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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 18:31

Crevettes à l'oranaise
A utiliser en amuse bouche…

Ingrédients pour la recette de Crevettes à l'oranaise :


12 grosses crevettes
3 gousses d'ail
50 g de persil
2 dl d'huile
sel
Cayenne

Préparation

Faire une persillade (avec ail et persil hachés). Dans l'huile très chaude faire sauter les crevettes, saler, ajouter 1 pointe de Cayenne. Mettre la persillade, faire sauter 2 ou 3 fois rapidement. Servir.


Source Cuisine AZ


Le Pèlerin

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 09:17

L'Algérie sera obligée d'exploiter les gaz de schiste bien avant 2040 !

Forage Gaz de Schiste In Salah

 

Abdelmalek Sellal a annoncé que l'exploitation des gaz de schiste n'aura pas lieu avant 2040. Faut-il le croire ? Non, analyse B. Mahdi, dans cette contribution.
L'exploitation des gaz non conventionnels ne relève pas du caprice quand tous les indices montrent qu'un grave problème de disponibilité risque de survenir beaucoup plus tôt que prévu
… Dans une dizaine d'années quand Sonatrach cessera d'être exportatrice de pétrole et de gaz… L'exploitation des gaz de schistes n'est cependant pas la solution miracle, le vrai problème étant l'absence d'une politique énergétique pour brider une consommation qui explose.
Le gouvernement vient d'ajouter discrètement et sans fanfare une disposition dans la nouvelle loi sur les hydrocarbures qui obligerait, à sa demande, les producteurs étrangers opérant en Algérie à alimenter en pétrole et gaz le marché local. En bon français, cela s'appelle une réquisition. Dans la même loi, des dispositions spécifiques ont été ajoutées pour attirer les sociétés spécialisées dans les gaz de schistes. La question qui se pose alors est : en sommes-nous déjà là? Y'a-t-il un risque réel pour que la production Algérienne ne suffise plus à la demande locale à brève échéance?
EXPLOSION DE LA DEMANDE LOCALE
En moyenne sur les dernières années, l'Algérie a produit environ 80 à 90 Mds de m3 de gaz (dont 10 à 20 Mds par les étrangers) pour une consommation locale qui atteint les 30 Mds. Les projets en cours d'augmentation des capacités de production d'électricité de 12000 MW consommeront environ 15 Mds m3 supplémentaires. Même une croissance «modérée» de 4% par an de la demande des secteurs industriel et domestique, donnerait vers 2020 au final une consommation de 50 à 55 Mds de m3, soit à peu de choses près ce que l'Algérie a exporté l'année dernière. Donc, à l'horizon 2020 (c'est dans à peine 7 ans), l'Algérie consommera tout le gaz qu'elle produira, et il n'y aura que les étrangers qui exporteront le leurs. De plus, même le gaz qu'elle vendrait d'ici là sera bradé sur les marchés spot. D'où proviendra sinon le gaz qu'elle se propose de vendre avec des contrats à long terme sur 20 ans? Déjà les Espagnols qui se sont battus il y a quelques années pour empêcher Sonatrach d'augmenter sa part dans Medgaz sont en train de vendre la leur. L'abandon programmé du Galsi n'y est pas étranger non plus. La situation côté pétrole n'est guèrre meilleure. Là aussi les augures sont plutôt mauvais. Sur les 60 Mt produits l'année dernière (hors condensat), 45 Mt ont été exportés (y compris environ 15 Mt par les étrangers) et 15 Mt ont été consommées localement. Et là, même des prévisions approximatives sont difficiles, l'importation des voitures ayant explosé ces dernières années. En 2008, on estimait encore la croissance annuelle de la consommation à 4,5% en moyenne mais en 2011 elle était déjà de 15%. En supposant un rythme de croissance moins soutenu de 10%, la consommation locale en produits pétroliers horizon 2020 sera d'environ 32 Mt, soit le niveau d'exportation actuel de Sonatrach. Vers 2025, on consommera tout le pétrole produit. Bien entendu, tous ces scenarios sont basés sur l'hypothèse du maintien des niveaux de production actuels, ce qui est loin d'être évident, les réservoirs sont en rapide déplétion. Comme les exportations se tariront entre 2020 et 2025 et que l'Algérie importe presque tout, on peut en conclure qu'on sera ruiné dans une dizaine d'années
LES GAZ DE SCHISTE NE SONT PAS L'ELDORADO ESCOMPTE
Le gouvernement croit trouver dans les gaz de schistes la planche de salut qui lui permettrait de prendre le relais des exportations. Il a fait des plans sur la comète sur des réserves supposées phénoménales en regardant les cartes de formations géologiques et en multipliant par la surface du territoire Algérien. Le problème est qu'en matière de gaz de schistes, tant qu'on n'a pas fait des petits trous pratiquement dans les conditions réelles d'exploitation, on n'en sait rien. A la terminologie habituelle utilisée dans l'évaluation des réserves, prouvées (1P), probables (2P) et possibles (3P), l'Algérie vient d'ajouter une 4ème catégorie, les réserves présumées (ou 4P). Il faudrait aussi s'attendre à une rentabilité beaucoup moindre que celle habituelle des hydrocarbures conventionnels car la technologie est totalement aux mains des étrangers et ceux-ci ne s'aventurent pas pour des marges de 10 ou 20%. Il faudrait que l'Etat fasse de réelles concessions sur sa part de production et sur la fiscalité et révise sérieusement ses prétentions en matière de transfert de technologie. Ceux qui comptent sur l'aspect écologique pour faire reculer le gouvernement se trompent. Il n'en a fait et n'en fera jamais cas devant les arguments sonnants et trébuchants.
LES CLIMATISEURS ET LES VOITURES VONT RUINER L'ALGERIE
Et pendant ce temps, quelle est la politique énergétique du gouvernement et que compte-t-il faire pour empêcher cette catastrophe annoncée pour les finances publiques et pour le pays ? Va-t-il rationnaliser la consommation, initier les politiques de sa limitation pour essayer de repousser les échéances? Va-t-il se donner le temps pour que les énergies alternatives (gaz de schiste ou solaire) deviennent plus matures et plus rentables? Non, il accompagne le mouvement et veut même le précéder en projetant tout simplement de doubler en l'espace en quelques années la production de l'électricité et des carburants. Il fait aussi de la diversion avec ses projets irréalistes tel que le plan sur les énergies renouvelables en oubliant cette vérité première: l'énergie solaire n'est pas encore rentable dans les pays où l'énergie est chère et a fortiori ne le sera jamais dans un pays où seulement une fraction du prix est payée. Le plus consternant est que cette explosion de la consommation interne d'énergie n'est pas le fait d'un développement économique fulgurant qui pourrait prendre par les exportations la relève du pétrole. La réalité est plus navrante, ce n'est en faite que le résultat d'une augmentation du confort domestique par la multiplication des climatiseurs et personnel par celui des voitures. Le temps où il faudra choisir entre le pain dans les boulangeries et les climatiseurs n'est pas aussi lointain qu'on le pense. En fait, si le gouvernement ne réussit pas à infléchir les trajectoires suicidaires de consommations domestiques d'électricité et de carburants, l'avenir morose qu'on redoutait pour nos enfants, on risque de le subir nous-mêmes à très brève échéance

Source Le Quotidien d’Oran B.Mahdi

Le Pèlerin

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 09:09

Le MPA "dribble" tout le monde

Alger-Grande-Poste-

 

cette APC bascule vers le MPA par la grâce d'une seule voix: une voix faussant tous les calculs.

Abdelhakim Bettache devrait donc, sans retournement de situation, diriger la mairie d'Alger au nom du MPA (Mouvement populaire algérien), parti du ministre Amara Benyounès. Mais l'élection de ce transfuge du RND passe mal chez ses adversaires qui dénoncent une fraude. Explications: depuis hier, on a suivi ces péripéties dans les coulisses jusqu'au moment décisif où cette APC bascule vers le MPA par la grâce d'une seule voix: une voix faussant tous les calculs. Il est 19 heures. Devant l'APC d'Alger-Centre, une foule de citoyens se disperse dans un climat de liesse indescriptible: c'est le nouveau maire de la commune, Aldelhakim Bettache du MPA qui vient d'être élu. Il faut dire que la séance était houleuse et s'est déroulée dans un climat électrique à telle enseigne qu'un dispositif sécuritaire imposant a été déployé sur les lieux des tractations.
Que s'est-il passé au juste? «Hier, on est entrés pour voter. On était deux coalitions. La première était composée du FLN, RCD, RND et du PT, soit 13 élus. La deuxième, le MPA et Djil Djadid avec 12 élus», raconte le Dr Belmekki tête de liste et élu RCD. «Le wali délégué a eu deux heures de retard. La cérémonie qui devait se dérouler à 14 heures 30 comme prévu dans les convocations ne s'est tenue que vers 16h30», explique le Dr Belmekki. Chacune des deux coalitions a présenté un candidat.
«Un traitre dans nos rangs»
Les deux candidats qui se disputaient le poste de maire d'Alger, sont l'élu du MPA et celui du FLN. Jusque-là, rien d'anormal. Mais c'est là où a «commencé l'arnaque», selon Dr Belmekki. Il raconte: «Les deux coalitions ne se sont entendues qu'au moment du vote, chaque élu qui sort de l'isoloir ramène avec lui le bulletin du candidat adverse», raconte-t-il. Le problème c'est qu'à la fin du vote, un miracle s'est produit: il y avait un bulletin en plus! «On est trahis par un des nôtres, mais comment se fait-t-il qu'il y ait un bulletin en plus? La seule explication est que des bulletins ont été préparés bien avant et non pas été tapés sur place comme le veut le règlement», dénonce la coalition autour du candidat FLN. Elle s'est rendu compte mais trop tard, elle a perdu le vote. Elle crie au scandale.
Tout compte fait, le wali délégué, qui supervisait le scrutin, a refusé de prendre les réclamations des élus coalisés autour du candidat FLN, en justifiant qu'il ne prendra en compte «que des résultats de l'urne». Bien sûr, l'urne est cohérente et ne compte aucun bulletin en plus. L'heureux maire est bel bien le candidat du MPA.
A chaud, les déçus quittent les lieux en contestant les résultats. Dans un communiqué toujours à chaud rendu public ces derniers, dénoncent: «Nous informons les médias et l'opinion publique qu'au cours du vote qui a eu lieu pour désigner le président de l'APC d'Alger- Centre au sens de l'article 80 de la loi organique, une fraude s'est déroulée sous l'oeil avisé des autorités en charge de l'organisation du scrutin en découvrant un nombre de bulletins supérieurs à celui des élus qui est de 23», dénoncent-ils ajoutant que «devant ce forfait électoral, les représentants de quatre partis politiques que sont le PT, RCD, RND et le FLN, se sont retirés et refusent les résultats».
Carnaval électoral
Il y a une grande différence entre «les tractations» d'élus pour désigner les exécutifs municipaux et les accords entre les appareils de partis. Les accords entre élus répondent à des logiques locales.
L'installation des exécutifs communaux et de wilaya se déroulent dans un véritable esprit que seules les incohérences des codes, communal et électoral peuvent en créer.
Pour K.R, un militant démocrate, cet imbroglio juridique «signe d'une manière flagrante la volonté du système à museler l'expression citoyenne. Ne pouvant pas la contenir totalement, il y est allé à l'aide de cet arsenal juridique pour réduire le plus possible l'impact politique d'une élection, fut-elle locale, à démontrer qu'une alternative au système est possible». Selon lui, au lieu d'un scrutin majoritaire à deux tours qui aurait pu permettre une compétion électorale plus saine mais surtout une expression démocratique, «le pourvoir a réussi à piéger tous les compétiteurs dans sa propre logique de marchandage politique. Cela dit, si les tractations entre élus pour désigner les exécutifs communaux, principalement, répondent à des logiques que seules les données locales peuvent en dicter, il en est autrement des accords signés entre états-majors des partis politiques». En effet, un élu est aussi un représentant du peuple et de ses électeurs. C'est en cela que l'accord signé entre le FFS, FLN, RND à Tizi Ouzou dépasse de loin les simples tractations d'élus. «Il porte le sceau d'une connivence fondamentale autant qu'il exprime un choix politique qui passe au-dessus des légitimités exprimées par les résultats du vote», explique-t-il.
Ce qui est incompréhensible est qu'aucun parti n'ait été vigilant quant à ces deux lois que sont le Code communal et le Code électoral, diamétralement opposés. Il est rappeler que seuls les journalistes ont mené une bataille contre ces codes décousus par le FLN et le RND lors de leur présentation au Parlement. Les journalistes ont soulevé toutes les contradictions et ont dénoncé le dépouillement des élus de toute prérogative alors que les partis qui se disent de l'opposition se sont murés dans un silence assourdissant. Aujourd'hui, ils doivent assumer les consequences.

Source L’Expression

Le Pèlerin

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 08:57

Le colloque vise à promouvoir la culture amazigh.

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Un colloque international sur le thème «Le Sahara, creuset de civilisations amazighes» a été organisé, les 8 et 9 décembre, conjointement avec le Haut Commissariat à l’Amazighité (HCA) et la wilaya d’Adrar.
Un colloque international sur le thème «Le Sahara, creuset de civilisations amazighes» a été organisé, les 8 et 9 décembre, conjointement avec le Haut Commissariat à l’Amazighité (HCA) et la wilaya d’Adrar. Cette rencontre intellectuelle, qui s’est déroulée au niveau de la bibliothèque municipale d’Adrar, a regroupé une pléiade de professeurs, chercheurs, universitaires, anthropologues, sociologues et écrivains venus de l’Algérie et de l’Europe comme la France et l’Allemagne. La présidence de ce colloque a été assurée par le représentant personnel du SG du HCA, en l’occurrence M. Assad Si El Hachemi, qui s’exprima sur l’objectif de ce sommet des spécialistes de l’Amazighité.
«Ce colloque s’inscrit dans le cadre du programme d’action annuel du HCA afin de valoriser la richesse linguistique du pays. Pour cette fois-ci, nous avons choisi la ville d’Adrar afin de promouvoir la langue Zénète, celle des populations du Touat Gourara. Une langue qui se trouve actuellement en danger, car le Zénète est en régression. C’est une menace pour le chant ancestral de la région qu’est le Ahellil, qui, lui, risque de disparaître». Les travaux de cette rencontre se sont articulés sur trois grands, axes à savoir : «Le Sahara : espace de transit et d’installation», «Le Sahara : lieu de diversité linguistique» et enfin «Le Sahara : lieu de brassage culturel». En cette circonstance, pas moins de seize communications ont été données avec, en clôture, une table ronde autour du thème «Patrimoine saharien oral et manuscrit», animée par MM. Aziri Boudjemaâ, sous-directeur à la recherche et à l’évaluation du HCA et Dida Badi, chercheur au CNRPAH (Centre national de recherches préhistoriques, anthropologiques et historiques).
On retiendra quelques interventions comme celles de l’écrivain essayiste Youcef Merah sur «Le Sahara à travers les textes», de Georges Klute (Allemand) sur «Le continent noir» ; «Le savoir des Africains sur l’Europe et les Européens dans le récit de voyage de Heinrich Barth» de Dida Badi ; «Les interactions culturelles dans l’espace Sahar-Sahel : le cas de la ville de Tamanrasset» de Catherine Vaudour, doctorante en Ethnolinguistique à Paris ; «Une alchimie entre modernité et tradition : le cas du mariage chez les Kel-Genet» de Bachir Bouhania, université africaine d’Adrar, «Zénète an endangered language variety in southern Algéria» de Nadia Belalimet, anthropologue IRD de Paris ; «Diffusion et évolution de la réception de la musique touarègue moderne au Maghreb et dans la culture populaire amazighe du Nord» de Drif Aziouz, écrivain-enseignant, université Mouloud Mammeri T.O ; «Imapcts Amazighs».
Taklit Ménbarek Slaouti, de l’Université de Bejaïa, a présenté une communication sur «La roue : invention du peuple berbère saharien».
En marge de ces travaux de conférences, le hall de la bibliothèque était garni par une remarquable exposition d’œuvres et d’ouvrages littéraires présentés par Karim Chebah, responsable de la bibliothèque du HCA, Abdelhalem Meniche, écrivain et auteur à Bouira ainsi que Cheriet Moussa de Timiaouine, chercheur et conférencier. On pouvait voir dans les étalages de collections plusieurs titres ainsi que des manuels didactiques pour étudiants et enseignants en Tamazight, avec aussi des traductions de l’arabe et du français vers le Tamazight par le HCA comme celle du conte du «Petit prince» de Saint Exupéry, «Ageldun amectoh», les quatrains de Omar Kheyam, «RubaEiat», le code de la route «Angal n webrid», sur l’histoire comme «La Tariqa Rahmaniya» de l’avènement à l’insurrection de 1871, celle du Coran, graphie latine et en tifinare (langue d’origine du Tamazight).
Avec quelques autres œuvres et romans comme ceux de Mouloud Mammeri «Tisefsayin n tmaziyt» ; de Mouloud Feraoun «Mmis n igellil» ; de Hamou Amarène «Ula deg wawal Inzan n Teqbaylit» ; de Youcef Achouri «Aklan n Tayri» ; ainsi que des lexiques et des dictionnaires des racines berbères communes et des actes des colloques depuis la création du HCA en 1995.
L’ouverture officielle de ce séminaire a été faite par M. Saci Ahmed Abdelhafid, wali d’Adrar, qui a parlé des moyens fournis par l’Etat pour la promotion de l’amazighité en passant en revue tous les dispositifs mis en place dans ce sens comme la création du HCA pour la prise en charge effective des dossiers de l’Amazighité, de l’introduction de cette langue à l’école et dans la formation professionnelle, dans le système de l’information (Radio-TV) avec la diffusion des émissions spécialisées. Par ailleurs, M. Boudjemâa Aziri nous apprendra que cette année l’Oasis Rouge, Timimoun capitale des Zénètes, abritera les festivités du nouvel an berbère, qui coïncide comme chaque année avec le 12 janvier.
Source El Watan A.A.

Le Pèlerin

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 06:21

Européens….Souvenez-vous…

Union-europeenne-Prix-Nobel-de-la-paix.jpg

 

Le préambule du Pèlerin

Cet article est dédié à tous les manants qui ont oublié que depuis que l’Europe est unie, on ne s’y tue plus…..Et que lorsqu’elle est unie l’Europe est capable du meilleur.

Il est de bon temps de cracher dans la soupe ….de rire de ces Eurodéputés, de tous ces « Politiques » qui s’invectivent afin d’éviter, entre autres, que les citoyens d’Europe ne prennent les armes pour s’entre tuer….

Les Toqués du retour en arrière n’y comprennent généralement rien …..L’analyse de l’histoire ou de l’économie est là pour nous démontrer qu’un retour en arrière aurait des conséquences catastrophiques à commencer par le panier de la ménagère….Ah il est vrai que le prix de la baguette de pain ou celui de la salade a augmenté…..Comme si l’Europe y était pour quelque chose dans cette affaire…

Bien que cela fera sourire certains …..L’avenir est à l’Union et non au morcellement……

Respectons le passé qu’il nous faut aussi assumer….Faisons face avec positivisme à l’AVENIR….Faisons preuve d’imagination et de prospective

Ceci implique naturellement un abandon partiel de certaines de nos traditions, de nos habitudes….Et alors quel challenge… !....L’Europe n’est pas qu’un distributeur de subventions….

Gloire à eux qui ont permis à l’Europe d’être ce qu’elle est aujourd’hui….Je Ne les cite pas car ils sont nombreux et je risquerais d’en oublier.

Mais dirons nous, il faut être fou pour tenir ce langage à une époque où l’Europe connait une crise sans précédent….

L’Europe ressortira plus forte de cette crise….Ce sont les crises qui la font avancer….

Non l’Europe n’est pas morte ….

Je salue tous les Européens convaincus, ceux d’hier qui ont eu une vision éclairée de l’Avenir ainsi que ceux d’aujourd’hui qui en assurent l’héritage….

L’article ci-dessous n’a pas été choisi….Il démontre s’il le fallait que l’on peut avancer dans la diversité

L’Article

Oslo - Les représentants de trois des principales institutions européennes ont reçu lundi à Oslo le prix Nobel de la paix 2012, répondant aux critiques qui se sont élevées depuis la décision du comité Nobel norvégien.

L'UE, après des jours de tergiversations, avait décidé d'envoyer à Oslo Herman Van Rompuy, président du Conseil européen, qui rassemble les dirigeants des 27 pays membres, José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, l'organe exécutif de l'Union et Martin Schulz, président du Parlement européen.

Une vingtaine de chefs d'Etats et de gouvernement, dont le président français François Hollande, la chancelière allemande Angela Merkel et le président du Conseil italien Mario Monti, ont également fait le déplacement dans la capitale norvégienne, ainsi que quatre jeunes Européens sélectionnés par concours. Le Premier ministre britannique David Cameron, actuellement aux prises avec l'aile eurosceptique de son parti conservateur, s'est en revanche abstenu.

Dans son discours à l'Hôtel de ville d'Oslo, où se déroulait la cérémonie, Herman Van Rompuy a invoqué sa propre histoire familiale pour souligner l'apport de la construction européenne.

"En tant qu'enfant né en Belgique juste après la guerre, j'ai entendu des récits directs. En 1940, mon père, alors âgé de 17 ans, a été contraint de creuser sa propre tombe. Il s'en est sorti (...) Mais quel pari audacieux c'était, de la part des pères fondateurs de l'Europe, d'affirmer que nous pouvions briser ce cycle infini de violences, que nous pouvions stopper la logique de la vengeance, que nous pouvions construire un avenir radieux", a dit le responsable belge, 65 ans.

Attribuant le prix à l'Union européenne, le 12 octobre, le comité Nobel norvégien expliquait que "l'Union et ses pionniers ont contribué pendant plus de six décennies à promouvoir la paix et la réconciliation, la démocratie et les droits de l'homme en Europe".

500 millions d'habitants

Plusieurs personnalités, comme le Sud-Africain Desmond Tutu, lui-même lauréat du Nobel de la paix, ont cependant jugé que l'UE ne méritait pas le prix et un millier de militants d'organisations pacifistes classées à gauche ont manifesté dimanche à Oslo contre sa remise.

"Alfred Nobel a dit que le prix devait être remis à ceux qui contribuent au désarmement", a affirmé Elsa-Britt Enger, âgée de 70 ans, au nom de l'organisation des Grands-Mères pour la paix. "L'UE ne le fait pas. C'est l'un des plus gros fournisseurs d'armes."

Afin de répondre à ce type de critiques, l'UE a annoncé que la somme de 930.000 euros qui accompagne le prix Nobel serait intégralement utilisée pour financer des projets destinés à lutter contre l'emploi d'enfants comme soldats, à travers le monde.

L'Europe traverse la pire crise économique de son histoire depuis la Deuxième Guerre mondiale. Les politiques d'austérité mises en oeuvre à travers le continent sont à l'origine de troubles sociaux dans nombre des Etats-membres de l'UE, à commencer par la Grèce dont le produit intérieur brut s'est contracté de 25% depuis 2008.

Mais le comité Nobel a insisté sur le rôle joué par la construction européenne dans la réconciliation de nations longtemps ennemies, à commencer par l'Allemagne et la France, aujourd'hui moteurs de l'Europe.

"Au moment où l'Europe subit de graves difficultés, le comité Nobel norvégien a cherché à rappeler ce que l'Union européenne signifie pour la paix en Europe", a déclaré le président du comité, Thorbjørn Jagland, dans son discours prononcé lundi à l'Hôtel de ville d'Oslo.

Des six pays membres originels de la Communauté européenne du charbon et de l'acier (CECA), premier outil de l'intégration européenne créé au début des années 1950, l'ensemble européen, qui englobe désormais plus de 500 millions d'habitants, est passé à 27 membres aujourd'hui et bientôt 28 avec l'entrée de la Croatie le 1er juillet prochain.

"D’un continent en guerre à un continent en paix"

Après la Slovénie, l'adhésion de la Croatie au bloc communautaire sera comme une revanche de l'UE sur ses partenaires occidentaux qui avaient fortement critiqué sa passivité lors des guerres de dislocation de la Yougoslavie, dans les années 1990.

"Le rôle stabilisateur joué par l'UE a contribué à faire passer la majeure partie de l'Europe d'un continent en guerre à un continent en paix", soulignent les membres du comité Nobel.

"L'admission de la Croatie l'an prochain, l'ouverture de négociations d'adhésion avec le Monténégro et le statut de candidat accordé à la Serbie renforcent le processus de réconciliation dans les Balkans", ajoutent-ils.

A Reuters, José Manuel Barroso, ancien Premier ministre portugais qui a participé en son temps à la "révolution des oeillets", en 1974, a déclaré que l'obtention de ce prix Nobel était "une reconnaissance de ce qui a été accompli ces soixante dernières années et, en même temps, un encouragement pour l'avenir".

Le Français Jacques Delors, un de ses prédécesseurs à la présidence de la Commission européenne, a évoqué lui aussi sur BFM TV "un grand encouragement pour poursuivre la route". "J'espère que ce prix Nobel ramènera le bon sens et, chez nos chefs de gouvernement, la vision de l'avenir", a-t-il ajouté.

Julien Dury et Henri-Pierre André pour le service français, édité par Jean-Stéphane Brosse et Gilles Trequesser

Source Yahoo Actualités Reuters

Luke Baker et Balazs Koranyi

Le Pèlerin

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 00:28

La Création de l’Univers - Ce que disent les religions, ce que propose la science

nebulleuse

 

«On dit que sur le point de mourir Alexandre demanda: «Que son cercueil soit transporté à bras d’homme par les meilleurs médecins de l’époque. Que les trésors qu’il avait acquis (argent, or, pierres précieuses...), soient dispersés tout le long du chemin jusqu’à sa tombe, et...Que ses mains restent à l’air libre se balançant en dehors du cercueil à la vue de tous. Je veux, dit-il, que les médecins les plus éminents transportent eux-mêmes mon cercueil pour démontrer ainsi que face à la mort, ils n’ont pas le pouvoir de guérir...Je veux que le sol soit recouvert de mes trésors pour que tous puissent voir que les biens matériels ici acquis, restent ici-bas... - Je veux que mes mains se balancent au vent, pour que les gens puissent voir que les mains vides nous arrivons dans ce monde et les mains vides nous en repartons quand s’épuise pour nous le trésor le plus précieux de tous: le temps.»

Les nombreuses interrogations sur les grands enjeux du futur qui agitent l’opinion (les phénomènes erratiques du climat sont de plus en plus récurrents, crise de l’énergie, nanotechnologies, clonage génétique...) Notre vulnérabilité est de plus en plus inéluctable. Ajouter à cela une mondialisation laminoir qui ne fait pas de place aux plus faibles. Incertitudes, inquiétudes, peurs, catastrophe...malvie ces mots déclinent le mot progrès. Il nous faut sortir de l’unique doxa scientifique, impuissante à expliciter, le mal-être de l’homme dans ses multiples dimensions, notamment spirituelle. La malnutrition spirituelle est vue comme une hérésie du fait que le consumérisme ne fait pas de place à des spiritualités qui remettent en cause un développement où l’homme n’est plus au centre. Devenu lui-même produit marchand, l’homme perd graduellement de sa valeur spirituelle. Est-ce cela la finalité de notre existence? Dans cette étude, nous allons ajouter une «inquiétude supplémentaire» à l’homme en l’interrogeant sur sa mission ici-bas, d’où vient-il où va-t-il? Est-ce que l’Univers existait avant le temps? Y a-t-il des univers de rechange? Comment expliquer l’ordre superbe de l’Univers, depuis la délicate harmonie d’une humble fleur des champs, jusqu’à la splendeur sombre de la voûte étoilée? Faut-il imaginer qu’au-delà des choses visibles, il y a autre chose, une Intelligence discrète - un dessein -, qui donnerait un souffle à la matière? (1)

L’Univers selon les cosmogonies et les religions révélées

Des récits oraux de cosmogonie fondent presque toutes les religions et sociétés traditionnelles. Nombre des milliers de légendes de création du monde et de récits cosmogoniques traditionnels relatifs aux origines du monde, des dieux ou des institutions, appartiennent à la catégorie des mythes fondateurs. Les mythes offrent diverses versions de la création de l’Univers actuel; certains le décrivent comme né du néant, d’autres pensent qu’il a toujours existé. La majorité des mythes ont en commun de ne pas présupposer l’existence d’un Univers incréé, immuable et éternel; Ils suggèrent des étapes et des devenir possibles du monde: apparition de l’Univers à partir du néant (ex nihilo), du chaos, de l’inconnu ou d’une entité hors de portée de notre compréhension; naissance du temps et de l’espace, de la lumière et de la matière. Certains mythes partent du principe que la naissance et la mort de l’Univers sont une création continue. L’Univers apparaît, vit, disparaît puis laisse place à un nouvel univers et ceci à l’infini. Aux mythes cosmogoniques répondent les mythes eschatologiques, qui décrivent la fin du monde, pouvant précéder un autre monde. Dans la cosmogonie hindoue, le temps est vu de manière cyclique; il existe donc un cycle de créations et destructions. Lorsque Brahma se réveille et qu’il ouvre les yeux, l’univers se crée, lorsqu’il s’endort, tout se détruit. Vishnou protège l’univers. Shiva le détruit. (2)

La création de l’Univers pour la science

Depuis les premières interrogations de prêtres égyptiens, l’histoire de la découverte du ciel et des étoiles, a évolué constamment: le big bang semble être une théorie qui se tient. L’Univers venait encore de s’agrandir. Pourtant, cet immense univers se révéla n’être qu’un tout petit hameau perdu au sein d’une immense galaxie. Et maintenant, cette immense galaxie elle-même n’était plus qu’une goutte parmi une infinité d’autres gouttes, contenant chacune une infinité d’étoiles. Avec dans l’une des gouttes de cette pluie cosmique, notre Soleil, microscopique, quelconque, entraînant autour de lui ce misérable atome de pierre et d’eau qu’est notre Terre. Imaginons alors ce qu’était l’Univers il y a mille ans, par exemple: il était évidemment plus petit, puisque depuis mille ans les galaxies se fuient les unes les autres. Et de même, il y a un million d’années, ou un milliard d’années, l’Univers était encore plus petit... En remontant le temps de cette façon, on arrive nécessairement à un instant où toutes les galaxies étaient réunies en un seul point; de la même façon que si on filme l’explosion d’une grenade qui projette des éclats dans toutes les directions, lorsqu’on passe le film à l’envers, on voit tous les éclats revenir en arrière et se réunir à nouveau en un seul point. Ainsi, les observations de Hubble - effet Doppler- semblaient indiquer que l’Univers dans son entier était en expansion, depuis cet instant lointain où, pour la science, il avait jailli du néant. (3)

Le big bang nous a fait découvrir une histoire imprévue et fantastique. Il a eu une naissance, grandiose, il grandit maintenant, et peut-être connaîtra-t-il un jour la vieillesse, et la mort. L’histoire connue commence alors que l’univers avait déjà atteint l’âge de 10-43 secondes. - le temps de Planck. Avant, on ne sait rien. Cette période inconnue est d’une brièveté inouïe: A cet «âge» de 10-43 secondes l’Univers était vraiment tout petit: il était alors des millions de milliards de fois plus petit qu’un atome! Il était chaud, une fièvre gigantesque, cosmique! Des milliards de milliards de degrés! Puis, pour une raison inconnue que les scientifiques ne s’expliquent pas, le vide si vivant s’est mis à enfler. C’est comme si quelqu’un a donné le signal du début. En moins de temps, nous dit Françoise Harrois-Monin, qu’un battement de cil (entre 10-43 et 10-32 seconde), son volume a été multiplié par 1050! Et sans que l’on sache pourquoi, sont apparues les premières particules de matière. Après cette barrière fatidique des trois cent mille ans, des nuages de gaz se sont formés. Ils donnèrent naissance aux milliards de galaxies pendant près de 15 milliards d’années. Une minuscule poussière - Notre Terre - en faisait partie (3)

Le «visage de Dieu»? C’est l’expression qu’utilisa l’astrophysicien George Smoot (prix Nobel 2006) lorsque le 23 avril 1992, il réussit, grâce au satellite Cobe, à prendre des photos de la naissance de l’Univers tel qu’il émergeait des ténèbres cosmiques tout juste 380.000 ans après le Big Bang. Depuis, cette expression a fait le tour du monde. Les frères Bogdanov auteurs d’un ouvrage: «Le visage de Dieu» résument pour Anne Catherine Renaud leur ouvrage: Oui, Dieu existe. L’image d’un ordre extrêmement précis est associée à la première lumière qui précède le big-bang. Robert W.Wilson tout à fait par hasard, en 1965, a découvert le rayonnement fossile, qui est l’écho de l’immense explosion originelle. Le concept général du big bang, à savoir que l’Univers est en expansion et a été plus dense et plus chaud par le passé, doit sans doute être attribué au Russe Alexandre Friedmann et au prêtre catholique belge Georges Lemaître qui décrivirent dans les grandes lignes l’expansion de l’Univers, avant que celle-ci ne soit mise en évidence par Edwin Hubble en 1929.(4)

L’infinie variété des formes de vie, leur incroyable complexité, leur conception merveilleuse sont une énigme. Pour certains scientifiques la vie est le résultat d’heureux hasards, «comme si nous avions gagné un million de dollars à la loterie un million de fois de suite». Notre univers est ce qu’il est, mais il existe une infinité d’autres univers tous différents; on a peut être gagné le «bon univers à la loterie».....Ces mystères devraient inciter une personne humble et respectueuse à reconnaître qu’il y a une puissance, une intelligence ou un esprit suprême, immensément supérieur à la science des hommes.

La création de l’Univers et les religions révélées

Le fondement du monothéisme se résume à la règle suivante: tout être humain ne peut vivre sans un principe porteur de sens, c’est-à-dire sans transcendance. Les religions révélées sont posées comme des révélations infaillibles. La Bible, les Ecritures et le Coran sont porteurs du sens de l’histoire dont la notion est nécessaire à toute espérance, celle du croyant comme celle de l’athée. La science laisse des multitudes de questions sur le démarrage de la création, sans réponse. Est-ce-là que la foi intervient pour répondre à l’angoisse de l’Homme? Ou est-ce que nous sommes en présence d’une loterie, tout aurait pu ne pas avoir lieu. L’Eglise après moult procès ne rejette plus le big bang. Le pape Pie XII déclarait en 1951:

«... il semble en vérité que la science d’aujourd’hui, remontant d’un trait des millions de siècles, ait réussi à se faire le témoin de ce "fiat lux!" initial, de cet instant où surgit du néant, avec la matière, un océan de lumière et de radiations...» Saint Augustin sera troublé par le problème de la création: Dieu ne venait-il pas d’être surpris en flagrant délit d’oisiveté, d’oisiveté éternelle: «Que faisait Dieu avant de créer le ciel et la terre? S’il était oisif, inactif, pourquoi...ne l’est-il pas resté dans la suite des temps, de même qu’antérieurement il s’abstenait de toute oeuvre?» (Les Confessions, XI, X). Il est vain de s’interroger sur l’histoire de l’avant-création, puisqu’il n’y avait alors ni temps, ni événements, ni histoire; il n’y avait que le néant et Dieu.(5)

Pour Tsevi Mazeh, professeur d’astronomie à l’université de Tel-Aviv: «La science ne peut nous dire le pourquoi; elle se limite, en un sens, aux détails techniques du fonctionnement du monde. Affirmer que Dieu était à l’origine, qu’Il a mis le monde en mouvement et fixé ses lois, ne pose, à mon avis, aucun problème.» «Ma religion, [le judaïsme orthodoxe], n’influence pas mon travail d’astronome, mais elle me conduit à admirer Dieu et la beauté du monde.»(5)

Dans le Coran et tout en se méfiant du Concordisme, l’idée d’expansion de l’Univers est relatée par les sourates suivantes: «Le ciel, Nous l’avons construit par Notre puissance: et Nous l’étendons [constamment]: dans l’immensité». (Coran. Sourate 51. Verset 47). «Nous l’étendons», signifie: «Nous le rendons plus vaste, Nous lui donnons un volume plus grand». Ce qui a été traduit par «Nous l’étendons», est le participe présent du verbe «musieûna» du verbe «awsaea» qui signifie: élargir, rendre plus vaste, plus spacieux, lorsqu’il s’agit d’objets. «Les incrédules, n’ont-ils pas vu que les cieux et la terre formaient une masse compacte? Nous les avons ensuite séparés et Nous avons créé à partir de l’eau, toute chose vivante. Ne croiront-ils pas?» (Coran. Sourate 21. Verset 30). Les cieux et la terre s’appliquent à l’Univers. Le mot «Ratqan» signifie une masse compacte comme soudée. Le terme «Fafataqnahouma» s’applique à l’action de rompre avec une notion de puissance et de force. Les théologiens musulmans interprètent la durée de la création de manière métaphorique renvoyant aux versets suivants: «Cependant, un jour auprès de ton Seigneur, équivaut à mille ans de ce que vous comptez.» et «Les Anges ainsi que l’Esprit montent vers Lui en un jour dont la durée est de cinquante mille ans.» (5)

Sommes-nous seuls dans l’Univers?

«La vie existe-t-elle ailleurs que sur Terre?» Il y a statistiquement des chances très élevées pour que la vie existe ailleurs. Sachant qu’il existe plus de 100 milliards d’étoiles dans chaque galaxie et que, dans l’univers tout entier, on dénombre plus de 100 milliards de galaxies. Les scientifiques commencent à découvrir des planètes telluriques. C’est-à-dire solides et de petite taille, qui ressemblent à la Terre...C’est donc une présomption très forte qu’elles soient des abris pour la vie. Le constat de l’astrophysicien britannique est simple: si l’homme ne colonise pas l’espace dans les 200 prochaines années, la race humaine risquerait bien de disparaître. «Je pense que l’avenir à long terme de la race humaine se trouve dans l’espace.»(6)

Les grandes religions révélées ne réprouvent pas l’existence d’autres mondes habités, les machines volantes décrites par Ezéchiel dans la Bible (1 4-14, 15-28). Dans le Coran il est fait mention de pluralité de mondes qui obéissent à Dieu, dans neuf sourates (SI,V1, II,3; V,109; VI-101; X,3; XI,108; XIII,15; XXI,16; XXXVI,36)

Dans le même ordre, on apprend qu’un Congrès européen sur l’étude des civilisations extraterrestres s’est déroulé récemment au Vatican dénotant l’intérêt de l’Eglise. José Gabriel Funes a admis la validité de l’équation de Drake qui estime le nombre de civilisations technologiquement avancées dans notre galaxie. Autre argument: dans les derniers documents déclassifiés en août 2010 par le Royaume-Uni sur les Ovnis: on apprend que Winston Churchill aurait ordonné que le secret soit gardé sur une apparition d’Ovni lors de la Seconde Guerre mondiale, afin d’éviter de semer «la panique» parmi la population. Selon lui, «cet événement devrait être immédiatement classé secret-défense car cela provoquerait une panique massive parmi la population et réduirait à néant la croyance dans l’Eglise».

En définitive, retournons dans tous les sens les discours des hommes nous y verrons rarement l’honnêteté, l’objectivité. Le Monde va mal. Ceux qui appellent à moraliser le monde sont au mieux pris pour des naïfs, des doux rêveurs, au pire il faut les réduire au silence, pour que triomphe définitivement le money-théisme. Il n’est pas inutile de se poser la question si la «civilisation» humaine n’est pas arrivée à la fin d’un cycle comme elle en a connu [Récits du déluge, repris par les traditions et les religions révélées]. La prophétie Maya pour inquiétante qu’elle soit [fin du monde en décembre 2012] est à considérer, de mon point de vue, comme un point de non-retour si on ne fait rien pour nous réconcilier avec la nature [nous avons dépassé le «overshoot day» le jour du dépassement, le 20 août 2010 cela veut dire que l’homme a consommé en sept mois et 20 jours ce que la Nature nous a offert pour consommer rationnellement en une année, depuis, nous vivons à crédit comme si on avait plus qu’une planète, exactement 1,3 planète], si nous ne faisons rien pour nous réconcilier entre nous, du fait que l’homme est devenu un loup pour l’homme, nous devons fatalement disparaître au profit d’une civilisation humaine? respectueuse de la nature et de la vie.

1.Chems Eddine Chitour: La création de l’Univers: site oulala 24 septembre 2009

2.La cosmogonie: Encyclopédie Wikipédia.

3.Françoise Harrois- Monin: L’énigme de l’origine: Le Figaro Magazine: Cahier n°3, 1998.

4.Chems Eddine Chitour: Science, foi et désenchantement du monde. Réed. OPU 2007

5.Anne-Catherine Renaud: Les frères Bogdanov: «Le visage de Dieu» Le Matin 05.06.2010

6.Stephen Hawking prône la colonisation de l’espace.LeMonde.fr 09.08.10

Source L’Expression Pr Chems Eddine Chitour

Ecole nationale polytechnique

Le Pèlerin

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 00:18

La Société et la Femme au peigne fin

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 -Ma femme a fait un truc hier avec sa bouche que tous les hommes adorent. Elle l'a fermée !!!

-A celle qui te dit que les hommes sont tous pareils, réponds-lui qu'il ne fallait pas tous les essayer.

-Je déteste qu'on essaie de me faire passer pour un con, j'y arrive très bien tout seul.

- Pour s'endormir, un mouton ne peut compter que sur lui-même.

-Jeanne d'arc s'est éteinte le 30 mai 1431, environ deux heures après sa mort.

-Il y a 40 ans, la SNCF présentait le TGV. Grande invention qui permettait aux voyageurs d'arriver plus vite en retard.

-L'enfant des voisins veut faire une bataille d'eau. J'attends que l'eau finisse de bouillir et j'y vais.

-Les seins des femmes sont la preuve qu'un homme peut se concentrer sur 2 choses à la fois.

-Ma femme me dit que, côté sexe, je suis un athlète olympique : je suis bon une fois tous les 4 ans.

-Vous rouliez a combien ? Bah... tout seul !

-DSK sera désormais vigile au FMI. Il va monter Lagarde.

-Ma femme et moi avons connu 25 ans de bonheur. Après, on s'est rencontrés.

-Ma femme me traite comme un Dieu. Elle oublie totalement mon existence, sauf quand elle a besoin de moi.
-C'est en se plantant qu'on devient cultivé.

-Les petits garçons aiment les soldats, les petites filles aiment les poupées. Les grands garçons aiment les poupées, les grandes filles aiment les soldats
-Tout est gratuit dans la vie, il faut juste savoir courir vite (proverbe d'Ahmed).
-Le mec qui a convaincu les aveugles de porter des lunettes de soleil est quand même un excellent commercial.
-A l'école, ils nous apprennent le passé simple. Ils feraient mieux de nous faire apprendre le futur compliqué.
-Ne contredis jamais ta femme, attends 5 minutes et elle le fera d'elle même.
-Quand un homme dit des obscénités à une femme, c'est un pervers. Quand une femme dit des obscénités à un homme, c'est 3,95 ¤ la minute.
-J'ai postulé pour travailler dans un pressing et ils m'ont dit de repasser demain ?!?
-Mieux vaut être une vraie croyante qu'une fausse sceptique.

-Il est impossible de faire 10 000 pompes par jour. Sauf si vous êtes un enfant chinois dans une usine Nike.

-Une lesbienne qui n'a pas de sein, c'est une omoplate ?
-Je sais bien que tu n'as pas choisi l'abstinence. Ton visage l'a fait pour toi...
-Ce qui est chiant avec les filles qui couchent le premier soir, c'est qu'il faut attendre toute la journée.

-Jésus-Christ devrait être un exemple pour tous. Même en mauvaise posture, il n'a jamais baissé les bras.
-Le problème au Moyen orient, c'est qu'ils ont mis la charia avant l'Hébreu.
-Un milliardaire change de Ferrari tous les jours. Un SDF change de porche tous les jours.
-J'ai l'intention de vivre éternellement, pour le moment, tout se passe comme prévu.
-Je me demande si, à moyen terme, le changement climatique finira par avoir des conséquences irréversibles sur les pizzas 4 saisons.

-Comme dirait Dracula, j'irais bien boire un cou.
-Quand un crocodile voit une femelle, il l'acoste.

-Dieu a créé l'homme dix minutes avant la femme... pour qu'il ait le temps d'en placer une.
-Défense de courir sous peine de poursuite !
-Que celui qui n'a jamais bu me jette la première bière (vieux proverbe de Christophe...)

Le Pèlerin

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Published by Le Pèlerin - dans Rions ensemble
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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 06:53

Le business prend le dessus

Doha-2012.jpg

 

«Le spectacle du monde ressemble à celui des Jeux olympiques: les uns y tiennent boutique; d´autres paient de leur personne; d´autres se contentent de regarder.» Pythagore

32 milliards de tonnes de CO² dans l'espace soit l'équivalent de 5 tonnes par habitant/an. Il faut cependant distinguer entre les 20 tonnes du citoyen américain, les 5 tonnes du Chinois et 500 kg du Sahélien africain et les 45 tonnes du Qatari qui gaspille en 4 jours ce que consomme le Sahélien pour vivoter en gros une année! Et c'est à ce pays que l'on confie les destinées de la planète en ce qui concerne la moralisation de la consommation d'énergie. A Qatar les 190 délégations se sont agitées et ont consommé pour leur déplacement en avion et leur séjour dans l'émirat de la démesure, en 15 jours, la consommation d'un Africain en une année.
Selon le dernier Rapport de l'Office mondial de la météorologie: «Des phénomènes extrêmes sont survenus partout dans le monde en 2012, en particulier dans l'hémisphère Nord, entraînant de très nombreux records de chaleur, une fonte record de la banquise arctique et des périodes de froid extrême, a indiqué mercredi l'Organisation météorologique mondiale (OMM).» «La variabilité naturelle du climat est due à des phénomènes comme El Niño et La Niña qui ont une incidence sur les températures et les précipitations aux échelles saisonnières et annuelles mais ne remettent pas en cause la tendance générale au réchauffement sur le long terme imputable aux changements climatiques anthropiques», soit ceux qui sont liés à l'action humaine, affirme le secrétaire général de l'OMM, Michel Jarraud, dans sa déclaration annuelle sur le climat. La période janvier-octobre 2012 se classe ainsi «au 9e rang des plus chaudes jamais observées depuis le début des relevés en 1850», selon l'OMM. Des températures supérieures à la moyenne ont été enregistrées sur la majeure partie de la planète. Ces vagues de chaleur ont provoqué de nombreuses sécheresses, mais aussi des inondations en raison des fortes pluies provoquées par une atmosphère plus chaude donc plus humide. En outre, le bassin de l'Atlantique a connu pour la troisième année consécutive une période des ouragans plus active que la normale L'Asie orientale a aussi été frappée par de puissants typhons, déversant des pluies torrentielles. Conséquence de ce réchauffement climatique, la banquise de l'Arctique a atteint le 16 septembre son minimum saisonnier - 3,41 millions de km², soit l'étendue la plus réduite qui ait été constatée depuis le début des observations par satellite, indique l'OMM. La banquise de l'Arctique a ainsi perdu quelque 11,83 millions de km2 entre mars et septembre.: «Le climat évolue sous nos yeux et continuera de le faire à cause des gaz à effet de serre dont la concentration dans l'atmosphère ne cesse d'augmenter, atteignant une fois encore des niveaux records.»(1)
Les données sur le réchauffement anthropique
Malgré les réticences des climato-sceptiques, il semble établi que l'activité humaine est en grande partie responsable du réchauffement climatique. Dans cet ordre, les données sont accablantes pour les pays industrialisés: entre 1900 et 2004, plus de 850 milliards de tonnes de CO² ont été envoyées dans l'atmosphère créant un effet de serre responsable de ce réchauffement climatique. Les Etats-Unis (340 milliards de tonnes) suivis de la Russie (100 milliards), la Chine (100 milliards) et l'Europe puis le Japon ont été les principaux pollueurs. L'Algérie a contribué à ce désastre écologique avec 2,2 milliards de tonnes et enfin le Mali avec 20 millions de tonnes soit une moyenne de 20.000 tonnes/an. Ces dernières semaines, rapports et études ont sonné l'alarme sur la réalité du changement climatique et le fait que les efforts réalisés étaient bien loin du compte. Nous dépasserons les 450 ppm limite des 2°C. Le monde se dirige actuellement vers une hausse de 3°C à 5°C de la température globale et non 2°C, seuil au-delà duquel le système climatique risque de s'emballer.
Les enjeux
Les pays du Sud rendent ceux du Nord responsables de la débâcle climatique et demandent de l'aide pour les «pertes et dommages» en vue de faire face au changement climatique. L'aide financière réclamée par les pays du Sud pour faire face aux effets du réchauffement du globe. Ces derniers ont réclamé 60 milliards de dollars d'ici 2015 pour faire la transition entre l'aide d'urgence de 30 milliards de dollars décidée pour 2010-2012, et la promesse des 100 milliards par an d'ici 2020. Les grands pays bailleurs de fonds ont refusé de s'engager sur une telle somme. La délégation américaine craint que le manquement contraignant mène un jour à des actions en justice. La conférence de Doha, lit-on dans L'Express, doit notamment donner naissance, à partir du 1er janvier 2013, à la seconde période du protocole de Kyoto, seul outil engageant les pays industrialisés à réduire leurs Gaz à effet de serre (GES), mais dont la portée sera essentiellement symbolique. Un acte II de Kyoto limité: il ne concernera que l'UE et l'Australie après le désistement du Japon, de la Russie et du Canada, soit uniquement 15% des GES globaux. Mais les pays du Sud y tiennent, au nom de la «responsabilité historique» du Nord dans le dérèglement climatique. Depuis 1995, la communauté internationale se retrouve chaque année, lors de complexes et laborieuses négociations sous l'égide de l'ONU, pour tenter de monter en puissance et répartir équitablement les réductions de GES entre les différentes nations. (2)

Les principaux points de l'accord
Les principaux points arrachés à «la hussarde» par le Qatar ont provoqué l'ire de la délégation russe pour ces méthodes qui ne sont pas orthodoxes. «C'est la première fois que je vois un tel précédent», a dénoncé le délégué russe après que le vice-Premier ministre qatari Abdallah al-Attiya, a annoncé comme adoptés, à toute vitesse, une série de textes. Ces accords concernent ce qu'il est convenu l'Acte II du Protocole de Kyoto qui arrive à expiration le 31 décembre de ce mois: la seconde période d'engagement s'étalera du 1er janvier 2013 au 31 décembre 2020. Elle concerne l'Union européenne, la Croatie et l'Islande, et huit autres pays industrialisés dont l'Australie, la Norvège et la Suisse, soit 15% des émissions globales de Gaz à effet de serre (GES) dans le monde. Chaque pays «réexaminera» ses objectifs chiffrés de réduction de GES «au plus tard en 2014».(3)
En clair, c'est la liberté du renard dans le poulailler, chacun déclare ce qu'il veut. Le texte de Doha «presse» les pays développés à annoncer de nouvelles aides financières «quand les circonstances financières le permettront» et à soumettre au rendez-vous sur le climat de 2013 à Varsovie «les informations sur leurs stratégies pour mobiliser des fonds afin d'arriver à 100 milliards de dollars par an d'ici 2020».(3)
Là encore pas de contrainte: on s'adresse aux bons coeurs des pays industrialisés qui aviseront quand les conditions financières le permettront, c'est-à-dire qu'entre-temps on demande aux changements climatiques de faire une pause, dans l'attente de jours meilleurs et de la charité des pays du Nord. A Varsovie, des «arrangements institutionnels, comme un mécanisme international, seront décidés pour s'occuper de la question des pertes et dommages liés aux impacts du changement climatique dans les pays en développement particulièrement vulnérables».(3) On va créer une commission qui va enterrer le problème en grande pompe. L'accord de Doha réaffirme l'ambition d'adopter «un protocole, un autre instrument juridique ou un accord ayant force juridique» à la conférence de l'ONU prévue en 2015 pour une entrée en vigueur en 2020, et rappelle l'objectif de parvenir à limiter la hausse de la température à + 2°C. Contrairement au protocole de Kyoto, cet accord ne concernera pas que les nations industrialisées mais tous les pays, y compris les grands émergents et les Etats-Unis. Un texte devant servir de base pour les négociations doit être disponible «avant mai 2015» et l'accord de Doha «accueille favorablement» la proposition du Secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon de réunir les dirigeants mondiaux en 2014 sur cette question. (3)
Les promesses du Nord
A juste titre, au vu de l'histoire, les pays en développement se plaignent du non-respect par les pays développés de leurs promesses à l'aide financière. Les pays développés ont promis un total de 30 milliards de dollars dans le cadre du Fonds dit «Fast Start» de 2010 et 2012, et une aide de 100 milliards de dollars par an d'ici 2020. Mais aucun accord ni calendrier précis n'ont été annoncés durant les négociations de Doha pour combler le déficit de financement de l'année prochaine. Les Etats-Unis, l'Europe et d'autres pays développés refusent de donner plus en raison du ralentissement de leurs économies. L'accord de Doha décide de prolonger d'une année le programme de travail sur les financements à long terme jusqu'à la fin de 2013. L'accord exhorte d'autres pays à annoncer leurs contributions financières pour faire face au changement climatique lorsque leur situation financière le leur permettra, et les pays développés à fournir une aide financière au moins au niveau annuel moyen de la période de «Fast Start». Le fonds de climat ne dispose maintenant que de dix milliards de dollars, soit la moitié promise par les pays développés, entre 2013 et 2015. Le groupe des 77 et la Chine proposent que les pays développés contribuent à hauteur de 20 milliards de dollars par an entre 2013 et 2015 au fonds de climat à moyen terme, en raison de l'incertitude des financements à long terme en raison du ralentissement de l'économie mondiale.(4) On l'aura compris, tout est renvoyé aux calendes grecques dans trois ans. La maison peut continuer à brûler. C'est le sauve-qui-peut. Les pays du Sud seront comme d'habitude les variables d'ajustement des changements climatiques. Le délégué russe, Oleg Chamanov, a déclaré que la Russie, de concert avec la Biélorussie et l'Ukraine, s'oppose à la décision de prolonger le Protocole de Kyoto au-delà de 2012. De plus, les pays développés n'ont annoncé aucun objectif précis sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre durant la conférence de Doha, bien qu'ils soient appelés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre d'au moins 25% à 40% d'ici 2012 par rapport au niveau de 1990. De son côté, le ministre des Affaires étrangères de Nauru, Kieren Keke, au nom de l'Alliance des petits Etats insulaires (Aosis) a estimé que l'accord n'était «pas à la hauteur sur les questions de l'aide financière» aux pays du Sud. «Ce processus ne produit que des mots et pas d'action.»
La position énigmatique des Etats-Unis
On sait que la facture de l'ouragan Sandy - due selon toute vraisemblance aux errements climatiques- aux Etats-Unis dépasse les 80 milliards de dollars. Au Qatar, les Etats-Unis ont pourtant, une nouvelle fois, bloqué les négociations. Ils ne veulent aucune contrainte malgré l'espoir suscité par la réélection du président Obama qui, ayant les coudées plus franches, aurait pu faire un geste. Rien de tout cela.
L'équipe américaine, nous dit Laurence Caramel, reste sur le pied de guerre. «Les Américains veulent faire sauter douze paragraphes dans un texte. Les pays émergents sont furieux», affirme, de «source sûre», un participant. Todd Stern, l'envoyé spécial de Hillary Clinton, tient conseil, sandwich et café à la main, dans la cafétéria. Toute la semaine, il a plutôt joué la discrétion. Fausse impression. «C'est toujours comme ça, les Américains font profil bas parce qu'ils ne veulent rien donner. Mais quand on franchit leur ligne rouge, ils contre-attaquent», décrypte un négociateur africain (..) Les Etats-Unis adressent une fin de non-recevoir à la notion de préjudice, que revendiquent les pays déstabilisés par le changement climatique.(5)
«La communauté internationale, lit-on sur une contribution du Monde, ne sort pas grandie de la conférence des Nations unies sur le climat de Doha. (...) Engagements flous, refus de toute contrainte: une fois encore, le message paradoxal adressé à la planète est que la négociation sur le changement climatique n'est pas dictée par les évolutions du climat, mais par les fluctuations de l'économie. Faute de volonté politique, le processus de négociation est imperméable à l'urgence. Ni la pression de la science, qui ne cesse de préciser l'ampleur des menaces, ni la multiplication des sécheresses, des canicules et des inondations, ni les appels pressants des pays les plus vulnérables n'auront suffi à sortir la conférence sur le climat de l'immobilisme qui est devenu sa marque de fabrique. (...) Le cri du coeur du négociateur philippin, appelant ses confrères à «regarder la réalité en face», alors que son pays était dévasté par un typhon d'une violence exceptionnelle, n'a que brièvement ému les délégations.
Pour les pays industrialisés, responsables historiques du réchauffement, la «réalité», c'est d'abord que les caisses sont vides. Les pays en développement demandaient 60 milliards de dollars d'ici à 2015 pour les aider à faire face aux effets du réchauffement. A l'heure des coupes budgétaires, ils ne sont même pas sûrs d'obtenir des pays industrialisés la vague promesse d'une «trajectoire de financement».(6)
La «réalité», c'est que les énergies renouvelables représentent encore un investissement coûteux, à l'heure du charbon et du gaz bon marché, même si ces énergies propres gagnent en rentabilité. La «réalité», c'est que le développement du solaire est l'occasion non d'une coopération mais d'une guerre commerciale entre l'Europe, les Etats-Unis et la Chine. Chacun sait pourtant que les engagements actuels mettent la planète sur la trajectoire d'un réchauffement de 4 degrés. Un bouleversement qui «déclencherait une cascade de changements cataclysmiques», a tenu à prévenir la Banque mondiale, le 18 novembre». (6)
Le monde a pris conscience des changements climatiques à Rio en 1992. Après Kyoto, seule conférence de consensus, -même les Etats-Unis sous Bill Clinton avaient accepté l'accord avant que George Walker Bush refuse de le parapher-, toutes les autres conférences furent des fiascos. Cette dernière est pire en ce sens que les pays participants ont décidé de ne rien décider (c'est d'ailleurs un proverbe arabe). Il eut mieux valu que les délégations pléthoriques ne se soient pas déplacées ce qui aurait épargné à la Terre 25.000 tonnes de CO² et aux contribuables de financer des gabegies sans lendemain.
1. Fonte de la banquise, chaleur, froid... 2012, année des records AFP 28/11/2012
2.http://www.lexpress.fr/actualite/monde/conference-climat-de-doha-les-pays-du-nord-rechignent-a-payer_1196773.html
3. Les principaux points de l'accord de Doha: Le Monde.fr avec AFP | 08.12.2012
4.http://french.cri.cn/621/2012/12/09/601s305232.htm#.UMQ-tcEf5GY
5. Laurence Caramel Doha: Nouveau fiasco pour le climat Le Monde 08.12.2012
6.Climat: la crise économique a bon dos Le Monde 8.12.2012

Source L’Expression

Pr Chems Eddine Chitour

Le Pèlerin

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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 06:43

Les causes d’une criminalité inquiétante

brutalites Kabylie

Si les citoyens estiment que l’insécurité gagne du terrain au point qu’ils ne se sentent en sécurité ni chez eux, ni dans leurs quartiers, ni dans la rue, pour la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) la criminalité en milieu urbain est «stable» et «maîtrisée». Faut-il donc se fier à cette déclaration et relativiser le niveau d’insécurité ? Et peut-on vraiment faire confiance au monde extérieur et ignorer les différents crimes rapportés quotidiennement par la presse nationale ? Des questions qui surgissent et qui méritent bien plus qu’une simple déclaration pour convaincre les populations et notamment les victimes. Il faut dire que le spectre des représailles chez ces dernières est si fort qu’elles n’osent même pas porter plainte.

Un phénomène en hausse
Diagnostic - L’absence de prise en charge psychologique des victimes de la tragédie nationale s’est traduite par des comportements violents qui risquent même de compromettre les générations futures.

Chiffres à l’appui, les services de police ont annoncé des résultats plus que satisfaisants en matière de restauration de l’autorité de l’Etat. Cependant, force est de constater que les chiffres en question démontrent, on ne peut mieux, que le phénomène de la criminalité est en hausse. Durant le premier semestre 2012, la DGSN a enregistré 35 512 affaires liées aux atteintes aux personnes dont 24 590 ont été traitées. Toujours à la même période, on avance le chiffre de 26 580 affaires concernant les atteintes aux biens ainsi que 91 homicides, dont 79 traitées, et 13 293 affaires relatives aux coups et blessures volontaires. Ainsi, l’ensemble des affaires transcrites sur le registre de services de la police en l’espace de six mois est de 75 476 affaires, soit 8 476 affaires de plus que ce qu’a connu l’Algérie en six mois en 2011.
Pour le démontrer, nous revenons aux chiffres publiés par la Direction de la police judiciaire l’année dernière. Si on divise les 134 000 affaires enregistrées de août à juillet 2011, on se retrouve avec 67 000 affaires en six mois. Nous sommes donc à un taux de criminalité beaucoup moins intense que ce qu’ont connu les six premiers mois de l’année en cours.
La criminalité est aujourd’hui une réalité. Elle s’est installée au fil des ans pour se banaliser au point de ne plus choquer personne. Les agressions à l’arme blanche qui peut être, soit une barre de fer, soit un couteau, soit une épée, ont pris de l’ampleur. Le commissaire de police, Bouda Abdelhamid, a, dans une rencontre-débat consacrée à ce sujet, précisé qu’en Algérie, «il n’y a pas de crime organisé, mais une criminalité ordinaire liée aux atteintes aux personnes et aux biens, au vol sous toutes ses formes, aux agressions, au trafic de drogue et d’argent».
Il a indiqué également que des «bandes rivales» ont fait leur apparition dernièrement dans certains milieux urbains, soulignant, à titre indicatif, que les services de police ont dû intervenir dans 38 cas de ce genre depuis le début de l’année.
Les raisons ayant contribué à l’essor de ce phénomène sont diverses. Certains évoquent la démission de la famille et la défaillance de l’école, d’autres préfèrent l’imputer à la décennie noire.
Ces derniers ont un argument solide : l’absence de prise en charge psychologique des victimes de la tragédie nationale qui s’est traduite par des comportements violents qui risquent de compromettre même les générations futures. Car le sentiment d’insécurité relève «des valeurs transmises à l’enfant par notre société en matière d’affirmation de soi», selon Mme Houria Hacen Djabalah professeur à l’université d’Alger chargée de la psycho pathologie de l’enfant et de l’adolescent. «La violence a un rôle de restauration narcissique», explique notre spécialiste pour qui, perpétuer «une vie de violence signifie décrier le pouvoir».

«Seul moyen d’expression»
Pour tenter de comprendre le caractère et l’attitude de tous ces jeunes qui ont choisi volontairement ou involontairement d’être des criminels, nous sommes revenus à l’analyse du Professeur Kacha. Le chef de service de l’hôpital psychiatrique de Chéraga ne cache pas son inquiétude face à cette folie destructive dont font preuve certains jeunes.
Pour lui, la «situation est grave» notamment pour les jeunes ayant vécu la décennie noire. Pour ces derniers, «seule la violence permet d’obtenir quelque chose», affirme le Pr Farid Kacha. La violence «est devenue presque une légitimité», voire «le seul moyen d’expression», ajoute-t-il. Le saccage et le pillage dont font l’objet les institutions de l’État et tous les établissements publics à chaque manifestation résument, de l’avis de notre spécialité, la personnalité et le caractère violent de ces jeunes.
Ils sont «habitués à exprimer leurs revendications par la violence», a-t-il dit. «Cette frange de la société a besoin d’être écoutée», insiste-t-il en souhaitant voir les pouvoirs publics «prévenir les problèmes au lieu de les laisser arriver». Il recommande dans ce sens la mise en place d’une administration à l’écoute des citoyens. Devant l’incapacité de l’Ecole algérienne à l’heure actuelle d’accomplir son rôle éducatif qui lui est dévolu, il préconise l’installation, «des représentations qui écoutent les doléances et les préoccupations de cette frange de la population pour les transmettre aux autorités concernées». Cela devrait permettre à nos jeunes d’apprendre à communiquer et à exprimer leurs préoccupations et de s’éloigner de la violence et surtout le passage à des actes irrémédiables.

Une frange vulnérable
Parmi les causes ayant concouru à l’amplification de la criminalité urbaine nous pouvons citer le chômage et l’exode rural. Sans emploi ni assistance, nos jeunes sombrent inévitablement dans le désespoir qui les pousse vers la drogue et la criminalité.
Ce sont là les principaux facteurs de la délinquance et de la violence chez les jeunes, explique Me Ben Brahem. «Les jeunes fuient leurs régions d'origine vers les grandes villes pour gagner leur vie.
Ils ont parfois recours au vol et s'adonnent à des pratiques illicites», précise l’avocate tout en évoquant l'éclatement de la structure familiale qui fait rage ces dernières années. Ce problème est essentiellement mis en cause par notre avocate qui pour être plus explicite dira : «Ces enfants sans ressources ni prise en charge et n'ayant plus de repères, sont exploités par des réseaux de banditisme.» Cette catégorie très vulnérable est «facilement enrôlée dans le piège de la drogue car incapables d’affronter la vie», selon elle. «Sous l'effet de psychotropes, les délinquants commettent souvent l'irréparable et sont envoyés en prison, ce qui n'arrange en rien les choses», tient-elle à rappeler avant de tirer la sonnette d’alarme sur les méfaits du chômage et de la l’oisiveté.
«La plupart des accusés que j’ai dû défendre, sont des chômeurs. Le chômage crée l’oisiveté qui est à l’origine de tous les fléaux», conclut-elle.

Quelques affaires récentes
Chiffres - 16 affaires d'homicide volontaire ont été recensées par les services de police de 12 wilayas, à savoir 10 affaires à l'est du pays, 3 au centre, 2 à l'ouest et 1 au sud.

Vingt-neuf affaires liées à la criminalité ont été enregistrées à travers le territoire national au mois d'octobre dernier où 16 présumés coupables ont été arrêtés et présentés à la justice. A cela viennent s’ajouter 13 autres affaires liées aux coups et blessures ayant entraîné la mort dont 12 homicides volontaires ont été traités en procédant à l'arrestation des auteurs.
Il reste l'auteur du crime commis dans la région du sud du pays où l’enquête est en cours pour connaître le coupable. Les services de la Sûreté de wilaya d'Oran avaient traité, en octobre dernier, 22 affaires criminelles et délits ayant permis l’arrestation et la présentation de 44 personnes à la justice qui a placé 34 prévenus sous mandat de dépôt.
Les mêmes services ont fait part, dans leur bilan mensuel, du démantèlement à Oran de 14 associations de malfaiteurs spécialisées dans le vol et l'agression à main armée.
Le service de la Police judiciaire de la wilaya d’Aïn Témouchent a relevé une légère hausse de la criminalité enregistrée, durant le mois d’octobre écoulé. Il annonce à ce titre le traitement de 98 affaires au cours de cette période, contre 95 durant le mois de septembre dernier, mettant en cause 110 individus, dont 14 mineurs. Ces arrestations sont généralement liées aux différentes formes de vol, à la destruction de biens publics ainsi que les coups et blessures volontaires.
A Tébessa, la vigilance des éléments de la sûreté de la wilaya a déjoué au début du mois de novembre écoulé, une tentative d’enlèvement ciblant deux étudiantes étrangères à l’université de Tébessa. Les victimes, originaires toutes les deux d’un pays d’Afrique subsaharienne, ont heureusement trouvé refuge à l’Auberge de jeunes de la ville.
D’après leurs témoignages, deux individus ont tenté de les enlever en les faisant monter de force dans leur voiture. En voyant leur tentative d’enlèvement échouer, les mis en cause s’en sont pris aux gérants de l’Auberge qu’ils ont agressés physiquement, leur causant des blessures, avant de briser les vitres de la structure.
Les services de sécurité de Bordj Emir Khaled à Aïn Defla ont, de leur côté, démantelé une dangereuse bande qui utilisait des véhicules de différentes marques lors de leurs opérations de vols.
Ces arrestations interviennent à la suite d’une plainte déposée par l’une des victimes qui s’est vu subtiliser, sous la menace, une somme de 30 000 DA ainsi que son téléphone portable alors qu’elle venait de garer sa voiture sur la route menant de Khemis-Miliana vers Bordj Emir Khaled.
Selon le bilan de la DGSN, la région du centre vient en tête concernant les affaires liées aux coups et blessures causant la mort avec 6 affaires, suivie de l'est du pays avec 4 affaires, le sud avec 2 affaires et l'ouest avec une seule affaire.

La prévention avant la répression
Stratégie - Les chiffres de ce premier semestre «ne sont pas alarmants», insiste la DGSN qui appelle à la vigilance des citoyens et promet de faire passer la prévention avant la répression.

Dans cette perspective, les services de sécurité ont ouvert des cellules de crise criminelle au niveau des sûretés de wilaya à l’échelle nationale et mis en place des cellules d’écoute et d’action préventive au niveau des sûretés des 13 circonscriptions administratives de la wilaya d’Alger. Dans sa lutte contre la criminalité urbaine, la DGSN appelle à l’implication de l’ensemble des partenaires et de la société civile dans ses actions préventives.
Pour juguler ce fléau, le commissaire de police Kadaoui Khaled plaide pour une attention particulière à l’école qui «doit constituer une cible privilégiée pour les cellules d’écoute et d’action préventive de la Police nationale».
De nouveaux mécanismes ont, à cet effet, été mis en place par la Direction générale de la Sûreté nationale dans le cadre du développement de son système de communication. Celui-ci devrait de plus en plus s’adapter à la société et les mutations qu’elle subit à la faveur de la mondialisation et de la révolution informatique, selon la DGSN. Celle-ci tient à rappeler les 203 manifestations organisées par ses services sous forme de portes ouvertes et de journées d'études à travers toutes les wilayas du pays. Mais aussi les 65 visites pédagogiques aux différents lycées et écoles dans le cadre de la sensibilisation aux dangers des fléaux sociaux.
Cette politique de communication a pour objectif de consacrer la culture sécuritaire et mettre en relief l’importance de la prévention contre ce genre de fléau.
Mokhtar Felioune, directeur général de l’administration pénitentiaire relevant du ministère de la Justice, a dans ce sillage, recommandé «la mise en place d’un organisme de prévention contre la criminalité, au sein duquel seront représentés l’ensemble des secteurs concernés et les composantes de la société civile».
M. Felioune a insisté à cet effet sur le rôle de l’éducation et la sensibilisation pour réduire la criminalité et soulager par conséquent nos prisons qui sont au bord de l’explosion.
Pour appuyer ce volet préventif, la DGSN s’est, par ailleurs, dotée de nouveaux moyens de répression. Un matériel technologique de pointe a été fourni récemment aux éléments de la Sûreté nationale dans le cadre de la modernisation de la police.
Ce qui a permis à ce corps de procéder à «d'importantes réalisations en termes d'investigations et de lutte contre la criminalité», assure la cellule de communication de la DGSN. Parmi ces moyens ultrasophistiqués on citera des détecteurs d'explosifs et de métaux et de mini-ordinateurs pour la détection des véhicules et des personnes recherchés

Source Infosoir Assia Boucetta

Le Pèlerin

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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 06:42

Une situation non catastrophique en Algérie

volences contre les femmes

 

Des représentantes du Maroc, de Tunisie et d'Espagne ont participé à sa célébration à Alger.

«La situation en Algérie est loin d'être catastrophique» a appuyé hier Mme Souâad Bendjaballah, ministre de la Solidarité nationale et de la Famille, lors d'un point de presse dispensé en marge de la cérémonie de célébration de cette journée. Nous n'avons rien à nous reprocher dans ce domaine et «je peux dire que l'Algérie est en avance par rapport à nombre de pays de par le monde» a-t-elle ajouté. Répondant à L'Expression à propos des harcèlements sexuels subis par les femmes, constatés ici et là en Algérie et très souvent occultés, dans les différents rouages administratifs, économiques dans les secteurs tant publics que privés, la ministre a tenu à souligner que des «mécanismes juridiques ont été mis en place par les autorités pour protéger la femme contre ces comportements néfastes, et il appartient aux victimes de les signaler» aux supérieurs hiérarchiques ou même déposer plainte auprès des autorités compétentes. Les activités actuelles de son département contre toute forme de violence, sont menées en «synergie avec tous les autres ministères» pour que cesse le harcèlement physique dans le travail tout comme le harcèlement moral dont il ne faut pas négliger les effets négatifs, a-t-elle expliqué. Et de poursuivre: «La violence se situe aux niveaux religieux, politique, culturel, social, économique. La première victime dans une guerre, rappelle-t-elle, est la femme.»
Les communicateurs qui se sont succédés à la tribune de cette rencontre à laquelle a participé un grand nombre d'étudiants de l'Ecole nationale de journalisme et des sciences de l'information, invités spécialement à ce petit séminaire car «futurs fers de lance» par leurs écrits dans la lutte contre la violence, ont tour à tour décrié la situation d'oppression de la femme. Ainsi, la représentante de l'Espagne a déploré que «la justice et la police ne semblent pas comprendre» ce phénomène qui tend à s'amplifier de plus en plus. Elle a souligné dans son intervention, les nécessaires actions de «prévention, de sensibilisation et détection» dans la lutte pour la dignité de la femme. Elle a indiqué que des «tribunaux spéciaux» ont été créés en Espagne pour traiter ces cas de violence. De son côté, la déléguée marocaine, qui représente l'organisation «Insaf» de protection des mères célibataires et leurs enfants nés hors mariage, a plaidé contre l'emploi de filles mineures âgées de 7 à 15 ans à peine comme «petites bonnes», des subsahariennes notamment, dont la situation souffre d'un «vide juridique déplorable.» La messagère tunisienne a pour sa part souligné les efforts de son pays pour l'émancipation de la femme en rappelant «l'interdiction de la polygamie et du comportement violent en famille, promulguée le 13 Août 1956.» Elle a ajouté qu'une «stratégie nationale de prévention contre la violence a été arrêtée le 25 novembre 2008». La communicante algérienne a pour sa part regretté qu'il n'existe point de «loi claire qui condamne la violence en milieu familial». Elle a indiqué qu'il ne reste «plus que 25 signatures pour que le projet (ou l'avant-projet) de loi relatif à la violence contre la femme ne soit étudié par l'assemblée».
Il reste à «exécuter la stratégie déjà adoptée en 2006» a-t-elle encore précisé. Il y lieu de signaler que les violences, tous genres confondus, enregistrées depuis janvier au mois d'octobre 2012, s'élèvent à pas moins de 2.207 cas, selon le représentant de la Gendarmerie nationale, parmi lesquels figurent 64% de femmes au foyer, 20 étudiantes, 11 travailleuses, cas auxquels il faut ajouter 231 kidnappings. Un point d'espoir: «99,4% des victimes d'actes de violence ont poursuivi leurs auteurs», selon le représentant de la Dgsn.

Source L’Expression

Le Pèlerin

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