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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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18 juin 2008 3 18 /06 /juin /2008 23:14

Safari et les risque du métier


Un chasseur guide enseigne à son client comment chasser le grand singe.

Ils partent tous les deux, accompagnés de Nicky, le chien du guide, un pittbull. Une fois qu'ils ont repéré un groupe de grands singes, le guide explique comment ils vont s'y prendre.

- Maintenant, on installe notre filet sous l'arbre. Puis, je monte dans l'arbre pour m'approcher, le plus près possible, de la branche où se trouve le grand singe. Pas de probleme car ces bêtes sont pacifiques. Quand je suis assez près, j'agite la branche, et le grand singe saute habituellement en bas, car il n'aime pas qu'on le dérange.

Quand le grand singe touche le sol, il est sur le filet, et Nicky saute sur lui pour lui mordre les parties génitales. Pas assez pour tuer le singe, ou tout couper, mais assez pour lui faire mal et l'immobiliser.

C'est à ce moment là que tu dois refermer le filet, et le tour est joué.

- OK Mais pourquoi un fusil?

- Ah ce n'! est pas pour le grand singe, mais pour abattre Nicky si je tombe de l'arbre.

 

De la part d’une Correspondante

 

Le Pèlerin

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18 juin 2008 3 18 /06 /juin /2008 23:01

Grandeur et Décadence

Pourquoi le monde musulman est paralysé?

C’est au niveau politique, des libertés fondamentales, de la justice sociale et des rapports entre l’Etat et la société que les réformes décisives attendent d’être menées.

Même si la situation est hétérogène, que des progrès ici ou là sont bien visibles, et qu’il représente une sorte de dernier résistant moral aux dérives de notre temps, le monde musulman, dans sa forme contemporaine, est comme paralysé, en retard et dépendant. Tout en pratiquant l’esprit critique, il doit sortir du sous-développement, se réformer en profondeur et s’arrimer au mouvement du monde.
Certains considèrent que sur le fond se pose le problème des valeurs, de l’universalité, de l’ouverture au changement et à la différence. L’histoire est parfois mythe, légende sublimée ou dénigrée, et non point laboratoire créant le présent et l’avenir. Sur le plan pratique et sociologique interne, le conservatisme et l’inculture semblent dominer, en raison des courants archaïques et rentiers qui freinent la dynamique de progrès, et à cause des effets pervers de la colonisation et du contexte international marqué par le désordre et le recul du droit. Sur le plan théorique, par contre, la possibilité de produire une autre modernité, de conjuguer le spécifique et l’universel, de progresser et d’échanger avec les autres le savoir est une donnée évidemment irréfutable. Le rapport à l’universel s’énonce tout au long du Coran. La question se présente sous la forme du binôme unité/pluralité. Le rapport à l’autre différent est au centre de l’épreuve de la vie. En premier lieu, la différence est une épreuve naturelle, un don et un mystère: «Si Dieu l’avait voulu, dit le Coran, Il aurait fait de vous une seule communauté. Mais Il voulait vous éprouver en Ses dons. Faites assaut de bonnes actions vers Dieu. En Lui pour vous tous est le retour. Il vous informera de ce qu’il en est de vos divergences.» Personne n’a le monopole de la vérité, on a besoin les uns des autres pour se développer. La fermeture est une voie sans issue. Faisant une analyse de contenu du Livre fondateur des musulmans, le Coran, Jacques Berque en parle ainsi: «Unité se manifestant en diversité, ou diversité se résolvant en unité, ce Message unitaire constitue un trait essentiel de la forme et du fond.» La majorité des 6200 versets a trait à la question de la connaissance, de la pluralité, de l’ouverture: «Méditez, observez Nos signes (...) Nous avons créé tout cela en vérité», précise le Coran. La structure mentale du musulman devrait donc être éclairée en profondeur par la pédagogie de réflexion sur la pluralité du monde.

Tout appelle à l’ouverture dans la vigilance
La première dimension qui illustre ce sens de l’ouverture est liée à un point visé par la révélation: l’égalité foncière des êtres humains. Il est rappelé avec clarté, que les êtres humains sont de la même espèce, ont la même origine et le même devenir: le retour au Dieu unique, créateur de la vie. Le Coran s’adresse à toute l’humanité sans exclusive. L’autre est mon semblable: l’autre est d’abord le même. L’égalité foncière des êtres est première. Il est inévitable qu’entre des hommes qui descendent d’un ancêtre unique, il y ait sur le plan de la prime nature (la fitra), une espèce d’union (muwassala), une nécessaire fréquentation (mukhalata) qui entraînent forcément un partage pour progresser. Pour un musulman authentique, il est logique d’être imprégné de l’idée que les êtres humains sont semblables dans leur humanité, à partir d’une racine unique et pour une destinée commune. De ce fait, il est vital de respecter les autres êtres humains dans un bénéfice mutuel. Ainsi, chercher à bénéficier de leurs expériences et de tirer des leçons de leurs réussites et difficultés dans la vigilance, est un devoir. Tout appelle à l’ouverture dans la vigilance
Ainsi, pour les musulmans raisonnables, tous les hommes sont égaux par leur humanité, même si le Coran distingue les croyants (en général) et ceux qui ne croient pas. Mais le fait de faire mention de ces derniers, qu’Il appelle infidèles, dénégateurs, oublieux, ingrats, montre que leur existence n’est pas niée. Ils peuvent, par l’exercice de la raison, accéder à des formes objectives de maîtrise du réel. Les règles du jeu sur terre (mais il ne s’agit pas d’un jeu) restent valables pour tous, croyants et incroyants. Sur ce point, il est significatif que le mouvement soit celui de la tolérance foncière et de l’ouverture.
Le Coran dit: «Que celui qui le veut croie, que celui qui le veut soit un incroyant.» La différence réside dans le fait que le Message se décline en promesses en direction des croyants et en menaces à l’adresse des incroyants. Mais Dieu seul connaît le secret des coeurs: nul être humain n’a le droit de se faire le juge d’un autre. Dans ce sens, la Révélation s’adresse à toute l’humanité sans exception, c’est le caractère universel du Message.
La deuxième dimension qui fonde le sens de l’universel, de l’ouverture et de la prise de conscience du caractère essentiel de la relation au devenir, c’est le fait que chacun est responsable. D’où qu’il n’y a pas d’institutions cléricales en Islam et chacun doit interpréter et raisonner. Assumer la difficulté du vivre, c’est s’engager dans la confiance, raisonnablement, sens de la foi. Cet engagement signifie effort, raisonnement, mouvement, travail et non point fatalisme et soumission passive. La vie doit être reçue par la raison, pas seulement par le coeur.
Exercer sa raison est le propre de l’homme afin d’atteindre l’universel et élever la condition humaine. Quarante-cinq fois le concept de raison est cité par le Coran qui précise «Ceux qui savent sont-ils semblables à ceux qui ne savent pas?». Ce privilège de l’intelligence et le besoin de la recherche commune avec les autres peuples est inscrit au coeur même du bien-fondé du Message: «Si Nous avons fait de vous des peuples et des tribus, c’est en vue de votre connaissance mutuelle. Le plus digne au regard de Dieu, c’est celui qui se prémunit davantage.» Il s’agit de pratiquer l’ouverture, l’interconnaissance par l’exercice du dénominateur commun, la raison; il s’agit de réfléchir sur la meilleure façon d’apprendre à vivre et de sortir des mythes et des fables pour civiliser et développer la société humaine. La pratique de l’interconnaissance comme objet de l’existence, la prise de conscience que l’exister se présente sous la forme d’une logique à découvrir et du rapport unité-pluralité, voilà qui est conforté par de nombreuses orientations majeures qui incitent à la réflexion et résonnent dans la mémoire. Certes, sans écoute de l’Appel qui retentit de l’infini, en nous ou par la révélation, mais aussi sans travail rationnel par l’échange et le débat, aucun peuple ne peut progresser et réaliser l’équilibre.
La troisième dimension majeure qui devrait orienter la structure mentale des musulmans est la question de la liberté, elle se résume en un verset décisif: «Pas de contrainte en religion.» Croire relève du mystère de l’âme, de la liberté de conscience, de la responsabilité de chacun, de l’intimité du coeur, de la prédisposition du caractère. Le Coran précise: «Il ne t’appartient pas de juger de leurs intentions, comme il ne leur appartient pas de juger les tiennes; (...) doux, humain, enclin à l’indulgence, adresse-toi à eux avec douceur.» Un célèbre dire authentique du Prophète (hadith) exprime avec éclat sa position sur la question de la différence: «La différence/divergence est une miséricorde», dit-il, ce qui signifie qu’elle est un axe clef du projet pour l’humanité. Sa dénégation est une faute, sa reconnaissance est un bienfait, tout en se gardant de relativisme, de toute confusion.
Selon l’Islam, en droite ligne du monothéisme, la liberté est le fondement de l’existence. Le respect de la liberté de l’autre, c’est la reconnaissance à la fois de sa singularité, tout être est unique. L’être humain a une dignité, une histoire et un devenir propre. La liberté de pensée est la condition du progrès. Certes, il n’y a pas de liberté sans loi, ni de valeurs communes sans responsabilité, mais on doit respecter la liberté de création, de critique et de recherche scientifique. L’épreuve de la vie, l’existence elle-même est portée par la liberté, le risque du vivre, en conséquence la contrainte, sans raison, est irrecevable. Refuser la créativité, l’opinion différente, le raisonnement objectif, c’est s’inscrire dans la dénégation. Les savants savaient que tout n’est pas religieux. La civilisation musulmane a orienté vers le vrai, et dominé le monde par sa tolérance et son esprit scientifique. Sans nostalgie, ni passéisme, on peut affirmer que c’est un argument historique irréfutable, que rien sur le plan des références originelles n’empêche le progrès scientifique aujourd’hui pour nos sociétés. Bien au contraire, nos sources recèlent des richesses, qui peuvent nous permettre de réinventer une nouvelle civilisation. Cependant, les obstacles sont nombreux.

L’absence de débats démocratiques
Certains considèrent qu’ils sont culturels, qu’il faut sortir des carcans religieux, des traditions fermées, et sclérosées. Lorsqu’on parcourt, comme Ibn Khaldoun, l’histoire dans cette région du monde, on constate que la décadence s’enclenche quand le système est rattaché uniquement à un souverain, un groupe ou une dynastie sans base. La marginalisation des individus et des peuples, l’absence de la prise en compte de leur situation culturelle, économique, sociale, de leurs besoins et aspirations aboutit au sous-développement. Les peuples réalisent leur autonomie relative de décision après une critique en règle des systèmes qui monopolisent les pouvoirs. D’autres affirment qu’il faut imiter l’Occident qui domine le monde sur la base du savoir technique. D’autres enfin prétendent que l’économie est le nerf de la guerre, qu’il faut se remettre au travail. Ces points de vue ont une part de vérité. Mais, il faut se rendre compte que, premièrement, tous les problèmes se posent en même temps. Une seule dimension ne peut résoudre la question du développement et de la civilisation.
Deuxièmement, la crise est générale, d’abord en Occident dont le modèle marchand s’éprouve en impasse et risque la déshumanisation, malgré des prodigieux progrès. Troisièmement, le point faible des sociétés musulmanes est politique. C’est d’injustice que se plaignent les citoyens. C’est au niveau politique, des libertés fondamentales, de la justice sociale et des rapports entre l’Etat et la société que les réformes décisives attendent d’être menées. L’absence de bonne gouvernance, de participation, de projet de société cohérent pose des problèmes d’avenir. Au centre de ce débat, l’école, la question des élites, celle des compétences et des ressources humaines.
Tant que l’on craint l’émergence de nouvelles élites, que l’on refuse les débats, on restera dépendants. Soumettre à la volonté de quelques-uns la masse des musulmans est un procédé qui ne peut plus fonctionner. La preuve: les taux d’abstention réels aux «élections» dans la plupart de ces pays. Sortir du sous-développement? C’est évidemment possible, mais cela relève d’une responsabilité collective et nécessite un prix, celui des ruptures et non du changement dans la continuité.
L’histoire des musulmans de notre temps est malheureuse dans la mesure, non pas où elle connaît, comme les autres, des avancées et des reculs, mais du fait que la fuite en avant persiste, et dans une sorte de malédiction, ne se manifeste pas la possibilité de tirer une leçon des impasses et paralysies. Cette possibilité s’appelle la démocratie. Le désespoir des nouvelles générations, la crise de confiance à l’égard des responsables, et le doute vis-à-vis d’eux-mêmes sont dus à l’absence de débats démocratiques.

Professeur des Universités

Site www.mustapha-cherif.net

Le Pèlerin

 

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18 juin 2008 3 18 /06 /juin /2008 23:00

Histoire d’Alger


 

Un peu d histoire de notre pays aujourd hui je vous  parle d' Alger

La ville d'Alger fût fondée par le prince amazigh Bologhine Ibn Ziri entre 973-984. Elle fût construite sur l'ancienne Icosium, le territoire de la confédération des At Mezghena. Bologhine ibn Ziri est également le fondateur de la dynastie Amazigh Ziride régnant sur l'Afrique du Nord de 972 à 1152. A cette époque, tout le monde parlait tamazight à Alger. Certains endroits parlent encore cette langue vernaculaire tels que les toponymes Telemly (vient de Tala melal, fontaine blanche), Tamentefoust (vient de Tamenyefust, le rive droite), Bologguin (nom du prince ziride, fondateur d'Alger), etc...Kateb Yacin disait que « l'Algérie » devait s'appeler Mezghena.

On sait maintenant que ce sont les Kabyles (les Ketama) qui furent à l'origine de la création du 3ième Khalifat musulman : le Khalifat Fatimide. En effet, les Imazighen d'Afrique du Nord se sont alliés vers l'an 900 aux shiites Perses pour mettre fin à la tyrannie des Khalifes abbasside de Baghdad et Omeiyade de Damas. Ibn Khaldoun écrit "...Quand les Fatimides furent parvenus à établir leur domination en Ifrikia, Ziri (fils de Menad, gouverneur de Tamazgha sous l'autorité Abbasside) passa de leur cöté à cause des liens de clientèle qui attachaient sa famille à celle d'Ali Ibn Abi Taleb, et, dès lors, il se montra un de leurs partisans les plus dévoués...". Ziri devint chef des Sanhadja et bâtit la ville d'Achir sur le flanc de la montagne du Titeri. Il reçut le commandement de la ville d'Achir et de la province de Tahert. Ibn Khaldoun écrit :"...Quelques temps après, Ziri autorisa son fils Bologguin à fonder trois villes, l'une sur le bord de la mer et appelée Djazaïr-Beni-Mezghanna (les îles des enfants de Mezghanna), et l'autre sur la rive orientale du Chélif et appelée Miliana ; la troisième porta le nom de Lemdia (Médéa).

Bologguin fut investi par son père du gouvernement de ces trois places, qui sont encore aujourd'hui (à l'époque de Khaldun) les villes les plus importantes de Tamazgha centrale. Ziri perdit la vie en juillet 971 dans un combat qui opposait les Fatimides aux Maghraoua (des partisans des Oméïades d'Espagne). Son fils Bologguin lui succèda et réussit à assoir son autorité sur toute Tamazgha et à faire disparaître la domination des Oméïades.

Après avoir établi leur autorité sur toute l'Afrique du Nord, les Ketama s'emparent de la Sicile et conquirent l'Égypte pour établir leur capitale au Caire en 973. Ils laissent le gouvernement de Tamazgha (Afrique du Nord) à leur lieutenant Bologguin, fils de Ziri, fils de Menad. Bologguin mourut en mai 984 , à Ouarekcen, localité située entre Sidjilmessa et Tlemcen, pendant qu'il rentrait d'une longue expédition. En 1045, les Zirides rejetèrent l'autorité du Khalifat Fatimide et proclamèrent la souveraineté de Tamazgha avec un retour à l'orthodoxie sunnite. Gabriel Camps écrit "...Pour punir cette sécession, le Khalife fatimide "donna" Tamazgha aux tribus arabes, trop turbulentes, qui avaient été cantonnées dans le Saïs, à l'est du Nil, en Haute Egypte. Ces tribus, Djochem, Atbej, Zoghba, Riyah, Rebia et Adi, se rattachaient à un ancètre commun, Hilal, d'où le nom de l'invasion hilalienne ; les Beni Hilal, bientôt suivis des Beni Solaïm et des Beni Mâqil, pénètrent en Tamazgha vers 1051...". Ibn Khaldoun avait dépeint ces Arabes bédouins comme une armée de sauterelles détruisant tout sur son passage. En tout leur arrivée devait transformer radicalement le visage de Tamazgha et l'arabiser en grande partie.

C'est de cette époque du Khalifat Fatimide que nous vient la célébration, jusqu'à maintenant, de l'Achoura (taâchurt)d'un bout à l'autre de Tamazgha. Dans les pays shiites, le 10 Moharram commémore l'anniversaire de la bataille de Kerbala en l'an 60 de l'Hégire (680 de notre ère) au cours de laquelle tomba Sidna l-Hocein fils de Sidna Ali Abu Thaleb et petit-fils du Prophète. La veille est marquée par le jeûne des ascètes shiites et le jour de l'achoura est un jour de deuil pour la shiaâ. Ce dernier élement est de très loin celui qui contribue le le plus à donner à cette fête, dans les populations rurales de Tamazgha, un caractère de gravité, inchangé depuis les Fatimides. Qui sont les At Mezghena (Beni Mezghanna) ?

Le grand historien Ibn Khaldoun nous apprend que les At Mezghena, fondateurs d'Alger, appartiennent à la lignée Amazigh des Sanhadja de la première race qui, de temps immémorial, occupait la partie centrale de l'Afrique du Nord, depuis la Méditerranée jusqu'au Sahara. La tradition locale indique que les Imazighen placèrent leurs premières habitations précisément à l'endroit où s'élève aujourd'hui Jamaâ El Kébir, c'est-à-dire dans le quartier de la basse Casbah, sur les ruines de la cité romaine Icosium. El Bekri, géographe du 11e siècle, est le premier à nous avoir renseigné sur la ville et ses occupants. Bologhine Ibn Ziri

L'opinion est largement répandue auprès des historiens qui ne constestent pas cette " paternité " à Bologhine Ibn Ziri, ce prince Ziride, originaire de la tribu des At Mezghena, qui occupaient déjà les " ruines " du petit port " romain " Icosium. C'est dans la seconde moitié du Xe siècle que Bologhine réhabilite, pour les uns, fonde, pour les autres, la ville qui prendra le nom d'Alger. C'est donc ce prince amazigh qui, non seulement, redonnera vie à celle qui deviendra la capitale de l'Algérie contemporaine, mais perpétuera également une véritable dynastie,celle des Zirides, née avec son père. Une dynastie qui imposera sa puissance sur Tamazgha centrale pendant plus d'un siècle. Avec la création d'Alger, de Miliana et de Médéa, le renforcement des positions stratégiques de l'Etat Ziride à l'est, au sud et à l'ouest, ce sont véritablement les premiers jalons de l'Algérie moderne qui prennent énergies autour de lui, de constituer une armée et de fonder une puissance nord-africaine.
On sait que cette dimension amazigh de la capitale a été occulté par un pouvoir central d'idéologie arabo-islamiste depuis 1962. Poursuivant cette démystification, nous présentons ici trois grandes figures Kabyles d'Alger médiévale : Le Roi d'Alger (1520-1527) et les deux grands saints patrons d'Alger (1385 et 1770).

 Source Actu-Dz.com

Le Pèlerin

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18 juin 2008 3 18 /06 /juin /2008 05:46

Le MAK demande l’intégration de la Kabylie dans l’Union Pour la Méditerranée

 


Le MAK vient d'adresser une demande de participation du peuple kabyle à Nicolas Sarkozy en tant qu'initiateur et président de l'Union Pour la Méditerranée à un mois de son coup d'envoi officiel au sommet de Paris le 13 juillet prochain:

 

TIMANIT I TMURT N IQVAYLIYEN - Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie M—A—K
Demande Officielle d’intégration De La Kabylie Dans L’union Pour La Méditerranée

Adressée à:

Monsieur Nicolas Sarkozy, Président de lLa République Française

Monsieur le Président, 

En annonçant dès votre élection à la Présidence de la République, votre volonté d’œuvrer à la création d’une union méditerranéenne, vous avez soulevé, chez les peuples sans État du bassin méditerranéen, de légitimes espoirs d’une innovation diplomatique qui leur restitue leur dignité et leurs droits bafoués.

Le peuple kabyle qui suit avec intérêt les étapes de ce projet est conscient des difficultés auxquelles vous êtes confronté quant à la participation de la Rive-Sud de la Méditerranée au sommet de Paris du 13 juillet 2008.

Il est évident qu’une UPM, conçue comme un énième syndicat d’États, est vouée à l’échec tant les intérêts en jeu sont inconciliables entre les démocraties du Nord et les dictatures et autres « démocratures » du Sud. Ces dernières étouffent les peuples porteurs de valeurs communes avec le Nord, comme le nôtre.

Donner sa place à la Kabylie au sein de cette nouvelle organisation régionale est une manière de rendre justice à un peuple opprimé et en même temps une occasion de créer des contrepoids à des Blocs politiques dont le souhait, est pour le moment, de saborder cet historique rendez-vous. De nouveaux partenaires émergeront de ces peuples jusqu’ici bâillonnés et qui n’ont d’autre aspiration que de participer à la construction en Méditerranée, d’un bassin de paix.

La Kabylie qui a déjà enrichi par les apports de ses hommes et de ses femmes de culture, de religion et de pensée, autant l’Est que l’Ouest, le nord et le sud de la Méditerranée, saura apporter à l’UPM sagesse, richesse du débat, diplomatie et solidité à une organisation dont les objectifs sont la paix, la coopération multidimensionnelle entre nos peuples et nos États.

C’est pourquoi la Kabylie répond tout naturellement à l’« appel de Rome » du 20 décembre 2007 en y adhérant officiellement et en espérant être conviée au sommet du 13 et 14 juillet 2008 devant esquisser les projets communs à mettre en œuvre par les membres de cette future communauté de destin.

Ainsi, au nom du MAK qui œuvre à la reconnaissance du peuple kabyle et de ses droits légitimes dont celui de son autonomie régionale, je vous demande solennellement l’admission de la Kabylie :

 

1 - Au sommet de Paris des 13 et 14 juillet 2008.

2 - À l’Union pour la Méditerranée.

Veuillez croire, Monsieur le Président, en l’assurance de notre détermination à participer à l’essor et au rayonnement de ce projet qui vous tient tant à cœur : l’Union pour la Méditerranée.

Kabylie le, 16 juin 2008

Pour le MAK,

Ferhat Mehenni, Président

Source algerie-dz.com

Le Pèlerin

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18 juin 2008 3 18 /06 /juin /2008 05:40

Clafoutis aux cerises

 

C’est la saison alors profitons en

 

Ingrédients

 

180g de farine

150g de sucre

3 oeufs

1/4 de laits

1 sachet de sucre vanillé

60 g de beurre fondu pour un grand moule 500 g de cerise

 

Préparation:

 

 

Utiliser de préférence un robot ,

Introduire tous les ingrédients (sauf les cerises ) dans le bol du robot ,

Mélanger afin d'obtenir une préparation onctueuse

RepartiR les cerises dans un grand plat a gratin préalablement beurré,

Verser dessus la pate et mettre au four pendant 30 minutes a 200°

 

Bon appétit…

 

Source algerie-dz.com

Le Pèlerin

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18 juin 2008 3 18 /06 /juin /2008 05:25

France-Défense -Sarkozy veut ´´rénover´´ les accords avec l’Afrique

Le président français Nicolas Sarkozy a souligné hier sa volonté de ´´rénover´´ les accords de défense avec l’Afrique, sans ´´abandonner´´ ce continent, dans un discours présentant la nouvelle politique de défense de la France.

´´Nous allons rénover nos accords en Afrique, et rééquilibrer nos bases militaires´´, a déclaré le chef de l’Etat français en présentant cette politique devant 3000 militaires à Paris. ´´Ceci ne veut pas dire que nous abandonnons l’Afrique à elle-même´´, a-t-il ajouté. ´´C’est tout le contraire´´. ´´Nous voulons coopérer avec tous les pays, européens et africains, qui partagent avec nous l’idée que l’Afrique est une clé du développement et de la sécurité internationale dans les années à venir´´, a dit M.Sarkozy. Plus de 9000 militaires français sont déployés en Afrique, soit un tiers des forces déployées hors de métropole, selon de récents chiffres communiqués par le ministère de la Défense. Parmi eux, plus de la moitié est engagée au sein de forces permanentes, ´´prépositionnées´´ à Djibouti (2900), à Dakar (1150) ou Libreville (8/900). Ces bases constituent un point d’appui pour les forces françaises de passage, un réservoir d’alerte pour conduire des opérations et un moyen d’entraîner les armées locales.

Mais elles ont aussi une vocation régionale de développement des capacités africaines de maintien de la paix. Très critiqués en Afrique, les accords de défense discrètement signés dans les années 1960 par Paris avec ses ex-colonies, constituent le fondement juridique de la présence française dans les pays d’Afrique et y ont justifié ses interventions armées multiples et controversées. C’est en vertu d’un de ces documents que l’armée française a, au début février, apporté un soutien décisif en matière de logistique et de renseignement au régime du président tchadien Idriss Deby, menacé par les rebelles qui viennent de lancer une nouvelle offensive dans l’Est du pays.

La remise à plat annoncée par le président français devrait se traduire par la fermeture d’un certain nombre de bases et une réduction des effectifs français déployés sur le continent.

 

Source l’Expression

Le Pèlerin

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18 juin 2008 3 18 /06 /juin /2008 05:21

«Si Alger m’était Chantée» - Tournée à Toulouse et Bordeaux


«Si Alger m’était chantée», un spectacle de musique, chants et chorégraphie, sera présenté samedi et mercredi prochains, respectivement à Toulouse et Bordeaux dans le cadre d’une tournée organisée par l’Agence nationale de rayonnement culturel, sous l’égide du ministère de la Culture.

A Toulouse, ce spectacle sera présenté à la clôture de la manifestation «Marathon des mots» qui a mis à l’honneur la littérature algérienne en invitant une dizaine d’auteurs consacrés comme Rachid Boudjedra, Yasmina Khadra, Fatima Bekhaï, Mohamed Balhi, Habib Ayoub ou encore de jeunes auteurs comme Mustapha Benfodil ou Kamel Daoud, lauréat du prix «Mohamed Dib 2008».

Au titre du spectacle «Si Alger m’était chantée», un orchestre composé de 16 musiciens dirigé par la maestro Chérif Kortebi accompagnera une pléiade de chanteurs algériens comme Djamel Allam, Nadia Benyoucef, Abdelkader Chaou, Nasredine Chaouli, Mustapha Guerrouabi, Sid Ahmed Gotaï, Kamel El Harrachi, Hasnaoui Amechtouh, Mohamed KG2, Mohamed Lamari, Taos et Samir Toumi

ainsi qu’une déclamation du poète Yacine Ouabe.

Chacune de ces vedettes fera (re)découvrir au public les multiples facettes de la musique algérienne, dans toutes ses diversités, ses sonorités et tempos, reflétant ainsi les différents genres comme le châabi, l’aâsri, le kabyle, le hawzi, le moderne, etc

Le Ballet national algérien avec 15 danseurs et danseuses dirigés par Mebarka Kaddouri, présentera, quant à lui, différents tableaux représentant les danses folkloriques et populaires propres à plusieurs régions du pays.

Le Ballet national algérien jouit d’une renommée internationale avec ses représentations et prestations marquées par des «tableaux» riches en couleurs et en mouvements.
Toujours à Toulouse, la comédienne et chanteuse Biyouna, est programmée samedi en soirée pour se produire avec le duo vocal occitan, Terra Maïre.

Le même spectacle musical et chorégraphique est programmé pour mercredi prochain à Bordeaux.

Source l’Expression

Le Pèlerin

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18 juin 2008 3 18 /06 /juin /2008 05:18

UPM - L‘Algérie partante

«Ce qui est sûr et certain, c’est que l’Algérie ne tournera pas le dos au projet de l’Union pour la Méditerranée.» C’est par cette formule que le ministre de la Communication, Abderrachid Boukerzaza, a risqué, hier, lors de son point de presse hebdomadaire, une confirmation de ce que l’Algérie sera bel et bien représentée au sommet de l’UPM prévu pour le 13 juillet prochain à Paris.
Sofiane Aït Iflis - Alger (Le Soir) - Le ministre de la Communication a souligné que «nous sommes concernés par le projet, méditerranéens que nous sommes». Seulement, l’Algérie, a-t-il dû indiquer, aurait aimé qu’il y ait une position commune des pays arabes du pourtour méditerranéen concernés par le projet. «L’Algérie travaille à une position commune des pays arabes concernés», a en effet affirmé le ministre. Interrogé, par ailleurs, sur le niveau de la représentation algérienne au sommet de l’UPM, le ministre de la Communication s’est suffi à dire que «vous serez informés dès que la décision sera prise». Autrement dit, Boukerzaza a laissé comprendre que, pour le moment, le niveau de la représentation algérienne au sommet du 13 juillet n’est pas encore tranché. Ce qui laisse donc pleine l’interrogation autour de la présence du président Bouteflika au sommet. Un sommet qui intervient, notons-le, la veille de la célébration de la fête Nationale française. Une cérémonie à laquelle sont conviés les chefs d’Etat et les délégations qui participent au sommet.

 

Source Horizons

Le Pèlerin

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18 juin 2008 3 18 /06 /juin /2008 05:12

Littoral algérois – C’est l’été


Qui a dit que l'été ne serait pas au rendez-vous cette année ? Il annonce sa venue. La canicule qui sévit depuis près d'une semaine en est la preuve. Les pluies sont déjà de l'histoire ancienne : on a vite troqué parapluies contre parasols.

Eh oui, en ce début de saison estivale, les plages sont déjà envahies par les baigneurs ! En effet, elles enregistrent une grande affluence. En cette journée de mardi, nous effectuons une petite virée dans les plages de la capitale. Direction Sables d'Or à Zéralda. Il est midi trente, et la plage a déjà accueilli un bon nombre d'estivants. La baignade n'est pas autorisée aujourd'hui. La mer est un peu démontée, mais cela ne semble pas gêner les estivants. A peine arrivés, quatre jeunes, assis autour d'une table, nous apostrophent. «Vous cherchez une place, venez de ce côté, vous serez plus tranquilles », nous lance l'un d'eux. On saura qu'il s'agit de saisonniers qui s'occupent de «la gestion» de cette plage où ils opèrent depuis 8 ans. «Nous nous occupons des estivants dans notre zone», nous explique Hafid. En fait, la plage est répartie en plusieurs zones, de 10/60 mètres. Suivant cette répartition, des jeunes saisonniers s'occupent d'un périmètre bien défini. Ils offrent leurs prestations aux baigneurs, avec, entre autres, location de parasols, chaises et tables, assurent la sécurité des «clients» comme aiment à les appeler nos jeunes interlocuteurs. Selon Hafid, le week-end, l'affluence était plus grande. «Vous savez, la saison débute à peine, et on enregistre déjà un grand nombre de baigneurs.» A première vue, nous remarquons un nombre assez important de familles, de groupes de jeunes venus profiter des bienfaits de dame nature. Il s'agit, entre autres, de jeunes lycéens et étudiants venus décompresser après une «rude» période d'examens. Nous nous approchons d'un groupe de jeunes filles qui font «bronzette». «Nous sommes d'Alger. Nous venons ici pour oublier le stress du bac.» Au cours de la discussion, on apprendra que ces jeunes filles sont des habituées. «Nous venons ici chaque année et quand nous ne sommes pas accompagnées.» D'après leurs dires, la plage est bien sécurisée. Il faut dire qu'avec le plan Delphine, les gens sont plus rassurés sur les plages. Pour ce père de famille, accompagné de sa femme et de ses deux filles, «le passage de gendarmes sur la place dénote la sécurité qui règne. Ça nous rassure.» Seul souci, «toutes ces prestations de service qu'on nous oblige presque à payer». Même si l'accès est gratuit aux plages publiques, les estivants doivent prévoir un bon pécule pour leurs dépenses sur la plage. La location du parasol varie, selon les plages entre 120 et 150 DA, la chaise entre 20 et 50, et la table à 100 DA. Pour une balade d'une heure en pédalo, il faut prévoir entre 400 et 800 DA. Des prix relativement «chers» selon les baigneurs rencontrés. De sa chaise longue, Yasmine, une jeune fille très sympathique, nous fait part de son avis : «C'est vrai que les choses s'améliorent, mais il n'y pas assez de sécurité sur les plages publiques.» Et d'ajouter : «Il faut venir les week-ends, c'est infernal. » La solution, selon Yasmine, serait «de rendre l'accès payant». Une façon de limiter les intrusions de voyous. Nous retrouvons Hafid. Tel un prédateur, il surveille la venue d'éventuels baigneurs. Il nous salue, et lance, à la vue d'une famille «ya habibi, plaça en famille ?» Il s'excuse auprès de nous et part installer ses «clients». Nous changeons de cap. Sidi Fredj. Il est 13h30. Ici, nous nous sentons déjà en plein été. Des centaines de parasols agrémentent cette plage et des vendeurs de thé la sillonnent. Ils vendent aux estivants leur thé préparé sur feu de braise, accompagné de cacahuètes grillées. Affairé à planter des ombrelles, Redouane, sapeur-pompier de formation, dira que ce week-end, la plage était archicomble. «Il y avait environ 7 000 estivants. Et hier près de 1 200», nous explique-t-il. Au programme, baignade et bain de soleil.

Source Le Soir d’Algérie

Le Pèlerin

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18 juin 2008 3 18 /06 /juin /2008 05:06

Union pour la Méditerranée

Alger maintient le flou sur le Sommet de Paris


En affirmant que l’Algérie n’a pas encore dit son dernier mot sur l’UPM, le ministre de la Communication a voulu très probablement rassurer les initiateurs du projet que les portes demeurent ouvertes.

Le flou reste total sur la participation ou non de l’Algérie au Sommet fondateur de l’Union pour la Méditerranée (UPM), prévu le 13 juillet prochain à Paris. Les réponses du ministre de la Communication, Abderrachid Boukerzaza, hier lors du point de presse hebdomadaire avec la presse, sont venues confirmer cette “tendance”.

En évitant de dire s’il y aura ou non une participation algérienne à ce rendez-vous ou encore d’en préciser à quel niveau, le ministre de la Communication a néanmoins insisté pour dire que la position du pays n’a pas changé. “L’Algérie ne tournera pas son dos à ce projet. Nous sommes des Méditerranéens et nous sommes concernés par tout ce qui touche à la région.” La déclaration du ministre tranche en tout cas avec la sortie du leader libyen qui n’a pas manqué récemment, lors d’un mini-sommet à Tripoli sur l’UPM, à torpiller le projet de Nicolas Sarkozy.

Abderrachid Boukerzaza a également indiqué que tout en cherchant à avoir une position commune “avec au moins les pays de la rive sud”, l’Algérie “attend toujours des éclaircissements sur certaines questions qui restent posées” concernant l’UPM. Le ministre de la Communication en définira une seule : “On doit savoir qui est derrière le financement des projets économiques.” Le ministre n’abordera à aucun moment le cas d’Israël qui demeure, il faut le dire, au cœur du projet de Sarkozy d’autant que l’Algérie attend toujours des précisions sur l’avenir du processus israélo-arabe et le cas de décolonisation du Sahara occidental.

“Les bureaux de l’AFP et de Reuters restent ouverts”

Concernant l’“affaire” des deux agences de presse, AFP et Reuters, qui a défrayé la chronique ces derniers jours, le ministre de la Communication a vraisemblablement voulu atténuer un tant soit peu la polémique.

Il a ainsi indiqué que “nous avons retiré les accréditations aux deux correspondants de l’AFP et de Reuters. Par contre, les bureaux des deux agences restent ouverts”, avant d’ajouter que “le directeur du bureau de l’AFP nous a d’ailleurs envoyé une lettre d’excuses”.  Revenant sur le scandale suscité par l’exagération dans le nombre de victimes de l’attentat de Béni Amrane et sur les “dysfonctionnements” de la communication gouvernementale, Boukerzaza a été évasif : “Il s’agissait de la crédibilité de l’information, et on devait s’assurer et vérifier. C’est impossible de donner un chiffre précis juste après l’attentat”, dira-t-il avant d’enchaîner : “Nous, on ne court pas derrière le scoop.”

L’UPM et l’affaire des deux agences n’ont pas été les deux seuls sujets abordés hier lors du point de presse du ministre de la Communication. Il a été aussi question, et longuement, de l’ordre du jour du Conseil de gouvernement qui s’était déroulé au courant de la journée. Il y a eu ainsi l’audition du wali de Biskra “dans le cadre de l’évaluation des réalisations inscrites dans le programme de relance économique et dans celui de soutien à la relance économique”. Précisons que les projets (au nombre de 3 043) de cette wilaya, de 1999 à 2007, ont coûté pas moins de 194 milliards de dinars. Aussi, Boukerzaza a affirmé que le Conseil de gouvernement a adopté quatre décrets qui devront régir le métier de notaire. L’un d’eux annonce la création d’un (énième) haut conseil du notariat.

Le troisième point du Conseil de gouvernement a été l’intervention du ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Saïd Barkat, sur les prix des céréales en 2008. Boukerzaza indiquera que plusieurs décisions ont été prises pour le soutien de la production nationale “pour garantir la sécurité alimentaire, préserver le pouvoir d’achat des citoyens et améliorer les revenus des agriculteurs et leur permettre de continuer dans leurs activités”. Il a été décidé, entre autres, de soutenir la production après la récolte, “alors qu’auparavant l’État le faisait avant”.

Source Liberté

Le Pèlerin

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