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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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13 février 2019 3 13 /02 /février /2019 09:50

C'est dur la prison

homme en  prison et femme défenseuse

homme en prison et femme défenseuse

Une femme va à la prison pour rendre visite à son mari qui vient d'être condamné à 20 ans de taule.

Dès qu'elle entre dans la salle des visites, elle le serre dans ses bras et s'exclame avec des larmes dans les yeux:

« Oh! Roger, 20 ans, Roger. »

Et le mari répond: Eh bien, mon amour, que vas-tu faire ?

« Oh, Roger ...! J'ai parlé au juge qui s’occupe de ton cas ! »

« Et qu'a-t-il dit, mon amour ? »

«Il m'a dit que pour chaque fois que je ferai l'amour avec lui, il réduira d'un an ta peine en prison»

« QUOI !!! Mais quel misérable ce salaud, cet enfoiré .. Et qu'as-tu répondu à ce fils de pute ? »

« Oh, Roger! Nous en parlerons à la maison, ramasse tes affaires on s’en va ! »

Le Pèlerin

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13 février 2019 3 13 /02 /février /2019 07:45

Quelques réflexions,

Connues, mais qu'il est bon de rappeler

Certaines idées peuvent être considérées comme farfelues, voire utopiques

S'il faut du réalisme, il faut également du rêve et de l'utopie

Mais d'autres sont déjà réalisées...

Tarascon sur Ariège

Tarascon sur Ariège

Général – Évolution de la Démographie ariégeoise

Ariège

Stabilisation, voire légère augmentation

Basse Ariège

On gagne des habitants

Haute Ariège

La Haute Ariège perd des habitants

Le peu de croissance démographique est uniquement due à l’installation de nouveaux habitants.

La population ariégeoise est plus âgée qu’ailleurs en France, mais l’écart se réduit car le vieillissement de la population y est moins rapide. Le poids des ouvriers et des personnes sans diplôme, historiquement élevé, diminue de façon continue depuis trente ans.

La baisse la plus sensible se situe dans le Couserans

Population vieillissante...il faudrait faire un état de la population de plus de 50 ans et se projeter dans 30 ans

Les remèdes

Les territoires doivent se rendre attractifs

Les services (santé, école, culture),

L'emploi du conjoint,

Le logement…

Il faut faire preuve d'innovation

Accroître l'attractivité

Agir sur l'emploi

Maintien de l'école à proximité

Les mesures adoptées et les facteurs attractifs

Achat d’habitations par la commune.

Offrir des services et promouvoir le commerce de proximité

Proposer des activités qui ne se font pas ailleurs

Un centre de randonnées

Aménager les chemins de façon conséquente

Développer des activités, afin de fixer les Jeunes au village

Le troisième et quatrième age

Nécessité de prévoir des hébergements appropriés

EHPAD, Centres type «Sénioriales», des gîtes confortables, de la restauration appropriée, des loisirs appropriés

Les atouts de la Haute Ariège

La Haute Ariège a un avenir avec l'évolution du climat

La Haute Ariège deviendra dans les années à venir une destination d'été et perdra de son attractivité d'hiver

Les stations ariégeoises (souvent de basse altitude) perdront de leur attractivité en hiver, mais elle en gagneront en été

La Haute Ariège deviendra une destination d'été

On y viendra pour sa qualité de vie

On viendra y chercher du confort, du «Bien-vivre» et pas forcement des séjours de courte durée

Là où la plage deviendra une destination d'hiver

Il faut favoriser la pluriactivité

Les services de proximité

La Poste

Développer les MSAP

Les services médicaux... ?...

Songer à développer la télémédecine

Pourquoi pas imaginer un bistrot ou un commerce polyvalent ?

Dégager des terrains constructibles ? Afin d’accueillir de nouveaux arrivants

Amélioration de l'habitat ancien

Accroître le tissus associatif

L'agriculture de montagne – Spécificité et Qualité

L'agriculture biologique

Le miel de montagne

La proximité de l'Espagne

Vèbre - Un petit village de montagne

Vèbre - Un petit village de montagne

Que faire pour Vèbre ?

Le pont de Vèbre à la Pountare

Le pont de Vèbre à la Pountare

Rendre le village plus attractif

Faire connaître Vèbre

Accroître le tissus associatif

L’association «Vèbre Chemins Faisant», les médias

Pourquoi pas imaginer un bistrot ou un commerce polyvalent ?

Le logement

Acquisition d’habitations par la commune et les configurer avec une vision, à 20 ans et penser à l'emploi du conjoint.....Sans oublier le troisième et quatrième age

Nécessité de prévoir des hébergements appropriés, et des centres type « Sénioriales », des gîtes confortables, de la restauration et des loisirs appropriés

L'école

Favoriser un regroupement des écoles afin d'obtenir une classe à Vèbre (Comme cela se fait à Mérens et à l'Hospitalet)

L'emploi

Offrir des services et promouvoir le commerce de proximité

Proposer des activités qui ne se font pas ailleurs

Pourquoi pas, un centre de randonnées

Aménagement du village

Aménager les chemins de façon conséquente

Développer des activités, afin de fixer les Jeunes au village

Les services

Favoriser le service de proximité (Combien même je ne suis pas un exemple)

L'agriculture de montagne

Certains jardins sont en friches, d'autres inexploités...

Pourquoi ne pas promouvoir la multi-exploitation....Avec un objectif de qualité, dans un cadre biologique.....Il était un temps où l'on produisait du miel....Pourquoi ne pas le promouvoir

Le Pèlerin

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3 février 2019 7 03 /02 /février /2019 05:07

Algérie - Histoire d’Hussein-Dey

La place d'Hussein-Dey

La place d'Hussein-Dey

Hussein-Dey doit son nom au dernier souverain de la Régence d'Alger Le DEY HUSSEIN. Il possédait dans les environs immédiats de son Palais, une maison de plaisance, que l'on peut encore visiter aujourd'hui dans l'ex-entrepôt des tabacs de la S.E.I.T.A devenu tout récemment propriété de l'école de police d'Hussein-Dey.
Primitivement le territoire d'Hussein-Dey faisait partie de la Commune de KOUBA.

Le 23 Mai 1835, un arrêté gubernatorial créait le centre d'Hussein-Dey et fixait ainsi sa délimitation:
1°)l'Oued Kniss depuis le rivage de la Mer jusqu'à la route de Constantine.
2°)l'Harrach jusqu'à la mer.
3°)Le rivage de la mer entre les 2 Oueds.

Ce territoire était donc plus vaste que celui occupé par Hussein-Dey de nos jours. La superficie était de 4.291 ha et on y dénombrait 433 habitants dont 94 européens.

Cette section d'Hussein-Dey fut mise sous le contrôle d'un édile de la commune de Kouba, le 1er magistrat de ce centre fut M. GARCIN désigné par décret gubernatorial du 15 Novembre 1839.

Cependant l'existence légale de la section Hussein-Déenne ne remonte seulement qu'au 1er janvier 1843 date à laquelle des registres d'Etat-Civil ont été ouverts en faveur de ses résidants.

Ce furent les adjoints au Maire de Kouba ou le Maire lui-même qui assurèrent alors les fonctions d'Officier d'Etat-Civil.

En 1843, BAIN Charles, en 1844, SABATAULT Charles, du 1er janvier 1845 au 30 juin 1857, SIMON Louis, du 1er juillet 1857 au 30 juin 1860. PAYN Adolphe, tous adjoints au Maire de Kouba.

Du 1er juillet 1860 au 30 juin 1863, le Maire de Kouba en personne, M. BUREAU Jacques assura cette charge.
Il se fit remplacer à compter du 1er juillet 1863 par son adjoint LETHEULE Mathurin, lequel se fit suppléer à compter du 1er mai 1870 par M. TROTTIER François, alors conseiller municipal de Kouba.

Après la publication du décret du 20 mai 1870, érigeant la section d'Hussein-Dey en commune libre autonome, M. le Docteur PAYN, alors adjoint au Maire de Kouba, fut désigné par l'administration, en qualité de Maire provisoire d'Hussein-Dey, à compter du 23 septembre 1870, il céda ensuite sa place à M. TROTTIER le 15 octobre 1870, date de l'installation officielle du Maire et de la 1ère municipalité d'Hussein-Dey.

Voici le texte du décret impérial du 20 mai 1870

- VU les pétitions des habitants du village d'HUSSEIN-DEY, demandant leur séparation de la commune de KOUBA et l'érection de leur commune, en commune distincte et de plein exercice.
- VU les délibérations du conseil municipal d'ALGER.
- VU la délibération du conseil du gouvernement, en date du 13 avril 1870.

Avons décréré et décrétons ce qui suit:
ARTICLE 1 - La section d'Hussein-Dey est distincte de la commune de Kouba et érigée en commune de plein exercice.
ARTICLE 2 - Les limites de la commune sont fixées de la manière suivante :

- La commune d'Hussein-Dey conserve les limites de l'ancienne section de même nom, sauf en ce qui concerne la partie qui est voisine de la commune de MAISON-CARREE. De ce côté, la commune aura pour limite le pont viaduc du chemin de fer et les dépendances à partir du pont viaduc jusqu'à, et y compris la maison portant n° 12, la barrière fixée en face de la maison portant le n°12 avant le moulin Saulière et de cette barrière une ligne droite jusqu'à l'Harrach.

ARTICLE 3 - Le corps municipal est fixé à 9 membres.
ARTICLE 4 - Les arrêtés du préfet d'Alger fixeront les détails d'exécution du présent arrêté en ce qui concerne l'établissement du budget ainsi que le partage à faire entre la commune ancienne et la section érigée en commune nouvelle, des biens et des créances à payer.
ARTICLE 5 - Notre Ministre Secrétaire d'Etat au Département de la guerre et le Gouvernement général sont chargés chacun en ce qui le concerne de l'exécution du présent arrêté.

Fait au Palais des Tuileries, le 20 Mai 1870.

signé : NAPOLÉON III.

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APERCU SUR L'EVOLUTION DÉMOGRAPHIQUE DE LA VILLE

Notre ville comptait au recensement du 31/10/1954, 18 049 européens et 42 005 musulmans soit une population totale de 60054 habitants.
En raison de la création des cités d'habitations des quartiers LA MONTAGNE et des EUCALYPTUS par les soins de la Cie Immobilière Algéroise, plus de 10 000 musulmans sont venus s'établir à Hussein-Dey, l'immigration massive des fellahs venant du bled se poursuit parallèlement à un rythme accéléré au coeur des quartiers Hussein-Déens, situées à la périphérie de notre territoire. Il faut compter également avec les apports annuels de naissances (3 152 en 57, dont 233 de souche européenne).

De la sorte, il n'y a pas lieu de s'étonner qu'Hussein-Dey, ait pu compter au 1er janvier 1958, 85000 habitants, comme en témoigne la délibération du conseil municipal n° 236, en date du 31 décembre 57. Ce nouveau dénombrement se décompose en 19 000 français de souche européenne et 66 000 français de confession musulmane.

Cette expansion n'est d'ailleurs pas stoppée et notre commune avec ses 62 habitants à l'hectare contre 242 à Alger, justifie à cette époque sa pleine urbanisation et devient par excellence, le territoire où la capitale algéroise peut s'étendre.

D'après les chiffres officiels on observe qu'il y avait en :
- 1939 13 495 européens
- 1953 15 178 européens
- 1954 18 049 européens + 42 005 musulmans soit 60 054 habitants
- 1958 19 000 européens + 66 000 musulmans soit 85 000 habitants

Le 21 mars 1958 un nouveau projet était soumis au gouvernement par le ministère de l'Algérie relatif au découpage des communes de l'algérois. Il était prévu qu'Alger et sa banlieue formeraient le grand Alger, administré, comme Paris avec Hussein-dey, Kouba, Maison-Carré, Birmandreis, El-Biar, Bouzareah et Saint-Eugène.
Alger constituerait de la sorte, un ensemble de 13 à 14 arrondissements. Il faut rappeler à cet égard les efforts de M. Germain MARTY, maire d'Hussein-Dey, qui à cette époque ne voulait pas que l'on ampute notre ville des quartiers tels que LEVEILLEY, l'OUED OUCHAIA, la zone comprise entre le D13 et le D14, l'Oued Harrach et le prolongement de la route de BADJARAH, la cité MONTAGNE, BERARDI, les EUCALYPTUS, la cité BEL AIR et le lotissement DJENAN EL MABROUK.
L'ensemble de cet article est issu du compte rendu de gestion réalisé par M. MARTY en mars 58 lors de la présentation du budget primitif de notre ville.
En conclusion de son exposé, il précise - je le cite- "Nous avons, durant cinq années consécutives déjà, et très régulièrement rendu au grand jour, les comptes de notre gestion".
"Nous pouvons dire, sans fausse modestie, que nous avons largement tracé la voie et créer parallèlement tous les dispositifs pour que notre cher Hussein-Dey, prenne rang de grande ville"
Peu de temps après, le grand Alger était crée..........

 

Source: le site des Enfants d’Hussein-Dey

Le Pèlerin


 

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1 janvier 2019 2 01 /01 /janvier /2019 11:37

La fameuse tirade de Cyrano

….Différemment...

telle que revue par Jean de La Fontaine

Nez à nez avec Cyrano

Nez à nez avec Cyrano

Ah ! Non ! C’est un peu fort Madame !
Vous pouviez dire...Oh ! Dieu ! Et sans que je réclame,
En changeant les couplets, par exemple voici :
Agressif : vous Monsieur, avec un tel zizi,
Vous pourriez satisfaire une vieille pétasse,
Amical : Mais il peut se coincer dans l’impasse,
Il vous faudrait plutôt un large boulevard !
Descriptif : c’est un pieu, c’est un pal, c’est un dard
Que dis-je, c’est un dard ?, Mais c’est un pédoncule.
Curieux : à quoi sert cette longue férule 
A tisonner le feu, comme porte-manteau ?
Gracieux : êtes-vous amateur de bateau
Pour avoir un tel mat prêt à mettre la voile
Et servir de pendoir pour assécher la voile.
Truculent : ça Monsieur lorsque vous urinez
Trop courte est votre main, comment vous le tenez 
Sans que votre voisin crève de jalousie.
Prévenant : gardez-vous, dans votre frénésie
Que déséquilibré vous tombiez sur le sol,
Tendre : sait-il chanter comme un gai rossignol,
Le soir quand le soleil à l’horizon se couche ?
Pédant : ce gros zizi ne tient pas dans la bouche,
Si ce n’est celle d’une Allemande sans dent,
Ou celle d’une Anglaise à l’âge de cent ans.
Cavalier : êtes-vous à l’aise sur la selle,
Il doit se rafraîchir le gland dans la gamelle.
Emphatique : Quoi mon cher, ce doit être encombrant,
Et comment éviter qu’il reste convenant ?
Dramatique : je crains pour lui une blessure,
Admiratif : c’est vrai qu’il a beaucoup d’allure,
Lyrique : Kukulcan* serait en pâmoison,
Naïf : est-il ainsi à la belle saison ?
Respectueux ; chapeau Monsieur, je vous salue,
Cet objet de valeur me donne la berlue
Campagnard : ben mon vieux t’as un sacré mandrin,
Tu pourrais remplacer l’étalon de Martin.
Militaire : au repos il est encore d’attaque,
Pratique ; pourrait-il vous servir de matraque,
Ou bien de casse-noix et de queue de billard ?
Enfin parodiant Corneille le gros lard,
- Ce zizi qui d’un coup transperce l’ouverture,
N’a choisi pour séjour que cette grotte obscure- 
Voilà ce que Madame il fallait déclamer,
Je serais aussitôt venu vous acclamer,
Mais vous n’avez d’esprit que sous votre nuisette,
Et savez exprimer vos talents sous la couette.
Je peux m’en contenter vous avez ce qu’il faut,
L’absence de jugeote est un moindre défaut.

*Kukulcan est la déesse de l’amour chez les Mayas.

 

Le Pèlerin

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30 décembre 2018 7 30 /12 /décembre /2018 18:08

Algérie, mon Amour

Le Pèlerin à Arzew

Le Pèlerin à Arzew

Je suis né dans la banlieue d’Alger, à Hussein-Dey

Dans cette cité populaire toute ma vie j’ai résidé….

Mon horizon c’était le quartier Trottier, le « Champ Vert»

Nous y vivions pauvrement mais n’en n’ai jamais souffert

 

Ce beau pays je l’ai rarement visité…Oui Arzew, Oran

Il est vrai que les moyens manquaient à la maison

Mes copains vivaient tout comme moi….Au quartier

Les «Arabes» et moi n’y avons jamais été inquiétés

 

Nous n’avons jamais bougé de cet espace de verdure

Nous n’avions pas peur, l’avenir nous paraissait si sur

Les fils de Pied noir partaient en Colonie de vacances

Enchantés ils revenaient …un beau pays que la France

 

L’Algérie était magnifique pourtant je ne connaissais guère

Un peu Oran et Arzew deux villes qui m’étaient chères

A l’est mon horizon s’arrêtait à Rebeval au bord du Sébaou

L’oued coulait toute l’année ; c’était un fort joli bijou

 

Nous n’étions pas des colons mais que de petites gens

Certes chez certains il y a bien des avis divergents

L’immense majorité des Pied Noirs était des pacifistes

Le seul reproche à leur faire …Ils étaient progressistes

 

De part et d’autre il y eut des attentats, toujours horribles

Ne pas attenter à la vie d’autrui, est-il donc si impossible ?

A tous ces humbles qui n’ont jamais tué ou blessé personne

Et que l’on présente là bas comme de bien piètres personnes

 

Ah qu’il est difficile d’écrire l’histoire de notre pays l’Algérie

Tant elle est écrite jusqu’à présent sur la base de tromperies

Des gens qui à tant en parler, finissent par croire ce qu’ils disent

Ils cherchent le «scoop» et leur point de vue, ils le radicalisent

 

Nous vivions avec les «Maghrébins» en franche camaraderie

Camus notait une haine entre les deux communautés d’Algérie

Haine d’Amour, car chacun avait ses «Arabes» et il les adorait

L’histoire aurait été différente si certains ne s’étaient déchirés

 

J’avais là bas mes amours mes amis et toutes mes sensations

Nous ne possédions rien, mais j’ai perdu toutes mes passions

Adieu mes amis, mes copains, ma ville, mon club de football

Il ne nous reste plus qu’à pleurer voire en rire cela console… !

 

J’avais la Grande Bleue à proximité….Je n’y allais pas souvent

Bien que notre belle Méditerranéen j’en sois un amateur fervent

Mais de chez moi je pouvais l’apercevoir et cela me rassurait

C'était chez moi...!

C'était chez moi...!

Je suis arrivé en France à Toulouse pour poursuivre mes études

En septembre 1961; j’aimais l’aéronautique ; Dieu que ce fut rude

Non par les études mais ma vie avait changé; j’en devins malade

Je n’avais plus goût à rien et je disais adieu à nos chères rigolades

 

Où était mon club local l’OHD, où était ma ville, ses murs blancs

Et ces hommes au regard rieur, ces femmes aux yeux pétillants

Toulouse, la dite »ville rose » me paraissait noire et bien triste

Moi que l’on disait Rieur, comment étais-je devenu si pessimiste

 

Jamais plus je ne serai chauvin du moindre club de football

Ce n’est pas faute d’avoir essayé avec le TFC notre club local

J’avais une autre passion « de vieux prématuré »…Les boules

Je jouais à la pétanque et j’étais passionné, j’en étais «maboul»

 

Certes ici en France j’en ai acheté une magnifique paire

Celles même que je n’avais jamais pu me payer là bas hier

Mais le cœur n’y est plus; j’ai du faire trois parties en 50 ans!

C’en est fini, je n’ai plus envie de jouer, je n’ai plus d’allant

 

Mon père est mort alors que j’étais bien jeune avant même

Le début de la guerre et «la Toussaint rouge» Quel dilemme

J’y suis retourné en 2004…..Pour me recueillir sur sa sépulture

J’ai retrouvé autre pays mais des gens d’une grande ouverture

 

Ici on ne parle que de haine de burka de terrorisme d’islam… !

Là bas on pense à vivre dans la bonne humeur et dans le calme

Qu’ont-ils fait tous ces tueurs de tous bords, ils regrettent tous

Sauf les crétins qui n’ont vécu l’Algérie que dans les livres d’histoire 

Où l’on raconte tout et n’importe quoi

Oui il y a eu du mal de fait mais  aussi de belles réalisations

Pourquoi n’avons-nous pas eu notre « Nelson Mandéla »

Je serais encore là bas à ma place sans outre passer mes droits

Je suis tout de même retourné quinze fois depuis

Loin des tumultes, de la haine de l’étranger qui ronge notre société

La où la France aurait tout intérêt à accroître notre amitié avec ce pays

Certes de l’autre côté …certains « religieux » ne nous aiment guère

Les plus radicaux sont même un danger pour le pays

Comme nous avons les nôtres aussi « fada » que les autres

Ces gens sont généralement influents aussi bien d’un côté que de l’autre

Ils ne se rendent pas compte qu’ils font de chaque côté du mal à leur propre pays

C’est ainsi….La peur de l’autre gagne du terrain, l’étranger est devenu le bouc émissaire de tous nos maux

Le Pèlerin

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13 décembre 2018 4 13 /12 /décembre /2018 06:58

Alger ma ville

Face au port d'Alger

Face au port d'Alger

Après ce dur exil, c'est à peine si j'ose 
Te dire Alger ma ville : nous sommes en osmose. 
Pardon, pardon ma "Blanche" de t'avoir investie. 
Architecte un peu fou, par la foi investi 
Les vaisseaux de mon corps, à l'ancre de ma jetée 
Sont les navires de ton port, face à l'Amirauté. 
Mes veines et mes veinules sont tes rues, tes ruelles, 
Je les sens battre, sourdes, vivantes, perpétuelles. 
Arago, Berthelot, Chartres, Pasteur, Batandier 
Des centaines à coup sûr, désormais répudiées. 
Mes artères sont Isly, Baudin, Lyon, Camot 
D'autres et d'autres encore. Le sang de mes canaux 
Irrigue banlieues, quartiers : la Marine, Champ de manœuvre, 
Ben Aknoun et Kouba, Basseta, le chef-d’œuvre ! 

 Le cœur de Bab-el-Oued, dans mon cœur s'interroge 
Le temps a-t-il cessé à l'heure des trois horloges ? 
Tes jardins sont présents en tatouages internes 
Je m'y promène souvent, nostalgique l'âme en berne. 
Pourtant le Frais Vallon, Nelson, Laferrière 
Resplendissent toujours écrasés de lumière. 
Le sable de tes plages granule sous ma peau 
Et je l'entends crisser quand je suis en repos 
La Pérouse, Matifou, Zéralda, Pointe Pescade 
Le bain étant prétexte de la moindre escapade 
Pour un peuple joyeux, coloré, animé 
Doré par ce soleil qu'il a tant et tant aimé

 Mes côtes sont les tiennes, est-ce une métempsycose ? 
La mer est mon humeur, j'y perçois toutes choses. 
Sereine, alanguie caressant tes rivages 
Emue au souvenir de ces douces images 
Violente et déchaînée ivre blasphématoire 
Battant mes flancs pour flageller l'histoire 
J'ai gardé tes senteurs, de la menthe à l'anis 
Elles s'exhalent par mes pores que nulle effluve dénie 
Et puis il y a les sons dont mes oreilles bourdonnent 
Les rires, les pataquès, les surnoms que l'on donne 
"Se taper la Kémia, " ac" les escargots" 
"Descendre en bas le port. Vas de là falampo !" 

Notre Dame d'Afrique

Notre Dame d'Afrique

Folklore d'un peuple, original lexique

Enfoui dans ma mémoire comme une pieuse relique. 
Des clichés infinis de la vie d'autrefois 
Tapissent mes arcades, mon subconscient fait foi. 
"L'Harrach et son marché, Fort-de-l'Eau ses brochettes 
La casbah ses bordels, Rue Michelet la Cafète 
La pêcherie ses poissons, Rovigo ses tournants 
Bal-el-Oued ses nuits chaudes, la loubia chez Fernand. 

Bab-El-Oued-les-3-horloges

Bab-El-Oued-les-3-horloges

Mingasson, Télémly, le Stade et la Piscine 
Le duc d'Aumale et Bugeaud, El-Biar les Glycines 
Saint-Eugène, le cimetière, Belcourt, l'Arsenal, 
Baïnem la forêt, Mustapha l'Hôpital 
Les chalutiers, les barques, les yoles du Sport Nautique 
L'esplanade et bien sûr " Notre-Dame-d'Afrique" 
J'arrête ma litanie et ferme mon théâtre 
Je suis comme toi bâti, sur un amphithéâtre

Tu cernes par mes bras, la plus belle des baies 
Vision du grand Départ sur ma rétine gravée. 
Excuse-moi lecteur de cette hardiesse enragée 
J'ai entr'ouvert mon cœur pour me parler d'Alger.

Etienne-Pierre

Le Pèlerin

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9 décembre 2018 7 09 /12 /décembre /2018 17:08

La Montagne est Belle et Rebelle

Lac au gîte d'étape au dessus de l'Hospitalet

Lac au gîte d'étape au dessus de l'Hospitalet

Les Pyrénées ont toujours été une formidable source d’inspiration à travers les âges. Les plus grands écrivains ont tous été fascinés par leur magnificence, qui ne perdure que par l'amour des hommes qui les entretiennent.

Et oui....Ce sont ceux qui se sont enraciné dans ce royaume qui ont permis son épanouissement.

Cette richesse a une récompense: le bonheur que l'on découvre dans les yeux de ceux qui le fréquentent.

Les montagnes offrent à l'homme, tout ce que la société moderne ne lui fournit pas.....

La Gare SNCF de L'Hospitalet

La Gare SNCF de L'Hospitalet

Les Pyrénées Ariégeoises présentent un magnifique panorama de la chaîne des Pyrénées et donnent une envie extrême de vibrer, de rêver, de contempler et de s'y réfugier, afin d'y demeurer à jamais.

Le 8 décembre 2018, j'ai eu la chance d'assister à un spectacle de la TV Buissonnière organisé par notre ami Arnaud Diaz, Maire de l'Hospitalet et ardent défenseur de ce territoire à l'intersection de l'Espagne, de l'Andorre et de la France.

Ce fut l'occasion de découvrir les derniers courts-métrages réalisés par ce média atypique, de goûter un peu plus la richesse et la beauté des paysages découverts et sentir, voire de se mêler à leurs coutumes et à leurs traditions

Créée, il y a deux ans, la TV Buissonnière, explore l'Ariège et donne la parole aux habitants. On y voit des habitants locaux racontant leur parcours de vie au sein de LEUR Pays.....

Ce jour là, «La Télé Buissonnière», s’associait aux habitants de Mérens et de l’Hospitalet, pour leur présenter le produit de leur création: un film effectué en collaboration avec les gens de l'Hospitalet et ceux de Mérens et particulièrement de nombreux Jeunes racontant leur quotidien et leur parcours (Résultat d'ateliers d’initiation et d’éducation à l’image pour les enfants, en partenariat avec les écoles de Mérens et l’Hospitalet).....Les artistes d'hier venaient visionner les films auxquels ils avaient participé

Dans ces films, nous avons pu voir des enfants, d'ailleurs pas tous natifs du territoire, dire tout le bien qu'ils pensaient du lieu dans lequel ils vivaient....C'était touchant à l’extrême...

De même, nous avons pu voir le témoignage d'une Ancienne de plus de 80 ans, née à l'Hospitalet, qui ne découvrira l'Andorre qu'à l'âge de 14 ans, après avoir obtenu son brevet

Dans ce film on notera la présence d'Arnaud Diaz un ardent défenseur de son territoire....où tout le monde est le Bienvenu ….Il se situe d'ailleurs dans la lignée de ses prédécesseurs puisque l'Hospitalier était à l'origine, une maison de refuge où venaient s’abriter et se réconforter les gens qui traversaient les ports et les Parmi les nombreux films présentés, j'ai été surpris de voir combien l'art de la cuisine était fédérateur.....Qu'il s'agisse de la cuisine ariégeoise, abordée sous les angles les plus divers (la vaisselle, ancienne ou contemporaine, les recettes ariégeoises ou celles de pays lointains - Brésil par exemple)....L'objectif affiché propose toujours un maximum de convivialité).

Le territoire est propice à la randonnée, à pied, à cheval (Le Mérens est célèbre dans le monde entier), en raquettes ou en skis de randonnée, à la recherche des champignons, à la contemplation et....au rêve.... !

Saluons les efforts d'Arnaud qui a réussi, malgré les réticences de l'administration, à obtenir une résidence sociale pour mères isolées qui sauvera l'école.(Et oui, entre temps, la Douane, la Gendarmerie et les agents de la centrale EDF s'en étaient allés et la population a chuté de 166 à 90 habitants en vingt ans

Arnaud Diaz Maire-de-l'Hospitalet

Arnaud Diaz Maire-de-l'Hospitalet

L'école à classe unique, associée à celle de Mérens-les-Vals dans un regroupement pédagogique de 24 élèves, était menacée. Pour la défendre, ce Barbu a organisé une classe en plein air devant l'inspection académique de Foix, en plein mois de février 2010, avec 150 personnes. Puis il a fondé en 2011 l'association  « Que la montagne est rebelle » avec le Maire de Mérens......

Saluons là tous ces efforts, ainsi que les efforts de tous ceux qui l'aident pour défendre la vie au sein d'un territoire d'exception

Le Pèlerin

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8 décembre 2018 6 08 /12 /décembre /2018 13:25

Algérie - Histoire d’Hussein-Dey

Chez moi près de l’hôpital Parnet

Chez moi près de l’hôpital Parnet

Hussein-Dey doit son nom au dernier souverain de la Régence d'Alger Le DEY HUSSEIN. Il possédait dans les environs immédiats de son Palais, une maison de plaisance, que l'on peut encore visiter aujourd'hui dans l'ex-entrepôt des tabacs de la S.E.I.T.A devenu tout récemment propriété de l'école de police d'Hussein-Dey.
Primitivement le territoire d'Hussein-Dey faisait partie de la Commune de KOUBA.

Le 23 Mai 1835, un arrêté gubernatorial créait le centre d'Hussein-Dey et fixait ainsi sa délimitation:
1°)l'Oued Kniss depuis le rivage de la Mer jusqu'à la route de Constantine.
2°)l'Harrach jusqu'à la mer.
3°)Le rivage de la mer entre les 2 Oueds.

Ce territoire était donc plus vaste que celui occupé par Hussein-Dey de nos jours. La superficie était de 4.291 ha et on y dénombrait 433 habitants dont 94 européens.

Cette section d'Hussein-Dey fut mise sous le contrôle d'un édile de la commune de Kouba, le 1er magistrat de ce centre fut M. GARCIN désigné par décret gubernatorial du 15 Novembre 1839.

Cependant l'existence légale de la section Hussein-Déenne ne remonte seulement qu'au 1er janvier 1843 date à laquelle des registres d'Etat-Civil ont été ouverts en faveur de ses résidants.

Ce furent les adjoints au Maire de Kouba ou le Maire lui-même qui assurèrent alors les fonctions d'Officier d'Etat-Civil.

En 1843, BAIN Charles, en 1844, SABATAULT Charles, du 1er janvier 1845 au 30 juin 1857, SIMON Louis, du 1er juillet 1857 au 30 juin 1860. PAYN Adolphe, tous adjoints au Maire de Kouba.

Du 1er juillet 1860 au 30 juin 1863, le Maire de Kouba en personne, M. BUREAU Jacques assura cette charge.
Il se fit remplacer à compter du 1er juillet 1863 par son adjoint LETHEULE Mathurin, lequel se fit suppléer à compter du 1er mai 1870 par M. TROTTIER François, alors conseiller municipal de Kouba.

La place

La place

Après la publication du décret du 20 mai 1870, érigeant la section d'Hussein-Dey en commune libre autonome, M. le Docteur PAYN, alors adjoint au Maire de Kouba, fut désigné par l'administration, en qualité de Maire provisoire d'Hussein-Dey, à compter du 23 septembre 1870, il céda ensuite sa place à M. TROTTIER le 15 octobre 1870, date de l'installation officielle du Maire et de la 1ère municipalité d'Hussein-Dey.

Voici le texte du décret impérial du 20 mai 1870

- VU les pétitions des habitants du village d'HUSSEIN-DEY, demandant leur séparation de la commune de KOUBA et l'érection de leur commune, en commune distincte et de plein exercice.
- VU les délibérations du conseil municipal d'ALGER.
- VU la délibération du conseil du gouvernement, en date du 13 avril 1870.

Avons décréré et décrétons ce qui suit:
ARTICLE 1 - La section d'Hussein-Dey est distincte de la commune de Kouba et érigée en commune de plein exercice.
ARTICLE 2 - Les limites de la commune sont fixées de la manière suivante :

- La commune d'Hussein-Dey conserve les limites de l'ancienne section de même nom, sauf en ce qui concerne la partie qui est voisine de la commune de MAISON-CARREE. De ce côté, la commune aura pour limite le pont viaduc du chemin de fer et les dépendances à partir du pont viaduc jusqu'à, et y compris la maison portant n° 12, la barrière fixée en face de la maison portant le n°12 avant le moulin Saulière et de cette barrière une ligne droite jusqu'à l'Harrach.

ARTICLE 3 - Le corps municipal est fixé à 9 membres.
ARTICLE 4 - Les arrêtés du préfet d'Alger fixeront les détails d'exécution du présent arrêté en ce qui concerne l'établissement du budget ainsi que le partage à faire entre la commune ancienne et la section érigée en commune nouvelle, des biens et des créances à payer.
ARTICLE 5 - Notre Ministre Secrétaire d'Etat au Département de la guerre et le Gouvernement général sont chargés chacun en ce qui le concerne de l'exécution du présent arrêté.

Fait au Palais des Tuileries, le 20 Mai 1870.

signé : NAPOLÉON III.

Mon Père y repose

Mon Père y repose

Rue de Constantine

Rue de Constantine

APERÇU SUR L'EVOLUTION DÉMOGRAPHIQUE DE LA VILLE

Notre ville comptait au recensement du 31/10/1954, 18 049 européens et 42 005 musulmans soit une population totale de 60054 habitants.
En raison de la création des cités d'habitations des quartiers LA MONTAGNE et des EUCALYPTUS par les soins de la Cie Immobilière Algéroise, plus de 10 000 musulmans sont venus s'établir à Hussein-Dey, l'immigration massive des fellahs venant du bled se poursuit parallèlement à un rythme accéléré au coeur des quartiers Hussein-Déens, situées à la périphérie de notre territoire. Il faut compter également avec les apports annuels de naissances (3 152 en 57, dont 233 de souche européenne).

De la sorte, il n'y a pas lieu de s'étonner qu'Hussein-Dey, ait pu compter au 1er janvier 1958, 85000 habitants, comme en témoigne la délibération du conseil municipal n° 236, en date du 31 décembre 57. Ce nouveau dénombrement se décompose en 19 000 français de souche européenne et 66 000 français de confession musulmane.

Cette expansion n'est d'ailleurs pas stoppée et notre commune avec ses 62 habitants à l'hectare contre 242 à Alger, justifie à cette époque sa pleine urbanisation et devient par excellence, le territoire où la capitale algéroise peut s'étendre.

D'après les chiffres officiels on observe qu'il y avait en :
- 1939 13 495 européens
- 1953 15 178 européens
- 1954 18 049 européens + 42 005 musulmans soit 60 054 habitants
- 1958 19 000 européens + 66 000 musulmans soit 85 000 habitants

Le 21 mars 1958 un nouveau projet était soumis au gouvernement par le ministère de l'Algérie relatif au découpage des communes de l'algérois. Il était prévu qu'Alger et sa banlieue formeraient le grand Alger, administré, comme Paris avec Hussein-dey, Kouba, Maison-Carré, Birmandreis, El-Biar, Bouzareah et Saint-Eugène.
Alger constituerait de la sorte, un ensemble de 13 à 14 arrondissements. Il faut rappeler à cet égard les efforts de M. Germain MARTY, maire d'Hussein-Dey, qui à cette époque ne voulait pas que l'on ampute notre ville des quartiers tels que LEVEILLEY, l'OUED OUCHAIA, la zone comprise entre le D13 et le D14, l'Oued Harrach et le prolongement de la route de BADJARAH, la cité MONTAGNE, BERARDI, les EUCALYPTUS, la cité BEL AIR et le lotissement DJENAN EL MABROUK.
L'ensemble de cet article est issu du compte rendu de gestion réalisé par M. MARTY en mars 58 lors de la présentation du budget primitif de notre ville.
En conclusion de son exposé, il précise - je le cite- "Nous avons, durant cinq années consécutives déjà, et très régulièrement rendu au grand jour, les comptes de notre gestion".
"Nous pouvons dire, sans fausse modestie, que nous avons largement tracé la voie et créer parallèlement tous les dispositifs pour que notre cher Hussein-Dey, prenne rang de grande ville"
Peu de temps après, le grand Alger était crée..........

 

Source: le site des Enfants d’Hussein-Dey

Le Pèlerin

 

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8 décembre 2018 6 08 /12 /décembre /2018 06:45

La Grande Bleue me fait toujours rêver

Gouraya - Plage de Sidi Braham

Gouraya - Plage de Sidi Braham

Vois, ce spectacle est beau. - Ce paysage immense 
Qui toujours devant nous finit et recommence ; 
Ces blés, ces eaux, ces prés, ce bois charmant aux yeux ; 
Ce chaume où l'on entend rire un groupe joyeux ; 
L'océan qui s'ajoute à la plaine où nous sommes ; 
Ce golfe, fait par Dieu, puis refait par les hommes, 
Montrant la double main empreinte en ses contours, 
Et des amas de rocs sous des monceaux de tours ; 
Ces landes, ces forêts, ces crêtes déchirées ; 
Ces antres à fleur d'eau qui boivent les marées ; 
Cette montagne, au front de nuages couvert, 
Qui dans un de ses plis porte un beau vallon vert, 
Comme un enfant des fleurs dans un pan de sa robe ; 
La ville que la brume à demi nous dérobe, 
Avec ses mille toits bourdonnants et pressés ; 
Ce bruit de pas sans nombre et de rameaux froissés, 
De voix et de chansons qui par moments s'élève ; 
Ces lames que la mer amincit sur la grève, 
Où les longs cheveux verts des sombres goémons 
Tremblent dans l'eau moirée avec l'ombre des monts ; 
Cet oiseau qui voyage et cet oiseau qui joue ; 
Ici cette charrue, et là-bas cette proue, 
Traçant en même temps chacune leur sillon ; 
Ces arbres et ces mâts, jouets de l'aquilon ; 
Et là-bas, par-delà les collines lointaines, 
Ces horizons remplis de formes incertaines ; 
Tout ce que nous voyons, brumeux ou transparent, 
Flottant dans les clartés, dans les ombres errant, 
Fuyant, debout, penché, fourmillant, solitaire, 
Vagues, rochers, gazons, - regarde, c'est la terre ! 

Au bord de la mer

Et là-haut, sur ton front, ces nuages si beaux 
Où pend et se déchire une pourpre en lambeaux ; 
Cet azur, qui ce soir sera l'ombre infinie ; 
Cet espace qu'emplit l'éternelle harmonie ; 
Ce merveilleux soleil, ce soleil radieux 
Si puissant à changer toute forme à nos yeux 
Que parfois, transformant en métaux les bruines, 
On ne voit plus dans l'air que splendides ruines, 
Entassements confus, amas étincelants 
De cuivres et d'airains l'un sur l'autre croulants, 
Cuirasses, boucliers, armures dénouées, 
Et caparaçons d'or aux croupes des nuées ; 
L'éther, cet océan si liquide et si bleu, 
Sans rivage et sans fond, sans borne et sans milieu, 
Que l'oscillation de toute haleine agite, 
Où tout ce qui respire, ou remue, ou gravite, 
À sa vague et son flot, à d'autres flots uni, 
Où passent à la fois, mêlés dans l'infini, 
Air tiède et vents glacés, aubes et crépuscules, 
Bises d'hiver, ardeur des chaudes canicules, 
Les parfums de la fleur et ceux de l'encensoir, 
Les astres scintillant sur la robe du soir, 
Et les brumes de gaze, et la douteuse étoile, 
Paillette qui se perd dans les plis noirs du voile, 
La clameur des soldats qu'enivre le tambour, 
Le froissement du nid qui tressaille d'amour, 
Les souffles, les échos, les brouillards, les fumées, 
Mille choses que l'homme encor n'a pas nommées, 
Les flots de la lumière et les ondes du bruit, 
Tout ce qu'on voit le jour, tout ce qu'on sent la nuit ; 
Eh bien ! nuage, azur, espace, éther, abîmes, 
Ce fluide océan, ces régions sublimes 
Toutes pleines de feux, de lueurs, de rayons, 
Où l'âme emporte l'homme, où tous deux nous fuyons, 
Où volent sur nos fronts, selon des lois profondes, 
Près de nous les oiseaux et loin de nous les mondes, 
Cet ensemble ineffable, immense, universel, 
Formidable et charmant, - contemple, c'est le ciel ! 

 

Le Pèlerin en Algérie, au bord de la Grande Bleue

Le Pèlerin en Algérie, au bord de la Grande Bleue

Oh oui ! la terre est belle et le ciel est superbe ; 
Mais quand ton sein palpite et quand ton oeil reluit, 
Quand ton pas gracieux court si léger sur l'herbe 
Que le bruit d'une lyre est moins doux que son bruit ; 

Lorsque ton frais sourire, aurore de ton âme, 
Se lève rayonnant sur moi qu'il rajeunit, 
Et de ta bouche rose, où naît sa douce flamme, 
Monte jusqu'à ton front comme l'aube au zénith ; 

Quand, parfois, sans te voir, ta jeune voix m'arrive, 
Disant des mots confus qui m'échappent souvent, 
Bruit d'une eau qui se perd sous l'ombre de sa rive 
Chanson d'oiseau caché qu'on écoute en rêvant ; 

Lorsque ma poésie, insultée et proscrite, 
Sur ta tête un moment se repose en chemin ; 
Quand ma pensée en deuil sous la tienne s'abrite, 
Comme un flambeau de nuit sous une blanche main ; 

Quand nous nous asseyons tous deux dans la vallée ; 
Quand ton âme, soudain apparue en tes yeux, 
Contemple avec les pleurs d'une soeur exilée, 
Quelque vertu sur terre ou quelque étoile aux cieux ; 

Quand brille sous tes cils, comme un feu sous les branches, 
Ton beau regard, terni par de longues douleurs ; 
Quand sous les maux passés tout à coup tu te penches, 
Que tu veux me sourire et qu'il te vient des pleurs ; 

Quand mon corps et ma vie à ton souffle résonnent, 
Comme un tremblant clavier qui vibre à tout moment ; 
Quand tes doigts, se posant sur mes doigts qui frissonnent, 
Font chanter dans mon cœur un céleste instrument ; 

Lorsque je te contemple, ô mon charme suprême ! 
Quand ta noble nature, épanouie aux yeux, 
Comme l'ardent buisson qui contenait Dieu même, 
Ouvre toutes ses fleurs et jette tous ses feux ; 

Ce qui sort à la fois de tant de douces choses, 
Ce qui de ta beauté s'exhale nuit et jour, 
Comme un parfum formé du souffle de cent roses, 
C'est bien plus que la terre et le ciel, - c'est l'amour ! 

Victor Hugo 
Les chants du crépuscule

Le Pèlerin

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1 décembre 2018 6 01 /12 /décembre /2018 17:55

Ça va mal...!

La Catastrophe arrive

La Catastrophe arrive

Le chef de gare n’était pas entrain, car son épouse «déraillait» visiblement.

Le coiffeur se faisait des cheveux.

La couturière tenait des propos décousus.

Le fermier trouvait que son taureau avait un air vache.

Le restaurateur n’était pas dans son assiette.

L’égoutier n’avait pas eu un bon tuyau pour le tiercé.

Le marchand de bois avait pris une bûche dans son escalier.

L’éleveur de volaille avait la chair de poule.

Le boulanger était dans le pétrin.

Le marchand de chaussures était nettement à côté de ses pompes.

Le libraire avait une mine de papier mâché.

Le sacristain s’était fait sonner les cloches par le curé.

Le torchon brûlait chez la repasseuse.

La bonne à tout faire n’était bonne à rien.

Les joueurs de pétanque avaient perdu la boule.

Le marchand de sucreries avait reçu une note salée.

La moutarde était montée au nez de l’épicier.

Le teinturier se détachait de tout.

Le cireur de chaussures était dans le cirage.

Le charcutier faisait sa tête de cochon.

Le guide du château avait un regard égaré.

L’électricien avait plein d’ampoules au pied.

L’imprimeur manquait encore plus de caractère que d’habitude et se faisait un sang d’encre.

Le fourreur était de mauvais poil.

Le comptable avait le moral à zéro.

La fleuriste avait été envoyée sur les roses.

Le marchand de vaisselle en avait ras le bol.

Le loueur de bateaux avait mis les voiles avec l’argent de la caisse.

L’explorateur en retraite avait perdu le nord.

Le centenaire, orgueil du village était retombé en enfance…

 

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