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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 07:22

L’Algérie et les indus

bouteflika

Le Président, qui ne s’est pas réuni avec son peuple depuis 2010, s’est réuni dernièrement avec l’état-major de l’armée. Lui, qui ne s’est pas prononcé publiquement et ne s’est pas adressé aux Algériens depuis des mois, a préféré s’adresser à l’armée, dans un conclave impubliable. Que se sont-ils dit ? Ce n’est pas le plus important, le Président sait qu’il ne doit pas son poste au peuple mais à l’armée, et c’est à elle qu’il doit parler. Le silence du Président a donc une explication rationnelle, au delà de son mépris naturel, il aura validé une vieille théorie des dirigeants algériens, le peuple n’existe pas, c’est une invention du colonialisme, il n’y a pas de société, c’est une création virtuelle de facebook. En trois mois d’émeutes, de mécontentement général et de spasmes historiques, le Président aura réussi en quelques heures, soit le temps d’une réunion avec les officiers supérieurs, à dissoudre 36 millions de personnes.

Sauf que même s’il a trouvé un terrain d’entente avec l’armée, à qui il doit tout, la question reste entière, que faire de ces 36 millions d’individus maintenant ? Leur donner à manger, oui. De l’argent pour les plus demandeurs, oui aussi. Du commissariat pour les subversifs, oui encore. Les dissoudre dans de l’huile raffinée s’est avéré impossible, les tuer à petit feu par un diabète à base de sucre d’importation s’est aussi avéré délicat, tout comme les réduire à coups de matraque ou de gaz lacrymogène. Aujourd’hui, le Président, qui a énormément d’argent, un pays immense, des Chinois à la pelle, un DRS comme agent de sécurité et même de la pluie pour l’agriculture, se retrouve face à un seul problème, comment faire disparaître 36 millions d’habitants d’une terre qui lui appartient par un acte de propriété que l’armée lui a donné ? Logiquement, demander à l’armée de chasser ces indus occupants. On ne vend pas un terrain avec des gens dedans.

Source El Watan Chawki Amari

Le Pèlerin

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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 07:14

Béji Caïd Essebsi : "Je viens informer les autorités Algériennes de la situation en Tunisie et écouter leur avis"

caid-essebsi.jpg

Le nouveau Premier ministre tunisien Béji Caïd Essebsi est venu, mardi, à Alger pour  "informer les autorités de la situation en Tunisie et écouter leur avis", a-t-il déclaré, rapporte l'APS, dés son arrivée à l'aéroport d'Alger où il a été accueilli par le chef du gouvernement Ahmed Ouyahia et le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines Abdelkader Messahel. 

"Je viens informer les autorités de la situation en Tunisie et écouter leur avis", a, ainsi fait savoir Béji Caïd Essebsi lequel a confié également, selon l'AFP, qu'il "attends avec impatience de rencontrer le président Abdelaziz Bouteflika pour écouter son avis", a-t-il encore déclaré.   

"J'attends de rencontrer le président de la République, M. Abdelaziz  Bouteflika, pour tirer profit de ses orientations et points de vue et lui faire part des derniers développements de la situation en Tunisie", rapporte, par ailleurs, l'APS selon laquelle Essebsi a indiqué également que la Révolution en Tunisie avait  contribué au "renforcement de la volonté populaire, ce qui a consolidé les liens de fraternité et de coopération avec les peuples frères, notamment les peuples voisins liés par un destin commun de par les facteurs stratégiques, amicaux  et historiques qui les unissent".    

"Le saut qualitatif opéré dans la vie des Tunisiens a engendré des données diverses sur les plans national, régional et international", a encore affirmé  M. Essebsi, considérant que les Algériens étaient les "mieux placés" pour servir  d'interlocuteurs avec lesquels il serait possible d'"opérer un échange de points  de vue", nous apprend encore l'APS.          

Il est à signaler enfin que le Premier ministre tunisien, dont c'est le premier déplacement à l'étranger depuis la révolution qui a chassé le 14 janvier le président Zine el Abedine Ben Ali, doit se rendre ensuite au Maroc après sa visite d'une journée à Alger

Source El Watan

Le Pèlerin

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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 06:59

Programme nucléaire algérien : la leçon à tirer du Japon

centrale nucleaire

L’Algérie n’est pas exposée à des séismes et tsunamis dévastateurs comme ceux qui ont frappé le Japon et son programme nucléaire n’est pas menacé, a déclaré mardi à TSA, Hamou Djellit, chef  de département au Centre de recherche en astronomie astrophysique et géophysique (CRAAG). « L’Algérie n’est pas exposée à des séismes de magnitude supérieure à 7 sur l’échelle de Richter. Elle n’est pas exposée non plus, comme l’ensemble des pays de la Méditerranée à des tsunamis dévastateurs », a‑t‑il assuré.

Le séisme de magnitude 9 qui a frappé le Japon vendredi dernier et provoqué un tsunami et une catastrophe nucléaire, a relancé le débat en Algérie sur les tremblements de terre et leurs conséquences sur les habitations. Mais aussi sur les conséquences des séismes sur les installations nucléaires d’autant que l’Algérie ambitionne de construire des centrales nucléaires pour la production de l’électricité. « Les sites d’implantation des centrales nucléaires seront choisis en fonction de leur sismicité », explique M. Djellit qui fait partie de la commission chargée de mener le programme nucléaire algérien. « Ces sites ne sont pas encore choisis », précise‑t‑il.

Pour M. Djellit, la leçon à tirer du séisme qui a frappé le Japon est de « ne pas installer de centrales nucléaires près des côtes » pour éviter qu’elles soient endommagées en cas de tsunami. « Les centrales nucléaires doivent être suffisamment étanches pour résister à toute inondation », estime-t-il.

M. Djellit rassure que le bassin méditerranéen n’est pas exposé à des séismes et tsunamis majeurs. « Des traces de tsunamis ont été trouvées à Jijel, mais en Méditerranée, il peut y avoir des tsunamis mineurs qui peuvent menacer seulement les habitations situées tout près de la mer », ajoute-t-il.

La Méditerranée n’est pas assez profonde pour que des tsunamis majeurs puissent se développer et frapper les côtes sur des distances importantes, estime-t-il.

Source TSA Hamid Guemache

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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 06:57

La révision de la Constitution se précise

conseil des ministres 2

 

Le président de la République a officiellement demandé aux responsables des partis de l'Alliance présidentielle (FLN, RND et MSP) de lui faire des propositions en vue d'une prochaine révision de la Constitution,  a appris TSA de source proche de l'Alliance présidentielle.

La Constitution sera donc bien modifiée, a affirmé cette source. Les interrogations se portent désormais sur le modèle qui sera privilégié par le pouvoir. Deux systèmes sont en balance : un système parlementaire, qui se caractérise par un équilibre des pouvoirs entre le gouvernement et le Parlement, ou un système semi‑présidentiel, avec des prérogatives du président de la République moins importantes que ce n'est le cas actuellement.

La révision de la Constitution serait en réalité la première étape d'une série de mesures qui devraient aboutir à la tenue d'élections législatives et municipales anticipées. Aucune date pour la tenue de ces élections n’a pas été précisée par notre source. Normalement, ces élections devraient se tenir en 2012. Des élections présidentielles anticipées ne sont pas non plus à exclure, toujours selon notre source.

Cette révision devrait permettre également le retour des islamistes dans le jeu politique national, y compris ceux de l'ex‑FIS ou de l'ex‑AIS. Notre source n'a ainsi pas exclu qu'un agrément soit délivré à une formation politique dirigée par l'ex‑chef de l'AIS Madani Mezrag.

Le rôle de l'armée et des services de renseignement devrait également être sérieusement modifié dans cette nouvelle Constitution. Leur influence sur la vie politique serait ainsi considérablement réduite. Un premier signal en ce sens a d'ailleurs déjà été envoyé avec la levée de l'état d'urgence le mois dernier. Ce serait en tout cas une petite révolution pour le pays. Selon une autre source interrogée par TSA, lors de la visite à Alger du Français Jean‑Pierre Raffarin, le président Bouteflika qui l'a reçu lui aurait fait cette confession: « Nous allons tous partir ». Le « tous » ferait allusion au président mais aussi et surtout à l’armée.

Ces changements importants dans la vie politique algérienne sont le résultat des mois de tensions qui ont touché le pays mais surtout de la pression américaine pour faire accepter au régime algérien une réforme de ses institutions, et notamment une plus grande ouverture politique, avoue notre première source. Il faut d'ailleurs constater que ces dernières semaines, s'il y a eu plusieurs visites d'officiels américains, notamment de responsables de la Défense, les États‑Unis ont cessé d'exprimer publiquement leur souhait de voir la situation évoluer en Algérie.

Source TSA Hakim Arous

Le Pèlerin

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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 06:56

L’espoir des jeunes face à la bureaucratie

jeunesse algerienne

 

Depuis le Conseil des ministres du 22 février dernier, les bureaux “des agences pour l’emploi”, que ce soit l’Anem, l’Ansej ou bien la Cnac, sont pris d’assaut par les chômeurs. Avec le nouveau dispositif et les facilités qu’accorde le gouvernement aux jeunes, surtout ceux désireux de créer leur propre entreprise, tout le monde veut saisir sa chance pour matérialiser son rêve. Mais qu’en est-il vraiment de ces nouvelles mesures ? La procédure de demande de prêt est-elle moins contraignante qu’avant ? Ces jeunes, ne risquent-ils pas de se perdre dans la paperasse ?

Lors d’une virée, dimanche, dans ces différentes agences au niveau de la capitale, la même scène se répète, des files d’attente qui n’en finissent pas. Il est 9h30. Nous sommes à l’agence de l’Ansej de Sidi M’hamed, la rue est assiégée. Plus de 100 personnes attendent devant la porte d’accès de l’agence sous une chaleur de plomb. Une ambiance bon enfant règne sur place, malgré le fait que personne n’a le droit d’accéder au sein du bâtiment sans l’autorisation de l’agent posté devant la porte d’entrée. “Je suis ici depuis 5h du matin et je n’ai toujours pas pu entrer”, nous raconte Amine, 25 ans. “J’ai un diplôme de formation professionnelle et j’espère ouvrir ma propre entreprise, du moment que l’état ne peut plus assurer du travail pour tout le monde”, ajoute-t-il. Amine ne cache pas son irritation quant à l’accueil et la lenteur du passage des candidats. “C’est vrai que nous sommes sans emploi, mais cela ne leur permet pas de nous laisser debout sous la pluie ou la chaleur durant toute la journée. Le pire est qu’il y a certaines personnes qui arrivent en dernier et entrent avant nous, ce sont des connaissances d’une personne qui travaille à l’agence”, a expliqué Amine.

Ansej et Anem, tout n’est pas rose

Le jeune homme a lancé sur un ton grave : “qu’une ou deux personnes passent avant nous, ça peut aller, mais si cela se répète, nous allons prendre les choses en mains. Nous allons entrer de force dans l’édifice, comme ça, personne ne s’avisera à imposer sa loi.”  Abondant dans le même sens, Sofiane, un jeune diplômé en architecture, nous raconte : “Ce matin, un jeune est venu et voulait passer avant tout le monde, il était recommandé par un proche. Refusant de se calmer, un groupe de jeunes le prend dans un coin et le frappe d’un coup de couteau.” Sofiane nous dit, également, que pour accéder à l’intérieur, “il faut s’inscrire sur une liste, et l’agent d’accueil fait entrer dix personnes à la fois, selon l’ordre de la liste. Malgré ces conditions d’accueil, cela ne nous décourage pas, car nous savons que ces mesures sont temporaires. L’état veut calmer la colère de la rue, alors il faut en profiter”. L’accès est autorisé aux seules personnes venues déposer leurs dossiers, les autres sont livrées à elles-mêmes.

Pour avoir la liste des documents à fournir, l’agent de sécurité apporte un paquet et charge les jeunes sur place de le distribuer entre eux. Les “anciens” ne lésinent pas sur l’explication aux “nouveaux” de tous les détails concernant les dossiers. Ils leur donnent même des ficelles pour avancer plus vite, bien que tout est expliqué en détail dans le document fourni par l’Ansej.

Avant le dossier, le casse-tête de la paperasse

Le document comprend deux parties. La première comporte les papiers qui constituent le dossier. Le jeune candidat promoteur doit fournir : trois copies légalisées de la carte nationale, le permis de conduire en cas d’activité de transport, trois extraits de naissance n°12 (originaux), trois certificats de résidence (originaux), deux photos d’identité, trois copies légalisées d’une pièce justificative de la qualification professionnelle (diplôme, certificat de travail), engagement de créer trois emplois permanents, y compris celui du gérant et/ou des associés, lorsque l’âge du gérant est compris entre 35-40 ans, un exemplaire de l’extrait de rôle n°17, avec deux copies légalisées, des factures pro forma des équipements, les factures pro forma d’assurance multirisque et le devis d’aménagement, s’il y a des aménagements à faire dans le local. Pour finir, le candidat doit apporter une attestation de dispense vis-à-vis du Service national lorsque son âge se situe entre 19 et 20 ans. Vu sous cet angle, le dossier paraît lourd et décourageant, mais tous les jeunes attestent qu’ils ont réuni les pièces en trois jours et que les seules contraintes qu’ils ont rencontrées sont la longue attente devant le bureau de l’agence et l’anarchie qui règne sur place. La seconde partie du document comporte un schéma sur l’itinéraire que prendra celui-ci dès son dépôt à l’agence et ce, jusqu’à son arrivée à la banque et la concrétisation du projet. Quelques mètres plus loin, se trouve un bureau de l’Anem, plus connu sous le nom de bureau de main-d’œuvre, lui aussi plein à craquer. Contrairement au premier, les demandeurs d’emploi sont accueillis à l’intérieur du bâtiment, où chaque nouvel arrivant prend un ticket et attend son tour. Salim, un jeune âgé de 20 ans, nous avoue que tout se passe bien. “Il ne faut pas avoir peur en voyant tout ce monde. Les personnes passent rapidement, surtout celles qui viennent pour s’inscrire. Ne tardent que les personnes qui viennent pour s’informer sur un emploi bien précis.” Salim se dit confiant quant à la possibilité d’être casé très vite : “Vous savez, ça marche vraiment. Trois de mes amis ont trouvé un travail trois semaines seulement après leur inscription.” Cet optimisme et cette sérénité ne sont pas partagés par Lamia, une jeune mère de famille, diplômée en droit depuis 2007.

“J’ai travaillé durant une année dans le cadre de l’emploi des jeunes à la fin de mes études et depuis, je suis au chômage. Je ne suis pas vraiment trop sûre qu’on va m’appeler, mais je tente ma chance”, dit-elle. Il y a lieu de noter qu’en deux mois, près de 94 000 personnes se sont inscrites à l’Anem.

La Cnac, cette brebis galeuse

Boulevard Abane-Ramdane, le bureau de la Cnac installé dans l’ancien restaurant chinois, à deux enjambées du tribunal d’Alger, connaît la même affluence. Il est 11h, la salle d’attente est pleine à craquer, avec comme fond sonore, un brouhaha assourdissant. En plus du nombre de postulants, l’anarchie qui y règne découragerait les plus téméraires. Présents sur place, depuis 8h du matin, plusieurs demandeurs de projets commencent à fulminer. “Tout cela est fait exprès pour nous décourager. Avec la bureaucratie et l’accueil qu’ils nous ont réservés, ils nous poussent à baisser les bras. Et si demain, nous nous révoltons, les autorités nous jetteront la pierre. Ce serait de notre faute si jamais nous sommes au chômage”, lance Mohamed, 40 ans, venu déposer son dossier. Bien que l’agence possède des guichets pour orienter les personnes, aucune indication n’est respectée. Ce qui ajoute à la confusion. Ainsi, le guichet d’accueil ou plutôt celui de l’orientation sert, aussi, à la distribution des formulaires quand elles sont disponibles. Car l’agence connaît des ruptures de stock. “à notre arrivée, les agents nous ont informé qu’il n’y a plus de formulaire et qu’il faudra attendre. Heureusement que l’on peut faire des photocopies. Il est près de midi et nous n’avons toujours pas eu le fameux document”, fait remarquer Dahmane. Notre interlocuteur n’est pas très optimiste quant à l’aboutissement de son projet. “Je suis sûr que ce dossier finira dans les archives de la banque, comme les 40 autres que j’ai déposés, tous bloqués par les banques”, a-t-il souligné. “Ces mesures express, prises par le gouvernement, ont pour but de calmer la rue. Si dans deux mois, il n’y a rien, nous sortirons tous dans la rue avec nos accusés de réception”, a-t-il menacé. Le dossier de crédit à fournir lorsque le demandeur est âgé entre 30 et 50 ans (dossier Cnac) comporte dix pièces. Outre la carte nationale, les extraits de naissance, le certificat de résidence, le certificat de nationalité, le diplôme ou le certificat de travail en rapport avec l’activité projetée, le demandeur doit impérativement se faire délivrer une attestation de non-salarié par l’Anem certifiant son inscription depuis au moins un mois. Pour les allocataires en cours de droits, c’est une attestation de perception des indemnités d’assurance chômage délivrée par les services de la Cnac.

Ajoutez à cela une série de déclarations sur l’honneur. Dans la première, le demandeur déclare n’exercer aucune activité salariée ; dans la seconde, il déclare n’avoir exercé aucune activité en son propre compte depuis au moins douze mois et dans la troisième, le demandeur de crédit doit assurer qu’il n’a jamais bénéficié d’une mesure d’aide au titre de la création d’activité, et qu’en outre, il s’engage à participer au financement de son projet. Bien que les décisions du gouvernement aient pour objectif d’alléger les documents et faire gagner du temps aux jeunes, ces différentes agences continuent à fonctionner avec la même mentalité bureaucratique.

Source Liberté Djazia Safta

Le Pèlerin

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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 06:55

Algérie - Mégaprojet de transfert de l’eau - Le précieux liquide arrive à Tamanrasset

eau tamanrasset

L’eau potable coulera très prochainement dans les robinets à Tamanrasset. Selon ministre des Ressources en eau, c’est une question de deux ou trois jours.

Le défi lancé par Abdelmalek Sellal, ministre des Ressources en eau, de voir de l’eau couler des robinets des foyers à Tamanrasset, a été apparemment relevé. Hier, lors de la mise en service du mégaprojet d’alimentation en eau potable de la ville de Tamanrasset à partir d’In Salah, le ministre a annoncé que «la ville de Tamanrasset sera très prochainement desservie, au plus tard dans deux ou trois jours». Il expliquera que dans un premier stade, la ville sera alimentée à hauteur de 50 000 m3/j, avant d’atteindre les 100 000 m3/j dans six mois. «C’est l’équivalent des besoins des habitants de Tamanrasset à l’horizon 2050», précise-t-il Quant à la qualité de l’eau, le ministre a assuré qu’elle est en voie d’amélioration. «Le taux de turbidité (clarté de l’eau) est en train de diminuer de jour en jour. Nous sommes parvenus à passer de 400% à 65%. Une fois atteint, l’eau sera prête pour la consommation». Aussi, la désinfection des canalisations reliant les réservoirs et les châteaux d’eau qui desservent la ville s’impose. «Cinq équipes de l’Algérienne des eaux sont installées au niveau des stations de traitement pour assurer la javellisation des conduites ainsi que leur rinçage », a-t-il dit. S’agissant du réseau de canalisation de la ville de Tamanrasset, le ministre a indiqué que celui-ci «n’a pratiquement jamais été utilisé à cause de la rareté de l’eau dans la région». D’ailleurs, poursuit-il, «une étude pour la modernisation définitive de ce réseau a été lancée par un bureau d’études étranger. Elle sera finalisée fin de l’année 2011. Il sera alors relié au réseau actuel dont les travaux de réhabilitation sont en cours». Etalé sur une distance de 750 km en double, le projet a duré 38 mois. Un délai «légèrement» dépassé à cause de travaux supplémentaires «non prévus» dans l’étude du projet. Selon Abdelmalek Sellal, la réalisation du projet aura coûté 197 milliards de dinars, soit «un coût nettement inférieur à celui d’un projet d’un pays voisin», a-t-il dit. M. Sellal a également évoqué la réalisation de la station de déminéralisation à In Salah, qui permettra de réduire le taux de salinité dans l’eau potable. Il a toutefois reconnu que la bureaucratie est à l’origine des retards dans le lancement des projets. «Pour qu’une opération passe par la commission des marchés publics, il faut au moins deux années», a-t-il souligné. Il est à rappeler que ce mégaprojet comprend, entre autres, 24 forages, 6 stations de pompage, ainsi que 1 258 km de conduites.

Source le Soir d’Algérie Rym Nasri

Le Pèlerin

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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 06:48

Algérie - Bouteflika, Bensalah, Ziari, Bessaïeh, Ouyahia Et Belkhadem - Seconde réunion secrète

bouteflika-copie-2

 

 

Abdelaziz Bouteflika a présidé une autre rencontre avec les plus hauts responsables de l’Etat au niveau de la présidence. Elle a eu lieu, avant-hier, lundi, dans l’après-midi, et dans le plus grand secret, avons-nous appris de source bien informée.

Y ont pris part le président du Sénat, Abdelkader Bensalah, le président de l’Assemblée populaire nationale, Abdelaziz Ziari, le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, le président du Conseil constitutionnel, Boualem Bessaïeh, ainsi que le ministre d’Etat, représentant personnel du président de la République, Abdelaziz Belkhadem. Ce sommet de la haute hiérarchie institutionnelle intervient après celui tenu dans les mêmes conditions entre les mêmes responsables, mercredi puis jeudi dernier. Et, bien entendu, rien n’a filtré publiquement de ce conclave. Mais leur nature, de même que la proximité dans le temps de ces réunion ne laissent plus de doute quant à l’importance des décisions que s’apprête à prendre Bouteflika. Comme nous l’annoncions dans l’une de nos précédentes éditions, Bouteflika prépare une révision constitutionnelle. «Le président prend ainsi l’avis des principaux responsables sur la situation générale du pays, et les implications induites par la nouvelle conjoncture internationale », nous confie notre source. Avant de préciser : «Pour sûr, une révision de la Constitution est à l’ordre du jour. Mais pas dans les formes spectaculaires sur lesquelles on spécule ici ou là. Il s’agira de la révision de quelques articles seulement. » D’ailleurs, cette même révision était annoncée par Bouteflika en 2008 puis en 2009, déjà. «Les changements les plus probables concerneraient un renforcement des prérogatives du Parlement et du Premier ministre.» Le retour également à la limitation des mandats présidentiels ? «Seul le président le sait, pour le moment», se contente de répondre notre source. Une autre question aurait été évoquée lors de ces réunions autour de Bouteflika : «Une éventuelle dissolution de l’Assemblée populaire nationale. Mais ceci dépendra de l’évolution de la situation.»

Ziari, Ouyahia et Belkhadem en conclave nocturne à l’APN

Avant-hier lundi, également, une autre réunion restreinte et secrète s’est tenue dans le bureau du président de l’APN, Abdelaziz Ziari, qui a reçu, jusqu’à une heure tardive, le Premier ministre Ahmed Ouyahia et Abdelaziz Belkhadem, le ministre d’Etat représentant personnel du président. Une longue séance de travail a regroupé ces trois hommes «autour de plusieurs questions », nous confie-t-on de bonne source. «Comme le veut le protocole, c’est Ziari, président de l’Assemblée et troisième personnage de l’Etat, qui reçoit. Il s’agit donc d’une séance de travail officielle au sujet de textes législatifs. Ce qui suffit pour comprendre le caractère urgent de la chose», commente encore notre source, qui croit savoir qu’il «s’agit essentiellement du code communal». Le texte en question, actuellement en débat au niveau de l’Assemblée, a été préparé dans une conjoncture qui n’a plus rien à voir avec celle d’aujourd’hui. «Ce texte, qui prévoit une hégémonie certaine de l’administration sur les élus, ne cadre plus avec le nouveau contexte national et international et doit être impérativement revu et de façon substantielle. » Selon notre interlocuteur, «les trois hommes se sont, entre autres, penchés sur la meilleure manière de rattraper le coup». Retrait du texte ? Rectificatifs à travers la procédure des amendements ? Une chose est sûre, en tout cas, le code communal, tel qu’envoyé à l’APN, est une copie à revoir.

Report de la réunion du gouvernement

Ahmed Ouyahia a finalement reporté la réunion du gouvernement qui devait se tenir en deux jours, hier et aujourd’hui «à une date ultérieure», selon une source proche du Premier ministère. «La visite du Premier ministre tunisien, hier à Alger, et qui n’était pas programmée de longue date, a tout chamboulé. Mais ce n’est pas tout. Il y a d’autres priorités en ce moment, particulièrement le code communale à rattraper. »

Source le Soir d’Algérie Kamel Amarni

Le Pèlerin

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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 06:41

Un mois après le début de la révolte, Kadhafi a repris l'avantage en Libye

bain de sang en libye

 

Les forces pro-Kadhafi reprenaient l'avantage en Libye mardi, un mois après le début de l'insurrection, pilonnant Ajdabiya (est) et annonçant une offensive sur le siège des insurgés à Benghazi, (est), sans que le G8 ne s'accorde sur une intervention militaire.

Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi a déclaré dans la soirée être "déterminé à écraser les ennemis" dans un discours télévisé, martelant: "s'il s'agit d'un complot étranger nous allons l'écraser, s'il s'agit d'un complot intérieur nous allons aussi l'écraser".

Les forces gouvernementales ont lancé l'aviation et l'artillerie lourde contre Ajdabiya, noeud de communication stratégique et dernier verrou tenu par les rebelles avant Benghazi, 160 km plus au sud, coupant la principale route entre les deux villes.

La télévision officielle puis un responsable gouvernemental libyen ont annoncé qu'Ajdabiya était contrôlée par les forces loyalistes.

Une information démentie par le porte-parole militaire du Conseil national libyen, l'instance dirigeante des rebelles basée à Benghazi.

"Ajdabiya est toujours aux mains des révolutionnaires", a déclaré ce porte-parole, Khaled El-Sayeh, affirmant: "des unités de l'armée ont tenté de rentrer dans la ville, mais nos forces les ont repoussées".

Il a également démenti une retraite des insurgés vers Benghazi malgré les scènes de débandade dont a été témoin un journaliste de l'AFP.

Des centaines de civils et d'insurgés fuyant Ajdabiya arrivaient dans le sud de Benghazi à bord de voitures, camions et pick-up.

"J'ai pris ma famille, le plus d'affaires possible et on est parti", a déclaré à l'AFP un père de famille, Saïd, 42 ans, racontant "il y a eu beaucoup de bombes".

Les combats ont fait au moins trois morts et une quinzaine de blessés, selon des médecins, en plus de deux morts reçus pendant la nuit.

"Il y a encore quelques éléments qui tirent et nos forces sont en train de les pourchasser", a affirmé le vice-ministre libyen des Affaires étrangères Khaled Kaaim, précisant: "Nous allons à présent au-delà d'Ajdabiya, nos forces se dirigent vers Benghazi".

L'armée libyenne a annoncé à la télévision une offensive imminente sur Benghazi, où les rebelles ont fait usage de canons anti-aériens dans la soirée, sans que les journalistes de l'AFP sur place n'aient vu ni entendu d'avion.

Il était difficile de savoir si les rebelles ripostaient à une attaque ou manifestaient leur joie après des rumeurs sur un bombardement visant la résidence de Kadhafi à Tripoli. Des feux d'artifices ont eu lieu en même temps que les tirs d'artillerie lourde et de DCA, les premiers à Benghazi.

L'ONG Médecins sans Frontières (MSF) a retiré son personnel de Benghazi, soulignant que "tout le monde évacue Benghazi, humanitaires comme journalistes".

Les grandes puissances réunies au sein du G8 à Paris ont écarté faute de consensus l'option militaire pour ralentir les forces de Mouammar Kadhafi, se bornant à promettre pour cette semaine une nouvelle résolution à l'ONU sur des sanctions renforcées.

Les pays de l'Otan ont examiné pour la première fois les options militaires à leur disposition si l'alliance décidait d'intervenir en Libye, bien que la probabilité d'une résolution de l'ONU les y autorisant diminue.

Le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé a qualifié de "dépassée" l'idée d'instaurer une zone d'exclusion aérienne, voulue à l'origine par Paris et Londres ainsi que la Ligue arabe et réclamée par l'opposition libyenne.

Il a évoqué "des frappes ciblées", tout en affirmant que le Conseil de sécurité de l'ONU était bloqué en raison de l'opposition des Chinois, tandis que les Américains n'ont toujours pas défini de position.

Barack Obama a de nouveau appelé le dirigeant libyen à partir, mais sa secrétaire d'Etat Hillary Clinton a refusé de promettre une aide militaire aux rebelles, même sous la forme de livraisons d'armes.

Les Etats-Unis ont étendu leurs sanctions à seize entreprises publiques libyennes, dont la compagnie pétrolière nationale.

Un groupe de puissances comprenant les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France espère présenter à l'ONU sous peu un projet de résolution durcissant les sanctions contre la Libye.

Le temps presse pourtant pour les insurgés, qui ont annoncé être toujours maîtres de Misrata (150 km à l'est de Tripoli), où les forces gouvernementales étaient rassemblées dans une caserne proche, laissant présager une attaque.

A Zouara, ville située à 120 km à l'ouest de Tripoli et reprise lundi par les pro-Kadhafi, des partisans du régime ont manifesté selon la télévision et des coups de feu retentissaient, "probablement des tirs en l'air pour faire peur aux habitants", selon un témoin proche de la rébellion.

Depuis le 15 février, la répression sanglante de l'insurrection a fait au moins des centaines de morts et poussé plus de 250.000 personnes à fuir le pays.

Le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a appelé les combattants à laisser fuir les civils, soulignant le nombre inhabituellement faible de femmes et enfants arrivant aux frontières avec l'Egypte et la Tunisie.

Selon l'Agence internationale de l'énergie, la production de pétrole libyen, habituellement de 1,6 million de barils par jour, était presque à l'arrêt ces derniers jours.

Source El Watan AFP

Le Pèlerin

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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 06:34

Fukushima remet la question en débat: L'Algérie doit-elle laisser tomber le nucléaire ?

 

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L'accident nucléaire de Fukushima, dont l'évolution est incertaine, constitue un évènement politico-industriel d'une portée considérable.

Il intervient dans un contexte où l'accroissement de la demande en énergie avait affaibli, en Europe, les écologistes et tous ceux qui appelaient à sortir du nucléaire. Les défaillances enregistrées au Japon, pays qui a des exigences de sécurité maximale, ont redonné de la voix aux antinucléaires. L'industrie du nucléaire crie à l'exploitation de «l'émotion», cela n'empêche plus que la question de la «sortie du nucléaire» est posée avec force. Ce thème de la «sortie» n'a pas de sens pour l'Algérie et les autres pays du Maghreb puisqu'ils n'y sont pas entrés. Mais les sinistres nucléaires japonais obligent les Algériens, tout comme les Tunisiens, les Marocains ou les Egyptiens, à se poser une question voisine: doit-on faire notre entrée dans le nucléaire ? Il ne s'agit plus d'une question théorique. L'Algérie, la Libye, la Tunisie et le Maroc projettent de développer une industrie électronucléaire. Des accords-cadres ont été signés avec des pays fournisseurs potentiels. Si des choix industriels n'ont pas encore été opérés, les projections des uns et des autres, si elles sont suivies d'effets, verraient l'apparition de centrales nucléaires au Maghreb dans un horizon moyen de 10 à 20 ans. Les motivations des Etats sont connues : assurer la relève de l'après-pétrole et du gaz dans le cas de l'Algérie et la Libye, répondre aux besoins énergétiques pour la Tunisie et le Maroc. Les quatre pays ont multiplié les accords-cadres pour la formation ou des accords sur l'étude de faisabilité et du financement de centrales nucléaires.

Une centrale tous les cinq ans !

La première centrale nucléaire en Algérie est projetée pour 2020. L'ancien ministre de l'énergie Chakib Khelil avait même annoncé qu'à partir de 2020, une centrale nucléaire sera construite tous les cinq ans. Globalement, les pays maghrébins se projettent dans le même horizon de 2020-2024. Il faudra remarquer, par exemple, que l'Algérie a fait l'objet de campagnes médiatiques régulières et de procès d'intentions au sujet de ses deux réacteurs expérimentaux, Nour, qui se trouve à Draria (2 mégawatts) et Essalam à Aïn Oussera (15 mégawatts). De manière régulière, des articles de presse israéliens et occidentaux jetaient le soupçon sur les « intentions » de l'Algérie. Désormais, ce pays, hier presque aussi « suspect » que l'Iran, est sollicité et fait l'objet du rentre-dedans : on veut lui vendre des centrales. La France, à la politique commerciale nucléaire particulièrement active, pour ne pas dire agressive, veut d'ailleurs être le grand pourvoyeur de technologie nucléaire du Maghreb. Le président français Nicolas Sarkozy a d'emblée entamé son mandat en se faisant le grand défenseur d'une « prolifération » tout à fait conforme aux intérêts d'Areva qui veut capter le tiers du marché des centrales dans le monde. Bien entendu, ce sont les besoins des pays du Sud qui sont mis en avant ainsi que des impératifs de sécurité. « Si on ne donne pas l'énergie du futur aux pays du sud de la Méditerranée, comment vont-ils se développer ? Et s'ils ne se développent pas, comment on va lutter contre le terrorisme ? ».

Suspicion durable

La suspicion aurait-elle cédé la place à la confiance ? En réalité, même si les enjeux économiques importants justifient cette politique de promotion des centrales nucléaires françaises au sud de la Méditerranée, le président français a introduit lui-même un verrou qui ne peut que perturber ceux qui réfléchissent en terme de souveraineté. Le président français a évoqué dans ce cadre « un système permettant de désactiver une centrale nucléaire depuis l'extérieur » en cas de «crise». Acheter une centrale nucléaire «clés en main», alors que les vraies clés, celles qui permettent de la réduire à un état de carcasse inutile, se trouveraient ailleurs, voilà qui introduit un élément fondamental d'insécurité et de dépendance à l'égard du fournisseur. Cela était en soi matière à débat. L'Algérie, à juste titre, estime que la maîtrise de la technologie nucléaire est un droit non négociable. Poursuivre la recherche en vue de cette maitrise est justifié. Mais s'engager dans un proche avenir dans l'acquisition de centrales nucléaires n'est plus une évidence avec ce qui se passe au Japon. Si les Européens se reposent la question du sortir du nucléaire, ce serait absurde de ne pas soulever la question de la pertinence pour l'Algérie comme pour les pays voisins d'y entrer. La crise japonaise risque de créer une suspicion durable à l'égard de la filière nucléaire et suscitera un élan renforcé des énergies renouvelables. L'Algérie dispose dans ce domaine d'atouts considérables. Pourquoi consacrer de lourds investissements dans des centrales nucléaires à haut risque alors qu'on peut les orienter utilement vers le solaire ou l'éolien ?

Nos ressources fossiles et notre potentiel en matière d'énergie renouvelable nous permettent de ne pas nous précipiter. Il n'est pas utile de se lancer dans l'acquisition de centrales nucléaires dans les prochaines décennies. Ce qui se passe au Japon devrait nous pousser, nous Algériens, comme nos voisins marocains et tunisiens, à repousser au plus loin, à plus de sécurité, les choix dans ce domaine. Quitte à doter les petites centrales expérimentales qui existent au Maghreb de moyens plus conséquents pour permettre le développement accentué d'une technologie stratégique

Source Le Quotidien d'Oran Salem Ferdi

Le Pèlerin

 

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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 06:06

Japon: De la fumée blanche s'échappe de la centrale nucléaire de Fukushima

Fumee sur le complexe nucleaire de Fukushima

 

L'Autorité française de sûreté nucléaire a classé l'accident japonais au niveau 6 sur l'échelle de gravité internationale qui en compte 7, le niveau atteint par la catastrophe de Tchernobyl...

Dernière info (02h55): De la fumée blanche s'échappe de la centrale, comme on peut le voir en direct, mercredi matin.  Il n'est pas clair s'il s'agit de l'incendie qui s'était déclaré plus tôt dans le réacteur n°4 de la centrale nucléaire de Fukushima. Par ailleurs, l'exploitant de la centrale songe à disperser de l'acide borique au-dessus du réacteur, pour limiter les réactions chimiques.

Ce mardi matin, deux nouvelles explosions dans les réacteurs n°2 et n°4 et un incendie à la centrale atomique de Fukushima-Daiichi ont provoqué une hausse du niveau de radioactivité jusqu'à Tokyo, où un sentiment de panique commence à s'emparer de la population. Ces incidents en cascade sur le site ont été déclenchés par la panne des systèmes de refroidissement, qui fait craindre une fusion du combustible dans le cœur des réacteurs, protégé par une double épaisseur d'acier et de béton. Suite à la dernière explosion, deux ouvriers sont portés disparus.

La situation la plus grave concerne le réacteur n°4, qui était en maintenance au moment du tsunami et n'avait pas posé de problème jusqu'à ce mardi. L'opérateur Tepco de la centrale a déclaré que des brèches étaient apparues dans l'enceinte extérieure du bâtiment de ce réacteur, libérant directement de la radioactivité dans l'atmosphère. Le combustible continue d’ailleurs de chauffer et Tepco a fait savoir qu'il tenterait d'injecter de l'eau - peut-être au moyen d'hélicoptères - dans les deux ou trois jours.

Le niveau de radiation étant très élevé, l’opérateur Tepco a évacué 750 employés du site de Fukushima, où il ne reste que 50 ingénieurs et techniciens.

Zone d'exclusion de 30km

Lors d’une allocution, le Premier ministre japonais Naoto Kan a demandé à la population dans un rayon de 30 km autour de la centrale de rester chez elle, signe de l'aggravation de la situation. «La possibilité de nouvelles fuites radioactives se renforce», a déclaré Naoto Kan dans une allocution au pays pendant laquelle il a appelé au calme. La population reste calme.

Dans la capitale Tokyo, les autorités ont déclaré que le niveau de radiation était dix fois plus élevé que la normale, ce qui ne constitue pas un risque pour la santé. Le vent a pris la direction de l'est et pousse les particules radioactives vers l'océan Pacifique, ont précisé les services météorologiques.

Signe d'inquiétude qui grandit aussi en Asie, la Chine et l’Inde ont fait savoir qu'elles augmentaient leur surveillance de la situation et des marchandises produites par le Japon. Plusieurs compagnies aériennes ont également annulé ou diminué leurs vols vers Tokyo.

Où en sont les secours aux victimes du tsumani?

Pendant ce temps, les secours continuent de s'affairer dans les régions touchées par le séisme et le tsunami, dont le coût financier pourrait atteindre 180 milliards de dollars. Environ 850.000 foyers dans le nord du pays restent privés d'électricité, alors que la région connaît une vague de froid qui fait chuter les températures sous le zéro la nuit. Au moins 1,5 million de foyers sont sans eau courante.

Des dizaines de milliers de personnes sont toujours portées disparues. Des villages et des villes ont été rayés de la carte par les vagues qui se sont abattues sur les régions côtières. Les autorités s'en tiennent pour l'heure à une estimation d'au moins 10.000 morts. Depuis le début de la catastrophe, 450.000 habitants ont été évacués du fait du séisme et du tsunami, et 80.000 autres à cause du risque nucléaire.

Quelles réactions politiques?

L'accident nucléaire, le plus grave au monde depuis celui de Tchernobyl en 1986, relance le débat sur la sûreté de l'énergie atomique à travers le monde.

Une minute de silence à l'Assemblée nationale française en hommage aux victimes du séisme et du tsunami au Japon. Lors des questions au gouvernement, le Premier ministre François Fillon a déclaré que des prochains contrôles sur les centrales françaises seront «rendus intégralement publics», ajoutant que «10.000 pastilles d'iode envoyées aux Français au Japon».

«Chaque centrale doit être vérifiée» a notamment déclaré le président du groupe socialiste de l'Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault, une demande de vérification également demandée par le président du Sénat Gérard Larcher. Contactée par 20minutes, Cécile Duflot, secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts,  a déclaré qu’il fallait «réfléchir immédiatement à l’arrêt de notre vieille centrale de Fessenheim ainsi que les quatre autres plus anciennes». A Bruxelles, le commissaire européen à l’Energie à Günther Oettinger a estimé que l’accident nucléaire au Japon était une «apocalypse».

Places boursières en chute

Sur les marchés, la crise japonaise a fait chuter les marchés mondiaux, et disparaître quelque 1.000 milliards de dollars de capitalisation boursière à mesure que les investisseurs se réorientent des actions vers les obligations. En deux jours, l'indice Nikkei a perdu 16% en deux jours, tandis que les bourses européennes au plus bas de trois mois et demi.

En France, l'indice CAC 40 a perdu 2,51% à 3.780,85 points, dans des volumes représentant près du double de leur moyenne quotidienne des trois derniers mois, après avoir enfoncé en matinée un support-clé à 3.790 points. Le pétrole subit également un fort recul. Le baril de Brent est momentanément repassé sous les 108 dollars pour la première fois depuis trois semaines. L'activité économique de l'archipel pourrait être durablement touchée par cette crise.

Source 20minutes.fr A.- L.B . et Reuters

Le Pèlerin

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