Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
  • Contact

De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

Recherche

30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 09:02
Pourquoi Bouteflika maintient Ouyahia
Ouyahia
C’est devenu un phénomène récurrent : depuis les législatives du 10 mai dernier, et même bien avant, il ne se passe pas un jour sans qu’une rumeur, sous une forme ou une autre, ne fasse état d’un «imminent changement du gouvernement». Un exécutif qui est pourtant toujours aux commandes et se penche même sur les dossiers qui interpellent le pays pour les mois à venir.
Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, était à Londres, ce week-end, où il a représenté Abdelaziz Bouteflika à la cérémonie officielle d’ouverture des 30e Jeux olympiques. «Ce qui, en soi, est un signe qui ne trompe pas. Le président ne confie jamais ce genre de mission à des collaborateurs sur le départ», nous confie une source proche de la présidence. Dans les mœurs maintenant ancrées du pouvoir sous Bouteflika, le palais d’El- Mouradia ne confie effectivement aucune mission, fût-elle «domestique», à un chef de l’exécutif quand il est sur le départ. Lorsque Bouteflika s’apprête à changer un Premier ministre, jadis le chef du gouvernement, il se fait un point d’honneur à ne plus avoir affaire à lui. Interdit de réunir le gouvernement, le chef du gouvernement partant est, en plus, dessaisi de la gestion de tous les dossiers et est écarté de toute activité étatique et ne figure plus dans le dispositif protocolaire de la République (dîners officiels, visites de chefs d’Etat étrangers, etc). Quid de l’actuel gouvernement, de son premier responsable notamment ? Ouyahia convoque les membres du gouvernement à une première réunion de la reprise, après leur retour des congés, pour ce mercredi 1er août. Cette première réunion du gouvernement sera consacrée, essentiellement, à l’entame de l’examen de l’avant-projet de la loi de Finances 2013. Et c’est bien connu : une loi de finances, le plus important texte de loi dans l’année, est examinée sur plusieurs réunions par le gouvernement, avant d’être soumise à l’approbation du Conseil des ministres en présence de Bouteflika. Un Conseil des ministres qui ne sera pas convoqué avant fin août ou début septembre par Bouteflika qui se consacrera, entretemps, à ses traditionnelles auditions des membres du gouvernement auxquelles assistera systématiquement Ouyahia d’ailleurs. Aussi, l’avant-projet de loi de finances devra être soumis au débat et à l’approbation de l’Assemblée populaire nationale, puis du Sénat avant d’être enfin signé par Bouteflika, fin décembre, et publié au Journal officiel. Ceci d’un côté. De l’autre, le gouvernement se penchera, en parallèle sur la préparation de deux importantes échéances qui l’interpellent à court terme, déjà. D’abord, faire face à la rentrée sociale, un rendez- vous de plus en plus problématique depuis quelques années en ce qu’il constitue, à chaque fois, un moment culminant propice pour les contestations sociales de tout ordre. Des moments que le pouvoir redoute à un point que n’égale que sa hantise des pressions internationales. Le gouvernement est d’autant plus tenu de réussir une rentrée sociale sans trop de turbulences que s’y imbrique immédiatement après une autre échéance politique nationale dont l’importance est déterminée d’avance par un contexte international des plus dangereux ! Bouteflika, qui avait déjà réussi à sortir «indemne» du rendez-vous des législatives, sait que la moindre erreur à l’occasion de cette autre échéance électorale, en l’occurrence les locales prévues en novembre, pourrait être fatale en effet. «Le bon sens voudrait que l’on ne chamboule pas un gouvernement à quelques semaines seulement des élections et ce sera tout naturellement Ouyahia qui le préparera», nous explique encore notre source. «Si changement il y a, il concernera seulement les ministères géré par des ministres intérimaires, surtout celui de la justice.» Puis, cette phrase lourde de sens : «Les gens se focalisent sur des détails insignifiants alors que l’essentiel est ailleurs» ! Une formule bien diplomatique pour signifier que les enjeux majeurs interviendraient après les locales avec la révision de la Constitution et la préparation de la prochaine présidentielle.
Source Le Soir d’Algérie Kamel Amarni
Le Pèlerin
Partager cet article
Repost0
30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 05:05
 La randonnée nue, pour "faire corps" avec la nature
Randonnee-nue.jpg
 
Lassés d'être cantonnés dans des camps, des naturistes plus téméraires que les autres prennent d'assaut sentiers de randonnée et chemins de montagne à l'occasion de "randonues".
Lassés d'être cantonnés dans des camps, des naturistes plus téméraires que les autres prennent d'assaut sentiers de randonnée et chemins de montagne à l'occasion de "randonues" familiales, qu'ils vivent comme autant d'occasions de "faire corps" avec la nature.
Ce jour-là à Lussan, dans le Gard, une trentaine de marcheurs attendent patiemment le signal du départ sur un parking. Hommes et femmes de diverses corpulences, âgés de 35 à 60 ans, ils sont dans le plus simple appareil, à l'exception de l'équipement de base du randonneur: grosses chaussures de marche, parfois sandales avec chaussettes, sacs à dos et bâton de marche pour certains.
Comme chaque été depuis 2007, le groupe de vacanciers descend dans le lit à sec de L'Aiguillon, parcourant le décor lunaire de ces profondes gorges.
C'est un bien-être, on est vraiment en contact avec la nature, on n'a plus le poids des habits, on est libre", s'enthousiasme Louise.
Thomas, de Paris, trouve "vachement agréables" "les courants d'air partout sur le corps", par cette matinée où les températures dépassent allègrement les 30°C.
Quelques-uns se jettent dans l'eau saumâtre retenue dans une cavité en calcaire du lit de la rivière. Puis, arrivés sous une falaise arrondie, tous s'alignent le long de la paroi pendant que le meneur du groupe, Gilles, filme cette "rangée de culs nus" qui imitent le vol de l'oiseau ...
Source Le Nouvel Observateur
Le Pèlerin
Partager cet article
Repost0
30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 03:28

Humour - Juifs et Arabes….Cela ne finira jamais…la jolie infirmière 

Les chirurgiens d'un grand hôpital, devant effectuer une intervention délicate sur un patient Arabe, ont fait appel au monde entier en raison de la rareté de son groupe sanguin.

C'est un Israélien qui a répondu à l'appel. Il a le même groupe sanguin et se dit prêt à en donner à l'Arabe.

Après la chirurgie, l'Arabe envoie une carte de remerciements accompagnée d'un diamant de grande valeur et d'une Rolls Royce rutilante comme témoignage de sa reconnaissance à l'Israélien

Malheureusement, l'Arabe doit de nouveau passer par une chirurgie, correctrice cette fois-ci. Ses chirurgiens font, une nouvelle fois, appel à l'Israélien. Ce dernier était plus qu'heureux de faire don de son sang, de nouveau.

Après la deuxième intervention chirurgicale, l'Arabe a envoie une carte de remerciements et une boîte de bonbons aux amandes Roca à l'Israélien. L'Israélien choqué de voir que cette fois l'Arabe ne reconnaît pas son geste de bonté de la même manière que la première fois, décide de lui téléphoner pour lui en demander la raison.

L'Arabe lui répond:

Ya habibi, j'ai du sang  "jouif" maintenant, rappelez-vous  !!!"

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
29 juillet 2012 7 29 /07 /juillet /2012 03:40

Pas très élégant

nu-a-la-plage

 

Un homme se fait bronzer sur une plage nudiste. Pour ne pas attraper un coup de soleil, il a couvert son sexe avec son chapeau.

Une nana passe et lui dit avec un sourire en coin :

- Si vous étiez un gentleman, vous soulèveriez votre chapeau...

Le gars lui répond :

- Si vous étiez belle, il se soulèverait tout seul !

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
29 juillet 2012 7 29 /07 /juillet /2012 03:25

Dans un club de violonistes, un Parisien et un Marseillais se retrouvent.

vue marseille

 

Le Parisien dit :

- la semaine dernière, j'ai joué le concerto à Paris devant 60 000 personnes.  J'ai joué à en faire pleurer la Vierge Marie !!!

Le Marseillais répond :

- quoi ??? Moi, la semaine dernière, j'ai joué au Dôme et j'ai joué au Moulin devant 465 248 personnes précisément et, j'ai aussi joué à Notre Dame de la Garde et à un moment, j'ai vu Jésus se décrocher de la croix et là, je me suis arrêté ; il s'est approché de moi et m'a dit :

- toi, tu as intérêt à bien jouer !!!

Je lui dis :

- oui bien sûr, mais pourquoi ?

Et il m'a répondu :

- parce que la semaine dernière y a un pédé de Parisien qui a tellement mal joué qu'il a fait pleurer ma mère !

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
29 juillet 2012 7 29 /07 /juillet /2012 02:54
Poussés par la misère et le chômage
algerie-maroc-copie-1
Il ne se passe pas un jour sans que l’on nous signale l'arrestation, ici et là, de ressortissants marocains entrés illégalement en Algérie, et ce, à la recherche d'un emploi après des années de misère passées au Maroc. Depuis janvier passé, près de 1 000 immigrés clandestins marocains ont été arrêtés en Algérie, dont 62 ont été interpellés la semaine passée.
Dans les trains, à bord des bus, à l'intérieur des taxis et parfois dans les chantiers des particuliers, de plus en plus de ressortissants marocains, entrés clandestinement en Algérie sont arrêtés. Ils sont jeunes et leur âge varie entre 20 et 38 ans, ces immigrés clandestins d'origine marocaine, ont réussi à passer la première ceinture sécuritaire, et ce, au niveau du tracé frontalier de plus de 400 km, séparant l'Algérie du Maroc. Une fois avoir mis les pieds sur le sol algérien, ces jeunes marocains vont se regrouper sous forme de trois à cinq individus pour se rendre dans les villes de l'Ouest du pays. Quelles sont les raisons qui ont poussé ces centaines de marocains à se rendre en Algérie ? S'agit-il de la misère et la pauvreté qui sont derrière cette vague humaine ? Plusieurs jeunes marocains arrêtés récemment pour immigration clandestine, ces derniers expliquent qu'ils ont vécu la misère et la pauvreté dans leurs villes natales, sises au Maroc. Oujda, cette ville frontalière située à quelques dizaines de kilomètres de l'Algérie, a connu ces dernières semaines une baisse sensible de ses activités commerciales, voire des plus dures depuis l'année 1994, date de la fermeture des frontières algéro-marocaines. Partant de cette situation, les jeunes de cette ville marocaine se sont retrouvés sans aucun revenu, surtout qu'ils sont au chômage. Vivant dans une misère insupportable, nombreux sont les jeunes marocains qui ont décidé de se rendre en Algérie, dans la clandestinité, et ce, pour dénicher un emploi qui leur permettra de survivre. Généralement, il s'agit de jeunes ouvriers, spécialisés dans la fabrication de faux plafond, dans la platrerie de plafonnage, cloison, peinture et tous types de travaux de maison. Ces derniers, une fois arrivés en Algérie, sont vite sollicités par des particuliers algériens, à la recherche d'un très bon spécialiste de faux plafonds pour garnir leurs maisons. En plus, beaucoup de particuliers préfèrent faire appel aux ouvriers marocains, car les ouvriers marocains n'exigent pas de grosses sommes, et n’ont d'autres choix que d’avoir un emploi et survivre.
A Chlef, Tlemcen, Oran, des marocains interceptés pour immigration clandestine
Le 25 juillet passé, les gendarmes de la brigade de Tadjena, sise à Chlef, ont présenté devant le Procureur de la République près le tribunal de Ténès, deux ressortissants marocains, interceptés dans un bus, un jour avant, pour immigration clandestine. Ils ont été placés sous mandat de dépôt. A Tlemcen et durant le même jour, les gendarmes de la section de recherches de Tlemcen, ont présenté devant le Procureur de la République près le tribunal de Remchi, deux ressortissants marocains, interpellés, la veille, pour immigration clandestine. Ils ont été placés sous mandat de dépôt. Le 24 juillet dernier, les gendarmes de l'Escadron de Sécurité Routière de Tlemcen, en service de police de la route au carrefour formé par les RN.98 et 35, ont interpellé deux immigrants clandestins marocains à bord d'un véhicule taxi se dirigeant vers Oran. Ils ont été remis aux gendarmes de la brigade de Zenata pour enquête.
Le 18 juillet passé, cinq jeunes marocains, entrés illégalement en Algérie, sont arrêtés dans la ville d'Oran, alors qu'ils cherchaient du travail, d'autant qu'ils sont des ouvriers de métier.
C'est à partir d'une simple fouille ordinaire des cinq marocains que, les gendarmes de la brigade de Bir El Djir ont fini par découvrir qu'il s'agit d'immigrés clandestins. Présentés, le 19 juillet, devant le Procureur de la République près le tribunal d'Oran, les cinq ressortissants marocains, interpellés ont été placés sous mandat de dépôt.
Source Les Débats Lofti Itou
Le Pèlerin
Partager cet article
Repost0
28 juillet 2012 6 28 /07 /juillet /2012 07:44

Vers une relecture de l'histoire de France contemporain

francois hollande 

«Français et Algériens partagent une même responsabilité, celle de se dire la vérité. Ils le doivent à leurs aînés mais aussi à leur jeunesse. [...] La France considère qu'il y a place désormais pour un regard lucide et responsable de son passé colonial si douloureux et en même temps un élan confiant vers l'avenir.» Lettre de François Hollande à Abdelaziz Bouteflika

Un événement a secoué la classe politique française; il s'agit de la commémoration de la Rafle du Vél d'Hiv. Pour rappel, la rafle a été préparée de longue date. Depuis la Conférence de Wannsee, en janvier 1942, Eichmann organise les convois de déportation dans toute l'Europe. Il sollicite les représentants nazis dans les territoires occupés pour exécuter des rafles et organiser des convois vers Auschwitz. En France, c'est le chef du service juif du SD en France occupée de fin 1940 à juillet 1942, qui est chargé d'organiser la rafle. Il est sous les ordres du général Oberg, chef des SS et de la police allemande en France. Pour cela, il négocie avec la police française qui accepte de collaborer et d'organiser seule la rafle! Les policiers Jean Leguay et René Bousquet négocient avec Dannecker. Ils mettront la police française à la disposition des Allemands pour faire la rafle.
En Algérie, le sort des juifs ne fut pas meilleur. La première chose qu'a faite le pouvoir colonial en Algérie c'est de rapporter le décret Crémieux, Hannah Arendt soutient, dans Les Origines du totalitarisme (1951), que le préalable à l'extermination des juifs est la dépossession de leur statut de citoyen, les réduisant ainsi à la «vie nue» d'un être humain dénué de tout droit. La société était en grande partie antisémite et en Algérie, il n'était pas rare de voir des défilés de la Croix-de-Feu du colonel de La Rocque. En février 1941, l'amiral Darlan prend la tête du gouvernement. En juin 1941, il nomme le général Weygand, gouverneur général de l'Algérie. La «Légion» est le support politique du régime pétainiste, dont la devise «travail, famille, patrie» remplace le triptyque républicain «Liberté, égalité, fraternité» Les hobereaux de la colonisation clament leur attachement au maréchal Pétain. Et, aux quatre coins du pays résonne l'hymne «Maréchal nous voilà».
Pourquoi un crime aussi abominable?
Cette folie meurtrière visant les juifs ne fut pas une singularité. Comme l'écrit si bien Sophie Bessis, «Le nazisme ne fut pas une rupture mais une continuité». C'est tout le XIXe siècle qui fit le lit du nazisme avec les mythes récurrents des races supérieures défendues par les Renan, Arthur de Gobineau, voire des prix Nobel de médecine comme Richet. Il en sera de même en Angleterre avec Joseph Chamberlain et Rudyard Kipling et en Allemagne avec Hegel pour qui l'Afrique n'est pas entrée dans l'histoire...
En fait, la rafle du Vél d'Hiv n'est pas que le fruit de la soumission aux Allemands mais aussi l'aboutissement de siècles d'antisémitisme décomplexé, bien ancré dans le fond rocheux d'une partie de la société française. Cet antisémitisme de deux millénaires d'âge, qui plonge ses racines dans l'histoire du Christianisme et des juifs déicides. Cependant, il y eut parmi les fonctionnaires des gens qui ont dit non à l'ordre hitlérien. Cette affaire soulève bien en réalité le devoir d'obéissance du fonctionnaire en cas de force majeure, des fonctionnaires qui se sont émancipés de ce devoir. Ils ont contribué à sauver - à l'instar de Jean Moulin- l'honneur des corps de l'État.
Pour rappel, les deux séries de mesures antijuives, celles d'octobre 1940 et de juin 1941, n'avaient pas plus soulevé de protestations de la part des autorités religieuses qui restaient le plus fidèle soutien du régime. (...) Néanmoins, à partir de la mi-1942, on assiste à un revirement de l'opinion publique. Le port de l'étoile jaune avait suscité la réprobation de beaucoup de Français. Une partie des 225.000 juifs, qui ont réussi à échapper à la déportation, a bénéficié du silence, de la complicité ou de l'aide active d'un très grand nombre de Français qui sont restés, pour la plupart anonymes.
Il en est de même d'un fait ignoré qui est l'apport des Algériens - Français du second collège à l'époque - à la Résistance française à une époque où beaucoup de Français, le plus souvent par peur devant un pouvoir répressif sanguinaire, abandonnèrent leurs concitoyens de confession juive. Que dire, en effet, de ces émigrés qui, malgré leurs conditions sociales désastreuses, eurent le courage de risquer leur vie pour sauver des Français juifs abandonnés par tous du fait de la répression allemande? Le tract suivant résume mieux que cent discours l'empathie de ces «Justes». Nous lisons «Hier à l'aube, les juifs de Paris ont été arrêtés. Les vieux, les femmes et les enfants. En exil comme nous, travailleurs comme nous. Ils sont nos frères. Leurs enfants sont comme nos propres enfants - «ammarach nagh». Celui qui rencontre un de ces enfants doit lui donner un abri et la protection des enfants aussi longtemps que le malheur - ou le chagrin - durera. Ce tract fut rédigé en tamazigh -sans doute pour ne pas être compris par la police- circulait parmi les émigrés algériens kabyles lors de la rafle des juifs le 16 juillet 1942 à Paris. Ainsi, les émigrés algériens - sous prolétariat français - pendant la colonisation, avaient décidé d'aider les juifs à s'enfuir et les ont cachés. Dans le même ordre, on se souvient que la Mosquée de Paris servit de lieu de résistance. Les Algériens du FTP (Francs-tireurs partisans) avaient pour mission de secourir et de protéger les parachutistes britanniques et de leur trouver un abri. Les FTP ont par la suite, porté assistance à des familles juives, des familles qu'ils connaissaient, ou à la demande d'amis, en les hébergeant dans la mosquée, en attente que des papiers leur soient fournis pour se rendre en zone libre ou franchir la Méditerranée pour rejoindre le Maghreb. (1)
L'appréciation de la rafle du Vél d'Hiv depuis la Libération
Depuis la Libération, cet événement a été apprécié différemment. Pour l'Histoire, De Gaulle l'a totalement ignoré, De Gaulle avait considéré que la légitimité française, la continuité républicaine s'incarnaient à travers lui et son action à la tête de la Résistance. Vichy n'était pas la République, et c'est pour cette raison, scène célèbre, qu'il avait refusé, le 27 août 1944, de suivre le conseil de Georges Bidault qui lui avait demandé de proclamer la République au balcon de l'Hôtel de ville de Paris. Il n'y avait pas à rétablir ce qui n'avait jamais cessé d'exister.
Mitterrand ne pouvait pas renier ses années de jeunesse, qu' il a cachées. En 1969, dans son livre «Ma part de vérité», il déclarait: ´´S'il est vrai que j' eusse été d' extrême droite dans ma jeunesse, je jugerais plus honorable d' être où je suis aujourd'hui que d' avoir accompli le chemin inverse, où l' on se bouscule, semble-t-il.´´ (pp.21-27) On sait maintenant que si Mitterrand a fait partie des VN, les Volontaires Nationaux, soit les Croix-de-Feu du colonel de La Rocque. Mitterrand prononça deux conférences encensant les Croix-de-Feu en janvier 1935. En février 1935, il a pris part à une manifestation étudiante «contre l' invasion des Métèques». Le 5 mars 1936, il fait partie de ceux qui ont manifesté 'contre le juif Jèze'. Gaston Jèze était un professeur qui fut pris à partie par ses étudiants d' extrême droite pour avoir soutenu l'Ethiopie envahie par Mussolini. (...) Il écrira dans l' Echo de Paris, très marqué à droite, proche du PSF, le parti de La Rocque. «Et puis après, pendant la guerre, on connaît mieux, la Francisque, la proximité de la Cagoule, la résistance tardive mais réelle.» On pourrait continuer, par exemple on fait de Mitterrand le champion de l' abolition de la peine de mort, alors que lorsqu'il était ministre de l'Intérieur pendant la Guerre d'Algérie, on n' a jamais autant coupé de têtes, pour finalement aboutir à la peine de mort en 1981.
Pour Mitterrand, la République française était irresponsable. Lors du Conseil des ministres du 8 février 1993, où fut lu le décret instituant la ´´Journée nationale commémorative des crimes et persécutions racistes et antisémites commises par l'autorité de fait dite gouvernement de l'État français´´, François Mitterrand rappela alors comment était née la synthèse politique et juridique gaullo-mitterrandienne sur la question de l'incarnation française durant l'occupation.
En 1995, le président Jacques Chirac avait admis officiellement l'implication française dans ces crimes commis sous le régime de Vichy. ´´La France, ce jour-là, accomplissait l'irréparable. Manquant à sa parole, elle livrait ses protégés à leurs bourreaux.´´ Cette reconnaissance solennelle, par un président de la République, du rôle de la France, avait été une première depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. ´´L'honneur fut sauvé par les Justes, et au-delà par tous ceux qui surent s'élever contre la barbarie (...) L'honneur de la France était incarné par le général de Gaulle qui s'était dressé le 18 juin 1940 pour continuer le combat. L'honneur de la France était défendu par la Résistance, cette armée des ombres qui ne se résigna pas à la honte et à la défaite.´´
Nicolas Sarkozy, en juillet 2007, s'était contenté de dire: ´´Il n'y a rien à ajouter, rien à retrancher à son très beau discours.´´ ´´François Hollande a reconnu à son tour que l'arrestation de milliers de juifs lors de la rafle du Vél d'Hiv, en juillet 1942, était un ´´crime commis en France, par la France´´.» (2)
Il y eut, on l'aura compris, une levée de boucliers à gauche comme à droite. Selon Jean-Pierre Chevènement, François Hollande fait ´´comme si Pétain était la France´´. Il regrette que François Hollande ´´a malheureusement omis de dire que les crimes commis par les policiers et les gendarmes français, lors de la rafle du Vél d'Hiv, l'ont été sur l'ordre de l'Etat français de Vichy collaborant avec l'Allemagne nazie.´´ Selon lui, tenir un tel discours, ´´c'est occulter les accords passés avec la gestapo par René Bousquet, alors secrétaire général de la police, agissant pour le gouvernement de Vichy. C'est faire comme si Pétain était la France et comme si le véritable coup d'Etat opéré le 10 juillet 1940 par un gouvernement de capitulation, n'avait pas existé.´´ (3)
François Hollande veut assumer une histoire de France sereine
A deux reprises, écrit Thomas Wieder, déjà, il a pu s'en rendre compte. La première fois, ce fut le 15 mai, jour de son investiture. Pour son
premier discours prononcé hors de l'Elysée,
M.Hollande avait choisi de rendre hommage à Jules Ferry (1832-1893). Ce choix fut critiqué. A gauche et à droite, des voix s'élevèrent pour rappeler que le père de l'école gratuite, laïque et obligatoire avait aussi été un farouche défenseur de la colonisation, convaincu que ´´les races supérieures (...) ont le devoir de civiliser les races inférieures´´. Dans son discours, il évoqua les´´égarements politiques´´ de Ferry: ´´Sa défense de la colonisation fut une faute morale et politique´´, dit-il. La polémique, de cette façon, se trouva étouffée dans l'oeuf». (4)
«Ces jours-ci, poursuit l'auteur, M.Hollande peut de nouveau constater que l'histoire demeure, comme on le dit souvent, une ´´passion française´´. Deux semaines avant son intervention, Serge Klarsfeld, président de l'Association des fils et filles des déportés juifs de France, demandait ainsi dans Le Monde si l'héritier politique de François Mitterrand ´´confirmer [ait] la vision de Chirac´´, à savoir la reconnaissance de la responsabilité de la France dans la Shoah? Dimanche 22 juillet, M.Hollande l'a rassuré. Mais en disant que ´´le crime fut commis en France, par la France (...) D'ici à 2017, trois dossiers attendent en effet le chef de l'Etat. Le premier, par ordre croissant d'intensité, concerne la Grande Guerre, dont on célébrera le centenaire en 2014. (...) Autre dossier sensible: le génocide des Arméniens, dont le centenaire tombera en 2015 et dont M. Hollande s'est engagé à en pénaliser la négation. (...) A l'heure où la France essaie de se rapprocher de laTurquie, (...) Dernier dossier, enfin: la guerre d'Algérie. C'est à la fois le plus urgent et le plus explosif. Le plus urgent parce que 2012 est l'année du Cinquantenaire de l'Indépendance, et que la France, jusque-là, n'a rien commémoré officiellement».
François Hollande et sa nouvelle approche des relations algéro-françaises
Justement qu'en est-il des relations algéro-françaises sous l'angle mémoriel, il semble que François Hollande engage une rupture. Thierry de Cabarrus en décrit les signes: «De l'anniversaire de l'indépendance de l'Algérie aux commémorations de la rafle du Vél d'Hiv, François Hollande a pris à bras-le-corps son rôle de chef d'État en prônant l'apaisement, la réconciliation et l'humilité. (...) Qu'on n'aille pas lui chercher des poux dans la tête! François Hollande est un président normal en ce sens qu'il affronte le passé de la France avec lucidité, courage et ce qu'il convient de sentiment de repentance pour solder enfin une Histoire douloureuse. François Hollande prend la peine d'expliquer aux Tuileries qu'il glorifie le grand ministre de l'Éducation, mais qu'il condamne sa ´´faute morale et politique´´. (..) Le dernier acte spectaculaire, c'est le fameux discours du dimanche 22 juillet devant la plaque commémorative de la rafle du Vél d'Hiv à Paris».
«Un autre signe poursuit l'auteur, passé inaperçu, démontre la volonté qu'a François Hollande de solder les dettes de la France avec son passé. Ainsi, de la relation franco-algérienne. Le 5 juillet dernier, alors que l'Algérie célèbre les cinquante ans de son indépendance, le chef de l'État adresse une lettre à son homologue, le Président Bouteflika. Une façon claire et sans détour de répondre à l'invitation de ce dernier qui souhaitait, le 8 mai dernier, ´´une lecture objective de l'Histoire´´ (...) Le chef de l'État a eu trois occasions de refonder sur de nouvelles bases les liens entre la France et l'Algérie. Le 17 octobre 2011, c'est le candidat qui commémore les massacres des manifestants algériens en 1961, en allant déposer une gerbe sur le pont de Clichy. Ce fils d'un militant farouche de l'Algérie française déclare alors: ´´Je voulais être là, fidèle à la promesse que j'avais faite. Je suis venu témoigner de ma solidarité aux enfants, petits-enfants de ces familles endeuillées par ce drame.´´ Le 19 mars 2012, pour le cinquantième anniversaire de la signature des Accords d'Évian, François Hollande publie une tribune dans les quotidiens El Watan et Le Monde: ´´La France et l'Algérie, écrit-il, ont un travail en commun à mener sur le passé pour en finir avec la guerre des mémoires.´´ Enfin, le 11 avril 2012, le candidat salue la mémoire du président Ben Bella décédé quelques jours plus tôt, et il ajoute: ´´Je forme le voeu que les peuples algérien et français puissent s'engager dans une nouvelle ère de coopération.´´» (5)
Il n'y a pas de raison de douter, François Hollande veut changer les choses, il semble opter pour la vérité, soyons, en tant qu'Algériens, au rendez-vous pour aller enfin, de l'avant.
1.Chems Eddine Chitour http://www.legrandsoir.info/ce-que-fut-la-colonisation-l-oeuvre-positive-de-l-algerie-envers-la-france.html
2.Bruno Roger-Petit Vichy et Vél d'Hiv: Hollande a-t-il raison de rompre agoravox 24-07-2012
3. http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/vel-d-hiv-chevenement-en-desaccord-120456
4.Thomas Wieder, Hollande face aux pièges de l'histoire. Le Monde 25.07.2012
5.Thierry de Cabarrus François Hollande président des réconciliations Nouvel Obs.23-07-2012

Source L’Expression

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
28 juillet 2012 6 28 /07 /juillet /2012 07:38

A propos de la découverte des squelettes de Tihitane et des sites rupestres de l’Immidir (Ahaggar)

site-ruperstre-Immmidir-ahaggar.jpg 

Les squelettes de Tihitane, de la région du sud-ouest de l’Ahaggar (la localisation est volontairement imprécise) sont, en effet, connus depuis plus de 20 ans. Des chercheurs algériens et étrangers, ayant réalisé — et réalisant encore — des travaux archéologiques ou géo-morphologiques à Ahaggar, n’en ignorent pas l’existence. Le site est également connu des agences de voyages, lesquelles, lorsqu’elles passent à proximité, le font découvrir à leur clientèle. Au moment de la création du Parc national de l’Ahaggar, en raison de sa fragilité, la direction de cet organisme avait initié un projet. Puis, dans les années 1990, la direction du Parc national de l’Ahaggar fut sollicitée par un chercheur italien qui souhaitait en faire autant. Sur le plan scientifique, il est à craindre que les squelettes ne soient pas aussi anciens que présumés, soit « 20 000 à 30 000 ans », car, dans les années 1980, le parc était jonché de fragments de poterie, dont on sait que l’invention par l’homme ne remonte pas au-delà du milieu du XIe millénaire BP (Before Present) au Sahara. Sur les photos publiées de ce site, on peut constater qu’il en reste encore. Cette évaluation est peut-être faussée par le fait que les ramassages intempestifs ont, à la longue, « écrémé » les lieux en faisant disparaître une grande partie des fragments de poterie qui gisaient sur le sol, ainsi que d’autres artefacts. L’étude du matériel archéologique de surface risque donc de s’avérer tronquée. En revanche, il est, en effet, important de tenter de dégager ce qui reste des squelettes (fouille de sauvetage), et de dater les ossements, si leur état s’y prête encore (car il faut certaines conditions de conservation pour que des résultats puissent être obtenus quand on date de l’os). La description de Tihitane dans le Bulletin de liaison saharienne, ainsi que les photographies qui l’accompagnent, donnent à penser que les squelettes sont dans un certain état de dégradation par rapport à l’état initial des lieux. Malgré tous les efforts consentis, l’expérience nous a montré que dans le cas de sites archéologiques isolés en plein Sahara, mais facilement accessibles en véhicule tout-terrain, il était préférable de réaliser des travaux d’urgence, la seule manière de sauver les données scientifiques. Quant à la région de l’Immidir, ainsi qu’une grande partie de ses sites rupestres et de ses habitats préhistoriques, ils sont connus depuis déjà quelques décennies. Cette région fut d’abord fréquentée par les agences de tourisme pratiquant la marche à pied et la méharée (à dos de dromadaire). Les sites rupestres de l’Immidir ont fait l’objet de plusieurs articles publiés dans des revues spécialisées sur le Sahara et/ou l’art rupestre saharien, ainsi qu’un ouvrage contenant de nombreuses photographies. Un exemplaire de ce livre a été adressé au ministère de la Culture, et le corpus photographique a été remis, sous forme numérique, à la direction du Parc national de l’Ahaggar pour servir à ses missions d’inventaire et de recherche. Au mois de mars 2007, une mission du Parc national de l’Ahaggar a permis de prendre la mesure de la richesse des lieux, et, d’enrichir ce patrimoine de sites nouveaux. Elle a été suivie, en avril 2007, par une équipe du CNRPAH qui, en découvrant les lieux, en a fait de même. Il paraît difficile de pouvoir « écumer » la région avant longtemps, comme il est écrit dans l’article de presse, sachant que plusieurs équipes, sur des décennies de recherches, ne suffiraient pas à épuiser son riche potentiel archéologique, en raison de l’extension géographique de ce plateau, de ses accès difficiles, mais aussi, du fait que les meilleurs connaisseurs des lieux, d’anciens agents de protection et de conservation du parc national, soient aujourd’hui, presque tous, à la retraite. Un problème de relève qui se pose aussi au Parc national du Tassili (connaissance des accès, des points d’eau, etc., pour pouvoir circuler et travailler). A. Heddouche, géomorphologue et préhistorien, ancien directeur du Musée du Bardo, puis du Parc national de l’Ahaggar, actuellement chercheur au CNRPAH, fouille depuis près d’une décennie les nombreux monuments funéraires de l’Ahaggar : nous ne pensons pas le contredire en affirmant que, malgré toutes ces années de terrain dans des conditions sahariennes éprouvantes, ce domaine de recherche ne sera pas épuisé avant longtemps. Nous attendons, d’ailleurs, avec impatience la publication des travaux de ce collègue, car, d’une part, ils seront les premiers du genre pour le Sahara central (après ceux du Sahara méridional, au Niger, réalisés par des chercheurs français), et, d’autre part, ils nous révéleront, peut-être, des dates hautes pour les squelettes qui étaient davantage protégés que ceux de Tihitane, les défunts ayant été initialement enterrés dans des sépultures en pierres. L’étude des sites rupestres de l’Immidir, par l’application, notamment, de la méthode d’analyses factorielles de correspondances (méthode d’analyse statistique) permet de mettre en exergue un élément fondamental, celui d’un peuplement assez particulier de ce plateau, comparativement à l’homogénéité de celui de la Téfédest, mais également de l’Ahnet, massifs voisins. A la différence du Tassili des Ajjer (Algérie), de la Tadrart Acacus et de l’Amsak (Libye), ce peuplement révèle quelques éléments ethno-sociologiques dont il est difficile de préciser l’appartenance et les origines géographiques. On pourrait chercher des correspondances possibles avec, au moins en partie, les groupes humains individualisés par les inventaires-recherches effectués par J-P. Maitre, un ancien chercheur du CRAPE (ancien CNRPAH), dans les années 1970. Par ailleurs, il nous semble important de procéder, comme cela fut fait, dans les années 1980, pour la Tadrart méridionale (au sud du Parc national du Tassili), aux collectes des gisements et autre matériel archéologique de surface de l’Immidir, au moins là où ceux-ci ont été signalés, sachant que la région est fréquentée par les touristes, et que la tentation est humaine. Au Tassili des Ajjer, pour la Tadrart méridionale, un accord tacite avait été passé entre la direction du parc et les agences de tourisme pour réduire et orienter le mouvement touristique, et, ainsi, nous donner le temps de procéder aux travaux archéologiques les plus urgents. Ce fut l’une des opérations de collaboration les plus réussies, dans l’intérêt de tous les secteurs, les agences de voyage étant allées jusqu’à aider matériellement le Parc qui ne possédait, à l’époque, qu’un véhicule rétif à la préhistoire.
Le « sillage » intellectuel
Nous souhaitons aussi préciser que l’usage du terme « pillage » pour les œuvres rupestres est impropre, et dire que celui-ci a atteint des proportions alarmantes comme le stipule l’article un peu exagéré. Parler de pillage des œuvres rupestres signifie que celles-ci sont découpées dans la roche, prélevées, acheminées et, selon, exportées. Si de tels cas ont existé dans le passé et qu’ils pourraient aussi se renouveler (car rien n’arrête les pilleurs et, maintenant, les iconoclastes), Dieu merci, découper un panneau rocheux relève d’un effort plutôt décourageant même pour un collectionneur. Dans l’Atlas saharien, nous avons pu constater que de telles tentatives avaient été finalement abandonnées, mais il est vrai que le pilleur avait fait usage d’une scie et d’une hache (qui ont abîmé la gravure), et, qu’aujourd’hui, on dispose d’engins bien plus sophistiqués. En revanche, on peut considérer qu’il existe une autre forme de « pillage » du patrimoine, celui du pillage « intellectuel » que pratiquent les chercheurs ou amateurs, étrangers clandestins, dont les travaux sont ensuite publiés en outre-mer, au mépris de la législation algérienne et des documents que l’on fait signer aux visiteurs à l’entrée du parc, notifiant l’engagement du signataire à respecter les textes réglementaires, dont ceux qui régissent la recherche. Pour avoir initié la mise en place d’un parc national dans l’Atlas saharien, dans le cadre de la direction du patrimoine culturel, puis géré le Parc national du Tassili, patrimoine mondial, nous savons par expérience combien la gestion de parcs, grands comme des pays, est parfois une gageure quels que soient les moyens et les hommes, quand chaque pierre abrite un site, un objet archéologique, chaque lieu, une plante ou un animal rare, et, que les prédateurs ne soient pas toujours des étrangers, car le développement des infrastructures sans études d’impact, par exemple, est certainement le facteur le plus destructeur, bien plus que le pillage.
Les défis d’aujourd’hui
Ce sont là les énormes défis auxquels on doit faire face, et même les parcs étrangers ne sont pas épargnés, sachant que Yellowstone (USA) a été momentanément déclassé du patrimoine mondial, en raison d’une exploitation touristique effrénée qui commençait à générer de sérieuses nuisances. Même si certaines découvertes n’en sont pas, réjouissons-nous de l’enrichissement de notre patrimoine archéologique et naturel saharien en 2007. Car s’il est « une première mondiale » en Ahaggar qui est passée presque inaperçue, bien que publiée dans El Watan il y a quelques mois, c’est bien celle de l’existence complètement inattendue de la panthère dans cette région (détermination génétique faite à partir de crottes animales). Sous d’autres cieux, l’équipe d’Ushuaïa serait accourue pour aller sur les traces de ce superbe animal (dont nous rêvons de voir, ne serait-ce qu’à travers les empreintes au sol), et, donner aux Algériens un beau sujet de découverte, dans leur propre pays. Au Sahara, la richesse archéologique et la faiblesse de l’exploration scientifique font que chaque pas vous fait découvrir une sépulture, une peinture, une plante endémique, et, combien d’autres choses encore, mais l’essentiel demeure, nous semble-t-il, dans l’organisation de la protection des sites naturels et culturels et celle des inventaires (mise en place du plan d’aménagement, et, formation des ressources humaines), la mise en œuvre d’une politique de recherches organisée autour de problématiques destinée à dégager les lignes de force de l’histoire de notre pays, laquelle, à son tour, permet de mettre en commun les efforts et les moyens des parcs nationaux et des instituts de recherches, et, donc, d’optimiser la mise en valeur de l’énorme potentiel archéologique et naturel de ces régions ; un potentiel qui sera encore générateur de travail et de biens quand le sous-sol aura cessé de livrer son or noir (une perspective qu’il faut, dès aujourd’hui, préparer). Enfin, la contribution de toutes les bonnes volontés administratives et scientifiques dans une synergie qui ne peut que profiter à tous les secteurs concernés, mais principalement au patrimoine. Ces tâches, qui, parfois, requièrent l’énergie du gladiateur, ne procurent pas, heureusement, que désagréments et fortes inimitiés. Elles offrent aussi de profondes satisfactions, à commencer par celle d’œuvrer dans des régions fabuleusement belles, de croiser, à chaque pas, nos ancêtres, vaquant à leurs occupations sur les parois, dans un silence qui vous repose de la cacophonie du théâtre humain des temps modernes, et, parfois, de mettre un site à l’abri, en se disant que c’est un petit pan d’histoire qui est ainsi préservé. Dans la solitude du chercheur de fonds, rien ne remplace la magie des grès et des granits quand le soleil se couche à l’horizon, et, que le guide targui murmure les paroles apaisantes de sa prière, répétées par le vent. Merci, cependant, aux journalistes qui ne sont pas rebutés par la science préhistorique et sa terminologie compliquée, car ils sont un lien précieux avec le grand public, même si, çà et là, nous venons les chicaner sur la précision d’un terme ou d’un autre, nous-mêmes animés par l’exactitude scientifique, l’autel de tous les sacrifices
L’auteur est : Préhistorienne Ancienne directrice du Parc national du Tassili
Source El Watan 
Le Pèlerin
 
Partager cet article
Repost0
28 juillet 2012 6 28 /07 /juillet /2012 07:18
On aime ou on n’aime pas…Un parcours des plus atypiques
Roger-Garaudy.jpg
«La voix qui chantait seule sur la colline réveille des rumeurs dans l’ombre des vallons…»
Roger Garaudy
Roger Garaudy est mort le 13 juin chez lui dans la banlieue parisienne. La faucheuse l’avait déjà provoqué en 2001, lorsqu’il a été foudroyé par une double hémorragie cérébrale le jour même où il devait inaugurer la médiathèque moderne de sa Fondation pour le dialogue des cultures à Cordoue en Espagne. Tandis que sa famille le rapatriait en France dans un état critique, il apprenait les attentats qui venaient de se produire aux USA le 11 septembre, et il en tirait le titre de son dernier livre qui était prêt, Le terrorisme occidental. Philosophe reconnu, Garaudy, qui voulait être prêtre, a eu un parcours atypique. De son enfance chrétienne, il gardera des valeurs-clefs, influant sur sa trajectoire qui bifurquera sur le communisme dont il sera l’un des porte-voix attitrés. Ses livres sont appréciés. Garaudy passera de la philosophie de la misère à la misère de la philosophie, en mettant en doute bien des certitudes. Il entame une troisième vie en embrassant la religion musulmane.
Les tenants des thèses sionistes peuvent désormais dormir sur leurs deux oreilles. Leur pourfendeur acharné le plus en vue est désormais dans l’autre monde. Garaudy aura été sans doute un homme complexe, dont le parcours sinueux a désarçonné plus d’un même parmi ses plus fidèles amis. D’ailleurs, pouvait-il en être autrement pour celui qui a déclaré que sa vie est faite de ruptures et qu’il n’en regrette aucune, car, précise-il, «aucune ne fut un reniement de ce qui la précédait, mais le dépassement d’une limite.» Parce qu’il a tenu un discours autre que celui qu’ils avaient l’habitude d’entendre, les défendeurs du sionisme politique l’ont voué aux gémonies, lynché médiatiquement et menacé même dans son intégrité physique. Peu de voix à l’époque se sont fait audibles pour venir à sa rescousse.
L’Abbé Pierre, qui a volé au secours de son ami et dénoncé le «lobby sioniste international» sur les plateaux de télévision français, en a eu pour son compte. Avant d’être évincé médiatiquement, il a été invité à se rétracter publiquement pitoyablement, la gorge nouée, les yeux embués.
Comment a-t-il pu oser ?
«J’imagine les insoutenables pressions dont il a été l’objet. Je comprends sa position face à l’armada médiatique qui est indigne de cette humiliation en direct. Mais l’Abbé Pierre restera mon ami pour l’éternité. D’ailleurs, on ne cesse de se rencontrer», déclarait Roger il y a quelques années…
La presse française s’est particulièrement déchaînée contre Garaudy qui a démonté «les mécanismes des mythes fondateurs de la politique israélienne», un livre de 260 pages, considéré comme un «brûlot», qualifié d’œuvre de Satan ou de Hitler.
Même l’humanité, le journal de référence de sa jeunesse, n’y est pas allé avec le dos de la cuillère en se réjouissant que la loi Gayssot, votée à l’époque, ait pu faire taire un homme dont pourtant l’humanisme a marqué une époque. Dans les médias, l’antisémitisme et le négationnisme sont brandis pour débusquer cet empêcheur de penser en rond.
Alors, Garaudy, qui n’a jamais considéré la philosophie, l’histoire ou la théologie comme une carrière libérale mais un combat pour l’homme contre tous les intégrismes, rappelle qu’il «a défendu Marx contre une Union soviétique et un parti qui le fossilisaient et l’excluaient en 1970, qu’il a défendu Jésus contre toute théologie de la domination, qu’il a défendu l’Islam contre l’islamisme et la trahison des princes et, enfin, les grands prophètes juifs contre le sionisme tribal».
C’est surtout son dernier livre qui a suscité la réprobation de ses contempteurs. Il y dénonce l’hérésie du sionisme politique, qui consiste à substituer à Dieu et Israël l’Etat d’Israël, «porte-avions nucléaire et insubmersible des provisoires maîtres du monde ; les Etats-Unis qui entendent s’approprier les pétroles du Moyen-Orient».
Garaudy y évoque «une mythologie plus moderne, celle de l’Etat d’Israël qui serait la réponse de Dieu à l’Holocauste», comme si Israël était le seul refuge des victimes de la barbarie de Hitler, alors qu’Yitzhak Shamir lui-même, qui offrait son alliance à Hitler jusqu’à son arrestation par les Anglais, pour collaboration avec l’ennemi et terrorisme écrit : «Contrairement à l’opinion connue, la plupart des immigrants israéliens n’étaient pas les restes survivants de l’Holocauste, mais des juifs des pays arabes, indigènes à la région (Yitzhak Shamir, Looking back, looking ahead 1987 p. 574.) Il fallait faire croire avec le mythe des six millions que «l’humanité avait assisté là au plus grand génocide de l’histoire» en oubliant 60 millions d’Indiens d’Amérique, 100 millions de Noirs, oubliant même Hiroshima et Nagazaki et les 50 millions de morts de cette Deuxième Guerre mondiale, dont 17 millions de Slaves, comme si l’hitlérisme n’avait été qu’un vaste pogrom et non un crime contre l’humanité entière. Serait-on antisémite pour dire que les juifs ont été très durement frappés, mais qu’ils ne furent pas les seuls sous prétexte que la télévision ne parle que de ces victimes mais pas des autres.
L’itinéraire communiste de Garaudy ne le préparait guère à devenir le chef de file d’une dissidence humaniste. Il était entré au parti comme on entre en religion. Sa jeunesse a été marquée par la quête religieuse. Jeune catholique, il rêvait de devenir prêtre avant de se convertir au protestanisme, à l’âge de 14 ans et d’adhérer au PCF à vingt ans. Jeune professeur de philo, repéré par Maurice Thorez en 1937, il voit sa foi vaciller en 1939 lors de la signature du pacte germano-soviétique. Mais il est mobilisé et retrouve le parti à son retour du front. Arrêté en 1940 pour propagande communiste, il est déporté en Algérie. Libéré en 1943 après le débarquement allié d’Afrique du Nord, il est réintégré comme professeur de philo et prend la responsabilité des publications du PCF en Algérie. De retour en métropole en 1945, il enseigne le marxisme stalinien et grimpe les échelons de la hiérarchie du parti. «Au début des années 1950, il venait donner des conférences à la salle Pierre Bordes sur la philosophie mais aussi sur les peuples opprimés dont le salut réside, selon lui, dans les luttes discontinues», se souvient Zahir Ihadaden alors étudiant en lettre.
Itinéraire déroutant
Il fut un universitaire apprécié. Professeur titulaire à Poitiers de 1969 à 1973, il enseignait notamment la philo : «Il donnait des cours d’esthétique, sur la danse et les arts premiers, se souvient l’un de ses anciens étudiants. A l’époque, ses cours affichaient complet. Il faisait le show, c’était brillant.» C’est à Poitiers que Roger Garaudy apprit, en mai 1970, son éviction du Parti communiste après avoir dénoncé la normalisation en Tchécoslovaquie et qualifié son premier secrétaire, Georges Marchais, de fossoyeur du PC. Il avait déjà enseigné la philosophie en 1958 au lycée Bugeaud d’Alger. Arrêté pour faits de résistance, Garaudy a été déporté en Algérie en 1940.
«On nous a envoyés à Djelfa, la porte du désert. Quelques jours après notre arrivée, nous apprenons que nous allons changer de camp, remplacés par des brigades internationales. On a vu arriver des brigades, ils ont donné le signal, et tous les copains se sont mis à chanter : ‘‘Allons au-devant de la vie’’. Le colonel est rentré dans une fureur terrible. Il appelle des soldats du Sud, des combattants algériens à qui on donne l’ordre de nous fusiller, le peloton s’installe, et le colonel hurle : ‘‘Arme au pied, épaulez, visez, feu’’ ! Mais ils n’ont pas tiré. C’était merveilleux ! Ils n’avaient aucune raison de nous aimer. Mais il est contraire à l’honneur d’un guerrier du Sud que quelqu’un qui est armé tire sur un homme désarmé. Ainsi les communistes furent sauvés par des Algériens !»
Roger Garaudy racontait qu’il avait par la suite revu l’un de ces trois hommes simplement purs qui lui avaient sauvé la vie. Exactement comme eux, Roger voua sa vie au salut in extremis d’inconnus, de ses concitoyens surtout en danger de mort spirituelle. «L’honneur d’un guerrier du Sud c’est la plus belle figure que je puisse trouver de l’Islam. Peut-être que ma venue à l’Islam était due à cette expérience», avait-il confié à la fin de sa vie. A la suite de cet événement, il rencontre en 1944, à Aflou, Cheikh Bachir El Ibrahimi alors l’un des chefs de file des oulémas.
C’est à Genève qu’il rencontre, à l’occasion d’une conférence qui se tient au début des années 1980, Salma El Farouki, avec laquelle il se marie après s’être converti à l’Islam en prenant le prénom de Raja. L’imam qui officiait la cérémonie n’était autre que l’Algérien Mahmoud Bouzouzou, également membre de la fondation Cordoue. Déroutant, il surprendra même Jean Daniel, directeur du Nouvel Observateur qui, en 1983, avait claqué la porte de la salle Atlas parce qu’il n’avait pas apprécié les «outrances» de Garaudy qui y tenait une conférence en s’en prenant vigoureusement à la politique ségréganniste d’Israël. Parmi les nombreux questionnements de Garaudy, nous avons tiré celui-ci.
«Comment j’ai embrassé l’Islam ?»
«Pour choisir une fois encore son camp, contre l’idéologie dominante des dominés, j’ai choisi l’Islam, idéologie dominante des dominés non pour en partager les nostalgies du passé où l’imitation de l’Occident, mais pour prendre parti à l’exemple des théologies de la libération. Elles sont nées en Amérique latine, en Afrique, en Asie, là où les multitudes meurent de leur misère, au rythme d’un Hiroshima, tous les deux jours, parce que le modèle de croissance de l’Occident ne cesse d’aggraver leur sous-développement, corollaire de leur dépendance.»
A un moment où l’existence de l’Islam et surtout ses perversions occupent une grande place dans la vie politique et son orchestration médiatique, il s’agit de fournir des repères à la pensée, pour porter un jugement serein sur les raisons qui firent la grandeur de l’Islam, puis sa décadence dans le passé et ses ambiguïtés dans le présent. Une religion qui représente sociologiquement le 1/5 de l’humanité. «Le problème de l’avenir de l’Islam se pose en termes très simples et très clairs : ou bien il entrera dans l’avenir à reculons, les yeux fixés sur le passé, rabâchant des commentaires et des commentaires de commentaires sur les problèmes juridiques qui se posaient au temps des Omeyades et des Abbassides, ou bien il se montrera capable de résoudre le problème d’un nouveau modèle de croissance et il reprendra son vol victorieux comme au temps où il résolvait au Ier siècle de l’Hégire les problèmes posés par la décadence des deux empires de Byzance et de Perse.»
Rien n’est plus contraire à la vision dynamique du monde, celle du Coran, que de croire avec suffisance que tous les problèmes du présent et de l’avenir ont été résolus et qu’il suffit de savoir par cœur les formules du passé pour avoir réponse à tout. Roger sera un habitué des séminaires sur la pensée islamique organisés en Algérie dans les années 1980. Roger avait cogité sur l’au-delà.
Dans son essai consacré à la pédagogie de la mort, il écrit : «Ma propre mort, c’est peut-être le rappel essentiel que mon projet n’est pas un projet individuel. C’est ainsi que la mort donne à la vie son sens le plus haut : elle exige que nous fassions des choix qui transcendent la vie, des choix qui témoignent que tel ou tel projet nous paraît préférable à la vie elle-même.»
Parcours :
Né le 17 juillet 1913 à Marseille (Bouches-du-Rhône), mort le 13 juin 2012 en banlieue parisienne ; professeur de philosophie ; dirigeant du Parti communiste français, directeur du centre d’études et de recherches marxistes (CERM) de 1956 à 1969, exclu du PCF en 1970 ; animateur d’un «antisionisme» acharné, sénateur de la Seine (1959-1962).
Source El Watan  Hamid Tahri
Le Pèlerin
Partager cet article
Repost0
28 juillet 2012 6 28 /07 /juillet /2012 06:08

Ceux qui sont amoureux, leurs amours chanteront

Rose pour Madame

 

 

Ceux qui sont amoureux, leurs amours chanteront,

Ceux qui aiment l'honneur, chanteront de la gloire,

Ceux qui sont près du roi, publieront sa victoire,

Ceux qui sont courtisans, leurs faveurs vanteront,

 

Ceux qui aiment les arts, les sciences diront,

Ceux qui sont vertueux, pour tels se feront croire,

Ceux qui aiment le vin, deviseront de boire,

Ceux qui sont de loisir, de fables écriront,

 

Ceux qui sont médisants, se plairont à médire,

Ceux qui sont moins fâcheux, diront des mots pour rire,

Ceux qui sont plus vaillants, vanteront leur valeur,

 

Ceux qui se plaisent trop, chanteront leur louange,

Ceux qui veulent flatter, feront d'un diable un ange :

Moi, qui suis malheureux, je plaindrai mon malheur.

Joachim Du Bellay

Odyssée

L’Odyssée est une épopée grecque antique attribuée à l’aède Homère, qui l'aurait composée après l’Iliade, vers la fin du VIIIe siècle av. J.-C. Elle est considérée comme l’un des plus grands chefs-d’œuvre de la littérature et, avec l’Iliade, comme l'un des deux poèmes fondateurs de la civilisation européenne.

L’Odyssée relate le retour chez lui du héros Ulysse, qui, après la guerre de Troie dans laquelle il a joué un rôle déterminant, met dix ans à revenir dans son île d'Ithaque, pour y retrouver son épouse Pénélope, qu'il délivre des prétendants, et son fils Télémaque. Au cours de son voyage sur mer, rendu périlleux par le courroux du dieu Poséidon, Ulysse rencontre de nombreux personnages mythologiques, comme la nymphe Calypso, la princesse Nausicaa, les Cyclopes, la magicienne Circé ou les Sirènes. L'épopée contient aussi un certain nombre d'épisodes qui complètent le récit de la guerre de Troie, par exemple la construction du cheval de Troie et la chute de la ville, qui ne sont pas évoquées dans l’Iliade. L’Odyssée compte douze mille cent neuf hexamètres dactyliques, répartis en vingt-quatre chants, et peut être divisée en trois grandes parties : la Télémachie (chants I-IV), les Récits d'Ulysse (chants V-XII) et la Vengeance d'Ulysse (chants XIII-XXIV).

L’Odyssée a inspiré un grand nombre d'œuvres littéraires et artistiques au cours des siècles, et le terme « odyssée » est devenu par antonomase un nom commun désignant un « [récit] de voyage plus ou moins mouvementé et rempli d'aventures singulières ».

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0