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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 08:32

Pas de retrait des autres billets

billet-de-2000-DA.jpg

L'émission d'un nouveau billet de banque de 2 000 DA, décidée récemment par le Conseil de la monnaie et du crédit (CMC), se fera à compter du 28 avril 2011, a appris hier l'APS auprès de la Banque d'Algérie qui a écarté tout retrait des autres billets en circulation.

«Le retrait du billet de 1 000 dinars n'est aucunement à l'ordre du jour, ni les autres billets de banque actuellement en circulation, qui continueront à être normalement échangés dans les transactions», a déclaré à l'APS le directeur général de l'Hôtel des monnaies de la Banque d'Algérie, M. Hamlet Abdelaziz. Réuni le 24 mars dernier en session ordinaire, le CMC avait «édicté le règlement portant création d'un nouveau billet de banque d'une valeur faciale de deux mille (2 000) dinars algériens». Le Conseil avait adopté, lors de la même réunion, un règlement portant émission et mise en circulation de ce nouveau billet. «La nouvelle coupure circulera concomitamment avec les autres billets de banque et contribuera au rafraîchissement de la monnaie fiduciaire et à sa disponibilité accrue», avait alors expliqué la Banque d'Algérie.

Source Le Soir d’Algérie APS

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 08:26

Le régime indemnitaire sera promulgué en mai prochain au journal officiel

douane-algerie

 

Le régime indemnitaire des fonctionnaires de l’administration des douanes est sur le point d’être finalisé, a-t- on appris hier de source proche de la direction nationale de l’UGTA. Son entrée en vigueur est prévue au début de mai prochain, au lendemain de sa publication dans le Journal officiel.

Très attendues par les travailleurs de l’administration des douanes, les dispositions régissant la carrière des agents de douane seront effectives avant la fin du second trimestre de l’année en cours, avec effet rétroactif à partir de janvier 2008. Le statut particulier a été approuvé par les deux parties alors que le régime indemnitaire est actuellement à l’étude à la Direction générale de la Fonction publique. Pour ce dernier point, «sa finalisation est une question de temps», d’autant, a-t-on ajouté, que «des instructions fermes ont été données pour mener à terme cette opération qui concerne une quinzaine de milliers de travailleurs du secteur des douanes». Sur un autre plan, on apprend que le nouveau statut particulier préfigurera l’administration des douanes qui aura à créer deux nouveaux grades dans le corps actif des douaniers. Il s’agit des grades d’agent de surveillance (le plus bas dans le corps des agents) et de contrôleur général en chef (le plus haut concernant les officiers supérieurs). Ce qui permettra, ajoute-t-on, «d’élargir le plan de carrière des douaniers et d’améliorer la hiérarchie des grades». Ce nouveau statut viendra mettre fin, également, à une situation de «stagnation professionnelle d’un grand nombre de douaniers». Ainsi, le corps actif sera composé de trois catégories distinctes : le corps des agents (agents de surveillance, agents de contrôle et brigadiers), le corps des officiers (officiers de brigade, officiers de contrôle et les inspecteurs principaux) et le corps des officiers supérieurs (les divisionnaires, les contrôleurs généraux et les contrôleurs généraux en chef). «Grâce au plan de carrière ainsi prévu, tout agent aura la possibilité de progresser systématiquement durant sa carrière, soit par le biais du concours interne soit par la promotion exceptionnelle », avait expliqué récemment M. Djazouli, le directeur des ressources humaines à la Direction générale des douanes. Le nouveau statut donnera l’opportunité aux agents douaniers de bénéficier d’une promotion tous les dix ans en fonction des postes budgétaires disponibles, et ce même sans passer par un concours interne. Il offre aussi aux agents relevant du corps commun la possibilité d’intégrer, à leur demande, le corps actif. Les corps communs comptent près de 700 agents à travers le territoire national dont essentiellement les ingénieurs informaticiens, les administrateurs et les attachés d’administration. Il prévoit également l’intégration dans le corps des actifs de tous les guides sahariens, recrutés jusqu’ici comme contractuels, au regard de leur important rôle dans la lutte contre la contrebande. Quant au corps des assimilés, il bénéficiera de mesures similaires leur permettant d’obtenir les mêmes avantages que le corps actif en matière de régime indemnitaire.

Source Le Soir d’Algérie Abder Bettache

Le Pèlerin

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 08:21

Ils obtiennent gain de cause

garde-communaux suite

Les gardes communaux ont finalement obtenu gain de cause. Hier, en fin d’après-midi, les autorités ont décidé d’accepter l’ensemble de leurs revendications, notamment celle relative à l’accès à la retraite aux gardes communaux qui se sont engagés de 1994 à 2000.

Leur combat n’aura pas été vain. Les pouvoirs publics ont finalement accepté tous les points de la plateforme de revendications des gardes communaux. Hier après-midi, la nouvelle a provoqué une explosion de joie parmi les contestataires qui tenaient un sit-in depuis plus de 72 heures à la place des Martyrs. Les représentants des gardes communaux ont expliqué que la plateforme de revendications a été acceptée suite à l’intervention du général major El Hamel, le directeur général de la Sûreté nationale. L’un des acquis les plus importants étant, sans nul doute, la retraite pour ceux qui ont rejoint le corps durant la période de 1994 à 2000. Mais ce retournement de situation intervient suite aux menaces proférées par le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales. A partir de Tamanrasset, où il accompagné le président de la République, Daho Ould- Kablia avait déclaré qu’il prendrait des mesures fermes contre ceux qui participaient au mouvement de contestation. Outre les menaces de la tutelle, les hommes en bleu ont enduré le pire ces derniers jours. La situation a même failli dégénérer, mardi soir, lorsqu’un groupe composé d’une quinzaine de jeunes s’en est pris violemment aux gardes communaux. Selon des témoignages recueillis hier, l’attaque s’est produite à la tombée de la nuit. «Les baltaguia sont arrivés de la rue de Djamaâ Lihoud. Certains étaient armés de sabres, d’autres ont tiré sur nous avec divers projectiles, dont des fusées éclairantes», a expliqué un garde communal. L’attaque a fait neuf blessés. Certains d’entre eux ont été évacués au service des urgences après avoir reçu des coups avec des objets contondants. Notre interlocuteur s’interroge encore sur le rôle joué par les forces de police au cours de la nuit précédente. «Nous avions remarqué que l’impressionnant dispositif policier qui a été instauré depuis le jour de notre arrivée venait soudain d’être levé. Au début, nous pensions que c’était juste la relève entre unités de police. Il s’avère que c’est à ce moment précis que les baltaguia nous ont attaqués. Les policiers anti-émeutes sont intervenus bien après en installant un dispositif très restreint entre la place des Martyrs et la Basse- Casbah», assure-t-il. Les gardes communaux rencontrés hier affirment avoir fait preuve de retenue afin d’éviter que la situation ne dégénère. «Nous sommes ici uniquement pour réclamer nos droits. Ce n’est pas de gaîté de cœur que nous avons abandonné nos foyers pour rester sous le soleil et le froid», a lancé un jeune de Chlef.

Source Le Soir d’Algérie Tarek Hafid

Le Pèlerin

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 08:13

Sur la route de l'Algérie avec Découvertes terres lointaines

femmme algerienne rurale

Découverte terres lointaines renouvelle une manifestation sur le thème de la femme en Algérie

Après une première édition, modeste mais tellement encourageante, présentant, en avril 2010, « Le temps des sucres au Québec », l'association Découverte terres lointaines renouvelle ses manifestations socioculturelles avec ses partenaires privilégiés, la bibliothèque municipale et la CAF de Lavelanet.

Après la froidure du Nord, nous partons vers le soleil du Sud. L'association présente, du 18 au 29 avril, l'Algérie, « Femme, du khôl et des couleurs », à Lavelanet.

L'association a choisi de vous emmener à la découverte de l'Algérie à travers sa calligraphie, son art graphique, son art populaire, ses contes et ses légendes, ses pâtisseries, ses écrivains, ceux qui la racontent et ceux qui la rêvent, ceux qui la chantent et ceux qui la récitent, à travers aussi des peintres qu'elle inspire, avec pour thème fédérateur la femme.

Découverte terres lointaines, à travers cette manifestation, s'adresse toujours à tous les publics, aux enfants, aux jeunes, aux femmes, aux familles, aux personnes âgées, aux associations… A noter les deux après-midi d'activités culturelles à la bibliothèque de Lavelanet, les mercredi 20 et vendredi 22 avril (entrée libre et gratuite). Contact : Découverte terres lointaines,

Tél. 06 31 14 60 08.

Source La Dépêche du Midi

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 08:02

Ariège – Pyrénées - Découverte de la carrière de talc

carrieres-trimouns.jpg

La carrière de Trimouns

Les mines et carrières de l'Europe entière se préparent actuellement à la Journée Européenne des Minéraux. Cet événement, organisé tous les deux ans, vivra sa troisième édition, cette année du 15 au 17 mai. Ce sera pour un large public l'occasion exceptionnelle d'explorer le monde des minéraux et d'en apprendre plus sur une industrie qui touche de nombreux aspects de notre vie quotidienne.

Les minéraux jouent en effet un rôle essentiel dans nos vies, pour la construction et la fabrication de nombreux objets dont nous profitons tous.

Près de nous, Rio Tinto Minerals-Luzenac Operations s'associe à cet évènement et proposera, le samedi 14 mai, une journée découverte de sa carrière de talc de Trimouns, en partenariat avec l'office du tourisme des Vallées d'Ax. Le talc n'est pas uniquement destiné à adoucir la peau des bébés. Grâce à ses propriétés exceptionnelles, il entre aujourd'hui dans la composition de nombreux produits : cosmétiques et pharmacie, peintures, papier, plastiques, céramique, caoutchoucs, alimentation animale et humaine, ...

Le 14 mai sera aussi l'occasion de montrer au public comment l'entreprise gère avec responsabilité son activité minière afin de préserver l'environnement et de minimiser son empreinte écologique. Respectant les plus hauts standards en la matière comme, par exemple, pour la gestion de l'eau ou la réhabilitation des anciennes verses, elle prend également en compte la biodiversité dans ses processus de planification à long terme, au bénéfice des générations futures.

Visites guidées gratuites. Inscriptions du 11 au 29 avril.

Tel 05 61 02 04 06

Source La Dépêche du Midi

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 07:57

Le plus grand fleuve d’Algérie et le plus petit

eau tamanrasset

 

Impressionnant projet que celui du transfert des eaux vers Tamanrasset, occasion pour le Président de sortir enfin de chez lui afin de l’inaugurer. Cette énorme réalisation, équivalente de l’autoroute Est-Ouest, n’est pas réductible, comme elle a été présentée, au seul approvisionnement en eau d’une ville qui en manque. C’est une véritable artère vitale, une nervure centrale et une ligne de partage comme un gros câble internet. Ainsi, avec ses 740 kilomètres, l’autoroute aquatique In Salah-Tamanrasset devient de fait le plus grand fleuve d’Algérie, devançant le Chélif et ses 725 kilomètres. Elle va, comme un fleuve, irriguer la région, le Tidikelt, le Mouydir et le Hoggar. Avec des relais à chaque kilomètre, sur lesquels des vannes ont été installées, qui pourront plus tard et en fonction du débit, être raccordées afin de créer de nouveaux bras, comme un fleuve. Il faut donc féliciter le Président pour ce projet, même si nous n’avons pas réellement à remercier un Etat qui donne de l’eau à ses citoyens et leur construit des routes. Même si aussi, petite «ridiculerie» au tableau, le Président en a profité pour inaugurer une cité de quelques logements.

On voit mal en effet Barack Obama ou Angela Merkel aller dans un coin reculé de leur pays pour inaugurer des appartements. C’est encore dommage, le Président n’a pas profité de cette sortie pour éclairer ses administrés, inquiets, sur ce qu’il compte réellement faire pour sortir des années soixante-dix. On pourra contester cette vision, tout comme les nobles citoyens de Chlef pourront contester que leur oued restera officiellement le plus grand fleuve d’Algérie. Sauf qu’en réalité, ce n’est pas un fleuve, qui coule par définition en permanence, mais un oued qui ne coule que de temps en temps. Comme le Président d’ailleurs, qui apparaît par intermittence et de moins en moins. Question à caractère hydrologique : est-il en train de couler ?

Source El Watan Chawki Amari

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 07:48

Algérie - Alger : Des "Baltaguias" attaquent les gardes communaux à la Place des Martyrs !

droits-des-citoyens-algerie.jpg 

Dans la nuit de mardi à mercredi, les gardes communaux qui ont campé à la Place des Martyrs pour exprimer leur colère contre leur marginalisation ont été sauvagement attaqués par une centaine de jeunes voyous déchainés armés de sabres et de couteaux. Les affrontements à la Place des Martyrs ont duré près d'un quart d'heure et il aura fallu l'intervention des forces de l'ordre pour éviter un véritable bain de sang. Une dizaine de gardes communaux ont été grièvement bléssés et jusqu'à mercredi après-midi, au moins cinq d'entre eux demeurent toujours hospitalisés 

"Vers minuit, des hordes de jeunes délinquants nous ont attaqués avec des armes blanches. Ils ont jeté sur nous aussi des pierres, des pétards et des bouteilles en verre. Ils ont proféré contre nous des menaces de mort. Ils nous ont dit : Dégagez d'ici sales paysans !", confie à elwatan.com Amar, originaire de Tissemsilt, un des représentants des gardes communaux. Encore sous le choc, notre interlocuteur assure que de nombreux graves blessés sont à déplorer parmi ses camarades.

"Une dizaine de nos camarades ont été transférés à l'hôpital de Bab El-Oued dans la nuit de mardi à mercredi. Cette agression sauvage a failli provoquer la mort de certains d'entre eux. Dieu merci, nous avons bien résisté à l'assaut criminel de ces délinquants jusqu'à ce que la Police intervienne pour les disperser", raconte Amar. 

En dépit de cette agression suivie de violence, les gardes communaux ont décidé de poursuivre leur campement nocturne à la Place des Martyrs. "Nous resterons mobilisés et nous dormirons ici dans des cartons jusqu'à ce que le Président de la République intervienne pour répondre à nos revendications. Ni les Baltaguias ni les autorités ne réussiront à nous déloger d'ici", clament-ils en choeur pour défier ceux qui veulent les faire taire avec les intimidations. 

Source El Watan Abderrahmane Semmar

Le Pèlerin

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 07:43

Algérie - Bouteflika : Le mandat de trop

Bouteflika-Tamanrasset.jpg

Le président Bouteflika est apparu en forme à Tamanrasset, marchant à pas vifs dans les rues de la capitale de l’Ahaggar. Tout semble avoir été fait pour que cette image soit parfaitement visible à la télévision officielle qui a expédié des équipes entières au Sud pour «couvrir» l’événement.

L’ENTV a diffusé, mardi 5 avril au soir, de longues minutes de ce qui est appelé « le bain de foule», exercice préféré du locataire d’El Mouradia. Pourtant, cela fait plus de sept mois que Bouteflika n’a pas fait de déplacement à l’intérieur du pays. A Tamanrasset, il n’est resté que deux heures. Cela tranche avec ses  longues visites qui duraient deux jours à l’intérieur du pays avec une cinquantaine de points à «inspecter». Durant ces sept mois, le chef de l’Etat a limité ses activités aux audiences réservées aux visiteurs étrangers et aux Conseils des ministres. Pas plus.

Bouteflika, qui adore les discours fleuves à l’ancienne, ne parle presque plus. A Tamanrasset, sa voix était à peine audible lorsqu’il a évoqué la possibilité de créer «une mégapole» dans l’Ahaggar. Il était assis lors des explications sur le projet du transfert d’eau In Salah-Tam. Ce n’est pas dans ses habitudes. Le président de la République délègue ses représentants pour lire des textes en son nom dans les conférences et les rencontres depuis plus d’une année.

Des rumeurs ont couru ces dernières semaines sur un état de santé en détérioration. Les éclipses de cet homme de 74 ans ont renforcé l’idée que Bouteflika n’est plus en mesure d’avoir le même dynamisme qu’en 1999, année de son arrivée au pouvoir.

A l’époque, l’ancien ministre des Affaires étrangères de Houari Boumediène donnait l’impression de pouvoir surmonter montagnes, plaines et mers pour être un Président «à part entière».  Il se plaignait d’avoir laissé «les pouvoirs de Franco (dictateur espagnol)» en quittant les palais d’Alger en 1979, après la mort mystérieuse du colonel Boumediène, pour retrouver «les prérogatives de la reine d’Angleterre». Le temps a passé et Bouteflika, qui a déjà consommé deux mandats de cinq ans, a confié à Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre français, qu’il avait plus de convictions que de forces.

L’état de santé de Bouteflika, entouré d’un silence opaque, a alimenté les discussions des dîners des ambassadeurs et des hommes d’affaires ces trois dernières années. La maladie, toujours inconnue, de Bouteflika a même occupé un petit espace dans les câbles diplomatiques américains partiellement révélés par WikiLeaks. Les médecins français, qui suivaient le dossier de Bouteflika, ont bien gardé le silence. Malgré cela, Bouteflika, qui ne semble pas faire confiance au système de santé algérien, s’en est séparé. En juin 2009, les autorités algériennes avaient montré un certain «agacement» devant l’intérêt des partenaires étrangers pour l’état physique du chef de l’Etat. Presque une année après, Ahmed Ouyahia, Premier ministre, s’était trouvé obligé également de démentir «les rumeurs» sur la maladie présidentielle. Des rumeurs qualifiées «d’abjectes» visant à «déstabiliser le moral de la population».

Pas moins ! Bouteflika, le premier concerné, ne disait rien. Pas même son frère, Saïd, ou son entourage. Les Algériens n’ont pas le droit de savoir. Tout se gère en milieu fermé. Et les rumeurs continuent de meubler les vides politiques algérois : atrophie musculaire, cardiopathie, insuffisance rénale, ulcère, aphonie… seraient à l’origine de l’affaiblissement de Abdelaziz Bouteflika. Mais rien n’indique que l’homme souffre d’une de ces maladies en l’absence de bilan médical crédible. Un câble de l’ambassade US datant de 2007, révélé par WiliLeaks et repris par l’agence Reuters, a évoqué «un cancer» «actuellement en rémission» qui fait souffrir le premier magistrat du pays.

Un autre câble, datant de janvier 2008, rapportant une discussion entre l’ancien ambassadeur américain à Alger, Robert Ford (actuellement en poste en Syrie) et son homologue Bernard Bajolet, revenait aussi sur la situation médicale du chef d’Etat algérien. Bernard Bajolet, visiblement bien informé, avait tenu ces propos : «La santé de Bouteflika est meilleure et il pourrait vivre encore plusieurs années. Son rétablissement et son regain d’activité lui donnent plus de marge de manœuvre sur l’armée.» Autrement dit, si l’état de santé de Bouteflika se détériore, «la marge de manœuvre» se rétrécit ! Une maladie-enjeu ? 

En 2006, Bouteflika disait : «Je suis un homme comme les autres. C’est évident que si j’avais des problèmes de santé, je devrais rentrer chez moi définitivement.» Cinq ans après, Bouteflika, qui entame l’an III de son troisième mandat, n’est pas rentré chez lui «définitivement» ; est-ce à dire qu’il «pétille» de santé ? «Tout le monde sait que j’ai été malade et que j’ai dû subir une sérieuse convalescence. Mais maintenant, j’ai repris mes activités normalement et je ne pense pas que cette question devrait engendrer des commentaires ou des calculs qui sont plus ou moins imaginaires», déclarait encore Bouteflika à l’agence Reuters en mars 2008. Toutes ces déclarations ont été faites avant les révoltes en Tunisie, en Egypte et le départ de Zine Al Abidine Ben Ali et Hosni Moubarak. Des dictateurs «délogés» malgré leur bonne santé…

Source El Watan Fayçal Métaoui

Le Pèlerin

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 07:39

France - L’opinion publique européenne face au «Printemps arabe»

contestation dans le monde arabe

Loin de ne susciter que de l’espoir, le « printemps arabe » éveille en Europe les craintes d’une immigration massive et révèle le malaise profond né de la crise. Cette inquiétude doit être prise en compte dans les réponses des institutions internationales. Car la négliger risquerait d’affecter un peu plus leur légitimité auprès des citoyens.

Synthèse

Comment les populations européennes appréhendent-elles le mouvement de contestation qui, parti de Tunisie et d’Egypte, poursuit son extension au sud de la Méditerranée pour gagner jusqu’à la péninsule arabique ? Quelles réponses politiques peut-on envisager pour aider les pays arabes dans leur aspiration démocratique tout en préservant les intérêts des nations européennes ?

Face à la « Révolution de jasmin » et à ses prolongements, le sentiment prédominant en Europe semble être la crainte, bien avant l’espoir et la solidarité pour ces mouvements d’émancipation. Comme l’ont illustré les thèmes abordés durant les élections cantonales en France, l’inquiétude naît d’abord de la possibilité de flux migratoires incontrôlables et incontrôlés. Particulièrement sensible dans les pays européens du Sud (Espagne, Italie), plus fréquemment concernés par ces flux du fait de leur proximité méditerranéenne, cette préoccupation est néanmoins partagée par une grande majorité des citoyens européens. Et le fait même que cette inquiétude soit si largement partagée vient révéler sa nature plus profonde. Cette appréhension repose en effet sur une crise multiforme des sociétés européennes : alors que l’économie peine à retrouver le chemin de la croissance, que l’Europe est soumise au vieillissement croissant de sa population et bute sur la définition d’une identité commune et réellement fédératrice, l’afflux possible d’une immigration jeune et culturellement hexogène apparaît souvent comme une menace identitaire. Une menace d’autant plus redoutable qu’elle intervient précisément dans un climat d’incertitude.

Ce sentiment général d’inquiétude est néanmoins traversé par des lignes de fractures partisanes : il est surtout prégnant au sein des groupes les plus conservateurs des populations, et ce de façon particulièrement marquée pour la France.

Au delà du prisme migratoire, la lecture des évènements est aussi conditionnée par leur possible issue politique. L’arrivée au pouvoir d’une nouvelle forme d’autoritarisme, qu’il soit islamiste ou militaire et plus encore, la déstabilisation d’une région somme toute assez proche, ne peut qu’inquiéter une Europe dépourvue de politique étrangère commune.

Car les réponses politiques de l’Europe restent encore trop timides, voire inaudibles. Les Européens attendent pourtant des réactions fermes et réfléchies. Tout d’abord par le contrôle des frontières, mais également par l’aide au développement, qui permettrait à ces pays de retenir leur population en lui offrant des perspectives économiques. Il faut noter la division des Européens quant à leur préférence pour l’une ou l’autre des ces solutions selon leur catégorie socioprofessionnelle. Le contrôle strict de l’immigration est largement soutenu par les milieux populaires, sensibles à un discours relayé par la droite et l’extrême droite mettant en avant les risques de concurrence pour l’emploi et les menaces identitaires. Les catégories les plus aisées soutiennent, elles, majoritairement l’aide au développement et sont plus promptes à voir dans les révolutions arabes des promesses de développement économique et démocratique.

La capacité des institutions internationales et nationales à gérer les conséquences des révolutions est fortement mise en doute par les Européens, et aucun échelon décisionnel n’est épargné par cette méfiance généralisée.

L’inquiétude suscitée en Europe par les évènements actuels dans les pays arabes doit être prise en compte : on observe en effet une convergence des opinions publiques nationales vers plusieurs sujets de préoccupation majeurs, comme l’immigration ou la montée des mouvements islamistes. Une inquiétude diffuse que l’Union européenne peine à intégrer dans sa définition d’une politique étrangère commune. Mais pour s’ériger comme un véritable acteur politique international, l’Union ne pourra indéfiniment faire l’économie d’une telle réflexion.

Source La fondation Jean Jaurès

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6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 23:49

L’Algérie à la 42e place

Les eaux des stations d epuration

 

Tous les secteurs d’activité doivent désormais inscrire le volet «environnement» dans leurs priorités, a déclaré, hier, M. Cherif Rahmani, ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement, devant les députés membres de la commission parlementaire de l’agriculture, de la pêche et de la protection de l’environnement.

Une instruction présidentielle qui doit trouver tout son sens dans le cadre de la politique gouvernementale mise en place dans le cadre du Schéma national d’aménagement du territoire. Celle-ci repose sur divers axes, à savoir l’amélioration du cadre de vie des citoyens, la gestion des différents déchets, qu’ils soient ménagers ou hospitaliers, l’instauration de la culture des espaces verts dans la société, la réduction des bruits sonores et l’amélioration de la qualité de l’air, dira le ministre en faisant savoir dans ce sillage que les Algériens produisent annuellement 10 millions de tonnes de déchets ménagers et ce taux est appelé à augmenter dans les années à venir, puisqu’à l’horizon 2030, une personne produira à elle seule 1.5 kg de déchets. D’où l’entame d’un programme de gestion de déchets et la mise en place de schémas directeurs en ce sens au niveau de toutes les communes du pays. En termes d’acquis, se réjouit le ministre, la collecte des déchets a atteint un seuil de 75% et leur traitement est à 40% au niveau de plus de 108 centres techniques.

Cela a été réalisable en raison de la mue opérée au niveau des mentalités, enchaîne Rahmani qui parle de réaliser à l’horizon 2014, 40 centres d’enfouissements et 70 décharges. A cet effet, l’invité de la Chambre basse informe que plus d’une quarantaine d’anciennes décharges seront fermées, parmi elles 7 qui sont en cours de fermeture pour subir des réaménagements pour les transformer en jardins, comme le cas de la décharge de Oued Smar.

En termes de protection d’aliments, le ministre rappelle à l’assistance qu’un règlement technique a été mis en place pour commercialiser des sachets qui ne nuisent pas à la santé des citoyens, sans colorant, ni ancre nocif, avec le respect total du système de traçabilité. 2309 postes d’emploi ont été créés dans le cadre des petites entreprises ayant pour vocation la collecte des sachets. En somme, rappelle Rahmani, trois décrets exécutifs ont été soumis au gouvernement sur la question de l’organisation et de la récupération des déchets depuis plus d’une année. Au sujet des déchets hospitaliers, le ministre les évalue à 30.000 tonnes par an. A cet effet, une usine d’exploitation et de recyclage des médicaments et des produits hospitaliers sera mise en œuvre dans un mois à Kouba, fait-il savoir.

Rahmani visiblement satisfait de son exposé, tient à préciser que notre pays a franchi d’énormes pas en termes de culture environnementale. D’ailleurs, les Nations unies ont classé l’Algérie à la 42e place en termes d’efficacité environnementale. Ce qui la positionne à la première place à l’échelle arabe et deuxième au plan africain.

Source Horizons Karima Alloun.

Le Pèlerin

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