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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 01:45

Algérie – Hussein-Dey - Nabil Medjahed sur la sellette

NAHD

 

L'entraîneur du NA Hussein Dey (Ligue 1 algérienne), Nabil Medjahed, a déclaré au lendemain de la défaite concédée à domicile face au CA Batna (2-1) pour le compte de la 5e journée du championnat professionnel de Ligue 1, que son avenir à la tête de la barre technique du club banlieusard dépendra de la réunion prévue avec la direction dans la soirée.
«Je suis toujours en poste, mais j'aurai une discussion avec les dirigeants ce soir pour évoquer mon avenir et connaître leurs intentions. Une chose est sûre, mon avenir avec le NAHD sera connu à l'issue de cette réunion», a affirmé à l'APS le coach des Sang et Or. Lors de cette réunion avec les dirigeants nahdistes, Medjahed compte imposer ses conditions. «J'aurai l'occasion d'imposer mes conditions pour rester, car je pense que nous sommes en train de travailler dans des conditions difficiles. Si les dirigeants acceptent, tant mieux, sinon je serai contraint de quitter le navire», a-t-il ajouté Après cinq journées de compétition, le NAHD pointe à la peu reluisante 15e place au classement général avec 2 points. Avec le MC Oran, le NAHD n'a réussi à remporter aucun succès depuis le début de la saison. Expliquant les raisons de ce début de saison difficile, Medjahed estime que l'inefficacité offensive a fini par être fatale. «Face au CAB, nous avons raté un nombre incalculable d'occasions pour scorer, ce qui est inadmissible à ce niveau. Nous avons mené au score, mais nous étions incapables de préserver notre acquis», a-t-il justifié. Enfin, le premier responsable du staff technique du NAHD a regretté le comportement du milieu nigérien de l'équipe, Jimmy Bulus, qui n'a plus donné signe de vie depuis deux semaines. «Après la match face au MCA, il est parti au Niger sans préavis, nous n'avons pas de nouvelles de lui, c'est vraiment regrettable au temps du professionnalisme », a-t-il conclu.

Source Le Soir d’Algérie

Le Pèlerin

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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 01:35

Salima Sahraoui-Bouaziz. Responsable de la section féminine de la Fédération de France du FLN

femmes algerie

 

Les massacres du 17 Octobre n’ont pas altéré la détermination de la femme algérienne. Le 20 octobre, elles ont réinvesti les rues de Paris.

 «C’est aujourd’hui dans le feu de l’action et coude à coude avec nos frères, que nous devons arracher notre indépendance et mériter notre place de citoyennes dans l’Algérie que nous aurons contribué à édifier.»

Cet  appel de la section féminine de la Fédération de France du FLN à la participation des femmes à la manifestation du 20 octobre 1961, exclusivement féminine mais en complément de la grande manifestation du 17 Octobre, illustre, on ne peut mieux, le rôle des femmes de l’émigration en France dans le soutien  au combat émancipateur de l’Algérie.  Un rôle qu’elles ont accompli avec détermination, en toute discrétion, mais combien méconnu. Tout comme sont méconnues leurs manifestations du 20 octobre 1961, puis du 9 novembre 1961. Une méconnaissance voulue et organisée en Algérie même, à l’instar de celle qui entoure la manifestation du 17 Octobre 1961, impulsées par la Fédération de France du FLN.

Bien qu’ayant participé, nombreuses, à la manifestation du 17 Octobre 1961, les femmes, accompagnées de leurs enfants, sont à nouveau sorties dans les rues de Paris le 20 octobre. Pour quelles raisons cette seconde manifestation est-elle peu connue ?
Les deux manifestations ont été organisées par le Comité fédéral (de la Fédération de France du FLN 1954/1962), en accord avec la direction de la révolution (GPRA), en riposte aux décisions du préfet de police de Paris, Maurice Papon, d’instaurer un couvre-feu visant uniquement les Algériens à qui il était interdit de sortir entre 20h et 5h30 ; les bars et les restaurants tenus par les nôtres devaient fermer à 19h et même la circulation des «Français musulmans» à pieds ou en voiture était restreinte et soumise à une surveillance spéciale des policiers.

En réaction à ces mesures discriminatoires qui mettaient notre organisation en grave danger de paralysie, la plupart des réunions et missions s’effectuant la nuit, après la journée de travail, le Comité fédéral a conçu une puissante contre-offensive, d’autant plus puissante que les négociations piétinaient. Sa circulaire très détaillée, signée par le regretté Amar Laâdlani, responsable de l’organisation politico-administrative, ordonnait de combattre les mesures de Papon par une riposte en 3 phases.

Dans la première phase, les Algériens, accompagnés de leurs femmes et de leurs enfants,  devaient sortir en masse et pacifiquement dans les grandes artères de Paris, à l’heure du couvre-feu. Par mesure de sécurité, les cadres permanents de l’organisation et les militants recherchés étaient exclus de ces manifestations, parce qu’on prévoyait qu’il y aurait des arrestations et qu’il ne fallait pas prendre le risque de décapiter l’organisation. Rendez-vous a été fixé pour le 17 octobre 1961. Le lendemain était prévue la fermeture, pendant 24 heures, des commerces tenus par les Algériens. Cette première phase devait se conclure le troisième jour, soit le 20 octobre, par l’entrée en scène des femmes algériennes, seules, qui se rassembleraient dans Paris, devant la Préfecture de police, les mairies et les commissariats, avec des banderoles et les mots d’ordre suivants : «A bas le couvre-feu raciste» ; «Libération de nos époux et de nos enfants» ; «Négociez avec le GPRA» ; «Indépendance totale de l’Algérie».

Les femmes sont arrivées de partout aux points de ralliement, elles ont crié les slogans, affronté les matraques des policiers, continué à manifester dans les cars de police et les autobus réquisitionnés pour l’occasion, sous les yeux médusés des Parisiens qui les ont parfois soutenues en invectivant les policiers brutaux. L’occultation de la manifestation des femmes du 20 octobre ne s’est pas produite à ce moment-là. Les presses française et européenne ont rapporté abondamment et en détails le déroulement de cet évènement qui a stupéfié une opinion publique française, qui ignorait jusqu’à l’existence, aux portes de Paris, de toutes ces femmes qui clamaient enfin au grand jour leur lutte pour l’indépendance de leur pays. 

L’organe de presse du FLN, El Moudjahid, a également publié plusieurs articles sur ces manifestations de femmes en France et leur avait rendu hommage. C’est à partir de l’indépendance que la participation des femmes, tant en Algérie qu’en France et en Europe, à la révolution a été occultée. Nos dirigeants, à l’occasion de dates anniversaires ou lors d’autres réceptions officielles, se dédouanent en mettant «en vedette» quelques moudjahidate anciennement médiatisées, qui n’étaient souvent pas d’accord pour ce rôle de  «l’arbre qui cache la forêt».

Les moudjahidate et les moussebilate se sont comptées par milliers. En France aussi, les femmes, en majorité femmes au foyer, mais il y avait des ouvrières, des employées et des étudiantes, ne participaient pas aux réunions des militants qui ne leur parlaient pas beaucoup de leur activité, mais dans l’ensemble, elles savaient ce qui se passait et ont apporté une aide multiforme en toute discrétion, elles ont aidé même quand cela ne leur a pas été expressément signifié.

L’implacable répression de la manifestation du 17 Octobre n’a pas dissuadé les femmes de sortir le 20 octobre ?
Absolument. Elles étaient en plein dans le bain depuis le 17 octobre. Il y avait une effervescence incroyable dans Paris, elles avaient elles aussi été bastonnées, violentées, certaines ont perdu la vie. Parmi les manifestants du 17 Octobre, il y a eu entre 10 000 et 12 000 arrestations, ils étaient tous parqués dans les stades et les gymnases, sans eau, ni nourriture, ni sanitaires, des centaines ont été expulsés vers l’Algérie, sans avoir eu le temps de rentrer chez eux pour prévenir et prendre quelques affaires,  des centaines d’autres ont disparu, des familles ont été séparées. C’est pourquoi, à l’appel pour la manifestation du 20 octobre, il a paru aux femmes tout à fait normal qu’elles sortent de nouveau et réclamer publiquement la libération de leurs proches et l’indépendance de leur pays.

Quelques rares oppositions de maris à la participation de leurs épouses ont été vite réglées par l’intervention d’un militant. Il y a une autre date importante, celle du 9 novembre 1961, les femmes algériennes à Paris et en province ont manifesté pour la troisième fois. Elles se sont rendues devant les prisons où les détenus avaient commencé une grève de la faim pour protester contre les restrictions apportées par l’administration carcérale à leur statut de détenus politiques arraché de haute lutte quelque temps aupa ravant. Les manifestantes ont fait montre de leur détermination et de leur discipline, bravant les CRS, refusant de montrer leurs papiers, refusant de se faire raccompagner dans les cars de police, certaines rendant les coups quand elles étaient frappées.

A Lyon, un commissaire a dû «négocier» l’arrêt de la manifestation aux conditions fixées par les femmes responsables qui encadraient les autres.  Il faut bien savoir, que pendant notre guerre, le FLN avait une autorité incontestée. Ses directives étaient suivies «sans discussion ni murmure» et les militantes et les militants étaient tenus d’établir un rapport circonstancié de leur exécution,  adressé aux responsables du Comité fédéral. L’organisation en France, pour notre émigration, fonctionnait efficacement puisque dans les derniers temps, la quasi-totalité des émigrés étaient répertoriés et structurés.

Un grand travail d’éducation et d’information politique était effectué pour faire connaître la justesse de notre combat et les nobles projets pour l’édification d’une Algérie indépendante, où la justice serait la même pour tous. On étudiait et commentait les écrits de Fanon, la Charte de la Soummam qui, au sujet des femmes, explicite la nécessité de leur émancipation et de leur accès à la vie publique. Comment les femmes étaient-elles organisées au sein de la Fédération de France du FLN ? A quelle période remonte la création de la section des femmes?

La création de la section des femmes, à l’échelle fédérale, n’a pas de date définie précise, elle a fonctionné en tant que structure à partir de l’été 1961. Jusqu’à cette date, elle existait sous forme de groupes informels, à la disposition de l’organisation exclusivement masculine. Aussi bien en France qu’en Algérie, où j’ai milité entre 1955 et 1957, c’est ce que nous avons toujours déploré. Nous étions volontaires, enthousiastes, engagées, présentes sur tous les terrains de l’action de l’organisation. Quand j’ai été admise dans la Fédération de France, fin 1957, et complètement dans la clandestinité à partir de mai 1958, j’ai assez vite rencontré d’autres jeunes femmes qui étaient dans l’action sans figurer dans une structure.

C’était parfois les compagnes de cadres de la Fédération, nous étions les premières assistantes de nos compagnons. J’ai constaté chez ces femmes un engagement total. Au début, je menais une double vie : le sport dans la journée et la militance clandestine le soir, et le dimanche où je n’avais pas de compétition ; jusqu’au jour où ma photo a paru dans un journal parisien à la suite d’un meeting d’athlétisme contre des Anglaises. J’étais dans l’équipe de France universitaire (PUC) ; j’ai réalisé alors que ce double jeu pouvait mettre en danger mes frères et sœurs de l’organisation. Le jour même, j’ai arrêté mes cours, mes entraînements et je ne suis plus revenue dans ma chambre à la cité U d’Antony.

L’organisation des femmes comportait deux catégories de militantes : les militantes à plein temps, les «permanentes» qui vivaient dans la clandestinité totale, très vite avec de faux papiers, sans domicile fixe, et celles qui étaient chargées de missions occasionnelles, elles avaient une vie familiale normale, certaines travaillaient parfois en usine ou ailleurs. Je ne dois pas oublier les travailleuses de la radio kabyle et les artistes, chanteuses, danseuses et comédiennes, je pense par exemple à la chanteuse Nouara et à notre future diva nationale Ouarda El Djazaïria âgée alors d’à peine 15 ou 16 ans.

Le 20 octobre 1961, que les femmes algériennes ont marqué avec éclat, ne doit pas faire oublier le militantisme au quotidien, avec ses multiples tâches, la résistance au quotidien face à l’appareil répressif colonial. Il faut le répéter, les femmes se sont massivement impliquées dans la défense de la cause nationale... Elles avaient, nous avions la certitude de la victoire. La certitude, parce nous y mettions le prix, que nous serions indépendants, mais que le pays serait ravagé par la guerre, que notre population durement éprouvée serait épuisée et qu’il fallait se préparer de toute ses forces à notre redressement.

Dans votre appel à la manifestation du 20 octobre, vous esquissez la société que vous aspirez à construire La section des femmes, quand elle s’est formalisée et individualisée, a conçu une brochure explicitant notre projet qui consistait en l’aide à la lutte de libération selon ses besoins en France et en Europe, et dans le même temps, l’élaboration et l’exécution d’un programme d’éducation, de formation politique, d’alphabétisation et de formation professionnelle envers la population féminine émigrée.
Avant le cessez-le-feu, les impératifs de la clandestinité limitant les réunions à plusieurs, chacune rédigeait un rapport qui m’était adressé sur son travail de prospection, de recrutement, de recensement des potentialités, comme des problèmes rencontrés, les plus fréquents revenant à convaincre un mari ou un frère de ne pas s’opposer à l’activité militante de sa parente.

La coordination se faisait entre Oudda Bennacer, Akila Abdelmoumen, Zahra Ould Chikh, Djamila Kebaïli et moi-même. Nous avions chacune un pseudonyme. Au lendemain du référendum, les réunions étant possibles, nous avons organisé plusieurs séminaires de formation et une assemblée générale. La section des femmes s’est alors dotée, très démocratiquement, d’une direction constituée de sept responsables : Kheira Hadji était chargée des affaires sociales, Akila Abdelmoumen de l’organisation, Zohra Djedda de l’alphabétisation, Djamila Kebaïli des relations extérieures, Hnifa Abdeladni de la politisation, Louisa Maâcha du secrétariat et moi-même, en tant que responsable de la section, j’étais connue sous le prénom de Saâdia. Les régions où la section était le plus représentée étaient la région parisienne, surtout la banlieue, l’Est, la Région Lyon Saint- Etienne et le Sud avec Marseille, Toulon et Alès.

Vous avez été désillusionnées, une fois l’indépendance acquise ?

Nous le sommes toujours. A la suite des accords d’Evian et du référendum d’autodétermination organisé au sein de l’émigration, avec une forte implication de militantes dans les bureaux de vote, la Fédération de France, comme les autres wilayas du pays, a établi une liste des candidats à la députation. Parmi ces candidats, il y avait cinq femmes, toutes anciennes militantes permanentes, elles ont été refusées par le Bureau politique à Alger. D’autres hauts cadres proposés ont également été retirés de la liste. N’ont été retenus que quatre  membres du comité fédéral, sur les cinq, Abdelkrim Souissi a été écarté. Et encore, ils n’ont pas été acceptés comme membres de la direction de la Fédération de France, mais ont été «dispatchés» entre les wilayas du pays : Omar Boudaoud et Amar Adlani ont été inscrits sur la liste de la Wilaya III ( Kabylie), tandis que la Wilaya IV a pris sur sa liste Ali Haroun à Alger,  Rabah Bouaâziz, mon mari à Orléansville (Chlef).

En 1962, Ben Bella et le Bureau politique du FLN n’ont pas accepté que la Fédération de France ait un rang de wilaya. Comme si elle n’avait pas existé, comme si l’émigration n’avait pas joué un rôle notoire, tant par son apport financier (l’essentiel du trésor de guerre) que par ses actions sur le sol français (second front), le sacrifice suprême de nombreux militants exécutés froidement, disparus à jamais, suppliciés, guillottinés. Comme si elle n’avait pas accompli un immense travail de sensibilisation, d’adhésion, de soutien sous toutes les formes à notre juste cause dans les milieux français, européens et auprès des pays amis… La Révolution a eu besoin de tous ses enfants où qu’ils se trouvaient. Pour moi, je l’ai vécu comme une grande injustice et j’ai  perdu pas mal d’illusions.

J’ai un autre souvenir pénible : lors de la première commémoration autorisée en Algérie des manifestations et des massacres du 17 Octobre 1961 à Paris, les militants de l’Association des anciens de la Fédération de France ont organisé une belle cérémonie sur l’esplanade de Riad El Feth, il y avait le martyr Aboubakr Belkaïd, qui était ministre de l’Information.
La télévision a voulu prendre des témoignages de femmes qui avaient manifesté à Paris et avaient subi avec leur famille la violente répression de la police, mais comme elles parlaient en français, parce qu’elles ne maitrisaient pas l’arabe «classique», les journalistes leur ont retiré le micro !!! Intolérance, intolérance… L’ordre venait «d’en haut», Le frère Belkaïd n’a rien pu faire.

Qu’attendez-vous aujourd’ hui  ?

Pour ma génération, je n’attends rien. Mon sentiment, c’est que chaque génération doit accomplir sa part, les jeunes d’aujourd’hui, qui ont leur avenir à construire et qui ont une longue perspective de temps devant eux, doivent prendre leurs responsabilités et s’impliquer dans le destin de la nation. C’est à eux d’inventer et de créer leur avenir, et pour cela, il faut que les aînés leur laissent des espaces, tout l’espace. Ma génération doit se reposer, c’est fini, il faut lâcher les postes. Je ne trouve pas normal que des personnes qui étaient au pouvoir en 1962 soient encore aux commandes en 2011. Je terminerai en disant aux jeunes femmes et jeunes filles de mon pays qu’elles doivent prendre le relais et mener leur bataille pour conquérir une place au soleil, le plus gros a été fait.                    

Bio express :

Salima Sahraoui-Bouaziz, veuve de Rabah Bouaziz, cadre dirigeant du Comité fédéral du FLN en France, était permanente de l’OS, responsable de la section des femmes de la Fédération de France du FLN, dont les militantes ont été à la pointe de l’autre manifestation, peu connue : la grande manifestation des femmes, le 20 octobre 1961.

Source El Watan Nadjia Bouzeghrane

Le Pèlerin

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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 23:43

Histoire de testicules

copie-de-tabac.jpg

 

Trois copines discutent, l'une dit :
- "Moi c'est bizarre, quand je fait une gâterie à Paul, il a les couilles froides"
La seconde:
- "Pour moi c'est pareil quand je le fais à Bernard, il a aussi les couilles froides, et toi Marie ton Christophe c'est pareil?"
Marie répond :
"Moi j'ai jamais fait ça à Christophe, je vous le dirait demain"
................. Marie va faire sa petite affaire à Christophe...............
Le lendemain Marie retrouva ses copines avec un oeil au beurre noir.
Une de ses amies lui demande:
- "Comment t'as fais ça?"
- "Bah c'est hier après avoir fait sa gâterie à Christophe il m'a frappée, je lui ai juste dit qu'il n'avait pas les testicules froides et que se n'étais pas comme Paul et Bernard"

Le Pèlerin

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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 06:18

Lutte contre la désertification - L’Algérie s’implique

algerie-desertification.jpg

 

Le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, M. Rachid Benaïssa, se rend aujourd’hui à Changwon (Corée du Sud) pour prendre part aux travaux de la 10e session de la Conférence des Parties (COP10) à la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD), a indiqué samedi le ministère dans un communiqué.
Les travaux de cette rencontre internationale bisannuelle, prévue les 17 et 18 octobre, porteront sur les progressions de la mise en oeuvre, par la communauté internationale, de la stratégie décennale de la convention sur la lutte contre la désertification, notamment la lutte contre la dégradation des terres et l’atténuation des effets de la sécheresse, selon le communiqué.
La COP10 sera sanctionnée par l’élaboration de projets de décisions qui seront adoptées par la Conférence des Parties avant la fin de cette nouvelle session, précise-t-on de même source.
L’Algérie assurera, en sa qualité de président en exercice du groupe africain de la convention (UNCCD), la coordination des travaux des pays africains durant cette conférence.
Le segment de haut niveau de la 10e Conférence des Parties de l’UNCCD se déroulera sous forme de trois tables rondes, précise le communiqué.
La table ronde ministérielle III sera co-présidée par M.Benaissa et portera sur "l’exploitation des connaissances scientifiques pour lutter contre la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse: sur la voie d’une amélioration".
Lors de la dernière réunion régionale africaine préparatoire à la COP10 tenue en Algérie en septembre dernier, la plupart des pays africains avaient harmonisé leurs plans de lutte et se sont engagés pour l’alignement de leurs plans nationaux de lutte contre la désertification sur le plan stratégique décennal 2008-2018 de la convention, rappelle t-on

Source Midi Libre R.N.

Le Pèlerin

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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 06:15

Des députés contre le projet du Président ?

Debat quota des femmes

 

On oublie souvent dans quelles circonstances l'idée d'un quota pour les femmes dans les assemblées a été imposée. Il ne s'agit pas de l'aboutissement d'une longue lutte pour les droits de la femme, mais d'un projet venu dans la foulée d'une  révision constitutionnelle, dont l'enjeu central était la suppression de la limitation du nombre de mandats présidentiels.

Lors de son discours à l'ouverture de l'année judiciaire en 2008, le président Bouteflika n'avait surpris personne en annonçant une refonte du pouvoir Exécutif par la suppression du poste de Chef du gouvernement, remplacé par un Premier ministre, et la fin de la limitation à deux le nombre des mandats présidentiels. Il a en revanche soulevé beaucoup d'interrogations autour de certaines autres idées contenues dans ce qu'il faut désigner comme un premier «package» de réformes. Parmi celles-ci, le fait de réserver un quota pour les femmes au sein des assemblées nationale et locales. Ces interrogations ne sont pas venues immédiatement. Car, la priorité du débat politique alors était de savoir comment les autorités allaient-elles réussir une élection présidentielle avec un président-candidat devant lequel aucun concurrent ne semblait avoir la moindre chance.

C'est pour cela qu'une fois parvenu au Parlement en novembre 2008, le projet de révision constitutionnelle ne pouvait souffrir d'aucun débat, surtout pas chez la majorité. Par n'importe quel bout que la majorité des députés se seraient aventurés à discuter telle ou telle disposition, ils auraient été immédiatement taxés d'anti-Bouteflika et se seraient exposé à la rigueur des lois sur la discipline partisane que pratiquent leurs formations politiques avec une célérité remarquable.

Les députés qui aujourd'hui reprochent à leurs collègues d'avoir retourné la veste au sujet de ce dossier, après avoir voté la révision constitutionnelle à l'unanimité, semblent faire l'impasse sur ces considérations qui ne sont pourtant pas sans importance, surtout quand on appartient à l'Alliance présidentielle. La situation d'alors n'a donc rien à avoir avec le contexte d'aujourd'hui où la question de la représentation féminine dans les assemblées n'a pas de lien direct avec le Président de la République et, pour ainsi dire, les députés s'en sentent complètement désinhibés. Une fois libérés donc du poids de tout ce fut liée à la présidentielle de 2009, les députés retrouvent une marge de manœuvre qui leur permet de débattre à loisir de l'un des sujets favoris de la politique nationale, la femme et son statut.

Il y avait une pression, celle du chef de l'Etat pour que ce projet passe. Et maintenant, il n'y a rien de tel et c'est pour cela que le projet risque d'être dénaturé, voire complètement vidé de sa substance. Nous voilà donc parfaitement déifié sur la véritable nature de l'Assemblée qu'on disait n'être qu'une simple chambre d'enregistrement. On le voit, il n'en est rien. Ce n'est pas une Assemblée aux ordres, mais une Assemblée cliente. Elle soutient de l'Exécutif tant qu'elle y a intérêt.

Sitôt une divergence avec les intérêts des partis qui ont la majorité ou avec les députés eux-mêmes. C'est en toute logique que les députés expriment aujourd'hui des oppositions qui doivent autant à l'opportunisme pour certains qu'au conservatisme pour d'autres, alors que les voix partisanes d'un quota pour les femmes ne savent plus comment défendre un tel projet, alors qu'il est évident que cela n'est rien d'autre qu'une décision volontariste visant à imposer par la loi à accepter de laisser plus de place aux femmes. Ce qui ne pourrait avoir lieu, comme on le voit, si on laissait faire ceux qui pensent que cela relève de leur domaine réservé.         

Source Les Débats Nabil Benali

Le Pèlerin

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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 06:11

Algérie - Femmes, le pouvoir vous aime !

Reseau Wassila

 

«La voix, la voix, la voix, C'est seulement la voix qui reste, Pourquoi je m'arrêterais ?» Forough Farrokhzad,
« L'adoption de ce système d'inégalité n'a jamais été le résultat d'une délibération, d'une réflexion, d'une théorie sociale ou de quelque connaissance que ce soit des moyens d'assurer le bonheur de l'humanité ou le bon ordre de la société. Ce système est né simplement du fait que, dès les tous premiers temps de la société humaine, la femme s'est trouvé l'esclave de l'homme en raison de la valeur qu'elle représentait pour lui et son infériorité physique. Les lois et les systèmes politiques commencent toujours par reconnaitre les relations existant déjà entre les individus. Ce qui était jadis contraints à l'obéissance par la force y furent donc tenus par la loi
L'inégalité des droits de l'homme et de la femme n'a pas d'autre source que la loi du plus fort.» (John Stuart Mill) Et le plus fort vient d'envisager (ce n'est pas encore acquis) de donner le droit de vote aux Saoudiennes et la parité aux Algériennes. Elles n'ont pas envahi les rues pour exprimer leur reconnaissance à leur Raïs. Elles ne sautent pas de joie, les ingrates. Sérieusement, malgré l'élaboration des Constitutions politiquement correctes qui interdisent toute forme de discrimination raciale culturelle sexiste, le pouvoir reste exclusivement masculin partout dans le monde à part de rares exceptions comme les pays nordiques. L'idée d'un partage sexuel du pouvoir est apparu en France en 1880, la féministe Hubertine Auclert avait écrit une lettre au préfet où elle refusait de payer ses impôts : «Je laisse aux hommes qui s'arrogent le pouvoir de gouverner le privilège de payer les impôts qu'ils votent et répartissent à leur gré» Il fallait attendre presque une décennie(1999) pour que le Congrès lui donne raison en ajoutant à l'article 3 de la Constitution cette simple phrase : «La loi favorise l'égal accès des hommes et des femmes aux mandats électoraux et aux fonctions électives.» Un accouchement dans la douleur au point d'effacer la légendaire galanterie française (les hommes cités en premier). Berceau de la civilisation occidentale, ce n'est qu'en 1944 que la France face à la menace Hitlérienne donne le droit de vote aux femmes. Jules Simon en 1867 expliquait : «La famille a un vote, si elle en a deux, elle serait divisée, elle périrait.» Dans son livre, Politique des sexes, Sylviane Agacinski fait une symétrie avec la crainte du vote des femmes et la parité : si le premier mettait la famille en danger, la deuxième risquait de diviser la nation. On sait que pour le vote des femmes, les politiciens se sont trompés, pour la parité, qui vivra verra. La femme algérienne a eu le droit de vote sans l'avoir demandé mais plus elle votait plus ses droits diminués.
Un exemple à méditer pour la femme wahhabite. Quant à la parité, l'histoire nous révèle que les rares femmes qui ont détenu le pouvoir n'ont pas vraiment brillé par leur féminisme. La règne de la reine Victoria a été un cauchemar pour les femmes anglaises, Benazir Bhutto n'a pas fait de la condition des Pakistanaises sa tasse de thé, chez nous Khalida Messaoudi et Louisa Hanoune, ex féministes avérées se sont montrées aussi reconnaissantes que les premières. Quant à la parité, c'est souvent le mirage qui cache le désert. Quand Bush a envahi l'Irak, il y avait plus de femmes dans le parlement de Saddam que dans celui de Chirac. En Iran, Khomeiny a imposé le hidjab dépénalisé la polygamie la lapidation le mariage de jouissance mais il a crée des milices féminines, a encouragé ses militantes parentes sympathisantes à prendre les postes désormais interdits comme la justice la politique à la gente féminine de la populace. Que dire du Rwanda où 50% de femmes siègent au parlement et plus de 30% en Afrique du Sud où le Président affiche son coûteux harem sans complexe et Kadhafi qui a maintenu la Libye sans aucune structure étatique mais qui a pris le soin de construire des écoles militaires modernes pour former ses amazones. Le grand défenseur de la cause des femmes, John Stuart Mill, a constaté avec ironie que si un pays est dirigé par un roi, on est sûr que c'est les femmes qui dirigent et si c'est une reine c'est les hommes. Mais dans le monde arabe, le roi cloître les femmes et de reine, il n'y en a jamais eu à part celle dont parle dans son livre, Sultanes Oubliées, Fatima Mernissi : Chajarat ad-Dur. Cette sultane a pris le pouvoir avec noblesse en 1250 en Egypte en battant les Français et en emprisonnant leur roi Louis IX (fait unique dans l'histoire arabe qui l'a complètement gommé). Une hérésie pour le calife abbasside Al-Mutaçim qui envoya aux émirs d'Egypte l'humiliant message où il se proposa de leur fournir des hommes puisqu'ils n'ont trouvé qu'une femme pour les diriger. Ce roi misogyne piètre combattant a causé la destruction de Bagdad en 1258 et la mort de milliers de musulmans tués par Hulegû, fils de Gengis Khan.
Les régimes arabes nous ont accoutumé à désigner systématiquement la femme comme bouc émissaire. Dès 1962, avant le partage du gâteau et après avoir apprécié leur youyou, le FLN renvoya les moudjahidates à leurs fourneaux. L'héroïne la plus célèbre, Djamila Bouhired a été obligée il n'y a quelques mois de lancer un SOS via les journaux pour pouvoir se soigner. Pourtant on estime par milliers les faux moudjahidines qui profitent de la rente pétrolière en toute quiétude et bonne conscience. Massu dans son livre, La Vraie Bataille d'Alger, a écrit : «Il est évident que le rôle joué par les femmes dans la lutte du FLN a été très importante. Transporteuses et poseuses de bombes, elles formaient un véritable réseau. Leur équipement, leur charme, leur innocence apparente de leur comportement leur donnèrent des facilités pour pénétrer partout sans provoquer, surtout dans les premiers temps, la méfiance.» Même occupée à rouler le couscous, la femme faisait peur, il fallait en faire une sous-espèce comme la nature n'obéit qu'à ses règles, le pouvoir se mit à encenser les islamistes. C'est Boumediene qui inaugura les séminaires islamiques, les universités islamiques et une mosquée pour chaque quartier. Tous les dirigeants arabes ont fait pareil. La Syrie, où Bachir el Assad massacre sa population en criant au loup en parlant du danger des islamistes, possède 8000 mosquées pour 18 millions d'habitants, 120 écoles Assad pour apprendre le Coran et 22 instituts de sciences religieuses et parmi les 584 associations reconnues 290 sont islamiques ; selon l'ONU, 30% de la population du «lion» est pauvre. Pour revenir à notre président défunt, il faut reconnaitre qu'il aurait pu se talibaniser et stopper la construction d'écoles mixtes mais en ce temps là, c'est le socialisme qui était à la mode, il s'était contenté de conseiller à l'UNFA de fêter le 8mars en dénonçant l'oppression des autres (1968 pour le Vietnam, 1969 pour la Palestine et 1970 pour tous les peuples en lutte).
Ce qui n'a pas empêché sa représentante le 8 mars 1971 de dénoncer la mal-vie de ses consœurs en ces termes : «La femme algérienne est déchirée entre un besoin irrésistible d'accéder à d'autres dimensions que celles de son rôle traditionnel (que se soit celui d'épouse, de mère ou de militante) et la crainte de déplaire à son entourage, à la société qui paralyse ses élans.» Mais le Guide resta sourd à cet appel, il assuma jusqu'au bout les paroles qu'il a dit le 3 juillet 1969 à l'occasion de la distribution des prix au lycée Hassiba Ben Bouali : «L'avenir de la nation repose en premier sur cette génération montante : filles qui seront demain les meilleurs mères et jeunes garçons qui deviendront des hommes forts prêts à assumer vis-à-vis de l'Etat et de la Nation toutes leurs responsabilités.»
La fille deviendra mère et le garçon deviendra soldat, discours type des hommes qui incarnent le pouvoir sans partage. Reich dans son livre, la Psychologie de masse du Fascisme, parle «de l'idéalisation mystique de la maternité chaste qui est un moyen très efficace non seulement de réduire complètement la sexualité féminine pour l'orienter toute la production de l'espèce vers des fins politiques souvent meurtrières (oppression, injustices, guerres)» A la mort de Boumediene, les religieux demandèrent l'application de la charia, la chasse aux sorcières s'intensifia et les medias lourds officiels se mirent au service des prêches misogynes d'el Ghazali pour aboutir au code de la famille de 1984 qui en déclassant la moitie de la population a déstabilisé toute la société au pays de La Kahina. En 1988, profitant de la révolte des jeunes, les intégristes à l'affut comme toujours envahirent le champ de bataille. Ecarté du pouvoir, le FIS muscla son bras armé sur le dos féminin. Devant les cris au secours des citoyennes, l'Etat était aux abonnés absents et le terrorisme a fini par s'attaquer à toute la famille, les hommes et les enfants. Au dernier séisme, c'est le péché
fassad' des filles d'Eve qui a provoqué la colère d'Allah, affirmèrent les prédateurs et les dominateurs. Similitude de l'histoire, Pierre Miquel dans son livre «Les mensonges de l'Histoire» en parlant des croisades dit : «Aux mensonges des seigneurs assoiffés de butin, il (le clergé) substitue le mirage de la grâce divine, toujours prête à secourir les justesQui se soucierait jamais du petit peuple sacrifié à ces ambitions planetaires ?» Idem pour la Reconquista sur fond d'assimilation Islam et Antéchrist afin de vider l'Andalousie de ses musulmans, face à une Europe décimée par l'épidémie de peste, l'Eglise a persécuté le juif et la femme pour calmer ses fidèles désorientés. Face à la dépression économique, Mussolini accusa les Italiennes : «Le foyer demeure la place véritable des femmes qui aujourd'hui, acculent les hommes à l'oisiveté.» En Irak, à la premiere invasion americaine Saddam Hossein s'est precipité pour supprimer le micro avantage accordé aux femmes en cas de divorce et a rétabli le crime d'honneur.
Sur ce sujet, dès 1949, inaugurant la versification libre, la grande poétesse irakienne Nazek El Malaîka écrivait dans son poéme «Laver la honte» dans lequel elle dénonce la tradition qui veut que le frère égorge sa sœur coupable. Elle fait parler le justicier : «Nous avons détruit, la honte.- Et sommes retournés vertueux.- A la réputation vierge, libres.- Ö Dieu des tavernes, où est ton vin où est la coupe ?- Où est la belle langoureuse à l'haleine parfumée ?» La honte l'interpelle : «Remplis les coupes ô boucher, - C'est à la suppliciée de laver la honte !»
En même temps le royaume Wahhabite réplique à Saddam qui vient d'envahir le Koweit par une fetwa interdisant aux Saoudiennes de conduire des voitures pendant que les Américaines ces «drôles de femmes soldats» veillait sur la sécurité des Lieux Saints. Est-ce la femme Irakienne qui a ouvert les portes de Bagdad à l'oncle Sam ? Est-ce que les Saoudiennes allaient voler la voiture et la clé des champs ? Dans un pays où le droit de se soigner est conditionné à l'accord du mari, comment parler de vote. «Tu veux quoi, ô mendiant ? Maitre, je veux une bague.» Imaginons un homme voulant se débarrasser de sa douce moitie, c'est simple, il lui interdit de se soigner, c'est son droit, le crime parfait que même la reine du crime Agatha Christie n'a pas imaginé. Quant à l'Algérienne, ça sent le souffre cette parité, une incitation à la guerre des sexes. Lui promettre une parité dans une liste où el Hadj Moussa de 62 est Moussa el Hadj de 2011, remettre sur les rails une UNFA relookée liftée pour une ambiance incestueuse: el Hadja Messaouda et Messaouda el Hadja. Un pouvoir apeurée qui se souvient, il était une fois des Algériennes... Ce qui a fait dire à Wassyla Tamsali dans son livre «Une femme en colère» que tant que la domination patriarcale subsistera, les femmes resteront une monnaie d'échange. La parité ne vient ni en tête ni à la queue des préoccupations des femmes algériennes, il n'y a qu'à tendre l'oreille à la maison souk hammam fête salon de coiffure terrasse balcon bureau école hôpital salle d'attente, pour s'en convaincre. Comme leurs frères, elles ont appris à se débrouiller. Aujourd'hui, les pères en inscrivant leur fille à l'école ne rêvent plus de prince charmant mais du diplôme de médecin d'avocate d'ingénieur, ils n'hésitent pas à faire de gros sacrifices pour le réaliser. D'après des statistiques de 2005, de 6 à 24 ans il y a plus d'Algériennes instruites diplômées que d'Algériens. Si l'emploi féminin n'est que de 15%, parmi les travailleurs ayant un niveau supérieur 25,7% sont des femmes alors que les hommes ne représentent que 8,1%.
Pour les salaires, la discrimination est plus effrayante, les salaires des femmes sont de 50,5% inferieurs à ceux des hommes alors qu'au niveau international l'écart n'est que de 25%. Devant ce véritable apartheid parler de parité c'est une honte une insulte. Heureusement, la cellule familiale a fait sa propre parité depuis belle lurette. Si le rez-de-chaussée est désormais voué au commerce ce n'est pas au seul profit du fils chômeur. On veille aussi à réserver un salon de coiffure un magasin de cosmétiques de gâteaux traditionnels pour la fille qui boude les études ou pour la studieuse, un cabinet médical juridique
et si ça ne suffit pas, la fuite. L'émigration se féminise de plus en plus, sur 100 étudiants algériens inscrits dans les universités françaises 30 sont des filles. A la porte des ambassades, il y autant de femmes que d'hommes pour quémander un visa. Le poète Archiloque écrivait : «Le renard sait beaucoup de choses, mais le hérisson sait une seule grande chose.» Au moment où l'histoire amorce un virage partout dans le monde, nos pouvoirs tenus par des vieux dictateurs moribonds continuent à jouer avec nous à «tiens tu l'auras quand le sel fleurira.». Kate Millet écrivait : «Si on considère que le gouvernement patriarcal comme institution qui soumet la moitie féminine de la population au contrôle de la moitie masculine, on voit que son principe est double : l'homme dominera la femme ; parmi les hommes, le plus âgé dominera le plus jeune.»
Le mouvement abolitionniste et le mouvement féministe américain se sont encouragés mutuellement. Même Ibn Khaldoun relève ce lien entre l'esclave et la femme : «C'est ainsi que l'esclavage, spécialement sous forme domestique, a contribué de façon décisive à la détérioration du statut de la femme dans la société arabe.» Il est interessant de constater que dans Les Milles et une Nuits, la femme ne commet l'adultére qu'avec un esclave noir. La baraka de nos dirigeants c'est de maintenir la femme et l'homme en esclavage par la force des armes fabriquées ailleurs. La totalité du milliard et demi de musulmans ne connaissent aucun régime démocratique. Les 32 pays arabes achètent plus de 50 % des armes vendus dans le monde et ne publient qu'à peine le 1% de livres. Les nantis n'aiment pas la lecture et les pauvres n'ont pas les moyens. Beaucoup d'intellectuels honnêtes se sont soulevés très tôt contre la condition des femmes, en 1984 l'anthropologue et historien Mahfoud Bennoune a écrit dans son livre «Les Algériennes» : «L'expérience qui a contribué à ma prise de conscience dégradante de la femme dans la société algérienne eut lieu durant mon emprisonnement durant la guerre de libération
Je fus frappé par la similitude de ma situation et celle de tous mes camarades enfermés avec celle de mes compatriotes femmes, des sœurs de mes amiscloitrées, controlées, humiliées, condamnées à perpetué aux travaux forcés... sans la moindre protestation comme nous subissions les brimades et les sévices, voire la torture, dans les geôles coloniales...» Donner des droits aux femmes oui d'abord les plus élémentaires avant d'atteindre la cerise sans le gâteau du vote et de la parité.
On ne soigne pas un corps gangrené en le camouflant avec du fond de teint. Les scientifiques affirment que le fœtus ressent les souffrances de la mère. Des études ont été faites aux USA dans les années 50 puis les années 70 sur la santé mentale des femmes américaines qui ont demontré qu'elle s'est amelioré avec l'acquisition de plus d'égalité. Les sciences sociales aussi confirment la présence chez les femmes des caractéristiques inhérentes aux groupes minoritaires : haine et rejet de soi-même et de son groupe, mépris de soi et de ses congénères. Ce qui fait dire que si les hommes n'aiment pas les femmes, les femmes se haïssent entre elles. Comment l'enfant peut évoluer sainement avec un être diminué de gré et de force. Jusqu'à présent aucune étude n'a été faite sur l'enfance de ce jeune parfois adolescent qui bascule dans le meurtre de femmes d'enfants d'hommes qui ne lui ont rien fait juste pour obéir à son émir. Pas un terroriste n'a comparu devant un juge pour nous expliquer le pourquoi du viol de milliers de filles musulmanes. Des victimes consolées par l'Etat avec un «certificat de virginité» et zéro dinar car la réparation financière est assimilée officiellement à de la prostitution. Rejetées par leur famille, sans ressource, sans formation, on devine qu'il ne leur reste que cette dernière comme solution sans parler de la mendicité ou du suicide. Alors que bon nombre de leurs terroristes ont été non seulement pardonnés mais bien «récompensés». C'est Victor Hugo qui a dit qu'il suffit de gratter un juge pour trouver un bourreau.
Il est dépassé le temps où de l'imam El Chafié (767-820) théologien et juriste fondateur de l'une des 4 écoles juridiques de l'Islam orthodoxe affirmait : «Trois choses vous insultent si vous les honorez et, si vous les insultez vous honorent : la femme le serviteur et le nabatéen.» Il est dépassé le temps où Pythagore, le fameux mathématicien grec dont le théorème a été choisi par la Nasa en 1972 pour son engin spatial Pioneer afin de démontrer aux éventuels extraterrestres qu'une civilisation avancée existe sur la planète Terre, déclarait : «Il y a un principe bon qui a crée l'ordre, la lumière et l'homme et un principe mauvais qui a crée le chaos, les ténèbres et la femme.» Poulain de la Barre a répliqué : «Tout ce qui a été écrit par les hommes sur les femmes doit être suspect, car ils sont à la fois juge et partie.» Les idées sexistes ne font plus recette que chez de vieux tyrans à l'Alzheimer avancée, et pour cause, elles ont trop servi et ont démontré leur nullité leur dangerosité. Les révolutions resteront l'œuvre de la jeunesse qui est en train de se dresser contre ces fossiles qui s'accrochent à leurs «suaires» pour s'accaparer le passé le présent et l'avenir jusqu'au tombeau. Aujourd'hui, Facebook, ce «sésame ouvre toi» inventé par les jeunes pour les jeunes, est rentré dans les maisons par le ciel et a donné le vote la parité et la voix à tous les êtres humains sans aucune discrimination culturelle raciale et sexiste.

Source Le Quotidien d’Oran Mimi Massiva

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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 06:08

L'après Bouteflika, c'est quoi ?

Algerie

 

«Toujours le chef est seul en face du mauvais destin». De Gaulle

L'Algérie serait grosse de deux scenarii selon les évolutions du pays. Le premier n'est pas souhaité par les populations qui portent les stigmates de la décennie rouge sang. Le prix versé inciterait à des consensus, à un volontarisme politique et à développer un projet de société qui mettrait le holà aux velléités salafistes et à l'activisme dans la société de courants intégristes, rentiers, et qui entendent reconduire un statu quo mortel. Dans le respect de la Constitution, des lois et de toutes les libertés, y compris celles du culte, de l'information et de l'activité politique pacifique.
Le second serait un retour dans la paix et la négociation franche à l'essence des réformes initiées il y a deux décennies, dans des conditions internes et financières très difficiles. Et à ce niveau, il y a lieu de rafraîchir des mémoires sélectives dans la déficience et la volonté de faire oublier des réels lourdement vécus. La pression des institutions financières internationales, le délitement de l'Etat pris en otage par l'intégrisme local, l'indifférence sinon la complicité de la « oumma », une police politique restée dans l'esprit de la Stasi, une bureaucratie ravageuse, l'étouffement de toutes les libertés caractérisaient le début des années 90. Une histoire chaude qui reste à faire sereinement.
Le scénario catastrophe serait la continuité d'un système assis sur la rente pétrolière, une démocratie de façade, un pluralisme affairiste dominé par l'informel dans les activités commerciales, politiques, religieuses, qui font la part belle aux importations alimentaires, à une gestion surréaliste des IDE, de l'économie productive, au découpage politicien des syndicats et en l'absence d'une politique audacieuse de l'économie fondée sur le savoir, vers les technologies nouvelles qui n'ont aucune chance avec toutes les censures sous-développées qui entrent en transe avec la publication d'un simple livre qui serait désobligeant envers telle ou telle institution. Les pays émergents (B.R.I.C.) et ceux qui cumulent les prix Nobel, les brevets, des dizaines de TV, des centaines d'associations autonomes, une société civile contestataire et intelligente avec laquelle les grands de ce monde vivent en parfaite harmonie dans le débat contradictoire parce qu'elle est une richesse inestimable et un contrepouvoir qui enrichit les gouvernances et les sociétés où il fait bon vivre, capitalisent toutes les oppositions. Ces contrées sont rêvées, fantasmées par la jeunesse des pays arabes et africains, reçoivent le gros d'émigrés clandestins, désespérés et suicidaires. A-t-on entendu parler d'un Européen qui met sa vie en jeu pour rejoindre un quelconque pays africain ou arabe ? La question mérite d'être discutée par des « élus » bien payés, gras et surtout fainéants et incompétents.
Entre les deux scénarii, les patriotes qui ne se revendiquent ni de l'histoire ni de la religion musulmane (qui est venue pour toute l'humanité), en dehors des circuits partisans dont la faillite est indiscutable, ont des choix à faire de toute urgence, sans coquetterie stupide. Comment se défaire de l'extrémisme du T.V.M. (tout va mal) et de l'esprit courtisan psalmodié au rythme du T.V.B. (tout va bien), qui ne trompe personne lorsqu'on a écouté le pays profond durant le périple du Conseil national économique et social (CNES), loin des microcosmes aliénés par la promiscuité des appareils et des sectes algérois ? Pour les choix à faire, il y a des réalités incontournables qui pèsent sur le pouvoir, l'opposition et la société entière. La nostalgie prégnante du parti unique, qui a définitivement perdu le label de la légitimité historique en fonction de la moyenne d'âge nationale et parce qu'il est représenté par une alliance à trois têtes foncièrement contradictoires, obnubilées par les quotas respectifs au Parlement et travaillées par des échéances proches et dangereuses, n'est plus opératoire. En face et contre, il y a la société qui bouge, une jeunesse branchée sur le net, explosive, inventive et un environnement continental et international qui évolue chaque jour.
Dans une forêt de contradictions majeures, dangereuses, M. Bouteflika apparaît comme le dernier refuge, l'arbitre ultime pour des populations coupées des partis, du pouvoir et qui détestent l'administration retranchée dans le bunker des photocopies légalisées, les budgets des APC et des APW qui échappent aux « élus » pour leur exécution et par la fonction administrative approximative de n'importe quel acte directement adressé aux citoyens. L'Etat apparaît fragile, craintif à la moindre émeute et surtout soucieux de maintenir un système obsolète en l'état. Tout et son contraire a été dit, écrit sur la politique du premier magistrat. Sauf l'alternance programmative. La gestion de M. Bouteflika sera faite par les historiens, les experts algériens et étrangers, en dehors des sectes partisanes et des appareils officiels qui se sont accommodés de plusieurs présidents. Le sceau scientifique sera apposé un jour sur l'histoire du pays sous le règne de M. Bouteflika.
Pour ceux qui ont suivi peu ou prou la concertation menée par le CNES, à partir d'une saisine présidentielle, à travers les différents secteurs représentés et une écoute non partisane ou idéologique, les réalités nationales sont porteuses de toutes les ruptures, dans un sens ou dans l'autre, qui méritent des lectures non sélectives et surtout aux antipodes du TVB et du TVM. Et ne pas rendre compte des souffrances algériennes, que le média soit public ou privé, renvoie à des thèses que les citoyens ne veulent pas. L'après-Bouteflika est à ce jour inexploré de manière rigoureuse par le pouvoir et les oppositions éclatées publiquement en direction des populations. Et il y aura bien un après Bouteflika un jour ou l'autre.
Les mandats du premier magistrat ne peuvent être analysés correctement, de façon non courtisane, non partisane, qu'à l'aune constitutive de la décennie rouge, du rôle joué par des chefs militaires, de civils sous influence, y compris étrangère, qui avaient pris toutes les précautions pour être à l'abri, avec armes et bagages, famille et prébendes, et par l'ex-FIS qui était persuadé (pour ceux qui ont eu à subir ses outrances dans l'exercice de leur fonction) que le pouvoir était au bout de fetwas bricolées et politisées à la va-vite.
M. Bouteflika, avec de grosses erreurs de casting, a conquis « le quart manquant » et cette conquête n'a de sens que mise en perspective avec les terribles dégâts dans toutes les institutions, dans les corps intermédiaires, dans les familles, au cœur de la société. Ceux qui ont vécu la tragédie au quotidien mériteraient d'être écoutés. La décennie, managée par des forces qui se moquaient de l'intérêt du pays, de son avenir, qui étaient rivées à des intérêts financiers algériens et étrangers, a débouché sur les crises vécues aujourd'hui.
Une jeunesse formidable, comme celle qui combat dans tous les pays développés, veut participer à 100% à la construction démocratique de l'Algérie. Vouloir la stériliser dans les conflits, rendus publics, d'appareils à l'intérieur de la majorité et limiter son horizon au tout va mal (TVM), ou au tout va bien (TVB), est criminel. L'Algérie étant le produit d'une histoire anticoloniale, d'une indépendance prostituée et du règne d'un parti unique qui a échoué sur toute la planète, mérite à coup sûr d'être le phare pour le continent.
Que les partis « au pouvoir », les opposants et les véritables républicains démocrates disent aux Algériens et au monde quel est leur projet pour l'après-Bouteflika. Est-ce trop demander ? Le premier magistrat n'est pas éternel, les chefs de la majorité et des oppositions non plus. Alors quid de l'Algérie en 2018-2030 ? Que la majorité atomisée et l'opposition éclatée le disent au peuple, sans arrogance ni démagogie stérile.

Source Le Quotidien d’Oran Abdou B.

Le Pèlerin

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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 06:04

Algérie – La femme n’est-elle pas politiquement mature et ne sert-elle qu’à faire des enfants ?

Debat-quota-des-femmes.jpg

La présidente de l'association de la femme rurale, Mme Saïda Benhabilès, a énergiquement défendu l'accès des femmes aux assemblées élues, par le système de quotas décidé par le Président de la République et adopté par le Conseil des ministres. Mme Benhabilès a affirmé hier, lors de son intervention au forum d'El Moudjahid, qu'une lettre ouverte sera remise aux élus de l'assemblée populaire pour dénoncer l'attitude des opposants à la loi organique fixant les modalités d'élargissement de la représentativité des femmes dans les assemblées élues. La conférencière s'est dite étonnée de la position de certains partis politiques et de certains parlementaires qui font de gros efforts pour bloquer cette loi. Mme Benhabilès a précisé qu'une délégation composée des femmes signataires de cette lettre ouverte (des intellectuelles et des membres d'associations féminines, l'exemple Iqraa, Afkar, femmes chef d'entreprises) vont débattre et remettre cette correspondance au Parlement. Pour Benhabilès, il s'agit là de la première action et dans le cas où des partis politiques et des parlementaires continuent à rejeter cette loi, sans argument valable, «on passera à une démonstration de force, autrement dit, on va descendre dans la rue», a-t-elle averti.
En colère, la présidente de l'association de la femme rurale s'est dite outrée par des déclarations émanant des partis politiques. Ces derniers ayant affirmé que le désintéressement des femmes de la vie politique est dû à la nature, à l'histoire et aux mœurs de notre société qui empêchent la femme d'accéder à la vie politique. Pour Benhabilès, les véritables raisons qui éloignent la femme algérienne de la vie politique c'est l'enfermement des partis politiques sur eux-mêmes avec des principes archaïques et qui n'ont rien à voir avec la démocratie. Elle poursuit : «Ils n'ont qu'à s'ouvrir en faisant appel à des femmes universitaires que ce soit dans les grandes villes ou dans le monde rural, pour une adhésion dans les partis». Ironisant, Mme Benhabilès a affirmé que la désaffection des femmes à la vie politique est due, dans certains cas, à la nature des partis politiques et des parlementaires dont certains de leurs membres n'ont ni un niveau ni des principes, en faisant allusion à la corruption et la défense de leur propre intérêt. A la question de savoir si la femme algérienne et, particulièrement, la femme rurale a des aspirations politiques, Mme Benhabilès a demandé aux parlementaires d'aller vers ces femmes pour leur demander si elles ont des aspirations politiques ou pas, au lieu de décider à leur place. Pour Benhabilès, il n'y a pas de doute, la femme algérienne, qui a combattu le colonisateur en portant des armes et qui a défié le terrorisme, est sûrement capable d'exercer la politique. «Elles ont pu affronter la mort, pourquoi elles ne pourront pas affronter la politique?», s'est-elle interrogée.
Tout en estimant que nos parlementaires ne sont pas imprégnés de la culture démocratique, Benhabilès a tout de même lancé un appel aux partis politiques pour ouvrir leurs portes aux femmes algériennes qui ont déjà prouvé leur réussite dans différents domaines. Mais à part la question des quotas, Benhabilès a reconnu que la femme algérienne est confrontée à de sérieux problèmes dans notre pays, notamment les problèmes de santé. «Des femmes et des enfants sont en train de mourir, notamment les cancéreux à l'intérieur du pays pour absence de soins», a-t-elle souligné. Et de poursuivre : « Je demande aux parlementaires d'agir pour défendre ces femmes et ces enfants, au lieu de bloquer ladite loi», a-t-elle conclu.

Source Le Quotidien d’Oran M. Aziza

Le Pèlerin

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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 06:02

Où sont –t-ils passés ?

billet de 2000 DA bis

 

«Cela va régler un problème conjoncturel mais le problème structurel demeure posé»

Cette mesure a été présentée comme la solution qui doit «simplifier et faciliter les transactions monétaires entre les différents agents et opérateurs économiques», selon les déclarations du ministre des Finances, Karim Djoudi.

La plus grosse coupure de billet de banque de l'histoire de l'Algérie indépendante, jamais émise, est-elle en train de jouer à l'Arlésienne? A moins que cette opération présentée en grande pompe avec tambour et trompette ne se soit avérée être un flop. Prise par le Conseil de la monnaie et du crédit, sa mise en circulation décidée par le Conseil s'est faite officiellement le 28 avril 2011, conformément aux règlements n°11-01 et n°11-02 du 24 mars 2011. Il y a bien entendu ceux qui ont présenté cette mesure comme, pratiquement, la panacée d'où doit provenir la réponse appropriée autant pour les transactions financières de l'économie algérienne que le manque de liquidités qui la caractérise. Ce qui a pour conséquence de compliquer le quotidien des citoyens. D'autres voix se sont par contre élevées pour mettre en garde contre les effets néfastes que doit provoquer, sur l'économie nationale, une telle initiative.
Les optimistes
«Un des objectifs est d'augmenter la disponibilité de la liquidité de la monnaie au profit des opérateurs économiques et des citoyens», a assuré le 26 avril, Abdelaziz Hamlet, le directeur général de l'Hôtel de la Monnaie de la Banque d'Algérie, lors de la cérémonie de présentation du billet de 2000 DA à la presse. «Cela va alléger la pression sur la Poste car il est évident que pour le même montant, on immobilisera une quantité moindre d'argent», a déclaré de son côté Moussa Benhamadi, ministre de la Poste et des Technologies de l'information et de la communication, tandis que le grand argentier du pays voyait dans cette mesure une opération destinée à «simplifier et faciliter les transactions monétaires entre les différents agents et opérateurs économiques».
Un optimisme presque béat illustré par les déclarations des responsables de la Banque d'Algérie qui ont affirmé que la mise en circulation du billet de 2 000 dinars qui «est appelée à contribuer au rafraîchissement de la monnaie fiduciaire et à sa disponibilité accrue».
Les sceptiques
Il y a ceux qui y voient, à long terme, dans cette décision un phénomème d'accèlération de l'inflation, à l'instar de l'économiste Mohamed Bahloul: «Cela va régler un problème conjoncturel mais le problème structurel de l'économie algérienne demeure posé», a estimé cet expert. Un avis partagé par certains patrons qui mettent le doigt sur l'état «archaïque» du système bancaire algérien. «Pouvoir tirer des billets de 2000 DA dans l'état actuel de notre système financier, ce n'est pas a priori une bonne chose pour l'équilibre de l'inflation», a souligné le président de la Confédération algérienne du patronat (CAP), Boualem Merrakchi.
«C'est peut-être un mauvais signe qui prouve un dérapage de la parité de notre monnaie. Cela peut traduire une dérive inflationniste. Il ne faut pas que l'on continue à consacrer la perte de valeur de notre monnaie en émettant des coupures de plus en plus fortes», avait averti Réda Hamiani, le président du FCE, le Forum des chefs d'entreprise. Il y a un autre effet pervers que n'ont pas manqué de relever d'autres experts qui ont mis l'accent sur l'aubaine que doit constituer une telle décision pour la sphère de l'informel qui brasse pas moins de 40% de la masse financière de l'économie nationale et dont les transactions se font de «la main à la main».
En prédatrice, elle se positionne pour absorber la majeure partie des billets mis en circulation. Ce qui doit lui permettre de manipuler des sommes exhorbitantes en transportant des quantités moindres. «Dès le moment où vous imprimez des nouveaux billets, ils sont aspirés par la sphère informelle parce que malheureusement, les transactions chez nous se font toujours par le cash», confirme dans son analyse Mustapha Mékidèche en sa qualité d'économiste et de vice-président du Cnes, le Conseil national économique et social.
L'Arlésienne
Aucune des personnes que nous avons approchées n'a déclaré avoir vu la couleur de ce fameux billet. «Depuis l'annonce de sa mise en circulation et malgré de nombreux retraits bancaires, pas un seul billet de banque d'une telle valeur ne m'a été remis», nous a affirmé une enseignante rencontrée au sein d'un établissement financier, interrogée à ce sujet. «Je pense qu'ils n'ont jamais existé», a surenchéri un retraité venu retirer sa pension. Un commerçant situé dans une rue adjacente (à la banque) a assuré: «Je n'ai jamais eu de billet de 2000 dinars entre les mains...» Pourquoi ce billet de banque qui a été présenté comme une petite merveille est-il passé aux oubliettes? «L´architecture de ce petit papier imprimé recto verso comporte des dessins travaillés sur le plan artistique tout en conjuguant les techniques de sécurisation les plus pointues pour contrecarrer les tentatives de reproduction», a souligné l´un de ses concepteurs, avait écrit L'Expression (dans son édition du 9 juin 2011) lors d'une visite qui lui a été exclusivement réservée, à l'Hôtel de la Monnaie. La réalité sera amère, voire cinglante. «La Banque centrale a mis en circulation un nouveau billet sans paramétrer les machines de distribution des banques pour le reconnaître», rapportera L'Expression.
Des propos qui seront confirmés. «Les billets de 2000 dinars sont rejetés par nos machines qui les considèrent comme de faux billets», confiera un banquier sous le sceau de l'anonymat. Depuis, c'est pratiquement le silence radio. Le billet de 2000 dinars joue le rôle de filles de l'air. A moins qu'il ne soit tombé... dans les bras des barons de l'informel...

Source L’Expression Mohamed Touati

Le Pèlerin

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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 04:40

Les inquiétudes du RCD said-sadi-rcd-.jpg

 

Le RCD a tenu, ce week end, à Alger, une réunion de son Conseil national et en est ressorti avec des conclusions plutôt "hard". Le parti de Saïd Sadi qui a écouté les rapports de ses bureaux régionaux et les interventions des membres du conseil national est arrivé à la conclusion suivante : "les manœuvres politiques du pouvoir attestent de la permanence de deux invariants dans le système algérien : le DRS contrôle toujours l’essentiel de la décision politique et aucune perspective d’ouverture ne figure dans l’agenda officiel".

Le RCD en veut pour preuve que face à la contestation citoyenne, "signe d’une ardente aspiration au changement, le système oppose la répression, la corruption, la désinformation et la provocation".

Le parti de Sadi fait remarquer que face au "désarroi des Algériens" menacés par le chômage, l’inflation, le déficit en logements, l’absence de soins et une éducation au rabais, "l’exécutif répond par des tripartites composées de ses clientèles où il dilapide le trésor public dans des aspersions financières claniques qui ont eu le don d’exaspérer les catégories les plus démunies".

Le conseil national du RCD relève une "absence chronique de projet économique" qui se confirme, d’après lui, par "l’entretien d’un patronat dominé par l’économie de bazar et dont la principale fonction est d’être convoqué pour servir de comité de campagne au pouvoir à chaque fraude électorale".

Au plan politique, le conseil national du RCD constate une "stratégie d’involution nationale qui absorbe tous les moyens de l’Etat pour aboutir à l’étouffement de la vie publique".

Pour le parti de Said, les décisions envisagées pour mettre en œuvre les réformes annoncées participent, "sans exception", d’une volonté de "fermeture et de soumission de la scène nationale".

Il en veut pour preuve que "l’instrumentalisation de la justice" démontre chaque jour que les scandales financiers ne sont traités que lorsque les auteurs des crimes et délits économiques sont "tentés de s’émanciper de la domestication des officines".

Divergences entre Présidence et DRS

Pour cause, le conseil national du RCD observe que le DRS, "maître d’œuvre du monopole sur la vie politique et économique, est plus que jamais rivé dans un statu quo". Pour les citoyens, lit-on, il y a qu’un choix : "Se soumettre ou de s’offrir en recrue à l’une des sectes du pouvoir". Le RCD relève également des "manipulations politiciennes du terrorisme" dont joue le régime pour maintenir son "chantage" dans le pays.

Quid des perspectives électorales ? Le RCD souligne encore une fois "l’omnipotence du DRS" qui se dévoile d’après lui, "dans le sectarisme de l’administration et la partialité de la justice". Un constat qui laisse présager, d’après le parti, "une année électorale 2012 au cours de laquelle les scrutins seront une réédition des opérations de distribution des quotas". Saïd Sadi avait déjà mis en garde à l’ouverture des travaux du Conseil national de son parti sur le fait que " si le DRS reprend les mêmes prérogatives, nous n’aurons même pas 19 sièges à l’APN",

Pour autant, le RCD pense que ni la "transformation de l’Algérie en gigantesque espace militaro policier, ni les milliards de dollars distribués dans la précipitation sans programmation, ni les infiltrations et autres tentatives de déstabilisation des mouvements de coordination, ni la désinformation n’ont empêché la société et, plus particulièrement, la jeunesse de se mettre en mouvement pour relancer la contestation et exprimer sa volonté de vivre dans la liberté, la dignité et la sécurité".

Rappelant les initiatives qu’il a prises pour mobiliser les Algériens pour le changement notamment les manifestations engagées au premier semestre 2011, le Conseil national du RCD se dit "résolument engagé" à soutenir toute démarche s’inscrivant dans "une alternative de rupture".

Le Rassemblement pour la culture et la démocratie est convaincu que les "manœuvres en cours qui voient les clans se déchirer dans un système mafieux" ne doivent en aucune façon "distraire les élans patriotiques qui s’expriment quotidiennement dans les revendications sociales ou politiques alternatives".

Le premier responsable du RCD affirme l’existence de "divergences" au somment de l’Etat, entre le DRS et la Présidence. "Il y a des oppositions sérieuses entre le DRS et la Présidence. Mais c’est une erreur de donner de l’importance à cela. C’est un système mafieux. Et la mafia ne disparaît pas", déclare-t-il.

Source Algérie plus Hakim Merabet

Le Pèlerin

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