Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
  • Contact

De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

Recherche

25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 04:50
Algérie – Les nostalgiques du ramadhan d’antan à Tipasa
frita 
TIPASA - De nombreuses familles de la wilaya de Tipasa, de Cherchell et de Koléa notamment, sont nostalgiques du ramadhan d’antan où les repas, dans chaque foyer, se distinguaient par des préparations culinaires originales alliant la fantaisie et l’innovation et durant lequel les marchés embaumaient de parfum de jasmin.
Les incontournables mets du mois de ramadhan qu’étaient la "douida", une soupe préparée à base de petites vermicelles confectionnées à la maison quelques jours avant l’arrivée du mois sacré, séchées puis conservées dans des sacs au frais ainsi que la "mkirna", un plat de résistance composé de viande hachée et de pâtes, préparées également à la main, font partie du passé, regrette, à cet égard, khalti Zhira.
Les préparatifs du ramadhan d’antan, un cérémonial auquel ne déroge aucune famille.
Cette ménagère octogénaire déplore le manque d’imagination des "nouvelles" familles algériennes qui se sont toutes mises à la classique "chorba frik", chorba aux vermicelles industrielles ou à la "hrira" qui, estime-t-elle, "ne se donnent plus la peine de se préparer pour ce mois sacré qui doit être différent des autres mois de l’année".
Les préparatifs de ce mois de jeûne, selon elle, était jadis un cérémonial auquel nulle famille ne dérogeait puisqu’il était, à l’époque, de bonne tradition de se réunir entre femmes pour s’adonner à la préparation de la "douida" ou de la "mkirna".
Ces bonnes vieilles coutumes, suivies par des opérations de grand lavage des demeures, d’achat de nouveaux ustensiles en terre cuite pour mijoter de bons petits plats, sont en train de disparaître au fil des ans.
De ces traditions ancestrales, il en reste peu ou prou, excepté chez certaines familles, notamment celles dont les parentes de l’ancienne génération sont encore vivant, qui veillent encore à perpétuer les habitudes culinaires traditionnelles.
La jeune génération se contente d’aller au marché
"La jeune génération cherche la facilité en se contentant d’aller acheter sur le marché leur pâtes déjà prêtes sans se soucier de leur saveur, l’essentiel étant de ne pas faire d’efforts", souligne-t-elle.
De son côté, le vieux Mhamed se souvient du ramadhan à Cherchell où le marché couvert tenait la place centrale de la vie de la cité avec des commerçants rivalisant de décoration de leurs étals et où le parfum du jasmin régnait en maître des lieux.
Même les poissonniers, dit-il, ne dérogeaient pas à la règle et à la tradition en entourant leurs casiers de poissons de différentes plantes et herbes aromatiques et odorantes qui exaltaient leurs parfums au grand plaisir des clients.
Ammi Mhamed évoque, avec un brin de nostalgie, cette "belle époque" où les gens se connaissaient bien et se permettaient de taquiner les personnes ayant les nerfs à fleurs de peau durant le ramadhan, histoire de passer le temps.
"Hélas", lance-t-il, quelque peu agacé, "les temps ont bien changé", en montrant du doigt les ruelles grouillantes de monde, les étals des commerçants légaux ou informels qui ont envahi tous les espaces et recoins de la ville à l’origine de l’envahissement de la ville par des amas de détritus.
Les soirées ponctuées de jeux de "boqala" (devinettes) et autres visites familiales et "gaadates" autour d’un orchestre de musique andalouse, tout en sirotant un thé à la menthe ou un café arrosé de ma zhar (fleurs d’orangers) accompagnés de pâtisseries et autres sucreries comme "hlaouet el halqoum" ne sont plus de mise, regrettent, par ailleurs, de nombreux Cherchellois.
Source APS
Le Pèlerin
Repost 0
Published by Le Pèlerin - dans Cherchell Tipasa
commenter cet article
25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 04:45
Des produits au prix d’usine
foire-de-la-solidarite-UGTA.jpg 
Le parvis de la maison du peuple, siège de l’Union générale des travailleurs Algériens (UGTA) à la place du 1er Mai, s’est transformée depuis dimanche en « Une foire en plein air ».
Des stands ont été installés pour la vente de différents produits à l’occasion du mois de Ramadhan. Les stands s’ouvrent à partir du 9h du matin au 16h et des fois jusqu’à 16h30, selon la demande Hier, à 10h30 mn, c’est la grande foule notamment devant le point de vente de la viande.
La cause, c’est que le kilogramme de la viande ovine fraîche est cédé à 980 DA. « C’est raisonnable et abordable », commente une vieille femme. « C’est ma voisine qui m’a informé de ce nouveau marché. Vraiment c’est une bonne initiative, Rahmet rabbi », ajoute-elle. Au niveau des boucheries, la viande est vendue jusqu’à 1.400 DA, le premier jour du Ramadhan. « J’ai dû faire la chorba avec du poulet », souligne une autre ménagère. Un homme prend part à la discussion et explique qu’il s’est contenté, le premier jour, d’acheter des morceaux de viande congelée. « Tout est cher, la viande rouge et blanche mais cette initiative est un refuge pour les démunis. J’espère que ça va se généraliser », dit-il. Même ambiance au niveau du stand de vente de la viande blanche. Des poulets congelés sont cédés à 260 DA le kilogramme. « C’est abordable et les prix sont raisonnables.
J’encourage ce genre d’action de solidarité qui permet au citoyen de passer le Ramadhan avec la viande dans la marmite. Je suis sûr que les commerçants seront obligés de baisser les prix devant la baisse de la demande », souligne ce père de famille. Une autre ménagère qui venait d’acheter un plateau d’œufs, demande au vendeur, s’il sera là la dernière semaine du Ramadhan. Ce dernier est étonné. « C’est que les prix sont très raisonnables », lui répond-elle. Un plateau de 30 œufs est cédé ici à 260 DA alors qu’à l’extérieur l’œuf est à 11 DA.
Le lait en sachet est disponible aussi dans ce lieu à 25 DA. Le lait de vache est vendu à 35 DA le litre. Ici, on vend aussi du beurre, du fromage et du camembert à des prix beaucoup moins cher. Le stand qui a connu en cette matinée une grande affluence est celui des légumes secs. « Je ne m’attendais pas à ce flux en ce mois sacré étant donné que la consommation connaît une baisse », affirme le vendeur. Les pois chiches de bonne qualité sont cédées à 150 DA le kg alors que dans les autres commerces elles sont vendus à 320 DA le kg.
Même constat au stand de l’huile : une bouteille de 2 litres fait moins de 240 DA, « l’équivalent du prix d’un litre d’huile à l’extérieur », précise cette mère de famille. Dans l’enceinte de l’UGTA on vend aussi du miel, « du vrai miel », affirme l’apicultrice. Il y a même du miel antirides. Inutile de préciser que cela a attiré beaucoup de femmes.
Des entreprises nationales spécialisées dans l’habillement ont participé également à cette foire, dont CH (collection habillement), groupe public leader dans l’industrie de l’habillement en Algérie. Des pantalons en velours pour enfants sont cédés à 200 DA, des jupes et bermudas en jean pour garçons et filles à 450 DA. Côté chaussures CH propose des paires pour hommes, femmes et enfants à des prix allant de 1.000 DA à 3.500DA. « C’est du vrai cuir », a tenu à préciser le vendeur.
Salah Djenouhat, secrétaire national chargé des fiances auprès de l’UGTA, chargé des finances, a expliqué que cette initiative s’inscrit dans le cadre « du programme de solidarité de l’UGTA avec la participation d’entreprises nationales et privées ». Il précise que l’endroit a été aménagé pour l’installation des points de vente.
L’alimentation en électricité et en eau de ces stands « est gratuite ». « Notre objectif est d’atténuer la flambée des prix en ce mois sacré et tenir compte du pouvoir d’achat des travailleurs et citoyens », souligne-t-il. M. Djenouhat précise que tous les produits sont vendus au prix d’usine avant d’ajouter que la foire se poursuivra jusqu’à la veille de l’Aïd.
Source  Horizons Neila B.
Le Pèlerin
Repost 0
Published by Le Pèlerin - dans Algérie
commenter cet article
25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 04:15

Tassili N’ajjer: aux sources des premières formes d’expressions artistiques et scripturaires signifiantes
undefined

 

De plus en plus de chercheurs de diverses disciplines qui se penchent sur l’étude des cultures traditionnelles populaires, allant jusqu’à vivre des années parmi les peuplades africaines, comme l’Anglais Jack H. Driberg (14 ans parmi les peuples du Soudan et de l’Ouganda) afin de recueillir les éléments oraux, entre autres, les plus divers de ce riche patrimoine ancestral, y compris ce qui a trait à l’archéologie, l’art pariétal, les peintures rupestres... etc.

Faut-il rappeler que «l’apparition du livre est liée aux supports de l’écriture», comme le note Albert Labarre dans son «Histoire du Livre» ? Parmi ces supports, «le plus ancien semble être la pierre, depuis les pictographies rupestres jusqu’aux stèles et inscriptions de l’ancien Orient et de l’Antiquité classique (...)». L’étude de ces «textes», revêtant une valeur documentaire évidente, a suscité la discipline de l’épigraphie, mentionne notre auteur dans son intéressante «Histoire du livre» (Collection Que sais-je ?, PUF, Paris 1970, Dahlab, Alger 1994). Discipline, entre autres, qui a permis d’explorer des univers artistico-culturels antiques inconnus jusqu’ici...


undefined

Dans le cas de notre pays l’Algérie, un témoin à ce jour de ce monde antique ancestral enfoui n’est autre que l’immense plateau du Tassili N’Ajjer. Autrement dit cette forme ancienne, préhistorique, de discours émotionnel, «artistico-littéraire», à sa manière, des temps anciens, ou formes traditionnelles de communication artistique et spirituelle qu’est l’art protohistorique de l’écriture idéographique et pictographique des parois rocheuses antiques de l’immense plateau du Tassili des Ajjer. Car, ce majestueux musée préhistorique, à ciel ouvert, comme le qualifia son découvreur Henri Lhote, avec ses innombrables gravures rupestres, motifs constellés et fresques diverses, exprime à sa manière, en un riche langage iconographique, hautement coloré et élaboré, toute la panoplie des croyances, préoccupations, modes de vie et de pensée de notre ancêtre l’»Homo sapiens», nous dévoilant notamment son univers magico-religieux, émotionnel, artistico-artisanal, voire idéologique, éducatif, et mythologique surtout, inhérent à ce paradigme culturel et civilisationnel évanoui de l’ère protohistorique.

Comme le souligne Julia Kristeva à propos du graphisme primitif en général, cet art pariétal est incontestablement porteur de sens langagier: «(...) pour nous, sujets appartenant à une zone culturelle dans laquelle l’écriture est phonétique et reproduit à la lettre le langage phonétique, il est difficile d’imaginer qu’un type de langage - une écriture - ait pu exister et existe aujourd’hui pour de nombreux peuples, qui fonctionne indépendamment de la chaîne parlée, qui soit par conséquent non pas linéaire (comme l’est l’émission de la voix), mais spatiale et qui enregistre ainsi un dispositif de différences où chaque marque obtient une valeur d’après sa place dans l’ensemble tracé. Ainsi, dans les grottes de Lascaux, on peut remarquer les rapports topographiques constants entre les figures des animaux représentés (...) D’après Leroi-Gourhan: «une part importante de l’art figuré relève de la «picto-idéographie», manière synthétique de marquage qui, tout en représentant des images (latin: pictus, peint, représenté), transmet une «conceptualisation», ou plutôt une différenciation et une systématisation irreprésentables («idée»). Ce type d’écriture n’est pas une simple transposition du phonétisme et peut-être même se construit de façon tout à fait indépendante de lui, mais elle ne constitue pas moins un langage» [...]. De tels dispositifs spatiaux semblent constituer le support graphique matériel, et par conséquent durable et transmissible, de tout un système mythique ou cosmique propre à une société donnée, on pourrait dire que ces graphismes mi-écriture mi-représentation «artistique», magique ou religieuse, sont des mythogrammes. D’autre part, «la multi-dimensionnalité» de ces graphismes s’observe dans nombre d’écritures non alphabétiques, comme en Egypte, en Chine, chez les Aztèques ou les Mayas. Les éléments de ces écritures [...] peuvent être considérés comme des pictogrammes ou des idéogrammes simplifiés, dont certains obtiennent une valeur phonétique constante [...]. Telle est l’écriture hiéroglyphique égyptienne, dans laquelle chaque pictogramme a une portée phonétique [...] (Julia Kristeva in «Le langage cet inconnu», Ed.. Seuil, Paris 1974).

undefined

On peut citer également en guise d’exemple de ces «écritures ancestrales», celle des Australiens Churingas qui traçaient de façon abstraite les corps de leurs ancêtres et leurs divers environnements. D’autres trouvailles paléontologiques confirment la thèse selon laquelle les premières écritures marquaient le rythme et non la forme d’un processus où s’engendre la symbolisation, sans devenir pour autant une représentation. Autrement dit, ces «représentations humaines» qui perdent leur caractère «réaliste» et deviennent «abstraites», construites à l’aide de triangles, de carrés, de lignes, de points, comme sur les parois du Tassili ou des grottes de Lascaux, constituent l’ébauche d’un langage iconographique préstructuré.

Abondant dans ce sens, le chercheur suédois en arts dramaturges, George Cristea, écrira à propos des gravures rupestres du Tassili:» Chaque rocher gravé et chaque paroi de grès peinte représente une page d’un ouvrage où des maîtres de la préhistoire inconnus ont inscrit, en l’absence de l’alphabet, par des images, la chronique souvent bouleversante de leur vie quotidienne» (in: Eléments de manifestation dramatiques dans le Sahara mésolithique et néolithique, éditions ILVE université d’Oran, Algérie 1990). Ce qui semble évident c’est l’utilisation de ces images, motifs - signes et figures symboliques, entre autres, comme éléments langagiers, ou supports pédagogiques, servant à des cérémonies de chasse (pratique de la simulation tel qu’on simule l’action virtuellement de nos jours sur nos ordinateurs ?) ou qui sont utilisés pour des rituels religieux, et initiations éducatives, sexuelles notamment, comme le suggère la présence de points de scarifications sur des figures féminines (site de Aourent). D’autres corpus de motifs suggèrent des cérémonies magiques ou des festivités organisées de mains de maître, à la manière des grands spectacles chorégraphiques modernes !...

Nous avons un exemple similaire probablement de ces peintures rupestres antiques dans le Wezda du Zimbabwe, et à propos desquelles la chercheuse Jacqueline Roumeguere-Eberhardt note: «(...) les animaux si abondants sur cette paroi représentent les groupes totémiques et la morphologie, connotant tous les grands événements historiques tels que batailles, alliances (véritable apprentissage de récits d’événements à lire (...) à travers cette sténographie symbolique, support d’un savoir détenu par les gardiens des traditions et que possède également l’instructeur spécialisé dans l’enseignement de cette histoire» (in Le signe du début de Zimbabwe, Ed. Publisud, Paris 1980).

Ce qui semble montrer clairement que le graphisme imagé, ou les motifs, signes, figures ou tout autres formes d’expression symbolique - ou idéographique, étaient utilisés dès l’aube de l’humanité à des fins pédagogiques, rituelles, sociales, magico-religieuses... etc., lors des cérémonies d’initiations dans les sanctuaires consacrés. On pourrait citer à côté de cette forme d’écriture antique tassilienne, l’écriture africaine ancestrale «N’sibidi» ou celle aztèque des Mayas, et autres formes hiéroglyphiques surgies après, qui narraient le vécu complexe de nos ancêtres «primordiaux» (convient-il de dire et non pas primitifs, car ayant été les grands initiateurs de la civilisation souvent ignorés) tout comme on pourrait évoquer le legs culturel de ce langage ancestral du tatouage corporel qu’on retrouve un peu partout à travers le globe et dont les signes ou motifs singuliers «identificatoires» ( ?) picotés sur les corps témoignaient vraisemblablement du symbole totémique d’appartenance tribale, clanique, patrilinéaire ou matrilinéaire... le motif-signe servant de la sorte de moyen de repère et d’identification, de balisage du tissu social, c’est-à-dire de moyen langagier qui servait tout autant pour d’autres formes d’expression et de communication.

«Bien avant l’apparition de l’écriture, l’art visuel véhiculait la mémoire de l’homme; et il en est toujours le dépositaire», écrit Emmanuel Annati (un des meilleurs spécialistes mondiaux dans ce domaine), dans son récent ouvrage «Aux origines de l’art» (Ed. Fayard, Paris 2004), observant par ailleurs, que l’art qui préexistait à l’apparition de l’écriture a engendré celle-ci, puis a accompagné les développements du langage et de la technique jusqu’à nos jours... «L’art révèle l’essence des processus cognitifs de l’esprit humain. Le comprendre, c’est comprendre la société qui l’a produit, et plus encore l’homme», conclut E. Annati. C’est à partir de trois catégories de signes repérées dans les arts, abstraits et figuratifs, de l’homme préhistorique et tribal (les pictogrammes, les idéogrammes et les psycho-grammes) que les explorateurs décryptent, généralement, ces «processus cognitifs». Les thèmes les plus souvent privilégiés par ces modes d’expression, et qu’on retrouve un peu partout à travers les sites de gravures rupestres du globe, concernent les préoccupations liées à la nourriture, le territoire et la sexualité. Ces représentations véhiculent incontestablement des «messages», nous dit Emmanuel Annati, et en plus des préoccupations matérielles, des «révélations spirituelles», comme le témoigneraient vraisemblablement, ce que d’aucuns ont qualifié de «Sixtine de la préhistoire» de Lascaux, ou les détails témoignant de l’existence d’une riche mythologie du plateau du Tassili N’Ajjer d’Algérie.

Notons également ce qu’écrit Albert Labarre à propos des origines du livre, en rappelant notamment que c’est seulement «entre le IXème et le IVème millénaire avant notre ère que l’écriture s’est constituée. On peut considérer comme une démarche préliminaire l’art rupestre des hommes de l’époque glaciaire, dans lequel l’image devient peu à peu signe par la schématisation. Puis cette image-signe évolue; de la pictographie naissent tous les vieux systèmes d’écriture: cunéiformes sumériens, puis mésopotamiens, hiéroglyphes égyptiens, créto-minoens, hittites, caractères chinois; c’est le stade des idéogrammes où les représentations ne suggèrent plus seulement des objets, mais aussi des idées abstraites. Dans une étape postérieure, l’écriture s’accorde peu à peu au langage pour aboutir aux signes phonétiques qui sont des symboles de sons: il y a d’abord les systèmes où chaque son correspond à un signe (aux Indes par exemple), puis des systèmes syllabiques, enfin des écritures consonantiques qui se développent à travers le Moyen-Orient pour aboutir à l’alphabet, en Phénicie, peut-être dès le XVIème ou le XVème siècle avant J.-C. Au IXème siècle avant J.-C., les Grecs adoptent l’alphabet phénicien, y ajoutent les voyelles et ordonnent l’écriture de la gauche vers la droite: c’est de cet alphabet que sont issus l’alphabet latin et les alphabets modernes» (in Histoire du livre, chapitre 1, p.7, collection «Que sais-je ?», PUF, Paris 1970, Dahlab, Alger 1994).

Cette «écriture pictographique» antique reflétait ainsi, à sa façon, selon son mode d’expression spécifique recourant au signe iconographique, pictographique ou idéographique, divers aspects du vécu de nos ancêtres que des recherches suivies permettront, un jour peut-être, d’en dévoiler l’extraordinaire richesse enfouie en ce vaste patrimoine culturel et artistique préhistorique, notamment le symbolisme ayant trait au totémisme qui y prévalait comme le laissent suggérer nombre de figures pariétales. Ce qui permettra également de mieux identifier les peuplades et tribus autochtones, ou les premiers ancêtres d’aspect négroïde selon les anthropologues, ou la préhistorienne algérienne Malika Hachid qui, dans ses recherches méritoires, évoque ces héros civilisateurs du Maghreb d’origine subsaharienne, c’est-à-dire noire africaine, issus d’une brillante civilisation négro-africaine au Sahara, cinq mille ans avant les pyramides ! Autochtones négroïdes primordiaux attestés par des scientifiques et auxquels ont succédé les Berbères, et c’est surtout avec ces derniers que le Maghreb est entré dans l’Histoire: chaotique à ses débuts, mais qui se devait se fondre dans la grande épopée du monde antique, médiéval et au-delà par la suite, et qui vit s’interpénétrer et se féconder l’Africanité, l’Amazighité, l’Arabité-Islamité et la Méditerranéité, paramètres culturels-identitaires diversifiés et convergents, ou à la fois distincts et complémentaires constitutifs de l’Algérianité en son devenir synthétique évolutif historique, accoucheur de cette synthèse historique de l’unité dans la diversité consacrée de la culture plurielle mosaïcale homogénéisée de l’Algérie, soit la RADP ou la République Algérienne Démocratique et Populaire: dénomination géniale des historiques prévenants, qui renvoie justement à toute une orientation moderne, ouverte et pluraliste, aux antipodes des partis pris déviants des cultures sectaires, chauvines, extrémistes ou impopulaires des uns et des autres égarés de l’histoire, cultivant sournoisement ou inconsciemment les germes de la discorde, de l’exclusion et de l’exil forcé, intérieur ou extérieur, des compétences nationales ou forces juvéniles d’un pays plein de promesses, de confraternité et de prospérité citoyenne générale pourtant !

Source Le Quotidien d’Oran

Le Pèlerin

 

Repost 0
Published by Le Pèlerin - dans Le Sud Algérien
commenter cet article
25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 03:43

Désir - Des signes qui ne trompent pas

 

 

 

Sympathie mutuelle, désir, amitié, amour ? Comment savoir si elle a vraiment envie de vous ? Voici les signes qui vous permettent de vous lancer les yeux fermés… et les bras grands ouverts !

1 Elle vous fait passer avant tout 

Vous découvrez, ou elle vous confie, que pour être là, à cet instant avec vous, elle a renoncé à une activité qui lui est chère (dessin, yoga…) ou, plus encore, à sa soirée mensuelle entre copines. A moins qu’elle n’ait fait le sacrifice d’une réunion de famille. Peut-être même a-t-elle dû mentir ou tricher pour se dégager de son emploi du temps !

Pourquoi c’est bon signe ? Visiblement, vous êtes, de son monde, l’être qui compte le plus en ce moment. Ce "désordre" dans la vie bien remplie de toute femme adulte place votre relation sur le terrain de la clandestinité. N’est-il pas habituellement réservé aux amants ?

2. Elle se sent "différente"

Elle a oublié l’anniversaire de sa fille cadette, elle a "égaré" sa voiture sur un parking, elle dort mal mais rayonne, elle ne rappelle plus son amie dont elle est habituellement la confidente… En peu de mots, et le plus sereinement du monde, elle vous laisse entendre, tout sourire qu’elle n’est "vraiment pas comme d’habitude".
Pourquoi c’est bon signe ? La mère et amie attentive, professionnelle, compétente, qu’elle est sûrement lâche un peu de lest sur son rôle habituel. Elle vous fait une place dans sa vie, sans culpabiliser. Cela ressemble vraiment à l’état voluptueux de l’amour naissant.

3. Elle mange peu... mais boit plus que de coutume

Elle n’a presque pas touché à son assiette et n’a pas voulu de dessert, par contre, elle est un peu "pompette" en fin de repas…

Pourquoi c’est bon signe ? On a coutume de dire que l’état amoureux coupe l’appétit ; ce n’est pas vrai chez tout le monde. Surtout, une femme qui "picore" peut avoir d’autres raisons : celle de se garder légère et éthérée, disponible au plaisir sensuel, par exemple. Ce qu’une bonne choucroute ne favorise pas… Par contre, un petit verre de plus donne de l’esprit, favorise l’audace et l’abandon, c’est connu. Or, à la maturité, on n’est pas "déraisonnable" sans bonne raison.

4. Vous la faites rire

Elle rit de vos jeux de mots et de vos calembours, elle vous trouve drôle et vous le dit. Cela vous change de vos impitoyables adolescents, voire d’une compagne qui connaîtrait vos blagues par cœur...

Pourquoi c’est bon signe ? "Une femme qui rit est déjà à moitié séduite", dit le dicton populaire. Ce qui est à prendre à double sens : les femmes sont attirées par les hommes qui abordent la vie dans un esprit enfantin et léger ; mais, à l’inverse, rire est une manifestation de bien-être vis à vis de quelqu’un, indépendamment de son humour. Dans les deux cas, elle est sous le charme.

5. Elle s'intéresse à ce que vous dites

Elle semble boire vos paroles, elle vous regarde dans les yeux quand elle vous écoute. Elle cherche à savoir qui vous êtes, ce que vous aimez. Mieux, elle se souvient de détails glissés dans la conversation. Avouons-le, ça ne nous arrive plus si souvent !

Pourquoi c’est bon signe ? Elle cherche à pénétrer votre univers, au contraire d’une femme qui se répand en confidences. Pour la gent féminine, la parole est un vecteur très important d’émotions, une porte d’entrée, indispensable, vers une intimité physique. En somme, vous pouvez considérer ces échanges comme vos premières caresses.

6. Elle s'inquiète pour vous

Elle vous passe un coup de fil la veille d’un départ en voyage, ou lorsque vous êtes en route, surtout en voiture. Elle dit peu de choses mais vous demande d’une voix émue d’être prudent.

Pourquoi c’est bon signe ? Aussi cruel que cela soit, le désir s’accompagne de l’angoisse de perdre l’autre. Au début, on redoute l’accident, la fatalité, plus tard, l’infidélité ou l’abandon. Ne vous méprenez pas sur cette sollicitude, elle ne cherche pas à vous materner, ni à s’imposer dans votre vie : elle tient à vous et tout d’abord, elle tient… à vous revoir !

7. Elle vous paraît plus belle

La première fois, elle vous a plu, mais lorsque vous la revoyez, c’est à peine si vous la reconnaissez. Vous êtes presque étonné qu’une si belle femme ait accepté un rendez-vous avec-vous.

Pourquoi c’est bon signe ? Parce que le désir embellit, c’est bien connu. En dehors des artifices, il illumine de l’intérieur, accroche un sourire au visage et gomme tous les soucis qui le "froncent". Par ailleurs, pour cette deuxième rencontre, elle ne s’est pas laissé surprendre. Elle a pensé à vous en se préparant : maquillage, choix des vêtements. Et voilà le résultat !

8. Elle se trouble en vous présentant

Vous croisez par hasard l’un de ses proches, elle rougit, bafouille, hésite sur le choix du qualificatif pour vous présenter. Où est passée la femme sûre d’elle que vous connaissez ? Pour la première fois, vous la découvrez timide…
Pourquoi c’est bon signe ? Parce qu’elle ne sait pas encore au juste ce que vous êtes pour elle. Visiblement, en tous cas, pas un simple "collègue" ou l’ami d’un tel ou le beau-frère de machin. "Copain" serait un peu puéril ; "ami" prématuré. Quelque chose d’autre vous lie, comme un foyer qui couve, elle le sait, elle le sent.

9. Elle évoque un lieu qui lui est cher

C’est une maison de famille, une plage secrète, chez des amis lointains mais précieux… Son regard se perd quand elle les évoque, suggérant qu’un jour peut-être, vous deux, là-bas…

Pourquoi c’est bon signe ? Parce qu’elle ne partagerait pas ses refuges intimes avec n’importe qui. Sans vous y inviter formellement, elle joue avec l’idée de vous accueillir dans son paradis. Un lieu à la fois très présent et où les souvenirs doivent abonder. Ce faisant, elle vous entrouvre la porte de son avenir. Peut-être même teste-t-elle votre réaction ?

Source Seniorplanet

Le Pèlerin



Repost 0
Published by Le Pèlerin - dans Société
commenter cet article
25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 03:40
Que c’est dur d’être vieux !
retraites-algeriens.jpg
Regrets - Ils observent que leur monde disparaît de jour en jour, que ses valeurs prennent l’eau et qu’ils ne sont en définitive que les épaves d’une époque qui fait naufrage.
Il faut se féliciter aujourd’hui des progrès considérables de la science et de la technologie
Ils sont indéniables et personne ne peut les contester.
Mais sommes-nous bien sûrs que ce modèle de vie convienne à tout le monde ?
Sommes-nous bien sûrs qu’il facilite la vie de chacun et que tous y trouvent leur compte ?
Il est difficile de trancher la question par un oui ou par un non, mais il est clair que sur le terrain de tous les jours les anciens éprouvent d’énormes difficultés à suivre les différents changements et le rythme de ces changements qui s’opèrent et qui transforment peu à peu leur environnement presque en enfer.
C’est un phénomène dont on parle très peu.
Hormis quelques exceptions, la plupart des sexagénaires et même des quinquagénaires galèrent littéralement aujourd’hui dans les méandres d’une société dont ils ne situent pas exactement les repères.
Tout a changé pour eux.
Ils constatent avec amertume par exemple qu’on ne respecte pas assez leur âge et leurs cheveux blancs et que la nouvelle génération pense qu’elle ne leur doit rien, dans la mesure où elle croit tout savoir.
Ils observent que leur monde disparaît de jour en jour, que ses valeurs prennent l’eau et qu’ils ne sont en définitive que les épaves d’une époque qui fait naufrage.
De leur temps, ils connaissaient tous les employés de la mairie et il leur suffisait d’envoyer un de leurs enfants au service d’état civil pour qu’il ramène en moins d’une heure leur extrait de naissance.
Aujourd’hui, il faut faire la chaîne, il faut supporter les bousculades et la promiscuité et il faut même hausser le ton pour arriver indemne au guichet.
Alors que de leur temps, les voisins formaient dans le quartier ou dans les immeubles une famille soudée et solidaire où l’entraide était un devoir sacré, aujourd’hui c’est à peine si on leur dit bonjour sur le palier.
Chacun se calfeutre chez soi sans s’occuper de ce qui se passe chez les autres. Plus que la qualité des relations que cultivent les uns avec les autres, ils se rendent compte qu’une partie de l’humanité qui est au fond de chacun s’effiloche au fur et à mesure que les temps deviennent difficiles.
Ils se rendent compte avec frayeur que le fils, dans certains milieux défavorisés est capable de battre son père, de corriger sa mère et même d’égorger son propre frère ou sa propre sœur.
Ils réalisent, dans un monde qui fait bouger perpétuellement ses lignes, que les adolescents de 14 ans peuvent se donner la mort, peuvent la donner aussi et que des fortunes colossales peuvent être montées en quelques années, voire en quelques mois. Et ce n’est pas fini.
Ils réalisent par exemple, que le maître d’école n’est plus ce qu’il était, qu’il n’a plus le même charisme, qu’il se familiarise facilement avec ses élèves et que ses élèves sont parfois capables de lui administrer une correction dans sa classe même.
Un modèle de vie mal accepté
Situation -Contraints et forcés de changer de civilisation à leur corps défendant, les anciens acceptent mal un modèle de vie qui leur est étranger et dont ils ne comprennent ni les codes ni les clefs. En tout cas pas toujours.
Ils l’acceptent d’autant plus mal ce modèle que le nombre d’interdits à leurs yeux est devenu considérable et qu’ils font difficilement la différence entre ce qui est légalement permis et ce qui est officieusement toléré, entre les textes dépassés et des lois relookées, entre des conventions admises par l’usage et des pratiques érodées.
Ainsi par exemple, le cas du permis de conduire. Certains automobilistes roulent avec un document vieux de 20, voire de 25 ans.
Quelques-uns qu’on devrait même décorer pour n’avoir jamais fait d’accident sur la route, circulent quand même.
Au niveau des barrages de gendarmerie ou de police on demande aux uns de renouveler leur permis qui dépasse les 10 ans et à d’autres on leur retire le document pour le même prétexte à savoir qu’il n’est plus valable.
Ailleurs dans d’autres secteurs d’activité ou dans un quelconque service où ils avaient toujours quelques entrées qui leur facilitaient la tâche et qui rendaient leurs démarches plus supportables, le personnel a non seulement changé et rajeuni, ce qui est une bonne chose mais ne fait pas preuve à leur égard ni de sollicitude ni d’attention.
Ils se rappellent avec nostalgie qu’en leur temps tout était familier, disponible et à portée de main. Le médecin de famille par exemple connaissait tous les enfants par leur prénom, par leur âge, il savait de quoi l’un souffrait, à quoi l’autre était allergique, ce que l’un devait éviter et ce que l’autre devait consommer.
Il suivait quotidiennement le traitement des uns et des autres, demandait même de leurs nouvelles dans la rue.
Et la rue précisément était l’espace le plus convivial du quartier.
Les gens échangeaient, communiquaient, c’était un lieu de rencontre par excellence.
Un mariage dans la «houma» ou un décès concernait tout le monde et tout le monde prenait part aux cérémonies. Aujourd’hui l’allégresse a des relents de pagaïe.
Les anciens se souviennent avec la même nostalgie du temps où ils pouvaient héler facilement un taxi, où les bus n’étaient jamais bondés, où les jeunes leur cédaient avec plaisir leur place. Aujourd’hui, c’est chacun pour soi.
Ils se souviennent du temps où les épiciers l’étaient de père en fils, autant par tradition que par amour du commerce et leurs magasins maintenaient la même activité quels que soient les changements de l’environnement, comme les nouvelles structures inventées à l’étranger, les supérettes.
Ils avaient avec l’épicier du quartier des relations d’amitié et de fidélité. Ils pouvaient s’approvisionner à crédit, commander même des articles ou des produits qu’ils n’avaient pas dans les rayons, ils pouvaient même, en cas de coup dur ou de panne sèche, lui emprunter de l’argent.
Il était le banquier, le confident et pouvait même être votre intermédiaire auprès de ses relations ou du cercle de sa famille.
L’épicier aujourd’hui ne conserve du client que ce qu’il a acheté et ce qu’il a payé. Point à la ligne.
Quand tout le monde se supporte
Refuge - Mais il est clair qu’il reste encore pour les anciens des îlots où ils sont comme des coqs en pâte.
Ce qui est valable pour les grandes villes particulièrement celles du littoral ne l’est pas forcément pour les villes moyennes et les villages. Là, les choses sont différentes et même diamétralement opposées. De par la taille de ces agglomérations qui ont toujours une vue sur la campagne, les citoyens ont fini par tisser entre eux des liens solides d’amitié et de bon voisinage et maintenir entre leurs membres le respect des anciens. Lorsqu’un conflit éclate entre deux familles par exemple, inutile d’aller chercher la force publique ou de porter plainte devant les gendarmes, un ou deux anciens délégués par la population se font un devoir de calmer les esprits dans les deux camps et de ramener par la persuasion la paix dans les foyers.
Et lorsque les choses se compliquent et prennent une dangereuse tournure, un comité de sages composé de plusieurs anciens fait pression, même par le biais de leurs femmes sur les protagonistes jusqu’à ce qu’ils se résolvent à s’asseoir à la même table et à se serrer la main. Dans l’arrière-pays l’ancien reste synonyme de baraka et symbolise auprès des jeunes la sagesse et la circonspection. Le meilleur exemple, en tout cas le plus parlant, nous vient de ce que l’on pourrait appeler la «débureaucratisation» volontaire de certaines administrations, comme celle d’Algérie Poste. Tout le monde sait que tous les 22 du mois, les retraités qui sont en général des personnes âgées font la chaîne à la poste dès l’ouverture des guichets pour encaisser leurs pensions. Avec ce que cela suppose comme bousculades, vexations et humiliations de toutes sortes. Et du reste, rien n’est fait pour adoucir leur calvaire qui peut durer toute la journée.
Dans ces hameaux où les bureaux de poste sont étroits, petits et exigus, l’administration soucieuse de faciliter les choses à toutes ces femmes et à tous ces hommes fatigués déjà par l’âge, tolère une pratique où tout le monde trouve son compte.
Un volontaire connu par la population pour son honnêteté et qui n’est donc rétribué par personne, reçoit les chèques et les cartes nationales des retraités au seuil même de l’établissement, les classe et les aligne au guichet en fonction de leur arrivée. L’ancien, lui, est libre d’aller faire ses courses ou même son marché ainsi débarrassé de la chaîne. Et lorsqu’il reviendra une heure ou deux heures plus tard, le bénévole qui connaît tout le monde, l’invite alors à entrer au bureau, à signer et à récupérer son argent.
Le système est simple, souple et évite la promiscuité, les longues heures d’attente éprouvante et les scènes de désordre et de pagaïe inutiles.
Dans certaines petites villes de l’intérieur du pays où l’activité cesse à partir de 20h 30 ou 21h, les anciens, pour rendre service à un voisin qui est tombé malade au beau milieu de la nuit, n’hésitent pas à réveiller le pharmacien et à le tirer du lit sans que ce dernier se formalise sachant que la démarche du vieillard n’est certainement pas fantaisiste, mais urgente.
Le jour qui passe…
Logique - Il ne faut cependant pas tomber dans l’excès inverse et croire que les anciens sont des entités d’une autre planète.
Ils ont été jeunes eux aussi, ont fait les quatre cents coups pour la plupart, ont eu leurs disques et artistes préférés, ont écouté leur émission favorite à la radio et revu plusieurs fois leurs films favoris à l’écran. Ils ont voyagé, ont vu l’étranger, quelques-uns ont effectué une Omra ou un pèlerinage à La Mecque. Ils ont engrangé durant leur carrière une somme considérable d’expériences dans leur filière et sont encore utiles. Non, nos seniors ne sont pas dépassés par la marche du siècle mais par sa complexité mathématique.
Tout est chiffré et nombre aujourd’hui. La carte nationale a un numéro, le passeport un numéro, le permis de conduire un numéro, le compte bancaire ou postal un numéro, la carte magnétique de retrait un numéro, la sécurité sociale en a un, l’adresse postale ou l’adresse e-mail en ont un et la liste n’est pas close.
A l’e-mail qu’envoient leurs enfants ou leurs petits-enfants à la famille éloignée ils préfèrent le bon télégramme écrit au stylo bille sur un carton à la poste. Au monde virtuel qu’on leur propose sur le micro et sur lequel ils n’ont aucune prise ils préfèrent encore le monde réel qui a toujours régi leur univers. Rien ne vaut le brave facteur du quartier, à leurs yeux.
C’est à lui seul tous les réseaux sociaux réunis. Mais ce qui rend le plus mal à l’aise nos seniors ce ne sont pas tant la machinisation et l’automatisation à outrance de leur vie de tous les jours, mais la perte généralisée et à tous les niveaux de bon nombre de valeurs, ces valeurs qui les ont toujours accompagnés pendant leur vie.
A leur époque le médecin était presque un sorcier, un marabout dont le diagnostic était sacré. Aujourd’hui, pour avoir le bon diagnostic, il faut souvent consulter trois ou quatre médecins en plus d’un généraliste.
Et pour avoir la bonne prescription il faut passer par le bon toubib et le bon diagnostic.
Un médicament porté sur l’ordonnance est en général dépassé ou pire n’existe pas sur la nomenclature. C’est donc la croix et la bannière aujourd’hui pour faire coïncider le bon médecin, le bon diagnostic, la bonne prescription et la bonne ordonnance. Ils observent avec un pincement au cœur que de nombreux travailleurs en activité ont très rarement le cœur à l’ouvrage et que ce sont des étrangers payés en devises fortes qui réalisent les plus grands projets qui font la fierté de tous et la leur en particulier. Malgré toutes les commodités informatiques qui rendent la vie plus facile et plus agréable ils observent que l’absentéisme et la corruption dans les bureaux et les entreprises ont encore de beaux jours devant eux et que l’argent est devenu le nerf de toutes les passions. Situés entre une génération qui a trimé dur, très dur pour sortir la tête de l’eau et une génération qui a trouvé la table garnie par ses parents et le couvert tout prêt, les anciens ont souvent ce mot à la bouche ringard et amer à la fois : «Le jour qui passe sera toujours mieux que le jour qui vient.»
Yaourt
On dit souvent aux seniors, les rares fois où ils sont pris en défaut que «nul n’est censé ignorer la loi». Particulièrement lorsqu’ils sont contrôlés dans un barrage de gendarmerie. Entendez par là «compte tenu de votre âge et de votre expérience vous devez tout savoir en matière de règlement et de lois». Comment est-il possible de tout stocker dans sa tête quand les lois sont pondues à une vitesse vertigineuse et que quelques-unes sont en complète contradiction avec quelques autres ? C’est parce qu’ils ne se retrouvent pas dans ces fouillis que les seniors donnent aujourd’hui l’impression de nager en plein yaourt… Ce qui est faux.
Source  Infosoir Imaad Zoheir
Le Pèlerin
Repost 0
Published by Le Pèlerin - dans Algérie
commenter cet article
25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 03:20

Humour - Blagues sexe

Alzheimer.jpg

 

Un belle jeune fille arriviste de 23 ans avait envie de devenir riche très vite. Elle décide d'épouser un homme de 73 ans, milliardaire, en se promettant de le baiser à mort dès la nuit de noces.
La cérémonie est grandiose, avec tout le gratin naturellement. Puis vient la première nuit: La jeune fille se déshabille et attend son mari de 73 ans sur le lit, nue. Lorsque le mari sort de la salle de bain, il est nu lui aussi et la mariée découvre avec stupéfaction que son mari est en érection, que sa bite fait bien 25 cm de long, et qu'il l'a déjà coiffée d'un préservatif. En plus de ce tableau incroyable, elle constate que son mari a dans les mains des boules Quiès et un pince-nez.
Évidemment, elle lui demande:
- Chéri, qu'est-ce que tu vas faire avec ça?
Et le mari répond:
- Il y a deux choses que je ne peux pas supporter dans la vie: Le bruit d'une femme qui hurle, et l'odeur du caoutchouc brûlé !

Le Pèlerin

Repost 0
Published by Le Pèlerin - dans Rions ensemble
commenter cet article
24 juillet 2012 2 24 /07 /juillet /2012 13:28
Les importations de blé en chute de 33%
moisson 
La tendance baissière de la facture alimentaire entamée au début de l’année en cours se poursuit comme le montrent les derniers chiffres du Centre national de l’informatique et des statistiques (Cnis) relevant des douanes. La facture est passée de 4,90 milliards de dollars (usd) entre janvier et juin 2012 à 4,31 mds usd ce premier semestre 2012, soit moins de 11,91% La baisse la plus importante enregistrée entre janvier et juin dernier concerne le blé, selon la même source. Contrairement aux viandes dont les importations se sont accrues de 42,30%, passant à 115,4 millions de dollars (contre 81 millions usd pour la même période de 2011), les céréales en général et le blé particulièrement ont vu leurs achats baisser sensiblement. Ainsi, sur les 4,31 mds usd de facture alimentaire au premier semestre 2012, la part des céréales, semoules et farine représente 1,59 md usd contre 2,07 mds usd durant la même période de référence. En effet, ce groupe qui représente 36,94% de la structure des biens alimentaires dont la proportion du volume global des importations de l’Algérie est de 18,75% a reculé de 23,10%. Rien que les importations de blé ont chuté de plus de 33%, passant de 1,51 md usd à 1,01 md usd durant le premier semestre 2011. L’on s’attend à ce que cette tendance pour le blé se poursuive. L’Office algérien interprofessionnel des céréales a rassuré à cet effet que la production nationale va couvrir les besoins au-delà de 2012 pour le blé dur et l’orge. «Nous avons une production qui va couvrir nos besoins jusqu’au -delà de 2012. Donc, nous ne serons pas présents sur le marché international du blé dur et d’orge jusqu’à la fin de 2012. Par contre nous continuerons à importer le blé tendre», avait pour rappel déclaré le directeur de l’Oaic, M. Noureddine Kehal. En attendant les résultats finaux de la campagne moisson-battage, il y a lieu de souligner que les prévisions du secteur tablent sur une production de 56 à 58 millions de quintaux de céréales cette année, contre 45 millions de quintaux la saison précédente, soit une hausse de près de 33%. Les autres produits importés qui ont également contribué à cette baisse sont entre autres les laits, les produits laitiers (22,80%) les sucres et sucreries (14,08%) ainsi que les légumes secs (6,85%). Pour les hausses, hormis la viande, elles ont touché le café et le thé avec +27,03%, totalisant 203,3 millions usd contre 160 millions à la même période 2011.
 
Source La Tribune Samira Imadalou
 
Le Pèlerin
 
 
Repost 0
Published by Le Pèlerin - dans Algérie
commenter cet article
24 juillet 2012 2 24 /07 /juillet /2012 13:23
Cherchell - Il menace de se jeter du haut du bâtiment de la mairie
cherchell-vue-aerinne.jpg
Hier, un jeune célibataire de 28 ans, K. Braham, muni d’une bouteille d’essence, s’est hissé sur le toit du bâtiment de la mairie de la ville et a menacé de se suicider.
Il a escaladé les deux étages du bâtiment en se hissant près de l’horloge centenaire qui trône sur le siège de la mairie de Cherchell en son point culminant de plus de 20 mètres de haut. Cet individu avait choisi une heure de grande affluence et avait commencé à gesticuler en criant à qui voulait bien l’entendre, du haut du bâtiment, qu’il allait s’asperger d’essence et y mettre le feu si le maire de la ville ne lui parle pas dans les minutes qui suivront. Ni les agents de la Protection civile ni la police ne réussiront à le dissuader de descendre. Ceux qui voulaient à leur tour escalader la façade de la mairie furent repoussés par des jets de tuile par le forcené. Appelé, le maire de la ville s’est rendu sur les lieux et s’est adressé au forcené en lui demandant de quoi il s’agissait et quelles étaient ses préoccupations. Le candidat au suicide mit fin à ses gesticulations et demanda à avoir une cave dans un bâtiment pour se marier. Le maire l’invita à descendre pour pouvoir discuter de son cas. Le jeune, qui semblait rassuré, obtempéra. Mais dans sa descente, il fit une chute et risqua de se briser une jambe. Transporté à l’hôpital, ce jeune s’en est sorti finalement avec quelques contusions. Le maire de la ville nous informa que ce jeune s’est présenté au siège de l’APC, à 16h et il fut reçu. Dans la soirée, ce jeune informa son voisinage de la cité la SAS qu’il était satisfait de son entrevue avec le maire. Mais jusqu’à quand doit-on recourir à ce type de procédé pour obtenir un logement ? Rappelons, à ce titre, qu’un autre jeune avait failli se donner la mort à Ahmer El Aïn, dans les mêmes circonstances, parce que le chef de daïra n’avait pas satisfait sa demande de logement.
Source Le Soir d’Algérie Larbi Houari
Le Pèlerin
Repost 0
Published by Le Pèlerin - dans Cherchell Tipasa
commenter cet article
24 juillet 2012 2 24 /07 /juillet /2012 13:18
Algérie - Souriez, vous avez cessé d'être riches… !
reserves de change en dollars 
Déjà qu'avec 200 milliards de dollars de réserves de change, on nous avertissait que nous n'étions pas riches. On les croyait un peu nos experts ! Mais parfois on se laissait aller aux idées simples et coupables que l'on pourrait y émarger d'une manière ou d'une autre à ces réserves. 200 milliards divisés par 30 millions, cela doit donner un petit quelque chose, n'est-ce pas ! Et puis, vlan ! En plein ramadhan, ne voilà-t-il pas qu'un expert qui vient nous expliquer ces 200 milliards sont déjà distribués et que nous en vivons déjà. Et qu'ils ont été transformés en monnaie nationale. Les réserves de change sont déjà des dinars ! Du coup, les spéculations sur les usages possibles des 200 milliards de dollars tournent à la rêverie pure. Et si les économistes nous expliquaient que nous n'étions pas riches avec 200 milliards de réserves, nous nous retrouvons encore plus pauvres quand on apprend que la seule épargne de l'Etat, sa seule richesse, ce sont les extras qui sont placés dans le Fonds de régulation des recettes. On faisait naïvement l'addition : 200 milliards + 70 milliards… et on rêvait, assis. Sans penser au mouvement et à ces choses triviales comme l'industrie, la diversification, la valeur ajoutée, le travail, pardi. On retombe de haut. On a, au mieux, 70 milliards de dollars ! Une bricole même pour des rêveurs qui se croyaient riches. Voilà que nos rêveries sont à la baisse contrairement à l'inflation qui est à la hausse. On risque de se retrouver à la prochaine rentrée avec une inflation riche à deux chiffres annoncent les mauvais présages. Du coup même la bonne nouvelle de l'excédent de la balance commerciale n'inspire pas des réactions enthousiastes. Des experts constatent que l'économie algérienne se lit sommairement et sans complexité aux seuls paramètres des prix du pétrole et du gaz. Et ce ne sont pas les résultats du recensement économique réalisé par l'ONS qui vont nous remonter le moral. Les experts et économistes –c'est peut-être le ramadhan – sont sans pitié : on n'a pas d'économie, on a un assemblage de bric et de broc qui s'alimentent aux gazoducs et oléoducs.
Source Le Quotidien d’Oran Salim Rabia
Le Pèlerin
Repost 0
Published by Le Pèlerin - dans Algérie
commenter cet article
24 juillet 2012 2 24 /07 /juillet /2012 13:13
Algérie - Les islamistes algériens sont en solde !
Amar Ghoul
Faut-il croire à un nouveau parti de Amar Ghoul ? Pourquoi pas, c'est tellement gratuit les effets de scène politique chez nous. Le bonhomme qui plaît tant à la Présidence est une synthèse moins archaïque que Belkhadem : il a fait une route même si c'est avec les Chinois et notre argent. Il s'habille en costume, sourit, sait communiquer avec les journalistes et offre l'illusion des temps « arabes » modernes : être Turc ou l'être un peu, en apparence. C'est le rêve « arabe » quand on n'en peut plus d'être « arabe »partout sous le regard du monde. D'ailleurs les fils de Ghannouchi, en Tunisie, l'ont compris : vaut mieux jouer à Erdogan qu'au Taliban. Donc on a même pensé à enseigner le turc en Tunisie. Du coup, ici on en rêve un peu aussi, en regardant le feuilleton de ce pays qui n'a rien d'islamiste, de djihadiste, de fanatique et qui sait fabriquer de l'électroménager et pas des fetwas. Se faire turc, car c'est bien vu comme déguisement ces temps-ci, pour les barbus.
Du coup, Amar Ghoul : il possède une autoroute, beaucoup d'argent, des fils, des liens et des relations et peut passer comme une bonne solution pour récupérer les islamistes urbains des classes moyennes ascendantes et reposer l'angoisse des tenants du pouvoir qui veulent prouver leur islamité. Le bonhomme se comportait déjà comme un élu du pouvoir, ces derniers temps : il devinait que le MSP de Soltani est une version morte et que l'avenir c'est lui et qu'il y a volonté de mise à jour. Est-il islamiste ? Ce n'est pas l'essentiel. L'essentiel est qu'il est un bon produit qui comprend ce que l'on veut. Il a gravi les échelles du levant en jouant la carte du barbu intello, technocrate, cadre et sans barbe. Il a grandi dans le MSP, est sorti de la cuisse du MSP mais quand il s'agit de pouvoir, il est Ghoul, l'homme de lui-même, l'employé qui n'a pas de couleur ou seulement celle d'un reflet.
Les islamistes pour le régime ? Il s'agit de les convertir et de doucement les tamiser : du FIS à Nahnah, puis de Nahnah à Soltani l'obéissant floué, puis de Soltani à Ghoul. Et de Ghoul ? On va voir. Il s'agit de doucement canaliser ce front et de jeter les feuilles mortes vers Gao et les plus utiles vers le nouveau parti.
Et encore une fois la preuve que la vie n'existe pas chez ces gens-là. Le politique est un jeu de courtisans fabriqués à la main, que l'on gonfle et dégonfle, selon les besoins. Cela tout le monde le sait ou presque. Donc que faire face à Ghoul ou les siens ou leurs maîtres ? Rappeler sans cesse que l'islamisme est un larbinisme ou une violence contre les autres. Répéter qu'un islamiste a un prix, s'achète, se vend et se monnaie quand il devient important. Que c'est un coureur de chaises et un opportuniste. Voyez la Tunisie, Voyez l'Egypte, voyez le reste du monde « arabe ». Que faire contre ces gens là ? Lutter, dire, écrire, ne pas reculer, frapper quand ils frappent et collectionner leurs mensonges et leurs livres de comptes et leur interdire l'accès à nos âmes, nos enfants, nos convictions et nos certitudes et nos espaces et ne jamais se sentir coupable d'être ce que l'on est, car nous, on n'a tué personne.
Ce ne sont que des mortels, la preuve est qu'ils ont un prix et le régime le connaît et le fixe. Tous. Emir de l'AIS repenti avec commerce, ou ministre de service ou docteur en Rokia. Parole de « démocrate » à l'algérienne ? Non. Seulement bon sens paysan et prudence face à la rouille qui monte et face aux vendeurs de tapis : ils ont tous le front marqué comme une semelle.
Source Le Quotidien d’Oran Kamel Daoud
Le Pèlerin
Repost 0
Published by Le Pèlerin - dans Algérie
commenter cet article