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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 16:41

L’Algérie ou l’histoire d’un clochard avec 200 milliards en poche

reserves de change en dollars

 

Peu après la promulgation des premiers résultats des présidentielles 2014 par le ministre de l’intérieur et des collectivités locales, de nombreuses tables rondes ont été organisées par des chaînes étrangères dont France 24 et El Djazira dans son émission "ce que cache l’information", un spécial C dans l’air à France 5 et bien d’autres par exemple, celle locale, El Djazairia, pour à la fois commenter avec des experts et des politiciens ces résultats ensuite spéculer sur des perspectives d’avenir politiques, sociales et surtout économiques.

Les autorités n'encouragent pas le travail de la terre qui n'est plus travaillée, mais l'importation de tous les produits

Une constante se dégage de ces débats, c’est que les partisans du quatrième mandat développent un langage "cool" et essaient par tous les moyens de faire adhérer les représentants des candidats malheureux à leur projet. Ils avancent cependant des arguments économiques, disons peu convaincants et qui tourne autour de la fameuse manne financière que le pays devait amasser depuis le redressement des prix du baril du pétrole en 1996 et surtout de la croissance qui s’en est suivi. Cette modeste contribution tentera en la circonstance de lever la confusion dans les programmes, des notions de l’accumulation des richesses par une croissance économique et le développement économique. 

1- Des concepts eux-mêmes

Il faut préciser d’emblée que même dans un sens pratique, posséder ou amasser une richesse peut ne pas servir au développement de son propriétaire. On peut par exemple citer le cas classique de ce riche héritier dont la part reste dans l’indivisible et faute de partage, il vit toujours dans la misère. Les économistes de développement (01) sont unanimes sur le sujet. En effet, la croissance et le développement sont certes des indicateurs qui servent à comparer des groupes de pays mais il faudrait les manier avec davantage de prudence au risque de fausser l’analyse du processus de développement lui-même. La croissance par exemple met dans son numérateur la valeur de tous les produits et services générés par l’économie d’un pays par an. Déjà, à ce niveau d’analyse, on peut vérifier l’origine et les moyens qui ont permis à leur élévation dans le temps. On pourra diviser cet ensemble par la population pour obtenir ce que les économistes qualifient de Produits National Brut (PNB) par tête d’habitant, lequel indicateur peut augmenter chaque année sans pour autant mettre nécessairement la nation sur la voie du développement, car ce dernier exige davantage d’implication interne tout en restant ouvert vers l’extérieur. Plusieurs exemples, peuvent étayer cette thèse. La Corée du Sud par exemple a vécu depuis le début des années 60, un processus totalement différents de celui qu’a connu l’Algérie ou la libye. Ces pays ont enrigistré une forte hausse des revenus individuels, mais dans les pays à forte rente, cette élévation à été le fait des firmes étrangères, au personnel constitué en majorité de techniciens expatriés et qui généraient un produit unique, consommé principalement aux Etats-Unis et en Europe occidentale et ces dernières années en Asie. En dépit des revenus importants qu’ils ont tirés de leur pétrole, les pouvoirs publics et le peuple libyen n’ont guère participé à la production de ces revenus. La croissance due aux activités pétrolières a eu, dans une large mesure, un effet équivalent à celui qu’aurait provoqué la décision d’un pays riche d’accorder à ces pays sous forme de dons, une aide importante. C’est pour cela qu’on ne pourra décrire, l’expérience libyenne, qui pourrait différer dans sa forme de celle algérienne comme un processus de développement économique. Parce que, outre une augmentation des revenus par habitant, celui-ci devra impliquer des changements fondamentaux dans la structure de l’économie, du type de ceux enrigistrés en Corée du Sud depuis 1960 et qui ont permis à ce pays de « décoller » économiquement. Dans ces changements structurels, les plus prioritaires pour les Sud Coréens étaient la part croissante de l’industrie –accompagné par une baisse de celle de l’agriculture visible dans leur produit national brut. Automatiquement, celui-ci se traduit par une augmentation de la part de la population urbaine par rapport à la population rurale. En plus, les pays qui s’ouvrent au développement économique passent en général par des phases d’accélération plutôt que le ralentissement de leur croissance démographique, marquées par un bouleversement de leur structure nationale des âges. On assiste également à une transformation des schémas de consommation interne, car la population, délivrée de l’obligation de dépenser tous ces revenus pour l’achat de produits de première nécessité, s’oriente plutôt vers des biens durables et, ce en fin de compte, vers des produits et de services liés aux loisirs. Cela permet de baisser la tension sociale, stimuler la confiance et faire adhérer la population au modèle de développement choisi. Un des éléments clé du développement économique est que les habitants du pays doivent être parmi les principaux participants au processus qui a amené ces modifications structurelles. L’intervention externe et plus particulièrement étrangère est possible peut être inévitable, mais elle ne saurait constituer l’essentiel. La participation au processus implique la prise de part aux fruits du développement et à la production. Lorsque la croissance ne bénéficie qu’à une minorité prospère, nationale ou étrangère, il n’y a pas de développement. Il faut cependant signaler que si développement économique et croissance vont au-delà d’une augmentation de revenu ou du produit par tête, il ne peut pas y avoir développement sans croissance économique. 

2- Qu’en est-il en Algérie ?

Au départ, dans la même période que la Corée du Sud, le modèle de développement entrepris par les Algériens était imposé par les circonstances : le départ massif des colons et l’abandon des moyens de production. En dépit de cela, il était centré sur le facteur humain Quelles sont justement les bases qui sous tendent le développement du modèle économique Algérien ? Dès les premières années de son indépendance, l’Algérie devait opter pour un modèle de développement basé sur la mécanisation des moyens de production. Son objectif est d’aboutir à un tissu industriel qui créera le maximum d’emploi. Son premier plan triennal 1970-1973 prévoyait l’emploi de "toute la population masculine à l’horizon 1980". Il s’agissait d’œuvrer pour l’épanouissement du citoyen qui n’a que trop souffert de l’indigénat. Cela paraissait cohérent en dépit des insuffisances constatées, en tous les cas un large consensus se dégageait autour de ce modèle de développement. Il a été confirmé par une approche théorique qui consistait de créer un tissu industriel formé de puissantes sociétés qui auront la mission de capitaliser, consolider et surtout fertiliser le savoir et le savoir faire afin de prendre plus tard la relève des hydrocarbures. Cette ressource justement s’échangeait pour assurer le financement de cette démarche. Les technocrates qui avaient pris la gestion du pays après la mort de Boumediene, fortement impressionné par le modèle américain, pays où ils étaient formés ont procédé à une réorientation de l’économie nationale en commençant par un désengagement de l’Etat sans aucune transition consensuelle. La conséquence immédiate á été un déficit de confiance entre l’Etat et le citoyen qui se retrouve sans référence ni marqueur après plus d’une décennie d’effort et de privation qui semblent partir en fumée. Depuis, tout ce qui se mettait en place par les différents gouvernements qui se sont succédés ne donnait aucun résultat tangible sinon d’enfoncer un peu plus le pays vers un avenir inconnu. Deux événements ont montré la vulnérabilité de cette réorientation. Le premier est le contre choc pétrolier de l’été 1986 qui a ramené le prix du baril à moins de 10 dollars suivi juste après de la chute du court du dollars, ont mis à nu la fragilité de l’économie Algérienne et sa soumission à des facteurs exogènes et qui échappent totalement aux décideurs. Le deuxième est venu avec le redressement des prix du baril de pétrole et la constitution de la fameuse manne financière. La croissance qui s’en est suivie n’a pas abouti au développent économique de l’Algérie mais plutôt aux partenaires étrangers. En effet, cette manne se trouve à l’étranger et sert au développement des pays où ces capitaux sont placés.

Avec près de 65,75 milliards de dollars d’importation en 2013, c’est les fournisseurs des biens importés qui font activer leurs économies et certainement pas l’Algérie. Globalement, on peut qualifier la situation économique algérienne de tout sauf de compétitive et diversifiée donc un pays si l’on se referait à ses revenus paraîtrait riche mais cette richesse malheureusement ne sert pas le développement économique dans son ensemble. Comment constatons-nous sur le terrain la clochardisation d’un peuple ? Sur le plan économique, le peu de savoir et savoir-faire capitalisés par les puissantes sociétés nationales dans les différents secteurs s'est effrité. Les Algériens ne savent plus travailler la terre. Elle est devenue un vaste champ artisanal. Le célèbre grenier algérien connu bien avant la colonisation a été bétonné. On importe tout. Le ridicule a été poussé jusqu'au jour où un certain «Azzoug» se présente à la télévision nationale pour proposer d'importer la viande à - 60 DA le kg. Si ce projet avait été concrétisé, que serait devenu l'élevage des bovins en Algérie ? On ne sait plus construire des bâtiments, des routes et on fait appel aux Chinois et aux européens pour le faire. Les catastrophes naturelles comme les différents séismes qu'a connus le pays ont montré l'amer regret d'avoir éclaté la Sonatiba et la DNC. On ne sait plus produire et distribuer de l'énergie sans faire appel aux étrangers. Les techniques d'extraction des hydrocarbures ont été laissées aux américains, sous les bons auspices de l'ancienne puissance coloniale (TFT, Hassi Berkine, Tiguentourine, etc.).

L'expertise parapétrolière a été abandonnée au profit des multinationales comme Schlumberger, Wetherford, etc. et, ce, avec la mort programmée de Alfluid, Aldia, pour ne citer que ceux-la. Le boosting des gisements fatigués a été confié aux Japonais sans aucune intervention des nationaux. La base logistique de Beni Mered à Blida était construite pour produire des pièces de rechange grâce à ses puissants fours s'est limitée au moulage des statues pour Riadh El Feth qu'on montre comme une fierté nationale. En somme, on est passé d'une économie en voie d'industrialisation à celle de bric-à-brac qui a permis aux fortunes indûment acquises de s'incruster pour justement former et consolider le système en vigueur à ce jour. Sur le plan social, le modèle de développement choisi après l’indépendance n'a pas été gratuit, mais a demandé des sacrifices énormes mais aussi et surtout un coût humain qu'il ne convient pas de considérer comme une conséquence de l'échec du modèle de développement mais plutôt comme un fort tribut payé pour atteindre l'objectif visé. Ils auraient sans aucun doute été facilement dissipés si le rythme de développement n'aurait pas été rompu ou s'ils avaient donné un résultat. Ce coût humain consistait dans un changement radical des structures sociales anciennes. La dislocation de la famille par migration, l'acquisition de nouvelles habitudes de consommation et de mode de vie, la contradiction entre vie au travail et hors travail, la lutte acharnée parfois humiliante contre le pouvoir bureaucratique, l'acculturation par un procès de travail installé par les sociétés capitalistes censé fonctionner dans les conditions locales, un environnement international hostile à l'industrialisation dans le tiers-monde en général et l'Algérie en particulier pour s'emparer de la matière première à des prix avantageux

3- Les perspectives d’avenir doivent être laissées à l’appréciation des jeunes

L’Algérie a toujours marginalisé politiquement sa jeunesse en l’étouffant. Pourtant elle est contrainte à un nouveau virage dans le domaine démographique, avec un fait exceptionnel en 2014, il y aura plus d’un million de naissances, pour la première fois dans l'histoire du pays. Cette évolution confirmera l’exceptionnelle poussée démographique enregistrée depuis bien longtemps, selon l'ONS, qui estime la population algérienne au 1er janvier 2013 à 37,9 millions d'habitants. En 2014, selon les prévisions de l'office, le pays comptera 38,7 millions d'habitants, résultat d’une forte hausse des naissances, d’une hausse tout aussi remarquable du nombre de mariages, qui expliquent, selon l'ONS, cette nouvelle explosion démographique que connaît l’Algérie. En fait, la hausse démographique naturelle a débuté en 2008, avec une progression de 1,92%, puis 1,96% en 2009, 2,03% en 2010 et 2,04% en 2011. Si l’on considère le taux des citoyens de moins de 15 ans à 27,8% et ceux âgés de plus de 64 ans à 5%, on peut estimer ceux en âge d’activité à 67,2%. Ceci est énorme en matière d’énergie disponible. Mais malheureusement cette énergie est dissipée dans le vide sans aucun profit dans l’intérêt général. Ramené à la population totale, la masse active algérienne ne représente que 32% presque équivalente à l’Egypte mais derrière la Tunisie (36%), le Maroc (36%) enfin la Libye (39%). Il est donc intéressant de capter cette entropie pour la réorienter dans le sens des objectifs nationaux. Aujourd’hui cette jeunesse approchée dans les écoles moyennes, les universités, les entreprises et les institutions étatiques, celles privées, les places informelles, les mères aux foyers pour voir ce qu’elle pense de leur avenir, livre un bien sombre tableau. D’abord ces jeunes aussi bien les filles que les garçons ne croient pas à l’ascension sociale. Ils se sentent trahis par leurs aînés qui ont tout pris (logements, argent et postes de travail) depuis le départ des colons et l’affaire des biens vacants. Ils pensent être sacrifiés et perdus. Pourquoi cette perte ? Parce qu’ils n’ont plus de marqueurs qui étaient leur moule d’orientation mais qui s’effrite avec le désengagement de l’Etat. Ils ne veulent pas connaître le travail aliènent comme leurs parents. Ils aspirent à plus d’autonomie pour entreprendre et faire face aux challenges. Ils n’aiment pas les responsabilités dans des postes publics pour se consacrer à leur petite famille et de ne pas les sacrifier comme l’ont fait leurs parents. Ils s’accommodent malgré eux aux gains faciles et donnent l’impression d’être heureux. Si les experts internationaux qui ont travaillé pour le compte de l’ONU les jugent heureux en les plaçant à la 73e place sur les 156 pays analysés c’est qu’ils s’appuient sur des critères subjectifs et des notions fausses. Le PIB par tête d’habitant est un raccourci de tendance, quant à l’espérance de vie, ce n’est certainement pas l’Etat qui l’assure avec ses hôpitaux mais le marché parallèle de devise. La «générosité» ou la «possibilité de pouvoir compter sur quelqu’un», elle est probablement liée à l’importance des liens familiaux dans le contexte exceptionnel Algérien .Il faut ajouter à cela une vision sociale faite de soutiens aux prix et marquée par des transferts sociaux importants pour entretenir une paix sociale comme les dispositifs d’aide aux jeunes par les micro crédits etc. 

En définitif, l’Algérie continue par cette démarche à faire du sur place sans trouver la piste du décollage de son économie. Mais, jusqu’à quand ce soutien de la rente ?

Source Le Matin-Dz

Rabah Reghis, Consultant, Economiste Pétrolier

Le Pèlerin

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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 15:50

Premier mai

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Tout conjugue le verbe aimer. Voici les roses. 
Je ne suis pas en train de parler d’autres choses. 
Premier mai ! l’amour gai, triste, brûlant, jaloux, 
Fait soupirer les bois, les nids, les fleurs, les loups ; 

  

L’arbre où j’ai, l’autre automne, écrit une devise, 
La redit pour son compte et croit qu’il l’improvise ; 
Les vieux antres pensifs, dont rit le geai moqueur, 
Clignent leurs gros sourcils et font la bouche en coeur

L’atmosphère, embaumée et tendre, semble pleine 
Des déclarations qu’au Printemps fait la plaine,
Et que l’herbe amoureuse adresse au ciel charmant.
A chaque pas du jour dans le bleu firmament, 

 

La campagne éperdue, et toujours plus éprise,
Prodigue les senteurs, et dans la tiède brise 
Envoie au renouveau ses baisers odorants ; 
Tous ses bouquets, azurs, carmins, pourpres, safrans, 

  

Dont l’haleine s’envole en murmurant : Je t’aime ! 
Sur le ravin, l’étang, le pré, le sillon même, 
Font des taches partout de toutes les couleurs ; 
Et, donnant les parfums, elle a gardé les fleurs ;

  

Comme si ses soupirs et ses tendres missives
Au mois de mai, qui rit dans les branches lascives, 
Et tous les billets doux de son amour bavard, 
Avaient laissé leur trace aux pages du buvard !

  

Les oiseaux dans les bois, molles voix étouffées, 
Chantent des triolets et des rondeaux aux fées ; 
Tout semble confier à l’ombre un doux secret ; 
Tout aime, et tout l’avoue à voix basse ; on dirait 

 

Qu’au nord, au sud brûlant, au couchant, à l’aurore, 
La haie en fleur, le lierre et la source sonore, 
Les monts, les champs, les lacs et les chênes mouvants, 
Répètent un quatrain fait par les quatre vents.

 

Victor Hugo   (1802-1885)

Le Pèlerin

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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 13:18

L’annonce a été faite hier par le ministère du travail

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L’accord a été signé en présence de Sidi Saïd, patron de l'Ugta

 

«Le non-respect des ratifications internationales signées par l'Algérie risque de coûter cher au pays à l'avenir», a déclaré Madjid Sidi Saïd, patron de la Centrale syndicale.

Le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale, Mohamed Benmeradi, a annoncé hier, en marge de la cérémonie de commémoration du 10e anniversaire de la Journée mondiale de la sécurité et la santé au travail, une revalorisation de 12% des pensions et allocations de retraite au profit de plus de 2,5 millions de retraités, qui prend effet à compter du 1er mai 2014. Le ministre a procédé à la signature d'un arrêté ministériel portant cette augmentation.
Cette mesure intervenait sur instruction du président de la République et ce, conformément aux dispositions de l'article 43 de la loi 12-83 du 02 juillet 1983 modifiée et complétée relative à la retraite qui consacre le principe de revalorisation annuelle des pensions et allocations de retraite.
Lors de la conférence de presse, Mohamed Benmeradi, ministre du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale, a avancé un nombre de 619 décès liés aux accidents de travail pour l'année 2013, le ministre estime «que ce nombre est minime par rapport aux autres pays qui enregistrent plus». Lors de son allocution d'ouverture pour la célébration de la 10e commémoration de la Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail, Madjid Sidi Saïd n'a pas manqué de son côté de rappeler les pouvoirs publics concernés à leurs responsabilités en déclarant de manière claire et nette: «Les ratifications internationales qui ne sont pas appliquées par l'Algérie, risquent de se retourner contre le pays un jour ou l'autre», a-t-il ajouté. Le manque de coordination en termes d'échanges d'informations entre la Centrale syndicale, unique partenaire social à assister à cette commémoration et le ministère du Travail, devra faire l'objet de rencontres périodiques, afin de coordonner les efforts pour le bien-être de tous les travailleurs qui activent dans le pays. Interrogé sur les logements sociaux qui ont un rapport direct avec le ministère de l'Emploi, Mohamed Benmeradi a annoncé texto que «le Fnpos ne réalisera plus de logements. Mais, cet établissement continuera tout de même, à apporter son aide sociale aux classes défavorisées», a-t-il annoncé sans pour autant donner la date de livraison des logements réalisés depuis, alors que ce sont des milliers de souscripteurs démunis qui attendent leurs décisions.
Boualem M'Rakach, président de la Confédération algérienne du patronat (CAP) qui a été très sollicité par la presse nationale, dira: «Nous assistons à l'arrivée de nouveaux risques de maladies professionnelles. Les secteurs de la sidérurgie, métallurgie, Btph et les cimenteries enregistrent de nouveaux produits toxiques en raison de l'utilisation des produits chimiques», a-t-il relevé, afin d'appeler à une plus grande concertation avec l'ensemble des partenaires concernés pour limiter les risques et «pourquoi pas arriver à zéro risque?» dit-il

Source L’Expression Amar Chekar

Le Pèlerin

 

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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 11:35

L’avion de demain sera silencieux et entièrement électrique

 

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Nouvelle révolution dans l'aéronautique", l'avion-école électrique d'Airbus group, l'E-Fan, a réalisé son premier vol officiel de près de dix minutes, à l'aéroport de Bordeaux-Mérignac.
C'est le miracle d'un avion entièrement électrique qui fait le bruit d'un sèche-cheveux domestique et ne consomme pas une goutte de kérosène !

Ce petit biplace de 6,7 m de long et 9,5 m d'envergure, mû par des batteries au lithium-ion-polymère, sera produit en série d'ici fin 2017 dans une future usine d'assemblage à Mérignac.

L’E-Fan n'est que "la première étape" dans la production de "générations successives d'avions électriques de tailles croissantes, jusqu'à la finalité de construire des avions gros porteurs tout électriques dans les 20 prochaines années, a annoncé le ministre français de l'Économie et du Redressement productif Arnaud Montebourg.

Et le ministre de poursuivre : l'avion-école vise un marché mondial en devenir avec 650.000 nouveaux pilotes professionnels qui devront être formés dans le monde sur les 20 ans à venir, soit 21.000 avions-écoles requis par les écoles de pilotage.

Développé par Airbus Group (ex-EADS) en partenariat avec la société Aero Composites Saintonge (ACS), sise en Charente-Maritime et la Direction générale de l'aviation civile (DGAC), l'E-Fan avait été dévoilé au Salon aéronautique du Bourget 2013.

Source Webdo / Airbus Amna Ben Belgacem

Le Pèlerin

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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 09:57

Toufik s’impose à Saadani

Abdelmalek Sellal

 

Sitôt déclaré officiellement président de la république, Bouteflika a redésigné Abdelmalek Sellal, proche du DRS et du clan présidentiel via Haddad, dans ses fonctions de premier ministre, mettant fin ainsi à l'intérim exercé par le ministre de l'énergie et des mines Youcef Yousfi.
Bouteflika, maintenu en fonction à la hussarde, ne prend donc aucun risque en matière de remaniement de l'exécutif. Un remaniement auquel a appelé notamment le secrétaire général du FLN, Amar Saadani qui a revendiqué un chef du gouvernement issu de la majorité parlementaire détenu par le FLN.
En maintenant telle quelle la configuration de son exécutif, Bouteflika a surement voulu épargner un exercice de rééquilibrage auquel il ne peut s'adonner, étant donné son état de santé et les tensions claniques.
Ce statu quo peut être interprété comme un succès pour le général Toufik qui a riposté à la demande de Saadani par une convocation de cadres du FLN à joindre à leur félicitations la demande d'un gouvernement « d'union nationale » ce qui veut dire que le FLN majoritaire n'est pas, a priori, dépositaire de la chefferie du gouvernement. Au même moment des fuites font état de biens immobiliers et de comptes en banque confortablement dotés en France dont serait bénéficiaire Saadani.
Ainsi reconduit, le statu quo vise à entretenir la mainmise sur le trésor public par des clientèles qui se sont engagées en faveur de sa candidature, ce qui contredit les réformes contre la corruption annoncées, une fois de plus, lors de son investiture.
Source Algérie Express Hamid Guerni

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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 09:54

L'arrivée d'un quatrième opérateur a permis une baisse moyenne de la facture mobile de 30%, selon UFC-Que Choisir.

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L'arrivée d'un quatrième opérateur mobile en France a permis un gain de pouvoir d'achat de près de 7 milliards d'euros pour les consommateurs en deux ans, selon une étude publiée mardi 29 avril de l'association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir, qui s'inquiète d'un retour en arrière.

L'organisation tire un bilan consumériste "incontestablement bénéfique" de l'arrivée de Free Mobile (Iliad) début 2012 sur le marché français et s'inquiète d'une possible baisse de la concurrence alors qu'une restructuration du secteur des télécoms est évoquée après l'acquisition prévue de SFR par Numericable.

L'arrivée d'un quatrième opérateur a permis une baisse moyenne de la facture mobile de 30%, permettant aux consommateurs d'économiser 6,83 milliards d'euros, selon le bilan de l'UFC, le premier de ce type, qui porte sur la période 2012 et 2013.

L'attribution d'une quatrième licence a permis en particulier aux consommateurs de se libérer de "l'engagement" et du modèle de la "subvention" du terminal mobile, qui occasionne en réalité un surcoût pour l'abonné, souligne l'organisation de défense des consommateurs.

"Un pays où il fait bon téléphoner"

Près d'un abonné sur deux (49,3%) avait une offre sans engagement fin 2013, soit deux fois plus qu'en janvier 2012 et ce modèle devrait devenir majoritaire en 2014.

Or, pour un terminal entrée de gamme, le surcoût se monte en moyenne à près de 50% au bout de 24 mois, et à quelque 25% pour un terminal milieu de gamme, selon les calculs de l'UFC.

Si l'on compare la situation avec les autres pays d'Europe, "la France est devenu un pays où il fait bon téléphoner", remarque Antoine Autier, chargé de mission à l'UFC Que Choisir et auteur d e l'étude.

L'hexagone, qui était parmi les pays les plus chers d'Europe, avec des prix de 25% plus élevés que la moyenne en 2010, bénéficie désormais de prix en moyenne deux fois moins élevés, souligne l'UFC.

Maintien de l'intensité concurrentielle

L'étude d'UFC s'inscrit aussi en faux contre l'un des arguments majeurs des promoteurs d'une concentration du secteur des télécoms, en soulignant que le secteur a vu ses emplois croître depuis 2010, date de l'attribution d'une quatrième licence, après une baisse tendancielle observée depuis 2000, et note que les finances publiques n'ont pas souffert d'une quatrième licence.

Enfin, pour l'UFC, la baisse des revenus des opérateurs, autre chiffon rouge brandi par les tenants de 3 opérateurs, s'explique autant par l'arrivée de Free Mobile que par "la saturation du marché" et fait suite à une hausse de 24,6% du chiffre d'affaires des opérateurs entre 2006 et 2010.

"L'arrivée d'un quatrième opérateur était une condition nécessaire pour insuffler une intensité concurrentielle dans un secteur où les prix des services mobiles ne baissaient pas, aujourd'hui la question qui se pose est comment associer un passage à trois opérateurs avec un maintien de l'intensité concurrentielle?", souligne Antoine Autier.

Aujourd'hui, la fragilité de Bouygues Telecom ne garantit pas "son maintien sur le marché à moyen terme" et pour éviter "une inévitable marche en arrière" en cas de retour à trois opérateurs, UFC demande à l'Autorité de la concurrence et à l'autorité des télécoms, l'Arcep, de préparer un tel scénario.

Indicateurs de qualité de réseau

L'association leur demande en particulier de prendre position sur "la restructuration du secteur et notamment de fixer toutes les conditions propres à la sauvegarde d'une intensité concurrentielle au service des consommateurs".

Elle appelle également à "baisser dans les plus brefs délais les tarifs de gros appliqués par les opérateurs de réseau aux MVNO", les opérateurs sans réseau propre, "afin que les MVNO puissent jouer le rôle d'agitateurs du marché".

L'UFC demande enfin l'établissement d'indicateurs de qualité de réseau et de qualité minimale des opérateurs.

Pierre Louette, directeur général adjoint d'Orange, a estimé mardi que cette étude représentait "une vision très partielle des choses", au cours d'une conférence téléphonique.

"Si tous les prix étaient à zéro, l'UFC serait content mais il y aurait des conséquences macro-économiques pour le pays", a-t-il déclaré évoquant "la destruction de valeur" provoquée par la guerre des prix entre opérateurs télécoms.

Source Le Nouvel Observateur

Le Pèlerin

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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 09:53

Plus le pénis est grand, plus la femme serait infidèle !

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Infidèle… !!!...Prenez un centimètre

 

Selon une étude publiée dans PlosOne, plus un homme aurait un long pénis, plus sa partenaire serait susceptible de le tromper.

Quand on dit que la taille n'est pas le plus important ! Après avoir interrogé 545 couples mariés vivant au Kenya pour connaître les motifs de l'adultère féminin, des chercheurs ont conclu que plus le pénis de l'homme serait grand, plus sa femme le tromperait. "Chaque pouce (environ 2,5 cm) de pénis en plus augmente la probabilité que la femme soit impliquée dans une relation extraconjugale. Les femmes associent les grands pénis à la douleur et à l'inconfort pendant l'acte sexuel excluant le plaisir et la satisfaction qu'elles sont censées ressentir" ont commenté les auteurs au Huffingtonpost.com. Au total, sur les 6 mois de l'étude, 6,2% des femmes ont été infidèles. Parmi les autres facteurs d'adultère cités par les femmes : un âge plus jeune, les violences conjugales ou encore elle manque de satisfaction sexuelle.

Les résultats de l'étude ont été publiés dans PlosOne.

Source Medisite / PlosOne

Le Pèlerin

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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 23:19

Accident de voiture

mieux vaut en rire

 

Guy a sérieusement endommagé l'aile gauche de sa voiture en frappant un lampadaire, tandis qu'il se garait. Il fait réparer le tout, mais, le jour même où il récupère son véhicule, il en abîme l'aile droite contre un arbre.

Il rentre chez lui et dit à France:

- Je vais avoir l'air de quoi moi?

De bon coeur, sa femme lui dit:

- T'as qu'à lui dire que c'est moi qui l’ai fait cette fois-ci...

- Qu'est-ce que tu penses que je lui ai dit la première fois!?

Le Pèlerin

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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 23:38

Des faits et des mots

prostituee-au-bois-de-boulogne.jpg

Un homme arrête son véhicule pour entamer la conversation avec une jolie femme plantée à un arrêt d’autobus.

- Salut ! Je dois vous dire que vous êtes la plus jolie créature que j’aie jamais rencontrée.

- Merci beaucoup, répond la dame.

Le type enchaîne illico :

- Je me demandais si vous accepteriez de coucher avec moi pour 1 million de dollars ?

La jeune femme réfléchit un moment puis répond :

- Oui, je coucherais avec vous pour un million de dollars.

- Bien. Et pour cinq dollars ?

- Cinq dollars ? Pour quel genre de femme me prenez-vous ?

- Cela, nous venons de l’établir. Maintenant, nous ne faisons que marchander…

Le Pèlerin

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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 16:53

Voici la carte des régions françaises qui exportent le plus

 

 

En matière d'export, chaque région a son point fort. Et certaines tirent mieux leur épingle du jeu que la moyenne nationale.

Commerce extérieur : Les régions françaises qui ont exporté le plus de biens

Les regions exportatrices

Des avions en Midi-Pyrénées, de la viande en Bretagne ou du vin en Aquitaine, chaque région française a ses spécialités. A partir des données 2013 des douanes, Challenges.fr vous propose de faire le tour de France des produits les plus exportés. Avec à la clé, de nombreuses surprises.

Globalement, les marchandises les plus souvent vendus à l'étranger sont, dans l'ordre, les avions, les produits pharmaceutiques et chimiques, les automobiles, le pétrole raffiné, les machines, le matériel électrique et les produits issus du monde agricole. Au total en 2013, ces exportations de biens (sans les services donc et hors matériel militaire) ont représentées 427 milliards d'euros, en baisse de 1,5% sur un an.

Ces régions qui exportent et celles qui n'y arrivent pas

Les régions qui exportent le plus vers l'étranger sont l'Ile-de-France (77,2 milliards d'euros), Rhône-Alpes (45,9 milliards d'euros), Midi-Pyrénées (44 milliards d'euros) et le Nord-Pas-de-Calais (32,4 milliards). La plupart du temps, ces performances sont liées à la taille de la population locale et à la vitalité des entreprises du secteur.

A l'inverse, certaines contrées de France ont les plus grandes difficultés à trouver des débouchés à l'international. C'est le cas de la Corse, qui a exporté en 2013 seulement 50 millions d'euros de marchandises. L'équivalent de ce que pourrait faire à elle seule une PME bien implantée à l'international! Parmi les autres régions à la peine, citons le Limousin (2 milliards d'euros d'exportations) et la Basse-Normandie (4,5 milliards d'euros).

La répartition des denrées les plus exportées région par région réserve par ailleurs quelques surprises. En Bourgogne par exemple, la vente de machines (moteurs, équipements hydrauliques, pompes, compresseurs, …) arrive en pole position devant… le vin et les autres boissons. Autre donnée statistique que l'on met peu en avant : l'importance de l'industrie des parfums et des cosmétiques en Picardie. La région abrite notamment des usines L'Oréal et Givenchy qui tournent à plein régime pour le commerce extérieur du pays.

Quand certaines régions plombent la balance commerciale du pays

les produits exportes

Reste à s'intéresser à la balance commerciale. Précisons à nouveau que celle-ci ne concerne que les échanges de biens et pas les services ou les flux financiers avec l'extérieur. Elle correspond donc au montant des exportations de biens auxquelles on retranche les importations. Ce qui donne une assez bonne idée de l'état de l'appareil productif par rapport à la consommation locale.

Ce qui frappe d'abord, c'est qu'une majorité de régions françaises sont dans le vert et exportent plus qu'elles n'importent. Elles sont 12 sur 22 dans ce cas. Et globalement, elles se trouvent quasiment toutes sur une diagonale partant du Sud-Ouest pour aller vers le Nord-Est.

Ensuite, seules quelques régions plombent vraiment le bilan national.

balance commerciale

A commencer par l'Ile-de-France qui affiche une balance commerciale dont le solde négatif atteint 54,6 milliards d'euros. A titre de comparaison, cette balance commerciale était de -73,6 milliards d'euros pour toute la France sur la même période. Les autres régions qui creusent de manière significative le solde du pays sont la PACA, la Haute-Normandie, le Nord-Pas-de-Calais ainsi que les Pays-de-La Loire.

Attention toutefois à ne pas faire d'interprétations hâtives ni à vilipender telle ou telle région. Du fait de leur positionnement géographique (avec un port de marchandises important par exemple) ou de leurs infrastructures (aéroports, grands axes routiers), certaines régions ont naturellement tendance à accueillir la plupart des importations, qui vont ensuite se déverser dans toute la France. Ainsi dans la région PACA, le Nord-Pas-de-Calais ou en Haute-Normandie, les produits pétroliers et le coke, qui représentent le gros des importations, ne sont qu'en transit et vont alimenter le reste du pays.

L'Ile-de-France est un cas un peu particulier. Elle dispose des plus gros aéroports du pays, qui vont accueillir une grande quantité des produits qui "voyagent" par ce moyen de transport. Elle dispose de centres de stockage qui servent également aux régions alentours. Ensuite, la région parisienne abrite une population à fort pouvoir d'achat. Ses habitants vont ainsi avoir davantage tendance à acquérir des biens que l'on ne fabrique pas en France (smartphones, ordinateurs, …). Enfin, la région est très spécialisée dans les services, qui ne sont pas pris en compte dans la balance commerciale.

Source Challenges / Corine Poulard 

Le Pèlerin

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