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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 07:03

Une visite très attendue 

francois hollande 

 

Du côté d'Alger, on ne parle plus de repentance et la balle reste dans le camp de Paris pour afficher des «positions claires» sur l'étape coloniale, car nul ne peut oublier ce passé très douloureux pour le peuple algérien.

C’est officiel, le président français, François Hollande, effectuera  une visite d’Etat en Algérie les 19 et 20 du mois en cours. Une visite très attendue, car il s’agit de passer à une nouvelle étape dans les relations algéro-françaises qui n’arrivent pas à trouver une stabilité à long terme en raison, notamment, de l’obstacle de la mémoire.  Ce qui ne veut pas dire que cette fois-ci Paris reconnaîtra enfin les crimes coloniaux commis en Algérie, mais du moins affichera une certaine volonté d’avancer sur la question de la coopération, en particulier économique, qui reste à la traîne.

Du côté d’Alger, on ne parle plus de repentance et la balle reste dans le camp de Paris pour afficher des «positions claires» sur l’étape coloniale, car nul ne peut oublier ce passé très douloureux pour le peuple algérien. En France, la repentance est écartée même si les questions mémorielles seront évoquées par le Président Bouteflika et son homologue français, sans être inscrites officiellement dans l’agenda de travail de cette visite.

Dans une précédente déclaration, le chef de la diplomatie algérienne, Mourad Medelci, a qualifié la visite de M. Hollande en Algérie de «politique». Il est donc question avant tout d’effacer les séquelles laissées par Nicolas Sarkozy et l’adoption, par l’Assemblée française, le 23 février 2005 de la loi portant glorification de l’époque coloniale. L’adoption de cette loi a enterré à jamais le traité d’amitié souhaité à l’époque de l’ancien précédent français, Jacque Chirac. A l’époque, cette loi n’a pas provoqué de séisme au Parlement algérien, et il a fallu attendre cinq ans pour qu’un groupe de députés propose un projet de loi incriminant le colonialisme français en Algérie de 1830 à 1962. Cependant, ce texte n’a jamais vu le jour mais ses initiateurs comptent le relancer avec notamment de déplacement du président français en Algérie. Le Conseil de la nation vient de rendre public un communiqué dans lequel il est annoncé que le président français, François Hollande, prononcera le

19 décembre prochain un discours devant les deux chambres du Parlement dans le cadre de sa visite en Algérie, alors que l’Elysée a annoncé ce discours pour le jeudi 20 décembre. La balle est dans le camp des parlementaires «représentants du peuple» pour évoquer «la repentance». D’ailleurs, le ministre des Affaires étrangères a déclaré, dans une récente interview à Alrabeya, que le peuple algérien attend des positions claires sur les crimes coloniaux commis par la France en Algérie. Il faut dire que du côté des Français, M. Hollande subit une grande pression depuis qu’il a reconnu les crimes commis lors des manifestation du 17 octobre 1961. Des voix se sont élevées pour critiquer cette position qui est, selon le ministre des Moudjahidine algérien, Mohamed-Chérif Abbas, «politique». Ce n’est pas tout. Des officiels français viennent de mettre des lignes rouges, à l’exemple du chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, qui écarte toute «repentance» et affirme qu’il s’agit de mettre en place «un partenariat d’exception». Dans ce cadre, le Président Bouteflika a été clair, l’Algérie ne veut pas être un marché pour les marchandises françaises mais veut un accompagnement sérieux dans son développement global. Il est à noter que les dossiers en suspens ne manquent pas entre les deux pays, d’ailleurs, le président français a dépêché cinq émissaires pour essayer de trouver des solutions, le dernier est  Jean- Pierre Raffarin, chargé de relancer les relations économiques. Mais rien de concret n’a été annoncé, et il a été convenu de laisser le soin aux deux chefs de l’Etat de faire des annonces. Autre dossier qui semble être réglé, celui de l’accord bilatéral de 1968 organisant l’entrée et le séjour des Algériens en France. Un accord sur lequel s’est acharné Sarkozy pour l’amender dans le cadre de sa politique «d’immigration sélective». Après deux ans de négociations infructueuses, la France a renoncé à amender l’accord bilatéral de 1968 organisant l’entrée et le séjour des Algériens en France. C’est ce qui a été  indiqué mardi dernier par le ministère de l’Intérieur, cité par l’AFP. Voilà un geste important en attendant du concret sur les autres dossiers.

Source Le Jour d’Algérie Nacera Chennafi

Le Pèlerin

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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 06:21

François Hollande ambitionne un partenariat gagnant-gagnant fort avec l’Algérie

francois hollande

 

«Il y a de notre côté l’ambition de construire un partenariat fort, d’égal à égal avec l’Algérie», a déclaré, hier matin, le conseiller diplomatique et sherpa G8 du président Hollande, Paul Jean-Ortiz, au cours d’un point de presse informel, tenu à une semaine de la visite d’Etat qu’effectuera en Algérie le Président français, François Hollande.M. Hollande foulera le sol algérien le 19 décembre en début d’après-midi où il sera accueilli par le président Abdelaziz Bouteflika à l’aéroport Houari-Boumediène. Le programme de la visite, tel que révélé par le palais de l’Élysée, indique que les deux chefs d’Etat auront un entretien en tête-à-tête qui sera élargi ensuite à leurs délégations, avant que M. Hollande ne donne une conférence de presse. Celle-ci sera suivie par une rencontre de l’hôte de l’Algérie avec la communauté française établie à Alger, à la résidence de l’ambassade de France.Le président français assistera ensuite avec M. Bouteflika à la signature d’une quinzaine d’accords algéro-français avant de prendre part au dîner officiel qui sera offert en son honneur.

La deuxième et dernière journée du séjour algérien du chef de l’Etat français, que Paris qualifie déjà d’historique, est également très chargée. Elle commencera par une allocution de M. Hollande devant le Parlement algérien, APN et Conseil de la Nation réunis, avant qu’il aille rencontrer des hommes d’affaires algériens et français, à l’hôtel Sheraton. Suivra une visite au cimetière chrétien de Bologhine et un moment de recueillement à la place Maurice-Audin en hommage au nationaliste algérien disparu après son arrestation par des parachutistes de l’armée coloniale en 1957. M. Hollande terminera sa visite à Alger par un recueillement au sanctuaire des Martyrs.

Le président français ira ensuite à Tlemcen où il fera une intervention devant les étudiants de l’université avant de s’entretenir avec eux. Après un dîner offert par le wali de Tlemcen en son honneur et de celui de M. Bouteflika, la visite d’Etat de M. Hollande prendra fin. Le président français regagnera Paris au cours de la soirée.Ce séjour algérien du chef de l’Etat français donnera lieu à la signature d’une déclaration conjointe que Paris voit comme «une feuille de route» pour booster les relations algéro-françaises «dans leur globalité» et affirmer les principes du «dialogue international» qui primera dans l’avenir. A cet égard, et pour assurer un dialogue permanent entre les deux capitales ainsi que pour «impulser la coopération dans la continuité et dans la cohérence», sera créé un séminaire intergouvernemental qui se réunira périodiquement. A visite importante, délégation importante. François Hollande sera accompagné par pas moins de huit ministres : des Affaires étrangères, Laurent Fabius, de l’Economie et des finances, Pierre Moscovici, du Redressement productif, Arnaud Montebourg, du Commerce extérieur, Nicole Bricq, de l’Intérieur, Manuel Valls, de l’Agriculture, Stéphane Le foll, de la Francophonie, Yamina Benguigui, et des Anciens combattants, Kader Arif. La délégation comprendra également plusieurs hommes d’affaires, surtout des chefs de grandes entreprises, mais aussi des patrons de PME, des parlementaires et des personnalités politiques ou de la société civile. Sera aussi présent le «Monsieur Algérie» chargé de débloquer les grands dossiers économiques, l’ancien Premier-ministre, Jean-Pierre Raffarin. Expliquant la raison du nombre important de ministres dans la délégation, l’Elysée indique que cela est dû «à l’importance des liens avec l’Algérie, l’intérêt que portent les ministres à l’Algérie et à la densité des relations entre les deux pays». Tout en rappelant que depuis son élection en mai dernier, M. Hollande a eu plusieurs entretiens téléphoniques avec M. Bouteflika, l’Elysée assure que «tous les signaux recueillis côté algérien indiquent qu’il y a une véritable attente et un souci des deux côtés de la Méditerranée de relancer la coopération franco-algérienne déjà importante et dense mais qui mérite d’être encouragée et développée». Pour autant, il n’est pas question de faire l’impasse sur l’aspect mémoriel des relations entre les deux pays. Car, pour Paris, «il est impossible d’occulter le passé», reconnaissant que les relations «sont marquées par la guerre d’Algérie et une guerre de mémoires» alors que M. Hollande «s’est montré conscient du passé douloureux». On laisse entendre, après «la reconnaissance par la République de la sanglante répression du 17 octobre 1961», que le président français «aura des mots à dire à Alger». Il y a déjà à relever cet hommage qui sera rendu à Maurice Audin alors que sa femme continue à se battre pour connaître la vérité sur la mort de son mari. En ce qui concerne les accords qui seront signés à Alger, au moins une quinzaine, le nombre exact n’ayant pas encore été arrêté, Paris demeure dans une relative discrétion, faisant état de la possible présence dans la liste de l’usine de montage de Renault, d’un accord scientifique et technique pour la création d’instituts technologiques pour la formation de techniciens supérieurs et d’un accord dans le secteur des technologies de l’information. Il y aura aussi l’échange des instruments de ratification des accords de défense signés en 2008.Inévitablement, plusieurs questions régionales et internationales seront au menu des entretiens Bouteflika Hollande. Il y a le Sahel et le Mali, où, pour Paris, il y a plus convergences que divergences avec Alger. Il y a le Sahara occidental où la diplomatie française a hérité de Sarkozy l’incompréhensible alignement sur la thèse marocaine. Va-t-elle enfin épouser les positions de la communauté internationales et agir pour l’application des résolutions onusiennes ? Les dossiers méditerranéens, moyen-orientaux et la situation en Syrie seront également examinés. La vision de Paris sur cette visite d’Etat de M. Hollande en Algérie insiste sur «la cohérence de la démarche» entre les deux pays et l’inscription de leur coopération «dans le temps», bâtir l’avenir sans oublier le passé. Et cette phrase bien significative concernant l’événement et sa portée : «Important par ce que va dire Hollande et par ce qui sera signé avec Bouteflika.»      

Source La Tribune Merzak Meneceur

Le Pèlerin

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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 06:09

Dans un entretien au mensuel Arabies

Le ministre des Affaires étrangeres Mourad Medelci

 

«Cette visite sera certainement l'occasion d'échanges sur des thèmes qui nous préoccupent au plus haut point.»

Le ministre des Affaires étrangères, M.Mourad Medelci, a déclaré que l'Algérie attend de la visite du président français, qu'elle soit «une contribution effective au partenariat d'exception» que les deux pays se sont engagés à bâtir ensemble. Dans un entretien exclusif au mensuel Arabies, publié dans son édition du mois de décembre, le chef de la diplomatie algérienne a souligné, que cette contribution passe par des partenariats industriels, un transfert de technologie et du savoir-faire français, un appui à la modernisation des cadres de gestion et un accompagnement dans l'entrée pleine et entière de l'Algérie dans la mondialisation. «L'Algérie attache le plus grand prix à ce partenariat qui vise à donner une assise plus large et plus diversifiée à notre économie», a-t-il indiqué. Cette visite, a-t-il ajouté, «sera certainement l'occasion d'échange sur des thèmes qui nous préoccupent au plus haut point», en particulier, a-t-il précisé, «ceux qui sont en rapport avec la situation actuelle dans notre région et la problématique du développement qui constitue une thématique prioritaire pour les peuples de notre continent». Sur la reconnaissance pour la première fois par un président français de la responsabilité des autorités françaises dans la tragique répression de la manifestation organisée le 17 octobre 1961, le ministre a estimé qu'«il est indéniable que le geste du Président François Hollande constitue un message politique important qui marque un pas vers la reconnaissance par la France de ce que fut réellement son histoire dans notre pays et des douloureux événements qui ont lourdement marqué cette histoire». Il a en outre souligné que l'Algérie «apprécie certainement» cette initiative qui confirme que les relations entre Alger et Paris «peuvent se consolider en jetant un regard politique lucide qui transcende les sujets tabous». Au sujet de la capacité de la France à devenir un partenaire économique privilégié de l'Algérie, le ministre a souligné que la France «est déjà le premier fournisseur de l'Algérie et ses investissements sont en mesure de favoriser la création d'emplois et d'accompagner notre développement économique et social». Il a également indiqué que celle-ci a toujours encouragé le partenaire français à se positionner par rapport au marché algérien en décidant de s'y implanter davantage. M. Medelci a déclaré, dans le même cadre: «Nous avons veillé à réunir les conditions pour attirer l'investissement étranger, et nous comptons sur l'engagement et le dynamisme des entreprises françaises pour renforcer leur présence dans notre pays». Au plan international et sur la question du Sahel, il a rappelé que l'Algérie «n'a eu cesse d'oeuvrer à la paix, à la stabilité et au développement de la région, ajoutant que «(...) pour un problème malien, la solution ne peut-être que malienne, elle devrait être articulée autour de la stabilité, de la sécurité et du développement». Il a souligné, à ce sujet, que l'engagement de l'Algérie dans la sous région est bien antérieur au conflit libyen et à ses conséquences qui ont aggravé la situation d'instabilité et exacerbé la menace sécuritaire dans la région. Sur la vision de l'Algérie des nouveaux régimes islamistes dans certains pays arabes, le ministre a fait observer qu'un des principes de la politique étrangère de l'Algérie est «la non-ingérence dans les affaires intérieures des pays, notamment amis».

Source L’Expression

Le Pèlerin

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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 06:05

Comment fermer la parenthèse Sarkozy?

boutelika sarkozy

Depuis que la gauche est revenue aux affaires, le courant passe mieux entre Paris et Alger qui veulent fermer la parenthèse Sarkozy et relancer la coopération à tous les niveaux.

En accordant un long entretien à l'Agence France presse, à la veille de la visite de François Hollande en Algérie, le président de la République Abdelaziz Bouteflika a voulu envoyer un message fort aux Français et à la classe politique afin de leur expliquer que l'Algérie ne nourrit aucun complexe vis-à-vis de la France et qu'elle ne ménagera aucun effort pour dissiper les nuages qui avaient assombri les relations entre les deux pays. Il faut dire que, durant son mandat, l'ancien président Nicolas Sarkozy n'avait rien fait pour les réchauffer et les consolider comme l'avait tenté Jacques Chirc, son prédécesseur.
Bien au contraire, il a tout fait pour envenimer ces relations, en ralentissant certains projets, notamment le projet Renault renvoyé sans cesse aux calendes grecques et sur lequel les Algériens fondent beaucoup d'espoirs pour réduire les exportations de véhicules. La nomination de Bernard Kouchner aux Affaires étrangères, alors qu'il n'avait pas caché son hostilité à l'égard de l'Algérie, et du tristement célèbre Gérard Longuet qui a fait tomber son masque, en se montrant irrespectueux envers les Algériens, ont irrité, elles aussi, Alger et contribué du coup à la détérioration des rapports entre les deux capitales.
Sans oublier l'affaire Hasni, le diplomate algérien, qui avait fait l'objet de poursuites, les soupçons sur la mort des moines de Tibhirine, la question sur la restriction des visas délivrés au compte-gouttes, le Sahara occidental, le bombardement de la Libye, qui ont terni le climat et nui aux relations politiques entre les deux pays. Le président de la République qui plaide pour un partenariat d'exception, est pour une refondation des relations et une nouvelle politique qui favorise la coopération et les échanges à tous les niveaux. Fin connaisseur de la diplomatie internationale et de la relation franco-algérienne, Abdelaziz Bouteflika reconnaît que la France et l'Algérie ont beaucoup de choses en commun et que malgré un lourd passé colonial et une histoire marquée par des hauts et des bas, les deux pays peuvent surmonter tous leurs différends, en donnant une nouvelle impulsion à leurs relations politiques et économiques pour le bien des deux peuples.
Se félicitant «du fait au fil du temps, les deux pays aient pu apporter à chaque fois une pierre à ce grand édifice que nous voulons construire ensemble, celui d'un modèle de coopération dans le Bassin méditerranéen», le président de la République n'a pas omis, à l'occasion de cet entretien, de parler de l'Algérie et surtout des réformes qu'il a initiées pour construire l'Etat de droit et consolider la démocratie. Tout en témoignant l'amitié et la solidarité de l'Algérie aux pays arabes qui ont connu ou continuent de connaître des soulèvements populaires, il a rappelé que l'ouverture politique a été lancée en 1989.
«Des avancées notables ont été enregistrées, mais des dérives ont failli faire disparaître l'Etat républicain et ont entraîné le pays dans de longues années de destruction et de souffrances sans pour autant remettre en cause la démocratie comme option unique de gouvernance du peuple algérien qui s'est dressé seul contre le terrorisme.» Evoquant les crises malienne et syrienne, le président a indiqué ensuite que «la première est multidimensionnelle et recouvre des aspects politiques, sécuritaires, économiques et humanitaires qui ont déstabilisé l'Etat et le peuple du Mali». Opposé à toute intervention militaire qui mettrait en danger et les Maliens et tous les peuples de la région, Abdelaziz Bouteflika est convaincu que seule une solution politique négociée entre le gouvernement renforcé et les groupes de la rébellion pourrait ramener la paix. Quant à la seconde, tout en rappelant que l'Algérie avait tout fait pour éviter le conflit, en enjoignant au gouvernement et l'opposition à mettre fin aux hostilités, il mise sur la mission de bons offices conduite par le représentant des Nations unies pour rétablir la paix.

Source L’Expression

Le Pèlerin

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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 06:00

Un geste d'apaisement envers l'Algérie

Manuel Valls

Manuel Valls ministre de l’intérieur

 

«Il n'y a pas de projet à modifier l'accord bilatéral», a indiqué l'entourage du ministre Manuel Valls.

Est-ce un premier geste de la France pour des relations apaisées avec l'Algérie comme promis par le président François Hollande? A une semaine de la visite du président François Hollande à Alger, Paris a officiellement renoncé à amender un accord bilatéral de 1968 organisant l'entrée et le séjour des Algériens en France, après deux ans de négociations infructueuses, a indiqué avant-hier, le ministère de l'Intérieur. «Il n'y a pas de projet à modifier l'accord bilatéral», a indiqué l'entourage du ministre Manuel Valls. «Ça ne veut pas dire qu'on ne travaille pas sur le sujet. Il y a un groupe de travail avec le gouvernement algérien» pour débattre de ces questions, a-t-on précisé de même source sans donner plus de détails.
Pour les observateurs, cette décision prise en ce moment précis, n'est autre qu'un geste d'apaisement des relations entre les deux pays, pour donner à cette relation dont la dimension humaine est importante, un «élan nouveau», nous affirme une source diplomatique. Pour l'entourage du président Hollande, la relation avec l'Algérie «est indispensable de par l'histoire et la densité des liens humains». Plusieurs millions, sept selon des chiffres non confirmés officiellement, sont directement concernés par la nature des rapports qu'entretiennent les deux pays. La France «a le souci de faciliter la situation des Français vivant en Algérie et souhaite donc que certaines questions plus larges que l'Accord de 1968 soient abordées», avait déclaré Manuel Valls lors d'un déplacement à Alger à la mi-octobre. Les Accords de 1968, issus de l'esprit des Accords d'Evian ont été utilisés comme moyen de pression sur l'Algérie par la droite française pendant plusieurs années. En 2010, le gouvernement de Nicolas Sarkozy a entamé des négociations avec les autorités algériennes dans le but de maîtriser l'immigration en provenance d'Algérie. Catégorique, Alger a catégoriquement refusé de revoir les accords de 1968. «Les Français veulent nous traiter comme les Turcs ou les Pakistanais. Ils oublient que l'Algérie est un pays particulier du fait de l'histoire entre les deux peuples», dénoncent des sources proches du gouvernement. Les Algériens bénéficient en France de certains privilèges à la faveur de cet accord. Ils sont par exemple les seuls étrangers à disposer d'une carte de séjour valable 10 ans. Les sans-papiers algériens sont également les seuls étrangers régularisables sans conditions au bout de 10 ans de présence continue sur le territoire français. L'Accord de 1968, amendé à trois reprises, organise l'entrée, le séjour et l'emploi des Algériens en France, selon des règles dérogatoires au droit commun. Sur certains points, les Algériens sont favorisés par rapport aux autres étrangers (notamment en matière de regroupement familial), sur d'autres points, ils sont perdants (notamment pour les étudiants).

Source L’Expression

Le Pèlerin

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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 05:57

Le moment fort de la visite de M. Hollande en Algérie sera le déplacement qu'il effectuera à la place Audin.

Francois-Hollande-Alger.jpg

 

L'esquisse du programme de la visite qu'effectuera le Président François Hollande est finalement tombée hier. Envoyé sous forme d'un communiqué par l'ambassade de France à Alger, le document ne mentionne pas, cependant, la conférence de presse que donnera le Président François Hollande à l'hôtel Sheraton à 15h. Une rencontre avec la presse algérienne où seront abordées toutes les questions. Le document de l'ambassade de France ne mentionne pas non plus le moment fort de cette visite qui n'est autre que le déplacement du Président Hollande à la place Maurice Audin, prévu mercredi le 19 décembre. Une séquence mémorielle hautement symbolique. Ce déplacement est évoqué par l'entourage du président français qui ne précise pas si François Hollande effectuera ou non un bain de foule comme a été le cas en 2005 lors de la visite de Jacques Chirac à Alger. Jacques Chirac qui avait entamé la première visite d'Etat d'un président français en Algérie depuis 1962 a été accueilli par des centaines de milliers d'Algériens en liesse. M. Hollande aura-t-il son bain de foule? On ne le sait pas. En tout cas, les services de sécurité sont sur les dents. C'est en se rendant à cette place symbolique de la capitale que le président Hollande compte aborder la question de la mémoire sur laquelle il est très attendu lors de cette visite. Maurice Audin, militant pour l'indépendance de l'Algérie, a été arrêté le 11 juin 1957 en pleine bataille d'Alger par les parachutistes. Il a été torturé jusqu'à la mort et son corps n'a jamais été retrouvé. En août dernier, l'épouse de Maurice Audin a écrit au président français et a demandé à ce que la mémoire de son mari mort pour une cause juste soit réhabilitée. «Comme beaucoup d'autres Algériens, il a été atrocement torturé, jusqu'à la mort. Comme pour beaucoup d'autres Algériens, les militaires français, responsables de son assassinat, ont prétendu qu'il s'était évadé au cours d'un transfert. Les autorités civiles, militaires et juridiques françaises s'en sont toujours tenues à cette thèse», écrit Josette Audin dans une lettre adressée au président Hollande en août dernier pour lui demander d'agir pour que la vérité sur la disparition de son époux puisse être «connue et reconnue». Et aussi: «Comme le président de la République Jacques Chirac l'a fait pour condamner la rafle du Vel d'Hiv, j'espère que vous ferez aussi, au nom de la France, non pas des excuses pour des actes qui ne sont pas excusables, mais au moins une condamnation ferme de la torture et des exécutions sommaires commises par la France pendant la Guerre d'Algérie.» La question de la mémoire sera également abordée lors de l'entretien qu'aura le Président Hollande avec son homologue Bouteflika à 14h durant la journée du 19 décembre.
Des sources officielles françaises indiquent que M. Hollande fera référence à la mémoire dans l'allocution qu'il prononcera devant les parlementaires des deux Chambres du Parlement algérien. «Il abordera sans complexe cette question de la mémoire et il trouvera les mots qu'il faut pour panser les blessures» indique une source diplomatique française. Il trouvera les mots qu'il faut pour aborder cette question. «L'histoire doit servir à bâtir l'avenir et non pas à l'empêcher», a estimé, il y a quelques jours, le Président français. M.Hollande a souhaité que la France et l'Algérie parviennent à «enfin dépasser, surpasser, tout ce qui est lié à l'histoire», celle-ci étant «douloureuse», «de façon à ce que nous puissions nous tourner vers l'avenir». Dans un entretien accordé avant-hier à l'AFP, le Président Bouteflika a estimé que «l'ambition de bâtir un partenariat fondé sur ce qui rassemble les deux pays des relations solides est toujours de rigueur, pour la partie algérienne qui souhaite donner un contenu concret et opérationnel à ce partenariat d'exception que les deux peuples appellent de leurs voeux. Les formes du partenariat importent finalement peu, c'est sa consistance qui est essentielle». Le président français clôturera sa visite par une escale à Tlemcen, où il prononcera une allocution à l'Université Aboubakr Belkaïd à 15h15.

Source L’Expression

Le Pèlerin

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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 05:43

Le Japonais Surdoué

le-surdoue.jpg

L'institutrice présente à la classe un nouvel élève arrivant du Japon:
   les enfants voici un nouvel élève qui s'appelle Sakiro Suzuki
le cours commence. L'institutrice : Bon, voyons qui maîtrise l'histoire de la culture franco-américaine.
Qui a dit : DONNEZ-MOI LA LIBERTE OU LA MORT? Pas un murmure dans la salle. Suzuki lève la main :"Patrick Henry,en 1775 à Philadelphie."
L'institutrice : 
"Très bien Suzuki !" 
Et qui a dit : L'ETAT EST LE PEUPLE, LE PEUPLE NE PEUT PAS SOMBRER Suzuki lève la main : "Abraham Lincoln, en 1863 à Washington ."
L'institutrice : 
"Excellent, Suzuki !"
 Maintenant, qui a dit : "JE VOUS AI COMPRIS"
 Suzuki lève la main et dit :" Charles DE GAULLE !"
L'institutrice regarde les élèves et dit : "Honte à vous ! Suzuki est Japonais et il connaît l'histoire française et américaine mieux que vous !"
 On entend alors une petite voix au fond de la classe : 
" Allez tous vous faire enculer, connards de Japonais !"
"Qui a dit ça ?" S'insurge l'institutrice
Suzuki lève la main et, sans attendre, dit :"Général Mc Arthur, 1942, au Canal de Panama et Lee lacocca, 1982,lors de l'assemblée générale de General Motors."
  Dans la classe plongée dans le silence, on entend un discret : 
"Y'm'fait vomir..."L'institutrice hurle : " Qui a dit ça ?"
Et Suzuki répond : 
"George Bush Senior au premier Ministre Tanaka pendant un dîner officiel à Tokyo en 1991."
Un des élèves se lève alors et crie :
" Pomp'moi l'gland !!!"
Et Suzuki, sans sourciller :" Bill Clinton à Monica Lewinsky, 1997 dans la salle ovale de la Maison Blanche à Washington et DSK à une femme de chambre du sofitel de New-York 2011"
Un autre élève lui hurle alors :
" Suzuki, espèce de grosse merde !"
Suzuki :" Valentino Rossi, lors du Grand Prix de Moto en Afrique duSud en 2002..."
Un autre élève crie plus fort :
- Casse toi pov'con

Et Suzuki répond :"Trop facile celle-là, Nicolas SARKOZY au Salon de l'Agriculture 23 février 2008 à Paris à un visiteur peu doué en grammaire
La salle tombe littéralement dans l'hystérie, l'institutrice perd connaissance, la porte s'ouvre et le directeur de l'école apparaît .
" MERDE, je n'ai encore jamais vu un bordel pareil !"
Et Suzuki :"Alain Juppé, le 24 novembre 2012"

Le Pèlerin

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 18:31

Crevettes à l'oranaise
A utiliser en amuse bouche…

Ingrédients pour la recette de Crevettes à l'oranaise :


12 grosses crevettes
3 gousses d'ail
50 g de persil
2 dl d'huile
sel
Cayenne

Préparation

Faire une persillade (avec ail et persil hachés). Dans l'huile très chaude faire sauter les crevettes, saler, ajouter 1 pointe de Cayenne. Mettre la persillade, faire sauter 2 ou 3 fois rapidement. Servir.


Source Cuisine AZ


Le Pèlerin

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 09:17

L'Algérie sera obligée d'exploiter les gaz de schiste bien avant 2040 !

Forage Gaz de Schiste In Salah

 

Abdelmalek Sellal a annoncé que l'exploitation des gaz de schiste n'aura pas lieu avant 2040. Faut-il le croire ? Non, analyse B. Mahdi, dans cette contribution.
L'exploitation des gaz non conventionnels ne relève pas du caprice quand tous les indices montrent qu'un grave problème de disponibilité risque de survenir beaucoup plus tôt que prévu
… Dans une dizaine d'années quand Sonatrach cessera d'être exportatrice de pétrole et de gaz… L'exploitation des gaz de schistes n'est cependant pas la solution miracle, le vrai problème étant l'absence d'une politique énergétique pour brider une consommation qui explose.
Le gouvernement vient d'ajouter discrètement et sans fanfare une disposition dans la nouvelle loi sur les hydrocarbures qui obligerait, à sa demande, les producteurs étrangers opérant en Algérie à alimenter en pétrole et gaz le marché local. En bon français, cela s'appelle une réquisition. Dans la même loi, des dispositions spécifiques ont été ajoutées pour attirer les sociétés spécialisées dans les gaz de schistes. La question qui se pose alors est : en sommes-nous déjà là? Y'a-t-il un risque réel pour que la production Algérienne ne suffise plus à la demande locale à brève échéance?
EXPLOSION DE LA DEMANDE LOCALE
En moyenne sur les dernières années, l'Algérie a produit environ 80 à 90 Mds de m3 de gaz (dont 10 à 20 Mds par les étrangers) pour une consommation locale qui atteint les 30 Mds. Les projets en cours d'augmentation des capacités de production d'électricité de 12000 MW consommeront environ 15 Mds m3 supplémentaires. Même une croissance «modérée» de 4% par an de la demande des secteurs industriel et domestique, donnerait vers 2020 au final une consommation de 50 à 55 Mds de m3, soit à peu de choses près ce que l'Algérie a exporté l'année dernière. Donc, à l'horizon 2020 (c'est dans à peine 7 ans), l'Algérie consommera tout le gaz qu'elle produira, et il n'y aura que les étrangers qui exporteront le leurs. De plus, même le gaz qu'elle vendrait d'ici là sera bradé sur les marchés spot. D'où proviendra sinon le gaz qu'elle se propose de vendre avec des contrats à long terme sur 20 ans? Déjà les Espagnols qui se sont battus il y a quelques années pour empêcher Sonatrach d'augmenter sa part dans Medgaz sont en train de vendre la leur. L'abandon programmé du Galsi n'y est pas étranger non plus. La situation côté pétrole n'est guèrre meilleure. Là aussi les augures sont plutôt mauvais. Sur les 60 Mt produits l'année dernière (hors condensat), 45 Mt ont été exportés (y compris environ 15 Mt par les étrangers) et 15 Mt ont été consommées localement. Et là, même des prévisions approximatives sont difficiles, l'importation des voitures ayant explosé ces dernières années. En 2008, on estimait encore la croissance annuelle de la consommation à 4,5% en moyenne mais en 2011 elle était déjà de 15%. En supposant un rythme de croissance moins soutenu de 10%, la consommation locale en produits pétroliers horizon 2020 sera d'environ 32 Mt, soit le niveau d'exportation actuel de Sonatrach. Vers 2025, on consommera tout le pétrole produit. Bien entendu, tous ces scenarios sont basés sur l'hypothèse du maintien des niveaux de production actuels, ce qui est loin d'être évident, les réservoirs sont en rapide déplétion. Comme les exportations se tariront entre 2020 et 2025 et que l'Algérie importe presque tout, on peut en conclure qu'on sera ruiné dans une dizaine d'années
LES GAZ DE SCHISTE NE SONT PAS L'ELDORADO ESCOMPTE
Le gouvernement croit trouver dans les gaz de schistes la planche de salut qui lui permettrait de prendre le relais des exportations. Il a fait des plans sur la comète sur des réserves supposées phénoménales en regardant les cartes de formations géologiques et en multipliant par la surface du territoire Algérien. Le problème est qu'en matière de gaz de schistes, tant qu'on n'a pas fait des petits trous pratiquement dans les conditions réelles d'exploitation, on n'en sait rien. A la terminologie habituelle utilisée dans l'évaluation des réserves, prouvées (1P), probables (2P) et possibles (3P), l'Algérie vient d'ajouter une 4ème catégorie, les réserves présumées (ou 4P). Il faudrait aussi s'attendre à une rentabilité beaucoup moindre que celle habituelle des hydrocarbures conventionnels car la technologie est totalement aux mains des étrangers et ceux-ci ne s'aventurent pas pour des marges de 10 ou 20%. Il faudrait que l'Etat fasse de réelles concessions sur sa part de production et sur la fiscalité et révise sérieusement ses prétentions en matière de transfert de technologie. Ceux qui comptent sur l'aspect écologique pour faire reculer le gouvernement se trompent. Il n'en a fait et n'en fera jamais cas devant les arguments sonnants et trébuchants.
LES CLIMATISEURS ET LES VOITURES VONT RUINER L'ALGERIE
Et pendant ce temps, quelle est la politique énergétique du gouvernement et que compte-t-il faire pour empêcher cette catastrophe annoncée pour les finances publiques et pour le pays ? Va-t-il rationnaliser la consommation, initier les politiques de sa limitation pour essayer de repousser les échéances? Va-t-il se donner le temps pour que les énergies alternatives (gaz de schiste ou solaire) deviennent plus matures et plus rentables? Non, il accompagne le mouvement et veut même le précéder en projetant tout simplement de doubler en l'espace en quelques années la production de l'électricité et des carburants. Il fait aussi de la diversion avec ses projets irréalistes tel que le plan sur les énergies renouvelables en oubliant cette vérité première: l'énergie solaire n'est pas encore rentable dans les pays où l'énergie est chère et a fortiori ne le sera jamais dans un pays où seulement une fraction du prix est payée. Le plus consternant est que cette explosion de la consommation interne d'énergie n'est pas le fait d'un développement économique fulgurant qui pourrait prendre par les exportations la relève du pétrole. La réalité est plus navrante, ce n'est en faite que le résultat d'une augmentation du confort domestique par la multiplication des climatiseurs et personnel par celui des voitures. Le temps où il faudra choisir entre le pain dans les boulangeries et les climatiseurs n'est pas aussi lointain qu'on le pense. En fait, si le gouvernement ne réussit pas à infléchir les trajectoires suicidaires de consommations domestiques d'électricité et de carburants, l'avenir morose qu'on redoutait pour nos enfants, on risque de le subir nous-mêmes à très brève échéance

Source Le Quotidien d’Oran B.Mahdi

Le Pèlerin

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 09:09

Le MPA "dribble" tout le monde

Alger-Grande-Poste-

 

cette APC bascule vers le MPA par la grâce d'une seule voix: une voix faussant tous les calculs.

Abdelhakim Bettache devrait donc, sans retournement de situation, diriger la mairie d'Alger au nom du MPA (Mouvement populaire algérien), parti du ministre Amara Benyounès. Mais l'élection de ce transfuge du RND passe mal chez ses adversaires qui dénoncent une fraude. Explications: depuis hier, on a suivi ces péripéties dans les coulisses jusqu'au moment décisif où cette APC bascule vers le MPA par la grâce d'une seule voix: une voix faussant tous les calculs. Il est 19 heures. Devant l'APC d'Alger-Centre, une foule de citoyens se disperse dans un climat de liesse indescriptible: c'est le nouveau maire de la commune, Aldelhakim Bettache du MPA qui vient d'être élu. Il faut dire que la séance était houleuse et s'est déroulée dans un climat électrique à telle enseigne qu'un dispositif sécuritaire imposant a été déployé sur les lieux des tractations.
Que s'est-il passé au juste? «Hier, on est entrés pour voter. On était deux coalitions. La première était composée du FLN, RCD, RND et du PT, soit 13 élus. La deuxième, le MPA et Djil Djadid avec 12 élus», raconte le Dr Belmekki tête de liste et élu RCD. «Le wali délégué a eu deux heures de retard. La cérémonie qui devait se dérouler à 14 heures 30 comme prévu dans les convocations ne s'est tenue que vers 16h30», explique le Dr Belmekki. Chacune des deux coalitions a présenté un candidat.
«Un traitre dans nos rangs»
Les deux candidats qui se disputaient le poste de maire d'Alger, sont l'élu du MPA et celui du FLN. Jusque-là, rien d'anormal. Mais c'est là où a «commencé l'arnaque», selon Dr Belmekki. Il raconte: «Les deux coalitions ne se sont entendues qu'au moment du vote, chaque élu qui sort de l'isoloir ramène avec lui le bulletin du candidat adverse», raconte-t-il. Le problème c'est qu'à la fin du vote, un miracle s'est produit: il y avait un bulletin en plus! «On est trahis par un des nôtres, mais comment se fait-t-il qu'il y ait un bulletin en plus? La seule explication est que des bulletins ont été préparés bien avant et non pas été tapés sur place comme le veut le règlement», dénonce la coalition autour du candidat FLN. Elle s'est rendu compte mais trop tard, elle a perdu le vote. Elle crie au scandale.
Tout compte fait, le wali délégué, qui supervisait le scrutin, a refusé de prendre les réclamations des élus coalisés autour du candidat FLN, en justifiant qu'il ne prendra en compte «que des résultats de l'urne». Bien sûr, l'urne est cohérente et ne compte aucun bulletin en plus. L'heureux maire est bel bien le candidat du MPA.
A chaud, les déçus quittent les lieux en contestant les résultats. Dans un communiqué toujours à chaud rendu public ces derniers, dénoncent: «Nous informons les médias et l'opinion publique qu'au cours du vote qui a eu lieu pour désigner le président de l'APC d'Alger- Centre au sens de l'article 80 de la loi organique, une fraude s'est déroulée sous l'oeil avisé des autorités en charge de l'organisation du scrutin en découvrant un nombre de bulletins supérieurs à celui des élus qui est de 23», dénoncent-ils ajoutant que «devant ce forfait électoral, les représentants de quatre partis politiques que sont le PT, RCD, RND et le FLN, se sont retirés et refusent les résultats».
Carnaval électoral
Il y a une grande différence entre «les tractations» d'élus pour désigner les exécutifs municipaux et les accords entre les appareils de partis. Les accords entre élus répondent à des logiques locales.
L'installation des exécutifs communaux et de wilaya se déroulent dans un véritable esprit que seules les incohérences des codes, communal et électoral peuvent en créer.
Pour K.R, un militant démocrate, cet imbroglio juridique «signe d'une manière flagrante la volonté du système à museler l'expression citoyenne. Ne pouvant pas la contenir totalement, il y est allé à l'aide de cet arsenal juridique pour réduire le plus possible l'impact politique d'une élection, fut-elle locale, à démontrer qu'une alternative au système est possible». Selon lui, au lieu d'un scrutin majoritaire à deux tours qui aurait pu permettre une compétion électorale plus saine mais surtout une expression démocratique, «le pourvoir a réussi à piéger tous les compétiteurs dans sa propre logique de marchandage politique. Cela dit, si les tractations entre élus pour désigner les exécutifs communaux, principalement, répondent à des logiques que seules les données locales peuvent en dicter, il en est autrement des accords signés entre états-majors des partis politiques». En effet, un élu est aussi un représentant du peuple et de ses électeurs. C'est en cela que l'accord signé entre le FFS, FLN, RND à Tizi Ouzou dépasse de loin les simples tractations d'élus. «Il porte le sceau d'une connivence fondamentale autant qu'il exprime un choix politique qui passe au-dessus des légitimités exprimées par les résultats du vote», explique-t-il.
Ce qui est incompréhensible est qu'aucun parti n'ait été vigilant quant à ces deux lois que sont le Code communal et le Code électoral, diamétralement opposés. Il est rappeler que seuls les journalistes ont mené une bataille contre ces codes décousus par le FLN et le RND lors de leur présentation au Parlement. Les journalistes ont soulevé toutes les contradictions et ont dénoncé le dépouillement des élus de toute prérogative alors que les partis qui se disent de l'opposition se sont murés dans un silence assourdissant. Aujourd'hui, ils doivent assumer les consequences.

Source L’Expression

Le Pèlerin

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