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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 10:47

Les Fortifications de Tarascon sur Ariège

 

Ville très ancienne qui semble avoir existé avant l’ère chrétienne, Tarascon-sur-ariège a possédé de bonne heure des fortifications romaines: des fouilles exécutées à proximité de la ville firent découvrir de nombreuses médailles antiques.

Vers le XIIIème siècle fut bâti le châteu fort, au sommet de la butte qui suppporte aujourd’hui la tour de l’horloge. Ce château et les maisons de la vieille ville furent entourés de fortifications qui partant de la barbacane du château, au sud, entouraient l’ancien cimetière et l’église Saint-Michel, descendaient vers la rue du Barri , puis revenaient à angle droit vers le Castela. Elles n’avaient qu’un accès par la Porte de Foix, au nord. De ces fortifications, il en reste encore des vestiges très apparents au-dessus de la rivière.

Le château de Tarascon est mentionné pour la première fois en 1272, lorsque les possessions du comte de Foix furent don­nées en gage au roi Philippe III le Hardi qui l’avait assiégédans son château de Foix et fait prisonnier. Un châtelain fut alors placé à Tarascon.

Appelée parfois Château de la Mothe, la forteresse fut l’objet de réparations en 1421, ce qui laisse deviner son état de déla­brement.

Pendant les guerres de Religion, le terrible sire d’Audou chef des Réformés, se rendit maître du château, et la ville le théâtre de luttes sanglantes entre protestants et catholiques.  Le chroniqueur de Lescazes affirme, dans son

« Mémorial » le 27 septembre 1568, la bataille fut si sévère que « les rues étaient jonchées de corps morts qui nageaient dans leur sang.  Ce même jour, le recteur d’Ornolac, nommé Baron, qui Priait  dans l’église de la Daurade, fut arrêté et sauvagement frappé. Le lendemain il fut conduit sur le haut du rocher qui surplombe l’Ariège « et sur la cime duquel était l’ancien château de Tarascon », et fut précipité dans les eaux. On doit déduira cette expression, « l’ancien château », que la forteresse» était alors démolie, ou bien endommagée.

L’année suivante, les catholiques, à la tête du capitaine Traversier, qui avait assemblé en secret des partisans des vallées voisines, vinrent surprendre la garnison du château nuit. « Ils grimpèrent avec une grande difficulté et au péril de En 1582, au cours d’une nouvelle expédition, le sire d’Audou surprend la citadelle, s’en empare, et se livre à de nouvelles représailles parmi la population pour venger la mort du capitaine Plagne. Il nomme gouverneur du château un nommé Rougayrou, ennemi des catholiques.

Ce même d’Audou, qui faisait de fréquents rapports au roi Navarre (le futur Henri IV), lui écrivait en 1585 à propos de Tarascon : « Tarascon est fort important tant pour le regardEspagnol que pour tenir en obéissance les vallées de Siguer, de Vicdessos et de Saurat, et même mettre l’imposition sur les mines de Rancié). Vu l’importance de cette place, et le peu d’assurance qu ‘il y a aux habitants, il est besoin de le remettre en telle réparation qu’elle soit désormais défensable et, à cette fin entretenir six soldats pour le moins ».  On voit, d’après ce rapport, que le château devait avoir de nouveau souffert dans les différents assauts.

Mais la pacification du pays étant à peu près acquise sous le règne de Louis XIII, ce roi ordonna la démolition de la plupart des forteresses du Midi, et le château de Tarascon n’échappa nullement à cette ordonnance.

Le 19 novembre 1632, le capitaine Teulade avise tes consuls que par ordre du roi et du cardinal de Richelieu, le château doit être démoli aux frais de la ville, jusqu’à ras de terre  .

« Pour se  faire obéir lui a été donné pouvoir, par Sa Majesté de prendre des gens de guerre, de ceux qui sont dans le Languedoc, et de les faire venir en ladite ville pour l’assister à exécuter sa commission, lesquels il faudra loger et nourrir, qui causera de grands frais, estant nécessaire d’y pourvoir. »

Sur protestation des consuls, qui firent valoir la pauvreté de la ville, le sieur de Laforest-Toyras, gouverneur de la ville et châteaux de Foix demanda une somme de mille écus pour éviter la  venue des gens de guerre; mais il se contenta de la moitié de cette somme. Et le 15 novembre 1632, sont convoqués plusieurs ouvriers des diverses localités du consulat pour commander la démolition. Le 17, de Laforest-Toyras exige 25 hommes de corvée pour raser le château, et il 3 abandonne à la ville afin de tes utiliser à des réparations à l’intérieur de la ville. Cette démolition devait traîner en longueur puisque le 9 janvier 1633 il fallut encore donner des ordres pour la hâter.

Source : l’Ariège et ses Châteaux féodaux (éditions Résonances)

Le Pèlerin

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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 10:41

Des nouvelles de la wilaya de Tipasa

ruines romaines tipasa

Un tremblement de terre hier à Tipaza d’une magnitude 3,2 sur l’échelle de Richter

Un tremblement de terre d’une magnitude de 3.2 sur l’échelle ouverte de Richter a eu lieu hier à 15h28 (heure locale) dans la wilaya de Tipaza, indique le Centre de recherche en astronomie, astrophysique et géophysique (Craag) dans un communiqué.

L’épicentre du tremblement de terre a été localisé à 9 km au nord-ouest de la localité de Bousmaïl, précise la même source.

Cherchell : Arrestation d’un dealer récidiviste

Manifestement, les trois ans passés sous les verrous pour commercialisation de drogue n’ont pas dissuadé B. M., un jeune âgé de 31 ans, de renoncer à ce trafic. En effet, il vient d’être épinglé par les éléments de la police judiciaire relevant de la sûreté de daïra de Cherchell pour les mêmes motifs de sa dernière incarcération. Selon la responsable de la cellule de communication de la sûreté de wilaya, c’est suite à des renseignements parvenus à la brigade de recherche et d’investigation que l’enquête fut déclenchée. Après une filature du suspect B. M., plus connu sous le sobriquet de Dobali, les policiers sont parvenus à l’arrêter en flagrant délit au niveau de l’ancienne pêcherie de Cherchell. Les enquêteurs ont trouvé en sa possession une quantité de 52 grammes de kif traité, sept couteaux, ainsi qu’une somme de 10.000 DA. Présenté devant le procureur de la république près le tribunal de Cherchell, le dealer a été placé sous mandat de dépôt.

Source Horizons A.L. / R.N.

Le Pèlerin

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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 10:37

Les Potentats arabes - Le refus de la liberté

contestation dans le monde arabe

«Vous aviez à choisir entre la guerre et le déshonneur. Vous avez le déshonneur et vous aurez la guerre»

Churchill s’adressant à Chamberlain après Munich

Cette phrase de Churchill s’applique sans conteste à la dernière réunion des potentats arabes qui autorisent l’Occident comme en Irak, à envahir un pays arabe. Depuis plus de trois mois, en effet, la «rue arabe» pour utiliser une expression occidentale visant à inculquer l’idée qu’il n’y a pas de réflexion politique et que c’est l’émotion qui dirige les Arabes; pour une fois, les stratèges occidentaux ne peuvent pas si bien dire, c’est, dit-on, la rue qui dirige les dirigeants en Egypte, en Tunisie. Partout il y a un vent de liberté qui souffle, le problème est de savoir si ce vent est endogène ou s’il ne souffle pas de l’extérieur, en clair, il y a un doute. La Toile est saturée de contributions, notamment dans les sites alternatifs qui revendiquent une certaine crédibilité, pour affirmer que le remodelage du Moyen-Orient est en train de se faire et que toutes les révoltes sont téléguidées. Notamment celle des faceboukistes égyptiens qui recevraient leurs instructions des Etats-Unis à travers un manuel décrivant comment faire la révolte, parer à des coups, se protéger des coups...Si cela s’avérait vrai, et il n’y a pas de raison d’en douter, toutes les espérances placées dans ces révoltes devant apporter en théorie la liberté, la démocratie, l’alternance, seraient un gigantesque et macabre canular car des jeunes meurent. Un rapide état des lieux nous montre une situation pour le moins chaotique dans les pays qui ont connu des révoltes. La situation est loin d’être limpide en Tunisie où la période transitoire d’exutoire de toutes les frustrations dure et fragilise les acquis. Même impression en Egypte où les jeunes sont plus déterminés que jamais, leur dernière «victoire» est la suppression de la police politique. «Même l’Arabie Saoudite n’est pas épargnée»: ‘‘Des appels ont été lancés sur une page Facebook pour une ‘journée de colère le 4 mars dans l’Est à majorité chiite de l’Arabie Saoudite’’, rapporte L’Orient-Le Jour. Enfin, la jeunesse palestinienne au nombre de plusieurs milliers aussi bien à Ghaza qu’à Ramallah est sortie protester en exigeant des deux responsables du Hamas et du Fatah de faire immédiatement la paix. Le leader du Hamas aurait demandé à Mahmoud Abbas une réunion urgente. A Bahreïn, la situation est plus problématique car les révoltés sont chiites et le pouvoir du roi est sunnite depuis deux siècles! Résultat des courses: la débâcle depuis deux mois, des morts et l’appel du roi au nom du Conseil de coopération du Golfe, à ses alliés: l’Arabie Saoudite envoie mille hommes et les Emirats cinq cents pour aider le pouvoir à rétablir l’ordre! Lionel Froissart décrit le clivage qui s’opère entre chiites et sunnites. Nous lisons: «Après un mois de manifestations contre la monarchie, les partis de l’opposition dénoncent une «occupation étrangère». La tension est montée d’un cran, lundi, dans le petit royaume de Bahreïn, où les sept partis d’opposition, dont le puissant Al-Wefaq, ont dénoncé «l’occupation étrangère». Le bloc Al-Wefaq, le plus organisé des mouvements islamistes d’opposition de gauche, décide alors d’abandonner les 18 sièges sur les 40 qu’il détient à l’Assemblée consultative depuis les élections législatives de novembre, ne souhaitant plus être associé à «un pouvoir qui massacre son peuple». Le chef d’Al-Wefaq réclame de plus, l’instauration d’une «monarchie constitutionnelle, dans laquelle le gouvernement serait élu par le peuple». Une revendication qui apparaît alors comme tout à fait utopique. (...) A ce jeu de la démesure, le Premier ministre, le cheikh Khalifa ibn Salman al-Khalifa, oncle du prince héritier et qui occupe ce poste depuis 1971, soit depuis l’indépendance du Royaume, bat tous les records. (...) Autant de points de friction qui entretiennent la grogne sociale et nourrissent la tension, grandissante, entre les communautés sunnite et chiite. Malgré les appels à la fraternité de certains leaders, la tension se fait chaque jour plus explosive entre les communautés.»(1)

Justement, les révoltes chiites à Bahreïn, mais aussi au Koweït et en Arabie Saoudite sont soupçonnées d’être téléguidées par l’Iran qui a protesté contre l’envoi des troupes à Bahreïn. Ce qui se passe actuellement en Libye n’est pas comparable à ce qui s’est déroulé en Tunisie et en Egypte. Nous avons assisté à la naissance d’un mouvement populaire sans armes en Egypte et en Tunisie. Mais, en Libye, nous avons affaire à une révolution armée menée par des tribus. L’armée loyale au président El Gueddafi est en train de reprendre le terrain. Ce qui est en totale contradiction avec ceux qui veulent atteindre les pays occidentaux, attachés à une intervention humanitaire, qui sous-entend une attaque armée. Pour des raisons «humanitaires», les trois pays cités ont débarqué des militaires, des agents des services secrets dans le but de soutenir les chefs des insurgés. C’est un grand problème qui se complique maintenant avec le fait que l’armée d’El Gueddafi a repris le terrain et les grandes villes du pays. Les calculs des pays occidentaux voulant intervenir militairement ont été faussés par la réaction des soldats libyens. La stratégie des pays de l’Occident était basée sur l’accaparement des 4% des réserves mondiales de la Libye, c’est-à-dire des 48 milliards de barils. Pour pouvoir accaparer cette réserve, il faudrait enfanter une guerre qui va servir aussi à faire sortir leurs concurrents, les Chinois. Ceci explique d’ailleurs l’agitation de Nicolas Sarkozy et de David Cameron à la réunion des 27 de l’Europe. Mais ils n’ont pas pu convaincre l’Europe de décider d’une intervention pour pouvoir créer une zone d’exclusion. Cette situation nous rappelle ce qui s’est passé il y a plus d’un siècle, lors des accords de partage des richesses de l’Empire ottoman. Les pays occidentaux veulent reprendre la zone Est de la Libye, où il y a 80% des gisements pétroliers. Mais avec la reprise en main de la Libye par le président El Gueddafi, c’est toute une stratégie qui est en train de capoter. La France, à titre d’exemple, a reconnu le comité des insurgés au détriment d’un pays souverain. Ce qui se passe en Libye est quelque chose de dramatique. Pour reprendre le contrôle de la situation, El Gueddafi est en train de supprimer carrément ses concitoyens. Nous sommes donc face un problème de fond et global. Fort de l’appui de la Ligue arabe, Sarkozy pensait convaincre les membres du G8 réunis à une action rapide, en vain, car El Gueddafi va rentrer à Benghazi et ce sera le massacre des insurgés.

Il ne faut pas se faire d’illusions. La Ligue des Etats arabes est pilotée depuis des années par les Etats-Unis d’Amérique. Le vote de samedi pour une exclusion aérienne en Libye n’est pas en soi une surprise. A la tête de la Ligue arabe, il y a l’Egyptien Amr Moussa, qui ambitionne aujourd’hui d’être le futur président de l’Egypte. Pour ce faire, il doit montrer des signes d’allégeance aux Américains. De ce côté-là, il a eu le soutien des Saoudiens, dont on connaît les liens historiques avec les Américains, les Koweïtiens, les Jordaniens, les Tunisiens, qui sont embourbés dans leurs propres problèmes, sans compter les Marocains. Cela ne veut pas signifier évidemment qu’il faille cautionner les assassinats d’El Gueddafi et de son armée, au pouvoir depuis 42 ans. La position officielle de l’Algérie a été exprimée par le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, qui avait déclaré samedi au journal français Le Monde que l’Algérie n’avait pas vu venir des révolutions en Tunisie et en Egypte. Il a rappelé que l’Algérie ne veut pas s’ingérer dans les affaires internes des pays voisins.

Certains pays arabes ont reçu certainement instruction de ne pas agir dans le sens de la paix et du dialogue entre les Libyens. Il ne faut pas se faire d’illusions sur le fonctionnement du monde. Les interventions dites humanitaires dans les temps actuels sous-entendent une vision d’accaparement des richesses et des matières premières. C’est un nouveau système de partage des richesses d’autrui qui se met en branle. C’est la théorie des dominos et du plan du Grand Moyen- Orient qui se mettent en place par des méthodes moins musclées que celles de Bush. Mais, la finalité est toujours la même. Le principe de non-ingérence doit être conforté. D’un autre côté, il faut admettre qu’il y a une grande partie du peuple libyen qui souffre de la dictature et de la guerre civile. On parle de 6000 morts. Il va falloir vérifier les chiffres et se méfier des annonces médiatiques. Lorsqu’on voit le «philosophe» Bernard-Henri Lévy intervenir à partir de Benghazi et appeler l’Elysée pour soutenir la rébellion, nous sommes en droit de douter de cette rébellion d’autant plus qu’elle a jailli du néant. Nous avons vu le drapeau de l’ancienne Libye coloniale, du temps du roi Idriss, brandi par les Libyens. En clair, on veut instaurer un nouvel ordre colonial. De ce point de vue-là, je comprends parfaitement la position algérienne, une position de méfiance et de prudence. Les Américains sont en train de peser le pour et le contre, étant donné que la situation est en faveur d’El Gueddafi, qui va certainement accepter de redistribuer les richesses entre les compagnies pétrolières au détriment de la Chine. Pour Ginette Skandrani «(...) ce n’est pas à l’Otan, ni aux USA, ni aux Européens ni à la Ligue arabe à décider qui doit ou ne doit pas gouverner la Libye. Que Sarkozy, qui a reçu en grande pompe Mouamar El Gueddafi parce qu’il voulait lui fourguer des Rafale et une centrale nucléaire, mais surtout pour l’entraîner dans l’Union pour la Méditerranée afin d’y faire accepter Israël dont les pays arabes ne voulaient pas, se permette tout à coup de prôner une intervention militaire, me semble aberrant et surtout stupide à brève échéance. Tous ceux qui appellent à cette couverture aérienne qu’ils ont surnommée faussement humanitaire, ou demandent l’aide des Américains pour déloger le Guide, devraient se souvenir de ce qu’a donné l’aide américaine à l’Irak».(2)

Que faut-il faire alors?

Faut- il couper la Libye en deux avec une Libye utile, entendons par-là celle qui a le pétrole qui aura une saveur particulière maintenant que le nucléaire a montré ses limites? Marcel Boisard, docteur en sciences politiques, ancien sous-secrétaire général de l’ONU, prône, par réalisme, une résolution pacifique du conflit, en incluant El Gueddafi ou ses proches: «La Libye n’est pas une nation. Elle est constituée de trois provinces disparates, elles-mêmes divisées en de nombreuses tribus. L’Italie arracha ces territoires à l’Empire ottoman, en 1912, et eut grand peine à les dominer. (...) La Libye n’est pas davantage un Etat, mais un «pouvoir de masse», Jamahiriya, néologisme arabe intraduisible et salmigondis incompréhensible, confondant les philosophies politiques les plus dissemblables. Le résultat en est qu’il n’existe aucune véritable structure de gouvernement. El Gueddafi ne se considère pas comme un chef d’Etat, mais comme un «guide» ou un «frère colonel». (...) La population de Cyrénaïque prit les armes, en pillant les dépôts existants, puis marchant vers l’Ouest. La presse occidentale s’est enthousiasmée pour cette jeunesse courageuse et s’est déchaînée contre le tyran, alors que l’on assiste à une guerre civile ou, plus précisément, à une guerre de sécession. Embourbées en Afghanistan et en Irak, incapables d’aider au règlement de la question israélo-palestinienne, les puissances occidentales ne sauraient considérer une intervention militaire. Un siècle exactement après le dernier incident retenu par l’histoire et survenu dans la même région géographique, la «diplomatie de la canonnière», illustrative de la politique coloniale, semble réintroduite! (...) Faut-il pour autant demeurer spectateurs et laisser les massacres potentiels se dérouler? Evidemment non. D’abord, la Libye ne pourra pas continuer d’exister comme entité politique unique. Il faut donc considérer une partition, sinon et quel que soit le vainqueur, les représailles seront terribles (...)Reconnaître le «Conseil national de transition», dont on ne sait rien, comme l’unique représentant du peuple libyen, ainsi que vient de le faire Nicolas Sarkozy, est absurde et suicidaire. L’issue de la négociation pourrait être la création d’un Etat de Cyrénaïque, démocratique teinté d’Islam, et d’un Etat de Tripolitaine auquel pourrait être adjoint le Fezzan, trouvant une forme humaniste de gouvernance.»(3)

On remarquera au passage comment cette personnalité décrit sans état d’âme une partition du pays à l’instar de celle du Soudan et des autres à venir. Le remodelage est une réalité.

Le besoin de liberté des jeunes est réel et irréversible

Antoine Reverchon et Adrien de Tricornot pensent que l’argent ne suffit pas pour calmer les révoltes. Ils écrivent: «Mais tous ces milliards de dollars, qui feraient en temps normal le bonheur des populations, ne suffiront peut-être pas à stopper l’enchaînement des bouleversements politiques qui déstabilisent peu à peu la principale région productrice de pétrole de la planète. Car la rente pétrolière est le seul élément qui distingue les pays du Golfe, mais aussi l’Algérie et la Libye, de la Tunisie ou de l’Egypte. La concentration de la richesse entre les mains d’autocrates au pouvoir depuis des décennies, l’insuffisance et l’opacité de sa redistribution, la corruption, et surtout le refus de la jeunesse de continuer à accepter cela, sont les détonateurs de la révolte dans le Golfe et ailleurs dans le Monde arabe. Dans un texte publié par l’International Herald Tribune, un professeur d’université omanais, Najma Al-Zidjalya a d’ailleurs joliment baptisé ces bouleversements du nom de youthquake (´´tremblement de jeunesse´´). Mais, comme l’explique M.Sarkis, ´´ce ne sont pas tant des revendications économiques que politiques, pour la liberté d’expression, pour participer à la vie publique, qui sont aujourd’hui portées par les manifestants´´. L’extraordinaire développement économique est en effet largement confisqué par les familles régnantes et leur clientèle ou, en Algérie et en Libye, par les clans politico-militaires au pouvoir. «La plus grande demande du ´´printemps arabe´´ est une aspiration complexe à changer fondamentalement les modes de fonctionnement des sociétés», ajoute Samir Aita, président du Cercle des économistes arabes. ´´Toute la région était un volcan éteint. Il se réveille avec d’autant plus de force qu’on le croyait éteint. Et il a de nombreux cratères, qui s’allument les uns après les autres’’, affirme M.Sarkis.»(4)

Le Monde arabe ne sera plus jamais comme avant, les répliques des jeunes vont s’atténuer. La Rue arabe ne se laissera plus faire et les morales, voire les recettes à l’ancienne, n’ont plus cours. Il faut parler aux Jeunes et les convaincre, largement formatés par le Web 2.0. Il sera de plus en plus difficile de les contraindre surtout avec la mentalité de ceux qui veulent toujours avoir raison. Il est des moments dans la vie d’une nation où les hommes et les femmes refusent de courber l’échine et retrouvent, pour un temps, la sublime générosité du coeur et la grandeur des sacrifices. La révolution est toujours belle lorsqu’elle naît d’une idée supérieure que des hommes et des femmes se font de leur idéal commun. Les Jeunes Arabes, à l’instar des Jeunes Turcs, Algériens, Tunisiens du siècle dernier, ont pris le chemin de l’espérance, à nous de les accompagner.

Ecole nationale polytechnique

1.Lionel Froissart: Bahreïn, http://www.letemps.ch/Page/Uuid/ebe3a680-4e7e-11e0-8142-b21198a5c286/Larriv%C3%A9e_des_troupes_saoudiennes Mardi15 mars 2011

2.Ginette Skandrani. Libye: je me refuse à hurler avec les loups Oulala.com 13.03.2011

3.Marcel Boisard. Couper la Libye en deux? Le Temps. 14 mars 2011

4.A.Reverchon, A. de Tricornot: La rente pétrolière ne garantit plus la paix sociale Le Monde 14.03.11

Source l’Expression Pr Chems Eddine Chitour

Le Pèlerin

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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 10:33

Les oreillettes à la mode ariégeoise  Oreillettes.jpg

Les oreillettes, les crêpes et les beignets accompagnaient les réjouissances du carnaval, croustillantes, saupoudrées de sucre dans leur corbeille elles faisaient la joie des petits masques et de leur entourage.

Les oreillettes sont toujours très prisées par les ariégeois et leur fabrication familiale, est devenue artisanale, on les trouve sur les marchés et chez la plupart des traiteurs ou des boulangers - pâtissiers.

Ingrédients pour 6 à 8 personnes

- ¾ de litre d'huile

-600 g de farine

-3 œufs entiers

-100 g de sucre en poudre

-1 verre de lait

-2 cuillères à soupe d'eau de fleur d'oranger

-1 cuillère à café de sel

-facultatif 25 g de levure de boulanger.

Préparation

Dans une jatte, casser et battre les œufs, ajouter le lait, le sucre, le beurre tiède, le sucre en poudre, l'eau de fleur d'oranger, le sel.

Bien mélanger. Incorporer la farine et former une boule avec la pâte ainsi obtenue.

Laisser reposer une heure.

Prélever un morceau de pâte, retirer à la main ou au rouleau sur une plaque bien farinée, la découper en rectangles, en losanges, en carrés suivant votre fantaisie.

Mettre l'huile dans une grande poêle, lorsqu'elle est très chaude y plonger les morceaux de pâte, les retourner dès qu'elles sont dorées, les retirer, les saupoudrer de sucre en poudre, les dresser dans une corbeille garnie de serviettes.

Recette de Mme Evelyne Ghirardi à Tarascon

Vin conseillé : Jurançon liquoreux. Autres bonds accords : Gaillac doux, tous les vins blancs liquoreux du bordelais (Sauternes, Barsac, Ste-Croix du Mont, etc.), Coteaux du Layon.

Source La Cuisine ariégeoise

Le Pèlerin

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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 10:25

Les ingrédients d’une IIe République

Qu’avons-nous fait de ces 50 années d’indépendance? Que reste-t-il à faire? Un devoir d’inventaire s’impose.

Algerie-attentat.jpg

 

L’Oncle Sam acquiesce et l’Algérie s’enivre. Les officiels américains qui se sont succédé à Alger, ces dernières semaines, sont repartis «happy» et ils l’ont fait savoir publiquement. «Le gouvernement algérien a fait de grands efforts dans le rétablissement de la sécurité et l’Algérie d’aujourd’hui n’est pas celle d’il y a 15 ans», s’est félicité, le 4 mars dernier, le coordonnateur pour le contre-terrorisme au département d’Etat américain, Daniel Benjamin, ajoutant que «ces progrès au plan sécuritaire offrent plus de possibilités de développement économique et social». Quelques jours auparavant, le 24 février, le sous-secrétaire d’Etat adjoint chargé des Affaires politiques, William J. Burns, accompagné par le Président Bouteflika affichait un large sourire devant les caméra de l’Entv alors qu’il faisait son speech. Avant ces deux responsables, c’était le président Barack Obama, himself, qui a salué la décision de la levée de l’état d’urgence la qualifiant «d’avancée positive». Grisée par ces satisfactions délivrées par l’hyperpuissance américaine, l’Algérie semble marquer le pas quant aux réformes promises. Mais est-ce vraiment le cas dans un contexte régional où les clochers annonçant les révoltes arabes deviennent de plus en plus nombreux et de plus en plus bruyants. Tellement bruyants que même la plus grave, la plus spectaculaire des catastrophes qui endeuille actuellement le Japon, n’arrive pas à étouffer. En réalité, l’Algérie n’est pas en marge de ces mouvements qui animent le Monde arabe. Des rencontres entre hauts responsables, des consultations horizontales et verticales sont légion depuis ces dernières semaines. Aussi a-t-on appris, de source très bien informée, que le président de l’APN, Abdelaziz Ziari, le Premier ministre, Ahmed Ouyahia et Abdelaziz Belkhadem, représentant personnel du président de la République, ont tenu dans la soirée d’avant-hier, (mardi Ndlr) leur quatrième réunion au siège de l’APN à 21h. Que mijotent ces visiteurs nocturnes au siège de l’Assemblée? Les mêmes sources n’excluent pas une dissolution de celle-ci. A l’évidence, l’idée de procéder à un véritable changement institutionnel est tributaire d’une révision profonde de la loi fondamentale du pays. Non pas une Constitution kleenex mais celle qui anticipe et qui soit à l’avant-garde des métamorphoses politiques et sociales qui agitent le Monde arabe. Partout dans ces pays, les régimes sont ébranlés car leurs peuples veulent en finir avec l’Etat policier, ils aspirent à une répartition équitable des richesses nationales, ils veulent plus de liberté d’expression, ils revendiquent du travail et incitent au dynamisme économique. Cela implique des transformations profondes et rapides des sociétés arabes. Les institutions et les hommes vont devoir changer. Bien évidemment, les dirigeants algériens ont compris que rien n’est statique. Autres temps, autres moeurs. Le monde actuel a changé de modem et le logiciel des années 70-80 est désormais rayé. Pour rester dans le même registre, on a plus besoin aujourd’hui, d’une télévision pour diffuser un message ou mobiliser des foules. Les réseaux sociaux ont déjà déclassé ces forteresses inexpugnables des pouvoirs autoritaires. Il y a un devoir d’inventaire à faire à la veille du 50e anniversaire de l’indépendance de notre pays. Qu’avons-nous fait de ces 50 années d’indépendance? Que reste-t-il à faire? C’est sur la base de ces questionnements et des changements profonds qui vont les accompagner que sera bâtie la IIe République des 50 prochaines années. Certes, le changement est inéluctable. Mais comment? «Se basant sur notre révolution, de nombreux pays africains ont accédé à leur indépendance par simple demande manuscrite à De Gaulle», a confié, il y a quelques années, l’un des responsables de la Wilaya VI, le commandant Bouragaâ. N’est-ce pas qu’il serait regrettable que l’Algérie, pays de 1,5 million de martyrs, qui a montré la voie de la liberté à tous les peuples opprimés, fasse du copier-coller?

Source l’Expression Brahim Takheroubt

Le Pèlerin

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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 10:19

Condamné en juillet 2009 à 5 ans de prison : Libération de Cheb Mami après 633 jours de taule

cheb-mami

 

L’ex-star du raï, Cheb Mami, condamné à cinq ans de prison en juillet 2009 pour tentative d'avortement forcé de son ex-compagne, devrait être libérée le 23 mars après que sa demande de libération conditionnelle a été accordée. C'est « une victoire », « on attend ça depuis longtemps », a déclaré son avocat, Me Khaled Lasbeur. Cheb Mami, e son vrai nom Mohamed Khelifati aura alors purgé 633 jours de prison.

Condamné le 3 juillet 2009 à 5 ans de prison, le chanteur avait fait la semaine dernière une nouvelle demande de libération conditionnelle pour laquelle le parquet avait donné un avis favorable, son avocat à l'AFP.

Il avait déjà fait en octobre une demande de libération conditionnelle parentale pour s'occuper de son fils de deux ans, né durant sa cavale en Algérie, qui avait été rejetée.

Le chanteur, âgé de 44 ans, avait introduit une demande de libération conditionnelle parentale concernant son fils de 2 ans, né en Algérie. Le juge d'application des peines de Melun (ville où il est incarcéré) avait rejet cette demande « car son enfant ne vit pas en France mais en Algérie », avait expliqué l'avocat Khaled Lasbeur.

L'affaire Cheb Mami remonte au mois d'août 2005 lorsque la jeune femme, photographe de presse, et enceinte de Mami, est tombée dans un traquenard à Alger.

Conduite dans la villa du chanteur qui ne voulait pas de l'enfant, la photographe subit une tentative d'avortement sauvage de la part de deux rebouteuses, sous la conduite de Kader Lalalli, dans la villa du chanteur.

De retour en France en août 2005, la jeune femme porte plainte contre son amant.

Le 26 octobre 2006, Cheb Mami est arrêté à l'aéroport d'Orly. Confronté à son ex-maitresse, il est mis en examen pour « violence volontaire, séquestration et menaces », et placé en détention dans le quartier VIP de la prison de la Santé, à Paris.

Il y restera trois mois et demi avant de bénéficier d'une liberté provisoire en février 2007. Sa caution de 200 000 euros aurait été payée par la représentation diplomatique algérienne en France.

Alors qu'il est placé sous contrôle judiciaire, privé de ses deux passeports algérien et français, Cheb Mami prend la tangente et gagne Oran via l'Espagne avec un faux passeport.

Ulcérée par l'attitude du chanteur, la juge Elisabeth Herlut du tribunal de Bobigny lance un mandat d'arrêt international contre lui

En Algérie, Cheb Mami vit sous la protection des autorités. Il se répand dans la presse algérienne, affirme faire l'objet d'un complot et dit ne pas faire confiance à la justice française. Ses ennuis judiciaires ne l'empêchent pas de prospérer dans le business de l'immobilier qui lui rapporte entre 400 et 500 millions de centimes par mois.

Après deux ans de cavale, l'ex-star décide de revenir en France pour assister à son procès.

Le 3 juillet 2009, Cheb Mami, son ex- agent ainsi que deux autres complices, Abdelakder Lallali et Hicham Lazhar, ont été jugés pour violences aggravées contre l'ex-maitresse du chanteur.

Au terme d'un procès qui a duré une journée, le chanteur qui dit regretter son acte et demandé pardon à la victime a écopé de cinq années de prison.

Source DNA Tayaeb Belmadi

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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 10:16

Quels acquis ? Quelles revendications ?

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La question fondamentale, du droit et de la loi en matière de reconnaissance, de garantie et de protection de l’égalité des droits des femmes dans la vie publique, sociale et familiale s’impose à l’heure où les sociétés arabes aspirent à l’instauration de régimes démocratiques fondés sur l’Etat de droit.

Sinon quelle valeur cet Etat de droit, cette démocratie tant espérée pourraient-ils alors recouvrer ?

Quels rapports entre la démocratie et la condition des femmes dans le monde arabe ?

Quels rapports entre les statuts juridiques et les réalités sociales de la condition des femmes, sachant que les transformations dans le monde arabe, comme ailleurs, ne sont pas observables à la seule aune du droit ?

L’inscription de la laïcité dans la loi fondamentale, la Constitution, garante du respect des droits de l’homme et par conséquent de l’égalité des citoyens sans distinction de sexe, de race ou de religion, est une exigence clairement exprimée en Tunisie, tandis qu’en Algérie et en Egypte, elle fait son chemin. C’est en ce sens que des lois civiles sont revendiquées en lieu et place des codes de la famille ou de statut personnel. En Algérie, d’aucuns, et en premier lieu les dirigeants algériens, nous rétorqueront que la femme a le droit de vote, le droit d’être élue, le droit à l’éducation, au travail. Mais quand bien même, cela ne veut pas dire pour autant qu’elle jouit pleinement de ses droits, de tous ses droits. Quel que soit son niveau d’instruction, de formation, de qualification, de responsabilité, l’Algérienne est placée, du fait du code de la famille, en état d’infériorité. Quelles que soient les responsabilités publiques qu’elle peut assumer, aussi hautes soient-elles, dans sa famille, dans son couple, elle reste subordonnée à son époux.

Quel paradoxe ! Et cela au nom des «spécificités» qui, en réalité, font le lit de l’inégalité et de l’injustice. Aussi bien les Tunisiennes que les Algériennes demandent la levée des réserves sur le statut de la femme dans la famille dans l’application de la Convention internationale sur l’élimination de la discrimination que la Tunisie et l’Algérie ont ratifiée. Les violences faites aux femmes sont aussi un sujet majeur de préoccupation. Quelle protection juridique contre ces violences ?

Quelle protection juridique pour la femme sans parenté masculine, la veuve, la divorcée ou simplement celle qui veut vivre sans tutelle ? Qu’on se souvienne de ce 13 juillet 2001, à Hassi Messaoud, où des femmes ont été torturées et violées par des hommes de la ville, parce que  divorcées avec ou sans enfant, elles vivaient seules.

Les Tunisiennes ont obtenu la criminalisation des violences sexuelles à leur endroit et la poursuite des auteurs.

Il reste que l’égalité des droits est à affirmer et à confirmer de manière permanente, y compris dans les pays les plus avancés, où des discriminations et des inégalités subsistent encore. En France, par exemple, ce n’est qu’en 2010 qu’une loi a été adoptée pour protéger les femmes contre les violences conjugales. En France, encore, les femmes représentent 83% des salariés à temps partiel et 78% des emplois non qualifiés, et elles gagnent toujours en moyenne 27% de moins que les hommes.

Ces questions et d’autres encore seront soumises à l’analyse de Bochra Bel Haj Hmida, avocate auprès de la Cour de cassation de Tunis, spécialisée dans le droit social, le droit de la famille, les droits de la femme et les droits de l’homme ; Nourredine Saâdi, professeur à l’université d’Alger jusqu’en 1994, depuis, à l’université

d’Artois en France où il enseigne le droit public et la science politique ; Fadhila Boumendjel-Chitour, ancien chef de service d’endocrinologie du CHU de Bab El Oued est membre du réseau Wacyla d’aide aux femmes et enfants victimes de violences, créé le 5 octobre 2000 ; Sihem Habchi, présidente du mouvement français Ni putes ni soumises (NPNS) depuis juin 2007 et membre du Collège de la haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde) depuis juillet 2007. 

Source El Watan

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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 10:12

Quand l’opacité est érigée en mode de gestion

presidence algerie

Depuis quelques jours, des titres de la presse nationale annoncent la tenue de plusieurs réunions à la Présidence.

Les «conclaves» en question auraient, selon les mêmes sources, regroupé le chef de l’Etat, les présidents du Sénat, de l’Assemblée populaire nationale, du Conseil constitutionnel et le Premier ministre. Des titres ont aussi évoqué le déroulement, avant-hier, d’une rencontre entre le président de l’APN, Abdelaziz Ziari, le secrétaire général du FLN, Abdelaziz Belkhadem qui est également ministre d’Etat et Ahmed Ouyahia, secrétaire général du RND et Premier ministre. Selon les informations distillées, on parle de réformes et de révision constitutionnelle.

Au-delà de la teneur de ces réunions, au demeurant importantes parce qu’elles engagent l’avenir du pays, c’est surtout le secret les entourant qui intrigue. Officiellement, on n’a annoncé aucun projet de révision de la loi fondamentale.

Et le président Bouteflika qui a eu autant d’occasions pour s’exprimer sur la situation du pays n’a pas jugé, jusque-là, bon de le faire. Au plus haut sommet de l’Etat, on a même pensé que la contestation était strictement sociale, que les réponses ne pouvaient, elles aussi, n’être que sociales. Alors, c’est étonnant de découvrir aujourd’hui que l’on s’apprêterait à procéder à des réformes politiques, Il faut bien le signaler, dans le secret le plus total, pendant qu’on réprime l’opposition, et monopolise de manière éhontée les médias publics. C’est vrai que la communication et la transparence n’ont jamais été le souci pour ceux qui ont décidé de gérer la chose publique dans le noir. Mais force est de constater que le laboratoire du régime n’a pas encore, malgré le contexte politique et la large contestation qui font vibrer le pays, jugé utile de sortir de l’ombre.

C’est dans la pure tradition du système politique algérien, réfractaire à toute ouverture d’un débat général sur les questions qui engagent l’avenir de la nation, de confiner des discussions aussi importantes dans le cercle restreint de collaborateurs au lieu d’en informer les citoyens concernés en premier lieu et d’en solliciter leur appréciation. La manière dont sont conduites les affaires du pays, les réponses réservées à la grogne nationale, à travers la répression de toute revendication à relent politique, et la distribution à tout va de la rente, pour calmer la colère de toutes les franges de la société, sont autant de pièces à conviction sur la nature du pouvoir qui ne montre aucune disposition à s’amender. Il semble préférer irréversiblement l’opacité à la transparence, et le flou à la visibilité.

Cette situation qui perdure ne laisse en effet entrevoir aucune réponse sérieuse aux aspirations exprimées par les Algériens tant les responsables du pays ne s’estiment pas comptables devant l’opinion nationale. Le mystère et la clandestinité dont ils entourent les dernières tractations augurent plus d’une tentative de concocter un plan qui sauverait le système que d’une issue qui favoriserait un changement qui remettrait l’Algérie sur les rails d’une vraie ouverture démocratique. 

Source El Watan Said Rabia

Le Pèlerin

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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 10:07

Lufthansa annonce que son Conseil de Surveillance a approuvé la commande de 35 avions neufs.

A320 neo

 

Trente des avions sont des Airbus (EADS) de la famille A320neo destinés à l'activité passager

Les cinq autres commandes portant sur des Boeing 777 cargo pour le segment "logistique". L'ensemble de la commande a un prix catalogue de 4 Milliards de dollars. Outre une plus grande efficacité carburant, tous les modèles commandés permettront d'abaisser les coûts d'exploitation ainsi que les niveaux de bruit et les émissions. Les livraisons devraient commencer en 2016. 

Source Boursier.com

Le Pèlerin

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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 10:03

Algérie - Les étudiants exigent la démocratisation de l'université algérienne

universite algerie

 

Les étudiants des différentes universités algériennes ont réussi hier à tenir leur sit-in devant la Présidence. Plus d’une centaine d’étudiants venus de différentes régions du pays : Annaba, Constantine, Jijel, Skikda, Batna, Sétif, Boumerdès, Oran, Blida, Mostaganem, Tlemcen ainsi que les étudiants de l’USTHB et ceux de l’ENSSEA ont répondu à l’appel de leurs camarades pour remettre une lettre au président de la République.

Les étudiants étaient présents dès la matinée aux alentours de la placette d’El Mouradia. Conscients de la difficulté de la tenue de ce sit-in dans un endroit aussi sensible, en l’occurrence la Présidence, les étudiants se sont rencontrés discrètement en petits groupes jusqu’à 11h, heure fixée pour la tenue de cette action. Les agents de police, présents sur place, ne se sont montrés à aucun moment violents avec les étudiants.A 11h30, une délégation de 6 étudiants présidée par un étudiant de l’USTHB a été reçue par le directeur des requêtes et des relations avec les citoyens au niveau de la Présidence.

«Ils ont refusé d’accuser réception dans la mesure où on n’est pas un organisme agréé», a déclaré Yahia, délégué de Boumerdès à ses camarades. Dans cette lettre, les étudiants ont fait part de «la nonchalance et le manque de lucidité de certains responsables du secteur quant à la prise en charge efficiente des problèmes posés et des préoccupations de toute la communauté universitaire». Ils exigent à ce que les responsables défaillants soient identifiés et écartés. Les étudiants ont demandé la démocratisation de l’université algérienne. Ainsi, considérant que les nouvelles formations adoptées par l’université algérienne ne sont pas conformes aux standards universels et ne sont pas en adéquation avec les besoins de l’industrie algérienne ni même avec les priorités nationales de recherche, ils exigent l’évaluation de toutes les réformes de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique en associant la communauté universitaire.

Les revendications soulevées lors des premiers rassemblements devant la tutelle ne sont pas omises. Bien au contraire, les étudiants des trois cycles ont exigé la prise en charge immédiate et effective des revendications sociopédagogiques adressées à la tutelle. Contraints de se regrouper devant la boutique du fleuriste de la placette d’El Mouradia, les étudiants hissaient des banderoles mentionnant le nom de leur université et leurs revendications. «Nous ne sommes pas venus vous voir. Nous vous demandons de respecter vos engagements. Si vous n’êtes pas compétents, partez !», lit-on sur un étendard tenu par les étudiants.

En attendant la sortie des délégués reçus à la Présidence, leurs camarades fredonnaient des chants patriotiques tels que Kassamane et Min djibalina. Ils scandaient également des slogans hostiles à Harraoubia. Le sit-in s’est terminé sans grabuge. Les étudiants se sont dispersés dans le calme.

Source El Watan

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