Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
  • Contact

De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

Recherche

14 juillet 2008 1 14 /07 /juillet /2008 23:01

Autoroute Est-Ouest : le tronçon d’Oran achevé à 80%

 

Après s’être enquis de l’évolution des travaux de réalisation de l’autoroute Est-Ouest au niveau des wilayas de Mascara, Tlemcen et Sidi Bel Abbès, le ministre des Travaux publics, Amar Ghoul, s’est rendu hier matin à Oran, où il a pris connaissance du taux d’exécution de la partie oranaise du tronçon de 27 kilomètres devant relier la commune d’El Kerma (est d’Oran) à l’échangeur débouchant sur la daïra de Zahana, à Mascara. Selon les responsables du projet, le taux de réalisation frôle les 80%, le terrassement de cette voie de communication ayant été totalement achevé. Le ministre des Travaux publics s’est également enquis de l’état de réalisation des 19 ouvrages d’art destinés au même tronçon El Kerma-Zahana, dont seuls cinq ont été achevés, les douze autres étant toujours en voie de réalisation.
Se félicitant de l’implication des Japonais et des Chinois dans la construction de l’autoroute en matière de réalisation et de transfert du savoir-faire à travers l’Institut supérieur de management et le Centre de contrôle de la qualité, Amar Ghoul a rappelé que ce méga-projet offre l’opportunité de former les jeunes universitaires aux nouvelles technologies liées aux ouvrages d’art et au béton bitumineux.  

 

 

Source L’Expression

 

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
14 juillet 2008 1 14 /07 /juillet /2008 23:00

La révolte arabe des Kabyles à Constantine

 


 

Cette incongruité, relevée par Mouloud Feraoun dans L’anniversaire, est un titre porté à la une d’un journal alsacien, au lendemain des émeutes tragiques d’août 1945.

La France comptait alors 115 années de présence en Algérie, c’est à dire plus qu’il n’en faut de temps à une puissance colonisatrice de l’époque, pour s’imprégner des réalités géographique et ethnolinguistique du pays. A l’évidence, la machine colonialiste française, mise en branle, distille, envers la métropole, une information orientée et sélective du pays à conquérir : depuis le projet du Royaume arabe, préconisé par Napoléon III, le pouvoir colonial, confine l’Algérie, sur le plan culturel, à un prolongement naturel de l’Orient arabe, (vision exotique largement exprimée par l’imaginaire littéraire des écrivains du XIX e siècle, dont A.Gide fut le célèbre représentant), et un territoire dont les populations, à la mentalité et aux mœurs primitifs, nécessitant une "domination totale" et un "ravage du pays"(1).

Dès lors, la distinction entre populations algériennes et populations européennes est instituée, par le pouvoir politique colonial, par des appellations à connotations religieuse et identitaire : Musulmans et Européens, qui ont d’emblée, floué pour des années, voire des décennies, l’identité de la personnalité algérienne.

Bien entendu, l’enjeu était de taille. Il s’agissait, par le déni d’une identité territoriale (algérienne) de priver les populations autochtones de toute référence à un territoire légitime - ce qui, le cas échéant, aurait, de fait, mis en évidence le caractère colonialiste de la présence française.

Le concept généraliste de " Musulmans " occulte les spécificités culturelles et linguistiques authentiques de l’Algérie. Par pure logique coloniale, on ne reconnaît à l’Algérie qu’une seule langue, une langue supra-territoriale : l’arabe. D’où la création de "Bureaux arabes", puis de l’arabisation de l’onomastique de lieux à consonance berbère, voire même des noms de familles de la majorité des branches berbères (Kabyles, Chaouis, Chenouis, Mozabites, etc.)

Paradoxalement, des missionnaires, des officiers et autres ethnologues français, fouillaient dans le passé de l’Afrique du Nord, s’intéressaient à la culture et la langue berbères, en particulier, kabyles (2). Mais rien n’est entrepris pour aider les populations berbérophones à mettre en valeur leur langue, leur culture, dans le but d’une reconnaissance vitale. Le travail de ces ethnologues, en terre berbère, comme sur d’autres territoires conquis, "tendait à réduire la culture des peuples colonisés, au statut d’objet de curiosité, d’exotisme et de vestige du passé de l’humanité", comme l’ont si bien souligné, Melha B. Benhamadouche et Rachid Bellil(3).

Pour mieux les priver de leur existence en tant que Berbères, la France les rattacha à une "administration indigène", les fameux bureaux arabes. Et ce statut, "c’est nous qui l’avons imposé aux Kabyles en arabisant leur pays par le caïdat et l’introduction de la langue arabe, reconnaît, fort à propos, Albert Camus (4).


l’introduction de la langue arabe


Le pouvoir politique colonial, qui a commencé l’arabisation de l’Algérie, pour les besoins de son projet utopique du Royaume arabe, a semé les germes d’une dérive identitaire et culturelle, que le pouvoir algérien, post-indépendance, récupère pour assoir sa légitimité dans le terreau arabo-islamique, initié par la France.

Du coup, la culture berbère, et en particulier kabyle, devient, pour reprendre, à juste titre, l’analyse de Mouloud Mammeri, "culture à la fois vivante et dénuée de légitimité (5)." Aujourd’hui encore, après plus de quarante années d’indépendance, au terme de 132 ans de présence française effective en Algérie, et une histoire passionnée et profonde entre les deux pays, l’amalgame identitaire d’hier demeure une réalité vivante. La majorité des Français ne voient en les Algériens que des musulmans et donc des Arabes. Même les jeunes Franco-Algériens, nés en France, se définissent ainsi. Engoncés, à leur tour, dans un vocable uniciste et pervers, "Beurs", dont les affuble la France officielle, ils prennent, comme lieu de références originelles, l’arabo-islamisme.

De génération en génération, la dénomination, Beurs, s’installe dans les esprits, jusqu’à prendre une dimension sociale et identitaire spécifique, au sens que ces jeunes forment une "communauté" à part, avec des valeurs et une culture aussi bien étrangères à la société française qu’à la société algérienne, proprement dites.

Pourquoi une telle "radicalisation" identitaire par un simple jeu de mot ?

En fait, ces jeunes, ne sont-ils pas simplement franco-algériens, comme le sont les franco-italiens, les franco-espagnols, etc. ? Est-ce leurs diverses origines, du côté de leurs parents, qui gênent tant, et qu’on tend à simplifier, comme au temps de la colonisation ?

En tout les cas, cette terminologie de Beurs, qui ne peut être, à notre sens, que péjorative et donc dépréciative, puisque destructrice d’authenticité, ne peut prétendre, historiquement ou étymologiquement, à une quelconque légitimité. Même linguistiquement, aucune racine ne lui confère une valeur d’anomination : Beurs, c’est beurre, amputé de quelques lettres, un point c’est tout. C’est-à-dire "un corps gras alimentaire onctueux qu’on obtient en battant la crème du lait", selon le Robert de poche.

Collé, comme identifiant, à une communauté de jeunes, il suggère, dans une acception plus large, l’existence d’individus hybrides, sans consistance culturelle ou éducative.

En un mot, il désigne des éléments d’une nation qui, loin de les fondre en son sein, leur confère, au contraire, une altérité qui les distingue d’elle. Par cette altérité, la France signe son refus de les reconnaître comme siens. Cette vision, exprimée par ce vocable de Beurs, ne tend-elle pas — si ce n’est déjà fait — à créer un conditionnement psychologique dans l’esprit de ces jeunes ? En d’autres termes, Beurs, n’est-il pas devenu, pour eux, une forme d’affirmation de leur personnalité, avec des comportements et une conduite érigés en valeurs, et en dehors desquels ils ne se sentent pas exister ?

Manifestement, ça en a tout l’air. Comme quoi, les amalgames ont toujours leurs revers. Surtout quand la dérive va plus loin, comme ici, où, de simple appellation, Beurs devient… une couleur de peau.

 

Source les nouvelles d’Alsace (aout 1945)


Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
14 juillet 2008 1 14 /07 /juillet /2008 08:09

Algérie - Dans un Entretien qu’il a accordé à L’APS

Bouteflika esquisse les contours de l’UPM


 

Le président de la République a accordé un entretien à l’APS dans lequel il a expliqué sa vision sur le projet de l’Union pour la Méditerranée. Après avoir rappelé les différentes étapes de la création de ce projet et son évolution de l’UM à l’UPM, en citant l’accord franco-allemand, la contribution de la Commission européenne et l’intégration de pays membre de l’Union européenne à ce projet, le chef de l’Etat a insisté sur la nécessité de réaliser des projets concrets.
Il a mis l’accent sur la mise en place «d’institutions qui sont appelées à donner un nouvel élan au partenariat dans la région». Dans le cadre de ces institutions, Abdelaziz Bouteflika a insisté sur le fait que «le secrétariat sera réduit et ne jouira d’aucune prérogative politique. Son mandat est technique et exclusivement centré sur les projets».
Parlant de projets concrets, il s’est également interrogé sur les moyens de financement des actions projetées, ainsi que sur «la volonté réelle de l’UE de contribuer de manière décisive à la mise à niveau des pays de la rive Sud de la Méditerranée».
Il annonce: «Il faut le reconnaître, la problématique de la disponibilité de ressources financières pour nourrir le partenariat euro-méditerranéen n’est pas encore définitivement élucidée.»
C’est dans ce contexte que le président s’est interrogé sur la manière de réunir quarante-quatre volontés partagées autour de la réalisation d’un projet concret. Pour répondre à sa question, le chef de l’Etat évoque l’intérêt des projets dits «à géométrie variable».
«C’est là, le moyen le plus souple et le plus pratique, pour donner un contenu concret à cette Union pour la Méditerranée...».
S’agissant de la question énergétique, le chef de l’Etat souhaite «dépasser le stade d’une relation purement commerciale» avec l’Europe. «Nous ambitionnons la mise en place d’accords-cadres qui permettront l’éclosion d’un partenariat équilibré et mutuellement bénéfique entre les acteurs économiques des deux rives de la Méditerranee.»
A propos de l’énergie solaire, il souligne que «mon pays se réjouit qu’un plan solaire méditerranéen figure en bonne place dans la liste des tout premiers projets de l’Union pour la Méditerranéé». Interpellé sur les investissements directs européens dans la rive Sud, il affirme que le développement et la prospérité sont conditionnés par «des investissements massifs et productifs, et s’accompagnant d’un transfert de technologie».
En ce qui concerne la circulation des personnes et des marchandises, M.Bouteflika dira que «l’une n’allait pas sans l’autre dans la construction d’un espace humain». Il ajoute: «Au moment où l’Europe et les pays méditerranéens expriment leur volonté de bâtir un espace commun d’existence, il serait bon que cette nouvelle histoire fasse preuve de la même audace et du même génie...»

 

Source L’Expression

 

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
14 juillet 2008 1 14 /07 /juillet /2008 08:03

Union pour la Méditerranée
Les attentes algériennes satisfaites avant le Sommet


Tout porte à croire que l’Algérie a «traité» avec l’UPM et obtenu ce qu’elle voulait avant même que ne se tienne le Sommet.




On a toujours su que Sarkozy est un homme politique hyperactif. Il confirme cette caractéristique avec le rythme infernal qu’il s’impose en organisant simultanément deux super-événements à Paris. Le Sommet de l’Union pour la Méditerranée qui réunit pas moins d’une quarantaine de dirigeants et, l’occasion aidant, les garder jusqu’au lendemain pour les avoir à la tribune officielle lors du défilé du 14 Juillet.
Hyperactif certes, sans cependant se laisser déborder par les innombrables problèmes que ramènent dans leurs bagages tous les chefs d’Etat et de gouvernement invités. Pour ce faire, il privilégie les dossiers par l’importance qu’il leur accorde. Alors que lors des tractations préliminaires, tout son entourage en charge du Sommet mettait l’accent sur les problèmes de dépollution de la Méditerranée, de partenariat pour un développement durable entre le Nord et le Sud, d’immigration et bien d’autres problèmes très généreux pour la condition humaine. Tout cela semble être mis au placard, mieux semble avoir été le «su-sucre» pour attirer le plus de participants.
Les choses sérieuses, abordées hier lors du Sommet, sont restées axées sur le conflit du Moyen-Orient. Ainsi donc, Sarkozy a remis en selle, sur la scène internationale la Syrie. En contrepartie, Bachar Al Assad a promis d’ouvrir une représentation diplomatique au Liban qui fera de même à Damas. Sarkozy a poussé plus loin en demandant au dirigeant syrien d’aller vers des négociations directes avec Israël au lieu de continuer à se servir de l’intermédiation turque.
Pas seulement puisque le président français demande à la partie syrienne de joindre ses efforts à la communauté internationale dans le nucléaire iranien.
Bachar Al Assad, excédé, a eu ce mot: «Sarkozy m’en demande trop.» A part le souci de régler un maximum de problèmes au profit d’Israël, le Sommet «oublie» les autres conflits que vivent les pays méditerranéens. Même le président chypriote réclame plus d’attention de l’UPM sur le conflit latent qui divise l’île.
Pas un mot non plus sur le problème du Sahara occidental, ce qui explique, selon certains observateurs, l’absence du roi du Maroc. Pas un mot, non plus, sur la lutte commune contre le terrorisme, comme cela avait été annoncé tout au long des préparatifs.
De libre circulation des personnes. D’aide au développement des pays du Sud. A tel point qu’il est plus instructif et utile d’observer les problèmes éludés que ceux abordés par le Sommet. D’autres interrogations se posent: comment et en vertu de quoi la présidence du Sommet est revenue à Sarkozy et Moubarak? Pour Sarkozy, cela pourrait s’expliquer par la faveur habituellement accordée au pays hôte. Pour Moubarak, certains avancent non sans une pointe d’ironie, qu’il est le dirigeant du seul pays arabe à avoir conclu un accord de paix avec Israël.
Quelle est la durée de leur «mandat»? Dans quel ordre se fera cette coprésidence tournante. Que des questions sans réponse. Même la décision du siège de l’Union est différée. Celui du secrétariat général aussi ainsi que les prérogatives qui seront les siennes. Les discours anémiques faits par les 40 chefs d’Etat qui se partagent les 180 minutes qu’a duré la réunion au Sommet hier après-midi, n’ont pas dépassé les généralités.
La naissance de l’UPM à Paris risque de ne revêtir l’aspect historique que pour la France. Que pour Sarkozy. L’événement a, en effet, lieu alors que la France assure pour les six prochains mois la présidence de l’Union européenne.
Que les Etats-Unis sont trop occupés par les élections présidentielles prévues en novembre prochain et sont donc obligés de délaisser quelque peu la scène internationale.
Autant de paramètres qui favorisent «l’intrusion» de Sarkozy qui saute sur l’occasion pour jouer au grand «timonier». Un rôle dont on ne sait trop s’il réglera durablement les événements qui secouent la région, mais qui confère, malgré tout, au président français une certaine liberté de mouvement. D’un relatif poids également. C’est en quoi les garanties qu’il a données au Président Bouteflika au Japon ont tout pour être crédibles. C’est aussi l’explication du rôle peu engageant que se donne, ici à Paris, la délégation algérienne.
Tout porte à croire que l’Algérie a «traité» avec l’UPM et obtenu ce qu’elle voulait avant même que ne se tienne le Sommet. Il faut savoir aussi que le président français n’hésite pas, à certaines occasions, de promettre des choses qu’il ne parviendra pas forcément à tenir.
Comme le pouvoir d’achat promis aux Français, lors de sa campagne électorale, qui s’avère impossible au président français de maîtriser.
Cela pour dire qu’il faut toujours être prudent devant les généreuses promesses du président français dont on se demande s’il a réellement le temps de réfléchir tant il est en perpétuelle action. Un président qui carbure à 100 à l’heure. Qui n’a pas le temps de se poser.
En définitive, le Sommet qui s’est tenu hier à Paris pose plus de questions qu’il n’apporte de réponses. Les effets d’annonce peuvent-ils être conciliables avec des solutions durables qu’attend la région? C’est un véritable show très sarkozien auquel nous avons assisté hier à Paris. La fête continue aujourd’hui. Cette fois pour le 14 Juillet. Une fête franco-française que Sarkozy veut «internationaliser».

 

 

 

Source L’Expression

 

Le Pèlerin

 

Partager cet article
Repost0
13 juillet 2008 7 13 /07 /juillet /2008 23:37

Tellement...

undefined

 

- Ma grand-mère est tellement bourrée de pilules que quand elle éternue, elle guérit quelqu'un.

- Chez nous les murs sont tellement minces que quand j'épluche un oignon, mon voisin se met à pleurer.

- Mon oncle est tellement téteux en auto que les mouches s'écrasent dans la vitre d'en arrière.

- On est tellement pauvre qu'on fait cuire les saucisses debout pour économiser le beurre!

- Ma ville est tellement polluée qu'à tous les matins, le coq ne chante pas... Il tousse!

- Mon beau-frère est tellement paresseux qu'il dort debout pour pas avoir besoin de se lever.

- Mon oncle est tellement grand que quand il se penche pour ramasser quelque chose, il a le temps d'oublier c'est quoi!

- Notre entreprise est tellement peu rentable que 80% des profits proviennent de la machine à café.

- Je suis tellement minutieux que je corrige mes Alpha-Bit (Céréale) avant de déjeuner.

- Mon chum parle tellement pas souvent que quand il ouvre la bouche, ça sent le renfermé!

- Ma mère se couche tellement tard et se lève tellement tôt qu'elle se rencontre dans l'escalier.

- Cette année mon père a fait de la motoneige tellement tard que la chenille de son ski-doo s'est changée en papillon!

- Ma chambre est tellement petite qu'on peut pas mettre deux couches de peinture.

- Y'a tellement de poissons dans le lac près de chez nous qu'y faut les tasser pour prendre une chaudière d'eau.

- Ma grand-mère est tellement vieille que sur sa carte d'assurance maladie, le soleil est couché.

 

De la part d’une Correspondante

Le Pèlerin
Partager cet article
Repost0
13 juillet 2008 7 13 /07 /juillet /2008 23:33

Que veulent dire vos rêves


Dans vos rêves, vos désirs secrets s’expriment de façon déguisée, à travers des images, des symboles (eau, maison, vol, argent, mort...). Certains sont communs à une majorité de rêveurs, d’autres propres à votre vécu. Voici des pistes pour les décoder.

1. Rêver que l'on vole...

S’envoler, planer, survoler la terre… sont des images relativement fréquentes dans les rêves. Elles témoignent d’une envie de légèreté ou de prendre du recul, "de la hauteur", comme l’exprime d’ailleurs le langage courant.
N’avez-vous pas l’impression, en ce moment, que tout vous pèse ? Que vous êtes en quelque sorte prisonnier ou prisonnière du quotidien ? Il est possible que, dans votre rêve, quelqu’un vous porte ou vous aide à décoller. N’aimeriez-vous pas que cette personne soit une sorte de guide spirituel, de mentor, comme votre papa qui, lorsque vous étiez enfant, vous portait dans ses bras et vous montrait le chemin ?

2. Rêver d'une maison...

Symboliquement, la maison, c'est vous-même : la maison de votre rêve révèle votre état intérieur. Si elle est délabrée, cela peut signifier que vous vous sentez triste, déprimé(e) ; en travaux, vous voilà en route vers une nouvelle vie ou prêt(e) pour changer quelque chose qui ne vous plaisait plus.
Un incendie dans la maison, sauf si cela fait référence à un véritable épisode de votre histoire, peut symboliser le désir, certainement nouveau ou renaissant mais en tout cas impérieux, qui vous pousse vers une personne de votre entourage.

3. Rêver d'escaliers...

Dans un rêve, les escaliers peuvent revêtir plusieurs significations. Dans un contexte de bouleversements ou d’inquiétude professionnelle, ils seront, selon qu’ils montent ou descendent, symboles d’ascension sociale ou non, de difficultés à surmonter.
Mais s’ils sont nombreux, enchevêtrés, explorant des lieux sombres, ils peuvent être l’image d’une période d’introspection.
Enfin, pour certains, les escaliers peuvent également symboliser la relation sexuelle. Dans ce cas, le reste du contenu du rêve peut vous apporter des précisions sur la personne désirée, ce dont vous avez envie dans les rapports avec elle, ce que vous cherchez.

4. Rêver de boîtes, clefs et serrures...

Tous ces objets symbolisent très souvent le sexe : masculin pour la clé, féminin pour la boîte ou la serrure. De façon générale d’ailleurs, tout objet de forme oblongue, allongée, peut représenter un pénis.
Tout comme les cavités, grottes, etc. peuvent prendre la place du sexe féminin ou de l’utérus maternel.
Ensuite, l’interprétation dépend du contexte. Si ces images sont dans le rêve ressenties comme inquiétantes, cela pourrait signifier une peur du sexe, ou rappeler les menaces qui, enfants, pesaient sur votre curiosité face à la sexualité.
Faciles, voire soulageantes (par exemple une serrure qui s’ouvre enfin), elles viennent alors dire un désir de relation sexuelle
.

5. Rêver d'argent
...

Rêver que l’on gagne au loto ou que l’on plonge ses mains dans une cassette pleine d’or, voilà qui pourrait augurer fortune et gloire.
Eh bien non ! L’argent est, d’un point de vue psychanalytique, le symbole des excréments, objets de toutes les attentions de la mère lorsque l’enfant devient capable, vers deux ans, de maîtriser ses sphincters. Il découvre la possibilité de "faire" tout seul. Il s’aperçoit également qu’en se retenant ou non, c’est comme s’il offrait ou refusait un cadeau à sa mère.
De là naissent nos rapports à la puissance, à l’argent, au don. C’est donc sous cet angle qu’un rêve d’argent doit être analysé : à qui voulez-vous ou non faire plaisir ? Comment vivez-vous votre rapport à l’argent ?

6. Rêver d'eau...

C'est le liquide vital par excellence. L’eau peut symboliser le liquide amniotique, le désir de retourner à l’état fœtal, le paradis perdu où vous étiez en parfaite symbiose avec votre mère.
De même, la "mer" peut évidemment s’entendre "mère". Dans ce cas, l’ambiance du rêve peut révéler votre rapport à votre mère : chaotique ou serein, inquiétant (par exemple un rêve de noyade peut révéler la peur d’un rapport trop fusionnel) ou sécurisant.
Mais l’eau peut également symboliser la purification, l’envie se laver de ce que l’on a vécu comme une faute et de tourner la page. 

7. Rêver de sa mort ou de celle des autres

Rêver de la mort (la sienne ou celle des autres) est chose courante. Rassurez-vous, il ne s’agit jamais de rêve prémonitoire !
La mort, la sienne notamment, peut signifier une transformation profonde de sa vie, qu’elle soit souhaitée ou en train de s’accomplir. Elle exprime alors le changement d’un état vers un autre.
Mais rêver de la mort d’autrui peut tout simplement vouloir dire que l’on a envie de le tuer. Le rêve remplit alors parfaitement sa fonction : permettre à l’inconscient de réaliser, dans le songe, un désir qui ne peut évidemment jamais être assouvi dans le réel, ni même envisagé à l’état de veille.

8. Les chiffres et les nombres dans les rêves

Si, en sortant d'un rêve, vous avez le souvenir précis d'un chiffre, qu'il s'agisse d'une date ou d'un nombre d'objets (par exemple : il y avait trois oiseaux, ou deux arbres, etc.), c’est que le chiffre en question est important. Il fait référence à un point particulier de votre propre histoire : le couple parental, par exemple, si ce nombre est deux, ou bien une date essentielle, le nombre de vos frères et sœurs, le numéro de la maison de votre enfance…
Le rêve est comme une énigme, la résoudre implique d’être attentif(ve) au moindre indice et de se laisser aller à associer librement, c’est-à-dire à essayer de voir ce que tel ou tel de ces indices vous évoque. A vous de jouer !


9. Rêver de serpents, araignées, rats...

Voici une jolie collection d’objets phobiques, c’est-à-dire d’objets symbolisant un désir inavoué. Impossible à envisager car condamné par la morale sociale et l’éducation reçue, ce désir est une menace pour la tranquillité du sujet, il est donc refoulé dans l’inconscient. Mais plutôt que d’y rester silencieux, il fera tout pour déborder la censure et sortir au grand jour.
Il peut alors, dans le rêve, prendre la forme de ces animaux terrifiants menaçant le rêveur de l’extérieur. Les serpents, vers, rats symbolisent très souvent le sexe masculin. Cependant, à vous d’essayer de comprendre à quoi ces images effrayantes vous font penser... 

10. Les jeux de mots dans les rêves

L’inconscient utilise de nombreux subterfuges pour permettre aux désirs et pensées refoulées de devenir conscients dans le rêve. Le jeu de mots en est un. Aussi, au-delà des symboles courants que nous vous avons indiqués, exercez-vous, par un jeu de coq à l’âne, à voir à quoi les images du rêve vous font penser.
Un exemple : si la chaussure peut prendre une signification sexuelle (ne dit-on pas trouver chaussure à son pied ?) elle peut être aussi la représentation de "choses sûre" auxquelles se raccrocher. Si vous rêvez que vous étranglez un serin, n’y a-t-il pas dans votre entourage, une personne dont la sérénité affichée vous agace tant que vous avez envie de la tuer de vos mains ?


Source Seniorplanet

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
13 juillet 2008 7 13 /07 /juillet /2008 23:26

Feu vert officiel pour 111 projets touristiques

L’Etat veut promouvoir la destination Algérie



Des contrats de réalisation d’hôtels ont été signés hier à Alger entre le ministère de l’Aménagement du territoire, de l’Environnement et du Tourisme et 111 investisseurs nationaux, porteurs de projets touristiques dont 5 de classe 5 étoiles répartis sur tout le territoire national (37 wilayas) pour une capacité totale additionnelle de 11 000 lits et la création de 16 000 emplois.

 
















Le chiffre d’affaires prévisionnel est de 6 milliards de dinars et le coût prévisionnel global d’investissement est de 32 milliards de dinars. Cette opération vient s’ajouter à une première opération similaire concrétisée récemment par la réalisation de 82 projets touristiques pour un total de près de 6000 lits devant générer la création de plus de 7400 emplois. Cette initiative s’inscrit dans une démarche partenariale fondée sur une confiance partagée et des engagements mutuels du public et du privé. Cherif Rahmani, ministre de l’Aménagement du territoire, de l’Environnement et du Tourisme, a donné les grandes orientations affirmant que « les investisseurs algériens ont été accusés à tort de frilosité. Ils démontrent par leur nombre qu’ils sont attachés viscéralement à l’investissement et à élargir la base matérielle de notre pays. Le gouvernement encourage ceux qui bâtissent. Le 13 février, nous avons lancé 82 hôtels et aujourd’hui ces projets sont effectivement lancés et j’avais dit à l’époque que pour une fois, ce n’était pas l’Etat qui a créé l’événement mais vous les investisseurs et les promoteurs. Aujourd’hui, nous voulons nous inscrire dans la continuité avec les investisseurs et les vrais partenaires ». Le ministre reconnaît cependant « le sous-investissement dans le domaine du tourisme : nous voulons réduire le déficit ». Ce contrat signé apporte le soutien et l’accompagnement de l’Etat dans ce que qualifie Cherif Rahmani de « course de haies et d’obstacles » ainsi que la facilitation des permis et des autorisations. « Je demande à tous les directeurs du tourisme de se mettre à la disposition de l’investissement touristique en Algérie, c’est une priorité centrale et cardinale », dira-t-il. Une manière de dire aux investisseurs qu’ils ont obtenu le feu vert et qu’il leur faudra se mettre dans une perspective nouvelle.

 

« Une opération gagnant-gagnant »

« Il faut absolument introduire les dimensions ingénierie du marketing, juridique et financière, il faut apprendre à compter et à communiquer pour ne pas avoir de grosses désillusions avec les banques, il est important de disposer de l’ingénierie financière pour vous permettre d’éviter les écueils dans le futur. Lorsque le dossier dispose d’un bon business plan et d’un bon budget, d’un bon agenda, il est facilement accepté par les banques et l’apport personnel est équilibré par rapport à celui des banques dans le cadre du respect des règles prudentielles », conseille-t-il. Dans ce contexte, la BADR, le CPA et la BNA sont décidés à les accompagner dans le cadre d’une dynamique saine et pour rassurer le ministre fait une promesse : « Nous allons nous retrouver dans quelques semaines ensemble pour signer un partenariat important dans le domaine du financement et du refinancement du système touristique national. » Le ministre adresse comme à son habitude des messages : « Il faut inverser le courant du pessimisme et de la défiance et rétablir avec vous un climat d’optimisme et de confiance, c’est ça le vrai contrat, une opération gagnant-gagnant. Nous voulons inverser le flux des touristes d’un pays émetteur à un pays récepteur. Il ne faut plus être marqué par les hésitations du passé. Il faut sortir des impasses. Il vous appartient de saisir cette opportunité pour montrer que le tourisme est créateur d’emplois et peut être le moteur et l’accélérateur de l’économie nationale. Vous anticipez la fin du pétrole et des hydrocarbures. » Pour une capacité de 40 000 lits projetés dans les six pôles d’excellence, un investissement global d’un peu plus de 2,5 milliards de dollars US est prévu sur 7 ans (horizon 2015), soit 350 millions de dollars US par an. En outre, il est concevable qu’un effort supplémentaire d’un milliard de dollars soit engagé dans le reste du pays pour gommer les déficits structurels actuels.

Source El Watan

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
13 juillet 2008 7 13 /07 /juillet /2008 19:14

Union pour la Méditerranée : La part du rêve, le poids des réalités



Comment est né le projet qui a abouti à l’union pour la Méditerranée, qui sera consacrée aujourd’hui à Paris ? Rappel succint. Le 6 mai 2007, à l’issue du second tour de l’élection présidentielle française, Nicolas Sarkozy lance, à la surprise générale, l’idée de construire une « union méditerranéenne ». L’idée de cette nouvelle union entre les pays des deux rives de la Méditerranée était apparue deux ans auparavant, suggérée par Jean-Louis Guigou, ex-directeur de la Datar et Panagiotis Roumenotis, ex-ministre des Finances grec et président du Centre d’analyse et de liaison des acteurs de la Méditerranée (Calame).

 

Constatant l’échec lamentable d’Euromed, plus connu sous le nom de Processus de Barcelone, initié en 1995 pour aider au développement des pays méditerranéens, les deux hommes pensent qu’il faut créer une « communauté du monde méditerranéen » plus ou moins calquée sur celle de l’Europe. Henri Guaino, conseiller personnel de Sarkozy, est à l’origine de la reprise de cette idée par le candidat de la droite française : ce projet permet à la fois d’établir une dynamique politique hors de l’Union européenne (UE) et d’offrir une alternative sérieuse à l’adhésion de la Turquie dans l’UE, dont Sarkozy ne veut pas entendre parler.

Réduire les fractures

Pour Henri Guaino, ce projet contribuera à réduire les lignes de fracture qui traversent cette région : « Le but était de jeter les bases d’un partenariat à égalité entre les pays riverains qui ont une part commune de destin à assumer. La notion de parité, qui n’existait pas dans Barcelone, est centrale. » « C’est un changement très profond de la nature même du processus de Barcelone. Grâce à ce projet, on a remis de la politique en Europe et tourné de nouveau l’Europe vers le Sud où se joue son avenir » (in Le Figaro du 29 mars). Elu président de la République, Nicolas Sarkozy, en plus de son conseiller personnel, Henri Guaino, s’est entouré d’une équipe d’une quinzaine de personnes dirigée par l’ambassadeur Alain Le Roy. En visite d’Etat au Maroc en octobre 2007, Nicolas Sarkozy prononce un discours qui appelle « tous les hommes de bonne volonté » des pays riverains de la Méditerranée à mettre en place avec lui « une coopération d’égal à égal entre le Nord et le Sud », notamment en matière économique et politique, mais aussi militaire, culturelle et sociale. « L’union pour la Méditerranée est l’occasion de porter la vision d’une Europe politique engagée… On va me dire : ‘‘Est-ce que tout est résolu ?’’ Non, c’est sûr ! Mais il y a une nouvelle volonté, une même analyse que ce qui se passe en Méditerranée est capital, une même volonté d’attaquer le processus de Barcelone d’une autre façon, de mettre de la politique dans tout cela, de traiter les deux rives à égalité, d’où la coprésidence. C’est une nouveauté, la co-présidence », affirmait Nicolas Sarkozy lors d’une conférence de presse à l’issue du Conseil européen à Bruxelles, le 13 mars.

Glissement sémantique

Depuis l’appel de Rome en décembre 2007, l’union méditerranéenne est devenue l’union pour la Méditerranée et le Conseil européen des 13 et 14 mars 2008 lui a donné le nom définitif de Processus de Barcelone : union pour la Méditerranée. Le glissement sémantique de l’intitulé n’est pas neutre. Le projet initial de Nicolas Sarkozy invitait les seuls Etats riverains à créer une union politique, économique et culturelle fondée sur le principe d’égalité stricte entre les nations d’une même mer. Mais devant l’opposition de l’Allemagne, il avait déjà dû revoir sa copie début 2008. Berlin avait émis la crainte que le projet d’union méditerranéenne tel que conçu initialement par Nicolas Sarkozy divise, à terme, l’UE s’il excluait les Européens non riverains de la Méditerranée et créerait « une nouvelle frontière (…) entre l’Allemagne et la France », départageant « les pays tournés vers l’Est et ceux tournés vers le Sud ».

l’UE recadre le projet

Lors du sommet européen des 13 et 14 mars 2008, conformément aux vœux d’Angela Merkel, c’est finalement toute l’Union européenne qui entre dans le projet d’union méditerranéenne, vidé auparavant de sa substance et amputé de ses objectifs au profit d’une revitalisation du processus de Barcelone agonisant. La Commission européenne a dessiné les contours d’un projet qui limitent encore plus les ambitions de la France, déjà très diluées les mois précédents. La Commission propose de rassembler les 44 pays riverains de la Méditerranée et de l’Adriatique : les 27 Etats membres de l’UE, les 13 membres et observateurs du processus de Barcelone lancé en 1995 par les Européens pour un partenariat avec les pays du sud de la Méditerranée (Mauritanie, Maroc, Algérie, Tunisie, Libye, Egypte, Jordanie, Territoires palestiniens, Israël, Liban, Syrie, Turquie et Albanie), ainsi que la Croatie, la Bosnie, le Monténégro et Monaco.Par ailleurs, la Commission européenne a précisé que l’éventuel engagement de la Turquie dans le projet n’exclura pas ce pays du processus d’adhésion à l’UE. En ce qui concerne le financement, Bruxelles veut privilégier le recours à des fonds privés, des fonds d’Etat, membres ou non de l’Union, ou encore aux institutions financières internationales plutôt qu’aux fonds européens.

Et la dimension humaine ?

La suspicion et les interrogations émanant des pays de la rive sud de la Méditerranée ont été nombreuses. Qu’en est-il de la dimension humaine des relations euroméditerranéennes ? Doit-elle être abordée uniquement sous l’angle des flux migratoires, préoccupation centrale des Européens ? Cette dimension est, du point de vue de l’Algérie, au cœur même de la problématique de l’union pour la Méditerranée. « Une approche novatrice impliquerait de ne pas parler désormais de ‘‘maîtrise concertée de flux migratoires’’, mais de la dimension humaine des rapports entre l’Europe et les pays du Sud ; dimension qui doit être au cœur même de la problématique de l’union pour la Méditerranée », a indiqué l’ambassadeur d’Algérie en France, au Forum de Paris, ajoutant : « On ne peut pas, comme le faisait le Processus de Barcelone, continuer à prôner la libre-circulation des biens, des capitaux et des services et en même temps multiplier les restrictions, donnant ainsi aux populations impliquées le sentiment d’être exclues d’un processus qui les concerne au premier chef. » Et de plaider pour un « Schengen méditerranéen ».

 

Source El Watan

Le Pèlerin

Dernière minute

L'Union pour la Méditerranée officiellement lancée

L'Union pour la Méditerranée (UPM) a été officiellement lancée dimanche à Paris lors d'un sommet réunissant les dirigeants de 43 pays, a annoncé le président français Nicolas Sarkozy à la fin de la rencontre. 13 juillet 2008 à 17h32min

Partager cet article
Repost0
13 juillet 2008 7 13 /07 /juillet /2008 07:08

L'Union pour la Méditerranée naît après l'établissement de relations Syrie-Liban


Le président français Nicolas Sarkozy lance avec faste dimanche l'Union pour la Méditerranée (UPM), en présence de plus de 40 dirigeants mais avec une défection de taille, celle du roi du Maroc Mohammed VI qui sera remplacé par son frère, le prince Moulay Rachid.

Samedi, le chef de l'Etat français a annoncé l'ouverture prochaine, qu'il a qualifiée d'"historique", de relations diplomatiques entre la Syrie et le Liban, à l'issue d'un entretien avec leurs deux présidents Bachar al-Assad et Michel Sleimane.

Plus de 40 chefs d'Etat ou de gouvernement d'Europe et de la rive sud de la Méditerranée se réunissent dans le cadre majestueux du Grand Palais, au coeur de la capitale, pour une séance plénière de trois heures à partir de 15h30 (13h30 GMT) pour lancer l'UPM, un projet fondé sur des partenariats concrets comme la dépollution, mais dont l'avenir reste semé d'écueils, sera .

La présence du président syrien Bachar al-Assad, qui effectue à Paris son grand retour sur la scène internationale après des années d'isolement, va marquer ce sommet fondateur, auquel assistera aussi le Premier ministre israélien Ehud Olmert.

Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi boycotte le sommet fondateur de l'UPM, fustigeant un projet "effrayant". M. Sarkozy a enregistré samedi une autre défection de taille: le roi du Maroc Mohammed VI a fait savoir qu'il serait représenté par son frère, le prince Moulay Rachid.

Le sommet donnera naissance à une Union de 43 membres: les 27 de l'UE, dix pays du sud -Algérie, Egypte, Israël, Jordanie, Liban, Maroc, Mauritanie, Syrie, Tunisie et Turquie- et l'Autorité palestinienne, ainsi que l'Albanie, la Croatie, la Bosnie-Herzégovine, le Monténégro et Monaco.

Pour surmonter les réticences, l'UPM entend reposer sur des coopérations autour de thèmes concrets, comme la dépollution, l'énergie solaire ou la sécurité civile.

Le choix du siège de son secrétariat fait l'objet d'âpres discussions et devrait être remis à plus tard, Rabat, Tunis, La Valette, voire Barcelone étant sur les rangs.

D'ultimes discussions étaient aussi en cours samedi sur le projet de déclaration finale, notamment sur le passage mentionnant la situation au Proche Orient.

La France a dû largement amender son projet initial afin de l'élargir aux 27 pays de l'UE à la demande pressante de l'Allemagne. Elle a aussi dû surmonter les réticences de certains pays arabes, ainsi que de la Turquie, inquiète pour son adhésion à l'UE.

 Plusieurs milliers de policiers ont été mobilisés pour assurer la sécurité du sommet, qui ne devrait pas donner lieu à la traditionnelle photo de famille.

A la veille de l'ouverture de ce sommet et du lancement de l'Union pour la Méditerranée, au terme d'un marathon diplomatique minutieusement réglé, Nicolas Sarkozy a lui-même annoncé devant la presse à l'Elysée que la Syrie et le Liban avaient décidé l'ouverture croisée d'ambassades, plus de soixante ans après leur indépendance.

"Je voudrais dire combien pour la France, c'est un progrès historique que la volonté du président Bachar al-Assad d'ouvrir une représentation diplomatique au Liban, et que le Liban ouvre une représentation diplomatique en Syrie", a déclaré Nicolas Sarkozy en présence de ses deux homologues et de l'émir du Qatar, Cheikh Hamad Bin Khalifa Al Thani.

Les présidents syrien et libanais ont confirmé la nouvelle. "Notre position est qu'il n'existe aucun problème pour l'ouverture d'ambassades entre la Syrie et le Liban (...) nous examinerons cette question dans un avenir très proche", a indiqué Bachar al-Assad. Michel Sleimane a assuré que Damas et Beyrouth allaient "se concerter pour mettre cet accord en oeuvre le plus tôt possible".

Immédiatement après cette annonce, le président Sarkozy a annoncé qu'il se rendrait à Damas en "septembre". Ce voyage, évoqué depuis plusieurs jours par son entourage, met un terme à la quarantaine imposée par la communauté internationale, et la France, après l'assassinat en février 2005 de l'ex-Premier ministre libanais Rafic Hariri.

Une enquête internationale a mis en cause le rôle des services secrets syriens dans l'attentat qui a coûté la vie à M. Hariri, même si Damas a toujours nié y avoir été mêlé.

La visite du président Assad à Paris et sa présence annoncée au défilé du 14 juillet lundi, ont suscité un tollé.

Nicolas Sarkozy a assuré devant la presse avoir évoqué avec son homologue syrien "de façon très franche la question des droits de l'Homme".

Les deux hommes n'ont par contre pas évoqué la question du tribunal international sur l'assassinat de Rafic Hariri car "c'est un sujet qui n'est pas négociable, pas discutable", a assuré l'Elysée

Source 20minutes.fr

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
13 juillet 2008 7 13 /07 /juillet /2008 06:47

Bouteflika assistera à la célébration de l’anniversaire de la Révolution française

Finalement, le président de la République assistera aux festivités commémorant l’anniversaire de la Révolution française du 14 Juillet 1789. Ce sera donc la première fois qu’un président algérien participe à une telle manifestation célébrant l’avènement de la 1re République française, référence majeure de l’Etat français moderne.
Un autre cadeau de Bouteflika à Sarkozy qui s’est déjà félicité de la présence de son homologue algérien au sommet fondateur de l’union pour la Méditerranée. Si Bouteflika a décidé de prendre part à la célébration de cette date symbole, c’est certainement en raison des principes ayant présidé à la genèse de la Révolution française ainsi qu’aux fondements originaux de l’Etat français moderne. Au-delà du triptyque : liberté, égalité, fraternité, c’est la proclamation de la déclaration des droits de l’Homme qui a fait de la Révolution française une référence universelle et un exemple pour tous les peuples ayant vécu sous le joug de la domination féodale. C’est à ce titre que 1789 est une date charnière aussi bien pour la France que pour toute l’humanité. C’est à ce titre aussi que la Révolution française a été une référence pour les mouvements nationalistes sous occupation coloniale, notamment le mouvement national algérien qui a retourné les principes de la Révolution française contre la France coloniale. C’est à ce titre, enfin, que Bouteflika assistera en tant que représentant d’une nation victime de la répression coloniale aux festivités commémorant l’une des plus illustres révolutions sociales, pour rappeler à la France son devoir de mémoire et de repentance. Cette même France dont le président argue qu’il n’avait pas assisté aux exactions coloniales et qu’il n’est pas responsable des crimes de ses ancêtres, que l’histoire ne peut être sélective et qu’il assume la période coloniale autant qu’il assume les hauts faits de la Révolution de 1789.


Source La Tribune

 

Le Pèlerin

 

Partager cet article
Repost0