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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 23:29

Coopération Algéro-Française

Deux millions d’euros pour le développement

de la protection civile

 

Une convention spécifique de financement pour la modernisation et le renforcement des capacités opérationnelles de la Protection civile a été signée, hier, par le directeur général de la Protection civile, Mustapha El-Habiri, et son homologue français M. Henri Masse. La cérémonie de signature s'est déroulée au siège de la Direction générale de la Protection civile en présence du ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, M. Yazid Zerhouni, et de la ministre française de l'Intérieur, de l'Outre-mer et des Collectivités territoriales, Michèle Alliot-Marie. D'un montant de 2,216 millions d'euros, cette convention porte sur le développement des capacités opérationnelles de la Direction générale de la Protection civile, le soutien en matière de formation et d'échanges d'experts, de prévention et d'intervention dans les risques biologiques, et sur l'organisation des secours en cas de catastrophes. Michèle Alliot-Marie a indiqué que la signature de cette convention «va donner une nouvelle impulsion aux relations entre les deux institutions».

Source Horozons

Le Pèlerin

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15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 23:24

Algérie - Je veux ma part du gâteau (Fiction)


« Ta naïveté m’inquiète, cher ami ! Tu n’as pas encore compris comment fonctionne ce pays ? Pour moi, l’Algérie est une tarte immense dont profite une petite minorité de gens sans scrupules. Ils se sucrent sans vergogne sur le dos de l’Etat. L’intérêt de la nation est le dernier de leurs soucis comme on dit vulgairement chez nous, j’ai décidé de laver mon visage avec de l’urine : moi aussi, je veux avoir ma part du gâteau, quel que soit le prix à payer ! La fin justifiant les moyens, je vais créer un parti politique qui sera mon sésame pour accéder à la cour des grands. C’est l’occasion ou jamais !».

Moussa, vieux retraité de la fonction publique, parlait à son ami, un ancien instituteur converti en Imam, en connaissance de cause. Il suivait depuis longtemps la scène politique et il avait deux atouts majeurs pour réussir : l’ambition et l’opportunisme. Son aplomb hors du commun l’aidait à balayer d’un revers de la main les objections de ceux qui considéraient son entreprise comme une aventure hasardeuse vouée à l’échec.

Dans les années quatre-vingt-dix, le champ politique ayant été brusquement ouvert, une nuée de partis naquit, révélant ainsi un engouement longtemps refoulé des Algériens pour la démocratie. Les autorités de l’époque, suprises et débordées, ne surent pas canaliser cette marée démocratique, ce qui donna lieu à des excès dont tirèrent profit fort habillement des escrocs et des opportunistes. L’Etat distribua généreusement de larges subventions à tous les partis. On acheta des véhicules flambant neuf et des locaux. On dépensa de l’argent à profusion dans les restaurants et les hôtels, avec comme justificatif officiel, la couverture des activités du parti. Bien que la loi le prévoyait expressément, aucun contrôle sérieux ne fut exercé sur les dépenses, à la grande joie des dirigeants des formations politiques qui, parfois, arrivaient difficilement à distinguer leurs propres dépenses de celles du parti.

Moussa, rusé comme un renard, s’entoura de gens en qui il avait une confiance absolue, c’est-à-dire, ses propres fils et des cousins analphabètes et dociles. Il créa un parti qu’il appela le MPG (Mouvement pour le progrès et la bonne Gouvernance). Certains esprits malveillants, prompts au dénigrement, détournèrent la signification du sigle, devenu : «ma part du gâteau». On disait aussi du MPG que c’était un parti tribal, voire familial.

Lui s’en moquait éperdument. Les chiens aboient, la caravane passe. Lorsque l’Etat décida d’organiser des élections législatives, Moussa sut que son heure était enfin arrivée. Il avait une confiance absolue en son étoile. Il mobilisa son staff familial à travers les contrées de la région.

Il parcourut lui-même tous les recoins de la circonscription, n’hésitant pas à user de toute la panoplie des slogans démagogiques qu’il avait appris par coeur lorsqu’il était affilié au parti unique, et qu’il débitait avec une bonne foi admirable. Cette débauche d’énergie n’était pas suffisante pour gagner les élections, car la concurrence était rude, avec des formations politiques huppées, disposant de moyens impressionnants dans les plus petites bourgades du pays. En fait, il n’avait pratiquement aucune chance de glaner le moinde siège à l’Assemblée populaire nationale.

Et pourtant, il obtint trois sièges à l’APN! Ce miracle étonnant au plus haut point les observateurs de la scène politique. Ils ne trouvèrent pas d’explications logiques à cette performance inattendue. Un journaliste perspicace parvint à percer le secret de cette réussite, rendue possible grâce à la complicité involontaire de l’administration : on avait affecté à chaque parti une lettre de l’alphabet arabe : le parti du veinard Moussa fut désigné par une lettre qui ressemblait exactement, à un point prêt, à celle d’un grand parti très en vogue. Les électeurs, majoritairement analphabètes, mettaient dans l’urne le bulletin du MPG, le confondant avec celui du grand parti. Et c’est ainsi que Moussa et deux de ses fils se trouvèrent involontairement, par méprise, et par la grâce d’un signe banal de la langue du Dhad, députés, cadres de la nation, jouissant de privilèges et de prérogatives sans commune mesure avec les compétences limitées dont ils pouvaient bien se prévaloir. Moussa eut naturellement à affronter les critiques acerbes des journalistes qui se gaussaient de son succès immérité et qui lui reprochaient d’avoir pris indûment les voix du grand parti. Nullement démonté, entouré de ses fils, il retourna placidement la question aux journalistes : «ne pensez-vous pas, honorables représentants de la presse, que c’est ce grand parti qui m’a pris des voix dans la circonscription ?». Les citoyens, qui suivent le parcours fabuleux de ce député, furent surpris par le changement subi de son train de vie. Il construisit une immense bâtisse cubique à quatre étages dépourvue de fênêtres, qu’il appelait pompeusement «ma villa». Au rez-de-chaussée, quatre locaux commerciaux furent loués, avant même l’achèvement de la maison.

Evidemment, il fit le pèlerinage à la Mecque. Si El Hadj, comme l’appelaient avec respect ses fils et ses voisins, roulait désormais en Mercedes. On l’avait même vu à la télévision, reçu en grande pompe par le président de la République.

Un groupe de voisins sollicita une audience de Si El Hadj pour lui demander d’interventir auprès de l’APC afin de réparer les fuites d’eaux usées du quartier qui dégageaient une odeur pestilentielle. Il en fut profondément offusqué, il rabroua sévèrement ses voisins : leur démarche à propos d’un problème trivial d’égouts était une insulte à sa dignité et à son double titre de président de parti et de député.

Auréolé de sa victoire aux législatives, Si El Hadj s’enhardit et commença à songer sérieusement à la prochaine campagne présidentielle. Il s’imagina avec délice assis sur le siège confortable de président de la République, entouré de sa famille. Après tout, il avait, pensait-il, autant sinon plus d’atouts, que certains ex-locataires d’El Mouradia, et dont le règne désastreux a été marqué par un fiasco total. «Je dois saisir ma chance au plus vite, car ce peuple débile et immature, anesthésié depuis longtemps, se réveillera peut-être un jour, sa réaction tardive sera alors violente et imprévisible». A son dernier anniverssaire, les enfants du fondateur du MPG lui offrirent une tarte au chocolat. Il tint lui-même à en découper un joli morceau qu’il dégusta voluptueusement, le sourire aux lèvres.

 

Source Le Quotidien d’Oran

Le Pèlerin

 

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15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 23:18

Deux Zebda en Algérie

Pour la première fois, les deux anciens de Zebda se produisent en Algérie. Retour au pays.

Une équipe de la rédaction de France 3 Toulouse a suivi les deux artistes à Alger. Retour sur leur terre d'origine et premier concert "d'origines contrôlées" : leur nouvelle formation. Mouss et Hakim expliquent qu'ils sont des héritiers du pays de leurs parents et pas seulement des enfants de l'immigration.  

En vidéo : 5 reportages réalisés par Antoine Armand et Nicolas Auer. Ce samedi, le magazine des rédactions de France 3 Sud, diffusé à 12h05, sera consacré à ce voyage de l'autre côté de la méditerranée.

Source : FR3.fr

Le Pèlerin

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15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 23:08

A l’agonie mais Réaliste

 
La vieille fermière est très malade. Son mari appelle le médecin.
Après l' auscultation, le médecin dit au vieux :
- Elle est dans un état comateux.

Après le départ du médecin, la vieille émerge et d' une petite voix demande :
- Qu' a dit le docteur ?
- Tu es dans un état comme ma queue !
Alors la vieille se lamente :
- Oh, ben, je ne suis pas prête de me relever !
 
De la part d’une Correspondante
 
Le Pèlerin
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15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 07:19

Le jardin d'essai d'el Hamma renait de ses cendres


 

En raison de plusieurs travaux entamés depuis des mois, le jardin d’essais d’El Hamma est toujours fermé au public. Nous n’en savons pas plus que le lecteur quant à sa réouverture. En attendant, le public s’impatiente de s’y rendre de nouveau, les grands pour se remémorer les ébats de l’enfance et les plus jeunes pour découvrir cette flore tropicale où les couleurs s’harmonisent avec le bleu du ciel.

Fermé au public depuis des années, le jardin fait objet à présent d’un branle-bas de combat. D’importants travaux de confortement et de réhabilitation y sont entamés. Repris depuis 2005 par la wilaya d’Alger, le jardin devient ainsi une EPA (Etablissement public à caractère administratif).

À la faveur de ce nouveau statut et de la nouvelle tutelle, l’établissement est doté d’un budget conséquent de nature à couvrir les dépenses d’entretien et des travaux de réhabilitation. Le chantier lancé devra, de l’avis des initiateurs, permettre de redorer le blason du jardin d’essai.

Il est prévu en premier à l’entrée du jardin, d’aménager une salle d’honneur, qui accueillera les officiels et autres invités de marque. Ainsi, l’hôte à la faveur du chantier en question, visitera la villa rénovée, située à l’entrée du site, qui deviendra désormais une salle d’expositions avec les différentes plantes que recèle le jardin.

Ces expositions seront en principe permanentes. Pour cela, des guides et agents d’accueil seront formés à cet effet et ce, afin d’assurer une meilleure assistance au public.

Après des travaux, l’ancienne crèche longtemps à l’abandon, rouvrira ses portes pour devenir un espace de création pour les enfants venus des différentes écoles, ou alors de diverses associations.

Des activités attrayantes qui retiendront l’attention des élèves sont au programme. L’école d’horticulture complètement squattée par le passé par des intrus, connaîtra un nouveau souffle. Cette école fera office d’un centre de formation pour les jeunes enfants désireux de découvrir le monde des plantes. L’autre nouveauté est liée à l’éclairage. En effet, l’ensemble du réseau a été revu. Les puits hors service du jardin ont été réhabilité et. les canaux d’eau sont refaits. “D’ici la fin du mois de mai, le jardin ne manquera pas d’eau”, nous dira M. Zériat, directeur du jardin d’essais.

C’est une perle d’Alger. Le jardin s’étend sur une superficie de 32 hectares. Il détient une renommée nationale mais aussi internationale. Sa création remonte à 1832 et avait un objectif scientifique et expérimental, d’où l’arrivée de nombreux spécialistes en botanique du monde entier, venus pour découvrir et se documenter sur les plantes du jardin.

Les plantes tropicales ont très vite proliféré sur l’emplacement du jardin et ce, grâce à son sol spongieux, qui retient facilement l’eau, mais aussi grâce au soleil ardent du pays. Le visiteur remarquera ses allées magnifiquement dessinées et bordées d’arbres impressionnants de par leurs gigantesques tailles et qui datent des années 1800. Un long bassin au centre du jardin, abrite des poissons aux multiples couleurs, lesquels rajoutent une splendeur aux plantes aquatiques qui, comme des bijoux, ornent le bassin.

A ce sublime décor, s’ajoutent des odeurs subtiles provenant de toutes ces plantes et fleurs, qui embellissent le jardin et offrent au visiteur d’agréables promenades. De même qu’il existe au jardin un espace zoologique, rassemblant divers animaux,. un parc qui remonte à 1900. Certains animaux sont connus du public et d’autres moins. La direction songe à enrichir le zoo.

Des boutiques de restauration dans un style très moderne, totalement vitrées, sont mises à la disposition du visiteur. Les sanitaires n’ont du reste pas fait l’objet d’un oubli. L’entrée du jardin est prévue à 10 DA enfants et 20 DA adultes. Le prix de ll’entrée au zoo est de 30 DA enfants et 50 DA adultes. Pour les habitués qui viennent régulièrement se relaxer au jardin, la direction réfléchit à un système d’abonnement.

Source Liberté

Le Pèlerin

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15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 00:09

Société - La France va mal

 

Henri Guaino estime que la société française va mal et que l'inflation actuelle, avec des salaires qui n'augmentent pas, crée une situation explosive qui ne tient pas, selon lui, à la politique du gouvernement.

"L'État ne va pas changer seul la donne mondiale", dit le conseil spécial de Nicolas Sarkozy dans une interview diffusée vendredi par France 24.

Néanmoins, Henri Guaino considère que "la société française va mal depuis longtemps" et que "le malaise est profond", raison qui, dit-il, l'a motivé à entrer en politique.

"Il y a une crise morale et non pas seulement une crise de moral. Effectivement, le climat n'est pas bon. Il est encore moins bon aujourd'hui, et cela ne tient pas à la politique du gouvernement, même si le gouvernement va être responsable des réponses qu'il apporte à cette situation", dit-il.

"Aujourd'hui, on a une situation mondiale, internationale, un contexte extrêmement préoccupant. On le voit bien", ajoute Henri Guaino en insistant sur "la crise du capitalisme financier."

Selon lui, on se retrouve avec une situation très paradoxale par rapport à l'inflation des années 70 parce que "les salaires n'augmentent pas ou très peu" et "sont tirés vers le bas par la situation du marché du travail mondial".

"En face, les prix, eux, augmentent. La vie devient de plus en plus chère et les salaires restent en retard sur la hausse des prix. C'est une inflation très particulière et, évidemment, cette situation est explosive, notamment en France parce que, depuis 20 ou 30 ans, les salaires stagnent", explique-t-il.

Prié de dire si la situation ne témoigne pas d'une impuissance du gouvernement et de Nicolas Sarkozy, il répond que "les gouvernements, et le gouvernement français en particulier, vont être jugés sur la capacité à être à la hauteur de l'histoire".

"Face au changement, la réponse est de changer. Ce n'est pas changer pour changer. C'est changer pour essayer de relever les défis du moment. Il n'y a pas d'autres solutions", répète-t-il.

Sources : Reuters.

Le Pèlerin

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14 mai 2008 3 14 /05 /mai /2008 23:59

Le 2e raid des Harley Davidson a pris fin avant-hier

Les touristes «éblouis» par les paysages d’Algérie


La seconde édition du rallye-raid des Harley Davidson a pris fin mardi soir. La cinquantaine de bikers de six nationalités, ainsi que l’équipe d’assistance technique et les sponsors, invités à une soirée suivie d’un défilé de mode à l’hôtel El Djazaïr, ont exprimé leur satisfaction quant au bon déroulement du raid sur une distance de plus de 3500 km.

Lors de la conférence de presse, Rayan Fezouine, patron de Jade Voyage, a tenu à remercier tous ceux qui ont participé à la réussite de cette deuxième édition, à commencer par le président de la République, qui a parrainé cette édition, ainsi que son ministre de l’Environnement, de l’Aménagement du territoire et du Tourisme, M. Chérif Rahmani. Le conférencier ajoutera que le pari de faire profiter les touristes étrangers des paysages féeriques de l’Algérie profonde a été atteint dès lors que l’ensemble des bikers ont été émerveillés par les dunes, les ergs et les sites naturels que recèle notre pays. Abondant dans le même sens, Jean- Marc Chapel, patron du « Le Grand Run », surnommé également « le général », déclare que, contrairement à la précédente édition, toutes les autorisations et les facilités ont été accordées par les plus hautes instances du pays, ce qui prouve qu’il existe une volonté de booster le tourisme saharien en Algérie et d’améliorer son image auprès des touristes étrangers. Le conférencier n’ a pas mâché ses mots en qualifiant certains hôtels-relais, au sud du pays, d’infects et de pourris. Il donnera comme exemple un hôtel situé à Aïn Sefra, où les chambres ne sont pas climatisées et la piscine vide en cette période de l’année. Et de préciser que l’accueil et les prestations de service sont très importants et qu’ils sont chez nos voisins marocains et tunisiens de très grande qualité. « Il n’y a, à notre avis, que l’hôtel Kerdada, à Bou Saâda, qui est très accueillant. » Jean-Marc Chapel certifiera qu’il est prêt à ramener, pour la prochaine édition, pas moins de 120 motards, à condition que toutes les conditions soient réunies pour les accueillir, comme les bivouacs, indispensables dans de pareilles balades touristiques au Sahara. Le record détenu par la dune de Merzouga, au Maroc, considérée comme la plus haute d’Afrique, vient d’être battu par nos dunes qui dépassent, pour certaines, les 200 et 250 mètres de hauteur. « Vous avez le plus beau désert au monde et vous pouvez en être fiers. Ce qu’il vous faut, c’est améliorer les prestations de service et offrir des services de qualité afin que le touriste puisse découvrir les traditions des régions qu’ils visitent. » Pour la prochaine édition, il est prévu un raid des Harley Davidson, allant de la capitale algérienne, en passant par la Tunisie voisine et puis la Libye puis retour vers Alger par la côte. Il est utile de préciser que cette deuxième édition du raid des Harley Davidson a été sponsorisée par Nissan Algérie, Sonatrach, Samsung, Naftal, la SNV ainsi que la Fédération nationale des sports mécaniques présidée par Hamid Sidi Saïd. Le rallye des Colombes devra se tenir, selon Sidi Saïd, le 19 juin prochain.

Source El Watan

Le Pèlerin

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14 mai 2008 3 14 /05 /mai /2008 23:40

 Raymond Guilhaume :
« On faisait 48 heures ! »

 

Raymond Guilhaume était secrétaire syndical CGT de l'usine Alstom, occupée un mois.

À l'époque, il avait 37 ans. Raymond Guilhaume, ajusteur-monteur, était secrétaire général CGT à l'usine Alstom, où il travaillait depuis l'âge de 18 ans.

« Avant 68, on revendiquait déjà et on faisait des arrêts de travail. Mais le 13 mai, c'était un lundi, la confédération CGT a appelé à une grève pour protester contre les agressions d'étudiants à Paris. On a bloqué les entrées. La grève a duré un mois », explique-t-il : « Nous avons occupé l'usine jour et nuit. Nous dormions sur des matelas, des châlits. »

La solidarité se met en place, des repas gratuits sont distribués. « Nous avions créé une carte de gréviste avec nom du salarié, numéro de pointage et le tampon du CE. Il la présentait à chaque repas. Pour la nourriture, on avait fait un appel aux commerçants pour des dons ; d'autres s'approvisionnaient à la campagne. »

Dans la journée, tandis que les délégués s'informaient des avancées des revendications dans les usines Alstom de Belfort, Paris, Grenoble, d'autres jouaient aux cartes et à la pétanque. « On avait monté une estrade où se produisaient des chanteurs, des musiciens. On dansait aussi ; il y avait des jeux et du théâtre », dit-il. Pour autant, l'outil de travail n'était pas négligé : « On entretenait les machines, il fallait qu'elles marchent à la reprise et on ne voulait pas être accusé de détériorations », souligne-t-il.

La fin a été douloureuse : « Ce n'est pas facile de démarrer une grève, et c'est aussi difficile de reprendre le travail. Les salariés étaient divisés. » La production a été ralentie pendant quinze jours. « On demandait que les disparités salariales importantes qu'il y avait notamment avec l'usine de Belfort, disparaissent. On a négocié avec la direction générale à Paris », sourit-il.

Il retient de mai « d'énormes avancées : une réduction progressive du travail car on faisait 48 heures et demie par semaine ; une augmentation salariale de 7 % au 1er juin 68, portée à 10 % au 1er octobre ; et au niveau syndical avec l'application des accords de Grenelle, protection des délégués, liberté de diffusion de la presse syndicale et des tracts, le libre affichage, la mise à disposition d'un local approprié, etc. ».

À 77 ans, Raymond Guilhaume est toujours actif à la CGT. Et ressent de la nostalgie pour ce temps où « les gens étaient plus solidaires ».

Mai 1968 a commencé le 25 avril à Toulouse et dans la région. Nous poursuivons notre galerie de portraits et de témoignages sur les acteurs de ce printemps pas comme les autres. Aujourd'hui Raymond Guilhaume.

Source La Dépêche du Midi

Le Pèlerin

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14 mai 2008 3 14 /05 /mai /2008 23:24

Algérie - Je veux ma part du gâteau (Fiction)


« Ta naïveté m’inquiète, cher ami ! Tu n’as pas encore compris comment fonctionne ce pays ? Pour moi, l’Algérie est une tarte immense dont profite une petite minorité de gens sans scrupules. Ils se sucrent sans vergogne sur le dos de l’Etat. L’intérêt de la nation est le dernier de leurs soucis comme on dit vulgairement chez nous, j’ai décidé de laver mon visage avec de l’urine : moi aussi, je veux avoir ma part du gâteau, quel que soit le prix à payer ! La fin justifiant les moyens, je vais créer un parti politique qui sera mon sésame pour accéder à la cour des grands. C’est l’occasion ou jamais !».

Moussa, vieux retraité de la fonction publique, parlait à son ami, un ancien instituteur converti en Imam, en connaissance de cause. Il suivait depuis longtemps la scène politique et il avait deux atouts majeurs pour réussir : l’ambition et l’opportunisme. Son aplomb hors du commun l’aidait à balayer d’un revers de la main les objections de ceux qui considéraient son entreprise comme une aventure hasardeuse vouée à l’échec.

Dans les années quatre-vingt-dix, le champ politique ayant été brusquement ouvert, une nuée de partis naquit, révélant ainsi un engouement longtemps refoulé des Algériens pour la démocratie. Les autorités de l’époque, suprises et débordées, ne surent pas canaliser cette marée démocratique, ce qui donna lieu à des excès dont tirèrent profit fort habillement des escrocs et des opportunistes. L’Etat distribua généreusement de larges subventions à tous les partis. On acheta des véhicules flambant neuf et des locaux. On dépensa de l’argent à profusion dans les restaurants et les hôtels, avec comme justificatif officiel, la couverture des activités du parti. Bien que la loi le prévoyait expressément, aucun contrôle sérieux ne fut exercé sur les dépenses, à la grande joie des dirigeants des formations politiques qui, parfois, arrivaient difficilement à distinguer leurs propres dépenses de celles du parti.

Moussa, rusé comme un renard, s’entoura de gens en qui il avait une confiance absolue, c’est-à-dire, ses propres fils et des cousins analphabètes et dociles. Il créa un parti qu’il appela le MPG (Mouvement pour le progrès et la bonne Gouvernance). Certains esprits malveillants, prompts au dénigrement, détournèrent la signification du sigle, devenu : «ma part du gâteau». On disait aussi du MPG que c’était un parti tribal, voire familial.

Lui s’en moquait éperdument. Les chiens aboient, la caravane passe. Lorsque l’Etat décida d’organiser des élections législatives, Moussa sut que son heure était enfin arrivée. Il avait une confiance absolue en son étoile. Il mobilisa son staff familial à travers les contrées de la région.

Il parcourut lui-même tous les recoins de la circonscription, n’hésitant pas à user de toute la panoplie des slogans démagogiques qu’il avait appris par coeur lorsqu’il était affilié au parti unique, et qu’il débitait avec une bonne foi admirable. Cette débauche d’énergie n’était pas suffisante pour gagner les élections, car la concurrence était rude, avec des formations politiques huppées, disposant de moyens impressionnants dans les plus petites bourgades du pays. En fait, il n’avait pratiquement aucune chance de glaner le moinde siège à l’Assemblée populaire nationale.

Et pourtant, il obtint trois sièges à l’APN! Ce miracle étonnant au plus haut point les observateurs de la scène politique. Ils ne trouvèrent pas d’explications logiques à cette performance inattendue. Un journaliste perspicace parvint à percer le secret de cette réussite, rendue possible grâce à la complicité involontaire de l’administration : on avait affecté à chaque parti une lettre de l’alphabet arabe : le parti du veinard Moussa fut désigné par une lettre qui ressemblait exactement, à un point prêt, à celle d’un grand parti très en vogue. Les électeurs, majoritairement analphabètes, mettaient dans l’urne le bulletin du MPG, le confondant avec celui du grand parti. Et c’est ainsi que Moussa et deux de ses fils se trouvèrent involontairement, par méprise, et par la grâce d’un signe banal de la langue du Dhad, députés, cadres de la nation, jouissant de privilèges et de prérogatives sans commune mesure avec les compétences limitées dont ils pouvaient bien se prévaloir. Moussa eut naturellement à affronter les critiques acerbes des journalistes qui se gaussaient de son succès immérité et qui lui reprochaient d’avoir pris indûment les voix du grand parti. Nullement démonté, entouré de ses fils, il retourna placidement la question aux journalistes : «ne pensez-vous pas, honorables représentants de la presse, que c’est ce grand parti qui m’a pris des voix dans la circonscription ?». Les citoyens, qui suivent le parcours fabuleux de ce député, furent surpris par le changement subi de son train de vie. Il construisit une immense bâtisse cubique à quatre étages dépourvue de fênêtres, qu’il appelait pompeusement «ma villa». Au rez-de-chaussée, quatre locaux commerciaux furent loués, avant même l’achèvement de la maison.

Evidemment, il fit le pèlerinage à la Mecque. Si El Hadj, comme l’appelaient avec respect ses fils et ses voisins, roulait désormais en Mercedes. On l’avait même vu à la télévision, reçu en grande pompe par le président de la République.

Un groupe de voisins sollicita une audience de Si El Hadj pour lui demander d’interventir auprès de l’APC afin de réparer les fuites d’eaux usées du quartier qui dégageaient une odeur pestilentielle. Il en fut profondément offusqué, il rabroua sévèrement ses voisins : leur démarche à propos d’un problème trivial d’égouts était une insulte à sa dignité et à son double titre de président de parti et de député.

Auréolé de sa victoire aux législatives, Si El Hadj s’enhardit et commença à songer sérieusement à la prochaine campagne présidentielle. Il s’imagina avec délice assis sur le siège confortable de président de la République, entouré de sa famille. Après tout, il avait, pensait-il, autant sinon plus d’atouts, que certains ex-locataires d’El Mouradia, et dont le règne désastreux a été marqué par un fiasco total. «Je dois saisir ma chance au plus vite, car ce peuple débile et immature, anesthésié depuis longtemps, se réveillera peut-être un jour, sa réaction tardive sera alors violente et imprévisible». A son dernier anniverssaire, les enfants du fondateur du MPG lui offrirent une tarte au chocolat. Il tint lui-même à en découper un joli morceau qu’il dégusta voluptueusement, le sourire aux lèvres.

 

Source Le Quotidien d’Oran

Le Pèlerin

 

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14 mai 2008 3 14 /05 /mai /2008 23:08
Patrimoine. L'espace Aristide-Bergès, à Lorp, conserve la mémoire ouvrière de l'industrie papetière du Couserans.
Lorp. Les papeteries, de l'industrie au musée

 

« A l'allure où vont les choses, il est bien possible que dans quelques années l'industrie papetière en Couserans ne soit plus représentée que par notre musée ! » Telle est la crainte de François Ribat, l'ex-président de l'espace Aristide-Bergès, à Lorp. « Au XVIIIe siècle, le Couserans était le sixième bassin papetier en France », rajoute celui-ci, visiblement déconcerté par la crise permanente de la filière bois papier en Couserans.

François Ribat connaît bien le secteur papetier. Il a travaillé pendant trente-cinq ans comme mécanicien sur les machines à papier chez Bergès. « Le papier va mal depuis très longtemps. J'ai connu plusieurs redressements judiciaires ici. Quant à Lédar… j'aime mieux pas en parler. » Les papeteries Bergès ont fermé définitivement leurs portes le 31 juillet 1999.

Afin de garder et transmettre surtout la mémoire ouvrière de cette industrie papetière dans le Couserans, plusieurs passionnés ont créé en 1996 « l'observatoire du papier, des arts graphiques et de la communication » dans la maison familiale et l'ancienne usine de la famille Bergès.

« Nous n'avons pas été beaucoup aidés pour créer ce musée. Seul Bernard Gondran a cru en nous, et la communauté de communes de Saint-Girons a alors acheté le domaine pour l'association. Mais à ce jour nous n'avons toujours pas d'aide du département ni de la région », précise Didier Duchein, le nouveau président de l'association. « Par contre, nous avons des privés, notamment les papeteries de Saint-Girons et celle de Saint-Gaudens, des banques et assurance. »

Le musée présente toute l'histoire du papier. Comment il est fabriqué, les innovations technologiques, les utilisations les plus contemporaines du matériau. On découvre tour à tour le passé, le présent, la matière et la technique. C'est le seul musée de France où l'on peut voir une ligne de fabrication contemporaine du papier en continu. On y découvre également deux vieilles pompes de fabrication du papier, dites à spirales ou à escargot, datant d'Aristide Bergès.

Le musée regroupe aussi plus de 120 machines et outils à imprimer et présente quatre procédés d'impression existants : typographique, lithographique, offset et le dernier en date le procédé numérique.

Un bel outil qui présente cette filière papetière qui a fait vivre tant de familles en Couserans et qui malheureusement se trouve en voie de disparition.

L'espace Aristide-Bergès, à Lorp

L'association. Elle a été créée en 1996. Président, François Duchein ; vice-président, François Ribat ; trésorier, Christian Laberty ; secrétaire, Esthère Descotes.

Contact. Visite de l'observatoire tous les jours sur réservation. 05.61.66.12.97 ; www.aab.asso.fr

Les animations. Le 28 mai, à 18 heures, remise du premier prix initiative région remis par la Banque populaire. Le 5 juillet, à 21 heures, spectacle comique « Lolo et Lolotte » dans l'usine Bergès. Du 11 juillet au 17 août, exposition d'art contemporain « Sur le chemin du papier » sur le site Aristide-Bergès.

Source la Dépêche du Midi

Le Pèlerin

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