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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 07:37

Algérie - Le Président Directeur Général de la Sonatrach devrait se rendre aujourd’hui à Hassi Messaoud

hassi messaoud

 

……Afin de rencontrer les travailleurs de la zone pétrolière. Le voyage de Nouredine Cherouati coïncide avec la reprise de la protestation à Hassi R’mel, Rhourde Ennous et Hamra.

Nouredine Cherouati reprend aujourd’hui son bâton de pèlerin. Le patron de la Sonatrach se rendra aujourd’hui à Hassi Messaoud pour rencontrer les travailleurs des unités de production. C’est le second voyage de Cherouati après le périple qui l’a mené, la semaine dernière, de Hassi R’mel à Rhourde Ennous. «Le PDG prévoit de rencontrer les travailleurs afin de débattre avec eux de leurs conditions socioprofessionnelles. Les travailleurs ne sont pas dupes, ils savent que le seul est unique objectif de ce déplacement est de calmer les esprits», indique un cadre de la compagnie pétrolière en poste à Hassi- Messaoud. Selon lui, les travailleurs de plusieurs unités ont été conviés à participer à cette rencontre. «Nous savons déjà que le collectif de Tin Foué Tanbenkort a décliné l’invitation. Ils ont précisé qu’ils s’alignaient sur la position des travailleurs de Hassi Rmel», note notre source. De leur côté, les travailleurs de Hassi R’mel reprendront dès aujourd’hui leur mouvement de protestation. «La décision de reconduire la protestation a été prise jeudi dernier lors d’un rassemblement. Les travailleurs sont convaincus que la direction générale de la Sonatrach n’a fait preuve d’aucune bonne volonté pour prendre en considération notre plate-forme de revendications. La note du P-dg n’est, finalement, que de la poudre aux yeux. Les décisions prises par Cherouati sont très floues et il nous a été impossible d’obtenir des éclaircissements auprès de la direction générale et des représentants de la section syndicale. Nous n’avons reçu aucune réponse», explique un des membres du collectif des délégués. Donc, dès aujourd’hui, les travailleurs de Hassi R’mel, Rhourde Ennous, et Hamra boycotteront le déjeuner et se rendront à leurs postes à pied. Ces derniers temps, il existe une réelle coordination entre les collectifs des trois unités de production. «Toutes les actions sont conduites en concertation avec les autres bases. Mais il est vrai que nous faisons en sorte de suivre les décisions prises par Hassi R’mel car ce sont eux qui ont initié le mouvement», note pour sa part un travailleur de Hamra. Au niveau de cette unité de production, les pétroliers ont le sentiment d’avoir été floués au lendemain de leur rencontre avec le P-dg de Sonatrach. «Nouredine Cherouati nous avait déclaré qu’il était prêt à accepter toutes nos revendications et que seuls quelques points de notre plate-forme devaient obtenir l’aval du conseil d’administration. Mais il suffit de lire sa note pour comprendre qu’il n’y a aucune volonté de prendre en considération nos revendications. Nous n’avons rien obtenu de concret», souligne- t-il. En plus de l’indexation de l'indemnité de zone et des conditions de vie (IZCV) sur le SNMG actuel, les revendications des travailleurs des unités de production de la Sonatrach exigent, entres autres, l’alignement du salaire de base de l’ensemble des agents (il varie actuellement de 8 à 30%) ainsi que l’instauration du système de travail 4x4 pour l’ensemble des personnels en poste au Sud.

Source Le Soir d’Algérie – Tarek Hafid

Le Pèlerin

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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 07:32

Japon: après le séisme meurtrier, la peur d'un accident nucléaire majeur

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Les craintes d'un accident nucléaire majeur restaient vives après une explosion samedi dans une centrale nucléaire à 250 km de Tokyo, à la suite du très fort séisme et du tsunami qui ont fait la veille plus de 1.800 morts et disparus au Japon, selon des chiffres officiels.

Ce bilan pourrait toutefois s'alourdir, la préfecture de Miyagi, dans le nord-est, étant sans nouvelles d'environ 10.000 des 17.000 habitants de la ville portuaire de Minamisanriku, d'après la chaîne de télévision NHK.

"C'est le plus important séisme depuis l'ère Meiji (1868 à 1912) et l'on pense que plus de 1.000 personnes y ont laissé la vie", a reconnu le gouvernement, au lendemain du tremblement de terre de magnitude 8,9 survenu au large des côtes du nord-est et suivi d'un tsunami.

Une catastrophe qualifiée de "désastre national sans précédent" par le Premier ministre Naoto Kan.

L'armée a de son côté découvert de 300 à 400 corps dans le port de Rikuzentakata.

De plus, entre 200 et 300 cadavres ont été retrouvés sur une plage de Sendai (préfecture de Miyagi) après le passage d'une vague de plus de 10 mètres de haut.

A la centrale de Fukushima N°1 une explosion s'est produite samedi à 15H36 heure locale (06H36 GMT), faisant, selon la télévision publique NHK, plusieurs blessés parmi les employés.

Cet accident nucléaire a été classé au niveau 4 sur l'échelle de gravité des événements nucléaires et radiologique allant de 0 à 7, selon l'Agence japonaise de sécurité nucléaire et industrielle. Le niveau 4 qualifie les accidents n'entraînant par de risque important hors du site.

Dimanche, le système de refroidissement d'un autre réacteur de la centrale Fukushima N°1 ne marchait plus et l'opérateur redoutait un risque d'explosion.

"Toutes les fonctions pour maintenir le niveau du liquide de refroidissement sont en panne", a déclaré un porte-parole de Tokyo Electric Power (Tepco).

Le chef du gouvernement a ordonné l'évacuation des habitants dans un rayon de 20 kilomètres autour de la centrale, tout en appelant la population locale à garder son calme.

Sur place, dans les localités dévastées le long de la côte Pacifique, un calme étrange régnait samedi.

Des villes entières ont été entièrement submergées par les eaux. Des voitures ont été projetées contre les façades des maisons, et même sur les toits, par la force de vagues déferlantes qui ont pénétré parfois jusqu'à cinq kilomètres à l'intérieur des terres.

"Il y a tellement de gens qui ont perdu la vie", a dit un vieil homme à des journalistes avant de fondre en larmes et d'ajouter : "Je n'ai pas de mots pour cela".

A propos de la situation à la centrale de Fukushima N°1, le porte-parole du gouvernement, Yukio Edano, s'était voulu rassurant dans la journée de samedi: citant l'exploitant Tepco, il avait souligné que le caisson du réacteur N°1 n'avait pas subi de dégâts et que les radiations avaient par la suite diminué.

 L'Agence japonaise de sécurité nucléaire et industrielle a jugé peu probable que le caisson soit gravement endommagé, après avoir averti qu'une fusion pourrait être en cours dans le réacteur.

Du césium radioactif a en effet été détecté aux alentours de la centrale, ce qui atteste généralement qu'un tel phénomène est en train de se produire, a noté un expert.

Selon l'agence Kyodo, la radioactivité reçue en une heure par une personne se trouvant sur le site correspond à la limite de radioactivité à ne pas dépasser annuellement.

Les autorités japonaises ont informé l'Agence internationale pour l'énergie atomique (AIEA) de la situation à la centrale de Fukushima-Daiichi.

Les Etats-Unis ont décidé d'envoyer deux experts des réacteurs à eau bouillante de la Commission américaine de régulation du nucléaire.

A la centrale proche de Fukushima-Daini, le rayon d'évacuation des riverains est de 10 km, a précisé l'AIEA.

"Les autorités ont également indiqué qu'elles se préparaient à distribuer des comprimés d'iode aux habitants des zones proches des deux centrales", a ajouté l'agence onusienne.

Le très fort séisme et ses répliques à répétition ont perturbé le fonctionnement des circuits de refroidissement à la centrale de Fukushima N°1.

Tepco avait reçu pour instruction d'ouvrir les valves du réacteur afin de relâcher de la vapeur radioactive et de faire retomber la pression interne, anormalement élevée.

Fukushima N°2 connaissait aussi des problèmes de refroidissement sur quatre de ses réacteurs et Tepco a pris des mesures de prévention similaires.

Dans le même temps, quelque 50.000 soldats et sauveteurs, avec 190 avions et des dizaines de navires étaient acheminés dans les zones sinistrées de la façade Pacifique.

Selon la police, plus de 215.000 personnes ont été évacuées vers des abris dans le Nord et l'Est, et, d'après l'agence Kyodo, plus de 3.400 habitations ont été détruites.

Au moins 5,6 millions de foyers restaient privés d'électricité et la compagnie Tepco a averti d'un risque d'interruption de l'alimentation en électricité à Tokyo. Un million de foyers demeuraient sans eau potable.

Les premières équipes de secours envoyées par l'Australie, la Nouvelle-Zélande, la Corée du Sud, la Suisse, le Royaume-Uni, la France ou les Etats-Unis étaient attendues au Japon.

En revanche, les vagues hors normes qui ont déferlé sur les côtes d'Amérique latine n'y ont pas fait de victimes, ni de dégâts majeurs, ont assuré les autorités. L'alerte au tsunami a été levée en Amérique latine.

Source El Watan AFP

Le Pèlerin

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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 07:27

La manifestation étouffée par la police

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C’est devenu une habitude depuis plus d’un mois. Chaque samedi, Alger la Blanche change de couleur et revêt le costume bleu foncé de la police. Déterminé à maintenir l’interdiction sur les manifestations publiques dans la capitale, le pouvoir a fait, hier encore, dans la démonstration de force.

Pour empêcher la marche à laquelle a appelé la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD), il n’a pas lésiné sur les moyens. Le décor est planté dès les premières heures de la matinée. La place du 1er Mai, d’où devait s’ébranler cette marche, est quadrillée. Plusieurs dizaines de policiers et de véhicules antiémeute encerclent les lieux.

Les principaux axes routiers menant vers cette place sont rigoureusement surveillés. Formant des haies sur plusieurs dizaines de mètres, de nombreux policiers bloquent l’accès vers l’arrêt de bus de l’Entreprise de transport urbain (Etusa) et celui des taxis situé à proximité.

Les placettes mitoyennes avec l’hôpital Mustapha Pacha ont été également fermées à l’aide de barrières de sécurité. Seule la chaussée est laissée ouverte à la circulation automobile. Le dispositif étant mis en place, les policiers, boucliers et matraques à la main, attendent, sous une pluie battante, l’arrivée des manifestants prévue à 11h.

Mais ils arrivent un peu tôt. 10h40, environ 150 manifestants font leur apparition sur les lieux. Parmi eux, le président du RCD, Saïd Sadi, et l’infatigable Ali Yahia Abdennour. Aussitôt, les policiers accourent vers eux. Encerclés, les deux hommes sont vite conduits vers l’entrée principale de l’hôpital Mustapha. Après avoir réussi à isoler les deux leaders de la CNCD, les forces de l’ordre reviennent pour disperser les manifestants. Ces derniers tentent d’abord de forcer le cordon de policiers, en vain.

Chargés par les policiers, ils répliquent par des slogans hostiles au pouvoir et demandent un changement du système. «Pouvoir assassin», «Y’en a marre de ce pouvoir» et « Djazaïr, houra, democratia (Algérie libre et démocratique)», scandent-ils. Chassé de la place du 1er Mai, un groupe de manifestants improvise une petite marche vers le quartier de Belouizdad. Ils n’ont quitté les lieux que vers 12h.

Un fait nouveau : les «baltaguia» du régime n’ont pas fait leur apparition cette fois-ci. Les autorités auraient-elles compris enfin le danger de la division de la société algérienne ? Possible. Par ailleurs, selon des responsables du RCD, la police a tout fait pour empêcher Saïd Sadi et Ali Yahia Abdennour d’arriver la place du 1er Mai.

Le véhicule qui transportait les deux hommes d’El Biar vers le lieu de la manifestation a été suivi par la police puis endommagé. «Ils ont (les policiers) fait en sorte à ce qu’ils n’arrivent pas à la place du 1er Mai. Le véhicule qui transportait les deux hommes a été percuté par une Polo de la police et endommagé», explique Boubekeur Darguini, député du RCD. Réagissant à l’interdiction de cette marche, le Mouvement des jeunes indépendants pour le changement (MJIC), une organisation née il y a deux mois, dénonce vigoureusement l’attitude des autorités. «Le Mouvement des jeunes indépendants pour le changement a suivi avec indignation la répression qui s’est abattue sur les citoyens qui se sont rendus ce matin à la place du 1er Mai pour marcher pacifiquement, demandant le départ du régime», affirme le MJIC dans un communiqué adressé à notre rédaction.

L’organisation, ajoute-t-on, «dénonce avec vigueur le recours systématique des autorités à la répression pour étouffer tout mouvement de protestation et condamne la brutalité utilisée par les agents de l’ordre contre les manifestants».  

Communiqué de la coordination nationale pour le changement et la démocratie :

La CNCD tient à saluer, une nouvelle fois, les citoyennes et citoyens qui ont répondu à l’appel de la cinquième marche qui devait s’ébranler de la place du 1er Mai à celle des Martyrs, malgré les interdictions, la désinformation des médias lourds, les recrutements ostentatoires des baltaguis et la répression des forces de sécurité qui s’est traduite par des blessés, parmi eux, une parlementaire et de nombreuses interpellations.

Cette nouvelle marche du 12 mars est un nouveau message de détermination des citoyens qui activent quotidiennement sur le terrain.

Les manœuvres de déstabilisation de la CNCD par les tentatives d’instrumentalisation de certains de ses membres qui viennent de lancer un nouveau parti politique pour le maintien du système sont la démonstration que le régime ne cherche que sa reproduction. Les patriotes algériens lutteront de toutes leurs forces contre toutes les manœuvres visant à pérenniser le système. Leur mobilisation a un but : le changement radical du système et non le changement dans le régime.

Source El Watan Madjid Makedhi

Le Pèlerin

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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 07:22

L’Algérie y était opposée

les insurgés gardent la raffinerie de Brega

 

Les forces loyales à Mouammar Kadhafi maintenaient la pression samedi 12 mars sur les insurgés dans l'est de la Libye, alors que la Ligue arabe s'est prononcée au Caire pour l'établissement d'une zone d'exclusion aérienne.

Les ministres arabes des affaires étrangères "se sont mis d'accord pour inviter le Conseil de sécurité (de l'ONU) à assumer ses responsabilités et à imposer une zone d'exclusion aérienne pour protéger le peuple libyen", a affirmé un diplomate participant à la réunion extraordinaire de l'organisation sous le couvert de l'anonymat. "La décision de la mise en place d'une zone d'exclusion aérienne a été acceptée par les ministres arabes à l'exception de ceux d'Algérie et de Syrie", a-t-il ajouté.

La Ligue arabe a également affirmé son soutien à des contacts avec le Conseil national de transition regroupant l'opposition libyenne. "Les ministres ont décidé d'ouvrir des canaux de contact avec le Conseil national de transition (CNT) en Libye pour aider le peuple libyen", a-t-il dit. La Ligue arabe est formée de 22 membres mais le régime libyen a été exclue des réunions après la répression de l'insurrection.

Le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, avait plaidé pour cette zone d'exclusion aérienne et souhaité que la Ligue "joue un rôle" dans sa mise en place, dans une interview à l'hebdomadaire allemand Der Spiegel. "Je parle d'une action humanitaire. Il s'agit, avec une zone d'exclusion aérienne, de soutenir le peuple libyen dans sa lutte pour la liberté et contre un régime de plus en plus dédaigneux", a dit M. Moussa.

Sarkozy n'a pas exclu une action sans mandat de l'ONU

Vendredi, l'Union européenne et les Etats-Unis avaient insisté sur la possibilité d'utiliser "toutes les options" contre le régime de Mouammar Kadhafi. Mais les 27 pays de l'UE ont souligné que toute intervention était conditionnée à "une nécessité démontrée, une base juridique claire et le soutien de la région".

Le président français, Nicolas Sarkozy, n'a pas exclu une action sans mandat de l'ONU. Il l'a cependant conditionnée à "des agressions massives par des moyens militaires sur des populations civiles, désarmées et non violentes". Le président de l'UE Herman Van Rompuy avait souligné que la Libye était "au bord de la guerre civile". L'Union africaine a de son côté chargé les présidents de Mauritanie, du Congo, du Mali, d'Afrique du Sud et d'Ouganda d'animer un comité de haut niveau pour contribuer à trouver une issue au conflit en Libye.

Au 26e jour de l'insurrection contre Mouammar Kadhafi, au pouvoir depuis 42 ans, une mission humanitaire des Nations unies était attendue samedi dans le pays pour "évaluer les besoins humanitaires". "Cette mission doit visiter les hôpitaux et se faire une idée de nos stocks de produits alimentaires et de médicaments", a indiqué vendredi le vice-ministre libyen des Affaires étrangères, Khaled Kaaim. "Les stocks de nourriture et médicaments sont suffisants pour six mois", a-t-il précisé.

L'Organisation internationale pour les migrations (OIM) négocie avec les autorités l'envoi d'une mission humanitaire en Libye où des milliers d'immigrants attendent leur rapatriement. Depuis la mi-février, plus de 250 000 personnes ont fui le pays pour les pays voisins, selon l'ONU, et la répression sanglante de la révolte a fait des centaines de morts.

Offensive Pro-Kadhafi sur Misrata

Les forces libyennes ont lancé samedi une attaque pour reprendre aux insurgés Misrata, la troisième ville du pays située à 200 km à l'est de Tripoli. "Ils sont à dix kilomètres, on entend les bombardements", a dit par téléphone à Reuters un porte-parole des rebelles, Gemal. "Je pense qu'ils ne sont qu'à cinq km de la ville, j'entends de fortes explosions. Tout le monde rentre chez soi en vitesse, les magasins ont fermé et les rebelles ont pris position dans les faubourgs", a déclaré pour sa part un habitant de la ville.

 "Nous nous préparons à un massacre", dit Mohammad Ahmed, un combattant rebelle. "Ce sera comme à Zaouïa. Ils ont des chars et des armes lourdes, mais nous, nous avons notre foi en Dieu." Zaouiah (40 km à l'ouest de Tripoli), est tombée officiellement mercredi après plus de deux semaines de résistance acharnée. Les forces du régime y ont fêté vendredi leur victoire.

A Ras Lanouf, à 600 kilomètres à l'est de Tripoli, des médecins ont appelé la Croix-Rouge internationale à l'aide. Vendredi, les forces fidèles à Mouammar Kadhafi ont lancé au moins deux attaques aériennes à l'est de cette ville pétrolière stratégique, touchant un poste de contrôle des insurgés et une raffinerie.

Peu d'informations filtraient samedi matin sur la situation, les communications téléphoniques étant très perturbées. Mais, selon des journalistes de l'AFP, la raffinerie était toujours en feu. D'intenses bombardements des forces libyennes ont contraint dans la nuit les insurgés à se replier à 20 km de Ras Lanouf.

Source lemonde.fr avec AFP et Reuters

Le Pèlerin

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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 07:18

Libye: l'option militaire vue comme un dernier recours par l'UE

kadhafi tripoli 13 02 2011

 

Gödöllö — Les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne (UE) se sont montrés samedi très prudents face à une quelconque action militaire en Libye, considérée comme un dernier recours, alors que la situation est mouvante sur le terrain.

Après le compromis a minima trouvé vendredi lors d'un sommet européen à Bruxelles pour garder ouvertes "toutes les options", la France s'est attachée à clarifier toute ambiguïté sur les conditions d'une action militaire en Libye.

A Bruxelles, le président français Nicolas Sarkozy avait jugé un mandat des Nations Unies "préférable" et même laissé entendre qu'il ne serait pas indispensable en cas de "demande régionale et libyenne". Son ministre des Affaires étrangères Alain Juppé a toutefois assuré à ses homologues réunis à Gödöllö, à une trentaine de km de Budapest, qu'il n'en était rien.

Parmi les "conditions" à l'option militaire en Libye figure "un mandat des Nations Unies: là-dessus les choses ont été très claires, les déclarations du président de la République sont explicites sur ce point", a dit M. Juppé.

Si les 27 paraissent s'entendre sur les conditions à la mise en place d'une zone d'exclusion aérienne au dessus de la Libye, qui équivaut à une action militaire, ils restent très divisés sur sa pertinence, certains craignant un engrenage aux conséquences incalculables.

Aucune mention d'une zone d'exclusion aérienne n'a été faite dans la déclaration finale du sommet vendredi, alors que Paris et Londres le souhaitaient.

L'Allemand Guido Wersterwelle, le plus réservé de tous à Gödöllö, a brandi le risque qu'une intervention soit perçue comme une "croisade chrétienne contre des populations de croyance musulmane", qui pourrait mettre en péril les démocraties naissantes dans la région, en Egypte ou en Tunisie.

L'intervention militaire est envisagée comme un dernier recours, après épuisement de toutes les autres options, a précisé un diplomate européen. "C'est quelque chose qu'on a retrouvé chez tous", y compris chez les Français et les Britanniques, a-t-il ajouté.

Malte, l'Italie, Chypre et la Grèce, commencent pour leur part à défendre la position d'un appel au cessez-le-feu et au dialogue national, car la situation sur le terrain a complètement changé, Kadhafi reprenant l'offensive, observe ce diplomate.

Pour le moment, le dialogue a priorité, ont indiqué les participants à cette réunion organisée en Hongrie, qui assure la présidence tournante de l'UE.

Pour Alain Juppé, il faut concrétiser "l'idée d'une rencontre entre la Ligue arabe, l'Union africaine et l'UE", invitant la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton à s'y "investir très rapidement". La Britannique, également présente à Gödöllö, a indiqué qu'elle se rendrait au Caire dimanche pour y rencontrer des responsables de la Ligue Arabe et égyptiens, qui se réunissaient samedi pour évoquer l'établissement d'une zone d'exclusion aérienne en Libye.

Dans une interview à l'hebdomadaire allemand Der Spiegel, son secrétaire général Amr Moussa a plaidé en faveur d'une telle mesure.

Les 27 veulent aussi acquérir une meilleure connaissance du terrain, alors que la situation reste floue en Libye.

"Nous ne savons pas ce qui se passe réellement dans différentes parties de la Libye aujourd'hui. Nous avons besoin d'envoyer une mission" pour être mieux informés des forces en présence, a expliqué l'Autrichien Michael Spindelegger. Elle devrait partir dans les jours à venir.

Si le Conseil national de transition libyen (CNT) à Benghazi, à l'est, est un interlocuteur, il n'est pas forcément le seul. Les 27 visent aussi des contacts au sein de l'administration de Mouammar Khadafi à Tripoli, a souligné un diplomate.

Source AFP Isabelle Le Page

Le Pèlerin

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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 07:02

Algérie - Les 36 millions de Meursault

alger retour au calme Le calme à Alger

 

Pourquoi les Algériens qui se révoltent un par un, ne se révoltent pas tous en même temps ? Question de base, trois mois presque après la fuite du Dictateur de Tunis, suivi par la démission du Pharaon de l'Egypte. Que se passe-t-il chez nous ? Pourquoi les Algériens, grands détenteurs de la légitimité révolutionnaire, initiateurs fervents des coups d'Etat, descendants immédiats de la décolonisation ne se sentent pas intéressés par le jeu de dominos ? Où est passé l'ego révolutionnaire qui nous a valu le classement de meilleur peuple de colériques et manifestants dans le monde arabe ? Les observateurs satellitaires du monde entier se posent cette question sur ce peuple-là, exactement. Les réponses sont donc nombreuses et vont de l'explication par la peur, à celle par la fatigue, en transitant par celle, inexplicable de «peuple content de son régime dans l'ensemble mais pas dans le détail». On en choisira une : celle d'un ami du chroniqueur qui explique la situation algérienne par le déplacement massif de la population vers l'Ailleurs absolu et irréversible. Détaillons : selon cet ami, tous les Algériens ou presque ne vivent plus en Algérie, même ceux qui y vivent physiquement, ligotés à leurs sols par la chaussure et les impossibilités diverses. «Tout le monde est parti il y a des années».

Les Algériens sont donc des harraguas collectifs, ne vivent plus dans le pays pour demander à le changer ou à le démocratiser. Ils sont donc ailleurs, dans la tête ou par les rames et les pieds. On ne peut pas parler donc d'un projet collectif dans un arrêt de bus, une salle d'attente ou un hangar de transit. Certains sont partis vers le Nord, d'autres vers les profondeurs de leurs âmes. Du coup, personne ne voit l'utilité de faire la révolution dans un pays provisoire ou de mourir alors qu'il veut partir.

Le dernier souvenir d'une volonté nationale remonte en effet à vingt ans et, depuis, des gens sont morts, d'autres n'arrivent pas à naître et des derniers ont des cabas dans le regard. Du coup, encore une fois, tout le monde est spectateur : c'est comme lorsqu'on voit une dispute dans une gare alors que le souci numéro un est le bagage, le sandwich ou le ticket de train. Cette sensation est donc nationale et a fini par émietter la volonté de changer en une volonté individuelle de s'en sortir. Le pays n'est plus un projet de tous mais un empêchement pour chacun. Du coup, les révolutions sont de l'ordre du chacun pour soi : gardes communaux, médecins, avocats, architectes, chômeurs, travailleurs de Sonatrach, journalistes, femmes, lycéensetc. Le passé est commun à cause des morts, mais l'avenir est solitaire à cause des enfants de chacun. «Aujourd'hui Maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais plus. J'ai reçu un télégramme de l'asile «Mère décédée. Enterrement demain. Sentiments distingués.» Cela ne veut rien dire. C'était peut-être hier.». C'est la phrase du roman de chacun. Prononcée par 36 millions d'étrangers assis l'un à côté de l'autre. Des Meursault sans Camus, fabriqués par meurtre de soi et de l'autre, dans un monde absurde et sous un soleil sans raison.

Source Le Quotidien d’Oran Kamel Daoud.

Le Pèlerin

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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 05:14

Free sera candidat à la licence 4G

free-mobile-logo

 

 

 

Free se portera candidat pour une licence 4G. L’Etat devrait les proposer aux opérateurs dès l’été prochain.

Une licence 3G en poche, la filiale d’Iliad compte bien rafler une nouvelle fois la mise avec la 4G. Maxime Lombardini, directeur général d’Iliad, a expliqué lors d’un entretien sur BFM « que l’on va être candidat, normalement, pour avoir des fréquences pour la 4G. Ce n'est pas tout de suite que le déploiement se transformera en services commerciaux 4G. On parle de quelque chose qui viendra dans plusieurs années. »

Free espère simplement que l’Etat ne demandera pas des sommes astronomiques. « Il faut que l’État trouve un juste milieu entre tirer de l’argent de fréquences […] et ne pas handicaper pour autant les acteurs. » Néanmoins, contrairement à sa licence 3G, Free sera bien concurrencé par Orange, SFR et Bouygues Telekom dès l’appel à candidature. Ainsi, il ne sera pas en position de négocier à la baisse la licence 4G.

Quatre candidats pour combien de licences ?

Zoom Maxime Lombardini ajoute « que l’on ne connaît pas encore le détail des termes de l’appel à candidature, mais c’est important que tous les opérateurs mobiles puissent avoir accès à ces fréquences. Sans quoi il va y avoir une forme de retour en arrière qui n’est pas souhaitable. » En effet, on ne sait pas encore combien de licences seront disponibles l’été prochain. S’il n’y en avait que trois, ce pourrait bien sonner le glas pour l’un des quatre opérateurs présumés en lice.

Confiant, Maxime Lombardini reparle aussi de son accord avec Orange pour disposer des antennes 2G et 3G de ce dernier. « Ce n'est pas prévu à notre accord. Maintenant, rien n'interdit le moment venu, si Orange est d'accord, de l'élargir à la 4G. »

Source Tom’s Guide

Le Pèlerin

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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 00:50

        Toulouse - L'Isle Jourdain en deux étapes...Une entréePeu de photos...Je venais de faire l'acquisition d'un appareil numériquue le matin même ...mais je ne l'avais guère en main 
Votre serviteur au départ de Cornebarrieu

 Vendredi 12 Septembre 2003 - Toulouse - Cornebarrieu,
Départ 17h40 Arrivée 19h45 10 km / 10 km, Juste un hors d’œuvre.
Je partais de chez moi à Toulouse Ancely à 17h40. Je pris la direction de Cornebarrieu chargé d’un mini sac et muni de mon bâton aux couleurs de l’Ariège, le pays où j’aime bien vivre et où j’ai effectué de nombreuses randonnées. Je passais devant Airbus, Aéroconstellation centre n° 1 mondial de l’Aéronautique civile. Après une heure de marche, j’atteignais le rond point de la SIDMI. Je longeais les pistes de l’aéroport et me retrouvais à l‘intérieur d‘une villa….ce fut mon premier contact avec un fox terrier. Quelle ne fut pas la surprise de la patronne lorsqu’elle me vit sortir.... de chez elle…. A l’Intermarché de Cornebarrieu, j’achetais une bouteille de champagne rosé. Je rencontrais un collègue de travail qui habitait rue des Capitouls puis atteignais le centre ville de Cornebarrieu, la mairie, le foyer, le jardin magnifique, le cimetière,  puis arrivais chez mon fils Thierry…Il était 19h45. Thierry nous servait un excellent repas arrosé d’un Bordeaux rosé excellent (j’en ai commandé). Valérie nous avait concocté un délicieux repas…Je décompressais. Mais Thierry voulait voir l’élection de miss Europe (sacrée Télé) et je me suis endormi avant la fin de l’émission. Je me suis réveillé à  4h10.
Samedi 13 Septembre 2003 - Cornebarrieu - L’Isle Jourdain ,   Départ 7h45 Arrivée 15h 30
30 km / 40 km, une étape avec Sandrine, ma fille.
Nous sommes partis de chez Thierry le13 septembre à 7h45 avec Sandrine. Le temps était beau et le ciel était moutonneux. Nous avons récupéré le GR 653 sur la route qui menait de Cornebarrieu à Pibrac. Nous traversions un verger de pommes et nous en approvisionnions quelques unes pour la journée. Nous arrivions à Pibrac où se trouve la basilique Sainte Germaine. A la chapelle, je laissais un petit mot sur le registre; mais l’eau était non potable…Elle l’était quelque temps avant. Nous ne rencontrions pas de difficultés majeures jusqu’à la forêt de Bouconne car le chemin était très bien balisé. Toutefois au milieu de la forêt je m’égarais quelque peu. Pour tous ceux qui peuvent s’y égarer, en prenant l’allée tout droit, l’on retrouve de toutes façons le GR….600 mètres plus loin…Il n’y a plus qu’à le suivre sur la droite. Au fur et à mesure que nous avancions, les jambes se faisaient de plus en plus lourdes. D’autre part nous étions à court d’eau (nous comptions nous approvisionner à Sainte Germaine)….Enfin nous pouvions discerner les silos à grain de L’Isle Jourdain. L’arrivée n’était plus très loin. Deux km plus loin nous traversions la route qui menait à Ségoufielle, puis un terrain de rugby, un camping et enfin le lac magnifique tout proche de notre lieu de destination. Sandrine souffrait des chevilles. Nous rejoignions l’Office de Tourisme et le gîte des Pèlerins…Le gîte était assez sommaire mais suffisant. Olivier, mon gendre nous rejoindra avec mes petits enfants afin de récupérer Sandrine. Ils me laissèrent tous avec le chemin devant moi et l’espoir de la réussite. Je me douchais, m’habillais et  fis quelques courses au Supermarché du coin…Plus tard, Je trouvais le moyen de me laisser enfermer à l’intérieur du gîte ; la clef était à l’extérieur et personne ne répondait à mes appels… Il me fallut appeler les gendarmes avec mon portable( moiqui ne voulait pas l'emmener)….Finalement ce fut un jeune rollerskater qui me libéra.. Cela commençait bien….Dans l’ensemble, au cours de cette étape,  je n’aurai pas trouvé les gens très accueillants…Beaucoup de chiens agressifs, peu d’eau …de plus j’eus à faire avec les moustiques… (Heureusement que j’avais ma crème anti-moustique). Le soir je rencontrais Marie-Thérèse et Michel avec qui j’ai discuté quelque peu….Ils partageaient une chambre voisine. La grande satisfaction fut Magali, l’hôtesse de l’Office de Tourisme  de L’Isle Jourdain qui fut certainement l‘hôtesse la plus mignonne du chemin. Je fis  mes mouvements de gymnastique le  soir, opération que je répèterai pendant tout le voyage jusqu’à Santiago. Je ne pourrais arriver au bout sans effectuer ces exercices…Je m’endormais vers 23h00.
Le Pèlerin

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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 10:06

Septime Sévère, le Berbère devenu empereur romain     septime_severe_musee_louvre.gif

   

Septime Sévère est né le 11 du mois d’avril 146 dans la ville maritime de Leptis Magna en Libye, située à l’est de Tripoli. Il appartient à une famille de notables berbères et son père, Publius Septimus Geta, avait accédé à la citoyenneté romaine et sa mère Fulvia Pia appartient à une famille de citoyens italiens mariés à des indigènes ayant obtenu eux aussi la citoyenneté romaine. Son grand-père paternel fut préfet de sa ville natale avant d’en être le premier duumvir (ou magistrat en concurrence avec un autre collègue) lorsque la cité devint colonie romaine sous l’empereur Trajan (53-117 ap.J.-C.).

Le célèbre historien grec, Dion Cassius (155-235), son contemporain et auteur d’une Histoire romaine, le décrit comme un homme de petite taille, maigre, très vif. Il avait un fort accent qui dénote de son origine amazighe bien remarqué par ses contemporains. Son ascension témoigne de la capacité des habitants de la Numidie à rivaliser avec les autres peuples que dominait Rome, maîtresse incontestée du monde antique. D’ailleurs, c’est par un cousin à lui, qui avait fréquenté la cour impériale, qu’il quitte ses parents en 146 (il venait d’avoir 18 ans) pour la grande métropole où il parvint à occuper diverses fonctions civiles et militaires en un temps très court, ce qui n’était pas si facile à cette époque. Sous le règne de l’empereur Commode, fils du fameux Marc-Aurèle, il accéda à la charge sénatoriale et fut nommé pendant une certaine période dans la province de la Gaule où naquirent, à Lyon, ses deux fils : Geta et Caracalla, qui lui succédèrent, plus tard, après sa mort en 211.

Au cours de l’année 191, il parvint à bénéficier de la charge de légat (gouverneur et chef d’une légion) de la province hongroise de Pannonie, bénéficiant de l’aide du chef de la garde prétorienne, obtenant de cette manière le commandement de trois légions entières (environ 18 000 hommes) pour pouvoir défendre la frontière nord de l’Empire romain.

Une ascension fulgurante au pouvoir

Moins de deux années après, à Rome, le fils de Marc-Aurèle, le monstrueux et débauché Commode, a été déclaré indigne de la charge suprême qu’il détenait à la tête de l’Empire et déclaré ennemi du Sénat. Il fut l’objet d’un assassinat en bonne et due forme, laissant la place vacante au préfet de la capitale. Celui-ci, nommé Helvius Pertinax, fut désigné par les membres du Sénat, non sans avoir accordé beaucoup de largesses aux prétoriens (soldats d’élite qui assurent la sécurité de l’empereur). Mais ces derniers se rebellèrent contre lui, ce qui prouve la grande instabilité qui régnait dans les hautes sphères de la classe dirigeante romaine, lorsqu’il manifesta sa volonté de mettre fin à leur indiscipline et à leur propension à utiliser la force et en désobéissant au pouvoir légitime pour imposer leur volonté. Finalement, il fut proprement assassiné, son passage au pouvoir n’ayant pas duré trois mois.

Apparut, alors, un obscur prétendant au trône nommé Didius Julianus qui improvisa une véritable mise aux enchères de la charge impériale avec un autre concurrent. Il réussit à se faire plébisciter par les prétoriens avec l’acceptation du Sénat lui-même.

Se trouvant dans sa province dans la lointaine Hongrie, Septime Sévère fut mis quand même au courant de ces événements cruciaux. Ses soldats stationnés sur le fleuve Danube désapprouvèrent ces pratiques et étaient jaloux de leurs collègues qui vivaient en toute sécurité, dans la capitale loin des dangers et des risques de la guerre qu’ils encouraient, eux, en faisant face constamment aux invasions des peuples barbares. De là à proclamer leur général, Septime Sévère, en l’occurrence, comme empereur il n’y avait qu’un pas qui fut allégrement franchi, convaincus qu’ils étaient de. vrais et fidèles citoyens romains. D’ailleurs, ce scénario était un fait coutumier dans la longue histoire romaine, où des chefs militaires s’appuyaient souvent sur leurs soldats et forts de leur prestige – souvent mérité –pour conquérir le pouvoir central. Assuré du soutien des autres légions du Rhin et de Germanie, il ne restait au fils de Leptis Magna qu’à se tourner vers Rome et imposer sa volonté en marchant sur elle, le 9 juin 193 de l’ère chrétienne. Didius Julianus qui était en poste fut tué par un prétorien encouragé par le Sénat qui s’empressa d’offrir la couronne impériale à Septime Sévère. Sous le prétexte de la réconciliation, ce dernier organisa un grand banquet en invitant les prétoriens et en profita pour exterminer les principaux meneurs et procéda au licenciement du reste les remplaçant par des pannoniens ramenés avec lui d’Europe centrale.

Dès que cette nouvelle parvint dans les provinces, en Orient, en Bretagne, principalement, les armées romaines stationnées dans ces contrées se rebellèrent sous le commandement de leurs généraux tout aussi ambitieux.
D’abord, en Orient (qui regroupe un grand territoire composé de la Syrie, de la Mésopotamie, de l’Egypte, d’une partie de l’Arabie), le légat Pescennius Niger s’oppose à Septime Sévère et refuse de l’acclamer briguant lui aussi l’Empire car comptant sur ses légions qui le proclamèrent empereur. Septime Sévère décida d’aller à sa rencontre et de se débarrasser de ce rival gênant et dangereux. Les deux armées se rencontrèrent à Issus, en Asie Mineure, où a eu lieu une bataille décisive, au printemps 194, et qui tourna en défaveur du gouverneur de l’Orient qui se soumet au fils de l’Afrique. Ce dernier consolida sa puissance dans la Rome impériale ce qui n’était nullement une tâche facile.

Dans la partie occidentale, apparut une menace beaucoup plus sérieuse qui menaçait la légitimité de Septime. En effet, le légat de Bretagne, Claudius Albinus, de même origine, ambitionnait de partager le pouvoir avec lui. En plus, il disposait d’une armée forte qui comptait plus de 40 000 hommes bien entraînée, et rompue par les guerres qu’elle menait contre les peuplades de l’Angleterre et de l’Ecosse.

Ne pouvant lutter sur plusieurs fronts, Septime Sévère choisit de calmer les ardeurs belliqueuses d’Albinus en lui octroyant le titre de César et une année de consulat complète, car, à cette période il était occupé à réprimer une autre révolte du peuple des Parthes, qui vivaient au nord-est de la Perse. Ces derniers vaincus, il se retourna contre Albinus, qui, entre temps, avait traversé la Manche à la tête de ses soldats en direction de l’Italie au cours de l’année 196. Après une longue marche à travers la Gaule (à peu près la Belgique et la France actuelles), les deux armées se rencontrèrent aux environs de Lyon sur les rives de la Garonne où le choc qui devait les départager eut lieu finalement, en février197, et qui se termina par la victoire de Septime Sévère et le suicide de son ennemi D’autre part, il fit mettre à mort 29 sénateurs qui ont aidé et encouragé Clodius Albinus dans son action usurpatrice.

Enfin, maître absolu de l’Empire romain !

Après toutes ces années de luttes continuelles, Septime Sévère pouvait dire qu’il était, enfin, seul maître de Rome, le grand danger ayant disparu, mais non les révoltes locales qui survenaient de temps à autre. La plus dangereuse a été l’œuvre de ce peuple d’Orient , les Parthes, qui a toujours résisté aux Romains et célèbre par sa tactique de guerre qui consistait à lancer des flèches sur ses poursuivants tout en feignant la fuite, d’où l’expression la «flèche des Parthes», qui signifiait «conclure avec ironie». Septime Sévère les vainquit définitivement entre 197 et 199, et les châtia impitoyablement, mettant à sac leur capitale Ctésiphon (au sud-est de Bagdad) et massacrant une centaine de milliers des leurs sans distinction d’âge ou de sexe. Enfin, débarrassé des soucis de la guerre, il mit toute son énergie dans la réorganisation de l’Etat, période durant laquelle son pouvoir avait pris nettement un caractère militaire, lui-même étant soldat et arrivé au pouvoir grâce au soutien indéfectible de ses fidèles troupes depuis qu’il avait quitté la Pannonie sept ans auparavant.

Les principales mesures qu’il appliqua furent en faveur de l’armée, car connaissant la réalité du terrain et la dure vie du soldat toujours sollicité à aller guerroyer d’un bout à l’autre du vaste territoire de l’Empire romain. Ainsi, les soldats bénéficièrent d’un solde conséquente, chose qui n’avait pas été faite depuis plus d’un siècle, en dépit du fait que cela conduisit vite à un désiquilibre des finances de l’Etat.

On sait que le soldat romain devait s’équiper de ses propres ressources depuis toujours, mais Sévère allégea un peu ce fardeau en attribuant les frais de transport au budget étatique. L’autre décision importante a trait au statut des soldats qui, auparavant et dès leur incorporation, ne pouvaient plus quitter leurs campements pour 15, 20 ou 30 ans, selon qu’ils soient prétoriens, légionnaires ou soldats auxiliaires. De ce fait, le soldat romain incorporé ne pouvait fonder de famille qu’après avoir quitté définitivement les rangs de l’armée. L’empereur les libéra de cette contrainte en les autorisant à fonder de façon officieuse une famille, puis officiellement un peu plus tard. En dernier lieu, il augmenta l’effectif par la création de trois légions supplémentaires pour parer à toute nouvelle guerre sur le territoire de l’Empire.

Source Actu-Dz.com

Le Pèlerin

 

 

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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 09:59

Algérie - Comment Aït Ahmed tente de sauver Bouteflika

ait ahmed

 

Tout est dans l’incroyable dédoublement de Mostefa Bouchachi. L’ancien Bouchachi – dont il convient, en dépit de tout, de respecter le parcours et l’opinion — avait le verbe haut et le regard déterminé. Le 1er février, il clamait : «Le régime sait qu’il est dictatorial. (…) Il faut qu’il accepte le passage à une transition démocratique… Nous ne voulons pas un remaniement du gouvernement qui serait synonyme d’un changement à l’intérieur du système…»(1) Six semaines plus tard, le nouveau Bouchachi contredit l’ancien et :

«La démission de Abdelaziz Bouteflika n’est pas nécessaire… Je pense qu’il faut être pragmatique : c’est un changement qui peut se faire avec le pouvoir. On peut envisager la mise en place d’un gouvernement de coalition nationale qui organise de vraies élections dans lesquelles tout le monde participera.»(2) Que s’est-il passé entre les deux personnages ? Il y eut l’irruption d’un homme : Hocine Aït Ahmed, le fondateur du Front des forces socialistes, qu’on dit adversaire acharné de la caste militaire et infatigable partisan de la réconciliation avec les islamistes. De son exil suisse, Aït Ahmed saisit immédiatement après la chute de Ben Ali et les premiers affolements de Bouteflika, les conséquences catastrophiques qu’aurait un départ du président algérien : ce serait la fin du projet de «réconciliation» caressée depuis Sant’Egidio ; le tête-à-tête insoutenable avec les généraux ; l’émergence d’une Algérie nouvelle à la construction de laquelle les islamistes et les «réconciliateurs» n’auraient pas pris part et dans laquelle, craint-il, les généraux continueraient d’exercer le pouvoir. Le chef du FFS sait que Bouteflika reste indispensable pour la famille «réconciliatrice». Depuis 1999, il existe, en effet, un accord non écrit entre le président Bouteflika, les partis signataires du contrat de Sant'Egidio et les chefs islamistes de l'ex-FIS pour exécuter l'accord de Sant'Egidio (rétablissement de l'ex-FIS et retour à la case 1992). Cette convention secrète, régulièrement bloquée par la caste militaire, repose essentiellement sur Bouteflika. Elle devait être mise en application dès l'entame du troisième mandat de Bouteflika. Tenue secrète durant plusieurs années, la transaction fut dévoilée publiquement par le chef de l’Armée islamique du salut, Madani Mezrag, en juillet 2007 puis par son adjoint Ahmed Benaïcha, l’ancien «émir» de la branche armée du FIS, en décembre de la même année, dans les colonnes du journal arabophone El Bilad : «Dès sa réélection en 2009, Bouteflika prononcera une amnistie générale et permettra au FIS de retourner sur la scène politique ; oui, le champ sera rouvert aux enfants du Front dans le cadre d’un parti politique», avait déjà révélé, en décembre, Ahmed Benaïcha, l’ancien «émir» de la branche armée du FIS, dans les colonnes du journal arabophone El Bilad. L’ancien chef terroriste, en plus de reconnaître l’existence de l’arrangement politique entre l’ex-FIS et le président, avait ajouté : «Il y a en ce moment plusieurs initiatives pour donner corps à cette solution politique qui va faire l’objet d’un consensus entre les nationalistes et les islamistes. » Cette solution politique, Benaïcha l’appelle «solution finale», celle qui solderait le contentieux de 1992 né de l’annulation des législatives remportées par les islamistes et de la dissolution du FIS. Elle prévoit une réhabilitation totale et publique du parti dissous et un progressif transfert de pouvoir.

L’enjeu Bouteflika

Aussi, la fragilisation de Bouteflika à la suite de la chute de Ben Ali et de Moubarak avait-elle alarmé les islamistes, les réconciliateurs et tout un insoupçonnable monde La riposte devenait capitale. Seul moyen : faire capoter le mouvement de protestation, affaiblir la CNCD et, surtout, jeter une bouée à Bouteflika. Le 4 février, Hocine Aït Ahmed donne ordre au FFS et au RAJ de quitter la CNCD. Le 20, il fait la même demande à Mostefa Bouchachi, un des fondateurs de la CNCD, proche du FFS, qui se retire. La Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD) a bien éclaté, sous l’influence des partis politiques, entre partisans de Sant’Egidio et «éradicateurs », autour de l’enjeu Bouteflika : le changement se fera-t-il avec ou sans Bouteflika ? Mais Aït Ahmed avait surtout compris que Bouteflika avait besoin d’un appui partisan pour se redéployer. Cet appui viendra d’Abdelhamid Mehri, ancien secrétaire général du FLN et cosignataire du contrat de Sant'Egidio. Le 16 février, Mehri adresse une lettre ouverte à son «frère» Bouteflika lui proposant une sortie de crise et lui demandant d'employer l'année qui sépare l'Algérie du 50e anniversaire de son indépendance à «préparer le changement pacifique souhaité». Cette «transition démocratique» formulée par Sant'Egidio suppose donc le maintien de Bouteflika à son poste au moins jusqu’en juillet 2012 ! Immédiatement, et dans un geste «spontané», Hocine Aït Ahmed adresse une lettre à Mehri dans laquelle il le félicite pour son initiative politique et l’assure du soutien du FFS : «Je veux t’assurer de l’importance et de l’intérêt que je porte à ta contribution. Elle représente, dans la crise actuelle, une initiative forte et pertinente, écrit Hocine Aït Ahmed. Je suis heureux, sans être vraiment surpris, de noter entre nous, des convergences essentielles, dans l’analyse politique de la situation du pays.» La mise en scène est parfaite. Le leader du FFS prend soin de faire part de son accord pour le répit accordé à Bouteflika : «Le cinquantenaire de l’indépendance verra de nouveau le peuple algérien fier de son passé et rassuré sur son avenir.» C’est le moment de revenir à Mostefa Bouchachi. C’est à l’aune du projet Mehri-Aït Ahmed, inspiré par El-Mouradia, qu’il s’exprime désormais. Libéré de son devoir de réserve, il se dévoile alors et appuie le délai accordé à Bouteflika dans ledit projet : «Nous savons tous que personne ne souhaite de vacance de pouvoir dans ce pays, nous savons tous à quel point c’est dangereux, surtout dans un pays comme l’Algérie, cela peut nous mener tout droit vers une situation à la libyenne. (…) On peut envisager la mise en place d’un gouvernement de coalition nationale qui organise de vraies élections dans lesquelles tout le monde participera. [la démission de Abdelaziz Bouteflika] n’est pas nécessaire à mon avis, à partir du moment où il accepte cet accord.» Qu’en pense alors le chef de l’Etat ? Une «source proche de la présidence» annonce dans un article «autorisé» du Jeune indépendant(3), que «le pouvoir en place semble apprécier la position et les propositions du FFS (…) qui n’a jamais abandonné ses luttes pacifiques, des personnalités nationales et historiques en association avec d’autres personnalités et hommes politiques sincères, (qui) peuvent constituer le nœud gordien de la renaissance nationale. Un profond changement politique, économique, constitutionnel est nécessaire aujourd’hui (…) Selon une source proche du dossier, le président Bouteflika «doit préparer l’Algérie à un véritable changement politique et constitutionnel avec la participation de l’ensemble de la classe politique et des personnalités nationales telles que Aït Ahmed, Mehri et Hamrouche. Le pays doit arriver à faire naître la deuxième République algérienne. (…) L’élection présidentielle pluraliste devrait être annoncée pour le 5 juillet 2012, date de naissance de la deuxième République démocratique et sociale !» Comprenons donc que le projet Mehri est accepté. Que faire alors des généraux ?

Isoler les généraux

Les «confidences» d’El-Mouradia à notre confrère le Jeune Indépendante laissent planer aucune équivoque. La «deuxième république » projetée par le tandem El-Mouradia-Sant’Egidio est définie en opposition à «première République qui a pris le pouvoir en 1962 (et qui) a échoué dans son entreprise. Le GPRA et la Constituante ont été dissous par les partisans du ko». Autrement dit, revenir à 1962, au GPRA de Benkhedda et effacer le putsch de l’armée de Boumediène («les partisans du ko») qui a installé Ben Bella de force. Revenir à une Algérie sans militaires, offerte à un pouvoir civil, cette Algérie pour laquelle s’est battu Aït Ahmed ! Comprenons par là que «deuxième république» sera donc une république sans généraux. On nage en pleine hypocrisie : c’est Bouteflika qui était l’un des agents les plus zélés du putsch militaire de 1962 contre le GPRA ! Qui tirera les marrons du feu si ce scénario vient à voir le jour ? Il est à craindre que ce ne soit Bouteflika. Ce qui intéresse Bouteflika dans le plan des partis de Sant’Egidio, c’est qu’il épouse parfaitement son propre plan : laisser la succession à son frère. Car, contrairement aux illusions répandues ici et là, le président n’a pas renoncé à son projet de faire élire Saïd Bouteflika, en dépit des révoltes arabes. Le rapprochement avec les partis de Sant’Egidio sert sa stratégie de niveler le terrain pour son petit frère ; lui enlever le poids de l’armée ; lui offrir un «parti majoritaire » à la place du FLN (remisé au placard) et du RND (dissous ?) ; agréer de nouveaux partis qui lui serviraient de «soutiens satellites» ; organiser des législatives anticipées pour le mettre sur selle avant l’échéance 2014… C’est tout cela qu’annonce le Jeune Indépendant.

1. El Watan1er février.

2. Entretien mercredi 9 mars par le site Maghreb Emergent (CNCD, Pouvoir, agenda du changement : Me Bouchachi s’explique sur tout).

3. Le Jeune Indépendant, mercredi 9 mars 2011.

Source Le Soir d’Algérie Mohamed Benchicou

Le Pèlerin

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