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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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8 novembre 2007 4 08 /11 /novembre /2007 00:00

8 novembre 1942, il y a 65 ans..

 

Débarquement en Afrique du Nord

 

 

 

 

 

Je 8 novembre 1942, je naissais…à Hussein-Dey…Mais que s’est-il passé d’autre ce jour là en Algérie ?

 

 

 

Deux mots en guise d’historique

 

 

 

Ce débarquement marque le tournant de la guerre sur le front occidental, conjointement avec les victoires britannique à El Alamein et soviétique à Stalingrad.

 

Dès le début de la Seconde Guerre mondiale, les colonies françaises de cette région s'étaient placées sous l'autorité du gouvernement de Vichy, lui-même aux ordres de l'occupant allemand.

 

 

 

Le déroulement des opérations

 

 

 

Le 8 novembre 1942, les troupes anglaises et américaines débarquent en Afrique du Nord sous le commandement du général américain Dwight Eisenhower associé . au commandant anglais Cunningham C'est l'opération «Torch».

 

Au petit matin, 75 000 soldats anglais et américains débarquent sur les côtes du Maroc et de l'Algérie.

 

Résistance insensée

 

Au moment du débarquement anglo-saxon, l'amiral Darlan, dauphin du maréchal Pétain, se trouve par hasard à Alger où il est venu rendre visite à son fils malade. Il ordonne aux troupes françaises de résister à l'envahisseur.

Le rôle de la résistance française

 

 

Bien que le rôle de la résistance française ait été minime, les Américains ont pu débarquer sans opposition, encercler Alger, puis capturer la ville le soir même grâce à eux. alors qu'à Oran et au Maroc, les généraux et amiraux de Vichy accueillaient les Alliés à coups de canon et leur livraient un combat sanglant pendant 3 jours.

 

La résistance française, par son putsch d'Alger du 8 novembre 1942, a réussi à y neutraliser pendant 15 heures le XIXe Corps d'Armée vichyste.

 

Les Anglo-Saxons craignent en  effet que cette résistance de leurs ex-alliés ne permette aux Allemands de se ressaisir et de les renvoyer à la mer.

 

 

 

Heureusement, Darlan finit par signer la reddition d'Alger et les Anglo-Saxons obtiennent un arrêt des combats. Malgré ses graves compromissions avec les Allemands, l'amiral reçoit le titre de «haut-commissaire pour l'Afrique du Nord» à l'initiative du président américain Roosevelt (il s'ensuit beaucoup de remous en Angleterre et dans les maquis de France).

 

 

 

Les conséquences

 

 

 

Darlan sera assassiné à Alger le 24 décembre 1942 par un jeune fanatique royaliste et la fonction de haut-commissaire sera reprise par le trop intègre général Giraud, rival du général de Gaulle.

 

Malgré le débarquement, l'administration et les lois de Vichy restent en place en Afrique du Nord.

 

 

 

- Hitler réagit à l'invasion de l'Afrique du Nord par l'occupation de la «zone libre», en France, en violation des accords d' armistice du 22 juin 1940 avec le maréchal Pétain.

 

 

 

- La flotte française en rade à Toulon se saborde le 27 novembre sur ordre de l'amiral Jean de Laborde, pour échapper aux nazis sans avoir à se livrer aux ennemis traditionnels de la marine française, les Anglais !

 

 

 

- Ces accès d'humeur n'empêchent pas les Anglo-Saxons d'occuper rapidement le Maroc et l'Algérie. Dans le même temps, dans le désert libyen, le général Montgomery repousse l'Afrika Korps de Rommel.

 

 

 

-En Afrique, les Allemands et les Italiens n'ont pas d'autre issue que de se retrancher à Bizerte, en Tunisie.

 

 

 

-C'est la première reculade des Nazis depuis le déclenchement de la seconde guerre mondiale.

 

 

 

En janvier 1943, Roosevelt et Churchill se retrouvent à Casablanca pour une conférence où ils préparent la libération complète de l'Afrique du Nord et l'invasion de la Sicile.

 

 

 

Source Internet diverses

 

 

 

Le Pèlerin

 

 

 

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8 novembre 2007 4 08 /11 /novembre /2007 00:00
Elections Locales à Tipasa
Tout pour séduire Hadjout
 
Même si le coup d’envoi officiel de la campagne des élections communales du 29 novembre n’est pas encore donné, l’échiquier politique de la ville de Hadjout, wilaya de Tipasa, est, si on se réfère à l’ambiance qui y règne, déjà en effervescence.
 
 
Autrement dit, chaque parti politique, par le truchement des candidats de sa liste, a, a priori, mis sa machine de séduction en branle pour s’assurer, au bout de ces joutes, une majorité confortable au sein de cette importante APC qui, par voie de conséquence, assure au vainqueur un ancrage politique de taille à travers toute la région.
Partant de cet enjeu, toutes les formations politiques en lice ont misé, selon les affirmations de leurs représentants respectifs, sur des candidats compétents, intègres et surtout ayant une bonne réputation parmi leurs concitoyens.
«Je n’ai pas encore décidé à qui donner ma voix. Cela dit et comme un chat échaudé, je prendrai, cette fois-ci, tout mon temps afin que mon vote ira à celui qu’il le mérite, car, par empirisme, j’ai appris que la capacité de gérer les affaires de la cité ne se mesure pas seulement à la couleur politique du candidat, mais aussi sur sa compétence et sa personnalité», juge AbdelKader, un chômeur de 50 ans et natif de Hadjout. Les critères suggérés par notre vis-à-vis pour prétendre au poste du premier magistrat de la ville font pour ainsi dire l’unanimité chez tous les habitants apostrophés de Hadjout. En effet, de tous les propos recueillis, il ressort, plus au moins, deux constats. Le premier a trait à la primauté accordée aux qualités et aux capacités de gestion des postulants sur les bannières politiques qu’ils défendent et le second porte sur l’importance de l’acte de voter qui, en quelque façon, représente, à leurs yeux, l’unique recours pour user de leur souveraineté. «Avant, je me disais toujours que voter n’a pas d’importance, à vrai dire, je croyais que c’est une formalité qui sert juste à légitimer un processus. Mais force est de convenir que ma conviction d’avant est, je l’avoue, un raccourci qui a occulté mon rôle de citoyen, celui, justement de décider du sort de ma ville», confie Fayçal un jeune ingénieur. La détermination des habitants de Hadjout à user de leur droit constitutionnel est, en premier lieu, dictée par un ensemble de facteurs inhérents à la situation dans laquelle se confine, actuellement, leur commune. Avant d’aborder les préoccupations communes des Hadjoutis, il est nécessaire de dresser une fiche technique de cette cité, à vocation agricole et commerciale, de la wilaya de Tipasa.
 
Une Municipalité loin d’être déshéritée

Avec une superficie totale de 52,43 km2, la commune de Hadjout abrite, selon Kourad Rachid, le P/APC sortant, une population avoisinant les 63.000 âmes. Son parc logements est, d’après les dernières statistiques, fin 2004, établies par la wilaya, composé de 8017 habitations avec un taux d’occupation de 629 personnes par logement. Ce qui la place en pole position en matière de nombre de logements sur l’ensemble du territoire de Tipasa. Toujours est-il, une lecture profonde de ces chiffres permet de révéler l’existence, déjà en 2004, de pas moins de 452 habitats précaires repartis sur 12 sites distincts. Sur le plan relatif aux potentialités financières de l’agglomération, le président d’APC évalue le budget en cours à 19 milliards de centimes. Aussi, faut-il le rappeler, les pouvoirs publics ont, notamment dans le cadre du plan quinquennal d’aide à la relance économique, initié à Hadjout une multitude de projets touchant pratiquement tous les secteurs, à commencer par ceux du bâtiment et de l’hydraulique. A ce titre, on peut citer le programme de 1659 logements, tous segments confondus, dont 400 de type rural, sont réalisés ou en cours d’achèvement. Le réseau AEP couvre actuellement plus de 95% du territoire de la commune.
Devant cette perspective, il est loisible de conclure, à première vue, que cette municipalité est loin d’être déshéritée. Mais force est de reconnaître que derrière l’image, plus ou moins reluisante, une panoplie de problèmes de différents ordres se profilent, ce qui, par définition, relance la sempiternelle réflexion qui taraude l’esprit des habitants de Hadjout : est-ce que les élus locaux sont en mesure d’accompagner la politique nationale de développement par une gestion efficiente à même de garantir au final un impact positif sur la collectivité ?
 
Quand les moyens manquent le plus

Cette appréhension, somme toute légitime, est accentuée par l’état des lieux établi par les citoyens de cette commune. A vrai dire, toutes les analyses faites, soit par les postulants ou par les quelques électeurs interrogés, prêchent, abusivement ou objectivement, l’échec de l’ancienne équipe de l’exécutif de la commune dans leur gestion des affaires de la cité.
Sur le terrain, les répercussions de cet «échec» se sont, de l’avis de ces derniers, matérialisées par une dégradation sensible de l’environnement, l’expansion tentaculaire du marché informel et la question des constructions illicites, notamment celle relative à l’éradication des bidonvilles et l’affectation des familles qui y survivent dans des appartements décents.
Entretenu au sujet de ses trois lancinants problèmes, le président d’APC sortant oppose à ce constat son bilan ainsi que le manque de moyens qu’accuse la commune. «Certes, il est impensable de prétendre que le phénomène de l’informel est dérisoire, mais ce n’est pas une raison pour occulter les efforts que nous déployons pour le contenir. Mieux encore, nous avons en concertation avec les autorités de la wilaya, dégagé une assiette pour construire un nouveau marché. L’étude de ce projet est achevée, et ses travaux seront lancés sous peu. Ainsi, dès sa réception, ce problème sera à mon sens définitivement résolu». Pour ce qui est de la propreté de la ville, il dira : «sur ce registre, je peux avancer, à notre décharge, le manque de moyens dont fait preuve notre commune pour assurer d’une façon optimale la collecte des ordures. Malgré ce déficit et en plus du recours à l’affichage pour informer les citoyens sur les horaires du ramassage des déchets ménagers, nos équipes d’éboueurs procèdent après la fermeture du marché à son nettoyage». Avant de conclure : «s’agissant des habitations précaires, nous en avons recensé en tout 500. Les familles qui y résident seront toutes prises en charge. Afin d’éviter, dans le futur, le squat des assiettes récupérées, celles-ci accueilleront des projets d’utilités publiques ou de nouvelles constructions».
 
“Si je suis élu....”

Bien que le P/APC sortant tire de la satisfaction du bilan de son mandat, les postulants à son poste ne se gênent pas, pour autant, du moins pour quelques-uns d’entre eux, de brosser un tableau noir de sa gestion.
Président de l’APC de Hadjout durant la période allant de 2000 à 2002, Daoud Amar, tête de liste RND et actuellement consultant chez plusieurs entreprises étrangères établies en Algérie, est on ne peut plus clair : «je ne suis pas partisan de la politique de la table rase. Je m’explique, si je suis élu, je ferai de mon mieux pour achever les projets déjà inscrits dans le calendrier de l’ancienne équipe. Cependant, ils doivent (les projets) au préalable recevoir l’aval de la future assemblée. Cela étant dit, ma première préoccupation est, avant tout, de réhabiliter la confiance entre les élus et les administrés. Seulement, cet objectif ne peut être atteint que dans un climat de transparence. En d’autres termes, l’acte de voter n’est que la première étape du devoir des citoyens. La seconde exige d’eux de participer d’une manière active dans la gestion des affaires de leur cité. Ils doivent contrôler dans la mesure des limites de la loi l’action de leurs élus». Tout en s’inspirant du projet de société de sa formation politique, le programme que soumettra Daoud Amar aux Hadjoutis contiendra également «des propositions en adéquation avec les besoins et les spécificités de la commune». A titre illustratif, notre interlocuteur énumère «le retour au tracé urbain initial comme mesure préventive contre la prolifération des constructions illicites. Car, rien qu’en cette matière, nous avons recensé 1500 infractions. Alors pour résoudre ce problème et tant d’autres, nous soumettrons à nos concitoyens, dans le cadre de notre politique urbaine, des propositions ainsi que des mesures à même de redorer le blason de notre ville, mieux, faire d’elle la cité un bijou de la Mitidja. Concernant les lieux de négoce, une mesure urgente doit être prise pour le réguler afin de pallier l’anarchie qui y règne. Aussi, le premier indicateur de la gestion d’une ville est indéniablement sa propreté et l’entretien de ses rues. Sur ce registre je n’ai aucun complexe, mon dernier passage à l’A.P.C a été de l’avis de tous mes concitoyens la preuve palpable de mon attachement à l’environnement. Tout le monde peut témoigner sur les actions que j’ai déjà entreprises ». Pour ce qui est de ses propositions sur les plans économique et social, le numéro 1 de la liste RND confie «en premier lieu et pour une prise en charge efficace du dossier du chômage, nous dresserons, régulièrement aux autorités, concernées les statistiques réelles inhérentes au nombre de chômeurs dans la communes. En outre, nous envisageons de formuler des propositions concrètes pour relancer la zone d’activité de Hadjout. A ces initiatives nous comptons réunir toutes les conditions nécessaires pour attirer les investisseurs».
 
RCD : “la gestion de la commune a été un véritable échec”

Pour sa part, la tête de liste du RCD, Moulahcene Mokrane, diplômé universitaire et PES en mathématiques, affirme que «la gestion de la ville de Hadjout durant les dix dernières années a été un véritable échec. Pour preuve, aucune structure ne remplit convenablement sa mission, à commencer par les maisons de jeunes et autres centres culturels. A mon avis, ces derniers servent à tout sauf à nos jeunes et moins jeunes qui sont malheureusement la proie de choix de la délinquance. Alors devant ce seul constat, il est exigé de nous une approche plus réaliste lors de la prise en charge des problèmes et besoins de la collectivité. Cela dit, il ne suffit pas seulement de lancer des projets de développement, mais aussi il faut que ceux-ci soient dès leur réception, exploités pour le bien de tous. Pour résumer, ces projets ne doivent plus servir uniquement les statistiques d’une croissance virtuelle ; ils doivent être le cadre d’une réelle dynamique sur le plan local. En conclusion, l’APC est le maillon fort permettant un impact positif de toute politique nationale. Par ailleurs, pour qu’elle (l’APC) puisse être cette courroie et l’instance suprême en matière de gestion des affaires de la commune, elle se doit de composer avec ses administrés, c'est-à-dire leur permettre de contrôler ses actions et les associer à chaque fois que leur avis devienne indispensable pour délibérer».
 
Le FLN Pour l’encouragement de l’investissement économique

Tout en déplorant les insuffisances actuelles, le numéro un de la liste FLN, Ettouil Mohamed, cadre aux Assurances, fait de son programme et la représentativité des candidats de sa liste le cheval de bataille qui permettrait à l’ex-parti unique de garder les rênes de l’APC. «Les noms portés sur notre liste sont le résultat d’un large consensus auprès de notre base. Ils ont été retenus également pour leur intégrité et leur compétence. Concernant notre programme qui est déjà fin prêt, il renferme des propositions et des initiatives précises et concrètes. A vrai dire et pour résumer, notre programme s’articule autour des questions ayant trait au cadre de vie en général dans la commune, l’encouragement de l’investissement économique, la régulation des espaces commerciaux par la construction d’un marché réponadant à toutes les commodités ainsi que d’autres mesures portant l’amélioration des conditions essentielles pour le bien-être des citoyens», résume la tête de liste FLN.
Tout compte fait, «nous attendons de la future APC des actions concrètes, pas uniquement des discours sans lendemains. Et le meilleur moyen pour les élus de remplir leur part de contrat qui les lient à nous est d’user de leurs prérogatives pour l’intérêt de la collectivité», souhaite un groupe de jeunes Hadjoutis.
An attendant l’issue de ce scrutin, avis aux candidats.

Source La Tribune
 
Le Pèlerin
 
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7 novembre 2007 3 07 /11 /novembre /2007 10:00

Le rite du Hajj, le pèlerinage à La Mecque

 
 
C’est le seul vrai pèlerinage de l’Islam, bien qu’il y ait des pèlerinages locaux, dans tout le monde musulman, à des tombes de saints. Il a lieu environ quarante jours après le Ramadan.
 
Les lieux : la trace des prophètes
 
La Mecque est située en Arabie Saoudite, c’est là qu’est né le prophète Mahomet et qu’il a prêché la nouvelle religion. Elle est le pôle historique et spirituel de l’Islam vers lequel s’orientent cinq fois par jour les musulmans en prière.
La Mosquée Sainte aux sept minarets abrite les hauts lieux de l’Islam :
la Kaaba, édifice cubique de 15 mètres de haut environ, voilé de noir, a été construite, dit la tradition, par Abraham et Ismaël, à l’endroit présumé où Adam aurait bâti le premier temple de l’humanité. L’ange Gabriel apporta lui-même la pierre angulaire, qui, chargée des péchés des hommes, va devenir la Pierre Noire. L’édifice achevé, Abraham, monté sur une pierre, le Maqâm Ibrâhîm (la station d’Abraham), où l’on vénère encore la trace de ses deux pieds, a convoqué tous les hommes présents ou à venir, à accomplir le pèlerinage. 
le puits de Zemzem (le bruissement de la source)
la galerie de procession entre as-Safà et al-Marwah.
ci-contre, dessin de la Kaaba réalisé d’après une miniature du XVIIème siècle
 
Les rites du pèlerinage
La sacralisation
Le pèlerinage est le cinquième pilier de l’Islam, à l’imitation du Prophète qui s’est rendu à la Mecque, accompagné d’un grand nombre de musulmans, le douzième mois de l’an d Le pèlerin porte un habit particulier de deux pièces d’étoffe, blanc comme un linceul, sans aucune couture ; les femmes, elles, portent une robe très longue cousue et cachant le visage. 
Pendant la durée du pèlerinage, le pèlerin doit respecter un certain nombre d’interdits (ne pas se couper les cheveux, poils, ongles), ne pas avoir de rapports sexuels, ne pas tuer de bêtes …ix de l’Hégire. Il inaugure alors le rite du hajj
La circumambulation
En arrivant à la Mecque, le pèlerin se rend devant la Kaaba, il en fait sept fois le tour en allant vers la droite en partant de la Pierre Noire. 
La course
Il doit ensuite courir entre deux buttes nommées Safâ et Marwa, distantes de 400 mètres l’une de l’autre ; il faut faire quatre fois l’aller et trois fois le retour en souvenir d’Agar, perdue dans le désert, affolée, sur le point de mourir de soif, et qui aurait couru entre ces deux buttes avant de trouver le puits sacré de Zemzem, non loin de l’emplacement de la Kaaba. 
La station
Le 9e jour, la foule se met en route vers le mont Arafat, situé à une vingtaine de kilomètres de la Mecque.
D’après la tradition, c’est au sommet de cette montagne, qu’Adam et Eve, chassés du paradis, se retrouvèrent, au Djebel Arafat, la Montagne de la Reconnaissance. 
Mais c’est surtout un endroit sacré parce que le prophète s’y est arrêté pendant son pèlerinage des Adieux. Le pèlerin prie debout, de midi au coucher du soleil. 
La lapidation de Satan et le sacrifice
Sur le trajet du retour, à Muzdalifa, le pèlerin fait provision de petits cailloux qui serviront le lendemain pour la Lapidation des stèles sataniques. Ce rite est basé sur un souvenir historique, celui d’Abraham, que Satan chercha par trois fois à faire désobéir à Dieu, lequel lui avait ordonné de sacrifier son fils Ismaël ; les trois fois, Abraham répondit au tentateur en le chassant à coups de pierres. 
Après la cérémonie de la lapidation, on procède au sacrifice des victimes : brebis, chèvres, moutons, ceci en souvenir du sacrifice d’Abraham, qui suivant la tradition, eut lieu à Mina. Mais le pèlerin immole aussi sa nature animale, ses passions mauvaises.
La dernière circumambulation
Le pèlerinage se termine par un nouveau «  tawaf «   de sept tours autour de la Kaaba.
 
On peut ramener de la source de Zemzem des flacons d’eau sacrée qui a des vertus curatives et accorde la baraka.
Chaque année, ce sont environ deux millions de fidèles qui se rendent au hajj. Un barême de mille pèlerins pour un million d’habitants est fixé pour tous les pays. En France, la communauté musulmane compte environ 7,06 % de la population totale soit environ 4 millions de personnes. On estime entre 15 et 18000 le nombre de fidèles qui effectuent chaque année le pèlerinage.
 
 
Le Pèlerin
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7 novembre 2007 3 07 /11 /novembre /2007 00:40

Reflet d’un temps et de tous les temps


moliere.jpg

Molière et son théâtre

Molière a su faire de la réalité et des traits de caractère un terrain d’investigation pour la production de comédies à valeur universelle et d’actualité. Depuis les origines de l’humanité jusqu’à nos jours et partout dans le monde, on a côtoyé des Philanthrope, Misanthrope, Don Juan, Tartuffe, avec cette seule différence que dans certains pays, ces personnages agissent dans l’ombre ou en eaux troubles, pour des raisons socioculturelles explicables.

Qui était donc Molière ?

Un écrivain de tous les temps dont les œuvres théâtrales représentant soixante et un actes connus et conservés, peuvent se jouer n’importe où dans le monde. Ses pièces, d’une haute tenue, littéraires pour leur forme versifiée et leur style relevé, rappellent à l’ordre en les tournant en dérision tous les hypocrites, fourbes, vicieux, prétentieux, vaniteux, sans gêne, mythomanes, tous les dévoyés de la société dont le comportement entraîne des troubles, peurs, angoisses, méfiances de toutes sortes.
Il est possible, comme certains le disent, que ses comédies aient été inspirées de sa vie privée marquée par ses luttes, lectures, voyages, fréquentations, amours. Mais il avait le don de comédien alors que ses proches le destinaient à une carrière bourgeoise. Il a même été un novateur en matière de dramaturgie pour avoir été un excellent chanteur, un excellent danseur et un excellent mime. Il se produisait d’ailleurs avec beaucoup d’aise en compagnie des plus célèbres artistes lyriques et chorégraphes de son temps.
Molière a été un excellent comédien, mais il a touché à la tragédie en produisant lui-même des œuvres tragiques. Pourtant, tout le monde lui avait contesté ses qualités de tragédien alors qu’il s’est risqué à écrire des pièces du domaine.
En plus de sa longue carrière de comédien émérite, Molière a été un grand metteur en  scène directeur d’acteurs sachant utiliser tous les talents et faiblesses de ses comédiens pour la pleine satisfaction du public. Il avait même la passion des comédies parlées dans les grands spectacles à imposante figuration. Il faut rappeler que l’excellent dramaturge s’est beaucoup préoccupé de la situation matérielle de ses comédiens, en nombre constant et avec des rôles correspondant à chacun. Pour ne pas renouveler la faillite de son premier théâtre «L’illustre théâtre», il trouvait moyen de faire le plein des salles en recourant à divers subterfuges, voire à des moyens publicitaires pour faire connaître ses grandes comédies en cinq actes et en vers.
La grande particularité de Molière, qui a fait de lui un homme de théâtre adulé, c’est bien la diversité aussi bien dans la forme que dans le contenu, dans le ton que dans le contenu de ses pièces théâtrales. Il refusait de s’enfermer dans un style, des normes établies une fois pour toutes. Ce qu’il avait produit devait s’appeler «un théâtre total». Près d’un tiers de son œuvre est constitué de comédies ballets (quatorze pièces font intervenir la musique et associent le chant, la parole et la danse).
«Les Précieuses ridicules», classée dans le genre farce, donne à voir Molière danser avec Magdelon et Jodelet au son des violons. On a fait courir le bruit que Molière restait attaché à cette nouveauté dramatique, mais à contrecœur pour procurer du divertissement et se soumettre aux exigences d’un souverain frivole. Cependant, le succès lui avait procuré les moyens de bien composer ses ouvrages porteurs de sens, surtout d’une philosophie.
Amuseur superficiel, Molière a rencontré trop de haines contre lesquelles il a mené des luttes. Ses pièces théâtrales devaient être dérangeantes ; elles exprimaient des messages clairs, aussi univoques qu’un pamphlet. La vie des personnages, leurs caractères, leurs affrontements expliquaient parfaitement ce qu’il avait à cœur : «Les exemples vivants sont d’un autre pouvoir. Et en dépit des passions et de la logique des situations, ses pièces se terminaient bien et on présentait Molière comme le précurseur du drame bourgeois. Il portait sur les hommes et les institutions de son temps un regard distancié et objectif. Il se contentait de dénoncer, dévoiler, sans être masqué pour plus d’efficacité».
Durant sa vie, Molière a été le peintre à la plume acérée de son temps, de tous les temps et de tous les pays. Certains l’ont même accusé de rébellion contre les dominants. Il a fait la chasse contre tous les faux monnayeurs de la morale, de la poésie, de la science,  bien qu’il ait fait preuve d’admiration pour la bourgeoisie en éprouvant aussi une sorte d’angoisse existentielle de l’homme écrasé par sa faiblesse.

Son œuvre, objet de souci des hommes de théâtre

Molière demeure vivant malgré les siècles qui nous séparent de lui. De nombreux metteurs en scène se sont attachés à faire revivre toutes les comédies de ce grand homme, inscrit également aux programmes des lycéens et des universitaires. Quelques analystes de talent ont mis en évidence, avec arguments à l’appui, les liens existant entre les personnages et leurs discours, à l’exemple de Don Juan et d’Alceste.  Les acteurs sont choisis, au cours des représentations toujours grandioses, en fonction de leur capacité à exercer cette maïeutique qui procure une interprétation satisfaisante des rôles. La maïeutique dans le langage socratique, c’est l’art de faire découvrir au spectateur-destinataire les secrets et toute l’intériorité du personnage incarné.
Voici ce que dit un metteur en scène du «Malade imaginaire», belle pièce au sujet éternellement instructif et d’actualité : «La pièce, pour moi, se nourrit de ces derniers instants. Que Molière l’ait écrite, répétée, jouée alors qu’il se savait condamné ne peut pas ne pas être pris en compte dans le regard que je jette aujourd’hui sur le Malade.» La pièce traduit l’obsession de la mort à travers la maladie et la relation au médecin. Cette image de la mort est sans cesse exorcisée à coups de remèdes et d’abandon au savoir des médecins. Le malade, qui a pris figure de Molière, se laisse aller comme une marionnette sur le bras d’un fauteuil.
Toute la polysémie du texte dramatique est mise en relief par le rôle de chaque personnage qui se meut du mieux qu’il peut dans son accoutrement approprié. Le dessein comique de Molière est de pousser la pièce à la bouffonnerie. Cependant, aux dires des spécialistes, la mise en scène manque toujours de cohérence et de rythme. Le but de la représentation est de permettre une analyse du contenu de chaque pièce et une réflexion sur le rapport entre acteurs et œuvre choisie. C’est le cas du Misanthrope où chaque personnage a son comportement de classe avec une nette prédominance des aristocrates domestiqués par la vie de cour, de la morale, de l’histoire. A l’amour d’Arsinoé pour Alceste dans lequel baigne la pièce, s’ajoute la haine du même Alceste pour Philinte et tous les hommes. C’est à croire que Molière adorait mettre en scène des personnages diamétralement opposés pour permettre au public d’accéder plus facilement aux messages et de mieux en saisir l’essence de la quintessence. Ainsi au flegme de Philinte face à l’hérésie des hommes en société, Molière oppose la bile d’Alceste. Le dramaturge a mis en évidence l’existence de deux personnages que l’on côtoie même de nos jours : le Misanthrope qui déteste les hommes pour leurs fourberies, leurs vices, et le Philanthrope qui s’accommode de toutes les situations et de chaque individu en société parce qu’il sait qu’il n’y a pas d’autre manière de vivre pour garder son équilibre mental et pour tirer le maximum de profits de chacun. Lacan, qui décèle un degré pathologique en Alceste, parle de la «passion de démontrer à tous son unicité, fût-ce dans l’isolement de la victime où il trouve au dernier acte sa satisfaction amèrement jubilatoire.» La question fondamentale que pose la pièce est : «Comment vivre en société ?», question encore plus que d’actualité et qui se pose avec plus d’acuité.

Rôle déterminant des metteurs en scène des films relatifs à ses comédies

Jusqu’à nos jours, on continue de mettre en scène les comédies et tragédies de Molière à la lumière de l’expérience ou des échecs passés. Pour une pleine réussite, on choisit des acteurs qui se mettent bien dans la peau des personnages. Dans un monde où le théâtre et le cinéma sont redevenus des sources d’enrichissement, on déploie tous les efforts pour intéresser le public.
Au cas où les spectateurs refuseraient de se déplacer pour voir la scène du direct, on va lui apporter le spectacle théâtral à son domicile, moyennant réalisation de films. Tout le théâtre de Molière a été pris en charge par le cinéma. La caméra a permis de corriger toutes les imperfections des acteurs et d’atteindre la perfection, y compris dans les décors qui sont d’une richesse et d’une exactitude fort séduisantes. Avec les pièces filmées, les metteurs en scène donnent le meilleur d’eux-mêmes en exigeant l’amélioration des décors, des salles, de l’éclairage, des costumes, des maquillages ; ceci par souci de précision et de vérité.
En fait, le but de la comédie ou tragi-comédie, c’est de mettre l’accent sur le malheur des temps, la souffrance du peuple sous la tyrannie des dominants. Le théâtre est formateur. Il nous libère de tous les complexes, nous rend conscients de ce que nous sommes et de ce qu’on devrait être. Il nous aide à avoir une vision de soi-même et des autres, à être en harmonie avec soi-même, à nous remettre en question. Un peuple sans spectacle théâtral, une fois par semaine, reste stagnant puis périclite.
Tartuffe, qui véhicule le vécu de la société face à un pouvoir royal absolu, n’a pas été applaudi par Louis XIV, mais elle l’a été après. Mais il y a toujours un peu de la vie de Molière dans chaque pièce que les acteurs traduisent souvent de manière implicite. C’est le cas dans Tartuffe, l’école des femmes, Don Juan
 

Pour tout savoir sur la vie de Molière, cliquez sur le lien ci-dessous

http://www.toutmoliere.net/index.html 

Source La Littérature Française

Le Pèlerin

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7 novembre 2007 3 07 /11 /novembre /2007 00:05

Sale temps pour les importateurs de la pièce détachée usagée automobile

Les importateurs et commerçants en pièce détachée usagée automobile comptent entamer une action commune contre les mesures qui restreignent leurs activités depuis quelque temps. En effet, les mesures restrictives prises par l’administration des Douanes, visant à interdire l’importation des pièces détachées usagées automobiles comme les suspensions, les directions, les carrosseries et les moteurs ont fini par étouffer la profession. Une telle situation ne manquera pas d’avoir des répercussions graves qui profiteront à certains lobbys de la pièce détachée, estime-t-on dans les milieux de la profession. A Oran, dans le quartier de Bastille où prolifèrent les boutiques spécialisées dans la pièce détachée, plusieurs magasins ont déjà baissé rideau et le risque de complication quant à la rareté de la pièce détachée et l’augmentation des prix pratiqués sur le marché n’est plus à écarter.
Cela est d’autant plus réel que le parc automobile a connu une forte évolution. A qui profite une telle situation ? Dans une correspondance adressée au président de la République, quelque 200 commerçants de cette activité importante énoncent les multiples contraintes. «Il existe des velléités certaines de mettre un terme à notre activité d’importation et de vente de la pièce détachée usagée», note un représentant de la profession qui compte s’organiser en association afin de mieux défendre ses intérêts. C’est au niveau du port d’Oran que les commerçants sont les plus vulnérables et supportent le plus de désagréments et de contraintes de la part des agents de l’administration douanière, surtout avec les récentes obligations de déclarer sur l’honneur sur une attestation dûment signée par le commerçant de ne rien importer et de déclarer toutes marchandises en sa possession. Cela alors que les mesures coercitives vont jusqu’à la saisie du véhicule et de la marchandise avec le paiement d’une amende équivalant à la valeur de la marchandise saisie sans compter les peines d’emprisonnement de deux à six mois qui pourraient être retenues contre eux.
Des mesures qui criminalisent la profession de commerce et d’importation de la pièce détachée usagée automobile qui s’acquitte de ses taxes et impôts et de toute la batterie fiscale. «Nous ne sommes pas des trabendistes pour nous imposer ces mesures. Nous importons la pièce détachée d’origine, même si elle est usagée. Or, le marché grouille de pièces détachées taïwanes. Pourquoi ne pas y mettre un terme ? Pourquoi ne les bouscule-t-on pas ? Sont-ils si puissants que ça à telle enseigne qu’ils veulent nous bloquer. Nous savons que la pièce détachée d’origine est très chère. Mais, nous, on importe la pièce d’origine. Même si elle usagée, elle fonctionne mieux que celle taïwane», notent les commerçants de la place de la Bastille.
Ces derniers estiment qu’il existe dans le pays des villages entiers dédiés à la pièce détachée usagée, comme c’est le cas dans l’Algérois ou encore dans l’Est (Tadjenet). «Va-t-on les supprimer et mettre au chômage des centaines de familles ?» s’interroge-t-on.
En attendant que les autorités douanières daignent bien les recevoir à Oran, les commerçants de la pièce détachée usagée automobile espèrent décrocher une audience auprès du président de la République.

Source el Watan

Le Pèlerin

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7 novembre 2007 3 07 /11 /novembre /2007 00:04

Ponts et Chaussées

 
Il est 8h00 le matin. Une Renault 5 des Ponts et Chaussées s'arrête sur une petite route de campagne suivie de peu par une fourgonnette. Cinq hommes descendent du fourgon et l'un d'eux s'adresse au chef dans 
la R5:
 " Chef, on a oublié de prendre les pelles !!! "
 " Vous faites chier les gars... Attendez je téléphone au dépôt ! "
 Le chef prend son combiné dans la voiture.
 " Allô ? Marcel ? Dis donc il te reste des pelles au dépôt ? "
 " Oui, répond le gars à l'autre bout du fil, il t'en faut combien? "
 Alors le chef se retourne vers ceux du fourgon.
 " Combien vous êtes ? "
 " Cinq " , répondent les autres.
 " Cinq " , reprend le chef au téléphone.
 " OK " , lui dit le gars du dépôt, " tu les auras cet après-midi "
 " OK salut ! " et il raccroche.
 Le chef se tourne à nouveau vers les gars :
C'est bon, on aura cinq pelles cet après-midi ! "
 " Ben, chef ? Qu'est ce qu'on fait en attendant ? "
 " Je ne sais pas moi, appuyez vous sur autre chose !!! "
 
De la part d’une Correspondante
 
Le Pèlerin
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7 novembre 2007 3 07 /11 /novembre /2007 00:03
Le Quartier Trottier et le champ Vert
 
Je suis né en haut du quartier Navarre; vous dire exactement où serait vous mentir…je n’y ai vécu que quelque temps.. Je garde la vision de la terrasse dans laquelle j’ai passé de longs moments…Je me souviens du nom des propriétaire …les Soliveres qui tenaient un magasin au marché central d’Hussein-Dey..
La famille n’était pas riche; nous étions quatre , mon père, ma mère, ma sœur et moi, alors nous avons passé quelque temps au Foyer Municipal où mon oncle Rolland vivait…Il était alors secrétaire de mairie de la ville d’Hussein-Dey.
Puis nous avons déménagé rue Etienne.. tout près du lieu où vivait Loulou (je pense que nous avons été voisin) ….voir son site…(9ruetienne)
Vous dire que la rue Etienne était un coin salubre c’était aller vite en besogne…Toujours est-il que j’étais tellement malingre , que le docteur Carnet dit alors à ma mère :
« Si vous voulez que votre fils vive longtemps il lui faudra vivre au soleil…»
C’est étrange j’ai communiqué récemment avec Louis Granger (dit Loulou)..le docteur Carnet fit le même diagnostic à son égard….tant et si bien que pour lui, toute la famille s’en est allée dans…la région de Nantes alors qu’il était encore très jeune et que…. depuis il pleure son Algérie perdue…
Ma mère s’en est donc allé plus haut vers le soleil..et c’est là qu’elle trouva aux alentours des années 45/46 une petite maison alors habitée par la famille Notto.
Les Notto étaient sur le point de déménager plus haut rue François Mamo (si mes souvenirs sont exacts)
La propriétaire était ni plus ni moins que la grand mère de Françoise Cortés que l’on connaîtra plus tard sous le nom de Françoise Fabian.
La maison se situait au 86 rue Parnet, à l’angle de la rue Parnet et de la rue Charcot
J’ai une photo de l’époque datant de 1941….alors que les Notto l’habitaient…
Deux pièces cuisine un WC pas de salle de bain, juste un petit lavabo dans les WC …enfin presque comme nombre d’entre nous…
Il y avait un minuscule petit jardin et toutefois deux citronniers quatre saisons magnifiques, un petit néflier ainsi qu’un oranger.
En fait les citronniers avaient pris leurs places et les deux autres arbres peinaient à produire faute de place…
 
C’est là que j’ai vécu les moments les plus merveilleux de ma vie en Algérie
 
Et oui il faut dire qu’à l’époque les champs étaient à proximité, il n’y avait pas le moindre immeuble…..et je passerai ma vie dehors, avec les amis…les copains….et ils étaient nombreux.. Je ne vous citerai pas leurs noms car nombreux sont ceux qui ont désormais coupé les ponts avec l’Algérie et qui seraient agacés de voir leurs noms figurer au sein d’une telle prose….cela me valut même des inimitiés donc …
Enfin à l’époque je ne connaissait pas cela…et il y avait les champs…les espaces …et le mythique Champ Vert…
Ce champ vert sur lequel se situe actuellement le «Paramédical» j’en connaissais sa topographie par cœur, tant je l’ai sillonné, pendant près de quinze ans…pourtant sa topographie a changé en quinze années…des anecdotes j’en ai de nombreuses et je me propose de vous les conter
 
 
A suivre
 
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6 novembre 2007 2 06 /11 /novembre /2007 00:16
Algérie: Recul de la croissance malgré la manne pétrolière
 
Un nouveau rapport relayé par la presse algérienne, mercredi, montre que l’Algérie accuse un recul de croissance malgré ses importantes ressources.


L’Algérie, mauvais élève en matière de croissance. Le conseil de l’Union économique arabe le classe sur la liste des cinq pays arabes à avoir accusé un recul durant l’année 2006. C’est ce qu’il indique dans son rapport, dont a fait écho la presse algérienne, mercredi, bien avant sa présentation prévue le 7 juin, en session ministérielle. Ce conseil y souligne que la conjoncture favorable, marquée par la hausse des cours des hydrocarbures, n’a pas pu redresser la situation. Et de rappeler que le taux de croissance en Algérie a été estimé à 3% par le Fonds monétaire international (FMI). Contrairement à cette baisse de croissance, l’inflation en Algérie, elle, a connu une hausse, d’après le rapport.
Le taux de cette inflation a atteint 2,5% en 2006, contre 1,6% l’année précédente, selon l’Office national algérien des statistiques, cité dans la presse algérienne, jeudi.
Côté prévision, cette fois-ci, il n’y a pas lieu à l’optimisme. En tout cas, le rapport de la Banque mondiale sur « le financement du développement dans le monde en 2007 », cité dans la presse algérienne, laisse entendre que le taux de croissance en Algérie continuera à chuter. Il ne devrait pas, ainsi, dépasser 2,5% au cours de cette année. L’investissement de plus de 150 milliards de dollars pour des projets de développement depuis 2001 semble ne pas avoir eu d’impact favorable sur la croissance, souligne la source. Même remarque pour ce qui est des flux des capitaux enregistrés par les pays en développement n’ayant pas non plus entraîné des bénéfices pour l’Algérie en 2006.
Les taux de croissance, relève la BM, enregistrés par ce pays, au cours des dernières années, s’avèrent être insuffisants par rapport à l’objectif d’insuffler une dynamique dans l’économie algérienne et de réduire le taux de chômage. Pour la BM, le recul qu’accuse la croissance en Algérie montre que ce pays ne bénéficie pas non plus de la richesse de ses ressources. Alors que d’autres pays, n’ayant pas la même chance, fait remarquer la source, ont pu réaliser de bonnes performances.
L’économie nationale de l’Algérie n’est pas prête de remonter à la surface. D’après la presse algérienne, qui cite, mercredi, Klaus Bünger, ex-ministre délégué du ministère allemand de l’Economie, l’Algérie souffre d’un manque de compétitivité de l’économie hors hydrocarbures. Les entraves évoquées « le contrôle des devises, les transferts à l’étranger, conditionnés en plus d’un climat des affaires qui n’est pas particulièrement attractif». L’ex-ministre allemand fait référence, dans ce sens, à un rapport dressé par le FMI qui dégage dix contraintes à l’économie nationale algérienne. « Le manque de compétitivité, les pratiques informelles, les insuffisances en matière de financement, les taux d’intérêt trop élevés et des impôts tout aussi élevés pour les PME, le difficile accès au foncier, une administration fiscale trop lente, un degré de corruption assez élevé, qui règne dans votre pays, les incertitudes par manque de projections économiques, une régulation et des procédures trop lourdes pour créer des entreprises, l’absence de compétences et le manque de formation des ressources humaines ». Ces obstacles classent l’Algérie, selon cette source, à la 134e place sur les 150 pays en voie de libéralisation. L’ex-ministre allemand estime, ainsi, en conclusion, qu’il y a «difficultés de prouver l’attractivité du pays». Et de préciser, rapporte la presse algérienne, qu’à l’exception du risque pays, l’Algérie est mal notée par le FMI pour ce qui est des indicateurs comme la gouvernance, les financements et la corruption.


Source Horizons
 
Le Pèlerin

 
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6 novembre 2007 2 06 /11 /novembre /2007 00:14

Les Enjeux De L’union Méditerranéenne
Entre voeux pieux et dure réalité

«Participer à la réflexion sur les jeux de l’Union méditerranéenne contribue-t-il, d’après Jacques Berque, à «construire l’inévitable» ou participe-t-il d’un effet de suivisme que les pays du Sud méditerranéen ont subi bien plus qu’ils n’ont provoqué?» Introduction du Care.
Le Cercle pour l’action et la réflexion autour de l’entreprise (Care), dirigé par Samir Hamouda, a organisé, le 3 novembre à l’hôtel Sofitel à Alger, un débat sur «Les enjeux de l’Union méditerranéenne». Il accueille pour l’occasion, le Cercle des économistes français, dirigé par Jean-Louis Lorenzi. La manifestation est coorganisée avec le Centre de recherche en économie appliquée et développement (Cread) et le quotidien El Khabar. Pour discuter du projet lancé par le nouveau président français, ont été invités, entre autres, Mouloud Hamrouche et Smaïl Hamdani, anciens chefs de gouvernement, et Hubert Védrine, ancien ministre socialiste des Affaires étrangères français.
Tout a commencé avec la volonté du président français de lancer une initiative sur l’Union méditerranéenne. Nicolas Sarkozy, soucieux du court et moyen termes et de la conjoncture géopolitique actuelle, lance, dès son élection le 6 mai 2007, «un appel à tous les peuples de la Méditerranée pour leur dire que c’est en Méditerranée que tout se joue et que nous devons surmonter toutes les haines pour laisser la place à un grand rêve de paix et de civilisation». L’idée est de faire contrepoids à l’Europe du Nord avec sa religion du marché, son univers le plus ouvert possible. Les intérêts économiques cimentent les pays d’Europe du Nord. D’influences anglo-saxonnes, ils sont pro-atlantiques. On invente alors le concept d’Europe du Sud où les pays sont beaucoup plus favorables à une intégration politique. La Méditerranée riche, celle de l’Union européenne, pèse plus de 15% dans le commerce mondial; la Méditerranée pauvre, celle des pays du Sud et de l’Est, moins de 3%. En termes de produit national brut par habitant, la Méditerranée européenne pèse cinq fois plus que l’ensemble des Psem. Aujourd’hui, la croissance annuelle de la population des pays de l’Arc latin se situe entre 0 et 0,5% alors que celle de la plupart des Psem se situe entre 2,5 et 3%. L’Union européenne a demandé à Sarkozy de clarifier son initiative afin qu’elle ne heurte pas le processus euroméditerranéen de Barcelone (lancé en 1995) et la politique de voisinage européenne (PEV). Alger, Rabat et Tunis sont, sur le principe, favorables au projet de la France.
«A quelles conditions peut-on créer une union méditerranéenne?», «Zone de libre-échange ou projet politique?», «Quels instruments de développement pour une Union méditerranéenne?», «Quelles allocations de ressources au sein de l’Union méditerranéenne?» Autant de questions qui ont été débattues sans pour autant aboutir à quelque chose de palpable.

L’Europe a aussi besoin du Sud

Lors de ce débat, les intervenants du côté français faisaient preuve de conviction alors que les Algériens demeuraient sceptiques. Deux interventions remarquables ont retenu notre attention: celle de Abderrahmane Hadj Nacer, ancien gouverneur de la Banque centrale et celle de Jean-Louis Guigou. A leur façon, ils ont été sincères dans la manière de poser les termes du débat. Pour Abderrahmane Hadj Nacer, cette proposition d’union ne repose sur rien de concret, beaucoup de bonnes intentions; il rappelle que le chancelier Kohl avait maintes fois demandé au président Mitterrand d’aller avec lui à Alger. «Ce n’est pas le moment». On n’a pas cessé de dire qu’au Sud, on n’est pas prêt et qu’on demande trop d’argent. C’est pourtant ce même Sud qui place 100 milliards d’euros d’épargne en Europe et aux Etats-Unis. Et ce même Sud qui a des IDE, 7 milliards d’euros au Nord. Le paradoxe est qu’ on exporte de l’argent et dans le même temps on demande aux autres investisseurs de venir investir. Il pense -à juste titre, le croyons-nous- que ce qui intéresse le Nord c’est de faire la police pour freiner la migration vers le Nord et d’assurer sa sécurité énergétique. Par ailleurs, enfin, il pense que l’Algérie a perdu, ces dernières années, 450.000 cadres, la moitié de ce contingent s’est installée en France. Est-ce cela l’Union méditerranéenne?
«L’Union méditerranéenne est inévitable», a proclamé, de son côté, Jean-Louis Guigou, délégué général de l’Institut de prospective économique du monde méditerranéen (IPEMed). Mettant le doigt sur la véritable plaie de l’Europe, l’hiver démographique, il a souligné que la population du Vieux Continent va se réduire de 80 millions d’habitants vers 2040. «On va devenir trop vieux, trop faibles...», a-t-il dit. Additionnant les populations des deux rives de la Méditerranée, il a appuyé: «A 900 millions d’âmes, on va peser.» L’Europe vieillit, elle perdra 80 millions d’ici 2040. Elle a besoin du Sud.
Pour Abdelaziz Rahabi, ancien ministre, le volet culturel et humain, ignoré par le processus de Barcelone, n’est pas présent dans le projet de l’Union méditerranéenne. «On ne parle que de finances et d’économie», a-t-il remarqué. Nicolas Sarkozy avait déclaré être «intransigeant» avec la sécurité d’Israël et «attentif» aux préoccupations des Palestiniens. Philippe Fontaine Vive, président de la Banque européenne d’investissement (BEI), parle d’une «une chance unique». Au plan stratégique, le responsable de la BEI a pris l’exemple du volume des investissements directs (IDE) pour souligner une certaine carence: avec leur Sud, les Etats-Unis réalisent 18% d’IDE, le Japon 27%, la France et l’Allemagne réunies 2%. On a fait le plein à l’Est, il faut qu’on aille vers le Sud. Mourad Boukella, chercheur au Cread, a plaidé pour l’économie du savoir. Pour lui cela passe par la refonte totale du système éducatif.
«Mon propos est marqué par le désenchantement», dixit Mohammed Hachmaoui professeur à Sciences politiques à Paris. Pour lui, l’absence de référence à la démocratie dans le projet de l’Union méditerranéenne a suscité d’autres questionnements. Selon lui, l’Europe a toujours soutenu la stabilité des régimes du Sud. «L’enjeu sécuritaire des régimes du Sud, coûte que coûte, supplante la légitimité démocratique». Il fait remarquer que le déficit de représentation politique génère l’exclusion et alimente les extrémismes. Il rejoint ainsi et d’une autre façon les propos de Hubert Védrine, ancien ministre socialiste des Affaires étrangères qui a qualifié «d’appels creux» les demandes faites à propos du respect des règles démocratiques et des droits humains. «Cela n’a pas de résultats. Chaque pays évolue selon son rythme. L’essentiel est d’avoir des projets concrets. Des projets faits en commun pour éviter le paternalisme des initiatives européennes». En clair, il n’y aura plus d’hypocrisie, le Nord ne tentera pas de prôner la bonne parole des droits de l’Homme, ce qui l’intéresse, c’est de faire des affaires, assurer sa sécurité énergétique et freiner les migrations des hordes du Sud.
Pour rappel, le défunt Processus de Barcelone a souffert au tout premier plan d’un manque de volonté d’engagement de chacun des partenaires qu’ils soient du Nord ou du Sud, même si le Nord a tenu son rôle au plan financier, certains déplorent la faiblesse des investissements par rapport aux pays de l’Est. De même, la multiplication des initiatives en Méditerranée, tel le Dialogue «5+5» créé en 1990, réunissant 5 pays du»Nord» (Espagne, France, Italie, Malte, Portugal) et 5 pays du «Sud» (Algérie, Libye, Maroc, Mauritanie, Tunisie) qui constitue une enceinte informelle de dialogue, et le «Forum méditerranéen» (créé en 1994), la mise en place en 2004 de la «Politique européenne de voisinage» (PEV) tend à annuler la spécificité du Partenariat Euromed. Il n’est pas étonnant que cette initiative ait été perçue avec scepticisme, notamment en Allemagne et au Royaume-Uni, où l’on s’interroge publiquement sur la cohérence et la valeur ajoutée de ce projet avec le programme Euromed et le processus de Barcelone. On comprend bien, dans les chancelleries, la tentation de Nicolas Sarkozy de «reprendre la main» en Europe et d’instrumentaliser diverses questions de politique étrangère, notamment les liens avec le Maghreb, à des fins de popularité intérieure. Il n’en demeure pas moins que cet activisme soulève un certain nombre de questions, au moment où les Européens se sont accordés, lors du Conseil européen de Bruxelles, sur le principe d’une «diplomatie à une tête»: la France, par ses méthodes unilatérales, est-elle vraiment prête à «jouer le jeu» de l’intégration, ou veut-elle seulement mettre les moyens (notamment financiers) de l’Union au service de ses ambitions propres?
Dans un rapport récent, Hubert Védrine donne sa vision de l’Union méditerranéenne «Notre capacité d’écoute, écrit Hubert Védrine, est insuffisante. Il sera de plus en plus difficile de décider entre nous seuls si nous devons conserver une politique arabe, une politique africaine, et laquelle, sans en parler avec les intéressés et sans les écouter longuement. L’idée « d’Union de la Méditerranée », avancée par le président Sarkozy, est dans son principe un progrès, quelle que soit son issue: plutôt qu’une politique de l’Union européenne pour les Méditerranéens, des projets élaborés entre eux par les Méditerranéens».(1)(2)
«L’Europe qui freine des quatre fers à la frontière turque envisage allègrement l’intégration de l’Ukraine et de la Moldavie...En termes diplomatiques, il est dit aux pays de l’UMA, vous ne serez jamais que des voisins, une banlieue difficile d’une métropole prospère.» C’est ainsi que s’exprimait Habib Boularès S.G. de l’UMA. Dans un article du 23 juillet dans ce même journal nous écrivions «Le Maghreb n’a pas besoin de cette Union, il a besoin qu’on l’aide à, d’abord, réaliser l’Union dans ses rangs d’une façon apaisée sans interférence néfaste. Imaginons l’utopie suivante: une union maghrébine avec un territoire de plus de 5 millions de km² fort d’une population actuelle de 80 millions d’habitants avec une jeunesse exubérante dont l’horizon ne sera pas la fuite du pays. Une intelligentsia avec plusieurs centaines de milliers de diplômés par an, un territoire riche en énergie fossile et avec le plus grand gisement solaire, à telle enseigne qu’une étude allemande affirme très sérieusement que le Sahara peut alimenter l’Europe d’une façon permanente en énergie électrique à partir du solaire et enfin une agronomie multiforme avec, par-dessus tout, une identité culturelle et cultuelle commune forgée par l’histoire. Malgré tous ces atouts, le Maghreb peine à se déployer. Cherchez l’erreur! Elle est autant en nous que par suite des manoeuvres de cette Europe qui, après en avoir tiré le meilleur de nos pays respectifs, de notre sang, de nos bras pour sa reconstruction après la Seconde Guerre mondiale, ne nous fait même pas crédit d’une quelconque reconnaissance sans aller, on l’aura compris, à la repentance. Au contraire, elle veut choisir ceux d’entre nous qui ont de bons neurones...»(3)
«Pour nous, cette Union européenne est vouée à l’échec. Dernièrement, l’Algérie a été félicitée à Bruxelles pour avoir rassuré l’Europe sur son intention de maintenir ses engagements en termes de ravitaillement en énergie. A-t-on parlé une seule fois de l’aide de l’Europe pour la mise en place d’une politique énergétique algérienne, voire maghrébine sur le long terme grâce notamment à l’électronucléaire? A-t-on parlé d’un Plan Marshall pour les universités algériennes? Il nous faut en toute transparence adosser chaque calorie exportée à un investissement du partenaire Europe dans le domaine de la science et de la recherche. Il y va de l’intérêt de l’Europe d’avoir un Maghreb développé qui sera producteur de richesse et qui frappera à la porte du supermarché européen en tant que partenaire à part entière. Si, réellement, c’est le souhait de l’Europe dans son ensemble, on comprendrait sans peine la phrase du président Sarkozy pour qui « l’avenir de l’Europe se joue en Méditerranée » et la phrase de Fernand Braudel: « La Méditerranée n’est pas une frontière, mais un pont », prendrait, alors, sa pleine signification».(3)

Union à la carte

La conclusion que nous tirons du débat est que ce que veut la France est une Union méditerranéenne à la carte, chacun s’inscrit pour les projets qui l’intéresse, elle serait, selon l’expression de plusieurs intervenants du Care, une «Union méditerranéenne à la carte», une sorte «d’auberge espagnole» où on déjeune avec ce que l’on a ramené avec soi. Globalement, les experts algériens sont restés sur leur faim, à tort ou à raison, ils ne voient pas trop comment tout cela va «se goupiller». Les experts du Care ont parlé du sommet de juin 2008, le président français invitera les chefs d’Etat de la rive Sud et leur proposera des projets et c’est à chacun de se déterminer. Plus question d’une Union politique, l’économique et le sécuritaire avant tout; fini les envolées lyriques sur la fraternité de Mare Nostrum.
Jacques Berque, soucieux du long terme et de l’épreuve du temps, n’appelle pas «à d’indésirables fusions». Il appelle surtout «à des champs de signification qui ne soient pas si brutalement déconcentrés, mais coïncident avec nos paysages héréditaires». Il appelle, enfin, «à des Andalousies toujours recommencées, dont nous portons en nous à la fois les décombres amoncelés et l’inlassable espérance».(4). Cette «utopie créatrice» dont avait rêvé Jacques Berque jusqu’à sa mort en 1995, nous voulons tant y croire. Puisse l’avenir nous permettre de concrétiser cette aspiration.

1.Hubert Vedrine: La France et la Mondialisation. Rapport au président de la République française. septembre 2007
2.Hubert Védrine: «5+5=32. Feuille de route pour une union méditerranéenne» Ed..Perrin 2007.
3.C.E.Chitour: L’Union méditerranéenne Chimère ou utopie? L’Expression 23 Juillet 2007.
4.Jacques Berque: Andalousies Sindbad, pp.42-43, 1981.
 
Source l’Expression
Le Pèlerin
 
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6 novembre 2007 2 06 /11 /novembre /2007 00:11

Véhicules de moins de 3 ans
Les députés exigent le retour

Les députés hésitent. L’amendement n’est pas acquis. Cette disposition contenue dans la loi de finances complémentaire de 2005 a été promulguée par ordonnance du chef de l’Etat.
On efface tout et on recommence. Les lois connaissent toutes le même itinéraire, les abrogations aussi. Les véhicules de moins de 3 ans sont en passe d’inonder de nouveau nos routes. Sur forcing des représentants du peuple, la commission des finances et du budget de l’Assemblée populaire nationale a rouvert le dossier. Les députés ont exigé l’amendement de la mesure interdisant l’importation des véhicules de moins de 3 ans.
Pour rappel, cette disposition est contenue dans la loi de finances complémentaire de 2005, promulguée par ordonnance du président de la République, Abdelaziz Bouteflika. L’objectif était d’éviter que l’Algérie devienne «une poubelle pour les voitures d’occasion», avait-on alors avancé.
C’est sur instruction du chef de l’Etat que l’interdiction des véhicules de moins de 3 ans a été introduite dans la loi de finances complémentaire 2005. Au cours d’une visite d’inspection au port d’Alger, le président Bouteflika avait crié «basta» à l’importation de ces véhicules.
Cette mesure d’interdiction a dans un premier temps profité aux concessionnaires qui avaient à l’époque applaudi la décision du gouvernement. Cependant, les résultats escomptés, notamment le renouvellement du parc automobile national, n’ont pas suivi sur le terrain. Car les voitures importées entre-temps sont loin de répondre aux normes environnementales.
Ainsi, dans le cas où la commission des finances et du budget de l’APN accède aux exigences des députés, l’actuel ministre des Finances, Karim Djoudi, qui affirmait en juin dernier que la mesure interdisant l’importation des véhicules de moins de trois ans ne sera pas levée de sitôt, essuiera un véritable revers. Le grand argentier du pays répondait alors à une information donnée en exclusivité par L’Expression en date du 23 mai 2007. Cependant, le ministre n’avait pas fermé la porte en reconnaissant que la levée de l’embargo sur ces voitures est parmi les points soulevés par l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Celle-ci avait invité l’Algérie à faire marche arrière quant à l’interdiction d’importation de ces véhicules. Auparavant, le ministre des Transports, Mohamed Maghlaoui, avait soutenu lors du Salon international du contrôle technique de novembre 2006 que «le dossier des véhicules de moins de trois ans était définitivement clos, sur ordre du président de la République».
La levée de l’interdiction d’importer certains véhicules de moins de 3 ans figure parmi les autres amendements soumis à la commission des finances et du budget de l’APN et débattus hier. Toujours sur le plan social, les députés ont exigé l’amendement du projet de loi de finances 2008 en introduisant une prime de scolarité. Cette prime de 1500 dinars sera attribuée chaque trimestre à tout élève scolarisé. De leur côté, les députés du RND ont demandé qu’une commission de contrôle des différents fonds d’aide (Fnda, Pnda) soit constituée. Ils soutiennent que «beaucoup d’argent a été investi dans le secteur de l’agriculture sans pour autant que les résultats suivent sur le marché local». Les différentes pénuries des produits de large consommation le confirment. L’autre amendement proposé par les députés a trait à la rétrocession des logements sociaux. L’avant-projet de loi de finances 2008 stipule dans son article 59 que «les logements sociaux financés par l’Etat et cédés à leurs occupants ainsi que les logements bénéficiant d’aide publique, dans le cadre des dispositifs d’aide de l’Etat à l’accession à la propriété, ne peuvent faire l’objet de rétrocession par leurs propriétaires pendant une période qui ne saurait être inférieure à quinze ans».
Les députés trouvent le délai fixé trop long. Aussi, ils exigent qu’il soit ramené à moins de 10 ans. Les autres amendements proposés se rapportent, entre autres, à l’encouragement des investissements et au contrôle des mosquées. Les différents amendements introduits seront débattus en plénière, la semaine prochaine.
Source l’Expression
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Published by Le Pèlerin - dans Algérie
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