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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 06:41

Algériens et marocains sous tension

Yes, les verts can !

algerie CAN 2010

 

Algérie-Maroc, c’est dans quatorze jours à Annaba. Les deux pays, rivaux sur le plan footballistique, se donnent rendez-vous le 27 mars prochain au temple de la Coquette pour une explication décisive. Surtout pour les Algériens, condamnés à vaincre, ne serait-ce que par un tout petit but d’écart, pour maintenir intactes leurs  chances de qualification à la CAN 2012. Un faux pas des Verts sera synonyme d’élimination précoce pour un groupe qui a atteint le carré d’as lors de la dernière édition de la CAN, et d’un échec cuisant pour le nouveau staff technique national mené par Abdelhak Benchikha.

Ce dernier sait mieux que quiconque qu’il joue tout simplement sa tête dans cette rencontre. Pas très convaincu visiblement de la prestation des locaux lors du Chan au Soudan, en dépit de ses déclarations, le  coach national mise de nouveau sur la carte des pros. Il bat le rappel de presque tout le groupe, même ceux qu’il a naguère bannis, à l’image de Ghezzal, Belhadj et Abdoun. Le propos ici n’est pas de contester les choix de Benchikha, car seul le résultat sur le terrain de la vérité, le 27 mars au soir, nous dira s’il a eu raison ou  non, mais il y a lieu tout de même de s’interroger sur la rapidité avec laquelle il a  d’abord décidé d’écarter ces cadres de l’EN avant de les remettre dans le bain avec la même célérité.

Depuis le mois d’octobre (match contre la République centrafricaine), seulement six mois se sont écoulés. Le week-end dernier, Rabah Madjer s’est du reste interrogé sur le nombre très réduit de locaux dans la liste pour le Maroc. Mais, encore une fois, respectons les choix de Benchikha, surtout lorsqu’on se rappelle que c’est ce même groupe de joueurs qui avait terrassé l’Égypte à Blida, approximativement dans les mêmes conditions.

En effet, au début des éliminatoires du Mondial-2010, les Verts avaient mal démarré avec un match nul au Rwanda au moment où les Algériens s’attendaient plutôt à une victoire contre la plus faible équipe du groupe. Il fallait donc battre l’Égypte, et les Verts l’ont brillamment fait.

Vont-ils refaire le coup contre le Maroc ?

Source Liberté Samir Lamari

Le Pèlerin

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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 00:54

Lundi 15 Septembre 2003  Giscaro – Auch

Départ  6h55 Arrivée  18h 00 43 km / 97 km

Ma première longue étape et quelques démêlés avec la DDE.

Ci-dessus la vieille ville d'Auch
Ci-dessous la cathédrale d'Auch

A Giscaro, le propriétaire du gîte avait évalué à 33 km la longueur du chemin qui nous séparait d’Auch. Je n‘avais pas bien regardé la carte. Sinon, je n’aurais jamais effectué une telle étape…Je suis parti très tôt….Il était 6h55…J’avais pris soin de laisser aux propriétaires, un mot de remerciements. Je pris le GR 653 jusqu’à Gimont…..que j’atteignais…. après 2 heures de marche (j’étais censé avoir fait 5km….pourtant je n’avais pas chômé…)… Je rencontrais 3 biches magnifiques qui ont à peine détalé en me voyant…Je vis des écureuils, beaucoup de gibier, des champignons…mais pas de cèpes…Au sortir de Gimont je perdais  le chemin…..prés de l’église de Cahuzac. Je pris donc la nationale. Il y avait beaucoup de trafic et énormément de camions…Je prenais finalement une route à quatre voies, en voie d’achèvement, et ce pendant plus de 10 km….La voie devait être inaugurée dans les jours qui suivaient ….Je ne gênais personne…et marchais à l’abri du trafic incessant de la nationale…Je me faisais toutefois éjecter de cette voie par une fille de la DDE (Estelle, puisque c’est ainsi qu’elle se nommais),  m’estimant en insécurité sur cette voie me proposa de reprendre la nationale (bourrée de trafic). Je pensais que ces gens de la DDE étaient des cartésiens…. !! Enfin….Après une longue traversée à travers champs, je retrouvais la nationale que je ne quittais plus jusqu’à Auch….Mais que la journée fut rude sous une chaleur accablante…43 km….C’était une première pour moi et j’atteignais Auch complètement desséché….En descendant sur Auch je m’arrêtais chez Citroën…Je leur vidais une cartouche de fontaine d’eau…. J’arrivais chez mon correspondant, Mr Couvreur, 1 ter rue Lakanal, Auch Tel 05 62 60 03 40. Là, je fis connaissance de Pierre un Pèlerin qui démarrait d’Auch…nous décidions de faire un bout de chemin ensemble. Mr Couvreur était très avenant. Son comportement tranchait avec celui des locaux,  assez peu accueillants….avec des chiens assez agressifs; chiens  que je tenais en respect avec mon bâton (pourtant Dieu sait que j’aime les bêtes). Peut être était ce l’effet de la fatigue et une perception non objective…Mr Couvreur nous menait chez notre hébergeur Mr Mélaut,  où la patronne nous avait confectionné un repas de roi:
Potage aux vermicelles, Confit de Canard à volonté, Petits Pois, Fromage et Dessert.
Monsieur Mélaut, qui s’était déjà rendu à St Jacques nous prodigua de nombreux conseils, à Pierre et à moi….nous nous sommes endormis vers 23h30… Il me faudra visiter la Cathédrale d’Auch qui semble magnifique
Le Pèlerin

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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 08:29

Japon: La menace nucléaire plane sur le pays

Seisme Japon 6

 

Une centrale nucléaire a été touchée, au lendemain du séisme et du tsunami qui ont ravagé une partie du pays...

Après un séisme et un tsunami, le Japon pensait avoir, vendredi, vécu le pire. Au lendemain du déferlement qui a fait plus de 1.700 morts et disparus (dont 25 Français) dans le nord-est de l'archipel, la catastrophe naturelle s’est pourtant doublée d’un accident nucléaire dont la portée reste encore inconnue.

>> Revivez les événements de la journée par ici

Dans la matinée de samedi, une explosion et une fuite radioactive se sont produites à la centrale nucléaire de Daiichi, dans la province de Fukushima, sur la côte est de l’île de Honshu. Sur des images de la télévision, on voit une violente explosion dans la centrale, puis un nuage de vapeur s'élever au-dessus des installations, située à 240 km au nord de Tokyo, dans la préfecture de Fukushima qui a connu samedi une nouvelle réplique de magnitude 6.

Selon l’agence l'agence japonaise de sûreté nucléaire, l'incident qui a affecté la centrale de Daiichi est moins grave que ceux de Three Mile Island en 1979 et de Tchernobyl en 1986. Il a été classé au niveau 4 alors que celui de Three Mile Island, aux Etats-Unis, avait été classé au niveau 5 et l'accident de Tchernobyl, en Ukraine, au niveau 7, le plus élevé.

Distribution d’iode contre les radiations

Aussitôt, le secrétaire général du gouvernement, Yukio Edano, a précisé que l'explosion, qui a fait s'effondrer le toit du bâtiment principal de la centrale, ne s'était pas produite au niveau du caisson du réacteur. Selon lui, aucune fuite importante n'est à craindre. Mais il en faudra plus pour calmer les inquiétudes.

L’agence de sûreté japonaise fait ainsi état de neuf cas de personnes potentiellement victimes de radiations. L'Agence internationale de l'énergie atomique a quant à elle été informée que les autorités japonaises prenaient des dispositions en vue de distribuer de l'iode aux riverains des centrales nucléaires touchées par le séisme. Or, l'iode est efficace contre les effets des radiations nucléaires.

9.500 habitants d’une ville portés disparus

Par ailleurs, l'agence de presse Kyodo rapporte que 300.000 personnes environ ont été évacuées des zones touchées, dont 90.000 autour de la centrale de Daiichi. Elle fait état de 3.400 immeubles détruits ou gravement endommagés et de 200 incendies provoqués par le séisme, d'une magnitude de 8,9 sur l'échelle de Richter. Dans la seule ville de Minamisanriku, dans la préfecture de Miyagi, on est sans nouvelle de 9.500 personnes, soit la moitié de la population.

Ce samedi, les secouristes ont poursuivi les recherches des victimes le long des côtes, où des voitures et des bateaux ont été emportés comme des fétus de paille par le flot et encombrent aujourd'hui les rues ou les jardins de maisons submergées. A Iwanuma, près de Sendai, des rescapés ont tracé un grand SOS sur le toit d'un hôpital en partie recouvert par les eaux. Au large de la côte, un pétrolier est échoué sur un haut-fond. A terre, une camionnette se retrouve en équilibre instable sur un poteau. L'électricité et les téléphones portables sont hors service.

Assistance internationale

De son côté, la communauté internationale a commencé à dépêcher des équipes de secouristes sur place. Neuf experts vont se rendre au Japon au nom du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'Onu (Ocha).

En plus des équipes de secouristes et de chercheurs en provenance de quatre pays (Australie, Nouvelle-Zélande, Corée du Sud et Etats-Unis), dont la venue a été annoncé vendredi soir par les Nations unies, Singapour a indiqué qu’il allait envoyer dans l'archipel une équipe de secouristes en milieu urbain tandis que la Suisse a annoncé qu'elle dépêchait une équipe d'environ 25 experts en matière de secours et de santé accompagnés de neuf chiens spécialisés dans les recherches.

Londres va envoyer 63 spécialistes et deux chiens de sauvetage ainsi que onze tonnes d'équipements, y compris des engins de levage, et la France deux détachements de sécurité civile pour participer aux recherches. Tokyo a par ailleurs demandé à la Russie d'augmenter ses fournitures énergétiques au Japon à la suite du séisme, a déclaré le vice-Premier ministre russe Igor Setchine.

Source 20Minutes.fr Nicolas Beunaiche, avec Reuters

Le Pèlerin

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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 08:26

Catastrophes naturelles: «Le risque d'un grand tsunami est minime en Algérie»

carte-sismique-algerie.jpg

 

 

Un tsunami déferlant sur la côte algérienne en emportant tout sur son passage, est-il scientifiquement possible ? Les spécialistes sont formels: il n'y a pas de risque d'un tsunami catastrophe sur le littoral algérien.

Selon Loth Bonatiro, chercheur associé au Centre de recherche en astronomie, astrophysique et géophysique (CRAAG) de Bouzaréah, "même si un tsunami frappait la région de l'Afrique du Nord, il serait de faible intensité". La bande côtière algérienne ne se situe pas sur une faille inversée, comme au Japon ou en Asie du Sud-Est, mais sur une faille coulissante. "Ici, elle surfe sur à peine 20 km, alors qu'en Asie elle s'étale sur plus de 1.000 km, explique un sismologue. Les secousses telluriques qui secouent le nord de l'Algérie sont loin d'engendrer un raz-de-marée. "De plus, la topographie de nos fonds marins met le pays à l'abri. La falaise sous-marine agirait comme une digue en cas de tsunami. Une vague atteignant dix mètres de haut n'est pas envisageable", affirme le même sismologue. Au cours de l'histoire, quelques tsunamis de petite ampleur se sont produits en Algérie. Le plus récent tsunami s'est produit le 21 mai 2003, suite au séisme de magnitude 6,8 qui a durement frappé la région de Boumerdès. Ce tsunami a traversé la Méditerranée occidentale en moins d'une heure 20 minutes, touchant d'abord les Baléares, où plus d'une centaine de bateaux ont été endommagés, voire coulés, et où plusieurs inondations locales ont été notées. Il a été enregistré sur une vingtaine de marégraphes installés dans les ports espagnols, français et italiens.

Le plus important tsunami enregistré en Algérie s'est produit à Jijel le 21 août 1856. Les tsunamis restent un phénomène rare en Algérie. Ils sont liés à l'occurrence d'événements marins et de forte magnitude. Le CRAAG enregistre en moyenne une cinquantaine de séismes de petite magnitude par mois à travers l'Algérie. "Près de 90% de cette activité étant de faible magnitude et se produisant loin des centres urbains", indique le CRAAG. Les séismes sont difficiles à prévoir avec exactitude. Le nord de l'Algérie est une région à forte fréquence sismique. Les séismes proviennent du déplacement de la plaque africaine qui se heurte en Méditerranée à la plaque européenne.

Le respect des normes de construction parasismiques est nécessaire. Il faut aussi inculquer à la population une culture sismique pour lui permettre de bien se comporter lors d'un tremblement de terre", conseillent les sismologues. Selon le CRAAG, "la région tellienne de l'Algérie est la plus active. La région des hauts-plateaux est beaucoup moins active que la région tellienne. Au niveau de l'Atlas saharien, seuls quelques événements se sont produits".

La France se dotera, dès 2012, d'un Centre d'alerte aux tsunamis pour la Méditerranée occidentale et l'Atlantique Nord-Est. L'implantation de cette structure a été recommandée par l'UNESCO. Le futur centre surveillera la Méditerranée occidentale et l'Atlantique Nord-Est (Espagne, Portugal). Ce centre d'alerte devra alerter non seulement la sécurité civile française, mais également les services concernés des pays riverains de la Méditerranée occidentale.

En 2005, l'Unesco est mandatée pour coordonner la mise en place de systèmes d'alerte dans les trois bassins qui n'étaient pas encore surveillés : l'océan Indien, les Caraïbes et la Méditerranée et l'Atlantique Nord-Est. Le quatrième bassin, celui du Pacifique, était déjà doté d'un système d'alerte mis en place dans les années 60 après les tsunamis qui se sont produits au Chili (1960) et dans l'Alaska (1964). L'objectif du futur centre français d'alerte aux tsunamis est de fournir en moins de 15 minutes les premières informations concernant les séismes potentiellement tsunamigènes. Ce court intervalle de temps est expliqué par le très faible délai qui sépare le moment du tremblement de terre et l'arrivée d'un tsunami. Les tsunamis sont, pour la majorité d'entre eux, induits par des séismes. Les ordres de grandeur de l'arrivée des tsunamis dans cette zone sont estimés entre 10 à 15 minutes le long des côtes proches de l'épicentre, et à 10 minutes jusqu'à un peu plus d'une heure le long des côtes, en fonction de la localisation de l'origine du séisme. Des spécialistes français comptent installer des logiciels de modélisation permettant de calculer le temps d'arrivée du tsunami et d'estimer la hauteur d'eau au large.

Source Le Quotidien d’Oran Amine L.

Le Pèlerin

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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 08:15

Quand le corps social revendique ses femmes

femme-algerienne-copie-1.jpg

 

Quand on considère toutes les sensibilités, les susceptibilités et autres traits de caractère, travers de l’éducation, convictions fortes et préjugés tenaces, on se dit bien qu’en dépit de toutes les volontés, les femmes doivent bien endurer des injustices, qui dans une administration, qui dans une banque, qui dans un lieu public, qui dans sa propre maison.

Deux perceptions tendent à se faire face à chaque fois que nous célébrons la Journée mondiale de la femme. Deux perceptions qui reflètent, à leurs façons respectives, une réalité, des nécessités et des perspectives et qui s’opposent dans la divergence dans la foi en les moyens.

La première perception est celle qui soutient que le 8 Mars est une espèce de journée de carnaval que l’on consent aux femmes algériennes afin de mieux les museler et les enfermer tout le reste de l’année. Elle est celle des sceptiques, hommes et femmes, qui n’aiment ni faire des hommages ni les recevoir, s’en tenant à la très forte conviction selon laquelle tant qu’il y aura une journée pour les femmes, cela voudra dire toujours que les femmes sont encore écrasées et marginalisées. La seconde est, bien entendu, celle qui soutient le principe de la célébration comme étant, à chaque fois, l’espace de renouvellement du pacte social progressiste qui est établi depuis des décennies et dont la finalité est de mener la femme vers son émancipation. Le 8 Mars est en effet, avéré comme une escale d’étape sans cesse renouvelée, qui permet d’évaluer le chemin parcouru et, surtout, qui fonctionne comme un véritable antidote symbolique, sinon contre les tentations, du moins contre les tentatives de régression. Le message du chef de l’Etat à l’occasion de cette journée a bien donné le ton à une perception très aiguë des enjeux liés à l’émancipation de la femme au sein de la société algérienne, et une vision forte de la conviction qu’il ne saurait y avoir de progrès social et économique sans que la femme, seconde moitié de l’homme et de la société, n’y soit associée de manière active et dynamique. A ce dernier titre, le Président, s’adressant aux femmes, a rappelé les dernières mesures de soutien à l’emploi et de facilitation de l’accès au crédit en vue de la création d’entreprises, comme pour signifier à cette jeunesse féminine que constituent les milliers de diplômées et autres candidates à la vie active que ces mesures les concernent au même titre et qu’il ne tient qu’à elle, d’y aller pour se créer une place au sein de la société, une place où se fonde la possibilité pour chacun et chacune de vivre leurs droits et devoirs, dont le chef de l’Etat estime qu’il s’agit d’une démarche qui «procède de notre conviction de l'importance de l'égalité entre les deux sexes et de la nécessaire conjugaison des efforts de tous pour relever les défis du développement.»

L’état se conjugue-t-il au féminin ?

Répondre à cette question par l’affirmative serait exagéré, car l’Etat algérien, avec ses différents démembrements est un reflet fidèle de la manière dont se structure la société dans son ensemble qui est, certes, le théâtre d’une dynamique de renouveau émancipateur, mais qui continue de structurer également des réalités humaines et des tendances archaïques. En revanche, il est possible d’affirmer sans risque d’infidélité à la réalité que la politique de l’Etat durant plus d’une décennie se conjugue aussi bien au féminin.

L’Etat a en effet légiféré à plusieurs reprises ces dix dernières années, consacrant les droits de la femme et encourageant sa contribution au développement du pays sur les plans social, économique et politique. Il s’agit-là d’un processus qui a commencé, il y a plusieurs années, appuyé en cela par une politique, connue en Algérie, d’accès gratuit à l’enseignement ouvert aux deux sexes de manière égale, autant que le sont, dans les mêmes conditions, la formation professionnelle et tant d’autres dispositions qui favorisent l’employabilité ou l’accès aux différentes formules de crédits pour jeunes créateurs ou jeunes créatrices d’entreprise.

Jamais auparavant on n’aura compté autant de femmes qu’aujourd’hui et depuis plusieurs années déjà, au sein des institutions publiques, avec une approche sociologique du rôle de la femme qui bouleverse les idées reçues et qui ne ménage nullement les considérations archaïques. C’est ainsi que des femmes du plus haut grade de l’armée ont émergé, que des femmes policières jalonnent, en tant qu’agents de la circulation ou de la paix, les rues de nos villes, alors qu’on n’est plus surpris de les voir conduire des bus et des taxis, ni d’ailleurs de les rencontrer à bord de véhicules utilitaires, s’occupant de livraisons pour des tiers ou dans le cadre de leurs propres affaires. Conjuguées les deux volontés, celle de l’Etat et celle des Algériens et Algériennes qui entendent marcher ensemble vers l’avenir de ce pays, sont en train d’opérer une mutation sociale formidables.

Et les autres acteurs ?

Quand on considère toutes les sensibilités, les susceptibilités et autres traits de caractère, travers de l’éducation, convictions fortes et préjugés tenaces, on se dit bien qu’en dépit de toutes les volontés, les femmes doivent bien endurer des injustices, qui dans une administration, qui dans une banque, qui dans un lieu public, qui dans sa propre maison.

C’est en cela qu’il est important que la volonté de l’Etat ainsi que sa vision du devenir de la femme au sein de la société puissent agir dans bien des espaces, afin de préserver le processus émancipateur et lui imprimer un rythme autre que celui auquel il va aujourd’hui.

Mais il ne faut pas rêver à l’Etat omniscient et omniprésent. La communauté progressiste qui croit que la femme est réellement une seconde moitié qui manque à la société ou dont le rôle n’est pas encore assez dynamique pour lui permettre de contribuer de manière plus optimum à l’essor économique et social, doit s’organiser pour palier les carences, et agir dans l’amont préventif, là où il est encore possible de préserver des vies, de sauver des carrières, d’épargner des familles de partir en morceaux, et tout simplement de garder sauve une dignité de femme que des hommes, souvent, bafouent au nom de traditions que des traditionalistes éclairés n’osent même pas revendiquer.

Enfin, et à propos de tradition, celle-ci est plus lourde de conséquences sur les épaules frêles de la femme rurale qui vit encore, dans le Rif algérien, des conditions de vie et des rapports sociaux, qui méritent une vision et des actions solidaires de la part de la société urbaine, hommes et femmes confondues.

Source Horizons Madjid Bekkouche

Le Pèlerin

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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 08:11

Le véhicule de Saïd Sadi et Ali Yahia filé et percuté

Alger premier pas

 

Le président du RCD et le président d’honneur de la LADDH, Saïd Sadi et Ali Yahia Abdenour, qui rejoignaient la marche réprimée de la CNCD depuis le boulevard Bougara à El Biar, ont été pris en filature par une voiture de police, une Skoda blanche. Leur véhicule a été percuté de plein fouet par une Polo qui a grillé une priorité près du cinéma l’Afrique, rue Khelifa-Boukhalfa. Selon le RCD, la Polo appartient aussi à la police.

Vraisemblablement, la police a eu à l’idée ce samedi d’empêcher Saïd Sadi et Ali Yahia Abdenour de rejoindre la marche de la Coordination pour le changement et la démocratie (CNCD) qui devait s’ébranler à 11 heures de la place du 1er-Mai vers la place des Martyrs. Saïd Sadi, qui nous a fait part de cette filature policière, en est convaincu. Le véhicule à bord duquel il se trouvait en compagnie de Ali Yahia Abdenour a vu une Skoda blanche collé à son pare-choc depuis le boulevard Bougara. Les occupants de la Skoda communiquaient par talkies-walkies le chemin pris par leur véhicule pour parvenir à la place du 1er-Mai. Arrivés près du musée du Bardo, Saïd Sadi et Ali Yahia Abdenour ont été pris dans un embouteillage encore plus dense que celui aux heures de pointe des jours ouvrables. Saïd Sadi et Ali Yahia, sortis de l’embouteillage après de longues minutes, ont décidé d’emprunter un chemin de bifurcation, par Ghermoul. Arrivés au niveau du cinéma l’Afrique, rue Khelifa- Boukhalfa, leur véhicule est percuté par une Polo qui venait de griller une priorité. Les deux hommes et le chauffeur s’en sortent indemnes. Mais leur véhicule est sérieusement endommagé. Pour le RCD, nul doute, tout comme la Skoda blanche, la Polo appartient à la police. Nous ne devions pas arriver jusqu’à la place du 1er-Mai», témoigne Saïd Sadi, poursuivant : «Nous avons malgré tout continué à rouler jusqu’à la rue Hassiba-Ben-Bouali. Là, nous nous sommes retrouvés en face d’une centaine de policiers qui ont entrepris promptement de ralentir notre progression vers la place du 1er-Mai. Mais nous ne nous sommes pas laissés repousser et nous avons pu, non sans peine, parvenir au rond-point de la place du 1er-Mai. Là, les policiers nous ont encerclés et, malgré notre résistance, nous nous sommes retrouvés, sous leurs charges musclées, poussés vers l’intérieur de l’hôpital Mustapha.» Contrairement à lundi dernier où la police a été extrêmement permissive avec les gardes communaux qu’elle a, d’ailleurs, laissé battre le pavé depuis la place des Martyrs jusque devant l’Assemblée populaire nationale (APN), ce samedi les forces antiémeutes ont, non seulement bouclé hermétiquement le périmètre de la place du 1er- Mai, mais ont, à force de charges, fragmenté en petits groupes les manifestants. Ces derniers ont été repoussés dans toutes les directions. Attitude sectaire que Saïd Sadi n’a pas manqué de relever, les gardes communaux étant en effet un corps constitué. En même temps que l’empêchement de la marche, la police a procédé à des interpellations. Neuf manifestants ont été interpellés et conduits au commissariat du 8e arrondissement. Sept ont été relâchés après l’intervention des députés du RCD. Deux autres ont dû d’abord être conduits au Commissariat central pour être entendus. Ces derniers ont été interpellés alors qu’ils défilaient avec une affiche sur laquelle était imprimée la photo immortalisant la poignée de mains en juillet 1999 entre le président Bouteflika et Ehud Barak. Un autre manifestant a été blessé et soigné au niveau de l’hôpital Mustapha. Les manifestants se sont dispersés dans le calme après près d’une heure et demie de résistance aux charges de la police. Il était impossible de marcher face à un dispositif policier aussi impressionnant que celui déployé chaque samedi depuis le 22 janvier dernier. La CNCD devra tenter de marcher encore le samedi 19 mars.

Source Le Soir d’Algérie - Sofiane Aït-Iflis

Le Pèlerin

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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 08:00

Tipasa - Vol de câbles téléphoniques à Fouka

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Une bande organisée, composée de plusieurs personnes, vient d'être appréhendée par la police de la paisible ville côtière de Fouka-Marine dans la wilaya de Tipasa.

Les personnes âgées de 21 ans, 22 ans et 25 ans, toutes demeurant à Fouka, viennent d'être arrêtées et entendues par le procureur de la République près le tribunal de Koléa. Placés sous mandat de dépôt, les mis en cause sont accusés de constitution de groupe de malfaiteurs, de vol, de vente et de recel de câbles téléphoniques. En effet, c'est en date du 5 mars 2011 et suite à une plainte pour vol de câbles téléphoniques de la société Algérie Télécom qu'une enquête a été diligentée par la police de Fouka. Les enquêteurs, après des recherches et investigations, sont arrivés à arrêter en flagrant délit de vol les auteurs. Plus de 60 mètres de câble téléphonique furent récupérés ainsi que divers outils de sectionnement (pinces et scies). Mais auparavant, un autre receleur, brocanteur à Fouka-Marine, âgé de 27 ans, fut appréhendé en possession de 05,2 kg de câbles téléphoniques placés à l'intérieur d'un tonneau destiné à la fonte du caoutchouc qui protégeait ce câble. Celui-ci a été placé sous mandat de dépôt par le magistrat instructeur près le tribunal de Koléa.

Source Le Soir d’Algérie – Larbi Houari

Le Pèlerin

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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 07:53

44ème édition de la fête du tapis prévue du 19 au 24 mars à Ghardaïa

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La 44e édition de la Fête du tapis de Ghardaïa (600 km au sud d’Alger), sera célébrée du 19 au 24 mars courant, avec la participation de plus d’une trentaine de wilayas, a-t-on appris, jeudi, auprès des organisateurs.

Le comité d’organisation s’active pour assurer une organisation parfaite de cette Fête du tapis traditionnel, qui coïncide avec les vacances scolaires de printemps, et stimuler les activités touristiques et artisanales, a indiqué un membre du comité d’organisation.

Plus d’une trentaine de wilayas ont confirmé leur participation à cette fête annuelle qui constitue une «aubaine» pour mettre en valeur les richesses de l’art traditionnel que recèlent les localités de la wilaya, et attirer un grand nombre de touristes et autres personnes intéressées par les tapis traditionnels afin de faire bénéficier l’économie locale, a-t-il soutenu.

Des expositions-ventes de produits artisanaux de différentes associations et microentreprises de jeunes filles, ainsi qu’un concours national du meilleur tapis sont prévus durant cette manifestation. A travers cette fête annuelle du tapis, les organisateurs veulent soutenir la pérennité de l’art traditionnel et le savoir-faire exprimé à travers le tapis tissé par la femme au foyer de la région. En prévision de cette manifestation qui a pris une dimension nationale, de nombreuses opérations d’embellissement de la ville de Ghardaïa et du site d’exposition, prévu au Palais des expositions au quartier de Bouhraoua, à l’entrée de la ville, sont effectuées par les services de la commune. Des activités à caractère culturel et sportif sont aussi prévues durant cette période, dans les quatre communes que compte la Vallée du M’zab, notamment des tournois de pétanque, des journées de poésie populaire et des soirées musicales.

Source L’Expression

Le Pèlerin

 

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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 07:48

Légalité, quand tu nous tiens !

dilem libye

 

Aurait-il fallu que le président “va-t-en guerre” américain, George Walker Bush, soit encore là pour qu’une action soit menée en Libye afin de mettre un terme au combat déséquilibré entre l’armada de Kadhafi et les opposants ?

L’argument de la légalité est mis en avant par les principaux dirigeants du monde pour justifier l’absence d’action face à la situation prévalant en Libye depuis près de quatre semaines. L’on se contente de condamnations seulement et d’appels au colonel Kadhafi pour qu’il quitte le pouvoir. Tous exigent que le Conseil de sécurité des Nations unies délivre le fameux sésame pour agir. De Barack Obama à Nicolas Sarkozy, en passant par David Cameron et les chefs d’État arabes, ils refusent de bouger le petit doigt tant que l’organe exécutif de l’ONU n’aura pas planché sur la question. Et ce dernier, qui est généralement convoqué en un temps record lorsqu’il s’agit de dossiers intéressants au plus haut point l’un des détenteurs du droit de veto, ne se réunira que le 15 mars prochain pour traiter le dossier libyen. La nécessité d’un mandat de l’ONU est présentée comme préalable à toute opération militaire en Libye, alors que l’invasion de l’Irak en mars 2003, avec les conséquences désastreuses que l’on connaît pour ce pays, s’est faite sans cet aval. Aurait-il fallu que le président “va-t-en guerre” américain, George Walker Bush, soit encore là pour qu’une action soit menée en Libye afin de mettre un terme au combat déséquilibré entre l’armada de Kadhafi et les opposants ? Nul ne veut endosser la responsabilité d’assumer un précédent en la matière. Barack Obama ne veut en aucun cas emboîter le pas à son illustre prédécesseur, d’autant plus qu’il a encore sur les bras l’Irak et l’Afghanistan. Une chose est désormais sûre, les grands de ce monde n’apportent jamais à temps leur aide aux peuples véritablement victimes des dictateurs et autres dirigeants sanguinaires, comme ce fut le cas pour les musulmans bosniaques qui n’ont été secourus qu’une fois le génocide commis par les extrémistes serbes. Mais, maintenant que la Ligue arabe a avalisé l’idée d’une zone d’exclusion aérienne au-dessus du territoire libyen, il est à espérer que la situation évoluera plus vite pour le plus grand bien du peuple libyen.

Source Liberté Merzak Tigrine

Le Pèlerin

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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 07:41

Ils ont tout abandonné sous la menace

algerie libye

 

Des Algériens ont dû abandonner tous leurs biens devant l’insécurité en Libye. Sur le chemin du retour, ils étaient délestés de toutes leurs économies et même de leurs portables sous prétexte qu’ils auraient filmé des scènes d’affrontement. Il aura fallu trouver des Libyens de confiance pour les conduire jusqu’aux frontières algériennes.

Les nombreux points de contrôle dressés sur la route menant vers la frontière de Mersa Beriga jusqu’à Ghadamès, à 12 km de Debdeb, sont devenus des “points d’intimidation et de menace”.

Des femmes algériennes rapatriées et qui sont mariées à des Libyens ont préféré garder le silence par peur des représailles contre leur mari resté là-bas. Des femmes mariées avec des Libyens sont rentrées avec leurs enfants pour la plupart sans leur mari. Les autorités libyennes empêchent les Libyens de fuir vers les frontières sous peine d’être exécutés sur place.

“On a fui l’insécurité, mais mon mari est resté pour protéger nos biens. Plusieurs magasins et maisons ont été saccagés et brûlés”, nous dira Fatima, cette Algéroise mariée à un Libyen mais elle garde le silence sur la situation en Libye se contentant de dire : “J’espère le retour au calme pour revenir à mon mari.”

Ils sont plus de 459 Algériens qui sont rentrés par les trois postes frontaliers de Debdeb, Djanet et Tilkoum depuis le 25 février dernier, selon les statistiques de la Protection civile. Sept d’entre eux sont toujours hébergés dans des sites d’hébergement alors que la plupart originaires de Ghardaïa, Oued Souf, Biskra, Ouargla et Illizi ont regagné leur famille.

Mais, selon des Algériens rapatriés, plusieurs d’entre eux ont préféré rester en Libye pour préserver leurs biens malgré l’insécurité et le danger car ils sont devenus la cible des milices de Kadhafi et des révolutionnaires. Des Algériens possèdent des biens dans plusieurs régions en Libye à l’exemple de ce commerçant de Ghardaïa qui est rentré au pays par le poste frontalier  de Debdeb et qui nous a confié qu’il n’avait pas le choix et a été contraint comme  plusieurs de ses compatriotes de tout  abandonner. “Mes biens, même mes effets vestimentaires, sont restés là-bas.” Il travaille dans l’électroménager.

Il avait des magasins et employait des ressortissants étrangers. “Mais j’ai décidé de rentrer au pays sur conseil des amis libyens qui m’ont dit que je risquais ma vie à tout moment, j’ai hésité mais quand j’ai su que des Algériens ont disparu sans trace et lorsque mes magasins ont été brûlés je suis rentré en urgence”, dit-il avec amertume d’avoir perdu le fruit d’années de labeur.

De Benghazi à Ghadamès, le chemin de l’enfer

Ce commerçant nous raconte l’insécurité tout le long du chemin menant aux frontières. “J’étais à bord de mon véhicule immatriculé en Libye mais c’est un ami libyen qui conduisait, j’étais harcelé par des individus armés qui portaient le drapeau vert c’est-à-dire les fidèles de Kadhafi. Ils ont fouillé le véhicule plusieurs fois et je fus soumis à un interrogatoire avant qu’ils prennent mon téléphone portable croyant que j’avais filmé les incidents”, ajoute-t-il.

Les réfugiés préfèrent se déplacer à partir de la mi-journée des villes de Ghadamès et Ghat, frontalières avec la Libye. Nous avons pu enregistrer le flux des réfugiés au niveau du poste frontalier de Debdeb à partir de l’après-midi. “On devait éviter les faux barrages. Des individus armés et souvent encagoulés interceptaient nos véhicules et nous délestaient de nos biens, portables et argent, ils prenaient tout avant de nous libérer”, nous dira un commerçant de Biskra.

Il finira par reconnaître avoir été maltraité par quelques Libyens. “Pas tous, il faut le reconnaître, on devait fuir, la situation s’est dégradée. Moi, j’ai laissé des milliards dans les banques libyennes mais j’avais peur, on nous a humiliés dans les points de contrôle. Ils nous ont dit que vous les Algériens vous avez sali notre pays vous êtes des trafiquants de drogue et maintenant vous êtes des mercenaires ! Alors que nous les Algériens travaillions honnêtement certes, il y a des gens bien mais on souffrait déjà d’être algériens avant ce soulèvement. Plusieurs Algériens se sont vus dépossédés de leurs biens et chassés rien que pour un malentendu avec un Libyen, on vivait dans la peur, il est toujours difficile d’être algérien en Libye”, témoigne-t-il.

Prise en charge psychologique des réfugiés par la PC

La plupart des Algériens rapatriés souffraient dans leur chair, mais aussi leur moral, ce n’est pas facile de quitter une famille ou perdre tout un labeur d’une vie. C’est le cas aussi pour les réfugiés étrangers surtout les Égyptiens et les Asiatiques. Dans ce sillage, on apprend que la Direction générale de la Protection civile a mobilisé des médecins spécialistes en psychiatrie pour la prise en charge psychologique de ces derniers. Des médecins spécialistes en psychiatrie ont été dépêchés sur les sites d’hébergement des réfugiés. Ces médecins au nombre de sept ont été mobilisés dans le cadre du dispositif mis en place depuis le 25 février dernier pour la prise en charge médicale et l’hébergement. Selon le lieutenant, Sofiane Bekhti, le chargé de communication du groupe chargé de la mission, des médecins de  la Protection civile ont effectué des consultations médicales préventives des réfugiés étrangers et algériens. “Une prise en charge médicale mais aussi psychologique” de même qu’il précise que “les médecins de la Protection civile de grade capitaine ont été tous formés dans le module psychiatrie des catastrophes et d’urgence pendant une année et encadrés par le professeur Kacha, directeur du centre psychiatrique de Chéraga. Les médecins nous ont expliqué que les réfugiés visiblement très affectés étaient inquiets sur leur situation et leur avenir”.

Les médecins ont dû faire un travail de proximité avec les réfugiés égyptiens surtout effrayés et qui avaient peur de représailles en Algérie à l’exemple de Abir, cette jeune femme égyptienne hébergée à l’auberge des jeunes à In Aménas. Elle a été suivie par une médecin avant de rejoindre son pays avec son mari et ses deux jumeaux Hassan et Hossein. “Ce n’est pas du tout Hassen Chehata, c’est le nom de mon beau-père !” Elle nous confie qu’au début, elle avait très peur de passer la frontière algérienne “surtout quand on a vu des gens en casquette et en tenue militaire, on s’attendait à ce que l’on soit arrêtés ou refoulés vers l’enfer libyen mais Dieu merci, ils nous ont reçus comme si on était de leur famille avec le sourire et nous ont souhaité la bienvenue dans votre deuxième pays, mon mari a éclaté en sanglots quand il a vu ce pompier porter mes jumeaux et leur offrir des gâteaux au chocolat”, raconte cette Égyptienne.

En revanche, des réfugiés asiatiques qui ignoraient leur sort à venir furent aussi suivis psychologiquement par les médecins de la PC d’autant qu’ils voulaient à tout prix regagner leur pays le plus tôt possible, comme c’est le cas de ces 300 Vietnamiens vu que le billet d’avion dépasse les 30 millions de centimes. Ce qui a poussé les agents de la Protection civile qui les encadraient à lancer une campagne de sensibilisation pour les calmer. “Les pompiers mobilisés sont chargés des missions d’intervention, sensibilisation et prévention dans les sites d’accueil et le dispositif mis en place est actualisé au fur et à mesure”, conclut le lieutenant Sofiane Bekhti chargé de communication de la mission.

Source Liberté N.B.

Le Pèlerin

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