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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 08:41

Syrie: la plus large vague d'arrestations depuis le début de la contestation

bashar al-assad

Les autorités syriennes ont procédé samedi à la plus large vague...

 

Les autorités syriennes ont procédé samedi à la plus large vague d'arrestations d'opposants depuis le début mi-mars de la contestation contre le régime, ont indiqué dans un communiqué huit organisations de défense des droits de l'Homme.

Les autorités syriennes ont procédé samedi à la plus large vague d'arrestations d'opposants depuis le début mi-mars de la contestation contre le régime, ont indiqué dans un communiqué huit organisations de défense des droits de l'Homme.

Les Etats-Unis et l'ONU ont dénoncé le recours à la force contre les manifestations qui ont eu lieu vendredi en Syrie à l'appel d'opposants déçus par l'absence d'annonce par le président Bachar al-Assad d'une réforme démocratique majeure face à la contestation sans précédent.

Selon le communiqué, 46 personnes ont été appréhendées dans trois villes du pays. Onze ont été interpellées après un sit-in dans la mosquée al-Rifaï dans la capitale, 18 ont été arrêtées à Douma (15 km au nord de Damas) dont 8 blessés, et 17 à Homs (160 km au nord).

Par ailleurs à Deraa, à 100 km au sud de la capitale, épicentre de la contestation lancée le 15 mars, il y a eu une dizaines d'arrestations, selon des militants.

"Nous condamnons ce comportement extrêmement violent et injustifié des services de sécurité syriens face aux rassemblements pacifiques à Douma où les forces de l'ordre ont usé de la force de manière abusive contre les manifestants," affirme le communiqué qui fait état de quatre morts et de dizaines de blessés dans cette agglomération vendredi.

Un militant des droits de l'Homme avait fait état de huit morts.

Un témoin avait affirmé que les policiers avaient riposté par des tirs à balles réelles contre les manifestants qui leur lançaient des pierres, mais les autorités ont accusé "une bande armée" d'avoir tiré.

Dans la ville industrielle de Homs, où des manifestations avaient également eu lieu, l'agence officielle Sana a accusé une autre "bande armée" d'avoir tiré contre des manifestants dans cette ville, tuant "une fillette".

A Deraa, quelque 200 personnes ont manifesté de nouveau. "La mort plutôt que l'humiliation", "Liberté, Liberté", ont-ils scandé, alors que la Syrie vit depuis près de 50 ans sous le régime de l'état d'urgence qui réduit les libertés et interdit les manifestations.

Des dizaines de manifestants ont été interpellés et embarqués à bord d'un autocar après le rassemblement, a indiqué un témoin. A l'aube avaient déjà été appréhendés l'architecte Khaled al-Hassan, l'avocat Hassan al-Aswad, l'enseignant Issam Mohammed et Mohammad Fara, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), basé à Londres.

L'OSDH a exigé dans un communiqué que "soient libérés tous les prisonniers d'opinion, que cessent les arrestations abusives d'opposants politiques et que les citoyens puisse jouir de leurs droits légitimes de se rassembler pacifiquement et de s'exprimer".

Par ailleurs, a été postée samedi sur Youtube une intervention d'un député de Deraa qui a accusé devant le Parlement les forces de sécurité d'avoir ouvert le feu "sans pitié" et reproché au chef de l'Etat de n'être pas venu dans la région pour s'excuser.

Selon Youtube, Youssef Abou Roumiyé aurait fait ce réquisitoire le 27 mars, quand les députés avaient invité le chef de l'Etat à venir présenter ses réformes, mais il a été impossible d'en avoir confirmation.

Les forces de sécurité "ont ouvert le feu sur des citoyens à Deraa faisant des morts et des blessés, et ont empêché que ces derniers soient transportés vers les hôpitaux", raconte-il.

Après ces faits, "les gens (...) attendaient vraiment la visite du président Bachar al Assad, ses excuses et ses condoléances aux habitants".

Les Etats-Unis ont salué vendredi le "courage et la dignité" des manifestants syriens, et le chef de l'ONU Ban Ki-moon "a déploré le recours à la violence contre des manifestants pacifiques", selon un communiqué de son porte-parole.

Source El Watan

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3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 08:28

Toulouse - Taxe d'habitation en baisse pour

140 000 contribuables

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En 2011, la taxe d'habitation baissera pour 65 % des contribuables qui la payent.

En baissant les taux de la taxe d'habitation et de la taxe foncière sur les propriétés non bâties, la Villemodère la hausse nationale et baisse les impôts locaux pour les locataires Hlm .

Le conseil municipal a voté hier à l'unanimité la baisse de 2,82 %, pour 2011, des taux de taxe d'habitation et de taxe foncière sur les propriétés non bâties. Une baisse qui compense la hausse nationale des bases (+2%) et l'application de la nouvelle taxe spéciale d'équipement (TSE) par le Grand Toulouse.

« Pour 140 000 des 220 000 Toulousains qui payent la taxe d'habitation, cela entraînera une baisse sur la feuille d'impôt », précise Joël Carreiras, adjoint au maire chargé des finances. «Les locataires de HLM, qui ne payent pas la nouvelle TSE, seront même bénéficiaires».

« Nous avons opté pour la TSE afin de développer une politique foncière dans l'agglomération, nous aurions pu le faire en décidant d'augmenter les taux des impôts locaux existants plutôt que de créer une nouvelle taxe, poursuit Joël Carreiras, mais cela aurait été préjudiciable aux ménages. La nouvelle taxe est assise aussi sur les entreprises et permet d'alléger ainsi la pression sur les ménages, et surtout pour les ménages les plus modestes comme les locataires HLM ».

Un choix perçu par l'ensemble du conseil municipal, opposition y compris. « J'ai toujours dit que j'étais favorable à une vraie politique foncière, je suis logique», explique Jean-Luc Moudenc, président de l'UMP 31 et leader du groupe d'opposition « Toulouse pour tous », qui a voté la baisse des taux, comme les autres membres des oppositions, ce qui est assez rare en matière budgétaire où l'opposition marque généralement sa différence, au moins en s'abstenant.

Débat sur les cameras

Auparavant, René Bouscatel, au nom de l'autre groupe d'opposition municipale de droite, avait pu faire part de ses critiques sur une politique communale qui « oublie trop le centre » selon lui, tandis que Moudenc ciblait ses reproches sur le projet Garonne de tramway et sur celui de la Toulouse School of Economy, mal placée, selon lui, à Saint-Pierre.

Ont aussi été adoptées à l'unanimité l'adhésion de Toulouse à une charte européenne sur la vidéoprotection et la création d'une commission des libertés (qui sera présidée par une personnalité extérieure et comprendra des membres des oppositions municipales). Cette commission contrôlera la mise en place et le suivi éventuel des caméras de surveillance, le site de la rue Pargaminières ayant été confirmé comme propice par le maire, malgré les réserves des élus écologistes.

Un monument du souvenir à Azf

Le conseil a aussi adopté à l'unanimité le lancement d'un concours pour la réalisation d'un monument (180 000 €) à la mémoire des victimes d'AZF, à l'entrée de l'ex usine. L'un des deux bâtiments donnés par Total à l'entrée servira de lieu de mémoire et l'autre de salle de réunion et d'équipement de quartier. « Toutes les associations de victimes sont d'accord », s'est félicité Pierre Cohen, qui espère ainsi « sinon fermer toutes les cicatrices mais apaiser, après des années d'incompréhension voire de haine ».

Le chiffre : 1 50 000

Euros - La chapelle des Lazaristes. C'est le prix de la chapelle proche de la prison Saint-Michel acquise par la Ville à Kaufman et Broad pour en faire une salle de réunion. « Un premier signe pour la prison », selon Daniel Benyahia.

la phrase

« L'ex-théâtre des Nouveautés pourrait accueillir un centre de ressources et de développement sur l'urbanisme. »

Source La Dépêche du Midi Pierre Cohen, Maire de Toulouse

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3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 08:24

Côte d'Ivoire: Comment Ouattara a réussi à renverser la vapeur

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Côte d’Ivoire - Imminente, la chute de Laurent Gbagbo s'est dessinée grâce à une offensive militaire menée en quelques jours...

L’option militaire aura finalement été la bonne. Arrivées jeudi à Abidjan au terme d’une conquête éclair depuis le nord du pays, les Forces républicaines (FRCI) d’Alassane Ouattara étaient en passe de renverser définitivement le pouvoir ce vendredi avec l’assaut du palais présidentiel ainsi que de la résidence de Laurent Gbagbo.

Une offensive victorieuse qui met à mal les différentes médiations africaines qui, trop désireuses de conserver un statu quo, n’auront jamais permis de faire évoluer la situation dans un sens ou dans l’autre. L'évolution des événements est toutefois davantage le fait de Guillaume Soro que d'Alassane Ouattara, selon Michel Galy, spécialiste de la Côte d'Ivoire au Centre d'études sur les conflits.

Le rôle essentiel de Guillaume Soro

Contacté par 20 Minutes, le politologue estime qu’il y a eu «un jeu de rôles» entre les deux hommes, possible facteur de divisions futures. A la tête des groupes armés, Guillaume Soro a tenu ces derniers temps «un discours plus dur, avec des ultimatums», tandis qu’Alassane Ouattara a toujours été «plus modéré», prévoyant notamment de protéger l’intégrité physique de Laurent Gbagbo.

Cette conquête du pouvoir par la force aura été possible grâce à différents facteurs. «L’armement des forces rebelles (uniformes, pick-up flambant neufs avec mitrailleuses, etc.)  a été fourni par des pays comme le Burkina Faso et le Nigéria, très favorables à Alassane Ouattara», détaille Michel Galy, qui évoque également la présence d’instructeurs des pays cités.

Défections en série dans le camp Gbagbo

Laurent Gbagbo n’aura pas été aidé non plus par des défections en chaîne: de l’Angola et de l’Afrique du Sud, au niveau international, qui auraient pu l’aider militairement, et de la police et de la gendarmerie, au niveau national. Pourtant, l’issue du conflit ne sera pas aboutie tant que le sort de Laurent Gbagbo ne sera pas réglé.

Il lui reste deux options. Il peut accepter de négocier un exil, mais «sans trop de garantie», selon Michel Galy, à l’image de l'ex-président libérien Charles Taylor qui avait fini par être livré par le Nigéria à la justice. Autrement, renforcé par de jeunes volontaires, le président sortant peut «rester au pouvoir jusqu’au bout et mourir avec ses idées». «Cela serait inquiétant pour la suite», indique le politologue.

La crainte d’une répression sanglante à Abidjan

Une mort de Laurent Gbagbo en martyr mettrait Alassane Ouattara dans une situation difficile car Abidjan reste majoritairement favorable au président sortant, précise Michel Galy, qui craint des «règlements de compte massifs» dans la capitale économique du pays. D’autant plus que, malgré les exécutions et massacres observés ces dernières semaines, les forces occidentales présentes sur place «brillent par leur absence», selon le politologue.

En dépit du rôle armé dédié à Guillaume Soro, qui pourrait ne pas vouloir en rester là, le futur dirigeant ivoirien devra désormais assumer sa double casquette de «Docteur Ouattara et Mister Alassane», comme le surnomme Michel Galy. Soit celle d’un homme dont l’image de «grand bourgeois», avec «un côté policé», sera empreinte  d’une arrivée au pouvoir par la violence.

Source 20minutes.fr Corentin Chauvel

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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 23:54

L’Algérie en attente de son destin

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 La revue française de défense nationale vient de publier, en date de ce mercredi 30 mars, une tribune de Mohamed Chafik Mesbah intitulée «L’Algérie en attente de son destin». Nous reprenons, à l’intention de nos lecteurs, cette intéressante contribution.

Depuis de nombreuses années, des émeutes récurrentes ont frappé, de manière répétée, différentes localités sur l’ensemble du territoire algérien, à travers des mouvements de contestation sporadiques et circonscrits, suscités en général par des revendications d’ordre socioéconomique, mais touchant, dans leur ensemble, à la médiocre qualité de la gouvernance publique. Considérant que ces mouvements n’avaient pas vocation à s’agréger en se fédérant dans un mouvement de contestation de dimension nationale, les pouvoirs publics y ont accordé une attention relative. Toutes choses égales par ailleurs, il suffisait, pourtant, de se référer aux situations similaires en Amérique latine – certes, dans les années 1970 – avec des émeutes identiques, tout aussi sporadiques et circonscrites, pour se convaincre que ces processus, pour lents qu’ils soient, débouchent, en dernier ressort, sur des mouvements de contestation nationale de grande ampleur. Ceux d’Amérique latine, pour mémoire, ont défait les puissantes dictatures militaires latino-américaines. Les émeutes qui viennent de secouer l’Algérie, en janvier 2011, démontrent, à l’évidence, que le potentiel de contestation y est puissant et qu’il peut, au même moment, toucher tout le territoire national. Le nouveau contexte arabe, propice à l’éclosion d’imposantes manifestations populaires, pousse à s’interroger sur le mécanisme qui fera, inexorablement, évoluer ces émeutes d’apparence circonscrite vers un mouvement capable de provoquer un processus de changement de régime. Les émeutes qui ont touché, au mois de janvier dernier, l’ensemble du territoire national n’ont certes pas eu d’effet d’entraînement sur le reste de la population. Il n’en reste pas moins que, tout en se démarquant des violences, l’opinion publique nationale n’a guère contesté le bien-fondé des slogans scandés par les jeunes manifestants. Le fait que ces émeutes n’aient fait entrer en scène que des groupes de jeunes ne doit pas conduire à une erreur de diagnostic. C’est la réalité sociale dans sa globalité qu’il faut observer. Il se trouve, justement, que, malgré les scènes quotidiennes de contestation qui essaiment à travers tout le territoire national, les pouvoirs publics se cantonnent au constat d’un phénomène limité à des groupes épars de jeunes contestataires et refusent, obstinément, d’admettre l’existence, à l’échelle de toute la société, d’un état latent de révolte lié à une contestation d’essence politique. Par-delà les difficultés d’ordre économique et social auxquelles elle est confrontée, la population focalise son énergie sur le système de gouvernance publique à propos duquel elle exprime, volontiers, un profond désaveu. Ce qui prédomine, en effet, dans l’état d’esprit de la population, c’est une immense rancœur contre un système de gouvernance qui est ressenti comme, foncièrement, injuste. La forte aspiration à une vie décente qui se lit dans les attentes exprimées par cette population s’accompagne toujours d’une profonde exigence de dignité. Ce désaveu et cette rancœur sont ravivés, est-il besoin de le souligner, par le sentiment de dilapidation effrénée des deniers publics que nourrit et conforte la comparaison, souvent brandie, entre les chiffres colossaux des réserves en devises du pays, le niveau de vie médiocre de l’immense majorité de la population et les fortes sommes détournées dans les affaires de corruption. Il faut avoir présent à l’esprit que le sentiment d’égalitarisme est largement répandu au sein d’une population où les jeunes de moins de vingt ans représentent 60% du total. Il n’est pas exagéré d’affirmer que la société algérienne est, actuellement, scindée en deux blocs. D’une part, la société réelle, la grande majorité de la population, en particulier «les laissés-pour- compte», tous âges confondus, qui peinent pour s’assurer les conditions d’une vie à peine acceptable. D’autre part, la société virtuelle, c'est-à-dire les appareils et institutions publiques avec les personnels responsables qui les peuplent, en déphasage chronique avec la société réelle. Cette fracture est à l’origine des épisodes ininterrompus de contestation de la gouvernance publique qui continuent de se dérouler à l’échelon local. Elle explique parfaitement le taux d’abstention excessivement fort enregistré lors des scrutins électoraux intervenus depuis une décennie, en particulier les élections législatives et présidentielles. Le gouvernement algérien, occultant la dimension politique de la tension, a décidé de procéder, dans l’urgence, au traitement des seules revendications sociales et économiques, celles qu’il a cru pouvoir identifier. Il a débloqué d’importants crédits, sous la forme d’un programme spécial d’un montant de 180 milliards de dinars, soit deux milliards et demi de dollars. La question porte moins, cependant, sur le montant financier dégagé que sur la cohérence d’ensemble de la démarche et la capacité des structures publiques à consommer correctement, en termes d’efficacité et de délais, les crédits alloués. Pour preuve de cette incapacité, des listes d’attente sont déjà signalées au niveau des communes désemparées, incapables de répondre aux réclamations pressantes de citoyens avisés des engagements solennels du gouvernement. A court terme, donc, l’impact des mesures décidées semble aléatoire. C’est plutôt le risque de développement exponentiel de la petite corruption qui se profile au niveau des échelons administratifs subalternes, avec une soif insatiable de revendications matérielles des différentes catégories sociales, lesquelles seront satisfaites en théorie, mais pas automatiquement, au plan pratique. Cette série de mesures gouvernementales est loin de constituer le soubassement d’une véritable politique économique cohérente et pertinente. A court terme, la situation sociale risque, d’ailleurs, d’empirer, le gouvernement s’étant engagé sur des mesures qu’il lui sera difficile d’appliquer sur le terrain. Pour utiliser une image, volontairement exagérée, le gouvernement, pour faire parvenir, directement, aux jeunes chômeurs et aux femmes au foyer l’aide financière qui leur a été promise, devrait ouvrir, auprès du Trésor public, 35 millions de guichets. C’est, naturellement, hors de portée. La population exige, sans conteste, sa part de la rente pétrolière. Même sans contre-partie productive. Mais si les aspirations populaires portent sur des exigences liées à l’amélioration du niveau de vie, elles comportent, également, une revendication fondamentale de dignité. La gouvernance publique étant jugée inefficace, et surtout injuste, c’est une exigence de dignité qui est exprimée avec une revendication essentielle, sous-jacente de mutation du mode de gouvernance publique. Nous sommes là dans le champ des revendications politiques avec une exigence implicite de démocratie. La mauvaise gouvernance publique devant, selon toute probabilité, persister, la situation ira en s’aggravant à travers des mouvements de contestation sociale de plus en plus puissants, peut-être de plus en plus violents. Plutôt que de tension, il faut parler, en effet, de crise de gouvernance. Une crise qu’il n’est possible de dépasser que par une transition démocratique, seule garante d’une transformation radicale et durable du mode de gouvernance qui est contesté. Les responsables officiels algériens, continuent, pourtant, de faire l’impasse sur la dimension politique des attentes populaires, certains d’entre eux ne rougissant même pas de comparer leur peuple à un simple «tube digestif», ne pouvant imaginer que les Algériens sont en attente, non pas de pain, mais d’un processus audacieux de réformes politiques en prise avec leurs exigences relatives au fonctionnement démocratique de la société. Il faut se rendre dans les quartiers populaires, au cœur et à la périphérie des grandes villes, pour se convaincre que les émeutes récurrentes qui s’y déroulent, en permanence, se rapportent bien à un profond rejet du mode de gouvernance publique, pas seulement à une amélioration du niveau de vie. Au surplus, il faut bien tenir compte de l’émergence de cette nouvelle génération de militants islamistes difficilement réductibles aux grilles d’analyse antérieures. Dans la rue, il existe, désormais, de nouveaux islamistes discrets, qui aspirent, eux aussi, à une vie décente dans la dignité. Ils veulent exhaler leur rancœur mais dans la discrétion et avec un sens déroutant de l’efficacité. Demain, en cas de soulèvement populaire, pourront-ils faire basculer le rapport de forces ? Difficile de répondre car il n’existe pas d’informations corroborées sur leur mode d’organisation et la nature du leadership qui s’exerce parmi eux. Nonobstant l’existence avérée de ce potentiel interne de contestation populaire, quel effet peut exercer, par ailleurs, l’environnement international sur l’accélération des événements en Algérie ? Dans un monde qui est en pleine reconfiguration, ce sont les Etats-Unis, prioritairement, qui tentent de s’approprier une place éminente dans les régions qui présentent pour eux un intérêt fondamental, par le positionnement géostratégique ou par la disponibilité de richesses naturelles. Dans le cas de l’Algérie, trois mots-clefs peuvent justifier un tel intérêt : hydrocarbures, Sahel et immigration. La proximité de l’Algérie de l’Europe occidentale, son appartenance à la zone sahélienne ainsi que son statut de pourvoyeur important de l’Union européenne en pétrole et en gaz lui donnent, en effet, un positionnement géopolitique particulier qui appelle l’attention des Etats-Unis et de l’Union Européenne. La France et, d’une manière plus générale, l’Union européenne accordent sans doute à ce pays une attention essentielle, à la seule différence que les Etats Unis, plus volontaristes, manifestent leur intérêt par un engagement plus concret.

Un effet domino est-il inévitable dans le cas de l’Algérie ?

Le cours des choses dans ce pays va dépendre de trois variables principales. Premièrement, la capacité d’anticipation dont fera preuve le régime pour engager un processus de véritables réformes politiques. En réalité c’est un programme de transition démocratique des plus classiques qu’il faudrait mettre en œuvre avec la mise en place d’un gouvernement de transition, l’organisation d’élections législatives anticipées, l’organisation d’une élection présidentielle anticipée, le tout accompagné de l’ouverture immédiate du champ politique et médiatique. Dans le cas spécifique de l’Algérie, ce processus transitoire est subordonné, toutefois, à deux préalables : l’ouverture sans délai de procédures judiciaires contre les personnalités impliquées dans des affaires de grande corruption car le ressentiment populaire est particulièrement fort, ainsi que l’engagement de l’institution militaire, dans des conditions à déterminer, à jouer un rôle de garant de la transition démocratique, elle seule étant en mesure de déjouer les tentatives qui se feront jour, inévitablement, pour faire avorter la transition. Deuxièmement, le positionnement qui, précisément, sera adopté par l’armée, toutes composantes confondues, en cas, notamment, de dérapage des manifestations populaires. Provenant pour la plupart de couches sociales défavorisées – classes moyennes, dans le meilleur des cas —, les nouveaux chefs militaires, s’ils ne manifestent aucune inclination pour la chose politique stricto sensu, ne sont pas déconnectés, loin s’en faut, de la réalité sociale. La dégradation actuelle de la situation dans le pays ayant tendance à devenir chronique, elle ne pourra, à cet égard, que les interpeller. Il est permis d’imaginer que les forces armées refuseraient de réprimer d’éventuelles manifestations populaires. Sans se mettre en situation de rébellion explicite vis-à-vis des instances politiques légales, les nouveaux chefs militaires, pressentant une situation de chaos fatal au pays, agiraient identiquement aux forces armées égyptiennes. Troisièmement, le degré de détermination affichée par les Etats-Unis et la France pour faire pression sur le régime algérien en le poussant à entreprendre le processus de réformes politiques souhaité. De toute évidence, la pression ne viendra pas du côté français. Ce sont les Etats-Unis qui pourraient le plus contribuer à accélérer le cours des choses. Certes, la direction prise par les événements en Libye peut conduire les autorités américaines à infléchir leur pression sur l’Algérie, mais ce serait purement conjoncturel. Autrement, les Etats-Unis, pour agir en pareil cas, disposent d’un modèle théorisé, celui de «la Révolution pacifique», déjà expérimenté dans des démarches de destitution de chefs d’Etat contestés, en Serbie et dans les pays situés dans «l’étranger proche» de la Russie, la Géorgie et l’Ukraine. Lisez, attentivement, l’ouvrage de référence de l’Américain Gene Sharpe, intitulé From Dictatorship to democracy . Ce ne sont pas tant les références philosophiques qui requièrent l’attention que le mode opératoire, savamment décrit. A l’exception du Venezuela où le modèle a été mis en difficulté par le président Hugo Chavez, partout ailleurs les dictateurs ciblés sont tombés. Au total, deux cas de figure et non pas trois peuvent être envisagés à propos de l’évolution prévisible de la situation en Algérie. Un scénario de violence, en premier lieu, dans le cas ou le statu quo actuel persiste. Pour éviter cette issue funeste, et ce serait le deuxième scénario, il est indispensable d’entamer la transformation pacifique du système. Le système ne paraissant ni résolu à se réformer ni capable de le faire, l’incapacité des élites traditionnelles à agir sur la réalité étant, par ailleurs, avérée, la cristallisation des contradictions risque, cependant, d’imposer, inexorablement, la rue comme arbitre final du processus en cours. En vérité, le second scénario, celui du dénouement pacifique, est cité juste pour mémoire. C’est le premier scénario, celui de la violence, qui a le plus de chances de se vérifier. Il faut espérer, seulement, que la violence qui l’accompagnera n’ait pas raison de la pérennité du pays, c’est-à-dire de la cohésion de la société algérienne et de l’intégrité du territoire algérien.

Source Le Soir d’Algérie - Mohamed Chafik MesbahLe Pèlerin

Politologue, ancien officier supérieur de l’Armée nationale populaire.

Docteur d’État en sciences politiques et diplômé du RCDS Londres

Le Pèlerin

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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 23:46

Castrojeriz - Carrion de Los Condes

46 km / 741.8 km

Départ 7h50 - Arrivée 19h00

Gérard et ses chaussures de randonnée

Les photos ont en fait été prises 2ans après, lors de mon dernier passage,  ce qui explique la date sur les photos

Mardi 7 octobre 2003,

Nous ne pensions pas faire 46 km ce jour. Peu d'entre nous l'ont fait mis à part 2 jeunes avec qui nous marcherons de concert.

Nous avons attaqué le chemin par une rude montée sur la Meseta. Je me suis découvert car en plus de la suée de la cote, la température était supérieure à 15°.   

Nous avons pris ensuite une longue descente qui nous conduisit à l'Ermita San Nicolas. Nous avons traversé une belle rivière sur le magnifique pont d'Itero qui l'enjambait. Nous quittions la province de Burgos pour celle de Palencia. A partir de là, le paysage devenait plus verdoyant avec ses jolis champs très vallonnés, tout en offrant une grande variété de monuments.  

Nous traversions Itero de la Vega, Boadilla del Camino, une cité du 10ème siècle, son église gothique Santa Maria et atteignions Fromista à 13H30. 

La vieille ville de Fromista située autour de son église San Martin (un chef d'oeuvre d'art roman) était une merveille.

Je me rendais au Centre médical pour me faire ausculter. En effet j'avais toujours les séquelles de ma trachéïte. Je présentais mon imprimé E111 et ne payais pas un centime,  ni au centre médical, ni ensuite à la pharmacie.

Nous sommes repartis en direction de Carrion de Los Condes. 

Nous sommes passés à Poblacion de Campos (l'Ermita de San Miguel méritait parait-il une visite, mais nous n'avions pas le temps), puis à Villovieco et Virgen del Rio.  

En grimpant le col d'Alto San Cristobal, cela tirait un peu dans les jambes. En effet, c'était notre premier 46 km et cela laissait quelques séquelles.  

En haut du col nous pouvions voir Carrion de Los Condes.  

Nous y arrivions enfin. Le refuge jouxtait l?église Santa Maria et son Cloître qui sont à visiter.  

Il y a tant de jolies choses à voir à Carrion de Los Condes que je me promettais d'y revenir.

Après mes mouvements quotidiens et une douche réparatrice, nous nous rendions au restaurant très convenable ou nous dînions fort bien. 

Gérard était assez fatigué. Il a des jours avec et des jours sans ?..  

En plus de cela, il venait de s'apercevoir qu'il avait oublié ses chaussures de randonnée à Castrojeriz. Il marche tellement bien avec ses sandales 

De retour au gîte à 22h45 (le gîte fermait à 23h00) je fus fort étonné de trouver porte close. Je frappais à la porte avec une certaine violence. Quelle ne fut pas ma surprise de voir l'abbé du village fort irrité de mon tapage. Oh la méprise j'avais frappé à la sacristie...les entrées se ressemblaient. Je me confondais en excuses pour rejoindre enfin le gîte.

 

 

Je

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je m'endormais vers 23h45

Le Pèlerin

  

 

 

 

 

 

 

 

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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 23:34

Airbus - Libye : Rafale 3 – Eurofighter 0

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Cette fois-ci, on allait voir ce qu'on allait voir. Pensez-donc : l'Eurofighter enfin engagé sur un théâtre d'opérations, la Libye, par la Royal Air Force et l'armée de l'air italienne. L'occasion était trop belle de juger sur pièce le chasseur développé par BAe, EADS et Finmeccanica, et de le comparer à un Rafale déjà utilisé, lui, en Afghanistan depuis 2007. Les fans du Typhoon, nom anglais de l'Eurofighter (photo EADS), se léchaient les babines à l'idée de voir le joujou en action ; les contempteurs de l'appareil -nombreux en France- prédisaient un bide total à cette avion jamais testé en conditions réelles de combat.

Résultat des courses : il n'y a pas photo. Si la bataille commerciale est pour l'instant à l'avantage de l'Eurofighter, avec ses commandes export en Arabie Saoudite et en Autriche, le Rafale apparaît clairement mieux adapté, et bien plus efficace, que son concurrent sur le théâtre libyen. L'avion français multiplie les missions de reconnaissance et d'attaques au sol, prouvant tous les jours ses capacités « multirôles ». Les Eurofighter Typhoon britanniques, eux, se cantonnent à des missions de supériorité aérienne d'une utilité douteuse, l'aviation de Kadhafi étant clouée au sol suite à l'embargo ou dégommée par les frappes de la coalition.

Développé pendant la Guerre Froide dans l'optique d'interception aérienne de chasseurs soviétiques, l'Eurofighter a dû entamer une mue douloureuse vers le caractère multirôle des chasseurs modernes, en gros un avion capable de frappes au sol, de combat air-air, et de reconnaissance. Le problème, c'est que selon le NAO, l'équivalent britannique de la cour des comptes, il faudra attendre 2018 et dépenser 560 millions de livres pour que le Typhoon puisse mener efficacement des frappes au sol. En attendant, ses capacités - bonnes, à priori - de combat aérien pur ne servent à rien, ou presque. Le fait que le dernier chasseur libyen à avoir décollé - avant d'être dégommé, sitôt de retour au sol, par un missile AASM français - soit un antique Galeb yougoslave prouve que pour les duels high tech à la Top Gun, il faudra repasser.

Côté britannique, ce sont donc les bons vieux Tornado (photo ci-dessus, EADS) qui font le job, en « délivrant » des missiles Storm Shadow (MBDA), version anglaise des missiles Scalp, sur les cibles identifiées par la coalition. Les mauvaises langues soulignent que l'Eurofighter sera peut-être plus à sa place lors des cérémonies de mariage du prince William le 29 avril : deux Typhoons doivent passer au dessus de Buckingham Palace...

Source Challenge.fr

Le Pèlerin

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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 20:36

Algérie - Les Algériens entre désir de changement et peur du chaos

algerie le choix

 

«Une révolution ou une réforme mais qu’on en finisse !». C’est le propos, en aparté, d’un homme d’affaires algérien, exaspéré par le lourd climat «national» de l’attente et des pressions sociales paralysantes. Dans un curieux renversement, ce sont les milieux patronaux algériens qui réclament une «solution» radicale, pas le reste du peuple.

17 janvier 2011, le dictateur tunisien fuit son pays et son régime tombe. Une dizaine de jours plutôt, des émeutes dites «de l’huile et du sucre» avaient secoué dangereusement le pays, dans une synchronie qui a vite fait de rappeler Octobre 88.

«Une chance inouïe pour nos gouvernants» commentera en s’amusant un cadre supérieur: «si les émeutes avaient eu lieu après la révolution tunisienne, on aurait pu aboutir à autre chose peut-être». Depuis, cependant, appelé par le printemps arabe à soutenir des réformes ou à subir la révolution dure, le système algérien a donné des gages, «sur papier» de sa volonté de changer et a annoncé de grandes… réformes sur deux axes: politiques et socio-économiques.

Les premières ont entamé la démarche par une levée de l’état d’urgence, saluée comme un premier pas par une partie de la classe politique et par quelques «tuteurs» occidentaux mais sans aller jusqu’à cette limite de la culture parti unique: agrément de nouveaux partis, autorisations des manifestations dans les villes, ouverture au privé du champ audiovisuel, etc.

Les secondes ont versé dans la culture habituelle de la distribution de la rente et du soutien alimentaire direct: bonification des crédits, plan ANSEJ, emplois, etc. l’effet d’appel sera terrible et provoquera une bousculade des corporations aux portes de la présidence, des grèves, immolations et revendications de presque tous les corps sociaux. «Les gens ont compris que le Pouvoir est faible et que pour «manger», c’est maintenant ou jamais », conclut-on.

«mais pourquoi cela ne se passe pas chez vous ?»

C’est la question posée à l’auteur de ces lignes par un responsable du journal londonien de référence The Times la semaine dernière. Réponse malaisée et difficile. Le cas algérien laisse perplexe. Une sorte de prestige régional a placé les Algériens au top des peuples arabes révolutionnaires, protestataires, revendicateurs lors du siècle dernier.

C’est, pour l’histoire formelle, le premier pays qui a organisé des élections présidentielles pluralistes dans une aire arabe habituée aux monarchismes de fait ou de familles. Après Tunis, tous les regards se sont donc tournés vers Alger et les siens.

La date du 12 février et l’appel de la coordination nationale pour le changement et la démocratie devait être le point de départ d’une révolution moins naïve que celle d’Octobre 1988. Il n’en sera rien: les dispositifs policiers seront efficaces, l’appel peu convaincant et l’hésitation sera générale. «On ne peut pas le dire à haute voix, mais la présence de Saïd Sadi dans la CNCD a plombé le mouvement.

Le pouvoir et ses relais ont su jouer sur l’argument régionaliste, présentant la protesta comme un mouvement kabyle. Par ailleurs, le patron du RCD fait parti d’une génération qui a composé avec le Pouvoir selon l’opinion simple de la grand majorité», expliquera un journaliste. C’est une piste. D’autres sont à creuser: «Les Algériens ont simplement peur. Ils ont souffert lourdement durant la décennie 90», dira un diplomate européen à l’auteur de ces lignes.

Pas besoin d’être grand sociologue pour énumérer les raisons de l’exception algérienne: absence de leader efficace et jeune, dispositif policier strict, peur après les «punitions» des années 90, désaffection du politique, floue de la cible à chasser (Bouteflika ou ceux qui l’ont nommé ? qui est le système : La Présidence ou les «services» ?), dépolitisation extrême.

«Un ouvrier de base des années 70 était beaucoup plus politisé qu’un militant de parti aujourd’hui», répondra un sociologue oranais installé aujourd’hui en France. Du 12 et jusqu’à aujourd’hui, les Algériens ont préféré la révolution personnelle à celle collective.

La contrecampagne officielle, essentiellement menée par le ministre des AE Mourad Medelci, sur les plateaux des TV occidentales et au sein de leurs offices, a lourdement joué sur cette situation: les arguments de campagne étaient que «notre révolution nous l’avons faite en 88» et que «les Algériens ont déjà payé». Des arguments porteurs et à impact sur les esprits post 90.

RECYCLAGE DES ANNÉES 90 ET PRODUITS DÉRIVÉS:

Dans le courant des trois mois de cette terrible année, on découvrira que les années 90 ont une facture et continuent de faire des victimes. D’abord et surtout en politique: toute la classe politique opposante «enfant de cette époque» est rejetée par les Algériens.

Mauvais souvenir de quelques choix antérieurs lourds: éradication ou dialogue, participation ou internationalisation, opposition ou figuration. Le discours anti-islamiste et celui dénonçant le risque terroriste ne portent plus même s’ils sont pratiqués à outrance par le Pouvoir et ses opposants. «Les Algériens veulent du sang neuf et des visages nouveaux», affirme un observateur.

Ce trauma sera, en partie, à l’origine de la scission de la CNCD en deux: CNCD-partis politiques, CNCD-Barakat. Le recyclage touchera aussi l’usage que l’on fera de Ali Benhadj: icône insistante du radicalisme algérien, il tente la présence dans les émeutes algériennes d’Alger : rejeté par les uns, chassé par les autres, il sert aussi d’effet de manip de l’image et d’ogresse pour faire peur aux occidentaux et colorer les mouvements sociaux en Algérie par la fameuse menace islamiste.

Dans le tas, les événements d’octobre sont aussi utilisés pour la décennie suivante: «la révolution les Algériens l’ont faite en octobre» est l’un des slogans étonnant du système en place, sachant que cet événement n’a jamais été autant célébré comme un acquis et qu’il a longtemps souffert d’être classé accident de travail avant d’être classé accident de l’histoire.

Le «chasser qui ?» et le «je veux vivre en paix»

Contrairement aux autres systèmes politiques arabes où les pouvoirs sont concentrés et les dictatures identifiables, le cas algérien fait exception. Une sorte de formule où Moubarak est viceprésident d’un collège de décision indirecte et d’un Général Tantaoui très discret. Lors des premières tentatives de marches de la CNCD, les slogans étaient hésitants sur le «Dégage» contre Bouteflika et pas par amour.

Les Algériens savent ou croient savoir que le président de la République a la responsabilité mais pas la totalité des pouvoirs. Le cycle entamé depuis la «démission» de Chadli avait fini par laisser transparaître la répartition des manettes de pouvoirs en Algérie : Présidence, «Services», Armée, etc. «On a déjà chassé notre Moubarak en 88 et c’était une erreur», résumera Hamid B, un journaliste.

Comprendre: cela n’a servi à rien de chasser Chadli puisque le système n’est pas tombé. L’erreur algérienne sert même, dit-on, de pédagogie de base aux mouvements révolutionnaires en Tunisie et en Egypte : le départ de tous et pas seulement de la tête.

«Si les Moukhabartes ne tombent pas, on n’a rien fait». Du coup, une partie de la popularité de Bouteflika semble reposer sur une perception intuitive de sa situation difficile face à une partie invisible. Le flou de la cible plombera à son tour les mouvements de protesta en Algérie et les réduira à des demandes d’argent et de salaires. «Chasser qui d’abord ? Ils sont nombreux.

Il y a toute une liste», résumera un Algérien lors de la dernière tentative de marche à Oran et qui a tourné aux arrestations en vrac. Pour les Algériens, il s’agit «d’une dictature molle» selon l’expression d’un politologue étranger, difficile à chasser et qui peut s’adapter à tout.

Reste que le rejet de la révolution n’est pas assimilable uniquement aux groupes de Baltaguya, payés ou embrigadés par quelques élus pour casser du manifestant à chaque tentative de marche. Les Baltaguya restent une minorité amusante, là où la majorité algérienne est dans une sorte de passif «je ne marche pas, sauf pour moimême ».

Une formule pour des grèves Zenga Zenga. A base de la peur, une partie des Algériens ont construit une argumentaire contre-révolution, illustré des images du chaos en Tunisie et en Egypte.

«Les Tunisiens acceptent aujourd’hui n’importe quel prix que je leur paye pour des prestations en bâtiment qu’ils négociaient durement avant la chute de Ben Ali», racontera un homme d’affaires spécialiste en hôtellerie. «Chez eux, c’est du jamais vu: des hommes armées de couteaux à… Hammamet !».

Les hommes d’affaires algériens ont peur :

A la porte de sa maison où il a reçu le journaliste à Oran, l’un des plus importants hommes d’affaires de la région répondra exaspéré «j’ai vraiment peur mais, parfois, quand je vois ce qui se passe quotidiennement et les difficultés bureaucratiques auquel je fais face, je me dis : que cela arrive même si je perds tout !». C’est la formule générale : envie de changer mais peur du chaos.

Le syndrome touche essentiellement le maigre tissu de «privés» algériens, dépendant de la sécurité et des marchés de l’Etat, direct ou indirect. «Je l’ai dit à l’un des représentants de Bouteflika quand ils nous a appelés pour consultation il y a quelques semaines : moi mes billes sont ici, quant à vous, quand ça va éclater, il vous suffit de prendre l’avion. Ce n’est maintenant qu’il fallait nous appeler mais il y a des années». Quelle a été sa réponse ? «Il a baissé la tête».

Le pire message leur sera adressé, par la suite, par les offres de «distribution de rente» par le biais des fameux dispositifs pour les jeunes. «Au lieu de donner l’argent et les prêts aux hommes d’affaires qui ont l’expérience de l’entreprise, qui peuvent rembourser et qui peuvent créer de l’emploi et des gisement fiscaux, on le donne à des jeunes qui vont acheter des voitures de luxe, de places de chaloupe», répondra avec colère un patron algérien à l’ouest. «Dans ma ville, un homme qui avait un problème de logement a acheté un bus, avec l’ANSEJ et il y passe ses nuits».

L’anecdote est suffisante selon notre interlocuteur. Le procès du populisme des dernières mesures est sévère chez le patronat algérien qui ne comprend pas cet excès de retour au socialisme. «Beaucoup de cet argent ne sera pas remboursé mais je me dis que si 50% des projets réussissent, c’est déjà ça de gagné», ajoute un autre pour se consoler. Le pire, pour les «privés» algérien, reste cependant l’indécision.

Si les classes basses se sont contentées des mesures de ventilation de l’argent ou des promesses d’argent, l’indécision de la situation algérienne pèse lourd sur l’économie. «On ne sait plus quoi faire ni que décider. On ne comprend plus ce gouvernement : il prend les pires décisions avec la dernière et l’avant-dernière Loi de finances, nous étouffe et bloque l’économie du pays puis prend les mesures exactement contraire en à peine un mois après la chute de Ben Ali: on n’a plus de gouvernance à la fin».

A comprendre: concessions sur le code de la route, commerce informel plus que toléré, facilités bancaires pour les moins producteurs de plus-value, etc. Les réactions à la crise de l’huile et du sucre avaient annoncé, déjà, le début d’une politique de concessions lourdes, avec des régimes fiscaux «invraisemblables » qui seront généralisées par la suite à presque toute l’économie nationale et à son détriment.

Le mystère Bouteflika et son silence : «Où est passé le Président ?».

La question est elle aussi nationale. Après un premier mandat de forte visibilité et un second marqué par une volonté de mener des relances à gros budgets, «l’erreur de Bouteflika a été d’insister pour un 3ème» résument beaucoup de nos interlocuteurs.

«Il aurait pu choisir de sortir par la grande porte, avec une Réconciliation bouclée et une dette externe payée mais il ne l’a pas fait». Le 3ème mandat «pour un homme qui a connu une chance inouïe tout au long de sa vie et jusqu’aux dernières années avec le 11 septembre US, le prix du baril et la pluviométrie, l’imprévue des révolutions arabes a été un désastre».

Le silence de Bouteflika «contrairement à ce que l’on dit est déjà dû à une incapacité physique marquée depuis des mois: le début de cette année, un discours a même été enregistré avant d’être retiré : la voix du Président y était à peine audible» rapporte une source généralement très bien informée.

«L’homme a fait le vide autour de lui au point où personne n’ose élever la voix de la contradiction ou de la proposition à la Présidence : vous savez, le problème aujourd’hui est que la Présidence n’a même pas la chance d’une cheville ouvrière comme feu Larbi Belkheir.

C’est le vide et l’âge avancée de l’entourage du Président qui aggravent sa faiblesse», ajoute-t-on. «Je vous jure qu’il lui arrive de pleurer par moments face à la situation», raconte notre source, offrant une piste au mystère d’un exercice du pouvoir par courrier interposé.

La situation de l’homme est rendue encore plus difficile «par l’implication de ses frères dans des cercles d’affaires qui l’handicapent et le prennent en otage vis-à-vis de ses adversaires». Qui ? «L’opinion désigne souvent des centres de décisions au sein des services algériens : Bouteflika a été utilisé et on a insisté sur son 3ème mandat pour le garder comme président utile au nom de la stabilité : aujourd’hui, il est piégé».

La tension supposée entre lui et les têtes des «Services» est du domaine public même si on dit qu’il s’agit de rumeurs de sérail comme aime les nourrir l’opinion publique par manque d’éclairages. L’équation Présidence/ Services servira à expliquer les tensions, les manipulations et les affaires de corruptions étalées au grand public.

«Que voulez-vous qu’il fasse avec un Sénat et un Parlement peu légitime, des ministres peu engagés ou si peu efficaces et un entourage immédiat sans épaisseur face à des détracteurs internes ?». Dans l’équation, le Premier ministre brille par une stratégie de réserve qui ne passe pas inaperçue: «lors d’une réunion, il a clairement dit à ses interlocuteurs critiques : demandez-moi des comptes à partir de 2014, pour le moment, je ne suis qu’un Premier ministre» jure notre source.

L’isolement est encore plus accentué par le maladroit recours à des intermédiaires peu appréciés par le public comme le SG du FLN Belkhadem entre autres. Les Algériens sont «pour». Pour la réforme en douce «pour nous éviter les drames. Vous savez, j’ai vécu mon enfance sous la guerre d’indépendance, puis l’adolescence sous le régime Boumediene et puis ma jeunesse avec octobre puis ce fut la guerre contre les islamistes.

Quand est-ce que je vais enfin vivre ? Je ne veux pas d’une révolution. Je ne veux plus payer» résume un Algérien patron d’une boîte de tourisme. C’est un peu le résumé de l’esprit général: les Algériens veulent du mieux mais pas au prix du pire. Comment ? «On ne sait pas. L’Etat veut réformer, il a de l’argent mais pas les ressources humaines» affirme un sénateur FLN à l’ouest.

Le filtrage des candidatures et le code communal ou le verrouillage sécuritaire de la vie publique ont réduit les accès à la représentation politique légitime à sa plus grande expression minimale. De même pour la représentativité partisane avec le monopole du parti unique de l’Alliance présidentielle. Du coup, c’est la formule de l’émeute qui a fait la mode depuis vingt ans. «La ressource humaine est la pire des catastrophes », racontera un wali de l’Ouest à l’auteur de ces lignes.

«On nous demande beaucoup alors que nous avons peu de cadres pour le faire. Et le prie lorsqu’on veut ouvrir les portes de l’écoute aux Algériens, ce sont généralement les cercles rentiers classiques qui répondent : associations de rentes, faux délégués, faux représentants : la coupure est totale et l’accès aux populations et aux gens sincères capables de proposition est difficile».

Le constat atteint même le sommet des institutions : «je ne suis le khemass de personne !» rétorquera un ministre à la question du journaliste lors d’un dîner privé. «J’ai été nommé ministre et c’est ensuite que j’ai compris que j’ai la responsabilité mais pas le Pouvoir.

On me donne carte blanche à la Présidence lors des audiences mais dans les faits, je ne peux rien faire : il faut voir les tensions personnelles lors des conseils des ministres. Certains, dès que vous essayez de réformer votre secteur, pensent que vous les attaquer personnellement et les contre-attaques ne tardent pas par la suite auprès des vrais centres de décisions».

L’avenir va-t-il venir ?

Posée par tous et partout, la question n’a pas de réponses. Pour la révolution, il y en à chaque jour dans le pays mais «individuelles» et corporatistes. «Les Algériens ne veulent pas réformer le système mais en faire partie et faire partie de ses privilèges de rentes», a noté un journaliste dans une analyse.

Le constat est presque totalement vrai: les marches de corporation et leur sit-in ont l’audace d’arriver sous les fenêtres de Bouteflika, celles pour la démocratie peinent à réunir. L’envie de changer et la peur de l’instabilité ont mené à la solution de «l’envie de s’enrichir » pour le moment.

Pourtant, de l’avis de tous, la situation est intenable: ce qui manque, c’est seulement «le lien», le déclic, le discours crédible : «la démocratie se mange car c’est ce qui soutient et protège une économie saine et les gens finiront par le comprendre. Le système a les moyens de payer sa paix et des rallonges de temps mais pas indéfiniment» analyse un interlocuteur. L’aboutissement ? «Un constat de violence inouïe», annonce un jeune cadre supérieur rencontré à Alger

«Cela viendra et cela me fait peur car ça sera quelque chose de sauvage, de pas organisée et sans discours ni buts réels : les Algériens sont violents», résume cet enfant des classes moyennes algériennes et qui en résume les hantises. Un scénario probable, possible.

Tout autant que celui d’une grosse manoeuvre politique, «meilleure que celle des promesses par courrier signé par la présidence» sous forme d’élections anticipées et de promesses de retrait de la présidence «avant 2012 pour assurer la transition sans signifier l’instabilité », ajoute l’une de nos sources

La formule permettra de résorber les tensions, de rafistoler l’image internationale du pays, de sauver le système et de créer un nouveau consensus temporaire. Pour le moment, les images d’El Jazeera sur la Tunisie, l’Egypte ou, surtout, la Libye, ont créé un effet repoussoir: les Algériens pensent que les lendemains de ces révolutions ils les ont vécu dix ans en 90 mais sans le moindre gain de liberté. Autant ne plus payer aussi cher ce qui n’est pas garanti, pense une majorité passive.

L’équation est bloquée cependant entre un système qui croit à la force de son offre de rente, un personnel politique piégé par ses positions durant la décennie noire, le manque d’institutions productrices de leader comme l’expliquera un économiste à Oran, la sous-politisation des Algériens et la peur. Bloquée pour le moment.

L’avenir ? Dans un pays qui possède des centaines d’universités, des entreprises, des cadres de valeur, des pépinières d’exilés performants et d’hommes de culture et de bon sens, le système a réussi à installer une équation absurde «si ce n’est pas nous qui gouvernons, qui le pourra ?».

Source Algérie 360 K.D.

Le Pèlerin

 

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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 20:09

Promulgation cette semaine, a indiqué mercredi un communiqué du ministère.

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Les régimes indemnitaires des fonctionnaires relevant du ministère des Finances, prévoyant «un taux moyen» d'augmentation de la rémunération globale brute de 56%, seront promulgués cette semaine, a indiqué mercredi un communiqué du ministère.

Selon ce document, ces régimes, qui doivent assurer une «cohérence d'ensemble» entre les différentes administrations du ministère pour aboutir à des «régimes indemnitaires équitables et réduire les écarts flagrants existants», portent sur trois indemnités spécifiques pour chaque régie.

Il s'agit, selon le même communiqué, d'un taux d'indemnité de 65% pour les grades appartenant à la catégorie 12 et plus et de 55% pour les grades appartenant à la catégorie 10 et moins ainsi que de la prime de rendement.

De leur côté, les fonctionnaires exerçant dans des activités liées à la caisse auprès des directions générales de la Comptabilité, des Impôts et du Domaine national bénéficient d'une indemnité fixée en montant et par niveau de caisse entre 4.000 et 6.000 dinars. Cette indemnité est aussi étendue aux responsables des caisses.

Pour l'administration des Douanes, le ministère rappelle qu'elle revêt un caractère spécifique compte tenu de la nature de ses missions et du risque encouru par ses agents. Pour cela, elle propose un régime indemnitaire «particulier» destiné à rémunérer les sujétions particulières propres au corps des douanes. Le taux moyen d'augmentation de la rémunération globale brute accordé à cette administration est ainsi de l'ordre de 73,39 %, précise le communiqué. Quant aux «dispositions transitoires», les statuts particuliers des fonctionnaires des Finances prévoient, pour chaque administration, «l'intégration sous conditions» des fonctionnaires appartenant aux Corps communs «exerçant réellement les mêmes tâches et ayant les mêmes responsabilités» que celles dévolues aux fonctionnaires des corps spécifiques, a d'autre part indiqué la même source. Cette mesure va permettre, poursuit le communiqué, un «rétablissement dans la proportion rationnelle des effectifs» des deux corps (communs et spécifiques) et une prise en charge efficiente de ses missions.

Les statuts particuliers des fonctionnaires des Finances, c'est à dire relevant des administrations du Budget, des Impôts, du Domaine national, de la Conservation foncière et du Cadastre et celle du Trésor, de la Comptabilité et des Assurances, avaient été publiés au Journal officiel n° 74 du 05 décembre 2010, a rappelé le ministère.

Ils complètent deux autres statuts particuliers de l'administration des Finances, à savoir celui de l'Inspection générale des Finances, publié au Journal officiel n° 05 du 20 janvier 2010, et celui de l'Administration des Douanes, publié au Journal officiel n°71 du 24 novembre 2010. L'ensemble de ces statuts consacrent le principe de «la formation spécialisée pour l'accès aux différents grades par la voie externe et de la formation préalable pour tout recrutement par voie de concours sur épreuves ou se caractérisant par un changement de groupe», a souligné le communiqué.

Source Le Quotidien d’Oran Djamel Belaïfa

Le Pèlerin

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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 19:49

Algérie - Selon Xavier Driencourt, ambassadeur de France à Alger

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Renault, Sanofi, Lafarge, GDF Suez et Total, bientôt en Algérie

Mise en œuvre prochaine des accords sur l’indemnisation des victimes des essais nucléaires français en Algérie, revalorisation des pensions des anciens combattants algériens sous le drapeau de la France coloniale, visite du ministre Mohamed Benmeradi durant ce mois d’avril et retour de JP Raffarin en Algérie au mois de mai prochain pour sceller les dossiers d’investissements français d’envergure envisagés par Renault, Sanofi, Lafarge, GDF Suez, Total…

Ce sont là autant d’annonces faites par l’ambassadeur de France à Alger, Xavier Driencourt, en marge de sa visite à Constantine, jeudi dernier. La rencontre restreinte, qui a regroupé des représentants de la presse nationale et le diplomate au Centre culturel français, a été également l’occasion pour ce dernier de rappeler l’importance que peut jouer l’Algérie dans la région dans un contexte particulier, marqué par les changements profonds intervenus sur la rive sud de la Méditerranée. Sans doute, l’ambassadeur de France qui regrettait l’absence de l’Algérie au conclave londonien consacré à la situation en Libye, portait un regard critique sur la position algérienne qui aurait pu être, à bien décrypter ses dires, autrement plus affirmée du côté de la coalition anti- Kadhafi.

Une carte blanche : le mandat de l’ONU

La résolution 1973 votée par le Conseil de sécurité des Nations unies le 17 mars dernier à l’initiative de la France et de la Grande- Bretagne signe, à son avis, le quitus à l’intervention militaire de la coalition en Libye puisqu’elle se situe dans le cadre des Nations unies. Il ne s’agit pas, selon lui, d’une intervention unilatérale et sans mandat des NU, comparable à celle des Etats-Unis en Irak qui a abouti à une invasion. «Une intervention par différents moyens dont l’embargo sur les armes et l’établissement d’une zone d’exclusion aérienne (no fly zone). En aucun cas, la résolution parle d’une intervention terrestre et encore moins d’occupation ou même de changement de régime. Celui-ci pourrait être une conséquence éventuelle et la coalition, qui n’a aucune visée d’occupation ou d’invasion et qui a répondu à une demande du comité national de transition CNT, a fait appel aux NU, le 12 mars. La Ligue arabe et l’Union africaine ont été associées à cette démarche et il y a eu hier (mercredi) une réunion à Londres non seulement de la coalition mais de tous les pays qui ont des intérêts avec la Libye pour discuter de la création d’un groupe de contact et de réflexion avec les pays intéressés par l’avenir de la Libye après cette intervention militaire et pour justement développer le cadre politique de cette intervention. Et c’est dommage que l’Algérie qui a été invitée à cette rencontre au même titre que l’Union africaine ne soit pas présente. L’Algérie, qui est un pays frère et ami de la Libye, a des choses à dire et un rôle à jouer dans la région. Elle a une puissante diplomatie et est écoutée par la communauté internationale et par l’Union africaine. Elle est d’autant plus concernée par la situation sur ses frontières et au Sahel».

Accords de 1968 : les négociations débutent lundi

L’actualisation des accords de 1968 en matière de circulation des personnes qui accordent des dispositions plus avantageuses que le droit commun aux Algériens a été évoquée par l’ambassadeur de France, qui a également parlé des attentes des deux pays en la matière. «Nous sommes en 2011 et forcément le droit aussi bien que le contexte ont évolué. Ça n’a rien d’anormal de les actualiser 33 ans après, notamment parce qu’un certain nombre de ces dispositions est devenu obsolète, alors que le droit commun général a évolué. Puis, il y a un certain nombre de demandes sur des points précis des deux côtés. Les négociations sur le sujet commencent lundi, elles peuvent prendre du temps mais aboutiront certainement à un compromis.» A un autre chapitre, l’ambassadeur de France révèle qu’il tiendra bientôt une conférence pour annoncer la mise en œuvre des accords sur l’indemnisation des victimes des essais nucléaires français dans le désert algérien, ainsi que la revalorisation des pensions des anciens combattants sous le drapeau français.

Réforme en Algérie : no comment

Interrogé sur son point de vue sur les réformes en Algérie, l’ambassadeur de France renvoie tout de go à la réponse du président français Nicolas Sarkozy qui avait déclaré en janvier dernier : «Vous comprendrez que sur l’Algérie, parce que c’est l’Algérie, nous devons faire preuve d’une certaine retenue dans l’expression publique». Xavier Driencourt poursuivait : «Nous ne voudrions pas être accusés d’ingérence dans les affaires intérieures de l’Algérie et encore moins de donner des conseils aux Algériens». Cela dit, à deux reprises, le porte-parole du gouvernement français a salué les réformes annoncées par le président Bouteflika et souhaité leur mise en œuvre aussi rapidement que possible. «Bien évidemment, nous suivons attentivement ce qui se passe en Algérie et dans le monde arabe. Mon point de vue précis est en ligne sur le site de l’Assemblée populaire nationale, puisque j’ai été auditionné au mois de janvier par la commission des Affaires étrangères. Un point de vue dans lequel je relevais la différence entre ce qui se passe en Algérie et ce qui s’est passé en Tunisie et en Égypte.»

Aider l’Algérie en créant de l’emploi

Abordant les relations entre les deux pays au-delà des sujets qui fâchent, le diplomate français a estimé que la concertation est permanente s’agissant des questions sensibles, telles que la lutte antiterroriste, la mémoire et les archives, la circulation des personnes et le volet économique. L’Algérie demeure, selon l’ambassadeur, le premier budget de la France à l’étranger dans le domaine de la coopération culturelle avec 10 millions d’euros par an. Il s’est attardé sur le volet économique, non sans rappeler les deux dernières visites de JP Raffarin dans un contexte a-t-il dit, «où certains pays annulaient les visites des dirigeants et hommes politiques dans la région, craignant peut-être un embrasement de la situation dans le monde arabe». Il a parlé avec le Premier ministre et le chef de l’Etat algériens de projets d’investissements français concrets en Algérie. «La France ne vient que pour faire des affaires, me direz-vous, et je réponds que si les entreprises françaises réalisent des bénéfices, c’est bien : mais en même temps, nous pensons que la meilleurs réponse aux problèmes et difficultés de la jeunesse algérienne, c’est de créer des emplois. Renault, Sanofi ou Lafarge viendront pour lancer des projets structurants mais, aussi pour créer de l’emploi et c’est notre manière de témoigner de notre amitié avec l’Algérie en apportant notre aide dans ce domaine précis.» Pour ce qui est des résultats de la dernière visite de M. Raffarin en Algérie, Xavier Driencout considère que le propre des choses sérieuses est de ne pas trop communiquer. «M. Raffarin est venu deux fois et reviendra le 30 mai, M. Benmeradi va se rendre en France bientôt, c’est dire qu’il s’agit d’un processus de discussion sur un certain nombre de projets dont ceux de Renault, Sanofi, GDF Suez, Total. Des projets en période d’incubation, qui mûrissent à travers les discussions qui se passent entre industriels français et leurs homologues algériens, et M. Raffarin est là pour booster, dynamiser, encadrer et apporter le coup de pouce politique.»

Débat sur la laïcité

«Le débat sur la laïcité initié par le président Sarkozy est un question essentielle, compte tenu du contexte français», a-t-il estimé. Un sujet qu’il faudra déconnecter des contingences électorales, car autrement plus important. La France, qui connaît selon l’ambassadeur une «déchristianisation» et une laïcisation de la société sans précédent et parallèlement, pour des raisons historiques ou culturelles différentes, une pratique religieuse plus affirmée de l’islam qui est la deuxième religion dans ce pays, se devait de réagir pour des raisons évidentes. Cela est d’autant plus valable qu’en France «la notion de laïcité est particulièrement importante et sensible, du moment que tout ce qui concerne les religions prend immédiatement une dimension politique. Il n’est, donc, pas illogique qu’il y ait un certain nombre de questions et d’interrogations au sein la société française qui est de moins en moins religieuse».

Source le Soir d'Algérie

Le Pèlerin

 

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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 19:39

EADS : "Boeing s'est tiré une balle dans le pied !"

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EADS explique dans un communiqué que Boeing a reçu des subventions considérables, au moins 5,3 milliards de dollars, sources de près de 45 milliards de dollars de distorsions et préjudice commercial.

EADS indique que l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) a aujourd'hui condamné publiquement les Etats-Unis pour avoir versé à Boeing des subventions massives et illégales qui ont causé à Airbus un préjudice commercial de l'ordre de 45 milliards de dollars. "Cette condamnation fait suite à des années d'accusations infondées et de tentatives de diabolisation d'Airbus, notamment lors de la très longue campagne menée en vue de l'obtention du marché des avions-ravitailleurs de l'US Air Force", ajoute le Groupe.

"La vérité éclate enfin : Boeing a reçu et continue de recevoir des aides qui ont un effet bien plus grave en termes de distorsion du marché que les Avances Remboursables accordées à Airbus", a déclaré Rainer Ohler, Head of Public Affairs & Communications d'Airbus. "Après examen parallèle des deux cas, l'OMC a dorénavant autorisé l'utilisation des avances gouvernementales européennes et exigé de Boeing qu'il mette fin au soutien financier illégal provenant des contribuables américains. Il est temps que Boeing arrête de nier ou minimiser les subventions massives et illégales dont il bénéficie".

Le rapport de l'OMC publié aujourd'hui confirme les observations antérieures d'Airbus : EADS précise en se basant sur ce rapport que : Boeing n'aurait pas pu lancer le 787 sans subventions illégales ; Boeing a reçu "au moins 5,3 milliards" de dollars d'aides des contribuables américains, jugées illégales ; les aides publiques de plus de 2 milliards de dollars supplémentaires devant être versées à l'avenir par l'Etat et l'administration fédérale à Boeing sont illégales ; l'effet de ces subventions va bien au-delà de leur simple valeur nominale, en raison de leurs multiples implications ; ces subventions entraînent une distorsion totale de la concurrence au sein de l'industrie aéronautique, et sont directement responsables d'importants dommages subis par l'industrie aérospatiale européenne ; l'effet de ces subventions se poursuivra à l'avenir, causant un grave préjudice à Airbus.

"Boeing s'est tiré une balle dans le pied en portant ce contentieux devant l'OMC", a remarqué Rainer Ohler. "La société est à l'origine d'une condamnation massive des mécanismes de financement aux Etats-Unis (si toutefois les Etats-Unis acceptent de se soumettre à la décision), alors que le mécanisme européen a été approuvé en tant qu'instrument légal. Le seul résultat de cette bataille 'anachronique' est qu'elle limite la capacité des Etats-Unis et de l'Europe à faire concurrence aux avionneurs émergents qui bénéficient de financements illimités de la part des gouvernements".

Airbus indique être satisfait des conclusions de l'OMC, mais prévoit que la Commission Européenne pourrait bien faire appel de certains aspects liés à l'interprétation légale. Airbus soutient sans réserve la Commission Européenne sur ce point.

Source Boursier.com

 Le Pèlerin

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