Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
  • Contact

De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

Recherche

30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 17:55

Algérie - Médéa: Le mont Tamesguida renoue avec le tourisme

medea

 

Le mont Tamesguida, l’un des points culminants de la chaîne montagneuse de l’Atlas blidéen renoue avec le tourisme après avoir été déserté pendant plus d’une décennie pour des raisons sécuritaires.

Depuis quelque temps, de petits groupes de citoyens, autrefois habitués, de ce lieu, reprennent le chemin qui mène vers ce sanctuaire naturel encore à l’état sauvage, pour se ressourcer et admirer le paysage féerique dont ils ont été privés durant de longues années. Des processions se forment ainsi, chaque fin de semaine, et pendant les jours ensoleillés, le long des itinéraires serpentant dans ce relief montagneux qui renferme un riche patrimoine faunistique et floristique.

Ce site abrite en effet, quelque 394 espèces animales, dont une cinquantaine d’espèces protégées, mais également une diversité floristique qui englobe près de 820 plantes, parmi lesquelles des essences aux vertus médicinales avérées. Beaucoup de ces habitués, attendaient, depuis fort longtemps, cette opportunité où ils pourraient, à nouveau, errer à l’intérieur des vastes espaces verdoyants qui s’étendent sur plusieurs kilomètres.

Ce rêve est désormais possible, grâce à la sécurisation des lieux, mais aussi aux efforts de promotion entamés, depuis peu, par la direction du tourisme et celle des forêts, en vue de faire revivre ce lieu.

A ce titre, une visite guidée a été mise sur pied récemment par la Conservation des forets de la wilaya de Médéa à l'intention des amoureux de la nature, désirant connaître le site et se réconcilier avec "dame" nature.

Un préalable, a-t-on indiqué auprès des responsables de cette structure, à d’autres initiatives devant permettre de tirer le meilleur profit possible de cette diversité naturelle, tout en veillant à maintenir le parfait équilibre qui permet à cette richesse faunistique et floristique de se régénérer. Outre cette diversité naturelle, le mont Tamesguida dispose d’un autre atout de taille qui peut constituer un élément attractif susceptible de relancer le tourisme écologique dans la région et assurer des emplois et des rentrées fiscales non négligeables pour cette dernière.

Le lac suspendu de Dhaia, un atout susceptible de relancer le tourisme

Il s’agit, en l’occurrence du lac Dhaia, un plan d’eau naturel culminant à plus de 1 000 mètres d’altitude.

S’étendant sur une superficie de deux hectares, ce lac "suspendu" est entouré d’une dense végétation, englobant, entre autres espèces sylvicoles, le chêne, l’érable champêtre,  l’orme, le caroubier, le pin d’Alep, l’olivier, ainsi que le genêt et le mûrier.

Outre la fascination qu’il suscite chez le visiteur qui le découvre pour la première fois, l’endroit a vu naître des légendes colportées, jusqu’à nos jours, par les anciens.

La plus célèbre de ces légendes, rapportée par d’anciens chroniqueurs, raconte que vers la fin du XIIe siècle, un Saint homme, dénommé Si Mohamed Bouchakour, vint s’établir dans la région de Mouzaïa, formée alors de plusieurs tribus meurtries par d’interminables guerres fratricides. Le Saint homme réussit, au bout de quelques années, à réconcilier les belligérants, réunis en conclave au pied des monts de l’Atlas blidéen.  Pour les récompenser pour leur soumission, il leur promit de fertiliser leur terre, et avec sa hache, il fendit la montagne, provoquant le débordement d’un torrent impétueux qui inonda toute la vallée de la Mitidja. La rivière qui surgit fut appelée, alors, la rivière de la Guérison (Oued Chefa), puisque ses eaux avaient la vertu de guérir instantanément les blessures reçues par les combattants des différentes tribus.

De retour chez eux, les représentants des tribus sollicitent, une nouvelle fois, l’aide du Saint pour fertiliser les immenses vignobles plantés dans la région.

Si Mohamed Bouchakour s’installa sur le mont Tamesguida et ordonna aux différentes communautés de lui monter, chaque matin, une cruche d’eau qu’il versait sur le sommet du pic. C’est ainsi qu’est née la légende du lac suspendu de Dhaïa, dont les eaux ne tarissent jamais et restent très abondantes, même en temps de sécheresse.  Le lac suspendu fût pendant longtemps un lieu de "pèlerinage" pour nombre d’habitants de la région, à la recherche d’un remède miracle ou de guérison. Durant leur voyage, les pèlerins s’adonnaient à un ancien rituel hérité de leurs aïeux qui, à l’approche de la saison des labours ou des moissons, faisaient le déplacement jusqu’au sommet de la montagne pour faire des offrandes et remplir les 500 cruches qui se trouvent à proximité du tombeau du Saint homme. Le site est devenu, après l’indépendance et jusqu’à la fin des années

1980, un coin de villégiature pour beaucoup de familles et de jeunes avides d’évasion et de tranquillité ou en quête de fraîcheur et d’air pur.

Source Horizons Souhila Habib.

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 17:52

La IIème République - Comment mettre de l’ordre dans la maison Algérie?

besoin de democratie et mieux vivre

 

«Si un événement survient par hasard, vous pouvez être sûr qu’il a été programmé pour se dérouler ainsi.» Franklin Delano Roosevelt Président des Etats-Unis

Nous vivons des temps où l’histoire a le tournis et sa cinétique, jadis lente, pour permettre une sédimentation des événements a subi une accélération porteuse de tous les dangers. Les certitudes que l’on croyait immuables deviennent des interrogations. A cet égard, le XXe siècle a été celui des perturbations spatiales, identitaires, voire religieuses. Des pays se font et se défont en temps réel au gré des puissants. Des peuples sont arrachés à leur terre, des identités sont reniées. De plus, un choc religieux est en train insidieusement de structurer les rapports Occident - Orient. De ce fait, un vent de panique ou de liberté, cela dépend de quel côté on se place, secoue les pays arabes, qui, à des degrés divers, connaissent de profondes perturbations qui, à première vue, sont annonciatrices de ce que la doxa occidentale a décidé d’appeler le printemps arabe avec une spécificité horticole à chaque région qu’elle a déstabilisée à son profit. On pourrait croire que l’Occident et le libéralisme sauvage sont au chevet de la jeunesse arabe et veulent «accompagner» leurs espérances pour un monde de liberté, de farniente, en clair, la belle vie pour les bras cassés que sont devenus les Arabes minés par une rente éphémère qui retarde leur insertion dans la dynamique mondiale. Il n’en est rien, on peut penser à la lecture de nombreux rapports que tout est téléguidé, qu’il n’y a pas de hasard.

Ce qui se passe dans le monde

Nous devons raison garder. L’Occident s’intéresse aux Arabes uniquement pour leurs richesses énergétiques qu’il a décidé de prendre quel qu’en soit le prix payé par la manipulation de ces espérances. Comment faire? La méthode de la démocratie aéroportée de George Bush a échoué, mais le projet d’un Grand Moyen-Orient et d’un remodelage des nations arabes est toujours d’actualité. Un exemple? La Somalie, personne n’en parle! Ce n’est plus un Etat! L’Irak, qui a abrité les premières civilisations humaines, a subi la partition mais les puits de pétrole sont confiés aux Américains. L’Afghanistan pour son malheur, possède un sous-sol riche, on tente de la normaliser. Il en fut de même pour le Soudan dont la partition est passée inaperçue, le Sud chrétien est devenu indépendant avec en prime le pétrole. C’est tout bénéficie pour l’Occident et le pape...

Les révoltes tunisiennes que l’on présente comme des tournants dans le monde arabe, au-delà d’une réelle détresse des jeunes Tunisiens et Egyptiens, furent rapidement prises en charge Ce fut un «jeu d’enfants» de manipuler à travers l’Internet -Facebook étant plus puissant qu’une armée- les jeunes en leur offrant une révolution dont l’Occident avait tracé les limites aux potentats qu’ils avaient à ses ordres. Pas de répression! Trois semaines à un mois ont permis de déboulonner Ben Ali et ensuite Moubarak. La jeunesse bahreïnie et saoudienne ne rentrant pas dans la stratégie préparée sera neutralisée violemment, on permettra même aux Saoudiens et Emiratis d’aller réprimer les jeunes Bahreïnis. Pas un mot dans les médias. Même le Yémen fait lui aussi l’objet d’un silence complice car dit-on, Saleh est le rempart contre Al Qaîda. Le cas de la Libye est un cas d’école; la jeunesse libyenne de Benghazi aidée elle aussi - la déstabilisation de ce pays programmée depuis plus de six mois - ne put rien contre El Gueddafi, décidé à se battre comme il le dit «Zengua bezengua».

On décide alors de normaliser par les airs. Ce qui arrive est tragique parce qu’on parle là aussi de partition: laisser la Tripolitaine au dictateur El Gueddaffi et garder la Cyrénaïque où l’essentiel du pétrole se trouve. Quand on décide de reconnaître un mouvement sur les recommandations d’un Bernard-Henry Lévy ce n’est pas innocent.

Le grand capital et l’empire sous-traitent maintenant les mises au pas à des seconds couteaux qui avaient une capacité de nuisance datant de leur nostalgie de l’empire du XIXe siècle. Leur doctrine zéro mort est mise en oeuvre avec le nec plus ultra de la technologie. On apprend par exemple qu’un drone israélien a visé il y a quatre jours des militants du Hamas, les tuant sur le coup avec seulement une petite bavure: trois civils dont deux enfants. Il n’y a pas eu de contact, le meurtre a eu lieu par un clic d’ordinateur à partir d’une salle climatisée en Israël. Nous sommes au XXIe siècle avec l’Internet, le Web 2.0, les drones et les robots tueurs. Qu’avons-nous en face de cela: des arbalètes et des épées.

Il n’y a donc pas d’illusion à se faire. Le Monde arabe est en agonie. La faute n’est pas imputable à l’Islam, mais ce qu’ en ont fait les hommes gouvernants et gouvernés dans le Monde arabe. Au lieu de répéter d’une façon itérative que l’Islam est une religion d’amour, de paix, le moment est peut-être venu de se mettre au travail, de prouver dans les faits - à l’instar des pays musulmans non-arabes, que c’est aussi une religion qui encourage la science et la technologie. Il n’est que de voir comment le milliard de musulmans non arabes s’en sort! Un secret: l’alternance, la liberté et la démocratie. C’est le cas de l’Indonésie, du Pakistan malgré le bourbier afghan, c’est tout de même une démocratie. L’Iran, diabolisé par l’Occident pour cause, est la seule puissance musulmane à faire partie du club fermé de l’Espace! Ce pays vient d’envoyer une capsule de vie dans l’espace, l’envoi de l’homme dans l’espace n’est pas loin. Enfin, la Turquie commence à fasciner et se présente d’une certaine façon comme un espace musulman qui s’est approprié les avancées de la modernité.

Et l’Algérie dans tout cela?Nous sommes un petit pays qui se cherche, nous sommes un pays rentier qui n’invente rien, qui se contente de gérer une rente et en tentant de calmer la société par une distribution de biens, accentuant encore plus la certitude que dans ce pays, il ne faut pas travailler pour réussir socialement, il faut faire des émeutes, vous aurez un appartement, un prêt bref, vous pouvez arracher des avantages qu’un fonctionnaire moyen ne peut pas se permettre même s’il met sous après sous, il ne pourra jamais avoir un logement par le circuit classique. Il lui reste l’émeute et là ce n’est pas tout le monde qui peut se permettre. Un Etat, qui manipule et flatte à l’envi les pulsions sans lendemain des jeunes en termes d’amusement, de football, est en train insidieusement de montrer que la voie de réussite sociale n’est pas dans l’effort au quotidien d’un travail bien fait, d’une endurance sur plusieurs décennies pour mériter de la patrie, elle est dans la voie des pentoses -voie dérivée en biochimie- celle qui permet à un football d’engranger en une fois le gain d’un universitaire qui doit se réincarner plusieurs fois pour atteindre ces sommes.

On dit que ce qui se passe ailleurs, n’atteindra pas l’Algérie! Malgré nos malheurs, c’est une tragique erreur! C’est la méthode Couet. On veut s’auto-rassurer! Il est vrai que nous avons payé plusieurs fois, ce fut d’abord le traumatisme de 132 ans de colonisation abjecte avec son cortège de sang et de larmes, les massacres de masse - véritable génocide au ralenti- qui aurait fait plus de 5 millions de morts dont 1 million durant la Révolution. Il est vrai que nous avons connu avant tout les peuples arabes Octobre 1988, on sait comment cette espérance a été confisquée. Souvenons- nous: l’espoir s’insinuait dans le coeur des citoyens. La vie politique s’alluma, les langues se délièrent et une formidable ouverture se dessina. Parler, agir dans l’opposition, défendre ses opinions, écrire dans une presse libre, crier à gorge déployée dans les manifestations de rue, lancer ses diatribes à la télévision, tout était devenu possible. Mais le fol espoir allait vite retomber. La mal-vie, les frustrations, la misère morale et les univers mentaux inconciliables, traduisant la fragilité du processus de formation de la nation, allaient servir de détonateur entre les mains d’un pouvoir rusé et faire échec à la première tentative démocratique dans le Monde arabe. Les Algériens perdirent pied et s’accrochèrent par réflexe atavique ou eschatologique aux discours les plus radicaux, Les valeurs, identitaires ou religieuses, étaient le refuge, la voie du «salut». La descente aux enfers pouvait commencer. Il est vrai que nous avons subi ensuite, une guerre civile de près de 200.000 morts et que les répliques jouent encore les prolongations. A ce titre de la désespérance, nous n’avons malheureusement pas de leçons à recevoir ni même à donner. Ceci est dit, nous ne sommes pas vaccinés, car les jeunes actuels n’ont pas connu le passé. De plus, la révolution de l’Internet peut leur donner l’illusion de faire comme les autres. Ceci est dit, il y a une écoute à faire concernant le message des marches rituelles du samedi. Celles et ceux qui marchent ont autant que tout le monde le monopole du coeur, il serait tragique de les marginaliser. Naturellement, comme dans toute révolte, il y a ceux qui ont d’autres centres d’intérêt.

Par ailleurs, quand on montre à la télévision, plus indigente que jamais, des harraga, c’est que nous sommes en train de traverser le no man’s land qui nous amène inexorablement au chaos. Et pourtant, le pays n’a jamais été aussi riche. Malgré la facture très élevée, payée par l’Algérie en vies humaines et en traumatismes, l’après-Octobre 88 n’a pas seulement déçu, mais il a donné lieu à un immense gâchis, qui a débouché sur la guerre civile. Et pourtant, les jeunes, objets de toutes les manipulations, ne demandent qu’à vivre, étudier et faire preuve d’imagination. Une petite anecdote: des harraga en mer écoutent la radio et apprennent que l’Équipe nationale a battu la Zambie. Demi-tour vers la mère patrie pour fêter l’évènement dignement. Tôt, le lendemain, les harraga repartent à l’aventure et risquent leur vie, l’Algérie n’ayant pas su les retenir. De ce côté, je me reconnais pleinement dans l’épitre de monsieur Aït Ahmed pour ce que j’ai compris, appelle à une refondation. Je cite: «Pour que chaque Algérien apporte et assume sa part dans la construction et la sauvegarde de son pays. Une part qui ne peut se résumer au soutien apporté à une équipe de football ou à un drapeau accroché à un balcon. Avec le déclenchement d’une dynamique de débat national qui porte sur les préoccupations quotidiennes des citoyens. Avec l’éclairage des intellectuels, des universitaires et des experts engagés auprès de leur société sur la base des préoccupations et des souffrances vécues par cette même société. Avec la force de conviction et d’engagement des citoyens et des militants, et avec le retour de la confiance en soi et entre soi, le lien social et le lien politique seront de nouveau tissés. C’est seulement au terme d’une remobilisation citoyenne et politique des Algériens que nous pourrons aborder l’ensemble du processus électoral devant aboutir à une refondation institutionnelle, qui remette les droits des citoyens, leur sécurité et leur développement ainsi que ceux du pays au coeur d’une Constitution digne de ce nom, parce qu’enfin issue d’une Assemblée constituante, librement élue par des Algériens libres. Ceux qui participeront à l’élaboration de ce processus seront les premiers Algériens véritablement libres, et ceux qui seront partis avant, ne se seront pas battus pour rien».

Appel de M.Hocine Aït Ahmed.

On ne peut pas ne pas être d’accord avec cet appel tout en nuance qui transcende les partis actuels et qui en appelle à la conscience de chacun. Seul le parler vrai permettra de remobiliser ce peuple et lui donner une mentalité de vainqueur qui tournera le dos à la fatalité savamment entretenue par des siècles de résignation

Je suis étonné cependant, par tous ceux qui veulent que ça change d’un coup ne proposant pas une alternative et ceux qui promettent monts et merveilles pourvu que le gouvernement s’en aille. Il y a une lourde responsabilité de chacun d’entre nous de pousser à la roue avec une vision à courte distance. Si le changement se faisait ici et maintenant sans préparer une base rationnelle cela sera le chaos. Le peuple s’étant installé plus que jamais dans la paresse et demande à l’Etat de le prendre en charge sans que lui-même ne fasse l’effort de contribuer à la richesse, il ne faut pas se faire d’illusion: il n’a pas de khatem de sidna souliman (pas de miracle). Seuls la sueur, l’endurance, le travail bien fait, l’écoute et la nécessité que chacun rende compte et soit comptable de ses actes pourraient faire redémarrer l’Algérie.

Comment peut-on continuer à errer avec un système éducatif où là encore, on fait dans la diversion? Avec une absence de stratégie énergétique qui compromet dangereusement l’avenir? Seuls le consensus, le dialogue, la parole désarmée, l’intérêt supérieur du pays permettront de réconcilier les Algériens et mettre fin à la guerre sourde de positions entre deux visions pour l’Algérie, celle d’une Algérie satellite d’une nation arabe qui n’existe pas, et celle nostalgique de fafa, d’un art de vivre type Quartier latin. Ces deux visions tentatrices n’ont évidemment aucune idée de ce que pourrait être la vie selon la mentalité algérienne. Qu’allons-nous laisser aux générations suivantes? À nous de nous organiser pour donner de l’espoir à cette jeunesse qui a perdu ses illusions. Pour cela, seul le parler vrai, le patriotisme, la fidélité aux valeurs nous permettront enfin de bâtir une Algérie qui sortira de la malédiction de la rente pour se mettre au travail.

L’Algérie de la IIe République sera celle que l’on construira toutes tendances confondues. Une seule exigence, l’amour de l’Algérie. La vraie identité des Algériens est ce droit et ce devoir de «vivre ensemble que l’on soit de l’Est ou de l’Ouest, du Nord ou du Sud». Nul doute qu’un pays dont l’histoire s’étale sur plus de trois mille ans, ne peut pas laisser indifférent. A nous de perpétuer cette épopée avec de réels motifs de fierté et d’aller enfin de l’avant. En définitive, il nous faut retrouver cette âme de pionnier que l’on avait à l’Indépendance en mobilisant, quand il y a un cap.

Imaginons pour rêver que le pays décide de mettre en oeuvre les grands travaux autrement que de les confier aux Chinois et Japonais, sans sédimentation ni transfert de savoir-faire, il mobilisera dans le cadre du Service national, véritable matrice du nationalisme et de l’identité, des jeunes capables de faire reverdir le Sahara, de s’attaquer aux changements climatiques, d’être les chevilles ouvrières à des degrés divers d’une stratégie énergétique qui tourne le dos au tout-hydrocarbures et qui s’engage à marche forcée dans les énergies renouvelables. Nul besoin alors d’une Equipe nationale qui nous donnera le bonheur épisodiquement, le bonheur transparaîtra en chacun de nous par la satisfaction d’avoir été utile, et en contribuant par un travail bien fait, par l’intelligence et la sueur, à l’avènement de l’Algérie de nos rêves. Il ne tient qu’à notre volonté de faire de nos rêves une réalité.

Source L’Expression Pr Chems Eddine Chitour

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 17:38

Les groupements chinois et japonais peinent à surmonter des problèmes techniques

tunnels-de-Bouzegza.jpg

 

La circulation est quasiment bloquée. Des files de poids lourds et de voitures avancent très lentement. Vingt minutes pour à peine un kilomètre, de la fin de l’autoroute qui contourne Lakhdaria jusqu’au carrefour qui mène vers Bouderbala. Le bouchon s’étend de cette partie de l’autoroute Est‑Ouest, où le chantier s’est arrêté, jusqu’au barrage fixe de la gendarmerie de Beni Amrane.

Tous les jours ou presque, c’est le même calvaire que vivent les automobilistes. Les jeudis et samedis, la circulation est infernale. Pour des centaines d’automobilistes des régions de l’est du pays, la route d’Alger est devenue fatigante, stressante et très longue. De nombreuses voitures bifurquent donc pour emprunter la route sinueuse qui relie Lakhdaria à Larbatache, pour rejoindre Boudouaou et éviter ainsi l’autoroute et les barrages fixes de la gendarmerie de Lakhdaria, Beni Amrane, Thenia et Boudouaou. Du carrefour de Bouderbala jusqu’à Reghaïa, sur 50 km environ, il faut compter au minimum deux heures, en empruntant cette route sinueuse et à peine carrossable.

La construction de l’autoroute Est‑Ouest entre la capitale et l’est du pays n’avance plus depuis plusieurs mois. Le groupement chinois Citic-Crcc exige le paiement des travaux supplémentaires d’un montant de 60 millions de dollars sur cette partie pour reprendre le chantier. « Les Chinois ont repris timidement le travail en fin de semaine dernière, après avoir touché 10 % d’une situation qu’ils ont présentée à l’administration. Mais ils ne mettent pas encore les grands moyens », explique un proche du projet.

Les Chinois maintiennent leur bras de fer avec l’Agence nationale des autoroutes (ANA) et refusent de reprendre les travaux avant d’être payés. C’est le signe que l’État algérien n’inspire plus confiance aux groupes étrangers. En fait, le différend entre les Algériens et les Chinois porte sur le paiement de travaux supplémentaires comme le traitement des glissements de terrain qui n’étaient pas prévus dans le contrat initial. « Le contrat signé en 2006 a été très mal rédigé. Il y a beaucoup de failles et les interprétations diffèrent entre l’entreprise de réalisation et l’administration », explique le proche du dossier.

Les mauvais choix de l’ANA

Malgré les déclarations d’Amar Ghoul, ministre des Transports, il n’y a  aucun délai pour livrer la totalité de l’autoroute Est‑Ouest. Les prévisions évoquent désormais l’année 2013. Le retard enregistré dans la réalisation de ce tronçon, le plus important de toute l’autoroute Est‑Ouest, en termes de trafic, illustre l’incapacité de l’administration notamment l’Agence nationale des autoroutes (ANA) et le ministère des Travaux publics à gérer des projets d’envergure mondiale. « L’administration aurait dû exiger que les travaux de l’autoroute dans la partie centre commencent par ce tronçon, le plus justifié économiquement et socialement. La partie de l’autoroute située entre Lakhdaria et Alger supporte un trafic de plus de 60 000 véhicules par jour », explique un ingénieur ayant travaillé sur le projet. Mais l’ANA et le ministère des Travaux publics ont préféré commencer par des tronçons faciles à réaliser, notamment les parties situées à l’ouest du pays, où le terrain est plat. Sans doute pour montrer au président que les choses avancent. A l’est du pays, le groupement japonais Cojaal, comme Citic‑Crcc, n’arrive pas à avancer sur le tronçon situé à la sortie de Constantine en raison du terrain glissant.

Pourtant, au départ, le ministère des Travaux publics avait présenté ces deux groupements asiatiques comme étant les champions du monde de la réalisation rapide et de la maîtrise technologique. Plus de quatre ans après l’attribution de ce projet en 2006, les deux groupements ont montré qu’ils n’ont rien de « grands ». Les Chinois, comme les Japonais ont sous‑estimé des problèmes techniques et pris en otage les automobilistes algériens dans leur conflit avec l’administration sur le paiement des travaux supplémentaires.

« Les Chinois ont conditionné l’ouverture en septembre prochain d’un sens du tronçon de Lakhdaria par le paiement d’une partie des travaux supplémentaires, sinon rien », affirme le proche du projet. Le refus de l’administration de payer est dû à deux facteurs. Le premier est technique, lié à un désaccord sur le prix des travaux supplémentaires effectués. Le second est politique, en relation avec les enquêtes en cours depuis 2008, sur la grande corruption dans la passation des marchés publics, qui concernent justement l’autoroute Est‑Ouest. « Les responsables refusent de payer parce que le contrat est ferme et ne prévoit pas de surcoûts. Personne ne veut prendre de risques », explique notre source.

En attendant, les automobilistes de l’est du pays passent des heures entières dans les bouchons entre Lakhdaria et l’entrée de la capitale. Ces bouchons sont aggravés par la présence d’au moins cinq barrages fixes de la gendarmerie qui ralentissent et parfois bloquent la circulation comme pour narguer les automobilistes. Cette situation décourage les habitants de l’est du pays de se rendre sur Alger et a favorisé l’apparition de nouveaux phénomènes dangereux sur les routes. Lorsqu’il y a des bouchons sur un sens de l’autoroute, des chauffeurs n’hésitent pas à emprunter l’autoroute dans le sens inverse de la circulation, en roulant sur les accotements, s’exposant ainsi à de graves accidents de la circulation.

Source TSA Hamid Guemache

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 17:31

Menace d’attentats

attentat-tiziouzou.jpg

 

Les forces de l’ANP ont déclenché, dans la journée d’avant-hier, un vaste ratissage du côté sud de la capitale qui s’est étendu jusqu’aux alentours de l’aéroport.

“Il s’agit de mesures préventives”, se contenta de nous confirmer une source sécuritaire alors que des informations sûres font état de la menace d’une planification d’un attentat à l’explosif par le GSPC dans la capitale et ses environs. En effet, un nouvel “émir” de l’organisation criminelle du GSPC de la zone du Centre aurait été désigné à la place de l’ex-“émir” abattu au début du mois de mars par les unités spéciales de l’armée. Il s’agit du nommé Z. Toufik qui a participé à l’attentat meurtrier qui a ciblé un convoi à Timezert à Boumerdès ayant coûté la vie à deux cadres de l’éducation et huit éléments de la BMPJ. C’est un  sanguinaire qui constitue la dernière carte pour Droukdel qui, selon des informations fournies par des repentis, aurait réuni ses “émirs” afin de les inciter à réactiver les actes terroristes, et ce, devant le net recul de l’activité terroriste dans la région du Centre et surtout profiter des contestations populaires pour recruter des jeunes.

Les services de sécurité sont instruits alors à plus de vigilance pour déjouer tout attentat terroriste d’autant que des renseignements fournis par des repentis font état de la planification d’un attentat probable avec un véhicule ou une moto dans la capitale ou à Boumerdès. “Le nouvel “émir” veut s’imposer par un attentat spectaculaire d’autant que l’organisation vit actuellement une guerre de leadership après la neutralisation de son noyau”, nous explique-t-on.

Le GSPC tente ainsi d’exploiter les agitations et les contestations populaires dans plusieurs wilayas du Centre pour revenir sur les scènes médiatique et sécuritaire suite aux lourdes pertes dans ses rangs et qui ont ciblé les commanditaires des attentats criminels. Droukdel aurait instruit ses éléments à “profiter de la situation pour réactiver les cellules dormantes et reconstituer les réseaux de recrutement et soutien logistique surtout au niveau de la capitale où un mouvement suspect a été détecté ces derniers jours”, nous révèle une source sécuritaire, qui ajoute que “les jeunes parlent de leurs problèmes sociaux sans aucune idéologie mais on craint les influences sur des jeunes comme cela a été dans la guerre en Irak et en Tchétchénie, le discours islamiste n’a plus d’influence dans la rue mais le GSPC peut jouer cette carte”.

Plusieurs tentatives terroristes de s’infiltrer dans la capitale ont été également enregistrées ces derniers mois voulant probablement profiter de la mobilisation des gendarmes et des policiers chargés du maintien de l’ordre.

S’ajoute aussi la grogne des civils armés chargés de la lutte contre le terrorisme à l’exemple des éléments de la garde communale, les Patriotes et les GLD qui ont lancé un vaste mouvement de protestation au niveau national pour revendiquer leurs droits et ont dû quitter leur poste, ce qui a fait baisser la vigilance et augmenter le risque.

Selon un rapport sécuritaire, les atteintes contre les biens et les personnes ont connu une hausse sensible depuis le début de cette année. “Les mesures d’apaisement ne signifient pas l’allégement de la lutte contre la criminalité sous toutes ses formes”, c’est ce qu’a indiqué un haut responsable de la gendarmerie à l’issue d’une réunion avec ses cadres. La mobilisation a été l’ordre du jour pour préserver la paix sociale et maintenir la vigilance la plus totale en ce qui concerne la menace terroriste.

On apprend aussi que les opérations militaires se poursuivent dans les maquis, ce qui a permis d’ailleurs la neutralisation de plusieurs terroristes ces dernières semaines. Les ratissages se sont étendus aux villes et même aux oueds pour détecter des caches d’explosifs ou des casemates.

Source Liberté Neïla B

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 17:24

Pour non-conformité aux normes de l’aviation civile internationale  airalgerie.jpg

 

L’Organisation européenne de l’aviation civile vient d’instruire la compagnie nationale Air Algérie d’immobiliser  cinq avions de sa flotte et a exigé leur maintenance en urgence, affirmant qu’ils seront interdits d’atterrissage dans les aéroports européens.

Selon notre source, l’organisation européenne dont le siège est à Bruxelles, en Belgique, a adressé une correspondance à la direction de maintenance de la compagnie Air Algérie l’informant que cinq avions, des Boeing notamment, dont trois de type 767 et deux de type 737, ne répondent plus aux règles de conformité internationale et, donc, interdits d’aviation et d’atterrissage dans les aéroports européens. L’organisation a également exigé de la compagnie nationale d’équiper ses avions d’appareils antibruit entre autres, selon les normes internationales de maintenance. Dans le cas contraire, Air Algérie risque de se voir inscrite sur une liste noire. Cette mise en garde intervient quelques mois après le rapport alarmant de l’Association nationale des techniciens de la compagnie nationale de la maintenance, Avion Anta, sur la situation de maintenance de la flotte algérienne. Le rapport a mis l’accent sur “le devenir de la maintenance avion dans notre pays” en parlant “des dangers qui guettent ce volet stratégique qui doit susciter un intérêt particulier des plus hautes autorités”. Ce n’est pas la première mise en garde de la part de l’organisation européenne. La compagnie nationale a déjà été épinglée par l’aviation civile européenne en 2010 dans un rapport rendu public. Répliquant à ce rapport négatif, un haut responsable avait affirmé alors qu’“Air Algérie avait consacré un budget de 50 millions de dollars à la maintenance des aéronefs et l’entraînement de son personnel”.

À propos de la maintenance, Samir Dersouni, directeur du bureau sécurité d’Air Algérie, avait affirmé, à l’époque, que 10% des accidents aériens sont dus aux différents problèmes de maintenance, laquelle est réglementée par les lois de l’Organisation de l’aviation civile internationale et que les employés d’Air Algérie, chargés de la maintenance de la flotte, suivent avec rigueur les instructions du constructeur d’avions. Il avait aussi souligné que la direction avait décidé d’arrêter la flotte vieillissante juste après le crash de 2003 à Tamanrasset et qu’elle sera mise à la casse et récupérée. Il faut savoir qu’actuellement, la moyenne d’âge de la flotte est de quatre à cinq ans. Le responsable n’a pas manqué aussi de rappeler les difficultés rencontrées en Europe, où le respect des normes antibruit est exigé. Nous avons contacté le P-DG de la compagnie Air Algérie, M. Bouabdallah, qui dit ne pas être au courant de cette mesure.

Source Liberté Neïla B

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 17:21

Les négociations «avancent bien»

voitures-algerie-copie-1.jpg

 

Aucun accord n’a encore été signé avec Renault en vue de son installation en Algérie mais le ministre de l’Industrie se dit confiant. Les négociations avancent bien et les deux parties sont au stade des discussions des modalités de commercialisation, des gammes de véhicules et de la nature de l'investissement.

- Alger (Le Soir) - Pas d’échéance ni de calendrier précis. La concrétisation du partenariat avec le constructeur prendra le temps nécessaire à ce type de contrats. C’est Mohamed Benmeradi qui le disait hier sur les ondes de la Chaîne III. «Avec Renault nous avons bien avancé, ça ne veut pas dire que nous sommes arrivés à un accord, mais en tout cas, on parle de modèles techniques, de commercialisation, de gamme et de la nature de l'investissement. Nous avons encore énormément de questions à régler. Les négociations dans le cadre des partenariats industriels prennent des fois 6 à 8 mois pour aboutir à de premiers accords qui seront ensuite finalisés dans des mémorandums plus précis» a-t-il indiqué, précisant que les discussions entamées il y a plus de trois ans avaient été interrompues momentanément car l’offre du constructeur français ne correspondait pas aux attentes de la partie algérienne. «Nous avions considéré que l’offre faite par Renault n’était pas intéressante pour nous car ne prévoyant pas un grand niveau d’intégration. Renault voulait une usine de montage à Rouiba alors que nous, on voulait lancer les jalons d’une industrie automobile. Nous voulons la mise en place d’une usine qui atteindra 50% d’intégration au bout de 5 ans et pour réaliser 100 000 véhicules», a expliqué Benmeradi en précisant : «Nous avons eu déjà deux rounds. Un troisième round est prévu également en marge d'un forum de la PME qui se tiendra fin mai prochain à Alger. D'ici là, il se peut effectivement que je fasse un déplacement à Paris pour voir l'état d'avancement de l'ensemble des dossiers de la coopération et pas uniquement le dossier de Renault.» L’Algérie a également engagé des discussions avec le constructeur allemand Volkswagen et «est dans l'attente de la réaction du constructeur allemand à la fiche technique contenant nos requêtes». Il n’existe, cependant, aucun projet pour la construction d’une voiture 100% algérienne. «Ce n’est pas à l’ordre du jour», a coupé court le ministre à une question relative à un projet qui a fait couler tant d’encre.

La règle du 49- 51% «réaménagée»

Le ministre de l’Industrie a confirmé hier que la règle du 49- 51% appliquée pour le partenariat avec les étrangers sera réaménagée «dans la structure du capital» et non pas dans les règles d’application. Il a expliqué que même lorsque le partenaire algérien était majoritaire, rien n’empêchait que le management soit confié au partenaire étranger, reconnaissant que des problèmes peuvent cependant se poser dans le cadre des PME qui sont majoritairement familiales à l’étranger et qui au moment de l’ouverture du capital peuvent rencontrer des difficultés.

Source Le Soir d’Algérie Nawal Imès

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 17:18

«Les soins répétitifs ne seront plus remboursés»

carte chiffa 2

 

La plénière consacrée, hier, au projet de loi modifiant et complétant la loi sur les assurances sociales n’a pas été tant instructive, à propos du financement du système de sécurité sociale surtout. Un système dont certains suggèrent plutôt la refonte pure et simple de manière à entretenir la solidarité entre Algériens tout en préservant l’équilibre financier des caisses de sécurité sociale et de retraite, ce qui nécessite un relèvement de l’assiette des cotisations.

Lyas Hallas - Alger (Le Soir) - Les amendements contenus dans ce projet de loi (amendant et complétant la loi n°83-11 du 2 juillet 1983, relative aux assurances sociales, ndlr), présenté à l’Assemblée populaire nationale (APN) par le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Tayeb Louh, concernent trois axes principaux : l’amélioration de la qualité des prestations, la modernisation et la préservation des équilibres financiers du système. Ce projet de loi, récapitule le ministre, prévoit l’«élargissement du champ d’application des conventions que peuvent souscrire les organismes de la sécurité sociale dans le cadre de la généralisation du système du tiers payant, en intégrant l’ensemble des prestataires de soins et services liés à ces soins, de nouvelles procédures utilisant les nouvelles technologies de l’information et de la communication (carte Chifa devant être généralisée d’ici 2013) et deux types de mesures visant l’amélioration des ressources de la sécurité sociale, le renforcement et la rationalisation des dépenses, notamment celles de l’assurance maladie». Pour ce dernier point, M. Louh a évoqué l’introduction du principe du «médecin traitant», en vertu duquel les «soins répétitifs pour une même maladie ne seront plus remboursés». Une sorte de contrôle supplémentaire auquel seront soumis les assurés sociaux, puisqu’aux termes dudit projet de loi, le «médecin traitant », équivalent du médecin de famille dans certains pays, est désigné par la caisse d’assurances. Le ministre a, en plus, souligné l’adoption de mesures visant à juguler le phénomène de «complaisance dans la prescription des congés de maladie». La commission de la santé, des affaires sociales, du travail et de la formation professionnelle de l’APN, dont l’exposé du rapport préliminaire sur le projet de loi a été présenté par son rapporteur Slimane Saâdaoui, a proposé un certain nombre d’amendements. Il s’agit de «rembourser à 100% les catégories bénéficiant des dispositions de la loi relative au moudjahid et au chahid», notamment, et d’inclure les «lunettes médicales et tous les actes de chirurgie dentaire dans la nomenclature des soins remboursables». Le chef du bloc du Parti des travailleurs, Ramdane Taâzibet, considère, cependant, que les amendements proposés par le ministre sont en «déphasage» par rapport à la situation socioéconomique du pays ainsi qu’au discours du président de République affirme que le «pré-emploi» est temporaire. Ce député pense que la loi en question ne préserve pas suffisamment l’équilibre financier du système, ce qui menace sa pérennité. Selon ses dires, il faudrait plutôt combattre l’informel. «50% des travailleurs exercent au noir. Et le fait d’obliger les employeurs à déclarer leurs employés ne pourrait être que bénéfique, relèverait l’assiette des cotisations, principale source de financement des caisses d’assurances et, du coup, allégerait les charges sur le Trésor public», suggère-t-il.

Source Le Soir d’Algérie Lyas Hallas

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 17:15

Les ports et aéroports bloqués

port alger commerce

 

Dix mille travailleurs du secteur du commerce, relevant de la Direction générale du contrôle économique et de la répression des fraudes (DGCERF), sont, depuis hier, en grève de trois jours. Conséquence : les ports et aéroports sont bloqués, faute de contrôle des marchandises importées.

 «Nous demandons juste à être traités comme les autres fonctionnaires des administrations et services de l’Etat. Certaines dispositions relatives à la classification des travailleurs, au régime indemnitaire et aux critères de promotion contenus dans le statut particulier, promulgué en 2009, nous lèsent fortement. Ces dispositions sont l’objet de négociations avec la tutelle depuis plus de deux ans. Devant le refus de celle-ci de procéder à une révision de ce statut particulier, nous avons décidé d’un cycle de grèves. Ensuite il y en aura d’autres les 3, 4, 5 et 6 avril, car nous sommes las d’attendre», a expliqué l’un des animateurs de la grève au niveau de la capitale. Selon notre interlocuteur, les 10 000 travailleurs du secteur sont déterminés à faire valoir leurs droits légitimes. Faute de quoi, a-t-il poursuivi, «nous passerons à une grève générale illimitée». Le syndicat du secteur a mis l’accent dans sa plateforme de revendications sur trois points. Il s’agit du statut particulier (revenir à l’ancien grade), de la révision du régime indemnitaire et de l’actualisation du Fonds de rendement commun (FRC). Pour ce qui est du dernier point, les grévistes estiment que «les travailleurs sont lésés par rapport à ceux des autres secteurs, à l’image des travailleurs des Impôts dont les primes sont conséquentes». Notre interlocuteur cite, à titre d’exemple, la prime annuelle perçue récemment et qui est de 3 800 DA, alors que la prime des Impôts dépasse les 80 000 DA semestriellement. «Nous réclamons la révision du statut particulier ainsi que l’élaboration d’un régime indemnitaire digne de cette fonction.» Les grévistes revendiquent le règlement immédiat de cette question, sinon, les 10 000 travailleurs du secteur recourront à une autre démonstration de force.

Source Le Soir d’Algérie Abder Bettache

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 17:07

Sud algérien - Le couffin de Barkat

10-mars-2007--5-.jpg

Depuis février dernier, Saïd Barkat, ministre de la Solidarité nationale, effectue une tournée dans le sud du pays. Ce soudain intérêt pour une région marginalisée aurait pu passer inaperçu tant il est vrai que les visites protocolaires des ministres n’intéressent plus personne, mis à part les invités aux dîners fastueux des walis. Mais la manière avec laquelle ce marathon est mené suscite déjà des questions. M. Barkat, qui gère un budget important, est allé à Adrar, Bordj Badji Mokhtar, Tamanrasset, Béchar, Ghardaïa, El Ménéa, Naâma, El Bayadh, Laghouat, El Oued. L’ex-ministre de l’Agriculture y a remis des produits alimentaires, promis des postes d’emploi aux jeunes, des aides aux femmes au foyer et des projets dans le cadre de l’opération Blanche Algérie de protection de l’environnement. Une opération aux résultats inconnus.

Les villes et villages algériens sont-ils plus propres depuis le lancement de Blanche Algérie en 2009 ?

Saïd Barkat, qui n’a toujours pas présenté le bilan détaillé du Programme de soutien aux agriculteurs (PNDRA), un plan qui a consommé des milliards de dinars sans que l’agriculture algérienne enregistre de meilleures performances, a parlé à Adrar de «programme national » pour soutenir «les familles nécessiteuses». Pourquoi ce «programme» n’a-t-il pas été mis en application auparavant ? A-t-on répertorié avec exactitude le nombre de «familles nécessiteuses» en Algérie ? Il est évident que les couffins de Saïd Barkat, qui ressemblent aux brioches de Marie Antoinette, n’ont été remplis qu’après les émeutes des jeunes, en janvier dernier, et la poursuite des contestations sociales dans tous les secteurs depuis cette date. Situation entretenue par le mouvement évolutif des révoltes arabes qui fait reculer chaque jour, voire chaque heure, les barrières de la peur.

Le but est de tenter de calmer les esprits, d’acheter «la paix» et de s’assurer le confort de «la docilité» par le sac de semoule et les microbus. Une attitude «royaliste», hautaine et sans finesse. L’Algérien est réduit à un tube digestif et à un mineur qui a besoin «d’assistance». Les appels des chômeurs et des populations appauvries du Sud n’ont jamais été entendus à El Mouradia ou ailleurs. On a fait semblant, pour un temps, d’y prêter attention. Sans plus. M. Barkat fait du bruit dans les contrées du Sud pour faire oublier les silences indécents des palais d’Alger. Daho Ould Kablia, ministre de l’Intérieur, a reçu dernièrement «les notables» du Sud – qui ne représentent pas la population – pour dire que l’Etat «prend en charge» les problèmes des gens du Sahara. Un discours qui ne fait plus recette. Ould Kablia ou Barkat se sont-ils souciés des billets de banque qui manquent dans les bureaux de poste du Sud et même du Nord ? Les gens du Hoggar, du Gourrara, de la Saoura, du M’zab et des Ziban savent depuis longtemps que les vents de sable ne tuent pas et que les promesses du Nord ne remplissent pas les puits d’eau.

Source El Watan Fayçal Métaoui

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 17:01

Algérie : L'Etat a consacré 16 milliards de dollars pour relancer le secteur industriel public

reserves de change en dollars

 

L'Etat a consacré 1.100 milliards de DA, soit l'équivalent de 16 milliards de DA, pour la  restructuration et la relance du secteur industriel public, a indiqué mardi  le ministre de l'Industrie, de la PME et de la Promotion de l'investissement, Mohamed Benmeradi.

"Le gouvernement a essayé depuis trois ans de mettre de l'ordre dans  le secteur industriel public. Le Conseil des participations de l'Etat (CPE)  a récemment passé en revue les dossiers de développement de chacune des 30 Sociétés  de gestion des participations (SGP) et les entreprises qui ont un potentiel  et un marché ont bénéficié d'un soutien financier très important", a expliqué  mardi le ministre à la Radio nationale.

Une fois parachevé ce travail dans les prochaines semaines au niveau  du CPE "plus de 1.100 milliards de DA (16 milliards de dollars) auront été investis  dans le secteur public", a-t-il ajouté, précisant que le secteur privé a également  bénéficié d'un nouveau programme de mise à niveau de 386 milliards de DA qui  concernera 20.000 PME à l'horizon 2014.

Mohamed Benmeradi a indique, par ailleurs, que l'encouragement  "des investissements par les entreprises privées et les partenaires étrangers  dans le cadre des investissements directs étrangers (IDE) n'a pas donné de résultats sur le terrain".  

"Il était question que les investissements publics se réalisent dans  les infrastructures économiques et sociales et que l'activité du secteur privé  national et étranger prenne le relais pour ce qui est de l'investissement  industriel et l'investissement productif. Mais le bilan qui a été fait depuis  deux ans et demi a montré que les IDE hors hydrocarbures étaient inférieurs  à 2 milliards de dollars sur toute la décennie 2000-2010 et que l'investissement  privé national représentait moins de 25% du total de l'investissement national",  a-t-il relevé à ce propos. 

"Ce bilan montre qu'il y a un déséquilibre et que les investissements par la dépense publique n'ont pas eu un effet d'entraînement sur la  croissance tel que souhaité", a souligné encore Mohamed Benmeradi

Source El Watan

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0