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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 12:19

Présidentielle algérienne : "La situation est explosive"

  Manifestation printemps berbere

Alors que la réélection d’Abdelaziz Bouteflika à la tête de l’Algérie pour un quatrième mandat est presque acquise, le politologue Mohamed Chafik Mesbah met en garde contre le risque "d’implosion" après le 17 avril.

Âgé de 77 ans et victime en avril 2013 d'un AVC, qui a nécessité près de trois mois d'hospitalisation en France, le président sortant Abdelaziz Bouteflika, même s’il suscite de nombreux doutes quant à sa capacité à diriger le pays, est d’ores et déjà assuré d’une victoire à la Pyrrhus. Alors que l’abstention devrait atteindre des records le 17 avril, l'officier retraité de l’armée algérienne devenu politologue, Mohamed Chafik Mesbah*, estime que le scrutin pourrait déboucher sur une forte période d’instabilité politique, avec un risque de soulèvement populaire. Entretien.

France 24 - La candidature d’Abdelaziz Bouteflika à un quatrième mandat est-elle la candidature de trop ?

Mohamed Chafik Mesbah - Le mandat de trop, c’était déjà le troisième. Le quatrième est celui de la stupidité. Abdelaziz Bouteflika est-il réellement aux commandes ou est-ce son frère Saïd, et d'autres autour de lui, qui veulent perpétuer le statu quo ? La logique lui commande de se retirer dans la dignité et de se consacrer à sa guérison. Il y a un acharnement pathologique qui risque de conduire à une issue dramatique.

Qu'entendez-vous par issue dramatique ? Y a t il un risque d'instabilité en Algérie ?

Il y a un état d’exaspération qui touche l’ensemble de la société, notamment les laissés-pour-compte. L'enjeu n'est pas tant le scrutin du 17 avril mais la période qui viendra après. Les pouvoirs publics qui pratiquent volontiers la méthode Coué sont prisonniers d'un état d'esprit qui frise l’aveuglement. Ils estiment qu'il n'existe aucun problème alors que la situation est, de toutes parts, explosive.

Faut-il craindre une abstention massive le 17 avril ?

Il faut s'attendre à un taux d'abstention record. Le taux de participation avoisinera au mieux les 10 %. Les salles où se déroulent les meetings de la campagne de M. Abdelaziz Bouteflika sont souvent à moitié vides, de nombreux meetings ont même été annulés. Bien entendu, les scores qui seront annoncés n’auront rien à voir avec la réalité du scrutin. Les résultats sont connus depuis l'annonce de la candidature à un quatrième mandat. C'est si évident que le refus de l’Union européenne d'envoyer des observateurs [Bruxelles a expliqué que les autorités algériennes n'avaient pas respecté le délai suffisant pour faire leur demande, NDLR] pour cette élection présidentielle arrange plutôt les pouvoirs publics : ils pourront frauder en vase clos.

La communauté internationale pourrait-elle hausser le ton en cas de contestation des résultats du vote ?

Même si l’Union européenne a refusé d’être présente lors des opérations de vote, il ne faut pas s'attendre à une réaction marquée de sa part. Qu'elle ne soit pas présente signifie juste qu'"elle se lave les mains" du scrutin. Les États-Unis, très pragmatiques, ne sont pas non plus focalisés sur l'élection. Ils sont surtout préoccupés par la capacité de l'Algérie à jouer un rôle dans un système de sécurité régional, qui a pour objectif d’assurer la sécurité du Sahel et de prévenir une plus grande instabilité dans les pays du Maghreb. L'interlocuteur privilégié des États-Unis en Algérie n'est ni la présidence, ni le ministère des Affaires étrangères, mais les services de renseignement algériens et l’armée. En revanche, si le résultat tronqué de l’élection devait conduire à une aggravation de la situation en Algérie avec un risque majeur d’implosion du pays, la communauté internationale, je veux dire occidentale, sera sommée de réagir.

Comment définissez-vous la politique algérienne de la France ?

Comment ne pas être surpris par l’apparente indolence des autorités françaises face à la situation qui prévaut en Algérie ? La France s’intéresse à l’Algérie uniquement pour ses marchés mais il y a bien des aspects stratégiques plus déterminants qu'elle semble ne pas percevoir. La situation actuelle en Algérie est une bombe à retardement à proximité immédiate du territoire français, en termes géographiques comme en termes de présence et de flux humains. Ce n'est pas une menace virtuelle. Il n’existe pas de démarche stratégique française vis-à-vis de l’Algérie. Cette carence, la France en paiera le prix demain. Si un pouvoir légitime accédait au pouvoir en Algérie, il dénoncerait forcement toutes les facilités militaires et commerciales accordées à la France par M. Abdelaziz Bouteflika.

Même si les autorités s'en défendent, la création d'un poste de vice-président vous semble-t-elle probable?

Sur le principe, la démarche s'imposera fatalement. La situation actuelle en Algérie renvoie à la période où en Russie, l'ancien président Boris Eltsine, malade et vieillissant, affaibli et empêtré dans de graves affaires de corruption, voulait passer la main en s'entourant de toutes les garanties nécessaires pour assurer l'impunité de sa famille. Il a trouvé Vladimir Poutine pour lui succéder et assurer son impunité.

M. Abdelaziz Bouteflika est en quête d’un Poutine à deux têtes. Celui qui devra gérer de manière autoritariste la société et les appareils de l’État, c’est Ahmed Ouyahia, actuellement directeur de cabinet du président Bouteflika. Calculateur, Bouteflika a compris par ailleurs qu’une société arabe ne pouvait occulter le courant islamiste. Allié au courant nationaliste, la mouvance islamiste peut dégager une majorité susceptible de gouverner dans la durée. Pour réaliser cette conjonction, l'actuel président de la République considère que M. Abdelaziz Belkhadem, conseiller spécial à la présidence, est la personne idoine.

Faut-il craindre un retour des islamistes sur le devant de la scène?

L’éradication de la menace islamiste est une chanson éculée. En Algérie, le champ politique ne pourra jamais être organisé de manière durable sans la présence d’un courant islamiste, qui devra cependant faire sa mue. Il devra rejeter la violence comme moyen d’action politique et affirmer son engagement à œuvrer pour l’instauration d’un État civil non un État théocratique. Le Front islamique du salut devra comprendre également qu'il ne peut réclamer, comme il continue de le faire, le jugement des chefs militaires qui ont interrompu le processus électoral en 1992. L’ex-FIS n'est plus seul présent sur le terrain. Les salafistes, qui sont implantés dans la société et qui ne cherchent pas la confrontation directe avec les autorités agissent sur le long terme, notamment à travers des activités de bienfaisance au profit des couches sociales défavorisées. À terme, ils auront pris la société entre leurs mains, comme le Hamas dans les territoires palestiniens.

*Mohamed Chafik Mesbah a publié "Problématique Algérie", aux éditions Le soir d'Algérie

Source France 24 Assiya Hamza

Le Pèlerin

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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 11:59

L'ex-maire de Toulouse Dominique Baudis est mort

Dominique-Baudis.jpg

 

Paris (AFP) - Dominique Baudis, Défenseur des droits, ancien journaliste de télévision et ancien maire centriste de Toulouse, est mort jeudi matin à l'âge de 66 ans d'un cancer généralisé à l'hôpital du Val de Grâce à Paris, a-t-on appris auprès de l'institution qu'il dirigeait.

Dominique Baudis, dont le nom reste également associé à la terrible rumeur dont il fut victime en 2003 dans l'affaire Allègre, avait présidé le comité éditorial du Figaro, le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) puis l'Institut du monde arabe (IMA) avant de devenir Défenseur des droits, en juin 2011, étrennant cette fonction nouvelle.

Au-delà des divergences politique que chacun peut avoir à son égard, rendons hommage à cet homme qui a toujours su défendre les intérêts de l’état celui des droits de l’homme et celui de Toulouse

Le Pèlerin

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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 23:04

La Jeunette et l’Ancien

juge

 

Un homme de 75 ans se marie avec une jeune de 25 ans,

Le lendemain il demande à son ami

- Comment tu me vois à côté de ma belle épouse?...

L'ami lui répond?

- Comme l'oreille du taureau!

- Je ne comprends pas?

- Loin des fesses et tout prés des cornes !!!

Une autre petite d’Ancien

Deux amis discutent des bonnes manières :

- Moi, dit l'un, par politesse, je ne laisse jamais ma place à une personne âgée C'est une manière de lui faire comprendre qu'elle est encore jeune...

Le Pèlerin

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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 11:41

Selon le FMI, la France va rattraper le rythme de croissance allemand

Le Fonds monétaire international (FMI) a relevé mardi sa prévision de croissance 2014 pour la France et estime qu'elle retrouvera l'an prochain un rythme proche de celui de l'Allemagne, et en ligne avec le reste de la zone euro.

  christine lagarde2

La directrice générale du Fonds monétaire international, Christine Lagarde,

 

Le FMI a désormais une prévision d Évolution de la croissance en zone euro et dans plusieurs pays de l'UE, selon le FMI e croissance 2014 de 1% pour la France, contre 0,9% avant, cette précédente projection datant de janvier.

Dans son rapport de printemps sur l'économie mondiale, le Fonds a par ailleurs maintenu sa prévision de croissance française pour 2015, à 1,5%. Le Produit intérieur brut français avait augmenté de 0,3% l'an dernier.

Ces chiffres, s'ils se confirment, permettraient à la France de rattraper le rythme du reste de la zone euro, et une croissance proche de celle de l'Allemagne, considérée comme le moteur économique par excellence de la région

La croissance française, annoncée à 1%, devrait rester à la traîne cette année, puisque le FMI attend 1,7% en Allemagne et 1,2% en zone euro. Mais en 2015, la France retrouverait exactement le même taux de croissance que la zone euro (1,5%), et serait sur les talons de l'Allemagne (1,6%).

Si l'économie française a dans l'ensemble moins souffert que d'autres de la crise débutée en 2008, rattrapant en fin d'année dernière son niveau de PIB d'avant crise, elle n'a pas non plus affiché depuis le même élan de reprise que d'autres pays.

Effets sur l'emploi l'an prochain -

L'accélération prévue de l'activité économique ne devrait produire des effets sur l'emploi que l'an prochain, puisque le Fonds prévoit que le taux de chômage en France augmente à 11% cette année, contre 10,8% en 2013, avant de redescendre à 10,7% en 2015.

Même scénario pour le déficit courant de la France, exprimé en pourcentage du Produit intérieur brut: le solde, qui comprend notamment le déficit commercial, passerait de -1,6% l'an dernier à -1,7% cette année puis -1,0% en 2015.

Pour ce qui est de l'inflation, elle devrait rester très modérée, se stabilisant à 1,0% en 2014 puis accélérant un peu à 1,2% en 2015.

Le FMI ne rentre pas dans le détail pour l'économie française, soulignant juste la "reprise de la demande intérieure" dans le pays.

Son annonce est officialisée au moment où le nouveau Premier ministre Manuel Valls expose aux députés son programme économique.

Dans la matinée, deux autres chiffres plutôt positifs, du moins à première vue, avaient été publiés en France: celui du déficit commercial, en recul, et du déficit de l'Etat, également en baisse.

Mais la balance commerciale en particulier doit être interprétée avec précaution.

Ainsi les exportations, moteur de la croissance française devenues d'autant plus essentielles que la consommation intérieure est déprimée, ont légèrement reculé en février.

L'amélioration du solde commercial repose donc in fine sur une contraction des importations, notamment en matière d'énergie, pour cause de températures clémentes.

Pour l'instant, les prévisions du gouvernement français sont un peu en deçà de celles du FMI pour 2014, puisque Paris attend 0,9% de croissance, mais plus optimistes pour 2015, avec une estimation de croissance de 1,7%.

Cet écart n'est pas anodin, puisque la prévision de croissance gouvernementale joue un rôle crucial dans l'élaboration du budget, en particulier dans l'évaluation des recettes fiscales.

Le ministre des Finances Michel Sapin a d'ores et déjà reconnu, lundi à Berlin, que la France avait besoin "d'une croissance supplémentaire", laquelle serait le meilleur allié de la réduction des déficits français, qui a pris du retard par rapport aux promesses faites par Paris au niveau européen

Source L’Internaute

Le Pèlerin

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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 11:16

Sellal à la salle Harcha : «La femme est l'avenir de l'Algérie»

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Le directeur de campagne du candidat Bouteflika a animé, hier, un meeting, à la salle Harcha, en présence des femmes, représentantes de la société civile. C'est à midi que Abdel-malek Sellal a fait son entrée sur la scène de la salle omnisport, Hassan Harcha, où l'attendaient des centaines de femmes de l'ensemble du territoire national, issues de nombreuses organisations représentant la société civile avec à leur tête l'UNFA que préside Noria Hafsi. C'est, en quelque sorte, disent certains «une continuité», d'autres préfèrent parler de «contre meeting» à celui qui a été organisé, la semaine dernière, à la salle ‘Atlas' d'Alger, par un collectif de femmes qui se sont constituées en soutien au candidat Bouteflika. Ces femmes précisent qu'elles représentent «l'élite mais celles présentes, hier, à Harcha, viennent de divers horizons». «La femme, c'est l'honneur de l'Algérie parce qu'elle mène des combats et éduque depuis de longues années,» a lancé Sellal avec une voix enrouée. «Le paradis est sous les pieds des mères,» ajoute-t-il. Il s'appuie sur l'histoire pour vanter «les mérites» de la femme algérienne. «De Tin Hinen, à M'Barka Bent El Khess» à propos de laquelle il demande «qui connaît cette moudjahida ? et pourtant, elle a mené de grands combats.» Il continue « aux martyrs de 54, El Djamilette, Hassiba Ben Bouali…» Il rassure «à propos des droits des femmes» que «l'Etat ne reculera pas, Bouteflika doit, encore, les consacrer dans tous les domaines, comme il l'a fait dans le code de la famille, à propos de la nationalité ().» Il rendra un hommage particulier «aux femmes enseignantes qui éduquent nos enfants et guident la société.» Il promettra que «la prochaine constitution consacrera davantage les droits de l'Homme (les femmes), et Bouteflika luttera contre la violence faite aux femmes.» Il estime que «la femme est l'avenir de l'Algérie» et rappelle qu' «elles représentent 32%, au sein du parlement.» Sellal est persuadé que «Bouteflika consacrera, dans les prochaines années, le rôle de la femme dans l'économie.» Il soulignera que le président-candidat, «une fois élu, instaurera la Nouvelle République.» Avant l'arrivée de Sellal, les femmes organisatrices avaient tenu à ce que durant le meeting, il sera fait un clin d'œil aux Chaouïas. Elles ont alors invité Kamel El Guelmi, à chanter sur scène. Il a bien chauffé la salle, tout autant que Azzou le rappeur. «Yahia Bouteflika, rajoul el salm ou thika,» scandait El Guelmi. Le directeur de campagne du candidat Bouteflika a rencontré, dans l'après-midi d'hier, à l'hôtel El Aurassi' d'Alger, les représentants du monde des Sports. Aujourd'hui, il compte animer trois meetings dans la wilaya de Ghardaïa où les populations continuent de s'affronter, violemment.

Source Le Quotidien d’Oran Ghania Oukazi

Le Pèlerin

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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 11:04

Le FFS s'investit dans le débat sur l'avenir de l'Algérie

meeting FFS

 

 

 

Le Front des Forces socialistes (FFS) a été le précurseur de l'idée de l'organisation d'un dialogue national entre toutes les forces politiques et sociales en vue de la recherche d'une issue démocratique et pacifique à la crise nationale. Il n'est par conséquent pas surprenant qu'il en fait la relance lundi. C'est le silence qu'il a observé sur elle depuis qu'il l'avait émise qui l'était. Il est vrai qu'alors le FFS semblait avoir prêché dans le désert, car rares ont été les formations partisanes et les personnalités politiques à s'être déclarées intéressées par sa proposition. Depuis, et au regard de l'aggravation de la crise nationale exacerbée par la perspective d'une élection présidentielle dont le résultat fait planer de lourdes inquiétudes sur la stabilité et la paix dans le pays, elle s'est imposée à nombre d'entre elles comme démarche adéquate qu'elles ont reprise à leur compte et ont entamé des consultations et des préparatifs pour lui donner une traduction. Il aurait été singulier que le FFS reste à l'écart de cette convergence que suscite sa proposition. Il n'y a rien d'étonnant donc que le FFS annonce qu'il a décidé d'entreprendre des contacts sur le thème avec les parties « qui ont manifesté un intérêt pour une approche consensuelle des questions politiques, économiques, sociales, environnementales et culturelles qui se posent au pays. « Ceci, ajoute le FFS, « afin d'assurer l'unité, la cohésion et la souveraineté nationale dans un contexte international et régional sensible. Comme le font des boycotteurs de l'élection présidentielle, le FFS préconise la tenue d'une « conférence du consensus » mais s'en distingue en considérant qu'instruit par les expériences passées, il ne pose aucun préalable et sera attentif à réunir les conditions de sa réussite. La question est de savoir si le FFS va pouvoir convaincre les acteurs politiques et sociaux qu'il va contacter d'adopter la même attitude. Il en est qui campent justement sur des préalables et des rejets qui risquent d'enlever à la conférence nationale qu'ils projettent d'organiser le caractère « consensuel » qu'ils lui assignent et de la réduire à une rencontre d'opposants dans laquelle seules primeront leurs visions quant à une issue de la crise nationale. Bien avant d'autres, le FFS a alerté que l'élection présidentielle n'allait pas mettre un terme à la crise nationale parce que la résolution de celle-ci n'est pas du ressort d'un personnage quelle que soit sa stature. Sa résolution ne peut s'envisager que si les forces vives nationales sans exclusive s'entendent et parviennent à « définir ensemble un certain nombre de règles permettant un meilleur fonctionnement de l'Etat et des institutions acceptées et respectées par tous ». Le débat des controverses que suscitent certaines propositions et prises de position sur la nécessité d'une issue à la crise nationale font présager par les vindictes qui en émanent qu'il va être ardu de faire émerger un consensus national. Apparemment le FFS n'est pas rebuté par la perspective puisqu'il a décidé de « mouiller le maillot » et de prêcher par l'exemple en renonçant de son côté à poser les préalables. Lui qui en a eus, et des constants, depuis sa création ! C'est dire que le parti d'Aït Ahmed a pleinement conscience que la situation du pays est grave et que pour l'en sortir il faut savoir se faire pragmatique et réaliste sans abdiquer sur l'essentiel : la préservation de l'unité nationale et la mise en place des fondements d'un système politique « ouvert » et l'édification d'une république moderne, à la fois démocratique et sociale. En somme, la réalisation de la promesse de la déclaration du 1er Novembre.

Source Le Quotidien d’Oran Kharroubi Habib

Le Pèlerin

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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 10:46

Béjaïa persiste et signe

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Après le mouvement Barakat la semaine écoulée, ce fut, hier, au tour de la communauté estudiantine à investir la rue à travers une marche pacifique au niveau du chef-lieu de la wilaya de Béjaïa pour dire «non» au quatrième mandat de Bouteflika et exiger le départ du système politique en place. Plus de deux mille étudiants ont pris part au départ de la manifestation qui s’est ébranlée vers les coups de 11h, de la Maison de la culture vers le siège de la wilaya sous les mots d’ordre «pour une Algérie démocratique et moderne !» , «pour une transition démocratique !» et réclamant «la dissolution de la police politique !» et «le départ de Bouteflika !» Dans une ambiance riche en couleurs, les étudiants manifestants n’ont pas cessé de reprendre, durant tout le parcours de la marche et à tue-tête, des slogans hostiles au quatrième mandat de Bouteflika et demandant la chute du régime. «Quelle voix pour un président sans voix et un système sans voie !», «Bouteflika, DRS, Berra !», «Ulac l’vote ulac !», «Y en a marre de ce système !», «Système dégage !» , «Djazaïr, Hourra dimocratia !» , «Y a Ouyahia, ya Sellal, système à la poubelle !», ont été autant de slogans scandés à gorges déployées par les manifestants. Lors d’un rassemblement observé devant le siège de la wilaya, les organisateurs ont fait la lecture d’une déclaration avant que la foule ne se disperse dans le calme.

«Aujourd’hui, plus que jamais, nous devons créer un réel rapport de force contre la mafia politico-militaro-financière et faire barrage à Bouteflika et à tous ceux qui l’ont ramené et imposé en 1999, 2004 et 2009 . Ceux-là même qui essayent de se cacher derrière ce président candidat !», notent les initiateurs de la marche dans leur document. Il convient de signaler qu’aucun incident n’a été enregistré durant toute la manifestation.  Les forces de sécurité se sont faites discrètes tout au long du trajet emprunté par les manifestants.
Source Le Soir d’Algérie A. Kersani

Le Pèlerin

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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 10:43

L'indifférence

Amour-et-Indifference.jpg

 

Que n'ai-je à te soumettre ou bien à t'obéir ?
Je te vouerais ma force ou te la ferais craindre ;
Esclave ou maître, au moins je te pourrais contraindre
A me sentir ta chose ou bien à me haïr.

J'aurais un jour connu l'insolite plaisir
D'allumer dans ton cœur des soifs, ou d'en éteindre,
De t'être nécessaire ou terrible, et d'atteindre,
Bon gré, mal gré, ce cœur jusque-là sans désir.

Esclave ou maître, au moins j'entrerais dans ta vie ;
Par mes soins captivée, à mon joug asservie,
Tu ne pourrais me fuir ni me laisser partir ;

Mais je meurs sous tes yeux, loin de ton être intime,
Sans même oser crier, car ce droit du martyr,
Ta douceur impeccable en frustre ta victime.

René-François Sully Prudhomme   (1839-1907)

Le Pèlerin

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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 10:41

Le parent pauvre de l'industrie algérienne

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Le tourisme a le plus grand mal à émerger dans notre pays, alors que chez nos voisins immédiats, il s'est mué en véritable industrie génératrice de richesse et d'emplois. De nombreux facteurs participent à cet état de fait, notamment l'absence de volonté politique capable de hisser ce secteur d'un marasme qui ne l'aura que trop englué. L'Algérie est pourtant un pays continent disposant de 1200 km de côte, de vastes étendues sahariennes et steppiques, des magnifiques oasis et même de montagnes enneigées...Tous ces atouts devraient faire du territoire algérien une vraie perle du tourisme mondial, une destination incontournable. Or l'amère réalité est là, nos contrées si proches de l'Europe et véritables fenêtres sur l'Afrique ne parviennent pas à surbooker les carnets de commandes des tour-opérateurs; les produits touristiques algériens, à quelque exception près, font terriblement défaut chez les agences de voyages nationales, lesquelles orientent le client national plutôt vers des destinations lointaines comme la Turquie, l'Egypte, Dubaï, ou la Chine.

Par ailleurs, il ne faut pas sortir de Saint-Cyr, font remarquer les observateurs, pour constater que la culture du tourisme manque cruellement chez nos compatriotes, à commencer par les administrations qui ont la charge de décider des orientations et des standards à appliquer à ce service. L'on dénonce également la bureaucratie qui bloque les investisseurs potentiels, de même que l'on relève l'absence d'une communication et d'une stratégie qui puisse servir la destination Algérie. L'on rappelle en outre que le tourisme moderne est étroitement lié au développement, notamment celui des nouvelles technologies, comme le e-paiement. En effet, ce qui gêne le plus les touristes étrangers en Algérie est de ne pas pouvoir utiliser leurs cartes bancaires pour faire des achats, sachant que quelques grands établissements hôteliers et quelques boutiques acceptent ces dernières.

Cet aperçu renseigne sur les efforts qui restent à déployer afin de développer ce parent pauvre de l'industrie algérienne, à savoir le tourisme. Que proposent les candidats en lice à la présidentielle de 2014 à ce sujet? L'organisation mondiale du tourisme indique qu' «aujourd'hui, le volume d'affaires du secteur touristique égale, voire dépasse celui des industries pétrolière, agroalimentaire ou automobile». C'est dire tout le bien que peut faire ce secteur à l'économie nationale qui est à la recherche d'alternatives aux hydrocarbures.

Abdelaziz Bouteflika - Arrimer la destination Algérie aux circuits mondiaux

Ce candidat indépendant aux joutes électorales du 17 avril prochain, rappelle dans son programme les nombreux défis cruciaux relevés par l'Algérie depuis 1999. Le pays est désormais replacé sur une trajectoire assurée de paix, de sécurité, de développement et de progrès qui ne peuvent que constituer le terreau idéal pour l'émergence d'une industrie touristique nationale viable. En matière de tourisme, l'Algérie recèle de grandes potentialités naturelles et culturelles à développer, est-il noté, et c'est dans cette optique que les pouvoirs publics ont encouragé la promotion de la destination Algérie via l'investissement, notamment hôtelier, dans la capitale et les grandes villes afin d'assurer de plus grandes capacités en matière d'accueil et d'hébergement, aux touristes. Mettant en avant un riche bilan de réalisation d'infrastructures hôtelières entre 2009 et 2014, le président Bouteflika s'assigne un autre défi à relever, à savoir insérer le tourisme national dans les circuits commerciaux du tourisme mondial par le truchement de la promotion de la destination Algérie au statut de destination touristique de référence au plan international. Un objectif ambitieux encadré par une vision stratégique à l'horizon 2025, adossée à des objectifs contenus dans le schéma d'aménagement touristique, «Sdat». Ce dernier est une composante du Snat (Schéma national d'aménagement du territoire) 2025, prévu par la loi 02-01 du 12 décembre 2001 relative à l'aménagement du territoire et du développement durable.

Ali Benflis - Une batterie de mesures à la rescousse

Le candidat à la présidentielle du 17 avril prochain, Ali Benflis, promet de promouvoir le tourisme saharien et les activités connexes, car ce secteur constitue, selon lui, la principale ressource de la population locale.

Ali Benflis s'engage, à travers son programme à développer l'activité touristique dans les régions sud du pays, recelant de grandes capacités, l'objectif à terme étant de permettre de relancer les nombreuses agences de tourisme qui sont inactives, à travers une batterie de mesures contenues dans son projet de renouveau national.

Benflis, qui se présente pour la seconde fois à la l'élection présidentielle estime par ailleurs que la règle des 49, 51% relative au partenariat national-étranger n'a aucune justification économique. Surtout pour les secteurs comme le tourisme et l'hôtellerie. Sur un plan général, il compte cependant maintenir la limitation de la part du capital étranger dans les secteurs stratégiques.

Louisa Hanoune - «Institutionnaliser» le droit au tourisme pour les Algériens

Pour la première dame du PT (Parti des travailleurs) le tourisme saharien est triste. A l'en croire, le potentiel du Grand Sud algérien est laissé en jachère au grand dam des professionnels du secteur. Elle relève le recul dramatique de ce pan important de l'économie nationale et s'engage à «institutionnaliser» le droit au tourisme pour les Algériens.

Le tourisme intérieur est en effet laminé par une politique de prix inadéquate, notamment le coût des nuitées qui sont hors de portée pour la majeure partie des citoyens.

L'alternative étant de proposer des gammes de structures d'hébergement davantage en adéquation avec le pouvoir d'achat du commun des Algériens. Elle indique que le tourisme populaire permettra aux Algériens de visiter leur pays et de faire, ainsi, tourner l'économie locale, regrettant au passage le faste d'une époque révolue: «Nous avions de très beaux hôtels, mais ils ont été soit privatisés, soit négligés» déplore-t-elle. Elle relève l'absence d'une vraie politique pour développer ce secteur, et appelle à la mise en place d'une stratégie pour le réhabiliter.

Abdelaziz Belaïd - Marier tourisme et culture

Abdelaziz Belaïd, président du Front El-Moustakbel et candidat à la présidentielle du 17 avril prochain estime que le renouveau du tourisme en Algérie est possible. Il en veut pour preuve l'immense patrimoine naturel et historique que recèle le pays. «Il devrait y avoir une symbiose entre la culture et le tourisme», assène-t-il. Il encourage l'avènement de circuits et de lieux capables d'intéresser une jeunesse algérienne, souvent tentée par les sirènes de l'immigration clandestine.

Selon lui, des stations touristiques bien algériennes pourraient aisément se muer en pôles touristiques d'exception et à vocation internationale, pour peu que les moyens appropriés y soient mobilisés et déployés. S'inspirant de la réussite de l'expérience inédite «Tlemcen, capitale de la culture islamique» en 2011, il appelle à une «symbiose entre la culture et le tourisme.»

Moussa Touati - Privilégier le tourisme interne

Sur le plan économique, Moussa Touati aspire à édifier une économie sociale qui contribuera à réduire les inégalités entre les différentes couches de la société.

Ce postulat ne peut que suggérer une certaine démocratisation du tourisme.

Le FNA appelle à l'instauration d'une «culture touristique» en Algérie qui privilégie le tourisme interne. Moussa Touati croit également que le tourisme saharien est une manne à exploiter. Il affirme que le tourisme gagnerait à être la «première richesse» des régions sahariennes surtout que ce secteur est pourvoyeur d'emplois en local.

Le Grand Sud algérien recèle tous les atouts naturels à même de le hisser au rang d'une «destination touristique privilégiée aussi bien pour les nationaux que pour les étrangers», indique-t-il.

Ali Fawzi Rebaine - L'ouverture du transport aérien servira le tourisme

Le programme électoral du candidat à la présidentielle du 17 avril 2014, Ali Fawzi Rebaïne, président du parti AHD 54, est axé sur le développement, la transparence dans la gestion et l'égalité. Il propose la mise en place d'un Observatoire de stratégie économique et de prospective. Rebaïne compte ouvrir à la concurrence nationale et internationale, s'il est élu, l'ensemble des secteurs économiques, dont le tourisme par déduction.

Conscient de l'importance de certains facteurs décisifs qui concourent à l'émergence d'un tourisme de qualité en Algérie Ali Fawzi Rebaïne va droit au but et estime qu'il est impératif d'ouvrir le transport aérien.

Le monopole du transport aérien, une exclusivité d'Air Algérie qui a montré ses limites, en dépit des récurrentes aides et subventions de l'Etat, se répercute sur la qualité des prestations et sur les prix du billet, hors de portée de la majorité de nos émigrés dans l'incapacité de se payer une place à 60.000 DA.

Cet élément parmi tant d'autres influe négativement sur le tourisme, un secteur à la traîne. Relève-t-il en jugeant que l'opération sera bénéfique à toute l'économie nationale.

Source L’Expression Salim Benalia

Le Pèlerin

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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 10:29

Ali Benflis casse les tabous

BENFLIS ALI

 

«Ça ne sert à rien de s'attaquer à la contrebande dans nos frontières si on ne s'attaque pas d'abord à la misère!», a-t-il dit.

Comme partout, Ali Benflis s'est rendu dans la wilaya de Tébessa pour défendre son projet. Il fut reçu, hier, en candidat, en président, comme un des leurs, dans un climat... il était chez lui, comme partout, d'ailleurs. A peine apparu dans la salle omnisports de la ville de Tébessa, l'assistance scande comme un seul homme: «Le peuple veut Benflis président!», «peuple et armée avec toi Benflis!», «ne trahissons pas nos martyrs!»,... Il aura fallu que Benflis supplie le large public, composé essentiellement de ses sympathisants ainsi que de nombreux citoyens venus le découvrir, de lui accorder un instant de silence pour qu'il puisse apporter son message!

Oui, c'est tout un message, en effet, pour la population de Tébessa, puisque en fin connaisseur de cette région, le candidat à la présidentielle a abordé ce qu'il fallait exactement, en ce qui concerne les problèmes propres aux «T'bessis». Nous sommes aux frontières Est algériennes et c'est gravissime que le fléau de la contrebande soit passé sans aucun tabou par Ali Benflis.

«La contrebande qui existe à nos frontières est un fléau qui existe dans tous les pays du monde qui ont des frontières. Mais, qu'est-ce qui conduit les populations à verser dans la contrebande?», s'est interrogé le candidat avant de répondre: «Ce qui conduit à la contrebande, c'est la misère!», lance-t-il. «Ça ne sert à rien de s'attaquer à ce fléau, si on ne s'attaque pas à ses causes. Nous, nous allons nous attaquer à la misère! Ensuite on s'occupera de ce qu'elle enfante: la contrebande», promet-il s'il sera élu président. Selon lui, «il n'est pas un colon pour réprimer les contrebandiers. Si on veut parer à ce fléau, il faut commencer par donner à manger, du logement, du travail à nos jeunes», lance-t-il encore. Benflis, propose, en effet, une solution politique.

«La question de la contrebande au niveau de nos frontières, nécessite un traitement politique et non sécuritaire!», explique-t-il aux citoyens de cette paisible région qui sépare les deux pays, en l'occurrence l'Algérie et la Tunisie. La solution permettra, selon le candidat, de libérer de prime abord «la police, la gendarmerie et tous les autres services de sécurité, pour ne s'occuper que de la mission pour laquelle ils sont voués, notamment la sécurité des biens et des personnes». Benflis aborde cette question en profondeur, car il est allé même à aborder l'aspect juridique avec lequel la question est traitée. Selon lui, le traitement pénal des contrebandiers est un traitement digne de l'époque coloniale.

La peine est toujours personnelle, or dans ce cas de figure, malheureusement, la peine est collective. «Comme au temps des colons, sinon, comment expliquer l'implication des propriétaires des stations d'essence?», explique-t-il. Deuxième grand point sensible abordé par Ali Benflis, les retraités de l'armée et les victimes du terrorisme.

Là encore, il faut connaître Tébessa pour mesurer la portée de la question. Benflis le savait. En effet, la population de Tébessa est connue pour son engagement massif dans les rangs de l'armée. «Je vous promets, que si je suis élu président, d'ouvrir le dossier des retraités de l'armée afin de revoir leur pension. J'améliorerais leur situation sociale pour leur permettre de terminer leur vie dignement», indique-t-il.

Benflis a abordé aussi l'épineuse question des victimes du terrorisme. Il est allé jusqu'à promettre de revoir complètement le barème d'indemnisation des victimes de la tragédie nationale qui, selon lui, est entaché d'injustice. «Le barème d'indemnisation en vigueur pour prendre en charge les victimes du terrorisme est calculé sur la base des salaires et non de l'ampleur du préjudice causé pour la victime», soutient-il avant de s'engager à «ouvrir de nouveau ce dossier, une fois président, pour corriger toutes les injustices commises à ce sujet».

Enfin, le périple mené hier par Ali Benflis dans les wilayas du Nord-Est algérien, en l'occurrence, Tébessa, Souk Ahras et El Tarf, montre clairement qu'il ne s'est pas vraiment senti dans la peau d'un candidat qui vient vendre un discours ou tenter de convaincre d'un projet, mais un des siens qui retourne chez lui.

Bref, «pour trouver des solutions, il faut connaître son pays et son peuple. Ce n'est pas le cas de ceux qui ont pris le pouvoir...», termine-t-il.

Source L’Expression Idir Tazerout

Le Pèlerin

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