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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 06:46

«Elle cherche l'égalité à tout prix avec l'homme, sans se dire que mille hommes représentent déjà mille inégalités».(1)

Participation de la femme algerienne

 

Encore un 8 mars qui revient avec ses fleurs plastifiées et ses festivités pour enfants attardés. Il est loin celui des années 90 où des milliers de femmes avaient envahi les rues de la capitale pour manifester contre les attaques des islamistes dont elles étaient la cible et pour demander l'abrogation du code de la famille. Miracle, en ce temps là, Alger ouvrait ses bras à ceux qui avaient une peur à exorciser ou une souffrance à exprimer. Les psys affirment que c'est mieux d'hululer que de mordre. Imaginons qu'au lieu d'offrir cette année leurs sempiternels joujoux, nos décideurs optaient pour ouvrir à ces «mongoliennes» les portes de la Blanche, histoire de démontrer aux autres que l'Algérie est vraiment l'exception arabe, et aux islamistes, que les féministes peuvent se suivre sans se ressembler. Pas besoin de s'abaisser à confirmer une règle stupide même annonciatrice de printemps bis. Bis, parce qu'officiellement l'arôme du jasmin on l'a déjà respiré en octobre 1988. Le problème c'est notre amnésie, un bébé né en 1988 fête ses 24 printemps cette année et a de fortes chances d'avoir enterré la grand-mère conteuse de fables. Les mouvements féministes qui avaient appelé à cette manifestation sont morts et enterrés. Victimes d'une tactique vieille comme le monde. Pour détruire proprement et sûrement un camp ennemi, on corrompt quelques meneurs on liquide d'autres et la masse suivra. Résultat, on a des ex féministes au pouvoir, d'autres c'est le terrorisme qui s'en est chargé, les chanceuses sont parties vers des cieux plus cléments et le gros de la troupe est rentré dans le rang hidjab compris. Signalons au passage que les démocrates au masculin ont connu le même traitement. Mais comme on est dans un monde civilisé et humaniste à souhait, l'ONU a pris la relève.

Elle s'inquiète du sort des Algériennes allant jusqu'à envoyer sur place sa représentante qui ne cesse d'affirmer avec son langage diplomatique que la situation est peu reluisante. Elle appelle même le gouvernement à expurger du code de la famille tous les articles discriminatoires fondés sur le sexe et tutti quanti. Quand on voit la bonne volonté et l'efficacité de cette prestigieuse organisation à protéger le peuple syrien, on ne peut s'attendre à un changement de la condition féminine que lorsqu'il n'y aurait plus de femmes en Algérie
… Au 18eme siècle, Diderot affirmait que la femme est un être humain comme l'homme mais nos anciennes militantes avaient la réputation trop sulfureuse pour accréditer une quelconque «humanité». On disait d'elles des impies puisqu'elles refusaient le foulard, des damnées puisqu'elles voulaient épouser 4 hommes et des vendues à la France puisqu'elles en avaient le verbe et l'air. Durant tout le trajet ce jour là, elles avaient subi moult insultes et crachats de la part de jeunes à peine sortis de l'enfance. Heureusement qu'à cette époque, la police protégeait plus le marcheur qu'elle ne l'empêchait de marcher. Il y avait aussi des hommes qui ne croyaient pas à la sélection au berceau avec des sutures crâniennes inachevées. Plus tard, combien ont payé de leur vie cet euphémisme. Maintenant, tout a changé : look idées besoins espérances et affinités. Dans chaque maison, il y a au moins un islamiste bon chic bon genre, les femmes voilées à 90% et dans tous les regards, la peur de tous les «inconnus». Rares sont celles qui se soucient du code la famille réformettes comprises, du taux des islamistes au prochain vote, de la transparence de l'urne. «Qu'ils s'entretuent et qu'ils nous laissent en paix !» ou «Tout va bien, pourvu que ça dure !» Survivre simplement ; profiter simplement. Sur 50 naissances, les scientifiques affirment qu'il y a un surdoué sans lien avec le sexe. Et quand on parle du cerveau d'Einstein on oublie celui de son épouse dont les travaux ont pesé sur les découvertes de ce génie universel. Mettre 50% de cervelles à la poubelle est un gâchis que seul les pays arabes peuvent se le permettre. Dans leur aveuglement, ils sont aussi les seuls à perdre 100% de leurs surdoués masculins, les experts parlent d'une vraie hémorragie de matière grise. Le premier bénéficiaire de cette émigration hautement positive c'est les USA où le législateur offre au sexe faible les meilleurs droits au monde. N'allons pas croire que tout est rose pour la gente féminine chez l'oncle Sam, Hillary Clinton ne sera jamais présidente de même que Ségolène Royal. Mais si le pouvoir continue par être détenu par les hommes, disons certains hommes, on a compris très tôt dans ces pays là que la société devait être mixte comme la nature l'a faite au risque de la voir exploser. Et la science est là pour prouver que comme le père, la mère donne à son enfant pas moins de 50% de son ADN.

La peur des féministes à cette époque là était bien justifiée. Le FIS a commencé par distribuer gratuitement avec le sourire le hidjab aux portes des mosquées pendant que dans les rues d'Alger, ses militants chauffés à blancs s'attaquaient aux épaules et jambes nues des filles qui suivaient bêtement la mode comme les garçons d'ailleurs. Si maintenant nos femmes se sont mises à la mode «fisiste», ça n'a pas été facile de les convaincre. Qui se souvient de Katia, cette belle adolescente abattue par balle à la sortie de son lycée pour avoir refuser de se voiler. Khomeiny a mis 15 ans pour l'imposer aux Iraniennes. «Durant toute la période des révoltes contre l'appareil monarchique, les femmes ont porté le tchador, symbole de l'identité nationale. Souvent en tête du cortège, avec un enfant dans le bras, peut-être pour dissuader les soldats du Chah de tirer, elles ont laissé d'innombrables victimes, plus de 700 pour le seul Vendredi Noir
… Mais après la révolution, le tchador n'a pas tardé à devenir un instrument de répression. Pendant 5 jours, du 8 au 12 mars 1979, plusieurs milliers de femmes descendent dans la rue à Téhéran, Tabriz, Ispahan et dans d'autres villes pour protester contre l'obligation de porter le voile et revendiquer leurs droits sociaux économiques et politiques. »(2)… En ce 8 mars qui approche, on se contentera de célébrer le jour des malentendants puisque c'est leur journée aussi. Soyons francs, le FIS n'a fait que précipiter au fond un cargo qui prenait l'eau. En 1984, les islamistes jouaient les emmerdeurs mais n'étaient pas au pouvoir quand le code de la famille a été voté. Maintenant qu'ils sont aux portes du sérail, gageons qu'ils ne vont pas tarder à le traficoter surtout dans le domaine du divorce et de la polygamie. A vrai dire, nos barbus avaient déjà émis des réserves dans le passé. Pour eux, le divorce est une question strictement masculine comme la polygamie. L'épouse n'a aucune chance de se libérer des liens du mariage si l'époux s'y oppose, ni donner son avis sur la vie maritale de ce dernier. Or combien de femmes se sont libérées au moyen du khôl, combien sont-elles, celles dont on a sollicité l'avis avant de leur imposer une rivale ? Les législateurs qui ont concocté le code de la famille ont fait du bon boulot. C'est sans doute les mêmes qui se sont penchés sur la rédaction des récentes réformes pour nous offrir la démocratie sur un plateau d'argent nous épargnant le stress de la rue et la nervosité des kalachnikovs. Du bluff ! La femme qui achète sa liberté doit avoir les moyens de le faire donc un boulot un logement des parents disponibles sur qui elle peut compter en ce qui concerne les enfants, ou la possibilité de s'exiler. C'est hélas beaucoup de «si». Quant à l'époux qui veut convoler en secondes et justes noces derrière le dos de sa légitime, le législateur à pris soin de pacifier son chemin de croix. Grâce à un carnet de famille pour chaque épouse, le harem est renouvelable à chaque jour que Dieu fait si les moyens suivent. Ouf, fini le temps colonial où l'unicité cauchemardesque du document officiel mentionnait les 4 épouses éventuelles au vu et au su de tout le monde. Parfois c'est quand le mari décède que la veuve apprend qu'elle n'a été qu'une moitie ou un quart d'épouse et que l'héritage de ses enfants est divisible à l'infini. L'exemple de cette veuve de patriote, la cinquantaine humble et lasse faisant la chaine à la poste pour retirer la moitié des 6000 dinars de la pension du défunt pour subvenir aux besoins de ses 6 filles. Elle avait appris son veuvage en même temps que l'existence d'une rivale plus jeune et surtout mère d'un petit garçon. Mais le pire c'est quand le préposé au guichet lui ânonna en robot bien programmé que tout a été retiré conformément à la loi. On connait ces bizarreries de notre bureaucratie où par on ne sait quel tour de maléfice, on vous accuse du crime on vous oblige à creuser votre tombe payer le fossoyeur et demander pardon au monde entier. La deuxième, qui devait avoir un solide piston, s'était accaparée de la totalité de la modeste pension et l'administration pointilleuse et vigilante avait pris la précaution d'envoyer à la première un avis de retrait bidon. La malchanceuse s'est retourné vers la foule le regard égaré désespéré mendiant une réponse que personne ne pouvait la lui donner : «Mes frères, dites-moi comment je vais protéger mes filles du péché si je ne peux plus les nourrir ?»

Le code de la famille a si bien protégé la famille que le nombre de répudiées dépasse chaque année celui des divorcées sans parler de toutes celles beaucoup plus nombreuses qui subissent l'enfer quotidien parce qu'elles n'ont aucun choix. Mais comment dans un pays où l'Islam est religion d'Etat, peut-on se soulever contre des lois tirées du Coran ? Le Livre est un et indivisible pourquoi est-il applicable là et pas là ? Il y a toute une législation sur l'esclavage, l'amputation de la main du voleur et notre économie est basée sur l'intérêt. Sans parler de la corruption et ces injustices anti coraniques qui sévissent surtout chez nos «Sages» à charge de veiller sur l'application des directives divines. On comprend le désarroi et la révolte de ces féministes souvent universitaires subissant des lois sélectives vieilles de plusieurs siècles à priori censées réguler la polygamie et gommer des mœurs sexistes antéislamiques. Dans le passé, la femme répudiée ne faisait que changer de tente, sa perte se résumait au mari, ses enfants étaient pris en charge par la tribu qui veillait sur ses ouailles quelque soit leur sexe. «Germaine Tillon disait que l'avilissement des femmes dans les sociétés maghrébines s'expliquait par le fait qu'elles n'étaient plus protégées par la république des cousins, et qu'elles n'étaient pas encore dans celle des citoyens.»(3) En Europe, l'émancipation féminine n'a été possible que quand des philosophes des démocrates se sont transformés en défenseurs acharnés de la Cause. Souvenons nous du cri d'alarme lancé par Jules Ferry affirmant que la femme si elle n'appartenait pas à l'école appartiendra à l'église. A qui appartient la femme algérienne de nos jours ? A l'école ou à la mosquée ? Ni l'une ni l'autre comme l'homme algérien, entre les deux ou nulle part. Maintenus par un système hostile à toute émancipation mâle ou femelle. Si la Révolution française a accompagné la démocratie et la révolution industrielle, c'est les femmes françaises qui ont été les symboles avant d'être écartées par les révolutionnaires comme nos moudjahidade par le FLN. Mais la chance de ces Jeanne d'Arc, c'est que plus tard, une Simone de Beauvoir a réussi à écrire son Deuxième Sexe sans menace de mort ni d'expatriation. Assia Djebar a été scolarisée dans une classe exclusivement masculine grâce au courage et la clairvoyance de son père qui l'ont menée jusqu'à l'Académie française et peut être le prix Nobel un jour. On voit que si derrière chaque grand homme il y a une femme, derrière chaque grande femme, il y a un homme. Or pour être derrière une grandeur, il ne faut pas être trop petit et les économistes ne s'y trompent pas quand ils affirment que le statut de la femme est un facteur déterminant dans l'économie. « La liberté des autres étend la mienne à l'infini.»affirmait Michel Bakounine. L'école ne peut effacer aucune discrimination si elle est conçue sur des mensonges. Jadis au marché des esclaves, le prix dépendait du physique et du niveau d'instruction de la marchandise. Mais quand on voit l'état actuel de notre école, on ne peut s'empêcher de faire le lien avec le code de la famille : c'est bon pour le bas peuple. Les filles et femmes des gens du haut ne risquent pas la contamination. Ici ou ailleurs, charia ou pas, elles sont en sécurité. N'importe quel politicard, fonctionnaire, militaire plus ou moins «gradé» a besoin tout au pluriel : salaire terrain commerce villa devises terrain
… pour protéger sa gente féminine contre un code que sa Famille a concocté pour la famille des autres. Le principe des dictatures c'est de maintenir la femme dans la situation de la mère porteuse pour éviter la pénurie de la chair à canon. Mais quelque soit leur ruse et leur artillerie, ils ne peuvent rien contre les bizarreries de l'histoire. Malgré leur rapacité, les puissances coloniales ont toutes eu une croissante moindre que celle des puissances non coloniales. L'Allemagne et les USA ont bien pris de l'avance par rapport à la France et l'Angleterre «La corrélation est presque parfaite»(4). Idem en ce qui concerne le taux de fécondité où quelque soit le pays avec sa culture sa religion son niveau économique, les femmes se sont comme données le mot pour le faire chuter à 3 enfants. La femme arabe a suivi la transition démographique en complète contradiction avec l'ordre patriarcat dominant. Le plus étrange c'est que les experts de l'ONU attribue le déclin de fertilité au nombre de postes de télévisions qui influe sur les comportements culturels qu'au niveau du revenu ou de l'éducation. «Le phénomène (la fécondité féminine) le plus important de ce début de XXI siècle reste ainsi singulièrement méconnu, sinon des spécialistes.»(5) Le patriarcat c'est la puissance du père qui s'exerce sur tout ce qu'il considère comme inferieur : la mère et les enfants. Ces derniers plus nombreux ont le choix entre tuer la mère, le père ou s'entretuer. Le monde musulman n'a pas connu les inventions scientifiques, les Droits de l'Homme, les réformes qui ont propulsé le reste du monde vers l'avant, pourtant il a été et reste le plus grand importateur d'armes au monde. Du canon au mousquet en passant par les longues-vues on a basculé aux chars, bombes, fusées, avions, lunettes infrarouges gaz lacrymogènes pour contenir toute révolte «consanguine». Les guerres fratricides inondent le petit écran jusqu'à l'effondrement en château de sable là, en camisole de force là-bas, en camisole de gré ici. Et la femme au centre contrainte au rôle de figurante de butin de victime.

En ce 8 mars, rien ne se passera à part le chiffre d'affaires des commerçants de la malbouffe et des fleuristes. Et quand on pense que les Tunisiennes ont eu leur bonus en 1956, pendant que les Algériennes se battaient au maquis, par la seule grâce d'un Bourguiba influencé par son épouse. Au Maroc, c'est aussi l'épouse du roi qui a pris le soin d'exiger avec sa dot la monogamie et a applaudi les récents acquis de ses consœurs. Malgré un passé plus riche en héroïnes, il n'y a pas eu d'épouse influente chez nous. Ces avancées, comme tout le reste, ne peuvent se faire que par la seule décision d'un Guide qui peut détruire ou ériger toute une chaine sociale.

Les spécialistes ont remarqué que les sociétés les plus égalitaires sont aussi celles qui ont la production la plus élevée d'éducation et de santé. Robert Lucas, prix Nobel d'économie a comparé les Philippines et la Corée du Sud au début des années 60. Ces deux pays avaient le même niveau de scolarité, d'urbanisation, même revenu par habitant mais aux Philippines, le niveau d'inégalité était plus élevé. (6) Tous les dirigeants arabes se sont mis d'accord pour donner aux hommes tous les pouvoirs sur les femmes moyennant le pouvoir total pour eux. C'est sous l'empire ottoman tout puissant par son armée ses janissaires ses eunuques que les femmes ont été sommées de se voiler leur visage et de se cloitrer dans un harem. On voit le résultat, seule la Turquie a eu son Mustapha Kamel. Pourquoi les printemps arabe déjà en retard sur le reste du monde hésite piétine vire au pourrissement à l'horreur. Et si la femme a failli dans l'éducation de ses fils ? Mais comment peut-on juger un être inferieur dans son incapacité de produire du «top»? Pourquoi alors dépenser de l'argent à instruire des filles et leur ouvrir l'université pour décrocher des diplômes de médecins avocates ingénieurs
… alors qu'elles sont régies par des lois qui les considèrent comme des objets sexuels et des mères porteuses ? Que vaut leur QI face à leurs hormones, des hormones qui s'achètent ? Des études américaines faites sur des universitaires qui avaient préféré rester à la maison pour s'occuper de leurs enfants, ont démontré que ces femmes souffraient de troubles psychologiques et avaient des tendances suicidaires plus que la moyenne générale. Et les scientifiques d'affirmer que les travaux ménagers nécessitent les capacités cérébrales d'un enfant de 7 ans. Et si notre problème est là schématisé par ces féministes has been formatées hors du gynécée où seulement le minimum est exigé. A stade là, les deux sexes se valent puisque le monde arabo musulman en temps de paix ou de guerre, de richesse comme de pauvreté, n'a jamais réussi à garder ses têtes pensantes. Le Pakistan a vu naitre un prix Nobel en physique, Salam Jhang en 1996, et c'est Oxford qui en a bénéficié laissant aux experts américains le soin de fabriquer la bombe atomique pakistanaise. Barash affirme que nos gènes nous ont programmés nous et tous les autres êtres vivants pour agir à la manière qui est la meilleure pour nous sans nuire à l'autre. Si les femmes, ce chainon manquant du monde arabe, sont pourvues des mêmes gènes que les autres femmes du monde, alors elles doivent évoluer ou disparaitre à la manière darwinienne. Et face à tous ces bouleversements qui secouent la planète et tenant compte de l'épuisement des puits de pétrole dans un avenir proche, comment l'homme arabe va survivre en persistant à tenir sa moitié pour poids mort ? Paul Bairoch disait que l'Occident n'a pas besoin du tiers-monde. Et dans ce tiers monde il y a hélas les pays arabes…
Notes :
(1) Pierre Daco (Comprendre les Femmes)
(2 ) Chapour Haghighat (Iran, la Révolution islamique)
(3) Wassyla Tamzali (Une femme en colère)
(4) P. Bairoch (Mythes et Paradoxes de l'histoire économique)
(5)Daniel Cohen (La Mondialisation et ses Ennemis)
(6) R. Lucas (Making a Miracle)

Source Le Quotidien d’Oran Mimi Massiva

Le Pèlerin

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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 06:44

Il a été plébiscité par les congressistes

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Le successeur de Saïd Sadi à la tête du RCD est désormais connu. Il s’agit de Mohcène Bellabas, jeune cadre et député du parti dont le profil incarne parfaitement la nouvelle génération dont a parlé le leader charismatique du camp démocratique, qui devrait, selon lui, prendre le relais de celle de l’indépendance.
M. Kebci - Alger (Le Soir) - Au deuxième et dernier jour du congrès du parti, les 2 221 congressistes du RCD ont pu dépasser, non sans peine, le sentiment d’amertume qu’a créé en eux le discours, la veille, du désormais ex-président Saïd Sadi, qui a renoncé à son poste à la tête du parti sans abandonner pour autant le combat qu’il a entamé depuis sa jeunesse puisque, selon ses propres termes, il demeurera militant de base. Ainsi, les travaux ont été poursuivis dans une bonhomie qui a étonné plus d’un observateur et ce, conformément au programme tracé. Plus que cela, des travaux ont été achevés vendredi alors qu’ils étaient prévus pour hier. Ainsi, les rapports des diverses commissions ont été adoptés avant que le grand moment attendu de tous, celui de l’élection du successeur de Sadi, n’intervienne. C’était hier peu avant la mi-journée quand les congressistes ont plébiscité, faute d’autres candidats, Mohcène Bellabas, ex-secrétaire national chargé de la communication et député d’Alger. Une juste consécration pour ce quadragénaire dont le parcours s’apparente presque à celui du parti dont il préside désormais aux destinées pour y avoir milité depuis sa création. D’ailleurs, cette propulsion était quelque peu attendue parmi la base militante qui n’y voyait que l’aboutissement logique d’un parcours que Bellabas partage, par ailleurs, avec bon nombre de cadres du parti qui auraient pu, tous, prétendre à ce poste. Seulement, comme l’affirment des congressiste, la porte est désormais grande ouverte pour les cadres dont regorge le parti et à propos desquels Saïd Sadi n’a pas fait l’économie des éloges. Ceci dit, et une fois le nouveau président du parti connu, les congressistes se sont affairés à l’élection de leurs représentants au sein du conseil national et dont les opérations se poursuivaient, principalement pour les wilayas à très forte représentativité. Ce qui a fait que la composition par le nouveau président de son équipe exécutive et son tout premier discours ne devaient intervenir que tardivement.
Cap maintenu
La consécration de Mohcène Bellabas, militant de longue date du parti et qui incarne les valeurs de fidélité aux idéaux du parti et de constance, se veut un raffermissement de ce que le cap sera maintenu. En témoigne cette affirmation de Noureddine Aït Hamouda qui souligne un engagement renforcé à rester sur la même trajectoire. «Ceux qui pensent que cette nouvelle direction changera le cap du RCD se trompent lourdement. Cette direction, issue exclusivement du RCD, continuera à défendre les mêmes idéaux qui ont fondé l’identité et la démarche du parti et dans lesquels des générations de militants se sont forgées», a-t-il attesté. Aussi le passage de témoin, à l’occasion du 4e congrès du parti, est à lire comme une initiative salutaire de libération des énergies militantes. Le nouveau président du RCD, forgé dans les luttes militantes, depuis l’université où il a eu à structurer le syndicat des étudiants que les autorités ont toujours refusé de reconnaître jusqu’à son accession graduelle aux responsabilités au sein du parti, est le militant le plus à même d’allier engagement et fidélité aux sacerdoces qui ont guidé la démarche du parti depuis sa création en 1989. Il hérite, il est vrai, d’une lourde charge et d’une lourde responsabilité, mais il sait déjà qu’il a à compter sur l’apport des militants qui, plus que jamais, se sentent le devoir d’insuffler plus de dynamisme au parti et de relever le défi.

Source Le Soir d’Algérie

Le Pèlerin

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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 06:40

Algérie - A quoi va servir un député en 2012 ?

APN

 

Le pays va encore se paver d'une assemblée nationale. Des partis naissent, d'autres s'excitent. Les listes s'affolent et les commissions boudent. Peut-on, à la limite, provoquer publiquement la question d'à quoi va servir le député du 10 mai 2012 ?
A bien représenter les citoyens. À défendre leurs intérêts sociaux et politiques. A utiliser sa lourde bourse financière pour les œuvres de bonne charité. À s'éloigner du wali. A ne pas picoler à toutes les cantines gratuites. A éviter le cholestérol des banquets étatiques. A faire taire la grogne émeutière des électeurs. A bien lire et relire les projets de lois et mâcher l'éventuel amendement. A ne pas, dès la première invite du perchoir, lever la main, sans oser quelquefois lever le petit doigt. Que nenni !
Il est de constance que ces gens là siègent à Alger, y crèchent, y discutent et faisaient de la figuration au sein de (l'amphi) théâtre où les principaux rôles ne sont détenus que par ceux, en dehors de la scène, qui les ont mis en orbite. Le spectacle est national tant la tragédie dans l'attente de l'être n'est encore que régionale.
Certains d'entre eux, avaient la tache du moins au FLN de coprésider les commissions pour fermer et entériner les listes des candidats. Ils se limitaient dans le temps à faire inscrire les parents et les beaux-parents. Maintenant ce sont eux même qui se « candidaturent ». Ne parlaient point des conflits qui rongent leur cité au moment où, candidats consommés ou en cours; ils excellaient dans la reproduction du constat néfaste qu'ils promettaient une fois élus, de renverser. Changer les choses pour eux, c'est le faire pour les autres. Certes tout est renversé, même la structure ménagère ou l'indigence mentale dans laquelle ils semblaient baigner sans dire mot. La bonne rétribution par la grâce d'un trésor public mis à contribution sait faire boucher les luettes et clouer les becs. La réduction justement de ces faramineuses indemnités annoncée par DOK, était la meilleure façon d'ameuter les gens vers les urnes. Sans elle, le monde dit, que l'on ne va pas quand même applaudir à une autre infamie d'injustice salariale.
Le député qui se projette en ce début de mandat va certainement servir aussi à hanter les couloirs miteux et luxueux, porter des cravates neuves ou usées, jamais de chapeau même sous les pires tempêtes ou tornades nationales et pour d'autres, rares et sélectifs, à faire guise d'enfants terribles et contestataires. Les dernières intempéries ont bien marqué l'absence criarde de ces élus du peuple laissant une administration parfois dépassée à faire aussi le rôle de l'assistanat et de la représentativité populaire. Néanmoins, il se trouve que des parlementaires hors mandat agissent au mieux du faisable pour le compte de la démocratie, du sens politique et du fonctionnement de l'Etat... Les meilleurs députés dans ces neiges n'étaient autres que les sapeurs pompiers hélas éclipsés par d'autres.
Chapeau bas !
Le poste que procure la députation n'obéit à nulle circonspection si ce n'est celle de savoir à quelle caisse de retraités, dans cinq ans ; faudrait-il piocher les arrhes et les dividendes engrangés par l'occupation d'un siège dans le cénacle des automates goinfres et faméliques ? Le président par le biais des reformes qu'il suscite devrait, dans ses usuelles admonestations brisant l'os dur des tabous et sorties inédites oser dire ; à quoi va servir le député de l'échéance 2012 ? Hélas c'est un ingrédient vital pour l'existence d'une démocratie rendue impérative. A cette date là, à partir du 10 mai par principe ; nous aurons une assemblée plus claire, plus transparente et moins affairiste disent les intéressés. Semblable à celles qui l'ont précédées, acquise et ligotée affirment les plus sceptiques. Elle aura cette auguste assemblée au moins le courage de pouvoir après tant d'années de mutisme et de folles compromissions de filtrer la friperie, de faire le contrôle de la finance publique, d'auditionner, d'enquêter et de tirer au clair les dessous des scandales et des remous politiques et finalement de se tenir debout, même en ayant les mains toujours levées, estiment les autres. Comme dans une fatiha. Monsieur Louisa Hanoune, car la bonne dame a plus de cran viril en la matière pour avoir appelé voilà des lustres la disparition personnelle de cette mauvaise législature. Coriace, elle stigmate les contours d'une nouvelle composante à base réellement sociale et non uniquement partisane. Pourvu, aussi que chez elle ; un peu de ménage soit fait. La fratrie doit disparaitre de chez elle. Les candidats à cette joute électorale ont bien commencé la danse du charmeur. On les regarde un peu partout. Dans la distribution des logements, lors des visites du wali. Encore ils ont brillé par leur déficience dans la neige et la mauvaise météo. Voilà qu'ils réapparaissent sur les ondes et les plateaux maintenant ouverts à tous.
Dans ces prochaines élections nous allons voir se défiler dans des listes soumises profusément à nos yeux des hommes, des anciens et des nouveaux, mais aussi avec certitude beaucoup de femmes. Cette armada de personnel dans leur majorité, professionnel dans la fonction candidature va changer autant de camp selon les saisons politiques et les alternatives climatiques. Les anciens d'entre eux passent, se hissent et se meurent dans un anonymat au bord de l'ingratitude. Ministres, walis, sénateurs ou députés, maires, ils finiront tous par abdiquer à la déchéance qui les guette au tournant des alliances politiques ou aux virages inévitables de la nature. Comme ils ont pu faire, de la disgrâce des autres, une distraction forcément payante, ils feront à leur tour, à l'avantage de l'amnésie, de belles victimes «marginalisées» et forcées à la traversée du désert.
La course aux sièges parlementaires, la hargne d'obtenir des fauteuils ministériels ou l'envie chatoyante d'être juché au perchoir de l'APN ou du Sénat n'épargnent personne. L'affichage d'ambitions osées ne se fait plus dans l'opacité du système, il se fait au contraire dans l'embrasement, la clarté et avec précision. Qu'une personne n'ayant pu avoir une posture nette face au redressement qui fissure son parti, ex-ministre, membre à tous les comités puisse oser se prévaloir comme potentiel meneur de liste, il ne reste qu'à mettre les clés sous le paillasson de l'amnésie. Dormons jusqu'à ce que réalité s'ensuive! L'on entend encore parler de ces ex qui viennent forcer la main pour une candidature. Que font encore ces momies du FLN, qui aspirent à demeurer des eternels députés et membres du bureau politique ? Ni Ain-Sétif, ni Ain El Khadra, ni autre contrée n'ont besoin de leur arrivée d'Alger juste pour déposer un dossier. L'on n'arrive point à feindre à chaque coup une population ni à leurrer une opinion publique à chaque échéance. L'on vient chez soi, si l'on est ministre dans la peau d'un futur candidat, l'on déplace avec, des projets et on offre un bout de l'Etat en guise d'arrhes. Puis on se marre, on se rappelle ses origines et on repart. Ils poussent l'affront jusqu'à devenir des triple-dimensions. L'une est une terre natale, l'autre un lieu de résidence, la dernière une Kasma de candidature. On ne peut pas représenter une chose ou une population si on ne l'a vit pas. Quand on n'a pas subit le mal on ne peut exprimer la douleur. On ne peut pas être mandataire d'une région qui seulement vous a vu naitre. Il fallait y vivre dans la rigueur hivernale, la boue des ruelles, l'obscurité des taudis.
La mémoire pour certains «bachaghas» embur¬noussés imposés, ayant fait la triste épopée du tristement célèbre mouhafedh n'est pas le miroir de leur population. Elle n'est que le reflet de leur passion en somme toute infinie ou un raccourci de bouton pour prendre vengeance à l'égard des caprices de l'histoire. Ils ne pointeront jamais aux annales de leurs cités. La population n'aura pas à s'en souvenir. La différence dans l'intimité d'un souvenir ne se situe-elle pas dans l'intervalle qui sépare l'amnésie de la distraction? Que Belkhadem qui agit dans le bon sens partisan contrairement à ses détracteurs, s'en excuse n'est pas une fin en soi. ( imposant le tête de liste de Sétif en 2007). Pourvu que l'erreur commise ne se répète pas autrement, sous un autre nom de ponte et d'apparatchik. Laisser de grâce la ville à ses enfants, la liste à ses fideles. Si la loi organique sur les partis ait pu prendre à sa charge presque tous les éléments constitutifs d'un scrutin chatoyant et limpide, elle n'a pu épandre son aura sur tous les angles de la question. Il s'agit en fait du mandat de la députation. Les partis sont ainsi mis à contribution pour la confection des listes de candidatures. Cela reste encore insuffisant. Il fallait y adjoindre une disposition légale, faisant obligation à tout candidat à la députation, la jouissance préalable d'un mandat électif local. Ainsi le futur député ne viendra pas perdre son temps dans un apprentissage qu'il aurait fait en pré-requis déjà auprès d'une collectivité locale élue. Même si le mandat de député est censé être national, rien n'aurait empêché le législateur de le puiser parmi ceux et celles qui ont eu à donner du leur d'abord chez eux, au sein même de leur ville, douar, arch.
En fait de stratégie pour des horizons lointains, il demeurera constant de remarquer l'absence de toute approche tendant à élever les partis en structure aspirant doléances et attentes pour devenir en phase de développement ; de véritables réceptacles de soucis et de préoccupations. Ils ne sont avec l'agrément en cours d'une foultitude de sigle que des articulateurs sans ancrage dans la scène politique nationale. Le besoin en est plus que primordial pour agrémenter la démocratie, fut-elle de façade. L'objectif étant de canaliser la masse distinctement et selon un programme et non une idéologie vers un front de défense d'intérêts communs suivant une certaine méthode politique à partager par l'ensemble des sujets.
Malheureusement l'euphorie qui a accompagné l'affluence vers l'accouchement d'associations qualifiées à caractère politique suite à la permission constitutionnelle de 1989, n'eut pas le résultat escompté. L'installation durable et efficace dans la société. Le seul profit que justement cette «société» ait pu tirer ce fut l'action participative à l'édification juste organique d'une démocratie dont les rebords à ce jour ne sont pas distinctement appréhendés. Tout était perçu à la mode perestroïka. Au moment où l'on croyait balayer un système ; l'on aurait permis à un autre plus virulent, tenace et perspicace de s'installer confortablement.
Si l'assemblée est un mode de gestion communautaire des affaires publiques, toujours en vogue depuis l'humanité; elle a été toujours objet d'enjeux. C'est sa composante humaine qui lui donne les mauvaises nuances et lui cause le rejet. Tout dépend de ceux qui vont agiter son souffle. L'on a vu des assemblées insipides, amorphes à la limite d'une armée composite de fonctionnaires. Obéissants, loyaux et bien complaisants. Même le pluralisme politique n'eut pu leur ôter cette fausse hégémonie entretenue bec et ongle par un système trop tendu. Cet effectif doit par le biais des partis, cadrer avec les aspirations décisionnelles du président de la république, qui dans une lettre dédiée à la journée du chahid le 18 février courant souhaitait que «les prochaines joutes doivent être un succès tant pour l'électeur que pour l'élu». Il en est de même pour le discours d'Oran, du 24 février où Bouteflika, redécouvrant toute sa verve insistait au plus haut de ses vœux que cette législature soit un différent début révolutionnaire. Un autre premier novembre. Ceci dénote, politiquement une volonté rectiligne à aller de l'avant. Le président s'est personnellement projeté dans cette mandature. Il veut un taux record de participation.
Mais le souci des électeurs n'est pas ; aller ou ne pas aller voter, il est cependant suspendu à savoir sur qui voter ? Sur quelle personne porter son choix, quel que soit son parti ? Ah !si l'on votait sur une personne et non sur une liste ! Un stylo et un bulletin à cocher auront plus de crédibilité. Ainsi le vœu populaire en est émis. Voir des députés capables, désintéressés par la bourse et la vie, servir et non se servir, enrichir la légalité et non s'enrichir, éviter la compromission, ne pas trahir la confiance mise en eux, rendre compte aux citoyens, ne pas cautionner l'injustice, la hogra, le népotisme.
Pour l'opération de vote, dans son volet fichier électoral ; le reflexe demeure amplement bureaucratique. Que monsieur le ministre de l'intérieur sache, que les APC font fuir les jeunes recrues au premier vote. Votre serviteur en est paternellement témoin. Son enfant qui va avoir 18 ans à la date du scrutin s'est vu, pour une inscription si comme il était entrain de cavaler pour un concours, un logement ou un lot de terrain. La partie était au coude-à-coude. La chaine pagailleuse, les heures périssables de bureau, la durée négligeable de la révision exceptionnelle des listes, les coupons exigés ont fait d'une obligation (s'inscrire) une mission ardue mais citoyennement quasi-accomplie
… par médiation. Bref. D'ici cette date, l'on attend avec impatience ce que nous mijote comme menu les différentes formations politiques. Les cuisines en ces moments sont entièrement à branle-bas le combat. A défaut de bons plats, nous nous contenterons d'aller voter et s'abstenir de faire commande au menu présenté. Ainsi le taux de resto-participation sera sans complaisance ni tromperie ; fortement exceptionnel. Des menus ; dépendra notre rassasiement.
Source Le Quotidien d’Oran El Yazid Dib

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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 08:19

Le bonjour du «Soir» - Au revoir, Saïd !

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Au revoir, brave militant de l’Algérie moderne, au revoir dans d’autres engagements pour continuer à rêver ensemble à un pays démocratique où la République n’aura plus honte des excès de ses serviteurs, ni des comptes en Suisse bien camouflés aux regards mais qui pourraient, à la faveur d’un geste irresponsable d’un agent communal giflant un nouveau Bouazizi, s’offrir aux regards de tous…
Un pays où la femme sera définitivement débarrassée du joug de l’archaïsme, du machisme et de toutes les privations concoctées par l’extrémisme religieux…. Un pays où l’amour supplantera la haine, ou le travail évincera le «hitisme», où la responsabilité chassera le je-m’en-foutisme, où la culture donnera un coup de pied à l’analphabétisme trilingue et à la régression sociale et culturelle… Dans un billet paru dans Horizons en 1989, j’écrivais que Saïd Sadi, trop sincère, un tantinet romantique, n’était pas fait pour la politique, grande foire de l’opportunisme et du mensonge. Aujourd’hui, je peux dire qu’il a su donner ses lettres de noblesse à cette même politique où il a brillé, ainsi que son parti, par la bravoure et la dignité. J’ai en souvenir ce vote courageux à l’APN contre le troisième mandat présidentiel. Onze braves élus contre la faune béni «oui-oui» ! L’Histoire a déjà retenu ce geste qui montre à tous les délateurs, aux députés du sac-poubelle rempli de dinars, aux voleurs et corrompus accrochés aux jupes de la République, que l’on peut faire de la politique une tribune où s’expriment les valeurs cardinales de la Morale, de la Justice et de la Liberté… Parfois, nous n’avons pas été d’accord. Mais tu as toujours jugé utile de mettre au placard nos désaccords (sur Boumediene principalement) pour voir l’avenir d’un même œil et aller de l’avant, ensemble ! Un jour, sur cette longue promenade de St- Cloud (Annaba), à quelques mètres du modeste hôtel Mouna où tu venais de descendre, tu m’as dit, en évoquant l’actualité sanglante qui traversait ces journées noires : «Non, nous ne partirons pas en masse vers l’étranger. Ici, c’est chez nous et quel que soit le désespoir qui peut nous gagner aujourd’hui, nous saurons résister, combattre les uns et les autres, pour bâtir l’espoir. Ici, c’est notre pays et nous le défendrons jusqu’à la dernière goutte de sang !» Au revoir, Saïd ! Bon courage dans ta nouvelle mission de simple militant, toi qui n’as fait que militer tout au long de ta vie ! Ce témoignage vient du fond du cœur ! Du cœur d’un boumedieniste (ils sont si rares aujourd’hui !) qui te souhaite de continuer à servir ce pays que nous aimons tant ; et c’est cet amour qui nous unira davantage dans les nouveaux combats qui s’annoncent à l’horizon, plus durs encore, mais plus exaltants aussi…
«Nous n’avons jamais atteint une telle bouffonnerie. Même à l’époque de Boumediene, il y avait des débats avant des élections.» (Saïd Sadi à Charlie Hebdo- 2005.)

Source Le Soir d’Algérie Maamar Farah

maamarfarah20@yahoo.fr

Source Le Soir d’Algérie

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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 08:12

"Pour l'argent, il faut demander à Levy, il s'y connaît !"

Des Noms pas Propres

Il y a des noms propres qui portent en eux-mêmes un statut de signifiant pur, détaché de la désignation d'une personne physique. Mustapha. N'Diaye. Lévy. Droit dans le symptôme de notre France profonde dans laquelle le pétainisme, le colonialisme, ont été tout, sauf des accidents. Prénoms et noms sont détournés de leur destination, ils cessent de décliner une identité. Ils deviennent le nom de l’Arabe, le nom du Noir, le nom du Juif.

Mustapha Kessous dans son témoignage nous dit, avec élégance et pudeur, les blessures du Mustapha qu'il est. Pour Lévy, je peux témoigner que c'est un peu plus compliqué. Le symptôme haineux se montre moins. Plus exactement, il emprunte des chemins plus détournés parce que, visiblement, il a du mal à se montrer. Je ne crois pas que, pour autant, la haine du Juif soit moindre que la haine de l'Arabe. Loin s'en faut. Et, dans tous les cas, quel sens aurait une "hiérarchie des phobies", un "Palmarès des haines" ? Il faudrait plutôt chercher du côté du tabou. "Je n'aime pas les Arabes" est une déclaration beaucoup plus imaginable aujourd'hui que "je n'aime pas les Juifs". Plus qu'imaginable d'ailleurs, carrément fréquente, assumée par le locuteur. Poids de la Shoah ? Sûrement. Crainte de l'assimilation aux thèses révisionnistes ? Oui. Promptitude des organisations juives et anti-racistes à dénoncer l'antisémitisme ? Il y a des chances. En tout cas, c'est plus compliqué.

Mais ça fonctionne quand même ! Petite altercation avec un vigile au bas de mon immeuble et que je ne connais pas : "Qui êtes-vous ?" "M. Lévy, du 3ème étage" "Ah ! Ca ne m'étonne pas !" Quoi ? Que je sois du 3ème étage ?

Chronique au "Monde.fr", signée bien sûr de mon prénom et de mon nom. Réaction "gentille" d'abonné : "M. Levy défend les intérêts de sa communauté" Ah bon ? Quelle communauté ? Je ne fais dans ma chronique aucune allusion à aucune appartenance à aucune communauté ! Cette réaction m'intègre, sans mon consentement, à une identité collective !
Plaisanterie anodine entre collègues : "Pour l'argent, il faut demander à Levy, il s'y connaît !"

Je m'arrête. Mon propos n'est pas de recommencer, au nom du Juif cette fois, le magnifique et émouvant témoignage de Mustapha Kessous. De toutes façons j'aurais du mal car, encore une fois, les blessures que j'ai pu subir du fait de mon nom sont infiniment moins fréquentes, moins rudes, moins ouvertes que celles que doit subir un Arabe, tous les jours, au travail, dans la rue, devant le guichet d'une administration ou à la porte d'une boîte de nuit.

Mon propos, c'est le nom qui tue. Le nom sans homme. Le nom propre qui devient nom commun pour charrier la haine collective de l'Autre. M. Arabe Kessous. M. Léon-Marc Juif. C'est meurtrier, tout le monde le sait. La police de Vichy travaillait comme ça : des listes de noms qui donnaient des listes de Juifs avant de donner des listes de déportés et des listes de morts. Et de donner, au bout du cauchemar, les murs de Yad Vashem.

Benoîtement, une lectrice du "Monde" dans une réaction à l'article de M. Kessous, lui propose de changer de nom, de "tuer" son nom !! Comme pour illustrer que la pulsion est bien meurtrière !

Dans "M. Klein" de Joseph Losey, Alain Delon n'est pas Juif. Mais il est homonyme d'un Juif possible. L'hypothèse d'un Juif en quelque sorte. Le nom-sans-homme le fait basculer du côté des victimes de la haine. C'est que la haine raciale ne porte pas sur des individus en tant qu'individus. Elle porte sur une entité haïe. Tout le monde a entendu la pitoyable "défense" : "Mais je ne suis pas antisémite, d'ailleurs j'ai des amis Juifs". Ca marche aussi, bien sûr, avec les "amis Arabes, Noirs, Asiatiques..." Et alors ? Qu'est-ce que ça prouve ? La machine infernale du racisme n'a que faire du "vrai" Mustapha Kessous. D'ailleurs, si elle avait à en faire, elle serait bien embêtée : il est journaliste. Au "Monde" ! C'est forcément un type bien, honorable en tout cas. Non. La Machine infernale ne veut que "Mustapha", le nom coupé de l'homme, le nom honni de l'Arabe.

Il est habituel d'entendre des discours de colère ordinaire contre le racisme ordinaire. Et si cette fois nous donnions suite au témoignage de M. Mustapha Kessous ? Lequel d'entre nous n'a pas assisté à une de ces scènes "banales" de racisme anti-arabe ou d'islamo phobie ? Si on décidait, certains le font déjà bien sûr, de ne plus laisser faire, de ne plus se taire, de ne plus tolérer que quiconque soit identifié à un visage ou un nom ? Le début du chemin dépend sûrement de chacun de nous. Pour en finir avec les Noms pas Propres.

Source Le Monde

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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 06:15

IMERYS - Talcs de Luzenac : un médiateur pour sortir de la crise ….Quelques avancées mais la situation se cristallise

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Jeudi  soir, dirigeants et syndicats des Talcs de Luzenac sont entrés dans un nouveau round de négociations, sous l'autorité d'un médiateur nommé par le préfet de l'Ariège, Salvador Pérez. Patrick Escande, directeur du travail dans l'Aveyron, a rencontré brièvement les deux délégations, avant de recevoir à tour de rôle les syndicats, puis la direction, et de les réunir à nouveau. « Il nous a prévenus : les négociations peuvent durer toute la nuit », confiait hier soir Didier Blanco, délégué syndical Force Ouvrière (1). Plusieurs points d'achoppement subsistent en ce qui concerne les salaires et les emplois. Aucune nouvelle proposition n'a été faite par la direction, tandis que les syndicats persistent à réclamer une augmentation indexée sur l'inflation (+ 2,4 %), l'embauche d'un salarié en situation précaire dans l'entreprise depuis 1989 et le recours à l'embauche de 58 saisonniers pour la saison de production.

De son côté, le syndicat CFE-CGC (encadrement) appelle à une sortie du conflit : « J'en appelle à la raison et je vous exhorte de poursuivre les négociations sur la base d'offres salariales et de prétentions raisonnables et acceptables », souligne Serge Mis, délégué syndical. Enfin, une manifestation a eu lieu hier matin à Luzenac, rassemblant les salariés en grève. Elle a reçu le soutien d'élus ariégeois : la députée Frédérique Massat, le président du Conseil général Augustin Bonrepaux et le maire de Luzenac Christian Loubet sont venus discuter avec les salariés en lutte.

Une opération escargots provoque un embouteillage montre sur la RN 20

Hier Samedi 10 mars les organisations syndicales ont organisé cette opération « Escargot » qui n’a pas permis semble-t-il de faire avancer les choses de façon significative

La médiation semble avoir permis quelques avancées mineures, mais jugées encore fort éloignées des revendications pourtant fort modestes des salariés …..(1,8% d’augmentation)….

Les camions destinés au transport de talc restent bloqués au parking tout comme la situation qui demeure figée

Source La Dépêche du Midi

On aborde la seconde semaine de ce conflit dans des conditions difficiles

L’action débouchera-t-elle sur un consensus ?

Ira-t-on vers une épreuve de force qui risque de pourrir le climat social et aboutir à moyen terme à une dégradation de la productivité ?

Affaire à suivre

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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 05:36

Par Paul Quilès, Maire de Cordes-sur-Ciel (Tarn), ancien ministre.

Paul-Quiles.jpg

 

Je suis né à Saint-Denis-du-Sig, dans le sud d'Oran. J'y suis resté jusqu'à l'âge de quatre ans. Mes grands-parents paternels étaient arrivés d'Espagne à la fin du XIXe siècle. C'était les « boat people de l'époque ». Il y avait une colonie d'Espagnols à Oran où ils s'étaient installés et où mon grand-père avait créé un atelier de menuiserie. Mon grand-père paternel lui, venait de Savoie. Après leur mariage à Oran, mes parents, qui étaient instituteurs, s'étaient installés à St-Denis-du-Sig où je suis né en 1942. J'y suis resté quatre ans avant de partir au Maroc. Mes premiers souvenirs d'enfant, c'est là. Je me rappelle quand les Américains sont arrivés en Algérie. Je devais avoir 3 ans. Ils donnaient des bonbons aux enfants. Un jour, j'ai avalé un chewing-gum. On ne savait pas ce que c'était. Ma grand-mère était affolée. Elle avait peur que ça colle les intestins. On m'a attrapé par les pieds pour me le faire recracher.

Ma première maison… Quand je partais en vacances à Oran chez mes grands parents, on allait à la piscine, au cinéma, manger un méchoui. C'était dans les années soixante, la situation devenait difficile. Vers 15 ou 16 ans, j'ai eu envie de revoir Saint-Denis-du-Sig et ma maison natale. En y retournant avec mon père, je me souvenais de tout, de l'escalier, de ma chambre. Dans un livre, « Le pays d'où je viens », écrit par Élisabeth Fechner, je raconte que les souvenirs d'enfance sont indélébiles, comme les odeurs qui envahissent l'affect, la densité de l'air, l'humidité ambiante, la crotte et les broussailles, le parfum des figuiers, celui d'une petite plage familière dont je me rappelle bien le nom, le « port aux Poules ».

Je me souviens aussi la suavité de la Mouna de Pâques que faisait cuire ma grand-mère, l'arôme des épices quand on servait le riz à l'espagnole et celui des poivrons grillés. Les odeurs sont pour moi la chose la plus violente. Je n'ai pas retrouvé cela dans le sud ouest, un peu dans le Var et en Corse. C'est inscrit au plus profond de moi.

« Un enfant de chez nous devient ministre… » Je suis retourné en Algérie comme ministre du logement en 1984. Je n'y étais pas allé depuis 22 ans. J'ai demandé un service aux autorités algériennes : aller à Saint-Denis-du-Sid, le lieu de ma naissance, mais je voulais que cette visite se fasse discrètement. Pas de problème me dit-on. Le lendemain, je vois arriver deux motards, une voiture avec des drapeaux. Bonjour la discrétion ! On arrive dans le village et qu'est ce que je vois sur la place de la mairie : une foule de centaines de personnes. « Ils vous attendent », m'explique-t-on. Le maire était là avec son conseil, les applaudissements ont fusé à la mode algérienne. Le maire a fait un discours. Les larmes aux yeux, il m'a dit : Cher ami, c'est la première fois qu'un enfant de chez nous devient ministre. Quel honneur pour nous ». J'étais pris entre le fou rire et les larmes. Ils m'ont offert des olives, ainsi qu'une copie de mon acte de naissance. Et puis un vieil homme en djellaba s'est accroché à moi et m'a dit : « Je te connais, tu étais tout petit, je t'ai pris dans mes bras ». Là, franchement, j'ai dû pleurer un peu.

Source La Dépêche du Midi

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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 05:26

Fellag sacré meilleur acteur

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Dorénavant, Fellag jouera dans la cour des grands. Le cinéma québécois a largement dominé les 32e Prix Génie, jeudi soir à Toronto. Le film Monsieur Lazhar dans lequel Fellag a le rôle titre a obtenu à lui seul six statuettes parmi les plus recherchées, dont celles du meilleur film et de la meilleure réalisation, remis à Philippe Falardeau. Monsieur Lazhar, qui a échappé à l'Oscar du meilleur film en langue étrangère le mois dernier, a remporté le plus grand nombre de récompenses devant deux autres longs métrages de la Belle Province, Café de Flore et Starbuck, qui en ont gagné trois chacun. Pour son rôle de l'enseignant Bashir Lazhar, Fellag a triomphé dans la catégorie de l'interprétation masculine dans un premier rôle alors que Sophie Nélisse, qui lui donnait la réplique, a été récompensée pour son rôle de soutien. Monsieur Lazhar a ajouté le Prix du meilleur montage à sa récolte pour le travail de Stéphane Lafleur. En plus de décrocher les honneurs pour la meilleure réalisation, Philippe Falardeau a ajouté le Prix de la meilleure adaptation pour son scénario tiré de la pièce Bashir Lazhar d'Évelyne de la Chenelière.

Source L’Expression

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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 05:06

Algérie - Le devoir de servir

changement

 

Le rendez-vous du 10 mai approche à grands pas et une multitude de partis - dont une quinzaine de nouvelles formations agréées ces dernières semaines - sont partants pour arracher l'un des 473 sièges de la future Assemblée nationale populaire (APN). A priori, c'est une excellente chose, dans la mesure où le débat sera ouvert et multiforme avec, nécessairement, à l'arrivée, la décantation du champ politique national d'une part, la clarification de la donne politique d'autre part. Il était donc attendu des joutes électorales loyales où l'intérêt de l'Algérie serait, selon la formule consacrée, «au-dessus de toute considération». Cela est la théorie, car la réalité, hélas, est bien autre. Comment, en effet, pouvait-il en être autrement quand des partis recrutent leurs «candidats» par annonce ou par «appel d'offres»; lorsque un leader politique propose contre 100 millions de dinars les têtes de listes (éligibles) de son parti pour le scrutin du 10 mai; quand, pour être en conformité avec le quota de femmes imposé par la loi, les partis redécouvrent - 23 ans après l'ouverture de l'espace politique national et l'avènement du pluralisme politique - l'autre moitié de la population algérienne? Où est donc la conviction politique qui devait seule présider au choix de candidats et de candidates devant composer la future Assemblée nationale? On estimait que la politique est une chose assez importante, pour qu'elle soit traitée avec sérieux et sincérité, censée défendre un idéal, des idées et des convictions que les militants s'attacheraient à faire partager à d'autres citoyens. Il est vrai qu'en ces temps de crise de la pensée politique, il était vain d'attendre que la lumière vienne de ceux-là mêmes qui ne cessent de crier à la fraude, alors que la première fraude est encore celle de tromper l'électeur sur la «fiabilité» du candidat qui lui est proposé. Faire de la politique, c'est d'abord, croire à quelque chose, avoir un projet de société, un programme politique à proposer et à faire partager. Car demain, ceux qui seront dans l'hémicycle auront alors à défendre ce projet, ce programme, tenter de les faire prendre en compte sous forme de proposition de loi. Comment cela peut-il se faire lorsque le candidat se recrute par voie d'affiche? Est-ce cela la politique? Est-ce cela le «député» dont la fonction a été de lever la main et dont les émoluments, mirobolants, ont constitué l'un des scandales de l'APN sortante? Non, vraiment, sous quelque angle que l'on conçoit le fait, on ne peut que relever que dans le contexte singulier du multipartisme à l'algérienne, la politique navigue dans les eaux troubles de l'opportunisme qui sert de fonds de commerce à toute une faune dont la conviction politique se limite à un bon «job» et à «lever la main» durant son mandat parlementaire. Ce postulat est parfaitement illustré par la manière avec laquelle ont été adoptés, sans débat, les amendements à la Constitution en 2008. Hélas, nombre de leaders politiques ont perdu, dans les moments sombres qu'a traversés le pays, la compréhension de notions simples que sont l'humilité et le devoir de servir. Le devoir de servir! Allons, en voilà encore de grands mots, nous dira-t-on. Que nenni! La conviction politique et le devoir de servir vont de pair, l'un sans l'autre, cela n'a pas de sens en politique. Surtout si l'on excipe du fait que l'enjeu, supposé, des élections est d'ancrer dans la société le principe d'alternance au pouvoir, incontournable, si l'on veut asseoir la démocratie. Il est donc question de débat d'idées, basé sur la critique et l'évaluation des programmes, critère sine qua non pour l'instaurer, seul à même de donner aux électeurs de faire le (bon) choix citoyen de leurs représentants en toute connaissance de cause. Voilà le dilemme où nous plonge le scrutin législatif version 2012!

Source L’Expression N. Krim

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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 06:51

Pastilla au poisson et aux fruits de mer
Proposée par : Annick

Pastilla-au-poisson-et-aux-fruits-de-mer.png

Ingrédients :

10 ouarka (feuilles de brick) (170 g),
1 kg de poisson blanc,
1 kg de crevettes roses décortiquées,
1 kg de calamars coupés en rondelles,
500 g de vermicelles chinois,
1 jaune d'aeuf,
5 gousses d'ail pilées,
1 cuillerée à café de gingembre en poudre,
1/2 cuillerée à café de curcuma,
1 cuillerée à café de purée de piments forts,
1 petit bol de persil plat haché,
1 petit bol de coriandre hachée,
1 cuillerée à soupe de cumin en poudre.
Le jus de 2 ½ citrons,
200 g de beurre,
1 cuillerée à café de poivre et 1 de sel

Préparation pour 10 à 12 personnes
1/ Laver le poisson, les crevettes et les calamars à grande eau. Dans l litre d'eau salée citronnée bouillante, faire pocher le poisson pendant 5 à I0 minutes, foire blanchir les calamars pendant la même durée puis y plonger les crevettes pendant 5 minutes.
2/ Faire bouillir les vermicelles dans une casserole pendant 10 minutes. Bien les égoutter afin qu'ils ne soient pas gorgés d'eau, puis les couper en petits morceaux. Réserver.
3/ Faire fondre les deux tiers du beurre dans un faitout. Ajouter l'ail pilé, le jus de citron, le gingembre, le curcuma, le cumin, la purée de piments, le persil, la coriandre, le sel et le poivre. Faire revenir le tout pendant 10 minutes environ en remuant régulièrement.
4/ Retirer les arêtes du poisson et le découper en morceaux. Déposer les morceaux de poisson, les crevettes, les calamars, les vermicelles et la sauce dans un saladier. Bien mélanger.
5/ Enduire de beurre fondu le fond d'un moule à gâteau à bords hauts. Placer quatre feuilles de brick en cercle en les faisant dépasser sur les rebords du moule et en déposer une autre par-dessus, au centre. Les coller avec du jaune d'oeuf ou du beurre fondu à l'aide d'un pinceau.
6/ Déposer le mélange de poisson, crevettes, calamars, vermicelles et sauce sur I0 feuille centrale puis recouvrir d'une autre feuille de brick.
7/ Rabattre sur celle-ci les feuilles placées tout autour de la première et les coller avec du jaune d'oeuf à l'aide d'un pinceau. Couvrir l'ensemble avec une dernière feuille de brick. Dorer le dessus de la pastilla à l'oeuf battu. La pastilla doit avoir l'apparence d'une tourte.
8/ Mettre dans le four préchauffé à 120 °C (thermostat 4) pour une cuisson de 10 minutes environ. Surveiller la cuisson afin que les deux faces soient bien dorées.
Servir....un régal...
Source http://www.cuisine-pied-noir.com/recette_630_Pastilla_au_poisson_et_aux_fruits_de_mer.html

Le Pèlerin

Source El Watan M’Hamed Houaoura

Le Pèlerin

 

 

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