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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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19 juin 2016 7 19 /06 /juin /2016 10:53

11 aliments à ne pas manger le soir

Santé – Mangez équilibré
Santé – Mangez équilibré

Le repas du soir joue un rôle plus qu'important sur le sommeil. Voici 11 aliments qui mettent à mal la digestion et qu'il vaut donc mieux éviter avant d'aller dormir.

Pas de viande rouge le soir, elle est trop difficile à digérer !

Pourquoi ? "La viande rouge entraîne une mauvaise digestion car c’est un aliment dur à mastiquer. Lorsque la digestion est mauvaise, le sommeil en pâtit. De plus, c’est une viande très grasse" indique le Dr Cocaul.

Conseils des spécialistes : "Il vaut mieux manger de la viande blanche ou des morceaux de viande maigre comme un steak (5% de matière grasse), du filet de bœuf ou encore du blanc de poulet" recommande Florence Foucaut, diététicienne-nutritioniste.

Pour le ventre, pas de lait entier le soir !

Pourquoi ? Le lait est connu pour ne pas être facile à digérer. Si vous aimez prendre un lait chaud avec du miel avant de dormir, évitez à tout prix le lait entier. Il est trop lourd à digérer pour l'organisme.

Conseils des spécialistes : Si vraiment on tient à boire du lait le soir, on se limite à un verre et demi-écrémé de préférence. 

Pas de pain blanc, il entraîne un pic d'insuline !
Pourquoi ? Le pain entraîne un apport en sucres rapides important ce qui augmente le niveau d'insuline dans le sang. Plus encore quand il s'agit de pain blanc. A la clé, un sommeil perturbé.

Conseils des spécialistes :  Il faut se limiter à 50g de pain maximum le soir pour qu'il n'y ait pas de conséquence sur le sommeil, explique Florence Foucaut.

Pas de salade verte : elle ballonne ! 

Pourquoi ? Ce n'est pas parce qu'elle est légère que la salade peut être mangée le soir sans souci. Au contraire, elle peut être responsable de gonflements du ventre et de gaz. Des éléments risquant de perturber le sommeil.

Pas de chocolat au lait, il booste trop ! 

Pourquoi ? Le chocolat au lait contient une substance énergisante. Il vaut donc mieux l'éviter le soir. De manière générale, l'abus de chocolat le soir est déconseillé car "c'est un apport lipidique supplémentaire qui perturbe le repos" rappelle Florence Foucaut, diététicienne-nutritioniste.

Conseils des spécialistes : Si on a vraiment envie d'un morceau de chocolat à la fin du dîner, on peut s'octroyer un ou deux carrés de chocolat noir riche en cacao. Celui-ci apportera du magnésium myorelaxant donc bon pour l’endormissement. 

Pas de pâtes, elles sont trop riches pour la digestion

Pourquoi ? Les féculents sont très longs à digérer. "Le cheminement de la bouche jusqu’aux intestins demande beaucoup de travail à notre organisme, ce qui l’empêche de se reposer. Par ailleurs, c’est un apport énergétique qui ne sera pas dépensé durant le sommeil" explique Florence Foucaut.

Conseils des spécialistes : " Consommer des glucides à petites doses favorise le sommeil, à condition de ne pas trop faire cuite les pâtes", indique le Dr Arnaud Cocaul. Selon lui, le mieux est de préférer du riz complet, toujours en petites portions.

Curry, piment : pas d'épices, elles donnent soif ! 

Pourquoi ? Il vaudrait mieux éviter de manger épicé le soir pour passer une bonne nuit. Cela dépend des personnes, mais en règle générale, les épices appellent la soif. Or, comme le rappelle la diététicienne Florence Foucaut, les réveils nocturnes liés à l’alimentation dérèglent le sommeil.

Conseils des spécialistes : Préférer les herbes aux épices si vous voulez relever vos plats sans perturber vos nuits.

Pas de friture, c'est beaucoup trop calorique

Pourquoi ? La friture est à bannir du repas du soir. Elle est très grasse et trop calorique. Vous risquez d'avoir du mal à digérer et à trouver le sommeil !

Café : pas après 16h si vous voulez vous endormir vite

Pourquoi ? La caféine disponible dans le café accélère le cœur et peut causer de la tachycardie. Le café est aussi un stimulant qui ralentit l’endormissement. Cependant ses effets varieraient selon les personnes. Les grands buveurs ne ressentiraient aucun effet en buvant du café le soir. Les occasionnels par contre se sentiraient très excités après une tasse bue trop tardivement.

Conseils des spécialistes : "Pour les non-habitués à la caféine, il vaut mieux boire sa dernière tasse de café entre 14h et 16h si l’on veut profiter d’un sommeil paisible" indique le Dr Arnaud Cocaul, médecin-nutritionniste. Autre option : "Préférer une tasse de thé type Roiboss qui ne contient pas de caféine ou de tilleul, idéale pour favoriser le sommeil" préconise Florence Foucaut, diététicienne-nutritioniste.

Pas de glace, elle est trop grasse pour le soir ! 

Pourquoi ? "Ce dessert est directement converti en graisse si la consommation est trop importante le soir. Or les graisses ralentissent le chemin de l’aliment dans le tube digestif. S’il y a ralentissement, il y a plus longue digestion et la sensation de ballonnement arrive" explique le Dr Arnaud Cocaul.

Conseils des spécialistes  : il vaut mieux manger gras le matin plutôt que le soir.

Pas d'alcool, elle empêche de dormir 

Pourquoi ? L'alcool est fortement déconseillée le soir car elle agit sur le système nerveux central. Conséquence : le sommeil risque d’être déséquilibré.

Conseils des spécialistes  : L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. La consommation doit restée modérée et occasionnelle.

Source Medisite

Le Pèlerin 

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16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 18:57

Un début de bilan de François Hollande

France - Croissance, chômage, consommation...Ces bonnes nouvelles économiques qui probablement, ne sauveront pas Hollande

Sans conteste François Hollande marquera l’histoire de la France car il aura su, avec plus ou moins de succès, mettre les Français en face de leurs responsabilités…

Nombreux sont les utopistes qui croient encore que, dans un contexte mondial, il suffit de demander pour être servis….Oubliant ainsi qu’avant le réconfort il y avait la nécessité de l’effort

Il est vrai qu’il y a encore de nombreuses injustices en France mais combien même on peut décrier le système dans lequel nous vivons actuellement, une prospérité croissante passe nécessairement par :

-Une libéralisation de l’initiative privée

-Un accroissement du dialogue social

-Une mise à plat des conservatismes en tous genres qui sclérosent notre  société

-Un coup de frein aux abus financiers

-Un plus grand sens de l’équité

-Un repositionnement de la France dans l’échiquier mondial

François Hollande a eu le mérite de s’attaquer à de nombreux programmes en ce sens et je ne doute pas que malgré les mauvais sondages qui lui sont réservés nul autre à sa place aurait fait mieux que lui

….Oh je sais ces propos semblent mal venus à une époque où :

Il est devenu monnaie courante et parfois aisé de faire du « Hollande bashing » et où les médias caressent l’opinion dans le sens du poil

(Les Français adorent philosopher sur ce qui ne marche pas….Sans toutefois apporter la moindre solution)

Cette position m’a valu bien des inimitiés surtout parmi les plus proches qui pour parler de notre Président me parlent de « Ton Copain »

Je me sens parfois bien esseulé…. !

Mais comme disait un Poète célèbre « S’il n’en restait qu’un… »

Malgré des résultats qui semblent arriver trop tard je pense que notre cher Président loupera la prochaine élection présidentielle….

Alors à tous ces utopistes, je leur donne rendez-vous dans quelques années….Apres tout les AUTRES vont bien annoncer leur programme et peut-être l’appliquer….Ca va pleurer dans les chaumières….

Qui vivra verra… !

En attendant je vous propose cet excellent article récupéré ce jour dans

Challenges.fr

A très bientôt

Début de citation

France - Croissance, chômage, consommation... ces bonnes nouvelles économiques qui ne sauveront pas Hollande

Spectaculaire. Les dernières prévisions de l’Insee montrent une accélération de la croissance, un fort rebond des créations d’emplois et une inversion de la courbe du chômage. Des bonnes nouvelles qui arrivent trop tard pour redresser la cote de popularité de Hollande.

Croissance: l'Insee table sur 1,6% en 2016

Sondage BVA: cette candidature Mélenchon qui menace de ruiner Hollande

Du pain bénit ! La note de conjoncture, publié ce 16 juin par l’Insee, va apporter un peu d’air à François Hollande, au plus bas dans les sondages (derrière Jean-Luc Mélenchon, selon les dernières enquêtes) et qui fait face à de vives critiques sur le « manque d’autorité de l’Etat », face aux débordements dans les manifestations. Il va pouvoir entonner, à nouveau, son refrain du « ça va mieux », avec quelques arguments supplémentaires. Car l’amélioration de l’économie française est spectaculaire, selon l’institut de la statistique, au-dessus des espérances de nos gouvernants, qui ont plusieurs fois annoncé trop tôt la reprise.

En 2016, l’économie française devrait atteindre une croissance de 1,6%, légèrement supérieure à la prévision gouvernementale. Une progression du PIB encore faible mais qui constitue la meilleure performance depuis 2011. Surtout, avec cette modeste hausse, la France a réussi à remettre en marche sa job machine: en 2016, les entreprises devraient créer 139.000 emplois, s’ajoutant aux 109.000 de l’année dernière. En intégrant les emplois aidés et les non-salariés, l’économie française va accroître ses effectifs de 210.000, de loin le meilleur chiffre du quinquennat.

Résultat, la fameuse courbe du chômage, que le chef de l’Etat promet d’inverser depuis 2013, va dans le bon sens: le taux de chômage, qui calcule la proportion de chômeurs par rapport à la population active, devrait diminuer de 0,4 point d’ici à la fin de l’année, pour revenir en dessous de la barre des 10% (à 9,8 % et 9,5 % en métropole). Soit le même chiffre qu’en mai 2012. Toutefois, cette embellie ne fera pas oublier l’échec global de François Hollande sur le front du chômage: malgré la baisse de ces derniers mois, le nombre de chômeurs s’est envolé de 588.000 depuis son accession à l’Elysée.

Les patrons se remettent à investir

Autre amélioration spectaculaire, que François Hollande voudra mettre à son crédit: la santé des entreprises. Leur taux de marge va encore augmenter en 2016 (à 32,4%), revenant à son niveau d’avant la grande crise de 2009. Surtout, les patrons se remettent (enfin) à investir avec une hausse de leurs dépenses de 4,7% cette année. Du jamais vu depuis 2007! S’ajoute à cela une consommation très dynamique (+ 1,6 % prévu en 2016) grâce à une hausse historique du pouvoir d’achat (+1,7 %) alimenté par la très faible inflation. « Cela va nettement mieux, nous confiait Michel Sapin, le ministre des Finances, le 13 juin. Mais cette amélioration arrive avec un an de retard ».

Voilà le problème pour Hollande: cette sortie du tunnel est tellement tardive qu’elle va être difficile à « vendre » à l’opinion publique. D’autant que, pour une part, l’exécutif n’y est pour rien. La France est portée par le rebond de toute la zone euro et elle bénéficie de facteurs extérieurs, comme la baisse du prix du pétrole et de l’euro. N’empêche. L’Insee apporte de l’eau au moulin du chef de l’Etat en soulignant les mesures Hollande qui ont « enrichi la croissance en emplois » : le Crédit d’Impôt Compétitivité Emploi (CICE), les allègements des charges du Pacte de Responsabilité et la récente prime à l’embauche pour les PME. Si la France crée autant de jobs avec une aussi faible croissance, c’est, en partie, grâce à politique pro-business de baisse du coût du travail, que le président a dû imposer à sa majorité. « Le CICE a permis de créer ou sauvegarder 120.000 emplois » souligne Eric Heyer, économiste à l’OFCE. Avec un coût de 20 milliards par an, l’efficacité de cette politique est discutable. Mais elle a, sans conteste, beaucoup contribué au « ça va mieux » claironné par le chef de l’Etat.

Fin de citation

Cordialement,

Le Pèlerin

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6 juin 2016 1 06 /06 /juin /2016 17:17

Airbus, un A380 à plus de 900 passagers ?

Airbus à la recherche de solutions pour booster les ventes de son A380

Si un opérateur low-cost venait un jour à s'équiper d'un A380, il pourrait embarquer 853 personnes, selon les spécifications fournies par Airbus pour un aménagement monoclasse.

De quoi par exemple remplacer 4 à 5 monocouloirs chez Ryanair ou easyJet, dont les capacités vont de 156 places (pour les A319 d'easyJet) à 189 places (pour le B737-800 de Ryanair). Les compagnies qui utilisent actuellement le géant des airs ont adopté des configurations multi-classes : chez Emirates, dont la flotte d'A380 est inégalée dans le monde, les capacités vont de 489 (en version tri-classes) à 615 (en version bi-classes). Ceux d'Air France proposent 516 places en quatre classes.

Malgré ces capacités énormes, les transporteurs ont demandé à Airbus de plancher sur l'implantation de sièges additionnels. Kiran Rao, le patron de la stratégie et du marketing de l'avionneur, estime que la réorganisation de certains espaces pourrait permettre d'ajouter 60 sièges dans l'appareil, sans jouer sur leur taille ou sur l'espacement entre les rangs. Dans un entretien accordé à Bloomberg, il a précisé que le repositionnement des sanitaires pourrait permettre de gagner de la place, comme la modification des escaliers en colimaçon situés à l'arrière, que les compagnies disent peu utilisés car les passagers ne changent généralement pas de pont en vol. Certains éléments de personnalisation pourraient aussi servir de variable d'ajustement, même si certains clients tiennent à leurs spécificités, comme la grande zone duty-free de Korean Air, qui réduit la capacité de l'A380 à 409 sièges... loin des 913 sièges théoriques évoqués par Rao.

Source boursier.com

Le Pèlerin

 

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4 juin 2016 6 04 /06 /juin /2016 13:53

De l’Audiard, un régal !

Humour – Mieux vaut-en rire… !

- “On est gouvernés par des lascars qui fixent le prix de la betterave et qui ne sauraient pas faire pousser des radis.”

- Si on mettait un point rouge sur la tête de tous les cons, le monde ressemblerait à un champ de coquelicots !! 

- «Moi, les dingues, j'les soigne, j'm'en vais lui faire une ordonnance, et une sévère, j'vais lui montrer qui c'est Raoul. 
- Aux quatre coins d'Paris qu'on va l'retrouver, éparpillé par petits bouts, façon puzzle...
- Moi, quand on m'en fait trop, j'correctionne plus, j'dynamite, j'disperse, j'ventile.»

1. « Les cons ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît. » Les tontons flingueurs

2. « Les ordres sont les suivants : on courtise, on séduit, on enlève et en cas d'urgence on épouse. » Les barbouzes

3. « Quand les types de 130 kilos disent certaines choses, ceux de 60 kilos les écoutent. » 100 000 dollars au soleil

4. « La tête dure et la fesse molle, le contraire de ce que j'aime. » Comment réussir quand on est con et pleurnichard

5. « Un pigeon, c'est plus con qu'un dauphin, d'accord, mais ça vole. » Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages

6. « Mais pourquoi j'm'énerverais ? Monsieur joue les lointains ! D'ailleurs je peux très bien lui claquer la gueule sans m'énerver ! » Le cave se rebiffe

7. « Quand on mettra les cons sur orbite, t'as pas fini de tourner. » Le Pacha

8. « La justice c'est comme la Sainte Vierge. Si on la voit pas de temps en temps, le doute s'installe. » Pile ou face

9. « Si la connerie n'est pas remboursée par les assurances sociales, vous finirez sur la paille. » Un singe en hiver

10. « Deux intellectuels assis vont moins loin qu'une brute qui marche. » Un taxi pour Tobrouk

11. « Vous savez quelle différence il y'a entre un con et un voleur ? Un voleur de temps en temps ça se repose. » Le guignolo

12. « Dans la vie, il faut toujours être gentil avec les femmes même avec la sienne. » Série Noire

13. « Je suis pas contre les excuses je suis même prêt à en recevoir. » Les grandes familles

14. « Il vaut mieux s'en aller la tête basse que les pieds devant. » Archimède le clochard

15. « Quand on a pas de bonne pour garder ses chiards, eh bien on n'en fait pas. » Mélodie en sous-sol

16. « Plus t'as de pognon, moins t'as de principes. L'oseille c'est la gangrène de l'âme. » Des pissenlits par la racine

17. « Deux milliards d'impôts ? J'appelle plus ça du budget, j'appelle ça de l'attaque à main armée. » La chasse à l'homme

18. « Je suis ancien combattant, militant socialiste et bistrot. C'est dire si, dans ma vie, j'en ai entendu, des conneries. » Un idiot à Paris

19. « Le flinguer, comme ça, de sang-froid, sans être tout à fait de l'assassinat, y'aurait quand même comme un cousinage. » Ne nous fâchons pas

20.« À travers les innombrables vicissitudes de la France, le pourcentage d'emmerdeurs est le seul qui n'ait jamais baissé. » Une veuve en or

Signé : Michel Audiard

Le Pèlerin

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3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 08:59

En attendant Jésus

Humour – La culture religieuse au monastère

Un monastère attend la visite du pape. Pour préparer la venue de sa sainteté, un archevêque visite le monastère pour vérifier la culture du personnel. Dans un premier temps, il croise un simple moine et lui pose la question :
– Dis-moi, mon fils, où est né Jésus ?
– A Nazareth.
– Très bien mon fils.

Dans un second temps, il croise un simple jeune curé et lui pose la question :
– Dis-moi, mon fils, où est mort Jésus ?
– Au mont Golgotha, mon père.
– Très bien.

L’archevêque croise alors le jardinier en train de tondre le gazon :
– Dis-moi, mon fils où est né Jésus ?
– Je sais pas répond l’homme en se grattant le nez.
– Et dis-moi, sais-tu où est mort Jésus ?
– Pas plus…
L’archevêque sursaute et explique à ce jardinier les connaissances minimales à retenir lors de la venue du pape.
Pour ne pas les oublier, le jardinier inscrit les réponses à savoir sur sa tondeuse.

Le grand jour arrive, et le pape jase avec plein de monde. Il contrôle le moine, des religieuses et différents employcés. Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes.
Et voilà qu’il s’approche du jardinier qui est appuyé sur sa tondeuse.
– Dis-moi, mon fils, où est né Jésus ?
Le jardinier se penche discrètement vers sa tondeuse et dis fièrement :
– A Nazareth, mon père.
– Très bien ! Et sais tu où est mort Jésus ?
Le jardinier se penche encore sur sa tondeuse…
– Au mont Golgotha et je sais même comment s’appelait les deux larrons qui étaient crucifiés en même temps que lui.
– Ah oui !!!
– Oui, oui, répond l’homme en se penchant, ils s’appelaient BLACK et DECKER…

Bonne journée

Le Pèlerin

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2 juin 2016 4 02 /06 /juin /2016 17:40

Ces Dames en Séminaire

L’Amour est un bouquet de violettes

Un groupe de femmes se trouvaient à un séminaire intitulé

"Comment vivre une véritable relation amoureuse avec votre mari".

On leur a posé plusieurs questions:

Combien parmi vous aiment leurs maris ? Toutes les femmes ont levé la main.

Ensuite on leur a demandé: quand avez-vous dit à votre mari que vous l'aimiez pour la dernière fois ?

Certaines ont répondu aujourd'hui, quelques unes hier et d'autres ne s'en rappelaient plus.

On leur a ensuite demandé de prendre leurs GSM et d'envoyer le texto suivant à leur mari:

"Je t'aime, mon chéri"

Les femmes ont ensuite été invitées à échanger leurs GSM et à lire à voix haute le message reçu en retour.

Voici 11 réponses:

1. Mais bon Dieu, qui est-ce ?

2. Hé, la mère de mes enfants, tu es malade ou quoi ?

3. Oui, je t'aime aussi. Mais qu'est-ce qui ne va pas ?

4. Je suppose que tu as encore crashé la voiture.

5. Je ne comprends pas ce que tu dis.

6. Pour l'amour du ciel, qu'as-tu encore fait ?

7. Ne tourne pas autour du pot ! Dis-moi combien tu veux ?

8. Je rêve ou quoi ?

9. Si tu ne me dis pas à qui est destiné ce message, ça va barder.

10. Je pensais que nous nous étions mis d'accord et que tu ne boirais plus la journée.

11. Ta mère viens s'installer chez nous, n'est-ce pas ?

Le Pèlerin

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26 mai 2016 4 26 /05 /mai /2016 15:47

François Hollande désigné "Homme d’État mondial" 2016 par une fondation new-yorkaise

Au Diable les Casseurs et ceux qui prient pour que le nombre de chômeurs en France augmente

La fondation interconfessionnelle "The Appeal of Conscience" a annoncé mercredi que François Hollande était le lauréat de son prix "Homme d'État mondial" 2016. Il succède notamment à l'ex-président indonésien, accusé d'avoir orchestré un génocide.

Alors qu’il bat des records d’impopularité dans son pays, le président français, François Hollande, vient d’être couronné à New York pour son action politique. La fondation interconfessionnelle "The Appeal of Conscience", a annoncé, mercredi 25 mai, que le chef d’État était le lauréat de son prix "Homme d'État mondial" 2016.

Ce prix "honore les dirigeants qui soutiennent la paix et la liberté, par la promotion de la tolérance, la dignité humaine et les droits de l'Homme, en défendant ces causes dans leur pays et en travaillant avec d'autres dirigeants mondiaux pour bâtir un avenir meilleur pour tous", a précisé la fondation new-yorkaise dans un communiqué. "Le président Hollande sera reconnu pour son leadership dans la sauvegarde de la démocratie et de la liberté dans un moment d'attaques terroristes et pour sa contribution à la stabilité et la sécurité mondiales", ajoute le communiqué.

Ce n’est pas la première fois que cette fondation décerne ce titre à un Français. Nicolas Sarkozy l’avait déjà reçu en 2008, un an après sa prise de fonction à la tête du pays. "The Appeal of Conscience" a également remis cette distinction au Premier ministre britannique, David Cameron, en 2015 et au président mexicain, Enrique Peña Nieto, en 2014.

Un prix controversé pour le président indonésien

En 2013, l’octroi du titre au président indonésien, Susilo Bambang Yudhoyono, avait créé une polémique. Loin d’être considéré comme un exemple en matière de leadership, le chef d'État avait été vivement critiqué pour son échec dans la protection des minorités en Indonésie, premier pays musulman au monde. Le dirigeant a également été accusé d’avoir orchestré un génocide dans l’ouest de la Papouasie.

“The Appeal of Conscience” est une organisation influente sur la scène politique aux États-Unis. […] Décerner le prix à Yudhoyono va donner une bonne image de cette organisation. Les intérêts du peuple indonésien ne sont absolument pas pris en compte", avait dénoncé, en 2013, un activiste des droits de l’Homme, Choirul Anam, dans les colonnes du Jakarta Post.

La Fondation "Appeal of Conscience" a été fondée en 1965 par le rabbin Arthur Schneier et affirme "travailler au nom de la liberté religieuse et des droits de l'Homme partout dans le monde". Elle remettra son "World Statesman Award" à François Hollande le 19 septembre 2016, lors de son 51e dîner annuel au Waldorf Astoria à New York.

Source France 24

Le Pèlerin            

 

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16 mai 2016 1 16 /05 /mai /2016 14:02

Toulouse Football Club – TFC -Un instant inoubliable

Toulouse Football Club

Je vous invite à regarder ce reportage relatif au maintien du Toulouse Football club lors de la dernière journée de championnat de Ligue 1

Je voulais me rendre à Angers…Je ne l’ai pas fait et j’ai passé le match, les yeux rivés sur mon téléviseur

Le pari était totalement fou et pourtant ils l’ont fait

Le lien ci-dessous vous donnera un petit aperçu de l’ambiance qui regnait avant, pendant et après le match

http://www.lesviolets.com/actu/l-incroyable-reportage-de-j+1-sur-le-maintien,35890.html

Merci Pascal Dupraz

Le Pèlerin

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29 avril 2016 5 29 /04 /avril /2016 13:30

La transition énergétique dans l'impasse: L'Algérie s'enfonce dans le péril (1/5)

L’Algérie et les ressources énergétiques 1/5

Le bruit court et les déclarations se multiplient, 97% des exportations de l'Algérie provenaient des hydrocarbures et le reste, soit 3%, revenait au secteur hors hydrocarbures.

Bien sûr, un progrès minime et symbolique de 1% (98% auparavant) mais qui laissait espérer l'amorce d'une sortie progressive de l'ornière des hydrocarbures dans laquelle l'économie nationale s'est entravée et qui l'empêche de se diversifier, alors que l'après-pétrole tout proche menace. En effet, si la contribution du secteur hors hydrocarbures semblait s'être améliorée pour atteindre 3% du total des exportations, il s'est avéré que 0,65% de cette contribution était dû à des produits et dérivés pétroliers, c'est-à-dire des produits et dérivés à classer avec les hydrocarbures et non pas en dehors. Dans ces conditions, un calcul simple montre que, en réalité, les hydrocarbures représentent 99% et non pas 97% du total des exportations, alors que le secteur hors hydrocarbures n'en représente que 1% et non pas 3%. Non seulement l'ornière ne s'était pas atténuée mais, en atteignant la cote des 99%, était plus profonde qu'on ne pense. Il y a donc un haut risque, si on n'arrive plus à redresser rapidement la situation, de peur de voir le pays régresser vers une économie immergente au lieu de progresser vers l'économie émergente. L'Algérie aura-t-elle le temps et les ressources nécessaires pour se préparer à une économie d'après-pétrole dans le contexte d'un déclin de la rente pétro-gazière prévue pour disparaître complètement autour de 2030 si aucune action n'est entreprise pour retarder cette échéance ?

Une économie mono-rentière très spécifique à l'Algérie est loin d'être prête pour un après-pétrole qui s'invite pour très bientôt. A cela le plus commun des lecteurs peut être surpris, habitué à la vague et fausse notion que l'après-pétrole est synonyme de tarissement des gisements donc une éventualité encore lointaine dont il n'y a pas lieu de s'inquiéter pour le moment et que la théorie du « peak-oil » devient absurde et peut-être que facultatif et que le pétrole et le gaz sont des économies hôtes et qu'il faut s'en foutre ? Par définition, l'après-pétrole commencera le jour où la rente pétro-gazière ne pourra plus équilibrer la balance commerciale.

Sur la base de cette définition, le début de l'après-pétrole est tout proche et des signes avant-coureurs annoncés par les agissements anormaux des responsables du secteur énergétique du pays. Les institutions financière du pays, notamment la Banque nationale d'Algérie (BNA) et la Banque extérieure d'Algérie (BEA), n'ont pas pu, en maintes occasions, s'empêcher de tirer la sonnette d'alarme à propos de balances des paiements déficitaires. La Banque Mondiale (BM) signale, quant à elle, que le solde de la balance des comptes courants de l'Algérie devrait baisser de 2,6% du PIB en 2014 à 0,1% en 2015, où en est-on aujourd'hui ?

Telles que la situation prévaut, il reste très peu de temps, certainement pas assez, pour mener à bien la transition vers une économie diversifiée, car la durée de vie de la rente s'annonce bel et bien plus courte que le temps requis pour cette transition. Surtout qu'il n'existe aucune politique énergétique, aucune stratégie, ni même une vision claire pour y parvenir. Aucun des programmes mis en œuvre à cette fin ne s'est avéré efficace jusque-là, avec des perpétuels changements de têtes recommandées par l'oligarchie du pouvoir se relayent au chevet de dame dinosaure Sonatrach agonisante. Depuis des décennies, nous ne faisons qu'entendre le même refrain qui revient à longueur d'année comme un leitmotiv : «Le développement des hydrocarbures servira à générer les revenus permettant de développer l'économie nationale ». Tout cela avait été prévu par la première charte nationale et le plan Valhyd ? En réalité, le développement de l'économie s'est confondu avec celui des hydrocarbures. Et s'il est vrai que des actions ont été entreprises dans les autres secteurs, la plupart se sont soldées par des échecs, et à chaque échec on sonnait la fuite vers la forteresse des hydrocarbures, seule capable d'assurer survie et protection. A tel point qu'on a créé domicile dans cette forteresse confortable, sans trop se préoccuper de ce qui se passait dehors.

Après 53 ans d'indépendance, les choses se sont empirées, le pays dépend fortement de la recette des hydrocarbures exportées à hauteur de 99%. Une telle situation rend l'Algérie extrêmement fragile aux fluctuations du marché et la met en grand danger en cas de chute des prix ou de crise. La crise de la fin des années 80 est là pour le rappeler. Aujourd'hui, nous sommes en 2015, cette même crise est devenue une maladie chronique. La question fondamentale que nous devons soulever sur ce point est de savoir si on peut compter sur le potentiel des principales énergies alternatives de substitution disponibles en Algérie (solaire, schistes, charbon et uranium) pour assurer une transition énergétique et économique d'ici 2030, date butoir probable de la fin du pétrole et du gaz en Algérie, sous réserves de miracles de découvrir d'autres gisements potentiels.

Potentiel des énergies alternatives de substitution 
1 - Les hydrocarbures de schiste

Il est pratiquement impossible d'évaluer le potentiel de production des schistes en Algérie pour la simple raison qu'on vient tout juste de forer un puits d'exploration a In Salah alors qu'aucune exploitation n'a commencé, alors que des dizaines, voire des centaines de puits pour acquérir un historique de production suffisant et nécessaires pour avoir une idée sur le potentiel et le choix des techniques d'exploitation. Par conséquent, la meilleure approche possible pour estimer le potentiel des schistes algériens, en l'état actuel des choses, serait une estimation analogique par rapport à celui des schistes américains où des dizaines de milliers de puits ont été forés et notamment les schistes de Barnett (Texas) où les puits possèdent l'historique le plus long. Ce rapprochement n'est pas évident, car la structure géologique change d'un continent à un autre, d'une région à une autre. Cette estimation analogique a déjà été entreprise dans une précédente contribution et a permis d'arriver à la conclusion qu'avec le forage de 200 puits par an on arrivera à obtenir une production à peine de 6 milliards de m3 de gaz/an. Si l'on porte le nombre de puits à 240 par an pour correspondre aux prévisions officielles de forage, elle ne dépassera pas les 7,2 milliards de m3/an, ce qui diffère très substantiellement des 60 milliards de m3 avancés à moins de forer environ 2000 puits par an. La technologie ne peut pas faire beaucoup mieux actuellement. Telles que les choses se présentent au plan des coûts, l'exploitation des schistes en Algérie n'est pas encore une opération rentable. C'est la raison pour laquelle il serait préférable, pour le moment, de se limiter à des projets pilotes jusqu'au jour où une combinaison favorable des progrès technologiques, des coûts et des prix du gaz rendra un développement à grande échelle attrayant.

2 - L'énergie solaire

Tarissement annoncé des puits de gaz et de pétrole, l'Algérie s'est investie officiellement dans les méga-projets d'énergies renouvelables, essentiellement solaire, qui prévoit à l'horizon 2030 l'installation d'une capacité de 22.000 mW, d'une valeur de 130 milliards de dollars et qu'il était loin d'être rentable tout comme cela est souvent le cas à l'étranger où les projets de cette nature ne survivent que grâce aux subventions. De plus, ses dimensions démesurées rendent peu probable son achèvement dans les délais prévus, c'est-à-dire bien après le tarissement de nos ressources pétro-gazières, sous réserves de nouvelles découvertes en conventionnel.

Sur la base des performances de la station solaire de Hassi Rmel qui, avec une puissance de 30 mW permettra d'économiser 7 millions de m3 de gaz/an, que le méga-projet ne pourra en économiser plus de 5 milliards de m3/an. Tout comme il ne pourra économiser plus de 150 milliards de m3 de gaz au cours de sa durée de vie, ce qui est largement inférieur aux 600 milliards avancés dans une autre estimation. 
3 - Potentiel du charbon 
Les réserves, réparties dans le bassin de Bechar, s'élèveraient à un total de 263 millions de tonnes mais ont été abandonnées depuis des décennies, permettront d'économiser un total de 2,7 milliards de m3 de gaz.

4 - Potentiel du nucléaire

Il est question, depuis un certain temps, de construire vers 2025, la première centrale nucléaire algérienne pour faire face à l'accroissement galopant de la consommation d'énergie électrique.

Selon les données du ministère de l'Energie et des Mines, les réserves prouvées de l'Algérie en uranium avoisinent les 29.000 tonnes, tout juste de quoi faire fonctionner deux centrales nucléaires d'une capacité de 1000 mégawatts chacune pour une durée de 60 ans. Un ambitieux programme avait été initié par monsieur Chakib Khelil l'ancien ministre de L'Energie et des Mines qui prévoyait de produire du combustible nucléaire à l'aide des phosphates nationaux disponibles.

En supposant qu'une telle centrale nucléaire civile sera construite malgré les problèmes de rentabilité, de sécurité et d'alimentation en eau, elle ne permettra d'économiser qu'environ 1,35 milliard de m3 de gaz par an et donner à l'Algérie l'accès à ce genre d'énergie méconnu dans notre pays et faciliter la transition d'une partie essentielle du panier des énergies devant remplacer progressivement le pétrole et le gaz.

5 - Contribution de l'ensemble des énergies alternatives au futur mix énergétique algérien.

Le total de toutes ces contributions, en équivalent gaz, qu'ils permettront d'économiser, s'élève donc à 16,25 milliards de m3/an. Comparé à la production actuelle de gaz d'environ 85 milliards de m3/an, l'apport de ces 16 milliards n'en représentera que 19%. En fait, si l'on tient compte de l'accroissement de la consommation locale qui pourrait atteindre les 70 milliards de m3/an d'ici 2030, et si on veut maintenir les exportations à leur niveau actuel de 55 milliards de m3/an, la production totale devra s'élever à environ 125 milliards de m3/an. Dans ce cas, l'apport de 16 milliards de m3/an ne représentera que 13% du total. Comparé à la production totale d'hydrocarbures (gaz + liquides + brut) qui tourne actuellement autour de 200 millions de TEP, cet apport ne représentera plus que 6.5% du total. On déduit que : seuls les hydrocarbures conventionnels pourront jouer dans la transition vers une économie d'après-pétrole. Il est tout à fait clair que les énergies alternatives, même si elles s'avèrent rentables, ne pourront apporter qu'une contribution très marginale par rapport aux besoins énergétiques anticipés à l'horizon 2030 (et probablement au-delà).

Elles ne seront pas en mesure de générer les ressources nécessaires au financement de l'économie d'après-pétrole. Dans ces conditions, tout l'espoir réside dans les hydrocarbures conventionnels qui seuls peuvent jouer le rôle d'une énergie de transition capable de générer les ressources requises à cette fin. D'autant plus que le domaine minier algérien est réputé être sous-exploré et sous-exploité à 85%. Pour y parvenir, il sera nécessaire de concentrer le gros des efforts à l'amont afin de stimuler la production et freiner ou, encore mieux, inverser le déclin dans lequel celle-ci vient d'entrer. Si ces efforts donnent leurs fruits alors une nouvelle chance, à ne pas rater, s'offrira pour préparer l'après-pétrole en gardant à l'esprit qu'elle sera peut-être la dernière, car les capacités futures de l'amont restent incertaines. Aussi, nous ne pouvons qu'être en accord complet avec la démarche des responsables du secteur de l'énergie qui, pour les mêmes raisons ou pour des raisons différentes, concentrent le gros des efforts sur l'amont des hydrocarbures conventionnels..

Par contre, l'immense investissement de plusieurs centaines de milliards de dollars prévu pour les énergies alternatives, en particulier le solaire et les schistes, semble prématuré et devrait être retardé jusqu'à ce que les projets deviennent rentables. Entre-temps, des développements pilotes limités suffiront pour se préparer, au moment opportun, à un déploiement à grande échelle sachant que tôt ou tard ces énergies trouveront la place qui leur revient dans le futur mix énergétique.

L'essentiel d'un tel investissement pourrait être utilisé à meilleur escient pour promouvoir l'économie d'après-pétrole et, dans le même ordre d'idées, pour renforcer encore d'avantage l'amont pétro-gazier. Au point où nous sommes et aussi paradoxal que cela puisse paraître, la meilleure voie à suivre pour ne plus dépendre de la rente c'est de la prolonger le plus longtemps possible.

Le paradoxe des centrales hybrides solaire/gaz

Comme solution de rechange pour parer à l'épuisement drastique des réserves en hydrocarbures conventionnels et en vue d'assurer son après-pétrole, le recours à d'autres énergies à été obligé.

Un véritable mégaprojet initié en 2011 prévoyant de mettre en place d'ici 2030 une capacité de 22.000 mégawatts d'électricité solaire dont 10.000 destinés à l'exportation. L'objectif recherché est de produire, à cette date, 40% de la consommation nationale d'énergie électrique et semble être inspiré par l'Agence internationale de l'énergie (AIE) qui prévoie que, à l'horizon 2030, 40% de l'énergie électrique mondiale sera d'origine renouvelable. Un objectif d'ailleurs plus que douteux vu le revirement vis-à-vis du solaire dans de nombreux pays comme l'Allemagne et la mise en veilleuse de Déserte, dont l'Algérie est partisane. Le projet proprement algérien, qui repose sur le déploiement à grande échelle de plusieurs formes d'énergie solaire, en l'occurrence le photovoltaïque, le thermo-solaire et les centrales hybrides solaire/gaz. En vérité, pour plus d'information pour le lecteur, il existe deux types de stations solaires utilisant deux procédés complètement différents pour la production d'électricité : le photovoltaïque et le thermo-solaire.

Le photovoltaïque consiste à produire de l'électricité directement à partir du rayonnement solaire. Il nécessite pour cela l'utilisation de cellules à base de silicium cristallin dont le fonctionnement repose sur le principe des semi-conducteurs et à l'intérieur desquelles quelques électrons sont mis en mouvement (faible courant) lorsqu'ils sont bombardés par les rayons lumineux (photons). Pour récolter de grandes quantités d'électricité, il faut mettre en œuvre un nombre très élevés de cellules regroupées en panneaux qui sont eux-mêmes déployés à l'intérieur de parcs solaires pouvant couvrir des centaines d'hectares, afin de multiplier la collecte d'énergie au prorata de la surface engagée. Nous n'en dirons pas plus sur le photovoltaïque car il n'a rien à voir avec les centrales hybrides.

Le thermo-solaire, quant à lui, produit de l'électricité indirectement à partir de la chaleur émise par les rayons du soleil. Celle-ci est captée par des miroirs en général de forme cylindro-parabolique, permettant de recevoir la chaleur diffuse envoyée par le soleil. Le miroir concentre cette chaleur et la renvoie vers un fluide qui doit cumuler cette chaleur de plusieurs centaines de degré Celsius. Cette chaleur (énergie) est transportée le long d'une ligne à des fins utiles. Dans notre cas, le fluide caloporteur circulant le long de ces lignes focales dans des canalisations est dirigé à très haute température vers un échangeur de chaleur pour chauffer une chaudière. La vapeur ainsi produite va faire tourner une turbine à vapeur qui, reliée à un alternateur, génèrera l'électricité requise. On obtient la transformation suivante : énergie solaire -énergie calorifique-énergie mécanique- et enfin du courant électrique à consommer. La quantité de chaleur fournie par chaque miroir étant faible, il sera nécessaire d'en déployer un très grand nombre dans des parcs thermo-solaires pouvant, eux aussi, couvrir des centaines d'hectares. L'électricité produite sera donc proportionnelle à la quantité de chaleur générée.

Aussi, un pays comme l'Algérie gagnerait-il mieux s'il réfléchit avant de poursuivre le reste du projet de centrales hybrides qui soulève bien des interrogations.

Parmi ces interrogations, il y a celles qui portent sur la raison d'être des nombreuses centrales hybrides solaire/gaz programmées dans le cadre du projet et dont le nombre s'élève à 27, a-t-on annoncé. En effet, force est de constater que ces centrales ne sont pas, comme on le prétend, la grande percée technologique ouvrant une nouvelle approche pour la promotion de l'électricité solaire. Bien au contraire, elles sont en complète contradiction avec une telle vision et aboutissent à un résultat tout à fait opposé. L'Algérie, qui est le premier, ou l'un des tous premiers, parmi les rares pays qui en ont déjà implanté une sur leur sol, semble s'y être engagée un peu trop vite et sans réflexion préalable.

S'agit-il, au juste d'une avancée innovatrice ! Ou, au contraire, d'une surprenante aberration technologique ? Pour s'en convaincre, il est nécessaire, tout d'abord, de comprendre ce qu'est une station solaire, ce qu'est une centrale électrique à cycle combiné gaz, ce qu'est une centrale hybride solaire/gaz et avoir une idée du manque de rentabilité des projets thermo-solaires.

A suivre...

Y. Mérabet

Ingénieur d'Etat, expert en énergie - Association algérienne des relations internationales - 119 Bd Didouche-Mourad, Alger Centre

Le Pèlerin  

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29 avril 2016 5 29 /04 /avril /2016 12:43

La transition énergétique dans l'impasse: L'Algérie s'enfonce dans le péril (2/5)

L’Algérie et les ressources énergétiques 2/5

1) Les stations solaires et les centrales électriques à cycle combiné gaz 
Ces centrales utilisent le gaz comme combustible et se différencient des anciennes centrales à cycle simple. A cela on fait appel à des turbines à gaz qui ont cette particularité de rejeter des gaz de combustion très chauds (environ 600°C). Avec les anciennes centrales à cycle simple, ces gaz chauds étaient tout simplement rejetés dans l'atmosphère, ce qui constituait une perte énorme d'énergie thermique. Aujourd'hui avec les innovations technologiques, cette perte d'énergie est récupérée pour augmenter l'efficacité énergétique de la turbine. Ces gaz d'échappement sont récupérés et dirigés vers un échangeur de chaleur qui permettra de chauffer une chaudière, d'où une plus-value d'énergie utile. La vapeur ainsi produite va servir à faire tourner une seconde turbine (à vapeur cette fois-ci, la première à gaz) couplée à un alternateur qui générera une quantité supplémentaire d'électricité venant s'ajouter à celle produite par la turbine à gaz. Il en résulte de tout cela un cycle combiné gaz/vapeur améliorant considérablement le rendement de la centrale électrique. C'est grâce à la présence de cette turbine à vapeur qu'on attribue le nom de centrale hybride à cette combinaison de deux turbines une à gaz et l'autre à vapeur.

2) Les centrales hybrides solaire/gaz

L'énergie solaire n'est permanente, cela dépend de la lumière du jour, ce qui nous amène à pallier ce problème par des solutions très simples et à notre portée, la nature est clémente : les gisements d'hydrocarbures se trouvent dans des régions très ensoleillées, les plus au monde. Nos centrales doivent produire de l'électricité en permanence, afin assurer à nos clients sans interruption leur besoin en énergie. En effet, outre les coûts élevés qui réduisent considérablement la rentabilité des centrales solaires par rapport aux centrales à gaz, elles présentent l'inconvénient majeur de fonctionner par intermittence, c'est-à-dire le jour seulement lorsque le soleil brille, avec arrêt complet la nuit et production limitée par temps nuageux et lors de vents de sable. D'où la nécessité de mettre en place des capacités de stockage pour y remédier, sauf que celles-ci se trouvent encore au stade expérimental et sont encore loin de connaître une application commerciale fiable, sans parler de leurs coûts élevés. C'est là une des raisons principales ayant conduit à concevoir des centrales hybrides solaire/gaz afin de contourner le problème de stockage. Un tel projet n'aurait pu voir le jour sans l'existence d'un dénominateur commun à savoir : le gaz et le soleil sur le même lieu.

C'est cela une centrale hybride solaire/gaz : la simple juxtaposition d'une station solaire et d'une centrale électrique à cycle combiné, raccordées par une turbine à vapeur commune. Rien de plus. Il en résulte, entre autres, un surdimensionnement excessif des turbines à gaz par rapport à la partie solaire entraînant ainsi une surconsommation excessive de gaz contrairement à l'objectif d'un projet solaire. Un tel déséquilibre est pratiquement impossible à réduire de manière significative à cause du concept même sur lequel repose l'hybridation.

L'exemple des stations hybrides de Hassi-R'mel (Algérie) et d'Aïn Béni Mathar (Maroc)

La centrale hybride de Hassi-R'mel (Tilghemt) illustre parfaitement ce qui vient d'être dit. Il s'agit en fait d'une grosse centrale à cycle combiné gaz de 120 MW à laquelle est intégrée une petite station thermo-solaire de 30 MW, soit 20% du total. Dans ces conditions, chaque fois que la station solaire nous économise un certain volume de gaz, la centrale à gaz en consomme 4 fois plus le jour et 4 fois plus la nuit, soit 8 fois plus au total. En réalité, le déséquilibre est bien plus grand car la station ne fonctionne jamais au maximum de ses 30 MW et cela pour plusieurs raisons. D'abord, la luminosité n'atteint son maximum qu'à midi et décroît progressivement lorsqu'on s'en éloigne pour disparaître complètement en début et en fin de journée. Ensuite, cette luminosité varie en durée et en intensité en fonction des saisons, par temps nuageux et lors de vents de sable. Enfin, en cas de défaillance technique en tout cas.

Par exemple, si la station ne fonctionne qu'à 50% de sa capacité, les turbines à gaz consommeront environ 16 fois ce qu'elle économise. On dit même, sauf démenti, que seulement 3% de l'électricité produite par la centrale hybride est d'origine solaire, le reste, soit 97%, étant généré par les turbines à gaz. Drôle de façon d'économiser le gaz et de promouvoir le solaire !

Dans le cas de la centrale hybride marocaine d'Aïn Béni Mathar où la partie solaire de 20 MW ne représente qu'environ 4% du total des 472 MW, la situation est encore pire qu'à Hassi-R'mel. Ainsi, pour chaque mètre cube d'économisé par la partie solaire c'est environ 47 m3 de gaz qui sont consommés par la partie cycle combiné. Chiffre qui peut s'élever à 94 m3 si l'unité solaire ne fonctionne qu'à 50% de sa capacité. On dit même que 5% seulement de l'électricité produite serait d'origine solaire. De ce fait, les centrales hybrides ne peuvent se comprendre ni se justifier car en totale contradiction avec le rôle solaire qu'elles sont supposées jouer pour préserver des ressources gazières en déclin.

Le solaire et les centrales hybrides sont-ils rentables ?

Pour cela, il n'y a pas que la consommation démesurée de gaz qui pose le problème, mais aussi le coût excessif des stations thermo-solaires, coût qui les rend non rentables par rapport aux centrales à cycle combiné. Cette non-rentabilité se répercute automatiquement sur les centrales hybrides qui, de ce fait, deviennent de moins en moins rentables avec l'accroissement relatif de la partie solaire par rapport à l'ensemble. Les résultats, basés sur les prix de revient de ce genre de stations à travers le monde, sur la quantité de gaz qu'elles permettent d'économiser et sur une durée de vie moyenne de 30 ans, nous montre que le break-even point, c'est-à-dire le seuil de rentabilité, ne peut être atteint que si les prix du gaz s'élèvent à environ le MM btu. Sachant que les prix du gaz pour les contrats de longue durée tournent autour de le MM btu, il devient évident que le thermo-solaire est loin d'être rentable. Il le sera bien moins avec les prix spots de ou le MM btu et même énormément moins avec les prix locaux subventionnés.

Par conséquent, les centrales hybrides seront toujours, à puissance égale, bien plus coûteuse qu'une centrale à 100% cycle combiné. Cet argument économique vient donc s'ajouter à celui de la consommation excessive de gaz pour montrer qu'elles n'ont aucune raison d'exister.

En conclusion de la première partie :

Les centrales hybrides, présentées comme étant une avancée innovatrice, sont en réalité, pour un pays comme l'Algérie, une véritable aberration technologique. Au lieu de promouvoir l'énergie solaire, celle-ci se trouve réduite à sa plus simple expression et c'est le gaz qui se taille la part du lion dans la production d'électricité alors que le but recherché est sa conservation dans le contexte d'un épuisement proche des réserves. De plus, ces centrales sont d'autant plus injustifiées que les coûts de l'hybridation compromettent leur rentabilité.

Illusion et réalité sur les chiffres des réserves du gaz schiste

Il y a à peine quelques années, rares étaient ceux qui, à part les spécialistes, avaient entendu parler des schistes et des hydrocarbures de schiste. Je me rappelle c'était lors de GNL16 de 2010 qui s'est très mal déroulé à Oran que j'avais soumis à monsieur le ministre de l'Energie et des Mines un écrit sur le gaz de schiste (dit à cet époque : gaz américain), le qualifiant d'hydrocarbure de mauvais goût, s'il serait commercialisé sur le marché mondial au vu de son développement spectaculaire aux Etats-Unis. C'était à la 10e session du Forum des pays exportateurs de gaz (FPEG) qui devait avoir lieu à Oran le 10 avril 2010, en marge de la 16e Conférence mondiale du gaz (GNL 16), que le sujet du gaz de schiste devait être abordé pour la première fois par les majors producteurs de GNL à savoir : la Russie, l'Iran, l'Algérie et le Qatar et enfin d'essayer de faire barrage à l'entrée sur le marché au gaz de schiste, nouvellement connu dans les médias pétroliers, ceci dans l'unique but de protéger nos prix du gaz conventionnel . Une réunion d'experts devait précéder la rencontre ministérielle. 11 pays membres du Forum et 3 pays observateurs et des ministres «spécialement invités» participeront à la rencontre. L'Algérie devrait présenter une étude sur le bilan offre-demande de gaz naturel à moyen terme sur les principaux marchés de consommation. Tout paraissait bien se passer. Mais voilà la surprise, un nuage de poussière provoqué par le volcan islandais aurait entraîné l'annulation des deux premiers vols qui devaient arriver, de Londres et de Paris. Quelque 4.000 délégués et 200 groupes énergétiques internationaux devraient participer au GNL16, étaient attendu… la poussière islandaise a empêché dit-on, une bonne partie des délégations européennes n'ont pas pu rejoindre Oran… la conférence échoue !

Le miracle pour Oran s'est subitement transformé en mirage. Une OPEP du gaz devait avoir le jour et pour siège Oran, un Hub (marché) de GNL ainsi qu'un grand pôle pétrochimique à Arzew, c'est tombé à l'eau. Oran vient de perdre ! De toute façon, le limogeage de Chakib Khelil a créé plus de mal que de bien pour le pays, son remplaçant a paralysé les activités pétro-gazières pendant 5 ans. Cette précieuse de perte de temps a fait avancer la date de fin des hydrocarbures conventionnels de 5 précieuses années sur l'échéancier, ça se serait plus tôt en 2025 au lieu de 2030. Cette source d'énergie fossile non conventionnelle qu'est le gaz de schiste et l'intérêt grandissant que lui portent de nombreux pays, ils sont aujourd'hui devenus l'exemple inouï cité dans le monde énergivore, et suscitent toutes sortes de spéculations sur l'importance énorme des réserves et sur leur potentiel de production.

Cet intérêt a été rehaussé par les récentes évaluations et réévaluations des réserves entreprises à l'échelle mondiale par des organismes spécialisés tels que l'EIA (Energy Information Agency dépendant du Département US de l'Energie) qui ont mis en relief de vastes ressources réparties à travers les cinq continents, où chacun a reçu sa part fictive sur papier. Les chiffres (hors US) avancés donnent le vertige avec des volumes de gaz en place estimés globalement à 882 000 milliards de m3 dont 188 000 milliards de réserves techniquement récupérables. À cela, s'ajoutent 5 799 milliards de barils de pétrole en place dont 287 milliards techniquement récupérables. De nombreux pays découvrent subitement, à travers ces évaluations, que leurs sous-sols contiennent de vastes réserves qu'ils souhaitent mettre en valeur au plus tôt pour satisfaire leurs besoins actuels ou futurs, dont l'Algérie où cette polémique a failli se dégénérer par une révolte populaire à In Salah.

L'un de ces pays, l'Algérie, se découvre brusquement un volume de gaz en place de 97 000 milliards de m3 dont 20 000 milliards de réserves techniquement récupérables ce qui la place au troisième rang dans le monde après la Chine et l'Argentine, juste devant les USA. A cela s'ajoutent 121 milliards de barils de pétrole + liquides dont 5,7 milliards de réserves techniquement récupérables. Le ministère de l'Energie et des Mines (MEM) et le président générale de Sonatrach poussent leur plaisanterie mensongère plus loin. D'abord en estimant à la hausse les volumes de gaz en place et les réserves techniquement récupérables qui sont portés respectivement à 180 000 milliards et 27 000 milliards de m3. Ensuite, en prévoyant une production annuelle de 60 milliards de m3/an grâce au forage de 240 puits/an. D'où la tendance, pour beaucoup, à croire qu'il s'agit là d'une panacée providentielle qui permettra de remplacer assurément les hydrocarbures conventionnels en voie d'épuisement et de prolonger indéfiniment une rente en voie de disparition. Sauf que la réalité est tout autre comme ils l'ont imaginé, car les réserves en question sont des réserves dites techniquement récupérables dont le sens ambigu peut prêter à confusion, alors que les prévisions de production annoncées se basent sur des débits de puits très surestimés, près de 10 fois plus élevée que la production moyenne par puits aux USA. Il est donc grand temps de faire la part des choses entre ce qui appartient à la réalité et ce qui relève de l'illusion.

Des réserves techniquement récupérables

Les chiffres de réserves présentés dans les différents rapports ne portent, en fait, que sur des réserves dites techniquement récupérables, sans tenir compte de l'aspect économique. Aussi il est important, avant d'aller plus loin, de définir le sens de cette catégorie de réserves afin de clarifier sa signification. Il suffit, pour cela, de dire que les réserves techniquement récupérables sont des réserves pouvant être produites en utilisant les technologies actuellement disponibles mais sans savoir si elles seront économiquement récupérables ou pas. La question qui vient alors immédiatement à l'esprit du lecteur est de se demander pourquoi les estimations se limitent-elles à cette catégorie de réserves et ne portent jamais sur les réserves économiquement récupérables ? Pour y répondre, il faut savoir que les Etats-Unis sont, pratiquement, le seul pays où une telle évaluation est actuellement possible. En effet, des centaines de milliers de puits à schistes y ont été forés, ce qui a permis non seulement de constituer une abondantes base de données lithologiques, pétro-physiques, géochimiques et économiques mais aussi de procéder à des tests de formation et d'obtenir un historique de production pour chacun des puits exploités. Il devient alors possible, en calant l'historique de production sur des courbes de déclin, notamment celles de type exponentiel, hyperbolique et harmonique, de connaître, par extrapolation, la récupération économique de chaque puits. Les résultats ainsi obtenus sont ensuite transposés, sur la base de similitudes géologiques, aux secteurs non encore développés pour en estimer les réserves économiques. Le traitement de tous ces résultats, facilité par l'utilisation de modèles numériques de simulation, permet de déterminer le total des récupérations de tous les puits actuels et futurs : un total qui correspondra donc aux réserves économiquement récupérables des USA. Dans les autres pays où il n'existe pas ou peu de puits à schistes, cette approche n'est pas possible car des centaines voire des milliers de puits sont requis à cette fin. C'est la raison pour laquelle, en attendant de faire mieux, les estimations ne peuvent que se limiter aux volumes d'hydrocarbures en place et aux réserves techniquement récupérables.

A suivre...

Y. Mérabet

Ingénieur d'Etat, expert en énergie - Association algérienne des relations internationales - 119 Bd Didouche-Mourad, Alger Centre 

L’Algérie et les ressources énergétiques

La transition énergétique dans l'impasse: L'Algérie s'enfonce dans le péril (3/4)

Signification et fiabilité des chiffres de réserves

Les réserves dites techniquement récupérables peuvent donc s'avérer très déroutantes, non seulement parce qu'elles sont souvent confondues avec les réserves économiquement récupérables mais aussi parce que leur estimation est très imprécise. Le cas de l'Algérie est un bon exemple pour illustrer ce qui vient d'être dit. En effet, si les réserves techniquement récupérables y ont été estimées à 27.000 milliards de m3, en réalité les réserves économiquement récupérables sont nulles (0 m3), car actuellement non rentables. Cela se comprend aisément lorsqu'on sait que le coût d'un forage tourne autour de millions -sans compter les autres coûts- et qu'il ne peut être compensé par des réserves techniquement récupérables d'à peine (comme déduit plus bas) une trentaine de millions de m3/puits. Est-ce à dire qu'une production rentable ne sera jamais possible ? Absolument pas ! Car tôt ou tard elle le deviendra avec notamment la baisse des coûts, l'accroissement de la récupération et l'augmentation des prix. Mais il est peu probable que cela se produise avant le moyen ou le long terme. Le cas de la Pologne est encore plus parlant. Avec au départ les plus importantes réserves de gaz de schiste en Europe estimés à 5.300 milliards de m3, ce pays a vite fait d'attirer de nombreuses compagnies internationales pour prospecter son sous-sol. Suite au forage d'une cinquantaine de puits, il s'est avéré que les réserves ne présentent aucun intérêt économique. A tel point que les principales compagnies telles qu'Exxon /Mobil, Marathon, Talisman, Total et ENI ont fini par jeter l'éponge et décidé d'arrêter leurs opérations dans ce pays. A cela s'ajoute l'imprécision des réserves. Pour l'Algérie, elles ont au départ été évaluées à 6.000 milliards de m3 de gaz par l'EIA qui vient de les porter à plus de 20.000 milliards de m3, alors que le MEM va encore plus loin en annonçant le chiffre de 27.000 milliards de m3. Tout cela en l'espace de deux ans. Pour la Pologne c'est l'inverse. Au départ, elles avaient été estimées à plus de 5.300 milliards de m3.

Elles viennent, suite au forage de la cinquantaine de puits, d'être revues drastiquement à la baisse et varient vaguement entre 800 et 2.000 milliards. De nombreux pays font périodiquement l'objet de fortes réévaluations à la hausse ou à la baisse. Donc, affaire à suivre.

Un potentiel de production limité et loin de répondre aux attentes anticipées

La connaissance du potentiel de production des futurs puits à schistes algériens est d'une grande importance pour deux raisons principales. D'abord pour estimer les réserves économiquement récupérables. Ensuite pour établir des prévisions de production fiables pour le scénario de développement retenu.

Comme expliqué plus haut, il est impossible d'obtenir cette information dans les pays comme l'Algérie, où il n'existe aucune exploitation de puits à schistes. Par conséquent, le seul moyen pour estimer au mieux le potentiel de production consiste à entreprendre une comparaison analogique par rapport à l'immense base de données issue des centaines de milliers de puits américains, seule référence disponible.

Les statistiques établies à partir de ces données par des organismes tels que l'EIA et l'US Geological Survey ainsi que divers consultants montrent que la récupération ultime moyenne d'un puits à gaz sur l'ensemble des bassins américains est d'un Bcf (environ 30 millions de m3) pour une durée de vie moyenne de 10 ans.

Cette information a déjà permis de déduire plus haut que l'exploitation des hydrocarbures de schiste en Algérie n'est pas encore une opération rentable. Elle permet également de déduire que le projet de développement prévoyant le forage de 240 puits par an pour produire 60 milliards de m3/an est très surestimé, car il ne pourra produire qu'environ 7 milliards de m3/an à moins de forer 2000 puits/an. Le constat qui en découle à ce point est que le potentiel de production des hydrocarbures de schiste est limité et ne dépendra pas de l'importance des réserves, même si elles s'avèrent très vastes. Il dépendra surtout et avant tout du nombre de puits qu'il sera possible de forer par an, c'est-à-dire des moyens technologiques et logistiques qui pourront être mobilisés.

L'autre constat est que les 7 milliards de m3/an que pourront produire les 240 puits forés annuellement permettront de couvrir moins de 9% des 80 milliards de m3 de gaz prévus pour la consommation nationale à l'horizon 2030. Et même si l'Algérie réussissait la prouesse de forer 2.000 puits par an pour produire les 60 milliards/an souhaités, leur production n'arrivera même pas à satisfaire cette consommation.

Tout se passe comme si mère nature, très déçue par la production démesurée et le gaspillage excessif des hydrocarbures, avait décidé de mettre un frein à sa générosité en les distribuant au compte-goutte et au compte-bulle avec des coûts autrement plus élevés. Les rentes fabuleuses auxquelles nous nous sommes habitués ne seront plus, dans quelques années, qu'un souvenir nostalgique. Alors que la transition économique vers une économie diversifiée, seule solution de remplacement pour s'émanciper de la rente, stagne sans amélioration en vue. Sinon comment expliquer que le pays soit inondé d'oranges et de figues sèches, pour ne citer que ces produits, importés d'Espagne et d'ailleurs, alors que c'est plutôt l'inverse qui devrait se produire.

Conclusions :

Dans ces conditions, il ne faudra pas trop compter sur les hydrocarbures de schiste (même si on leur ajoute les énergies renouvelables et autres énergies alternatives) pour prolonger la rente actuelle en voie de disparition.

Par conséquent, la solution ne réside pas dans une transition énergétique vers un mix ne pouvant qu'être déficitaire, mais plutôt dans une transition économique vers une économie diversifiée, capable de s'émanciper de la rente et où la transition énergétique ne serait que l'une des composantes de la diversification.

La fracturation hydraulique peut-elle compromettre les nappes d'eau du sous-sol saharien ?

La fracturation hydraulique des schistes fait l'objet de nombreuses controverses et appréhensions car elle est perçue comme étant la source de la plus grave des atteintes à l'environnement : la pollution et l'épuisement des nappes d'eau du sous-sol.

Il est donc nécessaire de clarifier les choses et dissiper les malentendus afin que chacun puisse se faire sa propre opinion à ce sujet. Tout d'abord, avant d'entrer dans le vif du sujet et afin d'en faciliter la compréhension, il convient d'apporter quelques informations de base sur les hydrocarbures de schiste et la fracturation hydraulique.

Le gaz et le pétrole de schiste (shale gas et shale oil) sont, contrairement à ceux des gisements conventionnels, contenus dans une roche argileuse compacte à perméabilité presque nulle. Les produire dans ces conditions est un défi impossible qui vient pourtant d'être relevé. Il revient pratiquement à extraire des hydrocarbures à partir d'une roche aussi compacte que du béton. De ce fait, lorsqu'un puits vertical traverse un réservoir schisteux, celui-ci ne peut que difficilement expulser (ou plutôt transpirer) les fluides qu'il emprisonne. Pour obtenir un débit rentable, il faut donc accroître la surface d'intersection puits/schistes que même un puits horizontal, avec une surface des dizaines de fois plus grande, reste lui aussi loin de satisfaire.

Il a fallu attendre l'avènement d'une percée technologique de fracturation dite multi-stage fracking qui, appliquée à un puits horizontal, a permis enfin de se rapprocher du seuil de rentabilité. Un seuil qui n'a pu finalement être franchi qu'avec l'embellie des prix du gaz d'il y a une dizaine d'années.

La technique consiste à orienter un puits horizontal dans une direction particulière afin que les fractures, toujours verticales à ces profondeurs, se forment perpendiculairement au drain horizontal. Il devient possible, de cette façon, de fracturer le puits segment après segment et d'aligner ainsi un grand nombre de fractures sur des distances kilométriques, en une sorte de brochette géante de fractures. Il en résulte alors des dizaines de fractures, plus ou moins parallèles, qui pénètrent profondément à l'intérieur du réservoir schisteux, drainant ainsi des débits et des réserves bien plus élevés, contrairement à un puits vertical où une seule fracture est possible.

L'opération implique l'injection, sous très haute pression, d'une formulation de fluides composée d'eau, d'agents de soutènement (sables ou produits similaires) et d'environ 0.5% de produits chimiques dont certains toxiques. Lors de la fracturation, le sable en suspension dans l'eau pénètre dans les fractures et s'y piège en les empêchant de se refermer sur elles-mêmes, créant de la sorte des drains à travers lesquels le gaz ou le pétrole peut s'écouler en bien plus grande quantité vers le puits. Le nombre élevé de fractures qui sont créées nécessitent d'importants volumes d'eau, allant d'environ 7.000 à 15.000 m3 d'eau par puits.

Enjeux liés aux nappes d'eau de l'Albien et aux hydrocarbures de schiste

Il est important de rappeler à ce stade que le sous-sol saharien contient d'immenses volumes d'eau douce dans le Continental Intercalaire (CI) ainsi que dans le Continental Terminal (CT), l'essentiel se trouvant dans l'Albien qui s'étend sur plus d'un million de km2 et déborde sur plusieurs pays voisins. Une véritable mer d'eau douce à faible profondeur contenue dans des formations sablo-gréseuses de plusieurs centaines de mètres d'épaisseur et d'autant plus précieuse qu'elle se trouve dans une des régions les plus arides de la planète.

Le sous-sol saharien contient également d'immenses réserves d'hydrocarbures dans les couches beaucoup plus profondes du Trias et du Paléozoïque. Mais des réserves en voie d'épuisement alors que l'économie du pays reste fortement tributaire de cette ressource qui représente près de 98% de ses exportations. Et voilà qu'on nous annonce que cette rente risque de disparaître bientôt, autour de 2020 pour le pétrole et autour de 2030 pour le gaz, alors que nous ne pouvons pas nous en passer car nous ne sommes pas prêts pour l'après-pétrole.

À ces réserves viennent maintenant s'ajouter de vastes réserves non conventionnelles que sont les hydrocarbures de schiste, potentiellement bien plus importantes. Or c'est précisément autour de ces dates de fin de rente, et pas avant, que les hydrocarbures de schiste pourraient connaître un début de production s'ils s'avèrent exploitables. Ce serait là une chance inespérée qui tomberait au moment où on en aurait le plus besoin et sans laquelle le passage vers une économie d'après-pétrole serait beaucoup plus problématique avec une population qui avoisinera alors les 50 millions.

Nous nous trouvons donc confrontés, si risque de pollution il y a, au dilemme d'avoir à sacrifier une des deux richesses inestimables et indispensables du sous-sol saharien : l'aquifère de l'Albien ou les hydrocarbures de schiste. Par conséquent, la question fondamentale qui se pose à ce point est de savoir s'il y a vraiment risque de pollution. Dans l'affirmative, il faudrait interdire sans hésiter l'exploitation des hydrocarbures de schiste pour préserver les nappes aquifères. Dans la négative, il serait possible de tirer profit de ces deux richesses qui deviendraient complémentaires et non exclusives l'une de l'autre. Sont-elles incompatibles ? Ou au contraire est-il possible de ménager le chou et la chèvre afin de tirer profit des deux ?

L'enjeu est énorme et nous interpelle pour répondre à la préoccupation centrale de savoir si la fracturation hydraulique peut vraiment polluer et épuiser les aquifères.

La fracturation hydraulique peut-elle polluer les aquifères de l'Albien ?

L'argument principal de ceux qui s'opposent au développement des hydrocarbures de schiste est que les fluides de fracturation et les hydrocarbures peuvent, au terme de l'opération, remonter à travers les formations de subsurface jusqu'au niveau de l'Albien et le polluer irrémédiablement. Et même que, dans des cas extrêmes, les fractures elles-mêmes pourraient remonter jusqu'à ces nappes, les pénétrer et les polluer directement.

Or, cela est quasiment impossible pour plusieurs raisons. D'abord parce que la distance séparant l'extrémité supérieure des fractures et la base de l'Albien peut atteindre les 2 kilomètres. Qui plus est, cette séparation est constituée d'un empilement de formations lithologiques dont la plupart sont imperméables. C'est le cas des argiles, du sel, de l'anhydrite et des carbonates se présentant sous forme d'une multitude de bancs massifs d'épaisseur métrique à décamétrique absolument étanches sans parler d'une infinité de laminassions de même nature. Ces formations, qui se répètent en une infinité d'intercalations imperméables jusqu'à la base de l'aquifère et même au-delà jusqu'en surface, se comportent comme autant de barrières infranchissables s'opposant à toute migration de fluides, artificiels ou naturels, vers la surface.

On peut même imaginer le cas extrême et hautement improbable d'une fracture se propageant accidentellement à travers ces formations ou par l'intermédiaire d'une faille, jusqu'à pénétrer directement l'aquifère près de deux kilomètres plus haut. Si ce cas impensable pouvait se produire, seul l'extrême bout de la fracture y pénétrerait, ce qui signifie qu'une quantité négligeable de fluide de fracturation y parviendrait.

En outre, lors du dégorgement des puits qui suit toujours les opérations de fracturation, l'aquifère serait lui aussi aspiré et repousserait cette quantité négligeable de fluides polluants vers le puits. Une pareille fracture, ou faille, ne manquera d'ailleurs pas de se colmater rapidement au niveau des bancs d'argile et de sel, relativement plastiques et fluents aux pressions et températures auxquelles ils sont soumis, et tout mouvement de fluides cessera.

En fait, les accidents de cette nature sont pratiquement impossibles grâce à la panoplie de modèles numériques permettant de prévoir, entre autres, la hauteur des fractures avec une bonne précision et d'éviter toute anomalie éventuelle. Sans parler de la micro-sismique qui permet de suivre en temps réel l'évolution de tous les paramètres de la fracture (en particulier la hauteur) et de prendre pendant l'opération toute mesure d'urgence ou d'arrêt qui s'impose.

On pourra même se passer de ces techniques dans la plus grande partie du bassin saharien car il s'y trouve, au niveau du Trias salifère, une épaisse couche de sel massif de plusieurs centaines de mètres d'épaisseur située à mi-distance entre les formations de schiste et l'Albien. Cette couche forme une barrière absolument infranchissable à toute fracture quelles que soient ses dimensions car celle-ci viendrait tout simplement y mourir étouffée par le sel.

Enfin, il existe un argument géologique de poids prouvant qu'aucune fracture ou migration de fluides ne peut, ni n'a pu, atteindre l'Albien. En effet, si tel était le cas, les hydrocarbures auraient pu migrer vers la surface au cours des temps géologiques, au lieu de rester piégés là où ils sont, et aujourd'hui on trouverait des gisements d'hydrocarbures dans l'Albien lui-même. Il en aurait été de même pour les eaux

saturées en sel des aquifères profonds qui auraient transformé la nappe d'eau douce de l'Albien en mer d'eau salée. Tout se passe comme si mère nature s'était elle aussi mise de la partie pour protéger jalousement ses aquifères en empêchant les intrus les plus obstinés de s'y rapprocher.

Pour conclure ce chapitre, nous pouvons dire que les risques de pollution des nappes aquifères par les fluides de fracturation sont quasiment nuls. Et ces risques pourraient être rapprochés encore d'avantage du risque zéro par les agences de régulation en imposant une distance minimum de sécurité, à définir pour chaque secteur, entre l'extrémité supérieure de la fracture et la base de l'Albien. Par exemple 500 m ou plus.

Tous les secteurs où cette distance serait inférieure au minimum requis devraient tout simplement être déclarés zones interdites à la fracturation hydraulique en attendant que des techniques plus sûres soient développées. On pourra d'ailleurs se passer facilement de ces zones vu l'immensité du domaine minier algérien.

Enfin, tout ce qui vient d'être dit ne concerne, bien entendu, que la fracturation hydraulique. Pour le reste, l'exploitation des hydrocarbures de schiste est, malheureusement, tout aussi polluante que celle des hydrocarbures conventionnels mais ni plus ni moins. Nous y reviendrons.

Fracturation hydraulique et volumes d'eau requis

Un des gros problèmes de la fracturation hydraulique multi-stage réside dans les énormes volumes d'eau qui doivent être mobilisés pour les besoins de l'opération. Chaque puits en consomme environ 7.000 à 15.000 m3 d'où une forte réticence devant un usage perçu comme un gaspillage dans une région en manque d'eau.

Mais au fait manque-t-il de l'eau dans le bassin saharien ?

D'après les évaluations de l'ANRH (Agence nationale des ressources hydrauliques), les réserves d'eau du bassin saharien se situent entre 40.000 et 50.000 milliards de m3. Quant aux capacités de production, elles sont estimées à 6.535 millions de m3/an avec un soutirage actuel de 2.748 millions de m3/an pour les besoins agricoles, industriels et autres, ce qui laisse un surplus de 4.070 millions de m3/an pour des activités supplémentaires.

Sur la base de 15.000 m3 par puits, il faudra 15 millions de m3 pour 1000 puits et 150 millions de m3 pour 10.000 puits, soit respectivement 0,00003% et 0,0003% des réserves en place. S'ils sont forés à raison de 200 puits par an, la consommation totale s'élèvera à 3 millions de m3/an, ce qui représente 0,073% du surplus disponible annuellement. 
A suivre...

Y. Mérabet

Ingénieur d'Etat, expert en énergie - Association algérienne des relations internationales - 119 Bd Didouche-Mourad, Alger Centre

Le Pèlerin 

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