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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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9 novembre 2007 5 09 /11 /novembre /2007 00:57

Le Champ vert et ses évolutions au cours des temps

 
1 son aspect en 1945
 
Le champ vert était un immense champ situé en face de l’ hôpital Parnet.
J’évalue sa superficie à une douzaine d’hectares…faisait il partie de la donation des Parnet à la ville d’Hussein-Dey, très probablement, mais ceci reste à vérifier.
Le Champ vert était un champ immense très vallonné. L’angle inférieur du champ se situait tout prés de chez nous, et c’était là son point bas.
De ce fait lors de fortes pluies, il faisait l’effet d’un entonnoir et nous recevions toutes les eaux du champ… chez nous…et ce d’autant plus, que le sol du Champ vert était très argileux…
La rue Charcot ressemblait alors à un torrent boueux et il n’était pas prudent de la traverser, tant le niveau de l’eau était élevé.. Et tout cela descendait vers la rue de Constantine…Bonjour les dégâts…
Le Champ vert était assez boisé ..principalement d’eucalyptus. Quelques grands cèdres avaient été plantés là pour nous faire de l’ombre lorsque nous jouions au football
Combien de fois ai je pu grimper à ces immenses eucalyptus…( et je ne vous parle pas des chutes mémorables…). Généralement il s’agissait pour nous de recueillir les étamines d’eucalyptus…nous nous confectionnions des pipes en roseau ; pipes que nous bourrions d’étamines ..et nous crapotions à l’ombre de nos grands arbres…tout en veillant de ne pas trop nous montrer car cela aurait fait jaser; ma mère aurait pu l’apprendre; cela ne lui aurait pas fait plaisir….Il est vrai qu’alors, je n’avais que 11/12 ans
 
2 Nos terrain de Foot au champ vert
 
2.1 Notre terrain préféré
 
Dès mon arrivée au Bois Ramel, et des que j’ai été en mesure de jouer au foot, vers la fin des années Quarante, j’y ai joué
 
Le terrain que nous préférions, lorsque nous n’étions pas nombreux, était le plus proche.
Il avait l’avantage d’être partiellement ombragé et ceci étaient fort apprécié car nous y jouions de nombreuses heures sous un soleil de plomb et les scores du type 22 à 20 étaient assez fréquents et parfois des journées entières (avec une pose pour le déjeuner).
 
Il offrait quelques inconvénients:
 
Pour franchir la ligne du centre il nous fallait enjamber une petite marche qui faisait toute la largeur du terrain…mais à cela nous nous étions habitués…
Tout prés des but ( coté sud) il y avait un pont de maintenance des véhicules en béton…C’était un vestige , non pas des romains mais des américains qui avaient construit ce monument dès leur débarquement en Algérie en novembre 1942
Lorsque le ballon s’y engouffrait c’était une véritable bataille car les buts étaient proches et il fallait se battre…ou alors il y avait danger de but…
 
2.2 Le grand terrain
 
Il se situait à l’extrémité sud du champ vert. Il était plus vaste et se présentait sous la forme d’un vaste cirque…De ce fait le ballon n’allait jamais bien loin…le ballon nous revenait sans besoin d’y courir après…
Nous jouions là lorsque nous étions plus nombreux ou lorsque nous affrontions un quartier adverse
 
2.3 Les autres terrains avec l’avènement du «Paramédical»
 
Vers le milieu des années Cinquante , nous vîmes arriver de gros engins qui se mirent à défoncer notre Champ vert….Et oui, place à la civilisation …Adieu les espaces sauvages…Alors avons nous commencé avec pelles et pioches ..non pas à nous rebeller mais à niveler, rebâtir d’autres terrains au fur et à mesure que les engins défonçaient notre champ
 
Nous avons tout d’abord réalisé un terrain au plus haut du Champ Vert et y avons poursuivi nos activités après des efforts qu’aucun autre jeune de ce jour n’aurait consenti à fournir
 
Ce terrain aussi offrait quelques inconvénients 
 
Il était déjà plus éloigné,
Il restait tout de même quelque peu bosselé
Mais son inconvénient majeur résidait dans la déclivité que présentaient les abords du terrain
En effet dès le moindre coup de pied un peu trop appuyé, il nous fallait faire 300 mètres pour récupérer notre ballon… !!! Pour limiter les dégâts et faute de filets adéquats, nos avions bordé le terrain de branchages divers qui nous permettaient de récupérer 80% des ballons trop violemment poussés en touche…
 
2.4 Encore un autre
 
Et puis les engins s’en sont pris encore à ce dernier terrain…Battus mais pas abattus il nous fut proposé un terrain plus plat et plus accessible au centre du chantier…Les responsables avaient compris notre désarroi et nous avaient aménagé un terrain…Nous y avions même les bois (de but) ..presque le grand luxe….
 
Un petit inconvénient tout de même…à proximité, la société de construction y coulait les agglomérés en vue de la construction du Paramédical…
Cette unité de production se trouvait en contrebas de notre terrain de Football …où se trouvait une zone de séchage des agglomérés, après leur production initiale…naturellement à chaque fois que le ballon était frappé trop violemment …encore des dégâts ..notre ballon détruisait systématiquement les agglomérés en cours de séchage…Mais nous avions à faire à des gens sympathiques…Ils ont recouvert toute cette zone de séchage avec des canisses en roseau ce qui permit à chacune des parties de poursuivre ces activités sans dégât supplémentaire…
 
Et puis cela fût fait de notre terrain…Le chantier avançait toujours, nous étions au début des années Soixante…Nous avons encore une fois aménagé un terrain en dehors du champ vert…Mais déjà nombre d’entre nous avaient l’esprit ailleurs….
 
Notre aventure au champ vert avait vécu..
 
1961, je partis en France pour y poursuivre mes études. Tout cela n’est plus que souvenir ..mais ces souvenirs resteront gravés à jamais dans ma mémoire
 
Chaque fois que je me rends au Bois Ramel , qui a bien changé il est vrai, je songe à cet épisode de ma vie, non pas avec nostalgie mais avec le sentiment d’avoir perdu là -bas quelque chose
 
Le Pèlerin
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9 novembre 2007 5 09 /11 /novembre /2007 00:36

Daurade d'Agadir

proposée par : Annick
 
ingrédients pour 4 personne(s)

 
: 1 daurade de 1500 g vidée et écaillée par le poissonnier,
10 brins de coriandre,
1 bouquet de persil,
3 gousses d'ail,
1/2 citron vert,
4 c. à soupe d´huile d´olive,
1 c. à café de paprika doux,
1 c. à café de cumin en poudre,
1 pointe de couteau de piment de Cayenne,sel
 
 
Préparation

Eplucher l´ail, l´écraser.
Laver, nettoyer et hacher la coriandre et le persil. Presser le citron.
Dans un bol préparer la marinade avec cumin, paprika, sel, piment, huile, jus de citron, ail, coriandre et persil et bien mélanger le tout.
Dans un plat à four poser la daurade. Faire 4 entailles (3 mm) dans la daurade. Badigeonner extérieur et intérieur du poisson avec la marinade. Couvrir avec une feuille d´aluminium. Laisser mariner 3h au frais en retournant le poisson 2 fois.
Egoutter le poisson et réserver la marinade. Poser le poisson sur la grille du four placée au-dessus de la lèchefrite. Cuire (position GRILL) 35 minutes en retournant la daurade 3 fois et arroser régulièrement avec la marinade.
 
 
Le Pèlerin
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9 novembre 2007 5 09 /11 /novembre /2007 00:18

Les Français misent sur l'ouest

 
Pour renforcer ses positions économiques en Algérie, la France mise sur l'Oranie. L'ouest du pays a accueilli, ces derniers jours, de hauts responsables économiques et politiques français. A peine une semaine s'est écoulée après la visite à Oran du ministre français Hervé Novelli, secrétaire d'Etat chargé des entreprises et du commerce extérieur, la capitale économique de l'ouest accueille un haut responsable bancaire français. Le président-directeur général du groupe Banques Populaires, Philippe Dupont a en effet passé la soirée de samedi dernier à Oran, en compagnie d'hommes d'affaires locaux. Le patron de l'un des plus grands acteurs bancaires à l'échelle de la planète est venu surtout écouter les attentes des entreprises privées et délivrer un message politique aux autorités algériennes. Devant une assistance composée essentiellement de patrons de sociétés privées, M. Dupont a réaffirmé l'intérêt de son groupe pour le Crédit populaire d'Algérie et le marché bancaire algérien. Lors de cette visite, le patron du groupe Banques Populaires a officialisé la création à Oran d'une direction régionale de Natixis Algérie, l'une des filiales de Banques Populaires. Cette direction régionale sera dirigée par Djilali Djamel Djelil. Objectif : se développer rapidement en Oranie, avec l'extension du réseau d'agences et le développement de la banque de détail. Deux nouvelles agences sont programmées sur Oran. Déjà présente à Tlemcen et Sidi Bel-Abbès, Natixis Algérie compte s'implanter à Mascara, Mostaganem, Mohammadia, Arzew et Relizane. Pour y arriver, elle mise sur le secteur privé et les cadres locaux. « Nous avons l'un des meilleurs portefeuilles clients de la région », se vante un responsable de Natixis Algérie.

Avec sa grande culture commerciale et industrielle, l'ouest présente d'importantes opportunités d'affaires aux investisseurs étrangers. Et les Français veulent occuper le terrain, avant l'arrivée des Espagnols, des Italiens et les investisseurs du Golfe. La création au niveau du Consulat général de France à Oran d'une antenne économique vise à faciliter aux hommes d'affaires français l'accès au marché et la prospection de l'Oranie. Pour les spécialistes, l'ouest constituera dans les prochaines années, la destination privilégiée des investisseurs étrangers. La saturation d'Alger et de sa région en matière de foncier industriel et d'infrastructures d'accueil devra en effet profiter à Oran et sa région. La construction en cours de l'autoroute est-ouest qui passe près d'Oran, la modernisation des lignes de chemins de fer et la création de deux pôles pétrochimiques à Tiaret et Béni-Saf sont des atouts de taille. A cela s'ajoute la présence du port pétrolier et gazier d'Arzew. L'Algérie ambitionne de créer une véritable industrie pétrochimique autour de ses trois zones industrielles. « La pétrochimie est une affaire de PME », explique un économiste. A la pétrochimie s'ajoute deux secteurs importants : l'agriculture et les services. L'augmentation des prix des matières premières agricoles comme le lait, les céréales devra inciter les investisseurs à investir davantage dans l'agriculture. La proximité de l'Europe offre également d'importantes possibilités d'exportation des produits agricoles. La SNCM vient de lancer une ligne maritime hebdomadaire entre Sète et Oran et mise sur les exportations agricoles algériennes pour la rentabiliser.

Toutefois, l'ouest aussi riche qu'il soit, n'est pas un terrain facile pour les investisseurs. Certes, les perspectives sont prometteuses, mais comme partout en Algérie, les difficultés actuelles sont nombreuses. Les opérateurs rencontrés à la Foire internationale d'Oran (23-30 octobre) se plaignent du peu d'intérêt de la part des autorités locales au développement de l'investissement. Les terrains sont certes plus disponibles qu'Alger, mais le marché du foncier industriel est complètement destructuré. Les prix sont aléatoires. Les barrières d'accès sont nombreuses : corruption, bureaucratie et manque de transparence dans l'attribution des terrains. Le développement du marché parallèle, le manque de la main-d'oeuvre qualifiée, les retards du secteur bancaire sont les autres obstacles qui se dressent sur le chemin des investisseurs nationaux ou étrangers.
 
Source l’Expression
Le Pèlerin
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9 novembre 2007 5 09 /11 /novembre /2007 00:13

Réformes économiques en Algérie Dans le «bon sens», selon le FMI

 
Le directeur général adjoint du Fonds monétaire international (FMI) pour le département Moyen-Orient et Asie centrale, M. Amor Tahari, a affirmé hier que les réformes engagées par l’Algérie, pour mettre sur rail son économie vont dans le « bon sens ».

Intervenant lors d’une conférence de presse organisée à l’Hôtel El-Aurassi pour présenter les perspectives économiques de la région, M. Amor Tahari, qui ne veut pas donner de détails concernant l’Algérie avant la conclusion de son rapport dans deux semaines en collaboration avec la Banque d’Algérie, a d’ores et déjà attribué plusieurs points positifs au gouvernement.

«Il faut continuer et accélérer les réformes », a-t-il dit, en soulignant que le défi reste celui de créer des emplois dans un pays où la principale source de revenus c’est les hydrocarbures. Selon le représentant du FMI, la création de l’emploi passe inéluctablement par la promotion du secteur privé. Le défi de l’Algérie, souligne-t-il encore c’est de créer de la croissance en dehors du pétrole. Il faut savoir que dans son dernier rapport, le FMI note clairement que les perspectives économiques régionales pour le Moyen-Orient et l’Asie centrale restent positives à court terme, en précisant cependant que la région doit encore relever plusieurs défis, pour entretenir l’élan du processus de transformation en cours et réduire le chômage. La note du FMI cite clairement les pays du Maghreb et évoque la préoccupation du chômage, avec toutefois des prévisions de croissance économique à 6 %.

« Dans un petit nombre de pays, la soutenabilité budgétaire et des comptes extérieurs demeure un objectif difficile à atteindre à moyen terme », explique-t-on dans le même rapport qui poursuit en soulignant que, pour ce qui est de ces pays ainsi que les exportateurs de pétrole et qui voient leurs recettes décliner, la réforme des finances publiques est une priorité.

Le FMI est très clair là-dessus. Pour lui, la réforme du secteur financier est primordiale pour tous les pays de la région en indiquant par ailleurs, que ces réformes prendront des formes différentes pour chacun d’eux, mais en prévoyant cependant des mesures pour renforcer la solidité des banques, la promotion de la concurrence et l’approfondissement des marchés financiers.

Pour le Fonds monétaire international, la diversification de l’activité économique est particulière pour les pays dont les réserves de pétrole diminuent rapidement, ainsi que pour tous les pays qui sont vulnérables aux fluctuations des cours des produits de base.

Le directeur général adjoint du FMI a expliqué hier que la croissance, aussi paradoxal que cela puisse paraître, est plus rapide dans les pays à faible revenu.

Les pays exportateurs de pétrole disposeront d’ici l’année 2008 de quelque 800 milliards de dollars de réserves de change, a-t-il encore indiqué en précisant que pour ce qui est des pays du Maghreb, elles atteindront à la même période pas moins de 300 milliards de dollars. Selon le conférencier, les résultats macroéconomiques, y compris au Maghreb, se sont révélés satisfaisants et les perspectives à court terme restent positives, avec tout de même des risques qui sont liés à la conjoncture internationale qui se sont intensifiés. Ces risques pour l’avenir résident, explique le responsable du FMI, dans le ralentissement de la croissance mondiale, la volatilité des prix de pétrole et d’autres produits, de nouvelles turbulences dans les marchés financiers et enfin, les conflits et la détérioration de la sécurité. 
 
 
Source Le Quotidien d’Oran
 
Le Pèlerin
 
 
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9 novembre 2007 5 09 /11 /novembre /2007 00:04
Jeanne d'Arc, petite bergère inculte mandatée par Dieu pour sauver le royaume de France 


Jeanne d'Arc, petite bergère inculte
mandatée par Dieu pour sauver le royaume de France : le mythe, véhi­culé depuis des siècles, est à mille lieux de la réalité, tentent de démontrer Marcel Gay et Roger Senzig dans « L'affaire Jeanne d'Arc ». Ses origines modestes paraissent d'abord suspec­tes. La prétendue bergère, lors de son procès à Rouen, a déclaré n'avoir «ja­mais gardé les moutons et autres bê­tes ». Excellente cavalière, Jeanne maî­trisait en outre le français de la cour, comme le rapportent des écrits cités dans l'ouvrage. Les circonstances de sa mort laissent également perplexe. Si l'Histoire veut que Jeanne d'Arc meure sur le bûcher en 1431, des centaines de documents attestent de la présence de « La Pucelle de France » àMetz, Arlon (Belgique), Cologne (Allemagne) ou encore Orléans après 1436. Jeanne d'Orléans était-elle une arme « psycho­logique » de la couronne française, alors en difficulté face aux An­glais ?. Dernier accroc à la légende : Jeanne se marie en 1436 avec Ro­bert des Armoises pour devenir Jeanne des Armoises. La Pucelle n'est plus. Son mythe sera ravivé à la fin du XIXe siècle.
 
Source « L'affaire Jeanne d'Arc », Editions Massot.
 
 
Le Pèlerin
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8 novembre 2007 4 08 /11 /novembre /2007 00:56
Une veine qui va irriguer l’Algérie
 
Le pays est long. Mais on oublie souvent qu’il est large, dépassant sur la bande nord, où la majorité des Algériens est serrée, les 1000 kilomètres d’Est en Ouest ou d’Ouest en Est, selon la lecture. Il fallait donc une autoroute pour relier le tout, 85% des échanges entre Algériens se faisant par route.
Le projet autoroutier Est-Ouest, gigantesque chantier, le plus gros depuis l’indépendance, assurera sur 1216 km la liaison entre les extrêmes, traversant 24 wilayas en déplaçant 100 millions de mètres cubes de terre, utilisant pas moins de 3 millions de tonnes de ciment, 5 millions de tonnes de sable, 1 million de tonnes de bitume et 14 000 tonnes d’explosifs. Réactivé dans les années Bouteflika, ce vieux projet ébauché en 1963, le nouveau programme, froidement dénommé DPN pour division du programme neuf, chevauche l’ancien, datant de 1987, et sur le terrain, on tend à confondre les deux tant ils sont emboîtés. Mais la technique « saucisson halal », travailler son tronçon sans attendre que les autres terminent et coller le tout à la fin, est l’idée retenue. « Nous n’attendrons pas que les études globales soient finalisées pour lancer des réalisations partielles par sections », rappelle le ministre des Travaux publics. Voyage sur une autoroute en construction, d’El Kala à Maghnia ou l’Algérie au sens large. El Kala. Charmante ville maritime située à 80 km à l’est de Annaba, à un jet de pierre de Tabarka, sa rivale tunisienne. D’ici, nous étrennons une longue expédition qui va nous entraîner sur 1200 km de boue et de bitume, sur les traces de la fameuse autoroute Est-Ouest, le « projet du siècle », comme aime à l’appeler son fervent promoteur, le sémillant Amar Ghoul. Nous nous engouffrons de plain-pied dans les boyaux luxuriants du Parc national d’El Kala. On se souvient de l’émoi qu’avait suscité le premier tracé qui prévoyait de grignoter 15 km sur le parc et toute la mobilisation qui avait suivi, assortie d’une pétition nationale. Nous traversons l’immense domaine protégé de 80 000 hectares jusqu’aux abords du poste frontalier d’Oum Tboul. R.A.S. La fièvre des touristes qui se ruaient sur le pays de Ben Ali est tombée. Et la polémique aussi. Pas de trace de bulldozer ni d’un quelconque chantier menaçant. Dame nature est sauve. A El Kala en tout cas, le sujet est clos, du moins pour le moment. A la direction du parc, un cadre nous signifie que « le chargé du dossier est absent ». Aussi, pour en savoir un peu sur le nouveau tracé, mystère et boule de gomme. Le ministre des Travaux publics devait pour sa part rassurer tout le monde en indiquant qu’une nouvelle étude d’impact vient d’être ficelée, et qui promet d’épargner ce site classé par l’Unesco. Nous quittons le Parc national d’El Kala et son magnifique lac Tonga sur cette promesse avant de bifurquer vers El Tarf, le chef-lieu de wilaya. La plaine d’El Tarf est splendide. La route se laisse allègrement croquer.
Ouvriers migrateurs
Le lac des Oiseaux. Si ce lieu poétique est plus connu pour son écosystème, il tend à être célèbre pour une tout autre espèce migratoire, les Japonais. Peu d’ornithologues ici mais des engins de terrassement, bulls et pelleteuses. C’est là, à Kebbouda, à 30 km d’El Tarf, que les Japonais de Cojaal se sont installés. Plus exactement entre Ben M’hidi, qui n’est pas la patrie du révolutionnaire, et Bouteldja, qui est par contre celle du président Chadli. Responsable des 399 km qui relient Bordj Bou Arréridj à la frontière tunisienne, Cojaal est consciente de l’ampleur du chantier. « C’est le plus grand projet dans les infrastructures routières jamais confié à une entreprise japonaise », dit-on. A l’entrée de la base, des Algériens attendent un emploi de manœuvre, à 600 DA la journée. A Ben M’hidi, une émeute a d’ailleurs éclaté, avec comme résultat le recrutement de quelques jeunes sur le chantier. A l’intérieur de la base, de la boue locale, des 4x4 et des engins neufs, et des Japonais ultramodernes. Le terrassement se fait par ordinateurs, GPS et satellites, technique « qui n’est même pas encore utilisée en Europe ». Au baraquement principal, des chaussures, japonaises et algériennes, sont disposées à l’entrée. Ici, on se déchausse. Une jeune fille, jolie Annabie en pantoufles, explique que pour accrocher un responsable, il faut une autorisation d’Alger. On attendra. Comme ces chômeurs qui attendent devant la porte aux chaussures un entretien. Ce sont ceux qui ont été sélectionnés et doivent passer le dernier test. Mais où est l’autoroute ? « Là-bas, dans la montagne », explique un autre Japonais. C’est en suivant le tracé derrière la RN44 que l’on tombe sur un décapement important, à Ousfour, au lieu-dit N’cheyma, du nom d’une plante qui pousse toute seule. Toute la misère du monde se lit sur le visage de ces nouveaux expropriés. « Bien sûr, l’autoroute apportera des choses avec elle. » Mais sans travail, sans transport, les habitants sont pessimistes. Ils montrent le tracé qui passe par leurs maisons. Quelques-uns ont été indemnisés, d’autres attendent. L’un d’eux avoue qu’il a arrêté les études de sa fille parce qu’il n’avait pas les moyens de lui acheter des chaussures. « Je ne peux pas l’envoyer en claquettes à l’école », lance-t-il. Non, l’autoroute ne réglera pas tous les problèmes.
Usine horizontale
Constantine. A hauteur de Aïn Smara, une stèle en forme de section d’autoroute trône à l’orée d’un chantier de Cojaal. Elle a été inaugurée par le président Bouteflika le 16 avril 2007. Des travaux de terrassement se poursuivent cahin-caha sous le regard de techniciens nippons. L’un d’eux échange quelques mots bafouillés avec Abdelghani, un ingénieur en travaux publics. Abdelghani travaille chez Raouabi, une entreprise privée de travaux publics domiciliée à Aïn El Bey, un marché qu’elle a décroché en sous-traitance pour Cojaal. « Nous assurons les travaux d’assainissement sur un tronçon de 27 km », dit-il en désignant un assemblage de buses fraîchement installées. Abdelghani compare l’autoroute qui se dessine à une « usine qui va générer beaucoup d’emplois en termes d’entretien, d’exploitation, de sécurisation et de services ». Il déplore toutefois quelques dysfonctionnements que détaillera le directeur général de Raouabi, Bouchelif Abdeldjalil. Ce dernier est à la base un financier. Il a investi dans le BTP et monté sa propre société qui compte aujourd’hui 32 employés. « Ce sont eux (les Japonais de Cojaal) qui m’ont contacté. Ils ont été épatés par notre CV. Nous avons toujours travaillé avec des entreprises étrangères et nous souhaitions étoffer notre expérience en nous frottant aux Japonais à travers le ‘‘chantier du siècle’’ comme on l’appelle », confie-t-il. Mais l’homme aussi bien que son équipe feront vite de déchanter : « Nous n’avons toujours pas reçu l’agrément de l’ANA (l’Agence nationale des autoroutes, ndlr) et c’est le cas de la majorité des sous-traitants. Nous travaillons dans le flou. Nous n’avons toujours pas les plans d’exécution. Nous sommes dans l’expectative depuis six mois et si la situation perdure, nous allons nous retirer du chantier », avertit le patron de Raouabi. Nous chevauchons de nouveau le tracé qui coule à travers les étendues dorées des Hauts-Plateaux en flirtant par endroits avec la RN5. Le tracé se déploie en contournant les agglomérations de Chelghoum Laïd, Tadjenanet (où se trouve une importante base Cojaal), Bir El Arche, El Eulma, Sétif, Bordj Bou Arréridj. Des portraits géants à l’effigie de Bouteflika ornent l’entrée des villes. Des pipes de gaz sont déplacés pour être au plus près de la nouvelle infrastructure. Des maisons cantonnières flambant neuf ponctuent la route çà et là en arborant la devise chère à Amar Ghoul : « Réaliser vite et bien. »
Gastronomie du bitume
De la RN5, une fumée monte et une odeur appétissante s’élève dans l’air frais des Hauts-Plateaux. C’est El Yachir, capitale de la viande grillée. Tous ceux qui prennent la route de l’Est connaissent. Entre les fumées du « choua » et celles des gaz d’échappement des centaines de camions qui traînent dans la ville, les habitués de la route engloutissent des tonnes de viande. « Oui, l’autoroute éliminera un bon nombre de poids lourds », explique ce commerçant, conscient de la pollution. « Mais El Yachir va mourir », ajoute ce restaurateur, le plus ancien de la ville, qui fait vivre une centaine de personnes. Il reste néanmoins optimiste : « Je suis là depuis 20 ans, mes clients feront le détour. » Mais où est l’autoroute ? Derrière, au nord. Effectivement, elle ne se voit pas mais en empruntant les petites ruelles, on débouche sur la grande, la belle autoroute. Déjà goudronnée, ne lui manque que la troisième couche. Mais elle est déjà praticable. Les ouvrages d’art sont presque terminés et l’entreprise Cosider travaille sans relâche. En attendant l’inauguration, les enfants jouent au football sur l’autoroute. « C’est du bon goudron », assurent-ils. Ici, ce sont les Chinois qui s’en occupent, ceux du CITIC-CRCC, en charge du lot centre de 169 km. Leur base est plus bas, et on assure que tout va bien, certains Chinois s’étant même mariés à des Algériennes et fréquentent les mosquées. « Bien sûr, précise un restaurateur, ils mangent des grillades. » En quittant la ville et ses embouteillages, on a quand même un sentiment de regret, l’autoroute va tuer El Yachir. Mais fabriquer d’autres Yachir selon l’implacable loi de la route. Même si l’ancienne route, la RN5, existera encore après l’autoroute, tout comme toutes les anciennes routes puisque le nouveau tracé s’est fait sur des terrains vierges. Le choix sera laissé ; la route est gratuite, l’autoroute sera payante, à travers les péages installés tous les 40 km. « A des prix raisonnables », assure le ministre. Les camions qui payeront plus que les automobilistes s’arrêteront peut-être encore à El Yachir. Mais, assis nonchalamment au bord de la toute nouvelle autoroute, un vieux en turban, qui a dû connaître l’époque des pistes, était content. « C’est la première fois que je vois où va l’argent de l’Etat ! », s’extasie-t-il.
Un viaduc dans le ciel
Zone charnière, la région de Bouira concentre le gros des travaux avec l’ensemble de Oued Djer à l’ouest. Après une série de tronçons intermittents sur l’axe Lakhdaria-Kadiria où la « 3 voies » n’a pas été entièrement ouverte, les problèmes commencent. C’est Aomar, du nom de ce village devenu synonyme de cauchemar. Ce lieu de passage obligé vers l’Est est l’un des principaux points noirs que l’autoroute Est-Ouest est chargée d’éliminer. Tout comme plus haut vers la route de Bordj Bou Arréridj, vers El Mansourah, Aomar va être contournée. Et tout comme à El Yachir, Aomar, ses brochettes et robes kabyles va aussi mourir. Le patron du restaurant Tikjda est inquiet, même s’il ne sait pas encore à quelle distance se trouvera la bretelle. « Kadiria est morte de la même façon, quand la RN5 l’a évitée », annonce-t-il. « Mais l’intérêt national prime sur tout », enchaîne son fils en avouant que « c’est à nous d’aller vers l’autoroute ». Les 70 relais qui vont être aménagés le long de l’autoroute accueilleront tous les commerces et même des boutiques d’artisanat. Si l’ouverture du tronçon Alger-Bordj est prévue début 2008, pendant que les Chinois creusent un tunnel dans les gorges de Lakhdaria pour se frayer un passage à Zbarbar, à Djebahia-Aïn Chriki, on travaille les finitions. Un tunnel bitube creusé par les Turcs et surtout un viaduc italien enjambant l’oued Rkham, rassemblant tous les superlatifs : le 185.1 de son nom de code, fait 700 m de long et 140 m de hauteur, le plus grand d’Afrique et l’un des premiers au monde en termes d’espacement des piles. Dans la boue des pluies d’automne, on s’affaire à avancer, travaillant de jour comme de nuit. En fait, les travaux ont commencé en 2000, suivant l’ancien programme, ce qui explique qu’ils sont presque terminés et ce tronçon en avance. Le viaduc est en phase de test et le tunnel en cours d’équipement, même si pour ce dernier, on affirme que l’étude a été mal faite et qu’à cause du terrain très marneux, on aurait dû faire une centaine de sondages… au lieu de trois. Mais Aïn Chriki porte bien son nom. Les Algériens, les Italiens et les Turcs finalisent ensemble le tronçon. Sentant l’ouverture, les enfants de la région ont déjà pris position. Délaissant la vieille RN5, ils sont déjà sur l’autoroute où ils vendent fruits et poteries.
Pause-café chez Ghoul
RN zéro, Alger, centre du pays, de l’autoroute Est-Ouest et siège des autorités de la route. A la station d’essence du Caroubier, le préposé au service tente d’expliquer où est l’autoroute : « Tu suis le couloir bleu et tu es sur l’Est-Ouest. » Pourtant, tout n’est pas aussi simple puisque contrairement à ce que les gens croient, l’autoroute Est-Ouest n’a rien à voir avec celle communément appelée l’autoroute de l’aéroport. L’Est-Ouest relie Alger au reste du monde par l’échangeur de Baraki-Baba Ali pour prendre ensuite l’axe Larbatache-El Hamiz et s’emboîter dans le tronçon de Lakhdaria. A Alger, par contre, il y a le ministère des Travaux publics, au débouché de l’autoroute de Ben Aknoun. Arrêt obligatoire chez Amar Ghoul, dans son grand bureau derrière lequel une gigantesque carte est déployée, avec la mention officielle : « Plus grand chantier de travaux publics ». Le ministre nous dira tout. Ou presque. Il est tard. Il faut déjà reprendre la route. RN4. Une faune d’engins s’active dans une ambiance de ruche dans la vallée de Oued Djer et de Boumedfaâ. Des grues monstrueuses, des ponts suspendus aux colonnes impressionnantes, des bulls, des pelleteuses, des blocs de béton, des silos d’agrégats, des carrières balisent et structurent le paysage. Quelque chose de géant prend forme : on se croirait dans une mine à ciel ouvert. Impression de chantier pharaonique post-moderne. Des fourmilières d’ouvriers, internationale autoroutière multilingue, confèrent à ce chantier quelque chose de babélien, de babylonien, sous le regard de sentinelles perchées dans des guérites, à l’ombre de crêtes inexpugnables infestées il y a quelques années seulement de desperados djihadistes. « C’est une région sensible », lâche un garde communal affecté dans une base chinoise. Des entreprises italiennes planchent sur les ouvrages d’art. Il s’agit notamment de CMC Ravenna, en collaboration avec la société algérienne Engoa. Un groupement algéro-turc (EVSM-ASKA) s’occupe quant à lui du terrassement. Les travaux portent sur un premier tronçon de 25,5 km qui s’étale d’El Affroun à Hoceinia. Ibrahim, un travailleur turc parlant passablement l’arabe, estime que « les travaux vont s’étaler sur deux à trois mois. La principale difficulté, c’est le relief montagneux ». Plus loin, une base de vie du groupe chinois Citic-Crcc. Nous traversons ce décor métallique et néanmoins verdoyant avec frémissement. Certains segments sont quasiment prêts comme l’attestent les panneaux de signalisation qui n’attendent que la mise en service de l’imposante infrastructure. Il est d’ailleurs curieux de voir un panneau annoncer « Constantine » alors que l’on est aux abords de Khemis Miliana. C’est tout le sens de l’autoroute Est-Ouest qui, par un maillage serré de rocades et de pénétrantes, devrait permettre justement de « sauter » sans coup férir d’une borne à son opposée sur la carte.
Le trou et la ligne
A dix kilomètres d’El Attaf, nous bifurquons par un chemin vicinal vers l’arrière-pays de la wilaya de Aïn Defla. Nous voici dans un petit patelin du nom de Zeddine. Là aussi, des engins s’acharnent à l’ouvrage pour le décapage du terrain, un tronçon qui relie Tiberkanine à Aïn Defla. De magnifiques terres agricoles s’étalent à perte de « vide ». Zeddine est l’exemple type des villages désenclavés par le miracle de l’autoroute Est-Ouest. Village agraire par excellence ayant subi de plein fouet le terrorisme, il réapprend difficilement à vivre. Hakim, un jeune de 22 ans, un gobelet de café à la main, glandouille. Il est coiffeur de métier. « Ici, on est des morts-vivants. Ma famille et moi avons été contraints de quitter le village pendant six ans. Nous avons souffert le martyre du terrorisme. Aujourd’hui, on vivote comme on peut », dit Hakim avant de poursuivre les yeux chargés de désillusion : « L’agriculture ici est morte. Personnellement, J’ai un lopin de terre et j’ai dû le louer car je n’ai pas les moyens de le travailler. Il faut de gros moyens pour drainer l’eau, pour acheter la semence. » « Nous sommes aux confins de tout et l’autoroute ne va pas nous sortir de notre trou », tranche-t-il.Nous poussons encore sur la RN4 jusqu’à Aïn Defla, Chlef, Oued Rhiou, Relizane. Dans ces régions, le chantier se fait plus discret comparé à celui de Boumedfaâ. Les points noirs se multiplient, particulièrement entre El Attaf et Oued R’hiou. Passée Jdiouia, il faudra coller à l’axe Relizane-Mascara-Sidi Bel Abbès pour recouper le chantier. Le tracé avait subi quelques petites modifications, apprend-on, en tenant compte d’un certain nombre de contraintes topographiques : passage de la voie ferrée, champs d’oliviers, câbles de haute tension, expropriations problématiques, contournement d’un cimetière, comme c’est le cas à Ouled Ali, dans la wilaya de Sidi Bel Abbès. La RN7 qui traverse Mascara, Sidi Bel Abbès jusqu’à Tlemcen est une orgie de vergers. Et de misère. Fermes et caves coloniales défilent à l’envi, découvrant un arrière-pays sous-urbanisé. C’est un fait : l’est du pays est nettement plus dense, en termes de couverture urbaine, que l’ouest. L’autoroute promet d’apporter un peu d’animation et, surtout, de travail. Mais il ne faut pas s’attendre à voir tout de suite s’élever les relais, motels et autres aires de services prévus par le projet. Le groupe chinois doit tisser ses fils de bitume au pas de charge en veillant à ne pas défigurer ces magnifiques carrés de terre. Ghoul promet une « autoroute verte ».
La frontière radicale
C’est la fin, au poste Akid Lotfi, là où se termine ou commence l’Algérie. L’autoroute Est-Ouest s’intègre à plus grande échelle dans l’autoroute maghrébine, sur 7000 km. Une plaque radicale placée au-devant de fûts et de herses annonce pourtant la couleur : « Frontière fermée ». Tout comme les cafés du coin, le poste est fermé depuis 1994. Mais un comité de liaison algéro-marocain travaille sur le tracé, car, comme l’explique M. Ghoul, « on travaille pour l’avenir », soulignant que « construire une autoroute prend des années, ouvrir une frontière prend une minute ». C’est à ce niveau pourtant qu’il faut chercher l’autoroute Est-Ouest. Où ? Elle passe par Lebtim, village frontalier qui vit comme il peut de contrebande. Le long de la route, un vieux monsieur qui travaillait comme transporteur vend des pommes de terre. Elles viennent du Maroc mais affichent un prix algérien : 60 dinars le kilo. L’autoroute ? « Si les frontières ouvrent, on pourra mieux travailler », dit-il. Une base chinoise de Bingkun, l’un des sous-traitants du CITIC-CRCC, en charge du tronçon ouest de 359 km, vient à peine de s’installer. Au milieu de tentes, d’engins et de Syriens qui forent un puits pour l’eau, le responsable, Xu Wangfeng, a l’air ravi. Epaulé par un Algérien qui vient paradoxalement du domaine maritime, il ne parle ni arabe, ni français, pas même anglais. Pour communiquer, il utilise un appareil du genre calculatrice qui lui traduit les mots en chinois. Dès qu’il comprend, il part d’un grand rire. L’autoroute ? « Oui, elle est là », répond-il en désignant un endroit derrière. On voit bien qu’il n’y a pas grand-chose. Comme dans d’autres régions, les populations ont délaissé l’agriculture, à cause des coûts d’exploitation. L’autoroute est donc plus que bénéfique. En dehors des emplois créés et de la fluidité des échanges, ici sur la RN35, elle sauvera des vies. Tous les jours, les hallaba, trafiquants d’essence qui se rendent au Maroc (littéralement les « trayeurs »), causent des accidents avec leurs semi-remorques chargés. Car l’un des objectifs de cette grande autoroute est aussi de diviser par 6 les accidents de voiture qui font près de 4000 morts et 60 000 blessés tous les ans. Au vu de ce balayage horizontal, on voit bien que le chantier avance, et que s’il est en avance sur certains tronçons et en retard sur d’autres, ce débat sur le temps semble ridicule par rapport à l’ampleur du projet. Officiellement, le couloir de l’autoroute est dégagé à 96,5% et terrassé à 32,3%. Malgré les insuffisances et des études un peu bâclées, voire pas d’études du tout, il faut se rappeler que tout se fait par la route, d’où l’importance de l’autoroute. Entre le clan de l’Est et celui de Oujda, catalogués bandes de loups par l’opinion publique, il fallait au moins un Ghoul pour les réconcilier.

Source El Watan
 
Le Pèlerin
 
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8 novembre 2007 4 08 /11 /novembre /2007 00:15

Que font les chiens ?

 
Un gosse qui voit dans la rue un chien en train de saillir une chienne demande a son père ce qu'ils font. Le père embarrassé explique que la chienne qui se trouve dessous ne veut pas rentrer à la niche, et que le chien est en train de la pousser pour la ramener. Le gosse :"C'est comme maman hier, heureusement qu'elle se tenait bien au lavabo, sans cela le facteur l'emmenait à la poste."
 
De la part d’une Correspondante
 
Le Pèlerin
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8 novembre 2007 4 08 /11 /novembre /2007 00:00

8 novembre 1942, il y a 65 ans..

 

Débarquement en Afrique du Nord

 

 

 

 

 

Je 8 novembre 1942, je naissais…à Hussein-Dey…Mais que s’est-il passé d’autre ce jour là en Algérie ?

 

 

 

Deux mots en guise d’historique

 

 

 

Ce débarquement marque le tournant de la guerre sur le front occidental, conjointement avec les victoires britannique à El Alamein et soviétique à Stalingrad.

 

Dès le début de la Seconde Guerre mondiale, les colonies françaises de cette région s'étaient placées sous l'autorité du gouvernement de Vichy, lui-même aux ordres de l'occupant allemand.

 

 

 

Le déroulement des opérations

 

 

 

Le 8 novembre 1942, les troupes anglaises et américaines débarquent en Afrique du Nord sous le commandement du général américain Dwight Eisenhower associé . au commandant anglais Cunningham C'est l'opération «Torch».

 

Au petit matin, 75 000 soldats anglais et américains débarquent sur les côtes du Maroc et de l'Algérie.

 

Résistance insensée

 

Au moment du débarquement anglo-saxon, l'amiral Darlan, dauphin du maréchal Pétain, se trouve par hasard à Alger où il est venu rendre visite à son fils malade. Il ordonne aux troupes françaises de résister à l'envahisseur.

Le rôle de la résistance française

 

 

Bien que le rôle de la résistance française ait été minime, les Américains ont pu débarquer sans opposition, encercler Alger, puis capturer la ville le soir même grâce à eux. alors qu'à Oran et au Maroc, les généraux et amiraux de Vichy accueillaient les Alliés à coups de canon et leur livraient un combat sanglant pendant 3 jours.

 

La résistance française, par son putsch d'Alger du 8 novembre 1942, a réussi à y neutraliser pendant 15 heures le XIXe Corps d'Armée vichyste.

 

Les Anglo-Saxons craignent en  effet que cette résistance de leurs ex-alliés ne permette aux Allemands de se ressaisir et de les renvoyer à la mer.

 

 

 

Heureusement, Darlan finit par signer la reddition d'Alger et les Anglo-Saxons obtiennent un arrêt des combats. Malgré ses graves compromissions avec les Allemands, l'amiral reçoit le titre de «haut-commissaire pour l'Afrique du Nord» à l'initiative du président américain Roosevelt (il s'ensuit beaucoup de remous en Angleterre et dans les maquis de France).

 

 

 

Les conséquences

 

 

 

Darlan sera assassiné à Alger le 24 décembre 1942 par un jeune fanatique royaliste et la fonction de haut-commissaire sera reprise par le trop intègre général Giraud, rival du général de Gaulle.

 

Malgré le débarquement, l'administration et les lois de Vichy restent en place en Afrique du Nord.

 

 

 

- Hitler réagit à l'invasion de l'Afrique du Nord par l'occupation de la «zone libre», en France, en violation des accords d' armistice du 22 juin 1940 avec le maréchal Pétain.

 

 

 

- La flotte française en rade à Toulon se saborde le 27 novembre sur ordre de l'amiral Jean de Laborde, pour échapper aux nazis sans avoir à se livrer aux ennemis traditionnels de la marine française, les Anglais !

 

 

 

- Ces accès d'humeur n'empêchent pas les Anglo-Saxons d'occuper rapidement le Maroc et l'Algérie. Dans le même temps, dans le désert libyen, le général Montgomery repousse l'Afrika Korps de Rommel.

 

 

 

-En Afrique, les Allemands et les Italiens n'ont pas d'autre issue que de se retrancher à Bizerte, en Tunisie.

 

 

 

-C'est la première reculade des Nazis depuis le déclenchement de la seconde guerre mondiale.

 

 

 

En janvier 1943, Roosevelt et Churchill se retrouvent à Casablanca pour une conférence où ils préparent la libération complète de l'Afrique du Nord et l'invasion de la Sicile.

 

 

 

Source Internet diverses

 

 

 

Le Pèlerin

 

 

 

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8 novembre 2007 4 08 /11 /novembre /2007 00:00
Elections Locales à Tipasa
Tout pour séduire Hadjout
 
Même si le coup d’envoi officiel de la campagne des élections communales du 29 novembre n’est pas encore donné, l’échiquier politique de la ville de Hadjout, wilaya de Tipasa, est, si on se réfère à l’ambiance qui y règne, déjà en effervescence.
 
 
Autrement dit, chaque parti politique, par le truchement des candidats de sa liste, a, a priori, mis sa machine de séduction en branle pour s’assurer, au bout de ces joutes, une majorité confortable au sein de cette importante APC qui, par voie de conséquence, assure au vainqueur un ancrage politique de taille à travers toute la région.
Partant de cet enjeu, toutes les formations politiques en lice ont misé, selon les affirmations de leurs représentants respectifs, sur des candidats compétents, intègres et surtout ayant une bonne réputation parmi leurs concitoyens.
«Je n’ai pas encore décidé à qui donner ma voix. Cela dit et comme un chat échaudé, je prendrai, cette fois-ci, tout mon temps afin que mon vote ira à celui qu’il le mérite, car, par empirisme, j’ai appris que la capacité de gérer les affaires de la cité ne se mesure pas seulement à la couleur politique du candidat, mais aussi sur sa compétence et sa personnalité», juge AbdelKader, un chômeur de 50 ans et natif de Hadjout. Les critères suggérés par notre vis-à-vis pour prétendre au poste du premier magistrat de la ville font pour ainsi dire l’unanimité chez tous les habitants apostrophés de Hadjout. En effet, de tous les propos recueillis, il ressort, plus au moins, deux constats. Le premier a trait à la primauté accordée aux qualités et aux capacités de gestion des postulants sur les bannières politiques qu’ils défendent et le second porte sur l’importance de l’acte de voter qui, en quelque façon, représente, à leurs yeux, l’unique recours pour user de leur souveraineté. «Avant, je me disais toujours que voter n’a pas d’importance, à vrai dire, je croyais que c’est une formalité qui sert juste à légitimer un processus. Mais force est de convenir que ma conviction d’avant est, je l’avoue, un raccourci qui a occulté mon rôle de citoyen, celui, justement de décider du sort de ma ville», confie Fayçal un jeune ingénieur. La détermination des habitants de Hadjout à user de leur droit constitutionnel est, en premier lieu, dictée par un ensemble de facteurs inhérents à la situation dans laquelle se confine, actuellement, leur commune. Avant d’aborder les préoccupations communes des Hadjoutis, il est nécessaire de dresser une fiche technique de cette cité, à vocation agricole et commerciale, de la wilaya de Tipasa.
 
Une Municipalité loin d’être déshéritée

Avec une superficie totale de 52,43 km2, la commune de Hadjout abrite, selon Kourad Rachid, le P/APC sortant, une population avoisinant les 63.000 âmes. Son parc logements est, d’après les dernières statistiques, fin 2004, établies par la wilaya, composé de 8017 habitations avec un taux d’occupation de 629 personnes par logement. Ce qui la place en pole position en matière de nombre de logements sur l’ensemble du territoire de Tipasa. Toujours est-il, une lecture profonde de ces chiffres permet de révéler l’existence, déjà en 2004, de pas moins de 452 habitats précaires repartis sur 12 sites distincts. Sur le plan relatif aux potentialités financières de l’agglomération, le président d’APC évalue le budget en cours à 19 milliards de centimes. Aussi, faut-il le rappeler, les pouvoirs publics ont, notamment dans le cadre du plan quinquennal d’aide à la relance économique, initié à Hadjout une multitude de projets touchant pratiquement tous les secteurs, à commencer par ceux du bâtiment et de l’hydraulique. A ce titre, on peut citer le programme de 1659 logements, tous segments confondus, dont 400 de type rural, sont réalisés ou en cours d’achèvement. Le réseau AEP couvre actuellement plus de 95% du territoire de la commune.
Devant cette perspective, il est loisible de conclure, à première vue, que cette municipalité est loin d’être déshéritée. Mais force est de reconnaître que derrière l’image, plus ou moins reluisante, une panoplie de problèmes de différents ordres se profilent, ce qui, par définition, relance la sempiternelle réflexion qui taraude l’esprit des habitants de Hadjout : est-ce que les élus locaux sont en mesure d’accompagner la politique nationale de développement par une gestion efficiente à même de garantir au final un impact positif sur la collectivité ?
 
Quand les moyens manquent le plus

Cette appréhension, somme toute légitime, est accentuée par l’état des lieux établi par les citoyens de cette commune. A vrai dire, toutes les analyses faites, soit par les postulants ou par les quelques électeurs interrogés, prêchent, abusivement ou objectivement, l’échec de l’ancienne équipe de l’exécutif de la commune dans leur gestion des affaires de la cité.
Sur le terrain, les répercussions de cet «échec» se sont, de l’avis de ces derniers, matérialisées par une dégradation sensible de l’environnement, l’expansion tentaculaire du marché informel et la question des constructions illicites, notamment celle relative à l’éradication des bidonvilles et l’affectation des familles qui y survivent dans des appartements décents.
Entretenu au sujet de ses trois lancinants problèmes, le président d’APC sortant oppose à ce constat son bilan ainsi que le manque de moyens qu’accuse la commune. «Certes, il est impensable de prétendre que le phénomène de l’informel est dérisoire, mais ce n’est pas une raison pour occulter les efforts que nous déployons pour le contenir. Mieux encore, nous avons en concertation avec les autorités de la wilaya, dégagé une assiette pour construire un nouveau marché. L’étude de ce projet est achevée, et ses travaux seront lancés sous peu. Ainsi, dès sa réception, ce problème sera à mon sens définitivement résolu». Pour ce qui est de la propreté de la ville, il dira : «sur ce registre, je peux avancer, à notre décharge, le manque de moyens dont fait preuve notre commune pour assurer d’une façon optimale la collecte des ordures. Malgré ce déficit et en plus du recours à l’affichage pour informer les citoyens sur les horaires du ramassage des déchets ménagers, nos équipes d’éboueurs procèdent après la fermeture du marché à son nettoyage». Avant de conclure : «s’agissant des habitations précaires, nous en avons recensé en tout 500. Les familles qui y résident seront toutes prises en charge. Afin d’éviter, dans le futur, le squat des assiettes récupérées, celles-ci accueilleront des projets d’utilités publiques ou de nouvelles constructions».
 
“Si je suis élu....”

Bien que le P/APC sortant tire de la satisfaction du bilan de son mandat, les postulants à son poste ne se gênent pas, pour autant, du moins pour quelques-uns d’entre eux, de brosser un tableau noir de sa gestion.
Président de l’APC de Hadjout durant la période allant de 2000 à 2002, Daoud Amar, tête de liste RND et actuellement consultant chez plusieurs entreprises étrangères établies en Algérie, est on ne peut plus clair : «je ne suis pas partisan de la politique de la table rase. Je m’explique, si je suis élu, je ferai de mon mieux pour achever les projets déjà inscrits dans le calendrier de l’ancienne équipe. Cependant, ils doivent (les projets) au préalable recevoir l’aval de la future assemblée. Cela étant dit, ma première préoccupation est, avant tout, de réhabiliter la confiance entre les élus et les administrés. Seulement, cet objectif ne peut être atteint que dans un climat de transparence. En d’autres termes, l’acte de voter n’est que la première étape du devoir des citoyens. La seconde exige d’eux de participer d’une manière active dans la gestion des affaires de leur cité. Ils doivent contrôler dans la mesure des limites de la loi l’action de leurs élus». Tout en s’inspirant du projet de société de sa formation politique, le programme que soumettra Daoud Amar aux Hadjoutis contiendra également «des propositions en adéquation avec les besoins et les spécificités de la commune». A titre illustratif, notre interlocuteur énumère «le retour au tracé urbain initial comme mesure préventive contre la prolifération des constructions illicites. Car, rien qu’en cette matière, nous avons recensé 1500 infractions. Alors pour résoudre ce problème et tant d’autres, nous soumettrons à nos concitoyens, dans le cadre de notre politique urbaine, des propositions ainsi que des mesures à même de redorer le blason de notre ville, mieux, faire d’elle la cité un bijou de la Mitidja. Concernant les lieux de négoce, une mesure urgente doit être prise pour le réguler afin de pallier l’anarchie qui y règne. Aussi, le premier indicateur de la gestion d’une ville est indéniablement sa propreté et l’entretien de ses rues. Sur ce registre je n’ai aucun complexe, mon dernier passage à l’A.P.C a été de l’avis de tous mes concitoyens la preuve palpable de mon attachement à l’environnement. Tout le monde peut témoigner sur les actions que j’ai déjà entreprises ». Pour ce qui est de ses propositions sur les plans économique et social, le numéro 1 de la liste RND confie «en premier lieu et pour une prise en charge efficace du dossier du chômage, nous dresserons, régulièrement aux autorités, concernées les statistiques réelles inhérentes au nombre de chômeurs dans la communes. En outre, nous envisageons de formuler des propositions concrètes pour relancer la zone d’activité de Hadjout. A ces initiatives nous comptons réunir toutes les conditions nécessaires pour attirer les investisseurs».
 
RCD : “la gestion de la commune a été un véritable échec”

Pour sa part, la tête de liste du RCD, Moulahcene Mokrane, diplômé universitaire et PES en mathématiques, affirme que «la gestion de la ville de Hadjout durant les dix dernières années a été un véritable échec. Pour preuve, aucune structure ne remplit convenablement sa mission, à commencer par les maisons de jeunes et autres centres culturels. A mon avis, ces derniers servent à tout sauf à nos jeunes et moins jeunes qui sont malheureusement la proie de choix de la délinquance. Alors devant ce seul constat, il est exigé de nous une approche plus réaliste lors de la prise en charge des problèmes et besoins de la collectivité. Cela dit, il ne suffit pas seulement de lancer des projets de développement, mais aussi il faut que ceux-ci soient dès leur réception, exploités pour le bien de tous. Pour résumer, ces projets ne doivent plus servir uniquement les statistiques d’une croissance virtuelle ; ils doivent être le cadre d’une réelle dynamique sur le plan local. En conclusion, l’APC est le maillon fort permettant un impact positif de toute politique nationale. Par ailleurs, pour qu’elle (l’APC) puisse être cette courroie et l’instance suprême en matière de gestion des affaires de la commune, elle se doit de composer avec ses administrés, c'est-à-dire leur permettre de contrôler ses actions et les associer à chaque fois que leur avis devienne indispensable pour délibérer».
 
Le FLN Pour l’encouragement de l’investissement économique

Tout en déplorant les insuffisances actuelles, le numéro un de la liste FLN, Ettouil Mohamed, cadre aux Assurances, fait de son programme et la représentativité des candidats de sa liste le cheval de bataille qui permettrait à l’ex-parti unique de garder les rênes de l’APC. «Les noms portés sur notre liste sont le résultat d’un large consensus auprès de notre base. Ils ont été retenus également pour leur intégrité et leur compétence. Concernant notre programme qui est déjà fin prêt, il renferme des propositions et des initiatives précises et concrètes. A vrai dire et pour résumer, notre programme s’articule autour des questions ayant trait au cadre de vie en général dans la commune, l’encouragement de l’investissement économique, la régulation des espaces commerciaux par la construction d’un marché réponadant à toutes les commodités ainsi que d’autres mesures portant l’amélioration des conditions essentielles pour le bien-être des citoyens», résume la tête de liste FLN.
Tout compte fait, «nous attendons de la future APC des actions concrètes, pas uniquement des discours sans lendemains. Et le meilleur moyen pour les élus de remplir leur part de contrat qui les lient à nous est d’user de leurs prérogatives pour l’intérêt de la collectivité», souhaite un groupe de jeunes Hadjoutis.
An attendant l’issue de ce scrutin, avis aux candidats.

Source La Tribune
 
Le Pèlerin
 
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7 novembre 2007 3 07 /11 /novembre /2007 10:00

Le rite du Hajj, le pèlerinage à La Mecque

 
 
C’est le seul vrai pèlerinage de l’Islam, bien qu’il y ait des pèlerinages locaux, dans tout le monde musulman, à des tombes de saints. Il a lieu environ quarante jours après le Ramadan.
 
Les lieux : la trace des prophètes
 
La Mecque est située en Arabie Saoudite, c’est là qu’est né le prophète Mahomet et qu’il a prêché la nouvelle religion. Elle est le pôle historique et spirituel de l’Islam vers lequel s’orientent cinq fois par jour les musulmans en prière.
La Mosquée Sainte aux sept minarets abrite les hauts lieux de l’Islam :
la Kaaba, édifice cubique de 15 mètres de haut environ, voilé de noir, a été construite, dit la tradition, par Abraham et Ismaël, à l’endroit présumé où Adam aurait bâti le premier temple de l’humanité. L’ange Gabriel apporta lui-même la pierre angulaire, qui, chargée des péchés des hommes, va devenir la Pierre Noire. L’édifice achevé, Abraham, monté sur une pierre, le Maqâm Ibrâhîm (la station d’Abraham), où l’on vénère encore la trace de ses deux pieds, a convoqué tous les hommes présents ou à venir, à accomplir le pèlerinage. 
le puits de Zemzem (le bruissement de la source)
la galerie de procession entre as-Safà et al-Marwah.
ci-contre, dessin de la Kaaba réalisé d’après une miniature du XVIIème siècle
 
Les rites du pèlerinage
La sacralisation
Le pèlerinage est le cinquième pilier de l’Islam, à l’imitation du Prophète qui s’est rendu à la Mecque, accompagné d’un grand nombre de musulmans, le douzième mois de l’an d Le pèlerin porte un habit particulier de deux pièces d’étoffe, blanc comme un linceul, sans aucune couture ; les femmes, elles, portent une robe très longue cousue et cachant le visage. 
Pendant la durée du pèlerinage, le pèlerin doit respecter un certain nombre d’interdits (ne pas se couper les cheveux, poils, ongles), ne pas avoir de rapports sexuels, ne pas tuer de bêtes …ix de l’Hégire. Il inaugure alors le rite du hajj
La circumambulation
En arrivant à la Mecque, le pèlerin se rend devant la Kaaba, il en fait sept fois le tour en allant vers la droite en partant de la Pierre Noire. 
La course
Il doit ensuite courir entre deux buttes nommées Safâ et Marwa, distantes de 400 mètres l’une de l’autre ; il faut faire quatre fois l’aller et trois fois le retour en souvenir d’Agar, perdue dans le désert, affolée, sur le point de mourir de soif, et qui aurait couru entre ces deux buttes avant de trouver le puits sacré de Zemzem, non loin de l’emplacement de la Kaaba. 
La station
Le 9e jour, la foule se met en route vers le mont Arafat, situé à une vingtaine de kilomètres de la Mecque.
D’après la tradition, c’est au sommet de cette montagne, qu’Adam et Eve, chassés du paradis, se retrouvèrent, au Djebel Arafat, la Montagne de la Reconnaissance. 
Mais c’est surtout un endroit sacré parce que le prophète s’y est arrêté pendant son pèlerinage des Adieux. Le pèlerin prie debout, de midi au coucher du soleil. 
La lapidation de Satan et le sacrifice
Sur le trajet du retour, à Muzdalifa, le pèlerin fait provision de petits cailloux qui serviront le lendemain pour la Lapidation des stèles sataniques. Ce rite est basé sur un souvenir historique, celui d’Abraham, que Satan chercha par trois fois à faire désobéir à Dieu, lequel lui avait ordonné de sacrifier son fils Ismaël ; les trois fois, Abraham répondit au tentateur en le chassant à coups de pierres. 
Après la cérémonie de la lapidation, on procède au sacrifice des victimes : brebis, chèvres, moutons, ceci en souvenir du sacrifice d’Abraham, qui suivant la tradition, eut lieu à Mina. Mais le pèlerin immole aussi sa nature animale, ses passions mauvaises.
La dernière circumambulation
Le pèlerinage se termine par un nouveau «  tawaf «   de sept tours autour de la Kaaba.
 
On peut ramener de la source de Zemzem des flacons d’eau sacrée qui a des vertus curatives et accorde la baraka.
Chaque année, ce sont environ deux millions de fidèles qui se rendent au hajj. Un barême de mille pèlerins pour un million d’habitants est fixé pour tous les pays. En France, la communauté musulmane compte environ 7,06 % de la population totale soit environ 4 millions de personnes. On estime entre 15 et 18000 le nombre de fidèles qui effectuent chaque année le pèlerinage.
 
 
Le Pèlerin
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Published by Le Pèlerin - dans Algérie
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