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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 08:22

La vérité sur la guerre du Sahara (Rappel sur un conflit vieux de 35 ans )

maroc-algerie.jpg

 

Archives, cartes, recoupements, multiples entretiens avec des officiers d’active… Karim Boukhari et Amale Samie ont creusé le plus loin possible pour reconstituer la trame d’une guerre qu’on connaît mal. Une enquête exclusive

Que sait-on vraiment de cette guerre ? Pendant 30 ans, la lourde chape hassanienne, puis le réflexe de peur, ont confiné les Marocains dans l’ignorance de ce qui a été, pourtant, une véritable épopée militaire. 5 phases principales l’ont marquée : l’effort de conquête et ses préparatifs (1973-1976), le harcèlement de l’ennemi et les défaites successives

(1976-1980), la pénible érection du mur de protection et le renversement graduel de la situation (1980-1987), avant le statu quo final, puis le cessez-le-feu (1991). Chronique d’une guerre méconnue.

1973 - 1976 - occupation du terrain

Dès 1973, le Maroc a compris son erreur initiale d’avoir sous-estimé le Polisario. "Le ralliement immédiat du Polisario à l’Algérie et, derrière, son adossement financier et militaire à la Libye et à pratiquement tout le bloc de l’Est, a été vite digéré, nous expliquent des officiers à la retraite. Le Maroc n’a été ni bien conseillé, ni bien préparé à livrer bataille. Mais, il a compris que l’Espagne allait quitter le Sahara et que le reste allait se réduire à une course contre la montre". En 1974, Hassan II saisit la Cour internationale de justice de La Haye au sujet du statut du Sahara. En parallèle, il fait appel à son homme de confiance du moment, Ahmed Dlimi, qui réendosse sa tunique de militaire. À partir de 1974, Dlimi et ses hommes tenteront des incursions-éclair dans le Sahara contrôlé par l’Espagne. Quand, en 1975, la CIJ de La Haye et l’ONU rendent leur copie (en gros, oui à une auto-détermination pour le Sahara), Hassan II déduit que le territoire reviendrait à celui qui l’occuperait en premier, aussitôt que les troupes espagnoles auraient décampées. D’où l’idée d’une Marche verte vers Laâyoune doublée, à l’est, d’une pénétration militaire. L’Espagne de Franco a tout compris et a choisi, sur la fin, de laisser faire. "Pourquoi Franco aurait-il fait la guerre au Maroc puisque l’Algérie, via le Polisario, allait immanquablement le faire ?, nous explique un gradé marocain. L’Espagne voulait bien retirer ses troupes du moment qu’elle s’était assurée en partie le contrôle des phosphates et de la pêche dans la région et de la sauvegarde des îles Canaries en regard du territoire disputé". C’est en 1975 que le Maroc effectue, pour de bon, des missions de reconnaissance aérienne dans le ciel du Sahara. Dlimi et ses hommes préparent déjà un ratissage du terrain, loin de la côte atlantique. Tout est prêt pour concrétiser le coup de poker tenté par Hassan II : une Marche verte vers Laâyoune. Un véritable coup de génie. Ou comment occuper symboliquement la "porte" du Sahara, mettant les voisins et la communauté internationale devant le fait accompli, tout en s’assurant le consensus de la classe politique et en tenant éloignée une armée qui restait sur deux tentatives successives de coups d’Etat, en 1971 et 1972. Le 6 novembre 1975, donc, 350.000 civils, accourus des quatre coins du royaume, marchent vers Laâyoune, en partant de Tan Tan, escortés par des avions-éclaireurs. Les "marcheurs" ne vont pas jusqu’à Laâyoune, mais ils ont le temps de franchir la ligne de démarcation symbolique via le poste frontière de Tah. Le Maroc a ouvert la porte et mis les pieds dans l’ancien Sahara espagnol ! Pratiquement dans le même temps, Dlimi entame l’opération Ouhoud, du nom d’une célèbre guerre sainte de la première ère islamique. Militairement, la surprise est totale. Pendant le déroulement de la Marche verte vers Laâyoune, Dlimi pénétrait le Sahara en douce, à plus de 100 km à l’est, en "raflant" au passage les postes de Farsia, Jdiriya, Hawza et, plus tard, Mahbes, finissant de nettoyer tout le secteur de Smara. Le tout sans opposition notoire. L’occupation du terrain est en marche et Franco, de son lit de mort, a donné à ses troupes l’ordre de ne pas tirer. Le 14 novembre, le Maroc signe les accords de Madrid dont la Mauritanie, qui hérite du contrôle du tiers sud du Sahara, est la troisième partie prenante. Les troupes de Mokhtar Ould Daddah s’emparent de Lagouira avant de marcher, plus tard, sur Dakhla. L’Algérie dénonce, le Polisario regroupe toutes ses troupes du côté de Tindouf, alors que sa direction multiplie les va-et-vient jusqu’à Alger.

Début 1976, le décor est bien planté : la Mauritanie contrôle théoriquement le tiers-sud du Sahara et le Maroc les deux tiers nord. L’Algérie se prépare et prépare le Polisario à la guerre. Alors que la communauté internationale se relève encore du choc, tout est prêt pour une guerre qui sera, beaucoup plus, une course effrénée pour occuper les villes, plutôt que d’investir entièrement un territoire à la configuration d’un no man’s land difficile à sécuriser. Pour Dlimi, qui commande les troupes marocaines, la stratégie consiste à occuper le terrain par paliers, horizontalement, en s’enfonçant graduellement vers le bas, via de longues colonnes blindées. En face, l’Algérie arme le Polisario et l’envoie récupérer les positions prises par les Marocains. La guerre du Sahara à proprement parler peut commencer.

1976 - 1980 : La grande désillusion

L’euphorie née de la pénétration en douce des unités de Dlimi dans le Sahara n’a pas duré longtemps. Dès janvier 1976, une première grande bataille a lieu autour d’Amgala, entre des troupes marocaines et algériennes. Les Marocains gagnent la première manche, laissant 200 victimes algériennes sur le sable. La victoire est totale et le Maroc, sur ordre de Hassan II, choisit de "se contenter" de la prise de 100 prisonniers algériens. Le calcul du monarque est simple : le Maroc a gagné la bataille, mais il n’a pas envie de déclencher une guerre contre l’Algérie. D’où le choix de libérer une bonne partie des captifs. Le calcul, en tout cas, sera juste, puisque cette bataille maroco-algérienne, plus connue comme Amgala 1, restera comme la seule confrontation réelle entre les troupes des deux pays. Quelques semaines plus tard, le Maroc perd Amgala suite à la riposte polisaro-algérienne. Et à partir de là, les deux (ou trois) adversaires se livreront à un interminable jeu du chat et de la souris. Le Maroc occupe déjà plusieurs villes. Pour conforter ses positions, il se heurte au problème du ravitaillement. Le Polisario sort alors ses griffes. Grâce à sa très grande mobilité, il déploie sa technique de la guérilla en multipliant les attaques surprise de toutes parts. "C’est, comme nous l’explique cet officier, une guerre sans front, où les embuscades sont monnaie courante". Les Marocains, à leur grande surprise, découvrent que le Polisario, comme cela nous a été confirmé par plusieurs sources, est "mieux équipé, mieux préparé" à une guerre qu’il pressent longue. Écoutons la confidence de ce pilote de chasse marocain : "On effectuait nos missions aériennes à l’œil nu. Pour beaucoup d’entre nous, on recevait notre formation sur le tas. J’ai tiré, faute de discernement, sur des positions marocaines… En face, le Polisario n’avait pas d’aviation, mais avançait dans des chars ultrasophistiqués pour l’époque, équipés d'infra-rouge, qui leur permettaient d’attaquer et de cibler juste même la nuit". En plus, et tout au long de cette année 1976, les unités du Polisario s’infiltraient dans le massif de l'Ouarkziz qui surplombe la gara de Tindouf. Occupé à libérer les villes du Sahara, le Maroc n’a pas cru l’Algérie capable de donner le feu vert au Polisario pour s’attaquer aux parties non contestées du Maroc. Le Polisario a fini par faire de cette montagne marocaine un véritable bunker et une base de lancement des attaques contre les positions marocaines.

L’année 76 verra aussi la mort d’El Ouali, le fondateur du Polisario, en plein champ de bataille sur le front mauritanien. Il est remplacé, à la surprise générale, par Mohamed Abdelaziz, voulu et imposé par les Algériens. Sur les champs de bataille, le Maroc perd considérablement du terrain. L’aviation marocaine multiplie les missions. Au point qu’on l’accuse d’avoir eu recours au napalm lors d’une de ces missions… Le Polisario multiplie les attaques, notamment à partir de 1978, contre les positions marocaines. En parallèle, l’Algérie déstabilise la Mauritanie politiquement, et le Polisario l’use militairement. L’été 1978, déjà, le président mauritanien Ould Daddah est renversé par Ould Haïdallah. L’année d’après, la Mauritanie se retire tout simplement du Sahara. La guerre, qui fait rage, devient celle du Maroc et de l’Algérie. Hassan II contre Boumediène. Deux modèles de gouvernance diamétralement opposés.

Avec le retrait de Nouakchott, le Maroc se retrouve avec un territoire de près de 270 000 km2 à sécuriser. Une tâche d’autant plus difficile que le Polisario, désormais, multiplie les attaques de l’intérieur même du territoire mauritanien, en partant des villes du Nord, dont Zouerate. Ou Bir Moghrein. En août 1979, et à l’évacuation de Dakhla et tout l’Oued Eddahab par la Mauritanie, les forces marocaines investissent la ville, après une course contre la montre avec les unités du Polisario venant de Zouerate et de Bir Moghrein. Les Marocains arrivent plus vite que leurs adversaires ; le 11 août, ils sont à Dakhla. Le 14, ils commencent à sécuriser la province. Mais les lignes de l’armée marocaine s’étirent, le ravitaillement se perd en cours de route. Le Maroc recule et, en dehors des grandes villes comme Boujdour et Dakhla, il se cantonne au Nord et à ses trois points stratégiques que sont Laâyoune, Boucraâ et Smara. Tout autour, le Polisario tisse un axe de défense "mobile" qui va jusqu’aux portes de Boujdour. En janvier 1979, par exemple, il pousse le luxe jusqu’à occuper, quelques heures durant Tan Tan, violant allègrement la souveraineté marocaine. La désillusion, qui durera jusqu’en 1980, est alors d’autant plus grande que, sur le plan diplomatique, le Polisario marque des points. Sans être un fiasco, la guerre du Sahara semble alors très mal engagée et un changement de stratégie, d’abord militaire, devient urgent.

1980 - 1987 : Le mur par lequel le salut arrive

En 1980, Dlimi, sur les conseils des experts du Mossad israélien, lance le chantier d’un mur de sable, qui tracera de nouvelles frontières à l’intérieur du Sahara. "L’idée, se souvient un officier, est de défendre les positions marocaines, les villes comme les immensités désertiques, et surtout de choisir désormais les champs de bataille". Dlimi s’appuie sur ses trois colonnes blindées, Ouhoud, Arak et Zellaqa, fortes de 20.000 hommes chacune, pour creuser des sillons à travers le Sahara. Août 1980, le premier mur est en construction, qui protège le triangle névralgique Boucraâ-Smara-Boujdour. Le Polisario, sentant venir le danger, intensifie les attaques et accumule les démonstrations de force (bateaux de pêche arraisonnés non loin de Boujdour) avant l’achèvement du premier mur en 1982. Une année auparavant, Hassan II avait surpris tout son monde, à commencer par la classe politique marocaine, en acceptant, sans doute pour répondre à la pression de la communauté internationale, l’idée d’un référendum. Politiquement, une brèche est ouverte. Et tout devient possible. Le Maroc reprend militairement du poil de la bête. Mais, politiquement, il a bel et bien concédé du terrain pour sa souveraineté. C’est alors que l’armée, à son tour, et au bout de près d’une décennie de combats, pour reprendre l’expression d’un témoin de cette guerre, "contre des ennemis souvent invisibles", donne des signes de fatigue. Que se passe-t-il au juste avant que Dlimi, un certain jour de janvier 83, trouve la mort dans un accident de voiture pour le moins irréel ? Nul ne le saura jamais, même si, des années plus tard, la CIA déclassera une partie de ses archives pour placer l’ancien commandant de la zone Sud parmi une longue liste d’assassinats politiques. L’assassinat de Dlimi changera, en tous cas, la donne au Sahara. Militairement, et surtout politiquement. Abdelaziz Bennani, voire Driss Benaïssa, Abrouk ou le colonel Britel qui dirigeront plus ou moins la manoeuvre à la suite de Dlimi, iront chercher leurs consignes auprès du roi. Hassan II décide, par exemple, que le "droit de suite" (possibilité de poursuivre les intrus en dehors du mur), auquel sont dédiées les brèches qui séparent le mur sera désormais astreint. "Le but, nous explique un officier à la retraite, est d’éviter de nouveaux affrontements directs avec l’armée algérienne en poursuivant l'assaillant loin du mur". Politiquement, Hassan II fait de Driss Basri son représentant personnel au Sahara, et bientôt son interlocuteur aussi bien auprès des Algériens que des émissaires de l’ONU. Le Sahara, qui continue d’être un champ de bataille, vaut au Maroc moins de morts et de prisonniers. Mais, diplomatiquement, le retard accusé par le royaume dès les années 70 par rapport au Polisario et à l’Algérie s’agrandit. En 1984, la RASD (République arabe sahraouie démocratique), proclamée dès 1976, est reconnue par l’OUA (Organisation de l'unité africaine). Le Maroc, trahi par ses amis africains, claque la porte de l’OUA et se ferme complètement. Il se reconcentre sur son effort de guerre et lance la construction d’un deuxième mur, toujours loin de Tindouf. Les escarmouches reprennent de plus belle, comme si chacun s’était mis d’accord, de part et d’autre, qu’aucune solution politique n’était envisageable avant la désignation d’un vainqueur et d’un vaincu à la guerre. En 1987, pourtant, le Maroc remporte une victoire morale : le 6e et dernier mur est achevé. Oued Eddahab est définitivement sécurisé, fermant ainsi le front mauritanien et ouvrant la voie, l’année d’après, au Plan de paix présenté par le S.G de l’ONU, Javier Perez De Cuellar.

1987 - 1991 : La fin d’une guerre inutile

L’année 1987 s’annonce sous de meilleurs auspices pour le Maroc. Il stabilise la situation. Le Polisario triomphant du début des années 80 s’essouffle graduellement. Il ne parvient plus à inquiéter Dakhla, complètement sécurisée. Le dernier mur, celui qui longe la frontière avec la Mauritanie, est enfin terminé. Il protège aussi Tichla et Aousserd dans l’est de la province d’Oued Eddahab. Mais les attaques rageuses ne cessent pas. En février, mars et novembre de cette année, le Polisario effectue raid sur raid le long du mur qui va maintenant de M’hamid El Ghizlane à Guergarat, à 55 km au nord de Lagouira, pour éprouver les défenses marocaines soumises à rude épreuve. Mais désormais, la pression va changer de camp. Le Polisario laisse trop de victimes pour une armée, déjà sans hiérarchie, dont l’effectif peut aller jusqu’à 30 et 40.000 hommes, selon les périodes. La Libye ne fournit plus d’armes depuis longtemps, les "guerilleros" ont pris de l’âge et comme nous le dira le journaliste tunisien Abdelaziz Dahmani (il prépare un ouvrage sur le sujet) : "La relève n’était pas à la hauteur. Finie la connaissance du terrain, la guerre avait l’âge des recrues". En fait, ces soldats formés en Union soviétique n’étaient pas destinés à la guérilla mais à une guerre plus conventionnelle. Toujours selon Abdelaziz Dahmani, c’est là qu’a résidé l’erreur qui sera fatale au Polisario en tant que force militaire. Les jeunes ne connaissaient le Sahara que par les cartes ou par les "excursions" à l’est des murs. C’est alors le commandant Ayoub Lahbib, dernier chef de guerre, qui fait l’essentiel de la pugnacité du Polisario.

Les opérations continuent tout de même. Le mur est solide mais pas infranchissable. Le Polisario utilise, par endroits, la technique des bombardements pour forcer le passage. Des incursions sont aussi signalées à travers l’une ou l’autre des cinq "brèches", qui séparent les six portions du mur. Défaillance des radars de surveillance ? Erreurs à mettre sur le compte de certaines négligences et défauts de transmission ? En août et en décembre1987, puis en janvier 1988, des accrochages acharnés se déroulent tout le long du mur. Ils feront près de 300 morts de chaque côté. Mais c’est désormais une guerre sans grande conviction et politiquement inutile même à celui qui l’entretient. Surtout que le Maroc et le Polisario avaient accepté le plan de paix de l’ONU, le 30 août 1988. Pour négocier en position de force, le Polisario essaie de faire le forcing, mais le 11 décembre il abat un avion américain par erreur. Durant cette même année, la situation politique est désastreuse pour les dirigeants du Front. Une révolte ouverte a explosé dans les camps de Tindouf. Une de ses conséquences sera le ralliement de 6 membres de la direction du Polisario, dont Omar Hadrami. Le Polisario tente toujours de s'adapter à des confrontations conventionnelles auxquelles le mur, désormais achevé, l’oblige. Ayoub opère par concentration de blindés. Les derniers combats significatifs auront lieu à Gueltat Zemmour, en octobre 1989, en janvier et en novembre 1990 où le Polisario laissera près de 100 morts sur le terrain. C’est à cette époque-là, selon Lahbib, rentré au Maroc depuis, que le Polisario apprend à "percer" le mur avant de faire demi-tour sous le feu de l'aviation marocaine. Il faudra attendre août 1991 pour que la guerre cesse définitivement. L’armée du Polisario se désagrège encore et ne compte plus, selon la majorité des observateurs, que 2000 à 6000 réguliers. Bizarrement, alors, quand le cessez-le-feu bilatéral est enfin proclamé le 6 septembre 1991, le Maroc est militairement au plus fort alors que le Polisario est au plus bas ! Mais continuer était plus inutile que jamais. Malgré quelques dernières escarmouches, la guerre du Sahara était bien finie.

Source Algérie- DZ

Le Pèlerin

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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 07:56

Algérie - Trois réseaux sont déjà identifiés

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À peine mise sur le marché, la nouvelle coupure du billet de 2 000 fait l’objet de trafic à grande échelle. Ainsi, après le démantèlement d’un réseau basé à Ifri-Ouzellaguène par les éléments de la Police judiciaire de Béjaïa et la saisie par les mêmes services d’une grosse somme à Naâma, voilà qu’une autre filière a fait son apparition dans la région de Relizane. Selon des sources concordantes, un faussaire a été interpellé en possession de ces coupures, totalement imitées grâce aux procédés introduits par des Africains clandestins. L’enquête confiée à la Gendarmerie nationale de Relizane a révélé que cette arrestation intervenait après la plainte d’un commerçant, originaire de Mendès, pour remettre aux gendarmes un faux billet de 2 000 DA qu’il a reçu auprès d’un client conséquemment à des achats effectués dans son magasin au centre-ville. L’alerte donnée, le mis en cause qui circulait à bord d’un véhicule de marque Renault Megane a été interpellé au centre-ville de Oued-Djemaâ. Les investigations sont en cours. Cette opération intervient après l’arrestation de trois autres faussaires basés à Oran, Mécheria et Naâma dont des Maliens. D’autres éléments du groupe demeurent toujours en fuite et continuent à fabriquer le faux billet que beaucoup de commerçants et de consommateurs appréhendent sur le marché monétaire. Ces quantités de faux sont généralement destinées aux grandes transactions de la contrebande et du crime organisé, comme le trafic de drogue ou encore le vol de véhicules. En ce sens, l’identification de ces réseaux permettra, dans un premier temps, aux services de sécurité de situer les manufactures souterraines, notamment celles basées à l’ouest du pays où ce trafic prend des proportions alarmantes. Même si on ignore la masse de faux billets mis en circulation, la prudence est de mise, notamment dans des marchés aux bestiaux et des véhicules d’occasion où des clients sont floués par ces gangs. La veille de cette arrestation, un autre Malien, en situation régulière, a été interpellé à Bou-Ismaïl en possession de liasses de papier sous forme de billets de banque de 20 euros et des produits chimiques destinés à la contrefaçon de billets. C’est dire l’ampleur que prend cette forme du crime financier et l’offensive des immigrés clandestins qui s’emploient à fabriquer toutes les monnaies du monde sur le sol algérien.
Source Liberté Farid Belgacem

Le Pèlerin

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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 07:46

L'Algérie importe, chèrement, 75% de ses besoins alimentaires.

moisson

 

Sa «sécurité alimentaire» est assurée par les recettes pétrolières, lesquelles pourraient devenir plus incertaines dans 25 ans. «Qu'est-ce qu'il y aura à manger demain?» est une question qui n'a rien de théorique.
En Algérie, le déficit alimentaire est structurel. La question de la sécurité alimentaire est une préoccupation permanente et a été à la base de toutes les stratégies agricoles et rurales. L'agriculture connaît une progression à la faveur des derniers plans de développement. La production s'améliore, se diversifie mais à un coût élevé et dépend des importants soutiens de l'Etat. Elle peut cependant encore satisfaire des besoins alimentaires qui évoluent d'une manière vertigineuse. Ces besoins s'articulent sur des régimes alimentaires qui se calquent sur des modèles de consommation nouveaux. Ils risquent de réduire la portée des politiques de développement agricole et donc d'augmenter la dépendance vis-à-vis des marchés mondiaux. 75% des besoins alimentaires de l'Algérie sont assurés par l'importation, ce qui en fait le premier importateur africain de denrées alimentaires et le cinquième mondial en céréales. Sur la facture alimentaire, les biens alimentaires représentaient, au premier semestre de 2011, 20,76 % de la valeur du total des importations. La rubrique a augmenté de 1,81 milliard de dollars en une année. En valeur, les importations alimentaires sont passées de 1 milliard de dollars en moyenne dans les années 1970 à 2 milliards dans les années 1980, 3 milliards pour 2003 et plus de 8 milliards en 2008, pour redescendre à 7 en 2009 puis à 6 en 2010. Elle est de 7.29 milliards de dollars rien que pour les neuf premiers mois de l'année en cours. L'Algérie figure parmi les pays qui offrent une disponibilité alimentaire relativement élevée. Mesurée en kilocalories par jour disponible sur le marché, elle est autour de 3600, alors que la norme admise en la matière est de 2100 kilocalories par habitant et par jour. Les données statistiques montrent que la disponibilité alimentaire a été multipliée par huit. Elle est passée de 1758 kilocalories par jour en 1963-69, à 2160 en 70-79, puis à 2732 durant la décennie 80, puis à 2944 dans les années 90.
Une disponibilité alimentaire tributaire du pétrole
Cette disponibilité reste très fortement tributaire des recettes pétrolières. Les progrès enregistrés pour diminuer cette vulnérabilité par l'amélioration des techniques agricoles en vue d'augmenter la production et la productivité ne suivent pas au même rythme. L'accroissement des contraintes naturelles et la rareté des ressources en eau et en sol ne poussent pas à l'optimisme. Le défi est de travailler à réduire la dépendance autant des recettes pétrolières que des marchés étrangers. Surtout que l'un et l'autre risquent de traverser de grosses zones de turbulences du fait de la crise budgétaire que connaît l'Europe. Il est de notoriété publique que la crise impacte fortement le cours des céréales et ce pour peu que les spéculateurs s'y intéressent un peu qu'ils ne le font actuellement
Le stress de la raréfaction des ressources
Jusqu'à 2030-2040, les recettes pétrolières continueront à payer la facture alimentaire. Au-delà, le futur alimentaire paraît incertain. Les problématiques de diversification des ressources substituables aux hydrocarbures deviennent de plus urgentes à développer. En effet, si des solutions alternatives fondées sur la création de valeur ajoutée, sur l'amélioration des productions et sur la création de services exportables ne sont pas mises en œuvre, il est probable que la prochaine crise alimentaire mette à nu la vulnérabilité du pays en la matière avec une acuité dont les effets sociaux peuvent être terribles. Le passage d'importateur agroalimentaire à celui d'acteur dans les échanges internationaux est un long et difficile chemin. Il est la somme de tous les efforts de développement d'un pays. La sécurité alimentaire, estime un chercheur, «relève de presque tous les secteurs qui influent, chacun de sa manière, sur les facteurs qui la déterminent. Ceux-ci vont de l'idée même de la sécurité alimentaire aux modèles de consommation, en passant par la gestion des ressources rares (eau, terre, espaces), le changement climatique, la régulation du marché agricole national, le développement des filières agroalimentaires, le marché mondial et la volatilité des prix des produits alimentaires, soit au développement durable dans son ensemble».

Source Le Quotidien d’Oran Said Benmerad

Le Pèlerin

 

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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 07:35

L'ouverture du marché européen de l'électricité est une des conditions du partenariat énergétique entre l'UE et l'Algérie sur le renouvelable.

champ solaire algerie

 

Alger ne veut pas que la future électricité verte - Desertec et autres projets - arrive comme un flux d'appoint sur un marché continental régulé par d'autres sources de production.
La réunion de Bruxelles entre les deux parties a plus servi à cerner les obstacles qu'à les aplanir.
Le message délivré aux partenaires potentiels européens est clair : «Les opportunités de partenariat offertes dans ce domaine par l'Algérie» sont nombreuses mais «nous devons passer en revue les conditions pour asseoir une coopération avantageuse et équilibrée pour ces projets durables». Déjà, en octobre dernier, Y.Yousfi avait affirmé qu'il serait désavantageux «de vouloir développer des énergies renouvelables en quantité, sur le long terme, en comptant sur l'importation des équipements. Ce serait trop coûteux et pas rentable pour le pays». Trop dangereux aussi dans la mesure où le système énergétique d'un pays doit dépendre au minimum d'équipements et de savoir-faire étrangers. La troisième condition évoquée à l'époque par le ministre algérien mérite qu'on s'y attarde ; elle est liée à l'ouverture du marché européen, au sens commercial et technique du terme. Le marché auquel est destinée l'électricité verte algérienne est le réseau interconnecté ouest-européen. Les fournisseurs de ce réseau sont multiples : des gros producteurs d'électricité comme EDF, des petites unités de cogénération et, même, de simples particuliers dont le domicile est équipé en panneaux solaires. La demande d'énergie fluctuant dans la journée, et selon les saisons, il est nécessaire pour le gestionnaire du réseau d'organiser les priorités de fournitures. C'est ainsi que l'on distingue grossièrement les fournisseurs interruptibles et les permanents ; mais le système est bien plus sophistiqué que cela.
La position algérienne sur cet aspect est claire : l'électricité verte en provenance d'Algérie ne saurait être une énergie d'appoint. Le discours de Y.Yousfi à Bruxelles a largement précisé cet aspect incontournable du partenariat futur entre les dépositaires du gisement solaire et les marchés demandeurs.
L’efficacité énergétique vaguement évoquée
De la même façon, on se serait attendu à quelques développements sur la recherche de l'efficacité énergétique et les économies d'énergie, l'un des thèmes centraux de la rencontre de Bruxelles. De nombreux spécialistes espéraient une annonce majeure concernant la mise à niveau du parc Sonelgaz de centrales électriques. Complètement dépassées, les turbines à gaz de la société nationale gaspillent 30% du gaz injecté, alors que par ailleurs on s'inquiète de la baisse des réserves nationales de cette énergie fossile «propre». Pour mémoire, les centrales à cycle combiné (60% de rendement énergétique) sont devenues la norme dans le monde, reléguant les turbines à gaz (30% de rendement énergétique) à l'écrêtage des pointes de consommation journalières.
Si la mise à niveau du parc de centrales en place ne semble pas faire partie des priorités du ministre, il faut espérer que les 30 milliards de dollars destinés à la mise en place de 1200 mégawatts de capacités supplémentaires seront orientés en cycle combiné. Ceci pour un souci de cohérence avec l'annonce faite d' «un programme ambitieux de 80 milliards de dollars dont les deux tiers ont été affectés au développement des énergies renouvelables et un tiers à la promotion de l'efficacité énergétique (ce qui) permettra d'installer une puissance d'origine renouvelable de près de 22 000 MW entre 2011 et 2030, dont 10 000 MW seront dédiés à l'exportation».

Source Le Quotidien d’Oran Idir Ahatim

Le Pèlerin

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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 07:22

560 hôtels et complexes en voie d’achèvement

Beni Haoua

 

Le ministre du Tourisme a affirmé que 560 projets hôteliers et touristiques sont en voie d’achèvement en Algérie. A voir le retard que ce secteur accuse, la durée que nécessitera leur «achèvement» demeure imprécise. Dans un pays où la paralysie du secteur du tourisme se constate à vue d’œil, il est réconfortant, faute de mieux, d’entendre de temps à autres que des actions sont entreprises pour le booster. Pour preuve, les projets et les promesses ne cessent de nous le rappeler. Le ministre du Tourisme, Smail Mimoun, a déclaré en marge d’une visite de travail qu’il effectuait dans la wilaya de Bordj Bou-Arréridj, qu’au moins 560 projets hôteliers et touristiques sont en voie d’achèvement en Algérie. Il s’agit, selon lui, de «projets partiellement réalisés ou en cours d’étude pour un montant global de 4 milliards de dollars». Ces projets permettront à l’Algérie, d’après la même source, «de faire face à des besoins pressants en matière d’extension des capacités d’accueil hôtelières qui ne dépassent pas 72 000 lits, et qui sont appelées à s’aligner sur les normes internationales». À l’occasion de sa visite d’inspection dans la wilaya de Bordj Bou- Arréridj le premier responsable du tourisme a souligné la nécessité de promouvoir et de valoriser la formation afin de porter la qualité des prestations de service au niveau des critères et des normes internationaux. Il annoncera dans le même contexte qu’un projet de nouvelle carte de la formation, propre à son secteur, sera présenté prochainement devant le gouvernement. En effet, à voir le retard que le secteur du tourisme accuse en matière d’infrastructures et de stratégie de promotion de la destination Algérie à l’étranger, la durée que nécessitera l’«achèvement» de ces projets est indéfinie. Il faut souligner que les discours relatifs à la mise en valeur des atouts touristiques de notre pays dépassent de loin ce que le secteur offrent aux citoyens. En-deçà des plus modestes attentes, le secteur peine à investir les forces et ressources touristiques de manière à attirer les touristes locaux ou étrangers. Ne figurant certes pas comme créneau auquel on demande des comptes de rentabilité pour l’économie nationale, les véritables stratégies pour la promotion de l’image touristique de l’Algérie semblent prendre trop de temps pour faire du tourisme un acteur économique actif. Outre la saison estivale qui met à nu les lacunes du secteur, des insuffisances sont rencontrées à la fin d’année, période à laquelle les Algériens aimeraient planifier un séjour dans le Sud ou d’autres régions. Mais faute d’infrastructures hôtelières qui répondent aux normes, d’un service de qualité où le touriste est roi ainsi que des lignes de transport en commun qui facilitent les déplacements et avec des prix raisonnables vers les régions les plus convoitées, les Algériens préfèrent rester chez eux pendant les vacances, et ne pas prendre le risque de payer cher des services très médiocres.

Source Le Jour d’Algérie Yasmine Ayadi

Le Pèlerin

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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 07:20

«Les Français ont tout intérêt à investir en Algérie»

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«Au vu du climat économique français défavorable à l’investissement local, dû notamment à la crise financière, les entreprises françaises ont tout intérêt à investir dans d’autres pays dont l’Algérie». C’est là une déclaration de Jean-Marie Dauger, président du conseil de chefs d’entreprise France-Algérie, lors du point de presse conjointement organisé hier au Sofitel, Alger par le Forum des chefs d’entreprise (FCE).

A ce titre, J.-M. Dauger répondant à la question concernant la réticence exprimée par certaines entreprises françaises vis-à-vis de la règle du 49/51, J.-M. Dauger indiquera que cette dernière «ne constitue pas un obstacle. Les entreprises françaises qui ont une croissance dans leur environnement cherchent en Aglérie cette relance de croissance. L’Algérie peut les accueillir, et elles peuvent promouvoir des investissements en partenariat». Affirmant ne pas avoir «senti» ce scepticisme de la part des investisseurs français, ajoutant que le fondement de cette mesure leur a été expliqué, et comme partout dans le monde où elles sont implantées, elles s’adaptent au cadre réglementaire qui leur est fait. Et de poursuivre que «le choix du 49/51 est celui de l’Algérie que les entreprises françaises ne contestent pas. Non seulement elles l’acceptent, mais s’en accommodent». Ces dernières, dira-t-il, doivent s’installer dans la durée. Par ailleurs, s’agissant de la visite du Medef à Alger, il affichera sa volonté «d’aller plus loin dans les affaires» en Algérie. Et de souligner, tout en rappelant que le Medef est la première association d’entreprises française qui regroupe plus d’un millier d’entreprises, «les relations entre les deux acteurs sont extrêmement diversifiées et touchent tous les secteurs d’activité». Pour M. Dauger, parmi les entreprises étrangères activant en Algérie, «les entreprises françaises sont celles qui entretiennent le plus de relations avec leurs homologues algériennes». Et pour souligner l’importance de l’implantation des entreprises françaises en Algérie, Jean-Marie Dauger, dira que ces dernières «sont des employeurs très importants» en ce sens où elles emploient 35 000 personnes auxquelles s’ajoutent 100 000 emplois créés à travers les différents investissements français en Algérie. Pour sa part, Rédha Hamiani, président du FCE récemment reconduit à son poste, dira que «la France est notre premier partenaire économique depuis 7 ans. Nous réalisons 100 milliards d’euros d’échanges». Affirmant que les résultats de cette coopération «sont palpables, notamment dans le domaine de l’eau avec la SEAAL qui a parfaitement réussi dans notre pays, celui de la gestion de l’aéroport, du tramway…». Ce qui selon lui, «prouve l’efficacité de la relation avec les entreprises françaises». Par ailleurs, il a annoncé le déplacement prochainement d’une délégation d’hommes d’affaires algériens à Paris. Pour rappel, conduite par le Medef international, la délégation des chefs d’entreprise français est depuis hier à Alger pour une visite de travail qui prendra fin aujourd’hui. Pas moins d’une soixantaine d’entreprises issues de plusieurs secteurs représentant les banques, assurances, finance, industrie, agroalimentaire, notamment la filière lait, conseil et formation, énergie, transport terrestre, maritime et aérien, nouvelles technologies, ingénierie, eau et environnement, BTP et infrastructures ont pris part à cette visite.

Source Le Jour d’Algérie Lynda Naili Bourebrab

Le Pèlerin

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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 07:11

Vers des élections anticipées

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Quatre ministres sont concernés. Il s’agit respectivement des ministres de l’Intérieur, Daho Ould Kablia, de la Communication, Nacer Mehal, de la Justice, Tayeb Belaiz, en plus de la consultation du ministre des Finances, Karim Djoudi, concernant le budget qui sera consacré à ce rendez-vous électoral.

Il y a cinq jours, le gouvernement a tenu la première réunion de la commission nationale chargée de la préparation des élections législatives. Une réunion suivie d’une instruction du Premier ministre, Ahmed Ouyahia, portant sur l installation de cinq sous-commissions chargées notamment de l’aspect technique, sécuritaire, juridique, communicationnel et financier, a-t-on appris de sources gouvernementales.

Dans ce cadre, quatre ministres sont concernés. Il s’agit respectivement des ministres de l’Intérieur, Daho Ould Kablia, de la communication, Nacer Mehal, de la Justice, Tayeb Belaiz, en plus de la consultation du ministre des Finances, Karim Djoudi, concernant le budget qui sera consacré à ce rendez-vous électoral.

Le gouvernement semble avoir sérieusement entamé la préparation des échéances de 2012, ce qui n’écarte pas l’éventualité que ce rendez-vous électoral pourrait intervenir avant sa date légale, c’est-à-dire avril au lieu de mai.

Cette hypothèse n’est pas écartée si on se réfère également aux dernières déclarations du ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, qui a annoncé mercredi 7 décembre depuis Paris une révision de la Constitution pour le second trimestre 2012, sachant que la révision du texte fondamental de la République doit passer par le Parlement issu des prochaines législatives.

Par ailleurs, rien ne peut expliquer le retardement de l’organisation des élections législatives et l’annonce de l’amendement de la Constitution, d’autant que le Parlement aura fini avec les projets de loi s’inscrivant dans le cadre des réformes politiques avant la fin du mois de décembre en cours. D’ailleurs, trois textes législatifs ont déjà été validés par les deux chambres du Parlement, notamment ceux concernant l’incompatibilité de mandat parlementaire, la représentation des femmes aux Assemblées élues et le régime électoral, textes qui ont un lien direct avec les prochaines législatives. D’autre part, le projet de loi sur les partis politiques a été validé par la chambre basse du Parlement et attend sa validation par le Conseil de la nation. Ce texte permettra aux nouvelles formations politiques l’obtention de l’agrément, même si elles n’auront pas le temps de se positionner et organiser leurs campagnes électorales alors que certains partis de la scène politique sont déjà en pré-campagne. Il reste deux textes de loi à valider, notamment le projet de loi organique concernant les associations, dont la plénière de vote est programmée pour aujourd’hui, avant de passer à celui relatif code de l’information.

Il est à préciser que la commission nationale chargée de la préparation des prochaines législatives, présidée par le Premier ministre Ahmed Ouyahia, est composée de représentants de plusieurs ministères et est constituée de cinq sous-commissions.

Au niveau des partis politiques, la pré- campagne a déjà commencé et les leaders sont déjà sur le terrain.

Dans ce cadre, il est à relever trois spécificités à ces législatives. Il s’agit en premier lieu du cas FLN. Ce parti, qui a été des années durant majoritaire dans les Assemblées élues, pourra connaître un recul si les redresseurs maintiennent leur menace en participant aux élections à travers des listes indépendantes parallèles à celles du FLN.

En deuxième lieu, il y a les islamistes qui semblent plus qu’optimistes quant à leurs résultats lors de ces élections, une ambition motivée par la montée des islamistes dans les pays voisins ( Libye, Maroc, Tunisie).

En troisième lieu, il y a le cas du FFS. Ce parti qui boycotte depuis des années les élections législatives pourra créer la surprise et participer à ces élections maintenant qu’il a décidé de récupérer ses anciens cadres et la programmation, dès la fin du mois de janvier 2012, d’une convention nationale sur les échéances électorales.

Enfin, ces législatives connaîtront une importante participation des partis alors que celle des électeurs reste posée.

Source Le Jour d’Algérie Nacera Chenafi

Le Pèlerin

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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 06:54

Une réserve mondiale de la biosphère menacée

Djurdjura

 

Les experts ne cessent de tirer la sonnette d’alarme pour que l’Etat se penche sérieusement sur ce qui pourrait compromettre l’avenir de ce milieu naturel classé réserve mondiale de la biosphère par l’Unesco.

Le Parc national du Djurdjura (PND) qui s’étale sur plus de 18 550 hectares, dont plus de 10 000 ha sont situés sur le territoire de la wilaya de Tizi Ouzou et le reste sur celui de Bouira, fait face ces dernières années à de sérieuses menaces qui risquent de peser négativement sur l’équilibre de ce milieu naturel. En effet, les cadres du PND ne cessent de tirer la sonnette d’alarme pour que l’Etat se penche sérieusement sur ce qui pourrait compromettre l’avenir de ce milieu naturel classé réserve mondiale de la biosphère par l’UNESCO. Ces menaces se résument en le captage de l’essentiel des 300 sources, notamment celles de haut débit au profit de l’alimentation en eau potable des populations, l’exploitation des carrières, la prolifération des dépotoirs sauvages, la probabilité d’ériger sur le territoire du PND des zones d’extension touristiques, la surexploitation de certaines sites comme l’Aswel et Tikjda en accueillant un flux important de visiteurs en temps réduit et bien d’autres menaces. Certaines agressions du PND, à l’image de l’existence de carrières, sont contraires à la loi qui a permis la création de cet espace, d’où l’étonnement des écologistes devant le silence des pouvoirs publics pour remettre de l’ordre. Néanmoins, cela n’a pas empêché la centaine d’employés du PND de continuer à veiller sur la préservation du site avec les moyens de bord. A ce propos, nous avons appris auprès d’un cadre du PND que trois opérations sont en cours dans le cadre de la protection du parc. D’abord, inventorier la faune et la flore du parc en vue de mettre à jour celle existante depuis plusieurs décennies, ensuite renforcer la présence des agents du parc par la création de nouveaux points de surveillance ou de structures, et enfin élaborer une étude portant sur le comportement du singe magot. Cet animal sympathique menace de plus en plus les vergers des habitants après une prolifération de l’espèce qui dépasse les

5 000 individus dans une aire de seulement quelques milliers d’hectares, contraignant les propriétaires de ces vergers à les abattre en l’absence d’autres solutions. En somme, les cadres du PND auxquels se sont joints des associations et des militants de l’environnement dans la région estiment qu’il est temps d’agir avant qu’il soit trop tard, en préconisant déjà une large vulgarisation des potentialités et richesses inestimables naturelles et historiques du site en question pour sensibiliser davantage ceux qui le fréquentent au quotidien et amener les pouvoirs publics à mettre le paquet sur sa préservation de tout ce qui le menace aujourd’hui.

Source Le Jour d’Algérie Hamid Messir

Le Pèlerin

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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 06:33

Le mouvement associatif aux ordres des partis

le siège de l UGTA

 

A l’approche des élections législatives, des associations se manifestent et ne cachent pas leur choix politique. La relation entre les associations et les partis politiques en Algérie ne date pas d’aujourd’hui même si certains cherchent à la cacher.

Dans les dernières statistiques fournies par le ministre de l’Intérieur, Daho Ould  Kablia, il a été recensé 90 000 associations, un chiffre énorme par rapport à ce qu’apportent ces associations, dans la vie sociale des Algériens. Mais voilà qu’à l’approche des élections législatives en Algérie, des associations se manifestent et ne cachent pas leur choix politique. La relation entre les associations et les partis politiques en Algérie ne date pas d’aujourd’hui même si certains cherchent à la cacher.

Dans le projet de loi organique portant sur les associations, dont la plénière de vote à l’Assemblée populaire nationale  est attendue pour demain,  le 13 décembre et ce,  malgré l’appel de quelques associations à son retrait, ne dispose pas  d’articles clairs interdisant «l’appartenance d’associations aux partis», ce qui pourrait constituer une menace pour leurs activités. Sachant que ce texte évoque quelques obligations universelles, notamment la probité de leurs dirigeants, ainsi que la transparence dans leur gestion, particulièrement financière, le respect de leurs statuts, y compris en ce qui concerne leur propre domaine d’activité et le respect de la constitution et de la législation en vigueur, ainsi que de l’ordre public.

Il est à souligner que la commission de la jeunesse et du mouvement associatif au niveau de l’APN, a examiné mercredi dernier  92 amendements préposés par les députés.

Il faut dire que l’appartenance des associations aux partis  conditionne leurs positions par rapport à celles des partis dont elles dépendent. A cet effet, les partis politiques ont déjà entamé la réorganisation des organisations et associations leur appartenant déjà sans oublier de lancer la chasse pour récupérer le mouvement  associatif.  

Dans ce cadre, le Mouvement de la société pour la paix (MSP) qui dispose déjà sur le terrain d’une organisation estudiantine dénommée l’Union générale des étudiants algériens (Ugel) essaye de récupérer d’autres associations. Dans ce cadre, le MSP a décidé de dire non

d’avance au projet de loi organique portant sur les associations, ce qui lui offre la possibilité de gagner la sympathie des associations qui sont contre ce texte. D autre part, le week-end dernier, le président du MSP, Bouguerra Soltani,  a pris part à une  rencontre de l’Union nationale des femmes algériennes. Une association qui a consacré la  session de son  conseil national à la préparation des prochaines législatives.

M. Soltani qui a toujours montré  une certaine crainte par rapport à la question des quotas de femmes que doivent contenir les listes électorales des partis politiques s’est déclaré favorable à un quota de 50% en faveur des femmes. Alors que le porte-parole du RND, Miloud Chorfi, a relevé la nécessité d’élargir la représentativité de la femme. Pour les prochaines législatives, il annonce «une vague déferlante de femmes à l’Hémicycle» et va même jusqu’à leur promettre entre 80 et 100 sièges ! Et de son côté,  le représentant du FLN, M. Mechebk, estime que «la place de la femme dans la vie politique est non négociable et que le problème de sa représentativité ne se pose pas». Sachant que le FLN était pour la réduction du quota des femmes de 30% à 20%.

Toujours concernant le FLN, la direction du parti a donné  l’ordre aux associations et organisations qui lui appartiennent de se réorganiser. A ce titre,  l’Union nationale de la jeunesse algérienne (Unja),  a entamé vendredi dernier, les travaux du  7e congrès mais la séance  d’ouverture a été marquée par de vives altercations entre délégués.

La salle omnisports d’El-Biar a été le théâtre durant trois heures d’altercations entre des délégués de certaines wilayas dont l’accès à la salle leur a été interdit par les organisateurs. La porte principale ainsi que les portes internes ont été fermées tandis que des dizaines de participants se sont rassemblés à l’extérieur. Dans un souci de maîtriser la situation, le SG de l’Unja, Mohamed Madani a annoncé avoir fait appel à un huissier de justice pour compter le nombre de délégués autorisés à participer. Une situation qui reflète l’importance du conflit interne au  FLN qui affecte cette association.

Du côté de la Centrale syndicale, le jeu est clair car tout se joue entre les alliés du RND et ceux du FLN mais le secrétaire général de l UGTA, Abdelmadjid Sidi Saïd, semble choisir son camp qui est celui du parti des travailleurs.     

Source Le Jour d’Algérie Nacera Chenafi 

Le Pèlerin

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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 06:26

Algérie - Pourquoi les Algériens restent en marge du printemps arabe

vie algerienne

 

Moins d'un an après le début des soulèvements arabes, l'Algérie semble à l'abri des bouleversements politiques que connaissent les autres pays d’Afrique du Nord - tels l’Égypte, la Tunisie, la Libye et le Maroc. Décryptage.

Par Tahar HANI (texte)

Alors qu'une vague de révoltes secoue le monde arabe depuis le début de l’année 2011, l'Algérie semble épargnée. Pourtant, les Algériens partagent les mêmes aspirations que leurs voisins - l'Égypte, la Tunisie et le Maroc - qui se sont soulevés pour réclamer plus de démocratie et la fin de la misère sociale (chômage, santé, éducation…).

Abdelhamid Si Afif, président de la commission des affaires étrangères de l'Assemblée populaire nationale et député du Front de libération nationale (FLN, qui fait partie de l’Alliance présidentielle, coalition soutenant le président Abdelaziz Bouteflika et majoritaire au Parlement), estime que les Algériens ont déjà fait leur révolution. "Je ne vois aucune raison valable qui pourrait pousser le peuple à descendre dans la rue. Il pourrait manifester contre le chômage, la corruption et la baisse du pouvoir d’achat, certes, mais pas pour des raisons politiques", développe-t-il.

"Panser les blessures"Pourtant, plusieurs manifestations "pour le changement démocratique" ont bien eu lieu au début de l'année, à l’appel d’une coalition rassemblant partis politiques et associations de la société civile. À chaque fois très encadrées et neutralisées par un important dispositif policier, elles sont restées sans lendemain.

La résignation de la population algérienne pourrait s’expliquer par d’autres causes, plus profondes, selon Abdallah Djaballah, président du Front pour la justice et le développement (FJD, parti islamiste non autorisé) et ancien candidat à la présidentielle (1999 et 2004). L’Algérie n’a pas connu le printemps arabe car elle "n’a pas fini de panser les blessures de son passé", argumente-t-il.

Même son de cloche du côté de Khelil Abdelmoumen, secrétaire général de la Ligue algérienne des droits de l’Homme. Selon lui, les événements tragiques des années 1990 ont traumatisé les Algériens, qui "réfléchissent à deux fois avant de sortir dans la rue" pour demander un changement de régime.

Pour rappel, en 1988, l’Algérie a adopté une nouvelle constitution à la suite d’une révolte populaire qui a fait 169 morts, selon un bilan officiel. Puis des élections libres ont enfin eu lieu çà la fin de l'année 1991. "Mais elles ont été annulées par l’armée, qui a sonné le glas de la démocratisation", souligne le leader islamiste.

L'arrêt, par les autorités, du processus électoral était motivé par la menace d'un raz-de-marée du Front islamique du salut (FIS, dissous en 1992). Cette décision met le feu aux poudres, provoque une insurrection islamiste et plonge le pays dans une décennie de guerre civile qui a fait plus de 150 000 morts.

Une blessure encore vive qui justifie, pour Khelil Abdelmoumen, que la situation de l’Algérie soit très différente de celles de la Tunisie et de la Libye.

Toutefois, les récents soulèvements qui ont bouleversé la donne dans les pays du Maghreb n’ont pas été sans conséquences sur Alger. Dans la foulée des révolutions arabes, plusieurs réformes présidentielles, dont de nouvelles lois sur la création des partis, sur les associations et une autre sur l'information, ont été dévoilées par le président Bouteflika, le 15 avril. Elles devront être votées avant les législatives de 2012. 

Cependant, ces mesures, prises rapidement dans le but de circonscrire la grogne populaire, visent surtout à consolider le régime en place, selon certains observateurs. "Le pouvoir algérien est très intelligent, car il a inventé un système politique virtuellement démocratique, explique Khelil Abdelmoumen. Mais en réalité, c’est bien lui qui contrôle tout en arrière-plan, en s’appuyant essentiellement sur la manne pétrolière." Et de poursuivre : "Le régime distribue des fonds, sans rendre de compte, à des associations, des partis politiques et des citoyens dans un seul but - celui d'acheter la paix civile et éviter la colère du peuple."

Si selon lui, le régime doit faire partie de l'équation du changement en Algérie pour qu’il se produise sans effusion de sang, "il ne cherche cependant qu’à gagner du temps dans son intérêt". Une lenteur également dénoncé par Abdallah Djaballah, du FJD. Ce dernier accuse les partis de l’Alliance présidentielle d’empêcher l’évolution de la situation. "Ils craignent l'émergence de nouvelles forces politiques qui prendraient leurs places au Parlement, en cas d’élections législatives libres et équitables", note-t-il.

 Un immobilisme général qui entretient une forme "d'anxiété" chez les Algériens, tient à préciser Abdallah Jaballah. "Les autorités devraient prendre conscience de cela et ouvrir la voie à un changement démocratique réel. Dans le cas contraire, les gens vont sortir dans la rue pour y exprimer leur désespoir", conclut-il.

Source France 24 Tahar Hani

Le Pèlerin

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