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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 02:39

Algérie - Dopage présumé des footballeurs : Un dossier qui dérange

Dopage-Football.jpg

En évoquant un lien possible entre le handicap de leurs enfants et les produits qu’on leur aurait administrés à l’époque où ils jouaient en équipe nationale, sept footballeurs ont déclenché une polémique. D’un côté : ceux qui soutiennent que le dopage existait bien dans le sport de performance en Algérie à cette époque. De l’autre : ceux qui rejettent l’accusation sur le staff recruté dans les ex-pays de l’Est.

«J’ai la conviction que nous ne sommes qu’au , assure un membre de la Fédération algérienne de football. Et le football ne sera pas la seule discipline touchée. On sera forcément amené à parler d’athlétisme…» Depuis que sept anciens Fennecs ont réclamé, en début de semaine, l’ouverture d’une enquête sur le suivi médical dont ils ont fait l’objet entre 1977 et 1990, la question du dopage agite le milieu sportif. Principaux pointés du doigt : les médecins. Rachid Hanifi, qui en fait partie (voir interview ci-contre), défend le sport algérien d’avoir été sali par de telles pratiques. Mahieddine Khalef, entraîneur des Verts en 1979, 1980, 1982 et 1985, est aussi catégorique. «Le dopage en Algérie à cette époque n’existait pas ! Dans les ex-pays de l’Est, oui, mais pas en Algérie. Tout était strictement contrôlé par le Centre national de médecine du sport. Les joueurs passaient des examens avant d’avoir leur licence. Les médicaments que nous utilisions n’étaient sortis que dans une valise fermée à clé. Sans l’avis des médecins du sport de l’époque, rien ne pouvait se faire. Et ils étaient tous Algériens, nous a-t-il déclaré. Ce qui s’est passé avec le staff qui venait de l’Est est une autre histoire. Il faut faire très attention à ce qu’on dit, à ne pas tout mélanger, car je ne voudrais pas que l’on remette en question nos résultats en Coupe du monde et en Coupe d’Afrique !»

Du côté des médecins du sport, une telle affirmation fait sourire. L’un d’entre eux, qui exerçait déjà dans les années 1980, affirme : «Le dopage était quelque chose de connu. Mais il est vrai qu’à l’époque, on ne parlait pas encore de lutte antidopage. Les produits présentaient moins de technicité.» Un ancien champion d’athlétisme confirme : «Le dopage est un sujet tabou. C’est un vieux dossier que l’on vient de déterrer, confie un ancien athlète. A la fin des années 1970, inquiet par l’ampleur que prenait la prise de produits dopants, un entraîneur d’athlétisme a remis un rapport au ministère de la Jeunesse et des Sports pour l’alerter. Non seulement son rapport n’a pas connu de suite mais il a été blâmé. Quant à moi, je peux vous assurer qu’on a tous été des rats de laboratoire…»
Source El Watan Mélanie Matarese

Le Pèlerin

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 02:34

Mohamed Chaïb : On prenait des comprimés sans savoir ce que c’était

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-Quand avez-vous commencé à lier votre statut d’ancien international de football à votre drame personnel ?

Nous avons eu une première fille en 1987, atteinte de myopathie. Elle est décédée en 2005. Puis ma femme est tombée à nouveau enceinte. Nous avons alors décidé de faire des tests d’ADN en 1999, en France, à l’hôpital Necker, pour savoir si l’un de nous pouvait être à l’origine du drame que nous avions vécu. Les résultats des analyses étaient clairs : ma femme et moi ne pouvions pas avoir des enfants génétiquement malades, nous n’avons donc pas poussé les tests plus loin. Par la suite, ma femme a donné naissance à des jumelles, atteintes aussi de myopathie. C’est à partir de là que j’ai commencé, avec mon ami Kaci Saïd, qui lui aussi a une fille handicapée, à réfléchir à d’autres causes susceptibles d’être à l’origine de ces maladies.

-Quelles autres explications les médecins vous ont-ils données ?

Ils m’ont dit que notre statut d’ancien athlète d’élite pouvait expliquer pourquoi nous donnions naissance à des enfants handicapés. Nous avons entamé notre carrière de footballeur avec la réforme sportive qui consistait en la prise en charge du football par les pouvoirs publics. Du coup, nous étions suivis médicalement à la fois par notre club et par le staff médical de l’équipe nationale. C’est durant cette période que nous avions dû prendre, à notre insu, des médicaments qui nous permettaient de tenir physiquement durant toute une saison.

-Vous souvenez-vous de ce que le médecin vous donnait à cette époque ?

On nous faisait prendre des comprimés. Ils avaient la forme de petits morceaux de sucre. Bien sûr, je ne me souviens pas du nom de ce produit. On ne savait pas ce que c’était et on s’en fichait, ce qui comptait, c’était de bien récupérer et de pouvoir jouer le mieux possible. On leur faisait confiance. Ce qui était important pour nous c’était d’être en forme le jour du match et de pouvoir bien récupérer après une rencontre ou un entraînement. Cette question il faudrait la poser à ceux qui nous ont encadrés médicalement durant cette période.  

-Vous êtes en train de parler de dopage…

Oui, et cela ne concerne pas uniquement le football ! Il suffit de voir les transformations physiques subies par certains champions d’athlétisme et de handball pour être convaincus ! De plus, de 1977 à 1990, nous avons eu des médecins étrangers qui s’occupaient de nous.  

-Que sept joueurs de l’équipe soient concernés est intrigant, mais on peut aussi se demander pourquoi les autres ne sont-ils pas touchés ?

Vous savez, l’organisme réagit différemment chez chaque sportif.

-Les entraîneurs de l’époque étaient-ils au courant ?

On ne peut pas l’affirmer, car nous n’avons pas de preuves concrètes contre le staff technique.

-Est-ce que le fait que cette affaire n’ait pas été médiatisée par la Fédération algérienne de football laisse supposer que vous avez été dopés ?

Nous sommes persuadés d’avoir pris des substances. C’est une conviction profonde de tous les joueurs.   

-Quel est le devenir des dossiers médicaux une fois que la carrière d’un international s’arrête ?

Dans une fédération bien organisée, les dossiers médicaux sont normalement archivés dans une banque de données. Mais dans le cas présent, au niveau de la FAF, personne ne sait s’il y avait des dossiers médicaux et où ils se trouvent. On peut imaginer que ces dossiers se sont évaporés avec le départ du docteur russe qui s’appelle Sacha. Aujourd’hui, si vous demandez aux resonsables de la FAF de vous communiquer mon CV, alors que j’ai près de 90 sélections en équipe nationale, ils seraient incapables de vous le donner. Ils vont vous conseiller de regarder sur Internet… Vous imaginez qu’avec l’ampleur que prend aujourd’hui l’affaire, un simple certificat médical disparaîtrait…

-Pourquoi l’affaire n’éclate que maintenant ?

Nous en avions déjà parlé à un journaliste algérien d’El Heddaf. Lors d’un voyage au Canada, en 2010, nous avions évoqué nos drames personnels et parlé de la maladie qui touchait nos enfants. Kaci Saïd, Salah Larbès, Djamel Menad… Nous avions tous des enfants handicapés. Au départ, nous n’étions que cinq à en avoir parlé, puis d’autres athlètes de haut niveau se sont manifestés pour révéler, eux aussi, les handicaps de leurs enfants.  

-Est-ce que vous êtes soutenus dans votre quête de la vérité ?

L’Amicale des anciens internationaux nous soutient dans notre démarche, car nous sommes convaincus que ce que nous vivons est la conséquence de notre statut d’anciens internationaux.  

-Quelle suite comptez-vous donner à votre affaire ?

Après la médiatisation, on veut que l’affaire devienne officielle. Par l’intermédiaire de notre avocat, nous allons contacter par écrit la Fédération nationale de football et le ministère de la Jeunesse et des Sports. Ce n’est qu’au terme de cette démarche que l’on pourra demander à connaître les produits qu’on nous faisait prendre et réclamer nos dossiers médicaux. Pour le moment, aucun responsable n’a cherché à nous joindre ! Personne ne nous a apporté de soutien moral. Nous avons reçu davantage de réactions de la part d’anonymes que d’officiels, alors que nous sommes les victimes d’une politique nationale mise en place à l’époque. Cette absence de réaction de la part des responsables nous laisse penser qu’ils ont peut-être des choses à cacher...

-Envisagez-vous des poursuites judiciaires à l’encontre de certains responsables de l’époque ?

Bien sûr. On veut connaître la vérité. On a besoin de savoir, si ce qu’on nous a donné comme médication pendant des années est la cause de notre souffrance. Et si c’est le cas, nous demanderons une réparation financière pour le préjudice que nous avons subi. En tant que famille, nous avons pris nos responsabilités, c’est à eux maintenant de prendre les leurs. A travers cette action, nous essayons aussi d’apporter des réponses à des questions qui nous hantent. Je veux pouvoir dire à mes filles la cause de leur maladie.

-Au fond de vous-même, vous avez la certitude que la maladie de vos enfants est liée à ces produits…

Au début, je me disais que c’était el mektoub, mon destin voulu par Dieu. Mais quand, par la suite, nous avons appris que d’autres joueurs vivaient la même souffrance, nous nous sommes posé des questions, d’autant que j’ai un dossier médical qui prouve que cela ne vient pas de nous.
Bio express
Mohamed Chaïb, 54 ans, est titulaire d’une licence de la Confédération africaine de football et d’un diplôme de l’Union football association, l’équivalent d’un diplôme d’entraîneur de 3e degré. Il a été joueur au RC Kouba et à l’USM Annaba. Il a porté 80 fois le maillot de l’équipe nationale. Il a par la suite été entraîneur de plusieurs clubs. Il fut l’adjoint de Abdelhak Benchikha en équipe nationale avant sa démission suite à la lourde défaite contre le Maroc (4-0) en éliminatoire de la Coupe d’Afrique 2012, en juin dernier.

Source El Watan Salim Mesbah

Le Pèlerin

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 01:28

Algérie - Rentrée universitaire : Le grand malaise

universite algerie

Rien ne va plus dans nos universités. Et pour cause, la rentrée n’est toujours pas d’actualité dans plusieurs régions du pays. Répercussions d’un système LMD mis en oeuvre dans la précipitation, surcharge dans les campus, manque de moyens dans d’autres : la rentrée universitaire 2011-2012 est en stand-by.

-Mostaganem : Les masters de la discorde

Alors que la rentrée universitaire s’étire à n’en plus finir, les inscriptions dans les différents masters sont en train de se transformer en véritable chemin de croix pour les postulants. Pourtant, lors des grèves de janvier dernier, dans un souci d’apaisement, le ministère avait organisé des réunions entre les enseignants et les délégués des étudiants afin de trouver les formules pouvant baliser l’accès à la fois aux masters académiques et professionnels et, par conséquence, au doctorat. Une rencontre nationale, qui devait faire la synthèse des rapports régionaux, avait également pour mission d’énoncer les principaux critères d’accès au second palier du système LMD.

Aujourd’hui, alors que la grande majorité des parcours arrivent au niveau de la première année du master, l’ensemble des filières du système universitaire est en butte à des cohortes d’étudiants. Licence en main, ils sont en attente du sésame leur ouvrant les portes du master 1. Comme personne n’avait songé à en codifier la clé d’accès, c’est pratiquement 100% des bacheliers inscrits en première année de licence qui s’agglutinent devant les masters et qui lorgnent invariablement du côté du doctorat. La tutelle, complètement dépassée, tente de renvoyer le dossier aux responsables pédagogiques, car à l’évidence, l’accès aux masters et à son corollaire le doctorat passait obligatoirement par un gros goulot d’étranglement que personne ne voulait voir. Mieux, lors des réunions centrales, c’est à qui des recteurs présentaient le taux de passage le plus élevé sous les fourches caudines du LMD.

Larmes

Manquant cruellement d’encadrement et à court d’imagination, le ministère édicte en sourdine une directive ouvrant l’accès aux titulaires d’ingéniorat, de licences et de DESS du système classique, circulaire qui ramènera dans le flux des dizaines de milliers de diplômés chômeurs. Sous la pression, de nombreux masters seront mis en activité, les critères d’accès étant laissés à l’appréciation des enseignants et des comités pédagogiques. Chacun tentera alors de trouver les critères de décantation propres, créant des distorsions entre les parcours et provoquant un sentiment d’abandon chez les milliers de postulants. Déroutés, dépités et colériques, les étudiants sont totalement désemparés. Ils n’ont qu’une phrase qui fuse dès qu’on les aborde : «Nous avons été trompés, personne ne nous avait dit qu’il y aura une sélection à la fin de la licence.»

Etudiante en arts plastiques, Amel peine à retenir ses larmes : «Nous avons tout misé sur le master et le doctorat. Maintenant, on nous dit que nous n’avons pas d’encadrement, je ne sais pas quoi dire ni quoi faire, c’est une trahison.» «Le système nous a menés en bateau», renchérit Abdallah qui peine à trouver un concours de magister en sciences agronomiques ou en biologie. Les rares concours ouverts attirent des milliers de candidatures. En attendant, le démarrage des enseignements se met poussivement en place. Certains départements ne savent pas encore dans quel site les cours seront dispensés. Rares sont les facultés qui ont entamé les enseignements avant la fête de l’Aïd. Partout, le relâchement est patent sans que l’on sache d’où proviennent les blocages. Ecrasé par le nombre, le département d’anglais, jadis fleuron de l’Ouest, vient enfin de trouver un chef en la personne du professeur Abbès Bahous.
-Tamanrasset : Etudiants  «déconnectés»

En dépit des gros moyens déployés et des équipements mis en place, le centre universitaire de la wilaya de Tamanrasset, El Hadj Moussa Ag Akhamokh, ne répond toujours pas aux exigences des quelque 1700 étudiants, toutes spécialités confondues, qui s’apprêtent à rejoindre les amphithéâtres pour cette rentrée universitaire. Ce qui provoque le mécontentement des organisations estudiantines. «Avant la fin de l’année écoulée, nous avons notifié aux services compétents tous les problèmes rencontrés par les étudiants durant leur cursus universitaire tout en affichant notre bonne volonté de contribuer à l’amélioration des conditions sociopédagogiques des étudiants. Cependant, la bureaucratie imposée par l’administration est un frein et une opacité à toutes nos démarches», se désole Mohamed Ould Elbarka, représentant de l’Alliance pour le renouveau estudiantin national (Aren), avant d’ajouter : «A Tamanrasset comme dans d’autres wilayas du pays, certaines organisations estudiantines,  pour ne pas dire toutes, ne sont pas invitées à assister aux différentes rencontres organisées par l’administration qui n’aime pas rendre compte de la réalité du terrain et cultive l’indifférence. Personnellement et pour ne citer que cet exemple, je vois mal un pavillon de recherches  fonctionner avec des moyens dérisoires et  qui ne répond en rien aux normes requises.» Juste à côté de lui, Agari Cheikh, étudiant en quatrième année lettres arabes et également membre de l’Aren, enchaîne : «En plus d’une insuffisance criante en informatique, la connexion au réseau Internet, pourtant indispensable, est quasi inexistante dans ce pavillon.»

Désengagement

Le même constat a été fait pour la bibliothèque du centre, pauvre en ouvrages. Toutefois, le problème le plus préoccupant reste la suppression des sciences de la matière de la liste des spécialités, alors qu’elle était incluse au programme des filières enseignées l’année dernière. «Le problème s’est donc posé pour les recalés qui n’ont plus le choix que de faire un transfert vers d’autres filières telles que la géologie. C’est inconcevable», se lamente Bika Bidari, représentant de l’Union nationale des étudiant algériens (Unea) qui dénonce aussi avec virulence le désengagement de l’administration quant à l’ouverture d’autres spécialités, dont les langues française et anglaise.  Abdelkader Ouarzig, étudiant en troisième année de sciences économiques invoque, quant à lui, «les difficultés rencontrées dans le système LMD. L’université a certes ouvert le concours  de  master pour les titulaires d’une licence, mais elle ne les prend pas en charge à défaut d’encadrement. Les admis sont donc orientés vers l’université de Ouargla».

Interrogé sur cette question, le directeur du centre, Smaïl Rouina, a expliqué que «la préparation du master au niveau de l’université de Ouargla, dont le nombre d’étudiants admis cette année est évalué à 35, est due en  effet au manque d’encadreurs et d’enseignants de rang magistral.  Toutefois, ce problème sera résolu incessamment puisque cette année, nous avons déjà eu quatre nouveaux professeurs venus des universités d’Oran, de Laghouat et de Ouargla». Un département de français devrait aussi être ouvert en collaboration avec l’université d’Alger, mais aucune date n’est encore avancée. Pour ce qui est de la suppression de la spécialité des sciences de la matière, le directeur précise que «cette décision a été prise suite au manque enregistré en matière de laboratoires. Néanmoins et avec la réception des dix nouveaux laboratoires dont le taux de réalisation est à 100%, nous relancerons à nouveau cette filière».

Et de poursuivre : «Pour la rentrée universitaire 2011-2012, le centre sera doté de 2000 nouvelles places pédagogiques qui porteront le nombre total à 4000 places. Il est également prévu d’inaugurer l’Office des publications universitaire qui contribuera, à coup sûr, à l’enrichissement de la culture livresque des étudiants.»
-Aïn Defla : «Amphis» surchargés

A peine l’année universitaire entamée au centre universitaire de Khemis Miliana que le nouveau directeur, Mohamed Bezzina, pense déjà aux deux prochaines rentrées qu’il voit «très chaudes», selon ses propres termes. En effet, le flux incessant de nouveaux étudiants complique la tâche des responsables démunis face au manque de places pédagogiques.  Khemis Miliana accueille, par exemple pour cette rentrée, 4000 étudiants au lieu des 2000 initialement programmés. Conditions d’études, d’hébergement, de restauration et de transport… Les difficultés se multiplient.

Dans l’urgence, des laboratoires ont été aménagés en salles de TD et des mesures pédagogiques exceptionnelles ont été également introduites. Il faudra tout de même attendre trois ans pour que 8000 places pédagogiques supplémentaires soient dégagées. D’ici là, le centre est à la recherche de structures désaffectées dans la commune. Les transferts d’étudiants d’autres wilayas ont surtout posé problème dans les filières où la pression est la plus forte : français et sports, deux filières qui manquent par ailleurs d’encadrement. Des mouvements de protestation contre les mauvaises conditions  d’hébergement dans la résidence des filles à Soufay ont eu lieu récemment et risquent de reprendre si rien n’est fait, menacent les résidentes.
-Oran : Les cités U, nouvelles favélas

Insalubrité, insécurité, manque de matériel… Il ne fait pas bon habiter dans une résidence universitaire quand on suit des études à Oran. Pour les résidents du «Volontaire», cité universitaire des années 1970 située près de l’IGMO, le souci numéro un est assurément le manque d’hygiène, notamment pour ce qui est de la cantine. «Il m’arrive souvent, à voir la chorba douteuse, que je décide d’acheter de quoi manger chez le gargotier du coin», témoigne un étudiant. Si le transport, le matin, est assuré par deux bus qui se relaient d’heure en heure, il faut dire que l’après-midi, à partir de 17h, il devient difficile de trouver un bus. «Ce qui nous pousse alors à rejoindre la cité par nos propres moyens. Des dépenses supplémentaires dont on se passerait…» «Le Volontaire», aux murs et aux toilettes délabrés, aurait aussi besoin d’une rénovation en bonne et due forme.

En cette nouvelle année, si le Wifi est assuré dans l’espace internet, les ordinateurs, eux, sont toujours éteints. Il n’y a donc que les étudiants équipés d’ordinateurs qui ont le loisir de se connecter… Et encore !  L’espace Wifi est si étroit que même les étudiants doivent faire la chaîne pour prendre place, celle la plus à même de leur assurer une bonne connexion. Plus grave : alors que la température a nettement baissé, les douches ne sont toujours pas disponibles. A Belgaïd, appelée «cité des 8000 lits», ouverte depuis moins d’un an, la situation n’est pas meilleure. Ce pôle de 8000 lits englobe trois cités : pour filles, pour garçons, et une troisième mixte. La plus détériorée est sans aucun doute celle des garçons. Cette cité souffre à peu près des mêmes problèmes que «le Volontaire».

L’eau est disponible, mais les douches sont encore fermées. Pareil pour ce qui est d’internet. «On a seulement onze postes pour un millier d’étudiants !» Plus inquiétant : les travaux de construction de la cité, encore en cours, posent de sérieux problèmes de sécurité. «Faute de vigiles et les cartes magnétiques n’étant pas encore opérationnelles, n’importe qui peut pénétrer dans l’enceinte de ce pôle et on reste sans cesse sur le qui-vive, témoigne un étudiant. A l’extérieur, le paysage est quasi désertique. Si une étudiante est suivie par des voyous, qui va venir la défendre ? Moi, j’ai un ordinateur portable dans ma chambre. Qui me garantit sa sécurité ?» En mai dernier, une bagarre a éclaté entre les résidents de ce pôle et quelques habitants de Sid El Bachir. Plusieurs portes des chambres universitaires, à l’intérieur de la cité pour garçons, ont été défoncées ces derniers mois par des inconnus.   
-Tizi Ouzou : Cherche encadreurs désespérément

Il y a un manque récurrent en matière d’encadrement pédagogique dans les différents départements de l’université Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou. Au département de français, plusieurs étudiant,s admis en quatrième année et qui s’apprêtent à préparer leur mémoire de fin d’études, n’ont pas trouvé d’enseignants encadreurs. A tel point que les étudiants se soucient plus du choix du promoteur que de celui du thème. Hamid, étudiant en quatrième année, explique : «Ceci signifie que, n’ayant pas trouvé d’encadreur, un étudiant motivé dans un certain domaine, la didactique par exemple, risque de s’orienter vers une autre spécialité, peut-être moins motivante.» Le manque de professeurs universitaires a été également signalé par les étudiants du département de pharmacie. Même constat à la faculté des sciences économiques et de gestion. Fahem, étudiant en deuxième année, nous a informé que le département accuse un manque accru en enseignants d’anglais. «Au moins une vingtaine de groupes n’ont pas d’enseignants d’anglais.»                           
-Blida : Le campus d’El Affroun, une coquille vide

Après quatre années de travaux soutenus, les entreprises chinoises ont livré, à la rentrée de l’année universitaire 2010-2011, une partie des blocs pédagogiques du nouveau campus d’El Affroun, relevant de l’université de Blida. Une fois achevé, ce nouveau pôle s’étendra sur 300 ha et accueillera près de 30 000 étudiants. Il soulagera l’ancien campus de Soumaâ qui croulait sous le nombre sans cesse croissant d’étudiants. Sous la pression des milliers de nouveaux bacheliers qui arrivent chaque année, ce campus est pratiquement saturé. Pour la rentrée 2010/2011, les départements d’arabe, de français, de sociologie et de psychologie ont été les premiers à «essuyer les plâtres», car il faut dire que l’université à été réceptionnée sans que toutes les commodités soient fonctionnelles.

Les enseignants et les étudiants ont été surpris par l’état d’avancement des travaux. Ainsi, des mouvements de protestation s’y déroulent à longueur d’année. «On nous avait dit que l’université était prête, mais après une année, nous constatons qu’il y a beaucoup de choses à faire encore. Les routes d’accès vers le pôle universitaire, la clôture, la sécurité, la restauration, le transport, les raccordements souterrains, le bitumage, les équipements pédagogiques… semblent défaillants», s’inquiètent-ils. Des parents d’étudiants nouvellement inscrits dans ce campus ont été effrayés par l’immensité des lieux. Le restaurant n’arrive plus à satisfaire la demande depuis l’arrivée de milliers d’étudiants des départements d’anglais et d’italien, déménagés vers le nouveau campus. Les responsables du département de droit de l’université de Blida ont refusé leur transfert au nouveau campus d’El Affroun, faute de commodités.
-Boumerdès : Rentrée en stand-by

Le mouvement de grève enclenché depuis dimanche par les étudiants de l’université M’hamed Bougarra de Boumerdès n’est pas près de s’estomper. Hier encore, la quasi-totalité des facultés était fermée. Les grévistes protestaient contre «les nouvelles mesures prises récemment par l’administration quant aux modalités d’accès au palier supérieur». Ce débrayage a été suivi également par les nouveaux bacheliers dont la majorité menace de boycotter l’année en raison de l’inadéquation des spécialités auxquelles ils ont été destinés avec celles étudiées au lycée. Hier, la tension est montée d’un cran à la faculté des sciences suite à une bagarre entre certains étudiants et des agents de sécurité qui se sont opposés énergiquement à la fermeture du portail du campus.

Ce mouvement de grève a été mené suite à l’accumulation de problèmes d’ordre pédagogique et le durcissement des conditions d’accès en master. Les étudiants demandent aussi l’application de la réglementation en vigueur et l’annulation des décisions prises récemment sans concertation avec leurs représentants. «L’administration refuse de dialoguer avec nous. Nous ne savons plus à qui nous plaindre. Tout le monde se rejette les responsabilités. Nos recours n’ont jamais été étudiés. Les conseils de discipline se tiennent à huis clos et sans la présence de nos délégués», s’indignent-ils avec amertume. Les étudiants du système LMD disent avoir été surpris «par l’attitude de l’administration qui a accouché de lois à la fin de l’année dans le but d’augmenter le nombre de recalés». «On a exigé que nous ayons plus de 10 /20 dans l’unité fondamentale pour accéder au palier supérieur, alors que la réglementation prévoit l’obtention de 90 de crédit uniquement», déplorent des étudiants en sciences de la matière. Aucune décision n’a été prise pour examiner les revendications soulevées par les étudiants.   
-Sétif : «On ne veut pas être des cobayes»

Même si elle a retrouvé son calme, la faculté des sciences économiques et commerciales du deuxième pôle de l’université Ferhat Abbas de Sétif, secouée le 19 octobre dernier par de graves incidents à cause de la singulière orientation des étudiants le wilaya de Béjaïa, obligés de poursuivre leur cursus universitaire à plus de 100 kilomètres de leur domicile, l’objet des heurts est toujours d’actualité. Pour rappel, le mouvement de grève s’est transformé en guerre entre étudiants. Les projectiles balancés par des bandes en furie ont saccagé la façade en verre de la faculté. Un mois après, en revenant sur les lieux où les carreaux qui ont volé en éclat sont remplacés, des étudiants de Béjaïa confient : «Nous déplorons les dégâts occasionnés à la faculté, qui est un bien collectif. Mais nous ne sommes en rien responsables de la casse, car nous ne voulions rien d’autre qu’exprimer, et dans le calme, notre courroux vis-à-vis d’une inique orientation.»

«On aurait dû manifester à l’université et devant le siège de la wilaya de Béjaïa, où rien n’a été fait pour accueillir un aussi important contingent d’étudiants de la région, à la traîne en matière d’infrastructures universitaires», précisent nos interlocuteurs qui insistent : «Pour nous calmer, les différents  responsables ont promis de booster les capacités d’accueil de l’université Abderrahmane Mira. On n’est pas dupes, sachant qu’on ne peut pas réaliser des résidences universitaires ou des milliers de places pédagogiques en claquant les doigts», fulminent les étudiants qui ne s’arrêtent pas là. «En nous faisant de fausses promesses, à savoir nous inscrire l’année prochaine à Béjaïa, les responsables doivent se rendre à l’évidence : on ne veut pas être des cobayes. Trouvez-vous normal qu’on fasse la première en langue arabe et la deuxième à l’université de Béjaïa où l’on étudie en français ?», concluent quelque peu dépités de jeunes étudiants.

«Sur les 12 000 nouveaux inscrits à l’université de Sétif, plus de 4200 étudiants, dont 1200 de Béjaïa, ont été orientés vers la faculté. Il ne faut pas se voiler la face, la requête des étudiants est à la fois légitime, objective et juste. Cette manière de faire de certains bureaucrates, très loin de la réalité du terrain, porte préjudice à la qualité de l’enseignement dispensé. Il est quasi impossible d’assurer un cursus qualitatif à douze sections de 250 étudiants chacune et assurer des travaux dirigés (TD) dignes du nom, à plus de 130 groupes de 35 étudiants chacun. Comment voulez-vous former des économistes ou financiers selon des standards internationaux  dans pareilles circonstances ?» s’interrogent des enseignants.
-Batna : «Déportation» tous azimuts à Barika

Le centre universitaire de Barika a été inauguré lundi dernier… en catimini. Moussa Zireg, recteur de l’université Hadj Lakhdar de Batna, contrairement à son habitude, a tenu à ce que cet événement ait lieu loin de la presse et de l’opinion publique. De quoi souffre cette nouvelle infrastructure au point de mériter un traitement qu’on inflige aux pestiférés ? Ce centre universitaire est en effet le premier dont bénéficie une daïra abritant une population d’à peine 100 000 habitants. Répond-il à des besoins avérés ? Non. La démocratisation des études universitaires fait du zèle en Algérie. Bientôt, chaque village aura son université et même son aéroport, ironisent des enseignants de Batna. Mais c’est l’actualité tumultueuse accompagnant la rentrée universitaire qui semble le mieux expliquer la situation.

En effet, la création du centre n’étant pas justifiée par un quelconque déficit en matière de places pédagogiques, le rectorat a dû recourir au remplissage des amphis par une population estudiantine sommée de rejoindre le lieu contre son gré. Les nouveaux inscrits, munis d’un «mauvais» bac, sont systématiquement envoyés à Barika. Ceux surtout, ayant émis le vœu de rejoindre la faculté des langues, notamment le français et l’anglais, sont les plus concernés. Mais le stratagème fonctionne encore mieux avec les étudiants qui demandent à changer de filière. Ceux ayant introduit une demande de transfert sont tous orientés vers le nouveau centre.

Cette stratégie conçue au mépris des doctrines pédagogiques a soulevé de nombreuses protestations et pas seulement à l’intérieur des campus. Elle est surtout venue s’ajouter aux sérieuses perturbations qui déstabilisent déjà l’université de Batna. Dans la guerre de clans, aux ramifications tribales, opposant des responsables de l’université pour des parts de pouvoir, des parties, notamment les organisations estudiantines, ont recours à des méthodes extrêmes, comme la fermeture des départements, pour faire pression et obtenir l’annulation des transferts pour leur clientèle. D’ailleurs, à ce jour, les cours n’ont pas encore débuté à l’université Hadj Lakhdar.

Les enseignants aussi rechignent à travailler dans ce centre, en dépit d’alléchants avantages promis par l’administration. De leur côté, des parents d’étudiants se sont manifestés pour dénoncer l’envoi forcé à Barika de leurs enfants. Ils ne s’expliquent pas l’idée que les bacheliers de Barika soient inscrits à Batna et ceux de Batna à Barika. Ceci concerne davantage les filles, sachant que Barika est située à 100 km du chef-lieu de la wilaya de Batna. L’Etat est de plus obligé de garantir transport, hébergement et restauration pour les étudiants envoyés à Barika. Des services qui ont leur coût économique et dont la facture n’est pas justifiée, sachant que le campus Hadj Lakhdar est loin d’être arrivé à ses limites. 

L’université de Batna, qui compte quelque 60 000 étudiants, réceptionne donc ce nouveau centre après celui du pôle universitaire de Fesdis. Avec ses 11 instituts, 22 000 places pédagogiques et 12 000 lits, le nouveau pôle universitaire de Fesdis, situé à 15 km de Batna, a droit au titre d’université à part entière. Le projet homologué par le président Bouteflika pour remercier Batna de l’avoir soutenu contre Ali Benflis pendant la présidentielle de 2004 a tourné à la controverse. L’inauguration annoncée pour la rentrée universitaire 2010/2011 n’a pas eu lieu, non pas à cause de retards dans les travaux, mais faute d’étudiants. Le scénario est renouvelé cette année puisque étudiants et enseignants refusent de déménager. Ces derniers avancent un argument solide : ils sont bien là où ils sont et rien ne justifie le déménagement !             

Source El Watan

Yacine Alim, Kamel Beniaiche, Aziza L., Nouri Nesrouche, Ramdane Koubabi, Djemaâ Timzouert

Le Pèlerin

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 15:31

Brillantissime cours d'économie

Christine-Lagarde_pics.jpg

La méthode:

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Au fait....

Une journée maussade dans un petit bourg humide au fin fond de l’Irlande… Il tombe une pluie battante et les rues sont désertes. Les temps sont durs, le pays est très endetté, tout le monde vit à crédit.
Là-dessus arrive un touriste allemand, riche. Il arrête sa belle voiture devant le seul hôtel de la ville et il entre. Il pose un billet de 100 D...ollars sur le comptoir et demande à voir les chambres disponibles afin d’’en choisir une pour la nuit.

Le propriétaire de l’établissement lui donne les clés et lui dit de choisir celle qui lui plaira.
Dès que le touriste a disparu dans l’escalier, l’hôtelier prend le billet de 100 Dollars, file chez le boucher voisin et règle la dette qu'il a envers celui-ci.
Le boucher se rend immédiatement chez l'éleveur de porcs à qui il doit 100 Dollars et rembourse sa dette.
L’éleveur à son tour s'empresse de régler sa facture à la coopérative agricole où il se ravitaille en aliments pour le bétail.
Le directeur de la coopérative se précipite au pub régler son ardoise.
Le barman glisse le billet à la femme de ménage qui lui fournit ses services à crédit déjà depuis un moment.
La femme de ménage, qui occupe à crédit une chambre de l’hôtel, court acquitter sa facture chez l’hôtelier.
L’hôtelier pose le billet sur le comptoir là où le touriste l'avait posé auparavant. Là-dessus le touriste descend l’escalier, annonce qu’il ne trouve pas les chambres à son goût, ramasse son billet et s’en va…
Personne n’a rien produit, personne n’a rien gagné, mais plus personne n'est endetté et le futur semble beaucoup plus prometteur…
C’est ainsi, Mesdames et Messieurs que fonctionnent les plans de sauvetages au profit des pays de l’Europe en difficulté

Auteur inconnu de la part de mon ami Boualem d’Alger

Le Pèlerin

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 08:08

Vèbre en Ariège - Cérémonie du 11 novembre 2011

11 novembre 2011 (1)11 novembre 2011 (10)11 novembre 2011 (16)11 novembre 2011 (41)11 novembre 2011 (37)

Comme chaque année la municipalité de Vèbre a organisé une cérémonie commémorant l'armistice du 11 novembre 1918.

Après la messe, nombreux furent les Vèbrois venus participer à cette cérémonie du Souvenir, en mémoire de tous ceux tombés au champ d’honneur et particulièrement ceux du village.

Leurs noms figurent au monument aux morts devant lequel se déroula cette cérémonie.

On remarquera Mr le Maire entouré du Conseil municipal au grand complet, une délégation des Anciens combattants ainsi qu’une délégation des Sapeurs Pompiers du village qui participent régulièrement, depuis quelque temps, à cet évènement.

Mr le Maire nous lut un discours de notre Président, par l’intermédiaire duquel nous apprîmes que désormais, toutes les générations de combattants sous le drapeau français, de toutes les guerres, seraient honorées ce jour du 11 novembre.

Après une minute de silence, le cortège se dirigea vers la Salle de la Mairie où comme de coutume la Municipalité nous offrit un Vin d’Honneur afin de sceller Souvenir et Amitié entre tous les habitants du village sous un angle des plus conviviaux.

Votre correspondant demeurant à Vèbre depuis plus de 30 ans s’est fait l’interprète de cette cérémonie

Pour visionner l’ensemble des photos prises lors de cette cérémonie, cliquez ici.

Le Pèlerin

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 04:13

Pour le développement de l’agriculture dans le Sud

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La création d’un conseil local pour la promotion de l’investissement et la poursuite des efforts pour le développement de l’agriculture dans le Sud du pays figurent parmi les principales recommandations des Assises régionales sur le développement local, qui ont pris fin, mardi soir à Béchar. Les participants à ces assises, regroupant les wilayas de Béchar, Tindouf et Adrar, ont proposé, lors de ces assises, l’augmentation des enveloppes allouées aux Assemblées populaires communales (APC) pour leur permettre de réaliser des projets d’investissement et répondre aux besoins socioéconomiques, en croissance permanente, des populations locales.
La promotion des investissements, notamment publics, dans les wilayas du Sud nécessite également la création d’un fonds local, placé sous l’autorité des walis, pour financer les surcoûts pouvant survenir pendant la réalisation des projets. La création de nouvelles zones industrielles et d’activités, ainsi que la pérennité des projets d’extensions touristiques et leur renforcement permettront, selon les participants, d’effectuer un «saut qualitatif» en matière de promotion de l’investissement dans les wilayas du Sud-Ouest et le reste du pays.Selon les responsables de l’exécutif, les élus locaux et les délégués du mouvement associatif qui ont animé les quatre ateliers de ces assises, le développement socioéconomique dans le Sud du pays «nécessite des dotations financières importantes et un encadrement qualifié capable de gérer la réalisation des projets». Il est désormais impératif, selon eux, d’adapter les programmes de développement et d’investissements publics aux besoins et aux particularités de ces régions par la concertation avec les représentants des habitants avant le lancement de tout projet. Concernant la réalisation des projets, les participants ont préconisé la réduction des prix des matériaux de construction par la subvention de leur transport à partir des régions du Nord, ainsi que le renforcement de l’outil local de réalisation, notamment par la mise à niveau des bureaux d’études privés et publics. Ils ont recommandé aussi un allégement des procédures d’accès aux marchés publics, surtout au profit des jeunes promoteurs, et la création d’antennes locales de la Commission nationale des marchés publics.Le développement local dans les wilayas du Sud exige, par ailleurs, une plus grande exploitation des richesses souterraines et une équité dans la répartition de la fiscalité pétrolière entre les régions du pays, selon les participants.S’agissant du développement de l’agriculture dans le Sud du pays, il a été recommandé la promotion de l’irrigation agricole par l’utilisation des énergies renouvelables, telles que le solaire et l’éolien ainsi que la préservation du système d’irrigation traditionnel des foggaras par un texte de loi.Avant de se lancer dans l’investissement dans ce créneau, il est indispensable, d’après eux, de réaliser des études techniques pour la localisation et l’évaluation des ressources hydriques disponibles et la vérification du degré de fertilité des terres.Pour atteindre le niveau escompté dans le secteur de l’agriculture, qui s’est avéré prometteur dans les régions du Sud au cours des dernières années, les participants ont appelé à l’accélération de la mise en œuvre des programmes de soutien et de crédits agricoles par la lutte contre la bureaucratie qui pénalise les agriculteurs.
Ils ont souligné, également, la nécessité de mettre en place des mécanismes pour assainir le foncier agricole dans le Sud et la réduction du prix de l’électricité utilisée dans l’activité agropastorale dans ces régions réputées pour l’élevage camelin.Les travaux de ces assises régionales, deuxièmes du genre après celles tenues dimanche dernier à Ouargla dans le cadre des concertations nationales sur le développement local, se sont déroulés en quatre ateliers portant sur des thèmes liés directement au développement local et à l’amélioration de la gouvernance des collectivités locales
.  

Source La Tribune APS

Le Pèlerin

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 04:12

Il était l’invité par la chambre de commerce et d'industrie de Sidi Bel Abbès

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Sur invitation du président de la  chambre de commerce et d'industrie de la Mekerra, le consul général de France à Oran, Jean-Louis Soriano, accompagné de Jean-Charles Hirondelle, directeur adjoint de la structure  auprès de l'ambassade chargé des services économiques, a effectué une visite de travail dans la wilaya de Sidi Bel Abbès hier mercredi dans l'objectif de découvrir les potentialités de la wilaya, ses entreprises et ses projets. Dès son arrivée, le consul français a visité trois grandes entreprises de la wilaya, le groupe Chiali Tubes, Froma-lait, et Famag, spécialisée dans la fabrication de matériels agricoles située à la zone industrielle du chef- lieu de wilaya.
Dans l'après-midi, il a rencontré des opérateurs économiques. Il avait précisé que sa visite, à caractère économique, a pour but de mettre en contact les opérateurs économiques de Sidi Bel Abbès avec ceux de France et d'essayer de répondre à leurs attentes. Le consul était aussi accompagné de directeurs de banques dont Natexis,
BNP Paribas et Société Générale qui devaient durant la séance de rencontre et de travail prendre connaissance des différents projets en perspective, et répondre rapidement et efficacement à leurs attentes.

Source Le Temps d’Algérie D .S .

Le Pèlerin

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 04:03

Ils ont fait leur apparition dans les années 2000

Recherche d une place au soleil

 

 

Tendances - Si certains ont su garder la tête froide et la dépense mesurée, beaucoup font dans la «frime».

Des voitures de luxe, de somptueuses constructions qui poussent tels des champignons. La plupart d’entre eux, qui, dans un passé récent, faisaient de l’autostop pour se rendre d’un lieu à un autre, ont aujourd’hui des passeports aux pages noircies de visas. C’est une véritable énigme.
Durant notre virée dans les artères de la capitale, nous avons rencontré ces nouveaux riches qui, après être passés du secteur public au secteur privé, sont aujourd’hui à l’abri du besoin.
Tel ce cardiologue réputé de la capitale qui s’est installé à son propre compte, et qui dit se remémorer souvent la discussion qu’il a eue avec son ex-responsable à la Direction départementale de la santé (DDS) de la wilaya d’Alger, qu’il tentait de convaincre de quitter le service public. «Le régime à plein temps aménagé ne me permet pas de joindre les deux bouts. Une seule quittance de téléphone à la maison, me coûte plus de 8 000 DA. L’équivalent de deux fois le Smig (de l’époque).»
Notre interlocuteur est un adepte du «Pour vivre heureux, vivons cachés», pendant que certains nouveaux riches sont adeptes du genre «frimeur-flambeur». Les signes extérieurs de richesse de ces nouveaux riches sautent aux yeux, comme les voitures de luxe qui circulent dans nos villes.A tort ou à raison, l’image qu’ont les Algériens des plus fortunés d’entre eux, en particulier ceux que l’on qualifie d’«arrivistes», est plutôt négative.
Bénéficiant pour nombre d’entre eux de facilités, bancaires notamment, inaccessibles pour le commun des mortels, ces nouveaux riches, dont certains le sont grâce à leurs activités sur le marché parallèle, investissent souvent dans l’immobilier. On le constate sur les dizaines de pages de petites annonces de la presse nationale dont les trois quarts environ sont dédiées à la «pierre». Et la configuration du neuf a changé. L’offre de villas de standing augmente et les prix aussi. De 350 millions de centimes en moyenne pour une villa en bord de mer durant les années 1970, les prix ont grimpé pour atteindre allègrement les 6 milliards de centimes aujourd’hui. Le «must» a longtemps été d’habiter les quartiers d’Hydra et d’El-Mouradia, mais aujourd’hui, la tendance est plutôt du côté de la banlieue Ouest d’Alger et sur les hauteurs de la capitale.
Par exemple, Chéraga, que beaucoup avaient quitté dans les années 1970, est en train de redevenir une «place» prisée. Si dans les années 1970 on pouvait y acquérir une demeure pour une «bouchée de pain», aujourd’hui il faut débourser plusieurs milliards.
A Zéralda, les anciennes villas se négocient à coups de milliards. Toutefois, ce n’est pas le premier riche venu qui pense à acheter ici. «Les acquéreurs sont surtout des hommes d’affaires qui ont financé, en partie, leurs acquisitions grâce à des crédits bancaires», témoigne le gestionnaire d’une agence immobilière de la localité. Ce dernier, qui tient à jour une liste des demeures proposées à la vente, s’est trouvé investi du rôle d’intermédiaire, négociant à la place des acheteurs.
Atteints par le «virus» de la résidence secondaire, de plus en plus d’Algériens en achètent ou s’en font construire dans des quartiers chic de la capitale.

Une vie de pacha
Image - Il saute le pas avec une grosse cylindrée, une belle villa, un compte en banque bien garni et quelques placements...

Avec une grosse cylindrée, une belle villa dans un quartier résidentiel, un compte bancaire bien garni et quelques placements, S. S., importateur de véhicules, mène, à 50 ans, la belle vie. Il reste cependant, contrairement à beaucoup d’autres, très raisonnable, loin de la «frime». Car pour se frayer un chemin vers la fortune, ce fils de petit fonctionnaire a dû cravacher dur, aussi bien durant ses études que son parcours professionnel.
Le bac avec mention en poche, ensuite major de promotion à l’université, il travaille dans le secteur public une bonne dizaine d’années. Vite confronté à une absence flagrante de perspectives encourageantes ; il est contraint de s’investir dans le privé. Il saute le pas au milieu des années 1990 et décide de vendre sa BMW, ramenée de France, pour louer un appartement où il installe une agence de voyages.
Et grâce à la solide réputation qu’il a acquise dans le secteur public, une clientèle nombreuse le sollicite très rapidement. Son compte en banque grossit à vue d’œil. Ayant vécu depuis son mariage avec ses parents, puis chez ses beaux-parents, il fait tout naturellement son premier investissement dans la «pierre» et achète pour 4 milliards de centimes un beau duplex côté Ouest de la capitale. Puis une nouvelle voiture et, surtout, une police d’assurance vie.
Cinq ans plus tard, il change d’activité pour devenir importateur de véhicules. S. S. n’est pas «frimeur», ni sa femme qui sait qu’«un sou est un sou», mais ses enfants, qui fréquentent ceux issus de familles au moins aussi riches que la leur, sont plus exigeants.
C’est à l’intérieur de l’un des somptueux salons d’un grand hôtel de la capitale que nous rencontrons le «petit prince», un autre nouveau riche. Agé de 49 ans, il a célébré en fanfare son premier milliard gagné à 22 ans. Avant de rassembler sa fortune, notre interlocuteur raconte avoir connu la misère, les vexations d’employeurs peu scrupuleux et le travail saisonnier dans les champs de vigne. Son père est passé d’un travail temporaire à un autre, avec de longues périodes de chômage et sa mère faisait de son mieux pour nourrir la famille avec le peu qu’il rapportait. Marqué par ces mauvais souvenirs, le jeune homme, qui rêvait de devenir, comme les enfants de son âge, un champion de football, se lance dans le «trabendo». De passeur de cabas aux frontières, il devient ce grand «patron», avec des dizaines d’«employés» à ses ordres. Aujourd’hui, il rattrape le temps perdu. «Nous ne voulons plus, ma famille et moi, revivre les privations et l’injustice. Je suis devenu un homme très important et même très sollicité par ceux qui gèrent des fortunes ou ceux dont la richesse repose sur le couffin qu’ils utilisaient pour collecter l’argent dans les mosquées lors de la décennie sanglante : un bien mal acquis», s’enorgueillit notre interlocuteur. Il s’inspirera de son expérience de trabendiste pour devenir un champion, non pas de football, mais d’import-export. Il est à la tête d’un véritable empire : pas moins de 4 restaurants en Espagne, en Turquie en Tunisie et un hôtel… en Inde...Son train de vie actuel ? Comme pour réaliser un rêve d’enfant, il fait bâtir sur les hauteurs de la capitale une superbe villa avec piscine et... un petit terrain de football en gazon naturel. Une façon bien à lui d’avoir un peu la vie de footballeur en s’imaginant fouler le gazon du stade d’une équipe prestigieuse. Les murs de sa chambre que nous avons visitée, sont ornés de fresques retraçant les exploits guerriers et amoureux des souverains d’antan. «Ici, tout est douceur. La douce ondulation des collines et la suavité de l’air», nous dit fièrement son épouse, comme si nous étions les futurs acquéreurs des lieux. C’est en Espagne que notre interlocuteur fait des «folies». Pour jouir pleinement de ses multiples séjours sur les côtes de Palma de Majorque, il s’est fait construire une superbe demeure «flottante» où il reçoit ses invités de marque. Avec son épouse, «la bourgeoise», comme il la surnomme, il nous laisse pantois lorsqu’il se lance dans la description de sa demeure espagnole. «J’aime vivre comme dans les contes, bercé par la brise rafraîchissante de la mer. Une façon comme une autre d’effacer presque un quart de siècle de privations», raconte-t-il. La mendicité ? «Je suis passé par là. Ça rapporte et il faut savoir qu’il y a des mendiants professionnels qui se font mensuellement 4 à 5 fois votre salaire sans être dans le besoin. Il y a aussi une autre catégorie de mendiants. Ceux-là méritent toute notre attention et notre aide», dit-il.

Objets d’art et bijoux...
A de rares exceptions près, les nouveaux riches ne semblent pas portés sur les œuvres d’art, ce qui explique, dans une certaine mesure, le marasme dont souffre le marché en la matière. En revanche, les bijoux gardent un attrait certain. Même si l’Algérien moyen «achète moins d’or que par le passé, celui fortuné continue à en acquérir en quantité et pour des sommes faramineuses, pour l’offrir qui à sa femme, qui à sa fille, à chaque événement heureux», souligne un bijoutier de la rue Larbi-Ben-M’hidi.

Une jeunesse dorée
La propension des nouveaux riches à dépenser sans compter se manifeste aussi à travers le comportement de leur progéniture. Comme pour effacer leurs frustrations passées, ces parents fortunés gâtent leurs enfants plus que de raison. De jeunes étudiants en virée à l’étranger rapportent : «Alors que l’argent de poche de la plupart d’entre nous ne dépasse guère quelques euros, la fille d’un ponte des affaires dispose de plusieurs centaines d’euros.» Ces enfants de riches reçoivent également leur première voiture très tôt. Ce qui n’est pas sans risque. «A Baïnem, la jeunesse dorée organise de véritables rallyes avec des voitures, un peu comme dans La fureur de vivre, le célèbre film de Nicolas Ray avec James Dean dans le rôle principal», note une habitante de cette localité. Et ces jeunes se laissent souvent aller à faire de la vitesse. «Récemment, un jeune de 19 ans s’est tué après avoir percuté un arbre avec sa voiture, un cadeau de son père», ajoute notre interlocutrice.

Les stigmates de l’injustice
Cas - «L’argent de la drogue est parti en fumée. Je n’ai jamais réussi à réaliser le moindre projet avec. Je le jure.»

Il porte sur son visage les stigmates de la souffrance, celle qu’il a endurée en prison pour commercialisation de stupéfiants. En dépit de l’espièglerie de son sourire et des légères rides traîtresses au coin des yeux, son visage marqué est là pour dire qu’il revient de loin.
Avant de devenir un archi-milliardaire, il a eu le triste privilège d’enfiler les habits peu enviés des dealers. Ensuite, il s’est reconverti en couvreur zingueur et serveur dans un bar dans un complexe touristique de l’Algérois.
En 1992, il devient importateur de véhicules. Blanchiment d’argent ? «Non !», rétorque celui qui est devenu, en l’espace de quelques années, un concessionnaire versé dans l’importation et la commercialisation de plusieurs marques de voitures de luxe.
Ses clients font partie du cercle très fermé des «gens très fortunés». Il parle d’importants hommes d’affaires de différentes nationalités exerçant en Algérie. Il cite certains industriels algériens et des notables de certaines régions du sud du pays. «L’argent de la drogue est parti en fumée. Je n’ai jamais réussi à réaliser le moindre projet avec», jure-t-il. Sa fortune, il la doit, dit-il, à un heureux concours de circonstances. «J’ai été sollicité par un Saoudien qui voulait investir en Algérie dans l’automobile.». Tout est parti de là. Et ça a marché très bien et très vite.
Notre interlocuteur raconte qu’il a pu rapidement «voler de ses propres ailes». Pour tester sa petite expérience dans l’automobile, il se rabat sur la clientèle de son «bienfaiteur» qui, selon notre interlocuteur, «a parlé de trahison» et a même voulu «me le faire payer».
Le souvenir de ces moments de haine et de passion lui assombrit le regard. Mais il a eu le soutien des patrons de ses fournisseurs. Son compte en banque est crédité, selon lui, de quelques milliards de centimes «seulement». «Il faut être dingue pour parler de sa fortune au premier venu. Connaissez-vous, par exemple, un ministre, un sénateur, un député ou un responsable quelconque qui déclare sa fortune ?». Actuellement, il mène une vie de «palais» et est connu par plusieurs hommes d’affaires, journalistes, hauts fonctionnaires, musiciens… «Je fais des folies et je dépense beaucoup. C’est d’ailleurs, l’un des reproches que me font mes proches.» Mais, poursuit-il, «j’ai assuré l’avenir de ma petite famille : un compte en banque bien garni pour ma femme et mes deux enfants, une résidence en Algérie pour chacun…».
Lui aussi, c’est en Espagne qu’il a choisi de dépenser son argent. Pour lui, un bar restaurant et un hôtel en Espagne sont la garantie d’une retraite dorée, loin de la plonge des salons et des bars de Zéralda, Tipaza et de la drogue qu’il écoulait en quantités dans les milieux populaires. Il s’est même fait construire à Barcelone une maison basse qu’il nous décrit avec un immense plaisir. «Une maison aux façades blanches et aux tuiles rouges posée dans un écrin de verdure. Un havre de paix…». Là bas, il vit, selon ses dires, en vase clos, avec «ses pairs», pour effacer de sa mémoire les souvenirs des paillasses des prisons, les casse-croûte «garantita» qu’il prenait à Bab El-Oued et les baignades à la plage de R’mila et El-Kettani. Il reconnaît qu’il est devenu un grand dépensier, sans pour autant être un flambeur ou un frimeur. Son train de vie actuel ? Il s’offre chaque mois une remise en forme d’une semaine au domaine de La Baronnie à Saint Martin de Ré.
«L’air y est excellent pour les gens fatigués. On est «retapé» en une semaine», révèle-t-il. Et de poursuivre : «Je profite de la vie. Avec ma famille, nous prenons des vacances très saines. Quand je suis dans ma demeure espagnole, tout en gérant mes affaires, le matin je fais du jogging. En été, c’est la plage, les balades en yacht avec les amis, la pétanque…». Son rêve : «passer des vacances au Brésil et assister au festival de Rio, puis faire un pèlerinage à La Mecque».

«Comptes» de fées
Succès - De simple repasseur dans un pressing, cet hommes d’affaires que nous avons interrogé est devenu une importante «personnalité» qui «installe» et «dégomme» à sa guise les élus locaux de sa commune.

Un autre cas de réussite fulgurante. Celle d’un homme qui, de simple repasseur dans un pressing, est devenu un VIP qui installe et «dégomme» à sa guise des élus locaux de la municipalité de sa ville natale, à l’est du pays, parce qu’il est devenu riche.
Il met ce soudain enrichissement sur le compte d’un «succès familial». Il passe de manœuvre à couturier d’emblèmes dans une entreprise étatique. A la dissolution de cette dernière, il devient repasseur de vêtements chez un privé. «J’ai trimé de très longues années pour amasser une certaine somme d’argent que j’ai investie dans une boulangerie dans ma ville natale.» Agé de 52 ans, il a vécu une enfance heureuse jusqu’à l’âge de 10 ans. Un jour, de retour de l’école, il trouve un attroupement devant la maison familiale où son père, propriétaire d’une boulangerie, venait d’être terrassé par une crise cardiaque. Il dit avoir sacrifié ses études pour apporter sa contribution à la vie familiale. Le malheur ne durant que quelques années, le temps de «laisser prendre la mayonnaise et faire bouillir la marmite», il hérite d’un «pactole» en euros d’une caisse de retraite d’outre-mer. Il écoule ce don du ciel au marché de change parallèle. Suivant l’exemple de son défunt père, dit-il, il va réussir l’exploit, quelques années après le décès de sa mère, terrassée également par une crise cardiaque, de lancer sa carrière dans l’import-export. «Mon premier marché conclu avec une firme italienne concernait la fourniture de quatre fours industriels. C’était en 1992. Depuis, raconte cet homme d’affaires, «les choses sont allées très vite», au point de figurer actuellement dans le lot des «beaucoup flousse». Notre interlocuteur prétend que la chance de sa réussite pour engranger des sommes fabuleuses, repose sur son flair, celui d’être au bon endroit au bon moment. Ce qu’il n’a pas réussi à obtenir durant sa tendre enfance et son adolescence, aujourd’hui il ne s’en prive pas. Il a offert à sa fille, pour son mariage, une bague «dont le diamant vaut plusieurs années de privation et un voyage de noces au pays des Pharaons». Il parle peu de ses biens à l’étranger, sinon pas. «Il n’est pas nécessaire de faire cas des biens que je possède en Italie. L’essentiel pour moi, c’est le fait d’avoir géré convenablement un pactole tombé du ciel par la grâce de Dieu et avoir pu clouer ainsi le bec à ceux qui avaient poussé ma mère à brader l’unique héritage laissé par mon défunt père : notre boulangerie.» Pourquoi son fils s’est exilé en Allemagne ? Une question qui déstabilise notre interlocuteur. «Qui vous a parlé de mon fils ?», nous interroge-t-il, menaçant même de cesser la discussion.
Il parle de son fils, comme étant une victime de certains «racontars» l’accusant d’être «un ancien activiste du parti dissous et collecteur de fonds à l’intérieur des mosquées». Avant de poursuivre, il essuie la sueur de son visage et marque un temps d’arrêt pour dire ensuite : «Mon fils n’a pas voulu poursuivre ses études en Algérie. Il le fait actuellement à mes frais en Allemagne. Et il ne risque pas de revenir. La richesse de ma famille n’est que le fruit d’énormes sacrifices. Il faut que les gens le sachent une fois pour toutes. L’argent de la collecte est allé vers ceux qui l’avaient désigné à ce travail de militantisme», précise-t-il. Dans ma ville natale, je figure sur la liste des notables», ajoute-t-il.
Lui est-il arrivé de dégommer des élus ? «Une seule fois», reconnaît-il. Il parle d’un élu de sa commune qu’il qualifie de «malpropre». «C’est un corrompu notoire qui voulait remettre en cause un arrêté d’attribution d’un lot de terrain qui m’a été octroyé de manière réglementaire pour un projet, au début de l’année 1992», ajoute-t-il.

Envie de mimétisme
Fureur - Les gens fortunés de fraîche date ne placent aucune limite à leur frénésie dépensière...

«Le mariage est l’occasion pour l’Algérien de lâcher la bride à l’envie et la tendance au mimétisme le porte à vouloir faire à tout prix comme le voisin, ce qui le pousse à la consommation et l’éloigne de l’épargne», analyse un joaillier. A cette occasion, les nouveaux riches se permettent toutes les folies.
Les gens fortunés de fraîche date ne mettent aucune limite à leur frénésie dépensière. A telle enseigne que certains des prestataires de services ne savent parfois plus à quel saint se vouer, en particulier les hôteliers, pour satisfaire leurs demandes.
Le directeur des banquets dans l’un des plus grands hôtels de l’Algérois en a vu de toutes les couleurs en 25 ans de carrière. «J’ai été plus d’une fois surpris par le souci de discrétion manifesté par des clients pourtant très riches. Mais j’ai été tout autant sidéré par la démesure, l’incohérence et la maladresse de certains autres», affirme-t-il.
En principe, le contrat liant le client à l’hôtel stipule très précisément les prestations offertes. Dans un de ces grands établissements, la formule proposée pour 350 à 400 personnes est invariablement la même. Pour 3 000 DA par invité, l’hôtel sert trois petits salés, un jus de fruit ou une limonade, un gâteau glacé et, pour les mariés, une pièce montée. «Ce menu de base est assez souvent chambardé par le client. Pour l’anecdote, au cours d’un mariage, nous avions servi, à l’aube, des beignets et des figues. Du coup, un autre client a exigé la même prestation pour sa fille, hors petit déjeuner. Certains demandent un bouquet de fleurs plus beau et plus cher que celui offert lors d’une réception à laquelle ils ont assisté», insiste notre interlocuteur. D’autres encore ont des «lubies», embarrassant plus d’un. «Il est arrivé plus d’une fois, ajoute le directeur de banquet, qu’un client me demande d’assurer le service, une manière de montrer à ses invités qu’il est important, ou m’interpelle à voix haute afin que tout le monde l’entende me dire : "Maître, voilà votre pourboire"», et de poursuivre : «Voulant à tout prix surprendre, certains font servir, vers deux heures du matin des plats chauds dans de grands récipients, de sorte qu’à la fin, la salle ressemble à une véritable gargote.»

Source Infosoir R. Khazini

Le Pèlerin

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 03:10

Humour - Une blonde au musée

blonde

Dans un groupe de touristes qui visitent le musée océanographique de Monaco, une blonde se retrouve à coté d'un Chinois devant un aquarium géant. Soudain ce Chinois, qui regarde fixement un poisson, cligne de l'oeil droit. Et le poisson cligne de l'oeil droit à son tour.

Le Chinois cligne de l'oeil gauche. Et le poisson cligne de l'œil gauche. Le Chinois fait une grimace avec la bouche, et le poisson fait la même grimace.

Stupéfait, la blonde s'adresse au Chinois :

- Bien dis donc ! Jamais, je n'ai vu une chose pareille. Dis-moi, comment est-ce possible ?

- C'est très facile. Vous choisissez un poisson, vous le regardez droit dans les yeux et vous concentrez les ondes de votre cerveau sur lui. Petit à petit vous lui imposez votre intelligence. Alors il est sous votre domination et il fait ce que vous faites...

- Moi aussi je saurais ?

- Certainement.

Alors la blonde, après avoir repéré un poisson, le regarde fixement dans les yeux en concentrant sur lui les ondes de son cerveau. Elle y met toutes ses forces et au bout d'une minute, la blonde se met à frétiller...

Le Pèlerin

 

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 02:57

«La meilleure énergie c'est celle que l'on ne consomme pas.»

gaz arzew

Une information inquiétante est tombée: l'inéluctabilité des changements climatiques qui seraient irréversibles. En effet, le dégagement de CO2 dans l'atmosphère n'a jamais été aussi important qu'en 2010, en clair, non seulement il n'a pas régressé mais il a au contraire explosé du fait des politiques de fuite en avant des grands pays. Nous sommes à environ 30 milliards de tonnes de CO2, cela veut dire que chaque Terrien envoie dans l'atmosphère l'équivalent de 4.5 tonnes de CO2. Hivers froids, baisse du prix du charbon... L'intensité carbone a augmenté plus vite que la croissance mondiale en 2010, d'après une étude britannique. Malgré les alertes, nos économies ne parviennent toujours pas à quitter le chemin du carbone. Pire, la croissance du PIB est toujours plus gourmande en carbone. C'est ce que révèle une étude menée par le cabinet Pwc appelée «Low Carbon Economy Index» qui montre que l'intensité carbone a augmenté plus vite que la croissance en 2010, contrairement à ce que l'on pouvait constater lors de la dernière décennie.
En 2010, la croissance du PIB mondial a été moins élevée que la croissance des émissions de CO2. La première a augmenté de 5,1%, et la seconde de 5,8%. L'intensité carbone, qui mesure la différence entre ces deux taux de croissance, est donc positive de 0,6%. Le constat du cabinet Pwc est sans appel: «Ces résultats remettent en cause la vraisemblance d'une décarbonisation mondiale assez rapide qui permettrait de limiter le réchauffement planétaire à 2°C.» A cause du retard accumulé, l'intensité carbone doit être à présent réduite de 4,8% par an, soit deux fois plus qu'en 2000, pour atteindre les objectifs. Or, un taux de 4,8% semble extrêmement difficile à atteindre. Seuls six pays ont réduit leur intensité de carbone de plus de 3% au cours des dernières décennies (Chine, Allemagne, Royaume-Uni, France, Russie, Japon), et «ils y sont parvenus seulement dans des circonstances exceptionnelles».(1)
Les différents sommets sur les changements climatiques ont été des échecs et le minimum de discipline qui aurait permis de stabiliser la température autour de 2 °C n'a pas été respecté. En 2006, l'économiste Nick Stern a popularisé un raisonnement auparavant confiné aux cercles relativement étroits des économistes du climat: sitôt qu'on allonge l'horizon temporel du décideur, les coûts de l'inaction face au réchauffement du climat sont bien plus élevés que ceux de l'action immédiate. Jusqu'à 20% du PIB à un horizon de 50 ans pour les premiers, contre 1 à 2% du PIB pour les seconds. Quel décideur responsable pourrait dès lors choisir l'option de l'inaction?
Sur la base justement des travaux du Giec, l'objectif de limiter le réchauffement moyen à 2°C a été retenu par la communauté internationale. Un consensus assez large prévaut sur le fait qu'une division par deux des émissions de gaz à effet de serre dans le monde d'ici 2050 mettrait toutes les chances de notre côté pour y parvenir, ce qui implique d'aller bien plus loin dans les pays développés. Sous l'angle de la science du climat, jamais le raisonnement de Stern n'a été aussi pertinent. Pourtant, les progrès de l'action internationale face au changement climatique ont été ténus depuis la décision européenne de lancer le «Paquet énergie-climat» en décembre 2008. Contraints par la crise, les acteurs, publics ou privés, prennent leurs décisions les yeux rivés sur le court terme: ils n'acceptent pas une charge supplémentaire sur l'économie aujourd'hui, même si celle-ci est remboursée au décuple demain.
Aller vers d'autres énergies
On sait que les réserves de pétrole étant sur le déclin, le peak oil ayant été dépassé depuis 2006 d'après l'AIE, on pense que sa production plafonnera autour de 100 millions de barils /jour d'ici 2020 pour entamer ensuite un déclin inexorable pour sortir des bilans d'énergie vers 2050. Un groupe de réflexion militaire américain estime que réduire la dépendance au pétrole est un impératif économique mais aussi diplomatique et militaire. Il faut «sortir l'Amérique de la dépendance au pétrole».«Ce n'est pas une simple question de volatilité des prix à la pompe. Ni une opposition entre les intérêts des entreprises pétrolières et l'environnement. C'est un impératif de sécurité nationale, qui a des répercussions sur le plan économique, diplomatique et militaire». Celui-ci exhorte, dans un rapport paru ce mercredi, le pays à réduire sa consommation de pétrole d'au moins 30% au cours des dix prochaines années. Après le Pentagone, l'Agence internationale de l'énergie, l'armée allemande, Shell, c'est donc une nouvelle institution qui s'alerte des conséquences de la disparition à venir du pétrole. Ce groupe de réflexion a déjà travaillé à réduire la consommation de l'armée américaine, indique le quotidien anglais The Guardian, qui diffuse le rapport. Le Conseil consultatif envisage désormais de travailler à la réduction de la consommation dans le civil. Il dresse même la liste des alternatives les plus crédibles selon lui, comme le biocarburant à partir d'algues, le méthanol, le gaz naturel comprimé, ainsi que l'utilisation d'électricité pour les véhicules. Des technologies qui seront disponibles rapidement - dans les cinq ans à venir - et pourront être développées notamment grâce à des normes plus strictes.(2)

La solution par les biocarburants
On a souvent présenté les biocarburants comme la solution miracle pour le transport qui compte pour 40% de la consommation d'énergie. Lorsque la Commission européenne a commencé à faire pression pour une augmentation importante de l'utilisation des biocarburants dans les transports et l'énergie, la directive de 2003 sur les biocarburants et la législation de 2009 sur les énergies renouvelables prévoyaient le passage progressif à des carburants d'origine végétale, encourageant ainsi l'Europe à jouer un rôle de premier plan en matière de réduction de la consommation de carburants fossiles et de lutte contre le changement climatique. Ces politiques se sont toutefois heurtées à des critiques virulentes, dans la mesure où les biocarburants ne s'avèrent pas aussi efficaces que prévu pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, et où leurs cultures pourraient porter atteinte à l'écologie des pays en développement, premiers exportateurs de carburants végétaux. Dans son rapport du 22 septembre sur les biocarburants, Oxfam a exhorté l'UE à abandonner ses objectifs pour les biocarburants et à instaurer des normes de durabilité afin de s'assurer que la production n'ait aucun «effet négatif» sur la qualité de l'air, de l'eau, des sols et des denrées alimentaires à l'échelle mondiale.
La sortie du nucléaire...
Après Fukushima il y a eu un moment une prise de conscience des dangers réels de l'atome. Certains pays comme l'Allemagne, la Belgique, voire la Suisse en 2035, ont fait le saut: l'essentiel des nouvelles constructions se fera en Chine où il est prévu 24 réacteurs!
EDF cherche à concevoir un nouveau réacteur plus petit que l'EPR, dont les chantiers sont émaillés de retards et de coûts supplémentaires. L'EPR de Flamanville pourrait bien être l'un des derniers construits au monde. Selon les informations de La Tribune publiées ce lundi, EDF ne tient plus à poursuivre la production de réacteurs de ce type. Le démantèlement du nucléaire a un coût qui fait l'objet de controverses si la France sortait du nucléaire. Au-delà de l'instrumentalisation politique, des études ont été faites. Inenvisageable il y a encore quelques mois, la sortie du nucléaire est en passe de s'imposer au menu de la campagne présidentielle de 2012. Dans une interview au Figaro, Bernard Bigot, le patron du CEA, estimait le coût d'une sortie du nucléaire à 750 milliards d'euros. Le dirigeant se basait en fait sur des calculs réalisés en Allemagne. Outre-Rhin, le coût d'une sortie totale a été estimé à 250 milliards d'euros en dix ans, en incluant la construction de nouvelles installations de production, les subventions pour les énergies renouvelables ou encore le démantèlement des centrales installées. Et le dirigeant s'est contenté de tripler la facture allemande, puisque la France compte trois fois plus de réacteurs que son voisin.(4)
La sortie du nucléaire impliquerait un investissement de 400 milliards d'euros pour remplacer le parc existant par des moyens de production alternatifs, ce qui se traduirait par un doublement de la facture d'électricité.» Le devis émane d'Henri Proglio P-DG d'EDF, dans le Parisien du mercredi 9 novembre. Les associations ne partagent pas du tout le même constat. Pour l'association négaWatt, auteur de rapports sur la faisabilité d'une transition énergétique, ce qui est calculé comme un coût par les industriels et l'Etat n'en est tout simplement pas un. Avec les mêmes présupposés d'un tournant de la sobriété en France, l'association Global Chance calculait en juin dernier qu'une sortie du nucléaire entraînerait un coup du kilowattheure «10% à 15% supérieurs à ceux de la poursuite du nucléaire», mais que «les factures annuelles pour les usagers sont nettement plus légères (de 25%)» grâce à la réduction de la consommation. Dans le même ordre d'idées, le dernier rapport de l'AIE publié le 11 novembre fait la part belle au nucléaire... Pour l'AIE, il pourra servir d'énergie de transition malgré les dangers.
Le gaz naturel
Considéré longtemps comme gaz fatal, il n'était pas exploité. Il a fallu attendre les années 1970 pour que dans la dynamique de la revalorisation des prix du pétrole et du fait d'une demande en expansion. Du point de vue du coût, le prix du gaz naturel à même quantité énergétique est payé en moyenne 3 à 4 fois moins cher. Ceci est inexplicable du point de vue des services rendus. Pratiquement, le gaz naturel peut remplacer le pétrole dans tous les domaines, notamment de la pétrochimie, du transport, du chauffage...De plus et c'est un avantage décisif, il émet beaucoup moins de CO2 par unité d'énergie. Justement, les pays exportateurs de gaz au nombre de douze restent déterminés à indexer les prix du gaz sur ceux du pétrole, a déclaré mardi 15 novembre l'émir du Qatar, cheikh Hamad Ben Khalifa Al-Thani, au terme du premier sommet du Forum des pays exportateurs de gaz (Fpeg) à Doha. En clair, à même contenu énergétique, les pays exportateurs demandent le même prix pour le gaz naturel et pour le pétrole. La situation actuelle montre que la production est autour de 3000 milliards de m3; l'Algérie produisant environ 80 milliards de m3. Le gaz naturel a toujours été le parent pauvre de l'énergie. Contrairement au pétrole, le cas du gaz naturel dont les réserves tournent autour de 190.000 milliards de tep sera là pour durer au rythme de consommation actuelle pendant environ 60 ans. Il est nécessaire cependant, pour ne pas tomber dans le travers de l'énergie bon marché en termes de gaspillage, que le gaz naturel soit revalorisé au moins au prix du pétrole pour éviter, une fuite en avant mais aussi la possibilité de rendre compétitives les énergies renouvelables, qui ne le sont pas avec un prix de gaz naturel aussi dérisoire.
Le mode de vie actuel dans les pays développés n'est pas soutenable. On ne peut pas continuer à 8 tep/hab/an pendant que des Somaliens sont à 200 kg! Toutes les guerres du monde ne pourront pas faire augmenter les réserves de pétrole qui sont un invariant. Se les accaparer en ruinant des pays, en apportant le malheur à des peuples en rayant de la carte des civilisations, ne peut amener qu'un sursis. L'alternative est dans la sobriété, le changement de rythme, la décroissance qui suggère un changement de valeur: ne pas stigmatiser la lenteur, ne pas s'éblouir de la nouveauté, savoir chercher localement ses loisirs, ses plaisirs, remplir ses journées avec des activités qui suivent le rythme des sols, des plantes... renouer le dialogue avec la Nature en la respectant.C'est cela qui nous permettra de conjurer les mauvaises surprises du futur du fait de l'inaction envers les changements climatiques et de l'égoïsme des grands de ce Monde.
1.Une croissance toujours plus gourmande en CO2 Terra Eco 10-11-2011
2.http://www.terraeco.net/Fin-du-petrole-des-militaires,20001.html2-11-2011
3.www.euractiv.com/fr/specialreport-air-quality/qualit-de-lair-les-biocarburants-remis-en-question-news-508939?utm_source=EurActiv+Newsletter&utm_campaign=b191dc1539-my_google_analytics_key&utm_ medium=email 15 novembre 2011
4.http://www.terraeco.net/spip.php? page= commentaires&id_article=39834 9.11.2011

Source L’Expression

Le Pèlerin

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