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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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2 juillet 2007 1 02 /07 /juillet /2007 23:08
Commerce Extérieur :
La Chine devient le troisième fournisseur de l'Algérie


Cette baisse est expliquée par l’augmentation des importations, de 3,77 % d’un côté, et la baisse des recettes d’exportations de l’ordre de 8,11 %. Les statistiques douanières révèlent ainsi que la facture globale des importations s’est chiffrée à 1,9 milliard de dollars en mai, alors que les exportations ont atteint 4,2 milliards.
Le taux de couverture des importations par les exportations s’est établi, pour la période de référence, à 217 % contre 245 % en 2006. La structure de réalisation des importations fait apparaître que ce sont les biens de consommation alimentaire qui ont gonflé la facture globale de l’Algérie avec une hausse de 397 millions de dollars, soit 19 % par rapport à mai 2006.
En outre, avec une facture de 790 millions de dollars, l’importation des biens d’équipements industriels et agricoles a connu une croissance de seulement 4,36 % par rapport à la même période de l’année dernière. En revanche, l’importation des biens destinés à l’outil de production a observé une baisse de 3 % ,s’établissant à 514 millions de dollars.
S’agissant des exportations, les chiffres des douanes font apparaître une baisse des recettes d’hydrocarbures de l’ordre de 7,5 %, passant de 4,4 milliards en mai 2006 à 4,1 milliards de dollars en mai 2007. Quant aux exportations hors hydrocarbures, elles restent toujours marginales avec une part de 1,89 % et un montant de près de 80 millions de dollars.
La Chine et le Canada bousculent les clients traditionnels de l’Algérie Avec une hausse de 8,75 % dans la structure globale de nos importations, la Chine est devenue le troisième fournisseur de l’Algérie avec une valeur de 171 millions de dollars en mai dernier, en hausse de 13,2 % par rapport à la même période de 2006. 

La Chine talonne de près les Etats-Unis, classés deuxièmes avec 189 millions de dollars d’exportations vers l’Algérie (+37 %), mais reste loin de la France qui a réussi à exporter pour 359 millions de dollars de marchandises à l’Algérie.

S’agissant de nos principaux clients, les statistiques font ressortir une percée du Canada, troisième sur la liste avec une hausse de 25 % de ses importations en provenance de l’Algérie pour un montant de 419 millions de dollars. Les exportations algériennes vers l’Espagne ont, quant à elles, reculé de 37,8 % en mai avec un montant de 425 millions de dollars, alors que les Etats-Unis gardent la première place dans la liste des clients de l’Algérie avec un montant de 1,2 milliard de dollars et une part de 29,1 % dans la structure globale de nos exportations.

Source Le Jeune Indépendant
 
Le Pèlerin
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2 juillet 2007 1 02 /07 /juillet /2007 23:07
Santé - les vertus du chocolat


Énergétique

Les qualités nutritives et énergétiques du chocolat sont fort appréciées, déjà par les Espagnols au temps
de la colonisation de l'Amérique mais aussi par les sportifs pendant l'effort. Ses constituants (magnésium, fer, lipides, glucides, ...) font du chocolat un excellent reconstituant.

Aphrodisiaque

Depuis le temps des Aztèques et des Mayas qui ont initié la consommation du cacao, le chocolat a toujours été considéré comme un excitant sexuel.g

L'Empereur aztèque Moctezuma en buvait "pour avoir accès aux femmes". Le théologien Fransiscus Rauch écrit en 1624 : "Ce breuvage bu dans les couvents y enflamme les passions".

On sait que l'homosexualité, tant féminine que masculine, se déchaînait dans les couvents.

Antidépresseur

Au seizième siècle, les dames de la noblesse espagnole en consommaient jusque dans les églises. Cela les aidaient-elles à supporter la longueur et la monotonie des offices?

On sait aujourd'hui que le chocolat contient de la phényléthylamine qui aurait une action positive en cas de dépression nerveuse.

On sait aussi, que le chocolat est roi pour la Saint-Valentin, période de grandes fêtes sexuelles.
 
De la part d’une Correspondante
 
Le Pèlerin

 
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1 juillet 2007 7 01 /07 /juillet /2007 23:29

Alsace-Lorraine : une rue spacieuse et conviviale dès la rentrée

 
Dans deux mois, le coeur de Toulouse présentera un nouveau visage : un trottoir impair de 9 mètres de large, une seule voie de circulation, un espace piétonnier dans le prolongement du square de Gaulle, plus d’espace pour les vélos et la suppression du passage des bus. « Pour tous, la rue d’Alsace sera un lieu de promenade privilégié, une invitation à se réapproprier le centre-ville », précise Jean- Luc Moudenc le maire de Toulouse. Le nouvel aménagement temporaire présente une vision prometteuse pour le centre-ville de demain.
Mais aussi provisoire soit-il, le nouvel aménagement de la rue d’Alsace reste ambitieux et nécessite deux mois de travaux. Le coût total des travaux s’élève à 3 millions d’euros. Le chantier est découpé en trois zones de travail qui évolueront simultanément. Les travaux commencent le 16 juillet et s’achèvent le 13 septembre. Pendant le chantier, la rue d’Alsace-Lorraine sera interdite à la circulation. Pour accéder au centre-ville durant les travaux, trois itinéraires seront mis en place.
En amont des travaux, la mairie lance en juin la « Movida Tolosa », une vaste action de promotion en faveur du commerce. La campagne invite à découvrir les métamorphoses du centre ville qui offre plus d’espace pour les piétons, une meilleure fluidité pour se déplacer, plus d’animations et une activité commerciale riche et qualitative. « Ces dernières années ont donné une image de chantier permanent en ville », constate Jean-Luc Moudenc. Maintenant que cette longue période s’achève avec l’ouverture de la ligne B du métro, nous disons aux gens : Toulouse change, le coeur de ville bat plus fort. Compte tenu des désagréments provoqués par les travaux, il est juste que la mairie fasse cette action en faveur des commerçants. » C’est donc pour nuire le moins possible à la vie quotidienne des Toulousains et aux commerces que les travaux de la rue d’Alsace sont menés durant l’été..

*Consultez le dossier complet sur l'aménagement provisoire de la rue d'Alsace :
   http://www.toulouse.fr/-433/index.html
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1 juillet 2007 7 01 /07 /juillet /2007 23:00
Le hidjab est devenu phénomène de société en Algérie 
 
 
Axiome. Le sombre hidjab noir ou marron a nettement perdu la cote auprès des jeunes filles qui lui préfèrent un voile aux couleurs vives et chamarrées. La définition du terme hidjab a connu des controverses. «Dérober au regard, cacher» ou encore «tout voile placé devant un être ou un objet pour le soustraire à la vue ou l’isoler.»

Il prend, également, le sens de «rideau» et «écran» Pour ses premiers débuts, il a concerné les femmes du prophète (Qsssl) pour s’élargir à toutes les femmes.

Actuellement, la plupart des auteurs veulent en faire l’équivalent du «vêtement islamique». Cependant, le vêtement qui suscite des interrogations est celui «inventé» par les filles d’aujourd’hui. Il est devenu, par excellence, un phénomène de société.

Un alibi pour avoir la paix dans la rue ou au travail, porté par conviction religieuse, pour cacher sa misère ou par acceptation de la pression familiale et sociale. «Par mimétisme, en quête d’un parti avantageux. Par pure coquetterie, pour ne pas dire coquinerie», comme l’écrit Emna Atallah Soula dans les colonnes du journal tunisien La presse, le nombre des jeunes filles portant ce hijab modernisé -notamment au niveau des établissements scolaires- monte crescendo. Les retombées ne se feront sentir qu’une fois qu’il est trop tard. Influence des médias?
Attirées (usagères) par certains marchés arabes - koweïtien, syrien, libanais et à un degré moindre saoudien, récemment installées en Algérie?
Feignent-elles d’ignorer que cette abondance de couleurs ne sied aucunement avec les recommandations de l’Islam; strictes et bien définies dans leur contenu?

La psychosociologie et le port du hidjab


Le vêtement a, d’abord, une couleur psychosociologique par phénomène d’interaction dans la relation à l’autre. Le port du hidjab ne sort pas, lui aussi, de cette règle. Il a, dans son premier qualificatif, une connotation religieuse, secrétant une signification spécifique. La lecture du Coran nous ouvre la voie à comprendre l’importance du port du hidjab. Les principaux versets sont souscrits dans les sourates «d’El Ahzab et «Meriem». Toutefois depuis son institution à ce jour, le port de cet habit a connu des bouleversements et des arrangements qui, parfois, sortent de l’ordinaire. Dans cette optique, plusieurs questions se posent d’elles-mêmes. Elles relèvent de l’ordre de la sociologie, de la psychologie et de la psychologie sociale. «Je porte le voile, car j’ai lu un jour que les femmes qui ne le portaient pas n’iraient pas au paradis» nous a déclaré Amina, 18 ans, quittant le lycée Okba d’Alger, pour rejoindre son domicile sis à deux pas de l’établissement. Ce souci de couleurs est partagé par tant de filles et de femmes interrogées dans différents quartiers de la capitale. Sa copine Ahlem n’a pas cherché ses mots ailleurs pour nous dire: «Je le porte parce que j’ai des chutes abondantes de cheveux.» Ironie. Aucune conviction religieuse. Une pure imitation aveugle. Le Dr M’hamed Benradouane, ex ministre des Affaires religieuses du gouvernement Ghozali, 1991-1992, actuellement chef de service dermatologie au CHU Mustapha-Bacha nous invite à son bureau. Au coeur de la discussion, il indique que «le port de cet habit pudique, n’est pas spécifique à l’Islam.» Au contraire, il existe dans toutes les civilisations. Dans les premières années qui ont suivi l’avènement de l’Islam, les musulmanes ne portaient pas un habit particulier, à quelque titre que ce soit. «C’est ainsi que certaines musulmanes ont été importunées lors de leur déplacement.» a enchaîné notre interlocuteur.

Aujourd’hui, en Algérie, la donne a changé.

Preuves à l’appui, M.Benradouane (écoeuré) revient sur les instructions religieuses. Cette tenue vestimentaire que portent les filles algériennes sert à duper la dignité individuelle et familiale, a-t-il ironisé. La sociologie admet, par la dynamique organisationnelle des sociétés, par leurs principes idéologiques que le port du hidjab a une coloration spécifique à chaque groupe social. Dans cet ordre d’idées, nous distinguons le hidjab nord-africain de celui des pays du Golfe et des pays occidentaux.

La psychologie, précise M.Larinouna, éminent psychologue, nous révèle que le port du hidjab est plus qu’une simple couverture du corps par principe religieux. Il s’agit surtout d’un acte d’identification à une image de l’autre qui nous attire, que nous admirons et qui nous remplit. Le hidjab donne pour celle qui le porte une immunité dans sa relation à l’autre, une force d’attraction spécifique et une forme de pudeur qui désigne la personne pieuse. Mais celui porté aujourd’hui par une grande partie des Algériennes n’est qu’une «défiguration» de cet habit correct, enchaîne le professeur.

La psychosociologie, quant à elle, nous montre à l’évidence que les sociétés peuvent s’influencer mutuellement. L’habit étant l’un des importants éléments source d’influence. Les médias sont considérés comme les principaux vecteurs de cette influence. Le contact entre sociétés se fait généralement, mais surtout et sûrement, par le biais des films documentaires sur les habitudes des sociétés.

«High-tech»

La mode et l’originalité sont une deuxième source d’influence. Ce phénomène psychosociologique va se retrouver chez les jeunes filles, qui, malgré une mention de religiosité apparente chez elles, ne se soucient point, sinon peu, des principes de «yajouz ou la yajouz» de la manière de porter le hidjab. L’essentiel pour elles, c’est qu’elles sont «couvertes». Il importe de mentionner aussi que l’Internet, l’ouverture au grand village universel, est aussi une source d’influence non négligeable. Le tchating, les rencontres en direct et en virtuel, ouvrent directement la voie de la communication, et de l’influence. D’autre part, l’ouverture du marché aux produits des exportateurs et importateurs du vêtement a fait introduire des hidjabs attrayants donnant une connotation spécifique. Moins onéreux, ils mettent à l’écart l’habit culturel propre à la société arabo-musulmane. En d’autres termes, le hidjab a complètement changé de signification.

Cela est dû au fait de l’influence extra musulmane des sens que l’on donne à cet habit. Aussi de l’influence des interactions qui, par feed-back, font que toute chose originale trouve place dans une société avide de contact, facilement «influençable», jeune et peu assouvie de connotation religieuse dans le sens le plus «rigoureux» du terme. Le choix du hidjab sous forme d’ensemble en deux pièces (pantalon /jupe et un manteau) ne cesse de faire couler beaucoup d’encre. Un constat. La gent féminine nous donne l’impression que le souci est de couvrir uniquement la tête. Parfaite illustration de cet usage insensé d’une tenue qui ne devrait en aucun cas être modifiée.

A ce stade, le voile «high-tech» ne sert pas à grand-chose. Il risque même d’être -comble du paradoxe- un objet d’attraction sexuelle. D’ailleurs, le nombre des agressions sexuelles est en permanente évolution. Ces jeunes agresseurs ne sont pas assez mûrs pour en mesurer les conséquences.
Les lieux de loisir et de distraction sont devenus infréquentables. Des filles trahissent, tous les jours que Dieu fait, la dignité que leurs aïeules ont réclamé haut et fort. Un passage au parc d’attractions à Ben Aknoun nous a permis d’effectuer une lecture appropriée. «Le ciel nous tombe sur la tête.» On ne veut pas en croire nos yeux.

Le hidjab alibi?


Les différentes scènes constatées ont été édifiantes. Les filles voilées- des lycéennes et étudiantes pour la plupart - s’adonnent à des ébats pour le moins répréhensibles car réprouvés par la morale de la religion initiatrice du hidjab - à ciel ouvert pour se revêtir du hijab une fois leurs ébats accomplis. Surprise avec un homme qui la dépasse d’une dizaine d’années, dans un coin qui nous paraissait infréquentable, Linda, fin de cycle en littérature anglaise à Bouzaréah, a accepté de dévoiler ses secrets, les plus intimes, après qu’elle se soit retrouvée seule.

Abandonnée par son «amant», la belle Linda nous a déclaré que «mon port du hidjab est un alibi pour rassurer mes parents.» «Une fois dans ma chambre individuelle, je me branche entièrement sur différentes chaînes satellitaires pour voir des films...» reconnaît une Linda époustouflante, ne méritant guère un sort pareil. La sécurité dans ce parc fait toujours défaut. L’apparition des agents ne se fait que rarement. Ils procèdent à des inspections éphémères pour créer des problèmes à tous les couples venant au parc. «Ils sont agressifs» clame une Manel, originaire de Sétif, âgée de 33 ans. «Si je suis ici, c’est pour subvenir aux besoins de mes 3 enfants abandonnés par leur père», se désole une Manel, les larmes aux yeux.

Le port du voile a pris une tournure qui mène à tout. Même au relâchement des moeurs. N’est-il pas très urgent de lancer un appel aux différentes institutions pour une intervention ferme et efficace?

Source l'Expression
 
Le Pèlerin
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30 juin 2007 6 30 /06 /juin /2007 23:39
Eva Joly la tombeuse d'hommes corrompus...

Dans son livre intitulé : "La force qui nous manque", cette juge dévoile son tête-à-tête avec cet "homme" vicieux qu'est le Bouteflika.

En voici, un extrait:

Bonnes feuilles du livre d'Eva Joly

La Force Qui Nous Manque

…Je me souviens d'une escale à Alger, ou marcher sur le tapis rouge m'a paru une épreuve. Ce jour là, cette longue bande officielle semble décider de mes pas. Elle n'est pas là pour moi, le président de Palestine est annoncé pour le début de l'aprés midi. Celui qui m'attend tout au bout, petit homme rond serré dans un costume sombre, n'est pas mécontent de me voir marcher ainsi jusqu'à lui. Abdelaziz Bouteflika a ce petit sourire satisfait qu'on lui connaît sous la moustache grise. Je devine pourquoi: entre ces deux puissances pétrolières que sont l'Algérie et la Norvège, l'intermédiaire n'est autre que celle qui conduisit au prétoire Elf, c'est à dire la France. J'ai été la première surprise par cette invitation. Au printemps de l'année 2005, j'ai reçu un coup de téléphone de l'ambassadeur d'Algérie à
la Haye. Il m'invite à venir donner une conférence devant les magistrats d'Alger. Cette idée est venue après m'avoir entendue parler six mois plus tôt, à l'occasion de la remise du prix Nobel de la paix. Ce jour là , pour illustrer les dégâts de la corruption dans les pays en voie de développement, j'ai pris un exemple, l'Algérie. “La corruption de son élite se lit dans son paysage”, ai je-dit. Et voilà que l'élite m'invite sur son territoire. Avec l'autorisation de mon gouvernement, je décide de m'y rendre. Je parle lelundi devant l'école de la magistrature, le mardi devant les fonctionnaires et le presse, d'ici là j'ai rendez vous au palais présidentiel. C'est un dimanche à 10 heures du matin . J'ai mis montailleur blanc jupe plissée, des chaussures noir et blanc à talons, pris mon sac à main, et aussi mon grand sac où je trimballe mes notes et mes problèmes. Ould Abbas, ministre des Affaires sociales, ancien médecin qui a fait ses études en RDA, est venu me chercher à l'hôtel. Nous roulonsvers le palais présidentiel en voiture officielle, avec motard à l'avant et voiture suiveuse à l'arrière. Quelques minutes plus tard, la voiture me dépose devant le tapis rouge. Le président Bouteflika m'attend tout au bout de l'angle droit, il me salue me fait signe de le suivre jusqu'à son bureau. Là il m'indique deux fauteuils proches l'un de l'autre, posés devant une petite table basse. Je comprends que ce rendez-vous n'a rien de formel.
Il cherche à installer une connivence entre nous. Il me dit d'entrée “Je sais que vous êtes une amie de l'Algérie”. Là-bas, qui a mis les intérêts français en difficulté est forcément un ami de l'Algérie. Il me félicitechaudement et longuement pour l'instruction du dossier Elf, en affirmant haut et fort que le ménage est nécessaire. Mais plus nous parlons de corruption, plus il m'assure que, chez lui, l'industrie pétrolière est un modèle de transparence. Je ne suis plus juge. Mon rôle n'est pas de contredire. J'ai appris lors de ces rencontres internationales qu'il ne faut pas jouer à l'expert, mais rentrer dans l'univers mental de l'autre, l'accompagner, l'entendre C'est comme au poker, la table attrape, les mots créent la réalité Quand Bouteflika me dit qu'il lutte contre la corruption, il faut le féliciter et le prendre à ses propres mots. Je n'ai rien à gagner ni à perdre, je me sens tranquille. L'horloge tourne.
Notre temps paraît nettement moins limité que prévu. Il avance à coup de confidences. Lorsqu'il me dit “Madame Joly qu'est ce que je vais dire au président palestinien? Doit il accepter la dernière proposition de rétrocession des territoires?” Je panique un peu, je ne m'attendais pas à refaire avec lui la carte du Proche-Orient, je trouve incroyable cet apparté. J'articule quelques phrases générales sur la nécessité de ne pas rompre le dialogue de paix.
Il a besoin de s'épancher. A un moment, il s'approche, pose sa main sur moi et me dit :”Eva, c'est terrible ce que vit mon pays. J'ai lu vos livres, j'entends ce que vous dîtes. Mais si j'exécute les islamistes, si je fai arrêter les militaires, les tueries vont reprendre, j'ai peur de ne pas y arriver…Je voudrais faire une grande loi d'amnistie”. Il sait, s'il m'a vraiment lue, que, pour moi, seule la vérité juridique guérit. L'amnistie est un couvercle posé sur un passé encore brûlant. Mais sa voix plaintive, et ses gestes appuyés, tentent de me faire partager son angoisse, et de rendre vains les mots qui me viennentspontanément à la bouche. Je ne sors pas mon disque habituel. Mais j'ai de quoi lui répondre. Une semaine avant ce voyage, j'ai participé à une rencontre entre la Norvège et l'Indonésie sur les droits de l'homme. La délégation indonésienne était composée de nombreux magistrats et journalistes. J'avais alors bâti un discours sur l'importance de juger le passé pour être crédible aujourd'hui dans la lutte contre la corruption, je m'étais appuyée sur la pensée du philosophe Derrida. Il a écrit sur le pardon. A Alger, son texte est encore dans mon sac, véritable mille feuille. Le désordre a ses avantages.
Je dis à Bouteflika qu'une simple amnistie ne réglera rien, que dans les villages on continuera de vivre mal à frôler les assassins. J'ajoute qu'une amnistie dépend des mots qu'on choisit et des projets qui l'accompagnent . Je sors le texte de Derrida. Je ne sais s'il a fini un jour par le lire… J'aimerais qu'il en retienne certains passages, comme celui-là.. “Si je dis comme je le pense, que le pardon est fou, et qu'il doit rester une folie de l'impossible, ce n'est certainement pas pour l'exclure ou le disqualifier. Il est peut être même la seule chose qui arrive, qui surprenne, comme une révolution, le cours ordinaire del'histoire, de la politique et du droit. Car cela veut dire qu'il demeure hétérogène à l'ordre du politique ou du juridique tels qu'on les entend ordinairement. On ne pourra jamais, en ce sens ordinaire des mots, fonderune politique ou un droit sur le pardon. Dans toutes les scènes géopolitiques dont nous parlions, on abuse donc le plus souvent du mot “pardon”. Car il s'agit toujours de négociations plus ou moins avouées, de transactions calculées, de conditions et, comme dirait Kant,d'impératifs hypothétiques. Ces transactions peuvent certes paraître honorables. Par exemple au nom de la “réconciliation nationale”,expression à laquelle de Gaulle, Pompidou et Mitterrand ont tous les trois recouru au moment où ils ont cru devoir prendre la responsabilité d'effacer les dettes et les crimes du passé, sous l'Occupation ou pendant le guerre d'Algérie. En France les plus hauts responsables politiques ont
régulièrement tenu le même langage : il faut procéder à la réconciliation par l'amnistie et reconstituer ainsi l'unité nationale. (Derrida, “Le siècle et le pardon”, Le Monde des débats. Décembre 1999).
Les heures passent. Le président algérien a manifestement du temps devant lui. “Vous savez Eva, je n'ai pas eu d'ami scandinave depuis Olof Palme,
pourquoi vous ne faîtes que regarder l'Algérie?” Sentant venir le fin de l'entretien et son obstination à faire de nous des amis, je lui parle des journalistes en détention et lui suggère de les libérer. Il feint la
colère, m'assure qu'ils sont en prison pour des délits financiers, et non d'opinion. Je lui réponds que leur qualité de journaliste est prédominante. Il évacue le sujet, en promettant vaguement de regarder leur cas. Lorsque nous nous séparons, quatre heures se sont écoulées. Je suis épuisée.
Quelques mois plus tard, Abdel-aziz Bouteflika a convoqué un référendum pour faire adopter un ensemble de mesures dont le but était de restaurer la paix civile en Algérie. Il a proposé de reconnaître ledroit à des réparations pour les familles de disparus, d'accorder une forme d'amnistie pour les membres de groupes armés non coupables de massacres. Dans la foulée, il a mené campagne tambour battant, écartant du débat l'opposition et les familles des victimes ainsi que les associations des droits de l'homme. Les médias ont fait bloc autour du pouvoir. L'Etat a utilisé tous les moyens matériels y compris les fonds
publics pour le seul bénéfice des partisans du président. Le même qui, sa main posée sur moi, m'exhortait à le comprendre.
Je ne suis pas surprise. Je me rappelle qu'en sortant du palais présidentiel nous avions sacrifié au rituel de la photographie côte à côte, la belle image imposée aux journaux du lendemain. Je savais que Bouteflika cherchait à se blanchir avec Eva Joly, mais j'en ai couru le risque, espérant c'est ma nature, que les mots laissent des traces, des taches de mensonge, sur les tapis rouges”.


http://benchicou.**********/2007/06/1...ec-bouteflika/
Couverture du livre :
http://benchicou.**********/files/2007/06/evalivre1.jpg
 
Le Pèlerin
 
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30 juin 2007 6 30 /06 /juin /2007 23:24

Tarascon 2007 en fête 

Tarascon-1--3-.jpg

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Du 6 au 8 juillet  Festival Vents du Sud - Rencontres Interculturelles Espagne - Maghreb - Portugal:

Concert gratuits • Repas typiques - Animations-

Mercredi 11 juillet  Marché Nocturne des Commerçants

Vendredi 13 juillet

"Ricordate Izourt": des racines et des hommes Marché International des Saveurs Concert avec l'orchestre Baroque de Rome "Ottocento"

Vendredi 13 juillet    

Film et débat à Banat "Découverte du Sahara Algérien"

Samedi 14 juillet

Grand Défilé - Bal avec "André Luc11- Feu d'artifice

Mercredi 18 juillet  

Marché Nocturne des Commerçants pu 18 au 26 juillet    

Festival Tarascon Latino - 7 jours gratuits

Avec la venue exceptionnelle de Yuri Buenaventura Concerts gratuits tous les soirs "Latinino" Place J Jaurès Animations dès 17h - Barrio Latino –

Semaine Commerciale Samedi 28 juillet.  

Repas dansant des Commerçants

Samedi 28 juillet

Soirée Gospel à Banat "Nut's Gospel Company"

Marché Nocturne des Commerçants 3 au 6 août

Grandes Fêtes de Tarascon

Bals tous les soirs - Fête Foraine • Feu d'artifice - Bandas...

Mercredi 8 août Marché nocturne des Commerçants

Vendredi 10 août    

Cinéma en plein air : "Les Cathares" par Roger Dries
Les 11 et 12 août    

Aquapounts : Course de poubelles sur terre et sur l'Ariège
Dimanche 12 août :  1er Salon du livre
Mercredi 15 août  Vide Grenier 

Du 16 au 18 août Festival "Danses et Musiques du Monde" Concerts gratuits tous les soirs : Afrique du Sud République de Bachkirie - République des Komis

Mercredi 22 août (   Marché Nocturne des Commerçants)

 

 

Le Programme Complet sur

www.mairie-tarascon.com

 

Tel : 05 34 09 88 88

 

Source Guide Ariège été 2007

 

Le Pèlerin

 

 

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30 juin 2007 6 30 /06 /juin /2007 23:24
De retour à Toulouse Dame Tholose en haut de la colonne Dupuy 

Dame-Tholose-aluias-la-Renommee.jpg
 
L’été dernier, Dame Tholose alias la Renommée perchée en haut de la colonne Dupuy, a été emmenée pour être copiée et restaurée. Au regard de son importance en termes symbolique et historique, la mairie a décidé de la « protéger » au musée des Augustins. Jeudi 24 mai, le maire Jean-Luc Moudenc a dévoilé une intacte reproduction réalisée par les Ateliers de restauration municipaux. Dame Tholose domine de nouveau la place Dupuy de son regard bienveillant.
C’est une statue que tous les Toulousains connaissent mais dont beaucoup ignorent la véritable histoire. A l’origine, Dame Tholose tenait dans sa main droite une girouette et sa main gauche était appuyée sur un écusson aux armes de la Ville. Cette magnifique statue, œuvre du sculpteur Jean Rancy, a été installée en 1550 au sommet de la tour des archives de l’Hôtel de Ville où elle se détacha dans le ciel toulousain jusqu’en 1829. En 1830, Urbain Vitry, architecte de la ville de Toulouse, eut l’idée d’utiliser pour le monument à la gloire du général Dupuy et de la 32e brigade qui s’étaient illustrés pendant la campagne d’Egypte, une statue des collections municipales « Dame Tholose ». En 1832, la girouette et l’écusson furent remplacés par des couronnes de laurier et la statue fut placée en haut de la colonne Dupuy. C’est ainsi qu’elle fût rebaptisée La Renommée.
.

*Lisez l'article complet sur toulouse.fr  :
http://www.toulouse.fr/-2268.html
 
Le Pèlerin
 
 
De retour à Toulouse Dame Tholose en haut de la colonne Dupuy
L’été dernier, Dame Tholose alias la Renommée perchée en haut de la colonne Dupuy, a été emmenée pour être copiée et restaurée. Au regard de son importance en termes symbolique et historique, la mairie a décidé de la « protéger » au musée des Augustins. Jeudi 24 mai, le maire Jean-Luc Moudenc a dévoilé une intacte reproduction réalisée par les Ateliers de restauration municipaux. Dame Tholose domine de nouveau la place Dupuy de son regard bienveillant.
C’est une statue que tous les Toulousains connaissent mais dont beaucoup ignorent la véritable histoire. A l’origine, Dame Tholose tenait dans sa main droite une girouette et sa main gauche était appuyée sur un écusson aux armes de la Ville. Cette magnifique statue, œuvre du sculpteur Jean Rancy, a été installée en 1550 au sommet de la tour des archives de l’Hôtel de Ville où elle se détacha dans le ciel toulousain jusqu’en 1829. En 1830, Urbain Vitry, architecte de la ville de Toulouse, eut l’idée d’utiliser pour le monument à la gloire du général Dupuy et de la 32e brigade qui s’étaient illustrés pendant la campagne d’Egypte, une statue des collections municipales « Dame Tholose ». En 1832, la girouette et l’écusson furent remplacés par des couronnes de laurier et la statue fut placée en haut de la colonne Dupuy. C’est ainsi qu’elle fût rebaptisée La Renommée.
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*Lisez l'article complet sur toulouse.fr  :
http://www.toulouse.fr/-2268.html
 
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30 juin 2007 6 30 /06 /juin /2007 23:11
Bison mugissant


Un indien arrive au saloon, le fusil dans une main et un seau de bouse de bison dans l'autre.
- Bison mugissant vouloir café!

Le serveur le lui apporte, l'indien descend la tasse en une gorgée, jette le contenu du seau en l'air, tire un coup de fusil dedans et part.

Le lendemain, il revient au saloon et redemande du café...

- Ho! Minute! Attends un peu là toi... s'exclame le patron, on est encore en train de nettoyer ton coup d'hier. C'est quoi c't'histoire ?

- Moi prendre cours de "Management" pour être cadre supérieur. Ça, "travaux pratiques". Moi arriver le matin, boire café, semer la merde puis disparaître toute la journée...
 
 
De la part d’une Correspondante
 
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30 juin 2007 6 30 /06 /juin /2007 07:18
J-80 pour la Coupe du monde : samedi et dimanche, la place du Capitole en fête
 
Dans 80 jours, Toulouse accueille la Coupe du monde de rugby. Dès le 12 septembre, le Stadium s’enflammera pour le match France-Namibie. Suivront trois autres matches et plus d’un mois de manifestations et animations : expositions, bandas, retransmissions, reconstitution historique de match, embrasement de la Garonne…..Tout un programme.
Pour fêter les 100 jours qui nous séparent de l'événement, un week-end de fête et de rugby s’est effectué les 2 et 3 juin, place du Capitole. Une bâche géante, où l’on pouvait lire « Bienvenue à Toulouse » en plusieurs langues, a été déployée tout le week-end sur la façade de l’hôtel de ville.
On la retrouvera dès le début de la compétition, en septembre. Dimanche 3 juin, la place du Capitole s’était transformée en véritable terrain de rugby pour faire découvrir le jeu du ballon ovale à tous les publics. Ces animations étaient proposées et encadrées par des animateurs sportifs municipaux : tirs au but dans des buts gonflables, placages sur des sacs, passes avec un circuit de plots, mise en place de parties ludiques, initiation aux règles de jeu, etc.
Un chapiteau a été également installé place du Capitole. A l’intérieur, une borne d’accès permettait de surfer sur le blog de la mairie de Toulouse dédiée à la Coupe du monde de rugby pour vivre l’événement toulousain : www.france2007.toulouse.fr.

*Consultez le blog Coupe du monde rugby à Toulouse :  http://www.france2007.toulouse.fr
 
Nota : votre correspondant était absent ce jouir….Il était en Algérie…mais Internet nous permet de rester branché….
 
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29 juin 2007 5 29 /06 /juin /2007 23:24

Le Jardin d'Essai du Hamma

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Qui ne se souvient pas du jardin d’essai ?
 
Le Jardin d'Essai du Hamma est certainement parmi celles-ci. Les uns, c'est pour bien dire tous les Algérois, connaissent et apprécient le Jardin qui a vu leurs ébats d'enfants, où adolescents, ils sont venus rêver, échanger des confidences, où adultes, il reviennent goûter le calme reposant des ombrages, accompagner leur jeune famille, puis, grand-pères, y revivre leurs souvenirs.
 
Pour plus d’information, je vous propose de cliquer sur lze lien suivant :
 
 
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