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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 00:53

Tous les goûts sont dans la nature

amant-au-balcon.jpg

 

C'est Monique-Eliane, Anne-Sophie, et Marie-Chantal qui rentrent dans leur immeuble, lorsque la concierge se précipite vers elles :

-- Il y a des traces de sperme sur les parois de l'ascenseur !... C'est dégoûtant ! C'est encore un de vos amants !...

Celles-ci se récrient :

-- Ah, mais non ! Impossible, car nos hommes sont fidèles, et nous aussi !...

Mais Monique-Eliane a une idée, et elle dit à la concierge :

-- Calmez-vous, je vais goûter, et vous allez voir que ce n'est pas mon mec !...

Elle goûte, puis annonce, sûre d'elle :

-- Ah, non, ce n'est pas mon ami !...

Anne-Sophie s'approche à son tour pour faire taire les racontars, et innocente aussi son compagnon.

Enfin, Marie-Chantal s'avance. Elle goûte longuement...puis déclare :

--  Ah, non ! Ce n'est pas quelqu'un de l'immeuble !...

Le Pèlerin

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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 00:49

Humour – Souvenirs, souvenirs…

enfiler

 

Un gaillard fait la file à la caisse de son supermarché quand il remarque qu'une petite blonde canon lui fait signe de la main et lui sourit. Il s'adresse à elle et dit gentiment : " Excusez-moi, est-ce que je vous connais? "

Elle répond en souriant: " je peux me tromper, mais je pense que vous êtes le père d'un de mes enfants... "

Les souvenirs du gars le renvoient vers la seule et unique fois où il a été infidèle, et il demande : " Nom d'un chien, ce ne serait pas vous la strip-teaseuse que j'ai niqué sur la table de billard devant tous mes copains lors d'une soirée bien arrosée, pendant que votre amie me flagellait avec un céleri mouillé et me poussait un concombre dans le derrière? " "Ben non ", répond-elle, " je suis la professeur d'anglais de votre fils !!! "

Le Pèlerin

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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 17:29

L’Algérie en pensant à Georges Brassens

Brassens

 

 

 

Les Grecs sont reconnus, dans l'histoire de l'humanité, pour avoir inauguré l'Agora. Les Romains, le Forum. Lieux emblématiques tous les deux où les patriciens, les riches, s'exprimaient librement pour gérer la cité. Il y a de cela plus de 2600 ans. Les esclaves n'avaient pas droit à la parole.

Nous, nous sommes entrés dans l'histoire de la démocratie par la petite porte, si je puis dire, par cette formule connue de tous les politiques de par le monde : les élections à l'algérienne. Cela consiste en quoi ? A ceci : les tenants du pouvoir d'alors se mettaient d'accord sur des personnes, parfois en leur tordant le bras, ou sur de pauvres bougres, des béni oui oui, pour représenter supposément la population indigène, le second collège. Ensuite, ils publiaient les pourcentages de voix déclarées être en leur faveur.

Ces exemples ont fait école. Je me suis laissé dire qu'un postulant à la magistrature suprême aurait conditionné sa participation à la mascarade que concoctaient certains seulement s'ils lui garantissaient plus de 70 pour cent de suffrages. Il plaça la barre très haut. Après tout, pourquoi pas ? Tant qu'à faire.

Sa prophétie s'accomplit. Son exigence, plutôt, fut exaucée. Des tailleurs d'élections, du premier collège, lui offrirent ce costume sur mesure, lui qui ne voulait pas se contenter de prêt à porter. Il fut effectivement élu, en 1999, à 73,8 pour cent des «suffrages». Tant qu'à faire, cinq années plus tard, en 2004, le costume, sans doute dû à l'embonpoint politique, prit la forme d'un remarquable 85 pour cent et, dans la foulée, la toute dernière fois, en 2009, il atteignit la grande taille de 90,2, pour cent. Progression inversement proportionnelle à celle de notre Produit Intérieur Brut, faut-il le remarquer, mais égal à celle de nos importations alimentaires.

J'ai beau me dire que le taux de natalité est considérable chez nous, que nous sommes «chaab el moudjizate» mais, de là à penser que sa présence à la tête de l'état ne souffre pas de la fatigue naturelle de l'électorat qui voudrait un changement, et que, à l'inverse, l'engouement s'accroit autour de sa personne, cela me rend perplexe. A cette allure, s'il est candidat, cette fois encore, il va faire voler en éclat la barre des 95 pour cent et, pourquoi pas, après tout, crever le plafond des 100 pour cent en 2019. Ca ferait bien un président élu à 102 ou 103 pour cent, vous ne trouvez pas ? Ils sont capables de nous expliquer que le million et demi de martyrs ont donné mandat aux survivants de la guerre de libération pour qu'ils votent pour lui.

Le plus curieux est que d'éminentes organisations, dont l'OSCE, n'ont rien trouvé à redire. Donc, il passa brillamment ce cap de la reconnaissance, de fait, de la communauté des dirigeants de la planète. Tout le monde, en dehors de nous, trouva son compte.

Pour un homme de ma génération qui a vécu ces consultations à l'algérienne, il faut vous dire, qu'à l'époque, cela se payait cher. Un facteur de mes voisins se trouva ainsi porté au conseil municipal d'Oran alors que le pauvre bougre n'avait rien demandé. Et quand bien même aurait-il accepté de jouer le jeu de cette mascarade, c'était sans doute pour ne pas perdre son emploi. Tout bêtement. Il succomba donc au chantage. Et, plus tard, au prix qu'il fallait payer.

Depuis, j'observe les résultats des élections avec curiosité et inquiétude. Jusqu'au jour où elles furent ouvertes, pour ne pas dire démocratiques. Le temps d'entrebâiller une petite fenêtre. Vite refermée.

Ce jour d'Avril 1999, je me décidais d'exercer mon devoir de citoyen et m'engageais, dans l'après-midi, dans l'anarchique trafic de Rome, pour rallier le rupin quartier de la Via Bartolomeo Eustachio, siège de l'ambassade algérienne et du consulat.

Pas de queue. On n'est ni à Paris ni à Marseille ou Lyon.

Comme je pénétrais dans l'enceinte du bâtiment, un personnage m'accueillit, je devrais écrire, m'intercepta, pour vérifier ma carte d'électeur et, surtout, tempérer mes ardeurs. Il me souriait. me la rendant, il m'informa que, quelques heures plus tôt, les autres candidats s'étaient retirés de la course. Il me dit cela avec les yeux pétillant du farceur.

Il me retenait par le bras. Je tentais de me dégager pour m'acquitter de mon devoir de citoyen, bien décidé, cette fois, à protester à ma manière en votant blanc. La pression de sa main se fit plus forte. Il dit : «ce n'est plus la peine. Le scrutin est clos».

Une heure avant l'heure.

Une élection à l'algérienne, c'est ça.

Il y a ceux qui décident et ceux qui font semblant de voter.

Nous ne sommes pas sortis du second collège.

En rentrant chez moi, j'ai pensé à «Marinette», de George Brassens. Je fredonnais : «avec ma carte d'électeur j'avais l'air d'un... ma mère ».

Source Le Quotidien d’Oran Bouchan Hadj-Chikh

Le Pèlerin

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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 17:25

Pourquoi un quatrième mandat ?

bouteflika

 

Hé bien ! Filles d'enfer, vos mains sont-elles prêtes ? Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ? À qui destinez-vous l'appareil qui vous suit ? Venez-vous m'enlever dans l'éternelle nuit ? (Racine (1639-1699), Andromaque (1667)Acte V, scène 5)

A considérer le nombre de candidats à la magistrature suprême qui se sont déclarés, soit en proclamant urbi et orbi leur ambition d'occuper le grand bureau d'El Mouradia, soit en retirant le symbolique formulaire des services du Ministère de l'Intérieur, on a l'impression que cette foule de prétendants, veut ardemment concourir, non à la charge la plus lourde et la plus complexe du pays, mais à un poste de chef de bureau dans une mairie perdue des Hauts Plateaux.

UNE FOULE HETEROCLITE DE CANDIDATS

Cette pléthore regroupe dans la même ambition des personnalités publiques nationales au parcours brillant au service du système qui les a cooptés, mais qu'ils jurent de vouloir changer, et des hommes dont la candidature ressortit plus du folklore que du réalisme politique.

L'un et l'autre de ces deux groupes sont trop apparents pour qu'on ait à en désigner nominalement les composants. Loin de donner la preuve que le pluralisme s'est enraciné dans la pratique politique du pays, cet excès de candidats reflète une profonde crise frappant la société algérienne, qui a fini par perdre tous ses repères, et est en panne de leadership.

La nature ayant peur du vide, selon le juste adage, tout un chacun se croit apte à prendre en charge les problèmes du pays, et est convaincu qu'il a les capacités tant intellectuelles que caractérielles pour mener le peuple algérien au rivage de la stabilité et de la prospérité dans l'indépendance, et pour lui insuffler de nouvelles valeurs qui le haussent aux défis de ces temps dangereux.

UN LEADERSHIP EN DESHERENCE

Le problème apparait comme la solution: le leadership du pays semble en état de déshérence; donc tout un chacun peut prétendre à remplir ce vide.

Etrange raisonnement que celui qui consiste à tirer la nécessité du trop plein pour combler le vide. et c'est, pourtant, ce raisonnement qui semble animer les multiples candidatures dont les unes tirent la légitimité de leurs ambitions de la carte de visite que leur a offert le système et les autres brandissent un certificat de non-résidence pour se prévaloir d'une expérience acquise à l'étranger qu'ils prétendent vouloir faire profiter leurs concitoyens brusquement remémorés pour l'occasion.

D'autres font état leur renommée littéraire comme preuve de leur aptitude à gérer le pays tout entier. Certains mettent en avance leur date de naissance pour prouver qu'ils apporteront un sang frais à la tête du pays.

MAIS QUI A PROUVE DES CAPACITES DE LEADERSHIP ?

Dans cette foule qui se propose au choix des Algériennes et des Algériens, il n'y en a aucun qui se distingue par une capacité démontrée non seulement d'exprimer en termes clairs et compris de tout un chacun les causes du mal algérien, mais également de proposer des solutions à la fois faciles à comprendre et réalisables.

Tous les candidats manquent de cette habilité à convaincre qu'ils ont vraiment ce qu'il faut pour sortir le pays du bourbier dans lequel il a été placé.

Les moins convaincants sont évidemment ceux qui ont contribué à maintenir en vie ce système et en ont été les serviteurs fidèles, si ce n'est serviles. Sous-produits du systèmes, dont ils brandissent à toute occasion la carte de visite qu'il leur a offert, ils sont d'autant moins convaincants, quelles que soient leurs proclamation de virginité politique retrouvée du fait de leur basculement dans la critique acerbe, qu'ils ont attendu, pour proclamer que «ce régime n'avait rien de bon,» d'être éjectés, pour des motifs aussi clandestins que ceux sur la base desquels ils ont été promus.

DES CANDIDATS SOUS-PRODUITS DU SYSTEME!

En fait, ces candidats, loin de représenter une menace sérieuse pour le candidat déjà titulaire de la position, contribuent à rehausser le poids de sa candidature, car c'est de lui que leurs vient le poids social leur permettant de se présenter.

N'ont-ils pas été choisis par lui pour l'assister dans le gouvernement du pays? La cooptation étant le fondement des promotions politiques dans ce pays, et les cooptateurs n'étant pas tenus de révéler les critères sur la base desquels ils ont choisi telle personne plutôt que telle autre pour occuper les postes les plus importants du pays, le coopté doit tout son prestige social à ses cooptateurs, et non à telles ou telles qualités qui l'auraient fait distinguer, dans l'opinion publique, d'autres candidats aussi -si ce n'est plus-qualifiés que lui. C'est de la part du coopté un sérieux manque de gratitude à l'égard de ses cooptateurs que de se retourner contre eux quand ils ont décidé de se passer de ses services. On a la nette impression que quelque part il y a des analystes de la fourberie qui promeuvent au poste le plus recherché après la position de chef d'Etat celui dont l'indice de dissimulation est le plus élevé!

C'est en même temps un manque de moralité politique de base, qui ne promet rien de bon, et dont une règle d'or est de ne pas mordre la main qui vous a donné à manger et vous a mis au rang des hommes les plus connus du pays.

Devant tout à ce système, leur meilleur choix aurait été de ne pas le desservir dés lors qu'il a décidé de les éjecter d'un poste qu'ils ont dû moins à leur valeur intrinsèque qu'à son bon plaisir.

LES CANDIDATS LES PLUS TITRES ET LES MOINS APTES A CHANGER LE SYSTEME

En réfutant leur capacité à être des candidats crédibles, pour la bonne raison qu'ils ont gagné leurs «galons» politiques par la grâce du système contre lequel ils se retournent maintenant, on ne tire nullement la conclusion que ce système n'a pas besoin de se réformer profondément si on veut éviter le sort d'autres pays de la région.

On veut seulement souligner le fait qu'étant des sous produits du système, ils sont les moins aptes à le changer ou à le faire évoluer pour que peu à peu il laisse la place à un système plus efficace et plus transparent.

Les mêmes forces qui, pour défendre leurs propres intérêts, ont aidé ces candidats à se placer au devant de la scène ne vont pas certainement pas accepter de se plier aux exigences que dicteraient des réformes politiques , économiques et sociales contraires à ces intérêts, si, ayant atteint la magistrature suprême, l'un ou l'autre de ces candidats venait à garder ses velléités réformatrices esquissées dans ses promesses électorales.

On aurait la continuité dans le changement de personnel politique, et non le changement par la rupture avec le passé. Et, sans aucun doute, on assisterait à des règlements de compte mettant aux prises les membres du sérail dont les uns et les autres sont issus. Et au lieu de réformes attendues, on aurait un bain de sang-réel ou figuré- dont le peuple serait de nouveau le spectateur impuissant.

UN SYSTEME SANS CONTREPOIDS

Le système politique actuel n'admet pas de contre poids au pouvoir de celui qui exerce la magistrature suprême; et compter sur la sagesse du candidat qui promettrait de passer de l'adhésion pleine et entière et sans réserve à ce système de gestion des affaires du pays à un système plus équilibré d'exercice du pouvoir suprême, est prendre ses désirs pour des réalités.

C'est dans leur déclaration d'adhésion à la démocratie pluraliste que ces candidats-maison sont les moins crédibles. Ils ne feront rien, une fois parvenu au pouvoir suprême, pour le changer et mettre à sa place un système qui restreindrait leur liberté d'en faire à leur tête, tout comme celui qu'ils critiquent avec tant de hargne.

Tout simplement, la démocratie est, dans ce pays, un mouvement ressortissant du débat intellectuel, non de la pratique politique traditionnelle.

QU'EST-CE DONC QUE LA DEMOCRATIE?

De plus, on sait que la «démocratie» est devenue un slogan, si ce n'est un cri de guerre , et même si ce n'est un prétexte d'intervention armée directe, contre les pays qui contreviennent aux nouvelles règles de l'ordre international.

Le concept est d'autant plus dangereux, si ce n'est destructeur, que son contenu n'a pas de définition uniforme. La pratique démocratique, telle qu'elle est vécue ailleurs, favorise, certes, la liberté individuelle tant qu'elle ressortit des affaires strictement privées, mais enlève toute influence aux citoyens dans les domaines essentiels de l'économie, de la défense et des relations internationales.

La pratique politique démocratique est une fiction habilement entretenue par les hommes de pouvoir et d'argent pour dissimuler une réalité politique où le peuple ne connait pas des décisions les plus cruciales à son existence.

Tout citoyen n'est en fait qu'un sujet qu'on berce-en le laissant agir comme il l'entend dans sa vie personnelle, en l'abandonnant à toutes ses turpitudes les plus basses, en l'encourageant même à se droguer,-de l'illusion qu'il est la source du pouvoir.

DEMOCRATIE ET STABILITE POLITIQUE

Si, par malchance, on établissait un système démocratique à la mode occidentale, quelles forces économiques, financières, nationales ou étrangères, manipuleraient-elles les mécanismes du pouvoir pour faire prendre les décisions qui les arrangent? Quelles distorsions anti nationales et islamophobes seraient convoyées, sous l'influence de puissances étrangères, par une presse qui confondrait liberté d'expression et propagande antinationale et reprise servile des slogans antipathiques à la culture nationale, pour ce qui en reste, et à l'unité nationale tant menacée? Jusqu'à quelles extrémités irait-on pour accentuer les discordes sous couvert d'exercice de la liberté d'opinion? Ne voit-on pas cette sacro sainte liberté d'opinion s'exercer de manière unilatérale au profit exclusif de certaines idées et au détriment d'autres dans les pays qui s'en réclament tout en exerçant une censure sournoise et hypocrite sur les idées qu'ils n'aiment pas? Comment définir la laïcité dans un pays où la religion a perdu tout rôle autre que social et où la place de la charia a été réduite à la portion congrue? Comment croire à la laïcité occidentale quand sa civilisation se proclame judéo-chrétienne, quand le génocide pour raison religieuses est accepté sur la Terre Sainte, et qu'une province d'un pays se proclamant laïc veut définir une laïcité fondée sur la Croix?

DES PROMESSES EN L'AIR

L e candidat qui fait croire qu'il aurait la capacité d'agir selon sa conscience, bonne ou mauvaise, dans l'exercice de son pouvoir, et qui promettrait aux Algériens une démocratie totalement copiée sur les meilleurs exemples étrangers est soit naïf, soit inconscient, soit incompétent; et dans les trois cas, il s'exclurait de la course au pouvoir suprême. Un système politique est un ensemble complexe d'échange de services et d'équilibre d'intérêts matériels et moraux qu'il est difficile de changer sans usage de la violence extrême.

POLITIQUE INTERIEURE ET RELATIONS INTERNATIONALES

De plus, dans ce monde où la distinction entre politique nationale et politique étrangère est de plus en plus difficile à maintenir, où la moindre décision interne a des répercussions sur les rapports avec tel ou tel pays, y compris dans le domaine de l'éducation ou du droit de propriété, encore plus dans le domaine économique, sous le couvert de la mondialisation qui constitue une machine à appauvrir les plus pauvres au profit d'une minorité de plus en plus restreinte, il est sûr que les puissances étrangères, qui sont à l'affut de la moindre faille dans le système, pour renforcer leur influence, accentueraient leurs pressions et escaladeraient leurs formes d'intervention si elles sentaient que les réformes institutionnelles ou économiques portent préjudice à leurs intérêts. Tout candidat qui fonderait son raisonnement sur une indépendance totale d'action n'intégrant pas l'élément étranger dans les calculs menant à telle ou telle décision intérieure, risquerait, au cas où il arrive au pouvoir suprême, de conduire le pays à des situations de crise qui pourraient rapidement se transformer en conflit violent et en tentatives directes et franches de déstabilisation, comme cela s'est produit sous le couvert de «printemps arabe.»

L'ELECTION PRESIDENTIELLE : UNE CONDITION DE L'EVOLUTION POLITIQUE PACIFIQUE

Faut-il en conclure que les élections présidentielles n'ont aucune raison d'être, que la meilleure solution serait de nommer un président à vie? Cette conclusion est fausse, car elle ignore le fait que les élections ont le double objectif , non seulement de remettre le compteur à zéro dans la vie politique du pays, de permettre au président élu ou réélu d'avoir les mains libres pour mettre en œuvre une politique qui rompe avec les errements du passé, et constituer une nouvelle équipe qui ne soit pas prisonnière des pratiques que l'on veut abolir, mais également à l'opinion publique d'exprimer avec clarté son vœu de voir renforcé la légitimité du chef de l'Etat.

LE SYSTEME POLITIQUE DOIT SE REFORMER

Il ne fait pas de doute que le système politique actuel, dans ses errements, n'est pas viable à moyen terme, et qu'une nouvelle direction dans les domaines économique, politique et social, doit être adoptée, qu'une nouvelle moralité dans la gestion des affaires publiques soit respectée, qu'apparaisse une nouvelle pratique institutionnelle renforçant l'état de droit et donnant plus de poids à l'opinion publique, que soit plus transparente la gestion des grandes affaires du pays.

DES CANDIDATS ENVELOPPES-SURPRISE !

Les candidats, sous-produits du système, n'offrent pas les garanties de personnalité, de culture politique, d'indépendance intellectuelle, et de capacité de leadership permettant la continuité de l'amélioration dans la gestion du pays sans tumulte et sans violence. Leurs déclarations d'intention, que reflèteront, sans doute, leurs programmes de campagne, ne seront que des exercices de rédaction, de la pure rhétorique dont la mise en œuvre n'est pas garantie par l'existence d'institutions de contre poids vivaces et dynamiques.

Elire l'un d'eux serait aventureux, car, en fait, personne ne connait ni leurs convictions profondes, ni leur personnalité réelle. Ils sont autant d'enveloppes surprises qui ne seront découvertes que lorsqu'ils seraient définitivement investis du pouvoir suprême.

C'est le grand défaut du système de cooptation de mettre en avant des hommes en apparence tout acquis, mais en réalité munis d'une capacité de dissimulation qui ne se révèle qu'au dernier moment, lorsqu'il est trop tard.

Quelles sont les convictions profondes et sincères de ces hommes qui sont passés de serviteurs serviles du pouvoir en place à opposants hargneux et revanchards? Personne ne le sait. Et surtout qu'on ne se fie pas à leur verbiage publicitaire qui dissimule plus qu'il ne révèle leurs vraies opinions. Leurs déclarations de principe, leur larmoiement sur les malheurs du pays ne sont qu'hypocrisie et cynisme, un machiavélisme de bas étage, une chaîne de slogans auxquels ni eux, ni d'ailleurs beaucoup de leurs soutiens ne croient!

EN CONCLUSION

L'avantage du candidat déjà en place est qu'il est connu, avec ses qualités et ses déficiences, dont l'une des plus patentes est de s'être entouré d'hommes soit ingrats, soit incompétents, sont malhonnêtes, soit tous les trois à la fois, et de leur avoir accordé une confiance aveugle qu'ils ont exploité à leur avantage personnel, mais également avec une philosophie du pouvoir clairement exprimée et mise en œuvre avec détermination, cohérence et continuité et sans concession. On peut aimer ou rejeter, certes, cette philosophie, mais elle a donné à ce pays la stabilité et la paix auxquelles aspire chaque Algérienne et chaque Algérien. Tout a-t-l été parfait dans la poursuite de cette philosophie politique? Certes, non! Le positif l'a-t-il emporté sur le négatif? Et comment en juger? Crs questions sont ouvertes au débat, à condition qu'il ne cache pas une volonté de dénigrement sans réserve et sans pudeur de la part de ceux qui ont bénéficié de la générosité du système bien plus que le citoyen lambda, mais attendaient encore plus de retombées positives sur leur propre destin de la part du tenant du pouvoir suprême. Y avait-il une solution alternative à la gestion des affaires du pays, une route moins escarpée, semée de moins de scandales, de plus de prospérité? Laissons les historiens du futur en discuter en leur propre temps. Et surtout qu'on ne transfère pas le débat sur les solutions technocratiques qui font fi des cheminements complexes de la démarche politique et simplifient jusqu'au simplisme les problèmes de changement de système et de valeurs sociales.

Sans aucun doute, les quinze années de pouvoir donnent-elles au Président actuel une expérience de l'exercice du pouvoir, de la gestion des affaires de l'état, de la relation avec les grandes puissances, autant d'acquis qui font de lui, dans le contexte actuel, le meilleur candidat à la Présidence de la République.

Source Le Quotidien d’Oran Mourad Benachenhou

Le Pèlerin

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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 17:22

Saïd Sadi : un homme, un combat, une vision modernes

Said Sadi au conseil national du RCD

 

Si Saïd Sadi n’était pas venu à la politique, la politique serait sans doute venue à lui ! On peut l’aimer ou le détester, l’estimer ou le déprécier, le glorifier ou le maudire, mais on ne peut l’ignorer, car l’homme ne laisse jamais indifférent.

Saïd Sadi

Son discours, loin d’être éploré, ne pâtit d’aucune empreinte idéologique surannée, tant et si bien que même si vous n’adhérez pas à ses analyses, il réussit cet exploit magique, digne des grands hommes, de vous arracher quelques sourires. Une façon élégante de décompresser l’atmosphère, de dépassionner les débats et de prendre la distance nécessaire à l’apaisement! À cet égard, l’intervention tant attendue de notre Docteur national au forum de liberté aura eu le mérite de nous élever, pour quelques instants furtifs, mais oh combien délicieux, bien au-dessus du niveau très bas, aux relents insipides qui règne en permanence dans la sphère politique. Sphère dans laquelle les sbires de Bouteflika se complaisent et tentent de noyer le débat depuis ces sorties renversantes d’infantilisme qui émane du sommet du pouvoir.

Quand on écoute Sadi, l’espoir renaît, mais quand on observe la scène politique dans son ensemble et les acteurs de la société, formatés à l’image Fly-tox, cet espoir s’évanouit!

Bien sûr, on peut relever, çà et là, des sentences aux formules hasardeuses, comme celle du titre affiché par le journal liberté "il faut disqualifier politiquement cette élection par une abstention massive !". Comme si notre Docteur national ne savait pas ou oubliait que l’abstention a toujours été au rendez-vous! Vous savez bien que même si le peuple ne se rend pas aux urnes, le 17 avril, Bouteflika a suffisamment de soutiens pour permettre à ses valets de nous narguer encore une fois en annonçant un 4ème plébiscite avec un taux de participation et de voix en sa faveur dont seuls les derniers chiffres après la virgule demeurent inconnus!

Un décompte rapide des corps constitués, avec 400.000 soldats, 200.000 policiers et 140.000 gendarmes, permet de recenser une réserve de plus de 2 millions de voix (en comptant, à minima, 2 membres majeurs en âge de voter, soit une seule épouse et un enfant unique par famille) pour ces seuls corps. À ces 2 millions de bulletins acquis, il faut rajouter la masse de la nébuleuse de fidèles, constituée de centaines de milliers d’anciens vrais-et-faux maquisards, de centaines de milliers de FLiN-tox qui se réclament de la famille révolutionnaire, et de centaines de milliers de «khobzistes» de tous bords qui associent la stabilité de la hiérarchie corrompue et corruptrice à celle de sa propre survie, celle d’assurer sa place dans ce milieu de prédation collectif organisé. Tout compte fait, on peut avancer sans risque d’erreur appréciable que le 4ème mandat peut compter, à minima, sur 4 millions de bulletins dans les urnes! C’est bien plus que suffisant pour nous annoncer un 4ème plébiscite populaire. On pourrait inviter le Dalaï-lama en personne pour superviser le contrôle des urnes qu’il n’y verrait que du feu en lieu et place de la supercherie mise en place par la bande organisée militaro-FLiN-tox, avec ses 50 années d’expérience en matière de triche, de falsification et de bourrage des urnes! De quoi confectionner un "Guinness-book des records" complet!

Pour ces raisons, s’il y a un travail de sensibilisation des consciences à faire, il est à orienter en premier lieu vers toutes ces masses parasites aux «reflexes reptiliens», disposées à se nourrir, sans état d’âme, d’un corps malade, celui de Bouteflika ou de corps sains, ceux de Benflis, Hamrouche ou Benbitour pour la survie du système auquel ils appartiennent et se vouent corps et âmes! Parlez-moi de l’âme d’un reptile, d’ailleurs !

Or, une telle perspective  est-elle concevable quand les gardiens de la morale ; Assemblée Nationale, Sénat, Conseil de la Nation, Conseil constitutionnel, ainsi que toutes les ramifications administratives, baignent eux-mêmes dans une immoralité absolue, avec des réflexes tout aussi reptiliens? Sans parler de ce président et de son entourage immédiat, sensés donner le bon exemple en premiers.

Il est de ce fait évident qu’en termes de disqualification, c’est plutôt le peuple qui a été disqualifié de facto et non le pouvoir, car celui-ci a compris depuis longtemps, et c’est ce qui fait sa force, qu’il n’a pas besoin du peuple pour se maintenir aux commandes et continuer le pillage du pays, au vu et au su de tous, les gardiens des droits universels compris, s’ils ne sont pas carrément complices, en contrepartie de quelques barils de pétrole de plus.

Quant à l’idée d’union sacrée, en plus d’évoquer une pratique mafieuse effrayante, elle risquerait de donner, si elle venait à se construire en ces termes, la même image répugnante que celle des deux unions sacrées qui existent déjà et qui sont à l’origine de tous nos malheurs. Faut-il rappeler qu’en plus de l’union entre les différentes structures de la "famiglia" au pouvoir, détaillée ci-dessus, une deuxième union sacrée se réorganise doucement mais sûrement dans les lieux de cultes ? A tel point que Bouabdellah Ghlamalah "a appelé à préserver les mosquées algériennes d’idées intruses propagées dans le seul et unique but de déstabiliser la société algérienne"*. Le sacré, ça suffit !

Par contre, la focalisation sur le 4ème mandat ne risque-t-elle pas de distraire l’attention des uns et des autres et oublier cette autre bête aux reflexes et appétits reptiliens encore plus insatiables et qui se réveille elle aussi d’une léthargie forcée ? D’ailleurs, tout comme ses géniteurs, fusionnés au pouvoir, s’est elle vraiment endormie celle-là ? Que le ministre des Affaires religieuses et des wakfs s’en mêle et s’en alarme a de quoi inquiéter. A moins que cela ne fasse partie d’un stratagème qui consiste à exhiber des bêtes féroces pour pousser un peuple sans défense à se réfugier derrière leurs dompteurs ? Allez savoir !

En tous cas, quoi que nous réserve le futur immédiat, l’intervention de Saïd Sadi aura prouvé que le débat moderne est possible, que l’Algérie possède encore des atouts humains, que l’espoir peut être ravivé, que des lendemains meilleurs peuvent se profiler, que, quoique latente, l’intelligence est encore là, prête à jaillir ; si tant est que le pouvoir militaire et civil fasse son mea-culpa quant à ce demi-siècle d’échecs, qu’il rende les clés de la maison Algérie aux hommes du terroir et qu’il laisse les énergies se libérer, les compétences émerger par une compétition moderne qui oppose des idées et non des croyances!  Tout cela nécessite un gel collectif de ce fameux reflexe reptilien qui sévit à tous les niveaux de la sphère du système. Se pose alors une question : quel stratagème permettrait d’inhiber le réflexe naturel d’un reptile sans se résoudre à l’abattre ? De question en question, ils ne font que nous tourner en bourriques ! Ils doivent le savoir et s’en amuser !

Quoiqu’il en soit, les générations futures auront du mal à croire - car elles finiront tôt ou tard, c’est une question de survie liée à la règle d’adaptation naturelle propre à l’évolution de toute espèce sur Terre, à grimper sur le train du monde et comprendre l’Histoire détournée de leurs pays - que des Saïd Sadi ont existé et qu’un pouvoir de petits chenapans adossés aux appuis barbares de Généraux incultes  les a empêchés de s’exprimer pour éduquer le peuple et faire avancer le pays.

Merci pour ces moments de bonheur et d’optimisme furtifs Docteur! Malheureusement, le pessimisme reprend le dessus très vite pour les échaudés que nous sommes, éreintés par 50 années de leurre, d’illusions et de faux espoirs, et dont l’exil a consommé les cellules vivaces jusqu’à leurs ultimes bastions!  Meziane Ourad et Mohamed Benchicou vous en diraient tant!

Comment ne pas se laisser envahir par des vagues de pessimisme quand des énergumènes de la trempe de Amara Benyounès et de Khalida Messaoudi, vos coéquipiers d’origine (pour ne pas dire amis, est-il besoin de le rappeler ?) se laissent facilement obnubiler par le pouvoir, au point de renier jusqu’à leur famille et leurs combats d’origines, et donner l’impression vile de ne pas s’encombrer de la moindre décence, quitte à vendre leur propre mère pour des miettes et l’illusion d’exister ?   

C’est à cause de tels énergumènes, ceux qui ont l’art et l’indécente légèreté de transformer la traîtrise en victoire, et ils sont bien trop nombreux chez nous, que notre pays est perdu Docteur! Il ne reste qu’à surveiller le ciel dans l’espoir qu’une météorite s’abatte sur El-Mouradia et les Tagarins pour provoquer l’extinction de cette lignée de dinosaures, encore plus coriace que celle d’il y a 65 millions d’années. A moins que les choses se profilent autrement, bi-idhni-Allah!

Source Le Matin-DZ Kacem Madani

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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 17:19

Participer, c’est accorder au pouvoir un nouveau sursis”

ali-yahia-abdenour-souhil

 

Pour Ali Yahia Abdenour, l’état de santé du président Bouteflika est fondamental dans cette élection.

Et de s’interroger : “Quelle équipe médicale peut, en son âme et conscience, délivrer un tel certificat médical à un malade qui gère le pays par délégation et procuration ?”

Liberté : Après le faux suspense de plusieurs mois, le chef de l’État a annoncé, le 22 février, sa candidature à l’élection présidentielle du 17 avril. Comment avez-vous accueilli cette annonce, vous qui avez, avec deux autres personnalités (Ahmed Taleb-Ibrahimi et Rachid Benyelles), exprimé publiquement votre opposition à un 4e mandat ?

Ali Yahia Abdenour: J’ai accueilli cette annonce comme une perte de fierté et la résolution de combattre la dictature et le dictateur. Le refus de faire honte à l’Algérie relève de la dignité humaine. Le spectre qu’offre le pouvoir est désolant. Jamais le pouvoir n’a imposé au peuple une si totale abdication, ni férocement bâillonné ses aspirations. Le Président perd prestige, autorité et influence, livre un combat d’arrière-garde car il n’a pas la capacité physique de diriger le pays. Bouteflika peut-il drainer un électorat sur son seul nom et son aura, alors que le pays traverse une crise de confiance sans précédent. Il ne se préoccupe pas du cadre légal et moral dans lequel s’inscrivent ses actes, ne respecte pas les critères de Copenhague définis par le conseil de juin 1989. Le premier de ces critères est la mise en place d’institutions stables qui garantissent l’État de droit, la démocratie, les droits de l’Homme, le respect des minorités et leur protection. L’autocrate s’est construit un pouvoir quasidictatorial et s’est imposé par un sectarisme intransigeant qu’il faut combattre jusqu’à ce que le peuple algérien soit souverain, et l’Algérien citoyen et non plus sujet. Tout pouvoir qui n’émane pas de la souveraineté populaire librement exprimée par des élections libres engendre la dictature. La monocratie, pouvoir d’un seul homme, est le régime de l’hyperprésidence. L’Algérie est la propriété des clans qui détiennent le pouvoir et qui la considèrent comme un bien de famille. Les responsables de la corruption sont aux commandes de l’État. Un pouvoir autocrate traversé par les ambitions, les intrigues, les bassesses de la politique politicienne, qui n’a pas d’autre solution que de se reproduire au sein d’un petit cercle soumis à la loi du vieillissement. Bouteflika ne veut pas reconnaître, malgré sa maladie grave et durable, son incapacité à gérer le pouvoir qu’il a accaparé par des élections truquées. Les Algériens attendent un gestionnaire pour répondre au défi de la crise et un visionnaire pour faire entrer l’Algérie dans le XXIe siècle. Le pouvoir commet une faute lourde en cherchant à se succéder à lui-même. Ce ne sont pas les hommes de la fidélité inconditionnelle au pouvoir, prêts à tout approuver, qui peuvent modifier le fonctionnement du pouvoir dans ce qu’il a de défectueux. Il est temps de mettre de l’ordre dans les esprits, la confiance étant la condition du redressement pour reconstruire le pays. L’Algérie, en mal de repères et de boussole, est à la dérive et à la limite de l’implosion. Quel autre moyen que la démocratie pour rendre la parole au peuple ? Quel autre moyen que l’alternance pour faire la rupture avec le pouvoir ? La démocratie n’est pas prête à s’installer en Algérie avec cette élection présidentielle. L’information est aux ordres, normalisée et uniformisée. La presse libre améliore sa qualité, sa présentation et son contenu, exprime des idées, les fait partager et les défend. Les intellectuels en général ont failli à leur engagement politique et à leur mission d’être à contre-courant du pouvoir totalitaire qui doit disparaître du paysage politique algérien.

La prochaine élection étant, selon beaucoup d’observateurs et d’acteurs politiques, jouée d’avance, que faut-il faire, selon vous ?

Le peuple algérien se trouve au cœur d’un vaste tournant de son histoire et le plus difficile est de se tenir fermement aux principes qui ne changent pas, pour faire avancer contre son gré un pouvoir qui risque d’être emporté par un courant historique qu’il a longtemps nié. Jamais sa volonté ne doit être plus déterminée, plus claire, plus ferme que maintenant pour empêcher que la candidature de Bouteflika soit validée par le Conseil constitutionnel. L’article 88 de la Constitution prévoit l’empêchement pour maladie grave et durable. L’empêchement provisoire implique la saisine de plein droit du Conseil constitutionnel qui demande au Parlement de déclarer la vacance du pouvoir ; si le Président ne reprend pas ses activités dans un délai de 45 jours, il est frappé d’empêchement définitif et la vacance officielle est déclarée de plein droit par les deux chambres réunies du Parlement. C’est la Constitution qui exige du président de se retirer de la vie politique par application de l’article 88. C’est Tayeb Belaïz qui a bafoué la Constitution qui devient ministre de l’intérieur qui est aussi le ministre des élections.

Mais le problème demeure. Bouteflika ne peut être candidat à l’élection présidentielle du 17 avril 2014, que s’il présente au Conseil constitutionnel un certificat médical attestant que son état physique lui permet d’assurer sa fonction. Quelle équipe médicale peut, en son âme et conscience, délivrer un tel certificat médical à un malade hospitalisé durant 80 jours au Val-de-Grâce et aux Invalides à Paris et qui gère le pays par délégation et procuration ? Si un tel certificat médical est délivré par des médecins, leurs noms seront connus par l’opinion publique et il se trouvera d’autres médecins consciencieux qui les condamneront. L’opinion publique et la presse doivent être vigilantes durant cette semaine, jusqu’au 3 mars 2014, pour qu’un tel acte qui relève de la haute trahison ne soit pas commis. Si, malgré cela, Bouteflika est retenu candidat à l’élection présidentielle, tous les autres candidats doivent se retirer. Il sera seul, et sera élu par sa voix, celles de sa fratrie, de sa tribu et de son clan. Le soutien, s’il a lieu, sera marqué par un nouveau record d’abstentions, sanction et désaveu de la politique d’un pouvoir personnel dont le bilan est catastrophique dans tous les domaines. Le droit de vivre en démocratie est une force qu’il faut opposer à la dictature qui empêche les partisans du boycott de tenir des réunions, des meetings, des manifestations publiques. Le pouvoir ne peut contester la volonté de millions d’Algériennes et d’Algériens fidèles à la démocratie, de choisir publiquement dans des manifestations populaires le boycott électoral, seul en mesure de satisfaire leur patriotisme. Le pouvoir doit rencontrer en face de lui et contre lui, la volonté unanime, pacifique et lucide des partisans du boycott d’exercer leur droit de boycott actif. Le chemin de libération du peuple algérien du pouvoir répressif, n’est pas celui de la participation à l’élection présidentielle. Le système politique et le pouvoir qu’il a engendré n’ont pas la culture des droits de l’Homme. Le temps de l’humanité renaîtra bien un jour pour remplacer la politique de violence et d’injustice qui brutalise la société et réveille sa colère. Les droits de l’Homme sont parvenus à maturité, sont des droits opposables au pouvoir, car ils sont devenus des droits des concrets. Au nom de la liberté, de la justice et de la dignité humaine, il faut condamner le règne de la dictature et de la mauvaise gouvernance du pouvoir. Le courage, voilà ce qui manque à la politique d’aujourd’hui. Aller à l’élection présidentielle, c’est accorder au pouvoir un nouveau sursis et lui signer un nouveau chèque en blanc. Il est temps de s’adresser à la sagesse des Algériens, leur demander de réfléchir pour mettre fin à l’impasse, de reculer l’élection présidentielle et de prévoir une transition de 18 mois à deux ans, pilotée par 15 personnes représentant toute la société pour mettre en place une démocratie juridique qui consacre le droit et l’État de droit, préparerait la révision de la Constitution qui serait soumise à débat publique et au référendum et des élections propres et honnêtes pour élire les représentants du peuple à toutes les institutions élues de l’État.

Comment voyez-vous l’après-17 avril 2014 ?

L’année 2014 est à la fois celle de tous les espoirs et de tous les dangers. Le pouvoir dirigera le peuple malgré lui et contre lui. On sait où commence la courtisanerie mais on ne sait pas où elle peut mener. L’Algérie sera ce que nous voulons qu’elle soit, mais il faut vouloir les moyens de sa politique et c’est la tâche de tous les Algériens. La lucidité de ceux qui savent prendre de la distance avec le pouvoir amènera le sursaut qui viendra de l’indignation du peuple. La pauvreté et la misère seront l’avenir de millions d’Algériens en raison de la corruption et du pillage des richesses nationales. Les pauvres souffriront de la faim sans fin, les riches se gaveront jusqu’à l’indigestion et iront soigner leurs maux d’estomac dans les hôpitaux parisiens, aux frais des contribuables. Le peuple qui ne peut se résigner à la servitude doit récupérer la liberté ;  cette sécurité qui lui a été ravie, il ne tient qu’à lui de la récupérer par un moyen infaillible : la mobilisation par une action de masse déclenchée en même temps sur tout le territoire national. Que les militantes et militants dont on peut dire aujourd’hui comme Zola qu’ils sont la conscience humaine, animés d’une vision d’avenir avec une grande humanité dont le pays a besoin pour se renouveler, se mobilisent pour accomplir la mission qu’ils ont sollicitée, reçue et acceptée. Pour le pouvoir, les jeunes sont un problème, pour le peuple ils sont la solution. Le sursaut viendra des jeunes qui sont en rupture avec le pouvoir qui refuse de les intégrer en tant qu’acteurs et dirigeants de la vie politique, économique, sociale et culturelle et expriment le ras-le-bol du peuple en refusant de se soumettre à la dictature. L’avenir est dans l’instauration de la démocratie qui éveille les esprits, forme les consciences, sollicite les bonnes volontés afin que chacune et chacun à sa place se mettent à son service. La démocratie, c’est la séparation des pouvoirs et des contre-pouvoirs.

Source Liberté Arab Chih

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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 17:16

Algérie…..Jeu… d’échecs

point interrogation

 

Le front des opposants à l’élection présidentielle s’organise, en commençant, d’abord, à se mettre d’accord sur un minimum commun, à savoir que le prochain rendez-vous électoral est déjà biaisé et ne sera que le remake des élections précédentes. Critiquant, au plan juridique et éthique, l’annonce du Président-candidat qui n’a pas été faite par l’intéressé, mais par le Premier ministre en poste, mais néanmoins président de la Commission nationale d’organisation des élections, alors qu’une telle annonce devait être personnelle, les principaux acteurs de l’opposition avancent des arguments qui sont autant de prémices, voire de preuves, que la prochaine élection est jouée d’avance. Et le pessimisme commence à gagner d’autres pans de la scène politique en dehors de ceux qui ont appelé au boycott. Après les doutes et les appréhensions exprimés par le parti de Mohamed Saïd, c’est désormais le candidat Benflis, via son staff, qui dénonce le parti pris des médias publics qui n’osent même pas évoquer son nom. Il en appelle au respect des missions du service public dont fait partie la Télévision nationale. Les signes de la partialité sont déjà là alors que le jeu n’a même pas commencé et que le Conseil constitutionnel n’a pas encore passé au tamis les quelque 132 dossiers de candidature déposés jusqu’ici.

Chez les partisans du quatrième mandat, le zèle bat son plein. C’est à qui récoltera le plus de signatures alors que celles des élus suffiraient largement. À ce rythme, le candidat Bouteflika pourrait engranger un nombre de signatures supérieur à 50% du nombre total des électeurs et on pourrait ainsi faire l’économie d’une élection qui grèvera le budget de l’État déjà en difficulté, et les remontrances des observateurs étrangers sur un fichier électoral toujours non assaini.

Bien malin sera celui qui pourra prévoir la suite des événements durant ce processus électoral où l’ubuesque l’emporte largement sur la logique et où les promesses côtoient les vœux pieux. Mais au bout du processus, c’est sans doute l’échec qui sera au rendez-vous. Échec et mat pour tous. Car on est loin d’une partie d’échecs classique où il n’y a que deux vis-à-vis. Il y a cette force juvénile qui fulmine sur les réseaux sociaux et, quelquefois, dans la rue, à qui on refuse de donner une chance de faire ses preuves, au prétexte que cela nuirait à la stabilité et autres arguties. Elle, qui veut être partie prenante active dans la vie publique et faire échec, enfin, aux protagonistes de ce combat douteux entre dinosaures et autres papys qui ont encore des comptes à régler.

Source Liberté Outoudert Abrous

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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 17:14

Algérie - Saïd Sadi rejoint le groupe des «sages»

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La proposition d'organiser une concertation nationale inclusive sur un processus consensuellement admis de sortie pacifique de la crise dans laquelle le système politique algérien à bout de souffle a plongé le pays a été, rappelons-le, préconisée conjointement par Hocine Aït Ahmed, le défunt Abdelhamid Mehri et Mouloud Hamrouche. Leur initiative avait été alors ignorée par le pouvoir et n'avait pas suscité un intérêt notable parmi les autres acteurs de la scène politique nationale. Mais signe que la proposition de ces trois personnalités nationale n'a en rien perdu de sa pertinence et de son actualité, l'ex-président du RDC, le docteur Saïd Sadi, l'a faite aujourd'hui sienne en plaidant à quelques nuances près pour la démarche préconisée par elles. Pour être la plus spectaculaire, la conversion de Saïd Sadi à l'idée d'une phase de transition négociée y compris avec le pouvoir comme sortie pacifique de la crise n'est pas unique car maintenant prônée et proposée par des dirigeants de partis et personnalités inquiets par l'aggravation que connaît la crise nationale et du risque de son dénouement violent et incontrôlable.

De même que Aït Ahmed, Mehri et Hamrouche en leur temps, le docteur Sadi ne voit pas la cause de la crise comme ayant émané des quinze années de pouvoir Bouteflika mais découlant d'un système dont l'obsolescence empirant conduit le pays à «une désintégration inéluctable». La gouvernance de Bouteflika n'a fait qu'en précipiter la perspective. Ce que propose Saïd Sadi ne se résume donc pas à créer un front électoral anti-Bouteflika comme ont tenté de le constituer certains partis et personnalités politiques mais à rassembler autour d'une solution et d'un processus de sortie et de la crise présente et du système qui en est responsable. Ce qui implique des acteurs politiques nationaux qu'ils ne tombent pas dans le piège du système consistant à vouloir les faire se déterminer en faveur de l'un ou de l'autre de ses clans pour conserver ainsi et selon l'initiative en terme de changement à opérer dans le pays.

Pour ce qui est de l'élection présidentielle elle-même du 17 avril, le docteur Sadi en prône le boycott pour en disqualifier le candidat du pouvoir. Une disqualification qui à ses yeux contraindra ce pouvoir à rechercher l'engagement d'une transition dont il lui sera impossible d'en imposer unilatéralement les conditions, la feuille de route et le processus. Au passage et signe que l'ancien président du RCD ne souscrit pas à la thèse faisant de Bouteflika et de son clan le problème unique ayant mené l'Algérie à l'impasse dans laquelle elle se débat, il n'a pas été «tendre» à l'égard de ceux qui en font leur programme électoral ou argument pour réduire la solution de sortie de crise à leur éviction du pouvoir. Sadi les a fustigés en déniant toute crédibilité à leur condamnation du bilan «effectivement catastrophique» de l'homme Bouteflika, qui passe sous silence celui du système qui lui a permis d'arriver au pouvoir et de le conserver, malgré le bilan, et s'apprête à lui octroyer une rallonge.

La relance de la proposition des trois personnalités évoquées est chose faite assumée par un Saïd Sadi qui n'en fut pas pourtant «emballé» quand elles l'ont rendue publique mais qui a fini par en reconnaître la pertinence des préconisations et leur caractère imprégné par la volonté de préserver la nation du risque d'implosion de son unité nationale.

Source Le Quotidien d’Oran Kharroubi Habib

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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 17:08

Mouloud Hamrouche : « Il n’y a aucune chance d’instaurer un système démocratique sans l’aval et le soutien actif de l’armée »

bouteflika armee

 

Mouloud Hamrouche n’est pas candidat à la présidentielle 2014. L’ancien chef de gouvernement réformateur (1989-1991) est convaincu que l’armée est incontournable dans l’instauration d’un système démocratique en Algérie. « Il n’y a aucune chance d’instaurer un système démocratique sans l’aval et le soutien actif de l’armée », clame Hamrouche qui a animé, ce jeudi 27 avril, sa première conférence de presse depuis l’élection présidentielle de 1999. « Quand on parle de l’armée, on parle d’un bloc et nous en avons souvent l’image d’une forteresse (…). En fin de parcours, cette forteresse est constituée d’hommes et de femmes, d’Algériens et d’Algériennes », ajoute-t-il.

Et dans un contexte marqué par la crise au sein du système et les luttes de clans, Mouloud Hamrouche insiste sur le rôle que doit jouer l'institution militaire dans l’élaboration d’un consensus.

« Nous avons besoin de consensus et l’institution (militaire) participe dans l’élaboration des mécanismes nécessaires (pour ce consensus, ndlr) (…). Seule l’institution de l’armée peut jouer un rôle après qu’on ait paralysé toutes les (autres) institutions », insiste-t-il.

« Je ne demande pas un coup d’État »

M. Hamrouche pense que l’intervention de l’armée peut être bénéfique pour le pays.

« Nous avons plusieurs exemples où l’intervention de l’armée a permis en fin de compte à mettre en place un système démocratique plus au moins réussi même si cela demande beaucoup de temps en effet. »

Pour lui, l’armée algérienne a une grande responsabilité aussi dans cette quête vers le changement. Mais l’ancien militaire reconverti en politique et qui ne cache pas son affection pour l’Armée, tient à éviter les malentendus et les fausses interprétations. « Je ne demande pas un coup d’État ou que l’armée empêche le président (Bouteflika) de se représenter mais je l’appelle à sauver le pays de l’impasse », lance-t-il.

L’ancien chef de gouvernement pense également que cette institution n’a pas à s’immiscer dans les conflits politiques. « J’appelle à la discipline et à l’application des ordres quelle que soit la situation ». « Je n’appelle pas l’armée à la désobéissance ou à la dissension », insiste-t-il.

« J’ai pris des risques »

Dans sa déclaration lue devant la presse, M. Hamrouche a annoncé qu’il n’est pas candidat à la présidentielle. Il s’en est même excusé auprès de tous ceux qui ont interprété sa première lettre du 17 février comme étant une déclaration de candidature.

Quel était alors l’objet de cette déclaration ?

Et quel sens devrions-nous lui donner à quelques semaines de la présidentielle ?

Mais surtout pourquoi a-t-il décidé de rompre le silence après tant d’années loin de la vie publique. L’ancien chef du gouvernement se défend : « non, je ne me suis pas tu pendant quinze ans comme certains voudraient le laisser croire à travers la presse. je parle, chaque jour dans le contexte et les cercles qui me sont offerts ». Il reconnait avoir pris « des risques » dans ses dernières déclarations, en évoquant « les groupes, les minorités et les équilibres régionaux », mais ce sont là, précise-t-il, « des réalités et des spécificités du système politique en Algérie ».

« Le régime doit changer »

M. Hamrouche, convaincu aujourd’hui que « le régime doit changer », plaide en ce sens pour un changement « dans le calme ». « Je ne veux pas un changement avec les méthodes violentes, mais je plaide pour un changement organisé et calme» sans pour autant définir les mécanismes de ce changement.

Ce qui est sûr par contre, c’est que Hamrouche ne souhaite jouer aucun rôle dans ce processus à qui il tient tant. « Je refuse de jouer le rôle de médiateur », souligne-t-il. La médiation suppose, selon lui, qu’il y a un problème entre deux parties.

« Le problème réside dans le régime dans sa globalité », analyse Hamrouche, en ajoutant que le problème ne remonte pas à cinq ans ni même à quinze ans.

« Le problème a toujours existé », a-t-il avoué, en affirmant que le moment est venu pour en finir avec ce régime, en urgence.

« Des problèmes existent à l’intérieur du système lui-même », prévient-il.

Une raison suffisante, selon lui pour appeler à la mobilisation. Une mobilisation qui reste toutefois liée à une action de l’institution militaire. Dans cette crise du système politique en Algérie, Hamrouche reconnait sa part de responsabilité : « tous les Algériens sont responsables, y compris moi de par des postes de responsabilités que j’ai eu à occuper dans le passé »

Mais maintenant, Hamrouche pense qu’il faudrait passer aux solutions. Et la solution il l’a répétée : elle consiste en l’intervention de l’armée.

L’ancien chef de gouvernement affirme n’attendre rien de la prochaine élection. « L’élection n’a jamais abouti au changement », affirme-t-il.

Contre le quatrième mandat

M. Hamrouche a refusé de s’étaler sur le bilan de Bouteflika, mais il a par contre affiché à travers ses réponses son refus d’accepter le projet du quatrième mandat.

Il dit ne pas détenir « d’éléments suffisants pour comprendre les raisons qui ont mené le système à opter pour ce choix ». Il lancera un énième appel pour faire sortir le pays et le sauver de la situation du blocage. Il met en garde contre les retombées et les conséquences d’une volonté de maintenir le même régime contre vents et marées citant les exemples des pays qui ont vécu le printemps arabe.

Mouloud Hamrouche s’interroge sur que va faire Bouteflika après le 17 avril et pourquoi le ferait-il ? Il s’interroge aussi sur la capacité de Bouteflika à continuer à gouverner l’Algérie.

Source TSA

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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 10:21

Trois usines d'aliments de bétail en cours de réalisation

Ble engrais stockage agricole

 

Trois usines de fabrication d'aliments de bétail d'une capacité globale de 300.000 tonnes/an seront prochainement réalisées en Algérie, au titre d'un partenariat algéro-français visant à répondre à une demande locale grandissante en la matière, a-t-on appris mercredi à Paris en marge d'une rencontre entre industriels des deux pays.

Selon le P-DG du groupe SIM Algérie, Abdelkader Taïeb Ezzraimi, il s'agit de trois modules analogues localisés respectivement dans les wilayas d'Ain-Defla (Centre), d'Oran (Ouest) et de Sétif (Est) avec une capacité de production de 100.000 tonnes/an pour chacune dÆelles.

Ces usines, présentées comme uniformes, sont en cours de réalisation en partenariat avec le Groupe français Sanders, filiale de Sofiprotéol, et l'une d'entre elles est "sur le point de démarrer son activité".

"L'usine de Ain-Defla dont les travaux ont commencé il y plus d'un an, démarrera ses activités en septembre 2014", a annoncé l'industriel algérien à l'APS, estimant que les besoins du pays en aliments de bétail se situeraient autour de "800.000 tonnes/an".

Le président de Sofiprotéol, Xavier Beulin, s'est, de son côté, félicité de ce partenariat algéro-français, jugeant qu'il "faut dépasser le seul cap des relations commerciales avec l'Algérie, et passer à un partenariat gagnant-gagnant".

Tout en soulignant la position géographique de l'Algérie, qui doit constituer, selon lui, un "hub" pour pénétrer le marché sub-saharien et africain, il a affirmé que la règle d'investissement du 49/51 "n'a pas posé de problème pour faire aboutir son projet de partenariat".

"Il suffit d'identifier les bons partenaires et d'instaurer une relation de confiance", a-t-il préconisé, affirmant s'être frotté, lors de son expérience, à des industriels de "très grande qualité" en Algérie.

Source El Watan avec APS

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