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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 07:55

l’Algérie et moi je descendrai dans la rue pour manifester contre Bouteflika

Abdelmalek Sellal

 

Djamila Bouhired, l’icône de la Révolution algérienne, a réagi, comme elle l’avait promis auparavant, à la candidature d’Abdelaziz Bouteflika pour un 4e mandat successif à la tête de l’Etat algérien. “Je descendrai dans la rue pour manifester contre Bouteflika. Je manifesterai pour dénoncer cette mascarade”.

C’est avec ces mots durs que la plus célèbre militante de la cause nationale dans le monde a dénoncé Abdelaziz Bouteflika. Dans un entretien accordé au site d’information arabophone El Hadath-dz.com, Djamila Bouhired a fait savoir qu’elle militera contre le 4e mandat et protestera dans la rue dés son retour de Gaza où elle a été invitée par des militantes palestiniennes.

L’ancien Moudjahida a fait savoir également qu’elle ne prend pas encore au sérieux la candidature de Bouteflika à l’élection présidentielle tant que ce dernier n’a pas encore prononcé un discours où il s’adresse aux Algériens pour faire publiquement cette annonce. “Pour moi, Bouteflika n’a pas annoncé officiellement sa candidature pour un quatrième mandat. Je n’ai pas entendu cela de sa bouche. C’est Bouteflika qui doit s’adresser aux Algériens et leur dire qu’il se présente comme les autres candidats et non son Premier ministre”, a-t-elle commenté.

Djamila Bouhired a attaqué également Abdelmalek Sellal qu’elle accuse d’avoir trahi l’Algérie. “Je lui ai transmis ma désapprobation quant à pousser un président malade à se représenter alors qu’il ne peut ni se mettre debout, ni s’adresser à son peuple. Et Sellal m’a répondu : je ne peux pas trahir Bouteflika, je ne peux pas le tromper (…). En colère, je lui ai dit : Sellal, vous ne trompez pas Bouteflika. Vous trompez les Algériens, vous trompez l’Algérie”, a-t-elle révélé dans cette interview qui fait beaucoup parler d’elle.

Source  Algérie Focus

Le Pèlerin

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26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 07:54

"L'image du pays est cassée pour plusieurs générations"

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Said Sadi a été l'invité, ce mardi, du forum de Liberté (photo). Voici quelques déclarations de l'ex-président du RCD :

- "Il n'y pas de différent entre le DRS et Bouteflika(...) le problème entre eux c'est la rente"

- "Le conseil constitutionnel avait le devoir d'appliquer l'article 88"

-  "Le conseil constitutionnel devait s'auto-saisir"

- "L'image du pays est cassée pour plusieurs générations"

- "On a problème de système pas de clans"

- "Amar Saâdani a le droit, en tant qu'algérien, de s'exprimer"

- " Amar Saâdani a le droit de demander le bilan des services de sécurité"

- "Les débats sont empoisonnés"

- "Oui pour un service de renseignement puissant(...)mais non pour un service qui contrôle tout"

- "Rien, en dehors de l'avis médical, n'interdit à Bouteflika de se présenter"

- En évoquant son "avenir" politique Said Sadi a déclaré : "je suis en retrait pas en retraite..."

La bande sonore et des photos de la conférence-débat seront publiées sur notre site (www.liberte-algerie.com) en cours de journée et encore plus de détails dans l'édition de Liberté de demain.

Source Liberté

Le Pèlerin

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26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 07:53

Saïd Sadi plaide pour une transition politique en Algérie

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La seule chose qui reste à faire maintenant est de « disqualifier » l’élection présidentielle à travers une « abstention massive ».

L’Algérie est dans une « impasse historique », a estimé Saïd Sadi, lors de son passage ce mardi au forum du quotidien Liberté. Et pour sortir le pays de cette situation, il faut aller vers une « phase de transition  » durant laquelle le pouvoir politique sera confié à un « collège de personnalités nationales qui ne peuvent pas concourir à des postes de responsabilité ».

Ce collège de personnalités se chargera de l’élaboration d’une nouvelle Constitution « consensuelle » avant de passer à l’organisation des élections présidentielle et législatives. L’ancien président du RCD a souligné que le pouvoir en place peut être associé dans cette démarche de dialogue national en tant que « partie » et non pas en qualité de « tuteur ou d’arbitre ».

Saïd Sadi considère que le débat politique en cours actuellement dans le pays est « empoisonné ». Au lieu de focaliser sur « les garanties de transparence » du prochain scrutin, le débat est dirigé sur le quatrième mandat. « Le coup est parti le jour où l’on a violé la constitution pour permettre à Bouteflika de briguer un troisième mandat », a-t-il dit à ce propos. Il a rappelé que les députés du RCD, étaient les seuls au sein du Parlement algérien à s’être opposés à la levée de la limitation des mandats, opérée dans le cadre de l’amendement de la Loi fondamentale en 2008.

Candidats "fous"

Selon lui, la seule chose qui reste à faire maintenant, est de « disqualifier » l’élection présidentielle d’avril prochain à travers une « abstention massive ». Les candidats doivent se « retirer » et laisser Bouteflika faire la course tout seul. Le chef de l’Etat sortant ne peut pas tenir le coup comme il l’avait fait en 1999, lors du retrait de sept candidats, parce que le contexte a changé, a-t-il expliqué.

Faisant allusion à Ali Benflis, l’ancien président du RCD s’est dit étonné par l’attitude de certains candidats qui maintiennent leur engagement dans la présidentielle en dépit de la « confiscation des institutions par la tribu de Bouteflika ». Il a cité les ministères de l’Intérieur et de la Justices ainsi que le Conseil constitutionnel, dirigés par des proches de Bouteflika.

Pour lui, il n’y que deux hypothèses pour expliquer le cas des candidats en lice actuellement : « soit ils ont obtenu des promesses de la part de ceux qui distribuent les quotas, ou bien ils sont fous ».

Selon la lecture faite par l’ancien leader du RCD, il n’y a pas de conflit entre le président et le service de renseignements. « C’est le DRS qui a ramené Bouteflika et qui a bourrée les urnes pour lui. La Présidence et le DRS se sont mis d’accord sur la fraude et la corruption. Les différends entre les deux traitent uniquement du partage de la rente », a expliqué Saïd Sadi.

Source El Watan Farouk Djouadi

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26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 07:52

Algérie - Candidature de Bouteflika : Ironie et inquiétude à l’étranger

point interrogation

 

De l’étranger, on voit bien l’Algérie emprunter le chemin tout tracé du Zimbabwe.

Ce pays lointain, situé au sud du continent africain, est gouverné par le même homme, Robert Mugabe, depuis 1987. Profitant de l’anniversaire, le 21 février dernier, du président Mugabe qui a fêté ses 90 ans – dont un tiers au pouvoir – les commentateurs étrangers de l’annonce de la candidature de Abdelaziz Bouteflika ont tout de suite fait le parallèle. Certains d’entre eux parient même que le président Bouteflika finira, sauf contrainte biologique, par battre le record de longévité au sommet du pouvoir, jusque-là détenu par Mugabe. Mais le parallèle ne se limite pas uniquement à cela. Dans les commentaires, on insiste sur l’aspect socioéconomique. Pays rentier, dépendant du pétrole, l’Algérie risque également d’égaler le Zimbabwe, dont l’inflation a atteint des seuils astronomiques. «Les Algériens doivent désormais se regarder dans le miroir des Zimbabwéens. Ils verraient bien leur avenir», lâche ironiquement Danielle dans un commentaire posté sur le site d’un journal français. «Bouteflika, le Mugabe algérien», «L’Algérie regarde vers le Zimbabwe» ou encore «deux mandats de plus pour pulvériser Mugabe», les commentateurs s’en donnent à cœur joie.

Le parallèle peut paraître pour certains excessif. Mais les internautes étrangers estiment que le cas Bouteflika est plus édifiant en ce sens qu’il n’a pas la santé de Mugabe, bien que moins âgé que lui de 13 ans. Ils insistent sur ce point, s’appuyant sur les rappels faits par la presse française, belge, suisse et britannique sur les soucis de santé du chef de l’Etat. Pour Laurent, c’est tout simplement «un non-sens», cette candidature. Joël Jean Roy se demande si «la momie bouge encore»...

De son côté, Marc L. se marre de cette annonce : «Bouteflika, carrément transparent, est donc candidat à sa propre succession ! Nul doute qu’il sera réélu à la soviétique. Dans quelques mois, les Algériens seront gouvernés par un président sous assistance respiratoire, voire en coma dépassé...» Et il n’y a pas que lui qui voit notre pays de cet œil. D’autres, qui suivent visiblement de près l’actualité de l’Algérie, n’ont pas manqué l’occasion pour rappeler son vœu clairement exprimé de mourir Président. «Le président algérien va-t-il exaucer son vœu de mourir à la présidence ?», se demande un certain Hugo.

«Assistance respiratoire»

Le séjour de Bouteflika n’a pas échappé aux internautes. «Bouteflika : le président qui ne fait rien pour son peuple et se fait suivre régulièrement au Val-de-Grâce aux frais de ses contribuables», lit-on encore dans les nombreux commentaires suscités par cette candidature, qui semble bien inspirer les amateurs d’humour sarcastique. «Il a de la chance que le ridicule ne tue pas», lâche ironiquement un autre commentateur sur le site du Parisien. Et un autre d’enchaîner : «Vu son état, il a dû oublier qu’il a déjà fait trois mandats…»

Le fameux discours du président Bouteflika, prononcé en mai 2012, où il affirmait que sa génération était finissante et suggérait que l’heure était arrivé pour céder le pouvoir aux jeunes générations, a été rappelé et longuement commenté. «A 76 ans (et moins) on doit laisser le pouvoir à quelqu’un de plus jeune. Une plus jeune. Je ne sais pas si c’est possible en Algérie, pays où les femmes (je crois) sont considérées légalement comme des mineures. Qu’a fait ce monsieur pour faire évoluer cette injustice ? Mérite-t-il d’être au pouvoir encore, si c’est pour faire perdurer la discrimination contre les femmes ?» se demande un étranger qui affirme avoir séjourné plusieurs années en Algérie.

Hypocrisie!

«L’Algérie est certes riche de ses ressources pétrolières et gazières, mais pauvre en libertés et en droits. Je suis parti travailler là-bas deux ans et, franchement, il y a tant de choses à faire avec des gens assoiffés de réussite pour leur pays. Malheureusement, la corruption a atteint tous les niveaux, du simple vigile au responsable du service administratif. S’ils ne tournent pas la page du passé pour enfin bâtir une véritable démocratie, je crains le pire pour ce pays car les jeunes en ont marre de voir les mêmes, depuis 50 ans, faire la pluie et le beau temps et jouer avec leur destin», soutient un autre internaute, qui affirme avoir été cadre dans une multinationale en Algérie.

D’autres commentaires relèvent l’hypocrisie des gouvernements occidentaux qui prêchent la démocratie mais ne cherchent au fond qu’à défendre leurs intérêts matériels. C’est le cas de Jean-Baptiste, qui se définit comme un citoyen libre. «C’est normal dans le Monde arabe, des morts vivants sont présidents ou rois sans aucune légitimité grâce à la bénédiction de nos gouvernants hypocrites», écrit-il. Un autre abonde dans le même sens. «La France a tout bénéfice de le voir (Bouteflika) briguer un quatrième mandat», estime-t-il, faisant un round up des marchés publics dont bénéficient de nombreuses entreprises de ce pays. Et pour clore, un Franco-Marocain se réjouit de voir naître «une nouvelle monarchie au Maghreb». «Mes frères marocains ne vont plus se sentir seuls», ironise-t-il.

 

Source El Watan Mokrane Ait Ouarabi

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26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 07:51

Entre surprise et consternation

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Quatre jours après l’annonce de la candidature de Bouteflika, des citoyens algériens y sont soit favorables, soit opposés. Mais tous partagent un point essentiel : la peur pour l’avenir du pays.

C’est une honte, une hérésie. Nous sommes descendus très bas.» Debout devant son micro-ordinateur, Mohamed, tenancier d’une mercerie dans le quartier populaire de Belcourt, rumine sa colère. Il cache sa honte d’appartenir à un pays qui sera probablement géré par un vieillard malade.

Ce qui nous arrive est grave. Mais ce qui m’étonne le plus, c’est que la classe politique, censée être informée, s’étonne que Bouteflika soit candidat. Les gens semblent oublier que cet homme a changé la Constitution en 2008 pour s’offrir une Présidence à vie !», dit le sexagénaire. «Ce qui me chagrine, ajoute l’homme, est l’image que nous donnons à l’extérieur !»

L’avis de cet homme est partagé par Nassim. Ce haut cadre de l’Etat, âgé de 35 ans, estime, lui aussi, que les Algériens méritent mieux. «Je me suis toujours refusé de croire qu’en Algérie de 2014, l’argent domine nos moeurs au point où, au sommet de l’Etat, on fait tout pour s’assurer une impunité, quitte à nous présenter un Président malade», estime le jeune cadre. Mais comme beaucoup d’Algériens, notre interlocuteur trouve des circonstances atténuantes au chef de l’Etat : «Bouteflika est un personnage politique remarquable, il a fait beaucoup de bonnes choses pour le pays. Mais je ne pense pas qu’il puisse assurer ses fonctions à cause de sa maladie.»

La gent féminine n’est pas en reste. Si cette catégorie de la société n’est plus structurée comme elle l’était dans les années 1990, elle fait entendre sa voix. C’est le cas de Samia, jeune fille de 27 ans, cadre dans une entreprise privée implantée à Sétif. Pour elle, Abdelaziz Bouteflika ne «doit pas se représenter à un nouveau mandat. Il est vieux et malade. Je doute qu’il ait les capacités nécessaires pour gouverner». Elle avoue pourtant que, d’habitude, elle ne s’intéresse pas beaucoup à la politique. Il faut dire qu’il se trouve encore des Algériens qui n’ont pas une mauvaise opinion de Abdelaziz Bouteflika, mais ne souhaitent pas le voir une nouvelle fois candidat à cause des dangers que cela pourrait provoquer pour le pays. C’est le cas de Driss, cinquantenaire, dirigeant d’une PME située sur les hauteurs d’Alger. «Je suis pour le quatrième mandat, pas parce que j’aime Bouteflika, mais je pense que cette candidature va pourrir la situation politique en Algérie et poussera la société à réagir massivement», a-t-il dit. Malgré cela, notre interlocuteur, qui n’est inscrit dans aucun parti politique, estime que la candidature du Président «malade» n’est «pas normale».

Pour aller à l’encontre de l’ordre établi, Rym, 27 ans, ne veut pas de changement. Cette universitaire originaire de Béjaïa estime que «la caricature faite du chef de l’Etat est choquante». Pour elle, le Président «a fait quand même des choses».

Entre Mohamed, Nassim, Samia, Rym et Driss, il y a certainement un point commun. Tous veulent un avenir meilleur pour le pays. Mais à l’image de la scène politique actuelle, les opinions sont divergentes sans être violentes

Source El Watan Ali Boukhlef

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26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 07:50

La contrefaçon change de look

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La chute des saisies de produits contrefaits de 51,6%, l'année dernière par rapport à 2012, n'est nullement un indicateur du recul du phénomène de la contrefaçon en Algérie.

Un constat dressé par Fadila Ghodbane, sous-directrice chargée de la lutte contre la contrefaçon à la Direction générale des douanes (DGD), qui a précisé que 378.208 articles contrefaits ont été saisis en 2013 contre 781.653 l'année d'avant. La DGD explique cette forte baisse de volume des marchandises imitées sur le marché algérien par un contrôle douanier amoindri affecté par le manque de coopération des propriétaires de marques. Autre raison de cette statistique, le désintéressement des importateurs nationaux qui se sont détournés des marques de références « protégées » par des conventions pour s'orienter davantage vers des labels inconnus des services des douanes. Par ailleurs, la Turquie a détrôné, avec 46,66% de produits de contrefaçon, la Chine, avec 36,66%, alors première au rang des pays d'origine des articles contrefaits. Arrivent ensuite l'Espagne, la France et l'Allemagne, selon les statistiques douanières. Parmi les produits incriminés, un hit-parade où on retrouve les produits cosmétiques avec 70,93% des saisies (268.280 articles), suivis par les articles de sport avec 22% (83.500 articles), l'outillage électrique avec 6,72% (25.424 articles) et les produits électriques (1.004 articles).

En juin 2011, et à l'occasion des travaux de la cinquième conférence nationale des cadres de l'administration des douanes qui s'était tenue à Tlemcen, le directeur général des douanes, Mohamed Abdou Bouderbala, a rappelé que 60% des produits importés en Algérie destinés à la revente en l'état sont contrefaits. Une estimation faite sur la base du taux des saisies des articles contrefaits par rapport au volume global des produis importés pour la revente chaque année. Ainsi et depuis sept ans, les douanes algériennes ont saisi plus de sept millions d'articles contrefaits. Qualifié de véritable fléau et de gangrène de l'économie nationale, mettant la santé et la sécurité du consommateur en danger, la lutte contre ce phénomène reste pourtant loin des standards internationaux. En 2009, un rapport annuel établi par les services du Représentant au commerce international (USTR), un organisme américain qui établit, chaque année et depuis 21 ans, une liste de pays « mauvais élèves» en matière de lutte contre la contrefaçon, classait l'Algérie à la troisième sur une liste rouge de onze pays dite «de surveillance prioritaire» de la contrefaçon. En d'autres termes, après la Chine et la Russie, l'Algérie serait le pays qui lutte le moins contre la contrefaçon dans le monde. Cette faiblesse confessée trouve son explication, selon le ministère du Commerce, dans l'absence d'un système de contrôle adéquat et le manque d'outils d'analyse. Tout en reconnaissant la limite logistique de ses services, le manque de moyens modernes d'expertise comme les laboratoires de contrôle au niveau des frontières ou l'insuffisance des agents douaniers, formés sur plusieurs marques de produits pour intercepter les articles contrefaits, le DG des douanes incitera toutes les parties engagées dans le combat à intensifier la lutte contre ces importateurs-fraudeurs. Il citera nommément les propriétaires de marque, les associations de protection des consommateurs, comme les services des douanes ou du commerce. Ainsi, et en 2013, plusieurs actions ont été engagées par la DGD avec notamment des formations spécialisées au profit des agents des douanes sur les techniques d'identification des produits contrefaits et des protocoles de coopération avec les autres institutions de l'Etat et les détenteurs de marques. Dans cette optique, un protocole d'accord a été signé entre la DGD et l'Office national des droits d'auteurs et des droits voisins (Onda) pour renforcer la lutte contre l'atteinte aux droits de la propriété intellectuelle et artistique alors que d'autres protocoles de coopération sont attendus le courant de cette année entre les douanes algériennes et l'Institut national algérien de la propriété industrielle (Inapi) et le ministère du Commerce. Un comité interministériel regroupant les secteurs concernés par la lutte contre la contrefaçon sera installé prochainement pour débattre de cette problématique, a encore indiqué Mme Ghodbane.

Dans un autre registre, la DGD a indiqué que les importations de l'Algérie en janvier dernier se sont établies à 4,31 milliards de dollars (mds usd) contre 4,69 mds usd le même mois de l'année écoulée, en baisse de 8,06%. Un recul dû en grande partie à une diminution des importations des groupes des « biens destinés à l'outil de production» (barres en fer et en acier, des huiles destinées à l'industrie alimentaire et le bois... etc.), et les « biens de consommation non alimentaires » (médicaments, véhicules de tourisme, meubles, tissus et appareils et dispositifs électriques... etc.), avec respectivement -23% et -21%.

Source le Quotidien d’Oran Moncef Wafi

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26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 07:49

Déclin des réserves, explosion de la consommation

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Les réserves stagnent et les efforts d’exploration n’aboutissent qu’à des gisements de plus en plus petits, ne présageant rien de bon et risquant d’induire un rapide déclin de la production et un recul d’au moins 3% des ressources ultimes à très court terme.

En Algérie les jours de la rente seraient-ils comptés ? La conférence tenue hier à l’initiative de l’association des ingénieurs d’Etat diplômés de l’IAP, sur le thème «Développement économique et transition énergétique», a conforté certaines appréhensions à ce sujet. Qu’ils soient pétro-optimistes ou pétro-pessimistes, les intervenants s’accordent sur un point : si rien n’est fait pour changer de cap, renforcer les investissements dans le secteur, accélérer l’effort d’exploration et réformer les politiques de prix et de subvention, on ira tout droit dans le mur. Le fait est que la moitié des réserves prouvées que ce soit en pétrole et en gaz ait déjà été produite et que l’avenir ne réserve nullement de perspectives encourageantes comme on souhaiterait le faire croire.

C’est ainsi que Sidi Mohamed Baghdadli, ancien cadre de Sonatrach, a estimé hier que l’Algérie a largement dépassé le stade du Peak Oil & Gas. Car si la production d’hydrocarbures en Algérie a crû entre 1999 et 2005 de 30%, elle n’a eu de cesse de décliner depuis.

Les réserves stagnent et les efforts d’exploration n’aboutissent au final qu’à des gisements de plus en plus petits, ne présageant rien de bon et risquant d’induire un rapide déclin de la production et un recul d’au moins 3% des ressources ultimes à très court terme. L’ex-PDG de Sonatrach, Abdelmadjid Attar, se fera plus alarmiste.

En prenant en compte le niveau des réserves probables et possibles, si rien n’est fait en termes d’exploration et en termes d’efficacité énergétique d’ici à 2019-2022, l’Algérie pourrait ne plus honorer ses engagements à l’export à partir de 2030. Fervent défenseur des gaz de schiste, Attar a même estimé que les hydrocarbures non conventionnels ne parviendront pas à eux seuls à remédier au problème. Et d’ajouter que les hydrocarbures de schiste ne parviendront, au rythme où vont les choses, qu’à compenser les besoins de la consommation interne. Un avis partagé par l’ancien ministre de l’Energie, Nordine Aït Laoussine. Cependant celui-ci estime qu’avant d’évoquer le développement des hydrocarbures non conventionnels, il faudrait d’abord avoir une idée précise des réserves dont nous disposons et penser à l’intensification des bassins sous-explorés, ainsi qu’en offshore, et à améliorer les taux de récupération des gisements en exploitation.
Politique des prix suicidaire

L’ex-ministre estime aussi qu’il faut revoir notre vision du partenariat avec les opérateurs étrangers. Estimant que les majors pétrolières disposent aujourd’hui d’une pléthore d’opportunités et que les chantres des nationalismes pétroliers tels que le Mexique, la Russie et même l’Iran ont dû réviser leur législation, il appartient à l’Algérie de rendre son cadre réglementaire attractif et du moins assurer une certaine stabilité juridique au profit des investisseurs potentiels. Et d’ajouter qu’au vu des récentes annonces en la matière, le prochain appel d’offres pour l’attribution de blocs d’exploration sera le baromètre pour d’hypothétiques avancées. Reste un problème lancinant, celui de l’explosion de la consommation interne.

Pour Mustapha Mékidèche, économiste, consultant et ex-cadre de Sonatrach, la croissance de la consommation interne en énergie primaire et particulièrement de gaz représente un défi pour un pays gazodépendant comme l’Algérie. Elle fragilise d’ailleurs la position de l’Algérie, pays exportateur de gaz. Position déjà menacée par les attaques sur les contrats à long terme et la concurrence de nombreux pays entrant sur les marchés traditionnels de l’Algérie.

Dans ce sens, il met à l’amende les politiques incohérentes aussi bien du gouvernement que d’opérateurs comme Sonelgaz. Il reproche ainsi à l’électricien national sa persistance dans la voie de génération d’électricité exclusive à partir du gaz, alors que le gouvernement a pris des mesures en faveur de génération mixte gaz-solaire. Il se demande pourquoi cette décision ne se reflète pas dans les récents appels d’offres de Sonelgaz. Au gouvernement, il reproche une politique des prix et de subventions suicidaires encourageant le gaspillage au sein des ménages et organisant un transfert de la rente au profit des industriels, les unités pétrochimiques réalisées en partenariat avec des étrangers en étant la parfaite illustration.

Transcendant les échéances électorales, M. Mékidèche estime qu’il faudrait revoir la politique des prix et mettre en compétition les futurs investisseurs autour de la question des prix plancher du gaz. Un avis qui reçoit l’assentiment du pétro-optimiste et actuel conseiller du ministre de l’Energie, Ali Hached. Celui-ci nous confie d’ailleurs que beaucoup de solutions peuvent être imaginées pour freiner la croissance de la consommation et arrêter, à titre d’exemple, la concurrence déloyale du gasoil par rapport au GPL. Au-delà de la politique des prix, il peut penser à la différenciation fiscale, ou à certaines mesures coercitives comme des barrières non tarifaires à l’entrée de certains types de véhicules. Il jugera cependant le propos de congénères trop alarmistes, estimant que le problème du secteur n’est pas dans le sous-sol, mais en surface.

Car il s’agit, en premier lieu, de revoir l’organisation de Sonatrach et de la doter des moyens matériels, financiers et humains pour l’atteinte de l’objectif qui est de doubler la production de gaz et d’augmenter celle de pétrole d’ici 10 ans. Il pense aussi à l’impératif de réfléchir sérieusement à la question de la dépendance structurelle de l’économie nationale aux hydrocarbures, véritable enjeu et défi de l’heure.

Source El Watan Roumadi Melissa

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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 02:51

Au bonheur de ces dames…. !

diapo fesses 1900

 

Gérard était en déplacement dans une grande ville. Un soir, dans un bar, il aperçoit une bombe entrer au bras d'un mec d'une laideur inénarrable. Il demande au barman s'il connaît la fille et est surpris d'apprendre que c'est une prostituée. Il la regarde tout le reste de la soirée en se disant qu'il pourrait s'offrir une telle beauté. Il revient le lendemain. La fille est là, seule. Il prend son courage à deux mains et l'aborde.

- Est-ce vrai que vous êtes une prostituée ?

- Bien sûr, mon grand loup. Que puis-je pour toi ?

- Ben, chais pas. Combien vous prenez ?

- 500 Euros pour une branlette.

- 500 la branlette ? mais ça va pas ?    

- Tu vois la Ferrari garée devant le bar ?

 Gérard regarde et voit une Ferrari rouge rutilante.

- J'ai payé cette Ferrari en liquide avec l'argent que j'ai gagné de mes branlettes, et crois-moi, ça les vaut.

Gérard réfléchit un peu et se décide. Ils partent ensemble et Gérard reçoit la plus phénoménale branlette qui soit, mieux qu'une nuit complète d'amour, la plus extraordinaire expérience de sa petite vie.

La nuit suivante, il l'attend avec impatience au bar et quand elle entre, l'aborde immédiatement.

- La nuit dernière était incroyable !

- Bien sûr que c'était incroyable, et encore t'as pas goûté à mes pipes...

- Et c'est combien ?

- 1000 Euros

- 1000 Euros, c'est ridicule !

- Tu vois l'immeuble grand standing en face de la rue ?

Gérard regarde l'immeuble de 12 étages.

- J'ai payé cet immeuble en liquide avec l'argent que j'ai gagné avec mes pipes, et crois-moi, ça les vaut.

Basé sur son expérience de la veille, Gérard se doit d'essayer. Il part avec elle et une fois encore n'est pas déçu.

La nuit suivante, il peut à peine se contenir tant il est anxieux de la voir. Quand elle arrive, il se précipite :

- Je suis accro !... T'es la meilleure ! Dis-moi, combien ça me coûte pour ta chatte ?

Elle le prend par la main, l'emmène sur le trottoir, et montre le bas de la rue, où, entre deux immeuble, il peut voir toute la ville.

- Tu vois cette ville ?

- Non, arrête tes conneries... Tu veux quand même pas dire que...

Elle hoche la tête :

- Oui oui, si j'avais une chatte, cette ville serait à moi !

Le Pèlerin

 

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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 00:28

Sacrés Paysans

Paysans.jpg

 

Un paysan s'arrête au garage du coin pour faire réparer sa camionnette.

Le garagiste ne peut pas le faire immédiatement et doit garder la camionnette.

Le paysan se dit alors qu'il n'habite pas loin et qu'il va rentrer à pied

Sur le chemin du retour, il s'arrête dans une boutique où il achète un seau et une boîte de 5 kg de peinture. Puis il s'arrête dans une autre boutique et prend deux poules et une oie.

Mais, arrivé laborieusement dehors, il a un problème : comment porter tous ses achats jusqu'à la maison ?

Pendant qu'il se gratte la tête, une petite vieille s'approche de lui et lui dit qu'elle est perdue.

Elle lui demande : "Pouvez-vous me dire comment aller au 39 allée de Saint Guy ?"

Le paysan lui dit :"Eh bien, en fait, ma ferme est tout près de cette maison

Je me mettrais bien en route, mais je n'arrive pas à porter tout ceci."
La vieille dame suggère : "Pourquoi ne mettez-vous pas la boîte de peinture dans le seau.

Portez le seau d'une main, mettez une poule sous chaque bras et portez l'oie dans l'autre main ?"

"Merci bien", dit-il, et il se mit en route accompagnant la vieille dame.

En cours de route, il dit :"Prenons mon raccourci et descendons par ce sentier.

Nous y serons en un rien de temps."

La petite vieille le regarde attentivement et dit :

"Je suis une veuve sans personne pour me défendre...

Qui me dit que quand nous serons dans le sentier vous n'allez pas me coincer contre un mur, retrousser ma jupe et me faire Dieu sait quoi ?"

Le paysan dit :"Cré vingt dieux, ma petite dame, je porte un seau, une boîte de 5 kg de peinture, deux poules et une oie. Comment diable pourrais-je vous coincer contre le mur et faire ça ?"

La vieille dame répondit : "Posez l'oie, recouvrez-la avec le seau, mettez la boîte de peinture sur le seau, et je tiendrai les poules..."

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23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 18:01

Algérie - Bouteflika-DRS : La part du bruit, la part de la fureur

bouteflika armee

 

Guerre ? Hostilité ?  Volonté de bousculer la mainmise du DRS incarné par Toufik ? Les tensions entre Présidence et DRS sont nourries par un terreau fertile et une logique qui a marqué le règne de Bouteflika. Rappel.

«Regardez toutes ces cités sorties de terre en si peu de temps, tous les appartements appartiennent à des officiers et à des sous-officiers du DRS.» Ce haut fonctionnaire de la présidence de la République ouvre grands ses bras malgré le costard cintré qui emmaillote sa grande taille. Le ton est colérique, avec une moue de dégoût déformant sa bouche. Nous sommes quelque part aux abords de Saïd Hamdine, sur les hauteurs d’Alger, pas loin de certaines casernes de l’ex-Sécurité militaire, vouée publiquement aux gémonies par le clan présidentiel. «Des années et des années à piller, à se mettre du fric dans les poches, à faire les cow-boys sans qu’aucune autorité ne les arrête, poursuit-il. Il faut en finir avec eux.» «Nous les avons trop subis, l’impunité a trop duré», renchérit l’homme, fidèle au clan présidentiel, sherpa du cercle restreint d’El Mouradia, dans différentes missions discrètes de lobbying, notamment au sein du parti FLN.

«Ils se sentent tout-puissants ces moustachus du DRS. Ils se barricadent derrière leur patron, ce Toufik, complètement parano, enfermé dans son bureau-bunker, qui passe ses journées - ce grand malade – à fomenter des complots, à tirer les ficelles de la politique, de la société, de l’économie, de la diplomatie et de la presse – oui, oui, vous êtes tous complices – pour échafauder ses plans démoniaques…», s’emporte le haut fonctionnaire de la Présidence, avant de se calmer : «Vous devriez être de notre côté si on veut se débarrasser de la toute puissance du DRS et de son patron.» Du côté de qui exactement ? «On sait qu’une partie de la presse privée ne nous aime pas, parle de Saïd Bouteflika à tort et à travers, mais il n’a aucun lien avec les affaires d’argent sale, se défend notre haut fonctionnaire. Le fait est que des gens malhonnêtes règlent leurs affaires de business, ici en Algérie ou à l’étranger, en se faisant passer pour des proches du frère, alors ne soyez pas si dogmatiques et aveugles !»

Haine

«Je suis passé pas loin, j’aurais pu l’écraser avec ma BMW, mais il a reculé au bon moment, m’a reconnu et a passé son chemin.» Le gaillard est robuste, muscles nerveux saillants sous la veste en jeans, le 9 mm écrasant ses côtes dans son holster en cuir ramené des USA. Youcef débite sa haine sans ménagement, cette jeune recrue du Scorat n’a pas froid aux yeux, ce n’est pas dans les habitudes de la maison d’ailleurs. «On nous fixe un objectif, et on y va, on ne discute pas, on fonce, pour la patrie, on a été formés et, plus que ça, éduqués ainsi.» «C’était Saïd, le frère de Bouteflika, à Hydra, je voulais juste lui faire peur, après tout ce qu’on sait sur lui, ce qu’il a fait aux gradés à la Présidence, les humiliations, les cris, les gifles… On n’est pas du bétail.» Youcef, pourtant très mesuré dans ses propos, économe dans ses gestes (tout une ergonomie imposée par sa filiation au Scorat, ou Service de coordination opérationnel et de renseignement antiterroriste tenu par le général Hassan, ou Abdelkader Aït Ouarabi, un concentré d’éléments fantômes et efficaces), se lâche : «Nous obéissons à nos chefs, au Président, au général Toufik, mais pas à des voyous comme Saïd qui salissent l’honneur et le sang de ceux qui crèvent, alors que  lui bâtit des villas à Poirson.» 

Le «Barbu»

Calmez-vous sergent, il ne s’agirait que de rumeurs, des accusations infondées, du fantasme. «Que lui importe à lui ou d’autres si nombreux, enragés contre les humiliations que font subir le clan des Bouteflika aux combattants du terrorisme ?!», nuance, ombrageux, un ex-membre des commandos du soudain disparu et sulfureux Smaïl Lamari, reconverti dans l’industrie sécuritaire. «Ces mecs-là ont comme idole Othmane Saadi (colonel du Scorat, dit Boulahya (le Barbu), génie de l’infiltration et de la destruction des groupes islamistes, tué dans un attentat début 2010 à Akbou), pas les dandy de Sidi Yahia si fiers d’avoir dîné avec Saïd Bouteflika», poursuit notre ex-opérationnel.

Deux mondes s’opposent, s’affrontent donc. Les uns défendent les combats qu’ils ont menés au sein du DRS et de l’Armée nationale populaire contre le terrorisme, fermant les yeux sur les dérives des siens ; les autres, du clan présidentiel, regardent ces derniers comme les fondés d’un pouvoir qu’ils ne veulent partager. «Durant tout son règne, le Président a mené une longue guerre pernicieuse contre l’armée sans jamais la faire éclater au grand jour afin d’asseoir l’autorité qui lui manquait», témoigne un ancien ministre de Bouteflika. «Bouteflika a déjà menacé, il y a quelques années, les chefs de la lutte antiterroriste de leur coller la mort accidentelle de Saïdi Fodhil, l’excellent général pressenti pour remplacer Mediène, il les a menacés de lancer les ONG internationales sur la piste des véritables commanditaires du meurtre de Boudiaf ou de Kasdi Merbah, rappelle un haut cadre de l’Etat.

Il vilipendait le club des “15 puissants“ en parlant du cabinet noir des généraux janviéristes et à Jijel, il a même cité le “fumeur de cigare“ pour parler de Mediène, mais c’était du beaucoup plus théâtre.» Du théâtre ? Pas tellement. «Bouteflika et son frère cadet, Saïd, n’oublieront jamais que c’est l’armée et Kasdi Merbah, patron des services à l’époque, qui l’ont évincé de la Présidence en 1979 après le décès de Boumediène», note un ancien haut officier. «C’est un revanchard», poursuit-il.

«Des singes !»

«Bouteflika a refusé le poste de Président en 1994 parce qu’il ne voulait pas avoir Khaled Nezzar, le parrain de l’armée à l’époque, comme cofondé de pouvoir», rappelle-t-on. «Ou parce que la situation était trop explosive à l’époque, avec un Khaled Nezzar et un Larbi Belkhir qui faisait le ménage dans l’armée pour s’imposer, Mediène et Smaïl Lamari en embuscade», rappelle encore un ex-général témoin des tensions de 1993-1994. Pour Bouteflika, ce sont des «requins qui règlent les affaires entre eux», des «gros bras qu’il faut mater du premier coup», raconte un proche du Président. Et il leur a montré de quel bois il se chauffe en 1999, lors de sa première réunion avec l’état-major : «Ce sont quelques petits singes de montagne qui vous ont donné le tournis depuis toutes ces années», lança-t-il aux généraux qui s’étranglaient de rage alors qu’ils lui présentaient la situation sécuritaire et les plans de l’antiterrorisme. «Un officier s’est levé et a lancé : “Je ne vous permets pas d’insulter les sacrifices de nos hommes.“ Bouteflika l’a regardé sans rien dire et l’a ignoré», confie un témoin de la scène, il y a quelques années.

Mépris ?

N’y a-t-il que du mépris dans l’attitude de Bouteflika (ou des Bouteflika) vis-à-vis de l’armée ? «Non, il y a pire», rappelle un ancien ministre de Bouteflika : «Très clairement, le Président et ses proches ont bien précisé à tout le monde dans le sérail que ce qui s’est passé avant 1999, ce n’étaient pas ses affaires.» «La décennie noire, les dérives sécuritaires, les massacres, Tibhirine, les disparitions forcées, le Colas, les Ninjas, les rafles, les camps du Sud, Boumaârafi… tout ça c’est vos m… C’est le message de Bouteflika», ajoute l’ancien ministre qui poursuit : «Mais en agissant de la sorte, le Président ignore un principe capital de la gouvernance : la continuité de l’Etat, car le Président restera comptable de tout ce que l’Etat algérien a fait, c’est un principe inaliénable et auquel les Occidentaux tiennent beaucoup.» Que veut l’armée donc ?

«Laissez-nous travailler»

«Qu’on nous laisse bosser tranquilles.» Imad, la quarantaine, est commandant dans une direction technique de l’état-major aux Tagarins (Alger). Etudes à l’étranger grâce à des bourses pour son excellence, famille modeste, Kabyle et mélomane, génie de l’informatique. «Nos chefs, civils et militaires, sont vieux et se font la guerre sale, ils ne nous laissent jamais travailler, avancer dans la modernisation de l’armée, car ça leur fait peur», confie Imad. Avec ses jeunes camarades, ils s’évadent en pêchant au large d’Alger-Ouest en embarquant leurs guitares et en rêvant de faire leur boulot au mieux, loin des paranos du DRS ou des grabataires de l’état-major ou de la Présidence.

Au large, dans leur petite barque, les jeunes officiers, bien formés, trilingues et pointilleux dans leur travail ingrat, toisent de loin les côtes ouest qui abritent les résidences du Club des Pins et de Moretti où se trament les complots, le Centre de repos familial de Sidi Fredj où logent quelques gros bonnets de l’armée et du DRS, et à côté, pas loin, la résidence médicalisée du chef de l’Etat. Panoramique des intrigues et du sommet en panne d’avenir. «Je ne suis pas spécialement pratiquant, dit Imad, mais j’aime bien cette prière : “Dieu, fais que les oppresseurs se battent entre eux et sors nous sains et saufs d’entre eux.“»

Gaïd Salah s’est expliqué sur la réorganisation du DRS

Le général de corps d’armée, Ahmed Gaïd Salah, a expliqué, il y a quelques mois, à de hauts cadres de l’armée, les réajustements opérés au sein du DRS. Selon nos sources, Gaïd Salah a indiqué que la décision d’arrimer la Direction centrale de la sécurité de l’armée à l’état-major a annulé la triple appartenance de la DCSA au DRS, au parquet militaire et à l’état-major. Le chef d’état-major de l’armée a également justifié cette réorganisation par le souhait de voir l’ANP disposer de son propre service secret «à l’instar des autres armées à travers le monde». «Ces réajustements décidés par le président Bouteflika ont permis de dépasser plusieurs dysfonctionnements organisationnels», a déclaré Gaïd Salah aux hauts officiers.

Source El Watan Adlène Meddi

Le Pèlerin

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