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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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10 juin 2007 7 10 /06 /juin /2007 23:39
Faut il parler la francarabia ?
 
Pour avoir enseigné durant presque 17 ans au pays, je pense que je peux, un petit chouia, vous donner mon avis sur le problème de la langue parlée en Algérie ou tout au moins ce que "les milieux autorisés" désignent comme langue OFFICIELLE.
D'abord, qu'est-ce qu'une langue ? Si ce n'est qu'un instrument de savoir, un véhicule de l'expression, de la culture, des arts entre personnes. C'est tout au moins ce qui nous différencie des animaux... Quoi que je ne suis pas sûr ce point. Oui, les cris des animaux, pourquoi sont-ils différents selon qu'ils se bagarrent, qu'ils discutent calmement, qu'ils font les beaux (pour les mâles) pour conquérir la dulcinée et que sais-je encore ?
Non, j'ai été et je reste outré par la gestion de ce point important. Oui, j'ai été outré et même quelque fois malade de savoir que nous allions nous engager dans une voie sans issue. Je me préparais juste à couvrir ma tête pour amortir le choc car le mur auquel nous nous dirigions était tout près.
D'abord, je ne comprends pas, même maintenant que le choix de la langue pour une nation tout entière soit dévolu à un seul homme ou à un groupe d'hommes. Pour l'Algérie, l'histoire retiendra que l'arabe a été imposé comme langue par le regretté BOUMEDIENE. Non, je ne comprends pas que BOUMEDIENE, dans un moment d'inspiration soudaine ai décrété que l'arabe devait être la langue officielle. Je reviendrais sur ce concept de langue officielle mais attardons-nous un petit peu sur cette image scannée, j'allais dire définitivement dans l'esprit de tous mes contemporains algériens.
Arrêtons d'accuser un seul homme. Sans vouloir m'immiscer en défenseur de BOUMEDIENE, il avait assez de compétences pour se défendre tout seul, et il nous l'avait prouvé pour le faire de son vivant comme un grand, comme le grand qu'il était.
Attention, ne dévions pas le débat. J'ai été contre quelques décisions de BOUMEDIENE, on y reviendra dans un autre débat, mais celui d'aujourd'hui concerne la langue. Mais, tout de même, oui BOUMEDIENE a eu une culture imprégnée de l'arabe, oui il a fait ses études à Tunis et au Caire ensuite, oui il aimait l'arabe, mais qui n'aimerait pas l'arabe en tant que langue. Quand j'écoute OUM KELTOUM, vous pouvez tenter de me distraire par n'importe quel vocable, je reste sourd à vos provocations, MAIS, oui un grand MAIS, posons d'abord les jalons de notre histoire récente et vous verrez que ceux qui ont voulu institutionnaliser l'arabe en Algérie comme langue nationale et officielle se sont trompés et le pire dans cette mascarade est qu'ils ne le reconnaissent pas. Enfin, jusqu'à arabiser phonétiquement le nom de nos villes et villages, à croire qu'ils voulaient simplement créer une zizanie entre les Algériens. Oui, sur ce point, ils ont réussi mais à quel prix YA LKHAOUA !... Lire sur une plaque QUACENTINA à la place de CONSTANTINE est pour moi un non-sens.
Oui, posons les fameux jalons : En 1962, il y avait, allez à la louche, presque 10 millions d'Algériens... Aucune statistique officielle nous donne exactement le taux d'alphabétisation de ceux que l'on appelait EMMSSAKANES "LES INDIGENES". Mais, tout le monde est d'accord pour reconnaître que ce taux était plus près de 100 que de 0. Là, tout le monde est d'accord. Mais gageons d'un fait tangible : tous les Algériens parlaient l'arabe et comprenaient le français. Bien sûr qu'on comprenait le français. Je me souviens que même dans les campagnes, la vieille dame de 70 ans pouvait se faire comprendre à la mairie, je n'invente rien. J'avais 9 ans en 1962 et j'ai vu l'une des cousines de ma grand-mère dans un petit village près de Constantine, allez je plonge et je vous donne le nom OULED RAHMOUN pour ceux qui connaissent, oui, cette cousine, de prime abord illettrée OILLAH, je l'ai vue MESKINNA, parler un français que le préposé de la poste comprenait. Quand elle allait pour retirer la pension de son époux, le préposé n'avait pas intérêt à lui refiler des timbres à la place d'espèces sonnantes et trébuchantes.
Ceci est pour la caricature. Le drame, c'est que l'on a voulu très vite, nous faire apprendre un arabe que je ne comprenais pas. Je me souviens que ma première année d'arabe en 5° du lycée Ben Boulaïd de Batna, on nous gavaient de notions d'arabe, comme si, durant nos 7 premières années de l'école primaire, on avait appris l'arabe !... C'est vous dire le résultat.
Pour ma génération, passe encore, on avait des rudiments d'arabe et avec notre instruction en français, on arrivait à concilier les 2 langues. Quoi que la délivrance est arrivée lorsque nous sautions le pas pour rentrer à l'université. Pour ma part un institut de formation agricole. Parce que là, l'arabe est confiné dans un rôle, enfin un petit rôle et nous mordions dans les sciences (en français) à pleines dents.
Non, le pire, c'est lorsque l'État, El Houkouma a commencé à imposer l'arabe comme seule langue à nos enfants. Là, franchement, j'ai eu du mal à comprendre. Un Arabe à la Oumrou El Kheiss auquel j'y comprenais que dalle, sauf un début de poésie que je me demande encore comment j'ai pu faire pour apprendre les 2 premières strophes :
Lakaitouha Laitani Ma Kountou Alkaha Tamchi Oikade (je ne sais plus rien du reste...) Non, mon arabe à moi n'était pas celui-là. L'arabe que me parlait ma mère n'était pas celui- là. Par exemple, je vais vous citer une phrase en ARABE que ma mère ou la vôtre peut prononcer mais hélas sans un mot en ARABE : Jugez-en par vous-mêmes : Atoumoubile Ramassaouahe Mourssouates Mourssouates ! ... Non, franchement, ya-t-il un mot en arabe dans cette phrase. Et pourtant tout le monde a compris que le malheureux a été écrasé par une voiture et que l'on a ramassé morceaux par morceaux pour ne pas dire à la petite cuillère.
J'ai voulu vous entretenir de cela avec illustration pour vous montrer la gabegie qui a dicté les faits et gestes de nos responsables. Franchement, on avait pas du tout les instruments valides pour mettre en chantier l'arabe que nous appelons CLASSIQUE. Et on a plongé, ou du moins nos responsables n'ont pas hésité à plonger tout un peuple dans une ineptie dont on parlera encore à la fin de ce siècle qui débute.
 
Signé B.B.
 
Source El Watan
 
Le Pèlerin
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10 juin 2007 7 10 /06 /juin /2007 23:25
Vista contre Ubuntu : les compétiteurs

 

 

 

Ubuntu :
 
Cette distribution Linux, qui va sur ses 3 ans, vient de débouler en version 7.04, le mercredi 19 avril. Son nom signifie "humanité aux autres". De fait, elle a séduit plus d'un tiers des Linuxiens, qui, ensemble, ne représentent toutefois qu'un petit pourcent des utilisateurs de PC.
Le match:
David peut-il battre Goliath ? Besoins matériels, facilité d'installation, esthétique, ergonomie, distributions offre logicielle, compatibilité matérielle, tarifs, un match au meilleur des 7 rounds !
Besoins matériels : avantage Ubuntu
 
Tout a déjà été écrit sur les exigences et la gourmandise de Windows Vista sur le plan matériel et la consommation de ressources. Pour rappel, le nouvel OS de Microsoft demande un processeur puissant, 1 Go de mémoire vive, une carte graphique récente, 12 Go de libre sur le disque dur et enfin un lecteur DVD.Ubuntu possède pour sa part un appétit de moineau. 256 Mo de mémoire vive et 2 Go de libre sur un disque dur permettent de faire tourner cette distribution. Un simple lecteur de CD-Rom fera enfin l'affaire pour débuter l'installation. Pas de recommandation spéciale côté processeur ou carte graphique. Une carte 3D sera néanmoins
Installation / Migration : avantage Vista
L'installation de Windows Vista, qui a duré environ 25 minutes, place l'utilisateur sur des rails. Il est également possible de mettre à jour son sytème sans perdre de données si on utilisait Windows XP SP2 précédemment. Windows Vista, sur une partition dédiée, cohabite par ailleurs très bien avec Windows XP. Les données présentes sur chaque partition sont accessibles et modifiables
Le temps d'installation pour Ubuntu est à peu près identique et la procédure aussi très bien encadrée. Seul le choix d'un partition en ext3 et d'un point de montage constituent des gestes nouveaux. Ubuntu propose enfin un assistant de migration pour passer de Windows à Ubuntu en sauvegardant certains paramètres essentiels (compte de messagerie, favoris) à défaut de pouvoir tout conserver en raison du changement de système de fichiers. Ubuntu, sur une partition dédiée, cohabite très bien avec Windows XP . Une limitation toutefois, si Ubuntu peut lire les fichiers stockés sur une partition NTFS, il ne peut pas écrire dessus par défaut. Un logiciel NTFS-3G permet d'y remédier sans avoir une partition d'échange en FAT32 ou une clé USB pour d'eventuels transferts dans le sens Ubuntu - Windows..
Esthétique : avantage Vista
L'interface de Vista, à dominante verte et noire rompt avec le style des précédents Windows. La 3D et la transparence apportées par Aero ont fait couler beaucoup d'encre et s'il existe des avis tranchés entre amateurs et détracteurs, c'est uniquement la consommation de ressources associée à ces effets qui est décriée, pas l'esthétique de l'OS en elle-même. Objectivement, Vista est très réussi
La charte graphique d'Ubuntu qui joue sur des nuances d'orange est très agréable mais la finesse des graphismes et surtout des polices le placeclairement un cran en-dessous de son rival. Malgré des besoins sans comparaison, Ubuntu s'autorise cependant des fantaisies visuelles par la grâce du plugin Compiz déjà implémenté. Une fois les effets du bureau cochés, les fenêtres rebondissent, deviennent élastiques et l'on peut passer d'une application à l'autre en jonglant avec un cube 3D.
Ergonomie : avantage Ubuntu
Windows Vista a passablement été réorganisé par rapport à Windows XP dans le but d'offrir une navigation plus intuitive à l'utilisateur. Si l'objectif a été partiellement atteint, certains réglages ou certaines options échappent à ce jugement d'ensemble et demandent encore à l'utilisateur un long cheminement depuis le menu principal.
Au départ, nous n'aurions pas pensé donner ce point à Ubuntu mais cette distribution Linux nous a surpris de manière formidable : jamais nous n'avons eu à nous battre avec la ligne de commande, la hantise du débutant ! Les menus sont peu nombreux, explicites et ramassés, comme les applications regroupées par catégorie. De nombreux assistants se mettent en branle pour télécharger par exemple les codecs ou les plugins internet manquant. Du très bon !
 
Offre logicielle : avantage Vista
La distribution logicielle de Windows s'est relativement étoffée à l'occasion du passage à Vista. Galerie photo, agenda, création de DVD, montage vidéo, reconnaissance vocale, mais si nous donnons le point à Vista sur ce segment, c'est que l'offre logicielle semble sans fond : la majorité des applications libres ont été portées sous Windows et ne demandent qu'à être téléchargées, on trouve une foule de freeware dignes d'intérêt et on peut enfin installer des progiciels sans difficulté. Par défaut, Ubuntu est plus riche que Windows Vista. Illustration de l'esprit Linux qui cherche à aller au devant des besoins de l'utilisateur : messagerie instantanée, suite bureautique, logiciel de retouche graphique forment un socle d'applications appréciable. Pour tout besoin complémentaire, l'assistant Synaptic se charge de télécharger des nouveaux programmes libres et le choix est très vaste. Malgré tout, certains logiciels propriétaires qui n'ont pas été déclinés en version Linux, se refuseront à vous.
Compatibilité matérielle : Vista devant
Pour coller à la réalité, nous avons choisi d'effectuer ce test sur une configuration domestique et personnalisée (voir ci-dessous). Bonne surprise, tous les périphériques ont fonctionné. Il a seulement fallu fournir dans un premier temps le CD-ROM de la carte mère à Vista pour qu'il installe le pilote du controleur Ethernet 3Com Gigabit. Grâce à la connexion Internet retrouvée, Vista a ensuite pu télécharger les autres pilotes nécessaires.
Ubuntu s'est également très bien tiré de cet exercice. La connexion Internet était immédiatement fonctionnelle et seule la fonction d'impression de notre multifonction manquait à l'appel. Il nous a suffit d'installer une nouvelle imprimante en sollicitant l'assistant du menu système. De nombreux pilotes HP étaient proposés mais pas le nôtre et c'est sur le site linuxprinting.org que nous l'avons trouvé. Un téléchargement plus tard, l'affaire était réglée, comme sous windows... Petite déception, la résolution maximale proposée pour notre écran LCD Hyundai 19 pouces était de 1024 x768 pixels. Dommage. Les deux OS se sont donc bien comportés, nous attribuons le point à Vista car même si la situation générale reste imparfaite, les fabricants ne tardent pas à réagir tandis que leurs efforts envers Linux sont moins intenses en raison des parts de marché respectives.
Tarifs : avantage Ubuntu
Windows Vista se décline en trois versions : familiale basique (270 €) , familiale premium (375 €) et intégrale ou "ultimate" (500 €). L'édition la moins chère n'est pas pourvue de l'interface 3D aero et l'édition la plus onéreuse comprend une série d'utilitaires présents sur l'édition professionnelle ainsi qu'une série de bonus (jeux, gadgets).
La distribution Ubuntu 7.04, comme ses devancières, est complètement gratuite. Il n'est même pas nécessaire de sortir de chez soi pour se la procurer. Il suffit de télécharger l'image ISO sur le site officiel ou celui de la communauté francophone et de la graver ensuite sur un un CD-Rom vierge (utilisable une fois ou bien
 
Verdict - Vista, vainqueur aux points
 
A l'arrivée, Windows Vista l'emporte d'une courte tête sur cet improbable challenger. Le soin apporté par l'équipe Microsoft aux qualités graphiques de son système d'exploitation a pesé très lourd dans le décompte des points. Linux, avec Ubuntu 7.04, ayant démontré d'énormes progrès. Pour la première fois, il nous a semblé constituer une alternative crédible même pour un novice. En retrait sur le plan graphique, Ubuntu se rapproche à grandes enjambées en matière de compatibilité matérielle ou de facilité d'installation. L'ajout de pilotes propriétaires, d'assistants pour télécharger les codecs manquants viennent renforcer une très bonne ergonomie et s'ajouter aux qualités intrinsèque des distributions Linux : gratuité (le plus souvent) et légèreté. Gageons qu'Ubuntu devrait sortir de la confidentialité.
 
Source Journal du Net
 
Le Pèlerin
 
 
Tout simplement le dernier système d'exploitation développé par Microsoft, sorti le 31 janvier 2007. Depuis 25 ans, la firme de Redmond domine le marché et Windows, toutes versions confondues, équipe près de 96% du parc informatique mondial.
Windows Vista :
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10 juin 2007 7 10 /06 /juin /2007 10:53
Langue et littérature berbères
 
La langue berbère, ou tamazight, est présente à l'heure actuelle dans une dizaine de pays de l'ensemble Maghreb-Sahara-Sahel : Maroc, Algérie, Tunisie, Libye, Égypte, Niger, Mali, Burkina-Faso et Mauritanie. Mais l'Algérie et le Maroc sont, de loin, les deux pays qui comptent les populations berbérophones les plus importantes. Signe fort de l'identité berbère face à l'arabisation, la langue berbère est riche d'une tradition orale qui a su intégrer les médias modernes. De plus, la renaissance volontariste de l'alphabet traditionnel, les tifinagh, a permis de suppléer à la mémoire collective, de traduire les œuvres majeures du patrimoine mondial et développer une littérature berbère qui répond à une forte demande.
 
La langue berbère : le tamazight
 
La langue berbère, ou tamazight, est présente à l'heure actuelle dans une dizaine de pays de l'ensemble Maghreb-Sahara-Sahel : Maroc, Algérie, Tunisie, Libye, Égypte, Niger, Mali, Burkina-Faso et Mauritanie. Mais l'Algérie et le Maroc sont, de loin, les deux pays qui comptent les populations berbérophones les plus importantes.
 
L'évaluation du nombre de berbérophones est une question difficile et controversée car il n'existe pas dans les pays concernés de recensements linguistiques systématiques et fiables. De plus la situation générale – objective, institutionnelle, idéologique – de la langue berbère rend problématique toute évaluation : en fait, le nombre de berbérophones constitue en lui-même un enjeu politique important dans les pays du Maghreb et il a donc toujours fait l'objet de vives polémiques et d'estimations très divergentes. Pourtant, si l'on soumet à la critique l'ensemble des chiffres avancés par les diverses sources, depuis les débuts de la présence coloniale française jusqu'à nos jours, on peut raisonnablement estimer les berbérophones à :
– un pourcentage d'environ 25 % de la population en Algérie, soit entre 7 et 8 millions de personnes sur un total de 31 ou 32 millions d'habitants ;
– un pourcentage d'environ 40 % de la population au Maroc, soit 12 à 13 millions de berbérophones sur une population globale de 32 millions.
 
Au Maroc, la berbérophonie est répartie en trois grandes zones dialectales qui couvrent l'ensemble des régions montagneuses : au nord, le Rif avec le dialecte tarifit ; au centre, le Moyen-Atlas et une partie du Haut-Atlas avec le dialecte tamazight ; au sud/sud-ouest – Haut-Atlas, Anti-Atlas et Sous –, le domaine chleuh avec le dialecte tašelhit.
 
En Algérie, la principale région berbérophone est la Kabylie. D'une superficie relativement limitée mais très densément peuplée, elle représente à elle seule plus des deux tiers des berbérophones algériens, soit au moins cinq millions de personnes. L'autre groupe berbérophone significatif est constitué par les Chaouias de l'Aurès : autour d'un million de personnes. Il existe de nombreux autres groupes berbérophones en Algérie mais il s'agit de petits îlots résiduels, de faible importance : Ouargla-Ngouça, Gourara (région de Timimoun), Sud-Oranais, Djebel Bissa, Chenoua… Le plus important est sans conteste le Mzab – Ghardaïa et les autres villes ibadhites – qui doit compter de 150 000 à 200 000 personnes. Le troisième et dernier grand ensemble berbérophone est constitué par les populations touarègues, à cheval sur plusieurs pays à travers la zone saharo-sahélienne : principalement le Niger avec environ 500 000 personnes et le Mali, de 300 000 à 400 000. Les autres pays : Algérie (Ahaggar, Ajjer), Libye (Ajjer), Burkina-Faso comptent des effectifs touaregs plus modestes qui ne dépassent pas quelques dizaines de milliers de personnes. L'ensemble des populations touarègues avoisine donc le million d'individus.
 
Le reste de la berbérophonie est constitué par des isolats, généralement très menacés, disséminés :
– en Tunisie (un peu plus de 50 000 personnes), à Djerba (en partie) et dans une dizaine de villages dans le centre-sud du pays ;
– dans le Sud de la Mauritanie (Zenaga) : entre 5 000 et 10 000 individus ;
– en Égypte dans l'oasis de Siwa dont la population varie de 5 000 à 10 000 personnes selon les sources,
– et, surtout, en Libye (Tripolitaine : Zouara et le Djebel Nefoussa) où les groupes berbérophones sont nettement plus importants et plus résistants.
 
Mais ce ne sont là que les localisations traditionnelles car, depuis le début du XXe siècle et surtout depuis la décolonisation, les phénomènes migratoires et l'exode rural très important qu'a connus tout le Maghreb font qu'il existe de très consistantes communautés berbérophones dans les principales villes du Maghreb : Alger et Casablanca en sont les illustrations les plus marquantes. Mais le processus a touché aussi l'Europe, notamment la France, où l'immigration berbère est très ancienne et numériquement considérable : les Kabyles à eux seuls y représentent sans doute un bon million de personnes. Au point où Paris peut sans doute être considéré comme la plus grande ville berbère du monde.
 
Unité et diversité de langue berbère
 
La langue berbère se présente donc actuellement sous la forme d'un nombre élevé de « dialectes », c'est-à-dire de variétés régionales, répartis sur une aire géographique immense et souvent très éloignés les uns des autres. Les échanges linguistiques entre les différents groupes berbérophones sont faibles en raison même de ces distances ; ce ne sont que les mouvements de populations récents et les médias modernes, avec la radio, les disques, les cassettes, qui ont rétabli le contact. De plus, il n'a jamais existé dans le monde berbère d'instance de normalisation et d'unification de la langue : il n'y a pas de norme instituée de la langue berbère, même pour les usages littéraires. Chaque groupe emploie son ou ses parlers locaux qui ne sont guère utilisés que pour la communication intra-régionale. D'une certaine façon, la notion de « langue berbère » est une abstraction linguistique et non une réalité sociolinguistique identifiable et localisable. La seule réalité observable réside dans les usages locaux effectifs.
 
Pourtant, malgré cette situation d'extrême fragmentation, ce n'est pas sans raisons sérieuses que la tradition scientifique berbérisante parle généralement d'une (seule) langue berbère, divisée en dialectes – ensembles régionaux à intercompréhension immédiate –, eux-mêmes composés de parlers locaux correspondant à peu près aux anciennes unités tribales. C'est que, malgré la dispersion géographique, malgré l'absence de pôle de normalisation et en dépit de la faiblesse des échanges, les données structurales fondamentales restent les mêmes partout : le degré d'unité, notamment grammaticale, des parlers berbères est tout à fait étonnant eu égard aux distances et vicissitudes historiques. Les divergences sont presque toujours superficielles et ne permettent pas d'établir une distinction tranchée entre les dialectes : la plupart des critères de différenciation – qu'ils soient phonologiques ou grammaticaux – se distribuent de manière entrecroisée à travers les dialectes. En termes dialectologiques, on dira qu'il n'y a pas de véritables faisceaux d'isoglosses délimitant les dialectes. En fait, seul le touareg et les parlers les plus périphériques (Libye, Égypte et Mauritanie) présentent un ensemble de caractéristiques linguistiques spécifiques qui pourraient justifier qu'on les considère comme des systèmes autonomes, et donc comme des « langues » particulières. Encore qu'il s'agisse, le plus souvent, plus de modalités particulières de réalisation que de véritables différences structurales.
 
Berbères et berbérophones
 
On a parlé de berbérophones et de berbérophonie car, à l'heure actuelle, le critère le plus évident, le plus indiscutable d'identification des populations berbères est la langue. Non qu'il n'y ait d'autres traits socio-culturels distinctifs – une tradition orale spécifique, un patrimoine culturel, des particularités d'organisation sociale… – mais tous ces autres paramètres ont un pouvoir discriminant moins net.
 
Ces berbérophones, identifiés par une pratique linguistique spécifique, sont de nos jours démographiquement minoritaires parce que le Maghreb a connu depuis le Moyen Âge un lent processus d'arabisation linguistique. Le fond du peuplement maghrébin est donc d'origine berbère : l'immense majorité des arabophones actuels ne sont que des Berbères arabisés depuis des dates plus ou moins reculées. Mais au niveau des réalités socio-culturelles présentes, il est évident que la berbérité, la conscience d'être Berbère est liée à la berbérophonie et ne concerne plus qu'une minorité, importante, de la population de ces pays.
 
Les grandes lignes historiques du processus d'arabisation linguistique du Maghreb ont été posées, il y a déjà longtemps, par l'arabisant W. Marçais (1938-1961). On trouvera également une synthèse réactualisée sur cette question chez Gabriel Camps dans son introduction au volume I de l'Encyclopédie Berbère. Les causes de ce processus de substitution linguistique qui a fait que de nombreux Berbères ont abandonné leur langue au profit de l'arabe sont multiples et entrecroisées. Mais une détermination fondamentale est à l'œuvre depuis treize siècles : la domination symbolique qu'exerce la langue arabe dans tout l'espace musulman ; le rapport entre arabe et berbère a été, très tôt, une relation déséquilibrée en raison du lien consubstantiel de l'islam à la langue arabe. En Berbérie comme dans tout le monde musulman non arabe, il y a toujours eu valorisation marquée de l'arabe, langue du sacré, langue de Dieu, mais aussi langue de l'écrit et du savoir légitime, langue du pouvoir et de la ville. Au Maghreb, cette prééminence a sans doute été plus marquée qu'ailleurs car le berbère était une langue sans tradition écrite et sans rayonnement large.
 
Berbère et arabisation dans le Maghreb actuel
 
L'arabisation est aussi au Maghreb, notamment en Algérie et au Maroc, une politique des États qui se définissent comme arabes et musulmans. Ce n'est que depuis des dates très récentes que le berbère a commencé à obtenir droit de cité : enseignement universitaire, enseignement facultatif dans les collèges et lycées en Algérie, expériences d'intégration dans l'enseignement primaire au Maroc… Mais son statut juridique et de fait reste encore très marginal et incertain et peut être approximativement comparé à celui des langues régionales en France.
 
Concurrencée et grignotée depuis des siècles par l'arabe, intégrée dans des cadres géo-politiques très diversifiés, la langue berbère connaît d'importantes variations dans sa situation générale suivant les pays et les régions. Ses capacités de résistance face au mouvement historique et sociologique d'arabisation et aux politiques linguistiques étatiques sont donc assez différenciées selon les régions. Selon le poids démographique des populations, l'étendue géographique, l'expérience politique, le degré de prise de conscience et la densité de la vie culturelle locales, le berbère pourra être sérieusement menacé de disparition – c'est le cas général des petits isolats berbérophones et des régions très perméables à l'idéologie et à la culture arabo-islamiques –, ou au contraire manifester une forte résistance et un réel dynamisme comme en Kabylie.
 
L'écriture berbère : tifinagh et libyque
 
Les Berbères possèdent une écriture alphabétique consonantique qui leur est propre depuis l'Antiquité. Les inscriptions les plus anciennes qui aient pu être datées remontent au VIe siècle avant J.-C. Cette écriture est attestée durant toute l'Antiquité, aux époques punique et romaine. Elle est précisément mentionnée par des auteurs latins tardifs du Ve et VIe siècles après J.-C. Les auteurs arabes médiévaux n'évoquent jamais l'existence d'une écriture chez les Berbères ; on peut donc raisonnablement penser que celle-ci était sortie de l'usage au Maghreb avant l'établissement définitif des Arabes au début du VIIIe siècle. Sa disparition dans la zone Nord du monde berbère se situerait donc entre environ 600 et 700 après J.-C.
 
En revanche, son utilisation a perduré chez les Touaregs qui la dénomment tifinagh. Chez eux, cette écriture a des fonctions essentiellement ludiques et symboliques ; elle n'a pas servi à fixer la mémoire historique ou la littérature de ce groupe.
 
Son usage était également limité durant la période antique où elle dénommée « écriture libyque » car les Anciens appelaient « Libye » l'ensemble de l'Afrique du Nord ; elle ne nous est parvenue qu'à travers des inscriptions funéraires et votives. Malgré cette forte limitation de ses fonctions, il s'agit bien d'une véritable « écriture nationale » des Berbères puisqu'on en rencontre des traces dans toute l'aire d'extension de la langue berbère : de la Libye au Maroc, de la Méditerranée au Sahel.
 
L'origine de l'écriture berbère reste obscure et controversée. L'hypothèse d'une genèse locale spontanée, sans aucune influence externe, doit certainement être écartée car il n'y a pas au Maghreb de tradition d'écriture pré-alphabétique, syllabique ou idéographique, qui autoriserait à retenir l'idée d'une formation totalement indigène : l'alphabet ne peut naître brutalement sans un long processus antérieur de perfectionnement à partir d'autres types d'écriture. En fait, tout un faisceau d'indices objectifs va dans le sens d'une formation endogène, sur la base de matériaux locaux non alphabétiques, sous l'influence forte d'un alphabet sémitique, probablement le phénicien ; une création par imitation en quelque sorte, processus dont on connaît d'autres exemples avérés en Afrique de l'Ouest et en Amérique du Sud, notamment, où des groupes humains en contact avec d'autres peuples pratiquant l'écriture – Arabes, Européens – ont inventé, quasiment de toutes pièces, leur propre écriture.
 
Comme la langue, l'écriture berbère n'est pas absolument unifiée : elle connaît un assez grand nombre de variantes, à travers le temps et les régions. Pour les périodes anciennes, on distingue au moins trois alphabets différents : libyque occidental, oriental et saharien ; dans la période contemporaine, chaque confédération touarègue utilise un alphabet légèrement différent de celui des groupes voisins. Ces variations s'expliquent à la fois par une adaptation aux particularités phonétiques locales et par la durée d'existence de cette écriture qui a induit d'inévitables évolutions et adaptations.
 
À partir des années 1970, à l'initiative d'un groupe militant kabyle basé à Paris, « l'Académie Berbère », on a assisté à une véritable renaissance de ce vieil alphabet berbère qui est employé, dans une version fortement modernisée, pour la notation usuelle du kabyle. Insérés dans une aire de vieille culture scripturaire, les Berbères ont depuis toujours vu leur langue et leur culture dévalorisées par leur statut d'oralité. Situation qui a induit dans la période contemporaine une réaction très volontariste visant à démontrer que « le berbère ça s'écrit ! ». C'est ainsi que l'on peut expliquer l'existence dans la sensibilité berbère de ce courant qui prône le retour au vieil alphabet berbère, les tifinagh, qui présente le double avantage de marquer l'appartenance historique incontestable de la langue berbère au monde de l'écriture et d'assurer la discrimination maximale par rapport aux cultures environnantes puisque cet alphabet est absolument spécifique aux Berbères. En exhumant cette antique écriture – sortie partout de l'usage depuis des siècles, sauf chez les Touaregs –, ces militants se donnent une arme particulièrement efficace dans un environnement où l'écriture est mythifiée, voire sacralisée. Et comme cet alphabet berbère est attesté depuis la protohistoire, les Berbères accèdent ainsi à l'histoire et à la civilisation, antérieurement à la plupart des peuples qui ont dominé le Maghreb, notamment les Arabes ! Les tifinagh permettent aux Berbères de ne plus être catalogués parmi les barbares et autres primitifs, pour qui la seule alternative est de se fondre dans les « grandes » cultures (écrites), en l'occurrence la culture arabo-islamique… C'est ce qui permet de comprendre le succès et l'envahissement de l'espace public en Kabylie notamment par cette écriture, y compris au niveau de la signalétique officielle municipale.
 
Ce sont certainement ces deux facteurs, historicité et spécificité, qui fondent l'engouement pour les tifinagh non seulement en Kabylie, mais aussi dans toutes les autres régions berbérophones (Maroc, domaine touareg), surtout dans les milieux militants et populaires. Il est d'ailleurs intéressant de constater que, plus de trente années après leur mise en circulation par des militants radicaux kabyles, l'institution marocaine adopte ces « néo-tifinagh » comme alphabet officiel du berbère par décision de l'Institut royal pour la culture amazigh : les précurseurs de l'« Académie berbère » de Paris n'espéraient certainement pas un tel succès !
 
La littérature berbère
 
Les Berbères possèdent donc depuis l'Antiquité un système d'écriture qui leur est propre. Mais, curieusement, à aucune période de l'histoire et en aucun lieu, il ne semble que cette écriture ait servi de support à une production littéraire, ni même à la fixation de la mémoire collective d'un groupe par la rédaction de chroniques historiques, par exemple. Partout, depuis l'aube de l'histoire, lorsqu'il s'est agi de rédiger des documents écrits consistants, les Berbères ont eu recours aux langues et/ou aux alphabets des peuples dominants avec lesquels ils étaient en contact : punique, latin puis arabe ou français.
 
Une tradition orale riche et diverse
 
Pourtant, les Berbères ont et ont toujours eu une tradition littéraire très vigoureuse et diversifiée : poésie, contes, légendes, devinettes et énigmes… Au Moyen Âge déjà, un auteur arabe comme Ibn Khaldoun s'émerveillait de la prolixité de cette littérature berbère. En fait, dans les sociétés berbères traditionnelles, tous les moments de la vie, quotidiens ou exceptionnels, sont ponctués par la littérature, poésie, chants, contes… Les fêtes – naissances, circoncision, mariage, mort – étaient l'occasion de poésies et chants rituels ou improvisés ; tous les actes de la vie quotidienne donnaient naissance à des genres particuliers : chants de travail, chant de tissage, contes des veillées, chants et poésies de pèlerinage… Dans la société ancienne, les personnes âgées, hommes et femmes, étaient les principaux dépositaires et transmetteurs de ce patrimoine littéraire oral, mais tout le monde était peu ou prou poète ou conteur.
 
Certains bien sûr étaient plus doués que la moyenne et faisaient de la littérature leur métier. Il existait ainsi, dans tous les groupes berbérophones, des poètes reconnus, des bardes et troupes itinérantes qui allaient de village en village, de tribu en tribu, avec un accompagnement musical léger, conter les légendes des temps anciens, apporter les nouvelles d'horizons lointains, glorifier les exploits de tel groupe ou de tel guerrier, stigmatiser la lâcheté ou les méfaits de tel autre… Mémoire ambulante du groupe, dispensateurs du blâme et de l'éloge, ces « professionnels » assuraient un rôle important pour la cohésion des groupes. Partout, bien sûr, cette forme de diffusion a été mise à mal et il n'en subsiste plus que des lambeaux épars et fragiles.
 
Mais elle a très tôt été relayée par les supports modernes, que les poètes et chanteurs berbères se sont partout appropriés : le disque d'abord, puis la cassette et le CD ! Dès les années 1920-1930, se constitue une « chanson moderne » kabyle, puis chleuh, qui puise directement son inspiration et ses formes dans la tradition littéraire poétique, tout en s'ouvrant largement sur le monde et ses influences thématiques et musicales.
 
En milieu berbère, il n'est pas possible de distinguer nettement entre poésie traditionnelle et chanson moderne ; la continuité est très forte entre le poète ancien, ses œuvres et ses fonctions, et le chanteur moderne kabyle ou chleuh qui se produit sur une scène parisienne. Tous véhiculent les valeurs et les espoirs du groupe, tous restent avant tout les porte-parole de leur communauté.
 
La naissance de l'écrit littéraire
 
Avant l'irruption de l'Occident avec la colonisation française, tout ce patrimoine littéraire n'a été que très rarement fixé à l'écrit. La seule exception notable encore vivante est la tradition littéraire écrite, en caractères arabes, des Chleuhs du Sud marocain. Il s'agit, pour l'essentiel, de poésies et légendes d'inspiration religieuse – hagiographie ou édification. Bien sûr, il a existé aussi, selon le témoignage des sources arabes, des productions religieuses, historiques et même scientifiques écrites en berbère dans tout le haut Moyen Âge maghrébin ; mais ces tentatives ne se sont nulle part stabilisées et maintenues pour donner naissance à une véritable tradition écrite. Même chez les Chleuhs, la littérature écrite restait l'apanage de milieux lettrés très restreints et avait plutôt une fonction d'aide-mémoire pour les détenteurs de ce patrimoine que de support à une diffusion large.
 
Il faudra donc attendre la période coloniale et la très forte influence de l'école et de la culture françaises pour que naisse une véritable production littéraire écrite en langue berbère. Elle est encore expérimentale et très inégalement développée selon les régions. Comme en bien d'autres matières, la Kabylie (Algérie) a une solide avance ; elle est suivie par le domaine chleuh (Sud marocain) qui connaît aussi des expériences littéraires écrites non négligeables ; par le monde touareg nigéro-malien et, timidement, par le Mzab. Ce « palmarès » est bien entendu, pour chaque région, le reflet direct du degré de prise de conscience identitaire et d'engagement dans la défense de la langue et de la culture berbères.
 
Une dynamique ancienne et continue
 
Le « passage à l'écrit » est une tendance déjà ancienne, repérable dès le début du XXe siècle chez les berbérisants et militants kabyles. Chez eux, cette volonté d'opérer le passage à l'écrit se traduit par la publication d'importants corpus littéraires ou de textes sur la vie quotidienne. Boulifa peut être considéré comme le premier prosateur kabyle : sa Méthode de langue kabyle (1913) comporte plus de 350 pages imprimées de textes berbères non traduits, composés directement à l'écrit par l'auteur.
 
Dès cette époque, le support écrit imprimé commence à suppléer significativement à la transmission orale et à la mémoire collective. Car les conditions de production et de diffusion de la littérature sont profondément affectées par les bouleversements socio-économiques et politiques que subit la Kabylie dans la dernière moitié du XIXe siècle. Les anciens bardes disparaissent très vite, le tissu tribal qui portait cette production littéraire très socialisée s'effondre. Les premières générations d'instituteurs kabyles arrivent donc à un moment charnière qui les met en position d'assurer le relais dans la transmission du patrimoine.
 
La scolarisation ancienne et relativement forte en Kabylie fait que ce mouvement de « sensibilisation à l'écrit berbère » a touché des couches non négligeables de la société. La pratique écrite du berbère, le savoir berbère moderne ne sont pas confinés à une élite restreinte, de niveau universitaire. Sans que l'on puisse parler de phénomène de masse, cela concerne des milieux d'instruction très moyenne, voire primaire, de condition souvent modeste.
 
À partir des années 1930, cette veine culturaliste, fortement liée aux métiers de l'enseignement et de l'écriture, a été confortée par des noms dont certains sont devenus illustres en tant qu'auteurs de langue française : Jean et Taos Amrouche, Mouloud Feraoun, Mouloud Mammeri, Malek Ouary… Parallèlement à leur création littéraire francophone, ces écrivains affirment leur ancrage dans la culture berbère et œuvrent concrètement pour elle par un travail constant de promotion. Les Chants berbères de Kabylie (1939) de Jean Amrouche, Les poèmes de Si Mohand (1960) de Mouloud Féraoun, Le Grain magique (1966) de Taos Amrouche, les Isefra de Si Mohand (1969) et les Poèmes kabyles anciens (1980) de Mammeri sont les grandes dates de cette action.
 
Dès 1945-1950, la diffusion de l'écrit à base latine, en dehors de tout enseignement formalisé du berbère en Kabylie, est suffisamment avancée pour que de nombreux membres de ces élites instruites kabyles soient capables de composer et écrire le texte de chansons, de noter des pièces de poésie traditionnelle. Belaïd At-Ali, qui n'était pas l'un des plus instruits, rédige à la même époque (avant 1950) ce qui doit être considéré comme la première œuvre littéraire écrite kabyle : Les cahiers de Belaïd, recueil de textes, de notations, descriptions et réflexions sur la Kabylie tout à fait exquises – une sorte d'anticipation, en kabyle, de Jours de Kabylie de Feraoun.
 
L'après-indépendance : la consolidation
 
Le mouvement de production littéraire s'est poursuivi, avec un net regain depuis 1970, si bien qu'il existe actuellement :
– des traductions-adaptations en berbère d'œuvres littéraires internationales ou maghrébines ; par exemple : de Brecht, L'exception et la règle ; de Molière, Tartuffe, L'avare… ; de Beckett, En attendant Godot ; de Gide, Le retour de l'enfant prodigue ; de Kateb, Mohammed prend ta valise, La guerre de 2000 ans ; de Feraoun, Jours de Kabylie… ;
– des œuvres littéraires originales : des pièces de théâtre, des recueils poétiques, des romans (Kabylie), des recueils de nouvelles, des essais historiques…
- et, depuis le début des années 1990, même un embryon de presse, notamment en Kabylie.
 
On peut désormais parler d'une littérature écrite berbère. Elle est, bien sûr, encore modeste et se constitue quasiment sous nos yeux, mais on ne doit pas perdre de vue dans son évaluation qu'elle est née et s'est développée dans des conditions extrêmement défavorables.
 
Les inspirations de la néo-littérature
 
« Le modernisme »
 
On entend par là un effort permanent pour inscrire la culture berbère dans un champ de références modernes et universelles, pour les faire sortir de leurs sphères traditionnelles, rurales et familiales. La néo-culture et la néo-littérature berbères tendent, depuis au moins 1945, à faire du berbère un moyen d'expression et de création en prise avec les courants de pensée du monde moderne et de la culture universelle.
 
Les « berbéro-nationalistes » des années 1940 sont fortement influencés par les expériences révolutionnaires et patriotiques étrangères : Révolution russe, résistance nationale irlandaise, traditions nationalistes européennes du XIXe siècle. On traduit L'internationale, des poèmes romantiques allemands comme Uhland, dont le Ich hatte einen Kamerad devient Ghuri yiwen umeddak°el. Comme on l'a vu, plus récemment, on a adapté Brecht, Beckett, Molière en kabyle. Ces expériences n'ont pas toutes la même portée, mais toutes ont en commun la volonté d'insérer la langue et la culture berbère dans la modernité, de s'approprier les éléments fondamentaux du patrimoine historique, culturel et éthique international.
 
Une littérature de combat
 
Exclue depuis des siècles des sphères du pouvoir et de l'État central avec lequel les Berbères ont été en conflit quasi permanent, la culture berbère véhicule une tradition de résistance et de dissidence très ancienne. Dans la période contemporaine, cette donnée fondamentale – qui définit un paysage culturel très éloigné de l'arabo-islamisme orthodoxe urbain – n'a fait que s'accentuer : du fait du contexte culturel et politique, chanter, parler en public, écrire en berbère était en soi un engagement. Il s'en suit que la néo-littérature berbère est globalement d'une tonalité très critique. On y trouve les traces de tous les combats récents et actuels : lutte anti-coloniale, critique sociale et politique, affirmation identitaire, critique de la religion, de l'arabisation, anti-militarisme – Le déserteur de Boris Vian est traduit et chanté en kabyle –, revendication féministe…
 
De plus, la longue exclusion des espaces officiels a fait que la création berbère s'est développée le plus souvent hors des cadres institutionnels : elle en acquiert une grande autonomie par rapport à l'idéologie et à la culture étatiques. Depuis l'indépendance, la culture berbère constitue un espace de liberté conquise, un refuge et un support pour la pensée non conformiste ou dissidente. Le degré de violence qu'atteint la critique du pouvoir politique et de ses pratiques, de la répression, de la religion officielle… dans la nouvelle littérature berbère est à peu près inconcevable dans la production en langue arabe ou française.
 
La quête identitaire
 
Mais la clef de voûte, l'inspiration permanente est indiscutablement la quête identitaire. Recherche du moi individuel et du nous collectif face à l'arabité et à l'arabisme négateur, face à l'Occident aussi, elle prend des formes diverses : quête mythologique, plutôt désespérée ou parcours de combat. Chez tous, l'histoire, le groupe sont convoqués, interpellés, et sommés de pallier la défaillance passée. Même si certains auteurs ont une inspiration plus personnelle, plus nostalgique aussi, globalement on a affaire à une littérature qui pose la question de l'existence berbère, du destin berbère, autour du thème-pivot angoissé : Allons-nous disparaître, que faire pour préserver la chaîne de transmission ?
 
Littérature de combat, littérature d'affirmation et de quête identitaire, expression d'un groupe menacé, l'avenir de cette production sera évidemment étroitement dépendant du devenir socio-politique des populations berbérophones et du statut, juridique et réel, de leur langue et de leur culture. On peut cependant penser qu'un saut qualitatif, sans doute irréversible, a été accompli au moins dans le domaine kabyle. Non seulement cette néo-littérature existe et se développe, mais tout indique qu'elle répond à une demande sociale forte, dans une région réceptive, à très fort taux de scolarisation et à conscience identitaire aiguisée.
 
Jusqu'à une époque toute récente, les meilleurs spécialistes du Maghreb prévoyaient tous la fusion prochaine de l'élément berbère dans le creuset arabe. Pourtant, si l'on met bout à bout l'ensemble des pièces du puzzle, force est de constater que « le terrain berbère a bougé et bouge » partout ; qu'un travail de production et de (re) construction est en marche : un espace transnational culturel, intellectuel et scientifique, voire politique, berbère est en voie de constitution. Et c'est essentiel pour l'avenir. Les situations restent diverses, mais partout les fils sont renoués, la flamme de la conscience (r) allumée. L'aspiration berbère s'exprime désormais ouvertement et de plus en plus solidement et bouleverse radicalement l'échiquier intellectuel et politique maghrébin. En deux ou trois décennies un véritable retournement historique s'est produit.
 
Décidément, les Berbères ne sont pas encore une espèce en voie de disparition et ils peuvent encore modeler le visage du Maghreb de demain.
Source : Clio.fr
 
Le Pèlerin
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9 juin 2007 6 09 /06 /juin /2007 23:21
Astuce pour des frites moins grasse !!
 
Pour que les frites soient moins grasses, cuire les pommes de terre cinq minutes au micro-ondes, à température élevée, avant de les mettre dans la friteuse.
Elles doreront plus vite et absorberont moins de gras.
 
De la part d’une Correspondante
 
Le Pèlerin
 
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8 juin 2007 5 08 /06 /juin /2007 23:21
Le Cancer De La Prostate "ce Que Doit Tout Homme Savoir"
 
Les hommes ayant des antécédents de la maladie dans leur famille sont également plus à risque. De plus, le risque du cancer de la prostate augmente avec l’âge. Il apparait le plus souvent après 50 ans.

Qu’est-ce que la prostate?

La prostate est une glande faisant partie de l’appareil génital masculin. Sa secrétion contribue à la formation du sperme, fluide qui transporte les spermatozoïdes. Sa taille est normalement celle d’une noix mais avec l’âge, la prostate augmente souvent de volume et plus de la moitié des hommes américains de plus de 60 ans souffrent d’une hypertrophie plus ou moins marquée de la prostate. Ceci n’est généralement pas dû à un cancer mais peut causer d’autres problèmes.

Qu’est-ce que le cancer de la prostate?

Le cancer de la prostate est un cancer qui prend sa souche dans la prostate. Il entraîne le changement des cellules de l’organisme qui se mettent à proliférer de façon anarchique. La plupart des types de cancer forment une grosseur appelée tumeur. Lorsqu’une tumeur cancéreuse est présente dans la prostate, il est possible de ne pas en avoir conscience. La plupart des cas de cancer de la prostate évoluent très lentement. Chez certains hommes, il est cependant possible que la tumeur croisse rapidement et se propage aux autres parties du corps.

Quelles sont les causes du cancer de la prostate?

On ne connaît pas les causes exactes du cancer de la prostate mais certains facteurs de risque y sont cependant associés. Un facteur de risque est quelque chose qui augmente les chances d’une personne de développer une maladie. Le vieillissement constitue le principal facteur de risque du cancer de la prostate. Les antécédents familiaux jouent également un rôle. Avec un père ou un frère atteint du cancer de la prostate, les risques de développer la maladie sont de deux à trois fois supérieurs à la moyenne. L’alimentation peut également constituer un facteur de risque. Les hommes qui consomment beaucoup de graisses animales, en particulier les graisses de la viande rouge, sont plus à risque que les hommes qui en consomment moins.

Quels sont les symptomes du cancer de la prostate?

Au début de la maladie, il y a souvent ABSENCE totale de symptômes. S’il y a PRESENCE de symptômes, ceux-ci varient selon la taille et l’emplacement exact de la tumeur. La prostate entoure l’urètre, le canal qui transporte l’urine et le sperme. Il s’ensuit donc que tout changement de la prostate peut être cause de difficultés à uriner ou à éjaculer. Des symptômes identiques peuvent cependant avoir d’autres causes, telle qu’une infection ou une affection non cancéreuse appelée hyperplasie prostatique bénigne (HPB). Lorsqu’un homme éprouve des difficultés à uriner (diminution du jet urinaire ou jet interrompu), souffre d’une éjaculation douloureuse, d’une douleur tenace dans le dos, les hanches ou le pelvis ou a du sang dans l’urine ou le sperme, il doit consulter son médecin traitant ou un urologue pour enconnaître la cause.

En quoi consiste l’examen de depistage du cancer de la prostate?

En examinant avec un doigt ganté l’intérieur du rectum, votre médecin peut déceler des irrégularités ou grosseurs inhabituelles sur la prostate (toucher rectal). Il peut également demander un test sanguin. Ce test mesure le niveau de l’antigène prostate-spécifique (PSA), une protéine produite par la prostate. Des niveaux de PSA plus élevés que la normale peuvent indiquer la présence d’une tumeur. Toutefois, une élévation du niveau de PSA peut être due aussi bien à une infection ou à une hypertrophie de la prostate qu’à un cancer. Demandez à votre médecin quels tests il vous recommande.

En quoi consiste le traitement?

Plus le cancer de la prostate est décelé tôt, plus il y a d’options thérapeutiques. La chirurgie, la radiothérapie (soit un rayon externe soit des implants), l’hormonothérapie ou une combinaison de traitements sont toutes communément utilisées. Selon votre âge, votre état de santé et vos désirs, il se peut que votre médecin recommande une simple surveillance en effectuant plusieurs tests par an. Certains urologues estiment que pour les hommes de plus de 70 ans, les risques liés à la chirurgie ou à la radiothérapie surpassent les bienfaits que l’on peut en attendre. Ils recommandent donc une « attente vigilante ». Si vous êtes plus jeune et en bonne santé, il est plus vraisemblable que votre médecin recommande de traiter le cancer. Tout traitement est susceptible d’entraîner des effets secondaires. Discutez des différentes possibilités de traitement avec vos médecins. Assurez-vous que vous comprenez bien les risques, les bienfaits et les chances de succès.

Soyons attentifs aux symptômes pour participer au dépistage de tout cancer .pour le traiter parfaitement .
 
Source Senior planet
 
Le ¨Pèlerin
 
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8 juin 2007 5 08 /06 /juin /2007 23:02
Assurances: lettre d’un agriculteur
( les fautes sont authentiques ).
 
Je rentrai dans ma cariol sur la route de Gray. J'avais bu à cause de la chaleur deux blanc cassice à l'onseice. J'ai donc eu besoin de satisfaire une grande envie d'urine. Je arraite la voiture sur le baur de la route prais d'unta de pierres et de materiau rapport aux travois exzecute mintenant pour l'élaictricitai. Je commence à uriné et en fesan ce besoin, je en maniaire d'amuzement dirigai mon jai en zigue saque a l'entours. Alors mon jai a rencontrai un bou de fille électrique qui était par terre au lieu d'être accroché au poto. Une grosse étincelle a soté sur moi et un grand coup m'a raipondu dans le fondement des les partis que lotre medecin y appelle tete y cul. Je me suis évanouille et quand je sui revenu dans la connaissance, je vu que ma chemise et mon pantalon été tout brulé à la braquette. Je sui assuré par votre maison et je voufrai être un demnisé. Je droit a ce con m'a dit et je vous demande votre opinion. Mais dommage son de 93 francs o plus juste. Depuis le sinistre, je les burnes toutes noires et ratatinés. Ma verge est tuméfié, gonflé et violacé. Le médecin a dit devant du monde qui peut répété : avec les faits nomaines électrics, on ne sait jamais. "Au jour d'ojourd'hui, je ne peux plus m'en servir que seulement pour uriné, mais pour le reste, a seul fin de remplir mes devois conjugo avec ma femme qui a le sang chot, il n'y fot plus compter. Je fait des réseres dessus. Vous ne plaident pas pour ça qui ferai du tort à votre maison d'aasurance. A vous lire, je vous salue empressement.
 
De la part d’une Correspondante
 
Le Pèlerin
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8 juin 2007 5 08 /06 /juin /2007 00:09
Humour - Tout est dans la nuance
 
Papa, papa explique moi la différence en "potentiellement" et "concrètement" !
Bien mon fils, va chez ta soeur et demande-lui ce qu'elle ferait si un milliardaire lui proposait 1 million de $ pour coucher avec lui.
L'enfant va chez sa soeur et revient.
Le papa - Alors ?
Elle dit qu'elle accepterait.
Bon, va chez ta maman et pose lui la même question.
Le petit revient peu après.
Le papa - Alors ?
Elle accepte aussi.
Tu vois, fils, "potentiellement" nous sommes riches et "concrètement", nous avons deux putes à la maison !
 
De la part d’une Correspondante
 
Le Pèlerin
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7 juin 2007 4 07 /06 /juin /2007 23:19
Canard à la mandarine
 
Ingrédients (pour 6 personnes)


3 kg canard
4 mandarines
50 cl bouillon canard
3 c. à s liqueur orange ou de la fleur d'oranger
2 c. à s Porto
2 c. à s sucre
2 c. à s vinaigre balsamique
30 g beurre
Sel et poivre


Préparation
 
1: Préchauffer le four à 200 degrés C.

2: Couper l'écorce de 4 mandarines ou oranges en bande. Faire bouillir doucement dans l'eau pendant 20 minutes. Egoutter.

3: Ajouter une pincée de sel et poivre à l'intérieur du canard, et un tiers des pelures d'orange ou mandarine.

4: Rôtir au four pendant 15 minutes. Réduire à 175 C. Tourner le canard, faire rôtir encore pendant 30 minutes. Tourner une nouvelle fois le canard. Rôtir pendant 20 minutes. Ajouter une pincée de sel et tourner une dernière fois. Faire rôtir pendant 15 minutes.

5: Faire bouillir vinaigre et sucre à feu intense pendant 5 minutes. Retirer du feu. Ajouter la moitié du bouillon de canard. Faire cuire à feu doux pendant 1 minute en mélangeant. Ajouter le reste du bouillon, le Porto et les pelures d'orange. Faire cuire à feu doux pendant 4 minutes. Verser la liqueur d'orange ou la fleur d'oranger.

6: Retirer la graisse du plat à canard.

7: Mettre du beurre dans le sauce juste avant de servir. Verser la sauce par dessus le canard. Décorer avec des quartiers d'oranges.

Source Bahdja.com
 
Le Pèlerin
 
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7 juin 2007 4 07 /06 /juin /2007 23:15
Investissement dans le sud
Une commission de «dé bureaucratisation»
Organisée en collaboration avec l’université Kasdi Merbah de Ouargla et la Chambre de commerce et d’industrie des Oasis, la rencontre a regroupé les représentants des directions de l’industrie et des mines, ceux des chambres de commerce et d’industrie et des investisseurs de Ghardaïa, Laghouat, Biskra, El Oued, lllizi, Tamanrasset et Ouargla.
Les travaux se sont localisés sur l’amendement apporté par l’ordonnance 06-08 du 15 juillet 2006 à la 01-03 du 20 août 2001 portant promotion de l’investissement, ses effets sur le système d’éligibilité, les avantages octroyés, les procédures et la croissance des investissements et présenté par M. Mansouri, SG de l’ANDI. Le bilan 2002-2008 du guichet unique décentralisé de Ouargla qui couvre sept wilayas du Sud-Est a démontré la déficience des investissements à mesure qu’on va plus au Sud et leur prévalence à Ouargla, avec 1560 dossiers pour 73 millions de dinars, El Oued avec 228 dossiers pour 9 millions de dinars et El Oued avec 239 dossiers pour 21 millions de dinars. Les statistiques illustrent également la faiblesse des investissements dans les secteurs productifs et la prédominance du secteur du transport, ce qui dénote une fois de plus l’inexistence d’un esprit entrepreuneurial et d’un investissement visant le développement durable et la création de richesses. Les principales préoccupations des investisseurs présentés autant par les chambres d’industrie et de commerce que par l’association professionnelle des opérateurs économiques de l’oued Righ dénudent les contraintes du Sud non prises en charge par la réglementation en vigueur et qui font que l’investissement et l’exploitation des unités industrielles reviennent plus cher qu’au Nord. On relève notamment les conditions climatiques, l’éloignement des ports, des gisements de matières premières. des marchés, des sources d’énergie et des centres de décision ainsi que l’absence d’infrastructures. A ces contraintes, des solutions sont proposées, notamment l’octroi du régime dérogatoire prévu dans l’ordonnance 01-03 du 20 août 2001 relative à la promotion de l’investissement pour les projets déclarés au-delà de cette date, vu leur implantation dans des zones non développées et classées antérieurement dans la liste des zones à promouvoir, l’extension des avantages fiscaux et parafiscaux, l’allégement des cotisations sociales, la viabilisation des zones industrielles et zones d’activités, la supplantation des câbles électriques aériens par d’autres enterrés pour sécuriser les unités industrielles, développer et moderniser l’infrastructure ferroviaire, équiper et étoffer les services des banques et des douanes et enfin créer la Banque du Sud pour gérer le Fonds du Sud en finançant les projets spécifiques au Sud. A souligner enfin les résultats de l’étude menée par deux chercheurs de l’université de Ouargla sur l’avenir de l’investissement dans le sud du pays qui, malgré la note optimiste quant à l’existence de projets étatiques structurants à l’effet d’entraînement, notent les disparités régionales, le taux important d’analphabétisme et le manque de qualification au sein des populations actives.
Source El Watan
Le Pèlerin
 
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7 juin 2007 4 07 /06 /juin /2007 23:12
Monuments historiques
Restauration du palais Hassan Pacha
La restauration du palais du dey Hassan Pacha (XVIIIe siècle), connu autrefois par l’appellation « Dar Hassan Pacha », est en cours. Elle est confiée par la wilaya à l’entreprise Ecotra.
Palais-hassan-pacha.jpg
L’assistance et le suivi technique des travaux sont assurés par le bureau d’études « Andassa ouel bina ». En arrivant à la place Ben Badis (Basse-Casbah), on peut accéder à cette magnifique résidence attenant à la mosquée Ketchaoua, par une entrée aménagée après la prise d’Alger. La façade du palais a subi, en 1839, des transformations réalisées par le génie. « Au début de la colonisation, Dar Hassan Pacha fut appelée « Palais d’hiver » et devint la résidence des gouverneurs. Ceux-ci y accédaient par la nouvelle entrée. L’ancienne est située dans la rue de Soudan (actuellement rue Cheikh El Qanaï, ndlr). Sa porte est encore ornée d’un encadrement de pierres », a précisé M. Benmeddour, chercheur en patrimoine. L’autre façade, située à ce niveau, a connu aussi des modifications. Des fenêtres ogivales et un portail à colonnes de marbre jaspe y furent aménagés. La somptueuse résidence est composée de trois niveaux surélevés par un menzah ( une terrasse). Le vaste patio est surplombé par une verrière permettant à la lumière du jour d’assurer un excellent éclairage. Les murs sont encore recouverts de plaques de faïence évoquant des paysages hollandais car ils provenaient de la ville de Delft. D’autres carreaux sont d’origine italienne. Cet espace où s’affairent des ouvriers et des artisans qui exécutent minutieusement les tâches recommandées, est en plein chantier. Des tas d’agrégats ainsi que d’autres matériaux y sont déposés. Les colonnes, qui sont revêtues d’une couche de plâtre, sont en cours de reconstitution. Pour atteindre le second niveau entouré d’une merveilleuse balustrade en boiserie ajourée, il faut emprunter un escalier. Tout autour, se disposent des pièces. « L’étage supérieur qui abrite une grande salle vitrée est réservé au dey. Il y accueillait ses hôtes distinctifs. Les murs sont en émail de Delft, d’Italie et de Tunisie qui datent du XVIe siècle. Cela prouve que les carreaux provenaient d’autres palais. Mais le Diwan (conseil) se tenait dans le palais de la Djenina, aujourd’hui disparu », a expliqué encore le chercheur. L’intérieur est enrichi de boiserie. Les plafonds sont garnis de caissons sculptés. « On peut remarquer des transformations qui furent introduites dans ce salon après la prise d’Alger. Ce sont des motifs identiques à ceux qui ornent le palais de Versailles, car Dar Hassan Pacha a abrité les gouverneurs généraux. Napoléon III fut l’hôte de ce palais en 1860 et 1865. D’autres personnalités invitées à assister à l’inauguration de la statue érigée en l’honneur du duc d’Orléans, y furent accueillies », a indiqué M. Benmeddour. Les membres de l’équipe de restaurateurs lyonnais accompagnés par M. Bechari, président de l’Association des propriétaires des immeubles de la Casbah (Apic), ont été charmés aussi bien par les précisions de M. Benmeddour que par la splendeur du palais. Abordé à l’occasion, M. Emond, restaurateur en peinture murale, n’a pas hésité à nous confier : « Notre équipe est émerveillée par la qualité du patrimoine et aussi par la richesse historique. »
Source El Watan
Le Pèlerin
 
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