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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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7 mai 2008 3 07 /05 /mai /2008 23:23

La France évoque les "épouvantables massacres" de Sétif


 

L'ambassadeur de France en Algérie, Bernard Bajolet, a pour la première fois qualifié "d'épouvantables massacres" la répression des manifestations en faveur de l'indépendance algérienne le 8 mai 1945 à Sétif, Guelma et Kherrata.

 L'ambassadeur de France en Algérie Bernard Bajolet a déclaré dimanche à Guelma (est) que le "temps de la dénégation" des massacres perpétrés par la colonisation en Algérie "est terminé".
   
M. Bajolet, qui s'exprimait devant les étudiants de l'Université du 8 mai 1945 à Guelma, a parlé des "épouvantables massacres" commis il y a 63 ans dans trois grandes villes de l'est algérien: Sétif, Guelma et Kherrata, durant la colonisation.
   
"Aussi durs que soient les faits, la France n'entend pas, n'entend plus, les occulter. La temps de la dénégation est terminé", a déclaré M. Bajolet.
   
"Le 8 mai 1945, alors que les Algériens fêtaient dans tout le pays, au côté des européens, la victoire sur le nazisme, à laquelle ils avaient pris une large part, d'épouvantables massacres ont eu lieu à Sétif, Guelma et Kherrata", a rappelé M. Bajolet.
   
Il a souligné "la très lourde responsabilité des autorités françaises de l'époque dans ce déchaînement de folie meurtrière (qui a fait) des milliers de victimes innocentes, presque toutes algériennes".
   
Selon les Algériens, cette répression, à laquelle avaient participé des milices de civils, aurait fait 45.000 victimes. Du côté français, le bilan oscillerait entre 1.500 et 8.000 morts.
   
C'est la première fois qu'un responsable français qualifie de "massacres" la répression par les autorités françaises des manifestations d'Algériens en faveur de l'indépendance, immédiatement après la fin de la seconde guerre mondiale.
   
Le prédécesseur de M. Bajolet, Hubert Colin de Verdière, avait qualifié cette répression de "tragédie inexcusable".
   
La déclaration de M. Bajolet intervient cinq mois après un discours du président Nicolas Sarkozy à l'Université de Constantine, dans lequel il avait évoqué "les fautes et les crimes du passé" colonial français en Algérie, qualifiés d'"impardonnables".
   
Ces massacres "ont fait insulte aux principes fondateur de la République français et marqué son histoire d'une tache indélébile, a souligné l'ambassaeur de France.
   
Il a ajouté que "condamner le système colonial n'est pas condamner les Français qui sont nés en Algérie" et appelé "les deux ennemis d'hier à porter plus haut un message d'entente de concorde et d'amitié".
   
"Pour que nos relations (algérois-françaises) soient pleinement apaisées, il faut que la mémoire soit partagée et que l'histoire soit écrite à deux (...) Il faut que les tabous sautent, des deux côtés, et que les vérités révélées fassent place aux faits avérés", a-t-il dit.
   
La question de la "repentance" de la France sur les "crimes" qui auraient été commis par le colonialisme en Algérie (1830-1962) empoisonne les relations entre les deux pays depuis 2005. Elle a empêché la signature d'un traité d'amitié voulu par les présidents Jacques Chirac et Bouteflika et auquel M. Sarkozy a renoncé.
   
M. Bajolet s'est rendu à Guelma à l'occasion de la signature d'une convention de coopération entre les Universités de Guelma, Biskra, Skikda et l'Université Marc Bloch de Strasbourg.
 

Source : http://www.france24.com/fr/20080428-france-algerie-colonisation-massacre-setif-guelma-kherrata-reconnaissance-memoires-sarkozy

Le Pèlerin

 

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7 mai 2008 3 07 /05 /mai /2008 23:22

Michèle Alliot-Marie à propos de l’Union Pour la Méditerranée

« Méfiez-vous des rumeurs »

La lutte antiterroriste reste, aux yeux de Michèle Alliot-Marie, « au cœur » de la coopération algéro-française, soulignant que, pour la France, l’Algérie est un « partenaire clé » dans la lutte contre ce phénomène.



Relation d’exception », « pays clé », « partenaire stratégique d’importance », la ministre française de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie, s’est répandue hier en épithètes flamboyantes pour qualifier les rapports entre la France et l’Algérie dans la pure tradition chiraquienne. Et pour couronner le tout, M. A. M. exhume le fameux « partenariat d’exception » cher à l’ex-président Chirac qui sert désormais de feuille de route à la coopération franco-algérienne. MmeAlliot-Marie, qui a dit sa « joie d’être à Alger », expliquera longuement « la nécessité » d’aller vers l’union pour la Méditerranée dans un « monde dominé par les ensembles régionaux qui se constituent pour défendre au mieux leurs intérêts ». Regardez l’Inde, la Chine et l’Amérique latine qui sont démographiquement des ensembles économiques immenses avec des milliards d’habitants. Nous aussi au niveau de la Méditerranée, nous avons besoin d’un grand marché », soutient l’hôte de Zerhouni qui ne souhaite pas attendre 2025 pour constituer cette union. Quid du contenu de ce projet qui sera créé le 13 juillet prochain à Paris ? Michèle Alliot-Marie ne s’y est pas étalée précisant que cela fera l’objet de propositions de tous les partenaires. Elle concédera cependant que « l’Algérie, qui jouit d’une position stratégique et fondamentale dans la région, est à même de jouer un grand rôle dans cette union ». Elle suggère ainsi qu’il ne saurait y avoir d’Union de la Méditerranée sans le visa de l’Algérie. Pour autant, Mme Alliot-Marie s’est montrée évasive, voire gênée aux entournures quand elle a été interrogée sur des informations récurrentes faisant état de la répartition des postes clés dans les structures décisionnelles de la future Union pour la Méditerranée. « Méfiez-vous des rumeurs », lance M. A. M, le sourire en coin. Et de préciser qu’« on ne va pas mettre la charrue avant les bœufs », manière de suggérer qu’il sera d’abord procédé à la création de cette entité puis viendront les strapontins.


« L’Algérie, un pays clé »

On notera que la ministre n’a pas démenti ces « rumeurs » malgré notre insistance. De la même manière qu’elle n’a pas voulu commenter l’annulation de la visite de Bernard Kouchner à Alger, ironisant, tout sourire : « Contentez-vous, cette fois, du ministre de l’Intérieur ! » Il ressort de son discours sur la question que l’urgence était que l’Algérie intègre le groupe, sans condition si possible, quitte à ce qu’elle subisse une douche froide une fois dedans. Et tout porte à croire que les belles formules de M. A. M sont précisément destinées à titiller l’ego de Bouteflika pour qu’il donne l’onction d’Alger au forum méditerranéen de Sarkozy. Mme Alliot-Marie a d’ailleurs affirmé avoir demandé au président de la République « sa propre analyse stratégique par rapport au contexte régional et sur le devenir des principaux défis qu’ensemble l’Algérie et la France ont à relever ». Une problématique qui épouse parfaitement les contours esquissés de la future Union pour la Méditerranée sur laquelle Bouteflika devra livrer sa sentence. Consciente que la France, malgré son légendaire soutien à Rabat, ne pourrait mettre Alger entre parenthèses dans son projet régional, Michèle Alliot-Marie soulignera que « face aux grands risques et défis actuels, ce n’est pas un pays séparément qui peut faire les choses, mais il faut être plus fort et on est toujours plus fort ensemble ». M. A. M. en veut d’autant plus que les enjeux et les défis à relever au niveau de la Méditerranée sont immenses. Mais au-delà de cette histoire de « statut particulier » promis ou réclamés, la présence d’Ehud Olmert à Paris risque fort d’inhiber Bouteflika et d’autres dirigeants arabes, alors même qu’un massacre est commis à Ghaza par l’armée israélienne. Cette hypothèque n’empêche pas Alliot-Marie de caresser dans le sens du poil via des formules ronflantes. Elle a ainsi considéré l’Algérie comme « un partenaire stratégique de première importance pour la France dans tous les domaines, que ce soit économique, culturel, sécuritaire ou sur le plan de la circulation des personnes ». Mais la lutte antiterroriste reste aux yeux de M. A. M. « au cœur » de la coopération algéro-française, soulignant que, pour la France, l’Algérie est un « partenaire clé » dans la lutte contre ce phénomène. Accord parfait également sur la lutte contre « la montée des sectes et de leurs actions » dans une allusion au prosélytisme religieux qui a cours en Algérie et en France. Avec le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Bouabdellah Ghlamallah, Alliot-Marie affirme avoir plaidé en faveur d’une « vision tolérante de l’exercice des religions ». Comprendre qu’elle s’est plainte de la situation des chrétiens d’Algérie dans le sillage de l’application de loi sur les cultes non musulmans. La ministre française de l’Intérieur mais aussi des Cultes s’est d’ailleurs recueillie symboliquement hier aux cimetières chrétien et juif de Tlemcen.

Source El Watan

Le Pèlerin

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7 mai 2008 3 07 /05 /mai /2008 23:13

Toulouse – démocratie et Citoyenneté – du nouveau


 

La démocratie de proximité : ce que dit la loi

La participation des citoyens à la gestion des services publics locaux constitue l’une des exigences de la République.
Reposant sur l’information et fonctionnant par la concertation, le principe de démocratie de proximité, promulgué par la loi du le 27/02/02, prévoit, dans les communes de 20 000 habitants et plus,la création de conseils de quartiers et la concertation des citoyens.

La nouvelle carte provisoire de la démocratie locale redessine Toulouse en 7 grands ensembles homogènes. 6 maires adjoints sont en charge des nouveaux secteurs avec des équipes d’élus de quartier.

 

Quel est le nouveau découpage des quartiers ?

Le découpage de Toulouse en 17 quartiers est supprimé. Depuis le 21 mars dernier, un découpage provisoire de Toulouse en sept secteurs sert de support à un nouvel essor de la démocratie locale, sur un mode participatif profondément rénové. Les Assises de la Mobilité, de mai à juin, sont organisées autour d’un grand débat démocratique, qui utilisera cette trame temporaire pour organiser des réunions territoriales à l’échelle de la commune et de tous les secteurs.

 

Qui sont les nouveaux maires de quartiers ?

Dorénavant, il n’y aura plus de maires de quartiers. Des équipes d’élus se relaient dans les mairies annexes et quelques salles municipales pour vous accueillir et vous écouter lors des permanences. Vous pouvez prendre contact avec vos élus via leur via leur courriel.

 

Comment le fonctionnement de cette démocratie participative est-il organisé ?

La nouvelle gouvernance partagée des décisions municipales est coordonnée à l’échelon local par Jean-Michel Fabre, adjoint au maire en charge de la démocratie locale et de la citoyenneté. Six adjoints, placés sous sa responsabilité, animent les 7 équipes au contact des Toulousains, sur 7 secteurs :

  • 1. Sonia Ruiz, pour le secteur Toulouse-Centre
  • 2. Nicolas Tissot, pour le secteur Rive Gauche
  • 3. Jean-Michel Fabre, pour le secteur Toulouse-Nord
  • 4. Jean-Paul Makengo, pour le secteur Toulouse-Est
  • 5. Jean-Marc Barès, pour le secteur Toulouse Sud-Est
  • 6. Régis Godec, pour les deux secteurs Toulouse-Ouest et Grand Mirail

 

Quand seront fixées les limites des nouveaux grands secteurs de Toulouse ?

La nouvelle territorialité sera définie en concertation avec tous les Toulousains, d’ici à l’automne prochain ; chaque débat permettra de la discuter et de la préciser. Les Assises de la Citoyenneté, en septembre/octobre, permettront de disposer d’un cadre et d’une organisation démocratiques, sur lesquels se construira, en concertation permanente, le devenir de Toulouse et de tous ses habitants.

 

Source Jeudimaire

 

Le Pèlerin

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7 mai 2008 3 07 /05 /mai /2008 23:09

Les malentendus


1er malentendu

Une femme épouse un homme dans l'espoir qu'il changera, et il ne change pas. Un homme épouse une femme dans l'espoir qu'elle ne changera pas,et elle change.

2ème malentendu

Une femme se préoccupe de son avenir jusqu'à ce qu'elle trouve un mari. Un homme ne s'inquiète jamais de l'avenir jusqu'à ce qu'il trouve une femme.

3ème malentendu

Le succès d'un homme se mesure à sa capacité à gagner plus d'argent que sa femme ne peut en dépenser. Le succès d'une femme se mesure à sa capacité à trouver ce type d'homme.

4ème malentendu

Les hommes mariés vivent plus vieux que les célibataires. Mais ils ont une plus grande envie de mourir.

5ème malentendu

Un homme paiera volontiers 10 dollars pour quelque chose qui en vaut 5 mais qu'il désire vraiment. Une femme paiera volontiers 5 dollars pour quelque chose qui en vaut 10 et dont elle se fout royalement.

6ème malentendu

Tout homme marié devrait apprendre à oublier ses erreurs de jeunesse. Mais à quoi bon deux personnes se rappelant les mêmes détails?

7ème malentendu

Lorsqu'un couple se dispute, une femme a toujours le dernier mot. Tout ce qu'un homme peut dire après n'est que le commencement d'une nouvelle dispute.
 
De la part d’une Correspondante
 
Le Pèlerin
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7 mai 2008 3 07 /05 /mai /2008 23:03

Colonisation en Algérie: «C'est la première fois que la France reconnaît sa responsabilité»

 

La casbah d'Alger, le 10 janvier 1957, durant la guerre d'Algérie, au cours de la bataille d'Alger

L'ambassadeur de France en Algérie, Bernard Bajolet, a déclaré dimanche à Guelma (est) que le «temps de la dénégation» des massacres perpétrés par la colonisation était «terminé». Pour Benjamin Stora, historien spécialiste de l'Algérie et auteur de «Appelés en guerre d'Algérie» (Editions Gallimard, La Découverte, 2008), il s'agit d'une déclaration importante. Interview.

En quoi les propos de Bernard Bajolet marquent-ils une nouvelle étape dans les rapports entre la France et l'Algérie?

C'est la première fois que la France reconnaît officiellement sa responsabilité. Non seulement l'ambassadeur a qualifié les faits, en parlant de «massacres», mais il a reconnu «la très lourde responsabilité des autorités françaises de l'époque dans ce déchaînement de folie meurtrière (qui a fait) des milliers de victimes innocentes, presque toutes algériennes». Son prédécesseur, Hubert Colin de Verdière, avait seulement évoqué en 2005 une «tragédie inexcusable».

Comment expliquer ce tournant?

On observe depuis le discours de Nicolas Sarkozy à Constantine en décembre dernier une véritable volonté de tourner la page en vue de construire l'Union méditerranéenne, dont le premier sommet est prévu le 13 juillet à Paris. Ce n'est d'ailleurs peut-être pas un hasard si cette déclaration intervient au moment où Nicolas Sarkozy est en Tunisie. L'Algérie, avec ses 1.200 km de frontières le long de la Méditerranée, est un partenaire économique et politique incontournable de cette Union.

La France va-t-elle finir par présenter des excuses, comme le souhaiterait l'Algérie?

Pas forcément. La France est prête à la reconnaissance, pas à la repentance. La presse algérienne l'a regretté ce lundi. Les propos de Bernard Bajolet ont toutefois fait la une des journaux, ce qui prouve leur portée. Reconnaître la blessure de l'autre, c'est déjà une étape importante.

Source 20minutes.fr

Le Pèlerin

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7 mai 2008 3 07 /05 /mai /2008 06:40

Il est au cœur de l’œuvre de la poétesse et artiste peintre Saleha Imekraz

Le Chenoua en rime et en couleur

 

 

«Ma présence ici à Tipasa, je la dois à des êtres de lumière.» C’est par ces mots poétiques que Saleha Imekraz, artiste peintre et poétesse, invitée par cette ville dans le cadre du Mois du patrimoine, a entamé la lecture de ses poèmes dédiés à cette région où elle habite, qu’elle chérit plus que tout et à laquelle elle a consacré un recueil de poésie et de nombreux tableaux de peinture. Le Chenoua est pour Saleha Imekraz plus qu’un lieu où elle réside depuis son mariage avec un Chenoui, c’est une source d’inspiration pour écrire et peindre.
La lecture du recueil Tala (la source, en berbère) a été un pur moment de bonheur pour les amateurs de belles lettres. Le poème conte le parcours de cette source d’eau qui descend du mont Chenoua pour aller se jeter dans la mer, symbole de tous les rêves.
Tipasa, et en particulier la région du Chenoua, est partout présente dans le recueil de Saleha qui raconte l’histoire de sainte Salsa à laquelle sont dédiées une basilique et une colline à l’entrée est du parc archéologique.
La légende raconte que cette jeune femme berbère, de son vrai nom Malha, a été jetée à la mer pour avoir combattu l’idolâtrie, et son corps a été récupéré par un pêcheur qui en reçut le message dans l’un de ses rêves.
Le recueil a été publié aux éditions du Panthéon à Paris et présenté pour la première fois à Tipasa, après avoir été édité au Canada, en France, en Tunisie, en Belgique et aux Etats-Unis.
Installée dans sa maison construite dans les entrailles de la forêt qui surplombe la corniche de Tipasa, Saleha Imekraz doit tout son talent à ces lieux féeriques où les couleurs contrastées du jour et de la nuit, du bleu du ciel et de la mer, du vert de la nature environnante dessinent des mots pour ses poèmes et des images pour ses toiles.
Pour unir son amour pour l’écriture et la peinture, Saleha Imekraz a trouvé le moyen de réaliser des tableaux à thèmes très originaux intitulés «l’arbre à écriture», utilisant l’écriture et les mots qui donnent des œuvres en noir et blanc de toute beauté ainsi que d’autres en couleur. Son inspiration vient aussi de la vie quotidienne en Algérie, avec ses joies et ses douleurs.
Des projets, Saleha en a quelques-uns, dont un recueil collectif -car, dira-t-elle, «la poésie doit être partagée pour avoir un sens»- en cours de réalisation avec la maison d’édition Mille Feuilles et la traduction de Tala par Noureddine Taibi, vice-président de l’Union des écrivains algériens.
En présentant l’artiste, invitée pour la première fois par la wilaya de Tipasa, le responsable de la culture dira que cette rencontre est «destinée à donner la parole à des créateurs de mots», et c’est «une initiative pour lancer le projet de coin du livre qui sera consacré dans la villa Angelvy afin de recréer le lien entre Tipasa et ses poètes, ses écrivains, en un mot ses artistes».
Le mot de la fin sera de Paul Faizant, un citoyen de Sidi Ghilès, qui dira : «Votre voix vient s’ajouter à celle des Femmes du mont Chenoua, raconté par Assia Djebar, puisque le Chenoua a été votre source d’inspiration.»

 

Source La Tribune

Le Pèlerin

 

 

 

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7 mai 2008 3 07 /05 /mai /2008 06:02

Union Pour la Méditerranée et lutte contre le terrorisme

Michèle Alliot-Marie en éclaireur à Alger pour déblayer le terrain de la confiance

La ministre française de l’Intérieur, de l’Outre-mer et des Collectivités locales, Mme Michèle Alliot-Marie, arrivée hier à Alger pour une visite de deux jours, ne semble pas percevoir la présence des Etats-Unis dans la région du Maghreb et du Sahel comme une menace au « pré carré » de son pays.

Mme Alliot-Marie privilégie, en effet, une coopération « internationale » dans la lutte contre le risque terroriste. « Le terrorisme comme d’ailleurs la grande criminalité dépassent aujourd’hui très largement nos frontières. » Ces domaines de la sécurité intérieure et de la sécurité extérieure se rejoignent. Ainsi, il est indispensable de pouvoir travailler à l’échelle internationale, c’est-à-dire avec plusieurs pays, pour pouvoir lutter contre le risque terroriste », a-t-elle affirmé hier dans un point de presse animé à l’aéroport international d’Alger. Mme Alliot-Marie, qui a évité de commenter l’institution d’un nouveau commandement américain pour l’Afrique, baptisé « Africom », a tout de même nuancé son propos estimant qu’« il faut des ensembles pour pouvoir y arriver ». La France pourrait donc piloter un dispositif similaire à l’Africom américain pour mener la chasse au terrorisme au niveau de la rive sud de la Méditerranée. L’invitée de Yazid Zerhouni évoque même l’esquisse d’un tel projet en concédant que « l’Europe est en train de s’organiser sur ce point ». A ce titre, elle a exprimé le vœu d’avoir le maximum de partenaires dans cette entreprise, précisant qu’elle préfère associer des pays avec lesquels la France « a des liens de confiance étroits ». Cette approche bilatérale devrait être le prélude à un regroupement plus important des autres pays des deux rives de la Méditerranée. Sans le dire clairement, Mme Alliot-Marie fait sans doute allusion à cette union pour la Méditerranée dont l’acte de naissance devra être signé le 13 juillet prochain à Paris à la faveur du sommet des chefs d’Etat. Ce « front » méditerranéen contre le terrorisme et le crime organisé pourrait être le pendant sécuritaire des accords bilatéraux sur l’émigration clandestine que la France a d’ores et déjà signé avec le Maroc et la Tunisie.

Pallier la défection de Kouchner

Mais avant d’en arriver là, les deux pays doivent déblayer le terrain de la confiance qui ne semble pas tout à fait au niveau souhaité par Alger et Paris. C’est d’ailleurs sur ce point précis qu’a embrayé le ministre de l’Intérieur, Yazid Zerhouni, pour qui la visite de son homologue française « sera l’occasion d’approfondir la coopération et l’amitié algéro- françaises que nous voulons bâtir sur la confiance ». Il y a donc forcément des sujets qui fâchent ! M. Zerhouni le confirme par ce message sibyllin : « Cette visite permettra d’élaborer un bon programme pour améliorer davantage les relations algéro-françaises. » Un programme qui sera « cadré » par le tête-à-tête ce matin entre le président de la République et Mme Alliot-Marie qui sera, à l’occasion, la messagère du président Sarkozy pour lever les derniers malentendus sur les contours de l’union pour la Méditerranée. Un projet aux contours géopolitiques encore flous, aux yeux des autorités algériennes, mais qui ne pourrait se faire sans l’Algérie. Et à quelques semaines de sa proclamation, Paris devra convaincre Alger de rejoindre ce club. Mais l’Algérie n’entend point jouer les seconds rôles, surtout que les première « fuites » ne sont pas très emballantes, notamment au sujet de la répartition des tâches côté sud. Quoi qu’il en soit, Mme Alliot-Marie pourrait servir d’éclaireuse à son collègue des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, dont la visite a été ajournée à la dernière minute pour un problème de calendrier ( ?). Sarkozy pourrait compter surtout sur son Premier ministre, François Fillon, qui sera l’hôte de Bouteflika avant la tenue du sommet de Paris. D’ici là, tout peut arriver.

Source El Watan

 

Le Pèlerin

 

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6 mai 2008 2 06 /05 /mai /2008 23:24

Malheur a l'abbaye....

 

 

> Un grand malheur est arrivé à l'abbaye et j'ai la pénible mission de

> vous en faire part.

> Mardi soir, pendant que l'abbé Nédictine donnait les dernières grâces,

> l'abbé Quille perdit l'équilibre dans l'escalier et tomba inanimé dans

> les bras du Père Iscope.

> Les révérends pères, en perdant l'abbé Quille, perdaient leur seul

> soutien.

> Un seul restait joyeux : le père Fide.

> Quant à l'abbé Tise, il n'y comprenait rien.

> Il aurait bien voulu que le Saint Plet l'aide à comprendre ce qui

> s'était passé, mais rien n'y fit.

> Après l'accident de l'abbé Quille, on alla chercher le Père Manganate

> et le Père Itoine, les deux médecins de l'abbaye.

> Ils pensaient ranimer le malheureux, mais leurs efforts furent vains et

> celui-ci décéda peu après.

> Le lendemain fut donc célébré son enterrement.

> Chacun fut appelé à l'abbaye par les célèbres cloches du Père Sonnage.

> La messe fut dite sur une musique de l'abbé Thoven.

> Le père Ocquet fut chargé du sermon et comme il n'y avait pas de chaire,

> il monta sur les épaules du Père Choir.

> A la fin de l'homélie, le Père Cepteur fit la quête et remit les dons

> ainsi recueillis à notre frère africain, l'abbé N'Pé.

> Après la messe, une grande discussion s'engagea pour le transport de la

> bière :

> l'abbé Canne et l'abbé Trave voulaient passer par les champs.

> Le Père Clus s'y opposa. L'abbé Casse en fut enchanté.

> Le Père San avec sa tête de turc ne voulait rien entendre.

> Le Père Vers et le Père Nicieux semaient le doute dans les esprits.

> Finalement on décida que, comme à l'accoutumée, l'abbé Taillière serait

> chargé du transport du corps du défunt.

> Devant la tombe creusée par le Père Forateur et en l'absence du Père

> Missionnaire, l'abbé Nédiction donna l'absolution.

> Le Père Venche et l'abbé Gonia avaient joliment fleuri la tombe.

> Celle-ci fut recouverte d'une belle pierre tombale préparée par l'abbé

> Tonneuse.

> Sur le chemin du retour, le spectacle fut déchirant.

> Le Père Pendiculaire était plié en deux de douleur et de chagrin.

> L'abbé Vitré était lui aussi plein de larmes.

> A l'arrivée, le Père Sil et l'abbé Chamelle préparèrent le repas tout en

> consultant les livres culinaires du saint Doux.

> Le Père Nod et le Père Collateur servirent à boire et chacun put se

> remettre de ses émotions.

> Signé : L'abbé BICI

 

De la part d’une Correspondante.

 

Le Pèlerin

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6 mai 2008 2 06 /05 /mai /2008 23:21

Savez vous lire dans le marc de café ?

Ça se passe un dimanche matin. Un Monsieur est victime d' une crise d' hémorroïdes carabinée. Ne voulant pas déranger le médecin un dimanche, il demande à sa femme si elle ne connaît pas un remède de "bonne femme".
Sa femme lui répond qu' effectivement, elle se souvient que sa grand-mère utilisait des cataplasmes à base de marc de café.
Alors le Monsieur suit les conseils de son épouse et s' applique sur le fondement des compresses imbibées de marc de café pendant toute la journée.
Le lundi matin, il décide malgré tout de consulter car la douleur est encore très importante.
Le médecin le reçoit, le fait se déshabiller puis se pencher en avant.
Le Monsieur reste comme ça, en position pendant cinq bonnes minutes, puis il commence à s' inquiéter:
"Alors Docteur, qu 'est-ce qui se passe? Qu 'est-ce que vous voyez?"
Et le docteur répond:
"Je vois... Des changements dans votre carrière... Un grand amour avec une belle jeune femme brune... De l' argent, beaucoup d' argent..."

De la part d’une Correspondante

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6 mai 2008 2 06 /05 /mai /2008 23:09

Sihem Habchi. Présidente de l’association Ni putes, ni soumises


Difficile de succéder à Fadéla Amara, l’emblématique présidente de l’association Ni putes, ni soumises. Depuis sa désignation en juin 2007 comme présidente par intérim, Sihem Habchi essuie les critiques de la part de ses consœurs au sein de ce mouvement. Manque de concertation, absence de démocratie, mépris, trop grande proximité avec le pouvoir, les griefs sont nombreux.

Mais, il en faut davantage pour déstabiliser ce bout de femme battante et crâneuse. Sihem laisse jaser, minimise les tensions au sein de Ni putes, ni soumises et poursuit son bonhomme de chemin. Naissance dans un bled perdu en Algérie, départ en France à l’âge de trois ans, enfance difficile dans une cité de la banlieue parisienne, hautes études et aujourd’hui une carrière prometteuse dans le mouvement associatif, le parcours de Sihem passe pour un exemple d’intégration à la française. Ne fait-elle pas partie des 14 « Mariannes », dont les portraits ont été accrochés en en juillet et août 2003 au fronton de l’Assemblée nationale française ? Si on avait dit un jour aux parents de Sihem Habchi que leur fille serait habillée en Marianne, qu’elle dirigerait l’un des mouvements les plus connus en France et qu’elle prononcerait un discours à l’ONU en faveur de l’émancipation des femmes et de l’égalité des sexes, ils ricaneraient certainement. Pourtant, leur fille aînée est tout sauf beurre ratée. Ni pute, ni soumise, mais une fille qui compte dans le paysage politique français. L’histoire de Sihem Habchi débute dans la petite bourgade de Aaleg El J’mel, dans la campagne constantinoise. Un pâté de maisons, un puits, un cimetière et un mausolée constituent l’essentiel du hameau dans lequel vivent les Habchi. A l’instar de centaines de milliers d’autres bourgades d’Algérie, Aaleg El J’mel ne dispose ni de l’eau courante ni de l’électricité. Ici, on puise l’eau dans le puits commun, on cuisine et on se chauffe au feu de bois et on s’éclaire à la bougie ou au mieux, au vieux quinquet. Sihem voit le jour le 9 mai 1975 au milieu d’une famille nombreuse. Comme beaucoup de familles nombreuses algériennes, il y avait au sein du foyer familial, la mère, la grande-mère, le grand-père, les cousins et les cousines, les oncles. Cela permet sans doute de compenser l’absence de ce père parti très tôt en France, au milieu des années 1950, pour tenter de trouver un travail et envoyer une maigrelette pension qui permettra de nourrir les siens. Illettré, le père de Sihem doit trimer et vivre pendant plusieurs années de petits boulots avant de faire enfin son petit trou, comme ouvrier dans l’isolation des centrales thermiques et nucléaires. Bien sûr, chaque été, il revient passer quelques jours au bled avec les siens avant de repartir dans la grisaille parisienne, mais l’éloignement pèse. Las de faire des allers-retours entre la France et l’Algérie, il fait venir en 1978 sa femme, Sihem et sa petite sœur de 6 mois dans le cadre du regroupement familial.

Une écorchée vive

Les Habchi s’installent alors dans un logement social dans la région parisienne. Au fil des ans, la famille s’agrandit – en plus de Sihem, la mère donnera naissance à quatre sœurs et un frère –, tant et si bien que le petit appartement de 50 m2, dépourvu de douche, s’avérera trop exigu pour huit personnes. Mais qu’importe, le père et la mère ont connu pire. L’essentiel n’est-il pas que les enfants réussissent dans leurs études ? De ce côté-ci, le père en sera plus que comblé. Son fils sera consultant dans l’industrie, une des filles travaillera dans la communication, une autre sera étudiante dans une école supérieure de commerce et la dernière poursuit un bon cursus au lycée. Et Sihem ? Après des études de médecine, puis de lettres modernes, elle obtient en 2001 un diplôme d’études supérieures spécialité « chef de projet multimédia, ingénierie de formation » à l’université Pierre et Marie Curie de Paris. Une pure merveille cette fille, mais quel sacré caractère ! C’est que chez les enfants des Habchi, l’aînée s’est toujours distinguée par un caractère trempé, un esprit rebelle, un tempérament d’une écorchée vive. A sa majorité, Sihem, jusque-là titulaire d’une carte de résidence de 10 ans, opte pour la nationalité française. Déjà, le désir de s’émanciper, l’envie de se prendre en charge, d’affirmer sa différence, sa personnalité. « J’ai réalisé qu’il fallait que je mette ma vie et mes papiers en cohérence, confie-t-elle au quotidien Le Monde. J’ai déposé un dossier, j’ai patienté deux ans et j’ai obtenu la nationalité. » Aujourd’hui, à la suite de nouvelles dispositions de loi promulguées en 2006 sur instigation de l’ancien ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy, elle aurait attendu quatre ans avant d’obtenir ses papiers. En conformité avec ses convictions de fille en quête d’émancipation, elle quitte le cocon familial peu de temps après son bac pour s’installer dans son propre appartement. Bien sûr, les parents ne voient pas d’un bon œil tout cela. Quoique « farouchement laïc », le père bougonne et la mère refuse de se rendre au nouveau domicile de sa fille. Sihem ne leur tiendra pas rigueur. « Le lendemain de mon départ, raconte-t-elle encore, j’étais là au dîner pour dire à mes parents que je ne les reniais pas, que j’avais juste besoin de liberté. » Vient ensuite la découverte de Fadéla Amara. C’est en écoutant donc Fadéla Amara s’exprimer sur un plateau de télévision en 2003 que Sihem décide de rejoindre l’association Ni putes, ni soumises. Entendre Fadéla, réputée femme à ne pas avoir sa langue dans la poche, est comme une révélation. Aujourd’hui encore, Sihem parle de cet épisode avec des mots crus. Figure de proue du mouvement associatif féminin, Fadéla Amara, ancienne conseillère municipale du Parti socialiste dans la région de Clermont-Ferrand, fille d’immigrés kabyles, est à l’origine de l’association Ni putes, ni soumises.

Marianne la beurette

Créée en 2003 au lendemain d’une marche organisée en hommage à Sohanne Benziane, l7 ans, brûlée vive en 2002 dans un local poubelle de Vitry-sur-Seine, une cité de la banlieue parisienne, Ni putes, ni soumises se veut l’étendard de la lutte pour l’émancipation des filles et des garçons, l’égalité des sexes, la laïcité et la mixité dans les quartiers difficiles. Ni une ni deux, une semaine après avoir vécu cet électrochoc en direct, Sihem Habchi débarque dans les locaux de l’association pour en devenir un membre très actif. Elle s’occupe du site internet, investit le terrain, se rend dans les banlieues et les quartiers à problèmes, ne manque pas de prêter une oreille attentive aux filles et aux femmes en détresse, mais élabore surtout le projet Guide du respect. Diffusé à 100 000 exemplaires, ce fascicule se veut une sorte de bible pour les règles de base de vie en société. « Quand une petite fille grandit, elle devient une femme, pas une pute », figure parmi les nombreux slogans utilisés lors du lancement de ce guide. Peu avare en engagements, Sihem donne même son accord pour que son image soit utilisée dans une campagne intitulée « Mariannes contre l’intolérance », aux côtés de treize autres jeunes femmes black, blanc, beur. Pendant plus d’un mois, de juillet à août 2003, le portrait de Sihem, yeux clairs, tignasse bouclée, nez aquilin, joues rondelettes et port altier, trônera devant l’entrée de l’Assemblée française. Elle, la fille d’un travailleur immigré algérien dans la posture de Marianne, effigie de la République française, symbole de la triptyque « Liberté, galité, Fraternité » ; Marianne, la représentation symbolique de la mère patrie fougueuse, guerrière, pacifique, nourricière et protectrice ; Marianne, la fille des Lumières, il faut avouer que le geste ne manque pas de culot. Mais Sihem y voit plutôt une sorte d’adéquation avec les principes auxquels elle croit. Sous le portait, on peut ainsi lire cette phrase rédigée des mains de Sihem « Pour moi, Marianne, c’est l’alliance du courage, de l’énergie et de la volonté ».

Erreur de casting ?

Le tournant du parcours de Sihem interviendra en juin 2003, lorsque Fadéla Amara est nommée, par le président Nicolas Sarkozy, secrétaire d’Etat chargée de la Politique de la ville dans le gouvernement de François Fillon. Sihem assure l’intérim, mais doit faire face à une série de critiques que la nomination de Fadéla n’a pas manqué de susciter au sein de l’association ainsi qu’au sein de l’opinion publique française. C’est qu’ils sont nombreux ceux qui voient dans le geste de la présidente de Ni putes, ni soumises, une faute politique, sinon une erreur de casting. L’association ne vend-elle pas son âme au diable, quand sa présidente rejoint les rangs de Sarkozy, auteur des mots « racaille » et autre « nettoyage au Karcher » ? Comment Fadéla, cette fille d’ouvrier algérien, cette militante des luttes contre la discrimination, contre les inégalités sociales, pour l’intégration, peut-elle siéger aux côtés de Brice Hortefeux, ministre de l’Immigration et de l’Identité nationale, initiateur des test ADN et champion des expulsions, sans porter préjudice au combat que mène l’association ? Sihem doit-elle s’en démarquer ou plutôt assumer jusqu’au bout le choix de son amie ? Fidèle, Sihem refuse de jouer la funambule. L’arrivée de Fadéla dans un exécutif de droite est l’occasion d’y défendre des idées de gauche, explique-t-elle. « Sa nomination au gouvernement, comme celle de Rachida Dati et de Rama Yade, va nous faire gagner cinquante ans. Il faut que la politique, à droite comme à gauche, s’ouvre à la diversité. Sinon, les partis resteront des castes et la démocratie verrouillée. » Prochainement, au nom de l’association Ni putes, ni soumises, Sihem Habchi sera présente aux côtés de Nicolas Sarkozy pour la remise du prix Simone de Beauvoir à l’écrivaine bangladaise, Taslima Nasreen, menacée de mort par les islamistes. « On n’est pas nombreuses dans le monde à se battre contre l’intégrisme, contre les obscurantistes de tout bord, affirme Sihem. Il faut aider Taslima comme on peut. Il fallait un message fort de la France, pays des droits de l’homme, en direction de Taslima et du gouvernement indien. » Sacrée bout de femme cette Sihem.

Parcours

Sihem Habchi est née le 9 mai 1975 dans un petit hameau dans la région de Constantine. Elle quitte l’Algérie à l’âge de trois ans et s’installe en France avec sa petite sœur, sa mère et son père dans le cadre du regroupement familial. Après des études de médecine, puis de littérature, elle obtient en 2001 un diplôme d’étude supérieure spécialité « chef de projet multimédia, ingénierie de formation » à l’université Pierre et Marie Curie à Paris. En 2003 , elle rejoint l’association Ni putes, ni soumise, présidée par la franco-algérienne Fadéla Amara. Lorsque cette dernière rejoint en 2003 le gouvernement de François Fillon, Sihem en devient la présidente par intérim.

Source El Watan

Le Pèlerin

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