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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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11 octobre 2008 6 11 /10 /octobre /2008 23:28

Humour français en Belgique

C'est un français qui fait du vélo en Belgique (précisons tout de suite qu'il prend les belges pour des idiots).
Il s'arrête dans une station service et dit au pompiste :
- Le plein, SVP.
Le pompiste fait semblant de faire le plein.
- Et vérifiez l'huile, aussi.
Le pompiste continue de jouer le jeu.
Le français, mort de rire, remonte sur son vélo.
À ce moment, le pompiste lui donne une énorme claque.
- Mais qu'est-ce qui vous prend ? s'écrie le français, furieux.
- Vous aviez mal fermé votre portière !

De la part d’une Correspondante

Le Pèlerin

 

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11 octobre 2008 6 11 /10 /octobre /2008 23:24

Guerre d'Algérie

Lancement d'une série de manifestations sur les harkis

Première en France, une série de journées culturelles et scientifiques sur l'histoire franco-algérienne et les harkis en particuliers, organisée par l'Association Harkis et Droits de l'Homme, se tient à Paris du 10 au 31 octobre.

 

Des Harkis et leur famille attendent sur un quai du port de Marseille, le 23 juin 1962, d'être dirigés sur le camp de Bourg-Lastic dans le Puy-de-Dôme (AFP)

Une série de manifestations culturelles et scientifiques sur l'histoire franco-algérienne et les harkis en particuliers, organisée par l'Association Harkis et Droits de l'Homme, débute vendredi 10 octobre. Parrainées par une vingtaine de personnalités du monde scientifique, culturel et économique, comme Jean Daniel (fondateur du Nouvel Observateur), Boris Cyrulnik (psychanalyste) ou encore Jean Lacouture (historien), ces rencontres se tiendront jusqu'au 31 octobre à Paris, dans différents lieux (Sénat, Invalides, Sorbonne, Lucernaire, Théâtre du Soleil, etc...). L'organisation de ces manifestations, qui comprendront des expositions, films, théâtre, colloque international, débats, et rencontres, est une première en France.

Un sujet encore tabou

Une quarantaine d'organismes publics et privés, d'associations et de médias ainsi que des syndicats d'enseignants sont partenaires de ces journées, auxquelles participent une soixantaine de personnalités et de scientifiques internationaux : historiens algériens et français, chercheurs internationaux, psychiatres, responsables des camps où vivaient les harkis...
Ces manifestations ont pour but "de briser les idées reçues et les tabous sur une page encore méconnue d'une Histoire commune à l'Algérie et à la France", explique l'Association Harkis et Droits de l'Homme. Les harkis sont les supplétifs de l'armée française, pendant la guerre d'Algérie, qui furent massacrés dans leur pays après l'Indépendance, car considérés comme "collabos", et dont la France accueillit 100.000 personnes, familles comprises, qui vécurent dans des camps.

 

Source nouvel.obs.com

 

Le Pèlerin

 

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11 octobre 2008 6 11 /10 /octobre /2008 23:19

Une privatisation ‘à la russe’ au détriment des intérêts stratégiques du pays.


Pour se voir coopter par les pays occidentaux et satisfaire leurs ‘bras destructeurs’ (selon l’expression de Michel Camdessus, ancien Directeur Général du FMI en parlant de la Banque Mondiale et du FMI), Bouteflika va demander à Temmar d’engager le pays dans une campagne de privatisation qui s’avère terriblement destructrice des fondations économiques (encore fragiles) du pays et qui n’a d’égale, selon tous les experts algériens et étrangers, que les extraordinaires braderies opérées dans la Russie Boris Eltsine. Un pays ou les membres de la nomenklatura se retrouvent en un tour de passe-passe à la tête des puissants leviers de l’économie: l’aluminium, le pétrole, les mines de cuivre, de diamant, etc, et qui, pour sauvegarder leurs intérêts facilement acquis, ont vite fait de faire entrer dans leurs Conseils d’administration les multinationales occidentales, paralysant toute velléité politique des dirigeants russes. Il a fallu toute l’intelligence, le patriotisme, la patience et un admirable sens de la manœuvre tactique pour que Poutine réduise un tant soit peu cette influence occidentale sur les piliers de l’économie (et donc de la géopolitique) russe et la sauve d`un effondrement irréversible.

Tout le monde se rappelle qu’elle a été la première décision de Temmar lorsqu’il fut installé à la tête du Ministère de la Privatisation : mettre sur Internet une liste de plusieurs centaines d’entreprises à privatiser. Et espérer que les candidats viennent gentiment frapper à sa porte. Une démarche amateur et dangereuse qui donne à elle seule, l’étendue de l’indigence professionnelle de celui qui était le fer de lance des ‘hommes du Président’ et – sans rire – de la stratégie économique du pays.
Amateur, car en procédant ainsi Temmar démontre une totale méconnaissance des moteurs de l’investissement, des facteurs d’attraits objectifs et subjectifs qui animent les investisseurs, que ce soient des entreprises ou des institutionnels (sérieux, bien sûr !). Dangereuse, car en conjuguant à tous les temps et à toutes les personnes (même Ouyahia, censé avoir une certaine lucidité politique avait fini par faire siennes les inepties de Temmar : ‘tout doit être régi par les lois du marché’, ‘l’Etat ne doit plus s’occuper de l’économie’, etc.) l’expression : ‘compter sur les investisseurs pour se développer’, Temmar a gravement inhibé la motivation, la mobilisation et la soif de créativité entrepreneuriale des algériens - dans un pays où tout ‘peut’ être fait - et plus que tout lui a fait rater son introduction dans des secteurs véritablement créateurs de valeur (télécommunications, technologies de l`information, génie logiciel, génie mécanique, chimie, produits financiers, biotechnologies, etc.) pour lesquelles la formation en Algérie se prête parfaitement. Il a préféré déplacer les priorités nationales vers les solutions préconisées par des cabinets de consultants payés à prix d`or mais qui ne lui offraient que du ‘copié’ collé’ : privatiser, privatiser, privatiser…
Il a de la sorte paralysé le redressement des entreprises en difficulté, neutralisé le développement de celles qui, bien gérées, ont un formidable potentiel de croissance (Saidal, BCR, ENIE, pour ne citer que celles là), bradé les cimenteries et El Hadjar (et les mines de fer) à un moment où le ciment et l’acier devenaient des produits aussi stratégiques que le sont le pétrole et le gaz et surtout fait dévoyer tous les secteurs à haute valeur ajoutée du pays comme les télécommunications (n`a-t-on pas accorder la licence de téléphonie mobile et favorisé l`essor de Orascom alors qu’il était en cessation de paiement auprès de ses fournisseurs - dont Alcatel ?), les banques et le tourisme.
On peut alors s’étonner que lui et son patron Bouteflika aient eu toute latitude pour amener l’Algérie dans une impasse stratégique qui, lorsque le baril du pétrole s’effondrera (ce sera le cas en particulier si Barak Obama est élu), sera une menace à moyen terme sur sa propre intégrité.
Sans regard aucun pour l’affaiblissement géoéconomique et géopolitique du pays, dans un monde impitoyable où les pays faibles et à fort potentiel sont systématiquement morcelés (et là, ce ne seront pas les missiles, les hélicoptères et les chars que nous ne savons toujours pas fabriquer qui nous protégerons!), ces gens-là n’ont eu d’autre préoccupation que leurs intérêts personnels, ceux de leurs clans voire ceux des Etats dont ils sont les agents - actifs ou passifs.
Prochaine et dernière partie : Pourquoi Bouteflika fait-il son "autocritique" ?

Source : http://www.algerie-dz.com



LePèlerin

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11 octobre 2008 6 11 /10 /octobre /2008 23:00

Airbus - Des avions collés dans un proche avenir

L'assemblage d'un avion nécessite à l'heure actuelle des centaines de milliers de rivets. Des machines à percer et à riveter permettent de fixer entre eux différents matériaux avec une grande précision. Cependant, les chercheurs de la société Fraunhofer en Allemagne s'orientent à présent vers une hybridation de deux techniques d'assemblage. A savoir, ils souhaitent combiner la technique de rivetage avec celle du collage pour assembler les composants.
Plus un avion est léger, moins il consomme de carburant: ceci incite aujourd'hui de nombreux chercheurs à orienter leurs recherches sur de nouveaux matériaux plus légers afin d'abaisser les émissions de gaz carbonique des avions. Les constructeurs d'avion centralisent donc essentiellement leurs travaux sur les matériaux métalliques légers et les plastiques renforcés de fibres, et particulièrement de fibres de carbone (matériaux PRFC).



Deux Airbus A380 en cours d'assemblage

La technique la plus utilisée aujourd'hui pour assembler deux composants en PRFC est celle du rivetage. Les chercheurs de l'Institut Fraunhofer de techniques de fabrication et de recherche appliquée sur les matériaux (IFAM) de Brême, dont l'expertise porte sur la technique de collage, veulent élargir leurs compétences aux techniques d'assemblage mécanique, savoir-faire auquel appartient le rivetage. Ils présenteront au salon européen sur les composites "Composites Europe qui aura lieu à Essen du 23 au 25 septembre 2008 une machine automatique à percer et riveter. Cette dernière devrait permettre de percer des trous et de poser des rivets conformément aux normes de l'aéronautique.
Au-delà de cette technique d'assemblage par rivets, les chercheurs souhaitent aller encore plus loin: "en particulier pour les structures de PRFC où les trous à rivets posent des problèmes", explique Dr. Oliver Klapp de l'IFAM. En effet, de tels trous dans le matériau fragilisent le flux de forces et ont pour conséquence de diminuer la charge  limite du matériau. C'est pourquoi les chercheurs veulent expérimenter des procédés de collage sur matériaux PRFC pour la construction d'avions, ce procédé ayant déjà offert de bons résultats avec des matériaux en PRFC dans d'autres domaines.
"En aéronautique, notre expertise n'est pas encore suffisamment avancée pour s'appuyer sur des composants et des groupes assemblés uniquement par collage", continue le Dr. Klapp. C'est pourquoi les ingénieurs s'efforcent d'établir une hybridation: une combinaison (Une combinaison peut être :) entre le rivetage et un collage adéquat. De toute évidence, les matériaux PRFC comporteront ainsi moins de trous et leur résistance particulièrement élevée sera conservée puisque le collage permet une meilleure répartition surfacique des efforts.

Source:
BE Allemagne numéro 401 (3/09/2008) 

Le commentaire de votre Serviteur

L’innovation c’est bien et c’est l’avenir….De structures colées qui se décolent j’en ai malheureusement connues….Les réparations ont couté très cher.
Alors Innovation oui Evaluation préalable et essais intenses des structures collées afin de ne pas avoir de déboires en compagnies,  alors que les avions sont en service.
Cela parait simple et naïf mais la légèreté de certains conduit parfois à des resultats douteux
Certes le système est là pour assurer nos passagers mais parfois à des couts excessifs.

 

Le Pèlerin

 

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10 octobre 2008 5 10 /10 /octobre /2008 23:26

Ah ! les Patrons


Ayant remarqué la braguette ouverte de son patron, la secrétaire embarrassée lui dit :
"La porte du garage est restée ouverte."
Le directeur perplexe ne comprend pas jusqu'à ce qu'elle lui montre. Il remonte rapidement la fermeture et lui dit :
"J'espère que vous n'avez pas aperçu ma superbe Cadillac de luxe.
- Non, dit elle, juste une vieille Volkswagen rose avec deux pneus crevés."

De la part d’une Correspondante

Le Pèlerin

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10 octobre 2008 5 10 /10 /octobre /2008 23:14

 Une loi pour légaliser la corruption et le pillage du pays


Lorsque Bouteflika fait appel à Chekib Khellil pour diriger l’Energie, il fait appel à un cadre de la Banque Mondiale qui malgré 25 ans de service au sein de cette institution ne fait même pas partie du top management. Et pour cause, c’est un simple directeur de projet comme elle en possède des centaines. On ne lui connaît ni ouvrage reflétant son expérience de 25 ans sur la stratégie de développement des pays émergents, ni articles de référence dans les prestigieux journaux américains par exemple (puisque le siège de la Banque Mondiale est situé à Washington DC), ni même une reconnaissance académique qui lui vaille des invitations – à l’instar de tous les grands directeurs de la BM - dans les prestigieux forums ou universités, de par le monde, qui s’intéressent aux problématiques de développement.
Il n’apportera donc stricto-senso aucune valeur ajoutée à l’Algérie.
Mais si Bouteflika fait appel à lui et le maintient 10ans durant au même poste, ce n’est sûrement pas pour ses compétences. Ce critère n`est pas – loin s`en faut – sa préoccupation, comme le montrent les CV de sa `dream team`: Khellil, Temmar, Benachenhou, Medelci, Terbeche, Djoudi, etc`. Le Ministère de l’Energie n`a-t-il pas toujours été ‘une planque dorée’: le moins exposé aux résultats car poussé par les deux moteurs que sont Sonatrach et Sonelgaz?
Mais, au-delà de sa loi sur les hydrocarbures, Chekib Khellil apporte avec lui – tout de même – une expertise dont la Banque Mondiale en est le creuset: l’art de la corruption légale. Car faut-il le préciser, selon son précédent Président Paul Wolfowitz : ‘Le temple planétaire de la corruption légale a pour quartiers généraux: la Banque Mondiale’. Chekib Khellil va donc mettre en œuvre en Algérie la fameuse ‘clause d’urgence’ qu’il généralise dans tous les appels d’offres. Cette clause va constituer la colonne vertébrale et l’ossature du pillage du pays et la neutralisation voire l’asservissement de toutes les instances civiles et militaires du pays par Bouteflika. Portée par des travaux d’infrastructures, opportunément pharaoniques, en particulier pour Sonatrach, Sonelgaz, les télécoms et le BTP, la clause d’urgence devient l’eldorado pour tous les experts de la surfacturation. Quand des journalistes l’interrogent sur l’extrême abus constaté dans l’utilisation de cette clause, appliquée en permanence, Chekib Khellil répondit – rapporté par le Soir d’Algérie - à la marge : ‘le Ministère de la Défense l’utilise tous les jours !’. Hors sujet ? Non, il y a un message subliminal dans cette réponse : ‘si vous sous-entendez que la clause d’urgence est un moyen de détournement de sommes colossales pour le clan de Bouteflika, sachez que les militaires s’en donnent à cœur joie aussi’! La réponse est une menace directe proférée à toute personne ou entité mal intentionnée !! Elle est d`ailleurs dans le même esprit que l’histoire du pot de miel de Bouteflika et dévoile le piège dans lequel il a voulu enfermer tous ses adversaires.
Grâce à la clause d’urgence, Bouteflika trouve le moyen de ‘démocratiser’ le pillage de l’Algérie en prenant soin de ‘mouiller’ tout le monde, chacun à son niveau : ministres, généraux, cadres, fonctionnaires, ouvriers, etc. Toute personne évoluant à côté d’un pot de miel est ‘invitée’ tacitement à y tremper les doigts et pour les plus futés : les mains ! C’est à peine s’il ne théorise pas son approche envers les décideurs traditionnels : ‘pour que le peuple ne vous répète plus ‘min ayna jak hada’ en vogue dans les années 70/80/90, facilitez lui ‘l’accès au vol’ avec pour chacun sa quote-part en fonction de ses responsabilités et de ses capacités. Vous, moi et mon clan prélèverons nos 5 à 10% sur les contrats mirifiques à plusieurs milliards dollars que nous nous chargerons de lancer vite, massivement et continuellement, sous le prétexte que l’Algérie a un retard à rattraper ‘en tout’. Et les gueux qui constituent ce petit peuple le feront aussi à leurs niveaux, sans retenue et sans merci, ne vous inquiétez pas ! Et personne ne sera puni ou très peu. De temps en temps nous mettrons en prison quelque PDG – comme ceux de la BADR ou d`Algerie Telecom – pour montrer qu`on a le sens de l`Etat mais que nous nous empresserons d`acquitter. Le procès Khalifa n’a-t-il pas révélé que de ‘hardis entrepreneurs’ s’associent avec des israéliens pour gagner douteusement des contrats en Algérie et transférer ensuite leurs revenus en France ? A-t-on cherché à enquêter? Que non ! Amar Saidani, ancien Président de l’APN – monument de la démocratie populaire (!) - architecte d’un détournement de plusieurs dizaines de milliards est-il inquiété ? Absolument pas. C’est normal. Dans la logique de Bouteflika, s`attaquer aux malversations des ‘grosses pointures’ du système c’est se tirer une balle dans chacun de ses pieds. Leurs méfaits ne sont-ils pas le résultat logique de ses calculs ?
Ainsi le prix du pétrole aidant, Bouteflika se prend à considérer qu’il peut tout acheter : les projets, les consciences nationales et internationales, de furtifs et futiles rendez-vous (Eva Joly, Steve Balmer (???), Jean Pierre Elkabach, etc..) et même, croit-il, les performances des athlètes. Ne leur promet-il pas des récompenses mirobolantes s’ils décrochaient des médailles aux JO de Pékin? Exactement ce que fait Omar Bongo depuis 25 ans : une fortune à vie pour toute médaille rapportée. Dans ce pays corrompu jusqu’à l’os, l’heureux gagnant n’a pas encore pointé à l’horizon et le peuple gabonais n’a pas fini d’attendre que son drapeau se hisse dans une enceinte olympique. Quant aux athlètes algériens, ils ont réussi – sans l’argent de Bouteflika – à devenir champions olympiques et champions du monde (à l’image de Boulemarka et de Morcelli) en pleine décennie noire, sans avoir d’autre idéal que celui de leur pays.
Ce qu`ignore Bouteflika, pour qui le destin a toujours servi des plats préparés – à l’image de ces collégiens qui passent de classe en classe grâce au copiage et au piston, donnant l’illusion qu’ils sont de bons élèves, jusqu’au jour où le baccalauréat les bloque à jamais - la performance est le résultat d’un travail sérieux, de l’abnégation et de la lucidité. En sport comme en politique.
Comment s’étonner alors que face à cette corruption, sciemment instituée comme une méthode de gestion politique, aucune entreprise internationale ne fasse bénéficier l’Algérie des innombrables délocalisations qu’elles opèrent à tout crin ?
Comment Bouteflika a fait piller l’Algérie : 3. Une privatisation ‘à la russe’ au détriment des intérêts stratégiques du pays.

Source : http://www.algerie-dz.com



Le Pèlerin

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10 octobre 2008 5 10 /10 /octobre /2008 23:11

Le Tourisme sexuel au Maroc mis a nu

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Le tourisme sexuel et la pédophilie au Maroc, plus précisément à Marrakech, continuent de mettre le feu aux poudres. Après le reportage intitulé « Le prix d’un enfant » diffusé le 19 janvier dernier sur la chaîne de télévision espagnole Antena 3, c’est au tour du magazine français d’investigation « Enquête exclusive » de tirer la sonnette d’alarme.

Diffusé sur la chaîne de télévision française M6 avant-hier soir, 19 mars 2006, ce reportage présenté par Bernard de la Villardière, a comporté trois parties : « Internet et tourisme sexuel : les enfants menacés », « Forum 68 : les gendarmes traquent les pédophiles » et « Pédophilie : la filière marocaine. » A l’instar des journalistes espagnols, les journalistes français ont eu aussi fait de l’investigation à l’aide d’une caméra cachée pour mettre à nu la prostitution infantile au Maroc.

Se faisant passer pour de simples touristes, les reporters ont dévoilé une autre facette de la ville ocre tant bourrelée d’éloges. Ils ont montré qu’ils ont été accostés par des rabatteurs, qui insistaient pour leur "livrer" des enfants, filles ou garçons, prêts à se prostituer. L’image d’un proxénète marocain proposant une fillette de 8 ans pour environ 150 euros, a choqué d’aucuns à plus d’un titre. Rien d’étonnant. Le tourisme sexuel au Maroc et précisément à Marrakech et Agadir n’est plus un secret, mais une réalité avérée.

La première partie de l’enquête a révélé que les enfants sont le plus souvent victimes de prédateurs de tout genre qui les exploitent soit pour des photos, films pornographiques sur Internet, prostitution, tourisme sexuel... La diffusion d’images pédopornographiques sur Internet, toujours selon le reportage, augmente depuis 2003, de près de 20 % par an. Dès lors une interrogation fuse : Comment protéger les mineurs de ces agressions et de la diffusion d’images pornographiques ? Cette question devrait être une préoccupation majeure pour les services spécialisés de la police et de la gendarmerie et les associations de protection de l’enfance. Cependant, les journalistes français ont démontré que la cybercriminalité pédophile est très difficile à combattre du fait qu’Internet se joue des frontières, que le haut débit favorise les échanges d’images et que les pédophiles se déplacent dans le monde entier. Ces criminels n’ont aucun profil type : ils sont de tous âges, de toutes classes sociales, de toutes nationalités. Le danger est bel et bien réel et des méthodes de traque doivent être adaptées en permanence. Les parents doivent également être très vigilents pour protéger leurs enfants qui peuvent être contactés ou bombardés brutalement d’images choquantes en surfant sur la toile.

Haro sur la prostitution infantile

Dans « Forum 68 : les gendarmes traquent les pédophiles », une enquête exclusive qui dévoile le travail d’investigation des gendarmes et des policiers spécialisés, de la surveillance des sites sensibles sur Internet, au démantèlement d’un réseau. Comment démasquer les pédophiles ? Comment remonter les filières ? Comment traquer dans le monde entier ces prédateurs qui agressent les enfants ? Tout commence en Pologne en 2001 : le journaliste polonais, Jacek Blaczick, infiltre un réseau criminel pédophile qui soudoie des parents dans un petit village afin qu’ils « vendent » leurs enfants pour réaliser des images pornographiques... L’un des membres les plus dangereux du réseau est français : « Tom ». Pour « Enquête exclusive », Jacek Blaczik et Jean-Claude Fontan vont poursuivre l’investigation, piéger « Tom » en se faisant passer pour des hommes en quête d’enfants. Avec une caméra cachée, ils découvrent que « Tom » veut organiser un trafic d’enfants en Europe. Ce bon père, bon mari s’apprête à enlever une petite fille pour un « client pédophile » lorsque les gendarmes l’arrêtent. Quelques semaines plus tard, c’est l’opération « Forum 68 », un coup de filet spectaculaire, plus de 80 personnes sont interpellées, 153.000 photos et 350 films saisis. 62 personnes seront finalement mises en examen. Parmi elles, 20 mineurs et beaucoup d’individus « sans histoire », inconnus des services de police.

La Thaïlande n’est pas loin

La troisième partie de l’émission montre aisément qu’au rythme où vont les choses au Maroc, ce pays pourrait succéder facilement à la Thaïlande et aux Philippines en matière de tourisme sexuel. En effet, les affaires impliquant des mineurs se sont multipliés ces derniers mois et les autorités ne sont même pas armées pour protéger les enfants, pour dissuader ou punir leurs agresseurs. Pour « Enquête exclusive », Jean-Claude Fontan et Arnaud Levert retracent le parcours de ces criminels, amateurs de jeunes, qui profitent de la misère et de l’ignorance pour abuser des enfants. Avec Karim, journaliste marocain qui a enquêté sur toute l’affaire, ils ont suivi les traces du « Belge ». Ce ressortissant européen photographiait des jeunes filles dans une maison d’Agadir. Interpellé par la police marocaine, le « Belge » est simplement prié de quitter le pays. La police arrête 13 jeunes filles dont plusieurs mineures et les met en prison. Pour « Enquête exclusive », l’une des jeunes victimes d’Agadir témoigne. Son histoire avec les associations locales qui tentent de lutter contre ce phénomène a été reconstituée. En caméra cachée, les journalistes sont pratiquement pris d’assaut par des « fournisseurs d’enfants » dans la ville ocre.

Ce genre de comportement est monnaie courante, explique Najat Anouar, présidente de l’association « Touche pas à mon enfant » aux journalistes français. Et d’ajouter : « Pour l’heure, la police marocaine procède à des arrestations efficaces mais ce n’est pas assez. Pis encore, les procédures contre les étrangers restent très rares, du fait que les autorités craignent de porter préjudice au tourisme en ternissant la réputation du pays. » Là où le bât blesse, c’est que des associations qui ¦uvrent pour sauver les enfants marocains de la dépravation existent, mais elles restent impuissantes toutes seules face à cette situation alarmante. Il est grand temps de sortir la ville ocre et Agadir de la débauche patente qui y sévit en se prémunissant d’outils juridiques à même de combattre ces abus et vices.

Source : Albayane
  

Le Pèlerin

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10 octobre 2008 5 10 /10 /octobre /2008 23:06

Les propositions de réforme des collectivités territoriales affluent mais pourraient virer à l'usine à gaz.


En proposant la suppression des départements, le rapport Attali avait ouvert la boîte de Pandore. À l'époque, Nicolas Sarkozy avait rejeté cette idée. Mais depuis, la question de la réorganisation des collectivités territoriales fait son chemin. Le Président a demandé à Édouard Balladur de présider une commission chargée de faire des propositions, sur le modèle de celle qui avait préparé la réforme des institutions. Bref, le gouvernement semble décidé à entrer dans le vif du sujet. Si la suppression des départements est l'hypothèse la plus souvent évoquée, d'autres pistes sont également suggérées dans le rapport de la mission d'information de la commission des lois de l'Assemblée que préside Jean-Luc Warsmann, et qui a été adopté hier à l'unanimité. Ce document préconise une refonte à géométrie variable des collectivités territoriales : fusion entre régions, fusion départements/région sur la base du volontariat dans le cadre d'une nouvelle entité qui « pourrait être dénommée « grande région ». Elle aurait en charge l'ensemble des compétences dévolues pour l'instant à chaque région et à chacun des départements qui la composent. Un nouvel ensemble pourrait aussi naître du « regroupement volontaire des régions, pour rendre la carte territoriale plus cohérente », selon Warsmann. Autres propositions du rapport : « la création de métropoles en fusionnant conseil général et intercommunalité » ou encore « la transformation d'une intercommunalité et de ses communes membres en une collectivité unique, à l'instar de la formule Paris-Lyon-Marseille ». La France ne comporterait plus partout le même nombre d'échelons administratifs. Les collectivités bénéficieraient d'un délai d'un an pour décider de leur regroupement. Au-delà ou si des désaccords se font jour, « c'est le préfet ou le législateur qui tranchera », indique Warsmann. L'objectif de cette réforme ? « La boîte à outils que nous proposons vise à réduire le nombre de collectivités », explique Warsmann qui fonde cette réorganisation sur l'exclusivité des compétences par échelon territorial et la suppression des financements croisés. Jusqu'à présent, tout ce remue-ménage autour des collectivités territoriales fait fi de la dimension politique du problème (lire ci-dessous) et n'aborde pas l'épineuse question de la fiscalité, au risque de transformer ce dossier en une gigantesque usine à gaz. Le socialiste Martin Malvy s'inquiète : « Vouloir fusionner Départements et Régions constituerait une erreur majeure. Le problème est un problème de compétences à clarifier entre les collectivités locales, mais aussi entre l'État et ces collectivités qu'il a trop tendance à considérer comme les variables d'ajustement de ses propres politiques. Avant de réformer il convient de dresser l'état des lieux, en France et en Europe. »

Régions : fusions en perspective

Parmi les propositions émises actuellement dans le cadre de la réforme des collectivités territoriales, le regroupement des régions revient sur le devant de la scène. Le projet n'est pas nouveau. Il vise entra a utres à muscler nos régions ou à les renforcer face aux leurs homologues européennes. L'exemple le plus couramment cité est celui de Haute Normandie et de Basse-Normandie qui pourraient fusionner. Mais il n'est pas impossible d'imaginer que des régions du Midi se regroupent également pour faire davantage le poids face à l'Espagne. Reste que ces hypothèses ont été fréquemment évoquées dans le passé mais n'ont jamais abouti. Le vaste chantier que semble vouloir lancer le gouvernement favorisera-t-il ce type de projet ?

Un dossier politique explosif

Avec la réforme des collectivités locales, le gouvernement s'engage dans un chantier très périlleux sur le plan politique. D'abord parce qu'il concerne les élus qui sont toujours réticents lorsqu'on envisage de toucher à leurs mandats, ce qui semble inévitable avec la suppression ou la fusion de certains échelons territoriaux. Dès lors, de nombreuses questions demeurent en suspens : dans l'hypothèse de la fusion de deux régions, qui sera le président? Dans le cas de la création d'une nouvelle entité unifiant départements et région, qui resteraient en place, les élus régionaux ou les conseillers généraux ? Ensuite à l'UMP, deux lignes s'affrontent. «Certains sont partisans d'une vaste réforme concernant l'ensemble des collectivités locales, d'autres préfèrent poser le problème seulement au niveau du binôme Régions-départements», explique un député UMP. Enfin, au sein du parti présidentiel, les propositions se font en ordre dispersé. Alors que Jean-Luc Warsmann a présenté hier un rapport au nom de la commission des Lois de l'Assemblée, Jean-François Copé a annoncé la mise en place d'un groupe de travail Assemblée-Sénat des parlementaires de son parti et du Nouveau Centre pour travailler sur la question. Gérard Larcher, le nouveau président du Sénat, veut avoir aussi son mot à dire. Du coup, Édouard Balladur a fait savoir qu'il était prêt à présider une commission visant à faire des propositions, mais à condition «qu'il n'y ait pas de confusion entre une multitude d'organismes qui feraient la même chose.»
En outre, les sénateurs devraient se montrer très sourcilleux envers une réforme qui remodèlera le collège des grands électeurs qui est chargé de leur apporter ses suffrages...

 

Source La Dépêche du Midi

Le Pèlerin

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10 octobre 2008 5 10 /10 /octobre /2008 08:02

Il y a 30 as mourait, Jacques Brel


Jacques Brel, né Jacques Romain Georges Brel le 8 avril 1929 dans la commune bruxelloise de Schaerbeek (Région de Bruxelles-Capitale) et décédé le 9 octobre 1978 à Boigny (France),à l’âge de 49 ans. Il était un auteur et chanteur belge francophone et néerlandophone. Il était également acteur et réalisateur de films entre 1953 et 1977.
Issu d'une famille d'industrielle catholique flamande, Jacques Brel était, enfant, peu intéressé par l'école, excepté par les cours de français. Il joue alors des pièces de théâtre en amateur au sein de la Franche Cordée, et son père le fait entrer dans la cartonnerie familiale, travail pour lequel il n'a aucun goût. Il réfléchit très sérieusement à une reconversion, soit dans l'élevage de poules, soit dans la chanson. Il choisit cette dernière voie. Il écrit n'importe où, n'importe quand. Amateur de musique classique (principalement de Maurice Ravel), il compose ses premières mélodies sur le piano familial et sur sa guitare.
Le 1er juin 1950, il épouse Thérèse Michielsen, dite « Miche », rencontrée trois ans plus tôt à la Franche Cordée. Le 6 décembre 1951 naît sa première fille, Chantal, puis France le 12 juillet 1953. Enfin, Isabelle en août 1958 pour laquelle Jacques Brel écrivit la chanson du même nom.
À partir de 1952, il compose ses premières chansons qu'il chante dans le cadre familial ou lors de diverses soirées dans des cabarets bruxellois. Il fait déjà preuve de cette puissance lyrique (tant dans les textes que dans son interprétation) qui rebute sa famille, laquelle ne l'encourage pas à continuer.
Il persévère tout de même et, en 1953, sort un 78 tours. Ensuite, il quitte la capitale belge pour se rendre seul à Paris appelé par Jacques Canetti, découvreur de talents, travaillant chez Philips et propriétaire du cabaret Les trois baudets. Sa famille lui coupe alors les vivres et il se retrouve sous les toits de l'hôtel Stevens à Pigalle. Pour gagner un peu d'argent, il enseigne la guitare au danseur-acrobate Francesco « Cocky » Frediani, un artiste italien paraissant alors à l'affiche du cabaret La nouvelle Eve. Ce dernier, témoin des tout premiers jours, accompagnera d'ailleurs Brel lors de son premier passage à l'Olympia en « lever de rideau » - moment où les spectateurs entrent dans la salle et s'installent à leur place. Malgré les conditions de travail (il n'avait pas de loge et devait se changer derrière le bar de l'Olympia…), Bruno Coquatrix le remarque et le félicite de sa prestation, l'invitant à lui rendre visite pour discuter d'un prochain passage. Une nouvelle fille (France) naît : pour Jacques Brel, ce sont les années de galère.
En janvier 1955, Brel a fait ses débuts à l'Ancienne Belgique, célèbre salle de concert bruxelloise, dans l'avant-programme de Bobbejoan Schoepen
En 1955, il fait venir sa femme et ses enfants. Ils s'installent à Montreuil. Cela va être l'année de son premier « 33 tours ». Comme il chante pour des organisations chrétiennes, Georges Brassens le surnomme gentiment « l'abbé Brel ».
En 1956, il rencontre François Rauber, un pianiste, qui devient son accompagnateur. En 1957, pressé d'achever ses études musicales au conservatoire, Rauber renonce aux tournées à travers le pays. Il est alors remplacé par un autre étudiant du conservatoire. C'est la rencontre avec Gérard Jouannest, qui deviendra son accompagnateur exclusif sur scène, Rauber revenant vers Brel une fois son diplôme en poche pour devenir l'orchestrateur privilégié. Les deux musiciens resteront fidèles à Brel et à son œuvre, au-delà même de sa mort.
Brel trouve son public, et rencontre le succès lors de ses spectacles. En 1957, c'est le second 33 tours, qui reçoit le Grand prix de l'Académie Charles-Cros, et fin 1958, c'est le succès à l'Olympia, en première partie, il est tête d'affiche à Bobino, fin 1959. À partir de là, les tournées s'enchaînent à un rythme infernal, Brel faisant parfois plus de concerts qu'il n'y a de jours par année.
En 1966, il décide d'abandonner la chanson. Le 16 mai 1967, il donne son dernier récital à Roubaix.
Mais il ne reste pas inactif pour autant : durant l'été 1967, il tourne dans son premier long métrage, Les Risques du métier du réalisateur André Cayatte. Ce sera un succès. Puis il commence à voyager en voilier.
En 1968, à Bruxelles, il crée la version francophone de L'Homme de la Mancha, interprétant le rôle-titre de don Quichotte aux côtés de Dario Moreno dans le rôle de Sancho Pança. Suite au décès de ce dernier, Robert Manuel reprend le rôle lorsque le spectacle est présenté en décembre à Paris.
Au début de l'été 1969, il interprète, dans le film d'Édouard Molinaro, dont il fait également la musique avec François Rauber, le rôle de Mon oncle Benjamin aux côtes de Claude Jade, qui a 20 ans à cette époque et qui racontera : « Ma rencontre avec Jacques Brel a lieu à Vézelay (…) il se montre d'emblée d'une grande sympathie (…) Il sort des longues et fatigantes représentations de l'Homme de la Mancha qui a été un beau succès et il a gardé pour le film les cheveux longs de don Quichotte (…) Il est cordial, sympathique, ouvert et attentionné aux autres et l'atmosphère gaie et chaleureuse du tournage lui doit beaucoup. (…) Jacques est passionné d'aviation (…) à l'aérodrome de Toussus-le-Noble, le dernier jour (…) il était heureux à l'idée de s'envoler vers le Midi et nous a parlé de cette passion, des ciels, des paysages, des voyages… » - Il va tourner ensuite dans un certain nombre de films, et en réalisera un lui-même en 1971, Franz (Barbara écrivant une partie de la musique), puis un deuxième qui sort en 1973, Far West, qui sera un échec.
Son dernier rôle reste mythique : il campe le dépressif François Pignon, le personnage récurrent de Francis Veber, face au tueur à gages « monsieur Milan », alias Lino Ventura, dans L'Emmerdeur, à nouveau réalisé par Édouard Molinaro.
Il rencontre également le succès aux États-Unis d'Amérique et au Royaume-Uni. Des traductions en anglais de ses chansons rencontrent le succès et sont enregistrées par David Bowie (Amsterdam), Scott Walker (Amsterdam, Mathilde), Marc Almond, le groupe Goodbye Mr. Mackenzie (Amsterdam), Terry Jacks et Alex Harvey. Jacques Brel is alive and well and living in Paris est une comédie musicale américaine qui est jouée autour du monde pendant plusieurs années. Elle comprend des traductions rimantes définitives, assemblées par un ami de Jacques Brel, Mort Shuman en 1968. En 1974, le spectacle est adapté au cinéma


 

Tombe de Jacques Brel à Atuona.

 

 

Le bimoteur de Jacques Brel exposé devant la « maison du jouir » de Paul Gauguin, à Atuona.

En 1974, il abandonne tout et part en voilier (l'Askoy) avec Madly Bamy qu'il a rencontrée lors du tournage du film L'Aventure c'est l'aventure de Claude Lelouch. Mais il est déjà malade et est opéré d'un cancer au poumon. Il décide de se retirer aux Marquises. Pilote privé depuis le 28 juin 1965 (brevet TT 16060) et utilisateur d'un bimoteur Beechcraft Twin-Bonanza immatriculé F-ODBU acheté par Madly Bamy le 30 novembre 1976, il y fait l'avion-taxi pour rendre service aux habitants en les transportant entre Hiva-Oa (Marquises) et Tahiti sur un trajet maritime de 1430 km demandant de 4h20 à 5 heures de vol.

En 1977, malgré la maladie qui gagne du terrain, il revient à Paris pour enregistrer son dernier album. La chanson Les Marquises, qui clôt l'album, s'achève sur ces paroles « Veux-tu que je te dise / Gémir n'est pas de mise / Aux Marquises ». Il retourne aux îles Marquises après cet enregistrement, avant qu'en juillet 1978 son cancer ne s'aggrave. Il est rapatrié en France métropolitaine où il meurt le 9 octobre 1978 à l'hôpital Avicenne à Bobigny.

Jacques Brel repose au cimetière d'Atuona à Hiva Oa dans l'archipel des îles Marquises, à côté de Paul Gauguin.

En décembre 2005, il est élu au rang de plus grand Belge de tous les temps par le public de la RTBF.

Discographie

Assembler une discographie complète de Jacques Brel est relativement compliqué. En effet ses enregistrements ont été publiés dans plusieurs pays, sous différents formats, et ils sont répertoriés sous différents titres.
L'ensemble de ses albums originaux a été édité le 23 septembre 2003 dans le coffret de 16 CD Boîte à bonbons qui inclut l'album Chansons ou versions inédites de jeunesse édité pour la première fois avec ce coffret.
1953: Premier single enregistré à Bruxelles : La foire / Il y a
1954: Premier album : Jacques Brel et ses chansons
1957: Quand on n'a que l'amour, Heureux pardons, …
1958: Je ne sais pas, Au printemps, …
1958 : Disque pour le magazine Marie-Claire comprenant L'introduction à la Nativité et L'évangile selon Saint-Luc
1959: La valse à mille temps, Ne me quitte pas, Je t'aime, Isabelle, La mort, …
1961: Marieke, Le moribond, …
1962: Olympia 1961
1963: Les bigotes, Les vieux, La Fanette, …
1964: Jef, Les bonbons, Mathilde, Amsterdam
1964: Olympia 1964
1965: Ces gens-là, Fernand, …
1967: 67 comprenant Mon enfance, À jeun, …
1968: Vesoul, L'éclusier, … 
1970: L'Homme de la Mancha
1972 : Nouveaux enregistrements de vieilles chansons
1977 : Les Marquises
1988 : L'intégrale
2003 : Knokke, interview, concert de Knokke le Zout donné en 1963
2003 : Coffret intégral 2003
2008 : Enregistrements Philips 1954-1961 (Coffret 5CDs)

2008 : Les 100 Plus Belles Chansons (Coffret 5CDs)

Quelques chansons célèbres 


Quand on n'a que l'amour

Ne me quitte pas
Amsterdam
La valse à mille temps
Madeleine
Les bourgeois
Vesoul
La chanson des vieux amants
Le plat pays
Les singes
Rosa
Les vieux
Mathilde  Flamandes

Chansons en néerlandais Bruxellois, Brel se disait chanteur flamand de langue française, mais il chanta aussi quelques-unes de ses chansons en néerlandais.

De apen (Les singes) (1961)
Men vergeet niets (On n'oublie rien) (1961)
Marieke (1961)

Laat me niet alleen (Ne me quitte pas) (1961)
Mijn vlakke land (Le plat pays) (1962)
De burgerij (Les bourgeois) (1962)
Rosa (1962)
De nuttelozen van de nacht (Les paumés du petit matin) (1962)

Filmographie

1956 : La grande peur de Monsieur Clément - court métrage - de Paul Dichens

1960 : Le panier à crabes de Joseph Lisbona - Uniquement la musique

1960 : Le petit jour - court métrage - de Jacques Pierre - Uniquement les chansons

1963 : Un roi sans divertissement de François Leterrier - Il est uniquement co-musicien avec Maurice Jarre

1968 : Les Risques du métier d'André Cayatte

1968 : Un idiot à Paris de Serge Korber - Uniquement les chansons

1968 : La Bande à Bonnot de Philippe Fourastié

1969 : Mon oncle Benjamin d'Édouard Molinaro

1969 : Tintin et le temple du soleil - Dessin animé - de Raymond Leblanc - Uniquement la chanson

1970 : Mont-Dragon de Jean Valère

1971 : Les Assassins de l'ordre de Marcel Carné

1971 : Franz (réalisation)

1972 : L'aventure c'est l'aventure de Claude Lelouch

1972 : Le Bar de la fourche d'Alain Levent

1973 : Le Far West (réalisation)

1973 : L'Emmerdeur d'Édouard Molinaro

1974 : Jacques Brel est toujours vivant et il vit heureux à Paris - Documentaire - de Denis Héroux - Lui même - Il est également le co-scénariste

Divers

Selon Jacques Brel, "Le talent, c'est d'avoir l'envie de faire quelque chose."
Il a aussi déclaré, dans divers entretiens : "Un homme passe sa vie à compenser son enfance". "Un homme qui n’a pas peur n’est pas un homme, l’important c'est d’assumer". "Les gens qui ont peur sont ceux qui n’assument pas leur peur".
"Je n’aime pas les gens bêtes. La bêtise, c'est de la paresse. La bêtise, c’est un mec qui vit et qui se dit, ça me suffit. Je vis, je vais bien, ça suffit. C’est celui qui ne se botte pas le cul tous les matins en se disant, c'est pas assez, tu ne sais pas assez de choses, tu ne vois pas assez de choses. Une espèce de graisse autour du coeur et autour du cerveau".
"Si j'étais eux [les politiciens], j'enverrais les wallons faire leur service militaire en Flandre et les flamands en Wallonie car, après tout, tout le monde a mal aux dents de la même façon, tout le monde regarde sa mère de la même façon, regarde une femme de la même façon, tout le monde n'aime ou n'aime pas les épinards de la même façon. Le reste je pense que ce ne sont que des problèmes de basse politique" [En réponse à une question d'un journaliste sur les problèmes de communautés en Belgique].
Dans la bande dessinée Astérix, Brel apparaît dans l'album Astérix chez les Belges. Quand Astérix, Obélix et le chef de clan Abraracourcix marchent à travers « le Plat Pays », Abraracourcix fait un commentaire sur le paysage. Le chef belge répond : « Dans ce plat pays qui est le mien, nous n'avons que des oppidums pour uniques montagnes ». C'est une référence à la chanson Le Plat Pays dans laquelle Brel chante « Avec des cathédrales pour uniques montagnes, ... ». Cela n'apparaît pas dans les traductions de l'album en langues étrangères.
Jacques Brel a été numéro 1 aux Etats-Unis. En effet, Terry Jack, chanteur canadien, a repris deux chansons en anglais avec des réussites diverses.
"Seasons in the Sun" en 1974, reprise du Moribond a été classé numéro 1 aux Etats-Unis, au Canada et en Grand-Bretagne.
"If You Go Away" également en 1974 reprise de ... Ne me quitte pas
Sa chanson "Amsterdam" a été reprise dans une traduction anglaise par David Bowie, sous le titre "In the port of Amsterdam"
Le groupe Starflam a enregistré une chanson sous le nom « Ce Plat Pays II. »
Paul Touvier rencontrera et travaillera pour Jacques Brel au milieu des années 1960
L'interprète russe Vadim Piankov a chanté Brel dans les albums Brel... Autrement (1995) et Vadim Piankov chante Jacques Brel (1998).
En 1993, la chanteuse Robert consacre la septième plage de son album Sine à une reprise de La chanson des vieux amants. Mais, personnalité décalée oblige, la jeune femme ne reprend que quelques vers de la célèbre chanson : J'en chantais juste une phrase tous les soirs quand je m'allongeais. Si je n'en chante toujours que cette phrase, c'est en souvenir de ces moments-là.
En 2008, les Choeurs de France présentent leur nouveau spectacle "La grande symphonie de Brel" avec 200 chanteurs et 10 musiciens sur scène.
En octobre 2008, la comédie musicale hommage "De Bruxelles aux Marquises" vidéo démo, retraçant la vie de Brel à travers plus de 30 chansons, sera présentée à Bruxelles par Baltéma, après 13 séances à succès.
En mars et avril 2009, après une trentaine de représentations à travers toute la France, les Choeurs de France seront sur la scène du Zénith de Paris avec "La grande symphonie de Brel" avec 400 chanteurs et 10 musiciens sur scène.
La chanteuse de jazz Nina Simone a interprété une version très émouvante de Ne me quitte pas.

Source Wikipédia

Le Pèlerin

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10 octobre 2008 5 10 /10 /octobre /2008 06:16

Algérie : 4 ans ferme pour ne pas avoir respecté le ramadan

 

Ils en ont pris plus que les terroristes

Les six condamnés avaient été surpris en train de manger en plein centre-ville de Biskra, une ville du sud-est du pays, avant la rupture du jeûne.
Une nouvelle fois, la justice algérienne se fait remarquer par son zèle sur les questions religieuses. Six hommes, accusés de ne pas avoir respecté «un fondement de l'Islam, celui du ramadan», ont été condamnés, le 29 septembre, à quatre ans de prison ferme par le tribunal de Biskra, une ville située à 420 km au sud d'Alger. Les prévenus, qui devront aussi s'acquitter d'une amende de 1.000 euros, avaient été arrêtés, mi-septembre, pour avoir mangé en public, avant le coucher du soleil, qui marque la rupture du jeûne.
Le verdict scandalise certains médias et les défenseurs des droits de l'homme. S'alimenter pendant le jeûne du ramadan est certes un sacrilège aux yeux des religieux, mais n'est absolument pas illégal. La loi comme la constitution algérienne qui garantit la liberté de culte, de conscience et d'opinion, n'a jamais prévu de sanctionner les citoyens qui dérogent à ce pilier de l'Islam. Le «délit» pour lequel ont été condamnés les prévenus ne correspond à aucune qualification pénale. Le juge du tribunal d'instance de Briska, a «contourné» la législation : la logique qui sous-tend son jugement s'inspire de l'article 144 bis 2 du code pénal qui encadre la liberté d'opinion. Cependant, cette disposition créée en 2001 ne concerne à priori que les…journalistes.
Le 144 bis 2 instaure «des peines d'emprisonnements de 3 à 5 ans pour quiconque offensera le prophète (…) et dénigrera les dogmes de l'Islam par voie d'écrit, de dessin, de déclaration et de tout autre moyen». «A partir de là, c'est la qualification même du délit qui a été faussée», dénonce Me Boudjemaa Ghechir, président de la Ligue algérienne des droits de l'homme (LADH) dans les colonnes du quotidien El Watan. «Ces personnes ont été condamnées pour s'être moquées d'un précepte de l'Islam, alors que rien ne prouve qu'il s'agissait de moquerie», souligne-t-il. Autre signe, selon lui, que le jugement de Biskra est irrationnel : une trentaine de personnes, qui avaient été arrêtées quelques jours avant les six prévenus pour avoir elles aussi mangé avant l'heure, ont été laissées en liberté après avoir présenté des excuses.

«Les talibans ne sont pas aussi stricts»

«La loi divine elle-même ne prévoit pas de pénalité sévère, et même le régime des talibans n'est pas aussi strict [que le jugement de Biskra]», a déploré un spécialiste du droit algérien. «C'est un précédent dangereux. On peut imaginer demain un juge interpeller des citoyens marchant dans la rues, à l'heure de la prière, parce qu'ils ne sont pas à la mosquée», a mis en garde un éditorialiste d'El Watan qui y voit une démonstration supplémentaire de la campagne de moralisation à laquelle se livre la police qui s'est transformée en redresseur de torts, veillant aux «bonnes mœurs » et chassant les «mécréants».
Sous couvert de «lutte contre les sectes», les procès pour «délit de chrétienté» se multiplient dans l'Ouest algérien depuis le début de l'année. Le ministre des Affaires religieuses suspecte ainsi les évangélistes de chercher à «constituer une minorité (de chrétiens) en vue d'immixtions étrangères» dans les affaires intérieures de l'Algérie. Figure emblématique de ce durcissement : Habiba Kouider. Arrêtée en possession de bibles et d'évangiles, trois ans de prison ont été requis contre la jeune femme. Face au tollé qui a suivi, le juge a demandé un «complément d'enquête». Habiba Kouider attend toujours son verdict.

Source Le Figaro

Le Pèlerin

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