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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 19:21

Ouyahia ouvre le débat

Ouyahia.jpg

 

Habituellement très peu prolixe concernant son avenir politique, le secrétaire général du RND, Ahmed Ouyahia, n’a pas exclu, mercredi soir, sur le plateau de l’émission «Hiwar Essaâ» de la Télévision nationale dont il fut l’invité durant plus d’une heure, l’éventualité de briguer le poste de président de la République. 

En réponse à la question de savoir s’il avait l’intention de se porter candidat à la prochaine présidentielle, M. Ouyahia a choisi, cette fois-ci, de reprendre à son compte le commentaire fait par l’ancien président français, Valery Giscard d’Estaing, qui, interrogé sur le même sujet, avait répondu que son accession à la présidence en 1974 était «la rencontre d’un homme avec son destin». «Cela est venu d’un chrétien. Il semble que pareille réplique prendrait plus de sens lorsqu’elle est le fait d’un musulman», a-t-il ajouté comme pour faire comprendre qu’il s’agissait aussi pour lui d’une question de mektoub (destin, ndlr). Mais si le responsable du RND semble s’en remettre au mektoub sur cette question précise, il reste que son «ni oui ni non» a pour effet immédiat (en attendant d’autres éclairages et d’autres éléments d’analyse) d’apporter de l’eau au moulin de tout ceux qui ont soutenu, dernièrement, la possibilité de voir le chef de l’Etat décider, pour une raison ou pour une autre, d’écourter son mandat et d’organiser une élection présidentielle anticipée.

L’hypothèse tient la route d’autant plus que les responsables de l’Alliance présidentielle, à commencer par Ahmed Ouyahia, s’étaient jusque-là fait un devoir presque sacré de ne pas parler d’élection présidentielle tant qu’il y avait un Président en place et, surtout, tant que celui-ci n’avait pas exprimé sa position.

Le Premier ministre – qui est connu pour être un défenseur acharné du strict respect du calendrier des élections – a d’ailleurs souvent réitéré son aversion pour les campagnes politiques anticipées au prétexte qu’elles déteignent négativement sur le bon fonctionnement du pays.Cette attitude ne veut toutefois pas dire que Ahmed Ouyahia ne nourrit pas d’ambitions politiques.

Pas du tout. Ceux qui le connaissent assez bien confient tout justement qu’il en a même à revendre. A l’inverse de certains anciens chefs de gouvernement, ajoutent-ils, il attend bien sagement son heure et que les conditions optimales soient réunies pour se mettre en avant.

Ouyahia dans les starting-blocks

Alors, pourquoi prendre le risque d’ouvrir un débat sur la présidentielle alors que la prochaine échéance politique se trouve être les élections législatives ?  Que s’est-il passé entre-temps ? La santé du Président y est-elle pour quelque chose ? Difficile à dire eu égard au fait qu’une totale opacité entoure cette question. Une chose paraît certaine : le leader du RND ne se serait certainement jamais aventuré à ouvrir ainsi un débat prématuré sur la présidentielle, une élection qui plus est doit avoir lieu en 2014, s’il n’avait pas eu l’aval d’El Mouradia ou s’il n’avait pas eu des arguments à faire valoir.

La sortie inattendue de Ahmed Ouyahia aura, en tout cas, pour conséquence de mettre en état d’alerte maximum les états-majors des partis politiques qui n’ont pas encore prévu le scénario de la présidentielle anticipée. Car quel que soit l’angle par lequel elle est prise, sa déclaration laisse supposer que le chef de l’Etat ne rempilera pas en 2014. Aujourd’hui, l’enjeu consisterait donc juste à savoir si Abdelaziz Bouteflika ira au terme de son mandat. Sur un autre plan, elle explique aussi la raison pour laquelle certains acteurs politiques – qui étaient pour ainsi dire mis en hibernation depuis la dernière élection présidentielle – multiplient ces derniers temps les consultations et s’attellent à réactiver leurs réseaux politiques et économiques. Et tout ce travail a lieu, bien entendu, à l’ombre des émeutes et des contestations sociales que connaît le pays.

Comme en politique, le hasard et le mektoub sont des notions qui n’ont pas du tout leur place, il apparaît avec un certain recul que le Premier ministre, au-delà de se placer dans les starting-blocks, de désamorcer la crise et de défendre le bilan du gouvernement, a surtout entrepris, à travers sa prestation de mercredi soir, de donner des gages à ses sponsors ou à ce qu’il conviendrait d’appeler ses alliés politiques.Et ces gages se traduisent à travers ses positions concernant notamment les nombreuses demandes émanant de l’opposition.

Des demandes qui vont de l’élection d’une Assemblée constituante à celle réclamant une dissolution pure et simple du Parlement.

Si le secrétaire général du RND ne s’est pas du tout montré défavorable à une révision de la Constitution, il a néanmoins donné l’image d’un homme qui n’était pas prêt à prendre part à une entreprise de déboulonnement du système. Bien au contraire, il s’est senti très à l’aise dans les habits du serviteur discipliné du système. Et il n’est pas faux de dire que son genre de profil est celui, sans doute, qui répond le mieux aux critères de sélection des gardiens du temple. Il reste maintenant à Ahmed Ouyahia de descendre dans la rue et d’essayer de convaincre l’opinion qu’avec lui, la République sera entre de bonnes mains. Mais là, c’est déjà un autre débat.

Source El Watan Zine Cherfaoui

Le Pèlerin

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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 19:17

Humour - Les dix règles d'or de la vie de couple :

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Ton jardin secret tu préserveras

Les taches ménagères tu partageras

La belle famille tu apprécieras

La patience tu apprendras

Des compromis souvent tu feras

La routine tu éviteras

Le désir toujours tu entretiendras

Quelque fois les enguelades tu connaitras

Mais toujours au lit tu te réconcilieras

Et toujours " Je t'Aime" tu lui diras

Le Pèlerin

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 23:33

 Lundi 6 Octobre 2003 - Burgos - Castrojeriz

Départ  7h30 Arrivée 15h30    28 km / 695.8 km

Gérard et ses sandales

Jacques avait du se rendre à la poste retirer un colis. Les Suisses ainsi qu'Arvis avaient décidé de rester quelques heures de plus pour visiter Burgos. C'est donc avec Gérard que je reprenais le chemin dès 7h30 à la pointe du jour. La sortie de Burgos se fit sans trop de difficulté. Depuis quelques temps, Gérard avait troqué ses chaussures de randonnée pour une paire de sandales avec lesquelles il marchait fort bien d'ailleurs. Il trottait même.  Nous avons marché sans trop nous poser de questions jusqu'à Tardajos où nous avons pris un petit déjeuner copieux après 2h15 de marche et ravitaillement. 

Nous avons traversé Rabé de Las Calzadas avant de filer tout droit vers Hornillos del Camino où nous sommes arrivés sans toutefois nous attarder sur l'architecture de la ville. Nous commencions à avaler les kilomètres au détriment de l'aspect culturel et touristique de ces lieux qui pourtant ne manquaient pas d'attraits. Nous avons doublé un couple de Français alors que je marchais torse nu. La jeune dame m'a complimenté au sujet de mes mollets...Cela fait toujours plaisirs à entendre. Je lui retournais le compliment au sujet de sa coiffure (j'adore les mèches blondes).

Nota: les photos ont été prises en 2005 lorsque j'ai refait le chemin ...toujours à pied

 Cette Meseta qui n'en finit plus

la Meseta-n\'en-finit plus.jpg

 

Et Hontanas surgit...

Nous attaquions La Meseta ce plateau argileux et calcaire si réputé,  assez pelé, souvent très chaud. Le plateau se montra à nous comme nous nous l'imaginions jusqu'à Hontanas del Camino et son église. . J'y verrai de nombreux troupeaux de brebis. Nous traversions Hontanas ou nous trouverons un refuge mais sans  rien à y manger. Nous trouverons toutefois un marchand ambulant à qui je prenais un jus de pomme et un paquet de madeleines. Mais passé ce village en fait nous longions une vallée fertile et souvent ombragée. Le chemin est fait de contrastes?. 

Nous arrivions enfin à Castrojeriz où nous trouvions un refuge était assez confortable. Il était tenu par un couple hispano-britannique  très sympathique et si je m'entendais bien avec notre hôtesse, j'avais toujours des difficultés avec son époux qui lui ne parlait que le Castillan. Je fis mes mouvements et pris une douche salvatrice. J'?avais toujours quelque peu mal aux bronches. Nous trouvions un supermarché chez qui nous avons fait quelques courses pour le lendemain et nous sommes rendus dans un petit restaurant ou nous avons bien mangé pour 7euros. J?avais fait de la bouteille de vin blanc mon alliée et elle ne me faisait guère de mal ;  pourtant je me sifflais souvent la bouteille de 75cl  seul, et je dormais de mieux en mieux.

  Les Vestiges du Monastère San Anton..le chemin y passe dessous

  

Avnt d\'arriver à Castrojeriz.jpg

Ci dessous le centre de Castrojeritzle-centre-de-Castrojeriz.jpg

 Au restaurant j'ai rencontré Rainer, mon collègue de chambrée à Jaca. Il devait rentrer en Allemagne et ne reprendrai le chemin qu'en 2005.

Je m'endormais vers 23h00

Le Pèlerin

Dessus et dessous, avant d'arriver à Castrojeriz 

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 10:10

Dimanche 5 Octobre 2003 - San Juan de Ortega - Burgos 

Départ 7h45 Arrivée 16h15 (incluant visite du centre et visite de la cathédrale) 28 km / 667.8 km

La Cathédralede Burgos

 

 

 

Le temps s'annonçait finalement assez agréable; le soleil semblait être au rendez-vous.Je passerai d'ailleurs mon temps à me couvrir et me découvrir toute la journée. Nous voici maintenant sur une haute et longue colline. J'y verrai encore des biches, toujours par  trois...

Gérard et moi n'avions aucune provision et donc rien de quoi manger. Il restait à Gérard un bout de pain et quelques amandes que nous nous sommes partagés.   

Le restaurateur chez qui nous avions mangé la veille, nous avait dit que nous trouverions très rapidement 3 bars ouverts. Nous nous sommes mis en route en toute confiance ; mais, les 2 premiers étaient fermés ; que ce soit à Agés ou à Atapuerca. Il est vrai que nous étions dimanche et que la majeure partie des commerces était fermée ce jour là. Il nous a fallu marcher 10 km, aux  abords  de Villalval pour trouver une boulangerie ouverte.  

Nous avons pris un pain chacun et une galette que j'essayais d'avaler sur le champ.  Je crois que j'ai failli m'étouffer tant la galette était sèche. Nous avancions tout de même, la température était quand même fraîche malgré le ciel bleu; et de plus, le vent s'était levé ; je sentais que je prenais froid. La forme de la veille n'était pas au rendez-vous de ce jour. 

A Orbaneja Riopico,  nous avons trouvé un bar. J'ai pris un chocolat, deux gâteaux, puis nous sommes repartis en direction de Burgos. Nous  avons retrouvé Jacques deux km plus loin.   

L'approche de Burgos n'était pas reluisante, beaucoup de déchets et gravats y étaient entreposés.

Nous sommes passés prés de l'Aéroport  avant d'arriver finalement au parc Fuentes Blancas. Nous longerons pendant un long moment le rio Arlanzon,  que nous traverserons pour le suivre à nouveau sur la rive droite, toujours dans ce parc réellement grand.

A Orbaneja Riopico,  nous avons trouvé un bar. J'ai pris un chocolat, deux gâteaux, puis nous sommes repartis en direction de Burgos. Nous  avons retrouvé Jacques deux km plus loin.  

L'approche de Burgos n'était pas reluisante, beaucoup de déchets et gravats y étaient entreposés.

Nous sommes passés prés de l'Aéroport  avant d'arriver finalement au parc Fuentes Blancas. Nous longerons pendant un long moment le rio Arlanzon,  que nous traverserons pour le suivre à nouveau sur la rive droite, toujours dans ce parc réellement grand.  

Nous voici arrivés au centre urbain de Burgos. Nous prenions la direction de la cathédrale. Burgos semblait être une ville très agréable. Il y avait de larges chaussées, de larges trottoirs. Les bâtisses étaient construites en pierres blanchâtres du meilleur goût.

Un km après la sortie du parc, la cathédrale nous apparut, toute grande, majestueuse, toute blanche, ciselée de partout. On dit que c'est une des plus belles cathédrales d'Europe. Cela ne se narre pas, cela se visite...

(les photos montrant l'intérieur datent en fait de l'année 2005 lorsque j'y suis repassé). Nous essayions d'y entrer, mais il y a des heures d'ouverture à respecter et il nous fallait attendre. Nous nous sommes promis d'y revenir un autre jour, une autre année. Nous faisions un tour rapide du centre de Burgos et décidions de filer jusqu'à l'Auberge. 

L'auberge se trouvais deux km plus loin en  aval. Elle était située dans un parc agréable. Elle était constituée de baraquements  en bois prévus pour un hébergement de masse. Les douches et  WC étaient dans un autre bloc. 

Je me couchais et piquait une sieste réparatrice d'une heure trente. J'étais fatigué et me sentais  fiévreux. Je pris encore deux cachets d'aspirine et cela alla un peu mieux 30 mn plus tard.

Jacques, Gérard et moi, nous sommes rendus au centre de Burgos. Nous avons marché plus de 5 km pour nous y rendre et en revenir. Nous avons cherché longuement un restaurant qui nous convenait. Finalement nous en avons trouvé un où nous avons bien mangé pour une somme modique.  

De retour à l'auberge, nous nous sommes couchés vers 22h00. Je me suis réveillé vers 5h00. 

l nous restait environ 500 km à faire pour arriver à Santiago.

Le Pèlerin (à suivre)

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 06:54

Frontière tuniso-libyenne - Clash entre les islamistes et la population

clash-islamistes-population.jpg

 

La situation reste très tendue à Ras Jdir, poste-frontière tuniso-libyen, situé à plus de 500 km au sud-est de Tunis. Tendue non pas  à cause du flux des personnes fuyant la Libye, mais plutôt à cause de la colère des habitants de Benguerdane, ville située à 35 km, contre un groupe d’islamistes qui agit sous le couvert de la solidarité avec les réfugiés.

Ras Jdir (frontière tunisio-libyenne)

Tout portait à croire que la situation allait dégénérer au poste-frontière de Ras Jdir, frontière tuniso-libyenne, situé à plus de 500 km au sud-est de Tunis, n’était le sang-froid des uns et la sagesse des autres. Alors que les groupes de réfugiés continuaient à affluer de la Libye, plus d’une centaine de personnes armées de barres de fer, de manches à balai, de branches d’olivier et de gourdins, se sont ruées vers le campement d’un groupe d’islamistes installé à l’intérieur du poste-frontière. Toutes scandaient des slogans anti-islamistes et proféraient des menaces à leur encontre. «Nous ne voulons plus de ces barbus dans la ville. Nous refusons leur diktat. Ils doivent partir d’ici», lance un sexagénaire furieux. Il veut à tout prix démonter l’une des tentes où sont entreposés des stocks de produits alimentaires. D’autres jeunes lui emboîtent le pas et malmènent les occupants des tentes portant de longues barbes, la tête surmontée d’un képi et vêtus de tenues afghanes (une longue tunique et un pantalon large qui arrive à peine aux chevilles).

De la résistance  aux barbus

En fait, en touchant au gagne-pain des habitants, les islamistes ont signé leur «arrêt de mort», déclare un militaire. «Ils ont interdit aux Libyens de venir acheter les pâtes et vendre le carburant. De quel droit ? Ils savent très bien que la population de Benguerdane survit grâce au commerce avec les Libyens. Que veulent-ils ? Nous voir mourir de faim ?», lance en colère un jeune d’une trentaine d’années, qui fait dans la revente informelle du carburant libyen. Un autre abonde dans le même sens. Armé d’une barre de fer, il veut coûte que coûte régler le compte à l’un des barbus, qui se présente, selon lui, comme étant l’émir. «Ils nous ont créé un Etat dans un Etat et les autorités ne font rien.

Chaque jour, ils font des halakat (des rencontres) dans certaines mosquées de la ville. Ils obligent les transporteurs publics à séparer les femmes des hommes et les directeurs des lycées à bannir la mixité dans les classes. Aujourd’hui, ils viennent nous couper nos vivres. Jamais nous ne les laisserons faire. Ils doivent passer sur nos corps», crie-t-il. La tension monte d’un cran. Les islamistes tentent de s’expliquer. Ils demandent aux jeunes de «se calmer» en attendant l’arrivée de « Amir al mouminine » (l’émir des croyants). «Partez d’ici, nous ne voulons plus de vous. Vous donnez une piètre image de l’Islam. Nous ne voulons plus de vous. Vous trahissez votre pays et votre religion», déclare l’un des plus vieux protestataires. La soixantaine largement dépassée, il est le premier à avoir envahi le campement des islamistes, en leur crachant en plein visage. Il veut en découdre avec eux à coups de branche d’olivier qu’il porte dans ses deux mains et s’en prend aux militaires en leur reprochant leur «passivité».

Une tension inquiétante

C’est alors que l’un des barbus intervient : «Qui êtes-vous pour nous demander de partir ? Etes-vous le ministre de l’Intérieur ? Personne ne nous fera partir d’ici, bi indhni Allah (avec la bénédiction de Dieu.)» Une déclaration qui met le feu aux poudres et exacerbe la colère des jeunes. Les militaires arrivent en force et séparent les deux belligérants. Les islamistes se retirent dans un coin. Ils scrutent discrètement les jeunes contestataires qui se regroupent un peu éloignés de la barrière du poste-frontière. Ils refusent de partir jusqu’à ce que les autorités «chassent» des lieux ceux qu’ils qualifient «d’intrus». Pour eux, ces derniers ont «dépassé leurs limites». Il a fallu des heures de discussions menées par des officiers de l’armée pour que le calme revienne. Un calme plutôt précaire, car que ce soit dans la ville, dans le camp des réfugiés ou au poste-frontière de Ras Jdir, les altercations avec les islamistes sont de plus en plus fréquentes. D’abord à cause de leur comportement ségrégationniste. Dès qu’un groupe d’Africains arrive, les islamistes se précipitent vers eux avec des bouteilles d’eau minérale et des biscuits, en leur posant la question : «Etes-vous musulmans ?» Si la réponse est positive, ils leur distribuent l’aide. Dans le cas contraire, ils reviennent avec cette aide aux tentes. Ce qui est totalement contraire aux principes qui régissent les activités humanitaires. 

Les islamistes s’imposent

Au camp Choucha qui abrite les réfugiés, les islamistes ont fini par imposer leur loi aux volontaires. Pas de mixité sous les tentes et la réduction du nombre de volontaires femmes, et surtout l’obligation pour celles-ci de porter des tenues «mouhtachem», c’est-à-dire pas de pulls à manches courtes et de préférence les cheveux bien cachés. Les premières cartes de repas destinées aux réfugiés et mises à la disposition du CRT par le CICR (Comité international de la Croix-Rouge) qui portaient le cigle de la Croix-Rouge ont été changées après une houleuse réaction des islamistes. Désormais, ces tickets sont marqués par le croissant. Réaction également exprimée contre les jeunes qui travaillent pour le compte de la Croix-Rouge, et qui portent les brassards ou les dossards à l’effigie de l’ONG. Des tâches bien rémunérées, mais à cause desquelles ils font tout le temps l’objet d’animosité et d’insultes.

Le climat est souvent très malsain. «Ils les ont laissés s’installer parmi les volontaires pour qu’ils imposent leurs lois. Aujourd’hui, il est difficile de les chasser, alors nous faisons avec en évitant la confrontation. Nous savons qu’ils sont là à faire dans l’entrisme et la récupération. Nous restons vigilants pour ne pas tomber dans le piège. Nous n’avons pas fait de concessions en acceptant de séparer les filles des garçons. Au contraire, ainsi, les filles seront plus à l’aise. De plus nous continuons à recevoir les volontaires femmes, malgré le fait que certains parmi nous s’y opposent. Nous voulons mener notre mission en préservant le climat interne», déclare un responsable du CRT.

Militaires : Rien à faire

Du côté sécuritaire, les militaires se déclarent conscients de la problématique. «Ils ne peuvent rien faire. Nous les avons à l’œil. Ils sont là par la force des évènements. Pour l’instant, ils participent à l’effort de prise en charge des réfugiés, mais demain ils n’y seront plus. Ils ne peuvent rien faire de plus, parce que la population ne leur est pas acquise», affirme un colonel de l’armée. Pourtant, il y a un peu plus de 20 jours, une tente occupée par deux jeunes appelés du contingent a été incendiée durant la nuit, leur causant des blessures graves, et la rue refuse de croire à un accident. Elle pointe du doigt les islamistes. «Il est vrai qu’ils nous voient comme leurs ennemis, des impies ou des apostats. L’enquête sur cet incident est ouverte et les auteurs seront arrêtés, parce que nous croyons nous aussi que l’acte est criminel, mais il faut des preuves», confie l’officier. Entre les propos rassurants des uns et les craintes de plus en plus sérieuses des autres, les islamistes occupent de plus en plus le terrain en profitant de la situation de crise. Fidèles à leur stratégie d’entrisme et de propagande idéologique, ils passent leur temps à faire du porte-à-porte pour appeler la population à se préparer à «el khilafa al islamiya». Un scénario déjà vécu par les Algériens et payé au prix du sang…

300 émigrants sauvés de la noyade

Des gardes-côtes tunisiens sont venus en aide, mercredi, à 300 émigrants libyens dont le navire a pris l’eau alors qu’ils essayaient de gagner les côtes européennes. Ils ont été acheminés vers la zone de transit de Ras Jir, à la frontière tuniso-libyenne, où des milliers de réfugiés sont passés depuis le début de l’insurrection en Libye en février, a rapporté l’agence de presse tunisienne TAP.

Le même jour, les réfugiés ont été rejoints par 60 Marocains, résidant en Libye, d’après l’agence marocaine MAP. Mercredi, toujours, des habitants de la localité tunisienne de Benguerdane, proche de la frontière libyenne, ont empêché des camions-citernes venus de Libye de s’approvisionner en carburant, d’après l’agence AP.

Source El Watan Salima Tlemçani

Le Pèlerin

 

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 06:49

L’Algérie et El Gueddafi : Le guide digue

algerie libye

Alors que la crise libyenne a pris une dimension internationale, avec une résolution du Conseil de sécurité puis une intervention militaire des puissances occidentales relayées par l’OTAN, l’Algérie, pourtant voisin immédiat avec des intérêts tant économiques que sécuritaire, est absente.

En tentant de sauver le régime d’El Gueddafi, l’Algérie s’est retrouvée isolée au sein de la Ligue arabe, puis marginalisée à l’ONU et enfin totalement ignorée à Londres, où se sont retrouvés une quarantaine de pays  pour discuter de l’avenir de la Libye. Surprise et silencieuse pendant et après les révolutions en Tunisie et en Egypte, l’Algérie officielle s’est résolument placée du côté d’El Gueddafi lorsque l’insurrection a débuté en Libye. S’il n’y a aucune preuve, pour le moment, d’un soutien militaire ou logistique au dictateur libyen, le soutien politique et diplomatique est par contre évident. L’Algérie n’a, à aucun moment, condamné, ni même dénoncé, la répression sanglante d’El Gueddafi contre son peuple. Il ne s’agissait pourtant nullement d’une répression policière presque «classique» commune à tous les régimes de la région, mais de bombardements à l’arme lourde de civils à l’intérieur des villes.

Mieux, le régime algérien a repris, à son compte, l’ensemble des arguments d’El Gueddafi, qu’il a lui même repris de Ben Ali et de Moubarak : risque de guerre civile, partition du pays, Al Qaîda, etc. Au lieu de comprendre la nouvelle orientation de la marche de l’histoire, le régime algérien tente de la bloquer avec le secret espoir que le vent de liberté qui souffle sur la région soit stoppé aux portes de Tripoli. El Gueddafi est devenu, à son insu, une sorte de digue qui sauvera les régimes autoritaires.  Avec à l’est, une Tunisie et une Egypte en voie rapide de démocratisation, une Libye bientôt libérée d’El Gueddafi et qui se souviendra de la posture pour le moins inamicale de l’Algérie, et à l’ouest un Maroc, adversaire aussi éternel que l’est le conflit du Sahara occidental, la position de l’Algérie se dégrade. En allant à contre-courant de l’histoire, le régime algérien prend la responsabilité, en plus de la déroute diplomatique, d’isoler le pays dans son environnement en Afrique du Nord.

Il est encore temps pour l’Algérie de prendre la bonne voie et se mettre au côté du peuple libyen. Cela permettra de se replacer aux côtés des peuples tunisien et égyptien et de redorer l’image de l’Algérie qui, aujourd’hui, ressemble à une dictature isolée, enfermée qui rame à contre-courant de l’histoire. A moins que «La Mecque des révolutionnaires» ne soit en train de se transformer définitivement en «capitale de la contre-révolution».

Source El Watan Yahia Bounouar (Directeur de la radio libre Kalima)

Le Pèlerin

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 06:45

Maroc/réformes: appel de personnalités à un gouvernement de coalition

Roi Mohamed VI

 

Des personnalités marocaines d'horizons politiques différentes ont appelé jeudi à Rabat à la "formation d'un gouvernement de coalition nationale" et à "l'ouverture d'un large dialogue national" sur la réforme constitutionnelle annoncée par le roi Mohammed VI.

"Nous appelons à la mise en place de ce gouvernement de coalition" a déclaré l'avocat Khalid Séfiani, lors d'une rencontre avec la presse.

Me Séfiani figure parmi les signataires de l'appel, auquel se sont associés notamment des militants des droits de l'homme, certains hommes de gauche ainsi que des islamistes du Parti Justice et développement (PJD, opposition).

Ces personnalités préconisent la dissolution du gouvernement actuel et du parlement en vue de former un "gouvernement de coalition nationale", et appellent au respect du "droit à la manifestation et à la liberté d'expression" au Maroc.

Elle réclament aussi "la fin de l'impunité et la séparation du pouvoir et du monde des affaires".

Le 9 mars, le roi Mohammed VI avait annoncé dans un discours d'importantes réformes politiques saluées par de nombreux pays. Il a mis en place une commission pour la réforme constitutionnelle présidée par le juriste Abdeltif Menouni.

Cette commission a déjà entamé des consultations avec les partis politiques et les syndicats avant de rencontrer plusieurs ONG. Elle doit rendre ses résultats en juin.

Source El Watan AFP

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 06:42

Algérie - Le nouveau billet de 2000 DA sème la discorde

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«Voilà qu’on change maintenant les billets de banque comme on change les timbres de poste ! La décision a été prise sans concertation avec les spécialistes et les experts du ministère !» L’agacement de ce cadre du ministère des Finances en dit long sur l’ambiance qui règne chez les trésoriers du pays depuis l’annonce, jeudi dernier, par la Banque d’Algérie d’émettre un nouveau billet de 2000 DA. «Une décision prise dans la précipitation», souligne-t-on encore au ministère.

Seule certitude : de nombreuses zones d’ombre entourent le dossier, puisqu’à la Banque d’Algérie, seuls quelques responsables étaient au courant. «C’est tout de même étonnant d’apprendre la nouvelle comme tout le monde, alors qu’il s’agit d’une affaire délicate qui relève de la souveraineté nationale et de la stabilité monétaire du pays, cela nécessite une longue réflexion», s’étonne un responsable de la banque qui ignorait cette opération. Mais que s’est-il passé dans la tête du gouverneur Mohammed Laksaci ? «Personne ne nous a sollicités pour que nous donnions notre avis sur la question ;  j’ai appris la décision, comme tout le monde, par la presse, confie également un haut responsable de la direction des impôts. Le ministre des Finances se serait lui-même opposé à cette mesure d’urgence. C’est le gouverneur de la Banque d’Algérie – après concertation ou instruction de la présidence de la République – qui aurait tranché tout seul en faveur d’un nouveau billet…» Officiellement interrogé sur les effets de l’introduction prochaine du billet de banque de 2000 DA sur la masse monétaire et le pouvoir d’achat, Karim Djoudi a joué collectif en précisant que cette mesure tiendrait à «simplifier et faciliter les transactions monétaires entre les différents agents et opérateurs économiques».

Masquer l’inflation

Rien à voir avec le véritable objectif, dévoilé par des cadres de la Banque d’Algérie, qui serait de «pallier le manque de liquidités dans les postes et les banques, et combattre la prolifération des faux billets». Une stratégie décriée par de nombreux spécialistes. La meilleure solution pour «récupérer l’argent qui circule en dehors du circuit bancaire, détenu en majorité par les gros commerçants qui refusent, selon Bouguerra Soltani, de le déposer dans les banques à cause de la riba (l’usure)» serait justement de procéder au changement de la monnaie nationale. Une proposition déjà faite en 1993, 1997 et 2003. Ou encore opter pour le changement du graphisme des billets. «Ainsi, tout le monde serait obligé d’aller à la banque changer ses billets», précise un haut responsable du ministère des Finances.

Même à la Banque d’Algérie, les experts sont formels : «L’Algérie ne manque pas de liquidités, seulement voilà, personne ne dépose son argent dans les banques et les gros commerçants qui ont souffert après la promulgation de la LFC 2009, boudent les banques, nous explique-t-on. L’apport en liquidités injecté par les importateurs lors de la domiciliation bancaire était appréciable et pouvait à lui seul suffire à absorber une large proportion de la demande.» Pour ne rien arranger, un nouveau décret, non publié, exige des banques à ce qu’elles procèdent, avant le 31 juin, à la transformation des bons de caisse anonymes (dépôts d’argent) en bons de caisse personnalisés. Résultat : tout le monde, en particulier les gros capitaines d’industrie, a retiré son argent.

Cette mesure «hâtive et irresponsable» équivaudrait, selon nos sources, à une «dévaluation masquée du dinar» à la Banque d’Algérie. Et à masquer l’inflation annoncée par Karim Djoudi pour 2011. En injectant plus de liquidités sur le marché, «non seulement le dinar n’aura aucune valeur mais de plus la Banque d’Algérie sera dans l’obligation d’émettre à court terme, soit dans un ou deux ans un billet de 5000 DA et de 10 000 DA», avertit un expert au ministère des Finances.

Source El Watan Zouheir Ait Mouhoub

Le Pèlerin

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 06:38

Youcef Yousfi : l’Algérie travaille pour “l’électronucléaire à long terme"

centrale nucleaire

L’Algérie aura son Commissariat aux énergies renouvelables, le sujet a été évoqué dans un message adressé par le président de la République aux participants à la conférence nationale sur la mise en œuvre du programme des énergies renouvelables, dont les travaux ont commencé aujourd’hui jeudi à Alger.

L’ombre du nucléaire civil a plané sur les travaux.

Youcef Yousfi, ministre de l’Energie et des Mines, a évité d’évoquer le sujet du nucléaire civil dans son allocution d’ouverture à la conférence nationale sur la mise en œuvre des énergies renouvelables, jeudi à Alger. Mais la question en marge de la cérémonie de signature des accords commerciaux de fourniture de gaz entre Sonatrach et ses associés dans la société Medgaz, une cérémonie organisée également ce jeudi. Youcef Yousfi a affirmé que l’Algérie travaille à un programme nucléaire à usage civil, sur le long terme.

Le ministre de l’énergie et des mines ne semble pas vouloir s’écarter de la démarche de son prédécesseur, Chakib Khelil, sur le nucléaire et remettre en cause une série d’accord qui s’y rapportent et qui ont été signés avec un certain nombre de pays dont la France, l’Argentine, la Chine, entre autres. Des pays qui ont entamé une mise à jour de leurs programmes nucléaires avec l’avènement de la catastrophe de la centrale atomique de Fukushima Daishi au Japon.

Le directeur du centre de recherche et développement sur les énergies renouvelables, Mayoub Belhamel, lui, ne s’enthousiaste pas pour le nucléaire. Il a il a estimé, dans une récente déclaration, que l’Algérie doit centrer ses efforts sur le « solaire et l’éolien ». Le projet de loi sur le nucléaire qui devait être soumis à l’APN, en 2008 a été repoussé sine die.

La législation sur le nucléaire devait porter sur un ensemble de dispositions : définir les éléments applicables aux activités liées à l’utilisation pacifique de l’énergie et des techniques nucléaires ainsi que des sources de rayonnements ionisants ; protéger la santé humaine, les biens et l’environnement contre les nuisances se rapportant aux rayonnements ionisants ; sauvegarder les intérêts des générations futures et œuvrer à la promotion d’un développement durable….Pour l’instant, le nucléaire n’est pas « encadré ».

Seul le Commissariat à l’énergie atomique (Comena), instrument de conception et de mise en œuvre de la politique nationale de promotion et de développement de l’énergie et des techniques nucléaires, a été installé, il y a plus de trente ans. Le recours, envisagé à partir de 2018 par le ministre précédent de l’énergie Chakib Khelil, à l’énergie nucléaire fait partie d’un programme, dominé par les sources renouvelables (Solaire, éolien) dont la finalité est d’augmenter la production d’électricité. L’Algérie projette de donner de la consistance aux sources d’énergie renouvelable : installer près de 22000 MW à l’horizon 2030, dont 10 000MW dédiés à l’exportation. Aux horizons 2020 et 2030, la consommation d’électricité en Algérie devrait se situer respectivement à plus 80 TWH et 150 TWH.

Source maghrebemergent.info

Le Pèlerin

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 06:34

Algérie - Hassi R'mel : La grève de la faim qui ébranle Sonatrach

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Rien ne va plus dans le troisième plus grand champ gazier au monde. Les travailleurs de Sonatrach, à Hassi R’mel, ont entamé une grève de la faim mardi dernier pour obtenir la finalisation d’un accord vieux de trois ans. Le bras de fer entre la direction et ceux qui font tourner un des poumons de l’économie nationale – Hassi R’mel assure 65% des rentrées en devises de l’Algérie – n’est pas terminé. Reportage.

Ils ont vérifié plusieurs fois dans la journée que leurs téléphones portables n’étaient pas éteints. Les cinq délégués des travailleurs de Hassi R’mel ont attendu, en vain, un coup de téléphone de la direction générale de Sonatrach. Pourtant, Noureddine Cherouati, PDG de l’entreprise, leur avait donné des garanties quant au règlement définitif de leurs revendications lors de la rencontre du 7 mars dernier. M. Cherouati réclamait un délai de vingt et un jours pour finaliser l’accord portant sur cinq points (indemnité de zone et de conditions de vie, de travail posté, de nuisance, allocation de fin de carrière et retraite proportionnelle) et qui avait été négocié en 2008 avec l’ancien PDG Mohamed Meziane, avant son inculpation. Nous sommes lundi 28 mars. Le délai a expiré sans que la direction générale ait donné de réponse.

Les cinq délégués doivent annoncer ce soir aux travailleurs du complexe gazier la volte-face du PDG et annoncer un nouveau plan de bataille contre la direction qui passera par un durcissement du mouvement de protestation. 21h. Place centrale, près des bureaux de la direction. Une brise tiède souffle sur Hassi R’mel. L’œil est noyé par le jet de fumée noire des torchères. Les travailleurs arrivent par petits groupes. Les visages sont graves, car la mauvaise nouvelle a déjà fait le tour du complexe. Des cadres stationnent leur Citroën C4, noire, de fonction. Très vite, la place centrale devient noire de monde.

Comme des mouches

Les cinq délégués s’installent en haut des marches qui surplombent l’endroit et demandent le silence. C’est Ali Arhab, chemise bleue, jean’s  noir et boots imitation croco, qui, le premier, prend la parole. D’une voix ferme, il commence par annoncer que le PDG de l’entreprise n’a pas tenu sa parole. Il fustige le mépris avec lequel la direction générale tient l’ensemble des travailleurs de l’un des plus grands complexes gaziers au monde. «Nous n’avons fait que demander ce qu’ils nous avaient promis et maintenant, ils refusent de nous le donner. Nous devons rester unis et aller jusqu’au bout. Ils veulent nous voir mourir, alors ils vont nous voir tomber comme des mouches. A partir de ce soir minuit, nous entamerons une grève de la faim illimitée jusqu’à l’obtention de nos droits.» Rapidement, la colère s’empare de la foule et les délégués ont bien du mal à ramener le calme parmi les travailleurs. Plusieurs voix se font entendre pour fustiger le comportement du PDG et de l’Etat. Certains proposent l’arrêt de la production. Une proposition très vite rejetée par les délégués. «Hassi R’mel appartient aux Algériens. Il n’est la propriété de personne. Hassi R’mel rapporte 60% des rentrées en devises. En arrêtant la production, nous pénalisons le peuple. Mais avec la grève de la faim, la production  va d’elle-même s’arrêter quand nous serons tous en soins à l’infirmerie», rappelle Ali Arhab.

«L’économie dans nos mains»

Les autres délégués vont, à tour de rôle, prendre la parole pour dénoncer le syndicat de l’entreprise et le syndicat national «qui ne servent» que les intérêts de la direction générale. «Ce sont des pompiers qui actionnent leur lance pour combattre les incendies quand ça chauffe avec les travailleurs de l’entreprise. Depuis qu’ils ont été élus, qu’a fait le syndicat pour nous ?» demande l’un des délégués. «Walou», rétorquent des voix dans la foule. Une autre voix s’élève et demande pourquoi une prime de 10 000 euros a été accordée aux joueurs de l’équipe nationale de football, après la victoire contre le Maroc, alors qu’on leur refuse leurs droits. Un autre travailleur, bonnet de laine sur la tête, rappelle que le pouvoir accorde des augmentations de salaire à tous les secteurs, sauf aux travailleurs des hydrocarbures. «Les policiers ont été augmentés de 50%, parce qu’ils ont peur d’eux. Nous, ils pensent que nous sommes inoffensifs. Ils se trompent. On tient l’économie de ce pays dans nos mains», clame-t-il sous les applaudissements de la foule. Un débat s’installe entre les délégués et les travailleurs sur la suite à donner au mouvement. Plusieurs travailleurs demandent à ce que ce mouvement reste pacifique, alors que d’autres veulent aller encore plus loin dans le durcissement de la contestation, convaincus que «les dirigeants de ce pays n’écoutent que la force».

Les cinq délégués arrivent à calmer les esprits et à maintenir la cohésion du mouvement. Pour vérifier la détermination des travailleurs, l’un des délégués s’adresse, une dernière fois, à la foule pour lui demander : «Prête à aller jusqu’au bout ?», «Oui !», hurlent en chœur les travailleurs. Il est 22h quand la foule se disperse. Les travailleurs ne s’éternisent pas. Ils rejoignent leurs chambres. Pour la plupart ils devront être debout très tôt pour être sur site à 7h30. Mardi 29 mars. Les deux grandes cantines sont quasiment désertes. Seuls quelques stagiaires viennent prendre leurs repas. La très grande majorité des travailleurs observe la grève de la faim. A 13h, sous un soleil de plomb et devant l’entrée du complexe, un nouveau sit-in est organisé. La détermination est intacte même si la fatigue commence à se faire sentir. Une heure plus tard, le syndicat de l’entreprise entre en lice.

Dans une déclaration, il annonce le dépôt d’un préavis de grève à partir de ce mardi, pour une période de huit jours. Cette déclaration est accueillie dans une grande indifférence. «Le syndicat veut prendre le train en marche, mais les travailleurs ne sont pas dupes», assure Ali Arhab. Vers 16h, les premiers cas d’évanouissement et de malaise sont signalés aux délégués. L’atmosphère est pesante. A l’heure du dîner, les deux cantines restent désespérément vides. La plupart des travailleurs ont déjà rejoint leurs chambres. La nuit tombe sur Hassi R’mel et demain commencera un nouveau combat pour tous les travailleurs du complexe gazier.

Il a dit : Youcef Yousfi, ministre de l’Energie et des Mines

Sonatrach étudie actuellement les revendications des employés de Hassi R’mel  et j’espère qu’un accord sera trouvé entre  la direction et les représentants des travailleurs.

l'actu : Premières victimes

Dix-sept agents ont été évacués, hier, suite à la détérioration de leur état physique vers les centres médicaux de l’entreprise pour recevoir les soins nécessaires.  La grève de la faim, qui a débuté mardi, est suivie par la très grande majorité des travailleurs.

Source El Watan Salim Mesbah

Envoyé spécial à Hassi R’Mel

Le Pèlerin

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