Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
  • Contact

De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

Recherche

17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 08:45

Japon: Situation toujours critique à la centrale de Fukushima, l'armée intervient

Fukushima-vue-aerienne.jpg

 

Catastrophe - Devant l'impossibilité d'arrêter la catastrophe en cours dans la centrale au nord du Japon, 140.000 personnes doivent rester confinées chez elles. Fait historique, l'empereur s’est adressé à la population...

Dernière info (3h40): Un hélicoptère de l'armée a commencé jeudi matin à déverser de l'eau sur le réacteur n°3 pour refroidir les barres de combustible en surchauffe. Le niveau de radioactivité a progressivement baissé sur la centrale de Fukushima-Daiichi, selon l'agence japonaise de sûreté nucléaire de 752 à 338 microsieverts par heure.

La crise nucléaire menace d'échapper à tout contrôle au Japon. Un nouvel incendie s'est déclaré au réacteur n°4 de la centrale de Fukushima-Daiichi, dévastée il y a cinq jours par un séisme et un tsunami. Le personnel a évacué dû évacuer le site pendant une heure ce mercredi matin en raison d'une hausse de la radioactivité.

Cette radioactivité était même initialement trop élevée pour qu'un hélicoptère de l'armée puisse déverser de l'eau sur le réacteur n°3, celui qui préoccupe le plus les autorités, afin de refroidir les barres de combustible en surchauffe. Dans l'attente, la police a souhaité utiliser des canons à eau pour refroidir les installations. Mercredi soir, la situation était toujours jugée critique, l’eau de la piscine de stockage du réacteur n°4 du site était totalement évaporée, ce qui entraînant des radiations encore plus fortes.

180 employés travaillent encore sur le site de la catastrophe. Dans la zone proche de la centrale, quelque 140.000 habitants ont été invités à rester confinés chez eux. Bonne nouvelle: Jusqu'à présent, le vent au-dessus de la centrale de Fukushima a poussé les poussières radioactives vers l’océan pacifique, et le niveau de radioactivité à Tokyo est presque dans la moyenne.

Quelles réactions politiques?

Alors que l'empereur japonais Akihito, au cours d'une allocution télévisée - fait historique - s'est dit «profondément préoccupé» par une situation aux développements «imprévisibles», le gouvernement japonais envisage de faire appel à l'armée américaine pour l'aider à refroidir ses réacteurs.

Le commissaire européen à l'Energie, Günther Öttinger, a dit craindre personnellement qu' «un nouvel événement catastrophique» se produise. A Vienne, le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Yukiya Amano, a parlé de situation «très sérieuse» et a décidé de se rendre sur place. Mais il a jugé impropre de dire que la situation était «hors de contrôle».

En France,  le président de la République a jugé, mercredi soir, que les prochaines heures seraient «cruciales» pour le Japon. «Les heures qui viennent sont des heures essentielles pour voir si nos amis japonais peuvent maîtriser la situation ou si malheureusement cette situation va en empirant», a-t-il notamment déclaré. Le porte-parole du gouvernement, François Baroin a déclaré que «dans le pire des scénarios, l'impact sera supérieur à Tchernobyl». Après avoir parlé de «risque de catastrophe majeure», la ministre de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, a évoqué «le scénario du pire».

La France a décidé mercredi soir d’envoyer deux avions supplémentaires au Japon pour rapatrier les Français. Des départs sont prévus dans les prochains jours par l’ambassade de France au Japon pour l’évacuation des Français qui le souhaitent.

L'accident nucléaire vient s'ajouter aux dégâts dévastateurs du séisme et du tsunami du 11 mars, dont le bilan provisoire fait état de 4.314 décès confirmés, 8.606 disparus et 2.282 blessés, mais qui devrait dépasser les 10.000 morts.

Source 20minutes.fr A.-L.B. avec Reuters

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 08:35

Mais pourquoi pend-t-elle ?

entre-motards.jpg

 

 

C'est l'histoire d'un couple de motards.
Jean-Claude rêve depuis longtemps d'une nouvelle paire de bottes.
Un jour, il en voit une belle paire chez son Ducati Store et il décide de l'acheter.
Il rentre chez lui et demande à sa femme :
" Remarques-tu quelque chose de différent sur moi ? "
Elle le regarde et répond :
" Non ! "
Frustré, Jean-Claude s'enferme dans la salle de bain, se déshabille et en ressort complètement nu, mais portant toujours ses nouvelles bottes.
Il redemande à sa femme :
" Remarques-tu quelque chose de différent MAINTENANT ? "
Elle le regarde et lui répond :
" Jean-Claude, qu'y a-t-il de différent ?, elle pendait hier, elle pend aujourd'hui, et elle va encore pendre demain. "
Furieux Jean-Claude s'écrie :
" Si elle pend, c'est parce qu'elle admire mes nouvelles bottes."
Et elle de répondre :
" Ben t'aurais dû t'acheter un nouveau casque alors ! "

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 08:29

L’Assemblée entre dissolution et législatives anticipées

apn-algerie-copie-1.jpg

 

Les membres de l’Assemblée populaire nationale semblent particulièrement préoccupés par la situation politique actuelle. Une grande majorité d’entre eux est persuadée que le pouvoir exécutif s’attelle à trouver une formule pour précipiter la fin de cette législature.

Toutes les bonnes choses ont une fin, dit l’adage populaire. Mais pour les députés, la fin de leur mandat pourrait avoir un goût amer. Depuis quelques jours, les élus nationaux sont sous pression. La raison : une rumeur persistante qui annonce la dissolution de l’Assemblée populaire nationale dans un avenir très proche.

«Il faut comprendre que certains députés, pour ne pas dire la grande majorité, n’auraient jamais eu l’occasion de siéger à l’Assemblée populaire nationale si la vie politique était réellement régie par des règles démocratiques. Ces gens-là sont ici pour leur ventre. Pour ma part, je n’ai nullement besoin des indemnités », expliquait, hier, aux journalistes Mohamed Benhamou, député de Tlemcen élu sur une liste du Front national algérien.

En fait, quelques minutes auparavant, Benhamou, dissident du FNA, a déclenché un véritable clash en tenant des propos identiques en séance plénière. Une attaque en règle qui fera réagir un député FLN de Relizane, Belabbas Belkacem.

Les travaux, censés être consacrés au débat autour du projet de loi du code communal, tourneront à la foire d’empoigne. Les deux députés s’échangeront insultes, invectives, accusations et même des «toz» à la mode Kadhafi. Les élus ont même failli en arriver aux mains dans les couloirs de l’hémicycle. Piètre spectacle pour une institution censée représenter tout un peuple.

Mais que doit-on attendre d’une Assemblée dont l’unique fait d’armes est d’avoir approuvé un amendement de la Constitution dans le seul but de permettre au président de régner à vie ? «La dissolution de l’Assemblée est évoquée depuis le début de cette législature.

Louisa Hanoune, qui siège à l’APN, l’a toujours revendiqué. Toutefois, personne n’y a réellement cru. Mais cette fois-ci, les choses sont totalement différentes. Tout le monde parle de changement. Une des étapes principales de ce changement consisterait à mettre un terme à cette législature. Reste à savoir comment cela se déroulera», précisait, hier, un parlementaire d’un parti membre de l’Alliance présidentielle.

La Constitution offre au président deux formules : soit la dissolution pure et simple, soit l’organisation d’élections législatives. «Le président de l'Assemblée populaire nationale, le président du Conseil de la nation et le chef du gouvernement consultés, le président de la République peut décider de la dissolution de l'Assemblée populaire nationale ou d’élections législatives anticipées.

Dans les deux cas, les élections législatives ont lieu dans un délai maximal de trois (3) mois», précise l’article 129 de la Constitution. «Les députés sont persuadés qu’ils n’iront pas jusqu’au bout de leur mandat. Ils espèrent, toutefois, que le président optera pour l’organisation d’élections anticipées plutôt que la dissolution.

Ce serait considéré comme un véritable revers», souligne notre interlocuteur. Hier, dans les coulisses de l’Assemblée, on évoquait un probable discours à la nation que devrait prononcer le président de la République à l’occasion du 19 Mars. Bouteflika devrait statuer sur leur sort samedi prochain. Le week-end sera long et stressant.

Source Le Soir d'Algérie Tarek Hafid

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 08:25

Algérie – Bouteflika et les opportunistes

La colere en algerie

 

En essayent d'acheter la paix sociale à coup d'augmentations de salaires, le président algérien a ouvert la voie à une contagion des revendications.

En Algérie, une nouvelle "race" de contestataires semble émerger. Une nouvelle "classe sociale dangereuse," amnésique avec laquelle le pouvoir va devoir apprendre à vivre et à négocier. Ces jeunes désœuvrés, qui représentent 65 % de la population n'ont pas connu la guerre civile, la décennie noire, qui a fait 150.000 morts et des milliers de disparus. Ils exigent des réponses immédiates : du travail tout de suite. En fait, tout ce que l'on ne peut pas leur donner. Alors ils mettent le feu... car pour eux, tout est "khorti", bidon : l'école qui fabrique des analphabètes trilingues (arabe-berbère-français), les institutions, les partis politiques islamistes ou démocrates. Ils n'arrivent pas à s'intégrer à un groupe qui serait porteur d'un projet de société de grande envergure. Ce qui fera dire à Fellag le grand humoriste algérien dans un de ses sketches : "le plus grand parti algérien est celui des.

Si les attentats perpétrés par les islamistes armés se font- heureusement- plus rares, les émeutes, elles, sont de plus en plus nombreuses dans tout le pays. Pas un jour sans que la presse algérienne ne relate des incidents violents entre jeunes et forces de l'ordre. La mort, le 3 janvier dernier, de cinq habitants, de Bab-El-Oued, qui manifestaient – violement- contre la cherté de la vie n'a pas embrasé Alger. Beaucoup d'Algériens ne veulent plus voir le sang coulé. "Nous avons trop souffert de la guerre civile", dit Ahmed, 45 ans, ouvrier du bâtiment.

C'est sur le front social que la contestation gagne le pays. Le président Bouteflika, qui craint la contagion tunisienne, a ouvert le chéquier et satisfait à grands coups de centaines de milliards de dinars, provenant des rentes pétrolières et gazières, pour satisfaire les revendications de nombreux salariés en grève. Les augmentations de salaires pleuvent : les cheminots, les pêcheurs, les enseignants, les ouvriers, les médecins hospitaliers, infirmières, les greffiers de justice, qui ont vu leur paie augmenter de 10 %.

Depuis une semaine, c'est au tour des employés de la Sonatrach, la grande société nationale des hydrocarbures, de rentrer dans la danse. A Hassi R'mel, dans le Sahara, plus de deux mille travailleurs, observent un sit-in devant la sous-direction de leur entreprise, qui est le premier employeur du pays, avec 135.000 salariés.

A la surprise générale, lundi 7 mars, bravant l'interdiction de manifester, des dizaines de milliers de gardes communaux, en uniforme, qui combattent le terrorisme, ont déferlé sur Alger, pour obtenir, eux aussi, une rallonge de leurs émoluments.

"La révolution, nous la faisons tous les jours", dit Nacer l'œil amusé. Trabendiste, il vend dans le quartier populaire de Belouizdad des chaussures de sport de contrefaçon, provenant le plus souvent de Chine. Des dizaines de conteneurs sont débarqués tous les jours du port d'Alger. Une bonne partie de ces marchandises sont écoulées au profit de ce que les Algériens nomment, "la mafia politico-financière". Ses trafics juteux ne pourraient pas se faire sans la complicité de la police des frontières et de la douane. "La t'chipa, la corruption est endémique, voilà le mal qui ronge le pays", lâche fataliste, un enseignant. Les Algériens sont persuadés qu'une partie des revenus des mannes pétrolières et gazières, sont détournés au profit du pouvoir. "C'est pourquoi, nous exigeons tous les jours notre litre de pétrole et une bonbonne de gaz", dit en riant un fonctionnaire.

Source nouvelobs.com Farid Aïchoune

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 08:08

Cuisine ariégeoise - Le Millas cuisiner-le-millas.jpg 

Ingrédients pour 6 personnes

-400 g de farine de maïs

-300 g de farine de froment

-1 litre 1/2 de lait

-1 litre 1/2 d'eau

-120 g de beurre

-120 g de sucre en poudre

-15 cl d'eau de fleur d'oranger

-1 cuillère à café de sel.

Préparation

Il faut pour préparer le millas dans un petit chaudron (ou à défaut un grand faitout, une «toudeilho» cime de jeune sapin ou d'épicéa - voir photo) et une nappe blanche en grosse toile. Si vous ne possédez pas de «toudeilho» une grande et solide spatule fera l'affaire.

Dans le chaudron faire bouillir l'eau, le lait, saler, verser la farine en pluie en remuant énergiquement avec la «toudeilho» pour éviter la formation de grumeaux, ajouter toujours en pluie la farine de froment sans cesser de remuer.

Incorporer le beurre coupé en morceaux, le sucre et l'eau de fleur d'oranger. Cuire au moins 1 heure en remuant souvent ; le millas est cuit lorsque la «toudeilho» se tient droite dans la préparation.

Verser le millas sur la nappe farinée en une couche de 1 cm 1/2. Le millas se sert, après avoir refroidi, découpé en petits carrés frits à la

poêle et sucrés, ou coupé en petits cubes dans des assiettes à soupe e: arrosé de lait chaud et sucré. Or. mangeait le millas lorsque l'on tuait le cochon, les oies ou les canards gras.

Dans certaines régions de l'Ariège, pour remuer le millas on utilisait un bâton court et trapu appelé «barejo» ou «ménadou».

Vin conseillé : Jurançon sec ou moelleux. Autres bons accords : Graves liquoreux. Gérons, Loupiac, Ste-Croix du Mont Gaillac doux, Coteaux du Layon. Muscat d'Alsace, Gewurzstraminer.

Source La Cuisine ariégeoise

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 00:42

 Jeudi  18 Septembre 2003- 9eme étape

Auriébat - Anoye

depart auriebat

Départ 8h00 Arrivée 16h00  28 km / 181 km

Je me suis levé de bonne heure. J’ai procédé à une opération Bétadine, Elastoplast et bandage du pied (j’aurais du traiter cela déjà la veille)… Marie Thérèse et Michel étaient toujours en pétard contre la patronne. Ils détalèrent avant 7h00 sans prendre leur petit-déjeuner. Il faut dire qu’Anne-Marie qui ne s’était pas remise de la festivité de la veille ne s’était pas réveillée…Pierre et moi, avons pris tout de même notre petit déjeuner et sommes partis vers 8h00.  Nous n’avons pas eu de difficultés majeures au début de cette étape. Nous avons pris le GR jusqu’à Vidouze ou plus précisément la poste de Vidouze. Là nous avons rencontré le Postier de Vidouze, un gars formidable qui nous a offert un café  tout en nous faisant un exposé sur la désertification des campagnes. En sortant de Vidouze,  j’ai failli me faire dévorer par un Doberman. Heureusement que j’avais mon bâton. A part cela, pas de problème majeur.

 A Maubourguet, j’ai acheté de quoi me faire des pansements et de la Bétadine (j’ai râlé de ne pas avoir pris le grand flacon à Toulouse). Le reste ne présentait pas de problème majeur. J’étais parti le dernier à Auriébat, j’arrivais le premier à Anoye où je me suis mis immédiatement à faire mes mouvements et la lessive. Le gîte, un gîte municipal était très sympathique (10euros + quelques vivres proposés au gîte soit 13.79 euros). Le portable ne passait pas ; j’avais des difficultés de réseaux avec mon portable.. Orange, cela ne rend pas le service que cela coûte. Je rappellerai Nathalie, ma belle fille le lendemain matin très tôt dans la côte (où le portable était censé passer), pour lui préciser la date à laquelle je passerais au pays basque. Le téléphone de France Télécoms ne fonctionnait pas et me rejetais les pièces…..Je souffrais moins semble-t-il des pieds….J’étais à peu prés à jour de tout…. il ne me restait plus qu’à lire la notice de l’appareil de photo numérique avec lequel j’avais de grosses difficultés...

Le Pèlerin 

Partager cet article
Repost0
16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 07:38

Algérie - Marché national de l’automobile - Des changements en perspective

voitures-algerie.jpg

 

A long terme, une industrie automobile nationale devrait voir le jour. Et qui dit industrie automobile dit création d’emplois et exportation.

Le marché national de l’automobile connaîtra de profondes mutations dans les prochaines années. L’implantation attendue de constructeurs mondiaux tels Renault et Volkswagen est de nature à tout chambouler, prédisent des experts du secteur. Le premier changement attendu a trait aux prix des voitures qui devront baisser. «Les véhicules fabriqués localement coûteront moins cher avec la baisse attendue du coût de la main-d’œuvre et la disparition des taxes douanières», explique-t-on.

Cette donne devra pousser les autres concessionnaires à revoir à la baisse leurs tarifs pour espérer continuer à vendre. Ce qui passera inéluctablement par l’ouverture d’unités de montage locales. A long terme, une industrie automobile nationale devrait ainsi voir le jour.

Et qui dit industrie automobile dit création d’emplois et exportation. Sur ce registre, les professionnels du secteur affirment que des dizaines de milliers d’emplois pourraient être créés dès le lancement des premières unités de montage. En effet, l’industrie automobile peut faire travailler de nombreuses entreprises nationales de sous-traitance. A ce sujet, le ministre de l’Industrie, de la PME et de l'Investissement, Mohamed Benmeradi, a déclaré récemment que des possibilités de partenariat existent «dans le verre, le pneumatique, la plasturgie et dans beaucoup d’autres domaines». «Nous pensons qu’il existe de nombreuses entreprises algériennes capables d’être intégrées dans des projets comme celui de Renault», précisant qu’une liste de 50 entreprises nationales de sous-traitance a été proposée au constructeur français qui a affiché son intention de s’implanter en Algérie. Cela étant, les constructeurs automobiles ne se contenteront pas de satisfaire les besoins du marché national.

Ils seront certainement intéressés par l’exportation vers d’autres pays. A titre d’exemple, Volkswagen «se propose de considérer l'Algérie comme son pied d'appui pour le marché africain», a révélé M. Benmeradi. Du côté des autorités, l’on pense d’ores et déjà à rétablir le crédit automobile. «Mais uniquement pour l’achat de voitures fabriquées localement», affirment des sources sûres.

Avec le temps, l’importation de véhicules baissera sensiblement. C’est du moins l’objectif que les autorités se sont fixé pour les prochaines années.

Le revirement des constructeurs

Il a fallu que le crédit automobile soit supprimé et qu’une taxe sur l’achat de véhicules neufs soit instaurée pour que les constructeurs se résolvent, enfin, à s’implanter en Algérie.

L’intention affichée par certains constructeurs automobiles de s’implanter en Algérie contraste avec le discours qu’ils tenaient il y a quelques années. A l’époque, ils étaient unanimes à affirmer qu’il n’est pas du tout intéressant de fabriquer localement des voitures.

Et pour cause, «le marché n’est pas très important au vu du nombre de véhicules qu’on vend, ce ne sera pas rentable pour nous de nous installer en Algérie», argumentaient-ils. Pourtant, ces mêmes constructeurs ont ouvert des usines de montage dans des marchés moins importants.

A dire vrai, la politique adoptée par le passé par les pouvoirs publics encourageait beaucoup plus l’importation de véhicules. Ce qui n’a pas manqué d’être dénoncé par beaucoup. «Ce n’est pas du tout normal que l’achat de voitures fabriquées à l’étranger soit financé par des banques nationales», affirmaient-ils. Il a fallu que le crédit automobile soit supprimé et qu’une taxe sur l’achat de véhicules neufs soit instaurée pour que les constructeurs se résolvent, enfin, à s’implanter en Algérie. Cela d’autant plus que le marché a sensiblement progressé malgré tout.

En effet, et à la surprise générale, les volumes de vente de voitures ont augmenté au cours des derniers mois. A titre d’illustration, Renault Algérie a importé 63 636 véhicules d’une valeur de 47,29 milliards de dinars en 2010, contre 54 195 unités pour 39,43 milliards de dinars en 2009, ce qui représente une augmentation de 17,42 % en termes de nombre, selon des statistiques du Centre national de l'informatique et des statistiques (Cnis) des douanes.

Contrairement à ce que pensent beaucoup, le marché national de l’automobile n’est pas saturé en ce sens que de nombreux citoyens ne possèdent pas encore de voiture faute de moyens financiers.

Il faut dire que les prix affichés sont plus ou moins élevés. S’ils venaient à baisser - ce qui est prévisible -, il est certain que les ventes augmenteront. C’est sans doute cela qui a amené récemment le ministre de l’Industrie, de la PME et de l’Investissement à affirmer qu’il y a de la place en Algérie pour plus d'un constructeur automobile !

Renault et Volkswagen très intéressés

De tous les constructeurs intéressés par une implantation en Algérie, Renault et Volkswagen sont les plus insistants.

Les négociations entre les autorités algériennes et le constructeur automobile français pour l’implantation d’une usine en Algérie sont en bonne voie. Des divergences cependant subsistent encore, mais il n’en demeure pas moins que beaucoup d’obstacles ont été levés à la faveur de la visite effectuée à Alger, en février dernier, par l’ancien Premier ministre français, Jean-Pierre Raffarin, chargé par le Président Nicolas Sarkozy de faire avancer la coopération bilatérale. Les discussions «avancent bien», a affirmé à ce propos le ministre de l’Industrie, de la PME et de l'Investissement au cours d’une conférence animée conjointement avec l’envoyé spécial du Président français. «On est presque d'accord», a déclaré M. Raffarin.

Selon M. Benmeradi, «Renault n’a pas montré qu’il était en Algérie pour vendre ses produits, mais qu’il était prêt, avec nous, à monter une industrie automobile». «Il ne s'agit nullement d'une simple usine de montage, mais d'un projet de fabrication automobile, qui repose sur la croissance du volume du produit localement par la joint-venture», a-t-il précisé. Et de faire remarquer que la contre-proposition présentée par la partie algérienne et portant sur une production de 100 000 véhicules par an de plusieurs modèles et un taux d’intégration minimum de 50%, n’a pas été rejetée par le constructeur français. Pour sa part, Volkswagen «a marqué son intérêt pour réaliser une unité de montage», selon le ministre de l’Industrie, de la PME et de l'Investissement. Cependant, les discussions avec le constructeur allemand sont «à un stade moins avancé» comparées à celles engagées avec Renault, a-t-il précisé. Les Allemands considéreraient le marché algérien comme le plus important en Afrique après celui de l’Afrique du Sud où Volkswagen s’est déjà installé. Cela étant, le constructeur allemand ne serait pas pressé de s’installer en Algérie. Il voudrait prendre tout son temps avant de trancher la question. Il serait actuellement occupé par les projets prioritaires qu’il compte concrétiser en Chine et en Inde, notamment.

Mohammed Yadadène* à InfoSoir :«Il était temps qu’ils s’installent en Algérie»

InfoSoir : Comment interprétez-vous la volonté affichée par certains constructeurs automobiles de s’implanter en Algérie après plusieurs années d’hésitation et de réticence ?

M. Yadadène : C’est une bonne chose pour l’économie nationale. Il était vraiment temps qu’ils s’installent dans notre pays, sachant que nos voisins de l’Est et de l’Ouest (la Tunisie et le Maroc) abritent, depuis un bon moment déjà, des unités de montage. Je pense que cette décision est une réponse naturelle aux besoins du marché national, qui a continué à progresser en dépit de la suppression du crédit automobile et l’instauration d’une taxe sur l’achat de véhicules neufs. Je m’attends d’ailleurs à ce que cette tendance se poursuive cette année. Si les projets dévoilés venaient à être concrétisés, les prix baisseront sachant que les coûts de revient des véhicules fabriqués localement seront inférieurs à ceux des voitures importées…

Cela dépendra des stratégies qui seront adoptées par les constructeurs en général, et des volumes de voitures qui seront fabriqués localement, en particulier. En plus clair, plus les volumes seront importants, plus la baisse des prix sera conséquente.

Les voitures qui seront fabriquées en Algérie pourront-elles être exportées ou seront-elles destinées uniquement au marché national ?

Le marché national est demandeur en véhicules. Les unités de montage locales devront répondre à ses besoins. Mais en même temps, je crois qu’il est très important de penser, d’ores et déjà, à mettre en place une plateforme pour exporter. Il est dans notre intérêt que le marché s’élargisse, il faudra aller vers d’autres pays. Et là, je dois préciser qu’il ne faut pas se focaliser sur les marchés voisins (marocain et tunisien).

Les autorités auraient pris l’engagement auprès de certains concessionnaires de rétablir le crédit automobile pour l’achat des véhicules qui seront fabriqués localement. Cela est-il indispensable, selon vous, pour encourager l’industrie automobile ?

Le moins que l’on puisse dire est que des mesures incitatives de ce genre ne pourront qu’aider à développer une véritable industrie automobile dans notre pays. Cependant, je pense qu’il appartient à chaque constructeur de faire valoir ses atouts, car on est dans une économie de marché.

* Expert en automobile

En souvenir de…Fatia !

Quand la première voiture made in Algeria sortira-t-elle d’usine ? La question mérite vraiment d’être posée sachant que cela fait plusieurs années que les autorités nous le promettent. Qui ne se souvient pas de Fatia, cette voiture algérienne qui n’a jamais vu le jour ? C’est le 22 juillet 2007 que l’acte de décès de la société intitulée Fabrication automobile de Tiaret (Fatia) qui devait la produire, a été signé officiellement. L’usine qui a été construite au niveau de la zone industrielle de Aïn Bouchekif, dans la wilaya de Tiaret, a été laissée à l’abandon depuis. Et dire que beaucoup de moyens ont été mobilisés pour la concrétisation du projet auquel le constructeur italien Fiat a été associé. En tout, ce sont pas moins de 12 milliards de dinars qui ont été investis, ce qui n’était pas une somme insignifiante à la fin des années 1980 et au début des années 1990. L’usine a été construite sur une superficie de 45 hectares, des machines ont été acquises et des dizaines d’hommes et de femmes ont été recrutés ! Même la voiture a été dessinée, paraît-il, par les ingénieurs italiens. Bref, tout était fin prêt. Toujours est-il que la production n’a jamais commencé et le projet a fini par être abandonné après que les Italiens se sont retirés en 1998 de la société Fatia, dont ils détenaient 36% des actions.

Source Infosoir Kamel Imarazène

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 07:34

Algérie - Pouvoir, changement et société

bouteflika-copie-1

 

 

En quelque quarante-huit heures, on aura enregistré quelques dizaines d’actions de revendication. À Alger, Batna, Bouira et ailleurs, les étudiants sont sur la brèche. Les agents de la poste et de l’Agence de presse officielle organisent des débrayages. À Constantine, le chantier de tramway est à l’arrêt. Au Sud, les employés de Sonatrach ont fait grève. L’usine d’explosifs de Miliana est bloquée, l’Inped, institut de gestion à Boumerdès, est paralysé. Les techniciens et scientifiques de la recherche nucléaire se mettent en grève. Les médecins résidents débraient… Les routes de Oued Tarfa, dans la wilaya de Batna, de Berrahal, dans la wilaya d’Annaba, ont été fermées. Des troubles sont signalés à Souk-Ahras et la wilaya d’El-Tarf s’est installée dans la protestation. La daïra et la mairie de Tizi Ghenif sont fermées par des citoyens. Près de six cents maires menacent de démissionner pour protester contre le nouveau code communal.

Des sit-in ou rassemblements des non-voyants, des administrés de la commune de La Casbah, des policiers radiés sont signalés. Les handicapés moteurs promettent de passer à la protestation et les enfants de moudjahidine prévoient une marche pour le 19 mars…

On oublie les veillées d’armes des agents d’autodéfense, des propriétaires de fusils de chasse saisis et d’autres foyers de tension. D’ici que les baltaguia, récente invention de la stratégie nationale de maintien de l’ordre, se trouvent des droits à revendiquer…

Et avec tout cela, l’Algérie officielle veut donner l’impression qu’il n’y a que les marches invariablement étouffées qui viennent hebdomadairement perturber la sérénité nationale.

Bien sûr, l’option pour une gestion financière de la paix civile a fait en sorte que tous les opportunismes corporatistes se réveillent pour emprunter le train de la protestation. D’où le caractère confus de cette nébuleuse contestataire. Le pouvoir, qui privilégie la revendication pécuniaire, et donc “apolitique”, pousse à l’expression “sociale” du mécontentement. Il espère ainsi transformer la frustration globale en une multitude de plateformes catégorielles.

En attendant que le tandem Sant Egidio-Alliance de gouvernement prépare la réponse du système à l’inévitable demande de changement. Celle qui, à l’instar des revendications des jeunes de la région, viendra exiger le changement. Et c’est, apparemment, Abdelhamid Mehri qui, du haut de ses quatre-vingt-cinq ans, est improvisé VRP du nouveau projet national.

Bien sûr, si, de l’autre côté, l’itinérant Ali Yahia Abdennour s’est improvisé délégué de l’aspiration à la rupture, l’équipe Belkhadem - Mehri peut prétendre personnaliser l’espoir. Étrange changement dont Bouteflika, à entendre Mehri, “constitue une partie importante”.

Mehri en renfort pour le parachèvement du coup d’État constitutionnel inachevé à cause des réticences que Bouteflika avait signalées en leurs temps. Le tout est peut-être de conjurer ces réticences en éloignant l’armée, non pas pour promouvoir la démocratie et la société civile, mais en s’arrogeant le monopole du projet national au profit d’un FLN réconcilié dans son intégrité de parti unique.

C’est cela qu’on appelle “l’Algérie, ce n’est ni la Tunisie ni l’Égypte”. Sauf que la société, qui gronde de partout, n’a pas dit son dernier mot.

Source Liberté Mustapha Hammouche

musthammouche@yahoo.fr

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 07:30

Algérie - Abdelhamid Mehri : « Ni Aït Ahmed ni moi ne viendrons au secours du système »

abdelhamid-mehri.jpg

 

Abdelhamid Mehri a adressé une mise au point à tous ceux qui ont vite interprété son appel au changement comme étant une initiative susceptible de venir à la rescousse du régime de Bouteflika. Selon lui, l’idée du changement implique nécessairement la disqualification du système politique en place et non pas seulement celle des personnes. Lire les articles de Hacen Ouali et Fayçal Métaoui en page 3

Presque un mois après avoir lancé son initiative pour le changement du régime, Abdelhamid Mehri est revenu à la charge pour apporter quelques clarifications sur le débat et la «polémique» suscités par la lettre qu’il a adressée au chef de l’Etat. D’emblée, l’ancien secrétaire général du FLN dément les informations selon lesquelles il aurait rencontré Abdelaziz Bouteflika dans le sillage de son initiative. «Je n’ai pas rencontré Bouteflika. Si je viens à le faire, cela se fera en plein jour et publiquement», a précisé Mehri, à l’occasion d’une conférence de presse qu’il a animée, hier, au siège du FFS à Alger. Autre clarification apportée par Mehri est liée à une éventuelle «alliance entre lui et le leader du FFS, Hocine Aït Ahmed» pour venir au secours du chef de l’Etat, comme cela a été rapporté dans les milieux médiatiques. «C’est une comédie. Cette analyse est totalement fausse», a déclaré Abdelhamid Mehri.

«Ce n’est ni moi ni Aït Ahmed qui allons sauver le régime», a-t-il fait savoir, non sans rappeler ses positions antérieures. «Je tiens à ce que mes positions soient claires et publiques. Je crois que les questions d’intérêt général n’ont pas de secret et se règlent devant l’opinion publique», a encore ajouté le conférencier. Sur sa lancée et en vieux routier de la vie politique, Abdelhamid Mehri a pris le soin de rappeler que «l’exigence du changement n’est pas une accusation portée contre une personne ou une institution ou plutôt des règlements de comptes avec quiconque. Le changement du système, du pouvoir, est une grande responsabilité nationale. Il s’agit par contre d’avoir une approche globale et profonde de la situation loin des surenchères ou des complaisances». Interrogé sur les échos politiques qu’a suscités sa démarche pour le changement du régime politique contenue dans la lettre adressée aux décideurs, le 19 février dernier, Abdelhamid Mehri a affirmé que «pour le moment, il n’y a pas de signaux visibles en réaction au contenu de la lettre. Cette initiative a tenté de rassembler des idées proposées sur la scène».

La seule réponse notable à la démarche de Mehri est celle du chef historique du FFS, Hocine Aït Ahmed. «Bien évidement, j’ai noté avec une grande fierté le soutien du frère Hocine Aït Ahmed», a souligné l’ancien secrétaire général du FLN. S’agissant de l’appréciation réservée à sa démarche par les tenants du pouvoir, Abdelhamid Mehri a tenu à souligner que le sentiment et la nécessité du changement du système politique existent partout, même au sein du pouvoir. «Le sentiment du changement est général et il existe aussi chez des frères au pouvoir. Cependant, il y a des différences de points de vue et d’approches comme c’est le cas chez l’opposition par ailleurs», a-t-il estimé. En effet, qui sont ces courants favorables au changement au sein du régime ? Y a-t-il des divergences entre les différentes composantes de ce même régime ? Pour étayer son propos, le conférencier s’appuie sur les propositions faites notamment par le MSP et les déclarations de l’actuel secrétaire général du parti du FLN, Abdelaziz Belkhadem.

«Ce sont des indices de l’acceptation de l’idée du changement», a noté Mehri. Fidèle à son analyse sur le système politique algérien, qu’il connaît parfaitement par ailleurs, Abdelhamid Mehri a refusé de parler en termes de clans. «Le système du pouvoir contient effectivement plusieurs fractions, l’armée, la Présidence, mais je dis que ce système n’est plus valable pour diriger le pays.» Et d’ajouter : «Le débat sur l’armée, Bouteflika ou les équilibres entre eux ne m’intéresse pas. Parce que cela reviendrait à rentrer dans la logique du système, alors que nous voulons un changement radical. Et il ne suffit pas de changer les personnes pour que le régime change», a jugé le conférencier, en faisant le parallèle avec l’exemple de Chadli Benjdid en 1992 dont le départ n’a pas forcément entraîné le changement du régime politique. «Certains veulent justement nous faire vendre cette recette maintenant de changer les personnes.  Le changement du système passe nécessairement par le changement des fondements de gouvernance», a-t-il noté. En somme, la sortie médiatique de l’ancien patron du FLN permettrait sans doute d’aider à éclairer une démarche de changement du système dans un champ politique confus

Source El Watan Hacen Ouali

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 07:25

Société - Regain de confiance chez les 40 voleurs

corruption algerie-copie-1

 

Des millions ont été tués «au nom de Dieu» en quelques siècles. Des milliers le sont «au nom de la stabilité», totem politique des temps modernes. Après Moubarak, l'enthousiasme était grand de voir la terre se transformer en ciel à portée de main de chacun, et les dictateurs tomber les uns après les autres sans trop de morts ou de discours.

Avec le Rat de Tripoli, on retombe tous au sous-sol. Ce qui se passe en Libye ne concernent donc pas uniquement les Libyens, à l'évidence : si le Rat gagne la bataille des armes, le message est là pour les 40 voleurs qui restent. La Révolution libyenne n'a pas encore abouti mais sa leçon est grande : désormais, les autres dictateurs sur la liste du domino savent que le TPI est une mouche que l'on peut chasser de la main, que la pression internationale est corruptible, que l'Occident pense d'abord aux siens et à son allume-cigare, que l'on peut tuer des milliers en ne provoquant que des conférences de presse.

Avec le Rat de Tripoli donc, les dictateurs comprennent qu'on peut gagner et envoyer des avions de chasse et pas des chameaux pour gagner quelques années de règne. Colère donc de voir le printemps arabe finir dans l'impasse d'un fou et sous ses armes, sans scrupules, sans gêne, sans mauvaise conscience et sans hésitations sur les moyens. Au Bahreïn comme ailleurs, rien ne retient la main qui frappe désormais : «si Kadhafi le fait, pourquoi pas nous ?», disent les 40 voleurs cachés dans leurs jarres. Le Rat de Tripoli a donc placé la barre haut en terme de moyens de répression et cela tue l'âme de voir tout le reste du monde regarder ce pays se faire manger par une famille, sans rien pouvoir faire. Pourquoi ce silence ? Parce que. Les uns disent que l'Occident veut que Kadhafi désarme l'opposition pour décider, ensuite de le désarmer lui et n'avoir aucun adversaire en ces terres dans quelques semaines. Les autres disent que c'est à cause du pétrole.

D'autres disent que c'est à cause du précédent irakien, ou le Vietnam ou de la destruction romaine de Carthage. D'autres disent encore que c'est à cause des pays voisins et de leur gaz, de leurs terroristes, de leurs El Qaïda ou de leurs immigrés clandestins. D'autres disent, enfin, que Kadhafi va être utilisé comme Saddam après sa première défaite : tampon et occupation locale, en attendant l'occupation internationale. Que va-t-il donc arriver ?

Quelque chose de plus complexe, dit la vision, les yeux mi clos : ce que les dictateurs refusent par les armes, la nature va l'imposer par la guerre et la violence. Le monde «arabe» va vers sa guerre, vers une nouvelle cartographie, vers des croyances inédites et une décolonisation dure. C'est se tromper que de croire que «cela» va s'arrêter au cas d'un seul monarque ou d'une réforme ou avec des élections ou des avions de chasse. C'est une terre qui bouge vers la Montagne magique, quelque chose qui remonte du biologique et va vers le politique et le dépasse dans le cri. C'est un mouvement des entrailles vers le drapeau. Illusion que de croire que cela peut s'arrêter ou s'inverser ou se négocier. Ceux qui ne tomberont pas aujourd'hui se feront lyncher demain ou seront pendus le surlendemain. Saddam est leur ancêtre, la honte sera leur souvenir.

Source Le Quotidien d’Oran Kamel Daoud

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0