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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 08:04

Ariège Pyrénées - La Frontière naturelle sauvage

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J'ai passé plus d'un mois en Ariège; j'en reviens comme toujours enchanté. Je vais vous passer quelques articles pour essayer de vous faire partager ma passion....

 «Le plus beau royaume sous le soleil» d'après Onésime Reclus. Pirèn, terme ariégeois qui signalait autrefois les pâtures des cimes, serait à l'origine du nom des Pyrénées. Depuis les douces collines du Piémont jusqu'aux sommets des crêtes frontalières, l'Ariège offre une grande variété de paysages. Plusieurs centaines de lacs, des cirques glacières suspendus d'où dégringolent de somptueuses cascades ; des vallées perdues, parcourues par des torrents impétueux, ponctuées de hameaux, de granges, de cabanes de pierre sèches (les orris) ; d'anciennes terrasses agricoles recolonisées par la forêt que l'on atteint au moyen de vieux chemins empierrés. La variété des roches et des formes de relief a fait de cette région une formidable mosaïque à l'infinie richesse : l'étang Fourcat (à 2445 m) dans son écrin rouge de gneiss ferrugineux, le Pic Rouge de Bassiès au paysage lunaire et décharné, les impressionnants escarpements calcaires du Quié de Lujat dominant de 900 m la vallée de l'Ariège ; enfin les premiers 3000 depuis la mer bleue, le Pic de Montcalm à 3077 m et le Pic d'Estats à 3145 m.

Une riche forêt de feuillus couvre les trois quarts des régions boisées offrant leurs somptueuses couleurs en automne. Les conifères ne manquent pas non plus d'intérêt avec la forêt royale de Peyre, «forêt fossile» issue des périodes glaciaires et la forêt de Bélesta, à seulement 100 km de la mer. Les chênes verts et la lavande colonisent les versants calcaires ensoleillés, également propices aux orchidées. Plus en altitude, bruyères, myrtilles, genêts et rhododendrons colorent des pans entiers de montagne dès le début de l'été. Sans oublier les nombreuses plantes endémiques, dont parmi les plus belles, le lis des Pyrénées et la ramondie des Pyrénées. Plus haut, les névés du Pic d'Estats fondent lentement sous le soleil de l'été alors que le minuscule et moribond glacier d'Arcouzan du Mont Vallier (2838m) reste une relique des temps passés. 

La réserve nationale de faune d'Orlu s'insère dans un vaste ensemble de zones protégées de 12 000 ha qui s'étend de l'Ariège aux Pyrénées Orientales. On peut y surprendre la course gracieuse de l'isard qui atteint ici sa plus forte densité, ainsi que le jeu des marmottes brutalement interrompu par un sifflement strident au passage de l'aigle royal. Plus haut dans le ciel, un couple de gypaète barbu de près de 3 m d'envergure cherche des ascendants en quête de quelques ossements. 

A l'extrémité orientale du département, le Donezan est isolé du reste de l'Ariège tout l'hiver. Les nombreux lacs disséminés parmi d'immenses forêts d'où émergent quelques rares villages, offrent un paysage très spécifique qui rappelle le Canada, ce qui lui vaut le surnom de Québec ariégeois. Pour parfaire cette similitude, parmi les trois ours de Slovénie réintroduits dans les Pyrénées centrales, deux ont élu domicile dans ces contrées sauvages. Sans doute plus facile à approcher, le Mérens, un petit cheval noir qui porte le nom d'un village de la Haute Ariège, présente une troublante similitude avec son ancêtre qui orne les parois les plus reculées de la grotte de Niaux, depuis quelques 13 000 ans. 

Région de transition entre le climat océanique et méditerranéen, le premier domine à l'Ouest, fortement arrosé, le second à l'Est, plus sec, le tout influencé par un climat montagnard : «Le souffle de l'océan, l'ombre de la montagne et la caresse de la Méditerranée». 

On ne peut parler de l'Ariège sans mentionner le catharisme apparut vers l'an mil et qui conquit rapidement la région. Cette doctrine qui prônait un retour à la pureté originelle du christianisme fut bientôt condamnée par la papauté qui déclencha une croisade contre les Cathares en 1209. Juché sur un escarpement rocheux, le château de Montségur, forteresse sanctuaire du catharisme, dût se rendre en 1244 après dix mois de siège ; 225 personnes refusant de renier leur foi périrent dans un gigantesque bûcher. Célèbre inquisiteur, l'ariégeois Jacques Fournier fut pape en Avignon en 1334 sous le nom de Benoit XII. Seul survivant de cette époque, la citadelle de Foix, fièrement dressée sur son impressionnant piton, ne dût sa survie qu'au triste privilège d'être transformée en prison par Richelieu qui démantela toutes les autres places fortes de la région. Cette terre de métissage aux influences multiples et à l'histoire tumultueuse, à l'infinie variété du paysage et des nuances climatiques, reste une terre de prédilection pour celui qui veut découvrir et photographier les richesses de son patrimoine au fil des saisons.

Source Office de Tourisme d'Ax les Thermes 

Le Pèlerin

 

 

 

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23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 08:02

A la manière "Pieds Noirs " - Bonne Année 2013
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A vous bande de calamars boiteux,
Qu'est ce que je dirai pas pour vous rendre heureux,
Sinon vous donner une calbote amicale,
Que ça va sûrement pas vous faire mal,
A vous tous les fartasses, les guitches et les laouères,
Ceux qui allaient se taper le bain en bas la mer,
A tous les bouffeurs de cocas, mantecaos, zlabias,
Bliblis, roliettes, mounas, makrouds et calentitas,
A ceux qui dégustaient les brochettes à Fort de l'Eau,
A ceux qui tapaient cinq, à tous les falsos,
Aux buveurs d'anisette avec kémias,
A ceux qui faisaient sans arrêt l'avenue de la Bouzaréah,
A tous les falempos qui mentaient comme des voleurs,
A tous ceux qui ont fait le bras d'honneur,
Et ceux qui trichaient aux tchics tchics,
Ceux qui faisaient la chaîne au Majestic,
Ceux qui tiraient le fer au cassour, à tous les kilos,
A ceux qui, comme moi, tapaient cao,
Ou soit disant maqua hora,
Ceux qui jouaient aux tchalefs ou au tas,
Ceux qui ont fait, les pôvres, figa ou tchoufa,
A ceux, que quand ils partaient on aurait dit qu'ils revenaient,
Aux anciens d’El BIAR, de BEN AKNOUN, et d'HUSSEIN DEY
A mes voisins de la rue MICHELET et de la rue d’ISLY
A tous ceux de notre ancien " paradis "
A tous ceux là,
En pensant à ceux que j'aimerais qu'ils soient toujours là,
Je souhaite que cette nouvelle année vous apporte le bonheur,
Et surtout que cette purée de santé elle vous laisse pas tomber.
L'Auteur : Robert Voirin
Le Pèlerin

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23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 07:43

Algérie Hollande a-t-il compris les Algériens ?

HollandeBouteflika Alger

 

La visite d’Etat de deux jours que vient d’effectuer en Algérie, mercredi et jeudi, le président français François Hollande a-t-elle tenu ses promesses ?

Il est trop tôt pour se prononcer sur les retombées pratiques de cette visite marquée du côté français par la volonté de bâtir avec l’Algérie un «partenariat d’exception» tourné vers l’avenir, il demeure qu’avec l’arrivée de Hollande aux affaires dans l’Hexagone, un déclic s’est produit dans le regard que se portent mutuellement les deux parties. Le président français, qui connaît bien «les attentes des Algériens sur l’histoire» ainsi qu’il l’a réitéré lors de son séjour dans notre pays, a commencé à déblayer et à déminer le terrain des relations algéro-françaises marquées par le poids de l’histoire coloniale en osant ce qu’aucun de ses prédécesseurs n’avait fait avant lui, en qualifiant les événements d’Octobre 1961 à Paris de «crime». Sa visite à Alger, quelques semaines avant l’annonce officielle de sa candidature à la présidentielle, fut un autre gage que François Hollande avait tenu à faire en direction de l’Algérie pour témoigner de l’importance qu’il accordait à des relations rénovées et débarrassées du paternalisme de ses prédécesseurs.

Et au risque de froisser d’ailleurs les susceptibilités à fleur de peau du Maroc, qui ne peut pas s’empêcher de ne pas voir l’Algérie lorsqu’il se regarde dans le miroir, le président français a choisi l’Algérie pour sa première visite officielle dans la région, laissant le soin à son Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, de se rendre au Maroc à la veille de sa visite à Alger pour rassurer le partenaire marocain et signifier que la France tient à des relations équilibrées avec les pays du Maghreb. Et pour lever toute équivoque, on annonce déjà à Paris une prochaine visite de François Hollande au Maroc. Par rapport à la présidence de Nicolas Sarkozy, qui aura été le président français de la Ve République qui a le plus plombé les relations algéro-françaises, avec notamment l’épisode de la loi vantant les bienfaits de la colonisation qui avait failli mettre le feu aux poudres, François Hollande bénéficie de préjugés plutôt favorables en Algérie autant au niveau de la classe politique qu’au sein de l’opinion publique. L’accueil digne des hôtes de marque qui lui a été réservé, où les autorités algériennes ont rivalisé d’imagination et de gestes symboliques, visait à faire passer à M. Hollande le message que les Algériens sont prêts à tendre la main et à ouvrir le cœur aux dirigeants français qui cherchent à faire l’effort de nous comprendre, d’assumer le passé et de construire l’avenir sur de nouvelles bases.

Des regrets, il y en a eu certainement, tant l’attente aura été longue du côté algérien et des forces de paix en France qui ont soutenu le combat de l’Algérie pour son indépendance. Les excuses et la repentance pour les crimes commis en Algérie par l’armée française ne furent pas au rendez-vous à l’occasion de cette visite, comme l’espérait les Algériens. Mais force est d’admettre que le regard et le ton nouveau du discours de M. Hollande sur la colonisation constituent une notable avancée dans l’appréciation du fait colonial par les autorités françaises. Le président français, dont la cote de popularité est en baisse dans les sondages en France, sait que l’opposition et les nostalgiques de l’Algérie française affûtent leurs couteaux pour en user avec délectation à la moindre déclaration et position qui s’écarteraient de la ligne officielle et de la vérité historique défendue par les gouvernements français successifs. C’est à ce souci que le président Bouteflika semble avoir souscrit et accédé en ne demandant pas à son homologue français de ne pas aller aussi loin qu’il ne peut.

Le fait que la partie algérienne n’ait pas sollicité du président français des excuses officielles sur les crimes commis durant la colonisation a donné à cette visite qualifiée d’historique un caractère ordinaire, mettant en sourdine le lourd contentieux de la mémoire qui a empoisonné les relations entre les deux pays. Signe des temps : les forces dites nationalistes qui ne rataient aucune occasion pour faire entendre leur voix sur le dossier de l’histoire ainsi que sur les questions identitaires, notamment celle de la langue couvrant d’opprobre les partisans du «parti de la France» étaient présentes aux différentes cérémonies, dans les délégations officielles algériennes qui ont reçu les hôtes français. L’avenir nous dira si le couple algéro-français qui a été scellé à la faveur de la visite de François Hollande en Algérie peut réellement résister aux vicissitudes de l’histoire, si c’est une union bâtie pour le meilleur et pour le pire ou s’il s’agit seulement d’un amour éphémère, intéressé.

Source El Watan Omar Berbiche

Le Pèlerin

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23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 07:29

 Condamnés à être côte à côte

france algerie

 

Seule une eau méditerranéenne sépare les deux rives. Seule une histoire commune, peu houleuse unit les deux peuples. Seul un intérêt réciproque anime les deux Etas.
De par ceux-ci, ils sont condamnés à être au moins géographiquement côte à côte.
«Une contribution effective au partenariat d'exception», que les deux pays se sont engagés à bâtir ensemble. C'est sous ce signe révélateur que se distingue la visite « tout d'abord politique » du président français en Algérie.
Les deux gouvernements, selon plusieurs accords ont affirmé, dans le contexte d'un monde en mouvement et des défis de la mondialisation, leur volonté de développer un partenariat d'exception fondé sur des intérêts mutuels, la proximité géographique et les liens étroits nourris d'une histoire commune et d'une mémoire qu'il leur revient de partager. En dehors de points de fixation relevant presque de tabous ; les relations réciproque ont de tout temps été empreints tantôt de brouillard, tantôt d'amourettes déçues et retrouvées. Si l'Algérie est stable sur ses positions, l'autre partie est sujettes à l'humeur politique d'entres les deux bords partisans.
La circulation des personnes : le point de l'embarras
Des déclarations des deux présidents algérien et français, il ressort que «la coopération humaine et la circulation des personnes» constitue «un domaine sensible» (1). Depuis cette date « la sensibilité » aurait pris un autre sens. Les affaires. Les relations algéro-françaises ont commencé en 1830 par une conquête. En 2012 elles se poursuivent par une autre quête. Cette dernière est multiforme. Allant de l'appel du pouvoir aux investisseurs français, le boudant durant la décennie noire, ceux-ci cette fois-ci s'empressent de le conquérir sur un autre plan où à une certaine époque, certains s'abstenaient de le quitter en 1962.      C'est ainsi que l'histoire n'est qu'une somme de dates. Une chronologie, tout le temps empreinte de guerre, d'injustice et de tourmente. Rarement de liesse et de fiesta. L'Algérien à l'époque circulait sans papiers. Du moins muni d'une simple carte d'identité nationale. Son identité n'était pas algérienne mais française. Voire il fut un Français d'Algérie. C'est un peu ça que tentait de glorifier la loi scandaleuse du 23 février, tant décriée. La colonisation civilisatrice... Les temps ont changé, le monde aussi. L'Algérie et l'Algérien de même. Une indépendance dites-vous ? Il est vrai que des chaînes interminables sont formées le long des haies installées devant les représentations consulaires françaises sises en Algérie. C'est une autre forme de dépendance. Il est vrai aussi qu'en plus du simple désir de partir, il y a également la contrainte de partir. La preuve, que nul n'est indépendant. Les demandeurs à ce voyage sont différents.       Leur motif l'est aussi. Du trabendiste, affairiste, spécialiste du «cabas» qui eut le loisir de choisir sa destination selon les mailles du contrôle frontalier, tergiversant entre Istanbul et Damas, laisse tomber Marseille et la banlieue lyonnaise au visiteur familial obligé par «silat errahim» ou solliciteur de soins médicaux, jusqu'à l'innocent curieux; le demandeur de visa demeure astreint à un véritable parcours du combattant.    Parfois mortifiant, toujours pénible et souvent décevant. Autant les formalités empruntent des voies difficiles et lentes, autant la procédure d'octroi de ce fameux visa reste bureaucratique. Même au pays de la libre circulation des personnes et des biens, il y a des personnes libres à circuler et d'autres moins que ceux-là. Au principe de la souveraineté des Etats, il n'y a pas à commenter la décision gouvernementale française tendant à la délivrance de ces visas et le système procédurier sélectif y afférent. Le passage par Nantes fut un certain temps considéré par le pouvoir politique algérien comme une inélégance diplomatique, voire une indignité pour le citoyen demandeur. Depuis 1999 la chose a changé dans la navette de Nantes. Un concitoyen n'avait pas à transiter par cette ville pour voir son dossier atterrir à Alger. Bouteflika l'avait déclaré, promis et obtenu.       A vrai dire, pour quel motif réel l'Algérien sollicite-t-il un visa d'entrée et de séjour en France ? L'ambassadeur de France pourrait bien y répondre un jour à l'appui de statistiques documentaires fiables. Le dossier fourni à l'effet d'obtenir un visa est plus charnu et consistant que celui à fournir pour travailler même au sein de nos services ayant un caractère de souveraineté nationale ! Les indications précises et corroborées par preuves font que la France sans concours de ses services spécialisés dispose d'innombrables renseignements sur tous les prétendants à un séjour en territoire français.
Soit une tranche importante de la population nationale. Variée et diversifiée. Du cadre à l'industriel, passant par l'étudiant au chômeur et hittiste. Tous servent et cochent la centaine de cases que constitue le formulaire de demande de visa de séjour/transit. Tout y est décortiqué et détaillé. Un achat de véhicule ou d'autres achats peuvent être un motif d'octroi de visa. Par contre, il est exigé un document pour chaque autre motif de voyage: les visites professionnelles, familiales, les soins médicaux ou la poursuite d'études.           En plus, la chancellerie installée en Algérie n'aurait pas besoin d'affectation de crédits de fonctionnement puisque ; les frais de visa lui suffisent largement à en venir à point. Les frais payés sur place et joints aux demandes sont immédiatement encaissés que le visa se délivre ou non. Ceci peut constituer en vertu d'une logique financière une forfaiture diplomatique.         Une saisie de deniers de citoyens. Il serait plus judicieux et légitime de n'exiger le paiement qu'en cas d'obtention de visa. Le mal serait un peu amorti. De la sorte, l'on constate qu'en France, dans ses consulats, même un refus est payable ! L'apposition du timbre de visa entraîne certes, au moins des frais d'imprimerie et d'enregistrement. Le trésorier de France, insoumis à tout impôt local et non assujetti aux frais de son visa, fait vivre toute sa communauté en Algérie par le déboursement des Algériens demandeurs de visa. A voir ainsi le nombre de demandes satisfaites ou non, le chiffre d'affaires de l'entreprise consulaire serait certainement faramineux. Un budget d'Etat.
Loin de vouloir discuter l'aspect souverain de telles procédures, néanmoins la lecture analytique faite à ce sujet démontre la haute précaution qu'affiche l'autorité française ou parfois l'excès de zèle consulaire dans l'application des dites procédures. Le refus de visa n'étant pas objet à motiver, l'obtention devient une faveur motivée. La procédure en question laisse supposer qu'un octroi de visa équivaut à un risque majeur de migration clandestine, de pose de bombe ou... Tellement prise entre le souci de paraître juste et républicaine et la préoccupation sécuritaire et migratoire ; la décision d'octroi ou de refus de visa semble bien obéir à d'autres critères indéfinis. L'on ne s'installe pas ailleurs quand la vie contre vents en marrées, vous la sentez belle en votre pays. Le traitement informatique des sollicitations n'aurait pas à découdre la logique formelle instaurée par le pouvoir français. Le strict respect des délais, de la procédure et de la constitution du dossier n'entraîne pas automatiquement la délivrance de l'OK. Encore que l'administration consulaire n'a pas l'obligation de motiver le refus. Elle aurait au moins le sens républicain et responsable de pouvoir dire non en face et pourquoi. Ceci évitera bien entendu toute autre supputation ou sentiment de francophobie. Refuser, le dire et le justifier relève de la responsabilité de l'Etat.           Sinon ce sera le fait d'un fonctionnaire en mal d'autorité ou un aigri de l'histoire. C'est ainsi que la France, terre d'asile et de Robespierre, perdrait de sa crédibilité de grand Etat de Droit. Les parois de cet Etat s'égratignent justement au commencement du contact avec ses consulats. Heureusement que le temps sait faire les choses. L'on signale après chaque départ d'ambassadeurs ou de consuls de nettes améliorations.
Pour la France, le dilemme des visas serait un problème d'installation de population, de hantise d'établissement en France, de fléau social, de sécurité et... d'histoire.      L'immigration clandestine comme le terrorisme, la pauvreté, la drogue reste une conséquence d'une politique aux contours endo et exogènes. Un contrat et des conventions ont fait le cours de l'histoire, les binationaux de France et leurs progénitures d'origine non française feront progressivement et dans le long terme une autre France que celle exclusivement des Francs et des Gaulois.
Le visa pour les Algériens aurait à créditer le privilège du partenaire le plus favorisé (ayant été défavorisé 132 ans) à se moudre dans les interstices d'un protocole d'accord consulaire bilatéral accordant la fluidité et les garanties réciproques. Notamment aux étudiants.  Aux gens âgés. A cet effet, la déclaration d'Alger était venue quelque peu tempérer la rigueur par laquelle se géraient «la coopération humaine et la circulation des personnes» entre les deux pays qualifiées d'ailleurs comme un «domaine sensible». Qu'en est-il, ce jour d'une probable déclaration de Tlemcen ?
Les affaires : un bon centre d'intérêts
Le ministre algérien des affaires étrangères a souligné que la France «est déjà le premier fournisseur de l'Algérie et ses investissements sont en mesure de favoriser la création d'emplois et d'accompagner notre développement économique et social». Il a également indiqué que celle-ci a toujours encouragé le partenaire français à se positionner par rapport au marché algérien en décidant de s'y implanter davantage.
M. Medelci a déclaré, dans le même cadre, «nous avons veillé à réunir les conditions pour attirer l'investissement étranger, et nous comptons sur l'engagement et le dynamisme des entreprises françaises pour renforcer leur présence dans notre pays»
En 2010, l'espoir de tous les acteurs du partenariat algéro-français, des deux bords s'était trouvé raffermi par l'annonce faite sur la visite à Paris du président Bouteflika courant premier semestre où le PPI (protocole de promotion à l'investissement) initié en 2007 ; serait au menu avec le président Sarkozy.
Plusieurs émissaires français sillonnaient l'Algérie, dans le cadre de négociations après un long mutisme et presque une mise à l'écart. L'histoire rattrape tout un chacun dans son giron.
Il n'est plus question maintenant d'accord de cesser le feu, encore loin d'une négociation sur la paix des braves. L'heure est aux affaires. Au business. Là l'histoire ou le passé s'estompe un moment pour prendre l'apanage de l'intérêt économique. Le profit étant une notion naturelle arrive, somme toute à rompre tous les obstacles qu'aurait édifiés injustement une politique de conquête.
La conquête en ce temps présent est dans le marché. Au sein de l'esprit de l'entreprise. Voire dans ses entrailles. Mise à part une certaine froideur gisant dans la relation bilatérale d'ordre économique et commercial, qui aurait formé le canevas général des discutions ; celles-ci avaient eu lieu tout de même studieusement avec tout un panel réuni pour la circonstance ; à l'initiative de la chambre de commerce et composé essentiellement d'opérateurs économiques, d'industriels et d'hommes d'affaires locaux.
Ce furent sans aucun doute, les dispositions de la loi de finances complémentaire 2009 qui auraient mis en branle l'ensemble des acteurs d'outre mer. Les mesures ainsi prises par les pouvoirs publics algériens visaient selon les initiateurs à atteindre un objectif de rationalisation de la ressource nationale. Diversement appréciées, elles avaient fait couler beaucoup d'encre entre les différents avis. Le pays ne doit plus être perçu, disaient-ils comme un espace grégaire de consommation du made in ailleurs. Loin d'un protectionnisme sec et classique, l'Algérie avait voulu par ce chapelet législatif réduire le taux du mouvement à l'importation et assurer par ailleurs une certaine rentabilité efficiente dans l'ouverture de son marché.
Il y était aussi question de freiner le transfert de devises et d'éviter la constitution illégale d'avoirs à l'étranger que permettait le paiement libre. Certains, diront qu'il s'agissait là d'un « patriotisme économique ». Le même slogan est repris en ces jours par certains ténors à l'hexagone à propos de Gérard Depardieu et son exil fiscal. La suppression des crédits à la consommation alors, l'interdiction à l'importation d'engins de travaux publics usagés même rénovés sous garantie, la conteneurisation des marchandises et la consécration du crédit documentaire comme unique et exclusif moyen de paiements dans le flux financier international, seront en fait le noyau axial autour duquel gravitaient toutes les formulations, interpellations ou allocutions. De part et d'autre.
Le collectif national algérien posait alors en termes directs ses appréhensions quant à « l'effort timide » du partenaire économique français se limitant dans une entièreté quasi exclusive de prestataire de service ; à afficher par des actions concrètes sa ferme volonté d'investir davantage les multiples créneaux mutuellement avantageux.
Du tourisme et son développement local à l'hôtellerie et ses appuis infrastructurels ; au bâtiment et travaux publics, passant par l'industrie culturelle que peuvent constituer les mini séjours linguistiques, les débats étaient d'une richesse franche et loyale. Seulement l'on sentait que, le représentant diplomatique par ricochet tentait résolument d'esquisser une autre voie de compréhension et susciter la curiosité de l'audience à voir ailleurs que dans la partie entreprenariale française, l'éventualité d'une issue.
Quant au chargé des affaires économiques à l'ambassade de France de l'époque (2009) dans la peau d'un expert invétéré, il était plus aisé pour lui de dresser, chiffres à l'appui les mérites des 430 entreprises françaises (450 en 2011) et leurs filiales opérant sur le sol algérien. Une désolation sonnante cependant se laissera, sans résistance ; se dire lorsqu'il affirme « c'est un peu dommage pour la suppression du crédit à la consommation ». Le conseiller de l'ambassadeur tenait à faire remarquer face à une série du « pourquoi la France n'investit-elle que dans le service, à la limite dans la revente en l'état ? » ; qu'une industrie automobile nécessiterait un sous bassement de sous traitance incontestable entre équipementiers et autres. Il dira fraîchement « fabriquer des voitures est notre vœu ». Si ce n'est, aurions nous compris ; ce déficit à constater dans les secteurs secondaires et d'appui à même de soutenir l'industrie automobile.
Dans l'attente de cette supra-infrastructure, le souci actuel de la France commerciale, est de « développer une offre et un service » par la vente de véhicules écologiques et sécuritaires. Pour la présence réelle, il avait cité Lafarge, Saint Gobain. Là, l'expert, dans la conférence de presse tenue à l'époque, avait posé une question lancinante : savez-vous quel est le second exportateur national après Sonatrach ? Balbutiement
… tergiversation… hésitation… il rompra le silence : c'est Michelin!… À vérifier.
Regardons l'avenir : les peuples de demain
Ainsi plus que tout autre sujet, les questions économiques seront au cœur de ce voyage.
François Hollande veut établir une coopération économique durable entre les deux pays. Bouteflika aussi. Une quinzaine d'accords devraient être signés, suivis d'une feuille de route précise et qui engage dans le temps.
François Hollande fraîchement installé ne veut pas d'un voyage sans lendemain. Il devra comme pour plaire à ses détracteurs au moins arracher quelques bons de commande. Ceux-ci ne peuvent facilement être octroyés que si des « avantages » sont garantis en contrepartie. D'innombrables dossiers lient les deux pays.
Le processus de la refondation de la relation d'ensemble entre l'Algérie et la France tient pour objectif «l'instauration de rapports privilégiés et un partenariat d'exception». « L'Algérie est favorable à une réaction forte et dynamique avec la France» a fait savoir le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, «l'intensification du dialogue politique, pour définir l'orientation de la stratégie de coopération que nous ambitionnons de développer pour le long terme entre les deux pays» continue-il tout confiant et serein. Car il y a va de l
‘avenir des peuples, dans ce « long terme » appelés non seulement à être côte à côte, mais vivre ensemble. Dans la paix et la quiétude.
1-Déclaration d'Alger, Alger le 2 mars 2003, signée conjointement par les deux présidents, algérien et français.

Source Le Quotidien d’Oran El Yazid bDi

Le Pèlerin

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23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 07:28

Laissez moi regarder l’Algérie,

daira hussein dey

Que d’années à attendre, que d’années à espérer, à me demander quand viendrait le temps de te revoir et de t’aimer. J’attends ce renouveau qui viendra inonder mon cœur de joie , qui me rendra cette espérance engloutie dans les brumes de ma mémoire, là où les souvenirs s’estompent pour laisser place à l’amertume ..La tristesse m’envahit, m’ oppresse   et me désole car je t’ai perdu .Une perte cruelle, inimaginable et tenace qui s’éternise sans que je puisse faire le moindre geste pour l’atténuer. Je me sens totalement  dévoré par tout ce temps passé à essayer de faire le deuil de ce pays magnifique sans jamais y parvenir. Les rues de mon enfance sont inondées de soleil, les murs des maisons d’un blanc immaculé m’obligent à plisser les yeux  et j’aperçois  sur les balcons et terrasses  modestement fleuris du linge qui sèche dans le vent  qui vient de la mer avec un peu de fraîcheur ou de l’arrière pays  avec cette chaleur  pesante des jours d’Eté..Agités par le vent , les grands arbres qui bordent la place , se balancent et leurs ombres  solitaires et inquiétantes  se projettent sur le route. Je passe devant ma maison et j’aperçois le balcon et les volets bleus qui apparaîssent  derrières les branches  entrelacées  de l’oranger, du jasmin et du bougainvilliers . Je suis né ici..Je m’arrête un instant, une angoisse m’envahit vite dissipée par le flots de souvenirs  merveilleux  vécus ici..Les volets sont clos et semblent attendre que je revienne les ouvrir et que la vie que j’ai autrefois quittée recommence comme par magie .Il me vient à l’esprit cette nécessité de clore les fenêtres  en Eté pour empêcher la chaleur de pénétrer dans les maisons ., où sont les bouteilles posées sur le bord de la fenêtre et soigneusement enveloppées de chiffons copieusement mouillés  qui allaient nous permettre de boire frais ?.Je croule sous le bonheur, celui d’avoir retrouvé mes racines , celles qui lient à l’Algérie depuis  4 générations et qui avaient disparu «  comme ça » par un bel  Eté voilà 48 ans.. Je me souviens des dimanches où nous allions à la ferme de Louis et Camille au FIGUIER . Dans l’après midi nous partions tous  à la plage nous baigner et pour y accéder , nous empruntions un large et long sentier bordé de roseaux d’une hauteur extraordinaire . Au bout une grande  plage  de sable gris et une mer tiède sous un soleil éblouissant nous attendaient. Tante Camille avait un grand chapeau en paille, maman une superbe robe de couleur verte qui faisait ressortir  la blondeur de ses cheveux et le bleu de ses yeux..Assises sur le sable, elles parlaient et leur conversation était ponctuée de larges éclats de rire..Algérie notre terre, celle du bonheur et de la joie de vivre !. Pour atténuer la souffrance qui me taraude continuellement, je pense à tous les moments délicieux que j’ai vécus sur cette belle terre d’Algérie. Aussitôt, baigné dans cette atmosphère des jours heureux   , je me sens bien , apaisé, l’esprit serein, le cœur léger dans ce bond en arrière salutaire . Comme il est difficile de vivre loin de son pays. Laissez moi regarder ce soleil radieux, réconfortant et admirer cette mer si bleue , y  tremper ma main et porter à mes lèvres ce breuvage aux effets magiques  et instantanés qui  mettront  fin à mes interrogations.   Laissez moi enfin  caresser cette terre merveilleuse ,  y poser ma joue et échanger dans la complicité la plus totale un long baiser passionné, sous les chauds rayons de soleil ou  sous un ciel constellé d’étoiles toutes à portée de main. Regarde moi ma terre, parle moi. A tous les instants de ma vie et dans toutes circonstances, je t’ai cherchée  pour me réfugier prés de toi et trouver  le réconfort et le courage de poursuivre cette vie monotone qui m’a progressivement enveloppé de ses tentacules étouffantes et obsédantes qui m’ ont  retenu  loin de toi. Oh ! merveilleuse Algérie, tu as su nous faire tomber  sous ton charme , et déposer  dans le cœur de chacun d’entre nous  des milliers de souvenirs indéfectibles  précieusement  dissimulés dans nos bagages au moment du départ que je croyais provisoire mais qui est vite devenu définitif.Ils allaient durant des années nous permettre de renaître et tenter de sourire. Moment tragique et douloureux de notre existence , les longues files d’attente sur le port dans l’espoir d’obtenir d’hypothétiques billets de transport , les embarquements au milieu des cris et des pleurs .Sur nos visages ravagés par les larmes pouvaient se lire le désespoir et l’incertitude du lendemain. La mode à l’époque n’était pas à l’intervention de psychologues  ou autres et dieu sait combien nous en avions besoin, mais à celle des panneaux insultants , dégradants et hostiles à notre arrivée..Toi le pied noir, part avec ta famille , ton baluchon et tes maigres économies  .Quitte tes racines ,franchit la mer et parcours les routes, les villes et les villages à la recherche d’un coin pour poursuivre ta vie et y finir tes jours. Au plus fort de ta douleur, quand les difficultés de la vie se feront cruelles et exigeantes , sans aucune honte laisse couler tes larmes. Tu vas souffrir mais au bout du compte tu auras peut-être la chance de trouver le bonheur et la sérénité que tu recherchais pour partir vers l’avenir et tes souvenirs d’Algérie quand tu auras besoin de retrouver le passé..Il faut oublier dit-on, il faut regarder vers l’avenir mais peut-il y avoir un avenir sans qu’il y ait un passé ?......Algérie ma belle, Algérie éternelle, Algérie que j’aime, je te l’ai  dit et te le dis encore, ne me quitte pas ..  

Serge Molines Septembre 2010

Merci Serge pour ce si joli texte

Le Pèlerin

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23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 06:15

Selon le président du directoire d’Equipag

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Suite à la signature d’un accord mercredi dernier, la société mixte algéro-française Renault Algérie Production verra le jour en janvier 2013, a indiqué M. Bachir Dehimi, président du directoire de la société de gestion des participations équipements industriels et agricoles (Equipag) à l’APS. Cette société mixte aura pour tâche de gérer et développer l’usine d’automobiles du constructeur Renault à Oued Tlélat (Oran), selon le même responsable. «En janvier 2013, la société mixte sera créée. On l’a appelée Renault Algérie Production.
Cette société de droit algérien sera enregistrée, sachant que le pacte d’actionnaires est prêt, de même que les statuts», a affirmé  M. Dehimi. étenue à hauteur de 51% par la partie algérienne via la Société nationale des véhicules industriels (Snvi, 34%) et le Fonds national d’investissement (FNI, 17%), et à 49% pour le constructeur français, ce joint-venture produira au démarrage 25 000 véhicules/an, puis 75 000/an avant d’arriver à 150 000 véhicules/an dix ans après l’entrée en production. Le communiqué du ministère de l’Industrie, de la PME et de la Promotion de l’Investissement, note que le pacte d’actionnaires relatif au projet a été paraphé le 9 décembre, puis signé mercredi dernier lors de la visite du président français, François Hollande, en Algérie. Quant aux investissements prévus dans la réalisation du projet, le ministre de l’Industrie de la PME et de la Promotion de l’Investissement, M. Cherif Rahmani, a tenu à préciser que déterminer «le montant du capital et de l’investissement (du projet) relève de la société commune». «Le ministre n’a pas et ne peut pas donner de chiffres concernant l’investissement parce que ce montant du capital et de l’investissement relève de la société commune», a-t-il déclaré.

Par ailleurs, M. Dehimi a précisé que le premier véhicule sortira de l’usine «18 à 24 mois» après le lancement de la réalisation du complexe industriel, qui s’étalera sur une superficie de 150 hectares». «En décembre 2014, nous sortirons le premier véhicule. C’est-à-dire dans deux ans, soit la période qu’il nous faut pour la réalisation de l’usine», a-t-il ajouté. 

Le même responsable a souligné en outre que l’objectif de la partie algérienne à travers l’implantation de cette usine est de réduire les importations de véhicules. «Ce projet va permettre, à terme, de réduire la facture de nos importations. L’Algérie a réalisé ce projet pour satisfaire son marché et substituer aux importations, tout en créant de l’emploi aux Algériens», a-t-il conclu.  

Source la Tribune Smaïl Boughazi 

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22 décembre 2012 6 22 /12 /décembre /2012 02:58

Extension de la ferme «Aqua Sol»
ferme-aquacole.jpg

 

Plan - Un projet d’extension de la ferme aquacole «Aqua Sol» de Sbiaat relevant de la commune de M’saïd (30 km de Aïn Témouchent) est en cours de lancement.

Cette extension consiste en la mise en place de cages flottantes pour développer davantage l’aquaculture dans cette région aux potentialités avérées, a-t-il précisé. Après l’accord du ministère de la Pêche et des Ressources halieutiques et de la direction locale du secteur à Aïn Témouchent, les responsables de cette ferme ont lancé les procédures de concrétisation de cet important projet, a-t-il ajouté. Cette action s'ajoute au succès du projet de réalisation de la ferme «Aqua Sol», entrée en exploitation en mai dernier et dont la commercialisation des produits est prévue en mai prochain. Cette période coïncidera avec l’aboutissement de la taille marchande réglementaire des poissons, précisément la daurade, le loup de mer et le maigre. Elle pourra même avoir lieu dès le mois de janvier 2013, pour désengorger les 72 bassins des deux plateformes actuellement riches en ressources halieutiques, a-t-on encore souligné. Première du genre au niveau national, cette ferme est entrée en phase d’exploitation avec l’importation de 300 000 alevins de daurade, 300 000 autres de loup de mer et 50 000 maigres pour favoriser les premières reproductions. Ces poissons marins feront l'objet de prégrossissement et grossissement. Par ailleurs, ce projet a généré à présent 30 postes d’emploi directs. A plein régime, cette ferme emploiera 120 travailleurs sans compter les emplois indirects, selon ses responsables.
Outre une capacité de production théorique de 1 000 tonnes/an, «Aqua Sol» dispose d’une écloserie de quatre millions d'alevins, ce qui lui permettra d’approvisionner les autres fermes aquacoles du pays, et fonctionne avec une technologie de pointe en la matière. Elle est dotée aussi d’une petite station d’épuration et de décantation pour protéger l’environnement marin. La wilaya de Aïn Témouchent a recensé 13 sites pour le développement de l’aquaculture dont deux ont été validés par la commission concernée du ministère de tutelle. Il s’agit de ceux de M’saïd et Rachegoune, selon le directeur de la pêche et des ressources halieutiques, qui a affirmé que, dès à présent, les investisseurs bénéficieront de terrains et ne rencontreront aucun problème lié au foncier.

Source Infosoir R.L. APS

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22 décembre 2012 6 22 /12 /décembre /2012 02:41

Dans une lettre adressée au conseil national

Ait Ahmed

 

Le président du Front des forces socialistes, Hocine Aït Ahmed, a décidé de mettre fin à sa carrière politique, et ce, dès le premier trimestre 2013, échéance qu’il fixe pour la tenue du 5e congrès du parti. A bientôt 87 ans, l’homme est le doyen de toute la classe politique en Algérie et l’un des militants du mouvement national.

Dans une lettre adressée aux membres du conseil national du FFS, réuni en session extraordinaire hier vendredi, Aït Ahmed écrira, de Lausanne, où il réside depuis 1965 : «Mes convictions et ma ferveur sont toujours aussi vivaces qu’aux premières heures de mes soixante-dix ans de militantisme. Mais les cycles de la vie s’imposent à tous. Je dois ainsi vous dire que le moment est venu pour moi de passer le témoin et que je ne me présenterai pas à la présidence du parti pour le prochain exercice.» Mais contrairement à Réda Malek et à Saïd Sadi, les deux seuls grands leaders qui ont volontairement quitté la présidence de leurs partis respectifs, l’ANR et le RCD, Aït Ahmed avertira toutefois : «Je reste encore, bien entendu, à l’écoute des militantes et des militants et en relation de confiance avec le comité d'éthique et le secrétariat national à qui je demande d’engager dès maintenant le processus du 5e congrès (…)» Un «comité d’éthique» que des militants du parti n’hésitent pas à appeler «cabinet noir» via lequel Aït Ahmed a dirigé le parti depuis des années. «Je resterai, dans l’avenir, toujours proche de vous dans la réflexion et l’action, en particulier avec la collaboration de mes enfants dans le cadre de la Fondation Aït Ahmed que j’ai décidé de créer.» Le patron du FFS qui, en mai 2011, avait secrètement négocié avec Bouteflika à l’occasiod’un séjour «discret» à Alger, la participation de son parti aux élections législatives et locales, n’a, dans sa lettre d’hier, à aucun moment eu recours à son style «incisif» qu’il réserve habituellement au pouvoir. Curieusement, le pouvoir, «civil» comme «militaire», est totalement épargné dans la missive du chef du FFS qui préfère, cette fois, attirer l’attention sur la crise dans la région du Sahel qui doit constituer une préoccupation majeure du congrès,enjoignait- il à son conseil national.

Source Le Soir d'Algérie Kamel Amarni

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22 décembre 2012 6 22 /12 /décembre /2012 02:29

Au boulot!

Ahmed Fattani

 

 

Veni, vidi, vici! Comme César, Hollande triomphe. Brève, enthousiaste et fructueuse, sa visite en Algérie a été un franc succès. Au plan moral comme au plan politique, ces retrouvailles de deux jours ont exhumé les restes d'un passé mal assumé de ce qui fut et reste l'Algérie «cette boîte à chagrin», comme l'avait si bien qualifiée De Gaulle.
Ce discours de vérité n'a pas été suivi d'excuses officielles. Dont acte. Combien le courage politique a ses limites. On le savait très adroit, on l'a découvert génial, ce François Hollande, jeudi, dans son adresse aux représentants algériens. Son discours était fort, dense, inédit dans les annales des relations tumultueuses entre Algériens et Français.
Dès l'après-midi du jour de son arrivée, dirigeants et patrons de presse algériens avaient pressenti le tour de passe-passe des communicants de l'Elysée dans la conférence de presse de Hollande. Ses déclarations aux journalistes n'avaient pour but, en réalité, que de préparer les opinions des deux peuples, désamorcer toute déception, surtout algérienne, et de prévenir qu'il ne fallait pas s'attendre à des excuses officielles de la France pour les 132 ans de colonisation et les huit ans de guerre avec tout leur cortège de crimes. Il ne pouvait ignorer que l'attente était grande chez les parlementaires algériens de le voir prononcer, là au Palais des nations, à quelques encablures seulement de Sidi Fredj, lieu de débarquement des troupes françaises en 1830, le mot repentance. Irait-il jusqu'à décevoir leurs attentes? Mais il leur promettait, en revanche, pour le lendemain, un discours de vérité. Reconnaissons-le, il l'a fait avec brio. Face aux parlementaires algériens, il a tenu un discours magistral de haute tenue que seul pouvait faire un homme d'Etat dans des circonstances historiques aussi exceptionnelles. A le relire, c'est un morceau d'anthologie.
Du courage, le président français en avait! Prononcer ces paroles au moment où son gouvernement, après six mois au pouvoir, fait face à de sérieuses difficultés et dans une conjoncture sondagière défavorable, c'est reconnaître à l'homme politique qu'il a du coffre.
Exit donc les peurs des haines recuites et des colères de la droite et de l'extrême droite françaises, des nostalgiques de l'Algérie de papa des rapatriés aux harkis.
Hollande n'a pas été avare de mots. De vérités. Comme un accusé devant le juge, il a tout déballé. Jusqu'aux lourds secrets de famille. «Oui! on a tué, torturé, volé, pillé, exploité, agressé pendant cette longue nuit coloniale de 132 ans.» Comme pour alléger sa conscience, il ajouterait: «C'est criminel! Totalement immoral!» Fermé le rideau. C'est l'aveu! Mais point de pardon.
Il est soulagé d'avoir fait passer à la France, à toute la France, son examen de conscience après cinquante ans d'attente, de louvoiement, de dépit et de reniement.
La parole présidentielle a été démultipliée à travers toutes ses rencontres avec la société civile, les députés, la presse, les dirigeants politiques et d'entreprises.
Il a fallu, pour arriver à cette station, déjouer toutes les chausse-trapes et fripouilleries qui ont pollué durant cinquante longues années le climat déjà délétère entre Algériens et Français.
A cette situation enkystée, la vérité commence à se faire jour par bribes.
Il faut changer! Le président Hollande n'a pas déplacé le curseur, il l'a remis sur les vrais problèmes pour clore cette tyrannie du statu quo et la culture de l'interdit.
Jamais discours, en cinquante ans d'indépendance, n'a soulevé, de la part d'un dirigeant français en visite en Algérie, une telle intensité passionnelle.
Après ça, le peuple français aura-t-il les capacités d'entamer, enfin, le long chemin de la Rédemption? Maintenant, il ne reste plus aux dirigeants des deux pays que de passer de la rhétorique aux actes.

Source L’Expression Ahmed Fattani

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22 décembre 2012 6 22 /12 /décembre /2012 02:26

Algérie - Tlemcen réserve un accueil très chaleureux à François Hollande

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Les deux chefs d’Etat algérien et français ont été très chaleureusement accueillis, aujourd’hui jeudi, à Tlemcen. Une foule estimée à plus vingt mille personnes ramenées des cinquante trois communes de la wilaya, étaient parquées tout le long de l’avenue Akid Lotfi, depuis les premières heures du jour.

Des troupes folkloriques de toute l’Oranie étaient là pour la grande ambiance. A son arrivée, François Hollande a reçu des mains du président de l’APC de Tlemcen les clés de la ville.

Après un bain de foule impressionnant, la délégation présidentielle s’est déplacée à la faculté de médecine de l’université Abou Bekr Belkaïd où M. Hollande a reçu la haute distinction du docteur Honoris Causa de la main du recteur M. Ghouali « M. Hollande est un président capable d’apporter un regard lucide sur l’avenir et sur les vicissitudes du passé » dira ce dernier avant d’offrir à l’hôte de l’Algérie des ouvrages »

Prenant la parole, le président français dira d’emblée « Avec M. le président Bouteflika, nous avons descendu les avenues de Tlemcen la main dans la main, avec le sentiment de faire l’histoire ensemble. Je suis particulièrement sensible de l’accueil chaleureux qui m’a été réservé si chère au président Bouteflika. En m’honorant du titre du docteur Honoris causa, c’est la France que vous honorez» Et de rappeler les richesses et l’histoire de Tlemcen.

S’adressant aux étudiants, il dira « La jeunesse est la richesse de l’Algérie. C’est un immense atout. Vos parents et beaucoup parmi vous ont vécu des moments douloureux pendant des années, mais vous êtes sortis victorieux de ce combat et le mérite revient au président Bouteflika… » Et d’ajouter « Bien sûr que nous pouvons vous accueillir chez nous en France, mais l’avenir des Algériens est en Algérie ! » Avant de conclure par : « Nous avons un avenir à construire ensemble, ayez confiance »

A la fin de son discours, le chef de l’Etat français s’est payé une « escapade » au palais Mechouar…

Source El Watan Chahredine Berria

Le Pèlerin

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