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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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12 juin 2007 2 12 /06 /juin /2007 23:56
Qu'est-ce  qu'un  " Pied-Noir " ?
 
Quand la France a colonisé l'Afrique du Nord: l'Algérie depuis 1830 et ensuite la Tunisie et le Maroc, les habitants appelés ou surnommés Pied-Noir" par les autochtones étaient des immigrants volontaires et (/ou) involontaires venus d'Europe : France, Corse, Espagne, Italie, Sicile, Malte, Grèce, Crète, ...
Ils n'étaient pas  musulmans mais chrétiens (Catholiques ou Protestants) pour la majorité.
A l'heure de la décolonisation, un " Pied-Noir "est un descendant, né en Afrique Française du Nord, de ces immigrants Européens ou un descendant de l'ethnie juive Sepharade d'immigration antérieure.
Un " Pied-Noir "peut être de n'importe quelle classe sociale : dans une très large majorité, il n'est pas un "Gros Colon" capitaliste qui a fait "suer le burnous", un "suceur du sang du peuple autochtone" ou un "tortionnaire sanguinaire".
Les Métropolitains qui continuent de croire que tous les "Pieds-Noirs" sont des "racistes invétérés" ont sûrement moins fréquenté les Arabes que les "Pieds-Noirs" : ils n'ont pas joué aux mêmes jeux depuis la plus tendre enfance, n'ont pas fréquenté les mêmes bancs de l'Ecole Publique ou Privée, n'ont pas mangé à la même table, n'ont pas dormi près d'eux (dans le même dortoir) dans leur adolescence, ne les ont pas côtoyé au cours du service militaire puis dans le cadre professionnel de leur vie d'adulte…
Arrêtons de faire croire que, dans les colonies,  les Indigènes travaillaient surveillés par des Colons Européens qui les exploitaient.
N'oublions pas que la Colonisation est l'œuvre de l'Etat Français (Royaume, Empire ou République) qui a défini sa politique à Paris avec l'approbation des Représentants élus du Peuple Français.
Finissons de culpabiliser les "Pieds Noirs" : ils ne sont pas responsables des drames humains engendrés par les erreurs des gouvernements successifs.
Nous les "Pieds-Noirs" et nos frères "Français-Musulmans" n'avons nous été juste bons qu'à mourir pour notre patrie la France au cours des guerres de 1870, 1914-1918, 1939-1945, Indochine, Afrique Française du Nord ? Non ! Non et Non !
Nous tous revendiquons à être reconnus comme des "FRANÇAIS A PART ENTIERE" autant que les Alsaciens, les Lorrains, les Bretons, … et non pas comme des "FRANÇAIS ENTIEREMENT A PART".
Source l’Internaute
Le Pèlerin
 
 
 
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12 juin 2007 2 12 /06 /juin /2007 23:50
salade aux oeufs de poisson
proposée par : C Certain
ingrédients :
 
2 poches d'oeufs de poisson (alose, bar, mulet, cabillaud...) 1 poivron vert, 2 oignons blancs 3 ou 4 tomates, 3 C.A.S. d'huile d'olive, le jus d'1/2 citron, sel fin, poivre blanc, 1 feuille de laurier
 
Préparation
 
Prenez un récipient en céramique ou en plastique capable de contenir les poches d'oeufs.
Versez une couche de sel fin dans le fond du récipient. Prenez les poches d'oeufs en faisant attention de ne pas les percer (pour garder la forme à la cuisson).
Posez les sur le sel. Disposez à nouveau une couche de sel fin sur les oeufs. Posez ensuite un poids sur les oeufs et laissez au réfrigérateur jusqu'au lendemain. Le plus simple est de prendre un autre récipient de même taille ou un peu plus petit, de façon à ce qu'il s'emboîte bien avec le premier, et de le remplir d'eau. Le poids de l'eau sera largement suffisant.
Le lendemain, sortez les poches d'oeufs, rincez-les bien à l'eau courante. Faites chauffer de l'eau légèrement salée dans une casserole (suffisamment pour pouvoir y faire cuire les poches d'oeufs) avec une feuille de laurier. A ébullition, trempez les oeufs et laissez frémir 5mn. Laissez refroidir les oeufs dans l'eau.
Pendant ce temps, coupez le poivron en lanières, les oignons en demi-lunes, les tomates épépinées en petits cubes. Faites une vinaigrette avec
huile, citron, sel, poivre.
Quand les oeufs sont refroidis, ôtez la membrane qui recouvre les poches d'oeufs avec un couteau. Nettoyez bien, puis coupez les poches d'oeufs en tranches. Disposez les légumes coupés avec les oeufs dans un saladier, ajoutez la sauce et remuez délicatement. Laissez mariner au moins 1 heure au réfrigérateur avant de servir
Un délice de poissonnier. Vous noterez que la plupart des poissons sur l'étal du marché sont déjà vidés. On jette les tripes (quoique les tripes de thon ou de morue se mangent) mais les oeufs ne sont pas perdus pour tout le monde et les poissonniers se les réservent généralement !
A part les oeufs de brochet qui sont légèrement toxiques, les oeufs et laitances de poisson sont pour la plupart comestibles. Faites attention, surtout à cette période de l'année (mars avril mai) si vous ne voyez pas des poches de ces oeufs sur un étal, avant que quelqu'un ne les ramasse. Jetez-vous dessus ! En plus le poissonnier vous les fera pour un prix ridicule. Si vous allez régulièrement chez le même poissonnier demandez-lui directement qu'il vous en mette de côté. Mais chhhuuuuuuttt!!!!! Ne le répétez à personne.
 
 
Le Pèlerin
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12 juin 2007 2 12 /06 /juin /2007 23:23
Projet de transfert des eaux souterraines de In Salah à Tamanrasset
 
Le projet, qui vise à alimenter Tamanrasset à partir des eaux souterraines de la daïra de In Salah, mise sur un transfert de 50 000 m3/jour et jusqu’à 100 000 m3/jour d’ici 2030.
Devant s'opérer sur une distance de 750 kilomètres, le projet nécessitera la mise en place de 1 259 kilomètres de conduites, 24 forages et 6 stations de pompage, le tout impliquant la mobilisation d'une enveloppe de près de 1,3 milliard de dollars.
Seize entreprises et groupements nationaux et internationaux ont soumissionné le 27 janvier dernier.
La réalisation de 24 forages a momentanément été attribuée à l'entreprise chinoise CGCOC. Pour la suite, dont la réalisation de 6 stations de pompage et la pose des canalisations, des offres techniques émanant d'entreprises chinoises, espagnoles, portugaises, russes et françaises ont été réceptionnées
 
Source Horizons
 
Le Pèlerin
 
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12 juin 2007 2 12 /06 /juin /2007 23:10

Le parc national d’El Kala menacé

Le tracé de l’autoroute Est-Ouest prévoit de la traverser




Parc-d-El-Kala.jpg



En 25 ans, les « besoins du développement » ont réussi à ouvrir des voies exactement là où les concepteurs du parc national d’El Kala ont pris toutes les précautions pour qu’il n’y en ait pas.

Le plus grand parc national du nord du pays, le plus beau, le plus riche d’Afrique du Nord, l’exception du bassin méditerranéen qui est déjà en lui-même une exception à la surface de la planète, le fleuron de la biodiversité méditerranéenne, l’unique carrefour au monde où se côtoient des milieux naturels comme ceux de l’Europe humide et de l’Afrique aride, bardé de prestigieux titres comme celui de Réserve de la biosphère (MAB/Unesco1990), de Ramsar pour ses zones humides qui ont fait sa célébrité, infime région du pays, seulement 800 km2, à peine le tiers de la wilaya d’El Tarf et qui, il n’y a pas encore si longtemps, pouvait se targuer de réunir la moitié de la faune et de la flore connue au Maghreb, le parc national d’El Kala, l’aire protégée, disparaîtra des suites de la profonde blessure infligée par l’autoroute Est-Ouest qui va le traverser de part en part, atteignant son intégrité et consacrant ainsi sa fragmentation, ce qui peut arriver de pire à une aire protégée qui, à partir de ce moment-là, n’en est plus une selon les normes fixées par les exigences de la conservation in situ de la nature. Un parc national est une portion de territoire classée par décret dans lequel toutes les mesures sont prises pour protéger de l’action de l’homme les milieux naturels dont la conservation, qui ne rime pas forcément avec mise sous cloche, présentent un intérêt particulier pour la faune, la flore, le sol et le sous-sol, des eaux, l’atmosphère, les paysages... Contrairement à l’idée répandue, leur intérêt n’est pas touristique ou scientifique, mais fondamentalement biologique, car ils produisent, préservent et régénèrent un bien précieux : la vie sous toutes ses formes, autrement dit la biodiversité. La recherche scientifique et le tourisme ne sont que quelques-uns des nombreux bénéfices qu’offre à l’homme une aire protégée. La première aire protégée au monde est un terrain public inaliénable créé le 30 juin 1864 par Abraham Lincoln dans la vallée du Yosémite en Californie. Le premier parc national en tant que tel est celui du Yellowstone créé en 1871, 8 890 km2 à cheval sur 3 Etats américains, 10 fois plus grand que celui d’El Kala et 10 fois plus petit que celui du Tassili (80 000 km2). Il reçoit trois millions de visiteurs par an.
La prise de conscience
Depuis 44 000 aires protégées ont vu le jour dans toutes les parties du monde avec 2300 parcs qui couvrent 700 000 km2 dont 500 classés en Réserves de la biosphère. Le plus petit, le parc national de Thayata, 13 km2, se trouve en Autriche et le plus grand, le parc national Kruger, couvre 20 000 km2 en Afrique du Sud. Dans le sillage de la prise de conscience mondiale pour les questions de protection de l’environnement qui singularise les années 1970, les pouvoirs publics algériens promulguent au début des années 1980, un chapelet de textes dont les statuts des parcs nationaux. Sur la base d’études et de propositions dont certaines remontent au début du siècle dernier, le parc national d’El Kala, avec six autres parcs, est créé en 1983 avec des limites précises et des missions bien définies. Et au premier titre, il y a la conservation de la nature qui est intégrale dans les zones sensibles, avantagée dans d’autres, les plus nombreuses, ou négociée là où elle doit partager le terrain avec les activités de l’homme. Un schéma directeur d’aménagement recommande aux gestionnaires les actions à mener quel que soit l’endroit où on se trouve. Il est balayé d’un revers de manche au nom « du développement et de la mise en valeur ». Quelques années après, la Banque mondiale (FEM) finance sous la forme d’un don de plus de 10 millions de dollars un plan de gestion qui ne connaîtra pas d’application pour des raisons qui aujourd’hui encore restent obscures, alors que plus de 60% du don ont été utilisés. Pendant ce temps, les gestionnaires du parc à tous les niveaux se battent pour tenter de sauver ce qui peut l’être. Mais comme partout dans le pays, rien ne sera épargné. En un quart de siècle, les forêts du parc vont reculer sous le feu et la dent, certes, mais surtout et encore plus vite comme ces milliers d’hectares de concessions agricoles abandonnées aussitôt attribuées. Elles vont reculer à cause des égarements de politiques forestières à l’instar de ces milliers d’hectares de chêne-liège rasés pour être reboisés en eucalyptus destinés à la pâte à papier et qui n’a pas trouvé preneur jusqu’à périr sur pied par massifs entiers. Le cerf de Barbarie, dernier grand mammifère du Maghreb, ongulé emblématique des peuplements du chêne kabyle, a complètement disparu. Il y en avait encore quelques centaines à la création du parc national. Aujourd’hui, on ne sait quoi faire des derniers cerfs élevés en captivité destinés au repeuplement. Il n’y a plus suffisamment de forêts de chêne, son habitat, pour abriter une population assez grande et en mesure de se reproduire en milieu naturel. L’aulnaie, la forêt humide qui prend le relais de la chênaie à proximité des zones humides a, elle aussi, été décimée le long des cours d’eau qu’elle longe en formant une galerie fraîche où fourmille la vie. On lui a coupé les vivres en détournant l’eau qui l’abreuvait.
Les enjeux économiques
Les lacs de la région d’El Kala, qui ont fait sa célébrité, sont devenus des enjeux économiques derrière lesquels se trament de sombres projets. On n’y rencontre plus la loutre, autre animal emblématique de la région, chassant le poisson ou se réchauffant au soleil sur un rocher. Sur le littoral, le dernier phoque moine a été aperçu au milieu des années 1980 et c’est vers la fin de cette décennie que la dernière tortue de mer a trouvé le courage de faire une dernière ponte sur des espaces qui lui appartiennent bien avant que l’homme n’apparaisse sur la surface de la planète. Des curiosités qui sont de véritables mines d’or pour le tourisme de découverte. Mais tout ceci n’est rien devant l’accélération de la dégradation causée par l’explosion de l’urbanisme dans les zones rurales et les zones éparses. Les constructions et les implantations anarchiques mitent les milieux naturels et bien entendu poussent les résidents originels vers des retranchements où ils ne survivent pas. En plus, ils ruinent de fabuleux paysages. Et puis, il y a cette incroyable frénésie des décideurs locaux pour la route. A croire que le bonheur des gens se mesure au kilomètre de route ouverte, réalisée, faite et refaite plusieurs fois en quelques mois et dont nul n’ignore les véritables motivations, surtout lorsque le tracé ou les dimensions ne se justifient pas. Les accès ouverts en dépit des recommandations du parc ont achevé de fragmenter l’aire protégée. En fait, en 25 ans, les « besoins du développement » ont réussi à ouvrir des voies exactement là où les concepteurs du parc ont pris toutes les dispositions pour qu’il n’y en ait pas pour préserver ce qu’il y a de plus précieux, des espaces complètement vierges, considérés comme les derniers témoins originaux des rivages de la Méditerranée. A titre d’exemple, toute la bordure littorale du parc a été classée en zone II, où on ne doit pas modifier l’état des choses, pour éviter, ceci bien avant la promulgation de la « loi littorale », les routes en corniche et ce qu’elles apportent inévitablement : un développement linéaire considéré depuis le début des années 1970 comme ruineux pour la nature et l’économie locale. La dernière route du genre, car il y a eu un précédent avec la route de la Messida, longue de 18 km entre El Kala et la vieille Calle, a été réalisée en dépit des refus du parc et des dispositions de la loi « littorale » qui venait juste d’être promulguée. Le comble, c’est le ministère de l’Environnement qui a financé ce projet de 170 millions de dinars, contrairement à tous les beaux discours de salon et de séminaires par lesquels il se distingue. L’explosion des zones éparses et le quadrillage par les réseaux routiers ont sérieusement entamé l’intégrité du parc qui forme un ensemble composite de milieux naturels divers, mais qui forme aussi une entité cohérente du point de vue écologique. En principe, cette entité tend à se déployer plutôt qu’à se réduire. Le parc national d’El Kala n’a jamais été traité et considéré en tant qu’aire protégée. Il a subi le même traitement que toute autre partie du territoire national. Mais si parmi toutes les agressions qu’il a subies, on continue à espérer qu’il y a moyen de remédier à des atteintes graves et irréversibles, les naturalistes et écologistes ont baissé les bras depuis qu’ils ont appris que l’autoroute Est-Ouest va traverser le parc. La balafre qui est projetée, encore une, va partager le parc en deux parties tout à fait indépendantes, même si on tente de les rassurer en proposant des aménagements spéciaux pour le passage de la faune. Pour les écologistes, le passage de la faune n’est pas le problème. Le parc national a été conçu pour l’utilisation de tous ses espaces librement et indépendamment les uns des autres. L’autoroute va forcément réduire ou supprimer de manière définitive les aires de certaines populations animales et végétales. Son impact est aussi important que celui d’un barrage sur un cours d’eau. Il y a bien des autoroutes qui traversent des parcs nationaux, en fait un seul cas, au Canada, mais avec des conditions draconiennes. Le tracé du TGV en France a, à plusieurs reprises, été dévié de plusieurs centaines de mètres ou de kilomètres pour contourner une vallée à préserver ou comme cela a été le cas pour le TGV Méditerranée pour ne pas déranger un couple de vautours. Des surcoûts faramineux pour protéger la vie. Et c’est pas de la frime de naturalistes BCGB, mais bien des recommandations solidement fondées. Aujourd’hui, dans les milieux qui s’inquiètent beaucoup sur l’avenir de l’aire protégée d’El Kala et ce qu’elle contient, on s’interroge sur l’opportunité d’appeler encore parc national ce petit bout de territoire qui ne se distingue en rien du reste du pays. Une hypocrisie à laquelle il faut mettre fin. Si c’est bien une aire protégée comme l’Algérie en a décidé il y a 25 ans, qu’elle soit alors traitée en conséquence et cela coûtera ce que cela coûtera. Dans le cas contraire, il sera suffisant de dire que la région d’El Kala est encore une belle région, mais cessons de lui associer un fantôme.
Source el Watan

Le Pèlerin 
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12 juin 2007 2 12 /06 /juin /2007 23:08
Ma belle-mère est morte


Un gars appelle un ami et lui dit :

- Peux-tu venir m'aider ma belle-mère est morte.
- Tu as un problème?
- Ben, elle est par terre et je veux la mettre dans le lit avant que la morgue arrive.
- OK J'arrive, mais j'y pense, elle pèse 45 kilos ta belle-mère, tu dois être capable de la soulever tout seul.
- Normalement, oui, mais j'ai mal aux côtes tellement jeris.
 
De la part d’une Correspondante
 
Le Pèlerin
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11 juin 2007 1 11 /06 /juin /2007 23:36
 

Une petite histoire pour tous :

 

Un médecin africain dit à son collaborateur, Hassoun :
"Ecoute, demain je vais à la chasse, mais je ne veux pas fermer la clinique,
Alors tu t'occuperas des patients qui viendront".
"D'accord, docteur", répond Hassoun.
Le docteur va à la chasse et le lendemain il demande à son assistant :
"Alors, comment s'est passée ta journée ?"
Hassoun explique qu'il a eu 3 patients.

Le premier avait une migraine et il lui a donné de l'aspirine.
"Très bien Hassoun et le deuxième ?" demande le docteur.
"Le deuxième avait des brûlures d'estomac, je lui ai donné du Mallox,
Monsieur"
"Bravo, bravo, tu es un vrai pro, Hassoun. Et le troisième ?"
"Ben j'étais assis et d'un seul coup la porte s'est ouverte, une femme est
entrée comme une furie. Elle s'est déshabillée complètement, elle s'est
couchée sur la table d'examen et elle m'a crié : "Aidez-moi ! Ça fait 5 ans
que je n'ai pas vu un homme !"
Plutôt inquiet, le médecin demande : "Et qu'est-ce que tu as fait, Hassoun?"
"Je lui ai mis des gouttes dans les yeux"

 

De la part d’une Correspondante

 

Le Pèlerin

 

 
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11 juin 2007 1 11 /06 /juin /2007 23:17
projet de transfert des eaux souterraines de In Salah à Tamanrasset
 
Le projet, qui vise à alimenter Tamanrasset à partir des eaux souterraines de la daïra de In Salah, mise sur un transfert de 50 000 m3/jour et jusqu’à 100 000 m3/jour d’ici 2030.
Devant s'opérer sur une distance de 750 kilomètres, le projet nécessitera la mise en place de 1 259 kilomètres de conduites, 24 forages et 6 stations de pompage, le tout impliquant la mobilisation d'une enveloppe de près de 1,3 milliard de dollars.
Seize entreprises et groupements nationaux et internationaux ont soumissionné le 27 janvier dernier.

La réalisation de 24 forages a momentanément été attribuée à l'entreprise chinoise CGCOC. Pour la suite, dont la réalisation de 6 stations de pompage et la pose des canalisations, des offres techniques émanant d'entreprises chinoises, espagnoles, portugaises, russes et françaises ont été réceptionnées

 
Source Horizons
 
Le Pèlerin
 
 
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11 juin 2007 1 11 /06 /juin /2007 23:05
Langue et littérature berbères
 
La langue berbère, ou tamazight, est présente à l'heure actuelle dans une dizaine de pays de l'ensemble Maghreb-Sahara-Sahel : Maroc, Algérie, Tunisie, Libye, Égypte, Niger, Mali, Burkina-Faso et Mauritanie. Mais l'Algérie et le Maroc sont, de loin, les deux pays qui comptent les populations berbérophones les plus importantes. Signe fort de l'identité berbère face à l'arabisation, la langue berbère est riche d'une tradition orale qui a su intégrer les médias modernes. De plus, la renaissance volontariste de l'alphabet traditionnel, les tifinagh, a permis de suppléer à la mémoire collective, de traduire les œuvres majeures du patrimoine mondial et développer une littérature berbère qui répond à une forte demande.
 
La langue berbère : le tamazight
 
La langue berbère, ou tamazight, est présente à l'heure actuelle dans une dizaine de pays de l'ensemble Maghreb-Sahara-Sahel : Maroc, Algérie, Tunisie, Libye, Égypte, Niger, Mali, Burkina-Faso et Mauritanie. Mais l'Algérie et le Maroc sont, de loin, les deux pays qui comptent les populations berbérophones les plus importantes.
 
L'évaluation du nombre de berbérophones est une question difficile et controversée car il n'existe pas dans les pays concernés de recensements linguistiques systématiques et fiables. De plus la situation générale – objective, institutionnelle, idéologique – de la langue berbère rend problématique toute évaluation : en fait, le nombre de berbérophones constitue en lui-même un enjeu politique important dans les pays du Maghreb et il a donc toujours fait l'objet de vives polémiques et d'estimations très divergentes. Pourtant, si l'on soumet à la critique l'ensemble des chiffres avancés par les diverses sources, depuis les débuts de la présence coloniale française jusqu'à nos jours, on peut raisonnablement estimer les berbérophones à :
– un pourcentage d'environ 25 % de la population en Algérie, soit entre 7 et 8 millions de personnes sur un total de 31 ou 32 millions d'habitants ;
– un pourcentage d'environ 40 % de la population au Maroc, soit 12 à 13 millions de berbérophones sur une population globale de 32 millions.
 
Au Maroc, la berbérophonie est répartie en trois grandes zones dialectales qui couvrent l'ensemble des régions montagneuses : au nord, le Rif avec le dialecte tarifit ; au centre, le Moyen-Atlas et une partie du Haut-Atlas avec le dialecte tamazight ; au sud/sud-ouest – Haut-Atlas, Anti-Atlas et Sous –, le domaine chleuh avec le dialecte tašelhit.
 
En Algérie, la principale région berbérophone est la Kabylie. D'une superficie relativement limitée mais très densément peuplée, elle représente à elle seule plus des deux tiers des berbérophones algériens, soit au moins cinq millions de personnes. L'autre groupe berbérophone significatif est constitué par les Chaouias de l'Aurès : autour d'un million de personnes. Il existe de nombreux autres groupes berbérophones en Algérie mais il s'agit de petits îlots résiduels, de faible importance : Ouargla-Ngouça, Gourara (région de Timimoun), Sud-Oranais, Djebel Bissa, Chenoua… Le plus important est sans conteste le Mzab – Ghardaïa et les autres villes ibadhites – qui doit compter de 150 000 à 200 000 personnes. Le troisième et dernier grand ensemble berbérophone est constitué par les populations touarègues, à cheval sur plusieurs pays à travers la zone saharo-sahélienne : principalement le Niger avec environ 500 000 personnes et le Mali, de 300 000 à 400 000. Les autres pays : Algérie (Ahaggar, Ajjer), Libye (Ajjer), Burkina-Faso comptent des effectifs touaregs plus modestes qui ne dépassent pas quelques dizaines de milliers de personnes. L'ensemble des populations touarègues avoisine donc le million d'individus.
 
Le reste de la berbérophonie est constitué par des isolats, généralement très menacés, disséminés :
– en Tunisie (un peu plus de 50 000 personnes), à Djerba (en partie) et dans une dizaine de villages dans le centre-sud du pays ;
– dans le Sud de la Mauritanie (Zenaga) : entre 5 000 et 10 000 individus ;
– en Égypte dans l'oasis de Siwa dont la population varie de 5 000 à 10 000 personnes selon les sources,
– et, surtout, en Libye (Tripolitaine : Zouara et le Djebel Nefoussa) où les groupes berbérophones sont nettement plus importants et plus résistants.
 
Mais ce ne sont là que les localisations traditionnelles car, depuis le début du XXe siècle et surtout depuis la décolonisation, les phénomènes migratoires et l'exode rural très important qu'a connus tout le Maghreb font qu'il existe de très consistantes communautés berbérophones dans les principales villes du Maghreb : Alger et Casablanca en sont les illustrations les plus marquantes. Mais le processus a touché aussi l'Europe, notamment la France, où l'immigration berbère est très ancienne et numériquement considérable : les Kabyles à eux seuls y représentent sans doute un bon million de personnes. Au point où Paris peut sans doute être considéré comme la plus grande ville berbère du monde.
 
Unité et diversité de langue berbère
 
La langue berbère se présente donc actuellement sous la forme d'un nombre élevé de « dialectes », c'est-à-dire de variétés régionales, répartis sur une aire géographique immense et souvent très éloignés les uns des autres. Les échanges linguistiques entre les différents groupes berbérophones sont faibles en raison même de ces distances ; ce ne sont que les mouvements de populations récents et les médias modernes, avec la radio, les disques, les cassettes, qui ont rétabli le contact. De plus, il n'a jamais existé dans le monde berbère d'instance de normalisation et d'unification de la langue : il n'y a pas de norme instituée de la langue berbère, même pour les usages littéraires. Chaque groupe emploie son ou ses parlers locaux qui ne sont guère utilisés que pour la communication intra-régionale. D'une certaine façon, la notion de « langue berbère » est une abstraction linguistique et non une réalité sociolinguistique identifiable et localisable. La seule réalité observable réside dans les usages locaux effectifs.
 
Pourtant, malgré cette situation d'extrême fragmentation, ce n'est pas sans raisons sérieuses que la tradition scientifique berbérisante parle généralement d'une (seule) langue berbère, divisée en dialectes – ensembles régionaux à intercompréhension immédiate –, eux-mêmes composés de parlers locaux correspondant à peu près aux anciennes unités tribales. C'est que, malgré la dispersion géographique, malgré l'absence de pôle de normalisation et en dépit de la faiblesse des échanges, les données structurales fondamentales restent les mêmes partout : le degré d'unité, notamment grammaticale, des parlers berbères est tout à fait étonnant eu égard aux distances et vicissitudes historiques. Les divergences sont presque toujours superficielles et ne permettent pas d'établir une distinction tranchée entre les dialectes : la plupart des critères de différenciation – qu'ils soient phonologiques ou grammaticaux – se distribuent de manière entrecroisée à travers les dialectes. En termes dialectologiques, on dira qu'il n'y a pas de véritables faisceaux d'isoglosses délimitant les dialectes. En fait, seul le touareg et les parlers les plus périphériques (Libye, Égypte et Mauritanie) présentent un ensemble de caractéristiques linguistiques spécifiques qui pourraient justifier qu'on les considère comme des systèmes autonomes, et donc comme des « langues » particulières. Encore qu'il s'agisse, le plus souvent, plus de modalités particulières de réalisation que de véritables différences structurales.
 
Berbères et berbérophones
 
On a parlé de berbérophones et de berbérophonie car, à l'heure actuelle, le critère le plus évident, le plus indiscutable d'identification des populations berbères est la langue. Non qu'il n'y ait d'autres traits socio-culturels distinctifs – une tradition orale spécifique, un patrimoine culturel, des particularités d'organisation sociale… – mais tous ces autres paramètres ont un pouvoir discriminant moins net.
 
Ces berbérophones, identifiés par une pratique linguistique spécifique, sont de nos jours démographiquement minoritaires parce que le Maghreb a connu depuis le Moyen Âge un lent processus d'arabisation linguistique. Le fond du peuplement maghrébin est donc d'origine berbère : l'immense majorité des arabophones actuels ne sont que des Berbères arabisés depuis des dates plus ou moins reculées. Mais au niveau des réalités socio-culturelles présentes, il est évident que la berbérité, la conscience d'être Berbère est liée à la berbérophonie et ne concerne plus qu'une minorité, importante, de la population de ces pays.
 
Les grandes lignes historiques du processus d'arabisation linguistique du Maghreb ont été posées, il y a déjà longtemps, par l'arabisant W. Marçais (1938-1961). On trouvera également une synthèse réactualisée sur cette question chez Gabriel Camps dans son introduction au volume I de l'Encyclopédie Berbère. Les causes de ce processus de substitution linguistique qui a fait que de nombreux Berbères ont abandonné leur langue au profit de l'arabe sont multiples et entrecroisées. Mais une détermination fondamentale est à l'œuvre depuis treize siècles : la domination symbolique qu'exerce la langue arabe dans tout l'espace musulman ; le rapport entre arabe et berbère a été, très tôt, une relation déséquilibrée en raison du lien consubstantiel de l'islam à la langue arabe. En Berbérie comme dans tout le monde musulman non arabe, il y a toujours eu valorisation marquée de l'arabe, langue du sacré, langue de Dieu, mais aussi langue de l'écrit et du savoir légitime, langue du pouvoir et de la ville. Au Maghreb, cette prééminence a sans doute été plus marquée qu'ailleurs car le berbère était une langue sans tradition écrite et sans rayonnement large.
 
Berbère et arabisation dans le Maghreb actuel
 
L'arabisation est aussi au Maghreb, notamment en Algérie et au Maroc, une politique des États qui se définissent comme arabes et musulmans. Ce n'est que depuis des dates très récentes que le berbère a commencé à obtenir droit de cité : enseignement universitaire, enseignement facultatif dans les collèges et lycées en Algérie, expériences d'intégration dans l'enseignement primaire au Maroc… Mais son statut juridique et de fait reste encore très marginal et incertain et peut être approximativement comparé à celui des langues régionales en France.
 
Concurrencée et grignotée depuis des siècles par l'arabe, intégrée dans des cadres géo-politiques très diversifiés, la langue berbère connaît d'importantes variations dans sa situation générale suivant les pays et les régions. Ses capacités de résistance face au mouvement historique et sociologique d'arabisation et aux politiques linguistiques étatiques sont donc assez différenciées selon les régions. Selon le poids démographique des populations, l'étendue géographique, l'expérience politique, le degré de prise de conscience et la densité de la vie culturelle locales, le berbère pourra être sérieusement menacé de disparition – c'est le cas général des petits isolats berbérophones et des régions très perméables à l'idéologie et à la culture arabo-islamiques –, ou au contraire manifester une forte résistance et un réel dynamisme comme en Kabylie.
 
L'écriture berbère : tifinagh et libyque
 
Les Berbères possèdent une écriture alphabétique consonantique qui leur est propre depuis l'Antiquité. Les inscriptions les plus anciennes qui aient pu être datées remontent au VIe siècle avant J.-C. Cette écriture est attestée durant toute l'Antiquité, aux époques punique et romaine. Elle est précisément mentionnée par des auteurs latins tardifs du Ve et VIe siècles après J.-C. Les auteurs arabes médiévaux n'évoquent jamais l'existence d'une écriture chez les Berbères ; on peut donc raisonnablement penser que celle-ci était sortie de l'usage au Maghreb avant l'établissement définitif des Arabes au début du VIIIe siècle. Sa disparition dans la zone Nord du monde berbère se situerait donc entre environ 600 et 700 après J.-C.
 
En revanche, son utilisation a perduré chez les Touaregs qui la dénomment tifinagh. Chez eux, cette écriture a des fonctions essentiellement ludiques et symboliques ; elle n'a pas servi à fixer la mémoire historique ou la littérature de ce groupe.
 
Son usage était également limité durant la période antique où elle dénommée « écriture libyque » car les Anciens appelaient « Libye » l'ensemble de l'Afrique du Nord ; elle ne nous est parvenue qu'à travers des inscriptions funéraires et votives. Malgré cette forte limitation de ses fonctions, il s'agit bien d'une véritable « écriture nationale » des Berbères puisqu'on en rencontre des traces dans toute l'aire d'extension de la langue berbère : de la Libye au Maroc, de la Méditerranée au Sahel.
 
L'origine de l'écriture berbère reste obscure et controversée. L'hypothèse d'une genèse locale spontanée, sans aucune influence externe, doit certainement être écartée car il n'y a pas au Maghreb de tradition d'écriture pré-alphabétique, syllabique ou idéographique, qui autoriserait à retenir l'idée d'une formation totalement indigène : l'alphabet ne peut naître brutalement sans un long processus antérieur de perfectionnement à partir d'autres types d'écriture. En fait, tout un faisceau d'indices objectifs va dans le sens d'une formation endogène, sur la base de matériaux locaux non alphabétiques, sous l'influence forte d'un alphabet sémitique, probablement le phénicien ; une création par imitation en quelque sorte, processus dont on connaît d'autres exemples avérés en Afrique de l'Ouest et en Amérique du Sud, notamment, où des groupes humains en contact avec d'autres peuples pratiquant l'écriture – Arabes, Européens – ont inventé, quasiment de toutes pièces, leur propre écriture.
 
Comme la langue, l'écriture berbère n'est pas absolument unifiée : elle connaît un assez grand nombre de variantes, à travers le temps et les régions. Pour les périodes anciennes, on distingue au moins trois alphabets différents : libyque occidental, oriental et saharien ; dans la période contemporaine, chaque confédération touarègue utilise un alphabet légèrement différent de celui des groupes voisins. Ces variations s'expliquent à la fois par une adaptation aux particularités phonétiques locales et par la durée d'existence de cette écriture qui a induit d'inévitables évolutions et adaptations.
 
À partir des années 1970, à l'initiative d'un groupe militant kabyle basé à Paris, « l'Académie Berbère », on a assisté à une véritable renaissance de ce vieil alphabet berbère qui est employé, dans une version fortement modernisée, pour la notation usuelle du kabyle. Insérés dans une aire de vieille culture scripturaire, les Berbères ont depuis toujours vu leur langue et leur culture dévalorisées par leur statut d'oralité. Situation qui a induit dans la période contemporaine une réaction très volontariste visant à démontrer que « le berbère ça s'écrit ! ». C'est ainsi que l'on peut expliquer l'existence dans la sensibilité berbère de ce courant qui prône le retour au vieil alphabet berbère, les tifinagh, qui présente le double avantage de marquer l'appartenance historique incontestable de la langue berbère au monde de l'écriture et d'assurer la discrimination maximale par rapport aux cultures environnantes puisque cet alphabet est absolument spécifique aux Berbères. En exhumant cette antique écriture – sortie partout de l'usage depuis des siècles, sauf chez les Touaregs –, ces militants se donnent une arme particulièrement efficace dans un environnement où l'écriture est mythifiée, voire sacralisée. Et comme cet alphabet berbère est attesté depuis la protohistoire, les Berbères accèdent ainsi à l'histoire et à la civilisation, antérieurement à la plupart des peuples qui ont dominé le Maghreb, notamment les Arabes ! Les tifinagh permettent aux Berbères de ne plus être catalogués parmi les barbares et autres primitifs, pour qui la seule alternative est de se fondre dans les « grandes » cultures (écrites), en l'occurrence la culture arabo-islamique… C'est ce qui permet de comprendre le succès et l'envahissement de l'espace public en Kabylie notamment par cette écriture, y compris au niveau de la signalétique officielle municipale.
 
Ce sont certainement ces deux facteurs, historicité et spécificité, qui fondent l'engouement pour les tifinagh non seulement en Kabylie, mais aussi dans toutes les autres régions berbérophones (Maroc, domaine touareg), surtout dans les milieux militants et populaires. Il est d'ailleurs intéressant de constater que, plus de trente années après leur mise en circulation par des militants radicaux kabyles, l'institution marocaine adopte ces « néo-tifinagh » comme alphabet officiel du berbère par décision de l'Institut royal pour la culture amazigh : les précurseurs de l'« Académie berbère » de Paris n'espéraient certainement pas un tel succès !
 
La littérature berbère
 
Les Berbères possèdent donc depuis l'Antiquité un système d'écriture qui leur est propre. Mais, curieusement, à aucune période de l'histoire et en aucun lieu, il ne semble que cette écriture ait servi de support à une production littéraire, ni même à la fixation de la mémoire collective d'un groupe par la rédaction de chroniques historiques, par exemple. Partout, depuis l'aube de l'histoire, lorsqu'il s'est agi de rédiger des documents écrits consistants, les Berbères ont eu recours aux langues et/ou aux alphabets des peuples dominants avec lesquels ils étaient en contact : punique, latin puis arabe ou français.
 
Une tradition orale riche et diverse
 
Pourtant, les Berbères ont et ont toujours eu une tradition littéraire très vigoureuse et diversifiée : poésie, contes, légendes, devinettes et énigmes… Au Moyen Âge déjà, un auteur arabe comme Ibn Khaldoun s'émerveillait de la prolixité de cette littérature berbère. En fait, dans les sociétés berbères traditionnelles, tous les moments de la vie, quotidiens ou exceptionnels, sont ponctués par la littérature, poésie, chants, contes… Les fêtes – naissances, circoncision, mariage, mort – étaient l'occasion de poésies et chants rituels ou improvisés ; tous les actes de la vie quotidienne donnaient naissance à des genres particuliers : chants de travail, chant de tissage, contes des veillées, chants et poésies de pèlerinage… Dans la société ancienne, les personnes âgées, hommes et femmes, étaient les principaux dépositaires et transmetteurs de ce patrimoine littéraire oral, mais tout le monde était peu ou prou poète ou conteur.
 
Certains bien sûr étaient plus doués que la moyenne et faisaient de la littérature leur métier. Il existait ainsi, dans tous les groupes berbérophones, des poètes reconnus, des bardes et troupes itinérantes qui allaient de village en village, de tribu en tribu, avec un accompagnement musical léger, conter les légendes des temps anciens, apporter les nouvelles d'horizons lointains, glorifier les exploits de tel groupe ou de tel guerrier, stigmatiser la lâcheté ou les méfaits de tel autre… Mémoire ambulante du groupe, dispensateurs du blâme et de l'éloge, ces « professionnels » assuraient un rôle important pour la cohésion des groupes. Partout, bien sûr, cette forme de diffusion a été mise à mal et il n'en subsiste plus que des lambeaux épars et fragiles.
 
Mais elle a très tôt été relayée par les supports modernes, que les poètes et chanteurs berbères se sont partout appropriés : le disque d'abord, puis la cassette et le CD ! Dès les années 1920-1930, se constitue une « chanson moderne » kabyle, puis chleuh, qui puise directement son inspiration et ses formes dans la tradition littéraire poétique, tout en s'ouvrant largement sur le monde et ses influences thématiques et musicales.
 
En milieu berbère, il n'est pas possible de distinguer nettement entre poésie traditionnelle et chanson moderne ; la continuité est très forte entre le poète ancien, ses œuvres et ses fonctions, et le chanteur moderne kabyle ou chleuh qui se produit sur une scène parisienne. Tous véhiculent les valeurs et les espoirs du groupe, tous restent avant tout les porte-parole de leur communauté.
 
La naissance de l'écrit littéraire
 
Avant l'irruption de l'Occident avec la colonisation française, tout ce patrimoine littéraire n'a été que très rarement fixé à l'écrit. La seule exception notable encore vivante est la tradition littéraire écrite, en caractères arabes, des Chleuhs du Sud marocain. Il s'agit, pour l'essentiel, de poésies et légendes d'inspiration religieuse – hagiographie ou édification. Bien sûr, il a existé aussi, selon le témoignage des sources arabes, des productions religieuses, historiques et même scientifiques écrites en berbère dans tout le haut Moyen Âge maghrébin ; mais ces tentatives ne se sont nulle part stabilisées et maintenues pour donner naissance à une véritable tradition écrite. Même chez les Chleuhs, la littérature écrite restait l'apanage de milieux lettrés très restreints et avait plutôt une fonction d'aide-mémoire pour les détenteurs de ce patrimoine que de support à une diffusion large.
 
Il faudra donc attendre la période coloniale et la très forte influence de l'école et de la culture françaises pour que naisse une véritable production littéraire écrite en langue berbère. Elle est encore expérimentale et très inégalement développée selon les régions. Comme en bien d'autres matières, la Kabylie (Algérie) a une solide avance ; elle est suivie par le domaine chleuh (Sud marocain) qui connaît aussi des expériences littéraires écrites non négligeables ; par le monde touareg nigéro-malien et, timidement, par le Mzab. Ce « palmarès » est bien entendu, pour chaque région, le reflet direct du degré de prise de conscience identitaire et d'engagement dans la défense de la langue et de la culture berbères.
 
Une dynamique ancienne et continue
 
Le « passage à l'écrit » est une tendance déjà ancienne, repérable dès le début du XXe siècle chez les berbérisants et militants kabyles. Chez eux, cette volonté d'opérer le passage à l'écrit se traduit par la publication d'importants corpus littéraires ou de textes sur la vie quotidienne. Boulifa peut être considéré comme le premier prosateur kabyle : sa Méthode de langue kabyle (1913) comporte plus de 350 pages imprimées de textes berbères non traduits, composés directement à l'écrit par l'auteur.
 
Dès cette époque, le support écrit imprimé commence à suppléer significativement à la transmission orale et à la mémoire collective. Car les conditions de production et de diffusion de la littérature sont profondément affectées par les bouleversements socio-économiques et politiques que subit la Kabylie dans la dernière moitié du XIXe siècle. Les anciens bardes disparaissent très vite, le tissu tribal qui portait cette production littéraire très socialisée s'effondre. Les premières générations d'instituteurs kabyles arrivent donc à un moment charnière qui les met en position d'assurer le relais dans la transmission du patrimoine.
 
La scolarisation ancienne et relativement forte en Kabylie fait que ce mouvement de « sensibilisation à l'écrit berbère » a touché des couches non négligeables de la société. La pratique écrite du berbère, le savoir berbère moderne ne sont pas confinés à une élite restreinte, de niveau universitaire. Sans que l'on puisse parler de phénomène de masse, cela concerne des milieux d'instruction très moyenne, voire primaire, de condition souvent modeste.
 
À partir des années 1930, cette veine culturaliste, fortement liée aux métiers de l'enseignement et de l'écriture, a été confortée par des noms dont certains sont devenus illustres en tant qu'auteurs de langue française : Jean et Taos Amrouche, Mouloud Feraoun, Mouloud Mammeri, Malek Ouary… Parallèlement à leur création littéraire francophone, ces écrivains affirment leur ancrage dans la culture berbère et œuvrent concrètement pour elle par un travail constant de promotion. Les Chants berbères de Kabylie (1939) de Jean Amrouche, Les poèmes de Si Mohand (1960) de Mouloud Féraoun, Le Grain magique (1966) de Taos Amrouche, les Isefra de Si Mohand (1969) et les Poèmes kabyles anciens (1980) de Mammeri sont les grandes dates de cette action.
 
Dès 1945-1950, la diffusion de l'écrit à base latine, en dehors de tout enseignement formalisé du berbère en Kabylie, est suffisamment avancée pour que de nombreux membres de ces élites instruites kabyles soient capables de composer et écrire le texte de chansons, de noter des pièces de poésie traditionnelle. Belaïd At-Ali, qui n'était pas l'un des plus instruits, rédige à la même époque (avant 1950) ce qui doit être considéré comme la première œuvre littéraire écrite kabyle : Les cahiers de Belaïd, recueil de textes, de notations, descriptions et réflexions sur la Kabylie tout à fait exquises – une sorte d'anticipation, en kabyle, de Jours de Kabylie de Feraoun.
 
L'après-indépendance : la consolidation
 
Le mouvement de production littéraire s'est poursuivi, avec un net regain depuis 1970, si bien qu'il existe actuellement :
– des traductions-adaptations en berbère d'œuvres littéraires internationales ou maghrébines ; par exemple : de Brecht, L'exception et la règle ; de Molière, Tartuffe, L'avare… ; de Beckett, En attendant Godot ; de Gide, Le retour de l'enfant prodigue ; de Kateb, Mohammed prend ta valise, La guerre de 2000 ans ; de Feraoun, Jours de Kabylie… ;
– des œuvres littéraires originales : des pièces de théâtre, des recueils poétiques, des romans (Kabylie), des recueils de nouvelles, des essais historiques…
- et, depuis le début des années 1990, même un embryon de presse, notamment en Kabylie.
 
On peut désormais parler d'une littérature écrite berbère. Elle est, bien sûr, encore modeste et se constitue quasiment sous nos yeux, mais on ne doit pas perdre de vue dans son évaluation qu'elle est née et s'est développée dans des conditions extrêmement défavorables.
 
Les inspirations de la néo-littérature
 
« Le modernisme »
 
On entend par là un effort permanent pour inscrire la culture berbère dans un champ de références modernes et universelles, pour les faire sortir de leurs sphères traditionnelles, rurales et familiales. La néo-culture et la néo-littérature berbères tendent, depuis au moins 1945, à faire du berbère un moyen d'expression et de création en prise avec les courants de pensée du monde moderne et de la culture universelle.
 
Les « berbéro-nationalistes » des années 1940 sont fortement influencés par les expériences révolutionnaires et patriotiques étrangères : Révolution russe, résistance nationale irlandaise, traditions nationalistes européennes du XIXe siècle. On traduit L'internationale, des poèmes romantiques allemands comme Uhland, dont le Ich hatte einen Kamerad devient Ghuri yiwen umeddak°el. Comme on l'a vu, plus récemment, on a adapté Brecht, Beckett, Molière en kabyle. Ces expériences n'ont pas toutes la même portée, mais toutes ont en commun la volonté d'insérer la langue et la culture berbère dans la modernité, de s'approprier les éléments fondamentaux du patrimoine historique, culturel et éthique international.
 
Une littérature de combat
 
Exclue depuis des siècles des sphères du pouvoir et de l'État central avec lequel les Berbères ont été en conflit quasi permanent, la culture berbère véhicule une tradition de résistance et de dissidence très ancienne. Dans la période contemporaine, cette donnée fondamentale – qui définit un paysage culturel très éloigné de l'arabo-islamisme orthodoxe urbain – n'a fait que s'accentuer : du fait du contexte culturel et politique, chanter, parler en public, écrire en berbère était en soi un engagement. Il s'en suit que la néo-littérature berbère est globalement d'une tonalité très critique. On y trouve les traces de tous les combats récents et actuels : lutte anti-coloniale, critique sociale et politique, affirmation identitaire, critique de la religion, de l'arabisation, anti-militarisme – Le déserteur de Boris Vian est traduit et chanté en kabyle –, revendication féministe…
 
De plus, la longue exclusion des espaces officiels a fait que la création berbère s'est développée le plus souvent hors des cadres institutionnels : elle en acquiert une grande autonomie par rapport à l'idéologie et à la culture étatiques. Depuis l'indépendance, la culture berbère constitue un espace de liberté conquise, un refuge et un support pour la pensée non conformiste ou dissidente. Le degré de violence qu'atteint la critique du pouvoir politique et de ses pratiques, de la répression, de la religion officielle… dans la nouvelle littérature berbère est à peu près inconcevable dans la production en langue arabe ou française.
 
La quête identitaire
 
Mais la clef de voûte, l'inspiration permanente est indiscutablement la quête identitaire. Recherche du moi individuel et du nous collectif face à l'arabité et à l'arabisme négateur, face à l'Occident aussi, elle prend des formes diverses : quête mythologique, plutôt désespérée ou parcours de combat. Chez tous, l'histoire, le groupe sont convoqués, interpellés, et sommés de pallier la défaillance passée. Même si certains auteurs ont une inspiration plus personnelle, plus nostalgique aussi, globalement on a affaire à une littérature qui pose la question de l'existence berbère, du destin berbère, autour du thème-pivot angoissé : Allons-nous disparaître, que faire pour préserver la chaîne de transmission ?
 
Littérature de combat, littérature d'affirmation et de quête identitaire, expression d'un groupe menacé, l'avenir de cette production sera évidemment étroitement dépendant du devenir socio-politique des populations berbérophones et du statut, juridique et réel, de leur langue et de leur culture. On peut cependant penser qu'un saut qualitatif, sans doute irréversible, a été accompli au moins dans le domaine kabyle. Non seulement cette néo-littérature existe et se développe, mais tout indique qu'elle répond à une demande sociale forte, dans une région réceptive, à très fort taux de scolarisation et à conscience identitaire aiguisée.
 
Jusqu'à une époque toute récente, les meilleurs spécialistes du Maghreb prévoyaient tous la fusion prochaine de l'élément berbère dans le creuset arabe. Pourtant, si l'on met bout à bout l'ensemble des pièces du puzzle, force est de constater que « le terrain berbère a bougé et bouge » partout ; qu'un travail de production et de (re) construction est en marche : un espace transnational culturel, intellectuel et scientifique, voire politique, berbère est en voie de constitution. Et c'est essentiel pour l'avenir. Les situations restent diverses, mais partout les fils sont renoués, la flamme de la conscience (r) allumée. L'aspiration berbère s'exprime désormais ouvertement et de plus en plus solidement et bouleverse radicalement l'échiquier intellectuel et politique maghrébin. En deux ou trois décennies un véritable retournement historique s'est produit.
 
Décidément, les Berbères ne sont pas encore une espèce en voie de disparition et ils peuvent encore modeler le visage du Maghreb de demain.
Source Salem Chaker
Professeur de berbère à l'Inalco, Directeur du Centre de Recherche Berbere
 
Clio.fr
 
Le Pèlerin
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11 juin 2007 1 11 /06 /juin /2007 06:30
la problématique du week-end universel relancée
 
La société Mittal Steel Annaba adoptera, à partir du 15 juin, un week-end à mi-chemin du week-end universel. En effet, les jours de repos hebdomadaire seront les vendredi et samedi. Le sidérurgiste s'aligne, ainsi, sur la position de plusieurs opérateurs installés en Algérie. Il faut dire que le passage au week-end universel est devenu, selon les opérateurs économiques et certaines personnalités politiques ainsi que des organisations syndicales, une exigence de la conjoncture économique actuelle, étant donné que notre pays a opté pour l'économie de marché.
Il serait utile de rappeler, dans ce sens, que les journées de repos hebdomadaire ont été fixées officiellement en Algérie pour les jeudi et vendredi, alors que dans la majorité des pays du monde c'est le samedi et dimanche. Cette situation engendre, selon de nombreux opérateurs économiques et experts, des conséquences désastreuses pour l'économie. Ces derniers évoquent des pertes de 1 à 5 millions de dollars par jour.

Des études indiquent que l'économie algérienne perd "700 à 800 millions de dollars" à cause du week-end actuel, et des prévisions de gains de "1 à 2 points de croissance" si l'Algérie passait au week-end universel. Chose qui indique que le week-end universel est une nécessité économique et sociale et tout simplement un mode d'organisation harmonisant les jours de travail et de repos pour permettre aux acteurs économiques et sociaux de différents pays de s'adonner aux échanges dans les meilleures conditions possibles. Selon certains observateurs, le cas de l'Algérie et de quelques rares Etats islamiques, pourraient faire perdre à l'économie d'un pays, qui entretient des relations d'affaires avec le reste du monde, pas moins de quatre précieux jours ouvrables puisque les relations sociales et économiques avec les partenaires, pour l'essentiel européens, sont réduites à seulement trois jours ouvrables par semaine pour la simple raison que les jeudis et vendredis sont fériés pour les Algériens et les samedi et dimanche pour les Européens.
Ce qui veut dire que les partenaires économiques n'ont plus que les lundis, mardis et mercredis pour gérer leurs affaires à supposer que ces jours ne soient pas des jours de fête. Des experts économiques affirment également que le retour au week-end universel aboutira au renforcement des échanges économiques et sociaux que ne manqueront pas d'induire la mondialisation et, plus fortement encore, l'intégration de l'Algérie à l'espace économique euro-méditerranéen. Il est à rappeler que le week-end appliqué actuellement dans notre pays a été instauré pour des raisons liées à la conjoncture géopolitique en 1976, un week-end pratiqué par quelques rares pays musulmans. Les considérations religieuses ou morales, à supposer que ce soit le cas, ne peuvent, en aucun cas selon certains experts économiques, justifier l'existence d'un week-end spécifiquement musulman, puisque la majorité des pays musulmans, dont ceux du Maghreb, pratique le week-end universel tout en préservant les principes de la religion. Aussi, plusieurs pays du Golfe ont opté pour le week-end (vendredi-samedi ). Dans la dernière livraison de son organe central "Révolution et travail", l'UGTA plaide pour un retour au week-end universel, en s'appuyant sur des arguments purement économiques. Le Cnes tire également la sonnette d'alarme. Pour sa part, le Forum des chefs d'entreprises est revenu au début de cette année à la charge. D'ailleurs, son président, M. Rédha Hamiani, a souligné que le FCE est pour le week-end universel sans pour autant heurter les sensibilités mais cette amputation à l'économie nationale d'aujourd'hui est chiffrée par des pertes énormes. Il est à noter que l'abandon du week-end universel par l'Algérie n'a pas été objet d'une évaluation susceptible afin de montrer des chiffres portant sur les conséquences de cette décision sur l'économie du pays. Puisque cette dernière pourrait, au gré des résultats obtenus, motiver la décision qui s'impose dans l'intérêt du pays.
 

Source Forum Algérie
 
Le Pèlerin
 
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10 juin 2007 7 10 /06 /juin /2007 23:49
Bouteflika et Sarkozy enterrent le traité d'amitié
 
Exit le traité d’amitié. Paris a adopté une autre terminologie et parle désormais de partenariat ambitieux, de convention de coopération et de document-cadre. Alger a bien saisi le message : ce qui n’a pu être arraché à Chirac ne sera certainement pas acquis avec Sarkozy. Bouteflika a donné le ton en n’exigeant plus la repentance de la France. Son message à l’occasion de la commémoration du 62e anniversaire des événements du 8 Mai 1945 est un modèle de conciliation et semble ouvrir la voie à des relations basées sur “le respect mutuel”. Sarkozy l’a clairement signifié en déclarant ne concevoir ses rapports que dans ce cadre.

L’idée du traité d’amitié, lancée à l’occasion de la visite de l’ancien président français en 2003, n’a jamais fait partie des projets de Nicolas Sarkozy. Le nouveau locataire de l’Elysée, qui a fait savoir que l’amitié entre les deux pays n’avait pas besoin de traité ne veut surtout pas s’encombrer d’un projet portant la signature de son prédécesseur qui entretenait des relations très personnelles avec Bouteflika. Mort-né, ce traité a été davantage compromis par l’adoption de la loi du 23 février 2005 sur le caractère positif de la colonisation française, votée puis abrogée par l'Assemblée nationale.

Ce texte avait suscité l’ire de Bouteflika, qui, à l’occasion de la célébration des événements de Guelma, Sétif et Kherrata, avait parlé de génocide, accusé les initiateurs de la loi de cécité et demandé des excuses officielles. Changement de ton cette année. Dans son traditionnel message, Bouteflika a mis de côté cette revendication et a adopté un ton beaucoup plus conciliant. “S'il est incontestable qu'aujourd'hui nous vivons davantage à l'heure des solidarités du futur rendues incontournables par la proximité géographique qu'à celle des antagonismes engendrés par la domination coloniale, il n'en demeure pas moins que nos relations avec notre ancien colonisateur restent marquées par les séquelles de cette domination.” Et d’ajouter : “Cette situation ne pourrait être dépassée que dans un climat de confiance fondé sur des valeurs universelles de liberté et de respect, sans lequel toute approche audacieuse de nos rapports bilatéraux et des équilibres régionaux risque de s'enliser dans de vaines résurgences du passé colonial.” La réponse de Sarkozy ne s’est pas fait attendre.

A peine élu et en réponse à un message de félicitations, adressé par son homologue algérien, le président français a écrit : “Comme vous, je suis convaincu que l'approfondissement de la relation d'exception entre l'Algérie et la France doit constituer une priorité commune, car il répond aux attentes de nos deux peuples et pourra, j'en suis sûr, servir de modèle aux rapprochements nécessaires de part et d'autre de la Méditerranée.”

L’occasion pour Sarkozy de dire sa vision des rapports algérofrançais. “Les relations entre nos deux pays sont essentielles et vous trouverez en moi un interlocuteur soucieux de les renforcer encore, dans cet esprit de coopération et de respect mutuel auquel nous sommes tous deux attachés.” A partir d’Alger, l'ambassadeur de France en Algérie a davantage précisé les intentions de son pays.

Usant de la très diplomatique formule qui consiste à dire que “la relation avec l'Algérie sera une des priorités de la diplomatie française”, il a enterré le traité d’amitié en déclarant : “Nous allons proposer un document de partenariat ambitieux entre l'Algérie et la France, dont une nouvelle convention de coopération et un document-cadre de partenariat. Il s'agit d'une nouvelle convention de coopération pour 10 autres années, beaucoup plus ambitieuse que celle qui avait été conclue en 1986. Cette nouvelle convention définit le cadre institutionnel et les domaines de coopération qui englobent non seulement la coopération culturelle, scientifique et technique, mais aussi la coopération économique et financière.” Les contours de ce que seront les rapports entre les deux pays sont ainsi tracés : la page de l’histoire doit
être tournée.

Source Le soir d’Algérie
 
Le Pèlerin
 
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