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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 06:38

La presse française décortique l’événement

jean-pierre-elkabach

  Jean-Pierre Elkabach était à Alger

 

La visite du président français, François Hollande, s’est taillé hier la part du lion dans les unes des quotidiens français. Mémoire coloniale, réconciliation, diplomatie et business, autant de thèmes qui ont alimenté les écrits des rédacteurs.
La presse française dans sa diversité et ses différentes tendances est largement revenue dans ses éditions d’hier, sur la visite du président français en Algérie. Les rédacteurs se sont penchés, notamment, sur les volets politique et économique de la visite présidentielle qui suscite moult commentaires et analyses. Pour Libération, quotidien de gauche, le voyage de François Hollande s’inscrit dans une volonté de normaliser les relations et le président, selon le quotidien, tente «de réussir là où ses prédécesseurs ont échoué». Le quotidien rappelle qu’en se rendant en Algérie, le président fait sa deuxième visite d’Etat après celle effectuée en Pologne. «L’Algérie, en cette année du cinquantenaire de l’Indépendance, est une étape à part», commente le rédacteur de Libération qui est aussi revenu sur les principaux sujets délicats qui s’imposeront lors de la visite présidentielle, à savoir la question des visas, l’assassinat des moines de Tibhirine ainsi que la situation au Sahara occidental et au Mali. Le Monde-commente la visite de François Hollande en évoquant «un espoir de tourner la page». Le quotidien relève ainsi le capital de sympathie dont le président français jouit en Algérie «pour relever un triple défi, celui de trouver les mots justes pour panser les plaies du passé, relancer les échanges économiques et adresser un message d’espoir à la jeunesse algérienne». Le Mondene manque pas de rappeler que François Hollande proposera un partenariat «d’égal à égal» avec l’Algérie «pour sortir les deux pays d’une relation embourbée et alambiquée ». Ce journal souligne, par ailleurs, que le président français «n’arrivera pas les mains vides. Des contrats commerciaux ou sectoriels, notamment dans l’agroalimentaire et l’agriculture, sont prévus.» Le Monde, à l’instar des autres titres de la presse française, consacrait ainsi une bonne partie de son édition d’hier à la visite du chef d’Etat français en Algérie. L’Express titre pour sa part «L’Algérie, une passion pour François Hollande ». Selon le rédacteur de l’article, «le président français connaît très bien le pays (…) pour qui l’Algérie est bien plus qu’un sujet de relations internationales. C’est aussi une question de politique intérieure». Pour le quotidien, le président français misera sur la méthode qui l’a fait élire, à savoir l’apaisement. Le Parisien revient aussi sur l’événement en évoquant l’importante délégation d’environ 200 personnes qui accompagne le président français, dont neuf ministres, une douzaine de responsables politiques. Le quotidien reprend aussi longuement les questions de la réconciliation, l’intervention au Mali, la jeunesse et les contrats susceptibles d’être signés entre les deux pays. Le Figaro, lui, axe ses articles sur le «pari algérien de François Hollande», notant que le chef de l’Etat espère enfin renforcer et apaiser les liens entre les deux pays
.        

Source Le soir d’Algérie F.-Zohra B

Le Pèlerin

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20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 06:33

Tlemcen pour «lifter» les relations algéro françaises

Tlemcen Hollande

 

Tlemcen s’est parée de ses plus beaux atours pour accueillir son hôte, le président français, François Hollande, qui a lui-même choisi la capitale des Zianides pour deuxième étape de son voyage d’Etat en Algérie. Au-delà des préparatifs habituels : badigeonnage des rues, fanions et oripeaux aux couleurs des deux pays, l’Algérie et la France, et posters à l’effigie des deux chefs d’Etat et banderoles, Tlemcen, cette ville chargée d’histoire millénaire et de toutes les cultures, sera également le lieu privilégié pour un «lifting» des relations bilatérales algéro-françaises, marquées de lourds héritages historiques et de stigmates du colonialisme. Hollande est bien connu des Algériens, pour avoir déjà visité le pays et, surtout, pour son geste historique, hautement apprécié à Alger, de reconnaissance des massacres du 17 octobre 1961 qui lui avait valu une levée de boucliers des milieux de droite. N’ayant nullement l’intention de rééditer son geste pour lequel Alger n’a pas fait de demande officielle, Hollande propose, à la place, des projets pour l’avenir des relations bilatérales. Pour autant, cette visite, si elle ne déchaîne pas les passions, ne laisse toutefois pas indifférents les Algériens, comme en témoignent les réactions hostiles des partis islamo-conservateurs. Mais, le président français a préféré faire les choses à sa manière : dépassionner le débat sur la repentance en s’adressant aux jeunes.

M. Hollande, qui sera accueilli par Bouteflika, à son arrivée à Tlemcen, aux environs de 15 heures, ira d’abord à la rencontre des populations avec un bain de foule le long du boulevard principal, dont les séquences seront transmises en live par les chaînes de télés françaises. Une visite aux vestiges historiques de la ville est également inscrite au programme de la journée de M. Hollande, qui le mènera au palais d’El Mechouar. Ce palais qui a fait l’objet de travaux de restauration a été inauguré par le président Bouteflika, le 16 avril 2011, à l’occasion de la manifestation «Tlemcen, capitale de la culture islamique 2011». Ce geste envers la culture du pays s’accompagne d’un regard du président français en direction de la culture française, avec la visite du l’Institut français de la ville, visite par laquelle il veut, certainement, signifier le rapprochement des cultures.Lors de cette étape de sa visite d’Etat, M. Hollande, qui n’envisage pas de faire ni reconnaissance ni repentance qu’il élude franchement, devra, en revanche, rencontrer la jeunesse devant laquelle il prononcera un discours, à l’université Aboubakr-Belkaïd, pour souligner sa volonté de jeter un regard sur l’avenir. Il y sera fait docteur honoris-causa. S’ensuivra 

une conférence de presse de M. Hollande. Un diner officiel qui sera offert en son honneur, clôturera la visite d’Etat de M. Hollande en Algérie.   

Source La Tribune Amar Rafa 

Le Pèlerin

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20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 06:19

Hollande a plaidé pour un pacte d’amitié et de partenariat entre l’Algérie et la France

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C’est un président de la République content d’être en Algérie qui a fait irruption dans la salle où les journalistes l’attendaient. D’emblée, François Hollande justifie sa visite à Alger. «Parce que c’est le premier voyage d’Etat que je fais en tant que président de la République, parce que c’est le premier que je fais dans cette région, parce que c’est un voyage qui intervient en 2012, un moment symbolique qui coïncide avec le Cinquantenaire de l’indépendance de l’Algérie, ce voyage attendu, espéré, redouté, ce voyage était nécessaire.» C’est en ces termes que le président français a entamé sa conférence de presse. Hollande qui dit avoir «une relation personnelle avec l’Algérie», déclare qu’il est venu à Alger pour entamer «un nouvel âge» dans les relations entre l’Algérie et la France. Les temps ont changé, les méthodes et les contenus aussi a-t-il déclaré. Pour lui, l’action et le contenu importe plus que les discours. C’est à ce titre qu’il a affirmé : «Nous sommes pour un partenariat stratégique d’égal à égal avec l’Algérie pour entrer dans une nouvelle ère». Hollande qui s’adressera aujourd’hui au Parlement à Club des Pins, devra faire un discours où il exposera ses vérités sur le passé colonial et sa vision des relations d’avenir entre l’Algérie et la France. Il fera également une annonce «très forte» sur le projet d’implantation de l’usine Renault en Algérie. «Un beau projet pour l’Algérie, pour la France et pour Renault», a-t-il souligné. A ce propos, il a confirmé la signature d’un accord entre l’Algérie et le groupe Renault pour la création d’une société commune qui sera chargée de la construction d’une usine de voitures du groupe à Oran. «Des annonces très fortes seront faites, dont la décision de Renault d’ouvrir une usine pour construire des automobiles», non seulement pour le marché algérien mais pour tout le continent, a déclaré le président français. Pour le président Français, ce projet témoigne «de la volonté de coproduction entre l’Algérie et la France». A propos du processus des réformes en Algérie, Hollande a estimé qu’il «arrive à son terme» avec, comme «dernière étape», la prochaine révision de la Constitution. «Après le processus de réconciliation et de reconstruction, le Parlement algérien ne lui reste que la révision de la Constitution dernière étape des réformes politiques», a-t-il dit. Le président français a relevé, par ailleurs, que l’Algérie n’a pas connu «le printemps arabe» comme certains pays arabes, expliquant que «chaque pays a ses spécificités». «Je veux saluer le courage des Algériens qui ont lutté, pendant toutes ces années, (contre le terrorisme) et la manière avec laquelle ils ont réussi à rester unis». Abordant certaines questions régionales, François Hollande a nié l’existence de divergence de vues entre l’Algérie et la France sur le règlement de la crise au Mali. «En France, comme en Algérie, nous sommes pour les négociations. Nous sommes pour la lutte contre le terrorisme», a déclaré M. Hollande. «Si on est contre le terrorisme, on ne peut pas permettre à Aqmi de s’installer dans le nord du Mali», a-t-il précisé. S’agissant d’une éventuelle intervention militaire pour déloger Aqmi de la partie nord du Mali, M. Hollande a indiqué que «c’est le Conseil de sécurité de l’ONU qui va décider, pas la France». Il a affirmé, en outre, que l’Algérie jouait un rôle «très important» à la fois pour lutter contre le terrorisme, mais aussi pour favoriser les négociations politiques dans le traitement de la crise au Mali. «L’Algérie a lutté contre le terrorisme et elle est en train de nous livrer son expérience. Le président Bouteflika et moi-même sommes en convergence de vues pour le traitement de la crise du Mali», a-t-il souligné. «Nous pensons qu’il convient de faire le dialogue politique pour que les négociations puissent permettre au Mali de recouvrer son intégrité territoriale avec les mouvements et les forces qui luttent directement contre le terrorisme», a-t-il dit.     

Source La Tribune Abdelkrim Ghezali

Le Pèlerin

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20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 06:10

"L'Algérie officielle n'a pas de revendication"

M.Mourad Medelci

 

«Parmi les préoccupations de l'opinion publique des deux pays, figure celle de la mémoire qui est une réalité qui requiert des politiques une prise en charge courageuse et sereine» a indiqué Mourad Medelci dans un entretien accordé à la chaîne TV France 24 à l'occasion de la visite du président Hollande en Algérie.
Avant de poursuivre que «l'Algérie officielle n'a pas de revendication» à ce sujet mais cela n'empêche pas la France officielle, a-t-il déclaré, de «prendre toute initiative pouvant être utile dans sa lecture de cette histoire commune». D'autant, a-t-il ajouté, que «l'opinion publique joue actuellement un rôle plus grand et plus conséquent que par le passé».
Après avoir salué la position du président Hollande sur les évènements du 17 Octobre 1961, le ministre a relevé que les relations bilatérales traversaient une phase d'ouverture et d'élargissement susceptible d'«ouvrir des perspectives nouvelles pour l'avenir de la coopération entre les deux pays». Concernant le pacte d'amitié, le ministre l'a qualifié de «projet positif», mais qui n'a pu aboutir pour plusieurs raisons, soulignant que la visite du président Hollande pourrait «être sanctionnée par une déclaration commune dans le sens des mêmes objectifs prévus par le pacte».
Au chapitre économique, le ministre des Affaires étrangères a affirmé la nécessité d'établir des relations économiques «plus équilibrées» entre l'Algérie et la France susceptibles d'ouvrir des perspectives plus larges pour la coopération entre la France et l'Algérie. Les relations économiques entre les deux Etats doivent permettre l'établissement de relations «plus équilibrées» dans la coopération entre les deux pays» a indiqué M.Medelci dans le même entretien.
«Des opportunités s'offrent encore à l'Algérie et à la France pour l'établissement de sociétés mixtes dans le domaine de la coopération économique», a-t-il soutenu. Pour le ministre, les relations entre les deux pays sont «privilégiées» dans la sphère économique que ce soit sur le plan commercial ou de l'investissement, soulignant l'existence «de nombreux domaines d'investissement non exploités». M.Medelci a relevé la nécessité «d'investir ce volet au moins en partie d'autant qu'il existe une volonté politique claire en France depuis l'accession du président Hollande au pouvoir».
Le ministre a abordé, dans le même contexte, la question de la circulation des personnes, précisant que le dossier sera débattu à l'occasion de cette visite. «Nous oeuvrerons à l'amélioration des conditions de circulation des citoyens des deux pays», a-t-il affirmé. Concernant le dossier malien, M.Medelci a affirmé que l'Algérie et la France considèrent que le dialogue entre Maliens est «le dénominateur commun et l'instrument privilégié pour la consolidation des institutions de l'Etat du Mali et l'intégrité territoriale de ce pays».

Source l’Expression

Le Pèlerin

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20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 06:07

L'ambiance était à la fête

HollandeBouteflika-Alger.jpg

François Hollande accueilli par Abdelaziz Bouteflika

 

A l'entrée du boulevard Zighoud-Youcef, le chef de l'Etat français s'est vu remettre la clé de la ville d'Alger par le président d'APC d'Alger-Centre, Abdelhakim Bettache, lors d'une cérémonie symbolique.

Un accueil populaire et chaleureux a été réservé, hier en début d'après-midi à Alger, au président français, M.François Hollande, quelques heures seulement après son arrivée à l'aéroport Houari-Boumediene pour une visite d'Etat de deux jours en Algérie.
Dès les premières heures, une foule compacte était venue accueillir les deux présidents, le long du boulevard Zighoud-Youcef. Des hommes, des femmes et des enfants affluaient vers Alger pour rejoindre la foule. Les lycéens d'Alger ainsi que les travailleurs de la Fonction publique ont été libérés en fin de matinée. La marée humaine était là. L'ambiance était festive, même si la présence policière se comptait par milliers.
Le président Hollande est arrivé, hier, à Alger pour une visite d'Etat de deux jours, à l'invitation du président de la République, M.Abdelaziz Bouteflika. Hollande est accompagné d'une importante délégation.
Après avoir salué de hauts responsables de l'Etat et les membres du gouvernement, le président Hollande a passé en revue un détachement de la Garde républicaine qui lui a rendu les honneurs, au moment où une salve de 21 coups de canon a été tirée en l'honneur de l'hôte de l'Algérie. Les présidents Bouteflika et Hollande ont, par la suite, écouté les hymnes nationaux des deux pays. La délégation officielle s'est ensuite dirigée vers Alger-Centre où les deux présidents ont eu droit à un bain de foule. A l'entrée du boulevard Zighoud-Youcef, le chef de l'Etat français s'est vu remettre la clé de la ville d'Alger par le président d'APC d'Alger-Centre, Abdelhakim Bettache, lors d'une cérémonie symbolique, en présence du wali d'Alger, Addou Mohamed-Kebir, et du général-major Lahbib Chentouf, chef de la 1re Région militaire.
Les deux présidents, à pied, ont emprunté le boulevard Zighoud-Youcef dans une ambiance festive, conviviale, et riche en couleurs entrecoupée de chants et de youyous. Au niveau de l'entrée principale de la wilaya d'Alger, les deux chefs d'Etat ont marqué une halte et écouté un extrait de la chanson «Essalamou Alaikoum» (salut à vous) interprétée par la chorale de la direction de la jeunesse et des sports de la wilaya.
Les deux chefs d'Etat ont par la suite pris des photos-souvenir avec les membres de la chorale avant de poursuivre leur chemin à bord d'une Limousine, tout en continuant à saluer la foule venue nombreuse leur rendre hommage. M.Hollande est accompagné, dans sa visite, d'une importante délégation, dont notamment le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, de l'Intérieur, Manuel Valls, de la Défense, Jean-Yves Le Drian, du Commerce extérieur, Nicole Brick, ainsi que du général d'armée, Benoît Puga, chef d'état-major particulier du président Hollande et de parlementaires des deux chambres, l'Assemblée nationale et le Sénat. A noter que le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, s'est entretenu, mercredi à Alger, en tête-à-tête avec son homologue français, François Hollande.
L'entretien a eu lieu à la résidence d'Etat de Zéralda. Demain, M.Hollande se rendra à Tlemcen, dans l'ouest du pays.

Source l’Expression Idir Tazerout

Le Pèlerin

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20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 06:00

Economie, Mémoire, Politique

Francois-et-Valerie-Alger.jpg

 

De nouvelles perspectives s'ouvrent aux deux pays

Plusieurs haltes sont prévues dans la visite du président de la République française, François Hollande en Algérie. Après la promenade algéroise en début d'après -midi d'hier, les deux présidents rejoindront ensuite la résidence d'État de Zéralda pour un tête-à-tête.
Une déclaration commune devait être rédigée à l'issue de cet entretien. François Hollande doit tenir plus tard dans l'après-midi une conférence de presse à l'hôtel Sheraton. Le président français doit faire une allocution devant la communauté française d'Alger, avant de rejoindre son homologue algérien pour une cérémonie de signature d'une quinzaine d'accords.
Enfin, M.Hollande et la délégation qui l'accompagne seront les hôtes d'un dîner d'État au Palais du peuple d'Alger.
Le chef de l'Etat français prononcera aujourd'hui un discours devant le Parlement et le Conseil de la Nation et effectuera un déplacement à Tlemcen.
A l'occasion de cette visite, la première du genre du président Hollande, il sera procédé à un dépôt de gerbe de fleurs à la place Maurice Audin et au niveau du sanctuaire des Martyrs.
La visite sera couronnée par la signature de près d'une dizaine d'accords touchant plusieurs secteurs, dont la défense, l'industrie, l'agriculture, la culture, l'enseignement et la formation à l'hôtel Sheraton.
L'un d'eux portera sur la construction à Oran d'une usine de montage de véhicules de marque Renault.
Réservée au marché national, le plus important d'Afrique, cette usine pourrait produire à terme 75.000 véhicules. Par ailleurs, Alcatel-Lucent compte créer sa filiale en Algérie. «Nous voulons investir en Algérie dans le cadre de la loi 49/51. Nous avons soumis le projet de création d'une filiale algérienne avec des partenaires locaux, aux autorités algériennes.
Le projet sera concrétisé durant le 1er trimestre 2013», a déclaré, hier à TSA le directeur général du bureau de représentation algérien d'Alcatel-Lucent, Laurent Stefanini. «Nous voulons faire de l'Algérie une plate-forme régionale pour conquérir les marchés des pays voisins», a-t-il ajouté, selon la même source.

Source l’Expression Mohamed Boufatah

Le Pèlerin

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20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 05:58

Hollande: "Le temps d'un nouvel âge"

Ce nouvel âge se décline par un changement de méthode, un changement de moment et un changement de contenu.

Le président français François Hollande a affirmé hier à Alger qu'il est nécessaire d'ouvrir une nouvelle période. «Après 50 ans d'indépendance, nous sommes capables de jeter un regard lucide et ouvrir une nouvelle page avec le besoin d'aller plus vite et plus loin dans nos relations», a déclaré François Hollande lors d'une conférence de presse qu'il a organisée hier en fin d'après-midi à l'hôtel Sheraton d'Alger. «Ce voyage était nécessaire et marquait le temps d'un nouvel âge entre les deux pays.» Ce voyage «était attendu parce que c'est le premier que je fais comme président de la République, parce que c'est le premier dans cette région, parce que c'est un voyage qui vient en 2012, à un moment forcément symbolique, 50 ans après l'Indépendance de l'Algérie», a ajouté le président Français estimant que ce voyage vient comme un aboutissement «mais aussi comme le temps d'un nouvel âge que je veux engager entre la France et l'Algérie 50 ans après». Ce nouvel âge se décline selon le président français par un changement de méthode, un changement de moment et un changement de contenu dans les relations entre les deux pays.
Aussi, a-t-il plaidé pour un «partenariat stratégique d'égal à égal» entre Paris et Alger. «Il y aura donc une déclaration d'amitié et de coopération, c'était la meilleure formule (...) ce document sera suivi par un autre qui est le document cadre du partenariat et qui est un programme de travail sur cinq ans dans les domaines économiques, financiers, culturels, agricoles et même de défense», a-t-il indiqué. Interpellé avec insistance par la presse sur la question de la mémoire, M.Hollande a abordé le sujet en deux temps. Il a d'abord renvoyé la question en affirmant que «les autorités algériennes ne sont demandeur de rien, elles nous ont laissé le libre choix de trouver les mots qu'il faut». Ensuite, il a rappelé qu'il est venu à Alger pour dire la vérité aux Algériens. «J'ai toujours été clair sur cette question, la vérité sur le passé, la colonisation, la guerre avec ses drames, ses tragédies et ses mémoires doit être établie», a-t-il indiqué avant de confier sa volonté de faire en sorte que le passé «ne nous empêche pas de travailler pour l'avenir». Interrogé sur le printemps arabe, il a rappelé que chaque pays a ses propres spécificités.
Dans ce chapitre il a salué le courage du peuple algérien resté uni durant les dures moments de la lutte contre le terrorisme affirmant que «le processus de réconciliation et de reconstruction est en marche et qu'il ne reste au Parlement que la révision de la Constitution comme dernière étape des réformes politiques». Le président français a remercié également le peuple algérien pour l'accueil chaleureux qu'il lui a réservé, indiquant qu'il a lui aussi invité le président Bouteflika pour une visite officielle en France, sans avancer de date précise.
Au sujet du dossier malien, le conférencier a affirmé que la France et l'Algérie ne divergent pas sur cette question. «L'Algérie joue un rôle très important à la fois pour lutter contre le terrorisme, mais aussi pour favoriser les négociations politiques dans le traitement de la crise au Mali», a-t-il affirmé rappelant que l'Algérie a lutté contre le terrorisme et «elle est en train de nous livrer son expérience». «Le président Bouteflika et moi-même sommes en convergence de vues pour le traitement de la crise du Mali», a-t-il souligné. «Nous pensons qu'il convient de faire le dialogue politique pour que les négociations puissent permettre au Mali de recouvrer son intégrité territoriale avec les mouvements et les forces qui luttent directement contre le terrorisme», a ajouté le président Hollande.
A propos de la signature de l'accord avec le constructeur Renault, François Hollande a révélé pour la première fois qu'une fois que la société commune sera créée, l'usine pourra alimenter la marché national et exportera vers le continent africain. Pour le président français, ce projet témoigne «de la volonté de coproduction entre l'Algérie et la France». Interpellé sur les victimes des essais nucléaires,
M.Hollande a déclaré que la loi d'indemnisation des victimes de ces essais conduits dans le Sahara, «doit être appliquée pleinement». «Je veux que cette loi soit pleinement appliquée, elle ne l'a certainement pas été avec la détermination nécessaire». La loi du 5 janvier 2010 établit les règles d'indemnisation des victimes des 210 essais nucléaires français conduits de 1960 à 1996 au Sahara algérien et en Polynésie française. Enfin, sur le dossier fâcheux des moines de Tibhirine, le président François Hollande s'est contenté de dire qu'il a convenu avec son homologue Bouteflika d'oeuvrer à ce que la justice fasse toute la lumière sur ce dossier. De même que sur la question des droits de l'homme en Algérie, il a répondu qu'il n'est pas venu en donneur de leçons mais qu'il rencontrera la société civile et les parlementaires avec qui il abordera cette question.

Source l’Expression Brahim

Le Pèlerin

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20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 00:20

Ariège Pyrénées - Dans les stations ce week-end

Ax - Bonacre

 

AX-3-DOMAINES  Station. Pistes ouvertes: 35/35. Remontées ouvertes: 16/17. Domaine skiable ouvert à 100%.

Enneigement. En bas des pistes: 110 cm. En haut des pistes: 140 cm.

Rens. 05.61.64.20.06. www.ax-ski.com.

ASCOU-PAILHERES  Station. Domaine ouvert. Pistes : 14/14. Remontées mécaniques : 6/6. Domaine skiable ouvert : 100%.

Rens. 05.61.64.28.76. www.ascou-ski.com.

BEILLE

Station. Pistes ouvertes: 53 km (16/18). Pistes raquettes et piétons ouvertes. Téléski enfant ouvert. Espace luge ouvert. Domaine skiable ouvert à 80%.

Enneigement. Bas des pistes (1800m): 90 cm. Haut des pistes (2000m): 110 cm.

Renseignements. Tel: 05.34.09.35.35.

LE CHIOULA

Station. Pistes ouvertes: 54 km (6/8). Piste de luge ouverte. Trois pistes raquettes ouvertes.

Rens. 05.61.64.20.00 ou www.beille.fr/fr/chioula.

LES MONTS D'OLMES

Station : toutes les remontées fonctionnent. Pistes ouvertes : 16/18. Enneigement. Bas des pistes: 60 cm. Haut des pistes: 80 cm.

Rens. 05 61 03 89 06. http://www.montsdolmes.com/

Source La Dépêche du Midi

Le Pèlerin

 

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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 21:15

Hollande affirme ne pas être venu en Algérie faire "repentance ou excuses"

hollande alger 19 decembre

 

Le début "d'un nouvel âge" entre la France et l'Algérie : c'est la volonté de François Hollande, qui a débuté mercredi 19 décembre une visite de trente-six heures outre Méditerranée, où il a été accueilli par une foule en liesse. Le président français a affirmé qu'il n'était pas venu en Algérie "faire repentance ou excuses". "Je viens dire ce qu'est la vérité, ce qu'est l'histoire", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse au premier jour de son déplacement.

"Ce voyage, il est sur l'avenir"

"Il y a une vérité à dire sur le passé et il y a surtout une volonté à prononcer pour l'avenir. Et ce voyage il est sur l'avenir, il est pour engager une mobilisation de nos deux sociétés", avait déclaré le président dans son propos liminaire. "J'ai toujours été clair sur cette question : vérité sur le passé, vérité sur la colonisation, vérité sur la guerre avec ses drames, ses tragédies, vérité sur les mémoires blessées", a-t-il précisé en réponse à une question sur les demandes d'excuses ou de repentance qui se sont élevées en Algérie.

"Mais en même temps, volonté de faire que le passé ne nous empêche pas au contraire de faire le travail pour l'avenir. Le passé doit dès lors qu'il est reconnu nous permettre d'aller beaucoup plus vite et beaucoup plus loin pour préparer l'avenir. C'est ce que je dirai demain aux parlementaires algériens et au-delà aux Français et aux Algériens", a ajouté François Hollande.

Hollande acclamé malgré les critiques

Une dizaine de partis politiques, dont quatre islamistes, ont dénoncé en amont de la visite de M. Hollande en Algérie "le refus des autorités françaises de reconnaître, excuser ou indemniser, matériellement et moralement, les crimes commis par la France coloniale en Algérie". Mais des milliers d'Algérois ont accueilli le président de la République français et son homologue algérien, Abdelaziz Bouteflika, qui ont emprunté à pied, sur plusieurs centaines de mètres, le boulevard du front de mer d'Alger, pavoisé aux couleurs des deux pays.

You-yous, groupes folkloriques et gardes d'honneur traditionnelles à cheval tirant à blanc dans le ciel d'Alger ont accompagné la progression du cortège au milieu d'une nuée de gardes du corps, tandis que du riz et des pétales de fleurs étaient lancés depuis les balcons des splendides immeubles haussmanniens qui bordent ce célèbre boulevard.

Lire : François Hollande à Alger : vers un partenariat d'égal à égal

Lire aussi en édition abonnés : France-Algérie : cherche cadeau symbolique pour réconciliation

Une délégation pléthorique

Jamais, depuis sa prise de fonctions, en mai, le président français n'avait été accompagné à l'étranger d'une délégation aussi nombreuse : près de 200 personnes, dont neuf ministres, une douzaine de responsables politiques, une quarantaine d'hommes d'affaires, des écrivains, des artistes parmi lesquels le comédien né en Algérie Kad Merad, très populaire en France, et une centaine de journalistes. "C'est l'illustration de l'importance politique, mais aussi symbolique et économique que le président de la République attache à ce déplacement, souligne le porte-parole diplomatique de l'Elysée, Romain Nadal. Elle correspond aussi à la volonté des Algériens d'assurer le renouveau de la relation."

A Alger et Tlemcen, la "perle du Maghreb", 580 kilomètres plus à l'ouest, deux villes pomponnées pour l'occasion, François Hollande entend réussir là où ses prédécesseurs ont trébuché. Jacques Chirac avait été accueilli dans la liesse en 2003 et 2004. Mais l'année suivante, une loi visant à inscrire dans les manuels scolaires français "le rôle positif" de la colonisation avait durablement plombé les relations franco-algériennes. Quant à Nicolas Sarkozy, il avait séduit les Algériens en décembre 2007, mais la réception dans la foulée de sa visite d'associations de harkis avait rompu le charme.

François Hollande et son homologue algérien, Abdelaziz Bouteflika, tenteront donc de tourner la page de ces espoirs déçus par une "déclaration conjointe" à défaut d'un traité d'amitié. Le chef de l'Etat algérien a dit en attendre un "partenariat d'exception" tandis que Paris souhaite aussi nouer à cette occasion "un dialogue politique sur les grands enjeux internationaux", à commencer par le Mali. La France voudrait obtenir l'appui de l'Algérie en vue d'une intervention internationale dans le nord de ce pays, contrôlé par des islamistes radicaux.

"Un regard lucide" sur le passé

Devant les deux chambres du Parlement algérien réunies, le président Hollande, qui connaît bien l'Algérie pour y avoir fait en 1978 son stage de l'ENA, entend poser jeudi "un regard lucide" sur le passé, celui de cent trente-deux années de colonisation française et d'une guerre d'indépendance meurtrière. François Hollande avait posé de premiers jalons à l'automne, reconnaissant la "sanglante répression" par la police française de la manifestation du 17 octobre 1961 qui avait fait plusieurs dizaines de morts à Paris parmi les manifestants algériens. "L'histoire doit servir à bâtir l'avenir et non pas à l'empêcher", a-t-il plaidé.

"La reconnaissance du passé colonial et des crimes de la colonisation apaisera, enfin, les mémoires encore douloureuses, rendra justice aux victimes et mettra également fin aux instrumentalisations et calculs politiciens entretenus de part et d'autre", veut croire mercredi l'éditorial du grand quotidien francophone algérien El-Watan. "L'Algérie et la France vont procéder à la signature de 7 à 8 accords touchant plusieurs secteurs dont la défense, l'industrie, l'agriculture, la culture, l'enseignement et la formation", a indiqué pour sa part le premier ministre algérien, Abdelmalek Sellal.

L'un d'eux, âprement négocié, portera sur la construction près d'Oran (Ouest) d'une usine de montage de Renault susceptible de produire à compter de 2014 au moins 25 000 véhicules par an. Jeudi, au deuxième et dernier jour de sa visite, le président français s'adressera à la jeunesse algérienne, qu'il rencontrera à l'université de Tlemcen. "Il soulignera à cette occasion que les questions d'éducation, d'échanges universitaires et de formation seront au cœur de l'agenda bilatéral", selon Romain Nadal.

Source LeMonde.fr

Le Pèlerin

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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 21:13

François Hollande en Algérie pour parler d'investissements et de mémoire

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Le président de la République vient entouré d'une délégation d'une trentaine de chefs d'entreprise. Renault va finaliser un accord pour installer un site d'assemblage à Oran.

Une quinzaine de parapheurs attendent François Hollande aujourd'hui à Alger, au premier jour d'une visite d'Etat extrêmement attendue des deux côtés de la Méditerranée, et délicate au vu des relations tourmentées entre les deux pays. C'est seulement la troisième fois qu'un chef d'Etat français se rend en Algérie depuis la fin de la guerre d'indépendance en 1962.

Si ce déplacement, programmé à l'Elysée comme un des plus importants de la première partie du quinquennat (il s'agit de la deuxième visite d'Etat depuis mai, après la Pologne), est marqué par une forte dimension politique et mémorielle, il n'en comporte pas moins un volet économique. La signature d'une demi-douzaine d'accords industriels est programmée aujourd'hui et demain. Le plus important finalise celui avec Renault, après trois ans de négociation. La marque au losange s'associe avec l'entreprise publique Société nationale des véhicules industriels (SNVI), pour construire une usine près d'Oran qui devrait produire d'ici 2014 près de 25 000 Symbol, dérivée de la Clio. L'usine, réservée au marché national, le plus important d'Afrique, pourrait produire à terme 75 000 véhicules, deux fois moins toutefois que ce qu'attendait initialement la partie algérienne, laquelle ne vit pas très bien non plus que le voisin marocain bénéficie d'un partenariat plus important (1 milliard d'euros) à Tanger pour la production de véhicules réservés à l'exportation. Conformément à la législation protectionniste en vigueur depuis 2009, Renault aurait 49 % des parts de la joint-venture, tout comme SNVI, le solde appartenant à la Société nationale d'investissement. Alger en attend la création de six mille emplois.

En revanche, on indique à Alger que le lourd dossier (5 milliards de dollars) de l'usine de vapocrackage d'éthane de Total, qui discute depuis cinq ans avec la Sonatrach pour l'installation de ce site, ne devrait pas être finalisé officiellement cette après-midi. Après accord sur sa localisation à Hassi R'Mel, conformément aux voeux de Sonatrach, reste à s'entendre sur le prix de cession du gaz. De source algérienne bien informée, des accords sont en voie de finalisation avec Lafarge et Sanofi, deux entreprises dont les relations avec les autorités algériennes ont connu des hauts et des bas (le premier pour avoir acheté en 2008 les filiales locales de l'égyptien Orascom sans consulter suffisamment le gouvernement, le deuxième suite à contentieux douanier). Orascom a depuis été expulsé d'Algérie et Lafarge a investi dans plusieurs cimenteries. Présentée comme acquise ce matin, la signature de ces deux accords est démentie par la presse algérienne, auquel cas la visite de François Hollande se solderait par un bilan économique extrêmement mince, réduit finalement à la finalisation de l'accord Renault et à deux contrats avec des PME.

Délégation d'une trentaine de chefs d'entreprise

Une bonne trentaine de chefs d'entreprise font partie de la délégation imposante, forte de neuf ministres. Parmi lesquels on note Stéphane Richard (France Telecom), peu implanté en Algérie mais qui y nourrit des ambitions, Pierre Mongin (RATP), et Patrick Kron (Alstom), déjà présents dans les tramways, Jean Louis Chaussade (Suez Environnement), actif dans le traitement des eaux, Bruno Lafont (Lafarge) et Jacques Saadé (CMA CGM). L'armateur fait partie des entreprises qui peinent à rapatrier leurs dividendes, dossier qui fait l'objet de discussions entre Paris et Alger, le dinar n'étant pas convertible pour freiner la fuite des capitaux dans un pays où la confiance des investisseurs locaux est rarement au mieux. Un autre contentieux aurait été réglé ; de source algérienne, le pays aurait réglé l'arriéré de paiement de 13 millions d'euros dus à des hôpitaux à Paris, Lyon et Marseille au titre de soins apportés à des malades algériens. La question sensible des visas pour les Algériens (200 000 par an, deuxième plus fort contingent en France derrière la Russie) serait aussi au programme.

Une dizaine d'accords de coopération

Parallèlement, une dizaine d'accords de coopération culturelle, scientifique ou technique de moindre envergure doivent être signés entre les deux Etats. Un accord de défense antérieur entre les deux pays a été complété pour protéger judiciairement des militaires français qui, à l'occasion par exemple d'une opération conjointe, commettraient des crimes passibles de la peine de mort en Algérie. Une hypothèse à vrai dire très théorique, même si Paris plaide en ce moment pour une intervention militaire africaine, avec appui technique français, au nord Mali, région sous contrôle des djihadistes d'AQMI, à laquelle Alger n'entend ni participer ni prêter assistance. Aucune avancée n'a été constatée sur ce dossier sensible. A l'inverse de nombre de voisins du Mali, Alger s'oppose à toute intervention dans son arrière-cour.

Le président français a entamé sa visite par une déambulation avec son homologue algérien sur le front de mer de la ville d'Alger, hâtivement ripoliné pour l'occasion. Des ouvriers s'affairaient encore hier soir pour repeindre des façades ou refaire des trottoirs. Sombre présage, un incendie d'origine indéterminée s'est déclaré dans les sous-sols de la Grande Poste, dont s'échappaient des panaches de fumée, à quelques encablures du cortège officiel.

François Hollande doit s'entretenir dans l'après-midi avec le président Abdelaziz Bouteflika, ce qui donnera lieu à la publication d'un communiqués mais pas à une prise de parole commune, quoique la rencontre soit retransmise à la télévision algérienne, le président français doit s'adresser demain aux parlementaires algériens, une première depuis l'indépendance du pays en 1962. Ce discours est très attendu du côté algérien, car comme celui de Jacques Chirac en 2003 ou de Nicolas Sarkozy en 2007, il est censé contribuer, au processus « tourner la page et panser les plaies ». Une partie des dirigeants algériens, incarnée par le ministre des Moudjahdines, Mohammed Cherif Abbas, veulent excuses et repentance en bonne et due forme, bien qu'une majorité des Algériens, dont les deux tiers n'étaient pas nés en 1962, attendent seulement de la France qu'elle « reconnaisse les crimes de la colonisation ». A l'inverse, selon un sondage récent, une minorité de Français accepterait des excuses unilatérales pour les tortures et massacres d'Algériens durant la guerre (évalués selon les sources entre 250 000 et 1 million), la majorité se scindant entre ceux opposés à toute repentance et ceux qui y seraient prêts à condition que parallèlement Alger s'excuse pour les massacres de colons (2 000 à Oran en juillet 1962) et de harkis. Le président Bouteflika a oscillé ces dernières années, au gré des exigences de politique intérieure, entre un discours dur en la matière, soulignant que la colonisation française était « une des plus barbares qui ait existé », et un discours plus conciliant, celui tenu ces derniers temps, peut être lié au fait que l'Algérie miserait d'avantage sur la coopération internationale pour faire fructifier sa manne gazière.

Source LesEchos.fr  Yves Bourdillon

Le Pèlerin

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