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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 14:48

L'article à lire sur l'Algérie si vous voulez comprendre la présidentielle

mouvement-Barakat-contre-le-quatrieme-mandat.jpg

Des militants du mouvement Barakat opposés à un quatrième mandat du président

Abdelaziz Bouteflika, le 27 mars 2014

 

Les Algériens vont voter. C'est pour jeudi 17 avril. 23 millions d'électeurs sont appelés aux urnes pour choisir leur chef d'Etat. A 77 ans, le président Abdelaziz Bouteflika se présente pour un quatrième mandat. Il est malade et n'apparaît qu'à la télévision, lors d'entrevues soigneusement orchestrées. Pourtant, tout le monde semble penser qu'il va être réélu. Cela vous paraît un peu bizarre ? Francetv info vous aide à comprendre le contexte de cette élection.

C'est quoi l'Algérie ?

On embarque à Marseille, on traverse la Méditerranée, cap au sud, et on débarque à Alger, capitale d'un immense pays qui s'étend jusqu'aux déserts mauritanien, malien, nigérien et libyen. Le Maroc est à l'ouest et la Tunisie nichée au nord-est. Avec près de 2,4 millions de km2, l'Algérie est le plus vaste pays d'Afrique et le dixième plus grand au monde. On pourrait y loger 4,3 fois la France métropolitaine, mais la grande majorité du territoire est désertique.

C'est plus facile de se faire une idée avec une carte :

38,8 millions d'habitants y vivent. La population est jeune : la moitié des habitants ont moins de 28 ans.

L'économie du pays repose ses hydrocarbures. Une manne. L'Algérie a la dixième réserve de gaz naturel du monde (c'est le sixième exportateur) et la seizième réserve de pétrole mondiale. Toutefois, le pays est confronté au chômage des jeunes et à une importante corruption. Le pays se classe 94e sur 177 pays, à l'indice de corruption de Transparency international.

La France a un lourd passé avec l'Algérie, non ?

Oui. L'Algérie est violemment conquise, puis colonisée par la France pendant 132 ans. En 1962, le pays obtient son indépendance, après une longue guerre qui fait 500 000 morts, essentiellement des civils musulmans.

Mais l'Algérie connaît une décennie noire, dans les années 1990. En 1991, devant la victoire annoncée du Front islamique du salut (FIS), les autorités annulent les résultats du premier tour des élections législatives. Cela déclenche un conflit. Il oppose le gouvernement algérien, qui s'appuie sur l'armée, à des groupes islamistes. Environ 200 000 personnes sont tuées.

Depuis l'indépendance, les relations entre Alger et Paris sont houleuses, mais les liens restent forts. Selon un document de l'ambassade de France citant les douanes algériennes, la France est le deuxième fournisseur de l'Algérie et son quatrième client. Signe de la présence algérienne en France, 815 702 Algériens vivant en France sont inscrits sur les listes électorales, selon le journal algérien El Watan. Toujours selon le quotidien, la communauté à l'étranger, largement installée en France, pèsera lourd dans l'élection : après Alger et Oran, c'est le troisième foyer électoral.

Ah, parlez-moi un peu de cette élection présidentielle...

Elle commence jeudi 17 avril, avec le premier tour. Sur douze candidatures enregistrées, six ont été retenues. Les prétendants ont des profils différents.

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Les candidats à la présidentielle algérienne : Abdelaziz Bouteflika, Ali Benflis, Ali Fawzi, Moussa Touati, Louisa Hanoune et Abdelaziz Belaid.  (AFP) 

Commençons par le poids lourd, Abdelaziz Bouteflika, 77 ans. L'actuel président brigue un quatrième mandat. Mais, après un AVC en 2013, il a été hospitalisé pendant 80 jours en France. Il est tellement malade qu'il ne mène pas lui-même campagne. Sept proches ont sillonné le pays pour le représenter. Pourtant, c'est le grand favori. Il pourrait passer dès le premier tour.

Ali Benflis, 69 ans, Premier ministre de 2000 à 2003, est le principal concurrent du président. Il s'est déjà présenté en 2004. Après dix ans dans l'ombre, cet ancien magistrat et ex-ministre de la Justice dénonce "une situation insatisfaisante", réclamant plus de libertés et de justice.

Louiza Hanoune, 60 ans, est la seule candidate féminine. Elue trois fois députée, elle est parfois présentée comme la "Arlette Laguiller algérienne", pour son engagement très à gauche, ou comme une "dame de fer", pour sa liberté de ton et sa réussite.

A 59 ans, Ali Fawzi Rebaïne est un vétéran de la présidentielle : il s'est déjà présenté trois fois. Au cours de la campagne, le fondateur de la première Ligue des droits de l'homme algérienne n'a eu de cesse de parler de l'âge du président et de sa santé fragile.

Moussa Touati, 60 ans, dirige le parti nationaliste du Front national algérien. Il est assez hostile à la France qu'il accuse de soutenir Bouteflika.

Abdelaziz Belaïd, 50 ans, est le plus jeune candidat. Il est le seul à se présenter pour la première fois à la présidentielle. Il est député depuis l'âge de 23 ans et mise sur la jeunesse. 

Les Algériens vont vraiment choisir Bouteflika, le candidat le plus vieux et malade ?

Oui, c'est la grande incongruité de cette élection. Si Abdelaziz Bouteflika est très malade, à tel point qu'il n'est pas apparu en public depuis des mois, il reste le grand favori. Car les Algériens se détournent de la politique et, finalement, les interrogations sur les résultats du scrutin portent plus sur le taux de participation, le score que fera le président sortant et les résultats des autres partis.

Pourquoi une telle domination d'Abdelaziz Bouteflika ? Première raison : il est vu comme l'homme de la stabilité. Arrivé en 1999 au pouvoir, il incarne la fin de la guerre civile et bénéficie toujours d'une certaine aura auprès des Algériens. Deuxième raison : il bénéficie de la machine électorale des deux principaux partis au pouvoir, le FLN (présidentiel) et le RND (Rassemblement national démocratique du président du Sénat Abdelkader Bensalah). Et son équipe est rodée aux rouages de l'administration. Il faut enfin préciser que le paysage politique n'est pas très attrayant. Cinq des six candidats ont déjà tenté leur chance à l'élection présidentielle.

C'est tout ? J'ai entendu parler du risque de fraude...

C'est vrai que ses opposants parlent de la fraude. Notamment le camp d'Ali Benflis. Son directeur de campagne adjoint, Lotfi Boumghar, a appelé les Algériens à "être vigilants pour que leur vote ne soit pas confisqué et que leur voix soit entendue". Ali Benflis, qui a été Premier ministre et connaît bien l'appareil d'Etat, a lui-même déclaré que son "principal adversaire, c'est la fraude". Il a dit à RFI "que la fraude a commencé. On a malmené les registres d'état civil. L'administration est instrumentalisée, le gouvernement est devenu le comité de soutien".

Et les Algériens ne disent rien ? D'ailleurs, pourquoi n'y a-t-il pas eu de printemps arabe, comme dans les pays voisins ?

Pour expliquer que l'Algérie soit restée à l'écart des printemps arabes, les autorités avancent régulièrement le traumatisme de la guerre civile. L'écrivain algérien Kamel Daoud ajoute que l'Etat profite aussi de sa manne pétrolière : au lieu de pousser les jeunes à l'immolation, comme en Tunisie, "on leur donne des charrettes de légumes gratuits (tellement que le FMI a appelé l'Algérie à modérer ses dépenses 'politiques') et on rappelle sans cesse que la révolution, c'est le chaos plus l'Otan". Car l'Organisation militaire nord-atlantique est intervenue en Libye, jusqu'à faire tomber Mouammar Khadafi.

"La principale préoccupation de beaucoup d'Algériens n'est pas tant la démocratisation du régime que le chômage de masse, la corruption, le piteux état des systèmes de soins et d'éducation, le logement", écrivait en juin 2013, Karim Amellal, enseignant à Sciences Po et co-fondateur du média vidéo ChoufChouf, dans une tribune à Libération intitulée "L'étrange insularité algérienne". "Dans ces conditions, le changement politique n'est attendu que s'il est porteur d'une amélioration du bien-être individuel. Or, à la double lumière du passé et de la situation chaotique qui règne en Tunisie et en Egypte, il y a de quoi être, sinon sceptique, du moins peu pressé". Finalement, "les Algériens ont le choix entre la liberté et la sécurité".

Ça veut dire que rien ne bouge en Algérie ?

Non. Un mouvement appelé Barakat ("Ça suffit !") fait parler de lui. Ce mouvement de trentenaires, qui n'a pas vraiment de hiérarchie, a surpris et incarne maintenant l'opposition au quatrième mandat du président. Ils ont organisé de petites manifestations. Un sit-in a été violemment dispersé à Alger, mercredi 16 avril, à la veille de la présidentielle. 

Bien qu'il ne draine pas les foules et représente une petite portion de la population, Barakat est devenu l'une des bêtes noires du camp Bouteflika. Les partisans du président l'accusent d'être à la solde des puissances étrangères. Une grave accusation dans un pays nationaliste.

De plus, à une semaine du scrutin, le climat s'est subitement tendu. Les incidents se sont multipliés dans les meetings. A tel point que certains ont dû être annulés. Ainsi, Abdelmalek Sellal, Premier ministre devenu porte-parole du président, a dû annuler un meeting à Bejaïa, en Kabylie, dans l'est, en raison de violences. Plusieurs personnes ont été blessées. Dans un premier temps, les autorités ont accusé "les fascistes tenants du boycott, Barakat". Ces derniers ont répondu que le pouvoir cherche à "pousser au pourrissement".

Abdelaziz Bouteflika a aussi accusé Ali Benflis, qui ne cesse de parler du risque de fraude, de faire du "terrorisme" à la télévision. Une accusation d'une violence rare. Le camp d'Ali Benflis doit déployer 60 000 observateurs dans le pays pour surveiller le scrutin. Contestera-t-il les résultats le 18 avril ? C'est l'une des grandes inconnues.

J'ai eu la flemme de lire l'article en entier et j'ai scrollé vers le bas. Vous me faites un résumé ?

L'Algérie est un grand pays aux importantes ressources en hydrocarbures. Le 17 avril, les Algériens doivent choisir leur président. Mais l'issue du scrutin fait peu de doutes : Abdelaziz Bouteflika sera réélu pour un quatrième mandat. Bien qu'il soit très malade, il fait figure de garant de la stabilité.

Les Algériens qui se détournent de la politique ont été très marqués par la guerre civile dans les années 1990 et se sont tenus à l'écart des printemps arabes. Un petit mouvement, Barakat, hostile au 4e mandat, cherche à faire parler de lui. Mais il reste assez marginal. Toutefois, les derniers meetings ont été agités et la fin de la campagne a été houleuse. Le principal challenger, Ali Benflis, dénonce le risque de fraude. Le président l'accuse en retour de faire du "terrorisme". Si Ali Benflis perd, acceptera-t-il les résultats ?

Source francetv.info

Le Pèlerin

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16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 16:50

 

Algérie. "Ce n'est pas Bouteflika qui a permis la paix civile"

Yasmina-Khadra.jpg

Votre roman "Qu'attendent les singes" est une plongée dans l'Algérie, dans le cœur d'un système étatique où se mêlent des hommes de l'ombre qui font et défont des vies et des carrières, des luttes d'influence, des pots-de-vin assumés. Quelle est la part de vérité ?

- Tout est vérité. C'est une radioscopie de l'Algérie d'aujourd'hui. Je n'ai rien laissé au hasard. Le problème n'est pas politique, il est moral. Le déni de soi, l'absence de discernement, la démission, la trahison ont fait que le régime actuel continue de sévir en toute impunité. Pour moi, il y a deux Algérie : celle du peuple qui est complètement ignorée, vilipendée et celle des prévaricateurs et des prédateurs qui n'arrêtent pas de se découvrir une force inouïe alimentée par le fatalisme qui nous fait croire que tout est perdu et verrouillé.

Il y a ce personnage cynique, directeur de publication d'un puissant journal, qui sert de marionnette consciente à un pouvoir sans scrupules. Ed Dayem existe-t-il vraiment ?

- Le directeur de la chaîne de télévision Ennahar est le portrait craché de Ed Dayem. Il est la force de frappe médiatique du système. J'en fais personnellement les frais car aujourd'hui, je fais l'objet d'une cabale en Algérie. Cette chaîne m'insulte, affirme que j'insulte les Algériens à travers mon livre et que la France est derrière moi [interrogé mercredi 16 avril, Anis Rahmani, directeur de Ennahar, s'étonne de cette accusation et dément avoir d'une quelconque manière dénigré l'écrivain, "au contraire, il est passé sur notre chaîne pour la promotion de son livre et a même pris des photos avec ma femme", ndlr] Il y a une connexion permanente entre le régime et ses sbires et ces derniers savent exactement ce qu'ils doivent faire et comment. Ce qui les encourage davantage c'est le silence complice des "bonnes consciences", parmi eux les écrivains et les artistes que j'ai aidés grâce à mon poste de directeur du centre culturel algérien. J'ai toujours été seul et je reste seul. Nous assistons à la subtilisation d'une nation, à la régression, à la lutte permanente contre le talent et le génie, et la chasse des consciences se poursuit en toute impunité. Pourquoi ? Car nous n'avons pas cette solidarité qui nous permettrait un jour d'affronter le système algérien.

Comment voyez-vous les Algériens ?

- C'est un peuple magnifique mais qui se complait dans sa convalescence. Il a peur car on lui a dit que si le système partait, ce serait le retour de la violence, le chaos, alors qu'il sort à peine d'une tragédie terroriste. Il faut se rappeler que dans l'arrière-pays, les populations ont été seules face à leurs malheurs, face aux assassinats, elles sont profondément traumatisées et voient ce qui s'est passé en Libye et en Syrie. Elles préfèrent la stabilité à l'émancipation et à la modernité. C'est une désertion. Je ne peux pas leur en vouloir, mais je suis agacé par leurs silences. Il est temps pour elles de réagir et de comprendre que leurs destin est entre leurs mains et non confié à des gens qui ne pensent qu'à eux-mêmes.

Pourquoi pensez-vous que vous dérangez en Algérie ?

- Les poètes ont toujours dérangé les souverainetés crapuleuses. Je ne suis pas le premier. Je dérange parce que je refuse ce qui est dégradant pour le peuple algérien. Je me suis battu avec les armes pour ce pays pendant huit ans contre le terrorisme, j'ai porté sa littérature dans le monde entier. Et il y a des prédateurs qui pensent que je fais ça pour gagner ma vie. Mais j'ai des millions de lecteurs !

Vous avez décidé de vous présenter à la présidentielle alors que vous dénigrez le système. Comment assumer cette contradiction ? Comment pensiez-vous déverrouiller un système tenu d'une main de fer par l'armée, les services de renseignements et le clan de l'actuel président ?

- Il y a trois façons de régner : servir, se servir ou asservir. Moi je veux servir ce pays que j'aime. J'ai vu ce pays souffrir, je l'ai vu à deux doigts de disparaître. J'ai fait huit ans de guerre, un voyage au bout de l'enfer. J'ai perdu des hommes, des amis, et à la fin je suis sorti indemne. Pour moi, la seule façon de légitimer ma survie est de continuer de servir ce pays. Je donne ce que je pense avoir de meilleur en moi. Mais il se trouve qu'en politique, il n'y a que des prédateurs, des commis voyageurs, des carriéristes.

J'ai appris à mes dépens pendant la campagne que c'était un système verrouillé mais pas invulnérable. Si les Algériens pouvaient se rassembler autour d'un idéal et réfléchir à ce qu'ils veulent pour les générations de demain, le système partirait en un claquement de doigts. Car c'est un géant aux pieds d'argile. Le pouvoir algérien est une île flottante.

Quels sont les obstacles qui vous ont barré la route de la candidature ?

- Le temps, d'abord. Le code électoral nous interdisait de provoquer des meeting. Mais comment sensibiliser les gens si on ne peut pas leur parler ? Le temps était trop court pour un candidat libre qui n'a ni les réseaux, ni les moyens pour installer des comités de soutiens, louer des bureaux. J'ai tout payé de ma poche.

J'ai fait 10.000 kilomètres par route, je suis allé dans les villages, les villes et les hameaux. J'ai été très bien reçu. J'étais persuadé d'obtenir non pas 60.000 signatures mais 600.000 ! Il y avait un tel enthousiasme, on croyait en ma sincérité. Et cela a été comme une flammèche. Ca a flambé et ça s'est éteint. Les populations se sont dit que j'étais trop fragile pour résister. Ils me voyaient perdant. C'est ce qui m'a touché le plus : de croire qu'une bataille est perdue avant même qu'elle soit engagée.

Et puis il y a eu l'infiltration. Des gens sont venus me proposer leur aide. Je les ai cru, je les ai installé dans des bureaux, je leur ai donné les formulaires pour les signatures. Or c'étaient des gens qui travaillaient pour le système. Ils ont disparus, ne répondaient plus à leur téléphone. J'ai perdu comme ça beaucoup de signatures, notamment dans l'Oranie, dans ma région. J'ai eu 50 signatures à Aïn Témouchent. Un département d'au moins 350.000 habitants. Et pourtant, quand je vais là-bas, les gens sortent de partout pour venir me remercier d'avoir fait découvrir cette région à travers "Ce que le jour doit à la nuit". A Bel Abbès, j'avais le plus grand groupe de soutien, je n'ai eu que 42 signatures. A Mostaganem, rien. J'ai découvert que la trahison est un sport national.

Qui soutenez-vous aujourd'hui ?

- Je soutiens tous ceux qui sont contre ce système que je veux voir disparaître. Mais il n'y a pas une vraie solidarité. Chacun fait sa guerre dans son coin, ce sont des énergies morcelées, fragmentées, éclatées, qui se retournent contre elles même car elles n'ont pas véritablement un socle ou un réceptacle capable de les porter et de les concrétiser sur le terrain. On n'a pas la culture de la solidarité, du combat commun. C'est ça qui permet à un système algérien, à un système fantoche, un stalinisme rudimentaire et quelconque de prendre cette stature de géant. Car en face il n'y a que des îlots, des foyers de résistance minimes qui s'éteignent d'eux-mêmes.

 Vous êtes toujours en poste à la tête du centre culturel algérien malgré vos critiques et votre candidature…

- Je suis ici depuis six ans. Je ne sais pas à quoi ils jouent en me gardant ici. J'ai vu des ministres limogés en une heure juste parce qu'ils ont dit un mot déplacé. Je suis curieux, j'attends de voir. Je ne comprendrais pas qu'après l'élection, ils me maintiennent ici. Je pense qu'ils n'ont pas besoin de moi, mais ils ont besoin de défigurer mon image. Ils veulent faire entendre que je suis acheté par le pouvoir. J'ai été piégé dès lors que le président m'a proposé le poste. Je pensais sincèrement qu'il voulait se rapprocher des intellectuels.

Abdelaziz Bouteflika vous a-t-il déçu ?

- J'ai été le premier à le soutenir ! Pour moi Abdelaziz Bouteflika était un conjurateur qui pouvait nous aider à chasser les vieux démons. J'y croyais comme pas possible. On attendait un homme providentiel. Pour moi, il avait fait une traversée du désert et s'il était revenu c'était pour sauver son pays. Je l'ai défendu, je me suis battu physiquement ! J'ai attendu. Mais ce n'est pas lui qui a permis la paix civile. En 1999, le terrorisme prenait fin. Il est juste arrivé au bon moment. Il m'a déçu parce que l'histoire lui ouvrait les portes, il n'avait pas besoin de tomber aussi bas.

Dans ce contexte assez sombre que vous dressez de l'Algérie, voyez-vous tout de même certaines choses positives ?

 - Certainement. Les Algériens ne veulent plus entendre parler d'islamisme. Mais il y a eu très peu de choses positives. On ne peut pas attendre d'un dépotoir de sentir bon un jour.

Source Le Nouvel Observateur

 Propos recueillis par Sarah Diffalah

Le Pèlerin

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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 19:51

C'est plus comme là-bas, dis

oeufs soubressade

 

Peut-être préfèrerez vous le petit déjeuner qui suit

ou pour un bon casse croûte en milieu de matinée

(en Algérie, les hommes coupaient la matinée avec un casse croûte...ici, c'est la pause "tabac")

…..Autre temps, autres mœurs!....

Mémoire de soubressade

Un super moment de détente ....

Je retrouve dans les archives ce qui suit, de JEANJEAN de Belcourt ; Je ne peux m’empêcher de vous en faire profiter.

Et si vous preniez deux œufs, que vous les cassiez ? Après vous les battez bien pendant cinq minutes,

Puis vous preniez une petite poêle, avec un petit fond d’huile d olive, vous versez les œufs, et les éparpillez bien.

Après vous allez à la fenêtre dans la cuisine, dans le petit garde manger, vous prenez une belle soubressade piquante de chez zeralta, vous savez, le charcutier du marché de Belcourt. ?

Donc, vous prenez la soubressade, vous enlevez la peau et la ficelle rouge, et vous l éparpillez dans les œufs, juste un petit instant.  après, vous la versez dans une assiette, vous prenez un bon morceau de pain mahonnais, avec la mie bien dure, un bon verre de vin rose bien frais pour celles et ceux qui aiment le vin, ou la gargoulette  avec de l eau  bien fraîche.

Vous vous mettez au balcon, assis par terre, les jambes en tailleur, et en regardant en bas la mer bien bleue, avec les bateaux qui rentrent et qui sortent du port.

vous vous tapez un repas royal, que même azrine il ne peut pas nous enlever, et quand il n' y a plus rien dans l' assiette, vous descendez en bas chez le tunisien rue de lyon,  et vous prenez  un bon makrout plein de miel qui vous coule entre les doigts, et doucement,

mais surtout bien doucement, les yeux fermés, vous le dégustez, et même qu' a la fin vous vous léchez les doigts tellement c est bon  !

Et puis catastrophe

Votre femme vient vous réveiller, et tout ce beau rêve s'envole !

Et ça vous fout les boules pour toute la journée

Quant est ce qu'on arrêtera de penser  a ce foutu pays ??????

On ne l’oubliera jamais

Le Pèlerin

 

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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 19:46

L’indifférence   indifference-martin-luther-king1.jpg

 

Qu’y a-t-il de pire ? La sollicitude dominatrice d’un ami malveillant, les pointes cruelles d’un homme méchant, ou le regard glacé d’un être indifférent ?

On dit parfois qu’il n’y a pas plus mordant, plus humiliant, plus blessant que l’indifférence.

Elle nous dédaigne, ignore notre existence et rien n’est plus cuisant qu’un tel ressentiment.

Au moins la méchanceté nous accorde-t-elle un intérêt en cherchant à nous blesser… L’indifférence est elle un sentiment, ou plutôt une position qui ne s’éprouve pas à la manière d'une sensation ou d'une émotion?

Doit on réagir à l’indifférence autrement que par elle-même ?

N’y a-t-il pas un usage positif, actif même, à cette passion apparemment vide et négative ?

Une chose est sure, c’est que l’indifférence demeure le pire de tous les états de l'âme.

« Le pire pêché envers nos semblables, ce n'est pas de les haïr, mais de les traiter avec indifférence, c'est là l'essence de l'inhumanité. »

Citation de George Bernard Shaw.

Le Pèlerin

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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 19:38

Le courage de l’homme

simulation sexy

 

Le courage, c'est rentrer saoul au milieu de la nuit, voir sa femme qui attend avec un balai en main et lui demander : "T'es encore en train de nettoyer ou tu t'envoles quelque part ?" Le culot, c'est rentrer saoul au milieu de la nuit, entouré d'un nuage de parfum, du rouge à lèvres sur les vêtements, voir sa femme qui attend avec un balai en main, lui taper sur les fesses et lui dire : "T'énerve pas, c'est ton tour ma pitoune..."

Le Pèlerin

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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 19:35

En face d'un Bouteflika fantôme, Benflis veut y croire

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La campagne pour l'élection présidentielle du 17 avril s'est achevée dimanche. Le challenger d'Abdelaziz Bouteflika, Ali Benflis, a engrangé de nombreux soutiens. De notre envoyée spéciale.

Ils avaient sortis l'artillerie lourde. Pendant 22 jours, les six candidats à l'élection présidentielle algérienne du 17 avril n'ont pas lésiné sur les moyens lors d'une campagne qui s'est achevée dimanche 13 avril et qui est montée en tension dans la dernière ligne droite. Les Algériens ont vu défiler dans leurs wilayas (département) des postulants au poste suprême déterminés, notamment l'ancien Premier ministre Ali Benflis, malgré le sentiment prédominant d'une élection jouée d'avance qui verrait le président sortant, Abdelaziz Bouteflika, rempiler pour un quatrième mandat.

Dans le centre d'Alger, l'avantage visuel est net pour ce dernier dont les affiches XXL et affichettes multipliées par dizaines ornent les façades des immeubles. Une présence aussi remarquée que l'absence du principal candidat qui, contraint par la maladie, n'est jamais apparu en public malgré un faux-suspens alimenté par son équipe de campagne. Avantage net pour Abdelaziz Bouteflika aussi pour parcourir le gigantesque territoire à la rencontre d'Algériens. Ce n'est pas moins de sept personnalités, Abdelmalek Sellal, Ahmed Ouyahia, Abdelaziz Belkhadem, Amara Benyounès, Abdelkader Bensalah, Amar Saâdani, et Mohamed Larbi Ould Khelifa, qui ont fait le job à travers le pays. Des dizaines de bus ont été affrétés pour conduire les partisans de la continuité, façon Bouteflika.

Bouteflika déifié

Pour le dernier meeting, à Alger dans la très grande salle de la coupole Mohamed Boudiaf, près du stade du 5-juillet au-dessus duquel plane une affiche géante d'Abdelaziz Bouteflika accroché à un ballon gonflable, Abdelmalek Sellal, ex-Premier ministre, désormais directeur de campagne, a fait face pendant 30 minutes à un public chauffé une heure auparavant par des tubes algériens repris en choeur. La déception de ne pas voir leur "raïs" a été de courte durée. Certains, d'ailleurs, étaient juste là pour "se défouler". Accompagnés dans la salle par des musiciens traditionnels, des youyous, des vuvuzelas, des chants, des pancartes agitées, Abdelmalek Sellal a scandé le nom d'un homme déifié et fantasmé.

Le gratin des entreprises publiques et des syndicats en revanche sont bien présentes. Sonatrach, Neftal et l'UGTA, ont mis en avant leurs cadres et leurs associations les plus diverses. "Abdelaziz Bouteflika mérite tout cela parce que pendant 15 ans, il a travaillé pour les jeunes et il a encouragé la pratique du sport féminin. Aujourd'hui, s'il ne peut pas être là ce n'est pas grave, son cerveau fonctionne encore !" assure Leïla Belhadi, 32 ans et membre des "athlètes de la Sonatrach". Même son de cloche chez Fatima Zohra, 45 ans qui a fait le voyage depuis Tiaret à plus de 300 kilomètres d'Alger. "Il a beaucoup travaillé pour ramener la paix, on ne veut pas que notre pays devienne comme la Libye, la Syrie ou l'Egypte". 

Belmokhtar Reda, 34 ans, est resté assis dos à l'estrade. "Je suis venue pour me faire une idée. Mais son programme n'est pas nouveau, c'est la continuité. Les choses ont avancé avec lui : nous avons plus de tranquillité, des logements de fonction ont été attribués ainsi que des lots de terrain. Nous avons pu recevoir jusqu'à 700.000 dinars [environ 7.000 euros, NDLR] pour ajouter un étage à notre maison ou encore 300.000 dinars [environ 3.000 euros] pour la rénover", insiste-t-il. "Et puis il a surtout mis en place le dispositif de crédit Anseg, une aide pour nous aider à créer notre entreprise". Comme la plupart des sympathisants, l'absence du candidat ne le dérange pas, estimant que ce n'est pas une personne qui gouverne mais une équipe.

Qu'il se repose, il est bien entouré. Les autres candidats, Abdelaziz Belaïd, Moussa Touati, Ali Fawzi Rébaïne et Louisa Hanoune sont des faux candidats, des pions. Quant à Ali Benflis, il est trop entouré d'islamistes. Nous ne voulons pas revenir en arrière. La solution n'est pas Boutef ou Benflis, c'est le bon sens."

Dehors, la fête continue, les cadres du parti s'auto-congratulent. Séfouane Ahmed, élu d'Alger, membre du Conseil national de transition ne se défile et assume le bilan mitigé des 15 années de la présidence d'Abdelaziz Bouteflika. "On aurait pu faire mieux, c'est vrai. Mais la transition se fera en douceur".

Ali Benflis, le changement

Dans le camp adverse, l'ancien Premier ministre, Ali Benflis, par sa position de challenger crédible, a dégainé ses meilleures armes de communication : un avion et des voitures pour les journalistes, une équipe de campagne chevronnée, menée par l'énergique Lotfi Boumghar, et des très proches, comme Kamal Bouchama, ancien ministre de la Jeunesse et des Sports, issu comme Ali Benflis, du FLN (Front de libération nationale), le parti au pouvoir. Autre point fort que son rival ne pouvait avoir : la proximité.

"Le meilleur des débats, c'est celui que je fais avec le peuple. J'ai parcouru les 48 wilayas d'Algérie. J'ai commencé par l'extrême sud, et j'ai eu avec ses populations un débat fructueux sur le devenir de ces régions inexploitées, qui ne sont pas raccordées aux autres villes par des moyens de communications modernes mais qui possèdent d'énormes richesses", explique Ali Benflis. "Si jamais mon projet passe, je vais répondre à leurs attentes et leur donner ce qu'ils veulent : un état démocratique, des contre-pouvoirs, une jeunesse qui pourra s'exprimer et une jeunesse à qui je donnerai le pouvoir de décision au niveau local et national."

Samedi était son avant dernier tour de chauffe, avant le scrutin avec trois wilayas de l'ouest du pays, Relizane, Mostaganem et Oran, à visiter. Trois bastions "boutef". Mais échaudé la veille par un succès inattendue à Khenchela dans l'est du pays, Ali Benflis s'y est aventuré le cœur léger, l'esprit serein. Candidat en 2004, il a désormais pris de la hauteur. A Relizane, le ton est posé, ferme, l'engouement est au rendez-vous. Pour lui, un seul credo : le changement. Une formule efficace dans un pays miné par la corruption et le chômage.

"Le système actuel arrive à son terme, il est fatigué, il est finissant. Ce système n'a pas compris qu'il est devenu minoritaire et qu'il fait face à un monde de jeunes", explique Ali Benflis.

La jeunesse est la solution du problème algérien, et si on ne prend pas en compte ses aspirations, cette jeunesse pourrait devenir le problème."

Au passage des voitures banalisées, dans les salles de meeting, les jeunes l'interpellent et il répond, sous des applaudissements nourris.

L'alchimie semble prendre. A Oran, Sarah est venue avec son frère Mohktar. A 19 ans, elle votera pour la première fois. "C'est un homme de conviction. Il a quitté le FLN car cela ne correspondait plus à ses principes. Abdelaziz Bouteflika n'a pas amené la démocratie. On ne peut pas manifester, les chaînes de télévision sont contrôlées par le pouvoir. On dit qu'à Oran, les gens vivent bien, mais dans le quartier el-Hamri, ils vivent dans la misère et il n'y a pas de sécurité. Si Bouteflika passe, rien ne changera."

Son frère, architecte de 27 ans ira voter pour la première fois aussi. "Benflis, pour moi c'est un choix par défaut, mais je pense qu'il peut renverser la situation. S'il perd avec 30 ou 35%, ce sera une brèche qui s'ouvre. L'opposition qui est aujourd'hui atomisée pourrait s'allier avec lui et devenir une force intéressante pour l'après 17 avril."

Un deuxième tour ?

Pas de doute, Ali Benflis a bien engrangé des chances pour s'affirmer comme un opposant dangereux à Abdelaziz Bouteflika. A quelques jours du scrutin, que certains annoncent comme un potentiel détonateur d'importantes émeutes, il a également réussi a capitaliser grâce aux faux pas de son rival, comme cette mauvaise blague sur les populations Chaouis des Aurès, de Abdelmalek Sellal.

Pour de nombreux observateurs fin connaisseurs de l'Algérie, un vent de panique a soufflé dans le camp Boutef. Le jour même, Abdelaziz Bouteflika, qui accueillait le ministre des Affaires étrangères espagnol, a accusé son adversaire de "terrorisme" et d'être à l'origine des troubles qui ont émaillé la tournée de ses représentants. Des propos jugés choquants, qui viennent clore une campagne chaotique et qui a donné des rêves de second tour à Ali Benflis. Un scénario - difficilement imaginable - mais qui serait inédit dans l'histoire algérienne.

Source Le Nouvel Observateur Sarah Diffalah

Le Pèlerin

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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 19:22

Moins cuire les aliments pour mieux vieillir?

osso-bucco

 

Frites, omelettes, pain grillé, biscuits, l'Académie nationale de pharmacie a mis en garde jeudi contre une série d'aliments qui, lorsqu'ils sont cuits trop brutalement ou à trop forte température, pourraient accélérer le vieillissement.

"Il s'agit surtout d'aliments issus de la friture de la pomme de terre comme des frites les omelettes ou des chips et de céréales grillées ainsi que du café", explique le Pr Eric Boulanger, un spécialiste de la biologie du vieillissement à l'Université Lille 2 qui travaille sur les produits de glycation avancée, appelés AGE.

Ces produits peuvent se former spontanément dans les organismes vivants mais également lors de la préparation d'aliments à partir des sucres et des protéines, sous l'effet de la chaleur (réaction de Maillard).

Pour éviter leur formation, il suffit, selon le Pr Boulanger, de cuire à basse température (moins de 120 degrés) et de privilégier la cuisson à l'eau, à la vapeur ou au micro-onde par rapport aux grillades et autres rôtissages.

Selon l'Académie, l'étude des AGE depuis une trentaine d'années "a démontré qu'ils avaient un effet délétère en s'accumulant dans l'organisme, notamment dans le diabète, l'insuffisance rénale et lors du vieillissement".

Mais ces effets restent encore largement méconnus du grand public, a reconnu le Pr Jean-Pierre Foucher, président de l'Académie nationale de pharmacie qui a décidé de publier des recommandations sur le sujet.

Les particuliers sont ainsi invités à surveiller l'huile de friture ou de cuisson "pour ne pas la laisser surchauffer", éviter de "faire dorer à l'excès" les produits et ne pas consommer les zones les plus brunies lors de la cuisson.

L'Académie recommande également à l'industrie alimentaire de favoriser "les cuissons douces en évitant les surchauffes et la carbonisation".

Les zones brunies contiennent en effet de l'acrylamide, un produit de glycation alimentaire découvert en 2002 par des chercheurs suédois, potentiellement cancérigène et neurotoxique, selon des études faites sur des cellules et sur des animaux.

Selon le comité d'expert de la FAO et de l'OMS sur les additifs alimentaires, huit aliments seraient responsables de 80% des apports en acrylamide: frites, frites au four, croustilles de pomme de terre, céréales, pain grillé, biscuits, pain blanc et café.

Dans son dernier rapport sur le sujet publié en 2012, l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) faisait l'état de taux d'acrylamide globalement inchangés dans les aliments depuis 2007.

Elle relevait toutefois une amélioration dans les "préparations à base de céréales destinées aux nourrissons et enfants en bas âge", dans "les en-cas salés qui ne sont pas à base de pommes de terre" et dans les biscuits pour enfants, et en revanche une tendance à la hausse pour le café, le pain grillé et les frites préparées à partir de pommes de terre fraîches.

Pour l'instant, les données épidémiologiques recueillies sur l'homme restent "peu probantes" en ce qui concerne le lien entre acrylamides et cancer, reconnaît le Pr Boulanger.

Mais le médecin souligne qu'une récente étude américaine effectuée tant chez l'homme que chez l'animal a montré que les AGE pouvaient provoquer des troubles prématurés de la mémoire et des modifications cérébrales similaires à celles trouvées dans la maladie d'Alzheimer.

Le Pr Boulanger a pour sa part établi un lien entre les AGE et une accélération du vieillissement vasculaire par le biais d'une plus grande rigidité des artères - qui se traduit par de l'hypertension - dans une étude qu'il a réalisée à Lille et qui devrait être publiée prochainement.

Le débat sur les AGE se heurte pour l'instant à l'absence de classification précise des AGE et surtout à des techniques de dosage qui ne font pas l'objet d'un consensus international.

Pour l'Académie de pharmacie, il convient également de définir rapidement "les valeurs normales" des biomarqueurs de ces composés dans le sang et dans les urines "comme c'est le cas pour la glycémie ou le cholestérol".

Source linternaute.com

Le Pèlerin

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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 19:18

L'Algérie, une société en errance

point interrogation

 

Reportage - Le 17 avril prochain, lors des élections, le président Bouteflika devrait sans surprise être réélu pour un quatrième mandat. Face à un dirigeant moribond et un islamisme rampant, la population algérienne hésite entre fatalisme et révolte.

«Achète-moi un mouton!» lance Tahla, 5 ans, à la façon du Petit Prince, tandis qu'il avance aux côtés de son père dans les ruelles étroites et sinueuses de la vielle casbah d'Alger. Habib, qui peine à joindre les deux bouts en travaillant comme taxi clandestin, se sent incapable d'expliquer la complexité et la précarité de leur situation. Le père de famille n'a pas les moyens d'acheter le mouton pour la fête de l'Aïd. Silencieux, le regard empli de désespoir, il sourit à son fils, sans un mot, pour ne pas le décevoir.

Pour Habib, comme pour beaucoup d'autres, la vie en Algérie se résume à un combat quotidien pour trouver de quoi subsister. Triste et fatigué, l'homme s'accroche à un peu d'optimisme et à sa seule richesse: sa voiture. «Je suis chanceux de l'avoir, dit Habib en passant sa main sur la carrosserie, presque avec tendresse. Cette voiture, j'ai pu l'acheter il y a deux ans grâce à un prêt d'État. Elle nous permet de survivre, mais j'ai tout de même encore beaucoup de difficultés à nourrir correctement ma famille.»

Une jeunesse sacrifiée dont la moitié est au chômage

Le pays le plus vaste du continent africain continue d'afficher une croissance économique positive grâce à ses ressources naturelles immenses, et en tirant l'essentiel de ses revenus de l'exportation des hydrocarbures. Mais cette richesse ne profite guère à la population. La majorité des Algériens comme Habib affrontent au quotidien des problèmes sociaux et économiques qui ne font que s'aggraver, qu'il s'agisse de l'accès à l'éducation, de la déliquescence du système de santé ou du manque criant de logements.

Un tiers de la population algérienne a moins de 30 ans. Cette jeunesse, qui pourrait être un atout pour le pays, est sacrifiée: la moitié est au chômage, tandis que l'autre moitié, quand elle travaille, ne gagne qu'un salaire minimum fixé à tout juste 18.000 dinars, soit 170 euros.

Ecœurés par le système en place, la plupart d'entre eux n'ont qu'un espoir: partir. «Nous ne rêvons que d'une chose: quitter notre pays.» Comme la plupart des jeunes, Hamed et Salem, la vingtaine désœuvrée, traînent leur désespoir à ne rien faire dans les rues d'Alger. «À quoi bon faire des études? lancent-ils, amers. Nous avons quitté l'école parce que ça ne sert à rien. On n'a aucune chance de trouver un boulot. Nos cousins et nos amis plus âgés sont bardés de diplômes universitaires inutiles. Ils sont éduqués mais, comme nous, au chômage.»

Chômage, désespoir, amertume forment un terreau propice aux intégristes.

C'est le cas de Majid, titulaire d'un master en communication. Le jeune homme n'a toujours pas trouvé de travail. Il vivote en travaillant dans l'atelier de confection de son oncle. «J'ai envoyé des centaines de CV, déplore Majid. Je cherche un travail dans mon domaine depuis de trop nombreuses années. Je m'accroche, mais je n'ai toujours rien en vue. C'est déprimant parfois, mais ce n'est pas si grave,sourit-il dans un élan d'optimisme en attrapant une paire de ciseaux.
Pour le moment, je mets en pratique mes compétences en communication en découpant du tissu!»

Chômage, désespoir, amertume forment un terreau propice aux intégristes. À tout juste 22 ans, Majid est un exemple de cette jeunesse perdue, attirée et dangereusement manipulée par les religieux.«Ma vie n'avait aucun sens jusqu'à ce qu'on me montre la voie vers Allah», explique Majid en repliant soigneusement son tapis de prière.

Exalté par un sentiment de fierté et de dignité retrouvées, le jeune homme explique sans complexe son dessein. «Mon objectif est clair aujourd'hui. Je dois œuvrer pour la mise en place d'un système islamique dans notre pays. Seul l'islam apportera justice à mes frères et sœurs qui souffrent entre les mains de nos odieux dirigeants. Ces hommes politiques ne sont rien d'autre que des marionnettes à la solde de l'Occident.»

L'ombre des islamistes plane encore sur le pays. Vainqueurs en 1991 d'élections législatives aussitôt annulées par le pouvoir en place, le pays plonge alors dans une guerre civile terrible. Dix années d'un affrontement fratricide qui laissera l'Algérie exsangue et aura fait près de 200.000 morts et des milliers de disparus. Actes terroristes, assassinats, enlèvements, viols et exécutions sommaires, durant cette décennie noire, la population a vécu dans la terreur, prise en étau et en otage entre le camp des islamistes et l'armée.

Après dix années de violence, la paix est conclue avec le très controversé référendum de la réconciliation nationale, voté en 2005. Cet accord imposé par le président Bouteflika, au pouvoir depuis quinze ans maintenant, garantit l'immunité aux islamistes qui acceptent de rendre les armes. Une fois amnistiés, l'État leur offre la possibilité de recommencer une nouvelle vie.«Rendez-vous compte, le gouvernement a piétiné le droit et la mémoire des victimes! Elles sont niées, peste Said *, enseignant dans un établissement scolaire d'Alger. C'est une honte! Les Algériens honnêtes sont condamnés à lutter pour survivre sans aucun horizon, tandis que ces barbus reviennent parmi nous. Parfois ils s'installent tout près de leurs victimes qui, elles, n'ont même pas le droit de leur faire le moindre reproche sous peine de sanctions. Ils vivent confortablement grâce aux aides du gouvernement. Ils perçoivent 700 euros par mois pour continuer à empoisonner le cerveau de nos enfants.»

Mohamed est chauffeur de taxi dans la capitale. Les rues d'Alger saturées par le trafic automobile, il les connaît par cœur. Quant aux islamistes, il les a vus revenir au grand jour ces dernières années. L'homme, qui ne décolère pas, s'interrompt brusquement. Un 4 x 4 conduit par un homme à la barbe fournie vient de lui couper la route. «Regardez-moi celui-là! Avec ses sourates du Coran à plein tube, il se croit tout permis! Vous voyez, c'est notre quotidien avec ces barbus! Ils font la loi dans la rue! Comme cet individu qui écoute le Coran à fond avec son look de bon religieux. Pour lui, c'est normal de me passer devant en me faisant une queue de poisson. Mais les types comme lui n'ont aucune morale. Ce ne sont que des trafiquants et des profiteurs sans aucun respect pour la population.»

Pour Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi), l'Algérie est devenue un vaste terrain de jeu. Ses frontières, aussi étendues que poreuses avec le grand désert du Sud, facilitent les trafics entre le Mali, la Tunisie et la Libye. Leur influence s'étend dorénavant jusqu'en haute Kabylie, région réputée pourtant peu favorable aux islamistes.
Les BCG: «barbe, claquettes et gandoura»

Leur présence n'a pas échappé à Myriam. Cette jeune étudiante a vu les «barbus» s'installer peu à peu sur les terres de sa Kabylie natale. «Mon cousin a fait le choix d'entrer en religion. Il s'est métamorphosé. Nous avons grandi, joué et étudié ensemble. Nous étions proches. Aujourd'hui, il baisse les yeux pour ne pas me regarder. Il ne me salue plus, simplement parce que je suis une femme. Il est devenu ce qu'on appelle un BCG (pour «barbe, claquettes et gandoura»). Il a forcé sa sœur à porter le niqab. A cause de cela, elle a raté l'opportunité d'un poste dans une banque. Maintenant, elle est condamnée à rester enfermée à la maison en attendant qu'on lui trouve un mari.»

Très présents et actifs dans l'ombre et surtout auprès de cette jeunesse algérienne désabusée, les islamistes ont décidé de déserter la scène politique. Les trois partis islamistes n'ont présenté aucun candidat à l'élection présidentielle et ont appelé les Algériens à un boycott des urnes le 17 avril prochain. «L'ennemi islamiste est déjà au pouvoir et déguisé en laïc, lâche Salima *, une militante féministe installée à Alger.

Le président Bouteflika, en bon stratège, a récupéré l'électorat islamiste traumatisé par les années noires de la guerre civile et les exactions des barbus. Bouteflika a progressivement islamisé son discours en s'appuyant sur des versets du Coran lors de ses allocutions. Il s'est positionné contre l'égalité de répartition de l'héritage entre garçon et fille, contre l'abrogation du code de la famille. Les membres de son gouvernement en costume et cravate sont des barbus déguisés. Il n'y a qu'à regarder les rues algériennes pour s'en rendre compte. Notre société est plus “foularisée” aujourd'hui qu'à l'époque de la terreur islamiste. Cependant, s'ils sont dépossédés du champ politique, les islamistes ne se privent pas de travailler dans l'ombre en endoctrinant les jeunes. Ils sont moins visibles, mais toujours actifs. Nous devons nous montrer vigilants et ne pas sous-estimer leur pouvoir de nuisance. Ils sont toujours capables de replonger notre pays dans un cauchemar que personne ici ne veut revivre.»

Source le figaro.fr

Le Pèlerin

 

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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 19:16

Quelles sont les entreprises les plus attractives de France

Airbus Head Quarter

 

L'édition 2014 du classement Randstad des entreprises les plus attractives contient (peut-être) une bonne nouvelle: celui d'un retour de la confiance des salariés.

Airbus grimpe donc cette année à la première place du classement Randstad des entreprises les plus attractives. Parmi les personnes interrogées connaissant Airbus, 67 % déclarent vouloir travailler pour l’avionneur. Soit la proportion la plus élevée toutes entreprises confondues, selon l’enquête qui mesure la marque employeur des 250 plus grandes entreprises opérant en France. Dassault Aviation et Airbus Helicopters (nouveau nom d’Eurocopter) se classent respectivement deuxième (62%) et troisième (61%). Fait notable, les entreprises qui trustent les trois premières marches du podium appartiennent toutes au secteur aéronautique. Ce qui, pour ce classement, est une grande première.

Outre le palmarès, l’étude analyse les raisons qui motivent les Français(e)s à rejoindre un employeur plutôt qu’un autre. Alors que la sécurité de l’emploi constituait en 2013 le premier facteur de choix, en 2014, les sondés plébiscitent avant tout la rémunération. Ce critère arrive en tête avec 72 % des suffrages, en hausse de 13 points par rapport à 2013, devant la sécurité de l’emploi (59 %, - 7 points sur un an) et l’ambiance de travail agréable (58 %, inchangé).

Source Challenges.fr

Le Pèlerin

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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 23:21

Humour – Certaines n’aiment pas les roses….

simulation sexy

 

Deux copines sont en train de discuter. L'une dit soudain à l'autre :

Regarde, c'est ton mari qui passe dans la rue, avec un gros bouquet de roses. Tu en as, de la chance...

Sa copine lui répond en faisant la moue :

Tu parles, je vais encore être obligée d'écarter les cuisses, ce soir !

Sa copine lui demande alors, l'air innocente... :

Pourquoi ? Tu n'as pas de vase, chez toi ?

Le Pèlerin

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