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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 14:46

Une mafia qui défie l'Etat

corruption-algerie.jpg

 

Au moins 155 milliards de dinars de transactions illégales ont échappé au contrôle des services des impôts ces trois dernières années alors que plus de 30 000 commerces ont été fermés.

Si la rente pétrolière a probablement plus profité à certains qu'à la majorité des algériens, la sphère de l'informel est une sorte de crémerie où nombreux sont ceux qui ont fait leur beurre. Il existerait 35.000 importateurs à travers le territoire national dont 15.000 seraient des fraudeurs. «Ils sont inscrits au fichier national détenu par la Direction générale des impôts.

12.000 ont été mis sur ce fichier pour non-dépôt de comptes sociaux et 3000 pour pratiques commerciales illicites», a révélé Abdelhamid Boukahnoun, directeur général du contrôle économique et de la répression des fraudes au ministère du Commerce, qui s'est exprimé le 13 mars 2012 sur les ondes de la Chaîne III de la Radio nationale. Ils seront par conséquent frappés d'interdiction pour engager des opérations de commerce extérieurs et exclus dans le cadre de soumission pour les marchés publics et pour les avantages fiscaux.

Que leur reproche-t-on plus exactement? Ils se sont rendus coupables d'évasion fiscale, de défaut de facturation, d'opacité dans la pratique commerciale, d'exercice d'activités en dehors des locaux commerciaux, de location du registre du commerce, d'utilisation de prête-nom..., a indiqué le haut fonctionnaire du ministère du Commerce. «Les importateurs sont les plus grands fraudeurs en Algérie», a fait remarquer l'invité de la Chaîne III. Comment les pouvoirs publics comptent-ils leur mener la chasse pour les débusquer? «Nous avons tracé des objectifs pour le contrôle des pratiques commerciales. Il s'agit d'abord d'assainir le commerce extérieur, autrement dit, de connaître tous les importateurs et leurs activités. La plupart des produits non conformes, mis sur le marché, proviennent de l'importation. Le contrôle est une lutte continue, quotidienne...», a expliqué Abdelhamid Boukahnoun. Existe-t-il un bilan chiffré de cette action? «Nous avons enregistré ces trois dernières années 527.000 infractions liées aux pratiques commerciales et à la qualité. Ces infractions ont donné lieu à la fermeture de plus de 31.000 commerces.

Ces chiffres donnent une idée sur l'ampleur des pratiques commerciales illicites», a souligné le directeur général du contrôle économique et de la répression des fraudes au ministère du Commerce. Si les pays dits industrialisés luttent contre l'immigration clandestine, l'Algérie a par contre fort à faire avec l'économie souterraine où se tapissent des «hommes d'affaires» clandestins. Combien de temps durera encore le calvaire des Algériens qui font les frais de ce type d'économie qui fait la part belle aux spéculateurs? Certainement encore longtemps si l'on se réfère aux déclarations du ministre du Commerce.

«L'ampleur prise par l'informel ces dernières années, reste l'un des principaux obstacles à la stabilité et à la transparence nécessaire à une relance économique soutenue et au développement de l'investissement productif», a fait constater, lundi, le ministre du Commerce Mustapha Benbada, qui s'est exprimé dans le cadre du colloque international sur l'économie informelle organisé à Alger. Le mal est profond.

Les Algériens sont impatients. Ils attendent que les pouvoirs publics mènent une lutte implacable à ces «mafias» qui sont à l'origine de l'incessante flambée des prix qui mine leur quotidien. A ce qu'il soit mis fin aux crises de la pomme de terre, du sucre, du ciment ou même de la sardine introuvable ces derniers jours sur les marchés et qui a atteint le prix prohibitif de 450 dinars le kilogramme affiché toute honte bue par ceux pour qui l'argent n'a ni couleur ni odeur. Qu'il soit sale ou qu'il sente mauvais peu importe! L'économie algérienne souffre avant tout de manque de régulation des marchés, de système de contrôle mais surtout d'un manque évident de production nationale. Toutes les filières en souffrent.

Le médicament, l'électroménager, l'automobile, le livre, le sucre, l'huile, le lait, le blé et les céréales, les vêtements...Ce qui ouvre une voie royale aux barons de l'import-export, en tous genres. On dirait que tout est fait pour que cette situation perdure. L'Algérie représente un marché potentiel de plus de 35 millions de consommateurs. Un immense bazar où tout se vend et s'achète. Une bénédiction pour ceux qui, sans état d'âme, se livrent à tout type de spéculations. Un monde glauque où s'entremêlent et cohabitent corruption, pots-de-vin et spéculation...

Source L’Expression Mohamed Touati

Le Pèlerin

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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 14:38

Ou de la générosité masculine

humour d un homme

 

Un célibataire a publié une petite annonce dans le journal la semaine passée, question de mettre fin à son célibat!

Comme il n'est pas très difficile, il a écrit juste une phrase:

"Je cherche une femme"

Le lendemain de la publication de son annonce, il a reçu plus de 1000 réponses !!!

Toutes disaient la même chose :

"Viens chercher la mienne "

Comme quoi les gens ont bon coeur !!!

Le Pèlerin

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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 14:05

Des concessionnaires optimistes

Salon automobile Alger 2011

 

Nombreux sont les concessionnaires qui ont dans leurs gammes des nouveautés.

Le 15e Salon international de l'automobile d'Alger (SIA) ouvrira demain ses portes au public dans un contexte de marché très favorable. En effet, et même si le contexte est plutôt morose pour les quatre roues en Europe, c'est loin d'être le cas en Algérie. Ainsi, le cumul des ventes de l'ensemble des concessionnaires installés en Algérie pour la période allant de janvier à juin 2011, aurait dépassé les 155.000 unités vendues. Cette tendance haussière aura été confirmée par le CNIS (Centre national de l'information et des statistiques des Douanes).

Selon ce dernier, en 2011, l'Algérie a vu ses importations de véhicules augmenter de 3673%, passant de 285.337 véhicules en 2010 à 390 140 véhicules l'année dernière. Selon la même source, ces chiffres se justifient par l'augmentation de 37% des importations des concessionnaires. Cette embellie s'est encore confirmée cette année, au vu de l'optimisme de la majorité des représentants de marques automobiles installés dans notre pays. Aussi, le marché automobile algérien, qui aura accusé, rappelons-le, une légère déprime en 2009, est plus que jamais vigoureuse et ses résultats semblent même défier les scores enregistrés durant la période «faste» du crédit automobile.

Plus d'une cinquantaine d'exposants représentant les différents constructeurs d'automobile dans le monde sont attendus à la 15e édition du Salon international de l'automobile d'Alger. Nombreux sont ceux qui ont dans leurs gammes des nouveautés dont ils gratifieront les Algériens, et ce d'autant que cette manifestation annuelle consacrée à la promotion du véhicule de tourisme est destinée aux férus impatients de découvrir les derniers modèles fabriqués par les constructeurs mondiaux. L'événement, qui se déroulera donc entre le 15 et le 25 de ce mois de mars, est organisé, par la Société algérienne des foires et expositions (Safex) et l'Association des concessionnaires automobiles en Algérie (AC2A). Il voit cette année la naissance du Club des journalistes automobiles algériens (Cjaa) qui vient de décerner le premier trophée à Peugeot Algérie qui a mis dans la course pour le titre sa lionne 508. Cette initiative, appelée désormais à se renouveler, compte instaurer une véritable culture automobile en inculquant aux utilisateurs algériens le souci de la qualité et de la sécurité. Le Salon de l'automobile a d'ailleurs retenu comme axe prioritaire cette année la prévention et la sécurité routières en vue de sensibiliser le citoyen en général et le conducteur en particulier contre le «fléau» que représente les accidents de la route.

Outre l'organisation d'espaces d'exposition et de commercialisation de véhicules, les organisateurs du Salon comptent donc faire du SIA un espace pédagogique et de réflexions sur la prévention routière en associant non seulement les professionnels mais également la société civile pour élaborer une feuille de route et à l'avenir une plate-forme pour lutter contre ce phénomène. Le besoin d'une mobilité autonome et digne se fait de plus en plus sentir, face à une défaillance récurrente d'un transport en commun inefficace et où règnent incivilité et insécurité.

L'Algérien qui n'hésite pas à serrer la ceinture, à optimiser ses dépenses et au besoin faire appel à la solidarité familiale pour accéder au statut tant convoité d'automobiliste libre de ses actes et de ses déplacements, attend un renvoi d'ascenseur de la part des concessionnaires. Il escompte notamment de la part de ces derniers des tarifications «raisonnables» et surtout une politique de promotion convaincante.

Source L’Expression Salim Benalia

Le Pèlerin

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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 13:56

La consommation de viande rouge pourrait augmenter le risque de diabète

Steak.jpg 

Selon une récente étude américaine, manger quotidiennement de la viande rouge accroît de 12% le risque de mortalité. Les gros mangeurs de viande seraient en effet beaucoup plus confrontés à des maladies cardiovasculaires ou à des cancers.

Publiée dans le Journal of the American Medical Association (JAMA), cette étude américaine révèle que consommer de la viande rouge (boeuf, porc ou agneau) chaque jour entraîne un risque élevé de mortalité comparativement aux personnes en consommant peu ou pas. Cette augmentation du risque s'élève à 13% pour les viandes non transformées et à 20% pour celle transformées, catégorie qui inclut notamment le bacon, les saucisses et le salami.

Les scientifiques conseillent de remplacer une portion de viande rouge par une de poisson, de volaille, de noix, de légumes secs, de laitages allégés ou de céréales complètes. Ce changement d'alimentation réduirait ce risque de 19%.

Les chercheurs se sont appuyés sur les données de deux études, l'une ayant porté sur 37 698 hommes et l'autre sur 83 644 femmes, suivis pendant plus de 20 ans. Des études précédentes avaient déjà pointé du doigt les risques d'une consommation régulière de viande rouge, provoquant diabète, maladies cardiovasculaires ou autres cancers.

Source RelaxNews

Le Pèlerin

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 05:35

Algérie - L'alliance verte ne suscite que sarcasme et ironie

Algerie Alliance verte des islamistes avant les election

 

 

La création de « l'alliance verte », coalition partisane regroupant les trois partis islamistes que sont le MSP, El-Islah et Ennahda, n'a pas l'effet d'entraînement qu'en ont escompté ses promoteurs. Les réactions à cette création et aux invites lancées par le trio initiateur à d'autres formations à la rejoindre vont en effet de la déclinaison polie à la fin de non-recevoir, enrobée d'appréciations à la fois acerbes et ironiques sur l'inconsistance de l'initiative.
Abdallah Djaballah est le plus franchement éreintant dans l'exercice de démonétisation de l'opération politique réunissant le MSP, El-Islah et Ennahda. Trois formations à qui l'opposent d'anciens et irréductibles contentieux politiques et doctrinaux. Pour lui, la cause est entendue : il n'est pas question de faire alliance avec ces partis dont le dénominateur commun est qu'ils sont dans la soumission au pouvoir et auquel ils attribuent le cinglant qualificatif de « partis de l'Inbitah ». Moins abruptement, Mohamed Saïd, dont le parti, le PLJ, a également été approché par le trio, a lui aussi décliné l'offre en faisant valoir que sa formation se préoccupe d'abord de se construire et d'élargir sa base et qu'une initiative ou proposition de ce genre ne sera étudiée qu'après l'échéance des législatives. La nouvelle alliance a de même essuyé le refus exprimé par Abdelmadjid Menasra au nom de la formation qu'il préside et qui se trouve être dans une rivalité inexpugnable avec le MSP, auquel ont appartenu ses membres fondateurs.
Telle qu'elle se voit confinée à son trio créateur, « l'alliance verte » fait piètre figure et ne constitue nullement la machine électorale censée devoir provoquer la «vague verte» qu'il escompte pour arriver au pouvoir.
Bouguerra Soltani, qui est le véritable chef d'orchestre de cette « alliance verte », entretient l'illusion qu'elle est apte à créer l'évènement électoral, en dépit du manque d'engouement qu'elle suscite dans la mouvance islamiste. C'est qu'il joue le sort du MSP et le sien propre. Tous les indicateurs sont défavorables au président du MSP et à sa formation. Les partenaires auxquels ils se sont alliés ne sont pas dans une situation plus reluisante.
Les observateurs, qui voient dans leur alliance une « tentative désespérée » de faire mentir les pronostics leur prédisant la déroute électorale, appuient leur point de vue en faisant valoir que le MSP, qui est censé être la locomotive de leur coalition, est dans l'impossibilité de se refaire une virginité uniquement en ayant quitté l'alliance présidentielle, après avoir cautionné et participé pendant près d'une décennie aux dérives de la gouvernance pratiquée au nom de cette alliance.
Quant à El-Islah et Ennahda qui lui sont associés, ils ne sont que des coquilles vides dont les chefs ont été mus eux aussi par l'ambition et l'opportunisme individuels qui les ont rendus inaudibles et infréquentables au sein du courant islamiste.
Pour exorciser les mauvais présages qui s'amoncellent au-dessus du MSP, Soltani fait dans la surenchère de critiques. Mais qu'il durcisse le ton de son discours électoraliste ou qu'il radicalise ses prises de position anti-système et pouvoir, il s'agitera en vain en fait, car l'entrisme sans vergogne dans lequel il a impliqué le MSP a définitivement dévoilé la face opportuniste et sans principe qui est la vulgate politique du MSP, de lui-même et des cadres du parti qui s'y accrochent encore.

Source Le Quotidien d’Oran Kharroubi Habib

Le Pèlerin

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 05:30

La Politique de sécurité au détriment de la dignité humaine

corbillards.jpg

Corbillards.

 

Il était d'usage de se découvrir au passage d'une sépulture, on s'arrêtait même devant le cortège. Les rigueurs de la loi semblent avoir chassé ces bonnes manières. Tout dernièrement à Limoux, vers 15 heures sur le Chemin de ronde, les gendarmes ont arrêté un cortège funèbre pour effectuer un contrôle d'alcoolémie. Entre l'église Saint-Martin et le cimetière Saint-Antoine, en ce début de semaine, le cortège funèbre composé de plusieurs voitures qui suivaient le corbillard accompagnant une septuagénaire limouxine jusqu'à sa dernière demeure a donc subi un contrôle en règle.

Même le chauffeur du corbillard

Dans la voiture en tête du cortège, on fait souffler le conducteur, provoquant le désarroi et la stupeur du veuf qui se trouvait dans le véhicule, puis la colère devant cette intrusion inopinée de la force publique dans un moment de recueillement. La famille et les amis qui suivent seront également soumis au contrôle, jusqu'au chauffeur du corbillard ! Et pour ajouter à la confusion, ce contrôle a bloqué la circulation.

Brassens aurait sans doute beaucoup apprécié et il aurait même pu rajouter un couplet à sa fameuse chanson sur « Les Funérailles d'antan », où la cérémonie s'achève par une libation. « Même les chevaux » étaient invités à se rincer le gosier, chante l'immortel…

Les proches et parents qui suivaient cette sépulture auront apprécié cette application particulièrement rigide des contrôles d'alcoolémie avec beaucoup moins d'humour.

http://www.ladepeche.fr/article/2012/03/08/1300552-les-gendarmes-arretent-un-cortege-funebre-pour-un-controle-d-alcoolemie.html

Source La Dépêche du Midi

Le Pèlerin

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 05:17

Algérie - Elections législatives - Les jeunes entre espoir et rupture

jeunesse algerienne

 

Jamais les jeunes algériens n’ont été autant courtisés pour participer aux échéances du 10 mai prochain en jouant sur la fibre sensible de citoyenneté et de devoir envers le pays.

Jusqu’aux dernières nouvelles, la plupart des jeunes ont de tout temps manifesté un réel désintéressement vers tout ce qui est vote, et à plus forte raison tout ce qui a trait à la politique. C’est sans doute ce qui leur a collé cette étiquette de «jeunes non politisés, totalement déconnectés de l’actualité, et des évènements politiques qui animent leur pays».

Pourtant, la réalité est tout autre. Les jeunes Algériens, selon leur degré d’instruction, sont parfaitement au courant de l’acte politique qui s’y pratique dans leur pays. Tous ont un discours politique qui quelque part tient la route. Mais, une chose est sûre, même s’ils confirment, du moins pour la majorité d’entre eux, leur rupture totale et volontaire de la politique et donnent cette apparence, ils ne se dé-sintéressent pas de ce qui se joue sur la scène politique, encore moins de leur avenir.

En effet, en vue des prochaines législatives qui se préparent dans un contexte régional particulier caractérisé par les mouvements de révoltes qui ont secoué particulièrement le monde, et qui sur le plan national a vu l’engagement paisible d’une série de réformes politiques et économiques, la composante des jeunes est fortement sollicitée. Et comme pour une prise de température, de multiples sorties à la rencontre de ces jeunes tout profil confondu, il en est franchement ressorti qu’en dépit d’une prise de conscience politique certaine, il y a une réelle rupture entre le jeune et le politique. Le même constat a d’ailleurs bel et bien été relevé il y a quelques jours par la chaîne de télévision nationale Canal Algérie, dans son émission «Question d’Actu» dédiée aux jeunes et la politique. C’est ainsi que la plupart des jeunes, certains sans emploi et sans situation sociale, n’hésiteront pas à exprimer leur ras-le-bol en affirmant contre vents et marées qu’ils n’iront pas voter car ils ne croient pas en un changement dans leurs conditions de vie. L’un d’eux dira à ce sujet que «le seul vote auquel j’ai participé et que je reconnais est celui pour la réconciliation nationale. Tous les votes se ressemblent, il n’y a que les dates qui changent. Voter ou non, cela ne changera rien en Algérie». Tous déplorent «ne connaître les députés de leur quartier durant toute la durée de leur mandat qu’à l’approche des élections». Une rupture qu’ils justifieront par les promesses non tenues. Et pour prouver qu’ils peuvent exprimer leur citoyenneté autrement que par l’acte de voter, ils rappelleront l’élan de solidarité personnel qu’ils ont apporté lors des inondations de Bab El Oued en 2001, du séisme de 2003 et même lorsqu’il était question d’aller défendre les couleurs nationales à Oum Derman au Soudan en 2009. Par contre, pour les plus instruits d’entre eux, ils s’insurgeront contre cet «intérêt soudain pour les jeunes», auxquels «on s’intéresse juste pour avoir leurs voix». Un intérêt qu’ils considéreront surtout comme un mépris avéré envers eux. Contrairement aux premiers, d’autres affirmeront aller voter et occuper l’espace, mais à condition «de voir d’autres têtes, des gens auxquels on s’identifie, qui expriment nos doléances et nos attentes : le chômage, le logement…». Ce qu’ils attendent des politiques ? «De réels projets de société à la grandeur du pays qui nous encourageront à aller aux urnes». En outre, un autre groupe de jeunes plaidera pour «un rajeunissement de la scène politique algérienne» où il faudra «passer la main dignement aux jeunes porteurs d’idées». Car diront-ils, «si on continue à nous remettre encore et toujours les mêmes têtes, il est sûr que les jeunes ne voteront pas».

Ce sont là autant de témoignages de la jeunesse algérienne qui, force est de constater, qu’elle est loin d’être apolitique et franchement désireuse de prendre part aux décisions du pays pour peu qu’ils renouent leur confiance en les administrations et en leurs politiques.

Est-il nécessaire de rappeler l’appel du président de la République lors de sa visite de travail à Oran, adressé essentiellement aux jeunes, appelant ces derniers à se rendre «massivement» aux bureaux de vote durant les élections législatives du 10 mai pour affirmer leur forte adhésion à la vie politique et «participer à l’édification de la société moderne à laquelle ils aspirent». Estimant à ce sujet que «la jeunesse est l’enjeu majeur de l’avenir du pays».

Source Le Jour d’Algérie Lynda Naili Bourebrab

Le Pèlerin

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 04:44

Préparation de la semaine – Le Miel de pissenlit

miel-pissenlit.jpg

Utilisation :
Comme nutriment, un remède idéal à fabriquer avec un goût très agréable.
Ingrédients :
- 500 ml de fleurs de pissenlit (tifaf ou telma)
- 1 citron.
- 500 ml d’eau
- 500 g de sucre
- Demi-bâton de vanille.
Préparation :
1. Récoltez un demi-litre de fleurs de pissenlit (fraîchement cueillies).
2. Lavez les fleurs.
3. Hachez grossièrement les fleurs.
4. Coupez le citron en tranches.
5. Dans une grande casserole mettez les 500 ml d’eau, ajoutez les fleurs de pissenlit et le citron coupé.
6. Portez le mélange à ébullition puis couvrez et éteignez la plaque, laissez tirer (refroidir) pendant 20 minutes.
7. Filtrez le mélange.
8. En cas de besoin, complétez à 500 ml d’eau.
9. Coupez la vanille et ajoutez-la au sucre.
10. Remettez le mélange filtré dans la casserole puis ajoutez les 500 g de sucre.
11. Cuisez ensuite le mélange à petit feu pendant 1 heure environ.
12. Afin de savoir si le miel est prêt, déposez quelques gouttes du mélange sur une assiette et observez si le miel perle, si tel est le cas, le miel est prêt et vous pouvez arrêter la cuisson sinon cuisez encore un moment.
13. Mettez ce mélange dans un bocal ébouillanté et sec.

Le pissenlit, un diurétique naturel
Le pissenlit (titaf) est très utilisé en phytothérapie, mais aussi… en cuisine. Totalement comestible — feuilles et fleurs comprises — cette plante peut, en effet, composer de délicieuses salades. Lorsqu’elles sont séchées en revanche, les racines et les fleurs de pissenlit sont utilisées sous forme d’infusion et d’extrait buvable. Celui-ci permet, entre autres, de traiter le manque d’appétit et les troubles digestifs mineurs. Ses propriétés diurétiques sont liées aux principes amers contenus dans la racine et les feuilles du pissenlit. Grâce à la présence de potassium, la plante ne provoque pas comme beaucoup de diurétiques de déficit potassique. Les feuilles de pissenlit sont donc utilisées pour favoriser l’élimination de l’eau en cas de rétention hydrique, d’insuffisance rénale, de cellulite et d’obésité. Elles stimulent la sécrétion de bile et facilitent son évacuation. Elles favorisent aussi l’élimination des calculs rénaux et biliaires. La racine, quant à elle, est recommandée pour faciliter l’élimination digestive et urinaire. Si aucune toxicité n’a encore été observée, le pissenlit est absolument déconseillé en cas d’occlusion des voies biliaires. A la moindre question, demandez un avis médical

Source Le Soir d’Algérie

Le Pèlerin

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 04:43

À toi femme de l'Algérie résistante

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«Pour briser la clôture où l'enferme l'homme, la femme doit aussi dénoncer l'image d'elle-même qu'il lui renvoie» Gisèle Halimi, intellectuelle et féministe française.
Je t'offrirai une gazelle femme de la résistance, je t'offrirai une gazelle, toi mère de la souffrance. Je t'offrirai la palme d'or, jumelle de la résistance et dans les plis de mon hommage, tu ressentiras certainement les douceurs de l'indulgence. De nos grandes montagnes, ta voix résonne entre les rocs et dans ses échos s'effacent les douleurs de tes semences. J'offrirai mon âme à toi sœur, fille, et mère de la vaillance car même dans nos joies, on n'oubliera plus jamais tes misères et tes errances. Que tes tristesses aient emprunté les traces de notre passage et que les siècles nous aient dépassé en raison de la fugacité de leur cadence, nos consciences se rappellent tes prouesses avec déférence. D'où notre amour euphorique à toi comme unique pilier de notre culture en déshérence. Je t'offrirai mon cœur et mes rêves à toi gardienne de notre mémoire millénaire et espère de la sorte glaner les restes de ta reconnaissance entière. On sait que tu as tant souffert de leur méchanceté et arrogance. On sait que tu as enduré les pires outrances. On sait que ton cœur est déchiré en morceaux à force que les bourreaux qui t'ont violée en plein jour sans scrupules ni nuances l'on taillé par leur serpes mais on continue de cultiver pour toi dans nos têtes mille projets et romances.
Femme de notre pays, on compte recoudre tes déchirures, soigner tes blessures, apaiser des douleurs, évacuer ton giron de toutes les rancœurs et te redonner le sourire que t'ont volé les corbeaux de mauvais augure. On compte débaptiser leurs mensonges, leur faire du vidange et rebaptiser tes songes sous le nom de l'espérance. Femme de notre patrie, tu es le tison qui rougeoie dans le brasier de nos cendres éteintes, tu es l'étoile filante qui embellis notre ciel orphelin, tu es la fierté d'un peuple en deuil de son histoire, tu es la flamme qui as brillé par mille feux et anéanti le repaire des ténèbres.
Tu es la révoltée numide, l'insoumise des Aurès, la zouave d'Alger, et la voix du désert. On s'en souvient tous, petits et grands, jeunes et vieux, modernistes ou conservateurs, qu'ils ont beau essayer de t'écrabouiller sous leurs bottes méprisantes, tu leur as tenu pieusement la dragée haute, qu'ils ont beau essayer de salir ta bonne presse par leur torture et infamie, tu leur as résisté par ta «Horma» et ta bravoure. Tu es la belle Djamila qui as déambulé au milieu des barbelés des «zones interdites» sans avoir nullement peur au ventre, tu es l'iconoclaste-martyre Hassiba qui as défié leur hargne et leurs bombes, tu es cette Fatma-pucelle qu'ils ont voulue coûte que coûte asservir mais qui as étrillé leurs armées et méprisé leur arsenal, tu es cette Nedjma, fière et joyeuse de son ascendance incertaine.
Tu es la belle et rebelle Algérie dont les fleurs ont perdu leurs pétales et les enfants quittent, pestiférés par les déceptions, le territoire en quête d'opportunités et d'espoir. Tu es l'envers de la laideur et la campagne du bonheur. Tu es notre mère, sœur et fille dans les moments de joie et de douleur. Tu es celle qui porte dans ses tripes comme un tatouage indélébile l'amour de l'Algérie. Tu es celle dont le ventre nous a donné Ben M'hidi, Abane, et Didouche. Tu es notre fierté et notre espoir qui nous ont consolés et nous consolent éternellement de nos tristesses.
Il va de soi que les récits de l'histoire te réservent dans leurs fastes combien de gloires, toi, fille en pleurs, femme en colère, et mère de toutes les douleurs. Toi qui n'as cessé d'interpeller notre destin par tes diatribes et tes youyous. Toi qui aurais réchauffé nos veines refroidies par les tragédies successives que notre patrie aurait survécues non sans peine et difficultés. On aimerait voir en toi l'incarnation «goethienne» de la mère-courage et ses enfants, on aimerait voir en toi, le dépliement des rides creusées par tant d'années du sang et de larmes. On aimerait te voir danser en «ce printemps de chimères» en plein milieu des prairies de rêves et d'espérance. On aimerait somme toute, femme de mon pays, te voir joyeuse et épanouie comme tes propres voisines qui t'ont dernièrement ravi le sésame de l'espérance, toi qui as si donné de toi-même à tes enfants, à tes frères et à ton conjoint, toi qui as si donné à ton pays chéri sans espérer rien en retour, toi qui as sacrifié ta vie pour un Maghreb uni où les peuples frères par le destin et l'histoire devraient vivre en bonne intelligence et harmonie et non plus se crêper les chignons dans de banales bisbilles, toi qui as cru en une Méditerranée de civilisations communes et non plus à «un espace vital» pour des puissances qui laminent les petits États. À toi, Fadhma Ait-Mansour Amrouche (1882-1967), première femme-écrivain sans conteste au Maghreb, à toi Assia Djebbar, fille de Cherchelle, ayant forcé l'admiration des autres au-delà des mers et des océans, je vous offre une gazelle, un trophée et une reconnaissance sans procuration des miens.
A toi la héroïne de notre destin et l'auteure de nos jours, à toi la femme de l'Algérie de toujours, je vous offrirai une gazelle comme l'a fait mon compatriote, le poète et écrivain Malek Haddad (1927-1978) qui a sublimé ta bravoure et fut fasciné par tabeauté. À toi la rebelle qui as refusé la mise en cercueil des âmes vivantes de tes enfants, à toi qui as repoussé loin par ton courage les tentatives du musellement de ta voix, à toi femme du silence volcanique, à toi femme de tous les honneurs, on t'offrira, nous tous algériens dans l'esprit et les songes, notre dignité et gratitude comme nos braves ancêtres qui t'ont intronisé reine sur leurs terres et de leur destinée. Toi qui as porté notre honneur sur tes bras et conscience comme un trophée de chasse, toi qui as chassé les orgueilleux colons de nos terres, toi qui nous a aimés et chéris avec tendresse, tu ne mérites que mille respects et égards.

On te l'assure, ne t'inquiète pas outre mesure car on n'est plus des fabulistes et des ringards, on ne te promet guère monts et merveilles mais on te donne volontiers les flots de pensées qui coulent dans nos artères. On te donne notre sang, sève et sueur. On te donne feu vert pour tirer un trait définitif sur tout ce qui nous a blessé, désuni, rabaissé et plongé nos élites dans l'indifférence. On ne sait guère pourquoi d'ailleurs, femme de mon pays, nos cerveaux sont-ils en sempiternelle panne d'idées? On ne sait plus pourquoi les années qui sont parties sont-elles mieux que celles qui viennent? On ne sait plus le pourquoi du comment et le comment du pourquoi, on ne sait plus l'origine de cette débandade, de cette sclérose, et de cette gangrène qui nous arrivent jusqu'au cou, on ne sait plus pourquoi nos députés aiment-ils tant l'argent et ont-ils vendu leur âme au diable pour entériner les choix de ces décideurs «obscurs»? Ça craint vraiment dans la mesure où les divers quiproquos auxquels on fait face refusent de donner quitus à nos âmes, ça craint d'autant plus que la confiance entre nous, enfants du même pays, manque et la brisure de notre solidarité laisse ses débris de verre sur notre passage. Désormais, on ne saurait plus marcher dessus car on a peur du changement, on a peur de nos compétences, de nos étudiants, de nos filles et de nos femmes libérées des carcans putrides de tous ces conservatismes du Moyen Age.

On a peur du lendemain de l'incertitude, on a peur de notre entourage, prolixe en cancans et commérages, on a peur du langage des rumeurs, de celui de la vérité, des mensonges, de contre-vérités, des révolutions subites, des embouteillages étouffants, de l'administration tatillonne, du D.R.S fantomatique, de l'armée toujours sur les aguets, du fléau de la fraude, de l'hydre du chômage, de la pieuvre de l'islamisme, de la laïcité prêt-à-porter, du Pouvoir grabataire et impotent, de l'opposition boiteuse, de l'école en naufrage, des mosquées prédicatrices, de l'université parasitée... On a tellement peur qu'on est presque devenus comme par enchantement des âmes délurées, vite harnachées de vieux accoutrements, dignes des «muftis de la peur» et de la crainte à l'instar du philosophe anglais Thomas Hobbes (1588-1679), qui aurait hérité du ventre de sa mère la peur du monde et des mortels.
C'est pourquoi, l'on construit souvent des hypothèses hystériques, l'on échafaude des scénarios cauchemardesques, l'on creuse jour et nuit nos méninges afin d'accoucher de théories invraisemblables sur ce qui est à l'origine venu comme ça spontanément et sans fioritures, l'on voit partout l'ombre de quelque chose s'agiter, une main quelque part touiller notre café familial et le mélanger avec de l'impur, des manigances se tisser derrière nos dos, une anguille sous roche tentaculaire en train de mijoter notre ruine en douceur mais avec sûreté, l'on traite souvent l'autre de ringard et parfois de traître à la patrie lorsqu'il ne pense pas nécessairement comme nous ou ose obstinément dire que nous sommes sur la mauvaise piste. On croit par notre ignorance et empressement que l'on est le nombril du monde et l'unique source de la vérité, l'on a par inadvertance pour certains et par négligence pour d'autres, oublié la sagesse africaine qui dit en substance qu'«il y a ta vérité, ma vérité et la vérité». Et il ne faudrait surtout pas perdre de vue cette histoire de nos responsables qui rejettent en bloc l'autocritique, saluent l'autocratie et nous gavent de stupidité.
En revanche, les temps nous ont éveillé et donné raison à nos malheurs car le fanatisme qui nous a trop endormi par aussi bien l'hypocrisie que la perfidie de ses stratégies, hypnotisé par ses manifestations fantomatiques et détruit par sa logique meurtrière et négationniste sonne le tocsin au jour d'aujourd'hui. Mais le grand malheur, c'est que l'on n'arrive à rien ressouder ni recoudre de notre société déchiquetée par les affres de la barbarie. L'Algérie est devenue irrécupérable, foyer de «Hittistes», usine de «Harragas» et source de la «Hogra», le triple «AAA» que brandissent les économies développées du Nord et les quelques nations émergentes du Sud comme indice de leur stabilité économique et de leur épanouissement culturel n'est hélas connu chez nous que sous le vocable, psychologiquement fort destructeur et politiquement très démoralisateur du triple «H.H.H» (Hittiste, Hogra, Harragas). Certes, l'Algérie est en retard, femme de mon pays, mais elle a encore du temps pour réfléchir sur elle-même, sur ce qu'elle fait, sur ce qu'elle devrait faire dans l'avenir.
Le temps des marchandages et des surenchères est révolu, le temps de l'indifférence bureaucratique a atteint son pic paroxystique et l'on est obligé d'y trouver un pertuis de salut.
C'est pourquoi, notre Algérie a besoin de la fédération de forces de tous ses enfants, de tes forces, femme de notre pays, afin qu'elle se remette en selle et pouvoir chanter en paix et fièrement dans le concert des nations. Il n'est jamais inutile de le rappeler hinc et nunc, une nation construite sans le soutien actif des femmes est condamnée à périr, c'est une nation dure et sans esprit ; une nation où les valeurs génitrices de la morale perdent tout sens, une nation qui n'arriverait jamais à planter son étendard dans le cœur de la modernité. Bref, une nation maschiste où l'assise patriarcale tue et empoisonne dans ses épures et ses distorsions tout aussi le jus que la sève de toute évolution. Ainsi l'ossature sociétale se muerait-elle en un vaste corps vermoulu, qui pue de surcroît. Peut-on imaginer un jour une révolution mettre ses jalons, une œuvre historique ou d'art voir le monde, un projet civilisationnel et une prospérité économique submerger par leur envergure une contrée, un pays ou une nation sans la participation effective et affective de l'élément féminin? Peut-on concevoir et imaginer l'éclat de la révolution algérienne de 1954 sans cette présence de figures féminines que notre peuple ne saurait jamais renier comme partie intégrante de son répertoire de souvenirs épiques? Y-a-t-il possibilité de dénicher à tout le moins un pays de par le monde qui aspire à évoluer sans faire appel à ses femmes et faire preuve d'une réelle volonté de redynamisation de leur rôle dans le microcosme social en tant que citoyenne à part entière, mère de foyer, institutrice, éducatrice, ingénieur, journaliste, femme d'affaires, représentante du peuple et même chef d'État. Mais où en est l'Algérie au jour d'aujourd'hui? A-t-on réellement pu donner à la femme la place idoine qu'elle mérite? Si c'était le cas, pourquoi nos élites ont-elles observé un terrifiant black-out au moment où des filles innocentes, comme toi femme de mon pays, ont été violées dans le grand sud algérien, plus exactement à la cité Haîcha à Hassi Messoud en 2001? Pour quoi oserait-on châtier dans l'impunité quasi totale des filles qui n'ont rien fait de grave que de rompre avec la culture d'assistanat, le culte de l'État-providence et la logique «khobziste» de la rente? Pourquoi n'ont-elles pas, ces élites embourgeoisées sur le dos du peuple, bougé un seul doigt pour cicatriser les blessures de toutes tes consœurs qui furent victimes de viols collectifs, de séquestration et de crimes abominables par une hydre terroriste des plus barbare que l'humanité ait connue? Où sont-elles ces femmes-là? Ont-elles un statut? Pourquoi n'a-t-on pas pu organiser des séminaires scientifiques, des rencontres de proximité et des émissions télévisées pour débattre de leur sort, les dédommager et les assister psychologiquement afin qu'elles puissent réintégrer sans honte ni retenue et le plus normalement possible le giron de la société.
Celle-là même qui les aurait reniées, leur aurait jeté l'opprobre, fustigés et dénigrés au moment où leurs bourreaux déambulent ringards, acquittés de leurs viols, violences et méfaits dans nos rues et mechtas. En quoi est-ce une dérive à la morale de dire qu'une fille qui travaille, qui étudie, et qui réalise son autonomie est une femme participative, plus productive que l'homme et plus rentable pour la société? Pourquoi persiste-t-on à entretenir ce halo de mystère et cette cohorte de tabous autour de la femme algérienne au moment où ses consœurs tunisienne et égyptienne furent blogueuses, manifestantes et cheville ouvrière du printemps arabe? Nulle réponse ni plausible à ce tas de questions à part le fait que la femme fait peur en Algérie parce qu'elle sait se débrouiller toute seule, elle sait surtout compter sur elle-même, elle a défié les canons figés des traditions surannées sans en corrompre l'essence. Pire, elle est stigmatisée comme un syndrome maladif, source du vice et de la «Fitna».
On sait pertinemment, femme de mon pays, que tu n'as fait rien d'autre que de nous redonner confiance en nous-mêmes, dans les nôtres et dans notre pays au moment où la spirale terroriste a signé l'arrêt de mort de notre patrie Tu étais journaliste, militante, écrivain à l'image de tes aïeules dans le maquis qui ont pris leur courage en bandoulière et partagé les soucis et la lutte des hommes de leur temps.
On comprend bien de nos jours et même en rétrospective ta douleur, ton ton plaintif, tes gémissements et tes jérémiades sous l'ère aussi bien de la haine que de la folie et l'on comprend mieux encore maintenant le rejaillissement de ce geyser d'espoirs en un avenir radieux. Encore faudrait-il constater à cet effet que le concept de la modernité tant relayé par les médias a perdu son vrai sens à la lumière de cette tournure extravagante qu'a prise le féminisme moderne avec ses relents de libertinage, de marchandisation et de commercialisation de la femme en tant que corps et l'omission à dessein de ses vertus en tant qu'esprit et âme humaine. Tout au plus assiste-on et d'une manière quasi revancharde à la floraison de tant de dérives monumentales de la société de consommation. Laquelle confère sous des dehors luisants et faussement modernes, un rôle subalterne à ce pilier de toute la société qu'est la femme en la chosifiant et en la dévalorisant. Les sociétés occidentales, encore serait-il judicieux de le signaler en ce papier, sont parvenues dans leurs excès démoniaques et leur superficialité dans la vie de tous les jours à trouver le chemin du déclin et de la décadence. L'image de la femme a malheureusement été infériorisée sinon rabaissée à outrance par des spots publicitaires érotisants, des thèmes féministes, fort périphériques, voire banals et surtout une machine pornographique aussi esclavagiste qu'inhumaine. Lesquels n'ont guère laissé place à ce minimum de pudibonderie et de chasteté dont cet être en chair et en os, qu'est l'élément féminin, pourvu de sensibilité et de douceur a tant besoin. L'évolution à laquelle est arrivée l'humanité ces dernières années a mis un terme définitif à la morale en tant que fondement essentiel des sociétés, le passage «ultrarapide», pourrait-on dire, et fort précipité de l'étape de «la société traditionnaliste» à celle de «l'ère industrialisée», confronté principalement en Europe par la période des trente glorieuses (1945-1975), a renforcé par ricochet le monstrueux diptyque de la «globalisation-consommation» Dans l'autre versant, l'on voit bien les dégâts collatéraux des conflits et des guerres planétaires (Kosovo, Irak, Afghanistan, la Corne d'Afrique, la Tchétchénie, Birmanie) où seuls les enfants et les femmes en ont payé la recette. Il n'est nullement inutile à ce titre de citer le combat humaniste et pacifiste de l'opposante birmane Aung San pour mettre un terme à la dictature des généraux qui aurait empesté de long en large son propre pays. Ce qui lui a valu d'ailleurs le prix Nobel de la paix en 1991 et une adaptation au cinéma de son parcours par le talentueux réalisateur français Luc Besson dans le film «The lady», projeté cette année dans les salles obscures partout dans le monde. Par ailleurs, la lutte pour l'arrachement de ses droits dépasse peut-être l'ignores-tu, femme de ma patrie, le seul cadre du 8 mars car tous les jours de l'année t'appartiennent. En effet, la mondialisation-laminoir qui a asséché la chaleur de la famille-nucléaire a engendré le diptyque ravageur de l'éclatement de la famille et la désolidarisation sociale jusqu'au point de croire qu'il est le nouveau archétype par excellence de notre millénaire. Ainsi le pessimisme a-t-il envahi les bases de la cellule familiale et le suicide s'est-il érigé en norme de conduite individuelle.
L'Algérie comme tant d'autres pays de la sphère Sud de la planète n'est pas loin, elle aussi, d'en engranger les dividendes. D'une part, les effets de la mondialisation ne cessent de se faire ressentir dans son tissu sociétal, à preuve que les hospices de vieillards «Dyar Rahma» n'ont de par le passé plus droit de cité dans les conversations familiales alors que de nos jours, les personnes âgées sont délaissées toute honte bue et au grand dam de nos coutumes ancestrales.
D'autre part, le destin des «femmes-célibataires», de celles qui sont violées, des victimes de l'inceste, des femmes divorcées ou battues, ces êtres fragiles, marginalisés et pointés du doigt par la morale collective, de loin fort hypocrite n'est plus du tout enviable dans la mesure où elles souffrent en silence devant une désapprobation sociale envahissante sur fond de cherté de la vie et de réetalonnage à la négative de l'échelle de valeurs. L'ouverture de la société sur ses franges les plus fragilisées tarde à se faire en Algérie en raison de ce conservatisme sans goût que vit l'individu, la famille, la société dans leur chair comme une violence contre eux-mêmes. L'enfance abandonnée est un autre douloureux chapitre sur lequel les autorités devraient également se pencher en urgence. L'Algérie du XXI siècle est très en retard en ce domaine et devrait comme me dirait un ami «détabouiser» en profondeur ce fardeau de traditions surannées, de stéréotypes sclérosants et de handicaps rédhibitoires qui la freinent dans sa marche vers le progrès et s'assigner de la sorte la mission éducatrice et civilisatrice de l'ouverture sur la femme, cette poutre de la famille comme la dépeint la tradition kabyle. N'est-ce pas d'ailleurs le poète surréaliste français Louis Aragon (1897-1982) qui dirait un jour «et la femme est l'avenir de l'homme», on le croit fortement en pensant à toi, femme de l'Algérie résistante.
Source Le Quotidien d’Oran Kamal Guerroua Universitaire

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 04:11

Humour et Arnaque

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J'ai été victime d'une ARNAQUE au Magasin Carrefour Toulouse Purpan, d'après d'autres victimes cela se passerait également au Magasin Leclerc Blagnac !

Je vous en informe pour que vous ne vous réagissiez différemment de moi qui me suis laissé avoir.

Voici comment cela fonctionne :

Deux superbes jeunes filles vous abordent alors que vous rangez vos courses dans le coffre de votre voiture. Elles commencent par laver votre pare-brise avec une éponge et un produit pour les vitres, leur poitrine bien mise en valeur dans leur chemisier trop serré. Il est presque impossible de ne pas y prêter attention.

Alors que vous les remerciez et leur offrez un pourboire, elles le refusent et vous demandent de les conduire dans un autre centre commercial.

Si vous acceptez, elles montent à l'arrière de votre voiture. En chemin, elles commencent à se déshabiller et vous oblige (contre votre gré) à faire l'amour. L'une d'elles passe ensuite sur le siège passager et vous fait une gâterie pendant que l'autre vole votre pack d'Evian !

Soyez donc extrêmement vigilant : Ceci pourrait aussi vous arriver!

On m'a ainsi volé un pack d'eau samedi dernier, un autre dimanche, deux fois lundi dernier, encore une fois mercredi et jeudi aussi, samedi rebelote a 14h !

J'y retourne cet aprem .. bien obligé : je n'ai plus d'eau !

Le Pèlerin

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