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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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27 août 2015 4 27 /08 /août /2015 17:57

Là-bas ……Mon Pays. …..l’Algérie… 


 

Algérie ….J’ai quitté mon Pays

Mes souvenirs sont courts,
Mais ils pèsent lourds.
Ils sont présents comme une tristesse
Ils me hantent à toute vitesse.

Ils passent comme des étoiles filantes
Dans le ciel de ma mémoire brûlante.
Mon passé me poursuit la nuit,
Où mes rêves enfouis font du bruit.

Je revois mon beau pays perdu,
Où les âmes trahies se sont tues.
L’abandon, la fuite, le silence,
La raison n’admet pas cette violence.

Terre d’asile pour enfants déracinés,
Nombreux t’ont rejoint pour s’enraciner.
Pionniers et bâtisseurs dans l’âme,
L’empreinte de leur labeur clame.

Ignorer, salir notre présence,
Soulève la révolte comme une sentence.
Nous étions enfants bénis de cette terre,
Enfants bannis, l’histoire nous enterre.

L’exil demeure notre destin.
L’oubli un parjure clandestin,
Pour honorer la terre ancestrale,
Celle qui fut notre force vitale.

Crier la vérité qui nous empoisonne,
Dénoncer l’Histoire qui nous emprisonne.
C’est notre devoir, notre victoire,
Au nom de toute notre Histoire.


Camille

Le Pèlerin

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27 août 2015 4 27 /08 /août /2015 12:56

Quand le professeur Paquito fait de la philologie... ou l'étude du verbe "mettre" dans le vocabulaire Pied-Noir

Il nous avait compris......Il nous.......!!!!!!!

Il nous avait compris......Il nous.......!!!!!!!

Le verbe "mettre" a connu dans la lexicologie pied-noire, une évolution sémantique particulière et son emploi a rapidement pris dans la langue de là-bas, une importance considérable.
Abondamment utilisé dans le truculent langage de chaque jour, ce verbe avait une signification suffisamment explicite pour que l'on ne soit pas tenté d'avoir le mauvais goût de vouloir éclairer le lecteur innocent sur une certaine valeur érotico-péjorative. Chacun, en Piednoirie, connaissait cette valeur. Et c'est tellement vrai qu'il n'arrivait que très rarement - et encore fallait-il être vraiment distrait - que l'on demandât, au milieu d'un groupe, lorsqu'un objet quelconque devenait embarrassant : "Où je le mets ? ..." Il ne manquait jamais quelque malin pour vous répondre- le plus gentiment du monde, d'ailleurs - avec la sollicitude de celui qui apporte une solution à votre problème : "Tu te le mets là où je pense..!". Il n'y avait dans cette réponse, ni méchanceté, ni agressivité vis-à-vis de l'autre. C'était tout simplement un réflexe conditionné, à l'état pur, provoqué par l'audition du fameux verbe "mettre".
Lorsque celui qui avait posé la question était un personnage à manipuler avec précaution, un supérieur hiérarchique, par exemple - d'ailleurs, il ne disait pas : "Où je le mets ?...", mais : "Où dois-je donc le mettre ?..." - personne ne répondait ; il s'instaurait un silence épais, métaphysique, où chacun, prenant un air dégagé dans l'attente qu'un audacieux se décide, évitait de croiser le regard du voisin, car il aurait pu y lire très clairement la réponse à la question posée.

Jeune officier instructeur au 2ème Zouaves, au Quartier Magenta d'Eckmühl-Oran, alors que je venais de démonter un fusil mitrailleur, modèle 24-29, et que je procédais à son remontage au milieu d'un cercle attentif de jeunes recrues, tenant à la main un long boudin métallique, je déclarais sans faire attention : "Ceci est un ressort récupérateur ; où dois-je le mettre ?..."
Un silence embarrassé suivit la question. Les jeunes Bretons, Lorrains et gars du Nord qui m'entouraient, supputaient les différentes possibilités d'emplacement de la pièce en question. Mais comme la réponse tardait à venir, je levai les yeux et... je vis alors, sur le visage épanoui d'Armand V..., le boulanger de Bab-el-Oued, le seul Pied-Noir de ma section, un sourire béat qui en disait long...

Je compris aussitôt qu'il "savait" ou je devais "me" mettre le ressort récupérateur.
Autour de nous, dans leur candeur infinie, les "petits Français" n'avaient rien vu, rien entendu, rien compris...

Parti donc du registre érotique le plus trivial, le verbe "mettre" a conquis en quelque sorte des lettres de noblesse en prouvant son utilité en des domaines aussi relevés que peuvent l'être la Sociologie, la Politique, la Morale ou l'Histoire, domaines nécessitant la détermination d'une hiérarchie de valeurs.

En Sociologie, par exemple... les spécialistes de toutes écoles, examinant les structures d'une société, procèdent à des classements variés de peuples, de races, d'ethnies, de religions, de communautés, de conditions sociales, de groupes, de sous-groupes, et j'en passe...

Le Pied-Noir ne s'est jamais éparpillé en de telles considérations. Il a toujours classé les gens, en deux grandes catégories : "Ceux à qui on la met" et "Ceux à qui on la met pas".

Les sociologues ne trouveront sans doute pas dans ces raccourcis, l'explication rationnelle de la lutte des classes, des conflits de génération, des différences entre partis de droite et partis de gauche, ou de l'évolution des mouvements d'opinion, à l'intérieur d'un pays. Mais le colossal effort de simplification, apportée par la pensée pied-noire de la première moitié du XXème siècle, dans une discipline aussi complexe, ne saurait échapper à personne. En politique, le verbe "mettre" a toujours présidé aux multiples débats, empoignades et face à face, quand ce n'était pas corps à corps, qu'engendrait la moindre campagne électorale. Le programme d'un parti, la personnalité des hommes qui pouvaient l'animer, la plate-forme des revendications qu'il fallait soutenir, ont toujours été là-bas des éléments de second plan. Fallait-il, en effet, pour se déterminer dans un choix politique, savoir si l'on allait changer dans la stabilité ou se stabiliser dans le changement, s'aventurer dans la stagnation ou stagner dans l'aventure, continuer dans le progrès ou progresser dans la continuité ?... Les critères du Pied-Noir étaient plus simples et se ramenaient à ces constatations de bon sens
1° "Tous ceux qui sont dans la politique, ils te la mettent." 
2° "Il faut choisir çuila qui te la met le moins."
3° "Encore content, s'il laisse pas que les autres, ils te la mettent aussi."
A partir de là s'est manifestée, au sein de la société Pied-Noire, l'élaboration de toute une hiérarchie de valeurs professionnelles, religieuses, sociales, énoncées en quelques principes clairs, ne souffrant la moindre contestation et que seuls, "les événements d'Algérie" sont venus bouleverser, après plus d'un siècle de tranquillité qui, sans atteindre la "pax romana", n'en était pas moins l'expression sereine de la bonne conscience d'un peuple "L'ouvrier qui travaille pas, pas besoin de syndicat pour ça, il la met au patron, tous les jours ; mais le patron c'est toujours le plus fort parce qu'il lui met à l'ouvrier à la fin du mois." "
"De toutes les façons - concluait-on avec une philosophie à l'opposé de toutes ces manifestations qui fleurissent de nos jours, aussi bruyantes que stériles - d'accord ou pas d'accord, le gouvernement, il la met à tout le monde." 
Selon certains chercheurs, cette philosophie prendrait ses sources dans l'Antiquité greco-latine. Ainsi, Roland Bacri, dont le sérieux des travaux n'est pas à mettre en doute, attribue à l'historien Suétone, dans son dictionnaire pataouète de langue pied-noir, le Roro, la phrase suivante : "A César, personne y lui met !".

Enfin, ce verbe "mettre" appartient à l'Histoire. Il fut "mis" (sans redondance inutile) à l'honneur dans l'un des faits d'armes du corps franc des Français libres juifs de la division Leclerc. Ces soldats, qui avaient quitté clandestinement l'Algérie et avaient débarqué parmi les premiers en Normandie, toujours volontaires pour les coups durs, servaient d'éclaireurs à la fameuse division blindée. Le fait m'a été rapporté par mon ami Roger Gabbay - que l'Eternel lui donne une place de choix au paradis.
Un soir, leur commando de cinq hommes, sous les ordres d'un sergent bônois, arriva aux abords d'un petit village d'Alsace. Leur mission : savoir si l'ennemi l'avait évacué ou si, au contraire, il en avait fait un point d'appui. Tandis qu'ils progressaient, un volet s'entrouvrit avec précaution presque au-dessus d'eux et, alors qu'ils s'apprêtaient déjà à tirer, une vieille femme apparut qui leur fit signe de se glisser dans sa maison. Là, elle leur dit que les Allemands s'étaient retranchés dans la partie haute du bourg. Comme ils avaient reçu l'ordre de rester sur place en observation, ils acceptèrent l'offre de la vieille Alsacienne de s'installer dans le grenier de sa maison d'où l'on découvrait tout mouvement dans le village.

" Ah ! Mes enfants ! Que je suis heureuse de voir des petits Français ! Tenez ! ... Tenez ! ..." disait leur hôtesse, et ouvrant un placard, elle en sortit toutes les provisions qu'elle avait jalousement cachée aux Allemands...

Après un plantureux repas qui changeait bien nos héros de leurs rations militaires, la vieille dame voulut encore les installer pour la nuit. Elle leur distribua toutes les couvertures disponibles et, pour qu'ils puissent s'éclairer, elle ouvrit une boite de bougies qu'elle avait précieusement conservée pendant toute la durée de la guerre. Après avoir tendu à chacun des cinq sa bougie, il lui en restait une dans la main.
" Il m'en reste une, dit-elle, où voulez-vous que je la mette ?..." 
Alors, le sergent bônois, ne laissant à personne l'initiative de la réponse, s'écria précipitamment :
" Entontion vous autres ! Cette femme, elle a été formidable, avec nous !... Si y'en a un qui lui dit où il faut qu'elle la mette, je lui donne sa mère !. 

Et voilà comment le verbe mettre s'est introduit - pour ne pas écrire s'est mis - dans l'un des innombrables faits d'armes de ces courageux, dans l'épopée de ces hommes, venus des colonies pour défendre le pays et libérer la mère patrie... Le lendemain, le village était pris... Aux Allemands, on leur avait mis !... 

Professeur Paquito - Université de la Calère

Echo de l'Oranie 281 - juillet août 2002

Le Pèlerin

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19 août 2015 3 19 /08 /août /2015 16:44

De la relative importance d’une mauvaise conduite…. 

Huour - Tout est relatif, disais Albert  Einstein

C'est une mère qui rentre dans la chambre de sa fille et qui trouve, sur le lit vide, une lettre. Elle imagine tout de suite le pire. Sur la lettre, la fille a écrit :
"Chère maman chérie, je t'écris pour te dire que j'ai, malheureusement, quitté la maison pour aller vivre avec mon petit copain.
S'il te plaît, ne me cherche pas ! Nous allons former une très grande famille dans sa caravane dans la forêt.
Et oui maman je suis enceinte enfin, ne t'inquiète pas j'ai déjà 18 ans ! Je suis une adulte et le manque d'expérience que j'ai, mon copain le comblera du haut de c'est 44 ans.
Bon je te laisse, je vais prendre l'avion pour aller à l'étranger chez les parents de mon copain. Je reviens dans un an et demi pour te présenter tes petits-enfants.
Je te fais d'énormes bisous
Claire

PS : je te raconte des conneries. Je suis chez les voisins, c'était juste pour te dire que dans la vie il y a des choses BEAUCOUP plus importantes que le bulletin scolaire, que tu trouveras sur la table de nuit...
je t'aime très très fort

Le Pèlerin

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17 août 2015 1 17 /08 /août /2015 16:18

L’histoire de France qui ne figure dans aucun manuel !

Le saviez-vous ? 
La prochaine fois que vous vous laverez les mains et que vous trouverez la température de l'eau pas vraiment agréable, ayez une pensée émue pour nos ancêtres...


 

Société - Et dire qu’aujourd’hui l’on se plaint de la crise… ! 1/2

Voici quelques faits des années 1500 :

 

Société - Et dire qu’aujourd’hui l’on se plaint de la crise… ! 1/2

La plupart des gens se mariaient en juin, parce qu'ils prenaient leur bain annuel en mai et se trouvaient donc encore dans un état de fraîcheur "raisonnable" en juin.
Mais évidemment, à cette époque, on commençait déjà à puer légèrement et c'est pourquoi la mariée tentait de masquer un tant soit peu son odeur corporelle en portant un bouquet. 
C'est à cette époque qu'est née la coutume du bouquet de la mariée. 
Pour se baigner, on utilisait une grande cuve remplie d'eau très chaude.


 

Société - Et dire qu’aujourd’hui l’on se plaint de la crise… ! 1/2

Le Maître de maison jouissait du privilège d'étrenner l'eau propre ; suivaient les fils et les autres hommes faisant partie de la domesticité puis les femmes et enfin les enfants... 
Les bébés fermaient la marche. À ce stade, l'eau était devenue si sale qu'il aurait été aisé d'y perdre quelqu'un... D'où l'expression « Jeter le bébé avec l'eau du bain » ! 
En ces temps-là, les maisons avaient des toits en paille

Société - Et dire qu’aujourd’hui l’on se plaint de la crise… ! 1/2

Parfois même la maison n'était qu'un toit.

 

Société - Et dire qu’aujourd’hui l’on se plaint de la crise… ! 1/2

C'était le seul endroit où les animaux pouvaient se tenir au chaud.
C'est donc là que vivaient les chats et les petits animaux (souris et autres bestioles nuisibles), dans le toit.
Lorsqu'il pleuvait, celui-ci devenait glissant et il arrivait que les animaux glissent hors de la paille et tombent du toit.
D'où l'expression anglaise " It's raining cats and dogs " ("Il pleut des chats et des chiens"). 
Pour la même raison, aucun obstacle n'empêchait les objets ou les bestioles de tomber dans la maison.
C'était un vrai problème dans les chambres à coucher où les bestioles et déjections de toute sorte s'entendaient à gâter la literie.
C'est pourquoi on finit par munir les lits de grands piliers

Société - Et dire qu’aujourd’hui l’on se plaint de la crise… ! 1/2

Et ce afin de tendre par-dessus une toile qui offrait un semblant de protection.
Ainsi est né l'usage du ciel de lit ; bien évidemment, les plus pauvres devaient s'en passer...

À cette époque, on cuisinait dans un grand chaudron

Suite voir Blog suivant

Le Pèlerin

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17 août 2015 1 17 /08 /août /2015 16:04

Suite du blog précédent

Le Chaudron

Société - Et dire qu’aujourd’hui l’on se plaint de la crise… ! 2/2

Le Chaudron était perpétuellement suspendu au-dessus du feu.
Chaque jour, on allumait celui-ci, et l'on ajoutait des ingrédients au contenu du chaudron.
On mangeait le plus souvent des légumes, et peu de viande.
On mangeait ce pot-au-feu le soir et laissait les restes dans le chaudron.
Celui-ci se refroidissait pendant la nuit et le cycle recommençait le lendemain.
De la sorte, certains ingrédients restaient un bon bout de temps dans le chaudron...
Les plus fortunés pouvaient s'offrir des assiettes en étain.

Mais les aliments à haut taux d'acidité avaient pour effet de faire migrer des particules de plomb dans la nourriture, ce qui menait souvent à un empoisonnement par le plomb (saturnisme) et il n'était pas rare qu'on en meure.
C'était surtout fréquent avec les tomates ce qui explique que celles-ci aient été considérées pendant près de 400 ans comme toxiques.

Le pain était divisé selon le statut social.
Les ouvriers en recevaient le fond carbonisé, la famille mangeait la mie et les hôtes recevaient la croûte supérieure, bien croquante.

Société - Et dire qu’aujourd’hui l’on se plaint de la crise… ! 2/2

Pour boire la bière ou le whisky, on utilisait des gobelets en plomb.
Cette combinaison mettait fréquemment les buveurs dans le coma pour plusieurs jours !

Société - Et dire qu’aujourd’hui l’on se plaint de la crise… ! 2/2

Et quand un ivrogne était trouvé dans la rue, il n'était pas rare qu'on entreprenne de lui faire sa toilette funèbre.
Il restait ainsi plusieurs jours sur la table de la cuisine, où la famille s'assemblait pour boire un coup en attendant que l'olibrius revienne à la conscience : d'où l'habitude de la veillée mortuaire

Société - Et dire qu’aujourd’hui l’on se plaint de la crise… ! 2/2

La Grande-Bretagne est en fait petite et à cette époque, la population ne trouvait plus de places pour enterrer ses morts; Du coup, on déterra des cercueils et on les vida de leurs ossements qui furent stockés dans des bâtiments ad hoc afin de pouvoir réutiliser les tombes. 
Mais lorsqu'on entreprit de rouvrir ces cercueils, on s'aperçut que 4 % d'entre eux portaient des traces de griffures dans le fond, ce qui signifiait qu'on avait enterré là quelqu'un de vivant.

Dès lors, on prit l'habitude d'enrouler une cordelette au poignet du défunt reliée à une clochette à la surface du cimetière ; et l'on posta quelqu'un toute la nuit dans les cimetières avec mission de prêter l'oreille et c'est ainsi que naquit là l'expression

« sauvé par la clochette ». 
C'est une grenouille en marbre sculptée sur un bénitier à l'entrée de la cathédrale de Narbonne qui est à l'origine de l'expression imagée « grenouille de bénitier ».  

Qui a donc dit que l'histoire était ennuyeuse ?

Merci à Valérie….Qu’elle en soit remerciée

Le Pèlerin 

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17 août 2015 1 17 /08 /août /2015 13:52

Un Ecossais passe par la Belgique pour se rendre au Paradis 

Humour - Les blagues du jour

Ça se passe ainsi avec les Ecossais

Un Ecossais et un Belge déjeunent à la cantine de leur société. Au dessert, le premier, après avoir épluché sa poire, en aligne les pépins sur la table.

Le Belge s’en étonne, alors l’Ecossais lui explique :

- Tu ne sais pas que les pépins mangés à part rendent intelligent ?

- Non ! Je ne savais pas… Je veux essayer !

- D'accord ! Ça te coûteras 5 euros le pépin et il y en 8, ça fait 40 euros.

Le Belge paie et mange les pépins.

Soudain, il fait une remarque:

- Tout de même… Tu me prends pour un idiot ! Pour 40 euros, j’aurai pu acheter quelques kilos de poires !...

- Tu vois, les pépins commencent à faire de l’effet !...

********

Un homme, tout souriant, entre dans le commissariat de son quartier :

- Je viens déclarer que ma femme a disparu depuis un an.

- Un an ? Et vous ne pouviez pas venir plus tôt !

- Non ! C’était trop beau… Je n’osais pas y croire !

********

 Une jeune mariée sanglote dans les bras de sa mère :

- Tu sais maman, il n’est pas si méchant. Quand je lui ai dit que je retournais chez ma mère, il m’a appelé un taxi et il a même réglé la course d’avance.

********

De passage à Paris, un Anglais achète un perroquet.

Une semaine plus tard, le vendeur reçoit de Londres une lettre du client qui se plaint d’avoir été abusé : son perroquet ne parle pas !

Consciencieux, le vendeur part à Londres pour vérifier.

Il s’approche de la cage :

- Alors Coco ?

Tu as perdu ta langue ?

Et le perroquet répond : Dis-moi, tu te vois toi, appendre l’anglais en une semaine !

********

Deux amis discutent :

- C'est ta voiture ?

- Oui et non.

- Comment ça ?

- Pour les courses, c’est celle de ma femme, pour aller en boite, celle de ma fille et, pour le football, c’est celle de mon fils. Pour le plein d’essence, c’est la mienne !...

********

 Une femme dit à son mari :

- As-tu remarqué ? Chaque fois que nous allons chez ma mère à l’improviste, elle n’est pas chez elle ! Comment expliques-tu ça ?

- La chance, ma chérie, tout simplement !

  ********

 Deux amies se rencontrent :

- Je suis épuisée… Mon mari est malade, je dois le surveiller jour et nuit !

- Tu n’as pas pris une infirmière

- Si, justement !...

********

Une femme arrive au paradis. Saint-Pierre l’interroge :

- Pensez-vous avoir bien mérité le paradis ?

- Oui. J’ai été une bonne épouse pendant 40 ans et bien élevé mes 6 enfants.

- Entrez, chère Madame !

Alors que Saint-Pierre va fermer la porte, un homme se présente :

- Saint-Pierre, j’ai entendu ce que vous venez de dire à cette dame. Moi, j’ai été marié 4 fois…

Saint-Pierre l’interrompt sèchement :

- Pas question d’entrer !

Ici, on reçoit les martyrs, pas les idiots !

Le Pèlerin

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16 août 2015 7 16 /08 /août /2015 19:10

Le Savon à barbe basque

Les soins quotidiens de la peau et l’écologie

Je me suis rendu récemment à Ciboure, une charmante ville qui jouxte Saint Jean de Luz pour y retrouver la famille de mon fils Philippe.

Il y réside en compagnie de son épouse Nathalie et de leurs charmantes filles Mahaut et Mila. 

Incidemment j’y ai rencontré Jean Serge Saint-Avit qui ne perd pas une minute pour occuper son temps, que ce soit dans le Social l’écologie ou l’innovation.

Tout comme moi et comme nombre d’entre nous, Jean Serge se rase avec du savon à barbe avec le bon vieux blaireau comme cela se faisait il y a quelque années….

Les avantages du savon à barbe

Il offre une mousse un peu plus épaisse et lisse, ce qui crée un plus grand « coussin » de protection entre la lame de votre rasoir et votre peau.

Cette épaisseur, vous pouvez la contrôler en fouettant plus ou moins votre savon …Et oui tout le monde n’a pas la même barbe… !

L'avantage du blaireau : Il permet de bien préparer et d'assouplir les poils de la barbe.

Ceci permet à votre rasoir de glisser plus facilement sur votre peau et donc de gagner un peu de temps

Le savon à barbe durera donc beaucoup plus longtemps qu’une crème de rasage, ce qui le rend bien plus économique à moyen terme.

De nos jours, les industriels ont tendances à mettre toutes sortes de produits en boites de conserves, et la crème à raser n’en est pas exempte. Les mousses à raser sont stockées dans des aérosols sous pression. Celles-ci ne durent vraiment pas longtemps, elles produisent des déchets (bravo le gaspillage…)…

Les gels que l’on produit actuellement irritent la peau et les savons à barbe que l’on trouve dans le commerce ne lui donnant pas satisfaction, il s’est mis à lire les notices, s’est renseigné sur Internet et s’est proposé de produire un

Un Savon à barbe écologique et local

Sa première constatation fut de considérer la liste des ingrédients de ces savons à barbe.

Sa première réaction fit suite à une certaine incompréhension suivie de la question suivante :

Pourquoi aller chercher parfois très loin, ce que l’on a

à portée de sa main

Les composants principaux de ses savons sont en effet les huiles et graisses végétales ou animales et de la soude caustique. (selon le principe de base de la chimie amusante : Base + esther = savon + glycérol).

         Citons quelques unes de ces huiles :

La Graisse de canard des confits d'Ascain…Et oui… !

Ou de chez Régine et Jean-Yves Ducamp- La ferme Moulié à Brassempouy dans Les Landes

L’huile de tournesol oléique et l'huile de tournesol (de cuisine) de Vic-Fesensac ou d'Arbonne

L’huile d'olive de Navarre

La cire d’abeille d'une voisine apicultrice (elle habite la même rue).

Ces produits ne contiennent aucun adjuvant et les huiles ne sont pas désaromatisées.

Question Huiles Essentielles et Agiles :

Les huiles essentielles de Palmarosa et de géranium se retrouvent dans la base de parfum de tous les savons.

Le savon à barbe contient de l'argile blanche, des huiles essentielles de lavande, de géranium et de palmarosa

Le savon du matin à base d’huiles essentielles dynamisantes et d’argile rouge

Le Gingembre ou le litsée citronnée + géranium et palmarosa

Le savon du soir à base d’huiles essentielles apaisantes et d'argile verte

La Lavande ou le Bois de Hô, + géranium et palmarosa.

Citons également les avantages de quelques ingrédients :

Le Tournesol oléique est excellent à travailler.

Le tournesol (que l'on utilise en cuisine) possédant un très bon pouvoir pénétrant.

Contrairement à certains autres savons à barbe, ceux-ci n'assèchent pas la peau.

En attendant de l'utiliser comme savon à barbe, certains utilisateurs s'en servent d'après-rasage.

Pour les faire durer, il est toutefois conseillé de laisser le savon dans un endroit sec, qui ne reçoit pas de gouttes d'eau (éloigné de la douche), Lorsqu'on ne s'en sert pas. Il vaut mieux éviter de le laisser reposer dans un récipient humide ou dans la baignoire. Préférez une brosse retournée, les poils en l'air, le savon sur les poils de la brosse.

 

Ce savon reste actuellement un savon artisanal.

Qui semble s’avérer également efficace  pour les soins et le gommage de la peau

Dans cette phase artisanale, jean-serge demande une simple contribution pour couvrir ses frais de développement et de production à savoir :

2 euros les 110 grammes

Si vous désirez passer commande, prière de contacter jean-serge soit sur papier libre à l’adresse suivante :

Jean-Serge Saint-Avit

51, Avenue Joseph Abeberry

64500 Ciboure

Soit par Internet

saint-avit.jean-serge@wanadoo.fr

Cordialement,

Le Pèlerin

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12 août 2015 3 12 /08 /août /2015 08:17

Enquête sur une amitié vieille de cinquante ans….Avec ses hauts et ses bas.

 

Bouteflika et l'histoire de France

Bouteflika et l'histoire de France

De tous les présidents algériens, il est le seul à avoir entretenu des liens aussi durables et étroits avec l'ancienne puissance coloniale. Enquête sur une amitié vieille de cinquante ans….Avec ses hauts et ses bas.
Au palais d’El-Mouradia, sur les hauteurs d’Alger, ou dans la résidence médicalisée de Zeralda, sur le littoral ouest, Abdelaziz Bouteflika accueille souvent chefs d’État, Premiers ministres ou ministres français par un retentissant : « Je suis français ! » Boutade, allusion à une époque lointaine où les Algériens étaient considérés comme des « sujets français », ou volonté de mettre à l’aise ses invités, toujours est-il que cette formule ne manque jamais de faire mouche auprès de ses interlocuteurs. Bouteflika le Français ? Dite de façon aussi abrupte, l’expression peut choquer les Algériens, d’autant que, cinquante-trois ans après l’indépendance, les relations entre leur pays et l’ancienne puissance coloniale sont toujours aussi passionnelles.


 

Bouteflika et la France

Bouteflika et la France

Des liens longs et étroits avec la France
Il est en tout cas un fait : aucun des prédécesseurs d’Abdelaziz Bouteflika n’a entretenu des liens aussi longs et étroits avec la France. Au cours de ses trois premiers mandats, il s’est rendu sept fois en France pour des visites officielles et a reçu trois présidents. Ministre ou président, Bouteflika, 78 ans aujourd’hui, aura travaillé avec Charles de Gaulle, Georges Pompidou, Valéry Giscard d’Estaing, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande. Aucun chef d’État africain ou arabe encore en exercice ne peut en dire autant.
En privé comme en public, Bouteflika ne cache pas son admiration pour de Gaulle, cite volontiers Pierre Mendès France, se compare parfois à Napoléon – il dira un jour qu’il mesure 3 cm de plus que l’empereur -, et se montre incollable sur l’histoire de France et les classiques de la littérature française. « Il raconte ses souvenirs, dresse les portraits des chefs d’État et ministres qu’il a croisés durant sa longue carrière, se souvient un ambassadeur qui fit un passage à Alger. Il dit souvent que les Algériens sont plus proches de la France que du Maroc. Je crois qu’il cultive une sorte de fascination pour la France. »
Années 1960 : une histoire commence 
Bouteflika et la France, c’est une histoire qui commence au début des années 1960. Chef de la diplomatie à 26 ans, le futur président conduira, sous Ben Bella, puis sous Houari Boumédiène, la politique étrangère d’un pays qui connaît alors un rayonnement international exceptionnel. Accords commerciaux, contentieux financiers, libre circulation des biens et des personnes, pétrole et gaz, ou encore affaire du Sahara occidental, Bouteflika devient un habitué de l’Élysée, de Matignon ou du Quai d’Orsay. Moustache et rouflaquettes, costumes trois pièces achetés chez les plus grands couturiers de Paris, le sémillant ministre aux yeux verts est un bon client des médias. De Gaulle disait du bien de lui, Pompidou le tenait pour un habile négociateur et Giscard le trouvait entreprenant et adroit.
Si Bouteflika a bonne presse aux yeux des Français, il n’en va pas de même auprès de certains de ses anciens collègues, il est vrai aujourd’hui recalés par le système. Belaïd Abdesselam, ministre de l’Énergie et de l’Industrie entre 1965 et 1977, tenu pour être l’un des architectes de la nationalisation des hydrocarbures en février 1971, n’a ainsi pas hésité à le traiter d’« agent de la France ». Sid Ahmed Ghozali, directeur général de Sonatrach de 1966 à 1979, n’est pas plus tendre. « Bouteflika a agi contre la nationalisation des hydrocarbures et contre celles qui l’ont précédée, celles des mines et des biens vacants », confie-t-il un jour. Abdesselam raconte même que, à l’été 1978, après avoir été reçu deux fois de suite par le président français, Bouteflika a été vertement apostrophé par Boumédiène : « Enfin, es-tu le ministre des Affaires étrangères de Giscard ou le mien ? » Ambiance…


 

Bouteflika et Mitterand

Bouteflika et Mitterand

A partir de 1978 : une autre histoire commence, plus privée
La première histoire avec la France officielle s’arrête à la mort de Boumédiène, en décembre 1978. Une autre commence, plutôt privée celle-là. Chadli Bendjedid élu président, Bouteflika perd son portefeuille de ministre des Affaires étrangères pour un obscur poste de conseiller à la présidence. Dans son bureau d’El-Mouradia, il passe son temps à lire la presse et à refaire le monde avec ses rares visiteurs. Dépité, celui qui se considérait comme le successeur putatif de Boumédiène s’exile volontairement dès la fin de 1981. C’est le début de ce qui est communément appelé sa « traversée du désert ».
Bouteflika s’installe à Paris, où il partage son quotidien entre un appartement au Trocadéro, à deux pas de la tour Eiffel, et un autre pied-à-terre, toujours dans le 16e arrondissement. Le premier est mis à sa disposition par son ami et homme d’affaires Ahmed Koudjeti, le second lui aurait été prêté par un dignitaire du Golfe. Son frère cadet, Saïd, aujourd’hui conseiller spécial à la présidence, le rejoindra pour y préparer une thèse de doctorat. « Bouteflika ne menait pas grand train, se souvient une de ses connaissances, qui le recevait souvent dans ses bureaux parisiens. Il n’était pas non plus dans la misère. Très discret, il restera à Paris jusqu’en 1987. » Mais, goûtant peu la grisaille de la capitale parisienne, l’homme, dont on dit qu’il ne supporte pas le froid, effectuera pendant ces années d’exil de longs séjours à Genève et aux Émirats.
1999 : l’histoire officielle reprend
L’histoire avec la France officielle reprend son cours en 1999. Mais elle commence mal. Le 16 avril, au lendemain de l’élection de Bouteflika à la présidence, le gouvernement socialiste de Lionel Jospin déclare que la France est « préoccupée » par les circonstances dans lesquelles le scrutin s’est déroulé. Il est vrai que, la veille du vote, six candidats s’étaient retirés, laissant ainsi Bouteflika seul en lice. Vexé, le nouveau président algérien ne mâche pas ses mots devant les journalistes : « Je voudrais dire au Quai d’Orsay de se préoccuper un peu moins des affaires de l’Algérie. Cette forme de tutelle, cette forme de protectorat, cette forme de souveraineté limitée sont absolument inacceptables. »
On craint le début d’une guerre froide entre les deux pays, mais on assistera, au contraire, à un spectaculaire réchauffement. Quelques mois après son coup de sang contre le Quai d’Orsay, Bouteflika est invité par le président Jacques Chirac. « Sa première visite officielle à l’étranger, il l’a réservée à la France, explique l’ancien ministre Abdelaziz Rahabi. Alors qu’il est de tradition que celle-ci soit réservée au voisin tunisien. »

Bouteflika et Chirac

Bouteflika et Chirac

C’était en juin 2000. Discours à l’Assemblée nationale – une première pour un président algérien -, dîner à l’Élysée, rencontre avec des hommes d’affaires, visite au Mémorial de Verdun pour rendre hommage aux soldats algériens morts pendant la Première Guerre mondiale… On lui déroule le tapis rouge. « Pour Bouteflika, analyse un de ses anciens ministres, ce voyage a un goût exquis de revanche, lui qui estime avoir été injustement écarté du pouvoir à la mort de Boumédiène, puis traîné de façon tout aussi injuste devant la Cour des comptes, est reçu comme aucun de ses prédécesseurs ne l’a jamais été. »
C’est qu’entre Bouteflika et Chirac – ce dernier est de cinq ans son aîné – l’entente est presque parfaite. « Les deux hommes s’apprécient réellement, avance un diplomate français. Entre eux, il y a de l’empathie, de la complicité, un goût partagé pour la politique étrangère et peut-être une compréhension partagée des enjeux internationaux. » Que l’ancien président français ait effectué son service militaire dans la région de Tlemcen, si chère à Bouteflika, durant la guerre d’Algérie – le lieutenant Chirac avait été blessé au visage – n’est sans doute pas étranger à cette lune de miel.
Deux exemples illustrent cette idylle. D’abord, le voyage de Chirac en Algérie, en mars 2003, où il a eu droit à un accueil en grande pompe et aux bains de foule qu’il affectionne tant. Ensuite, la reprise, en juin de la même année, des dessertes d’Air France. Huit ans et demi après le détournement par les Groupes islamiques armés (GIA) d’un Airbus reliant Alger et Paris, la compagnie française est de retour. Autre signe de cette amitié : Chirac dépêchera, en novembre 2005, un avion à Alger pour permettre le transfèrement de Bouteflika à l’hôpital militaire du Val-de-Grâce pour y être opéré d’un ulcère hémorragique.
Après la lune de miel, distensions avec Chirac sur la fin de son mandat
Seulement voilà, deux ans avant la fin du second mandat de Chirac, un grain de sable vient tout gâcher. En février 2005, les députés français adoptent une loi vantant le rôle positif de la colonisation. Scandale et levée de boucliers à Alger. « Bouteflika a été peiné par cet épisode, d’autant qu’il est survenu sous la présidence de son ami Chirac », souligne un diplomate qui a croisé le raïs algérien à maintes reprises.
Réponse du berger à la bergère : El-Mouradia accuse la France de « génocide contre l’identité algérienne » et demande des excuses officielles pour les crimes commis durant la colonisation. L’article de loi incriminé sera certes supprimé à la demande de Chirac un an plus tard, mais le mal est fait. Rien ne sera plus comme avant. « Les Algériens, notamment Bouteflika, ont été déçus par la fin du quinquennat de Jacques Chirac, commente ce même diplomate. Alors ils ont tout misé sur Nicolas Sarkozy. Direct, énergique, pas marqué par la guerre d’Algérie, qu’il n’a pas vécue, il est à même de remettre les compteurs à zéro. »

2007 : Avec Sarkozy, tout commence bien
 

Bouteflika et Sarkozy

Bouteflika et Sarkozy

Le président algérien apprécie celui qui succède à Chirac en 2007. Une année plus tôt, alors qu’il était encore ministre de l’Intérieur, Sarkozy avait été reçu pendant quatre heures à El-Mouradia. Un adoubement ? Presque. Au sortir du déjeuner, Bouteflika déclare devant son hôte, après accolades et embrassades : « Entre l’Algérie et la France, nous sommes condamnés à avoir un avenir commun. » Sarkozy réplique, tout sucre tout miel : « L’expérience du président Bouteflika, les avis et les conseils qu’il peut donner à ses amis comptent aussi. »
Oubliée, la déception provoquée par la fin du mandat de Chirac ? Avec son successeur, on croit à une refondation des relations. Et, comme avec Chirac, tout commence bien. Huit mois après son élection, Sarkozy effectue une visite d’État en Algérie. Qu’importe si Bouteflika refuse que le chanteur Enrico Macias, natif de Constantine, fasse le voyage présidentiel pour revoir sa terre natale, le business ne s’accommode pas de sentiments. Alstom, Total, Gaz Total, le voyage se solde par la signature de 5 milliards de dollars de contrats.
Crise diplomatique en août 2008
Le séjour de deux jours à Alger, en juin 2008, du Premier ministre François Fillon achève de sceller ce partenariat d’exception. Mais patatras ! Le 14 août 2008, Mohamed Ziane Hassani, directeur du protocole au ministère algérien des Affaires étrangères, est arrêté à Marseille et transféré au palais de justice de Paris. Les juges français le soupçonnent d’être le commanditaire de l’assassinat, en avril 1987, à Paris, de l’opposant franco-algérien Ali Mecili. Nouvelle crise, grave celle-là. Les Algériens sont ulcérés.
Si Bouteflika n’a jamais évoqué le sujet devant ses hôtes français, certains membres de son gouvernement ne s’en privent pas. « C’est scandaleux d’arrêter un diplomate qui bénéficie de l’immunité diplomatique », peste un ministre devant un représentant de l’ambassade de France à Alger. « C’est une erreur, une méprise, s’indigne un autre. Il est innocent et doit donc être libéré sur-le-champ. » Le maintien en détention du directeur du protocole prolonge la brouille. « À chaque occasion, les Algériens nous mettaient la pression en remettant sans cesse sur la table des discussions la libération de Hassani, se rappelle un diplomate du Quai d’Orsay. Nous avions beau expliquer que les juges français étaient indépendants, rien n’y a fait. » Alors, pendant presque deux ans, il n’est plus question pour Bouteflika et son gouvernement de recevoir quelque responsable français que ce soit.

Un ambassadeur évoque volontiers une « période de glaciation ».
Pour briser la glace, Sarkozy charge Claude Guéant, secrétaire général de l’Élysée, et Jean-David Levitte, conseiller diplomatique, de se rendre à Alger en février 2010. « On y va pour débloquer la situation », dit Guéant. Mais l’entreprise faillit capoter. La veille du voyage, Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères, donne un entretien au Journal du dimanche. À la question « quand va-t-on se retrouver avec l’Algérie ? », Kouchner répond : « La génération de l’indépendance algérienne est encore au pouvoir. Après elle, ce sera peut-être plus simple. »
Des relations empoisonnées
Quand Guéant découvre l’entretien, il s’étrangle de colère. Les Algériens, eux, sont encore plus furieux. Conséquence : toutes les demandes de Bernard Kouchner pour se rendre en Algérie sont bloquées. Il faudra une seconde visite de Claude Guéant, cinq mois plus tard, pour détendre un peu l’atmosphère. Le secrétaire général de l’Élysée invite même le Premier ministre algérien, Ahmed Ouyahia, à se rendre en France. « Pourquoi pas », répond l’intéressé. Qui ne donnera jamais suite. En revanche, il reçoit Jean-Pierre Raffarin.
Bourgeois madré, cet ancien Premier ministre sous Chirac est l’envoyé spécial de Nicolas Sarkozy pour les relations économiques entre les deux pays. Sa mission ? Normaliser, encore et toujours, des relations empoisonnées. Bouteflika fait un geste en demandant au président de l’Assemblée, Abdelaziz Ziari, de bloquer le projet de loi, déposé en février 2009 par 130 députés, portant sur la criminalisation du colonialisme. « Il m’a expliqué que le timing et la conjoncture ne permettaient pas de faire passer ce dossier, se souvient Ziari. Au vu des intérêts en jeu, on ne pouvait s’offrir le luxe d’ouvrir un autre front avec Paris. » Las, cette concession n’aura pas contribué au réchauffement escompté.
Le président algérien est profondément déçu par son homologue français, confie une source proche du Quai d’Orsay. « Il appréciait bien Nicolas Sarkozy, disait même du bien de lui, mais il s’est montré extrêmement critique quant à ses cinq années à l’Élysée. Bouteflika considère qu’elles ont été dures, que c’était un gâchis. Il a égrené tous les malentendus avec le président français, notamment son discours de Constantine sur la colonisation. Et souligne que, “sur la colonisation, je n’ai rien demandé. C’est Sarkozy qui a mis le sujet sur la table”. Bouteflika épingle également la politique marocaine du chef de l’État français,
estimant que, durant les cinq dernières années, la France ne s’était jamais montrée aussi promarocaine. »
Et les reproches ne s’arrêtent pas là. Quand Sarkozy organise le sommet du G20 à Nice, en novembre 2011, il ignore superbement le président algérien. « Il a appelé tous les chefs d’État, mais n’a pas donné le moindre coup de fil à Bouteflika, confie l’un de ses visiteurs.

Il ne l’a même pas consulté lors de l’éclatement de la crise financière internationale, en 2008. »
Dernier impair : à la veille du premier tour de la présidentielle française de 2012, André Parrant, conseiller de Nicolas Sarkozy pour les affaires africaines, est nommé ambassadeur à Alger. Paris insiste même pour qu’il prenne ses fonctions avant le second tour. Bouteflika ne goûte guère ce manque de tact diplomatique. Résultat : le président algérien refuse de recevoir Parrant, qui devra attendre l’élection de François Hollande pour remettre ses lettres de créance et être ainsi accrédité. Mais il fera long feu à Alger, où il restera en poste moins d’une année et demie. Trois ans et demi de moins que son prédécesseur.
De meilleurs auspices sous François Hollande


 

Bouteflika et François Hollande

Bouteflika et François Hollande

Le chemin de l’Élysée passe par Alger, avance un fin connaisseur du système algérien. François Hollande, comme Sarkozy avant lui, l’a compris. Avant de briguer la magistrature suprême, l’ancien premier secrétaire du Parti socialiste, qui a fait un stage à l’ENA d’Alger en 1978, a été reçu par deux présidents algériens. Bouteflika, en juillet 2006, pour une entrevue de trois heures. Puis Ahmed Ben Bella, en décembre 2010. Cette fois-là, Bouteflika n’a pas voulu s’entretenir avec le futur président pour ne pas fâcher Sarkozy. « Rassurez-vous, monsieur Hollande, je porte toujours bonheur à ceux qui viennent me rendre visite », lui dira quand même Ben Bella.
À l’évidence, Hollande entretient de très bonnes relations avec Bouteflika. L’accueil qui lui a été réservé lors de sa visite d’État en 2012, son bain de foule à Alger et sa virée à Tlemcen ont gommé les mauvais souvenirs laissés par Sarkozy. Son discours devant le Parlement algérien dans lequel il dénonce une « colonisation brutale » a satisfait les Algériens, si bien qu’ils ont mis une sourdine à leur demande d’excuses officielles pour les crimes coloniaux. Pour Hollande, Bouteflika est un bon allié. « À la demande de la France, le président algérien a effacé, en 2013, la dette de quatorze pays africains, qui s’élevait à 902 millions de dollars, rappelle Rahabi. L’autorisation de survol de l’espace aérien algérien par des Rafale français lors de l’intervention au Mali, c’est encore lui qui l’a donnée, sans consulter l’armée. »
La santé des chefs d’État algériens est un sujet sensible. Elle ne relève pas uniquement de la médecine mais obéit aussi à des considérations géopolitiques. Atteint de la maladie de Waldenström, Houari Boumédiène avait ainsi préféré se faire soigner en URSS. « Faites-moi des propositions en excluant au préalable la France pour de multiples raisons », dit-il, en septembre 1978, à Taleb Ibrahimi et à Bouteflika. Chadli Bendjedid, lui, optera pour la Belgique, même s’il était un bon client d’une clinique huppée de Neuilly. Pour traiter ses problèmes de vue ou se faire opérer du pied, Liamine Zéroual privilégiera l’Espagne.
Quant à Bouteflika, il a choisi de s’en remettre à des médecins français, notamment au cardiologue Jacques Monségu. Depuis son ulcère hémorragique, en 2005, il séjourne régulièrement au Val-de-Grâce pour des soins ou des contrôles. Victime d’un AVC en 2013, il y retourne, avant d’être admis pour une longue convalescence à l’Hôtel des Invalides, où les travaux d’aménagement et de sécurisation, qui ont coûté plusieurs milliers d’euros, ont été pris en charge par la présidence algérienne. C’est dans l’ancienne apothicairerie des Invalides que Bouteflika reçoit en audience, le 12 juin 2013, son Premier ministre et son vice-ministre de la Défense et chef d’état-major de l’armée. Au-dessous du portrait officiel du président de la République française.
Comment « Le Figaro » a failli devenir algérien
Le 2 avril 1974, Georges Pompidou décède à Paris des suites de la maladie de Waldenström. Le même jour, à Alger, Houari Boumédiène charge deux de ses ministres de se rendre à l’ambassade de France pour signer le registre de condoléances. Il fait alors cette confidence à Ahmed Taleb Ibrahimi, ministre de l’Information et de la Culture. Deux ans avant sa disparition, le président français avait adressé un message à son homologue algérien dans lequel il lui proposait de racheter Le Figaro, quotidien gaulliste fondé en 1826.
« Je vous informe que le quotidien Le Figaro, écrit-il, en butte à des difficultés financières, est mis en vente. L’Algérie, seule ou en association avec un autre pays arabe, pourrait le racheter par personne interposée et disposer ainsi d’un puissant moyen pour défendre ses thèses face aux attaques de certains médias français dont vous vous plaignez. » À l’époque, Boumédiène n’avait pas jugé opportun de donner suite à cette étonnante proposition. Plus tard, dira Taleb Ibrahimi, il a regretté de ne pas avoir prêté l’attention requise à cette proposition. Le Figaro sera finalement racheté en 1975 par le magnat de la presse Robert Hersant, avant de tomber en 2004 dans l’escarcelle de l’homme d’affaires Serge Dassault.

Source Jeune Afrique

Le Pèlerin

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11 août 2015 2 11 /08 /août /2015 23:09
Lundi 12 mars - Dernière journée à Tamanrasset et Décollage pour Alger 
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Visite au Bordj
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Philppe près de la Frégate
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à l'intérieur de la Chapelle dessus ainsi que les suvantes
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Propos de Charles de Foucauld
Nous avons visité le Marché Africain ainsi que le petit marché d’artisanat local, les petites échoppes vendant des tissus des plus colorés. (photo ci-dessous)
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Notre docteur viendra nous retrouver avec son ami pour aller manger dans un petit restaurant proposant des grillades…ces petits restos ont un nom bien précis, mais j’en ai oublié la dénomination.
En fait la majeure partie d’entre eux sont tenus par des immigrés du Niger ou du Mali…Qu’en est-il advenu ce jour là ? Il semblerait qu’il y ait eu un contrôle d’identité….et qu’aucun d’eux n’ait pu ouvrir ce jour…
En Algérie aussi on fait donc la chasse aux sans papiers.. Finalement nous nous rabattrons sur l’un d’eux originaire ….de la région algéroise….qui nous servit de quoi nous régaler…
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Après le repas nous sommes retournés au marché africain…nous avons traversé l’oued immensement large où de nombreux commerçants vendent des articles d’artisanat local…
Nous avons visité les nombreuses petites ruelles de Tamanrasset et avons pris de nombreuses photos
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Philippe dans l'une des ruelles de Tamanrasset
Il faisait assez chaud aussi nous sommes allés nous désaltérer dans un bar .
Nous nous sommes retrouvés ensuite à l’agence de Larshen ou nous en profitions pour prendre une dernière douche avant de partir et de sacrifier aux dernières formalités
Larshen nous recommanda de laisser là nos derniers cailloux souvenirs ( y compris le sable, si nous en avions.)
En effet l’Algérie a eu à faire à des touristes indélicats, pilleurs de pierres représentants des gravures ou des peintures rupestres…et depuis les Policiers y font la chasse
J’avais ramassé avec Rachid 2 cailloux chacun des plus ordinaires à l ‘Assekrem…Il me fallut vider complètement mon sac pour les retrouver et les laisse là…
Larshen avait organisé une soirée où tous les Touristes, les guides, Antoine et lui même étaient présents
Nous eûmes droit à un excellent couscous et à une soirée des plus agréables…
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La soirée d'au revoir de Larshen
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Parmi les touristes figuraient de nombreux Italiens qui prenaient le même avion que nous et qui filaient ensuite sur Milan
Là nous apprenions que notre avion aurait du retard…Enfin vers 23h00 nous étions à l’aéroport…Nous attendrons jusqu’à 2h15 du matin, pour prendre notre avion
En attendant et après effectués tous nos contrôles j’avisais quelques pierres autour d’une plante dans la salle d’attente.. j’en profitais pour prendre à nouveau 6 cailloux…( 2 chacun…)..
Finalement nous eûmes droit à la reconnaissance des bagages et une dernière fouille corporelle
Mon policier naturellement découvrit les cailloux que j’avais dans la poche.. Il appela aussitôt son chef qui s‘écria : «Ah M’sieur c’est formellement interdit» Je n’emporterai aucun souvenir de Tam, aussi futile soit il … mis à part ces quelques mots que je vous rapporte.
Philippe et Rachid s’endormirent dans la salle d’attente
Nous avons finalement décollé à plus de 2h30 et sommes arrivés aux alentours de 5h00
à l’aéroport d’Alger Maison Blanche
Dès notre descente d’avion, le premier à nous accueillir était Mourad. .On ne voyait que lui vêtu d’un gilet phosphorescent….qui ne lui permettait pas de passer inaperçu
C’est vrai qu’il travaillait à la Maintenance d’Air Algérie et il avait usé de sa faculté d’accès à la piste pour nous accueillir …cela nous faisait énormément plaisir.
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L'arrivée à Alger ( Maison Blanche)
Arrivés dans la salle d’embarquement mon trouvions M’Hamed et Isma.. la famille était presque au complet.. ils n’avaient guère dormi de la journée…Mais nous primes aussitôt la voiture et dès que nous sommes arrivés près de la côte, cela sentait un peu Tipasa et Cherchell
Il est bon de revenir à la maison tout de même…
 
Ainsi s’achevait notre premier voyage dans le Sud algérien.. Nous nous sommes promis de revenir dès l’an prochain dans la région de Djanet
 
Le Pèlerin
Nous avons rencontré un ami à lui qui nous conduira tout le long de notre visite à Tamanrasset.
Nous avons visité le Marché africain, très pittoresque ; Rachid n’oubliera pas de faire un saut à l’ONAT ( Office National du Tourisme) car il nous fallait préparer déjà l’année suivante et prendre des adresses
Nous sommes allés ensuite à la Frégate, et la petite chapelle de forme allongée, édifiée en 1905, par Charles de Foucauld . Antoine Chatelard vit à proximité
Il y a sur Tamanrasset, trois frères, trois sœurs, et trois laïques
Antoine Chatelard (dont je consacre d’ailleurs un blog…), nous fit visiter les lieux. Je pris de nombreuses photos des lieux en sa présence d’Antoine…
 
Il était 6h45 et J’avais bien dormi dans le bungalow du Docteur Boudaoud
Le jardin était extraordinaire et il m’aura fallu descendre jusqu’à Tamanrasset pour voir un jardin aussi varié et aussi agréable.Les lieux étaient fort calmes …

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La Montagne d’Adrienne semblait veiller sur nous
 
Phlippe et Rachid semblaient dormir dans le bungalow voisin et j’en profitais pour faire un tour dans le jardin tant il paraissait calme et reposant
7h 30 Philippe et Rachid se réveillèrent.. Je prenais une douche sommaire, imité en cela par Rachid et Philippe….La cuisine était équipée et nous avons pris un petit déjeuner léger.
9h00 Notre cher Docteur Boudaoud venait nous chercher pour nous conduire en ville.
Arrivés en son cabinet j’en profitais pour faire un transfert de fichiers photos. J’avais pris tant de photos..!!

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10 août 2015 1 10 /08 /août /2015 23:01
Dimanche 11 mars 2007- Lever du soleil à l’Assekrem
et retour à Tamanrasset – un jardin extraordinaire
 
Je me réveillais vers 5h00….En effet il me fallait me préparer et partir tôt pour pouvoir photographier mon lever de soleil….Il me fallait 20 minutes pour atteindre l’Ermitage au sommet de l’Assekrem….J’avais prévu quelques provisions, mais je ne les utiliserai guère.
Le lever du soleil à l’Ermitage était annoncé pour 6h50, aussi je décampais à 6h20…. J’arrivais à 6h40 ; Philippe me rejoindra 5 mn plus tard…Frère Edouard venait de se lever.
Nous échangions quelques mots …la température était de 0° C / + 1°C, alors que la nuit précédente avait enregistré une température de mois 5°C ( la température la plus basse de cet hiver).
Le ciel était légèrement capricieux et le soleil avait des difficultés à se monter. Il ne se montrera que vers 7h00 enveloppé d’une légère brume.
J’en pris toutefois de nombreuses photos et avec un peu d’imagination, nous pouvions deviner ce que nous aurions vu sans la brume
Peut être reviendrions nous une autre fois et bénéficier de conditions météorologiques plus clémentes.
 
 
 
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Un lever de soleil bien brumeux
 
 
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De la brune...et il n 'y faisait pas chaud

 

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L'Ermitage de Charles de Foucauld
 
 
Frère Edouard nous offrit un café au fait et quelques biscuits
Nous ne remercierons jamais assez Frère Edouard pour son accueil ses explications son hospitalité et sa gentillesse. Nous repartions une heure plus tard pour rejoindre le refuge en contrebas….Rachid dormait …Il récupérait d’une mauvaise nuit.
 
Ci dessous, photos avec le Frère Edouard 
 
 
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Le Refuge vu de l'Assekrem
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Le refuge au pied de l'Assekrem
Rachid au Refuge
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Mustapha et Salah au refuge
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Photos suivantes ..en redescendant de l'Assekrem
 
 
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Philippe à dos de dromadaire
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Arrêt au pied du Mont Ihagen
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Votre Serviteur au repos
 Nous avons pris notre petit déjeuner préparé par Mustapha vers 8h45….comme d’habitude…Nous avons pris nos dernières photos des lieux….Un dernier regard et nous voilà repartis vers Tamanrasset….
Il nous a fallu redescendre ces chemins caillouteux que nous avions pris en montant
La descente était pire que la montée que je vous ai décrite précédemment. Je prenais de nombreuses photos d ces lieux.
En descendant nous rencontrerons d’autres Targuis. Ce fût l’occasion pour Salah et Mustapha d’échanger leurs impressions avec eux.
Je prendrai de nombreuses photos des pitons rocheux des alentours car la région en présentait de nombreux très magnifiques.
Nous nous sommes arrêtés face à l’un d’eux ( le pic Iharene) pour y prendre notre déjeuner…ce fût notre dernier servi par Mustapha….Nous n’étions plus qu’à une trentaine de km de Tamanrasset…Nous n’avons pas oublié d’effectuer une petite sieste pour autant …
Le dernier segment fut effectué assez rapidement….Nous étions de retour à Tam vers 16h15.
 
Arrivés à Tamanrasset, nous avions rendez vous chez Larshen le responsable de notre agence pour les dernières formalités…Il était toujours aussi magnifique et très digne dans sa tenue de Targui.
Il faut dire qu’il s’était déjà rendu deux fois à La Mecque et restait un valeureux pratiquant de l’Islam …il arborait sur son PC une photo dans laquelle il sert la main de notre Pape actuel à l’occasion d’une rencontre au Vatican avec lui.
Après nous être douchés, Larshen nous conduisit chez notre chirurgien dentiste le Docteur Boudaoud .
Celui-ci nous conduisit « au jardin ».
 
Le Jardin un petit coin de Paradis
 
 
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Le jardin était un lieu magnifique où il recevait ses amis ….un mini jardin ’essai où il y plante toutes sortes d’arbres et de plantes les plus divers à deux pas de la Montagne d’Adrienne.
Tout d’abord il y avait un puit de plus de 20 mètres pour assurer l’alimentation en eau de ce jardin…. Une jeune gazelle en liberté (une seconde plus âgée…un mâle vivait dans un enclos).
 
Il y avait un appartement doté de tout le nécessaire pour recevoir des amis et y passer de très bons moments…
Vous énumérer tout ce qui est planté serait tâche difficile, tant il y en avait. Je vous en citerai quelques uns toutefois.
Un massif de canne à sucre, un jujubier, un manguier, des cotonniers,des palmiers dattiers, abricotiers, figuiers (traditionnels et de Barbarie), karmousiers,  citronniers, orangers, néfliers, cognassiers, grenadiers, pommiers, pêchers, poiriers, pruniers, des melons et des pastèques, du fenouil, des tomates, des légumes les plus divers sans oublier les fleurs (dont de nombreuses espèces de roses magnifiques ) et les arbres fleuris, dont des bougainvillées de toute beauté, des plants de verveine, et autres pour effectuer les tisanes les plis diverses…les plants de henné…et j’en oublie…
Un abris tonnelle construit en dur était aménagé…L’on pouvait s’y prélasser et y paresser…
Adrienne la fille aînée de notre Docteur, à peine âgée de treize ans nous fit un magnifique exposé sur les lieux …cette fille était hyper douée…a treize ans elle était en classe te troisième et elle était déjà la journaliste de son collège dont elle était la responsable du journal.
Elle s’affairait autour d’une branche de canne à sucre…En effet son professeur lui avait affirmé que l’on ne trouvait de la canne à sucre que dans les contrées équatoriales …et de citer nombre de pays….
Mais j’en ai dans mon jardin s’écria Adrienne…Le professeur incrédule mettra cette erreur sous le compte se son jeune âge…..eh oui elle en avait dans son jardin et elle s’apprêtait à le lui démontrer dès le lendemain.
Nous avons passé une soirée inoubliable en ces lieux…
Nous avions regagné nos bungalows…Rachid pourra dormir puisque je dormais seul dans un bungalow circulaire très bien emménagé.
L’épouse de notre Docteur qui avait un enfant d’à peine un mois, ainsi que son fils et des amis nous ont rejoints pour cette soirée…Notre bienfaiteur nous avait préparé un couscous et des grillades dont je garderai un souvenir inoubliable.
Parmi les amis, Smaïl d’Air Algérie et Saïd l’ami de toujours. Airbus est devenu un sujet curant…. 
 
Le soir nous avons effectué quelques partie de pétanque dont je garderai le meilleur souvenir…je ne sais plus qui a gagné ou perdu mais cela se passa fort bien et la soirée se passa admirablement bien.
A Minuit ce fut l’extinction des feux car notre dentiste travaillait le lendemain et Adrienne devait mener ses morceaux de canne à sucre au Collège…Je ne mis pas très longtemps pour m’endormir tant les lieux étaient calmes, tant le repas avait été copieux et tant l’accueil avait été convivial et chaleureux. 
 
 
A suivre…
 
Le Pèlerin
Demain – Dernière journée à Tamanrasset et Décollage pour Alger
 

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