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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 06:26

Le poids du tabou et de l’ignorance

diabete dosage sucre

 

Aberration - «Comment peut-on laisser croire qu’une tisane peut remplacer un traitement médical pour contrer le diabète ?»

Même si cette phrase lancée par le président de la fédération nationale des associations de diabétiques, M. Bouseta, à l’occasion de la journée nationale des diabétiques, jeudi, peut avoir une connotation humoristique, il n’en demeure pas moins que la gravité avec laquelle elle fut lancée a jeté l’émoi sur l’assistance.

«Des gens vivant dans des endroits du monde où l’on compte les plus grosses proportions de diabétiques viennent, ici, chez nous, prétendre pouvoir le guérir à coup de tisane et je ne sais quelles autres mixtures miracle.

Mais qu’ils fassent leurs preuves chez eux d’abord ! Si cela marchait réellement cela se saurait. L’Algérie n’est pas un laboratoire». «Cela se passe chez nous, sous nos yeux et ceux des structures du ministère du Commerce et des services des Douanes qui laissent entrer sur notre territoire ces produits.

Ils se payent même le luxe de promouvoir leurs produits via leurs propres chaînes de télévisions satellitaires». «Ce n’est plus tolérable», lancera-t-il. Ils étaient nombreux dans l’assistance à applaudir le préambule par lequel le président a tenu à ouvrir la séance. Un intervenant, revenant sur le sujet, ira plus loin en disant qu’une foire promotionnelle de ces produits s’est déroulée il n’y a pas si longtemps à El-oued.

Nous apprendrons à l’issue de la rencontre que la problématique de la gestion du diabète chez nous reste toujours une préoccupation de tous les instants.

Dès lors, plusieurs thèmes ont pu être abordés lors de cette rencontre organisée par la fédération en partenariat avec les laboratoires Novo Nordisk Algérie, portant, notamment, sur l’amélioration de la prise en charge des personnes atteintes de diabète et le rôle des associations de patients dans ce domaine. Il a en outre été mis l’accent sur le rôle central de la femme, la dimension psychologique et l’importance de l’éducation thérapeutique.

«Nous tirons tout de même un bilan positif quant à la prise en charge qui, elle, a noté une progression très sensible, même si beaucoup reste encore à faire, notamment pour les citoyens les plus démunis» nous dira la secrétaire générale de la fédération, Mme Souhila Ferhat.

Elle nous indiquera que globalement et contrairement à ce qui peut se raconter, ici et là, les médicaments sont disponibles même si les perturbations épisodiques enregistrées dans la disponibilité de la «metformine» restent toujours posées. Pour rappel, l’Algérie compte plus de 3 millions de diabétiques dont plus de 28% sont des enfants.

Une mère témoigne

Choc - Ce soir-là, ma petite fille de 6 ans, Amel, partait en urgence pour être hospitalisée pour un malaise qu’elle venait d’avoir sans que nous comprenions de quoi il en retournait.

Le temps d’un petit test, le médecin nous dit clairement que notre enfant, qui n’est pas spécialement portée sur les bonbons, qui dépasse la courbe de croissance du livret de santé et qui ne tombe jamais malade, était devenue subitement diabétique ! Le diabète 1 est une maladie génétique, m’a dit le médecin.

Il paraîtrait que statistiquement 35% de la population algérienne est porteuse du gène. En l’occurrence, je serais donc la cause, moi, sa maman ? Et pourtant, nous n’avons aucun cas dans la famille, rien chez ses oncles, ni chez ses tantes. Le médecin nous a aussi expliqué que l’odeur fruitée qui se dégageait de son haleine (la même que celle du diluant peinture ou vernis à ongles) aurait dû nous mettre la puce à l’oreille. J’ai dû faire un travail sur moi-même au début pour me déculpabiliser. Comprenez que se sentir la source du mal de sa fille est très dur à supporter pour une mère. J’ai pu surmonter cela grâce à ma famille et mes autres enfants. Mais j’ai aussi fait en sorte de lui expliquer, à elle, très tôt, son mal qu’elle avait du mal à comprendre. Nous nous sommes aussi engagés, son père et ses autres frères et sœurs et moi à en parler très tôt à son entourage, à l’école, la famille, les voisins, en leur expliquant que ce n’était ni contagieux, ni une malédiction et qu’elle n’avait ni besoin de compassion ni de pitié. Juste d’être considérée comme une petite fille ordinaire comme toutes les petites filles. Cette pédagogie lui permet aujourd’hui de vivre avec son diabète le plus normalement du monde. Amel a aujourd’hui 23 ans et a eu son capa de droit avec mention en 2011.

Kahina, une victime de l’ignorance parmi tant d’autres

«En cette belle journée d’été 2002, Kahina se prépare à accueillir ses nombreux invités à l’occasion de son mariage. C’est la honte d’avouer son diabète qui la poussera à imiter tout ce beau monde autour d’elle en prenant et reprenant des parts de gâteaux qui pourtant lui étaient déconseillés. Elle meurt une semaine plus tard des suites d’un accident vasculaire cérébral». C’est l’histoire vraie et bouleversante que nous raconte Ferhat Souhila, secrétaire général de la (FAAD). Force est de constater que chez nous, malgré tous les efforts qui sont déployés pour informer et sensibiliser la population sur ce qu’est le diabète, il n’en demeure pas moins que cette maladie reste encore considérée comme «une maladie honteuse». Les personnes atteintes sont au mieux prises en pitié et au pire rejetées par la société. Ce qui pousse certains malades à cacher leur maladie en société.
Une prise de conscience collective impliquant tous les acteurs de la société civile se doit d’être une priorité afin de sensibiliser la partie de notre population, notamment rurale, sur cette maladie qui n’est ni contagieuse ni transmissible. Ainsi nous avons appris de la bouche même du président de la l’Association nationale de protection de l’enfance, Khaled Ahmed, que «des élèves étaient obligés de se cacher pour prendre leurs médicaments» pour qu’ils ne soient pas rejetés par leurs camarades. Un constat bien amer, qui pourtant existe et qui se doit d’être combattu à chaque instant.

L’école doit mieux faire

Éducation - Sur le chiffre de 3 millions de diabétiques annoncé par la FAAD, il est important de noter que 25% sont des enfants en âge d’être scolarisés.

Ainsi et en raison de certaines périodes de malaise et de fatigue que peut vivre l’enfant diabétique, beaucoup ont du mal à suivre leur scolarité. Curieusement, chez nous, peu d’actes volontaires se manifestent pour faire face à cette situation.

Les établissements scolaires, en outre, ne prévoient pas ou rarement de dispositions quant à l’octroi de cours supplémentaires ou de classes spéciales qui concerneraient des enfants atteints de cette maladie et ayant des difficultés à suivre le programme scolaire dans les temps, bien que le diabète ne soit en rien un facteur handicapant pour l’enfant. Cette situation provoque néanmoins souvent des retards dans l’apprentissage pour ces enfants qui n’ont pas choisi d’être diabétiques.

A ce sujet, «il serait urgent que les pouvoirs publics, notamment le ministère de l’Éducation nationale, pensent à prendre en compte cette catégorie de nos enfants qui, bien que disposant de toutes leurs facultés, notamment mentales, restent sur les abords du quai de l’école, ne pouvant suivre les cours au rythme des autres enfants» nous dira Mme Souhila Ferhat. De son côté, l’Association nationale de protection de l’enfance estime quant à elle que plus de 856.000 écoliers algériens sont atteints de diabète. Ce chiffre, assez proche de celui avancé par la FAAD, est la conclusion d’une enquête menée dernièrement, dans la totalité des wilayas du pays sur la santé en milieu scolaire. Ce constat des plus préoccupants devrait donner lieu à «une mobilisation et un débat sur les moyens de dépistage du diabète chez l’enfant scolarisé» avait annoncé le président de la fédération nationale des parents d'élèves, Ahmed Khaled qui s’était exprimé à l’issue de la parution des résultats de cette étude. Il avait en outre indiqué qu’«il y avait urgence à ce que les ministères de l’Éducation nationale et de la Santé publique réfléchissent conjointement à instaurer des dispositions de sorte à multiplier les contrôles médicaux et de santé, dans les écoles et établissements éducatifs» du pays.

Pour ce qui le concerne, «La mauvaise nutrition et la responsabilité des parents ne peuvent, à elles seules, expliquer ces chiffres des plus critiques. Le manque de structures et l’inefficacité des dispositions de dépistage et de prévention sont autant de facteurs qui se doivent d’être mis en cause dans ce constat alarmant», avait-il ajouté. Il avait affirmé, en outre, que l’association qu’il préside avait relevé des témoignages «sur des cas d’enfants pris d’évanouissement en classe ou à la récréation» parce qu’ils ne se savaient pas malades.

Une des revendications qui avaient alors été avancées était que les enseignants exigent de consulter, à chaque début d’année scolaire, le livret de santé de leurs élèves. Une chose toute simple, mais qui, néanmoins, ne peut se réaliser que sur ordonnance du ministère de tutelle.

L’association Najda lance un SOS

«Plus de 300 à 400 citoyens atteints de diabète n’ont pas accès à la carte chiffa dans la commune de Saoula» nous dit Mme Mechkal Nadjia, présidente de l’association des diabétiques et hypertendus de Saoula. Elle nous explique que cela concernait notamment les plus démunis et n’ayant pas de couverture sociale. Un accord liant la caisse de sécurité sociale et le ministère de la Solidarité et qui prévoit clairement de prendre en charge cette catégorie, a pourtant était signé, souligne-t-elle. «Malheureusement, les énormes difficultés bureaucratiques qu’ils rencontrent, certains même depuis 2 ans, et que nous n’arrivons pas à comprendre nous-mêmes, sont là et retardent leur traitement. Sachez que la plupart d’entre eux sont sans ressources.

Doivent-ils se nourrir ou acheter des médicaments qui sont pour la plupart hors de prix ? Les médicaments qui nous sont gracieusement offerts par certaines officines d’Etat et même privées sont loin d’être suffisants pour faire face à la situation», nous dira-t-elle.

Le diabète gestationnel

Il ressort de diverses études que les femmes constituent un acteur majeur dans la cadre de la prévention du diabète. Elles ont la possibilité de promouvoir la prévention au sein de leur foyer et même au-delà. En effet, dans la plupart des cultures, les femmes ont un rôle pivot au sein de la communauté comme vecteurs d’information et d’éducation, notamment vis-à-vis des générations futures. Il en ressort qu’axer la prévention du diabète sur la femme a également comme avantage de permettre de s’attaquer à un problème de santé grandissant, notamment chez nous, à savoir le diabète gestationnel, qui reste l’un des problèmes de santé les plus courants pour les femmes enceintes. Il touche 2 à 6% de toutes les grossesses en Algérie. S’il n’est pas traité, ce type de diabète peut provoquer des problèmes de santé pour la mère et le fœtus. Par ailleurs, les femmes ayant développé un diabète gestationnel ont jusqu’à 70% de risque de développer un diabète de type 2 dans les 10 ans qui suivent leur grossesse et un risque de développer une maladie cardiovasculaire. En outre, les enfants nés de mère ayant développé ce type de diabète ont un risque multiplié par cinq de développer un diabète ou un prédiabète avant de devenir adulte. Le risque d’obésité est, lui, multiplié par deux.

Source Infosoir Lyes Sadoun

Le Pèlerin

 

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25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 00:00

L’honnêteté n'a pas de prix !

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L'agresseur en voulait au sac à main de la victime

Dans un grand magasin, une femme perd son sac à main, dans la cohue de ce premier jour de Soldes....

Rentrée à la maison et désespérée, l'on sonne à la porte. Un jeune homme apparaît, son sac à main sous le bras !

-         Je rêve ! Il y a donc encore des gens honnêtes en ce monde ! Merci, Merci beaucoup !

-         Devant lui, elle l'ouvre ; tout y est ! Cependant, en ouvrant son porte-feuille... son billet de 50 euros a disparu, mais il s'y trouve : 2 billets de 10, 1 de 20 et 2 de cinq euros...

-         N'y comprenant rien du tout, elle demande au jeune homme

-         - Comment cela se fait-il donc ?!

-         Au jeune de rétorquer :

-         - L'autre fois, j'avais ramené un sac à main à une personne qui m'a remercié sans me récompenser. Elle n'avait pas de monnaie...

Le Pèlerin

 

 

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 09:21

L’Orage et …Le soleil

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Ah l’orage….me voici enfermé derrière mes carreaux

Le voilà qui déverse fracas et feux multicolores

Ce brasier s’empare de moi et parcourt mon corps

 

Jupiter abat son courroux et nous prend ainsi d’assaut

 

 

Vous ne pouvez pas savoir combien j’adore l’orage

Assis tout près du feu, je jouis en bon sensualiste,

Je me sais à l’abri et je songe, quel égoïste. !

A ceux qui sont dehors, noyés par ce naufrage

 

Il me manque toutefois quelqu’un tout près de moi

Je sais bien des amis sous les ires de Jupiter

Cherchant le moindre abri ne serait ce que sommaire

Ils sont les bienvenus, je suis seul et plein d’émois

 

Parler rire et chanter à l’abri du tonnerre

Prendre mille plaisirs et non des moindres

Qu’à bien des retenues je ne puis me restreindre

Ne dénote-il pas un être un peu pervers?

 

En amour on peut tout et plus encore en virtuel

Le plus difficile ensuite c’est de le pratiquer

Si par hasard ensuite nous devions l’appliquer

Fidèle à nous, il nous faudrait assumer le réel

 

Il est bien tard et j’attends des amis pour dîner

J’écris ces quelques mots pour chasser ma tristesse
Heureusement que les mots s’enchaînent avec hardiesse

Car à la cuisine aussi il me faut m’adonner

 

La cuisine est un art réservé à certains

Pour moi il un moyen de recevoir des amis

D’échanger des recettes en bonne compagnie

Il y a tant de recettes chez les Nord-africains

 

Il est minuit passé et je n’ai pas sommeil

L’orage s’en est allé et avec lui bien des rêves

Je sens baisser en moi cet émoi, cette sève

Qui me tiennent souvent dans un demi éveil

 

Demain il fera jour, avec lui le soleil

Brillera sur Orlu, une pure merveille

Avant d’illuminer la montagne de Beille

Fleuron des Pyrénées et dont je m’émerveille

 

Le Pèlerin

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 09:13

L’Algérie et les énergies nouvelles

champ solaire algerie

 

Mercredi avait lieu un débat sur les énergies renouvelables au Forum d’El Moudjahid. Les spécialistes se demandaient si l’Etat avait réellement envie de remplacer son énergie fossile par une énergie renouvelable vu le peu d’entrain qu’il met à concrétiser ce projet.

L’Algérie a mis du temps pour lancer son programme sur les énergies renouvelables. Pourtant ce n’est pas faute d’avoir tenté de lancer ce programme il y a déjà plusieurs années surtout que la concurrence au niveau mondiale est actuellement rude. De plus, l’exportation de l’électricité nécessite certaines conditions, à savoir trouver les marchés, les partenaires et les financements extérieurs. Toutefois, L’Algérie a déjà en cours des projets de partenariat avec DESERTEC et Apollo.

Voilà trois mois et demi que le projet DESERTEC a été annoncé. Selon M. Christoph J. Partch ce projet « avance bien en Algérie ». Il a pour but de fournir à l’Europe de l’électricité à partir du potentiel énergétique des déserts. Ce projet, Bouteflika en est ravi, il exprime d’ailleurs son intérêt : « à ne pas fermer la porte aux partenaires étrangers potentiels ». L’État pose alors trois conditions, à savoir le transfert de technologie, la fabrication locale des équipements adéquats et l’exportation du surplus vers l’Europe. Yahia Zane, présidente de l’Association des agronomes algériens, explique que « le programme des énergies renouvelables, qui constitue un énorme défi, créera 200 000 emplois dont 100 000 dans la production, concernera l’énergie solaire, éolienne et géothermique ». C’est un point loin d’être négligeable.

Ceci est paradoxal, dans la mesure où les hauts plateaux et le sud souffrent actuellement du manque d’énergie. Un programme est en cours pour acquérir et installer 6 327 stations photovoltaïques pouvant couvrir pas moins de 44 300 personnes. Seulement, entre les actes et les paroles il y a une grande différence car l’Etat ne fait rien pour rendre accessible le panneau solaire à ses citoyens. Les spécialistes se demandent si le gouvernement algérien a une réelle volonté de sortir de sa dépendance aux hydrocarbures et les remplacer par d’autres sources d’énergies alternatives.

Source Algérie Focus S. Viniger

Le Pèlerin

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 08:57

Farouk Ksentini dénonce

imams contre abstention

 

Ksentini met en garde les candidats aux législatives qui instrumentalisent l’Islam à des fins électoralistes, pratique que la Constitution interdit.

Farouk Ksentini, président de la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’homme, a exprimé son opposition à l’usage de la religion et son instrumentalisation à des fins électoralistes. Il a rappelé que l’usage de la religion à des fins électoralistes est totalement interdit, comme stipulé dans la Constitution. «L’Islam est la religion de tous les Algériens et de l’Etat algérien», a-t-il souligné, qualifiant d’inadmissible toute tentative visant à l’exploiter à des fins électorales. Et de renchérir : «La religion doit rester au-dessus de toute lutte électorale». S’agissant de la représentation des femmes dans la vie politique, Maître Ksentini estime qu’il n’y a pas de démocratie véritable si les femmes sont sous-représentées. De même pour les jeunes, a-t-il poursuivi, appelant les anciennes générations à céder la place aux jeunes pour prendre la relève. Revenant à la polémique sur la guerre d’Algérie qui refait surface à la veille de la célébration du cinquantenaire de l’indépendance, Ksentini estime que «le refus de la France de reconnaître ses crimes en Algérie est regrettable et indigne». D’autant plus que pardonner aux harkis est, dit-il, «inconcevable». «Le refus de la France de reconnaître ses crimes en Algérie est regrettable et indigne d’une grande démocratie  qu’est ce pays», a-t-il soutenu . Intervenant sur les ondes de la Radio nationale, Me Ksentini s’est dit scandalisé par le fait que les Français refusent de reconnaître leurs crimes commis en Algérie pendant 132 ans. «C’est quelque chose d’impardonnable dont il faut au moins s’excuser», a-t-il encore ajouté. A cet égard, Ksentini a appelé la France officielle à s’excuser pour ses crimes commis à l’égard des Algériens. «C’est essentiel, c’est le moindre des gestes qu’elle puisse faire», a-t-il dit. Et de s’interroger : «Je ne comprends pas comment un pays qui compte des intellectuels et historiens de haut niveau n’arrivent pas à percevoir cette chose et cette réalité selon laquelle la France a colonisé de manière criminelle un pays avec lequel elle n’avait aucun contentieux». L’invité de la rédaction a en outre critiqué la demande de la France à l’Algérie de pardonner aux harkis, ce qui est, dit-il, «inconcevable». Si la partie française ne veut pas collaborer à l’écriture de l’histoire, «nous sommes capables de l’écrire nous-mêmes, de faire connaître la vérité et surtout le bon sens parce qu’il est du bon sens le plus élémentaire de se rappeler que la colonisation c’est la négation absolue des droits de l’homme et que la France s’est comportée ici de manière odieuse et impardonnable», a-t-il dit. S’exprimant sur les  réformes politiques engagées par le chef de l’Etat, Farouk Ksentini les a qualifiées d’extrêmement salutaires. «Les réformes sont extrêmement salutaires. Elles sont venues au bon moment», a-t-il estimé. Evoquant les élections législatives du 10 mai, Ksentini pense que s’il y a des élections libres et un Parlement réellement représentatif, un grand saut dans la démocratie sera fait. Abordant les discours des partis candidats, il a appelé l’électeur à être lucide et ne pas se laisser piéger et entraîner par de fausses promesses ou par des discours pompeux ou démagogiques qui ne recouvrent aucune réalité. Sur la question des droits de l’homme en Algérie, Farouk Kesentini a précisé qu’ils sont en voie de développement et qu’ils s’améliorent. «Même avec les avancées enregistrées ce n’est pas encore parfait», a-t-il relevé.

Source Le Jour d’Algérie Yazid M.

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 08:37

Un chauffeur de taxi sauvagement assassiné à Hadjout

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Un crime crapuleux a eu lieu la semaine dernière dans la ville de Hadjout. Selon des sources sécuritaires et les témoignages concordants de quelques citoyens, la victime serait un chauffeur de taxi, originaire de Aïn Benian et exerçant à Tipasa.

La police de Hadjout, en collaboration avec la gendarmerie, vient d’élucider un meurtre commis par un repris de justice, le dénommé K. S., âgé de 26 ans sur un chauffeur de taxi. La victime, un père de famille, âgé de 48 ans, a été sauvagement assassiné. Selon des témoignages concordants, le criminel aurait eu recours aux services du défunt, dans le but évident de le délester de son argent et de son véhicule. Ce fut au cours de la seconde course, et vers 19h que l’assassin, K. S., s’est adressé de nouveau à ce taxieur qui se trouvait au niveau de la station de taxis. Mis en confiance, il avait conduit son assassin au douar Boudjebroun, sis à 2 km de la ville de Meurad, dans la daïra de Hadjout. Arrivé au lieudit El Kharoub, l’assassin, armé d’un couteau à cran d’arrêt, a surpris sa victime en lui plantant froidement la lame dans le cou, et en lui tranchant net sa carotide. K. S. achevera sa victime qui se débattait, en lui assénant plusieurs coups de couteau à la cage thoracique. Le criminel se débarrassa du corps de la victime, en profitant de la pénombre et de l’isolement de cette voie, en le jetant sur l’asphalte. L’assassin, dont les vêtements étaient tachés de sang, pris le volant du véhicule une Chevrolet qu’il venait de voler et appuya sur l’accélérateur alors qu’il est inexpérimenté dans la conduite des véhicules. Dans sa course folle il fonça tout droit contre un arbre, qui arrêta net la course du fuyard. L’assassin, poursuivit alors à pied son chemin vers la cité du 18-Février, qui se trouvait à quelques centaines de mètres de son parcours, à proximité de la nouvelle gare routière de Hadjout. Cependant, il était loin de se douter que dans la pénombre, des personnes l’avait vu jeter le corps sans vie de la victime dans ce sentier isolé, et prendre la fuite. Selon d’autres témoins, dans cette cité, l’assassin aurait bénéficié de complicités, qui lui ont permis de changer de vêtements et de cacher la blessure qu’il avait au front à l’aide d’un turban. Sitôt alertés par les témoins, les services de sécurité ont bouclé le secteur et procédé, après une course poursuite mouvementée dans la ville de Hadjout, à l’arrestation du meurtrier

Source Le Soir d’Algérie . Larbi Houari

Le Pèlerin

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 08:33

«Les mosquées sont des tribunes pour le lynchage des femmes

femmes algerie

 

Mme Cherifa Kheddar est présidente de l’association Djazaïrouna et porte-parole de l’Observatoire des violences faites aux femmes (OVF). Connue pour son franc-parler et son militantisme de longue date, elle nous a fait part dans cet entretien des actions que compte mener la toute fraîche structure qu’elle représente non sans revenir sur les causes qui ont concouru à sa création, à savoir les violences dont ont fait l'objet des femmes désarmées et vulnérables de Hassi-Messaoud.

Le Soir d’Algérie : Parlez-nous de l’Observatoire des violences faites aux femmes que vous avez créé avec un groupe de féministes ?

Cherifa Kheddar : C’est une instance qui a été initiée par une quarantaine d’associations féministes, et ce, suite à une énième agression contre les femmes de Hassi-Messaoud en 2010. La même ville a connu des incidents semblables en 2001. Nous nous sommes mobilisées à cette époque pour interpeller l’opinion publique et les autorités concernées sur ces dérapages qui sont passés sous silence. Cependant, cette agression nous a fait prendre conscience qu’il n’existe aucune prise en charge des femmes victimes de violences. Le bilan est lourd : trente-six femmes ont été passées à tabac, violées ou enterrées vivantes dans le quartier d’El-Haïcha par une centaine de jeunes après le prêche incendiaire d’un imam. Le procès a traîné en longueur et seulement deux agresseurs ont été condamnés et les autres relâchés. C’est dire la déception de ces femmes qui n’ont pas eu justice. Il y a deux ans, d’autres femmes ont été agressées par des jeunes et c’est toujours sur incitation d’un imam. Elles ont été attaquées durant la nuit chez elles. Elles ont beau appeler les services de sécurité pour qu’ils interviennent mais c’était peine perdue. Elles ont été battues, violées, traitées de prostituées et délestées de leurs biens. Mais une question s'est posée par la suite : doit-on répondre, chaque fois, à des situations d'urgence ? On a réfléchi et on a décidé de mettre en place une stratégie afin de travailler sur la prévention, la veille et l'alerte sur les violences faites aux femmes. Vers la fin 2010, beaucoup de représentants d'associations, déjà membres du collectif de solidarité, voulaient lancer un autre organisme qui sera appelé plus tard Observatoire des violences faites aux femmes. Nous nous sommes donc mobilisées pour dire basta ! Nous avons entrepris des actions. Nous avons préparé des écrits que nous avons adressés à toutes les institutions, y compris au président de la République et au ministre du Travail, puisque ce sont des travailleuses qui ont été maltraitées. On disait d’elles qu’elles occupaient des postes qui revenaient de droit aux chômeurs de la ville comme si elles n’étaient pas des citoyennes algériennes. Nos écrits sont restés lettre morte et nous avons dû organiser une conférence de presse pour alerter l’opinion publique car des parties occultes essayaient d’étouffer l’affaire, notamment quand des soi-disant associations de femmes de Hassi- Messaoud envoyaient des communiqués à la presse, signés par un homme, pour dire qu’il n’y a pas eu d’agression et que ces femmes étaient des prostituées, pour jeter l’opprobre et le discrédit sur les victimes. Mais la question que nous avons posée est comment sait-on que ce sont des prostituées si on martèle qu’il n’y a pas eu d’agression ? C’est un non-sens et le mensonge est très mal tissé et puis, a-t-on le droit d’attaquer des femmes juste parce qu’on considère qu’elles sont des prostituées en les violant et les pillant ? Cela ne répond à aucune logique. On veut semer la confusion pour justifier la violence contre des femmes vulnérables que des conditions économiques misérables ont menées loin de chez elles. Il fait signaler que l’Algérie a ratifié la Convention internationale contre toute forme de violence faite aux femmes et elle n’a pas émis des réserves contre l’article qui traite de l’abolition de la prostitution qui stipule clairement qu’on doit protéger les femmes contre leur exploitation physique et morale par les proxénètes et les clients. Ce n’est certainement pas en encourageant les jeunes à commettre l’irréparable en vouant aux gémonies des femmes juste parce qu’elles sont des cibles faciles.

Vous dites que c’est un imam qui a poussé ces jeunes à commettre cette agression, a-t-il été sanctionné pour incitation à la violence ?

Y a-t-il eu une réaction de la part du ministère des Affaires religieuses à son encontre ? L’imam a dit dans son prêche que la ville de Hassi-Messaoud est polluée par les prostituées en désignant ces femmes comme cible à abattre et leur signifier qu’il fallait faire le nettoyage. L’imam en question n’a pas été inquiété. Il a même été soutenu par sa tutelle. La violence contre les femmes est le dernier souci du ministre des Affaires religieuses. Le constat en est que les mosquées sont devenues des tribunes pour le lynchage des femmes qu’on accuse de tous les maux. C’est une constante que d’entendre des imams critiquer l’habit des femmes, leurs cheveux s’ils ne sont pas couverts, leur façon de marcher. Tout ce qui a trait aux femmes est sévèrement attaqué. Cette idéologie misogyne est présente dans les mosquées et c’est comme cela qu’on attire les adeptes car ces imams sont incapables de trouver des solutions aux vrais problèmes alors on crée une échappatoire. On déverse la haine sur les femmes en les accusant d’être à l’origine de tous les maux. Quand on analyse l’agression contre les femmes de Hassi-Messaoud, on voit clairement que le fond du problème est économique. Les victimes ont été accusées de piquer le boulot des jeunes chômeurs. Comme on n’ose pas s’attaquer à ceux qui sont en charge de la planification et de la création de l’emploi alors on n’a pas été très loin pour trouver un souffre-douleur et le coupable idéal pour servir de défouloir à la rage des chômeurs de la ville.

Vous avez dit que deux agresseurs sur les trente-six ont été condamnés dans l’affaire des femmes agressées de Hassi-Messaoud, y a-t-il eu trafic d’influence ?

La majorité des agresseurs sont des fils de notables de la région de Hassi-Messaoud. Quand vous mettez sur la balance des fils de notables et des femmes démunies, vous devinez de quel côté celle-ci va pencher. Le choix est vite fait. Les victimes ont subi des pressions et des intimidations. Certaines ont retiré leur plainte, d’autres ont quitté les lieux avec le sentiment amer d’avoir été abusées et maltraitées, et d’avoir subi la hogra. Elles en garderont des traumatismes toute leur vie.

Cela semble plus facile de trouver un bouc émissaire en la femme que de s’attaquer aux vrais problèmes. Où est donc l’Etat dans tout cela ?

La femme est devenue une cible facile parce que l’Etat le permet et le cautionne. L’imam est un commis de l’Etat et la mosquée est une institution de l’Etat. Le prêche religieux est un discours politique qui exprime la volonté de l’Etat sans oublier le code de la famille et la législation faite de façon à maintenir la femme dans cette situation. Les violences contre les femmes sont des violences institutionnalisées. Tout est fait de façon à ce que les femmes servent de défouloir à ceux qui veulent extérioriser leur malaise. Que ce soit pour des raisons économiques, sociales, politiques ou religieuses. On est dans le déni de la femme en tant que personne et citoyenne à part entière. Pour notre part, nous avons, début 2011, commencé à réfléchir à une charte de principes qui reprendrait tous les droits fondamentaux consacrés par les traités et textes internationaux, tels que la Déclaration internationale des droits de l'homme, la Convention internationale contre toute forme de discriminations faites aux femmes, la plate-forme d'actions de Pékin, etc. Le 17 février dernier, la charte a été finalisée et adoptée par les membres du futur observatoire. Nous comptons interpeller le prochain Parlement pour qu’elle fasse l’objet d’une proposition de loi. L'observatoire s'occupera de la formation et de la réflexion pour trouver les moyens d’amener les autorités à adopter un dispositif spécial en faveur des femmes victimes de violences. Il interpellera les autorités quand un problème se posera. Ses membres vont travailler avec tous les acteurs de la société civile, confrontés directement à des femmes victimes de violences. Il y a les médecins légistes, par exemple, qui interrogent souvent les femmes sur les raisons de l'agression, essayant, en quelque sorte, de trouver une justification à cette agression. Il y a également les services de sécurité qui refusent parfois d'enregistrer la plainte d'une femme contre son mari, son père ou son frère.

N’y a-t-il pas de lois qui protègent les femmes ?

Il n’existe aucune loi qui protège les femmes contre les violences. Dans le code pénal, on a introduit un article relatif au harcèlement en milieu professionnel mais sans spécifier des circonstances aggravantes pour celui qui agresse une femme. On s’est arrangé pour faire passer une disposition pernicieuse pour que l’accusé puisse déposer une plainte pour diffamation quand il est blanchi par la justice. C’est ainsi que beaucoup de femmes ont subi des humiliations sans que justice leur soit rendue. Au niveau de l’observatoire, nous revendiquons un mécanisme spécifique aux violences faites aux femmes qui soit doté d’un arsenal juridique en adéquation avec les conventions internationales ratifiées par l’Algérie à cet effet. Nous œuvrons également pour que notre pays approuve le protocole facultatif ainsi que le protocole à la Charte des droits de l’homme et des peuples africains. Vous savez, en Algérie, le seul droit qu’on accorde aux femmes, c’est celui du vote quand on a besoin de leurs voix. Nous ne sommes pas dans un Etat de droit mais dans une Algérie à deux vitesses. Vous n’avez qu’à voir toutes ces mesures dites sociales dont les femmes ne bénéficient que de miettes. Quand on parle du logement social, on est censé l’accorder aux couches vulnérables, c’est toujours aux hommes qu’on donne les logements sociaux. Or, les femmes font partie des couches vulnérables et pourtant dans les meilleurs des cas, elles ne bénéficient que de 1% à 2% de ces aides de l’Etat. Comment peut-on imaginer un Etat sexiste alors que ses missions sont très claires, notamment quand il s’agit de traiter les citoyens équitablement nonobstant leur genre ou sexe ? Tout le mal réside dans cette équation : les femmes figurent-elles dans la notion de citoyen ou non ? En dépit de la Constitution qui est sans équivoque, dans la réalité, les choses sont différentes. Moi, je dis qu’il y a le feu et que des lois pour clarifier toutes ces notions doivent être élaborées pour empêcher que la femme ne soit une cible aux outrances et aux humiliations de quelque nature que ce soit. Nous avons besoin de lois qui protègent les femmes et leur application doit être d’une grande célérité. Après tout, la sécurité et l’intégrité des personnes est la mission première de l’Etat qui doit l’accomplir avec la sévérité et la rigueur nécessaires.

Source Le Soir d’Algérie

Entretien réalisé par Nadia Salemi

Le Pèlerin

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 08:15

Quel statut pour la femme dans la société algérienne

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Poser une telle question, c'est y répondre un peu dès lors que le statut de la femme dans notre pays est loin d'avoir été tranché d'une manière positiviste.

Dans le monde occidental, même si les droits des hommes et des femmes ne sont pas dans la vie sociopolitique totalement égalitaires, à preuve les disproportions flagrantes dans la représentation politique nettement en faveur des hommes dans les assemblées élues (ayant nécessité le recours à la politique des quotas), il n'en demeure pas moins que dans la vie familiale la femme bénéficie d'avantages significatifs, au regard notamment de son rôle de mère et d'éducatrice au foyer.

En effet, par exemple en France, le régime matrimonial est défini d'une manière égale dans le Code civil depuis l'établissement de la relation de couple jusqu'à la dissolution de celui-ci, grâce à un certain nombre de dispositions permettant aux deux parties à la convention de mariage de fonder un foyer selon leur volonté : communauté légale, régime marital, régime sans communauté, régime de la communauté réduite aux acquêts, Pacs (Pacte civil de solidarité), etc.

En Algérie, et dans la majorité des sociétés musulmanes, l'homme (détenteur dans les faits de la réalité du pouvoir politico-économique) a accordé des espaces de liberté à la femme dans la vie professionnelle, qu'elle n'a pas forcément revendiqué (émancipation sociale relative venant se rajouter aux multiples rôles domestiques), tout en la soumettant dans la vie familiale à une discrimination juridique pour le moins paradoxale.

Cette ségrégation dans le foyer constitue une violation flagrante de certains principes élémentaires énoncés dans la Déclaration universelle des Droits de l'homme et même dans la Constitution algérienne qui prônent l'égalité de tous les citoyens devant la Loi.

D'ailleurs, les milieux politiques ne manquent aucune occasion pour vanter les mérites de la femme et notamment ses combats libérateurs de la patrie symbolisés par des héroïnes, comme : Fatma N'soumer, Hassiba Ben Bouali, Malika Gaid, Djamila Bouhired, Zohra Drif, etc.

En dehors du caractère discursif et des bonnes intentions affichées le pouvoir politique (incarné à l'époque par une femme) a dépouillé l'algérienne de ses droits fondamentaux au moment même où les femmes du monde entier prenaient conscience de leurs droits consacrés lors de la célébration de la décennie de la femme qui débuta en 1975, sous l'égide de l'Onu.

La Société des Nations reconnaissait, par cette prise de conscience tardive, que les inégalités politiques, culturelles, économiques, sociales et juridiques étaient un trait commun à toutes les sociétés.

Par voie de conséquence, il restait aux différents gouvernements non de discourir et d'offrir des fleurs à l'occasion de la journée mondiale à elles consacrée, mais de provoquer une évolution dans les mentalités et dans les mœurs, en secouant ce modèle de développement humain fondé sur le postulat que le masculin l'emporte toujours sur le féminin. Ainsi, les Conférences de Mexico en 1975, de Copenhague en 1979 et enfin celle de Nairobi en 1985 énoncèrent de profonds changements dans les statuts de la femme adoptés dans de nombreuses régions du monde, y compris dans le monde arabo-musulman où certains pays retardataires, comme l'Irak, la Syrie et même le Pakistan (ayant à sa tête à l'époque une femme), rejoignirent le mouvement moderniste et émancipateur du statut de la femme. D'autres pays arabes comme la Tunisie et le Liban, ayant acquis depuis longtemps en la matière leurs lettres de noblesse, avaient saisi cette opportunité pour renforcer leur arsenal juridique en faveur des droits de la femme et par conséquent de l'équilibre de la famille. En Tunisie, le Code du Statut Personnel (l'équivalent du Code de la famille algérien) avait été depuis rendu encore plus protecteur et égalitaire à l'endroit de la femme. Précisons à cet égard que le Code du Statut personnel avait été initié en 1956 par le Président Habib Bourguiba, comme texte fondateur de la République Tunisienne, avant même la Constitution (élaborée le 1er juin 1959, sur décision de l'assemblée constituante de 1957) ; l'acte majeur de cet homme d'Etat d'exception fut en effet de jeter les bases du projet de société de la Tunisie avec la promulgation du CSP.

Sait-on que pendant que les femmes tunisiennes pratiquaient librement l'interruption volontaire de grossesse à partir de la fin des années 50 et début 60, cet acte médical était proscrit en France jusqu'en 1975, année de la promulgation de la Loi Veil ? Si l'exemple de la Tunisie parait sans conteste le plus significatif en matière de droits des femmes c'est parce que ce pays s'était libéré de certains archaïsmes permettant ainsi à la famille d'être une des plus équilibrées du monde arabo-musulman, à en juger par : le taux de divorce ; la taille de la famille, ne dépassant pas la moyenne de quatre (4) personnes ; le taux d'employabilité des femmes, etc. Et il y a fort à parier que les femmes et par extension la famille constitueraient les récifs contre lesquels viendraient se heurter la nouvelle classe politique tunisienne si d'aventure celle-ci s'avisait à une quelconque tentative de remise en cause des acquis modernistes, inscrits en bonne place dans la constitution et gravés dans la conscience de nombreux tunisiennes et tunisiens le Code Algérien de la famille, inspiré par une interprétation rigoriste de la Charia, sans tenir compte du désir d'ancrage de larges pans de la société dans la modernité, était en net recul par rapport à l'évolution mondiale, au moment de sa promulgation en juin 1984. N'a-t-on pas, à travers cet édit, déresponsabilisé (pour ne pas dire infantilisé) la femme en lui ôtant ses droits constitutionnels ? Même la Parole divine, plutôt favorable à l'émancipation de celle-ci, lui a clairement reconnu des droits, entre autres en matière de gestion de son patrimoine que les rites malékites, hanbalites et dans une moindre mesure hanafites, ont détourné chacun à sa façon du contenu du texte sacré.

Qu'en est-il du rite par rapport à la Révélation, sinon une série de références et d'interprétations souvent erronées et contradictoires tirées des Paroles du prophète (Hadiths) et de la Sunna (comportement prêté au Prophète) par des gens lettrés (1), ce qui a fait dire à Alya Chérif Chamari (2) : «le droit musulman est une œuvre humaine construite à partir des principes généraux se dégageant du Coran ».

D'ailleurs, c'est parce que ce droit n'est qu'une œuvre humaine que plusieurs réformateurs, faisant appel à la raison critique, comme Jamal Eddine El Afghani, Mohamed Abdou, Kacem Amin, Tahar Haddad (les réflexions de ce dernier inspirèrent largement Habib Bourguiba), tentèrent à leur époque d'adopter le droit musulman aux exigences de la modernité.

En Algérie, la société civile semble plongée dans un endormissement intellectuel troublant, risquant de faire retourner le pays aux siècles obscurs à cause de l'absence d'ijtihad (effort de novation), pour avoir laissé le champ libre à des courants de pensées ayant neutralisé la volonté des Algériens de contracter mariage, selon le régime matrimonial de leur choix : conventionnel, Charia, etc. En effet, la décision politique fut laissée aux soins de certains cercles ultraconservateurs qui veillent scrupuleusement au maintien de privilèges surannés découlant d'idées moyenâgeuses. N'ont-ils pas réussi dans les années 80 à imposer leurs opinions (pour ne pas dire diktats) en refusant à l'individu le libre exercice de sa volonté en général et le droit de jouir de dispositions testamentaires, en particulier ?

En effet, ce texte de loi (qualifié par beaucoup de « Code de l'infamie »), est inspiré d'une lecture essentialiste de la charia, selon le rite de Malek Ibn Anas (713-795), imam et juriste arabe, auteur d'El Mawatta, texte sur la tradition musulmane rédigé à la demande du Calife Abasside Abou Jaafar el Mansour. Une fois son travail achevé, Haroun Rashîd aurait proposé à l'illustre imam de faire accrocher le texte à la Kaaba pour inciter les croyants à s'y conformer, mais celui-ci déclina l'offre, arguant son refus en ces termes : Je ne le souhaite pas, car les compagnons du Messager de Dieu (…) divergèrent dans leurs jugements et se dispersèrent dans le pays, estimant chacun avoir raison… Cf. site www.hanut-ul-muslim.com). Après 28 ans de pratique de ce Code, en dépit de quelques réaménagements, il apparaît clairement que ce texte créé trop d'inégalités entre hommes et femmes, et partant d'injustices et de rancunes dans les familles, notamment en application du système successoral qui donne des prétentions d'héritage à des parents n'ayant pas de filiation directe avec le défunt.

Le terme « infamie » prend tout son sens lorsque dans la part d'héritage d'une famille (n'ayant pas d'héritiers mâles), les filles et leur mère perdent le bénéfice d'une large part de la masse successorale au profit d'oncles paternels, voire de descendants de ces derniers, au détriment donc de la lignée directe du défunt... Il se présente des cas où une mère décède en ne laissant pas derrière elle un descendant mâle, ce sont ses frères et sœurs même s'ils sont ennemis) qui bénéficient d'une part de la succession au même titre que le mari et les filles. Que dire alors lorsqu'il y a absence d'accord de partage amiable entre les héritiers de lignée directe et les derniers-venus (illégitimes) ? La succession peut trainer pendant des années quand elle n'est pas purement et simplement bloquée par celle ou celui qui détient seulement 1% de part

Voilà entre autres causes comment on fabrique des sociétés frustrées, révoltées, déséquilibrées et finalement iniques dès lors qu'elles sont fondées sur la misogynie et la phallocratie !

* Journaliste, écrivain

1) Lire à cet égard l'excellent ouvrage de Fatima Mernissi « le harem politique » ou comment les hadiths (vrais et faux) furent galvaudées par les faux dévots. 2) « La femme et la loi en Tunisie » (Op. cit p 23)

Source Le Quotidien d’Oran Kamel Khelifa

Le Pèlerin

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 04:32

Souvenirs d’antan

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Le mari demande à sa femme :

-Te rappelles-tu la première fois où nous avons fait l’amour ensemble il y a cinquante ans?

-Nous sommes allés derrière la taverne du village où on s’est penché contre la clôture et je t'ai fait l'amour.

-Oui, je me le rappelle bien.

-OK, Que penses-tu de faire une promenade autour de là et nous pourrions le refaire comme au bon vieux temps?

-Oh Jim, vieux diable, c’est une idée folle mais bonne!

Un policier assis dans la cabine à côté a entendu leur conversation et, en riant, il se dit, je dois voir ces deux vieux faire l’amour contre une clôture.

-Je les surveillerai juste pour m’assurer qu’ils n’ont pas d'ennui. Alors il les suit.

Le couple âgé marche lentement, se penchant l'un sur l’autre pour se soutenir et aidé de cannes…

Enfin, ils arrivent derrière la taverne et se rendent à la clôture. La vieille dame soulève sa jupe et le vieil homme baisse son pantalon.

Comme elle se penche contre la clôture, le vieil homme s’approche.

Alors subitement ils commencent à copuler comme des déchaînés sexuels, le policier n’en croyait pas ses yeux.

Ceci continue pendant près de dix minutes pendant que les deux font des bruits, gémissent et crient. Enfin, les deux s’effondrent, haletants par terre.

Le policier est stupéfié. Il pense qu'il a appris quelque chose de la vie et du 3ème âge qu'il ne savait pas.

Après une demi-heure assis sur le sol à récupérer, le vieux couple se relève et ajuste leurs vêtements.

Le policier, qui regarde toujours se dit :

Ceci est véritablement stupéfiant, je dois leur demander quel est leur secret!' Alors, comme le couple passe, il leur dit :

-Excusez-moi, mais c’était vraiment quelque chose. Vous devez avoir eu une vie sexuelle fantastique ensemble. Y-a-il un secret pour ça?

-Tremblant, le vieil homme est à peine capable de répondre :

-Ben..., il y a cinquante ans, la clôture n’était pas électrique.

Le Pèlerin

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 18:20

Vigilance orange avalanche dans les Pyrénées-Orientales et en Andorre

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Andorre

 

Météo-France a placé ce vendredi les Pyrénées-Orientales et l'Andorre en vigilance orange avalanche, avec un risque "fort à très fort" sur les massifs Capcir-Puymorens et Cerdagne-Canigou.

"Les récentes chutes de neige, conjuguées au radoucissement des températures, vont contribuer à des déclenchements naturels d'avalanches, voire accidentels par le passage d'un simple skieur ou d'un randonneur", prévient Météo France dans un communiqué. Sur les versants à plus de 2 000 mètres d'altitude, "cette neige lourde et collante s'est déposée sur quelques plaques en place, encore peu stabilisées", tandis que sur les autres pentes, "de nombreux départs spontanés de moyenne ampleur, voire quelques départs plus importants sont possibles même à des altitudes relativement basses", observe l'organisme.

Météo France déconseille vivement la pratique du ski hors des pistes balisées et ouvertes. L'organisme recommande également de prendre le plus d'informations possibles sur l'état des routes et des pistes de neige, et de "se conformer strictement aux consignes de sécurité des stations de sports d'hiver et des communes de montagne".

Source La Dépêche du Midi

Le Pèlerin

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