Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
  • Contact

De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

Recherche

28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 05:01

2 La vraie nature de l’Ariège

undefined

 

Ici commence l’Ariège, à l'aube surtout 

undefined

 Le lac du Laurenti est situé sur un versant orographique tellement oriental qu'il n'aurait jamais dû être ariégeois ; la géographie des hommes en a décidé autrement. Peu importe ! Le Laurenti, avec ses aubes subtiles, toutes de délicatesse presque méditerranéenne, est une mise en bouche rêvée aux saveurs tantôt océanes, tantôt cathares de l'Ariège «  montagnarde ».

 undefined

 

Diversité ! C’est le maître mot ! N’essayez pas de réduire les paysages ariégeois à quelques schémas existants ;ici, la nature est par essence différente,d’une vallée à l’autre, d’une Ariège à l’autre.

Il y a déjà près d’un siècle, avec l’une des formules dont il  avait le  secret, Henri Beraldi, l’historiographe avo­cat de la chaîne des Pyrénées, présentait ainsi l’Ariège et ses montagnes : « L’Ariège a sa chaîne frontière [belle chaîne dont la beauté remarque[le géographe! Elysée Reclus, est précisément la simplicité de profil, la forme normale], plus de cent kilomètres de pics se maintenant entre deux mille cinq cent et trois mille mètres... L’Ariège, régal délicat pour pyrénéistes fervents... » II était inévitable qu’une telle éten­due de montagnes offrit une diver­sité de présentations constituant ainsi l’une des grandes caractéris­tiques de cette chaîne ariégeoise. Ainsi, du Crabère, première sentinelle de l’occident ariégeois, aux pics Pédrous, Lanoux ou Roc Blanc et pic de Ginèvre, ultimes vigies de l’orient, il y a place pour de nom­breuses entités naturelles très différentes.

Ariégeoises par l’état civil

À cet alignement méridional s’ajou­tent divers ensembles montagneux moins connus mais tout aussi atta­chants : un peu décalées à l’est, les montagnes d’Orlu ne sont pas en reste pour ce qui relève du paysage. Les montagnes du Quérigut, ariégeoises par l’état civil mais audoises par la géographie, appar­tiennent, elles, aux régions les plus secrètes des Pyrénées - aujourd’hui moins connues même que cer­taines régions de l’Aragon !

undefined

Les sommets noirs de la haute vallée d’Aston. avec le pic de Rulhe (2 783 m) et le lac de Joclar

 undefined

Panorama matinal depuis le Montcalm (3 078m), point culminant de l’Ariège. Le regard englobe la pica d’Estats, sommet fétiche des Catalans.

La vallée de Bethmale, en Couserans, vaut autant par son folklore que par la splendeur de son environnement

Restent enfin le massif des Trois Seigneurs et la montagne de Tabe, montagne aux sortilèges et maléfices, inscrits dans la topony­mie et déjà détaillés dans d’anciens écrits de la Renaissance et pour le dernier cité christianisé sous le nom de Saint-Barthélémy. Ces deux ensembles séparés par la vallée de l’Ariège sont admirablement dis­posés en avant-scène, situation en balcon qui, tout en permettant de dévoiler la plus grande partie de la chaîne axiale, recèle aussi ses propres joyaux naturels : lacs dArbu, dArtats, dAppy, du Diable ou des Truites.

D’une telle profusion de richesses naturelles, où l’on peut, entre autres merveilles, admirer plus de 150 lacs, ressortent cependant un certain nombre de points remarquables à qui il convient de réserver quelques commentaires plus détaillés. À l’est de la pastorale vallée de la Bellongue et à l’extrémité de celle du Biros les pyramides du Crabère et du Maubermé attirent imman­quablement le regard dès que l’on quitte Toulouse par la route des Pyrénées. Rendu sur les lieux et à mi-distance entre ces deux som­mets, il est un superbe belvédère, régulièrement oublié dans les pro­grammes de course et qui a pour nom pic de Serre Haute, sommet précédé et suivi de charmants petits lacs cachés de toute part et point de vue qui de surcroît dévoile le superbe ensemble lacustre des étangs de Liât, ainsi que les mon­tagnes du val dAran.
Au cœur du pays des orrys se dressent les grands 3 000 ariégeois derniers sommets de la moitié orientale de la chaîne
Malgré son altitude modeste (2 838 m), le mont Valier, en Couserans, sait ménager ses effets et dévoile aux randonneurs des allures quasiment andines.
Si l’on se déplace plus à l’est, sur­git alors le fameux mont Valier, fier sommet du Couserans qui, par la position, ressemble étrangement au pic du Midi de Bigorre, mais sans avoir subi les outrages des diverses politiques d’aménagement qui ont défiguré ce dernier. Vers l’est, pour­suivant la découverte et quittant schistes ou calcaires, on atteint le pays du granit. Cette particularité géologique, comme surgie en bloc d’un magma primitif s’étant soli­difié en plein ciel, se présente sous l’aspect d’un clair et blanc massif, compact et pavé de lacs nichés dans les courbes et plis de la roche mère.
A cheval sur schiste et granit
S’étendant du pic du Certascan, à l’ouest, pic où une faille sert de limite géologique de telle façon que l’on peut y progresser un pied sur le schiste et un pied sur le granit, ce massif englobant les montagnes dAulus, d’Ustou et une partie des montagnes d’Auzat, se termine dans le cirque de Bassiès au nord et près du port de l’Artigue à l’est. Certains sites méritent le déplacement ; on se doit de mentionner les secteurs du Montabone, de l’étang dAubé et des laquets des Lavants de l’Escale cernant la Pique Rouge de Bassiès et surtout la célèbre cascade dArs, Ce pays sait marier austérité et splendeur, comme ici en haut Couserans, sur les rives solitaires du lac d’Aube, au pied de la dent de Mède.


C’est depuis toujours une des attractions favorites des curistes d’Aulus. Une heure de marche suffit pour rallier la cascade d’Ars, impétueuse cataracte ariégeoise, troisième des Pyrénées pour sa hau­teur de chute (250 m), mais première par sa beauté. Dans le Vic­dessos, se dressent enfin au cœur du pays des orrys, les grands

3000 ariégeois, les six derniers sommets culminants de la moitié orientale des Pyrénées : Pique d’Estats (3 143 m], Montcalm (3 078 m], pic du port de Sullo (3 072 m] et trois autres sommets fraîchement baptisés par des Catalans de noms... catalans : Rodo de Canalbona (3 004 m], pointe Gabarro (3 115 m], pic Verdaguer (3 131 m), appellations oubliant que la première ascension d’un 3 000 de ce massif, le Montcalm, fut effectuée et décrite par le grand botaniste de Candolle le 18 juillet 1807 !

Ce grand massif offre la possibilité d’effectuer une somptueuse course de crête qui, d’est en ouest, par Rioufred, le lac de Canalbonne, le lac supérieur de la Pique d’Estats (2 860 m, le plus haut des Pyrénées], permet d’enchaîner dans la même journée les six 3 000. La randonnée se conclut au sommet du Montcalm.

Outre ses 3 000, la morphologie du Vicdessos fait de cette région un ensemble montagneux du plus haut intérêt. Entre autres vallées, on peut encore y distinguer la haute partie de Soulcem faisant jonction entre trois pays (Andorre, France et Espagne] et celle dArtiès, laquelle, dans ses étages supérieurs dominés par le pic de Tristagne (2 878 m), recèle les vallons constellés de lacs et de laquets du Fourcat, de la Goueille et de Petsiguer, dépres sions admirablement placées pour déterminer une jolie boucle pédestre de haute altitude, parcours que l’on peut prolonger vers les montagnes de Siguer, couronnées par le pic du même nom qui offre la particularité de posséder l’un des derniers petits glaciers de l’est pyrénéen.

undefined

Sautons par-dessus pics, ports, lacs et névés, pour rejoindre les mon­tagnes de lAston, enchevêtrement de grandes vallées pastorales où l’on sent, par la richesse de la végétation et des herbages, une certaine influence méditerranéenne. Pays de Tambel, ancien et dernier grand chasseur d’ours dAriège, on n’a que Fembarras du choix entre la vallée de Rieutort et son sauvage lac de Mille Roque, la haute vallée de la Sabine donnant accès au lointain lac du Soulanet, la secrète vallée de Coume de Jas où méandre une rivière que l’on croirait faite pour un décor de cinéma ou enfin les vallons conduisant à Mirabail, Fontargente ou Joclar au-dessus des­quels trône le majestueux pic du Rulhe (2 783 m], ultime point de ce nœud de montagnes. 

undefined

L’Ariège a conservé un certain caractère primitif qui peut devenir un atout
Le lac sans nom
Ce morceau de montagnes d’Ariège franchi, on atteint les montagnes d’Ax : vallée du Najar terminée par un lac Bleu qui porte fort bien son nom, haute vallée de l’Ariège qui possède les belles vallées colatérales du Sisca et des Bésines. Vallée du Sisca largement ouverte dans ses confins tout en étant cernée des grands pics d’Ascobes ou de l’Albe et vallée des Bésines à la riche végétation où se marient en alti­tude sorbiers et pins à crochets ser­vant d’écrin au lac qui occupe le centre de la vallée. Tout en haut de cette dernière, il ne faut à aucun prix manquer de visiter l’étonnant lac en balcon de Soûla Couloumé (2 324 m), ni omettre l’entretien confidentiel que réserve le très secret petit lac sans nom (2 600 m environ) niché entre pics de Madides et de Lanoux ou Lanos.
Passé les dernières montagnes schisteuses, l’Ariège se fait méditerranéenne et offre quelques magnifiques exemples de falaises calcaires, comme le Quié de Lujat
Vivre pleinement la nature
Restent les vallées d’Orlu, gardées par la dent du même nom, et dont les belles perspectives se dévelop­pent entre vallée de l’Oriège ou d’En Beys et celle du vaste barrage de Naguille que l’on laissera en contrebas pour préférer les amples replis ourlant les deux étangs des Peyrisses, le supérieur possédant une délicieuse petite île près de laquelle se reflètent l’âpre versant de l’Esquine dAse et la régulière petite pyramide du pic de Nabre.

Le lac de Mille Roques, dans son environnement austère, au pied du pic du Pas du Bouc (2 602 m), en haute vallée d’Aston.

C’est ici que l’Ariège flirte avec sa voisine l’Andorre, vers Fontargente et le port d’Inclès

Enfin n’oublions pas les noms aussi évocateurs que pic de la Tribune, Roc de la Musique, pic de la Camisette, étang du Laurenti... Cette présentation non exhaustive des paysages et sites des montagnes de lAriège ne doit pas oublier de rendre compte que l’on est ici en présence d’une nature les plus préservée qui soit sur la chaîne pyrénéenne. Il y a bien, ici ou là, les restes peu esthétiques des travaux hydroélectriques, des tracés de routes ou de pistes abusifs, mais plus que dans certains départe­ments pyrénéens, on a nettement l’impression d’être en présence d’un cadre ayant conservé un certain caractère primitif, particularité se raréfiant de plus en plus dans les diverses montagnes du monde et qui peut constituer un atout pour peu que l’on songe à la conserver. Très favorable à la randonnée en vallée, de lac en lac, ou par les hautes routes pédestres des « déserts pyrénéens », la nature ariégeoise se prête parfaitement à une pénétra tion diffuse, favorisée en cela par un bon réseau de cabanes à l’équi­pement peut-être assez sommaire, mais tout à fait suffisant pour per­mettre de vivre pleinement cette nature.

Il faut aussi noter l’ambiance pas­torale assez marquée qui se dégage encore d’un certain nombre de vallées et montagnes ariégeoises et plus particulièrement, l’on ne pourra que se réjouir d’assister aux pérégrinations des derniers grands troupeaux de vaches, en grande majorité gasconnes, évoluant dans les massifs de l’étang de Lers, de Siguer ou de l’Aston ; avec les orrys du Vicdessos ce sont les derniers signes d’un temps qui avait une autre valeur.

Et si l’Ariège était la dernière vraie frontière sauvage d’Europe ?
Source Pyrénées Magazine
A suivre demain l’Industrie descend de la Montagne
Le Pèlerin

Repost 0
Published by Le Pèlerin - dans Pyrénées
commenter cet article
28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 03:49

Algérie, mon beau pays...

le-Mechouar-Tlemcen.jpg

Pays du million et demi de martyrs, l'Algérie est aussi celui du million et demi de merveilles.

«A la recherche du temps perdu», tel est l'objectif assigné au secteur du tourisme algérien. Les dommages collatéraux des révolutions arabes ont fait que les touristes désertent ces pays. Ce qui représente une occasion en or pour le pays de promouvoir la destination Algérie et cela que ce soit pour le tourisme national ou international. Ce contretemps a ainsi fait prendre conscience aux décideurs de l'importance du tourisme, comme l'a expliqué Smaïl Mimoune, ministre du Tourisme et de l'Artisanat: «En Algérie, le tourisme doit être promu au rang des secteurs créateurs de richesses.» Cette prise de conscience s'est traduite par le décret décidant l'organisation d'une Journée nationale du tourisme, fixée au 25 juin.
A l'occasion de la 1re célébration de cette journée, l'Office national du tourisme (ONT) et la tutelle, ont organisé deux «éductours» (tous éducatifs) en faveur des journalistes de la presse nationale. Ces deux caravanes de journalistes qui ont pris deux directions opposées, Ouest et Est, ont été l'opportunité pour la presse et les médias de découvrir la beauté de l'Algérie...Mais surtout d'établir les états généraux du secteur et cela afin d'amorcer la véritable relance de la «destination Algérie». Votre fidèle serviteur a, lui, été convié à cette «aventure» avec comme destination, l'ouest du pays avec départ à partir de la Perle du Maghreb, Tlemcen, ensuite Aïn Témouchent et Oran.
Tlemcen, El Ghalia
La première étape de «l'eductour», a été un véritable bouillon de culture et d'histoire. Tlemcen, la capitale des Zianides, et capitale de la culture islamique 2011, recèle un patrimoine naturel et historique des plus excitants. Les grottes de Beni Aad, sont l'exemple le plus concret des merveilles naturelles dont dispose la wilaya. Les journalistes émerveillés par la beauté des motifs formés par les stalactites et stalagmites, ne se sont pas fait prier pour immortaliser ces moments qui les marqueront à jamais. Emerveillés comme des enfants, ils se sont aisément prêtés au jeu de l'imagination de ce que le rassemblement de ces stalactites et stalagmites peuvent représenter. Un visage, un corps, un animal, les propositions fusaient de part et d'autre, il y en a même qui ont cru voir le visage de leur directeur...Ce qui eut le don de détendre l'atmosphère et créer une ambiance unique dans son genre. La beauté des grottes de Beni Aad est telle, qu'elle sont classées 2e au monde après celles du Mexique. Il est prévu qu'elles soient protégées en étant classées au patrimoine mondial de l'Unesco. Le plateau de Lalla Setti, est également un autre endroit qui a laissé sans voix les présents. Un site féerique! Des réalisations magnifiques! Le plateau de Lalla Setti est l'endroit de promenade par excellence pour les familles tlemcéniennes. L'éclat des lieux n'a d'égal que le sentiment de sécurité qu'éprouve le visiteur! En plus d'être «gâtée par la nature», Tlemcen est une ville qui remonte aux racines mêmes de l'histoire de l'Algérie. Accompagnés par des guides qui maîtrisent admirablement bien leur sujet, les journalistes ont également voyagé dans le temps avec toutes les histoires et les secrets de la ville qui garde un aspect architectural sont marqués du label des Zianides, des Mourafidounes (Almoravides) et des Idrissides. Le palais d'El Mechouar est un grand monument incontournable, celui qui n'a pas vu le Méchouar, n'a rien vu de Tlemcen. Le Méchouar, signifie littéralement «le lieu de Mouchawara» - soit le «Conseil consultatif» - est une merveille architecturale qui a été récemment restaurée. Son architecture à elle seule témoigne du passé historique de la ville.
Sidi Boumediene n'a rien à envier à Sidi Bou Saïd...
L'autre monument historique, que les journalistes ont eu l'opportunité d'admirer et sans nul doute l'endroit le plus connu de Tlemcen, n'est autre que le mausolée de Sidi Boumediene. Depuis huit cents ans, ce tombeau est vénéré par les musulmans de toute l'Afrique du Nord. Les ruelles de Sidi Boumediene, ressemblent étrangement à celles de Sidi Bou Saïd (la ville touristique tunisienne) avec ses belles maisons mauresques blanches. Sauf que les Tunisiens, contrairement aux Algériens, ont su utiliser leur «Sidi» pour attirer les touristes du monde entier... Surplombant la ville de Tlemcen, Sidi Boumediene comporte de grands monuments entre autres la kouba de Sidi Boumediene, sa mosquée, sa médrasa, ainsi que sa médina. La qouba de Sidi Boumediene abrite le saint patron de Tlemcen qui fut un grand savant au XIIe siècle. Son mausolée reste l'un des monuments les plus visités de Tlemcen. La mosquée et la médrassa de Sidi Boumediene sont de purs joyaux inspirés du style andalou de Grenade. Le minaret est orné de briques et de céramiques polychromes. Seule fausse note dans la ville des Zianides, est le manque d'infrastructure hôtelière puisque la wilaya ne compte que 840 lits dans des hôtels classés. Cependant, ce chiffre qui a été quadruplé en un an (il n'y avait que 200 lits l'année dernière), ne prend pas en compte les 2522 lits d'hôtels non classés. De ce fait, des efforts sont consentis par les responsables locaux pour augmenter cette capacité avec 18 projets d'hôtels d'une capacité de 1775 lits actuellement en cours de réalisation. Parmi eux, l'hôtel Renaissance Tlemcen du groupe français Marriott. «Renaissance» semble sonner la renaissance de l'hôtellerie algérienne. Ce splendide 5 étoiles qui est un mélange entre le style local et la griffe Marriott, est d'après son directeur, André Saadé, le seul hôtel arabo-mauresque en Algérie ou à l'étranger. De la déco au plafond, chaque pièce diffère de l'autre. Le «Renaissance» qui devrait ouvrir au courant du mois de juillet, affiche des prix des chambres aux alentours de 12.000 DA, ce qui est très raisonnable pour ce genre d'établissement de luxe. Le Renaissance-Marriott qui ne compte dans son effectif que quatre étrangers ne peut faire que du bien pour le tourisme de la région, comme booster son économie.
Aïn Témouchent, ville aux plages enchanteresses
La deuxième étape de la tournée s'est poursuivie au Royaume de Syphax, Aïn Témouchent. Les journalistes ont eu droit une peu commode, mais très originale balade en chalutier. Ils ont ainsi pu contempler au large, la splendeur des côtes témouchentoises. Et par la même, admirer l'île de Rachgoun et ses vestiges. Dans cette ville tout aussi historique que Tlemcen, ce qui marque le plus, est la beauté des plages. Madrid, Beni Saf, Bouzedjer, Sassel...sont en effet des criques féeriques, avec une mer azurée, du sable fin allié à de vastes plaines verdoyantes. Ce qui fait que Aïn Témouchent a tout pour inspirer les poètes et faire rêver ses visiteurs... Malheureusement, elle n'est pas la destination touristique par excellence que laisse imaginer sa côte. Pour quelle raison? Mohamed, un commerçant de Aïn Témouchent croit avoir la réponse: «Manque d'infrastructure, prix excessifs», résume-t-il. C'est donc le même constat qu'à Tlemcen: magnifique panorama, sublime paysage, multitude de sites historiques qui font rêver. Mais parallèlement pas d'infrastructures qui ordonnent, la formule tant convoitée, qualité-prix. Qu'en est-il de la 3e ville au programme, à savoir Oran?
Wahran El Bahia
A Oran, la ville qui ne dort pas, tout est parfait. Wahran est vraiment «Bahia» (belle) de jour comme de nuit. En plus, les hôtels sont nombreux. Il y en a pour tous les goûts, toutes le bourses. Même un centre de thalassothérapie a été inauguré samedi par le ministre du Tourisme, Smaïl Mimoune. Un centre qui, faut-il le signaler, est le deuxième dans le pays après celui de Sidi Fredj. Parce qu'il faut comprendre que les centres qui ont abondé à travers le pays activent dans la balnéothérapie (eau douce) et non dans la thalasso (eau de mer). Il y a également le mythique complexe des Andalouses qui a été récemment rénové. Ce qui fait de lui un établissement qui répond tout à fait aux normes internationales. Les chambres ne sont pas luxueuses, mais restent plus que correctes. Toutefois, il manque quelques petits détails comme l'absence de climatisation dans les chambres. Mais les investisseurs du groupe Mehri, sont en train de donner une autre dimension aux infrastructures hôtelières de la ville, ce qui est en mesure de créer une certaine concurrence à même de booster le marché tout en contribuant à améliorer la qualité des prestations et services et en baisant les prix. L'hôtel Ibis d'Oran, qui a été inauguré par le ministre lors de la Journée nationale du tourisme, est un exemple parfait des investissements réalisés par le groupe Mehri. Mais, quand on visite l'hôtel Royal, du même groupe, l'Ibis qui nous avait impressionné un peu plus tôt, perd quelque peu de son aura. Car, sans avoir peur du ridicule, on peut avancer que le Royal est bien le plus bel hôtel du pays. Avec un service impeccable, des couloirs aménagés en galerie d'art avec les tableaux originaux des plus grands artistes peintres du pays, les moin-dres détails sont étudiés, les produits cosmétiques offerts par l'hôtel sont griffés Hermès. Rien que cela! Le Royal Hôtel peut être considéré comme un mini Ritz, ce qui nous redonne foi quant au développement du tourisme algérien. Les journalistes ont également été confondus par le panorama que propose la fameuse colline de Santa Cruz surplombant la ville d'Oran. Cet «éductour» qui a été admirablement encadré par l'ONT, a permis à beaucoup de découvrir la beauté sauvage de leur pays. Mais comme l'a expliqué M.Mimoune, cette beauté reste sauvage. «L'Algérie a des potentialités brutes qu'il faut développer et accompagner d'infrastructures.» 2011, serait-ce l'année de la relance touristique en Algérie? En tout cas cet «eductour» nous laisse très confiants et comme diraient les Tunisiens «Salmouna Aala Dzair»

Source L’Expression

Le Pèlerin

Repost 0
Published by Le Pèlerin - dans Algérie
commenter cet article
27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 04:59

L’Ariège est un pays de paradoxes. undefined

  Malgré des diversités géographiques, linguistiques, industrielles, un boom démographique, ce département fait de « bric et de broc » a su conserver une certaine unité.
L’Ariège n’aurait peut-être jamais dû exister. Tel qu’on le connaît aujourd’hui, ce dépar­tement est un assem­blage d’entités aussi disparates que parfois antinomiques. « C’est un département fait de bric et de broc ! », entend-on souvent dans les hautes vallées. Au comté de Foix et à la vallée de l’Ariège, terre cathare, puis protestante et toujours rebelle, la Constituante a ravaudé en 1791 le Couserans, pays fortement christianisé ayant son évêché depuis le IVème siècle à Saint-Lizier, le Donnezan et l’évêché de Mirepoix. Ce qui fait qu’aujourd’hui encore, l’Ariège se cherche un centre. Foix (10 446 habitants), préfecture du département, n’a jamais pu dépasser le stade de pôle attractif de proximité ; ceux de Saint-Girons (7 065 habitants] préfèrent aller à Saint-Gaudens, tandis que c’est vers Carcassonne et Perpignan que regar­dent les habitants de Mirepoix (3 335 habitants! et Lavelanet (7 860 habitants). Les terres de l’Appaméen, autour de Pamiers (14 731 habitants! flirtent naturel­lement avec le Toulousain. Au risque de l’éclatement. La diversité, poussée parfois jusqu’au paradoxe, est le trait marquant l’Ariège.

 

undefined
undefined

Quel point commun entre les collines de molasse irriguées des environs de Montbel et les crêtes schisteuses du haut Vicdessos, entre les vallées éminemment gasconnes du Couserans et les falaises calcaires des Quiés de Lujat ou Sinsat ? Par­tagée entre influences méditerra­néenne et atlantique, qui s’expri­ment climatiquement et linguistiquement, l’Ariège génère tout de même une forte impression d’homogénéité politique et com­portementale, traduite par un ancrage ancien à gauche et par une attitude souvent rebelle à l’égard des pouvoirs centraux
Une dissidence permanente

C’est cette défiance congénitale qui a mené le département à refuser tout net l’idée même de la création d’un parc national, en 1979. Ce refus a peut-être privé l’Ariège d’un outil de développement écono­mique qui fait preuve de son effi­cacité ailleurs dans les Pyrénées... La permanence du pouvoir socialiste dans ce département, même au temps des fortes poussées du vote conservateur au niveau national, trouve son origine dans cette dissi­dence ariégeoise. Déjà l’ensemble des députés du secteur avaient-ils voté la mort de Louis XVI. En d’autres temps, les élus du peuple d’Ariège refusèrent les pleins pou­voirs à Pétain. Le député Camel le paya sans doute de sa vie... Le paradoxe ariégeois se nourrit de ses diversités historiques, géogra­phiques mais aussi lin­guistiques. Ce pays se partage entre des régions séparées par une frontière plus ou moins C’est au port de Lers que l’Ariège affirme sa double identité : versant gascon et versant languedocien se conjuguent ici, entre Couserans et Vicdessos.

undefined

marquée. Ainsi à Massât, village situé en terre gasconne, sur le versant ouest du col de Port et du port de Lers, parle-t-on déjà le languedo­cien. Au-delà de l’intérêt scientifique que suscitent de tels isolats, ce sont aujourd’hui encore deux civilisa­tions qui se côtoient au sein d’une même structure départementale.
Ariégeois avant tout
Un autre trait frappant de ce dépar­tement composite est la vigueur avec laquelle il fait face à l’adversité démographique : lAriège a perdu la moitié de ses habitants entre 1851 et 1954 ! Un tel cataclysme ne peut s’expliquer uniquement par les ponctions outrancières pratiquées par la guerre de 1914-1918. Un exode massif, dû en grande partie à la précarité des ressources dans un département à l’époque sur­peuplé, a poussé les Ariégeois vers des ailleurs plus attractifs. Ainsi, dans la tradition du colportage et des métiers ambulants, de nombreux habitants sont allés chercher au-delà des océans une vie plus digne. La culture de l’arachide au Sénégal a drainé de nombreuses personnes des communes des Cabannes ou du pays d’Aillou. L’Amérique, « découverte » par les montreurs d’ours de la vallée du Garbet, n’a cessé de fasciner les plus mal lotis des cantons de montagne qu’à l’aube des années 60. Certains, dans la restauration surtout, ont fondé de véritables fortunes à New York Comme en d’autres endroits des Pyrénées, c’est l’exil qui sert, a pos­teriori, de ciment à l’identité. Les différences locales s’estompent ; quand on est loin, on est Ariégeois avant d’être de Bethmale ou de Tarascon.

La Région Midi-Pyrénées constitue également une alternative alléchante pour les candidats au départ qui se voient souvent versés dans la fonction publique, à Toulouse puis, par le jeu normal des promotions internes, sur l’ensemble du territoire national. Et si l’on revient en Ariège, c’est souvent pour y passer la retraite.

La nouvelle matière première


undefined

undefined

Malgré les tentatives unificatrices des élus, il existe de fait deux Ariège, au développement et au profil socio­logique marqués. Si l’on en croit les projections faites par l’INSEE Midi-Pyrénées, l’arrondissement de Saint-Girons devrait perdre encore 7 000 habitants d’ici 2020, tandis que ceux de Foix et Pamiers verraient leur population se stabiliser, voire même croître légèrement. Seule l’industrie papetière assure encore quelques emplois industriels en Couserans ; les années de pénurie de neige semblent sceller définiti­vement le sort de Guzet Neige, sta­tion de ski du haut Salât. Alors que des crédits de reconversion vien­dront aider la haute vallée de lAriège après le désengagement annoncé de Pechiney et que le textile, dans le bassin du pays ‘d’Olmes, connaît un redémarrage encourageant. Les infra­structures routières mettront Foix et Pamiers à quelques dizaines de minutes de Toulouse, et à quelques heures de Barcelone. La nature ariégeoise sera peut-être demain la nou­velle matière première de lAriège. toffre devra être en place, structurée et opérationnelle. N’y a-t-il pas un risque à vouloir à tout prix percer des tunnels qui, loin d’irriguer les val­lées, draineraient vers des zones éco­nomiquement plus attractives (lAndorre, par exemple] un flux tou­ristique qui ne ferait que traverser l‘Ariège. Déjà, via le tunnel du Puymorens, les stations de ski de la Cerdagne bénéficient d’une nouvelle clientèle toulousaine, autrefois rebu­tée par la route de la vallée de lAude ou le passage du col de Puymorens. Et cela au détriment de stations comme Ax Bonascre ou Ascou-Pailhères. Reste donc aux habitants de ce département à inventer de nouveaux modes de gestion, qui préservent tout à la fois le cadre naturel et le déve­loppement endogène. Et si les métropoles régionales ne constituent pas une panacée, elles demeurent cependant les zones de chalandise de l’Ariège de demain.
Source Pyrénées Magazine
A suivre demain la vraie nature de l’Ariège
Le Pèlerin

Repost 0
Published by Le Pèlerin - dans Pyrénées
commenter cet article
27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 04:48

 Simulation au large du port

ch-001.jpg

L’Académie militaire interarmes (AMIA) de Cherchell a proposé, hier, une autre chorégraphie pour clôturer l’année 2010-2011 et fêter la sortie des promotions d’officiers.

Nonobstant l’organisation de cette sortie des promotions à l’intérieur de la caserne, c’est à l’extérieur, précisément au niveau du port de la ville, que le spectacle était grandiose. Sur l’esplanade de la place des Martyrs de la ville de Cherchell, des centaines de jeunes, des familles et des badauds observaient le va-et-vient incessant des navires de guerre appartenant à la Marine nationale au large du port. Il s’agit de «débarqueurs», de bâtiments escorteurs, de patrouilleurs et de vedettes de sauvetage. La Marine nationale a mobilisé les moyens humains et matériels plus conséquents par rapport à la précédente sortie de 2009-2010. Le bruit des moteurs des hélicoptères a commencé à se faire entendre à partir de 13h35. Un léger vent soufflait.

Le port de Cherchell s’est subitement transformé en champ de bataille. Des commandos mariniers héliportés ont investi un navire. La sécurité, l’arrestation des terroristes et la libération des otages, tels étaient les thèmes de cette manœuvre qui se déroulait au large du phare de Cherchell. Plus d’une dizaine de navires de la Marine nationale sont restés en mouvement jusqu’à la fin de l’opération. C’est à ce moment précis qu’un hélicoptère aux couleurs de l’ANP balance ses parachutistes. Ils volaient à haute altitude au-dessus de la ville. Les yeux des citoyens étaient rivés cette fois-ci vers le ciel.

La Protection civile, qui vient d’acquérir 6 hélicoptères, n’a pas raté l’occasion pour nous agrémenter d’une parade de ses «hélicos» qui volaient à basse altitude, afin de permettre au président de la République de mieux les contempler. La sortie de promotion de l’AMIA a toujours quelque chose de particulier. La qualité de la formation militaire et les moyens pédagogiques mis à la disposition des pensionnaires de l’AMIA ont permis aux diplômés de cette institution d’acquérir, à la fin de leur séjour, des connaissances scientifiques, technologiques et militaires. Plus de 8000 demandes d’accès à l’AMIA sont enregistrées annuellement.

Mais il faut signaler que les capacités d’accueil limitées de cette académie militaire rendent malheureux des milliers de jeunes bachelières et bacheliers qui aspirent à une place au sein de cette structure. Le général-major, Malti Abdelghani, commandant de l’AMIA, se projette déjà vers l’horizon 2012 pour améliorer encore le programme de formation.

Source El Watan M'hamed Houaoura

Le Pèlerin

Repost 0
Published by Le Pèlerin - dans Cherchell Tipasa
commenter cet article
27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 04:32

Halilhodzic fixe les règles du jeu

halilhodzic.jpg

Que cela soit sous l’ère de Saâdane ou sous le règne de Benchikha, l’un des points noirs relevés par les observateurs reste le manque d’autorité du staff technique au sein de la sélection nationale de football. L’existence de barons au sein des Verts est même avancée par la presse, au point où certains joueurs au rendement discutable sont devenus des intouchables avec des techniciens qui n’ont pas eu le courage de remettre en cause un ordre visiblement bien établi. La presse a même évoqué des interférences des joueurs dans le domaine technique et le choix de l’équipe.
De l’aveu même de Saâdane, à la veille du match contre les USA, certains joueurs auraient mérité d’être exclus du Mondial pour indiscipline, comme ce fut le cas du reste pour Lemmouchia à la CAN-2010 en Angola. Sauf qu’avec Saâdane, ce sont toujours les plus faibles — car ne faisant pas partie du clan — qui trinquent. Les cadres font la pluie et le beau temps sans que personne ne trouve à redire. Qu’en sera-t-il désormais avec l’arrivée de Vahid Halilhodzic, un entraîneur connu pour sa rigueur et son sens de la discipline ?
En tout cas, dans sa récente interview accordée au quotidien sportif français l’Equipe, Vahid Halilhodzic annonce la couleur et donne surtout le ton. “Souvent, en Afrique, il y a des problèmes de discipline. Les joueurs choisissent leur match, ce ne sera pas le cas avec moi”, a martelé le nouveau sélecteur des Verts qui ne manque pas d’analyser l’équipe algérienne. “Il y a de bons joueurs mais, psychologiquement, moralement, c'est un groupe marqué. Mais je n'ai pas encore tous les éléments pour juger. Moi, je vais arriver le 1er juillet, je vais mettre un règlement en place, ceux qui ne le suivront pas partiront. C'est simple.” Et d’ajouter : “Je ne sais pas encore si je vais changer beaucoup de joueurs. Mais il y aura des changements. Il va y avoir une vraie concurrence, même pour les cadres. Chacun des joueurs aura sa chance”, avertit-il. Une position visiblement partagée par Riad Boudebouz qui déclare à la presse française que la sélection nationale avait effectivement besoin d’un entraîneur rigoureux et sérieux. “J'ai toujours entendu dire que c'est un entraîneur qui faisait travailler ses joueurs et qu'il était très sérieux. C'est ce qu'il faut pour l'Algérie”, a affirmé Boudebouz. Et d’ajouter : “Enfin un coach européen ! C’est très bien. Il va remettre de la rigueur, un cadre en place, établir une distance entre joueurs et staff. Ça ne s’est pas bien passé au Maroc. On a été nuls. Mais on ne va pas en parler pendant 40 ans. Le coach a aussi commis des erreurs en faisant jouer certains qui ne le méritaient pas… La qualification n’est pas compromise…” Dans notre édition d’hier, nous révélions à ce titre que Vahid Halilhodzic compte convoquer un nombre assez important de joueurs pour le premier stage de l’EN le 10 août prochain, dans un lieu qui n’est pas encore arrêté. Ce regroupement aura lieu en Europe, pas en Italie en tout cas, et c’est le technicien bosniaque qui se charge personnellement de dénicher un coin paisible, loin de la curiosité des badauds et de la pression des supporters.
Il n’est pas aussi écarté que le stage ait lieu à Alger, sachant que lorsqu’il était à la tête de la sélection de la Côte-d’Ivoire, Vahid Halilhodzic avait l’habitude d’organiser ses stages à Abidjan.

Source Liberté Samir Lamari
Le Pèlerin

Repost 0
Published by Le Pèlerin - dans Algérie
commenter cet article
27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 03:53

Académie interarmes de Cherchell : Le chef de l’Etat préside la sortie de trois promotions

cherchell-Bouteflika.jpg

Le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, chef suprême des forces armées, ministre de la Défense nationale, a présidé, hier à Cherchell, la cérémonie de sortie de trois promotions 2010-2011, à l’Académie militaire interarmes (AMIA).

Il s’agit de la 39e promotion des officiers stagiaires du cours d’état-major et de commandement, qui ont passé une année de formation au sein de l’académie, de la 42e promotion des élèves officiers de carrière de la formation fondamentale, qui ont terminé leur formation de 3 ans, et de la 4e promotion de formation militaire commune de base.  
Le président de la République a été accueilli, à son arrivée à l’Académie, par le ministre délégué auprès du ministre de la Défense nationale Abdelmalek Guenaïzia, le général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah, chef d’état-major de l’Armée nationale populaire, le général-major Tafer Ahcen, commandant les forces terrestres, le général-major Habib Chentouf, commandant la 1ère Région militaire et le général-major Abdelghani Malti, commandant l’AMIA. Après avoir passé en revue la formation qui lui a rendu les honneurs, le chef de l’Etat a reçu un exposé sur les promotions sortantes et sur la formation dans cet établissement militaire.
A l’ouverture de la cérémonie, le général de corps d’armée Ahmed Gaid Salah s’est félicité de la présence du chef de l’Etat à cette manifestation qui «honore les sortants et les responsables de l’Académie» et qui «donne un signal fort de l’intérêt que porte le Président à la formation et à l’encadrement de l’institution militaire», a-t-il souligné.  «Votre présence parmi nous est un geste noble qui aura, sans doute, une incidence positive sur l’ensemble de nos personnels militaires et qui ne manquera pas de se traduire chez eux par une détermination inébranlable à poursuivre les efforts consentis pour atteindre les objectifs de modernisation de nos forces et porter leurs capacités à un niveau compatible avec la grandeur des missions nationales et constitutionnelles imparties», a ajouté le chef d’état-major de l’ANP.
Le chef d’état-major de l’ANP a indiqué que « les missions de l’armée nationale populaire constituent le socle de motivation, à la fois forte et immuable qui accompagnent les efforts colossaux consentis et qui se poursuivent sur tous les plans en toute rationalité, discernement et persévérance ».
Evoquant la paix et la sécurité, Ahmed Gaïd Salah a indiqué qu’elles « sont d’ores et déjà une réalité concrète dans notre pays, sans exagération aucune
(…) leur consolidation demeure et demeurera constamment une mission fondamentale parmi celles assignées à l’ANP aux côtés de tous les autres services de sécurité ». Il a également évoqué « l’abnégation de l’armée dans la fidélité à l’intérêt suprême de l’Algérie, la sauvegarde éternelle de l’intégrité de son territoire et l’unité de son peuple, ainsi que la préservation de la sécurité nationale et de l’indépendance de la décision politique souveraine ».
Après la présentation du serment, la cérémonie s’est poursuivie par la remise des grades et diplômes par le président de la République aux majors des promotions sortantes et les diplômes aux différents grades. La cérémonie s’est poursuivie par la remise de la bannière de l’Académie par la promotion sortante à la promotion suivante. Après les exhibitions d’arts martiaux, le président de la République ainsi que tous les invités ont suivi, sur un écran géant les exercices effectués par les éléments de la marine nationale comprenant un débarquement héliporté des fusiliers marins sur un navire, un exercice de recherche et de sauvetage en mer et un exercice d’évacuation médicale effectuée par des hélicoptères de sauvetage et de recherches. Le chef de l’Etat a ensuite procédé à l’inspection de la direction de l’enseignement supérieur et de la direction générale des enseignements. Pour rappel, les promotions ont été baptisées du nom du moudjahid, le colonel Ali Mendjli, décédé en 1998.

Source Horizons Abbas A. H

Le Pèlerin

Repost 0
Published by Le Pèlerin - dans Cherchell Tipasa
commenter cet article
27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 03:48

Algérie - Equipe Nationale- Les Verts parlent de Halilhodzic

Vahid Halilhodzic

Ainsi, Hassan Yebda qui, désormais, est retourné au Benfica pour disputer la Ligue des champions, avoue: «Je ne m´inquiète pas pour mon avenir.» S´agissant de Halilhodzic il dira: «Son parcours parle pour lui».
Hassan pense que «c´est toujours une nouvelle ère quand un entraîneur arrive dans une équipe. Car il vient avec ses propres idées qu´il va tenter d´appliquer au mieux avec les joueurs en forme du moment. A nous de faire en sorte que sa tâche soit facile».
Sachant que Vahid avait effectué un bref passage en Arabie Saoudite en drivant l´Ittihad Djeddah, l´international algérien, Abdelmalek Ziaya qui joue dans cette même équipe annonce avec assurance: «Je vais finir par l´avoir ma chance avec Halilhodzic.»
Pour Ziaya «le fait qu´on laisse entendre que le coach est juste, je suis persuadé qu´il va donner la chance à chaque joueur qui mérite de postuler pour une place en Equipe nationale».
De son côté, Hadj Aïssa remarque que «Halilhodzic est une bonne option. C´est un coach très connu et nous devons tous l´aider pour rectifier les choses au sein de l´EN. Et j´espère enfin, qu´il parviendra à redresser la barre».Son coéquipier, Abdelmoumen Djabou abonde dans le même sens en déclarant: «Nous devons tous adhérer à sa politique. Nous devons lui prouver que nous méritons bien de jouer en Equipe nationale. D´ailleurs, ses déclarations m´ont rassuré». De son côté, Hocine Metref résume la venue de Halilhodzic chez les Verts en ces termes: «Halilhodzic est le choix idoine, sa réputation et son vécu plaident pour lui.»
Le maître à jouer le l´Equipe nationale, Karim Ziani, lui, est plus lucide en déclarant à propos de Halilhodizc: «Nous aurons l´occasion de mieux le connaître. C´est normal qu´un entraîneur veuille instaurer sa propre discipline», a-t-il indiqué avant de rajouter: «J´espère qu´il apportera un nouveau souffle.»
Pour sa part, le nouvel international algérien, Brahim Ferradj pense ainsi de la nomination de Halilhodzic à la tête des Verts: «Je ne dis pas qu´étant donné que c´est un sélectionneur, il va tout changer. Mais, s´il pense qu´il y a meilleur que moi, j´accepte, aucun problème là-dessus.» Ferradj termine sa déclaration par cette remarque: «Lorsqu´il y a un nouveau sélectionneur, on repart sur de nouvelles bases, la suite, l´avenir nous le dira.»
Par ailleurs, Medhi Mostefa qui, pour la première fois de sa carrière, va jouer en Ligue 1 avec Ajaccio qui vient d´accéder, estime qu´«évoluer en Ligue 1 est un facteur important aux yeux du sélectionneur. Cela ouvre des portes. Mais, de toute façon, il faudrait prouver. Rien n´est jamais acquis».
Enfin, pour Mourad Meghni dont une méchante blessure l´a écarté depuis plus d´une année de chez les Verts et qui reprend doucement espère retrouver la sélection algérienne. «J´apprécie le discours de coach Vahid.» assure-t-il Si la fédération l´a choisi, c´est qu´il est compétent. Et cela ne fait pas partie de mes prérogatives en tant que joueur de parler d´un sélectionneur qui vient d´être installé», remarque Meghni.

Source L’Expression Saïd Mekki

Le Pèlerin

Repost 0
Published by Le Pèlerin - dans Algérie
commenter cet article
27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 03:28

Algérie - Tipasa - Plus de 100 baigneurs sauvés de la noyade en cette période de juin

Tipasa protection civile

Près de 73 interventions des agents de la Protection civile de la wilaya de Tipasa ont permis d’assister et de sauver de la noyade plus de 100 baigneurs en difficulté au cours de ce mois de juin.
L’afflux de près de 130 000 estivants en cette période caniculaire a nécessité le déploiement de plusieurs centaines d’agents de la Protection civile sur l’ensemble des 46 plages autorisées à la baignade. Pour cette saison estivale, un effectif spécialisé de 60 surveillants professionnels est mis en place, auxquels s’ajoutent 31 plongeurs et cinq médecins. S’agissant des surveillants saisonniers, cet été verra un apport de près de 600 surveillants des baignades. Ces effectifs sont équipés de 200 bouées de sauvetage, 160 paires de palmes et de plus de 40 boîtes à pharmacie. Outre cet important dispositif de surveillance des plages, la Protection civile de Tipasa recèle 15 ambulances, 15 embarcations de type zodiac et 3 embarcations semi-rigides. La saison estivale précédente a vu un afflux de près de 22 millions d’estivants sur les côtes balnéaires de la wilaya.
Source Le Soir d’Algérie Larbi Houari

Le Pèlerin

Repost 0
Published by Le Pèlerin - dans Cherchell Tipasa
commenter cet article
27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 03:27

L’intervention directe des pouvoirs publics revendiquée

retraites-algeriens.jpg

La Caisse nationale de retraites (CNR) ne peut supporter à elle seule une éventuelle prise en charge de l’actualisation des pensions de retraite. C’est ce qu’a indiqué une source proche de la direction générale de la CNR, en marge de la conférence nationale qui s’est déroulée hier au siège de la Caisse, à Birkhadem (Alger).
Après dix-sept années de vide syndical, la Caisse nationale de retraite s’est dotée hier d’une nouvelle structure syndicale. Cette dernière, qui a élu un conseil syndical composé de 36 personnes, est appelée à faire face dans les prochains jours au défi auquel elle fait face désormais la CNR. Il s’agit de la revendication exprimée par les milliers de retraités dont la pension est en «décalage total avec la réalité sociale du pays». A ce propos, il est important de rappeler que la FNTR (Fédération nationale des travailleurs retraités), affilée à l’UGTA, dans un document intitulé «propositions concrètes pour une actualisation conséquente des pensions et allocations de retraite», fait état d’une «offre» aux pouvoirs publics pour corriger leur vision sur le troisième âge. Ainsi, dans ledit document, quatre propositions ont été avancées. Il s’agit de procéder «au relèvement des petites pensions, quelle que soit la catégorie des retraités, dont le nombre est de 591 222, à hauteur du SNMG, l’actualisation de 40% des pensions dont le montant est supérieur au SNMG, quelle que soit la catégorie des retraités, dont le nombre est de 440 714, l’actualisation de 40% des retraites de réversion dont le nombre est de 908 995 et le relèvement du minimum de 3 500 DA de l’allocation de retraite à 5 000 DA». «Ces augmentations coûteront à la CNR une dépense annuelle supplémentaire variant entre 100 et 110 milliards de dinars», lit-on dans ledit document. Selon la Fédération, «cette opération d’actualisation sera financée en totalité par le surplus de cotisation sociale engendré par les diverses augmentations accordées aux travailleurs salariés qui sera évalué entre 140 et 150 milliards de dinars, par le remboursement par l’Etat des 500 milliards de dinars engagés par la CNR pour le dispositif de facilitation au départ à la retraite avant l’âge légal régi par l’ordonnance 97-13 et ou par une partie du Fonds national de réserves des retraités créé en 2006». La FNTR a fait état d’autres propositions pour l’amélioration du niveau des pensions. Il s’agit de «l’amendement de la loi 83-12, notamment les articles 6 bis qui permettra aux retraités régis par l’ordonnance 97-13 de bénéficier de la transformation de leur retraite proportionnelle et sans condition d’âge, en retraite normale à partir de l’âge de 60 ans, le rétablissement de l’article 15 dans sa mouture originale de 1983, fixant le montant annuel de la pension minimum à 2 300 fois le montant horaire du SNMG, afin de supprimer l’injuste montant de la pension minimum équivalent à 75% du SNMG». Nos sources laissent croire que les propositions formulées par la FNTR ne peuvent, à elles seules, donner suite aux revendications des retraités. Mieux encore la CNR ne peut supporter sur fonds propres les éventuelles dépenses. Alors, la seule parade, laisse-t-on croire reste l’intervention directe des pouvoirs publics à travers la prise de mesures concrètes pour remédier à la situation.

Source Le Soir d’Algérie Abder Bettache

Le Pèlerin

Repost 0
Published by Le Pèlerin - dans Algérie
commenter cet article
27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 03:23

Matoub, l’homme libre, tel le phénix s’en est allé pour ne pas vieillir.

Matoub-Lounes.jpg

Comment un homme qui ne faisait rien pour cacher ses défauts, et ils étaient nombreux, est devenu la référence de tout un combat, de toute une région et de toute une civilisation? La réponse à cette question réside dans le fait, que dans son oeuvre poétique, aussi bien que dans sa manière de vivre, Matoub Lounès a montré la voie la plus noble. Celle d´être soi-même, celle de ne rien farder, en se montrant tel que l´on est. Matoub Lounès avant d´être intraitable avec les autres l´était d´abord avec lui-même. Il était peut-être sûr de son talent indéniable, que rien ne pourrait éroder. Si ce n´est pas le cas, on pourrait conjecturer que Lounès était inconscient. Mais c´est aller vite en besogne, car en revisitant son oeuvre monumentale, on ne peut croire qu´un homme de cette trempe pouvait être si candide. Il était certes, d´une sincérité excessive, mais Matoub Lounès était doté d´une intelligence si aiguisée qu´il a réussi à s´imposer comme un seigneur dans son domaine et au-delà.
Aujourd´hui, treize ans après son assassinat, à l´âge de 42 ans, car les héros meurent jeunes, son nom revient sur les lèvres de tout Kabyle qui veut illustrer une discussion par l´une de ses maximes ou pour citer ses qualités humaines telles la générosité, le courage et l´honnêteté pour ne pas les citer toutes. Matoub a su rester vivant. Il continue à s´exprimer de sa voix succulente où colère et tendresse s´entremêlent dans des strophes qui emportent le mélomane dans le monde insondable des réminiscences. Ceux qui le connaissaient savaient que Matoub ne voulait pas mourir, mais aussi, il ne voulait pas vivre.
C´était un homme plein de contradictions, celle d´un poète incertain qui savait que la vie, bien que parfois valant la peine d´être vécue, globalement, elle ne valait rien. C´était un homme aux idées ambivalentes et en proie de façon permanente aux incertitudes de la vie. Un homme qui s´interrogeait sans relâche et qui savait que tout était éphémère dans ce monde mystérieux. Matoub a vécu en 42 ans l´équivalent d´un siècle.
Cent ans de solitude pour ceux qui savent que Matoub, bien que très sociable, au fond était seul. Matoub Lounès a beaucoup souffert certes, mais il a aussi connu le bonheur. Le vrai. Le bonheur que Matoub a vécu était intense. C´était un contentement qui succédait aux grands moments d´épreuve. Peut-il y avoir une félicité plus prégnante que celle qui vient après une terrible tempête? Matoub Lounès a bien fait usage de sa souffrance. C´est de cette dernière qu´il a puisé l´ensemble de son oeuvre.
C´est grâce à sa douleur et au fait que personne ne pouvait le comprendre qu´il est monté aux plus hautes cimes de l´art. Il a tout compris sans rien comprendre. Il était partout et nulle part. Tel un philosophe déprimé, Matoub avait, en dépit de son intelligence vive, la naiveté de croire qu´il pouvait changer le monde. Il rêvait que les hypocrites pouvaient être démasqués. Il croyait qu´on pouvait bâtir un monde avec des égocentriques qui ne sont préoccupés que de leur minuscule égo.
Matoub Lounès avait un projet de société qui ressemblait à un paradis terrestre. Il a plaidé la liberté de culte, le respect mutuel en dépit de toutes les différences, le droit de la femme de ne plus être un objet sexuel entre les mains des satyres de tous bords, le droit d´aimer et de se tromper, le devoir d´être sincère et de ne pas mentir... C´était trop beau pour qu´on le laissa faire. Ceux qui sont cloitrés dans leur tour d´ivoire ne savent pas que 13 ans après sa mort, Matoub est toujours présent, parfois plus qu´avant 1998. C´est pourquoi le décalage entre la réalité et ce qu´on pense être la réalité fait souvent des ravages dans un pays qui tue les vrais mythes et en fabrique des nouveaux, des repères factices, souvent honnis par le peuple. Matoub ne cessait de balancer entre un optimisme démesuré et un pessimisme réaliste.
Deux ans avant son départ, il clamait tristement dans un de ses meilleurs poèmes: «Mon esprit se mord d´abime, le crépuscule dévore le temps lucide, m´épouvante demain qui tombe, m´épouvante de même la tombe, Ah! m´épouvante le temps sans retour, et je n´ai pas trouvé de quoi assouvir cette absolue soif qui m´oppresse, sur elle, l´inaccessible prend appui...». Les prémonitions sont légion dans les textes matoubiens. Il a peut-être réalisé un rêve caché quelque part dans le tréfonds de son inconscient et dévoilé un jour: celui de ne pas mourir de vieillesse ou de solitude.
C´est vrai que mourir si jeune est une chance quelque part car vaut-elle la peine d´être vécue quand on a perdu l´innocence qui est la sève de l´existence et que l´on finit toujours par perdre face aux grandes désillusions de l´existence? Matoub Lounès a vécu comme il voulait, il a aimé sincèrement, il n´a pas trahi, il a bravé toutes les peurs et tous les tabous, il a volé haut, tellement haut qu´il ne pouvait rester avec nous.
Matoub, l´homme libre, tel le phénix s´en est allé pour ne pas vieillir. Comme toujours, il a préféré être le premier partout, être le premier à nous attendre dans ce ciel où il fait semblant de mourir. Il savait qu´un poète ne meurt jamais, lui qui avait tant évoqué sa mort. Les textes de Matoub sont pratiquement tous intemporels. Il chantait déjà en 1985: «C´est mon propre sang qui est traître, ce n´est pas toi, ma patrie, je ne suis pas ton ennemi, ce sont mes frères qui m´ont trahi».

Source L’Expression Aomar Mohellebi

Le Pèlerin

Repost 0
Published by Le Pèlerin - dans Algérie
commenter cet article