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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 06:17

Les pompiers de Tipasa se rapprochent des jeunes - Une journée à Cherchell

pompiers tipasa

 

Explications, vulgarisations, simulations, les sapeurs-pompiers ont voulu se rapprocher des citoyens.

Mettant à profit ces journées calmes, les éléments de la Protection civile de la wilaya de Tipasa s’attellent à s’entraîner avec des gestes précis dans les interventions et avec des rencontres afin de sensibiliser les citoyens sur leurs actions en cas d’accidents. Au niveau de l’un des quartiers de la ville de Cherchell, une équipe de pompiers, à sa tête un sous-lieutenant, est partie à la rencontre des enfants, des jeunes et des pères de famille pour leur expliquer la conduite à tenir en cas d’accident de gaz domestique et de malaises. Des exercices pratiques ont eu lieu et un débat s’est instauré entre les pompiers et les citoyens. L’unité principale de Tipasa a réagi autrement au niveau de la cité AADL de Tipasa, située à proximité de la gare routière du chef-lieu de la wilaya.

Il s’agit de l’organisation des interventions sur 3 thèmes précis : le sauvetage aérien, la lutte contre un incendie qui se propage dans un bâtiment à 9 étages, et enfin un grave accident de circulation qui s’est produit entre un bus de transport de voyageurs, 3 véhicules particuliers et un camion de transport de matières dangereuses. Pour mener à bien cet exercice, l’unité principale de la Protection civile de Tipasa a mobilisé, en moyens humains, pas moins de 134 éléments tous grades confondus, des gendarmes, des policiers et les autorités communales de Tipasa, et dans le volet des moyens matériels, une échelle mécanique, 5 camions-citernes, 9 camions, 3 ambulances médicalisées, 1 ambulance sanitaire, 2 véhicules de commandement, 1 véhicule de liaison et de transmission, et enfin 1 bus de transport des pompiers.

Les éléments de la Protection de Tipasa sont en quête de la perfection. L’erreur et les incohérences dans l’intervention sont préjudiciables. «C’est le 3e exercice que nous effectuons, il nous reste encore 9 autres à appliquer sous d’autres thèmes», nous déclare le capitaine Chaïb El Aïn, commandant de l’unité principale du Chenoua. «Nous attachons beaucoup d’importance à l’organisation de ces exercices de simulation, afin que nos éléments apprennent à éviter les pertes de temps et les gestes inutiles dans les interventions d’urgence pour préserver les vies humaines, d’abord et ensuite les biens, nous avons effectué les mêmes exercices en nocturne.

En fait, ce n’est que la mise en application des dispositifs d’intervention initiés par notre direction générale que nous apprenons à nos éléments, pour perpétuer l’état d’alerte dans leur esprit». Ces manœuvres ont vivement impressionné les jeunes de Tipasa.

Source El Watan M'hamed Houaoura

Le Pèlerin

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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 06:14

Algérie – France - La loi algérienne n’est pas dissuasive pour les investisseurs français, selon le Medef

Jean-marie-daugier.jpg

 

Le FCE a organisé lundi à l’hotêl Hilton une conférence en marge de rencontres des hommes d’affaires algériens avec la délégation du MEDEF qui séjourne à Alger depuis dimanche. La présence d’une délégation de chefs d’entreprises français en Algérie marque un intérêt réel pour le marché algérien et témoigne de la volonté des entreprises françaises à aller plus loin dans leurs partenariats.

Il faut qu’on s’installe dans la durée ", a déclaré le Président du Conseil des chefs d’entreprises France-Algérie du Medef international, M. Jean-Marie Dauger (photo). Pour ce dernier, cette rencontre s’inscrit dans le cadre des activités de ce Conseil d’affaires. Et de préciser que la nouvelle politique économique de l’Algérie dont les principaux axes ont été tracés dans la loi de finances complémentaire 2009 " ne gêne nullement " les entreprises françaises.

Manière de rassurer quant à la réticence des investisseurs français à cause de cette loi fondée sur la réhabilitation du " patriotisme économique ". Il insiste pour dire que pour la plus importante organisation patronale française, les entreprises françaises " s’accommodent " à cette nouvelle réglementation qui a redéfini le cadre juridique des sociétés à capitaux étrangers désireuses de s’installer en Algérie.

" Il n’y a pas de constat d’échec. Au contraire, de nombreux partenariats se sont noués et concrétisés depuis la promulgation de cette loi (instaurant la règle 49/51% régissant l’investissement étranger en Algérie) relativement récente ", a-t-il soutenu, citant pour exemple le partenariat dans le domaine de la gestion de l’eau potable avec la Seaal, la gestion de l’aéroport international d’Alger avec les aéroports de Paris (ADP) ou encore la réalisation du Tramway d’Alger.

Il s’agit de travailler dans la complémentarité, martèle Jean Marie Dauger qui souligne une nouvelle fois la disponibilité des entreprises françaises à " développer de nouveaux partenariats " avec les entreprises algériennes. Parlant de la mission du Conseil d’affaires, il expliquera que celle-ci consiste à travailler pour que les perspectives de coopération et de partenariat entre les hommes d’affaires des deux pays s’améliorent encore davantage. " Nous devons nous rapprocher et apporter les informations attendues aux chefs d’entreprises et les rassurer pour expliquer que l’Algérie représente beaucoup d’avantages, car il y a la proximité géographique et la facilité linguistique. Des atouts que nous devons utiliser au profit de nos entreprises ", a-t-il suggéré.

Les entreprises françaises, a-t-il poursuivi, sont présentes en Algérie dans " des secteurs extrêmement diversifiés générant pas moins de 35.000 emplois directs et 100.000 indirects ". Pour sa part, la patron du FCE fraichement réélu, dira dans son intervention que la rencontre entre les deux parties a pour but de " renforcer la confiance entre nos entreprises " et " débattre de l’actualité de notre cadre organisationnel et des changements réglementaires intervenus " en vue " d’influer positivement sur l’évolution qualitative et quantitative de notre partenariat ".

Réda Hamiani, abondant dans le sens de son homologue français dira lui aussi que la règle 49/51% " ne constitue pas un obstacle ", et que des " résultats probants " pour les deux parties peuvent être obtenus. " Les entreprises françaises qui ont une croissance nulle dans leur environnement, recherchent en Algérie cette relance de croissance. L’Algérie peut les accueillir et elles peuvent promouvoir des investissements en partenariat ", a-t-il avancé.

Pour rappel, la délégation du Medef international, conduite par M. Jean Marie Dauger, qui est également Directeur général adjoint de Gaz de France Suez est " composée d’une soixantaine de dirigeants de grandes entreprises et de PME françaises opérant dans différents secteurs, notamment les banques, les assurances, les finances, le conseil et la formation, l’énergie, les transports, les nouvelles technologies, l’ingénierie, l’eau, le BTP et l’industrie. Outre des rencontres avec des opérateurs économiques algériens, elle sera reçue par plusieurs ministres et hauts responsables de différents secteurs économiques.

Source Algérie Plus Abbès Zineb

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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 06:10

Algérie - Peur et corruption, deux piliers du système

corruption algerie-copie-1

 

Reprenant une conclusion d’un sondage réalisé par la Laddh, les journaux se sont exclamés de concert : “Les Algériens ont peur de dénoncer la corruption !”
La ligue n’a pas la qualité scientifique pour se poser en instrument de restitution statistique de l’opinion nationale, mais toutes réserves faites, il n’est pas difficile d’observer que les Algériens ont peur.
La peur constitue le premier élément de stabilité du système, peut-être juste avant… la prévarication. Les Algériens ont peur de dénoncer, de contester, d’affronter... Ils ont peur de la prison, du terrorisme, de la vindicte populaire, des représailles des puissants et de celles des délinquants. On peut l’observer à chaque coin de rue, à chaque détour de sentier, dans chaque marché, dans chaque hall d’institution et même dans les réceptions !
On peut l’observer chez la Laddh, puisqu’elle assure l’anonymat de tous les protagonistes d’une affaire de corruption qui, dit-elle, lui a inspiré l’enquête : ni “la direction” corrompue, ni “le commis de l’État” qui l’a dénoncé et qui a été licencié, et qui n’a donc plus rien à perdre,
ni le procureur ne sont cités par
leurs noms. Avouons que c’est un trait de culture nationale que cette facilité à sous-entendre les choses qui compense mal la difficulté à les nommer.
Dans l’édition d’hier de ce journal, Ould Abbès, tout ministre qu’il est, expliquant son empoignade à distance avec Ouyahia, parle d’avoir touché des lobbies “dont les intérêts sont menacés”, mais précise qu’il a “parlé de lobbies” et qu’il n’a pas “cité de noms”.
La peur comme la corruption ont une vertu conservatrice : elles sont les deux premiers garants de la stabilité nationale, entendue comme un statu quo politique. Partant de ce principe, le pouvoir développe un double rapport à ceux qui risquent de le contester ; il distille la terreur, d’un côté, et suscite la tentation, de l’autre.
Prenons le cas récent des “lois de la réforme”. Partout, dans ces textes, les partis, les associations et la presse sont présentés comme de potentiels dangers pour la nation. Les crimes les plus graves sont évoqués pour justifier la chape de plomb posée sur la vie publique : la sécurité nationale, l’ingérence dans les affaires de l’État, l’atteinte à la religion, aux valeurs, aux constantes nationales, aux symboles de la Révolution, à l’économie nationale. Un militant politique ou citoyen, un journaliste se prendrait pour une bombe ambulante ; cela devrait justifier sa gestion policière et le contraindre à une autocensure de tous les instants !
Mais, parallèlement, la rapine est encouragée. Parfois légalisée, sous forme de privilèges exorbitants, d’avantages outranciers, de crédits voués à être effacés, de cessions de patrimoine public, de passe-droits. Jusqu’aux commerçants informels qui se voient… formellement dispensés de registre du commerce, c’est-à-dire d’impôts, et de paiement par chèque.
Que peuvent faire les Don Quichotte de circonstance dans un système où la rente, que l’on
s’approprie légalement ou illicitement, sert de ciment politique ? Toujours dans le même numéro d’hier de ce journal, qui relaie le sondage de la Laddh, un ancien cadre de l’Enor proclame que “ce qui se trame aux mines d’Amesmessa et de Tirek est scandaleux”. Cela changerait quoi, si le système ne change pas ?
Source Liberté Mustapha Hammouche

musthammouche@yahoo.fr

Le Pèlerin

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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 06:03

Le mariage reste une histoire de famille

mariage algerien

 

 

En Algérie, choisir une épouse reste encore une affaire de famille. Si beaucoup se sont mariés après une passionnante histoire d'amour, qui a commencé sur les bancs de l'amphithéâtre, ou sur un lieu du travail, nombreux alors sont ceux qui confient cette lourde "tâche" à leur mère.

En effet, un quart des Algériens se sont déclarés, selon des recherches académiques, favorables d'épouser une femme choisie par leur mère. Et dans ce cas, il s'agit tout simplement d'une cousine maternelle ou paternelle.

Selon les résultats de cette étude, ce choix n'est pas perçu comme une abdication de leur part devant la volonté maternelle, mais une préférence ou une condition pour d'autres. De ce fait, l'Algérie est parmi les premiers pays maghrébins et africains où le mariage consanguin reste encore sacré.

A ce sujet, Nadia ne s’eszst point empêchée de nous raconter sa propre histoire:

"Lorsque ma mère m'a fait part de l'intention de ma tante de venir demander ma main pour son fils, mon cousin, j'ai accepté aussitôt. J'ai trouvé en lui tout ce que je cherchais. Il est instruit et éduqué. En plus, il a un poste de travail stable. Et comme dit toujours ma mère :’’Quand tu épouses un parent même s'il te mâche, il ne t'avale pas’’.

Même si Nadia a reconnu que son mariage "ne nage pas toujours dans du bonheur", elle a reconnu qu'elle n'a pas à se plaindre aussi.

Dans ce cadre, une journée de sensibilisation sur les risques sanitaires du mariage consanguin des spécialistes ont mis en garde sur la propagation croissante des maladies résultant du mariage intra-familial.

Dr Mustapha Naiti, spécialiste des maladies internes, a révélé que les zones rurales enregistrent le pourcentage le plus élevé de ce genre de mariage, citant une étude de terrain menée par la Fondation nationale pour la promotion de la santé et du développement de la recherche Forem à travers 12 wilayas, qui confirme que l'anémie, la malformation congénitale, le retard mental et la surdité sont dues à la consanguinité.

En dépit de l'émancipation de la femme (elle représente 16 % de la population active), le poids des coutumes reste encore lourd à gérer. La tradition du mariage consanguin est ancrée dans de nombreuses régions de l'Algérie.

La palme d'or revient à Tébessa

Cette recherche a dévoilé que le pourcentage du mariage intra-familial est estimé à 88 % dans la wilaya de Tébessa, suivie par Ghardaïa (56 %), Aïn Defla ( 52 %), Béjaïa (50 %), Bouira et Boumerdés (42 %), Biskra ( 34 %) , Bordj Bou-Arréridj ( 27 %) et Alger (25 %).

En effet, les spécialistes ont révélé que les mariages consanguins et les mariages tardifs sont considérés comme les plus importantes causes de la "trisomie 21".

Il est à noter que le risque d'avoir un enfant porteur de cette maladie est de un sur 2000, lorsque la maman est âgée de moins de 30 ans, il est de un sur 400, lorsque la maman a plus de 30 ans, et il est de un sur 100 pour les femmes de plus de 40 ans.

Il est à rappeler que l'Algérie enregistre plus de 25000 malades trisomiques, connus par mongoliens. Plus de 6 000 nouveaux cas sont récencés chaque année.Dans ce sillage, il est important aussi de signaler que la lutte contre les causes pouvant générer des déficiences mentales est "l'un des principaux chantiers" du ministère de la Solidarité nationale qui s'apprête à lancer un vaste programme de sensibilisation visant les citoyens.

Selon le ministre de la Solidarité nationale et de la famille, M. Said Barkat, la prise en charge précoce des enfants attardés mentaux est louable mais la prévention reste la meilleure des approches. La prévention de cette pathologie mentale est "l'affaire de toute la société", a affirmé, dans ce contexte.

Il a insisté par ailleurs sur "le rôle de l'école et de l'université dans la formation d'une génération bien au fait des risques découlant des mariages consanguins ou des grossesses tardives". Les réalités scientifiques relatives aux causes génétiques entraînant la naissance d'handicapés mentaux doivent être sérieusement prises en considération par les parents. L'implication des différentes structures de la santé dans le processus de prévention des déficiences mentales constitue "l'autre volet-clé" qu'il faut immédiatement mettre au service des parents vivant dans des conditions sociales précaires ou difficiles. Les spécialistes ont estimé important de mettre en place un mécanisme permettant un suivi médical et une prise en charge réelle des nouveaux-nés et des mamans. Il est à signaler qu'une enquête nationale sur les handicapés sera prochainement lancée par le ministère de la Solidarité nationale pour permettre l'élaboration d'une feuille de route "actualisée et efficiente" quant à la prise en charge de cette frange sociale. D'un autre côté, il a été aussi indiqué "l'urgence de la réinsertion socioprofessionnelle de tous les handicapés".

Source Les Débats Tassadit Saïli

Le Pèlerin

 

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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 05:58

Algérie - Réformes politiques - Vers une Assemblée de plus de 400 députés

APN

 

Le gouvernement prépare activement les futures élections législatives qui auront lieu probablement fin février ou début mars prochain. Selon certaines indiscrétions, le gouvernement travaille sur plusieurs dates proposées par les services concernés par l’organisation de cette échéance.
Toutefois, rien de définitif n’a été décidé puisque le dossier sera transmis au président qui tranchera plusieurs aspects, dont celui relatif à la date de la tenue du scrutin. Ce dernier sera l’un des points inscrits à l’ordre du jour du Conseil des ministres qui se tiendra ce dimanche. Au cours de cette réunion, une communication sera présentée par le ministre de l’Intérieur sur l’état d’avancement des préparatifs de cette élection. C’est à l’issue d’un débat autour de cette question que des décisions seront annoncées et des orientations seront données au gouvernement. En attendant la réunion de dimanche, le ministère de l’Intérieur s’attelle à élaborer rapidement les textes d’application des lois adoptées par les deux chambres du Parlement pour les rendre opérationnelles et applicables juste après leur publication au Journal officiel. Bien que le texte portant régime électoral ne soit pas encore promulgué, en attente certainement du visa du Conseil constitutionnel, certaines sources informées avancent d’ores et déjà que d’importants changements seront introduits par le biais des décrets d’application qui devront être prêts d’ici le début de l’année prochaine. Parmi les changements attendus figure l’augmentation du nombre de sièges à l’Assemblée nationale. Il passerait ainsi de 389 à 420 ou 430 sièges et peut-être même à 450, selon les mêmes sources. Même si cette démarche pourrait être expliquée par le paramètre démographique — le nombre d’habitants n'étant plus celui de l’année 2002 —, il n’en demeure pas moins que ce sont des raisons politiques qui motivent cette augmentation. D’autres changements relatifs aux conditions de candidature, à la surveillance des élections, au fonctionnement de la commission de surveillance sont prévus dans les prochains jours. Le gouvernement veut s’entourer d’un maximum de garanties pour parer à toute éventualité qui viendrait fausser une élection déterminante pour l’avenir immédiat du pays mais aussi du régime en place. L’opération électorale sera totalement codifiée par la loi portant régime électoral et les textes d’application qui viendront la compléter. L’importance du futur scrutin tient au fait que c’est la représentation nationale qui émanera de ces élections qui aura, comme promis par le pouvoir, à débattre et à adopter la future Constitution. Une réflexion est déjà engagée au niveau des sphères influentes du pouvoir pour étudier tous les scénarios possibles. L’éventualité d’une majorité parlementaire islamiste n’étant pas exclue, le partage du pouvoir s’imposera comme voie inévitable pour les tenants du régime en place, et ce, au moins jusqu’à 2014, année de la tenue de la présidentielle. Une forme de cohabitation entre le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif est l’une des options envisagées. Compromis qui débouchera sur une configuration d’un pouvoir exécutif partagé entre le président de la République qui appartient au FLN et le gouvernement qui sera l’émanation de la majorité parlementaire, qui ne sera pas forcément du même courant que le premier magistrat du pays. Le législatif et l’exécutif seront condamnés à travailler ensemble sur la base de compromis et d’arrangements en tenant compte des équilibres politiques et des forces en présence au Parlement. La mouture de la future Constitution, qui sera adoptée probablement avant l’automne prochain, consacrera la redistribution des pouvoirs entre le président et le Premier ministre. Ce dernier verra ses prérogatives redéfinies et récupérera certaines attributions supprimées par la révision constitutionnelle de 2008. Ainsi donc, le futur Premier ministre, qui sera issu de la majorité parlementaire ou d’une coalition politique, aura plus de pouvoirs et de prérogatives, à l’exception de ceux qui relèvent du domaine exclusif — pouvoir régalien — du président de la République, comme la défense et les affaires étrangères. Le Premier ministre, qui aura à sa charge la gestion des affaires publiques, sera comptable devant le Parlement qui aura à assurer totalement ses missions de contrôle de l’action du gouvernement. Les attributions du Parlement et notamment de la Chambre basse - émanation directe de la volonté populaire - seront renforcées à la faveur de la nouvelle Constitution et pour s’adapter aux changements imposés par le contexte national et régional. Le Parlement est appelé donc à jouer pleinement son rôle constitutionnel comme il est d’usage dans les pays étrangers. Il s’agit donc d’un régime à la fois semi-présidentiel et semi-parlementaire qui sera institué à travers la future Constitution. Une sorte de retour à la situation constitutionnelle d’avant novembre 2008. C’est la perspective d’une victoire même relative du courant islamistes en Algérie, conséquence logique de la reconfiguration imposée par les révoltes qui continuent à secouer les pays arabes, qui suscite tous les débats et discussions à tous les niveaux de la société mais aussi dans les arcanes du pouvoir.

Source Le Soir d’Algérie Mourad Aït Oufella

Le Pèlerin

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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 05:56

Algérie - Pensions de retraite - 34 députés interpellent le gouvernement

retraites en colere

 

 

Trente quatre députés, de différentes appartenances politiques, ont déposé mercredi 14 décembre, à l’initiative de Ali Brahimi, une résolution portant interpellation du gouvernement sur la situation des retraités. En introduction de la motion, les parlementaires mettent en évidence la situation catastrophique de «près de deux millions de retraités qui souffrent aujourd'hui de pauvreté après avoir offert leur jeunesse à l'économie nationale». Ils précisent que «plus de 600 000 retraités ayants droit directs à la pension perçoivent moins de 15 000 DA, soit des montants largement inférieurs au SNMG. Que dire des ayants droit indirects au nombre de 910 000 !» Du point de vue de ces parlementaires, le niveau modique des retraites résulte d'abord des salaires relativement bas sur lesquels il est indexé, mais également de la révision de la loi 8312 qui a réduit le seuil maximum de la retraite à 75% du SNMG alors qu'il était de 100%, ainsi que le gel de l'indemnité du conjoint à charge. «Ces dispositions d'austérité avaient été prises sous la dictée du Fonds monétaire international dans les années quatre-vingt-dix. Sur le même registre, le gouvernement avait créé, à la même période, les procédures de départ à la retraite anticipée, proportionnelle, etc. Modes qui ont coûté à la CNR plus de cinq cent milliards de dinars sur lesquels le Trésor public ne lui a pas remboursé un seul centime.

Pour les députés signataires de la motion, il est inconcevable de ne pas améliorer les revenus des retraités, au moment où le pays est confronté à une «évasion fiscale de l'ordre de 3,6 milliards de dinars, selon le ministère des Finances ; que le crime économique a augmenté de 183% selon la Gendarmerie nationale et qu'il thésaurise près de 300 milliards de dollars !»

A ce titre, ils demandent au gouvernement «d'exposer par devant l'Assemblée populaire nationale les mesures qu'ils comptent prendre pour rendre justice dans les plus brefs délais à cette catégorie de notre peuple». La procédure règlementaire, détaillée dans les articles 65, 66 et 67 de la loi organique portant relation du Parlement avec le gouvernement, exige du bureau de l'APN de transmettre la résolution des députés dans les 48 heures qui suivent la date de son dépôt. La plénière, consacrée à la réponse du Chef du gouvernement doit, quant à elle, se tenir dans les quinze jours.

Source Le Jour d’Algérie G.Y.

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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 05:49

Algérie - Sécurité au Sahel et lutte contre la désertification, même combat

Timimoun l enchanteresse

 

C’est à partir de Tinerkouk, ce célèbre et historique fort implanté au milieu du décor féerique de l’oasis rouge Timimoun, que Chérif Rahmani a lancé un «appel de détresse à l’opinion publique aussi bien nationale, régionale qu’étrangère pour réduire, à défaut de lutter définitivement, ce phénomène qui menace les populations locales».

La lutte contre le phénomène de la désertification, un des éléments essentiels pour la sécurité dans la région du Sahel, doit incontestablement passer par le développement local des régions du Sud et par l’amélioration des conditions de vie des populations locales. C’est ce qu’a estimé hier Chérif Rahmani, ministre de l’Environnement et de l’Aménagement du territoire, en marge de la tenue des festivités de la célébration de la Décennie des Déserts et de la Lutte contre la Désertification (UNDDD) tenues jeudi et vendredi à Tinerkouk, Timimoun.

En effet, c’est à partir de Tinerkouk, ce célèbre et historique Fort implanté au milieu du décor féerique de l’oasis rouge Timimoun que Chérif Rahmani a lancé un «appel de détresse à l’opinion publique aussi bien nationale, régionale qu’étrangère pour réduire, à défaut de lutter définitivement, ce phénomène qui menace les populations locales». A ce sujet, il a expliqué que ce phénomène prendra dans les années à venir «un tournant dangereux», à cause notamment des changements climatiques, tirant ainsi la sonnette d’alarme à propos de ce phénomène, particulièrement dans les zones arides. Dans ce contexte, s’adressant aux pays concernés par ce phénomène, il estimera que la prise en charge de ce fléau ne pourrait être le seul rôle des pays développés vu qu’ils ne sont pas directement concernés. Dans le même registre, il indiquera que «la célébration de cette décennie sera une véritable rampe pour le lancement de la lutte contre ce phénomène. Et pour ce faire, il insistera sur l’utilisation des énergies nouvelles renouvelables et sur la lutte contre la pauvreté, élément essentiel qui garantira la sécurité dans la région du Sahel. Pour sa part, Luc Gnacadja, secrétaire exécutif de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification, il estime que la non-préservation des déserts est une véritable menace pour ce qui concerne la sécurité alimentaire, mais pas seulement, car ce fléau constitue un danger réel pour la sécurité d’une manière générale et au Sahel en particulier. C’est pourquoi, il invitera les gouvernements des pays concernés par la désertification à inclure dans leur politique des plans de lutte contre ce phénomène à travers un plan de développement. Par ailleurs, jeudi dans la soirée, l’ambassade d’Autriche, l’une des cinq représentations diplomatiques présentes à cet événement dont la Suède, la Suisse et la République tchèque, a à l’occasion organisé une soirée où des airs de musique classique

se sont confondus dans l’atmosphère féerique du Fort de Tinerkouk. Animées majestueusement par la troupe Friotti, les symphonies de Mozart, Bach et Jean - Michel Correcte ont envoûté l’assistance

Source Le Jour d’Algérie Lynda Naili Bourebrab

Envoyée spéciale à Timimoun

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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 04:50

Algérie - Alors que les projets de réformes ont été adoptés, le FFS renoncerait-t-il à la Constituante ?

ait ahmed

 

Au moment où le chef de l’Etat a coupé court à toutes les spéculations autour des réformes qu’il a initiées, des voix s’élèvent pour revoir la démarche réformatrice engagée dans la foulée des révolutions qui ont secoué le monde arabe. Le Front des forces socialises (FFS) revient à la charge, cette fois-ci, non pour demander l’élection d’une Assemblée constituante, mais pour la révision de la loi fondamentale de la République, la Constitution en l’occurrence. Le FFS qui faisait de la constituante son cheval de bataille, se voit aujourd’hui un

défenseur de la révision de la Constitution. Changement de stratégie ou bien une simple défaite, puisque l’idée de l’Assemblée constituante, décriée de toutes parts, peine à trouver des adeptes ? Le plus vieux parti d’opposition en Algérie ne nous explique pas plus. Une chose est sûre, le FFS n’abandonne jamais l’idée de la constituante. Ce changement de cap trouve toute son explication

dans le contexte politique actuel caractérisé par l’approche des prochaines législatives. L’idée d’une Assemblée constituante étant pratiquement écartée, notamment après le discours «silencieux» de Bouteflika à Laghouat, le FFS s’accommode, en fait, de la conjoncture actuelle. Invité à l’émission «Tiaadh lkhmis» (Forum de jeudi), de la Radio nationale, Chaîne II, Smaïl Keceli, membre du conseil national et ancien maire de Yakouren, a affirmé que son parti «souhaite la tenue d’une constituante». Celle-ci, dit-il, «ne va pas remettre en cause les acquis démocratiques du peuple algérien». Au

contraire, «elle lui permettra de souffler encore plus de liberté». «En Tunisie, cette Assemblée a effacé la dictature de Ben Ali», argumente-t-il. Pour le FFS, «il est temps de donner naissance à une deuxième République en Algérie». Cela passe inévitablement par la révision de la Constitution avant tout projet de loi organique. «Le paradoxe dans la démarche du président, c’est qu’on a commencé par la promulgation des textes de loi sans toucher à la Constitution. Il serait judicieux de commencer par la révision de la Constitution qui est la source de toutes les lois avant d’entamer la confection des projets de loi organiques.

C’est comme si on mettait la charrue avant les bœufs», a soutenu l’ancien président de l’APW de Tizi-Ouzou, ajoutant que «le choix fait par le régime est une manière de contourner une véritable Constitution».

L’invité de la Radio nationale n’est pas allé avec le dos de la cuillère pour critiquer les réformes politiques en cours, plébiscitées et soutenues par le binôme FLN RND.

«Tous les projets de loi adoptés au Parlement ont été décriés, n’empêche que les deux partis de l’Alliance ont fait leur forcing pour les faire passer. Ces réformes ne sont qu’un ravalement de façade, puisque nous n’avons entendu personnes ni les universitaires ni les femmes ni les journalistes», dit-il. Le représentant du FFS n’a pas ménagé les partis politiques qui constituent l’Alliance présidentielle y compris le MSP qui est en passe de devenir un parti «d’opposition». «Ce que je ne comprends pas, c’est que le président a décidé d’engager des réformes à travers des moutures examinées à l’APN.

Les partis de l’Alliance, qui jadis n’ont que le programme du président à appliquer, n’arrivent pas à se mettre d’accord sur les projets de loi», souligne-t-il, estimant que «le fait d’évoquer le mot réformes à maintes reprises est un aveu d’un échec du système actuel». Interrogé sur la participation du FFS aux prochaines législatives, l’orateur a indiqué que le président du parti, Hocine Aït Ahmed, a convoqué une «convention nationale» pour décider de cette question. S’agissant du changement intervenu récemment à la formation d’Aït Ahmed, notamment avec le retour des ténors du parti, Smaïl Keceli a affirmé que cela «répond à une logique et un principe de démocratie, à savoir l’alternance». L’orateur a tenu à souligner que Karim Tabbou, l’ex-premier secrétaire national du FFS, «n’a pas été écarté du parti».

Source Le Jour d’Algérie Hocine Larabi

Le Pèlerin

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 06:59

Le château : un témoignage intact du passé

chateau-de-foix.jpg

 

Dominer la ville de Foix, pré­fecture de l'Ariège, n'est pas facile. C'est pourtant ce que fait le château depuis des siècles, per­ché sur son rocher, au sommet de la cité comtale. Place touristique importante, le fief est renommé comme haut lieu du catharisme. Succédant à une construction fortifiée qui remonte aux Vile et Ville siècles, le château est légué en 1002 par Roger 1er, comte de Carcassonne, à son cadet Ber­nard. Les murs restent dans la fa­mille car les enjeux sont impor­tants. Rappelons qu'à cette épo­que, la famille seigneuriale règne sur le pays et habite dans le châ­teau qui lui permet de comman­der les accès à la haute vallée de l'Ariège, de surveiller le pays, tout en se protégeant derrière des mu­railles imprenables. Ce fief, in­touchable, devient trente ans plus tard, en 1034, le chef-lieu du comté de Foix et joue un rôle dé­terminant dans l'histoire. Per­sonnalités brillantes et puissan­tes, âmes de la résistance occitane pendant la croisade des Albigeois, trouvent refuge dans la forteresse. Le château, régulièrement assiégé, notamment par les troupes de Si­mon de Montfort, résiste et n'est pris qu'une seule fois mais bien plus tard, en 1486, par trahison.

 Siège du gouverneur du pays de Foix, le château continue à assu­rer la défense du pays, notam­ment pendant les guerres de re­ligion. Il subsiste seul, de tous les châteaux de la région, après or­dre de rasement par le cardinal de Richelieu, entre 1632 et 1638. Jusqu'à la Révolution, la forte­resse, siège de garnison, est émaillée de réceptions grandio­ses. À noter les venues successi­ves de puissants gouverneurs dont le comte de Tréville et le ma­réchal de Ségur, ministre de Louis XVI. Plus tard, en 1862, les tours carrées de la bâtisse servent de prison politique. Depuis 1930, le château abrite les collections dé­partementales du musée de l'Ariège. Préhistoire, archéologie gallo-romaine et médiévale font bon ménage dans les salles du château qui à racontent au visi­teurs les siècles passés
                                                  Le château dominant Foix.

 

Ci-dessous Notre-dame de Montgauzy

 

Montgauzy (Mont de la Joie) est un lieu de pèlerinage situé sur les hauteurs de la cité comtale connu depuis 1112. Cou­vent et église sont détruits pendant les guerres de reli­gion, seule l'église est recons­truite. À l'emplacement du couvent, en 1844, est bâtie l'école normale d'instituteurs où le célèbre compositeur Ga­briel Fauré passe son enfance. De l'église s'offre un joli point de vue sur l'ensemble de la ville. Actuellement, l'ancienne école normale accueille le cen­tre universitaire de l'Ariège qui regroupe l'IUFM, l'uni­versité Toulouse le Mirail. À voir, avec, au milieu d'un dé­cor naturel, à 1,5 km du cen­tre-ville, en direction du cen­tre universitaire. Il est possi­ble d'y aller à pied du cœur de la ville.
Source Guide Ariège Pyrénées
Le Pèlerin

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 06:33

Algérie - Libertés : Et maintenant, qui reste en face du pouvoir ?

socrate lecon de vie

 

Mardi et mercredi, les lois sur les associations et sur l’information sont passées à l’APN dans une indifférence presque générale. Opposition atomisée, élite silencieuse, société civile dépassée… que reste-t-il aujourd’hui des contre-pouvoirs ?

-Ihsane El Kadi. Journaliste, directeur de www.maghrebemergent.com : Les élites n’ont pas pu transmettre l’expérience des luttes démocratiques

«Je suis un peu étonné que l’on découvre subitement la faiblesse des contre-pouvoirs en Algérie. Dix années de Noureddine Zerhouni au ministère de l’Intérieur ont fait plus de dégâts que le GIA et le FIS réunis. Les élites militantes atomisées, en exil pour partie, n’ont pas pu transmettre l’expérience des luttes démocratiques. Les années Bouteflika ont laminé les derniers espaces survivants à la guerre civile. Conséquence : pas d’association de femmes pour protester contre les scandaleux amendements qui les maintiennent en marge de la politique. Pas de mouvement de journalistes, comme en 1988, pour défendre les libertés de la presse.

Attention le recul touche tout le monde ! Ali Benhadj est embarqué dans l’anonymat lorsqu’il cherche à protester contre la loi sur les partis. La dynamique contestataire n’a pourtant pas quitté le pays. Elle est dans l’émeute permanente et lorsqu’elle s’institutionnalise, elle prend la forme de syndicats indépendants. Cela ne donne pas encore une force d’opposition civique au pouvoir, comme l’a montré l’échec de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie au printemps dernier. Mais tout peut changer très vite avec l’émergence de nouveaux acteurs. Les étudiants ont été très actifs dans la rue en 2011. Le renouveau pour la représentation de la société civile autonome passe par là.»
-Hocine Zehouane. Avocat et président de la Ligue algérienne des droits de l’homme : Les gens sont résignés

«Comme dit le grand théoricien politique italien Gramsci, la société civile est ‘‘par définition gélatineuse’’. En Algérie, la société civile n’est pas formée. Elle est en gestation. Face à un Etat plombant tout de sa toute-puissance, la société civile reste balbutiante. Les gens n’ont plus la force de protester. Ils sont dans une attitude de résignation. C’est pour cela que des projets de loi qui empiètent sur leurs libertés ne provoquent pas plus de réactions de leur part. Paradoxalement, cette absence de réaction est dangereuse pour l’Etat. Regardez comment la contestation se manifeste dans ce pays. Elle se caractérise par un déferlement d’émeutes. Cette attitude est due à l’absence d’une société civile solide qui peut permettre d’autres formes d’expression. C’est pour cela que l’Etat a tout intérêt à permettre l’émergence d’un contre-pouvoir, mais malheureusement les gens qui nous gouvernent ne sont pas dans ce cas de figure.»

-Ammar Belhimer. Docteur en droit, maître de conférences à l’université d’Alger et journaliste : Tout le monde est responsable et coupable

«Le drame de ce pays, c’est que les projets de loi votés en 2011 sont bien en deçà de ceux des années 1990. C’est un saut en arrière que les dirigeants de ce pays ont décidé de faire faire aux Algériens. Face à la gravité de la situation, le pouvoir a décidé de tout verrouiller. Au lieu d’agir pour le renforcement du front intérieur en prenant des mesures conséquentes, le pouvoir reproduit les mêmes méthodes qu’il a toujours appliquées. Quant à l’absence de réaction de la part de la société civile face au rétrécissement de ses libertés, il est symptomatique d’une situation où tout le monde est responsable et en même temps coupable. Cette situation est due à l’absence de véritables partis politiques, car à part le FFS, toutes les autres formations politiques sont des créations du pouvoir.»

-Redouane Boudjemâa. Enseignant en sciences de l’information et de la communication : La presse a perdu le pouvoir
«Pour parler de contre-pouvoir, il faudrait d’abord avoir une vie politique. Or, en Algérie, il n’y a plus ni politique ni scène politique. Je pense qu’aujourd’hui, à travers les lois, le pouvoir algérien s’inscrit encore à la marge de l’histoire. On ne réfléchit pas aux intérêts de l’Etat mais aux intérêts des personnes au pouvoir. Je pense que la corporation des journalistes est, par exemple, complètement affaiblie. Elle a été utilisée durant les années du terrorisme pour la sauvegarde de la République. Les plus intelligents, induits en erreur, découvrent aujourd’hui qu’en réalité, il s’agissait d’une sauvegarde du pouvoir.

La presse a été utilisée et consommée par des opérations de propagande sur tout ce qui touche à la gestion sécuritaire dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Aujourd’hui, le résultat est là : un métier clochardisé, des médias très affaiblis et une presse qui a perdu toute sa crédibilité. Je pense qu’elle a perdu le pouvoir sur la suite des évènements dans la mesure où elle ne «fait» pas l’information. J’estime que le moment est venu pour les éditeurs de presse, dont la majorité fait partie du système politique, d’ouvrir un sérieux débat sur l’exercice de ce métier depuis vingt ans.»
-Brahim Brahimi. Directeur de l’Ecole supérieure de journalisme d’Alger : Nous sommes en train de nous isoler

«L’adoption des deux textes va à contre-courant de ce qui se passe dans le monde et particulièrement dans le Monde arabe. A mon avis, cette loi ne va pas tenir, car nous sommes obligés de changer et de travailler dans le cadre de l’alternative Maghreb-Europe. Or, avec ce texte, nous sommes en train de nous isoler. Par ailleurs, le projet de loi va à l’encontre des réformes. En 1990, nous avons insisté sur le droit à l’information et aujourd’hui, il faut mettre l’accent, avec l’ouverture à l’audiovisuel, sur le droit à la communication.

Malheureusement, dans l’article 2, il y a des interdictions et des notions floues. On fait réellement marche arrière pour revenir enfin au texte de 1982. La presse aura à prouver qu’elle est le deuxième pouvoir en Algérie. Un effort supplémentaire est demandé à la corporation des journalistes. Le pouvoir a réussi à déstabiliser les partis politiques sans que la justice ose réagir. La presse est aujourd’hui appelée à continuer à lutter pour que la société civile finisse par trouver sa place dans un Etat moderne.»
-Kamel Daoud. Journaliste, écrivain : Le régime clientélise ce qui reste de libre

«Les contre-pouvoirs ont été exécutés. Les réformes sont pires que les dictatures dénoncées. Avant les nouveaux textes, on souffrait de manque de démocratie. Les réformes ont servi de prétexte pour faire pire. Nous ne pouvons pas faire des réformes avec des gens qui sont à réformer eux-mêmes. Le Parlement est en train de défendre ses intérêts et ceux de ses tuteurs. Pour moi, le régime clientélise ce qui reste de libre dans la société algérienne, à savoir la presse et les associations qui vont se retrouver obligées de se ranger derrière lui ou de disparaître. Il n’y aura plus de contre-pouvoir.»

Source El Watan Nassima Oulebsir

L e Pèlerin

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