Congrès américain aurait-il voté en mai 2008, à une très large majorité, républicaine et démocrate confondus, une loi anti-OPEP! En fait, depuis le milieu des années 70, elle a commencé à perdre son influence suite à l´avènement de l´AIE, véritable machine de guerre créée par Kissinger, le secrétaire d´Etat américain dont le but était de casser l´OPEP. Depuis près de trente ans maintenant, l´OPEP a accepté de se mettre sous la protection américaine qui dicte ses désidératas par pays du Golfe interposés. «Faute d´avoir mis en place des mécanismes de réaction adaptés à l´évolution du marché, le cartel des exportateurs en est réduit, aujourd´hui, à naviguer à vue. Pour éviter une telle volatilité, l´OPEP devrait pouvoir disposer, à l´instar des banques, de moyens très sophistiqués pour contrôler la masse monétaire. Mais l´Organisation est une vieille machine mal adaptée à l´économie évolutive d´aujourd´hui.» Selon Robert Mabro, directeur du Centre d´études énergétiques d´Oxford, «il n´y a pas eu de changement d´approche depuis 1982». Et les ministres des pays producteurs continuent de se livrer à ce travail de divination risqué consistant à présager de la demande. Pour Léo Drollas, directeur adjoint du Centre d´études pour l´énergie mondiale basé à Londres, «ils ne pensent pas à long terme. Quand ils le font, c´est trop peu et, souvent, trop tard». Comme l´écrit Jean-Michel Bezat, «l’OPEP court après les événements, mais elle n´a pas de gestion active des marchés». Robert Mabro ironisait volontiers sur l´impuissance de l´OPEP: «Elle devrait envisager de prendre un sac de thé comme logo, parce qu´elle ne marche que dans de l´eau chaude.» Autrement dit, «quand la maison brûle et que les prix se replient trop vite, comme on le constate depuis juillet». (4)
S‘agissant du pétrole, nonobstant cette crise financière, la consommation mondiale reprendra. Les réserves s’épuisent. En 2008, et ce, pour la 1ère fois, comme le précise Dr Fatih Birol (chef-économiste de l’AIE, l’Agence a réalisé une analyse détaillée de la situation, champ par champ (ou bottom-up); analyse qui est donc bien plus précise et fiable. Ils ont analysé les 800 champs pétroliers les plus importants qui contribuent pour les 2/3 environ de la production mondiale. Et sur ces 800 champs, environ 600 sont en déclin (soit 75%); avec un taux de déclin annuel de 6,7% et 9,1%. Et donc, pour maintenir le niveau actuel de la production de pétrole (environ 86 millions de barils par jour) d’ici 2030, il faudrait découvrir et produire 43 MBJ juste pour compenser le déclin naturel comme le précise Dr Birol (’équivalent de 4 nouvelles Arabie Saoudite). Une mission impossible! Selon l’Académie suédoise des sciences, on consomme désormais 3 barils de pétrole, pour chaque baril découvert. En 2008, le commissaire européen à l’Energie, Andris Piebalgs, parlait très clairement du problème en déclarant qu’après le Peak Oil, la production de pétrole pourrait décliner de 4% par an, soit 20% en 5 ans.(5) La boulimie énergétique accélère dangereusement les changements climatiques, les prix du pétrole doivent impérativement augmenter pour, d’une part donner un coup de frein à la consommation et, d’autre part, aller vers le développement des énergies non carbonées, renouvelables qui sera pour la planète l’unique espoir.
Certes, l´OPEP continuera d´exister car elle sert avant tout les intérêts des pays industrialisés en disciplinant des «faucons» comme l´Iran, ou le Venezuela par Arabie Saoudite interposée. Dans ce combat de géants, l´Algérie n´existe pas, elle n´a ni la surface financière de l´Arabie Saoudite ni le poids scientifique et technologique de l´Iran, puissance spatiale. Nous sommes des petits rentiers qui gaspillons frénétiquement une ressource qui appartient à nos enfants. Avec des prix aussi bas, pourquoi l´Algérie s´entête-t-elle, une fois de plus, à produire d´une façon débridée? Que faisons-nous dans l´OPEP? Encore une fois, notre meilleure banque est encore notre sous-sol!

Source L’Expression

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19 mars 2009 4 19 /03 /mars /2009 07:20

Algérie - Recrudescence des actes terroristes La facture est trop lourde


Depuis le début de cette semaine, pour la deuxième fois en l’espace de deux jours, des bombes artisanales ont déchiqueté les corps de six citoyens et endeuillé leurs familles dans la wilaya de Tébessa. Et moins de dix jours après l’attentat suicide à la ceinture explosive de Tadmaït, la même commune a enregistré plusieurs victimes, entre morts et blessés, parmi les membres d’une patrouille militaire.
Entre-temps, deux soldats de l’Armée nationale populaire ont été grièvement blessés par un engin explosif à Aïn-Touta (Batna) alors que, la semaine précédente, la ville de Barika, dans la même wilaya, avait déploré la mort d’un policier, et un autre était blessé. Si l’on ne tient pas compte des bombes «perdues» dans la nature qui explosent au passage d’un troupeau de bétail, la même wilaya n’avait pas connu d’actes terroristes depuis l’embuscade de Merouana en août dernier (cinq militaires, deux gardes communaux et un civil tués). Cette même semaine a eu lieu une attaque contre un poste de la Garde communale de Haraza, dans la wilaya de Bordj-Bou- Arréridj, région qui passait pour être la plus calme du centre-est du pays. Autant la bête immonde a fait (relativement) le dos rond durant le dernier trimestre de l’année écoulée, autant elle a repris de plus belle depuis le début de celle en cours. Avec l’attentat de Tadmaït samedi, le terrorisme signe son centième acte criminel depuis le dernier trimestre de 2008 avait connu, en tout et pour tout, moins de soixante-quinze attentats, si l’on se base sur les informations de la presse nationale. Si ce «regain de violence » peut trouver une explication selon certains qui établissent une relation de causalité avec l’approche de l’élection présidentielle prévue pour le moins prochain, il y a lieu de noter quand même que la «recrudescence» est constatée, en fait, depuis décembre dernier qui a enregistré trente-cinq actes terroristes par rapport au mois précédent qui n’en a connu que douze (selon un décompte de presse). Depuis, les «bilans» mensuels ne cessent de s’alourdir, en ce sens qu’en janvier, il a été relevé trente- huit actes criminels de l’ex-GSPC et du groupe HDS que l’on oublie parfois, et dix de plus pour le mois dernier. Avec le lot de victimes que cela a entraîné, la facture est trop lourde. Et elle risque de s’alourdir davantage par rapport à la prochaine échéance électorale. Mais pas seulement, du fait que le terrorisme n’a pas besoin d’un prétexte politique quelconque pour semer la mort. Il le fait par conviction idéologique, et aucune politique ne pourrait le satisfaire si elle n’est pas la sienne propre tant qu’il n’est pas totalement éradiqué. Et c’est ce qu’il fait au quotidien depuis deux décennies. Et justement, à propos de l’élection présidentielle, il est curieux d’entendre, ou plutôt de ne rien entendre, sur le terrorisme dans les déclarations de pré-campagne électorale des différents candidats. Tout se passe comme si plus personne, civil ou en uniforme, n’est plus, ici ou là, presque chaque jour, assassiné pour avoir choisi son camp et refusé de se plier à la volonté des hordes locales de l’organisation de Ben Laden. En cette veille d’élection présidentielle, les enfants de ce pays continuent à se faire froidement égorger, au sens premier du terme, comme ce fut le cas du berger (ou l’éleveur, selon les sources) de Tébessa, samedi dernier. Au moment où les différents candidats aspirent à voir des milliers de personnes assister aux meetings qu’ils préparent, force a été de constater que les milliers de personnes, venues de différentes régions de la wilaya, qui ont enterré, à Oum-Ali, leurs morts exterminés par le terrorisme, n’ont vu personne parmi ceux qui prétendent à diriger le pays. A moins que cela n’ait été fait dans la discrétion la plus totale. Et dans ce cas, si le geste humain et de sympathie est louable, il n’est pas un acte politique. Aujourd’hui, autant que par le passé, déjà ancien, une condamnation du terrorisme qui fauche tous les jours la vie d’Algériens n’est jamais de trop. Elle le serait davantage quand elle est en bonne place dans le programme d’un présidentiable
.


Source Le Soir d’Algérie


Le Pèlerin

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19 mars 2009 4 19 /03 /mars /2009 07:13

El Watan du Vendredi : Le journal qui vous sort du quotidien

Pour la première fois dans l’histoire de la presse algérienne, El Watan vous propose dès ce vendredi 20 mars le premier quotidien du vendredi. El Watan du Vendredi, sera votre journal du week-end qui résume la semaine écoulée et vous aide à préparer la semaine qui vient avec des infos, des enquêtes, un grand entretien, un guide complet des sorties culturelles à travers le pays. Une équipe de jeunes professionnels s’attachent à vous donner le meilleur en termes d’information, de loisirs et de sport, présentés dans des cahiers spécialisés et portés par une maquette moderne et audacieuse.

Rendez-vous, chers lecteurs ce vendredi, chaque vendredi !

L’ équipe vendredi@elwatan.com

Le Pèlerin

Source El Watan

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